Le 108e Régiment d'Infanterie de Ligne

1796-1815

Avertissement et remerciements : Ce travail consacré au 108e Régiment d'infanterie de ligne tire son origine d'échanges que nous avons eu avec certains membres du groupe de reconstitution du 108e, à qui nous rendons ici hommage et adressons toute notre amitié; vous pouvez consulter les fruits du travail de ce groupe très actif via sa page Facebook ; son Forum de discussion et l'Annuaire de la reconstitution historique

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 108e de Ligne

/ Organisation de la 108e Demi-brigade de 2e formation en 1796

La 108e Demi-brigade d'infanterie de Ligne de deuxième formation a été formée en 1796 (Arrêté du 18 nivôse an IV) à partir des unités suivantes :

- 26e Demi-brigade de bataille

- 2e Bataillon du 13e Régiment d’infanterie (ci-devant Bourbonnais)

- 4e Bataillon de la Manche formé le 10 septembre 1792

Il combat à l'Armée de la Moselle. Y figurent Léonard Jean Aubry Huard de Saint-Aubin, alors simple volontaire puis Capitaine et Lieutenant-colonel en second du Bataillon.

- 9e Bataillon de Seine-et-Oise formé le 14 septembre 1792.

En garnison à Givet. Y figure Claude Ursule Gency alors Capitaine puis Lieutenant-colonel en chef du Bataillon.

La 26e Demi-brigade de Bataille fait les campagnes de l'an II à l'Armée des Ardennes et de l'an III et de l'an IV à l'Armée de Sambre-et-Meuse.

A la réorganisation du 8 janvier 1796 (18 Nivôse an IV), la 26e Demi-Brigade de Bataille entre dans la composition de la 108e Demi-brigade de seconde formation, à l'exception de la 1ère Compagnie de Grenadiers qui est incorporée dans la 75e Demi-brigade de deuxième formation; de la 2e Compagnie de Grenadiers qui est incorporée dans la 51e Demi-brigade de deuxième formation et de la 3e Compagnie de Grenadiers qui entre dans la composition de la 25e Demi-brigade de seconde formation.

- 132e Demi-brigade de bataille

- 2e Bataillon du 71e Régiment d’infanterie (ci-devant Vivarais)

- 2e Bataillon du Cher

Formé le 25 août 1792 (le 10 septembre 1792 d'après Déprez) et commandé par Huet ( Huet, a défendu seul la place de Bitche en brumaire an deux (Dictionnaire de Bardin). En garnison à Metz, Siège de Bitche. Y figure Jean-François Hennequin alors Lieutenant.

- 5e Bataillon de la Meuse formé le 12 octobre 1792 (Chef Vaugien).

En garnison à Thionville

Certaines sources ajoutent le 8e Bataillon de Volontaire de Paris dit de Sainte-Marguerite et le 17e Bataillon de Volontaire des Réserves, mais ces derniers ont en réalité été versés à la 1ère Demi-brigade de seconde formation.

- Opérations de la 132e

La 132e Demi-brigade de Bataille fait les campagnes de l'an II, de l'an III et de l'an IV à l'Armée de Sambre-et-Meuse.

Le 22 août 1794 (5 Fructidor an 2), le Général de Brigade Grenier écrit au Général de Division Championnet : "Je t’envoie ci-joint, mon ami, les rapports qui m’ont été faits contre le citoyen Reculard, capitaine commandant la 3e compagnie de grenadiers de la 132e demi-brigade ; je te préviens que je vais le faire arrêter et conduire à ton quartier général, afin que tu ordonnes la punition qu’il mérite" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 7 page 29).

Le même jour, 22 août 1794 (5 Fructidor an 2), le Général de Brigade Grenier écrit également au Citoyen Vinter, Chef de Bataillon commandant l’avant-garde de la Division Championnet : "Il est ordonné au citoyen Vinter chef du 3e bataillon de la 181e demi-brigade de faire arrêter, sur le champ, le citoyen Reculard, capitaine commandant la 3e compagnie de grenadiers de la 132e demi-brigade et de le faire conduite au quartier général de la Division à Fooz chez le général Championnet qui donnera des ordres ultérieurs" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 7 page 29).

Le 30 août 1794 (13 Fructidor an 2), le Général de Brigade Grenier ordonne : "Le chef de la 132e demi-brigade recevra du chef de la 110e tous les renseignements nécessaires à la connaissance qu’il devra avoir des postes qu’il va occuper, tant pour la localité que sur la manière de relever et le mode établi de service.
Demain à 3 heures du matin, toutes les troupes seront sous les armes, et y resteront jusqu’à 6.
Le général prévient qu’il ne sera accordé demain aucune permission pour s’absenter du camp
" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 10 page 35).

Le 31 août 1794 (14 Fructidor an 2), le Général de Brigade Grenier écrit au Général de Division Championnet : "Le changement qui s’est opéré hier soir me force mon ami à te demander un 3e bataillon, d’autant plus que les deux compagnies de grenadiers de la 132e doivent rentrer à leur demi-brigade ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 11 page 36).

A la réorganisation du 8 janvier 1796 (18 Nivôse an IV), la 132e Demi-brigade de Bataille entre dans la composition de la 108e Demi-brigade de seconde formation.

/ Campagne de 1796

En 1796, la 108e Demi-brigade est commandée par le Chef-de-Brigade Pierre-Guillaume Pouchin de la Roche.

Le 7 décembre 1796 (17 Frimaire an 5), le Général de Division Ligneville, commandant l'aile droite de l'Armée, adresse, depuis le Quartier-général de Kreuznach son "Ordre particulier pour l’aile droite
Comme il importe infiniment d’être toujours en mesure vis-à-vis de l’ennemi, et d’assurer par la force, et des positions respectables la conservation des postes que nous lui avons enlevés et d’y vivre, en même temps il importe aussi à mon cœur de procurer aux soldats un repos honorable pendant cette saison rigoureuse, que me suis arrêté aux dispositions suivantes qui auront leur effet très incessamment et du jour où j’en aurait l’ordre.
L’aile droite composée de la division Grenier et du corps du Hundsruck sera formée sur deux lignes avec avant-garde, et réserve de cavalerie. L’avant-garde du corps du Hundsruck commandé par le chef de brigade Souham sera composé de six bataillons d’infanterie légère, le 2e de Hussards et d’un régiment de chasseurs. Le quartier général sera à Esber Budesheim (Erbes-Büdesheim) ou à Alseÿ (Alzey).
La première ligne sera commandée par le général de brigade Daurier, le quartier général à Creutznach (Kreuznach), sera composée des 73e, 102e, 99e Demi-brigades qui pourront être en très grande partie cantonnées tant derrière Base Hass (Basse-Ham), que derrière la Base Glann ( ?) à partir de l’Autree (Autrey) ou Heissenheim (Hessenheim) avec des signaux tels que les troupes puissent être promptement rassemblés et toujours en mesure.
La seconde ligne sera commandée par le général de brigade Lorges, le quartier général Oberstein sera composé des 2e, 55e, 108e Demi-brigades qui seront réparties sur les points et environ de Kirn, Oberstein et Coussel (Coussey) couvrant la Haute-Ham.
La grande réserve de cavalerie : le général Klein aura son quartier général à St Vendel …
" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 20 pages 51-53).

Le 20 décembre 1796 (30 Frimaire an 5), le Général de Division Ligneville, commandant l'aile droite de l'Armée de Sambre et Meuse, écrit, depuis le Quartier-général de Kreuznach au Général de Division Grenier : "… Vous tiendrez prête à marcher deux Demi-brigades des troupes à vos ordres que vous mettrez en mouvement à la première demande du général Moreau, soit qu’elle vous arrive directement par lui ou qu’elle vous arrive par mois. Ces Demi-brigades devront de préférence être dirigées sur le Bas-Rhin de Kaiserslautern tant pour que leur marche ne soit pas connue que pour qu’elles ne dépassent par les lignes des avant-postes. Cependant rien ne s’oppose à ce qu’elles filent de Nevlinirug ( ?) et Turscheim (Turckheim) sur Neustadt et Landau. Je crois que ce sont les 43e et 67e que vous devez destiner à ce mouvement ...
La 108e demi-brigade qui faisait partie de l’avant-garde pourra cantonner ...
" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 37 page 85 à 88).

/ 1797

Le 18 janvier 1797 (29 Nivôse an 5), le général Kléber, commandant en chef par intérim l'Armée de Sambre et Meuse, écrit, depuis son Quartier-général de Coblentz, au Général de Division Grenier : "Je vous renvoie, mon cher général, le tableau de l’organisation des trois divisions du Hundsruck, que vous m’avez adressé dans votre lettre du 28. J’approuve pleinement les changements que vous avez cru nécessaire d’apporter à celui que je vous ai fait passer précédemment. Je vous serais obligé de mettre toute la célérité possible dans l’exécution de cette nouvelle organisation.
Je vous ai prévenu hier que le général de brigade Chabert allait passer dans le Hundsruck. Il prendra la place que devait occuper le général Barbou, ainsi que je l’ai indiqué dans votre tableau, en substituant le nom du premier à celui des derniers.
Le général Bonnard, partira demain de Coblentz pour se rendre à Creutznach, où je vous prie de lui faire tenir vos ordres. Il commandera, ainsi que je vous en ai déjà prévenu, la division du centre.
Faites-moi le plaisir, mon cher général de me mander si le capitaine D’Homieres, ci devant capitaine des grenadiers de la 108e demi-brigade, aujourd’hui chef de bataillon surnuméraires, est encore à son bataillon ; et dans ce cas, je vous prie de les faire remplir les fonctions d’adjudant général à la division Bonnard. Il pourrait y remplir la place de chef de son état-major.
Le général Klein doit passer avec le 6e régiment de cavalerie de cette armée ; mais ce mouvement n’aura lieu que lorsque le général Ney et le 6e régiment de chasseurs seront arrivés dans Hundsruck.
P.S. Je vous prie aussi, mon cher général, de vouloir bien désigner particulièrement dans votre ordre relatif à à l’organisation des trois divisions que le chef de brigade Pouchain remplira les fonctions de général de brigade dans la division ou sa demi-brigade est employée
" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 52 page 115).

Le 30 janvier 1797 (11 Pluviôse an 5), le Général Grenier écrit au Général Daurier : "J’ai reçu mon cher Daurier ta lettre du 10 de ce mois ensemble celle du chef de brigade Pouchin relative aux cantonnements de la 108e. Je ne vois pas d’inconvénient à ce que cette demi-brigade occupe les villages qui se trouveront ne pas être occupés par la 23e entre Glame (?) et Nahe. J’ai chargé Daultanne d’en prévenir le général Bonnard" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 66).

Le 11 mars 1797 (21 Ventôse an 5), le Général de Division Grenier écrit au Général Daurier, commandant la 5e Division : "Ci-joint, mon cher Daurier, une plainte portée contre la 1ère et 2e compagnie du 3e bataillon de la 108e demi-brigade ; il est temps de mettre fin aux excès en tous genre que se permettent plusieurs individus de ce corps ; tu voudras bien mettre envers ces deux compagnies en exécution l’ordre du 3 au 4 de ce mois et leur donner ordre de venir bivouaquer en avant de Kreuznach sur le terrain que tu désigneras, en chargeant le commissaire des guerres employé près de toi de leur assurer pendant les huit jours du bivouac les fournitures de toutes espèces telles que pain, viande, paille et bois. Ce bivouac devra être gardé de manière à ce que ni officiers ni soldats ne puissent en sortie que pour recevoir les distributions. Tu me préviendras du jour de leur arrivée afin que j’en donne connaissance par la voie de l’ordre" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 80).

Le 16 mars 1797 (26 Ventôse an 5), le Général de Division Grenier écrit à l’Adjudant général Daultanne : "Eh bien mon cher Daultanne, vous êtes arrivé près du général en chef le 20 ou 21 de ce mois et je n’ai pas plus entendu parler de vous que si vous n’existiez pas ; cependant, une lettre m’aurait mis au courant de l’organisation de l’armée, et je n’aurais pas lieu de m’étonner lorsqu’un corps d’une division de l’aile droite reçoit l’ordre de partir pour se rendre à une nouvelle destination, sans que j’en sois prévenu ; c’est ce qui arrive depuis quelques jours. D’un côté, le général Championnet prévient le général Daurier que ce sera la division commandée par ce dernier qui le relèvera, d’un autre le général Ney reçoit ordre de rassembler tous les régiments de hussards sur la Semmiren ( ?), d’un autre encore le général Daurier reçoit ordre de faire partir la 108e pour Cologne et on lui annonce que cette demi-brigade sera remplacée par la 20e d’infanterie légère qui faisait partie de la 2e division. Je vous avoue que cette manière de faire mouvoir des troupes me parait bien neuve ; vous savez que rien n’est plus cruel que l’incertitude. Donnez-moi donc bientôt de vos nouvelles" P. Grenier (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 82).

Le lendemai 17 mars 1797 (27 Ventôse an 5), le Général Grenier écrit au Général Daurier : "... La 20e demi-brigade d’infanterie légère qui doit remplacer la 108e dans la division que tu commandes n’étant pas arrivée, ta division se trouve beaucoup plus faible ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 84).

Le 18 mai 1797 (29 Floréal an 5), le Général chef de l’Etat-major général de l’Armée de Sambre-et-Meuse écrit, depuis le Quartier-général à Friedberg, au Général Grenier : "Je vous préviens, mon cher général que le général en chef par ses nouvelles dispositions, nécessitées par l’éloignement de quelques corps de troupes destinées à agir pour les sièges, vient d’arrêter l’organisation de l’armée de la manière suivante :
... La 2e division sous les ordres du général Le Moine sera composée des :
16e régt de Chasseurs à cheval; 9e demi-brigade d’infanterie légère; 99e, 108e demi-brigade d’infanterie de ligne.
Les généraux de brigade Gency, Spithal et l’adjudant général Grand pour les fonctions de l’état-major, sont attachés à cette division ...
" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 105 page 222).

Le 31 décembre 1797 (11 Nivôse an 6), le Général de Division Paul Grenier écrit, depuis Mülheim, à la Régie nationale chargée de l’administration des pays conquis entre Meuse et Rhin : "J’ai reçu vos lettres du 4 Nivôse, relatives à des exactions commises, d’une part par un sous-officier de la 60e demi-brigade, de l’autre par un capitaine de la 108e ; aucun de ces corps ne faisant partie des troupes que je commande, je ne peux que renvoyer vos plaintes aux généraux qui ont droit d’en connaitre" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 186).

Le 31 décembre 1797 (11 Nivôse an 6), le Général Grenier écrit, depuis Mülheim, au Général Legrand : "Ci-joint, tu trouveras, mon cher Legrand, une plainte contre un capitaine de la 108e demi-brigade" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 187).

Le même jour, le Général Grenier écrit, depuis Mülheim, au Général Olivier : "Ci-joint, tu trouveras, mon cher Olivier, une plainte de la régie nationale pour faits passés dans l’étendue de ton commandement" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 187).

