Le 24ème Régiment d'Infanterie Légère

1796-1815

Avertissement et remerciements : Nous amorçons aujourd'hui l'étude du 24e Régiment d'infanterie légère, dont voici pour l'instant les tous premiers éléments

/ 1796-1797

Le 3 avril 1797 (14 germinal an V), une lettre est adressée depuis le Quartier de Friesach au Général Joubert, sur ordre du Général en Chef :
"... Si le général en chef se résout à réunir votre division aux quatre autres qu'il a déjà, pour se diriger droit sur Vienne, il désirerait que vous eussiez les demi-brigades ci-après : 24e et 29e d'infanterie légère, 14e, 33e, 85e et 93e de bataille (sic) ..." (Correspondance de Napoléon, t.2, lettre 1681).

Le 18 mai 1797 (29 floréal an 5), le Général chef de l’Etat-major général de l’Armée de Sambre et Meuse écrit, depuis le Quartier-général à Friedberg, au Général Grenier : "Je vous préviens, mon cher général que le général en chef par ses nouvelles dispositions, nécessitées par l’éloignement de quelques corps de troupes destinées à agir pour les sièges, vient d’arrêter l’organisation de l’armée de la manière suivante :
... La 4e division sous les ordres du général Championnet sera composée des :
11e régiment de Chasseurs à cheval;
24e demi-brigade d’infanterie légère;
78e, 92e, 102e demi-brigades d’infanterie de ligne.
Les généraux Legrand, Soult, Watrin, et l’adjduant général Daclon pour les fonctions de l’état-major, seront attachés à cette division ...
" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 105 page 222).

/ 1800

Le 25 janvier 1800 (5 pluviôse an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Mon intention, Citoyen Ministre, est d'organiser une armée de réserve dont le commandement sera réservé au Premier Consul. Elle sera divisée en droite, centre et gauche. Chacun de ces trois grands corps sera commandé par un lieutenant du général en chef. Il y aura, en outre, une division de cavalerie, commandée également par un lieutenant du général en chef.
Chacun de ces grands corps sera partagé en deux divisions, commandées chacune par un général de division et par deux généraux de brigade, et chacun des grands corps aura en outre un officier supérieur d'artillerie.
Chaque lieutenant aura un général de brigade pour chef de son état-major; chaque général de division, un adjudant général.
Chacun de ces corps sera composé de 18 à 20,000 hommes, dont deux régiments de hussards ou chasseurs, et seize pièces d'artillerie, dont douze servies par des compagnies à pied, et quatre par des compagnies à cheval.
Les quatorze bataillons qui forment les dépôts de l'armée d'Orient, les 14e, 30e, 43e, 96e demi-brigades, qui sont dans la 17e division, la 9e et la 24e légère, qui sont à l'armée de l'Ouest, les 22e, 40e, 58e et 52e, qui sont aussi à cette armée, la 11e légère et la 66e, qui sont dans les neuf départements réunis, feront partie de l'armée de réserve.
Les 15e, 19e, 21e, 24e de chasseurs, les 5e, 8e, 9e et 19e de dragons, les 11e, 12e et 2e de hussards, les 1er, 2e, 3e, 5e et 18e de cavalerie, les sept escadrons de dépôt des corps à cheval de l'armée d'Orient, seront le noyau de l'armée de réserve.
La droite sera réunie à Lyon, le centre à Dijon, et la gauche à Châlons-sur-Marne.
Le général de division Saint-Remy fera les fonctions de commandant de l'artillerie de l'armée. Le chef de brigade Gassendi sera directeur général du parc. Le premier inspecteur du génie, Marescot, commandera cette arme. Il y aura un ordonnateur et quatre commissaires des guerres attachés à chacun des trois grands corps, et un ordonnateur en chef attaché à l'armée et résidant auprès du ministre de la guerre, qui fera les fonctions de chef de l'état-major.
Il est nécessaire d'appeler à Paris un membre du conseil d'administration de chacun des corps qui composeront l'armée, porteur de l'état de situation de l'armement, équipement et habillement. Ils s'assembleront à Paris le 15 février.
Vous donnerez des ordres pour compléter le plus promptement possible chaque bataillon à 1,000 hommes.
Vous me proposerez les officiers qui devront composer l'état-major de cette armée.
Vous tiendrez extrêmement secrète la formation de ladite armée, même dans vos bureaux, auxquels vous ne demanderez que les renseignements absolument nécessaires
" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4552; Correspondance générale, t.3, lettre 4903).

Le 1er février 1800 (12 pluviôse an 8), Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Gardanne, commandant de la 14e Division militaire : "… J'ai vu avec plaisir les premiers succès que vous avez eus dans la division que vous commandez. Je viens de la placer sous les ordres du général Lefebvre, elle ne fait plus partie de l'armée de l'Ouest. Si vous êtes encore dans l'arrondissement de la 14e division au moment où la présente vous parviendra, vous pouvez y rester ; mais si ce courrier ne vous atteint qu'à Rennes, il est indispensable que vous fassiez rétrograder dans le département de la Manche la 24e demi-brigade d'infanterie légère …" (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 4920).

Alors que Georges Cadoudal a fait sa soumission, le Premier Consul Bonaparte décide de mobiliser une partie des forces dans l’Ouest pour sa nouvelle Armée de Réserve destinée à pénétrer en Italie où la situation militaire est préoccupante. Il écrit, depuis Paris, le 2 mars 1800 (11 ventôse an 8) au Général Brune, commandant en chef l'Armée de l'Ouest : "J'ai reçu, Citoyen Général, votre lettre du 7. Ni votre aide de camp ni Georges ne sont encore arrivés. Vous avez 7,000 fusils; j'espère qu'en cet instant vous aurez complété le nombre que je vous ai demandé.
Les Russes sont, au moment actuel, en Pologne. Il sera décidé dans quinze jours si la campagne s'ouvrira ou non; et, en cas que nous devions la faire, j'ai de très-vastes projets. Une armée de réserve, que je vais former et dont je me réserverai le commandement et dans laquelle vous serez employé, doit être composée des 40e, 58e, 6e légère, 60e, 22e demi-brigades. Ces cinq demi-brigades sont à votre armée. Si les événements le permettent, faites-les partir dans la décade prochaine, en en formant deux divisions. Fournissez à chaque division six pièces d'artillerie. A l'une vous attacherez le 22e de chasseurs, et à l'autre le 2e de chasseurs. Dirigez-les sur Dijon. Faites-les marcher par division ; c'est le meilleur moyen pour qu'il n'y ait pas de désertion. Passez-en la revue et faîtes-moi connaître l'état de leurs besoins et leur nombre. Mettez leur solde à jour. Nantes doit pouvoir vous offrir quelques ressources en capotes, souliers, etc.
Faites commander les divisions ci-dessus par un très-bon général de brigade et un bon adjudant général.
Je fais partir de la 17e ou 14e division militaire la 24e légère, la 43e et la 96e, ainsi qu'une douzaine d'escadrons. Cette division part également primidi pour former l'armée de réserve.
Envoyez au ministre de la guerre l'ordre de route que vous donnerez à vos divisions, afin de savoir où les prendre pour les diriger sur les points précis qu’elles devront occuper
" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4631 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5037).

Le même 2 mars 1800 (11 ventôse an 8), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Génréal Berthier, Ministre de la Guerre : "... Vous donnerez l'ordre à la 24e d'infanterie légère qui doit également faire partie de cette division (Note : 1ère Division de l'Armée de Réserve) de se rendre en toute diligence à Paris" (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5036).

Le 3 mars 1800 (12 ventôse an 8), le Premier Consul écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Vous trouverez ci-joint, citoyen Ministre, un arrêté pour la formation de l'armée de réserve.
Vous tiendrez la totalité de cet arrêté secret, en prévenant cependant tous les individus qui y sont nommés de se préparer à partir et en prenant toutes les mesures nécessaires pour réunir à Dijon les subsistances indispensables pour l'approvisionnement de cette armée. Son quartier général sera à Dijon, et le parc d'artillerie à Auxonne.
Vous regarderez sans doute comme nécessaire de diriger le plus tôt possible sur Dijon 100,000 paires de souliers, 40,000 habits ou capotes et autres effets d'habillement.
Faites réunir chez vous l'ordonnateur et les différents commandants d'armes pour que chacun vous présente l'organisation de son arme.
Vous pourrez faire faire à Auxonne les traîneaux que je vous avais demandés pour Grenoble
".

Le 8 mars 1800 (17 ventôse an 8), depuis Paris, les consuls arrêtent : "Art. I. L'armée de réserve est composée de six divisions
Première division : 24e légère, 13e et 96e de ligne ...
Art. II. Le ministre de la guerre donnera des ordres pour que ces corps soient mis de préférence dans les lieux où ils se trouvent, en état de faire la campagne.
Art. III. Le ministre de la guerre me remettra l'ordre de route que doit suivre, chacun de ces corps pour se rendre à Dijon et la ville où sera placé le quartier-général de chaque division
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 159).

Le même 8 mars 1800 (17 ventôse an 8), le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Général Dupont : "L'armée de réserve est composée de six divisions
1re Division.
24e demi-brigade d'infanterie légère, 43e, 96e de ligne.
2e Division.
6e légère, 22e, 40e de ligne.
3e Division.
19e légère, 58e, 60e de ligne.
4e Division.
Les 14 bataillons de l'armée d'Orient.
5e Division.
17e légère, 14e, 30e de ligne.
6e Division.
Les légions italiennes.
La 1er division est placée sous les ordres du général Chambarlhac
".

Le 9 mars 1800 (18 ventôse an 8), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "La première division de l'armée de Réserve composée des 24e légère, 43e et 96e de ligne, de 12 pièces d'artillerie, commandée par le général de brigade Chambarlhac, passera la revue du Premier Consul le 25 et partira le 26 pour Dijon ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5079).

Le 12 mars 1800 (21 ventôse an 8), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Brune, commandant en chef l'Armée de l'Ouest : "Je reçois, Citoyen Général, vos lettres du 19 ventôse … Je passe, le 25, la revue des 24e, 43e, 96e, qui forment la 1re division de l'armée de réserve, avec 3,000 hommes de cavalerie et dix-huit pièces d'artillerie. Cela fera 13,000 hommes qui partent le lendemain ..." (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4660 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5087).

Le 12 mars 1800 encore (21 ventôse au 8), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Moreau, commandant en chef l'Armée du Rhin : "Le ministre de la guerre, Citoyen Général, vous aura envoyé la proclamation et la création de l'armée de réserve. Elle ne sera pas sur le papier. Le 26, la 1re division part de Paris. Elle est composée des 24e, 59e, 96e et 43e, faisant 9,000 hommes, avec douze pièces d'artillerie et quatre régiments de hussards et de dragons, faisant1,500 hommes ...
Toutes ces demi-brigades sont à 2,500 hommes et seront, arrivées à Dijon, à 3,000 ...
" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4661 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5095).

La division Chambarlhac part tout entière de Paris, le 17 mars, se rendant à Dijon, par la route de Bourgogne, en 12 étapes, soit, avec 2 séjours, en 14 jours.

Le 26 mars 1800 (5 germinal an 8), le Général Chambarlhac écrit, depuis Avallon, au Général Lefebvre, commandant en chef les 14e, 15e et 17e Divisions militaires : "Je m'empresse, mon cher Général, de vous annoncer que depuis le départ de la colonne dont j'ai le commandement, de Paris en cette ville, notre perte en déserteurs n'est pas ce que la renommée aura pu vous porter. Elle est faible, et encore puis-je compter sur beaucoup de soldats absents, que la proximité de leur pays a appelé, mais que l'amour pour la République rappellera aux drapeaux à Dijon.
La colonne a bivouaqué. Quelques municipalités, qui, n'ayant été prévenues que par moi, n'ont pas eu le temps de fournir les objets nécessaires au bivouac, m'ont fait cantonner.
La troupe marche avec ordre; on le doit au zèle militaire des chefs.
J'espère avoir le plaisir de vous embrasser bientôt. En attendant, la ville d'Avallon nous donne, ce soir, concert et bal pour notre délassement. Salut amical.
P. S. – État des hommes désertés :
La 24e a perdu 54 hommes ...
".

La Division Chambarlhac arrive le 30 mars à Dijon.

Le 2 avril, le Général Vignolle écrit au Ministre : "... Après m'être concerté avec le général Chambarlhac et l'ordonnateur, j'ai placé à Is-sur-Tille la 24e demi-brigade d'infanterie légère, d'après les instances du préfet, pour soulager la ville de Dijon ...".

Les Dépôts des 24e légère, 43e et 96e de ligne étaient restés provisoirement à Paris. Le 13 avril 1800 (23 germinal an 8), le Premier Consul, depuis Paris, demande à Carnot, Ministre de la Guerre, de les diriger sur Dijon (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5178); d'après les instructions du Ministre, ils doivent arriver à Dijon le 4 mai.

L’Armée de Réserve est provisoirement sous les ordres de Berthier, par l'Ordre du jour daté de Dijon, le 20 avril 1800 (30 germinal an 8) : "L'armée est formée dans l'ordre suivant:
Le général en chef Alexandre Berthier;
Le général de division Dupont, chef de l'état-major général;
Le général de brigade Vignolle, employé à l'état-major.
Adjudants généraux employés à l'état-major: Léopold Stabeurath, Lacroix, Pannetier.
Les généraux de division Duhesme, Victor et Murat seront employés, provisoirement, comme lieutenants du général en chef.
... Les 24e demi-brigade d'infanterie légère,
43e - de bataille, 96e - -
12e régiment de hussards,
formeront une division, commandée par le général divisionnaire Chambarlhac, qui aura sous ses ordres les généraux de brigade Rivaud (Olivier), Herbin, et l'adjudant général Delort
".

Le 25 avril 1800 (5 floréal an 8), à 11 heures du soir, Alexandre Berthier, Général en chef de l'Armée de réserve, écrit, depuis Dijon, au Premier Consul : "Je reçois à l'instant une lettre du Ministre, en date du 4, qui m'ordonne de faire marcher de suite l'armée de réserve en Suisse pour la faire entrer en Italie aussitôt que j'aurai appuyé les opérations du général Moreau et pourvu à la sûreté du pays du côté des Grisons. Ces dispositions rendent encore plus essentielles, s'il est possible, les observations contenues dans la lettre que je vous ai écrite il y a deux heures.
Malgré la position où je me trouve, je sens la nécessité de marcher. Je vais porter les divisions Chambarlhac, Boudet et Loison sur Lucerne. La division Watrin, qui est en marche sur Genève, se portera dans la vallée d'Aoste, pour faire croire à l'ennemi que je débouche dans cette partie et faire une diversion avantageuse au général Masséna
".

Le 26 avril 1800 (6 floréal an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Commandant en chef l'Armée de réserve, à Dijon, pour confirmer ces dispositions : "... Voici comment je vois votre armée … La division Chambarlhac, composée des 24e légère, 43e, 96e de ligne : 9,000 hommes ..." (Oeuvres complètes de Napoléon, Stuttgart et Tubingue, 1822, t.4, p. 114 ; Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4732; Correspondance générale, t.3, lettre 5202; donnée dans "Extraits des mémoires inédits de Victor").

Le 26 avril 1800(6 floréal an 8), Alexandre Berthier, Général en chef de l'Armée de réserve, écrit, depuis Dijon, au Chef de l'Etat-major : "Vous donnerez les ordres ci-après :
Ordre à la 9e demi-brigade d'infanterie légère de partir demain 7 de Poligny pour se rendre à Nyon, sur le lac de Genève, où elle attendra de nouveaux ordres.
Ordre à la 59e demi-brigade de bataille de partir demain 7 de Mirebeau pour se rendre à Nyon. Elle recevra son artillerie à son arrivée dans cette ville.
Ordre à la 43e demi-brigade de bataille de partir demain 7 pour se rendre à Genève. Avec elle, toute l'artillerie.
Ordre à la 24e demi-brigade légère de partir demain 7 d'Is-sur-Tille, pour se rendre à Genève; en passant par Dijon, elle prendra 8 pièces d'artillerie de la division Chambarlhac
".

Le 7 mai 1800 (17 floréal an 8), Alexandre Berthier, Général en chef de l'Armée de réserve, écrit, depuis Genève, au Chef d'Etat-major général : "Donnez des ordres pour que la 24e demi-brigade légère, prenne du pain pour deux jours et parte demain, 18, pour se rendre à Nyon et le 19 à Morges, où elle sera cantonnée jusqu'à nouvel ordre.
Vous donnerez l'ordre à la 43e demi-brigade de partir le 19 avec du pain pour deux jours; elle couchera à Nyon et, le 20, elle cantonnera dans les environs de Morges.
Prévenez l'ordonnateur pour qu'il assure leurs subsistances. Je crois qu'il peut le faire de Lausanne
".

Le 10 mai 1800, les Divisions Chambarlac et Chabran sont placées sous l'autorité du Général Victor. Le Premier Consul est arrivé à Genève et en repart le 12 mai.

Le 14 mai 1800 (24 floréal an 8), Alexandre Berthier, Général en chef de l'Armée de réserve, écrit, depuis Lausanne, au Général Dupont : "Donnez l'ordre à la division Boudet, qui est à Bex, de se rendre à Saint-Branchier ou Orsières demain 25.
Ordre à la division Loison de se rendre le même jour à Martigny.
Ordre à la division Chambarlhac de se rendre ledit jour, 25, à une lieue au delà de Saint-Maurice
".

Le 20 mai 1800, les Français se heutent au fort de Bard.

Le 21 mai 1800 (1er prairial an 8), le Premier Consul écrit, depuis Aoste, au Général en chef Berthier : "Le général Harville, citoyen Général, et le général Chambarlhac sont arrivés aujourd'hui à Étroubles; comme ce dernier a traîné son artillerie, il doit avoir le tiers de sa division en arrière".