/ 1798

 

/ 1799, Armée d'Italie

En Frimaire an 8, on soumet au Général Bonaparte une "Proposition de nommer adjudant général le citoyen Mathys, chef de bataillon à la 108e demi-brigade"; "La première bataille où il se distinguera", répond ce dernier (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1740 - Note : Cf. Chuquet Feuilles d'histoire, 1913, 1, p. 462-463).

1800

La 108e combat à Moeskrich les 4 et 5 mai 1800; le Rapport sur les opérations de l’armée, à la date du 15 Floréal an 8 (5 mai 1800), rapporte : "... L’ennemi ne renonçant pas à son projet longea encore notre ligne et fit de nouveaux efforts pour déborder notre extrême gauche mais la division du général Bastoul suivit toujours ses mouvements et le repoussa toujours avec vigueur. Les 14e légère, 89e, 53e, 108e, 23e montrèrent dans ces différents combats beaucoup de sang-froid et de courage. Elles furent parfaitement conduites par les généraux Walther et Desperrières.
L’ennemi faisait encore un dernier effort sur ce point et sur le front du général Delmas qui le fit soutenir par la 108e lorsque le général Richepanse arriva, envoya du secours aux deux divisions, établit une vive canonnade avec l’ennemi et acheva d’avancer le succès de cette journée ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 9 page 30).

Le 7 Juin 1800 (18 Prairial an 8), la 108e Demi-brigade passe sous le commandement de Pierre-Louis-Binet de Marcognet.

Le 7 juillet 1800 (7 juillet 1800), le Général Grenier écrit, de Geissenfeld, au Général Moreau : "La 42e demi-brigade est sans chef depuis longtemps, mon cher général ; chaque jour ce corps perd beaucoup par la discipline, et le général Legrand en m’en rendant compte, me demande avec instance un chef qui, par ses talents, puisse conserver à cette demi-brigade la réputation qu’elle si bien mérité jusqu’ici. Si votre choix n’est pas encore fait, mon cher général, je vous rappellerai les citoyens Huard et d’Honnières, chefs de bataillon à la 108e ; le dernier à mon avis est à préférer" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 91 page 194). Huard sera nommé à la têtre de la 42e; d'Honnières quant à lui prendra la tête de la 51e.

Le 20 juillet 1800 (1er Thermidor an 8), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général Moreau : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, avec l’état des services du chef de bataillon d’Honnières, copie des différentes nominations de chef de brigade faites en sa faveur par les généraux Ligniville et Hoche et qui par un enchainement d’évènements malheureux n’ont point été confirmés. Vous m’avez promis, mon cher général, de le nommer au commandement de la 51e demi-brigade, vacant par la mort du citoyen [en blanc]. Je rappelle à votre mémoire ce brave militaire que de longs services et des talents distingués rendent digne de vous être vivement recommandé" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 98 page 209).

Le 8 août 1800 (20 Thermidor an 8), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne au Citoyen d’Honnières : "Je vous préviens, citoyen, que sur ma demande, le général en chef vous a nommé au commandement de la 51e demi-brigade. Vous voudrez bien en conséquence vous rendre au reçu de la présente au quartier général à Ratisbonne où je vous remettrai votre nomination" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 112 page 237).

Le Chef de Brigade Marcognet est blessé le 3 décembre 1800.

/ 1801

Arrêté du 12 juillet 1801 (23 messidor an 9), promulgué par Bonaparte depuis Paris : "ARTICLE 1er. La 1re division de la flottille légère (Anvers) sera servie par la 76e demi-brigade ...
La 3e division (Mons et Tournay), par la 108e demi-brigade ...
ART. 2. Chacune de ces demi-brigades fournira les troupes nécessaires pour tenir garnison et s'exercer à la manoeuvre des chaloupes canonnières.
ART. 3. Chaque demi-brigade fournira un détachement pris dans un seul bataillon.
Ce bataillon sera composé d'un chef de bataillon, de trois capitaines, de six lieutenants ou sous-lieutenants, de 430 sous-officiers, soldats et tambours.
ART. 4. Chaque chef de bataillon se concertera avec l'officier de marine commandant la division, et s'embarquera sur le même bord. Chaque capitaine s'embarquera sur la chaloupe canonnière de l'enseigne de vaisseau qui commande la section ...
ART. 6. Le ministre de la guerre nommera un adjudant commandant et un chef de bataillon d'artillerie, pour être chargés du détail du service de l'infanterie et de l'artillerie de terre, et faire exécuter les ordres du contre-amiral Latouche.
ART. 7. Tous les officiers de terre et de mer seront sous les ordres immédiats du contre-amiral Latouche.
ART. 8. Les ministres de la guerre et de la marine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui ne sera pas imprimé
" (Oeuvres complètes de Napoléon, Stuttgart et Tubingue, 1822, t.4, p. 296 ; Correspondance de Napoléon, t.7, lettre 5637).

La 108e de ligne figure dans la "Correspondance relative à l’inspection d’infanterie dans le 9e arrondissement, commencée le 24 Frimaire an 10 par le général de division Grenier inspecteur général d’infanterie pour l’an 10
Fini le 4 Fructidor an 11
Corps faisant partie de l’inspection dans le 9e arrondissement
... 24e division militaire :
108e id 3 bataillons à Mons ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 61 page 134).

Le 15 décembre 1801 (24 Frimaire an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Sarrelibre : "Circulaire aux généraux commandant la 16e et la 24e divisions militaires de la Batavie ...
Le Ministre de la Guerre m’instruit, citoyen général, que les 5e, un bataillon, 76e, 84e, 89e et 108e demi-brigades de ligne, qui font partie de l’inspection qui m’est confiée, sont stationnées dans la 24e division militaire que vous commandez. Je vous préviens en conséquence que j’arriverai du 5 au 7 de de ce mois prochain à Mons où je commencerai ma tournée. Veuillez, je vous prie, m’y adresser l’état d’emplacements de chacune d’elles et me donner les renseignements que vous aurez pu acquérir, depuis qu’elles sont sous vos ordres, sur leur instruction, tenue, discipline et sur la moralité et conduite des corps des officiers.
Veuillez aussi me donner avis des mouvements qui pourraient avoir lieu dans votre arrondissement
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 63 page 138).

Le 15 décembre 1801 (24 Frimaire an 10), le Général de Division Grenier expédie, depuis Sarrelibre, une "Circulaire aux Conseils d’administration et aux chefs de la 7e, 8e, 17e, 54e, 95e, 5e, 76e, 84e, 89e, 108e demi-brigades de ligne et du dépôt de la 27e demi-brigade d’infanterie légère.
Le Ministre de la guerre vous a sans doute donné avis, citoyens, que la demi-brigade que vous administrez fait partie du 9e arrondissement dont l’inspection m’est confiée. Je vous adresse en conséquence deux livrets de revues avec les y annexés, ainsi que 2 états du n°2 pour être préparés avant mon arrivée. Vous y trouverez joint un modèle qui vous indiquera le mode de remplir l’état nominatif des officiers ; la colonne des observations, ainsi que dans tous les états, devant être remplie par moi, restera en blanc ; cependant, vous ferez préparer à l’avance un double de chacun des états faisant partie de la revue, et dans l’état n°2, sur papier libre ; chacun des chefs de bataillon avec le chef de brigade donnera son avis sur la moralité et talents des officiers.
Je vous recommande, citoyens, de donner les plus grands soins à la confection des livrets de revue et des états y annexés, afin qu’il ne me reste qu’à en verifier l’exactitude.
Vous aurez attention encore de faire mettre en règle les pièces qui devront être à l’appui des demandes d’admission à la solde de retraite aux invalides ou vétérans nationaux. Je vous préviens que je ne les recevrai qu’autant qu’elles seront littéralement conformes aux dispositions de la loi du 28 Fructidor an 7.
Je vous préviens aussi que je ne recevrai aucune demande, à l’exception des plaintes ou des réclamations d’une nature particulière, si elle ne m’est pas présentée suivant les formes de la hiérarchie militaire et je vous recommande expressément d’en agir de même à l’égard de celles qui me seront adressées.
L’inspection qui m’est confiée ayant pour but de faire connaitre au gouvernement les abus qui peuvent exister, les améliorations à faire dans les différentes parties du service, de lui rendre compte de l’instruction, de la discipline, de la tenue, de l’habillement, armement, équipement, comptabilité etc., je vous engage à me mettre à même de lui faire un rapport satisfaisant de votre administration et gestion.
J’arriverai à Bruxelles le 11 ou le 12 du mois prochain, d’où je vous annoncerai l’époque à laquelle je passerai votre demi-brigade en revue.
Avant mon arrivée, le chef de la demi-brigade en passera la revue préliminaire ; il recevra de chaque capitaine l’état de sa compagnie et en vérifiera les détails. D’après cette vérification, il fera remplir le livret préliminaire. Ce livret indiquera :
1° la force effective de la compagnie.
2° le nombre des présents.
3° le détail des absents.
4° le nombre de recrues admis pendant l’an 9 et jusqu’au moment de la revue.
6° la balance du gain et de la perte en hommes depuis le 1er Vendémiaire an 9.
Le chef du corps me remettra à mon arrivée ce livret préliminaire par chaque compagnie afin que je puisse en prendre connaissance avant de voir le corps.
Il est entendu qu’on ne se servira pas pour cette opération première, des livrets de revue que je vous adresse, ces derniers étant absolument destinés pour la revue générale, l’un des deux devant servir de base à mon rapport au Ministre de la Guerre
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 63 page 139).

Le 3 janvier 1802 (13 Nivôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruxelles, au Chef de la 108e Demi-brigade, à Mons : "Je vous préviens, citoyen, que j’arriverai à Mons le 19 et que je passerai la revue de votre demi-brigade le 20. Cette revue sera arrêtée du 21. J’invite le général commandant la 24e division militaire, à donner au bataillon détaché à Tournay, d’être rendu à Mons le 19 d’où il repartira le 22 pour rentrer à Tournay. Les compagnies détachées à Charleroi resteront, mais vous aurez soin de faire venir à Mons les hommes susceptibles de la réforme, des congés absolus, solde de retraite, etc.
Je n’ai pas perdu de vue votre demande relative aux appointements dus aux officiers pour Frimaire. On m’assure que les fonds étaient faits et que vous devez les avoir touchés dans ce moment, ainsi que le chauffage de Vendémiaire et Brumaire ; quant aux logements et fourrages du dernier trimestre les fonds ne sont pas encore faits
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 66 page 145).

Le même jour, 3 janvier 1802 (13 Nivôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruxelles, au Général Guenand, commandant la 24e Division Militaire : "Je vous préviens, mon cher général, que je compte passer la revue de la 108e demi-brigade stationnée à Tournay et Mons, le 20 du courant. L’intention du gouvernement étant que les troupes soient réunies pour cette opération, autant que les circonstances le permettront. Je vous invite à donner ordre au bataillon de cette demi-brigade détaché à Tournay, d’être rendu à Mons le 19, d’où il pourra repartir le 22 pour rentrer dans sa garnison.
Les compagnies détachées à Charleroy n’enverront à la demi-brigade que les hommes susceptibles de réforme dans le cas des congés absolus de la retraite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 66 page 145).

Le 10 janvier 1802 (20 Nivôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Mons, au Citoyen Froment, Quartier-maître de la 89e : "Je vous renvoie ci-joints, mon cher citoyen, les trois livrets de votre revue, afin que vous y comprenierz les enfants de troupe portés sur l’état que vous avez adressé au Ministre de la Guerre ; plusieurs corps, notamment la 108e, ont été autorisés à les comprendre à l’effectif par les inspecteurs aux revues ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 68 page 149).

Le 18 janvier 1802 (28 Nivôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruxelles, au Citoyen Catus, Inspecteur aux Revues : "Je vous adresse ci-joint, citoyen inspecteur, l’état nominatif des hommes que j’ai réformés dans la 108e demi-brigade de ligne.
Je dois vous prévenir que je n’ai pû viser la comptabilité de cette demi-brigade, attendu qu’elle n’est pas encore arrêtée par vous. J’ai dû motiver cette cause dans le registre des délibérations du conseil d’administration
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 69 page 151).

Le 20 janvier 1802 (30 Nivôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruxelles, au Ministre de la Guerre : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les états relatifs à la revue d’inspection de la 108e demi-brigade, consistant :
1° du livret de revue terminé par le résumé avec les états annexés.
2° de l’état nominatif des officiers avec apostilles doubles.
3° un double de l’état des militaires jugés susceptibles d’obtenir des distinctions d’honneur avec procès verbal.
4° le double de l’état des hommes proposés pour la pension de retraite avec mémoires de propositions et certificats d’invalidité.
5° le double de l’état des hommes proposés pour les vétérans avec les pièces voulues.
6° le double des états n°11, 12, 13 et 14.
7° l’état des officiers jugés dignes d’obtenir de l’avancement.
8° l’état des quatre sous-officiers susceptibles d’être promus au grade de sous-lieutenant au choix du gouvernement.
9° une demande de gratification pour les instructeurs militaires et ceux de l’école d’écriture de la demi-brigade.
10° état des emplois vacants.
11° observations du conseil d’administration sur les différentes parties du service, avec apostilles et auxquelles je vous prie d’avoir égard, en me faisant part de vos décisions.
12° un état des officiers démissionnaires avec les pièces à l’appui.
Vous remarquerez, citoyen Ministre, que j’ai réformé y compris le vaguemestre, 170 de cette demi-brigade qui étaient à charge de l’état n’étant propre à aucun service depuis plusieurs années ; un grand nombre de ces hommes été blessé à la guerre, mais n’ayant pas obtenu de certificat d’invalidité absolue, je n’ai pas dû les proproser pour la retraite ; il en résulte une grande décharge pour l’état.
Il résulte de mon travail que l’effectif de cette demi-brigade est aujourd’hui de 2138 hommes non compris les officiers ; si vous portez la déduction, les hommes que je propose.
Pour les demi-brigades de vétérans 13
Pour la pension de retraite 15
Pour être licenciés 3
Total 31 hommes.
Cette demi-brigade ne restera qu’à 2107 hommes.
Je n’ai pas fait rayer des contrôles les hommes que je propose pour le licenciement, attendu que je n’ai point ordonné leur départ, présumant que vous décideriez particulièrement sur leur sort.
Les hommes proposés ci-dessus pour les vétérans et solde de retraite, attendront également à la demi-brigade que vous ayez statué sur leurs demandes.
La 108e demi-brigade n’ayant pas de bretelles de fusils, j’ai provisoirement autorisé le conseil d’administration à en faire l’achat comme aussi d’employer aux réparations des objets d’équipement la quantité de 187# de cuir et de 147 portes gibernes … à charge pour lui de rendre compte de l’emploi à l’inspecteur général chargé de l’inspection de la demi-brigade pour l’an 11.
Si vous n’approuvez cette décision qui remplit le bien du service, veuillez me le faire connaitre avant qu’elle n’ait son entière exécution
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 72 page 157).