Le Bulletin de l'Armée de Réserve, daté d'Aoste, le 24 mai 1800 (4 prairial an 8), raconte : "… La 24e légère, la 43e et la 96e de ligne ont passé le 1er prairial. Elles ont mis deux jours à effectuer leur passage, n'ayant pas voulu abandonner leur artillerie et ayant préféré bivouaquer dans la neige et en ordre. Dans les pas les plus difficiles, les troupes s'encourageaienten battant la charge, spectacle imposant s'il en fut jamais …" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4846).

Le 22 mai 1800 (2 prairial an 8), à 10 heures du soir, le Premier Consul écrit, depuis Aoste, au Général en chef Berthier : "Le général Chambarlhac me mande, citoyen Général, que le 4 au soir il sera à Aoste avec toute sa division et toute son artillerie; le 6 il pourrait donc être à Ivrée.
La division Chambarlhac se concentre à Étroubles le 23, ayant fait passer le Grand-Saint-Bernard à toute son artillerie
".

Le 23 mai 1800 (3 prairial an 8), Chambarlhac, Général commandant la Division, écrit, depuis Etroubles, au Premier Consul de la République française : "C'est avec bien de la satisfaction, citoyen Consul, que je m'empresse de vous rendre compte du zèle que toutes les troupes qui sont sous mon commandement ont mis à transporter, en deçà du Mont-Saint-Bernard, les pièces de canon et train d'artillerie qui sont attachés à la division que je commande. Nul obstacle n'a arrêté leur courage; et, loin de laisser derrière la moindre des pièces qui leur avaient été confiées, ils ont même ramassé plusieurs roues et avant-trains qui avaient été abandonnés sur la montagne.
Qu'il était beau de voir arriver la 43e demi-brigade, parfaitement en règle et tambours battants, ayant à sa tête trois pièces de canons traînées par les grenadiers. Le restant des objets était porté par les fusiliers, qui, quoique très fatigués, marchaient en vrais triomphateurs. Quel présage heureux pour le premier coup de main qu'ils vont donner.
C'est peu, mon Général, pour les braves d'être d'un courage à toute épreuve; ils y joignent un désintéressement qui, jusqu'à présent, n'a pas eu d'exemple. Je vous fais passer ci-joint la lettre écrite par le chef de brigade Ferey, au nom de la 24e; vous y verrez les expressions dignes des hommes qu'il commande.
Salut et respect
".

Le 23 mai 1800 (3 prairial an 8), le Chef de brigade Ferey, commandant la 24e légère, écrit, depuis le camp en avant d'Étroubles, au citoyen Herbin, Général de brigade : "Citoyen Général,
J'ai l'honneur de vous prévenir que la 24e légère, jalouse de contribuer par tous ses moyens à la gloire et à la prospérité de l'armée de réserve, fait don des 2,600 livres qui lui avaient été accordées par le Premier Consul Bonaparte, pour le transport de Saint-Pierre à Étroubles de deux pièces de 8, une de 4 et de tout leur attirail.
Elle s'estime trop heureuse d'avoir fait quelque chose qui puisse être agréable au Premier Consul, à qui elle donnera, dans toutes les occasions, des marques de son inviolable attachement.
Empressez-vous, mon cher Général, de faire connaître son désintéressement au général de division et au général en chef de l'armée.
Salut et respect
" (Oeuvres complètes de Napoléon, Stuttgart et Tubingue, 1822, t.4, p. 82).

Le Bulletin de l'Armée de Réserve, daté d'Aoste, le 25 mai 1800 (6 prairial an 8), raconte : "Le Premier Consul est à Verres ; les soldats réclament l'assaut du fort de Bard, qui tient encore. Vous avez su que Lannes a pris Ivrée. Nous attendons demain, au bas du Saint-Gothard, le général Moncey avec ses 20,000 hommes. Toutes les ouvertures de l'Italie sont couvertes de nos canons et de nos soldats ; le dévouement de ces derniers est sublime. Il faut le voir pour s'en former l'idée. La 24e demi-brigade d'infanterie légère a refusé la gratification de 2,400 francs qui lui était due, en disant que cette créance ne pouvait être acquittée que par les Autrichiens" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4848).

Bonaparte adresse aux deux autres Consuls, depuis son Quartier général à Chivasso, le 28 mai 1800 un Rapport sur les premières opérations de l'Armée de Réserve : "L’armée de réserve n‘est entrée que depuis quelques jours en campagne, et déjà elle s’est signalée par des traits de courage et de dévouement que l’histoire s’empressera de recueillir.
Arrivés au pied du Saint-Bernard, le premier obstacle à franchir est de faire passer de l'artillerie : la perspective d'un chemin de plusieurs lieues de long sur 18 pouces de large, pratiqué sur des rochers à pic, ces montagnes de neige qui menacent de se précipiter sur leurs têtes, ces abîmes où le moindre faux pas peut les engloutir, rien ne peut effrayer les soldats. On se presse autour des pièces pour obtenir l'honneur de les traîner. Dans ce conflit d'ardeur et de dévouement, divers détachements de la division Loison, la 19e, la 24e légères, les 43e et 96e de ligne, se font particulièrement distinguer ; après des fatigues qu'il est impossible de peindre, après des efforts inouïs de constance, les pièces arrivent enfin au delà du Saint-Bernard. Là, on veut donner aux soldats la gratification qui avait été promise : ils la refusent ...
" (Oeuvres complètes de Napoléon, Stuttgart et Tubingue, 1822, t.4, p. 74 ; Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4852).

Le Bulletin de l'Armée de Réserve, daté de Verceil, le 30 mai 1800 (10 prairial an 8), raconte : "Pendant ce temps-là, le général Murat achevait son pont sur la Sesia, passait cette rivière, se portait à Novare et prenait position le long de la rive droite du Tessin.
Le Premier Consul est arrivé ce matin à Verceil. Il serait difficile de se peindre la joie des Italiens de se voir délivrés du bâton autrichien.
Toutes les divisions de l'armée sont en grande marche et passeront demain la Sesia
".

Le 4 juin 1800 (15 prairial an 8), le Premier Consul écrit, depuis Milan, au Ministre de la Guerre : "Nous sommes à Milan, citoyen Ministre. Nous avons trouvé à Pavie 300 pièces de canon sur leurs affûts, moitié de pièces de campagne, moitié de siège; 200 milliers de poudre, 10,000 fusils neufs, une grande quantité d'approvisionnements de guerre de toute espèce, des magasins de tout genre".

- 9 Juin, bataille de Montebello.

Lannes rencontre à Casteggio un Corps autrichien marchant sur Plaisance. Soutenu par la Division Chambarlhac, il parvient, après un combat violent, à enlever les hauteurs situées au sud de Casteggio et à s'emparer de ce village. Il fait poursuivre les Autrichiens au delà de Montebello.

Extrait du Journal de la campagne de l'Armée de réserve, par l'Adjudant-commandant Brossier : "20 prairial. – Bataille de Montebello. – Lieutenants généraux Lannes et Victor. – Divisions Watrin et Chambarlhac.
Une intrépidité peu commune se fit remarquer sur ce dernier point (Casteggio), où l'ennemi, voulant réparer sa défaite, fit des efforts extraordinaires, se ralliant derrière son artillerie à mesure qu'il était poussé. Celle des Consuls la suivait constamment à 30 pas de distance et faisait ou recevait un feu épouvantable.
La cavalerie autrichienne, bien supérieure en nombre et couverte par une haie épaisse, où elle s'était ménagé des issues, fondit avec impétuosité sur la cavalerie française qui la chargea à son tour avec un acharnement sans exemple et parvint à la repousser. A l'entrée du bourg, un choc de même nature s'engagea, et il ne fut ni moins violent ni moins heureux que le premier.
Enfin, cette colonne chassa l'ennemi de Casteggio par la grande route, tandis que les quatre bataillons, secourus par le général Rivaud, s'étant réunis aux corps dont ils faisaient partie, le poursuivirent par la gauche, le forçant à rentrer dans le bourg et l'en débusquèrent aussi.
L'ennemi, chassé de Casteggio, veut y rentrer et prend position sur la grande route, auprès du moulin qui se trouve à demi portée de fusil du second pont; trois pièces d'artillerie lançaient un feu perpétuel de mitraille. Les troupes françaises, que l'ardeur de vaincre élevait au-dessus d'elles-même s, s'élancent trois fois sur l'ennemi et trois fois sont repoussées.
Enfin, il y avait cinq heures que les deux armées étaient aux prises, lorsque la division Chambarlhac acheva de décider le succès de la bataille.
Par ordre du général en chef, la 24e légère et la 96e de bataille s'avancent sous le commandement du général Victor.
L'avant-garde de la 24e légère s'était déjà portée en avant pour soutenir les deux bataillons de la 6e, aux ordres du général Gency; alors, la 6e légère et le 3e bataillon de la 96e passent le Coppo, au-dessous du bourg, à l'effet de tourner les pièces et d'envelopper l'ennemi, et les 1er et 2e bataillons de la 96e se réunissent à l'attaque centrale.
L'ennemi, justement effrayé de ce mouvement, veut battre en retraite, pour éviter d'être pris en flanc sur sa gauche par la 6e légère, réunie à la 24e. Attaqué en même temps de front par le général Lannes et les deux bataillons de la 96e, chargé, en outre, par les troupes à cheval, il se débande et fuit en déroute.
Cependant, le général Rivaud continuait à combattre autour et dans le village de Montebello les corps autrichiens qui faisaient une vigoureuse résistance. Enfin, il parvient à leur faire abandonner le village, leur livre un dernier combat, sur la gauche de la grande route, et leur fait éprouver une perte considérable.
A ce moment, les troupes françaises, qui venaient de forcer le passage si difficile du moulin, près Casteggio, se réunissent à celles commandées par le général Rivaud, et, toutes ensemble, poursuivent l'ennemi sur le chemin de Voghera, jusqu'à 8 heures du soir. Elles ne s'arrêtent qu'à 3 milles en avant de Casteggio et lorsque la nuit dérobe l'armée autrichienne à leur vue
".

Extrait du Journal de la campagne de l'Armée de réserve par l'Adjudant-commandant Brossier : "23 prairial. – Positions de l'armée française. – L'armée se trouvait, le 23, sur la rive droite de la Scrivia, dans les positions suivantes :
La division Watrin et celle de Mainoni à Castel-Nuovo-di-Scrivia, sous les ordres du général Lannes . Les divisions Boudet et Monnier sous le commandement du général Desaix, en avant de Ponte-Curone, avec tous les corps de cavalerie commandés par le lieutenant général Murat, à l'exception de la brigade du général Kellermann et d'un régiment de dragons qui furent placés en avant de Tortone à côté des divisions Gardanne et Chambarlhac, conduites par le lieutenant général Victor
".

- 14 Juin 1800, bataille de Marengo.

Les Autrichiens passent la Bormida dans la matinée du 14 et attaquent l'armée française. Victor, avec les Divisions Gardanne et Chambarlhac, résiste longtemps à Marengo et sur les bords du Fontanone à l'attaque de la principale colonne autrichienne. Lannes avec la Division Watrin le soutient à Marengo et au nord de Watrin. La Division Monnier, restée d'abord en réserve, vient prolonger la ligne et s'empare de Castel-Ceriolo.

Victor, manquant de munitions, est obligé de reculer ; son mouvement entraîne la retraite de toute l'armée, qui se replie sur San-Giuliano en perdant une partie de sa faible artillerie.

Lapoype et Desaix ont été rappelés sur le champ de bataille : le premier reçoit l'ordre trop tard et Desaix arrive à la fin de la journée à San-Giuliano avec la Division Boudet, au moment où l'armée française semble entièrement vaincue.

L'artillerie de Boudet, réunie aux quelques pièces encore intactes, arrête les premières troupes autrichiennes; Desaix les attaque avec une grande vigueur, et Kellermann profite d'un instant favorable pour les charger avec le peu de cavalerie dont il dispose. Une panique inexplicable s'empare de l'armée autrichienne, dont aucun élément n'oppose une résistance sérieuse et qui recule en désordre jusqu'au pont de la Bormida, en éprouvant des pertes considérables.

Le 18 juillet 1800 (29 messidor an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au citoye Carnot, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire connaître aux 6e et 24e demi-brigades légères ... que le Gouvernement leur accorde à chacune quinze fusils d'honneur, pour la bonne conduite qu'elles ont tenue à Marengo ..." (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4998; Correspondance générale, t.3, lettre 5538).

Le 12 novembre 1800 (21 brumaire an 9), Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Lacuée, Ministre de la Guerre par Intérim : "Je vous renvoie, Citoyen Ministre, les états ci-joints. Je ne m'appesantirai pas sur les détails ; voici seulement deux observations que j'ai faites. Vous verrez combien nous sommes trompés.
BONAPARTE.
... La 24e demi-brigade légère était forte de 2,700 hommes. Elle est partie d'Is-sur-Tille le 7 floréal, et se trouvait le 9 dans la 6e division. Elle a reçu, dans la 18e division militaire, 32,177 rations. D'après sa force, elle ne devait en recevoir que 24,300.
Excédant, 8,177
" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 5179 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5772).

Le même 12 novembre 1800 (21 brumaire an 9), Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire délivrer un brevet de pension à la veuve Gruech dont le mari, chef de bataillon dans la 24e légère, a été tué à la bataille de Marengo" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 133).

/ 1801

Le 13 février 1801 (24 pluviôse an 9), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, ... De faire partir pour la 8e division la 24e demi-brigade légère et la 44e de ligne. Elles y recevront de nouveaux ordres ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6008).

Le 13 avril 1801 (23 germinal an 9), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Vous donnerez l'ordre, citoyen ministre, ... À la 24e légère et 44e de ligne, qui sont dans la 8e division, de se rendre en diligence à Montpellier. Vous me ferez connaître le jour où elles y arriveront, afin de pouvoir leur donner une direction pour le Portugal ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6208).

Le 21 avril 1801 (ler floréal an 9), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Donnez l'ordre, Citoyen Ministre, à la 24e légère et à la 44e demi-brigade de ligne, qui ont ordre de se rendre à Montpellier, de se rendre à Perpignan, d'où elles iront joindre le corps de la Gironde à Burgos, en traversant l'Espagne.
Il est nécessaire que vous écriviez au général Leclerc et à notre ambassadeur à Madrid, pour que la marche de ces troupes soit dirigée par les lieux qui paraîtront les plus convenables.
Si ces demi-brigades sont plus fortes que 1,800 hommes chacune, elles entreront tout entières ; si elles sont moins fortes que 1,800 hommes, elles compléteront chacune deux bataillons à 600 hommes, et elles laisseront à Perpignan le troisième bataillon, qui se complétera, avant de les rejoindre, à 600 hommes.
Donnez l'ordre au général Leclerc d'envoyer à Perpignan un général de brigade pour prendre le commandement de ces troupes, et de s'entendre avec les commissaires espagnols qui sont à Bayonne. Il leur fera sentir que c'est le moyen de faire arriver ces troupes quinze jours plus tôt
" (Correspondance de Napoléon, t.7, lettre 5542 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6227).

Le 31 mai 1801 (l1 prairial an 9), le Premier consul écrit, depuis La Malmaison, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Donnez l'ordre au général commandant la 10e division militaire de prendre toutes les mesures pour compléter promptement les bataillons de la 24e légère et de la 44e à 600 hommes chaque, afin qu'ils puissent, à la fin de prairial, joindre leurs demi-brigades.
Envoyez un général de brigade pour activer l'organisation de ces deux bataillons, pourvoir à leurs besoins et passer avec eux en Espagne ...
" (Correspondance de Napoléon, t.7, lettre 5542 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6307).

Le 1er juin 1801 (12 prairial an 9), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Lieutenant général Saint-Cyr, à Ciudad-Rodrigo : "… Indépendamment de deux premières colonnes formant 8,000 hommes, qui doivent être arrivées, deux bataillons des 24e légère et 44e de ligne, formant 2,500 hommes, doivent être près d'arriver ; deux bataillons de la 96e, et trois de la 39e formant 3,000 hommes, doivent être dans ce moment-ci à Bayonne : ce qui porte le corps du général Leclerc à 15,000 hommes.
Les 3es bataillons des 24e, 44e, 96e, et trois bataillons de la 83e, les 2es des 92e et 93e, formant en tout près de 5,000 hommes, avec un bon train d'artillerie, seront à Bayonne dans les premiers jours de messidor, pour aller vous joindre, si cela est nécessaire ...
" (Correspondance de Napoléon, t.7, lettre 5591 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6316).

Le 29 juillet 1801 (10 thermidor an 9), le Premier consul écrit, depuis La Malmaison, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Donnez l'ordre, citoyen ministre, aux 3e bataillon de la 24e légère et de la 44e de ligne qui se trouvent dans la 10e division militaire de rejoindre leurs corps à Salamanque et aux seconds bataillons de la 92e et 93e qui sont dans la 20e division militaire de rejoindre leurs corps à Salamanque, même ordre au bataillon de la 90e qui est à La Rochelle. Je suppose tous ces bataillons complétés au-delà de 600 hommes chacun ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6386).

Le 24 novembre 1801 (3 frimaire an 10), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... La 24e légère [se rendra] dans la 22e division militaire ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 6654).

1803

Le 6 juin 1803 (17 prairial an 11), les détachements de la 24e Légère, qui se trouvent à l'île d'Yeu, reçoivent l'ordre de rentrer à leur Demi-brigade (lettre de Bonaparte écrite depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6794; Correspondance générale, t.4, lettre 7698).