Le 21 janvier 1802 (1er Pluviôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruxelles, au Ministre de la Guerre : "Par ma lettre du 13 de ce mois, je vous demandais, citoyen ministre, si je devais opérer l’organisation du pied de paix dans les demi-brigades de mon inspection en me conformant littéralement aux dispositions de l’arrêté des Consuls du 18 vendémiaire ou si je devais attendre vos instructions particulières ; je dois vous réitérer cette question en vous observant que j’ai basé le travail de mon inspection dans les 89e et 108e demi-brigades sur l’ancien pied, me bornant à supprimer le vaguemestre. Il est donc instant, afin d’obtenir un travail uniforme, que vous me fassiez connaitre vos intentions.
Veuillez aussi me faire part de votre décision sur la question du tiercement et donner une solution aux demandes que je vous adresse ci-joint ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 72 page 157).

Le 29 janvier 1802 (9 Pluviôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Anvers aux Conseils d’administration des 89e et 108e Demi-brigades : "L’intention du gouvernement étant, citoyens, que l’organisation des demi-brigades voulu par l’arrêté des Consuls du 18 Vendémiaire an 10, aie lieu sans délai, vous vous en occuperez au reçu de la présente. Votre demi-brigade restant à trois bataillons vous vous conformerez pour se formation au tableau ci-après.
Etat-major
Chef de brigade 1, chef de bataillon 4, quartier maitre 1, adjudants majors 3, officiers de santé 3
Totaux 12
Adjudants sous-officiers 3, tambour major 1, caporal tambour1, musiciens dont 1 chef 8, maitre tailleur 1, cordonnier 1, guêtrier 1 armurier 1 ; totaux 17
Total de l’état-major : 29
Chaque bataillon devant être réduit à 648 hommes, non compris les officiers, les compagnies seront organisées ainsi qu’il suit :
Compagnies de grenadiers :
Capitaine 1, lieutenant 1, sous-lieutenant 1, sergent-major 1, sergent 4, caporal fourrier 1, caporaux 8, grenadiers 56, tambours 2 ;
Compagnies de fusiliers :
Capitaine 1, lieutenant 1, sous-lieutenant 1, sergent-major 1, sergent 4, caporal fourrier 1, caporaux 8, fusiliers 56, tambours 2 ;
Force d’une compagnie de grenadiers ou de fusiliers, non compris les officiers : 72 ...
La réduction qui s’opère par cette nouvelle organisation ne devant porter que sur les soldats, les sous-officiers et grenadiers qui seraient au dessus du complet voulu, resteront à la suite de leurs compagnies et seront admis successivement aux places qui viendront à vaquer dans d’autres compagnies de la demi-brigade.
Il est entendu que les compagnies devront être égalisées par l’excédent versé de l’une à l’autre, jusqu’à ce que chacune d’elle aie le complet voulu de 72 hommes non compris les officiers. Le tiercement devant s’opérer à la suite de cette organisation, vous vous conformerez pour cette opération au tableau ci-après.
1er bataillon :
1ère compagnie de grenadiers, 1ère, 13e, 4e, 16e, 7e, 19e, 10e et 22e de fusiliers.
2e bataillons :
2e compagnie de grenadiers, 2e, 14e, 5e, 17e, 8e, 20e, 11e et 23e de fusiliers.
3e bataillon :
3e compagnie de grenadiers, 3e, 15e, 6e, 18e, 9e, 21e, 12e et 24e de fusiliers.
Les compagnies connues maintenant sous différents n°s, ci-dessus désignés, les conserveront, et les capitaines seront placés à la tête de chacune d’elles suivant leur ordre numérique par ancienneté de grade de manière à ce que les 12 plus anciens capitaines de la demi-brigade aient chacun le commandement d’une division composée de deux … (compagnies ?) ainsi qu’elles se suivent dans l’ordre indiqué ; d’autre part vous remarquerez que cette disposition ne regarde pas les capitaines qui commandent actuellement les compagnies … (restantes ?), à moins qu’ils ne soient de 1ère classe, et alors ils devront prendre une des trois 1ères compagnies de la demi-brigade selon leur rang d’ancienneté dans cette classe.
Le tiercement subsistera jusqu’aux revues de l’inspection de l’année prochaine, quelques soient les vacances … (d’) emplois de capitaine qui pourraient avoir lieu pendant ce laps de temps, et l’ancienneté de ceux qui prendront le commandement des compagnies. L’intention du … est d’ailleurs que les compagnies conservent … leur numéro et que le tiercement ne s’opère que … les capitaines seulement ; ce mode réunissant l’avantage de n’apporter aucune confusion dans la comptabilité et de mettre les capitaines à portée de connaitre la plus grande partie des officiers et sous-officiers du corps, en passant successivement à différentes compagnies qui le composent.
Ci-joint, le procès verbal de la nouvelle formation et du tiercement de votre demi-brigade. Vous l’annexerez au livret de revue et le ferez transcrire sur le registre des délibérations du conseil d’administration.
Ps. Vous m’accuserez, citoyens, réception du procès verbal et de l’exécution de la présente dans le plus court délai à Breda
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 74 page 160).

Suit le "Résultat de la nouvelle formation de la 108e demi-brigade.
Il résulte de cette nouvelle formation que la demi-brigade sera forte de 1961 hommes.
A laquelle on ajoutera, les officiers de santé compris, 93 officiers.
Ce qui donnera en résultat le nombre de 2054 hommes voulu par l’arrêté des Consuls.
La force de la demi-brigade à la revue du 21 Nivôse est restée à 2138 hommes, non compris les officiers.
Il y aura donc au complet voulu un excédent de 177 hommes qui auraient droit aux congés absolus si l’on défalque de cet excédent comme je vais le proposer au Ministre de la Guerre les hommes proposés pour la pension, vétérans et licenciement, portés au nombre de 31.
Il n’y aura d’excédent réel que 146 hommes
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 76 page 164).

Le 1er février 1802 (12 Pluviôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Anvers, au Ministre de la Guerre : "J’ai l’honneur de vous adresser, citoyen Ministre, le procès verbal d’organisation sur le pied de paix de la 108e demi-brigade.
Son effectif n’étant à ma revue d’inspection porté qu’à 2138 hommes, sur lequel sont à diminuer les hommes proposés pour la tetraite, etc. 31
Son excédent au complet voulu du pied de paix n’est que de 146 hommes qui partiront par congés absolus ; il en résulte que cette demi-brigade n’a rien à verser dans d’autres corps
(Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 78 page 169).

Le même jour, 1er février 1802 (12 Pluviôse an 10), le Général de Division Grenier écrit une seconde foirs, depuis Anvers, au Ministre de la Guerre, Bureau de l’Inspection des troupes : "Citoyen Ministre, je vous rends compte que lors de la revue d’inspection de la 108e, je n’ai pu arrêter sa comptabilité, attendu qu’elle n’est pas vérifiée par l’inspecteur aux revues" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 79 page 171).

Le 13 mars 1802 (22 Ventôse an 10), le Général Grenier écrit, depuis Gand, "Aux Conseils d’administrations des 17e, 54e, 76e, 84e, 89e, 95e, 108e demi-brigades, 27e légère, 2e bataillon 5e de ligne, et dépôt de la 7e demi-brigade de ligne
Vous avez dû recevoir, citoyens, une lettre du Ministre de la Guerre en date du 16 Pluviôse dernier relative à la visite de vos demi-brigades, en exécution de l’article 8 du règlement du 7 Thermidor an 9 sur les demandes d’armes.
J’écris en conséquence aux commandants d’artillerie de la 24e division militaire, et celle en Batavie afin qu’il désigne des officiers d’artillerie pour assister à cette visite, de laquelle il sera dressé un procès verbal qui devra faire mention de tous les objets, et détails voulus par la lettredu Ministre de la Guerre. Vous m’adresserez ce procès verbal et les états qui en résulteront en triple expédition ; après que je l’aurai visée, l’une vous sera renvoyée, l’autre destinée au Ministre de la Guerre et la 3e me restera.
Il est nécessaire que la situation de l’armement portée au procés verbal soit conforme à celle annexée au livret de revue d’inspection.
L’article 38 du Règlement du 7 Thermidor an 9 précise que toutes les pièces de rechange seront tirées des seules manufactures nationales. Veuillez suivre strictement cette disposition de laquelle vous êtes responsable
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 183).

Le 15 mars 1802 (24 Ventôse an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Gand, au Ministre de la Guerre : "J’ai reçu votre lettre du 12 Ventôse par laquelle vous m’accusez réception des états et pièces relatives à la revue d’inspection des 76e et 108e demi-brigades ; dans l’une et l’autre vous me faites connaitre que les enfants de troupes ne devaient pas être compris dans l’effectif.
Cependant, par l’arrêté des Consuls du 18 Vendémiaire an 10 il est dit art. 8 qu’il pourra être admis deux enfants de troupes à la demi-solde par compagnie d’infanterie et rien n’annonce qu’ils devaient être mis en dehors ; de fait, j'ai trouvé dans toutes les demi-brigades les enfants de troupe compris dans l’effectif constaté par les inspecteurs aux revues ; il en résulte que cette disposition a été suivie dans toutes les demi-brigades que j’ai inspectées et que vous trouverez les enfants de troupe compris dans l’effectif des différentes que j’ai eu l’honneur de vous adresser.
Comme les hommes désignés pour partir par congés absolus sont encore aux corps, on peut rectifier cette erreur en diminuant les nombres des hommes à partir en proportion du nombre d’enfants de troupe existant dans chaque corps ; j’attendrai pour ordonner cette disposition vos ordres ultérieurs ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 183).

Le 26 mars 1802 (5 Germinal an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Bruges, au "Bureau de l’Inspection des Troupes, Infanterie
Le Général de Division Grenier, Inspecteur général d’infanterie, au Ministre de la Guerre
Citoyen Ministre, je vous ai adressé le travail de mon inspection par chaque corps fur et à mesure qu’il était tenu ; les opérations qui en font partie sont détaillées par les livrets de revue, les résumés et les ordres laissés aux demi-brigades vous ont fait connaitre mon opinion sur les différentes parties du service, de l’administration et de l’instruction. Je vous soumets ci-après quelques idées générales sur l’ensemble, les abus que j’ai cru apercevoir et les améliorations qui me paraissent nécessaires. Si par mon travail, j’ai rempli les intentions du gouvernement, je serais parvenu au but que je me suis proposé.
Résumé des opérations du général de division Grenier, inspecteur général d’infanterie dans le 9e arrondissement, avec les observations sur les différentes parties soumises à son examen présentées au Ministre de la Guerre le 14 Germinal ...
Pour la 108e de ligne, il y a eu 170 réformés à la revue ; l’effectif du Corps à la revue, après diminution des réformés, est de 2138. 15 soldats ont été proposés pour la pension, 13 pour les Vétérans. L’effectif pour le complet du pied de paix est de 1961. L’excédent du complet comprend 146 désignés pour congés absolus. 1 Capitaine et 1 Sous-lieutenant sont proposés pour la pension. Le Général Grenier note en observations : « a 20 enfants de troupe non compris dans son complet ; a en plus 3 hommes proposés pour le licenciement » ...
".