Le 14 juin 1803, Bonaparte écrit à Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie citoyen ministre de donner l’ordre que ... la 6e Légère qui est à Grenoble se rende à Givet, partir le 15 messidor". Puis le même jour au même : "Je vous renvoie, Citoyen Ministre, les projets que vous aviez rédigés pour le camp de Saint-Omer. Voici définitivement les bases auxquelles je me suis arrêté :
Six camps seront formés, lesquels, destinés à ne composer qu'une seule armée, seront commandés par six lieutenants généraux commandant en chef. Ils auront chacun un parc d'artillerie commandé par un général d'artillerie et par un colonel directeur du parc. Les six parcs seront tous soumis à un général commandant en chef l'artillerie et à un général de brigade directeur général des parcs des six camps. Chacun de ces camps aura un ordonnateur, lequel correspondra avec un ordonnateur en chef des six camps.
Ces six camps seront : un en Hollande, un à Gand, un à Saint-Omer, un à Compiègne, un à Saint-Malo, un à Bayonne ...
Pour le camp de Compiègne, les 9e et 24e légères ; les 18e, 44e, 63e, 64e, 4e, 32e, 96e et 111e de ligne ; le 3e régiment de hussards ; le 10e de chasseurs ; les 1er, 3e, 8e et 9e de dragons ... Chacune des demi-brigades ci-dessus ne fournira que ses 1er et 2e bataillons, lesquels seront complétés à 1,000 hommes. Il est donc nécessaire que ces corps soient prévenus sur-le-champ que leurs deux premiers bataillons doivent marcher vers la fin de l'été, afin qu'ils activent l'instruction, l'habillement, etc ...
" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6814; Correspondance générale, t.4, lettre 7722).

Le 21 août 1803 (3 fructidor an 11), le Premier consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "… Ordre au général commandant la 12e division de réunir à Nantes tous les détachements de la 24e d'infanterie légère.
Ordre au chef de brigade
(Note : Claude François Ferey) de former ses deux premiers bataillons chacun à 750 hommes. Aussitôt que le premier bataillon sera formé, il partira pour Granville, où il mettra garnison sur vingt-deux bateaux canonniers, depuis le numéro 105 jusques et compris le numéro 126, à raison de 25 hommes et un officier par bateau, chaque compagnie fournissant à trois bateaux, ce qui emploiera sept compagnies et une partie de la 8e. L'autre partie de cette compagnie et la 9e compagnie attendront à Granville, pour fournir les garnisons et partir avec les premiers bateaux ou chaloupes canonnières qui seront lancés à l'eau, à raison d'un officier et 25 hommes par bateau. Il sera donné de nouveaux ordres pour désigner le numéro des chaloupes où les détachements fourniront garnison.
Le second bataillon enverra cinq compagnies à Saint-Malo, lesquelles fourniront un officier et 25 hommes de garnison sur les treize bateaux canonniers qui se trouvent dans cette place. Ces treize bateaux ne sont pas encore prêts, et ils ne sont pas portés sur l'état du ministre de la marine. Il sera donné des ordres pour désigner les numéros des bateaux sur lesquels ce second bataillon fournira les garnisons ; ce qui emploiera quatre compagnies et 25 hommes de la 5e.
Le restant de cette compagnie attendra pour mettre garnison d'un officier et 25 hommes sur les premiers bateaux ou chaloupes canonnières qui seront lancés à Saint-Malo ; les numéros des bateaux seront désignés.
Les quatre autres compagnies partiront le 20 fructidor avec le chef de brigade, la musique, l'adjudant-major, le quartier-maître, le chirurgien et tous les hommes qui tiennent à l'état-major et qui sont nécessaires pour entrer en campagne, et enfin avec les capotes qui doivent avoir été confectionnées pour se rendre à Saint-Omer.
Le 3e bataillon restera à Nantes ...
" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 7022 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7945).

Le 28 août 1803 (10 fructidor an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous envoie, citoyen ministre, les dispositions que j'ai arrêtées pour l'organisation de quatre camps faisant partie des six qui vont être formés sur les côtes de l'Océan.
... Camp de Saint-Omer
Le général Soult commandant en chef le camp de Saint-Omer. Il pourra correspondre immédiatement avec le Premier Consul.
... Le camp de Saint-Omer sera composé de trois divisions
... La 2e division sera commandée par le général de division Vandamme qui aura à ses ordres les généraux de brigade :
Roger-Valhubert,
Féry.
... La 2e division sera composée des :
24e légère,
4e de ligne,
43e id
(Note de Vallongue : « A passé de la 2e à la 1re et est remplacée par la 28e »),
46e id,
57e id.
Le ministre de la Guerre et celui de l'Administration de la guerre prendront sur-le-champ les mesures nécessaires pour qu'il soit établi deux camps en baraque à Boulogne, l’un sur la droite, l'autre sur la gauche du port ...
Le général Soult partira de Paris le 16 fructidor et établira son quartier général entre Saint-Omer et Boulogne ...
" (Correspondance générale, t.4, lettre 7972).

Le 17 septembre 1803 (30 fructidor an 11), le Premier consul écrit, depuis La Malmaison, au Général Soult, commandant le camp de Saint-Omer : "… Les Anglais ont bombardé Granville ; la division de bateaux canonniers, ayant à bord la 24e légère, a marché à eux pour tenter l'abordage. Les Anglais ont alors levé l'ancre et ont disparu" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 7111 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8046).

Le 26 septembre 1803 (3 vendémiaire an 12), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Soult, commandant le camp de Saint-Omer : "… Les 24e légère et 10e, embarquées au Havre et Granville, vous arrivent …" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7133 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8081).

Le lendemain 27 septembre 1803 (4 vendémiaire an 12), Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Le 1er bataillon de la 24e légère, citoyen ministre, est à Granville. Il doit fournir garnison sur 27 bateaux. Il en a fourni sur 20 qui sont partis ; il doit donc rester encore des hommes pour sept ; deux bateaux canonniers s'arment. Il fournira également des garnisons aux deux chaloupes canonnières qu'on va mettre à l'eau à Granville, et il y aura encore du monde de reste.
Cinq compagnies du 2e bataillon de la 24e se sont rendues à Saint-Malo pour mettre granison sur quinze bâtiments. Elles mettront garnison d'abord sur les 13 bateaux de l’ancienne flottille qui doivent être prêts à partir. Elles fourniront après cela des garnisons sur deux des trois bateaux canonniers qui vont être lancés au 10 vendémiaire, ce qui fera quinze ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8083).

Le 8 octobre 1803 (15 vendémiaire an 12), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, à l'Amiral Bruix, commandant la flotille à Boulogne : "… Les sections de la flottille qui sont parties du Havre, de Granville, de Cherbourg, de Saint-Malo, doivent se rendre à Boulogne ; mais celles qui partiraient, ayant à leur bord des troupes des 9e légère, 32e, 39e et 64e, doivent se rendre à Etaples ; voyez donc d'organiser ce port, et écrivez dans les différents ports qu'on vous instruise, à mesure que les différentes divisions arrivent, quelles sont les troupes qu'elles ont à bord. Toutes celles qui auraient à leur bord des troupes des 10e et 24e légères doivent se rendre à Boulogne, ainsi que celles qui sont à Dunkerque ..." (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7181 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8125).

Et toujours le 8 octobre 1803 (15 vendémiaire an 12), dans un Ordre du jour pour la flotille de Boulogne : "... La 2e division, composée de la 24e légère, 4e, 43e, 46e et 57e de ligne, et de dix compagnies du 5e d'artillerie à pied, sera attachée à la flottille de chaloupes canonnières. Le 1er bataillon de la 24e légère sera attaché à la 1re section de la 1re division. Le 2e bataillon de la 24e sera attaché à la 2e section de la 1re division ...
Les officiers de marine commandant les divisions et sections de chaloupes canonnières et de bateaux canonniers, ainsi que les équipages, seront toujours les mêmes. Ils seront fixés dans le plus court délai, et l'on ne pourra, sous aucun prétexte, y rien changer.
L'amiral attachera trois péniches à la 1re division et trois à la 2e, commandées chacune par un capitaine de frégate, et qui seront chargés d'exercer le soldat à la nage. On placera dans chaque péniche 64 hommes aux avirons et deux canonniers aux deux pièces. Les troupes s'exerceront à la nage par bataillon, et de manière que tous les jours chaque soldat y ait été exercé deux heures. Les trois premières leçons seront données dans le port ; après quoi on ira en rade ...
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7182).

/ 1804

Le 16 janvier 1804 (25 nivôse an 12), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "… Donnez ordre que le dépôt du 24e régiment d'infanterie légère fournisse un détachement de 108 hommes qui tiendront garnison sur 3 chaloupes canonnières ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8596).

Le 21 février 1804 (1er ventôse an 12), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Je vous prie, citoyen ministre, d'écrire au général Dumuy qu'il peut prendre 100 hommes du 24e d'infanterie légère pour former les garnisons des bateaux ; mais il n'y mettra que les officiers et sous-officiers nécessaires pour former une compagnie" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8684).

Le 29 février 1804 (9 ventôse an 12), le Premier consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "… Donnez l'ordre que le bataillon des tirailleurs du Pô se rende au camp de Boulogne. Il fera partie de la division du général Vandamme. Il sera sous les ordres du colonel du 24e léger et marchera avec ce régiment ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8701).

Le 28 avril 1804 (8 floréal an 12), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier "Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire faire une revue extraordinaire pour constater la situation, au 1er germinal, des ... 3e, 12e, 21e et 24e légers. On aura soin de mettre le nombre d'hommes de ces corps présents dans chaque ville où ils se trouvent, les malades aux hôpitaux, les absents et depuis quel temps, ceux inhabiles à porter les armes, le nombre de conscrits qu'ils ont reçus et qu'ils ont à recevoir sur l'an XI et l'an XII. Ces régiments sont les plus faibles de l'armée. Je désire savoir positivement dans quelle situation ils sont, afin de les faire recruter" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7728; Correspondance générale, t.4, lettre 8848).

Le 21 mai 1804 (1er prairial an 12), le Premier consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, vous donnerez ordre au 3e bataillon du 24e régiment d'infanterie légère de fournir un détachement de 125 hommes qui partiront sous les ordres d'un capitaine et d’un lieutenant pour se rendre à Saint-Malo et à Granville où ils fourniront garnison sur les bâtiments de la flottille qui sont dans ces 2 ports. Ce détachement arrivé à Boulogne sera incorporé dans les 2 bataillons du 24e régiment d'infanterie légère" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8880).

Le 28 mai 1804 (8 prairial an 12), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, 60,000 hommes de la conscription de l'an XII ont été mis à la disposition du Gouvernement. Il n'y a point de temps à perdre pour répartir entre les différents corps ladite conscription.
Les ... 3e, 12e, 21e, 24e, 25e, 26e et 28e d'infanterie légère ... me paraissent les régiments les plus faibles et ceux qui auront le plus besoin de monde ...
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7792; Correspondance générale, t.4, lettre 8915).

Le 2 juin 1804 (13 prairial an 12), le Premier consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, dans le rapport que vous me faites sur la situation de plusieurs régiments, je ne sais pas ce qui vous fonde à penser que le 24e régiment d'infanterie légère soit aujourd'hui d'un effectif de 1 989 hommes. Je crois qu'il y a erreur au moins de 300 hommes" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8926).

Le 16 juin 1804 (27 prairial an 12), le Premier consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, je ne connais pas la répartition que vous avez faites des 5 000 voltigeurs, je ne crois point à l'exactitude des états que vous m'avez remis de la situation de l'infanterie légère, par exemple, le 24e régiment serait à 2 400 hommes et le fait est que ce corps ne peut pas fournir aujourd'hui deux bataillons à 700 hommes chacun, ainsi de suite pour les autres corps. Ces revirements d'un corps à l'autre ont beaucoup d'inconvénients" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8941).

Le 18 juin 1804 (29 prairial an 12), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Maréchal Soult, commandant le camp de Saint-Omer : "... Les 24e et 26e d'infanterie légère seront chacun renforcés d'un bataillon d'infanterie légère hors de ligne ..." (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7812; Correspondance générale, t.4, lettre 8942).

/ 1805

Le 28 janvier 1805 (8 pluviôse an 13), l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, vous voudrez bien donner l'ordre au 112e régiment de ligne de compléter deux compagnies à 130 hommes chacune, destinées à être embarquées sur la frégate La canonnière qui est à Cherbourg.
... Vous ordonnerez également au 24e régiment d'infanterie légère de fournir un officier, deux sergents, quatre caporaux et 45 hommes pour être embarqués sur le brick qui part de Nantes ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9526).

Le même 28 janvier 1805 (8 pluviôse an 13), l'Empereur écrit, depuis Paris, au VIce-amiral Decrès : "… Le 37e fournira 50 hommes et un officier, pour s'embarquer sur le brick que vous faites partir de Lorient. La 24e légère en fournira 50 sur le brick que vous faites partir de Nantes. Ces 350 hommes ne peuvent être que fort utiles. Ordonnez aux bricks de prendre autant de poudre qu'ils en pourront porter.
Si cela ne l'encombre pas trop, la frégate embarquera quelques centaines de bombes de 12 pouces.
Chacun des bricks de Nantes et Lorient embarquera un mortier de 8 pouces, avec un crapaud et une cinquantaine de bombes de 8 pouces ...
" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8292 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9529).

Le 5 mars 1805 (14 ventôse an XIII), Napoléon écrit depuis Paris au Maréchal Berthier: "Mon Cousin, tous les régiments qui font partie des trois camps ne peuvent tous fournir 1,800 hommes sous les armes, surtout ceux qui ont des malades.
Le 30e régiment de ligne aurait besoin de 200 hommes, sans y comprendre ce qu'il doit recevoir de l'à-compte de l'an XIII : 200 hommes ...
Le 24e d'infanterie légère, de 300 ...
Faites-moi un rapport, corps par corps, sur les régiments composant les trois camps; de leur situation au 1er ventôse, présents sous les armes et aux hôpitaux; de la situation des 3mes bataillons; du nombre d'hommes de la conscription de l'an XIII qu'ils doivent recevoir ...
" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8393; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9635).

Le 10 mars 1805 (19 ventôse an 13), l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, un certain nombre de bâtiments de la flottille ont été désarmés sur les côtes de Bretagne et de Normandie. Donnez ordre aux détachements des 32e, 40e, 39e, 93e, 24e d'infanterie légère et aux bataillons de la réserve qui se trouvent débarqués des chaloupes qui ont été désarmées et qui se trouvent à Brest, Saint-Malo, Granville, Cherbourg, Le Havre et autres parties des côtes de Bretagne et de Normandie, de se mettre en marche pour rejoindre leurs corps, aux camps de la Côte" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9656).

Le 5 août 1805 (17 thermidor an 13), Napoléon écrit, depuis Pont-de-Briques, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, les 10e, 21e, 24e et 26e régiments d'infanterie légère sont faibles ; les 33e et 48e de ligne sont faibles aussi. Faites-vous faire un rapport sur le nombre des conscrits qu'ils ont reçus depuis le 1er vendémiaire an XII, de ceux qu'ils ont dû recevoir, et de ceux qui ont déserté après qu'ils les ont reçus. Distinguez dans ce nombre les remplaçants des conscrits et proposez-moi des mesures extraordinaires pour faire arrêter à la fois dans les départements tous les conscrits et remplaçants déserteurs" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10507; la minute (Archives nationales, AF IV 867, thermidor an XIII, n° 69) est datée du 6 août).

Le 8 août 1805 (20 thermidoran 13), l'Empereur, depuis le camp de Boulogne, donne ses Ordres : "Les compagnies devant être considérées au complet de cent hommes, le major général fera connaître le nombre de places que chaque chaloupe-canonnière pourra procurer au delà.
Chaque bateau-canonnier ne pouvant contenir plus de quatre-vingt-quatorze hommes, il sera attaché à chaque division de bateaux-canonmers un dix-neuvième bâtiment qui formera un accroissement de places d'environ cent hommes.
Il sera formé cinq ailes de débarquement, composées chacune de soixante-douze péniches, sur lesquelles il sera embarqué six bataillons formant trois régiments, dont deux d'infanterie légère et un de ligne.
Les bataillons qui s'embarqueront sur les péniches seront réduits à 700 hommes, officiers compris.
Il y aura de plus une escouade d’ouvriers avec ce qui sera nécessaire pour enclouer les pièces, une compagnie d'artillerie munie de de refouloirs, leviers et autres objets propres à rétablir les batteries et à les réarmer sur-le-champ.
Il y aura aussi une Compagnie de sapeurs avec ses outils.
... La gauche du corps du centre formera le n° 2 et sera composée des 24e et 26e légères et 3e de ligne...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 149).

Le 10 septembre 1805 (23 fructidor an 13), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez ordre ... aux 3es bataillons du 10e et 24e d'infanterie légère ... de se rendre à Landau ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10769).

/ 1806

Le 24 janvier 1806, à Strasbourg, l'Empereur dicte une série d'ordres : "... Ordre au maréchal Kellermam de faire partir sur-le-champ pour Darmstadt 300 hommes de chacun des 7e, 16e et 24e régiments d'infanterie légère, 300 hommes du 44e, 300 du 63e et 200 du 105e, destinés à renforcer les bataillons de guerre du 7e corps de la Grande Armée.
Ordre de reformer le plus promptement possible la division du général Leval, de la porter à 8.000 hommes, d'y joindre 1.000 hommes de cavalerie et 12 pièces d'artillerie approvisionnées. N'y mettre personne des 100e, 103e, 105e, 63e et 44e, ni des 7e et 16e légères ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 266).

Toujours le 24 janvier 1806, l'Empereur ordonne : "... Ordre au maréchal Kellermann d'envoyer au 7e corps, savoir :
200 hommes des 7e, 16e et 24e régiments d'infanterie légère et (lacune par suite d’une déchirure), 300 hommes des 44e et 63e, pour renforcer les bataillons de guerre ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 267 - Note. Minute. Répétition des ordres énoncés dans la pièce précédente).

Toutefois, dans la lettre adressée par l'Empereur au Maréchal Kellermann, commandant du 3e Corps de Réserve sur le Rhin, écrite depuis Strasbourg le même 24 janvier 1806, le 24e Régiment d'infanterie légère n'est plus mentionné; il est remplacé par le 24e e Ligne (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9704 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11328).

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 4e corps du maréchal Soult
5e division militaire
... 24e léger Metz ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon Cousin … La division du général Leval est composée de détachements des 10e et 26e d'infanterie légère, 3e, 40e, 58e, 4e et 34e de ligne, 17e et 24e d'infanterie légère (n'apparaissent pas dans la CGN), 18e, 64e, 57e et 88e de ligne : donnez ordre que cette division soit dissoute, et qu'elle se dirige, sans aucun séjour, par la route la plus courte, sur les bataillons de guerre …" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10478 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12461).