Suivent ensuite les observations du Général de Division Grenier : "Esprit des corps : généralement bon, tous les corps sont attachés au gouvernement, officiers et soldats sont animés du désir de bien faire ; tous méritent la considération due à l’état militaire.
Instruction théorique : a besoin d’être perfectionnée, depuis la rentrée des armes, les corps ont fait de fréquentes marches et les officiers et sous-officiers n’ont pu se livrer à leur étude avec tous les soins qu’elle exige ; il est hors de doute que l’inspection de l’an 11 offrira sous ce rapport des résultats plus satisfaisants.
Instruction pratique : est déjà fort avancée ; sera dans l’an 11 un degré de perfection nécessaire ; celle des soldats offre de l’ensemble, de la précision ; on remarque dans les rangs de l’immobilité et du silence ; la position des soldats et le port d’armes ont besoin d’être rectifiés.
Discipline : elle est observée dans tous les corps et leur fait honneur ; tous les renseignements pris à cet égard sont très avantageux.
Tenue : offre un bel ensemble ; ont de l’exactitude et de l’uniformité mais doit être surveillée dans les détails pour obtenir un plus haut degré de perfection.
Habillement : Mérite toute l’attention du gouvernement : l’habillement, quoique bon, présente des défectuosités ; en ce que les envois de draps et étoffes ne se font plus aux époques déterminées, que les draps et doublures ne sont pas conformes aux échantillons envoyés aux corps par le ministre de la guerre et que si les corps les rejettent, ils sont obligés d’attendre six mois avant de les voir remplacés et quelques fois n’obtiennent pas encore les remplacement auxquels les fournisseurs se refusent sous différents prétextes.
Les règlements sur l’habillement indiquent dans celui du soldat veste ou gilets ; plusieurs corps ont adopté les gilets ; il en résulte que les soldats devront porter les habits en été et que ceux-ci n’obtiendront pas la durée prescrite. La veste n’offre pas cet inconvénient, habille mieux le soldat, et peut être au moins cinq mois de l’été sans habit, excepté les jours de parade et de service ; il est d’ailleurs nécessaire d’établir l’uniformité dans l’armée ; il faut donc supprimer ou la veste, ou le gilet.
Equipement : l’équipement présente des bigarrures qu’il faut faire cesser. Il existe encore de la buffleterie noire dans les corps, outre qu’elle ne peut durer le temps prescrit par sa qualité beaucoup inférieure à la blanche, elle est sale et malpropre, ne parle pas à l’œil et répugne aux soldats qui ne lui donnent pas les mêmes soins. Cette buffleterie doit être remplacée. Presque tous les corps manquent de bretelles de fusil, les habits en souffrent et se déchirent facilement au port d’arme.
Armement : l’armement est généralement bon et bien entretenu ; les corps y donnent les plus grands soins.
Casernes : les casernes dans la 24e division militaire sont en général de vieux bâtiments, malsains et mal distribués, manquant de râtelier d’armes et de planches à pain ; les fournitures sont de mauvaise qualité et vieilles, presque toutes sont les anciennes des Autrichiens.
Hôpitaux : les hôpitaux militaires de Bruxelles et d’Anvers pourraient être tenus plus proprement ; on en attribue la cause à la houille qui sert de chauffage ; les aliments y sont de bonne qualité. L’hôpital civil de Gand, dans lequel on traite des militaires, est extrêmement mal soigné ; les malades y souffrent de la malpropreté qui y règne, et les pansements des hommes blessés se font en partie avec des étoupes au leur de charpie. Cet hospice contraste étonnamment avec celui de Bruges où les malades sont tenus proprement et traités avec soin.
Les infirmiers des corps reçoivent les galleux et l’on y traite les maladies vénériennes simples ; maos les corps obtiennent difficilement les médicaments nécessaires des hôpitaux militaires et sont souvent obligés d’y pourvoir.
Prisons : les prisons sont tenues assez proprement. On remarque que les prisonniers sont trop confondus et que les mêmes locaux servent aux malfaiteurs condamnés et aux militaires non encore jugés.
Salles de discipline : les salles de discipline des corps sont tenues conformément aux règlements.
Manutention des vivres : cette partie de l’administration militaire parait être assez soignée et les qualités bonnes. Les établissements sont bien tenus.
Recrues : l’espèce d’hommes est plutôt mauvaise que médiocre. Le recrutement de l’an 9 s’est composé de déserteurs, de vagabonds arrêtés, de conscrits de la classe du peuple la plus pauvre et de remplacements dont le mode parait avoir trop d’extension. Il en sera parlé plus bas.
Administration : les registres de comptabilité sont bien tenus et conformes aux règlements. Les corps commencent par sentier la nécessité d’apporter de l’ordre et la plus sévère économie dans cette partie de l’administration ; les recettes et dépenses paraissent précises et clairement énoncées ; cependant les arriérés considérables dus à presque tous les corps et pour lesquels l’inspecteur général a adressé au Ministre de la Guerre avec le travail de chaque revue, les réclamations les plus vives, laissent des lacunes qui rendre la comptabilité nécessairement confuse et qui exigent les plus grands soins de la part de l’inspecteur aux revues ; ils doivent surtout fixer leur attention sur les revirements de fonds qui auront lieu d’une masse à l’autre lors de la liquidation. L’inspecteur a été frappé de la situation de la médiocrité des masses d’entretien et de linge, chaussure, comparée avec les dépenses à leur charge. Il entrera à ce sujet dans quelques détails dans les observations suivantes.
Observations générales :
Masses d’entretien : On s’étonnera peut-être en voyant que la plupart des corps ayant des fonds assez considérables présentés par la situation de la caisse, appartenant à la masse d’entretien, l’on s’occupe d’en faire augmenter le produit ; mais on se convaincra aisément par l’aperçu ci-après, qu’elle sera bientôt absorbée si on ne vient à son secours. Il faut observer que cette masse qui s’est accrue jusqu’au 1er Vendémiaire an 10, parce que les corps ayant reçu jusque-là tous leurs effets confectionnés, point ou peu de conscrits à équiper, n’a été tenue qu’à très peu de dépenses ; à présent qu’elle aura à fournir à toutes celles qui lui sont imposées, elle sera hors d’état de les continuer.
Recette de la masse d’entretien : la recette fixe de cette masse est de 9 francs par homme par an, au complet de 1961 hommes cy 17649 francs. Elle devrait s’accroitre du versement de cette masse de ce qu’on a fait de bon à celle de linge et chaussure, les hommes morts désertés et congédiés étant absent. Mais vu l’insuffisance de la retenue faite à chaque homme pour pourvoir au remplacement et à la réparation de ses effets de linge et chaussure, ainsi qu’il sera démontré plus bas, il résulte que la masse de linge et chaussure ne possède que peu de chose et que chaque homme est plus souvent son débiteur que son créancier et que l’on ne peut fonder aucun espoir de recette à la masse d’entretien résultant du décompte des morts ou désertés ; il est d’ailleurs prouvé que ces derniers surtout laissent des dettes à leur départ, étant pour la plupart des hommes dérangés ; on ne peut donc compter que sur la recette fixée d’autre part 17649 francs.
Confection de l’habillement par an 9301 fr. 71
Façon et achat d’étoffes pour la réparation de l’habillement vieux 2802,15
Façon et achat de matières premières pour la réparation de l’équipement et armement 1908.
Achats d’effets de linge et chaussures à fournir aux hommes de nouvelle levée dont le nombre n’est évalué qu’à 250 par an quoiqu’il doit être porté à 500 puisque chaque conscrit n’est tenu qu’à servir quatre an 8342,43.
Frais d’administration 3600
Balance 25654,29
Les dépense fixes étant de 25654,29
Et les recettes de 17649
Il y aura chaque année un déficit de 8005, 29.
On remarque qu’il n’existe aucune supposition dans les dépenses, que s’il en existait elle serait en moins … que le nombre des conscrits, en suivant le mode de recrutement pour l’armée sera nécessaire de plus du 8e.
Dépenses à la charge de la masse d’entretien : cette masse étant fixée par la loi du 1er février 179. pour les corps d’infanterie à 39 fr. par homme par an, elle se composait savoir :
Pour l’habillement et équipement 20#10
Pour le recrutement : 16
Pour réparations et dépenses communes : 2 10 Total : 39#
En comparant les charges de la masse générale à cette époque avec celle de la masse d’entretien actuelle, les mêmes dépenses quoique changées de nature existent ; on en trouvera à n’en diminuer que ce qui était accordé pour le recrutement qui n’existe plus cy 16#
Resterait 23.
Proposer de rétablir la masse d’entretien à ce taux dans un moment surtout où la plus sévère économie doit être observée dans l’administration des finances, serait un abus et le travail d’un fou. Cependant, d’après le calcul fait de ses dépenses fixées par année comparée à ses recettes, on conviendra que cette masse sera absorbée dans trois ans, et qu’il en coûtera alors des sommes énormes au gouvernement pour la rétablir. On pense donc qu’en diminuant des dépenses de la masse d’entretien, les effets à fournir aux hommes de nouvelles levées, celles restant à faire se rapprocheraient des recettes mais alors, il faut qu’il soit tenu compte aux corps et par trimestre, des effets fournis aux conscrits sur des états visés par les inspecteurs aux revues. Ce moyen qui parait le plus économique, évitera encire toutes les dépenses supposées, en ce que le gouvernement ne payera les effets de linge et de chaussure que pour les conscrits arrivés aux corps.
Masse de linge et de chaussure : Pour former cette masse, on retient par jour sur la solde du sous-officier 8 cents et sur celle du soldat 5 cents ; cette retenue monte pour un an pour les sous-officiers à 24 frs et 48 cts.
Et pour les soldats à 18 frs.
Sur cette retenue, on doit former une masse de 27 frs à chaque sous-officier et de 18 frs à chaque soldat avec ce qu’ils n’auront pas dépensé pour les remplacements et réparations de leurs effets de linge et chaussure.
Ces remplacements consistant :
En 2 chemises à 4 frs 13 cts 8 frs 26 cts
1 col noir à 35 cts 35 cts
1 paire de bas de laine 2 frs 2 frs
1 id de fil 1 fr. 50 1 fr. 50
2 paires de souliers à 4 fr. 50 9 frs
1 paire de guêtres noires 4 frs 34 4 frs 34
1 id grise 1 fr. 90 1 fr. 60
Total : 27 frs 35 cts
(Note en marge : les souliers coutent aux corps de 4,75 à 5 frs ; presque tous, ils vont au-delà de 4,75 frs).
Il est bien démontré que ni les sous-officiers les soldats ne pourront avec la retenue qu’on leur fait, suffire aux dépenses qui sont indispensables, si l’on ne vient à leur secours, ou par une fourniture d’une partie d’effets en nature ou par une augmentation du décompte de linge des chaussures.
L’insuffisance de la retenue est devenue sensible depuis l’an 10, et la masse diminue considérablement chaque mois ; elle s’était accrue avant cette époque parce que les corps avaient été avantagés dans les pays conquis et qu’ils avaient ménagé plusieurs mois de leur solde, avec laquelle on a complété les masses et fourni les sacs d’effets de linge et chaussures. A présent qu’il faut les renouveler et les réparer sur leur seule retenue, elle sera insuffisante et le restant en caisse, à chacun d’eux sera absorbé avant la fin de l’année.
On demandera peut-être comment cette masse de linge et chaussures qui est plus forte que celle qui existait en 1788, doit ne pas suffire, tandis que la dernière est suffisante cette époque.
On n’en trouvera la cause dans l’augmentation du prêt de premier d’un tiers des différents effets de linge et chaussures, et dans les moyens que les corps avaient de doubler cette masse par les services des ouvriers et ceux des petits congés avec solde entière. Il est prouvé qu’à cette époque, on avait plus de 30 travailleurs par compagnie et pendant sept mois de l’année 12 et 15 petits congés, qui payaient leurs services ; aujourd’hui les moyens n’existent plus et ne sont plus autorisés.
Conscription
En conservant le mode de recrutement de l’armée par le moyen de la conscription, on continuera sans doute d’accorder la faculté des remplacements. Cependant le mode présente bien des inconvénients, en ce que la seule classe aisée peut se faire remplacer ; que les remplaçants ne sont que des mercenaires, la plupart sans asile, et qu’alors l’ensemble du recrutement de l’armée n’est composé que de la classe la plus pauvre de la France ; il en résulte que les corps ne trouvent plus de sujets pour former des sous-officiers, et que l’esprit national qui a caractérisé nos armées dans cette dernière guerre se détruit. Dans quelque temps, on en demandera la cause et on sera étonné de la trouver en partie dans la facilité des remplacements. Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, on indiquera ci-après les moyens de faire tourner la faculté des remplacements à l’avantage du gouvernement, à celui de l’armée, et à la satisfaction des conscrits, que des circonstances particulières forceraient d’exempter du service personnel.
Ces moyens tendent à faire former une masse de remplacement qui ne serait pas à la charge du gouvernement, et à ne plus laisser à l’arbitraire des remplaçants le prix qu’ils exigent de ceux qui désirent s’en faire remplacer.
Mode de remplacement proposé
On ne peut se dissimuler l’avantage qu’il résulte pour l’armée de pouvoir conserver dans les corps le plus possible d’anciens soldats et sous-officiers propres par leur expérience à diriger en peu de temps l’instruction des hommes dont chaque corps se recrute, quel que soit le nombre dont les circonstances obligeraient le gouvernement à en augmenter le complet.
On peut se procurer ce précieux avantage en accordant à chaque sous-officier et soldat qui, ayant complété les années de service auxquelles il était tenu, déclarerait encore vouloir servir pendant 4 ans, une prime de 60 frs, cette prime serait déterminée à raison des engagements successifs que pourrait contracter le même homme à l’échéance du précédent et serait payée par la masse des remplaçants.
Composition de cette masse
Chaque année, après le travail des revues des inspecteurs généraux, le gouvernement peut connaître le nombre d’hommes nécessaires au complètement de l’armée ; il peut connaître aussi le nombre de chaque corps qui, ayant droit aux congés absolus, désirent continuer leur service et déterminé d’après cette connaissance, le nombre d’hommes qu’on pourra exempter dans chaque département du service personnel ; ces hommes seront tenus de payer à la masse de remplacement un prix que le gouvernement déterminera et qui pourrait avoir pour base le montant de toutes les contributions directes réunies que payent annuellement ou le conscrit à remplacer où les pères et mères, somme qui ne devra pas être moins de 200 frs. On peut évaluer chaque année à un 4e le nombre d’hommes de chaque corps qui, n’ayant plus chez eux l’appât du remplacement, ou qui ayant du goût pour l’état militaire, se décideraient à continuer leurs services ; il est entendu que les inspecteurs n’admettraient à cette faculté que les hommes de bonne conduite. On portera également le nombre des hommes à exempter de service personnel à un 4e et le déficit au complet sera rempli par ceux mêmes qui l’auraient opéré en partant par congé absolu. On peut présumer que plus d’un quart des conscrits appelés aux armées se présenteront pour être exemptés du service personnel ; afin de ne point commettre d’injustice et ne pas favoriser les uns plus que les autres, on admettra sans doute d’en réduire le nombre au quart voulu par la voie du sort.
Cette masse fera partie des attributions du département de la guerre en la faisant valoir, les fonds qui la composeraient en augmenteraient aussi le produit, parce qu’il est probable que vu la différence des dépenses qui seront à la charge de cette masse, à ses recettes elle aura toujours un bénéfice considérable que l’on peut évaluer à 1200000 frs par an ; le gouvernement pourrait sur ces fonds accorder des suppléments à la masse de linge et chaussure et trouver encore de quoi payer à la masse d’entretien une partie des effets de linge et chaussure à fournir aux hommes de nouvelle levée ; ces avantages inappréciables ne sont balancés par aucun inconvénient ; au contraire le conscrit n’aura plus l’embarras de chercher un remplaçant ou de le recevoir à des conditions arbitraires.
L’armée ne sera plus appauvrie de sujets puisque dans le nombre des recrues à recevoir chaque année, le quart seulement sera remplacé ou exempté de service personnel, et dans les trois autres quarts qui devront marcher, il se trouvera un bon nombre propre à former des sous-officiers.
Les exemptions de services ne sont pas, à la vérité, aussi nombreuses que par le mode de remplacement actuel, mais le bien du service et la gloire de l’armée exigent cette réduction, et les corps seront composés de citoyens français qui s’enorgueilliront de l’état militaire.
Le ministre de la guerre observera que je n’ai établi que le principe de ce mode, qui peut être développé à l’infini et que sous tous ces points de vue, il offre de très grands avantages.
Avancement par élection.
Tous les militaires conviennent que le mode d’avancement par élection établi dans l’armée par la loi du 14 germinal est défectueux sous beaucoup de rapports. Celui au grade de caporal à un vice essentiel qui s’étend ensuite à tous les grades et nuit singulièrement au bien du service en ce que, donnant aux volontaires le choix de leurs caporaux, c’est porter atteinte à la discipline et à l’émulation ; l’expérience a suffisamment prouvé le vice et souvent forcé d’enfreindre la loi à cet égard. On ne peut se dissimuler que des soldats qui ont à choisir un caporal dans leurs compagnies ne recherchent pas plus dans ceux qu’ils proposent les talents et la capacité nécessaires au grade qu’ils auront à nommer, que la fermeté pour en soutenir l’autorité. Ils ont bien soin au contraire de ne proposer que ceux de leurs camarades qu’ils appellent de bons enfants dont ils espèrent beaucoup d’indulgence et qui, leur devant leur avancement, ne pourront user envers eux de toute l’étendue du pouvoir que leur donne le grade.
Le grade de caporal étant celui qui conduit à tous les autres, puisque celui qui en est une fois pourvu ne peut plus être arrêté dans son avancement à ceux supérieurs ou son ancienneté le conduira infailliblement ; on ne saurait donc trop empêcher que ce grade, dont l’importance n’a pas été assez sentie, ne soit plus donné si légèrement ; pour assurer un meilleur choix de caporaux et autres grades supérieur, on pourra en changeant le mode prescrit par la loi du 14 germinal, admettre celui qu’on va indiquer pour chaque grade ; on ne devra plus alors dans les corps des officiers qui ne figurent pas convenablement dans leurs grades, mais qu’un premier choix y a conduit sans que l’on puisse l’empêcher.
Caporaux.
Il sera formé dans chaque corps une liste des soldats ayant la meilleure conduite, au moins 6 mois de service, la pénurie de sujets nécessitant en ce moment cette disposition, on pourra par la suite exiger un an de service, et sachant bien lire et écrire. Cette liste sera établie de la manière suivante : tous les caporaux d’un bataillon d’une demi-brigade, selon que l’on voudra étendre ou restreindre le choix, présenteront chacun à leur capitaine un soldat de leur compagnie, qu’ils croiront le plus propre à être caporal ; dans le cas où un soldat serait proposé par plusieurs caporaux de la compagnie, il serait censé choisi par le plus ancien, et le choix des autres recommencerait jusqu’à ce que chaque caporal présente un sujet différent à son capitaine.
Le capitaine choisira trois de ceux qui lui auront été présentés par les caporaux de sa compagnie ; il remettra les noms de ceux qu’il aura choisis au commandant du corps qui fera former la liste des sujets choisis par tous les capitaines du bataillon ou de la demi-brigade ; cette liste arrêtée par le commandant du corps sera déposée entre les mains du 4e chef de bataillon qui le fera mettre à l’ordre de la demi-brigade.
Lorsqu’il vaquera une place de caporal dans une compagnie, le commandant de cette compagnie choisira sur la liste trois sujets qu’il proposera au commandant du corps et ce dernier en nommera un pour occuper la place vacante ; il est à observer que le capitaine qui devra proposer trois sujets de la liste ne pourra dans aucun cas, y comprendre des hommes de sa compagnie.
Si l’on tenait à faire participer les soldats à ce choix, on le pourrait sans s’éloigner du mode proposé, en leur laissant le choix de deux des sujets pris sur la liste à proposer comme candidat à la place vacante. Le capitaine alors désignerait le 3e et les présenterait ensemble au choix du chef du corps. Il est cependant à préférer que les soldats n’aient aucune influence dans ce choix.
Les compagnies de grenadiers devant être composées d’hommes expérimentés et ayant fait preuve de bonne conduite, les capitaines de ces compagnies devront être autorisés à choisir, lorsqu’il leur manquera un caporal, dans tous les caporaux des compagnies de fusiliers de la demi-brigade, ces trois candidats qu’ils voudront présenter au chef du corps, s’ils n’avaient pas trouvé dans la liste les sujets propres aux grenadiers.
La liste réduite au-dessous de moitié, on en formera une autre de la même manière.
Caporal Fourier.
Le caporal Fourier étant, par ses fonctions, chargé de la partie administrative de la compagnie sous les ordres de l’officier qui la commande, son choix doit être l’effet de la confiance et laisse aux capitaines, en leur donnant la faculté de la porter non seulement sur tous les caporaux de la demi-brigade, mais encore sur les volontaires qu’ils croiront propres à remplir les fonctions de ce grade, sauf la confirmation du commandant du corps.
Les caporaux Fourier étant dans la classe des caporaux, ils seront comme eux susceptibles de passer au grade de sergent par ancienneté ou par choix, mais rouleront avec les sergents pour parvenir au grade de sergent-major.
Sergent
On suivra l’avancement au grade de sergent par élection le même mode que pour les caporaux ; les sergents du bataillon ou de la demi-brigade choisiront chacun dans leur compagnie le caporal qui leur paraîtra le plus susceptible d’avancement, ayant six mois de grade, et le présenteront au commandant de la compagnie qui choisira un des caporaux présentés ; il sera formé de tous ceux choisis une liste dans laquelle le commandant de la compagnie où il y aura un emploi de sergent vacant, prendra trois candidats qu’il proposera au commandant du corps, pour qu’il désigne celui qui devra occuper la place. Le capitaine ne devra jamais présenter pour candidat le caporal de cette compagnie porté sur la liste, afin d’éviter qu’un caporal devienne sergent dans la même compagnie.
La liste réduite au-dessous de la moitié sera renouvelée d’après les mêmes principes que ceux de sa formation.
Sergent-major
Vu la rareté des vacances dans ce grade, on ne formera la liste des candidats à proposer aux places vacantes au tour du choix, que lorsque ces vacances auront lieu ; pour former cette liste, le chef du corps fera prévenir les sergents-majors de toutes les compagnies de la demi-brigade ou du bataillon dont fait partie celle où la place est vacante, de remettre à l’adjudant de décade le nom du sergent ou caporal fourrier de leur compagnie, qu’ils auront choisi pour être proposé à cette place ; l’adjudant suppléera au sergent-major qui a fait la vacance, et à tous ceux qui seraient absents par congé ou autrement. Il formera la liste de tous les sergents ainsi choisis, il la remettra au chef du corps qui, après l’avoir approuvée, la communiquera au capitaine de la compagnie où la place sera vacante, afin qu’il lui propose trois des sergents portés sur la liste, desquels le chef désignera celui qui devra occuper la place vacante.
Adjudant sous-officiers
Les fonctions de l’adjudant sous-officier étant purement militaires, et tenant plus de l’instruction, police et discipline qu’à l’administration, on ne doit pas laisser le choix aux conseils d’administration mais le donner aux officiers supérieurs qui, réunis, nommeront à la pluralité des voix celui de tous les sergents-majors et sergents du corps qu’ils jugeront le plus propre à ces fonctions, les officiers supérieurs absents lors de la vacance d’une place de ce grade, ne pourront être suppléés pour le choix du remplaçant ; ils devront être consultés et envoyer leurs suffrages par écrit, et lorsqu’il y aura partage dans les voix des officiers supérieurs, celle du chef du corps aura la prépondérance.
Comme les fonctions d’adjudant sont fatigantes et exigent autant d’activité que d’instruction de ceux qui les exercent, et qu’il est difficile de remplacer ceux qui se sont formés par la pratique, il faudrait, pour éviter des remplacements trop fréquent dans ce grade, et dédommager ceux que le bien du service exigerait d’y conserver, et ne pas les rendre victimes de l’utilité dont ils sont, leur accorder d’être considérés pour l’avancement seulement par ancienneté aux grade de lieutenant, comme sous-lieutenant du jour de leur nomination d’adjudant, et leur en accorder le traitement lorsqu’un sous-officier leur cadet parviendrait à la sous-lieutenance par ancienneté.
Comme en leur qualité d’adjudant, ils ne doivent pas cesser d’être éligibles aux places de sous-lieutenant au choix ; dans le cas où ils seraient choisis à une de ces places, ils devront jouir du traitement y attaché à compter de ce jour et continuer leur fonction d’adjudant s’ils y sont jugés nécessaires par les officiers supérieurs, jusqu’à ce que par ancienneté ou par un nouveau choix ils parviennent à la lieutenance.
Lorsque l’adjudant nommé sous-lieutenant au choix sera jugé devoir continuer ses fonctions d’adjudant, le tour du choix sera censé passer et l’on donnera à l’ancienneté la sous-lieutenance qu’il laissera vacante.
Sous-lieutenant, lieutenant et capitaine
L’avancement par élection au grade de sous-lieutenant, de lieutenant et de capitaine se continuera d’après le mode voulu par la loi du 14 Germinal, en donnant cependant plus d’extension au choix ; il faut pour cela ne pas le borner au bataillon où se trouve la vacance, mais bien y faire participer tous les bataillons ; il peut arriver que le même bataillon ait seul l’avancement pendant longtemps ; il est possible que le bataillon qui a la vacance ne possède pas aux yeux des électeurs le sujet le plus propre à y être nommé.
Adjudant major
Les fonctions des adjudants majors les mettent en relation immédiate avec les officiers supérieur pour tout ce qui est relatif à l’instruction, police et discipline. On ne voit pourquoi on a laissé leur nomination au choix du conseil d’administration avec lequel ils n’ont aucune relation ; il est plus naturel qu’ils soient nommés par les officiers supérieurs. On pourra suivre à leur égard le mode proposé pour les adjudants sous-officiers.
Chef de bataillon
On demande en faveur des capitaines qui depuis longtemps ont été privés d’avancement, le rétablissement du mode voulu par la loi du 14 Germinal pour l’avancement au grade de chef de bataillon. Les fonctions du 4e chef de bataillon étant d’une nature particulière, la nomination à cet emploi appartiendra de droit au gouvernement sans préjudicier à la moitié des autres places qui lui sont réservées par la loi du 14 Germinal.
Fonctions du 4e chef de bataillon
Le gouvernement, en créant dans chaque corps, un 4e chef de bataillon, a sans doute eu en vue de les utiliser par leur surveillance pour l’administration, la police, la discipline et l’instruction ; mas comme on a prononcé que vaguement sur leurs fonctions, il en résulte que les chefs de corps les interprètent différemment les uns des autres et les emploient comme ils l’entendent. Il serait nécessaire que le gouvernement fît cesser cet arbitraire en précisant par une instruction les fonctions qu’il entend devoir être remplis par les 4es chefs. Il semble qu’ils doivent être chargés de tous les détails de l’instruction, de la police, de la discipline et de l’administration ; mais il faut établir les rapports qui doivent exister entre les chefs de corps, les commandants de bataillon, eux, les adjudants majors et le conseil d’administration.
Le 4e chef de bataillon doit transmettre les ordres du chef de la demi-brigade au corps ; il réunira à cet effet et à une heure indiquée les adjudants majors et adjudants sous-officiers des trois bataillons, prescrira ce qui doit être fait dans la journée, recevra les rapports des capitaines de police, surveillera la discipline, la tenue et la propreté des casernes, et sera chargé de l’instruction de la demi-brigade au détail, depuis l’école du soldat jusqu’à celle du bataillon inclusivement ; il pourra être utilisé avantageusement si on le rend le rapporteur du conseil d’administration ; il sera à même de faire connaître les abus que sa surveillance aurait pu lui faire remarquer, et qui peuvent échapper à un conseil qui n’est pas toujours composé de membres ayant des connaissances dans cette partie et dont les séances sont toujours trop courtes pour examiner suffisamment tous les objets qui lui sont soumis.
Chef de brigade
Ces emplois pour l’infanterie devraient se donner pour moitié par le choix du gouvernement et moitié par ancienneté de grade de chef de bataillon sur toute l’armée.
Avancement par ancienneté de grade
Par un décret du 27 Pluviôse an 2, il a été décidé qu’aucun citoyen ne pourra être promu aux empois qui vaqueront depuis le grade de caporal jusqu’à celui de général en chef s’il ne sait lire et écrire. Avant la promulgation de cette loi, beaucoup d’officiers avaient été promus quoique ne sachant ni lire ni écrire ; plusieurs existent encore dans les corps ; doivent ils parvenir à leur tour d’ancienneté à un grade supérieur à celui qu’ils ont ? Ne serait-il pas à propos de déterminer que toutes les fois qu’une place sera vacante et appartiendra au tour de l’ancienneté, celui qui y aura droit sera examiné par cinq militaires qui lui sont supérieurs en grade et qui devront toujours avoir pour président un chef de bataillon. Cet examen pour le sous-officier sera basé sur l’instruction théorique de l’école du soldat et celle de peloton sur les comptes à rendre de la discipline et de la tenue et sur les rapports par écrit qu’un sous-officier est dans le cas de faire lorsqu’il est détaché le conseil d’examen prononcera sur la capacité ou l’incapacité du sujet et déclarera s’il y a lieu ou non à lui accorder l’avancement auquel son ancienneté lui donne des droits.
On suivra la même marche pour les sous-lieutenants et lieutenants qui auront droit à l’avancement par ancienneté et l’examen sera basé sur l’instruction théorique de l’école du soldat, du peloton, et du bataillon sur les comptes à rendre de la tenue et de la discipline sur la manière de gérer l’administration d’une compagnie en matière de comptabilité, sur les devoirs de l’officier en campagne pour les différentes parties du service et sur la manière d’énoncer clairement et avec précision les rapports qu’il aura à faire sur des reconnaissances et détachement armés que l’officier est dans le cas de faire.
Le sous-lieutenant et lieutenant jugé capable de remplir la place supérieure qui lui est dévolue par ancienneté ayant alors les connaissances qui lui sont nécessaire est dispensé d’un nouvel examen pour parvenir au grade de capitaine.
Décisions demandées
Beaucoup d’officiers destitués, démissionnaires ou retirés chez eux avec pension ont repris de l’activité dans l’infanterie, soit comme conducteurs de conscrits, soit comme ayant coopéré à la formation des bataillons auxiliaires ; ces officiers élèvent tous les jours des difficultés par la prétention qu’ils ont de prendre leur rang d’ancienneté dans la colonne des officiers de leur grade, du jour qu’ils y ont été nommés, nonobstant l’interruption qu’ils ont eu dans leur service. Ces difficultés sont journellement soumises au Ministre de la Guerre et nécessitent de sa part des décisions partielles qui, n’étant connues que des corps qui les ont provoquées, n’empêchent pas le cours des réclamations dans les autres ; on pourra les faire cesser par une décision officiellement adressée à tous et qui classât d’une manière claire et précise tous les cas où un officier rentrant au service actif, pourrait se prévaloir de sa nomination au grade qu’il occuper pour prendre son ancienneté dans la colonne des officiers du même grade ; il me semble que tous ceux désignés ci-dessus aucun ne pourrait prétendre à cette faculté et que les officiers devenus surnuméraires par suite des évènements qu’il n’a pas dépendu d’eux d’empêcher pourraient seuls y avoir droit ; quant aux autres, ils ne devraient faire valoir leurs services antérieurs à leur rentrée en activité que pour établir leurs droits à la pension de retraite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 93 page 199).