Le même jour, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 24e [d'infanterie légère fera partir un détachement de] 500 [hommes] …
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).

Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, commandant la 5e Division militaire, à Strasbourg : "J'ai reçu votre lettre avec le livret, qui y était joint, des trois colonnes que vous avez fait partir pour la Grande Armée, se montant à 4,200 hommes d'infanterie et 2,000 chevaux. Je désire que vous me fassiez connaître, par un livret pareil, ce qui reste aux dépôts en officiers, sous-officiers et soldats, et en chevaux, et ce qui leur manque pour qu'ils fournissent un plus grand nombre de troupes et de chevaux.
J'ai confronté votre livret avec mes états de situation ; j'y vois ... Que vous n'avez fait partir que 300 hommes du 24e d'infanterie légère, qui est porté à 900 hommes ... Faites-moi connaître les raisons de ces différences
" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10579 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12634).

Le 17 septembre 1806, Napoléon écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, commaandant la 5e Division Militaire à Strasbourg : "… Je n'ai point, dans les situations que vous m'avez envoyées, celles des compagnies de grenadiers des 3es et 4e bataillons. Envoyez-moi cette situation, que je désire avoir. Quelle serait, par exemple, la force d'un ... bataillon qui serait formé avec les compagnies de carabiniers des 7e, 10e, 16e et 24e légers, qui se trouvent à leurs 3es bataillons au dépôt ? Faites-moi connaître aussi la situation des voltigeurs" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10802 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12967).

Le 11 novembre 1806, le Maréchal Berthier, Prince de Neuchâtel et Valengin, Major général de la Grande Armée, écrit depuis Berlin, au Général Dejean : "J'ai l'honneur de prévenir Votre Excellence qu'indépendamment des détachements que j'ai ordonné à M, le maréchal Kellermann de faire partir dans la première quinzaine de novembre, ainsi que je vous en ai informé par ma lettre du 2, je viens de lui adresser l’ordre de former huit bataillons provisoires conformément à l'état de composition que je joins ici.
Chaque bataillon sera composé de compagnies fournies par les troisièmes bataillons des corps de la Grande Armée, à raison d'une par bataillon, et chaque compagnie sera complétée à 140 hommes.
Le maréchal Kellermann nommera un chef de bataillon et un adjudant-major pour chaque bataillon et un major pour commander deux bataillons. Il aura soin de ne pas prendre les majors dans les mêmes corps où il prendra les chefs de bataillon ou adjudants-majors.
Je donne l'ordre aux généraux commandant les 25e et 2e divisions militaires de faire diriger de suite sur Mayence les compagnies que doivent fournir les bataillons qui ne sont pas stationnés dans les 5e et 26e divisions.
Pour accélérer la formation et le départ de ces bataillons il ne sera pas nécessaire que les conscrits soient dressés ; il suffira qu'ils aient huit ou dix jours d'instruction, qu'ils soient armés, qu'ils aient la veste, la culotte., les guêtres, le chapeau d'uniforme et une capote. Il ne faudra pas attendre qu'ils aient l'habit.
Sa Majesté espère que ces troupes seront réunies à Mayence le 25 et en partiront le même jour pour se rendre le plus promptement possible, conformément aux ordres que je donne à M. le maréchal Kellermann : savoir les 5e et 6e bataillons à Cassel pour maintenir la tranquillité de cet électorat et les six autres à Magdeburg où ils achèveront leur instruction.
Je préviens le maréchal Kellermann qu'il ne doit pas perdre un moment pour former ces bataillons que, pourvu qu'ils soient armés, tout est bon ; qu'ils seront fournis à Magdeburg de tout ce qui leur sera nécessaire ; que Sa Majesté doit en tirer deux avantages, puisqu'ils ne coûteront rien en France et qu'ils garderont Magdeburg, ce qui rendra d’autres troupes disponibles ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 793). Le 1er Bataillon doit comprendre 1 Compagnie du 3e Régiment de ligne, 1 du 4e, 1 du 18e, 1 du 57e, 1 du 10e d'infanterie légère, 1 du 24e, 1 du 26e; total : 980 hommes.

/ 1807

Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère ...
24 au 24e id ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).

Le 27 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il sera distribué le 30 janvier :
... 20 capotes au 24e léger ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14174).

/ 1808

Le 12 janvier 1808, l'ordre suivant est promulgué : "L'Empereur a ordonné la formation d'une division de réserve d'infanterie qui sera réunie à Orléans le 1er février 1808.
Cette division sera composée de trois brigades, chaque brigade de deux régiments provisoires et chaque régiment de trois bataillons. La 1re brigade sera composée des 13e et 14e régiments provisoires ...
Les trois bataillons du 13e régiment provisoire doivent être composés de quatre compagnies chacun, tirées des 6e, 7e, 9e, 10e, 13e, 16e, 17e, 21e, 24e, 26e, 27e et 28e régiments d'infanterie légère ...
Le général de division Verdier commandera cette division de réserve, le général Schramm y sera employé
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1511).

Toujours le 12 janvier 1808, un deuxième ordre est promulgué, portant sur la composition de la Division de Réserve d'infanterie qui se réunit à Orléans : "Cette division sera composée de trois brigades, chaque brigade de deux régiments provisoires, chaque régiment de trois bataillons, chaque bataillon de quatre compagnies, chaque compagnie de 150 hommes, total 10.800 hommes.
La 1re brigade sera composée des 13e et 14e régiments provisoires, la 2e, des 15e et 16e, la 3e des 17e et 18e.
Le 13e régiment provisoire sera ainsi composé :
... 2e bataillon : une compagnie de 150 hommes du 16e régiment d'infanterie légère, une du 17e, une du 21e et une du 24e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1514).

le 29 avril 1808, à Bayonne, l'Empereur est informé que "Le duc d'Abrantès sollicite une pension pour la veuve d'un Portugais, sergent dans le 24e régiment d'infanterie légère, qui a été tué à la bataille d'Austerlitz"; il répond : "Accordé la pension ; le général Junot m'enverra un projet de décret, ne sachant pas le nom de cette femme" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1829).

Le 20 mai 1808, l'Empereur écrit, depuis Bayonne, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je reçois votre lettre du 13 mai relative aux anciens et nouveaux dépôts. Je conçois que les conscrits ont été dirigés sur les nouveaux dépôts ... Je pense qu'il serait convenable d’en faire de même, et qu'ainsi de suite il faudrait diriger les magasins ... du 24e id. de Lauterbourg sur Metz ...
Aucun de ces mouvements n'est bien considérable et moyennant cette mesure les conseils d’admistration et les magasins seront établis à demeure. Les 4 compagnies qui formeront le dépôt recevront les conscrits de leur corps, et au fur et à mesure qu'ils auront 60 hommes armés, habillés, sachant tenir leurs fusils, prêts à partir, vous m'en rendrez compte dans des états particuliers pour que je les envoie à celui des 4 bataillons de guerre qui en a besoin ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1908 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18000).

Le 23 juin 1808, l'Empereur rédige des "PROJETS ET NOTES RELATIFS A L'ORGANISATION DE L'INFANTERIE ET DE LA CAVALERIE"; il écrit :"3° NOTE ...
3e régiment de marche à Strasbourg : deux bataillons de dix-huit compagnies (à Mayence) 2240 ...
Réunir cette division à Magdeburg.
4° GRANDE ARMÉE.
PROJET DE FORMATION DE RÉGMENT DE MARCHE.
Infanterie.
1er régiment de marche. 1.860 ...
3e Id. 4.340 ...
PROJET DE DÉCRET.
Article premier. Il sera formé six régiments de marche de la Grande Armée ; ils seront organisés conformément au tableau ci-annexé.
Art. 2. Toutes les troupes qui doivent composer ces régiments seront bien habillées, bien armées, enfm mises en bon état et prêtes à partir de leur garnison le 1er août prochain.
Art. 3. Le 1er régiment de marche se réunira à Hanau ...
Le 3e – à "
Art. 4. Nos ministres de la guerre, de l'administration de la guerre et du Trésor public, sont chargés de l'exécution du présent décret ...
6° 3e RÉGIMENT DE MARCHE OU RÉGIMENT DE MARCHE DU 4e CORPS ...
5e bataillon
Trois compagnies, Metz, de 140 hommes du 24e d'infanterie légère. 420
Trois compagnies, Metz, de 140 hommes, du 26e d'infanterie légère. 420
840 ...
10 3
24 3
26 3
Metz, 9 compagnies ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2037 - date présumée, en raison de la lettre adressée le même jour à Clarke).