Le 7 avril 1802 (17 Germinal an 10), le Général de Division Grenier écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états des sous-officiers susceptibles d’avancement des 108e, 54e de ligne et 27e légère qui manquaient au travail des revues d’inspection de ces demi-brigades" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 220).

/ 1803

Le 17 avril 1803 (27 Germinal an 11), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Donnez ordre au général commandant la 24e division de réunir à Mons toute la 108e" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7584).

Le 26 avril 1803 (6 Floréal an 11), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de donner ordre ... À la 108e de se rendre à Anvers où elle tiendra garnison ...
… Tous ces mouvements doivent s'exécuter 24 heures après réception de vos ordres
" (Oeuvres complètes de Napoléon, Stuttgart et Tubingue, 1822, t.4, p. 450 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7608).

Le 14 juin 1803 (25 Prairial an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous renvoie, Citoyen Ministre, les projets que vous aviez rédigés pour le camp de Saint-Omer. Voici définitivement les bases auxquelles je me suis arrêté :
Six camps seront formés, lesquels, destinés à ne composer qu'une seule armée, seront commandés par six lieutenants généraux commandant en chef. Ils auront chacun un parc d'artillerie commandé par un général d'artillerie et par un colonel diiecteur du parc. Les six parcs seront tous soumis à un général commandant en chef l'artillerie et à un général de brigade directeur général des parcs des six camps. Chacun de ces camps aura un ordonnateur, lequel correspondra avec un ordonnateur en chef des six camps.
Ces six camps seront : un en Hollande, un à Gand, un à Saint-Omer, un à Compiègne, un à Saint-Malo, un à Bayonne ...
Pour le camp de Gand, les 6e et 13e légères; 12e, 33e,51e, 108e, 14e, 36e, 61e, 85e de ligne; le 2e régiment de chasseurs, le 7e de hussards, les 4e, 14e, 16e et 17e de dragons ...
Chacune des demi-brigades ci-dessus ne fournira que ses 1er et 2e bataillons, lesquels seront complétés à 1,000 hommes. Il est donc nécessaire que ces corps soient prévenus sur-le-champ que leurs deux premiers bataillons doivent marcher vers la fin de l'été, afin qu'ils activent l'instruction, l'habillement, etc ...
" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6814; Correspondance générale, t.4, lettre 7722).

Le 24 juillet 1803 (5 Thermidor an 11), Bonaparte écrit depuis Bruxelles au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de faire donner une gratification d'un mois de solde aux 33e, 36e et 108e demi-brigades (arrivées à Gand peu de temps avant), officiers et soldats ... pour les indemniser des dépenses que leur a occasionné leur déplacement" (Correspondance générale, t.4, lettre 7855).

Le 21 août 1803 (3 fructidor an 11), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, à Berthier, Ministre de la Guerre "... Ordre aux deux premiers bataillons de la 108e, qui sont à Anvers, de se compléter chacun à 750 hommes et de se rendre à Ostende ; le 3e bataillon et le dépôt resteront dans la citadelle d'Anvers ..." (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 7022 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7945).

Le 28 août 1803 (10 Fructidor an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous envoie, citoyen ministre, les dispositions que j'ai arrêtées pour l'organisation de quatre camps faisant partie des six qui vont être formés sur les côtes de l'Océan.
... Camp de Bruges
Le général Davout est nommé commandant en chef du camp de Bruges
... Le camp de Bruges sera composé de trois divisions
... La 2e division sera commandée par le général Durutte ayant à ses ordres les généraux de brigade : Heudelet, Reille.
La 2e division sera composée des : 21e légère, 33e de ligne, 108e id, 111e id
... Le ministre de la Guerre et celui de l'Administration feront former sur-le-champdeux camps en baraques à Ostende sur la droite et sur la gauche du port pour qu'au 1er vendémiaire, la 1re et la 2e division puissent s'y baraquer ...
Le général Davout établira son quartier à Bruges et partira le 16 fructidor ...
" (Correspondance générale, t.4, lettre 7972).

Le 12 septembre 1803 (25 Fructidor an 11), Bonaparte écrit depuis La Malmaison au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Dans la deuxième division militaire (chef-lieu Mézières), citoyen ministre, les 12e et 111e demi-brigades de ligne ... doivent seuls jouir de la gratification ...
Dans la 24e division, ... la … 108e et le 1er de chasseurs pour les corps qui doivent également en jouir.
Cette gratification n'est accordée qu'aux seuls individus de ces corps qui ont passé la revue du Premier Consul ...
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 589 ; Correspondance générale, t.4, lettre 8020).

Par l'Arrêté du 1er Vendémiaire an 12 (24 septembre 1803), la 108e prend le nom de 108e Régiment d'infanterie de ligne.

Le 4 octobre 1803, le Colonel Aubin Virideau prend le commandement du 108e Régiment.

Le 6 octobre 1803 (13 Vendémiaire an 12), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Soult, commandant le camp de Saint-Omer : "… Faites-moi connaître le nombre de malades que vous avez eu, corps par corps, depuis le 1er fructidor jusqu'au 1er vendémiaire ..
Il faut exercer les soldats à nager. Il faut donc que tous les jours, en se relevant toutes les trois heures, les soldats s'exercent sur les péniches et les bateaux canonniers, lorsqu'ils peuvent aller en rade, et, lorsqu'ils ne peuvent y aller, dans le port. Dès après-demain je commence à faire nager la Garde sur six péniches. Chaque détachement y restera deux heures, de manière qu'on exercera toute la Garde à pied chaque jour …
Un petit sloop français a été pris par une chaloupe anglaise entre Nieuport et Dunkerque. Il n'y avait que trois gendarmes et deux hommes de la 108e sur le rivage, qui n'ont pu faire un feu suffisant pour le défendre. J'avais cependant ordonné qu'il y eût toujours sur la côte des piquets de cavalerie et des pièces mobiles ; mais il paraît qu'ils restent en ville …
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7171 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8118).

Le même jour, 6 octobre 1803 (13 Vendémiaire an 12), Bonaparte écrit également, depuis Saint-Lcoud, au Général Davout, commandant le camp de Bruges : "Citoyen Général Davout, un sloop français a été pris entre Nieuport et Dunkerque par une chaloupe anglaise, montée par 14 hommes. Ce sloop s'était échoué à terre ; mais, trois gendarmes et deux hommes de la 108e s'étant seuls trouvés là pour le défendre, la chaloupe anglaise les a forcés et s'est emparée du sloop. Vous n'avez donc point sur la côte, comme il a été ordonné, des patrouilles de cavalerie correspondant entre elles, et des batteries mobiles disséminées sur tous les points, pour pouvoir se porter partout où il sera nécessaire. Si ces patrouilles et ces batteries mobiles ne sont pas ainsi organisées, donnez ordre qu'elles le soient sans délai, de manière que des hommes à cheval soient continuellement placés sur les côtes, correspondent entre eux et portent partout la protection nécessaire. Envoyez-moi l'état de situation de vos troupes et le nombre de malades que vous avez eu, compagnie par compagnie, depuis le 1er fructidor jusqu'au 1er vendémiaire, et distinguez les officiers des soldats ...
Faites-moi connaître si la solde est au courant, et si ce qu'on distribue aux soldats est de bonne qualité
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7172 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8117).

Puis, encore le 6 octobre 1803 (13 Vendémiaire an 12), Bonaparte écrit également à l'Amiral Bruix, commandant la flotille de Boulogne : "Citoyen Amiral Bruix, le 7 vendémiaire, entre Nieuport et Dunkerque, une chaloupe anglaise, montée par 14 hommes, s'est emparée d'un sloop venant de Flessingue. Il ne s'est trouvé à terre, pour protéger son échouage, que trois gendarmes et deux soldats de la 108e. J'avais ordonné qu'il y eût des piquets de cavalerie et des batteries mobiles sur toute la côte. Il me paraît que ce service ne se fait pas comme il doit se faire. J'avais également ordonné que le bateau canonnier qui est à Nieuport se tînt à la mer pour éloigner toute chaloupe ou péniche ennemie ; mais il parait qu'il reste dans le port, de manière que cela ne produit aucun résultat. Je n’entends pas dire non plus que la flottille de corvettes de pêche qui est à Ostende tienne la rade. Il n'est pas possible qu'elle ne soit pas en état de sortir. Donnez ordre qu'une division armée de pièces de 24 sorte tous les jours, se tienne en rade et fasse l'exercice ..." (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7173 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8116).

Joseph Higonet est nommé Colonel du 108e Régiment de ligne le 19 octobre 1804 (1er Nivôse an 13).

/ 1805

Le 6 mai 1805 (16 Floréal an 13), l'Empereur écrit, depuis Alexandrie, au Maréchal Davout : "Mon Cousin, les échecs qu'a éprouvés l'amiral Ver Huell proviennent de l'excès de confiance de cet amiral et du peu de précautions qui ont été prises. Nous avons pour principe de ne point faire marcher seuls les bateaux canonniers. Je regrette peu les bâtiments, mais beaucoup les 200 hommes des 51e et 108e régiments, qui sont prisonniers. Veillez à ce que l'on prenne plus de précautions ; le passage du cap Grisnez n'a rien de commun avec les passages d'Ostende et de Dunkerque" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8694 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9982).

Le 11 mai 1805 (21 Floréal an 13à, à Milan, "Le maréchal Berthier, ministre de la guerre, propose à l'Empereur de renvoyer son corps le détachement du 50e régiment de ligne dont la présence n’est plus nécessaire à Anvers depuis le départ ou le désarmement des bateaux de la flottille batave sur lesquels il devait être embarqua. Il demande en même temps l'autorisation de faire fournir par le 3e bataillon du 108e régiment un détachement pour le service de l'arsenal et du port d'Anvers et d'envoyer dans cette ville les deux compagnies de vétérans qui sont à Gand et à Bruxelles"; "Approuvé ce mouvement", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 101).

Le 10 septembre 1805 (23 fructidor an 13), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin... Donnez également ordre aux troisièmes bataillons du 13e d'infanterie légère qui est à Ostende, du 108e qui est à Anvers … et du 50e qui reste à Montreuil, de faire partir chacun cent hommes pour les bataillons de guerre" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10769).

Le 21 septembre 1805 (4e jour complémentaire an 13), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "… Il est nécessaire que tous les 3es bataillons du corps d'armée du maréchal Davout soient dirigés sur Mayence et Juliers, et sur d'autres places des 25e et 26e divisions militaires. Vous les ferez réunir par divisions, de telle sorte que tous les 3es bataillons dont les régiments, à l'armée active, composent ensemble un corps d'armée, soient dans la même division de la réserve. Vous en excepterez toutefois les 3es bataillons qui sont eux-mêmes à la réserve de Boulogne, tels que celui du 13e d'infanterie légère, celui du 17e de ligne, ceux des 48e et 108e qui sont nécessaires à Anvers, et celui du 25e de ligne qui est au camp des côtes ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9248 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10851).

Le 21e Bulletin de la Grande Armée, daté de Moelk, le 10 novembre 1805 (19 Brumaire an 14), déclare : "... Le 17, l'avant-garde de ce maréchal, étant encore à plusieurs lieues de Mariazell, rencontra le corps du général Merveldt qui marchait pour se porter sur Neustadt et couvrir Vienne de ce côté. Le général de brigade Heudelet, commandant l'avant-garde du maréchal Davout, attaqua l'ennemi avec la plus grande vigueur, le mit en déroute et le poursuivit l'espace de cinq lieues. Le résultat de ce combat de Mariazell a été la prise de trois drapeaux, de seize pièces de canon et de 4,000 prisonniers, parmi lesquels se trouvent les colonels des régiments Joseph-Colloredo et Deutschmeister, et cinq majors.
Le 13e régiment d'infanterie légère et le 108e régiment de ligne se sont parfaitement comportés …
" (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 471 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9469).

/ 1806

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 3e corps du maréchal Davout
16e et 24e division
... Anvers le 108e léger (note : comprendre de Ligne) à Mons ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 108e [fera partir un détachement de] 500 [hommes] …
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "... Donnez ordre à un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants, un sergent-major, quatre sergents, un caporal-fourrier et huit caporaux, et à 400 hommes du 3e bataillon du 13e légère de partir sans délai pour rejoindre leur corps en Allemagne. A son arrivé, ce détachement sera incorporé dans les deux bataillons de guerre.
Donnez ordre à un détachement du 3e bataillon du 48e également composé de 400 hommes et organisé de même, de rejoindre en Allemagne ses deux premiers bataillons de guerre. À son arrivée, il y sera incorporé. Donnez le même ordre pour le 108e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 625 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12872).

Le 13 septembre 1806, "On propose ... de confirmer la promotion du sieur Higonet, adjudant-major du 108e régiment d'infanterie au commandement d’une compagnie"; "Refusé", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3571).

Le 14 octobre 1806, le Colonel Higonet est tué.

Le 5e Bulletin de la Grande Armée, daté de Iéna, 15 octobre 1806, déclare : "La bataille d'Iena a lavé l'affront de Rosbach, et décidé, en sept jours, une campagne qui a entièrement calmé cette frénésie guerrière qui s'était emparée des têtes prussiennes.
… nous n'avons à regretter, ... parmi les colonels morts, les colonels Vergez, du 12e régiment d'infanterie de ligne … Higonet, du 108e
" (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 40 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 33 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 11009).

Le 20 octobre 1806, le Colonel Henri Rottembourg prend le commandement du 108e Régiment d'Infanterie de ligne.

Le 25 octobre 1806, Napoléon écrit depuis Potsdam, au Général Dejean, Ministre Directeur de l’Administration de la guerre : "Monsieur Dejean, faites partir au 6 novembre 120 hommes du 14e de ligne, 120 du 12e légère, 120 du 2e légère, 120 du 4e légère, 120 du 25e légère, 120 du 64e, 120 du 108e, 120 du 48e, 120 du 13e légère et 120 du 32e, commandé chaque détachement par un officier, deux sergents, deux caporaux avec deux tambours. Ces détachements se dirigeront sur Mayence, Erfurt, Wittenberg et Berlin..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 743 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13332).

1807

Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère ...
127 au 8e de ligne ...
100 au 108e id ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).

Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Général Lacuée, Directeur général des revues et de la conscription : "L’état n°3 que vous m'avez accordé m'a fait plaisir ; il m'a paru ne rien laisser à désirer. Je disposer des 20000 hommes de la réserve de la manière suivante :
Annexe
Etat des hommes de la réserve à donner aux corps d'infanterie ci-après :
Ceux 12e de ligne 280 hommes ...
108e 270
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14172).

Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
3e corps
... 108e de ligne ...
Dépôts à Thorn ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).

Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "En conséquence des derniers états de situation que vous m'avez remis, il résulte que ...
Que le 17e, 19e, 25e, 28e, 35e de ligne, 43e, 46e, 48e, 50e, 55e, 108e et 13e légère auraient un effectif de 15 500 hommes et qu'il manquerait 4 800 hommes pour que ces bataillons fussent au complet effectif de 1 260 hommes par bataillon.
Voici comment j'arrive à ce résultat ...
Faites-moi connaître l'état de situation au 15 mars de tous les 3es ou 4es bataillons de l'armée, effectif. Mettez à côté ce qu'ils devaient recevoir de 1806 et 1807 et réserve ; ce qui était reçu aux corps au 15 mars et faisant partie de leur situation, en ajoutant à la situation au 15 mars ce qui leur reste à recevoir de la conscription, ils auront, dans le courant de l'été, la force qu'il faut que ces bataillons aient. Par la différence de cette situation au complet effectif de 1 260 hommes, on aura ce qu'il est nécessaire de leur donner encore de la conscription de 1806. Il faut cependant faire attention qu’il a des bataillons qui ont leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Grande Armée
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14727).

Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 108e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).

Le 30 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean ... Le 48e de ligne a 989 hommes à Anvers et le 108e 941 dans la même ville. Faites partir de chacun de ces régiments deux compagnies, formées chacune à 200 hommes, et trois officiers. Formez de ces 4 compagnies un bataillon de 800 hommes que vous dirigerez par el plus court chemin sur Berlin. Ayez soin que les gouverneurs, dont ce bataillon doit traverser les arrondissements, soient prévenus de son passage. Informez-en aussi le général Clarke à Berlin et le major général ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1080 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15472).

Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère. ... INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 108e 100 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).

1808

Le 19 février 1808, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez au général Savary ce supplément d'instructions. Les 13e, 14e, 15e, 16e, 17e et 18e régiments provisoires sont composés de régiments qui ont déjà fourni 4 compagnies aux 12 premiers régiments provisoires. Mon intention est que le général Savary forme de tous ces détachements deux bataillons qu'il pourra appeler régiment de marche. Il composera ce régiment de tous les détachements arrivés à Orléans, et qui doivent faire partie des 13e et 14e régiments provisoires, ayant soin de ne pas envoyer les compagnies qui n'ont rien fourni aux régiments provisoires, telle que la compagnie du 34e par exemple. Ce régiment qui sera fort de 7 ou 800 hommes, partira sous les ordres d'un chef de bataillon. Il fera la même opération pour les 15e et 16e. Il n'y mettra pas, par exemple, la compagnie du 32e légère [sic] ; et d'autres, s'il y en a qui n'ont rien fourni aux 12 premiers régiments provisoires. Ces 2 bataillons seront commandés par un des chefs de bataillon qui étaient destinés au commandement des 13e, 14e, 15e, 16e, 17e et 18e régiments provisoires. Le général Savary en fera dresser procès-verbal, et les fera marcher en ordre. Ils feront une halte à Bordeaux où l’on fournira une paire de souliers à chaque homme, et où l'on fera à leur armement les réparations qui seraient nécessaires. À leur arrivée au corps du maréchal Moncey que vous en préviendrez, ils seront dissous et rejoindront les 4 compagnies fournies par le régiment. Ces renforts tiendront au complet les 12 premiers régiments provisoires. Mon intention est que tout ce qui arrivera à Orléans, en conséquence des ordres qui ont été donnés pour la formation des 6 derniers régiments provisoires, soit à fur et mesure qu’il y aura 800 hommes réuni en un bataillon de marche et dirigé sur le quartier général du maréchal Moncey pour être dissous à l'arrivée, et incorporé ...
Vous sentez la différence que je fais d'un régiment au bataillon de marche à un régiment provisoire ; les uns restent organisés, et les autres doivent être dissous du moment qu’ils arrivent. Alors mon intention est que les 13e, 14e et 15e régiments provisoires soient organisés de la manière suivante :
... 14e régiment provisoire : 1er bataillon, 4 compagnies du 48e. 2e bataillon, 4 compagnies du 108e. 3e bataillon, 4 compagnies du 72e ...
Je désire donc que vous me fassiez faire un état qui me fasse connaître le nombre de bataillons de marche à former successivement pour compléter les douze premiers régiments provisoires et la formation définitive des six derniers régiments provisoires. Vous sentez la nécessité de ce que je prescris là.
... Je n'ai pas besoin de vous dire qu'en formant aux camps de Boulogne et d'Anvers les détachements qui doivent former les régiments provisoires, il faut prendre dans les 3es bataillons des jeunes gens, et non aucun des hommes qui ont fait les campagnes de la Grande Armée, à moins que ce ne soit quelques hommes de bonne volonté ...
Après que vous aurez donné vos instructions, vous m'enverrez les états qui organisent tout cela de cette manière. Le principe fondamental est qu'aucun régiment d'infanterie de ligne ni légère ne doit fournir qu'à un régiment provisoire mais peut fournir plusieurs bataillons des régiments de marche. Ceci n'exige aucun contrordre à donner dans les dépôts. Il suffit seulement que le général qui commande à Orléans et Poitiers ait bien ses instructions et les documents nécessaires pour comprendre et faire ma volonté.
Le commencement n'est pas bien dit. Il ne faut pas faire deux régiments de marche mais seulement deux bataillons formant un régiment commandé par un major et chaque bataillon par un chef de bataillon.
Quand ce régiment de marche arrivera à l'armée du maréchal Moncey, il gardera les officiers et chefs, pour remplacer les malades et vous le laisserez maître de conserver le cadre de la compagnie et d'avoir ainsi cinq compagnies d'un même corps formant un bataillon d'un régiment provisoire ou de la fondre dans les quatre compagnies. Cependant mon intention n'est pas qu'il conserve le cinquième cadre à moins que les quatre compagnies n'aient chacune plus de 110 hommes présents sous les armes et que la 5e compagnie arrivante soit de même force. Il importe que l'opération se fasse par procès-verbaux et que le compte n'en soit pas rendu par une simple dépêche. Il faut aussi entendre bien, tant pour l'infanterie que pour la cavalerie, que lorsqu'un régiment de marche arrivera, le général de l'armée ne peut incorporer un détachement d'un régiment dans une compagnie d'un autre régiment, sans quoi il y aura confusion
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1631 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 17221).

Le 22 février 1808, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Général Clarke, vous devez avoir reçu mon décret pour la nouvelle organisation de l'armée. Je me suis hâté de vous l'envoyer, ainsi que les différents tableaux, afin que vous puissiez donner tous les ordres préparatoires. Mon intention est cependant qu'aucun dépôt ne se mette en marche pour sa nouvelle destination, et qu'aucun embrigadement ne soit fait qu'en conséquence d'une instruction que vous donnerez aux généraux chargés de ce travail, et qui, avant d'être expédiée, sera mise sous mes yeux. Voici quelles sont mes vues ; je vous les fais connaître afin que cela vous serve pour la rédaction de cette instruction.
3e Corps de la Grande Armée. Vous chargerez le maréchal Davout de faire l'opération pour son corps d'armée. Il y a dans ce corps d'armée des régiments qui ont deux bataillons et d'autres qui en ont trois ... Le 12e de ligne a deux bataillons au 3e corps ; il n'y a pas de difficulté pour le former à trois bataillons. Il en est de même des 25e, 48e, 65e, 85e, 108e et 111e. Tous ces régiments, ayant un effectif de plus de 2,000 hommes, auront l'effectif de leurs cadres rempli à raison de 140 hommes par compagnie ...
" (Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13593 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 171260).

Le 12 mars 1808, à Paris, on soumet à l'Empereur un "Rapport du ministre de la guerre rendant compte que le ministre de la marine demande huit détachements d'infanterie de ligne de 100 hommes chacun, pour concourir à la formation de la garnison des huit vaisseaux de ligne en armement à Flessingue.
Le ministre de la marine ajoute qu'il serait important que quatre de ces détachements d'infanterie puissent être embarqués le 1er avril
"; l'Empereur répond : "Ces quatre garnisons seront fournies, une par le 108e, une par le 65e, une par le 72e, et une autre par le 48e" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1702).

Le 25 avril 1808, à Bayonne, l'Empereur est informé que "Le capitaine Higonet, du 108e régiment, demande qu'une somme de 6.000 francs, due par son frère, colonel de ce régiment, qui a été tué la bataille d'Iéna, soit acquittée par le Trésor public.
Il rend également compte à Sa Majesté qu'il est du par l'Etat, à la succession du colonel Higonet, une somme de 3.077 fr. 77 pour appointements et indemnités.
Il demande les ordres de Sa Majesté pour savoir si les 6.000 francs de dettes seront payés par le Trésor public, et si, dans ce cas, on devra porter en déduction les 3.077 fr. 77 dus par l'Etat
"; "Accordé" répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1822; non signée ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec S. M. l'Empereur et Roi, du 13 avril 1808 »).

Le 6 mai 1808, l'Empereur écrit, depuis Bayonne, au Général Clarke, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke ... Il faut que vous ordonniez au général Chambarlhac, qui commande la 24e division militaire, de compléter deux compagnies de 2 à 300 hommes de chacun des 72e, 65e, 108e et 48e régiments, pour en former deux petits bataillons de 500 hommes chacun, qui formeront un régiment provisoire. Mon intention est qu'ils soient réunis, pour le 1er juin, à une marche de Breskens, dans des lieux sains. Si ces régiments ne peuvent pas fournir sur-le-champ les deux compagnies, ils en fourniront d'abord une. L'air de l'île de Cadzand étant mauvais, le général de brigade ne les appellera qu'en cas de nécessité ..." (Correspondance de Napoléon, t.17, lettre 13816 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 17784).

Le 23 juin 1808, l'Empereur rédige des "PROJETS ET NOTES RELATIFS A L'ORGANISATION DE L'INFANTERIE ET DE LA CAVALERIE"; il écrit :"3° NOTE ...
2e régiment de marche : deux bataillons de dix-huit compagnies (à Mayence) 2520 ...
Réunir cette division à Magdeburg.
4° GRANDE ARMÉE.
PROJET DE FORMATION DE RÉGMENT DE MARCHE.
Infanterie.
1er régiment de marche. 1.860.
2e Id. 3.920 ...
PROJET DE DÉCRET.
Article premier. Il sera formé six régiments de marche de la Grande Armée ; ils seront organisés conformément au tableau ci-annexé.
Art. 2. Toutes les troupes qui doivent composer ces régiments seront bien habillées, bien armées, enfm mises en bon état et prêtes à partir de leur garnison le 1er août prochain.
Art. 3. Le 1er régiment de marche se réunira à Hanau ...
Le 2e – à "
Art. 4. Nos ministres de la guerre, de l'administration de la guerre et du Trésor public, sont chargés de l'exécution du présent décret ...
6° 2e RÉGIMENT DE MARCHE OU RÉGIMENT DE MARCHE DU 3e CORPS ...
4e bataillon (7 compagnies).
Trois compagnies, chacune de 140 hommes, de Coblenz, 85e de ligne. 420
Trois compagnies, chacune de 140 hommes, d'Anvers, 108e de ligne. 420
Une compagnie de 140 hommes, de Spire, 111e de ligne. 140
980 ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2037 - date présumée, en raison de la lettre adressée le même jour à Clarke).

Le 1er juillet 1808, l'Empereur écrit, depuis Bayonne, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, vous voudrez bien ordonner que les 108e et 48e complètent chacun le bataillon qu'ils ont au camp d'Ecloo à six compagnies de 6 ou 700 hommes, et que le 65e renvoie à ce camp deux compagnies de 100 hommes chacune, lesquelles avec quatre compagnies du 72e formeront un bataillon provisoire. Ces trois bataillons formeront un régiment qui sera commandé par un adjudant commandant ou par un général de brigade qui aura le commandement du camp d'Ecloo : ce renfort portera ce camp à près de 2000 hommes. Vous donnerez ordre que ces troupes soient exercées, et qu'elles reçoivent les vivres de campagne. Il n'y aura plus alors de bataillon provisoire ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2064 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18456).

Le 24 août 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai lu avec attention l'état de situation n° 3 des corps de la Grande Armée. Je vous le renvoie pour que vous y fassiez quelques changements : ... aux trois bataillons du 108e il manque 700 hommes ...
… En faisant des recherches pour bien faire cet état, vous me ferez un rapport qui me fasse connaître s'il est possible de former à Mayence un 3e régiment de marche (bis) de 3 bataillons qui serait composé de la manière suivante :
2e bataillon, 1 compagnie du 15e léger, 120 hommes ; 1 compagnie du 23e de ligne, 120 hommes ; 4 compagnies du 48e, 600 hommes ; 4 compagnies du 108e, 600 hommes ; total 1 440 hommes.
Ce régiment serait de 4 000 hommes. Il serait suffisant que chaque compagnie fût commandée par un officier, deux sergents, quatre caporaux. Ce corps, après avoir passé la revue à Mayence et dans le comté de Hanau, serait dirigé en temps opportun sur le corps du maréchal Davout, pour renforcer ses 48 bataillons ; et alors ce maréchal aurait un effectif de 39 000 hommes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2211 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18751).

Le 4 septembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, il sera réuni à Louvain un régiment de marche composé de détachements appartenant au 3e corps, qui portera le nom de 3e régiment de marche du 3e corps de la Grande Armée.
Ce régiment sera composé de la manière suivante :
... 2e bataillon
3 compagnies du 108e à 200 hommes, 600 hommes ...
Total du régiment 2 800 hommes
Les majors seront prévenus de tenir ces détachements en règle, de manière qu’ils puissent partir le 1er octobre et être arrivés à Louvain avant le 10 octobre. Ce régiment est destiné à se rendre en Allemagne pour compléter les régiments du 3e corps ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2256 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18822).

Le 4 septembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "… Les 4es bataillons du 3e corps qui doivent rejoindre l'armée cet hiver, sont ceux des ... 12e, 21e, 25e, 30e, 33e, 48e, 61e, 65e, 85e, 108e et 111e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2255; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18825).

Le 2 octobre 1808, l'Empereur écrit, depuis Erfurt, au Général Clarke : "... Le 100e et le 108e ont de très forts détachements à Metz il faut les diriger sur leurs régiments lorsqu'ils passeront avec le 5e corps ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2346).

Le 5 décembre 1808, à Madrid, l'Empereur ordonne : "1° Les vingt et un régiments de l'armée du Rhin seront complétés à quatre bataillons. A cet effet, les compagnies de grenadiers et voltigeurs des 4es bataillons des 30e et 33e de ligne, du 10e d'infanterie légère, des 105e, 22e, 57e, 65e, 72e, 3e, 12e, 61e, 85e et 111e de ligne, qui font partie du corps que commande le général Oudinot, partiront au 10 janvier prochain de leurs cantonnements actuels pour rejoindre les bataillons de guerre de leurs régiments respctifs, hormis les régiments qui ont ordre déja, qui rentrent en France.
Les 4es bataillons des 48e de ligne, 13e légère, 108e, 72e et 65e et autres joindront également leurs corps à l'armée du Rhin aussitôt qu'ils seront complétés à 840 hommes et commenceront le 1er mars. Les compagnies de grenadiers et voltigeurs des 4es bataillons qui rejoindront leurs régiments formeront le fond des 4es bataillons ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2522).

Le même 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e. 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes, laissant les 4e, 46e, 18e de ligne, 24e et 26e légers, ce qui fait cinq régiments, pour la défense du port de Boulogne et de la Bretagne, et me laissant ainsi la faculté de diriger sur l'Allemagne les 4es bataillons des 48e, 13e, 108e, etc ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446).

1809

Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, voulant compléter mon armée du Rhin, mon intention est que ... Les 1er, 2e, et 3e bataillons du 15e léger ont besoin de 800 hommes pour les compléter ; ils paraîtront à ma revue le 16, et partiront de Paris le 17 pour Mayence. Le dépôt du 33e de ligne fera partir pour Mayence 200 hommes ; le dépôt du 48e, 200 hommes ; celui du 108e, 300 hommes ; et celui du 111e, 60 hommes. Ces détachements fourniront 1 560 hommes composant ensemble un bataillon de marche sous le titre de 2e bataillon de marche de l’armée du Rhin ...
Ces bataillons de marche se réuniront à Mayence le plus tôt possible. On n’y mettra que le nombre d’officiers et de sous-officiers nécessaires pour conduire les hommes. Vous me ferez connaître le jour de leur arrivée à Mayence, et je donnerai des ordres pour leur direction sur l’armée du Rhin ...
Les 33e, 48e, 108e, et 111e de ligne tiendront prêtes à partir pour la même destination autant de compagnies de fusiliers qu’ils pourront, à 140 hommes chacune ...
Les compagnies destinées aux 4es bataillons doivent être préparées sans aucun retard, pour que j’ordonne leur départ
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2766 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20015).

Le même 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Dejean : "Monsieur le général Dejean, il y a au 65e de ligne 126 conscrits, au 72e 105 conscrits, au 108e 172 conscrits, au 10e de chasseurs 83 et au 4e de hussards 21, qui sont encore habillés en paysans ; donnez des ordres pour que ces habits de paysans disparaissent le plus tôt possible ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2771).

Le 25 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke ... Le 13e régiment d'infanterie légère, le 48e de ligne, le 108e et le 25e garderont, jusqu'à nouvel ordre, leurs 4es bataillons dans le Nord" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2822 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20127).

Le 26 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, il faut porter une attention particulière au camp de Boulogne. Ce camp est composé de sept 4es bataillons, qu'il faut maintenir au grand complet de manière qu'ils forment 6,000 hommes ; ce qui, joint aux 4,000 marins et aux 1,000 hommes d'artillerie, portera la force de ces troupes à 11,000 hommes, force raisonnable et qui est nécessaire.
... Je remarque que ces sept régiments devraient être chacun au grand complet, lorsqu'ils auront reçu la conscription de 1810, et que cependant il manquera ... Proposez-moi les moyens de remédier à ce déficit. Il faut que ces sept régiments, avec les 13e léger, 108e et 48e, qui sont les dix régiments qui ont leurs 4es bataillons pour la défense du Nord, soient maintenus à leur très-grand complet, et qu'il y ait plutôt 4 ou 500 hommes de plus, comme il en est des quatre régiments qui sont en Bretagne. Après avoir ainsi pris des mesures pour compléter ces dix bataillons, il faudrait pouvoir en former une division de réserve pour la porter ailleurs, et la remplacer, dans la défense du camp de Boulogne et de l'Escaut, par dix bataillons provisoires formés de conscrits de 1810 et de compagnies des 5es bataillons qui sont dans les 24e et 25e divisions militaires. Présentez-moi la formation de ces dix bataillons de deux compagnies de chacun de ces 5es bataillons. Ainsi, à la fin de mai, ces bataillons pourraient être formés et rendre disponibles les dix 4es bataillons composés déjà d'anciens soldats
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14814 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20144).

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810 ...
5e régiment provisoire ...
7e régiment provisoire :
Le 7e régiment provisoire sera composéde 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 48e, 108e, 72e, 65e, 13e légère, 27e légère. Ce régiment se réunira à Gand ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195).

Le 12 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke ... Quatre régiments, savoir : le 13e régiment d'infanterie légère, le 25e, le 48e et le 108e, ont leur 4e bataillon aux camps de Boulogne et d'Anvers. Ces 4es bataillons ne pourront partir pour l'Allemagne que lorsqu'on aura pourvu, par l'organisation des réserves, à la défense des camps ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14887 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20337).

Le 21 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, à Alexandre, Prince de Neuchâtel, Major général de l'Armée d'Allemagne, à Paris : "Mon Cousin, donnez ordre au général sénateur Demont de se rendre à Würzburg pour être employé au corps du duc d'Auerstaedt. Faites connaître au duc d'Auerstaedt que je désire qu'il mette sous les ordres de ce général une réserve qui serait composée des 4es bataillons du 30e, du 61e, du 65e, du 33e, du 111e, du 12e et du 85e de ligne ; ce qui fait sept bataillons. Ces sept bataillons ne sont encore qu'à 500 hommes ; ils ne forment donc qu'une force de 3,500 hommes ; mais ils vont bientôt recevoir une compagnie qui leur produira une augmentation de 1,100 hommes. Les 4es bataillons des 48e, 108e, 25e de ligne et 13e léger ne doivent pas tarder à partir de Boulogne ; ce qui portera le nombre des 4es bataillons à onze ; on pourrait y joindre ceux des 7e léger, 17e et 21e de ligne ; ce qui ferait quatorze bataillons. Cette réserve paraît nécessaire ; les divisions restant composées de cinq régiments, et chaque régiment ayant un complet de 2,500 hommes, les divisions seraient de plus de 12,000 hommes ; si l'on y laissait les 4es bataillons, elles seraient de 14 à 15,000 hommes ; ce qui est beaucoup trop fort pour une division. La formation des 4es bataillons n'est pas encore terminée ; il sera bon de les avoir sous la main et en dépôt pour être réunis. Il y a aussi un avantage à cette mesure, c'est qu'un régiment qui a trois bataillons en ligne et un bataillon à la division de réserve, qui peut ne pas se trouver compromis le même jour, peut trouver dans ce bataillon des ressources pour réparer ses pertes. Je désire donc que le corps du duc d'Auerstaedt soit composé de la manière suivante : des divisions Morand, Gudin, Friant et d'une quatrième division formée des kes bataillons de chacune des trois premières divisions. Chacune de ces trois premières divisions doit avoir trois généraux de brigade, un pour l'infanterie légère, et les deux autres commandant deux régiments de ligne ou six bataillons. La division du général Demont devra avoir trois généraux de brigade : un, commandant les 4es bataillons de la 1re division ; un, commandant les 4es bataillons de la 9e division, et un, commandant les 4es bataillons de la 3e division. Deux ou trois bataillons de la même division seront réunis sous le commandement d'un major. Les 4es bataillons des 13e léger, 17e et 30e de ligne seront réunis sous un major de l'un de ces trois régiments. Les 4es bataillons des 61e et 65e seront commandés par un major de l'un de ces deux régiments. Par cette formation, tous les avantages se trouvent réunis ; et le duc d'Auerstaedt aura quatre généraux de division, douze généraux de brigade, quatre adjudants commandants, et soixante pièces de canon, à raison de quinze pièces par division, indépendamment de l'artillerie attachée à la cavalerie, et des généraux et adjudants commandants attachés à son état-major" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14934 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20469).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
vous donnerez ordre que le fonds de la 8e demi-brigade se réunisse à Gand. À cet effet, 2 compagnies du 5e bataillon du 48e, du 108e, 72e, 65e, 13e d'infanterie légère, 27e idem, 22e, 54e et 45e se mettront en marche à la même époque, pour former à Gand les 4 bataillons de la 8e demi-brigade ...
Aussitôt que la 8e demi-brigade sera forte de 1000 hommes, je compte faire partir également les 4es bataillons du 48e, du 108e et du 13e léger. Ces bataillons devront se tenir prêts à partir pour joindre leurs bataillons de guerre ; mais vous prendrez mes ordres pour ce mouvement ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).

Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 108e de Ligne doit faire partie du 3e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc d'Auerstadt; 2e Division Friant, 3e Brigade Gautier (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619).

Le 29 avril 1809, l'Empereur écrit, depuis Burghausen, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Les 4es bataillons des 19e, 13e légers, 48e et 108e partiront de Boulogne pour Anvers, lorsque les demi-brigades qui se réunissent à Saint-Omer et à Gand auront un présent sous les armes de plus de 5 000 hommes" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3131 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20924).

Le 3 juin 1809, l'Empereur écrit, depuis Ebersdorf, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, la conscription doit déjà commencer à rendre. Faites-moi un rapport sur l'organisation de mes réserves. Voici comment j'entends qu'elles soient organisées.
Le commandant de ma réserve en Allemagne sera le duc d'Abrantès.
La 1re division, commandée par le général de division Rivaud, sera composée de la brigade Charles Lameth (1re brigade), ayant les 4es bataillons des 19e, 25e et 28e de ligne, de la brigade Taupin (2e brigade), ayant les 4es bataillons des 36e, 50e et 75e, et de la brigade Brouard (3e brigade), ayant les 4es bataillons des 13e léger, 48e et 108e. La division Rivaud aurait donc 7,200 hommes ... Les brigades Taupin et Lameth resteraient à Hanau. La division Rivaud devrait avoir un adjudant commandant, un officier d'artillerie, un officier du génie et douze pièces de canon ...
J'aurais donc dans le mois de juillet trois divisions bien organisées, ayant 21,000 hommes d'infanterie, 5,000 hommes de cavalerie, quarante-deux pièces de canon, une ou deux compagnies de sapeurs, un commandant d'artillerie, un commandant du génie et un commissaire ordonnateur. En y joignant la division hollandaise que commande le général Gratien, on porterait ce corps à plus de 30,000 hommes.
Aussitôt que le duc d'Abrantès sera arrivé à Paris, vous lui ferez connaître mes intentions et vous lui ordonnerez de commencer la revue et l'inspection de son corps, pour assurer et accélérer par tous les moyens sa formation ...
Recommandez au duc de Valmy, qui jusqu’à ce moment commande la réserve, de bien la faire exercer ...
" (Correspondance de Napoléon, t.19, lettre 15291 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21118).

Le 6 juin 1809, au Camp impérial de Schönbrunn, on informe l'Empereur que "Le général Clarke a cru devoir ordonner d'incorporer dans les 48e et 108e régiments d'infanterie de ligne, qui sont à Anvers, 300 conscrits réfractaires du dépôt du fort Lillo, pris parmi ceux qui ont montré le plus de bonne volonté et la meilleure conduite, à raison de 100 hommes par régiment" ; "Approuvé", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3209).

Le 10 juin 1809, l'Empereur, qui vient de décider d'une importante levée de Conscrits, sur la classe 1810, mais aussi sur les classes 1806 à 1809, afin de compenser les pertes du début de la campagne, et renforcer l'Armée, écrit depuis Schönbrunn au Général Clarke pour lui donner le détail de cette opération particulièrement complexe; lettre accompagnée de 3 Etats différents très détaillés. Concernant le 108e de Ligne, l'Empereur ordonne : "... Les 3 mille hommes qui étaient réservés pour le dépôt de Strasbourg seront distribués de la manière suivante :
700 hommes à la division Saint-Hilaire indépendamment de ceux accordés dans le travail de M. Lacuée,
1100 hommes à la division Friant, aussi indépendamment de ceux accordés dans le travail de M. Lacuée
et 1200 hommes au corps du duc de Rivoli,
total 3000 hommes, le tout conformément au tableau C ...
". L'Etat C qui suit cette lettre indique que 200 hommes doivent être dirigés sur le Dépôt du 108e de Ligne, et que 200 hommes doivent être envoyés par le Dépôt aux Bataillons de guerre à la Division Friant. Enfin l'annexe intitulée "Répartition des 40 000 conscrits de l'appel supplémentaire de 1810" indique, concernant la Division Friant, composée de 5 Régiments dont le 108e de Ligne : "On n’avait proposé que 282 conscrits pour compléter les compagnies que ces 5 régiments ont aux demi-brigades provisoires, on leur en donne 1295", dont 800 pour le 108e. Cette même annexe donne également la composition de la 8e Demi-brigade provisoire : 48e de ligne complété à la division Friant, 108e id., 72e de ligne complété à la division Saint-Hilaire, 65e de ligne complété extraordinairement, 19e léger complété aux Côtes du Nord, 27e id., 22e de ligne 160, 54e id., 45e id.; au total donc, 160 hommes. Il est par ailleurs précisé que l'on doit porter "les 24 compagnies à 3360" (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21182).

Le Colonel Rottembourg est blessé le 6 juillet 1809.

Le 30 juillet 1809, l'Empereur écrit, depuis Schönbrunn, au Maréchal Berthier, Major général de l'armée d'Allemagne : "... Avez-vous des nouvelles ... d'un détachement de 6 ou 700 hommes des 33e, 111e et 15e léger qui doivent arriver du 1er au 2 août à Vienne; de 4 à 500 hommes des 48e, 108e et 15e léger qui doivent arriver à Vienne le 11 août ? Ces deux détachements feront 1 200 hommes de renfort pour la division Friant ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3367 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21656).

Le 8 août 1809, l'Empereur écrit, depuis Schoenbrunn, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "En lisant avec attention l'état que vous m'avez envoyé en date du 1er août ... Dans l'ite de Cadzand, une brigade commandée par le général Rousseau est composée de 1,000 hommes ; elle fait partie de la division du général Chambarlhac, et je vois que le général Chambarlhac a, de plus, à Gand la 8e demi-brigade de réserve. Je suppose un colonel en second pour la commander. Il faut y envoyer des majors pour commander chacun un ou deux bataillons. Je vois le 48e, le 108e, le 13e léger et le 65e, quatre bataillons formant 3,000 hommes. Envoyez deux majors ; l'un commandera le 48e et le 108e ; l'autre le 13e et le 65e. Envoyez également trois généraux de brigade dans la division Chambarlhac, savoir : le général Rousseau, un pour la 8e demi-brigade provisoire et un pour les quatre bataillons. Tout ce que l'on pourra retirer des dépôts, faites-en former un bataillon provisoire commandé par un major. La division Chambarlhac sera ainsi composée de trois brigades et de plus de 6,000 hommes. Tous les détachements de cavalerie que vous pourriez vous procurer, il faut en former plusieurs régiments de marche commandés chacun par un major ...
Alors on aurait une armée active composée de la manière suivante : INFANTERIE. — Division Chambarlhac : 1re brigade, Rousseau (pour mémoire, chargée de la défense de Cadzand), 1,000 hommes. -2e brigade : 8e demi-brigade de réserve, 1,200 hommes, et bataillons provisoires de la 16e division militaire, 1,500 hommes ; total, 2,700 hommes. — 3e brigade : bataillons des 48e, 108e, 13e et 65e, 3,000 hommes. — Division Olivier : 1re brigade : 3e et 4e demi-brigade provisoires, 4,000 hommes. — 2e brigade : 6e et 7e demi-brigade provisoires, 4,000 hommes ...
" (Correspondance de Napoléon, t.19, lettre 15629 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21733).

Le 5 septembre 1809, l'Empereur écrit, depuis Schoenbrunn, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "J'ai lu avec attention l'état de situation que vous m'avez envoyé de mes trois corps d'armée dans le Nord au 28 août. Je désire que vous m'en envoyiez un semblable tous les cinq jours.
Vous voudrez bien faire exécuter sur-le-champ toutes les dispositions suivantes.
ARMÉE D ANVERS. - Toutes les troupes d'infanterie de ligne, soit des demi-brigades provisoires, soit des détachements quelconques, qui se trouvent dans les départements du Nord ou sont en marche pour s'y rendre, feront partie de l'armée d'Anvers et seront réunies en six demi-brigades provisoires. Ces six demi-brigades formeront deux divisions. 1re Division. La 1re division sera organisée ainsi qu'il suit :
18e demi-brigade provisoire. — Une Demi-brigade provisoire sera formée du bataillon du 108e, du bataillon du 13e d'infanterie légère, du bataillon du 48e et de celui du 65e ; total, quatre bataillons de 800 hommes, formant 3,000 hommes, qui composeront une demi-brigade provisoire portant le n°18. Un colonel en second et deux majors seront attachés à cette demi-brigade. On réunira tout ce que les dépôts du 48e et du 65e peuvent avoir de disponible et tous les détachements qu'ils ont dans le Nord, et l'on formera ainsi ces quatre bataillons. Les hommes qui ont été pris à Flessingue seront portés à la suite et seulement pour mémoire. Il sera nommé à toutes les places vacantes ...
2e Division ...
Ces deux divisions seront sous les ordres du général Reille, mon aide de camp, et formeront une aile de l'armée du prince de Ponte-Corvo ...
" (Correspondance de Napoléon, t.19, lettre 15750 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21981).

Le 23 août 1811, le 108e de Ligne passe sous le commandement de Jacques-Michel-Franchois Achard.

1812

Le Colonel Achard est blessé le 23 juillet 1812 (bataille de Moguilev).

Le Colonel Achard est blessé le 7 septembre 1812 (Borodino).

1813

1814

Le 108e Régiment d’Infanterie de Ligne est licencié le 12 mai 1814 et versé au 89e Régiment d’Infanterie de Ligne.

1815

Le 89e Régiment d’Infanterie de Ligne reprend, le 22 avril 1815, le nom de 108e Régiment d’Infanterie de Ligne. Pendant les Cents-Jours, le 108e est commandé par le Colonel Higonet. Il fait la campagne de 1815 en Belgique dans la 5e Division du 2e Corps de l’Armée du Nord.

Le Colonel Higonet est blessé les 16 et 18 juin 1815.

Le 108e est licencié le 3 août 1815.

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