Le 6 juillet 1808, l'Empereur écrit, depuis Bayonne, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, il sera formé trois brigades composées de régiments de marche, sous les ordres du maréchal Kellermann. La 1re brigade se réunira à Wesel, la 2e à Mayence et la 3e à Strasbourg ...
La 2e brigade qui se réunira à Mayence sera composée des 3e et 6e régiments de marche, composés chacun de détachements des 3e et 6e corps de la Grande Armée qui ont besoin d'être renforcés pour être portés au complet.
... La 3e brigade sera composée du 4e régiment de marche qui sera formé des détachements du 4e corps.
Le 4e régiment de marche sera composé de 2 bataillons :
2e bataillon : 3 compagnies légères 10e légère, 3 compagnies du 24e et 3 compagnies du 26e ...
Cette brigade se réunira à Strasbourg. Les brigades de Wesel et de Mayence doivent être prêtes à se porter soit sur la Grande Armée pour être incorporées dans les régiments et les porter au complet, soit en Hollande et sur les côtes, si les Anglais tentaient quelque chose sur Flessingue ou Boulogne
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2077 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18486).

Le 24 août 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai lu avec attention l'état de situation n° 3 des corps de la Grande Armée. Je vous le renvoie pour que vous y fassiez quelques changements : ...
Le 24e léger, le 4e de ligne, le 46e, le 57e manquent également de beaucoup de monde ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2211 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18751).

Le 29 août 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vois que dans sa situation actuelle le corps du général Oudinot n'a que 8794 hommes, tandis qu'il devrait être de 11200 hommes ; il lui manque donc 2500 hommes. Je désire que vous donniez les ordres suivants aux bataillons de guerre.
Nombre d’hommes à fournir
... Du 30e de ligne, de fournir audit corps 30 grenadiers, 15 voltigeurs
... Au 26e légère 15 15
Au 24e légère idem 15 15
... Ces hommes seront fournis sur-le-champ, en les choisissant aux bataillons de guerre de la Grande Armée, ce qui complétera ces compagnies à 140 hommes chacune ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2222 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18779).

Le 4 septembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "… Les 4es bataillons du 4e corps sont ceux des 10e, 26e et 24e légère ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2255; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18825).

Toujours le 4 septembre 1808, l'Empereur écrit une seconde fois, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Il sera formé à Strasbourg un régiment de marche du 4e corps, qui portera le nom de 2e régiment de marche du 4e corps de la Grande Armée et qui sera ainsi composé : 1 compagnie du 26e régiment d'infanterie légère, 140 hommes; 1 compagnie du 24e régiment d'infanterie légère, 140 hommes; 1 compagnie du 3e régiment de ligne, 200 hommes; 1 compagnie du 55e (note au crayon 57) d'infanterie légère, 140 hommes; 1 compagnie du bataillon des tirailleurs corses, 140 hommes; 1 compagnie du bataillon des tirailleurs du Pô, 140 hommes.
Total des 6 compagnies, 960 hommes.
Ces détachements se mettront en marche avant le 10 septembre de manière que le 25 ils soient prêts à partir réunis, de Strasbourg ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2256 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18822).

Dans une lettre adressée à Berthier le 17 novembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Burgos : "Mon Cousin (...) Les 14 hommes du 24e et les 20 hommes du 26e légère seront incorporés dans le 12e légère, et partiront demain pour Aranda où ils joindront la division Dessolle ..." (Picard et Tuetey : Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809. 2465; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19288).

Le 5 décembre 1808, à Madrid, l'Empereur ordonne : "... 2° Le corps du général Oudinot sera composé de trente-six bataillons des régiments ci-après, savoir des 4e, 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e et 28e d'infanterie légère ; des 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e, 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e et 94e de ligne, et des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e de ligne.
Les bataillons des tirailleurs corses et des tirailleurs du Pô y seront joints, ce qui en portera le nombre à 36.
Chaque bataillon sera réuni, enfin, à six compagnies et à 840 hommes.
Tous les hommes sortant des hôpitaux et appartenant aux régiments de marche formés en France resteront à la suite des compagnies de grenadiers et voltigeurs du corps d'Oudinot, et, lorsque les quatre compagnies de fusiliers seront arrivées, elles seront incorporées dans ces compagnies.
3° Aussitôt que deux compagnies de ces 4es bataillons seront complétées au dépôt à 140 hommes chacune, le ministre de la guerre nous en rendra compte, pour que nous donnions l'ordre de les faire rejoindre avec les chefs des bataillons et adjudants-majors.
Au 10 janvier, le ministre de la guerre nous fera connaître ceux de ces 4es bataillons qui peuvent fournir deux compagnies de 140. Les deux autres compagnies auront joint avant le 20 février, de manière qu'à cette époque chaque régiment de l'armée du Rhin ait ses quatre bataillons de six compagnies chacun et d'un effectif de 3.360 hommes, et que le corps présentera trente-six bataillons ou 30.000 hommes.
4° Ce corps sera partagé en trois divisions de douze bataillons chacune.
Les bataillons seront embrigadés sous le nom de demi-brigades d'infanterie, dont quatre d'infanterie légère et huit d'infanterie de ligne, commandées par les majors.
La 1re demi-brigade provisoire d'infanterie légère sera composée des 4es bataillons des 6e, 24e et 25e ...
La 1re division sera composée de la 1re demi-brigade d'infanterie légère et des 1re, 3e et 3e d'infanterie de ligne ...
5° Aucun mouvement ne se fait par le ministre de la guerre, qu'il ne m'en ait présenté le projet et qu'il n'ait eu mon approbation
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2522).

Le 31 décembre 1808, à Benavente, "Le général Clarke rend compte qu'il a passé la revue des 3es bataillons des 28e, 58e et 75e régiments d'infanterie de ligne et des détachements fournis par les dépôts des 32e de légère, 24e et 12e d'infanterie légère, et destinés les uns et les autres à rejoindre l'armée d'Espagne"; l'Empereur répond : "Renvoyé au major général, pour donner ordre à Bayonne de leur faire distribuer une paire de souliers, après quoi ils seront dirigés sur Burgos. On leur donnera à Bayonne un séjour ; ils y arriveront vers le 1er février ; le major général aura soin de m'en instruire alors pour que je donne des ordres" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2614).

/ 1809

Le 10 janvier 1809, l'Empereur écrit, depuis Valladolid, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Les 26e et 24e légère doivent rejoindre leurs régiments à Paris ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2652 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19766).

Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
Donnez, en conséquence, l’ordre que la 1re et la 2e compagnie de fusiliers du dépôt du 6e d’infanterie légère> qui est à Phalsbourg en partent pour se rendre à Strasbourg ; ordre que la 1re et la 2e compagnie de fusiliers du dépôt du 24e d’infanterie légère qui est à Metz, et la 1re et la 2e compagnie de fusiliers du dépôt du 25e légère qui est à Verdun, se rendent également à Strasbourg. Ces 6 compagnies de fusiliers complétées à 140 hommes par compagnie formeront le 1er bataillon de marche du corps du général Oudinot ... Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg. Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds ... J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg
" (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2766 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20016).

Le 16 février 1809, à Paris, "On propose à Sa Majesté de réformer sans traitement le sieur C. Bertin, sous-lieutenant au 24e régiment d'infanterie légère"; "Accordé", répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2791 - Non signée ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec l'Empereur, du 15 février 1809 »).

Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Donnez ordre … que 50 hommes du dépôt du 24e léger partent pour renforcer les bataillons de guerre ... pour renforcer les 3 bataillons de guerre" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2860 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20215).

Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli : ... Le 24e d'infanterie légère a besoin de 1600 hommes pour être complété ; donnez ordre qu'un bataillon de marche, composé de 100 hommes du 2e d'infanterie légère, de 150 hommes du 4e d'infanterie légère, et de 350 hommes du 12e d'infanterie légère, soit formé demain et se mette en marche pour Strasbourg. Arrivés là, ces détachements seront incorporés dans le 24e léger, ce qui portera ce régiment à peu près au complet. Le colonel laissera à Strasbourg 2 capitaines, 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 4 sergents et 8 caporaux, pour recevoir ces 600 hommes, et les officiers qui les auront amenés de Paris retourneront à leurs dépôts ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255).

Le 8 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, le bataillon d'infanterie légère qui partira demain, pour renforcer le corps du général Oudinot, afin de nous entendre, portera le nom de bataillon de marche du 24e légère..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2900 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20290). Il s'agit d'un bataillon de marche formé à Paris avec des détachements du 58e, du 121e et du 122e de ligne, et des 2e, 4e, 12e et l5e d'infanterie légère.

Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai donné différents ordres pour combler le déficit de 5000 hommes qu'éprouve le corps du duc de Rivoli.
Les 16e, 24e légère, 4e de ligne et 46e doivent fournir une force de 498 hommes ; je vous ai donné cet ordre le 4 mars. Faites-moi connaître quand ces détachements sont partis, leur force au moment du départ et quand ils arriveront à Strasbourg ...
Je vous ai ordonné également de faire partir de Paris un bataillon de marche de 600 hommes, sous le titre de bataillon de marche du 24e légère, un bataillon de marche de 800 conscrits de ma Garde et 400 hommes du 46e.
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373).

Le 21 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur Je général Clarke, mon intention est que les convois de conscrits réfractaires partis du Mans pour Boulogne soient dirigés sur Sedan, Mézières et Metz.
Je suppose que par suite des mesures prises pour établir des garnisaires dans les départements de l'Ouest, il rentrera environ 2400 conscrits réfractaires. Mon intention est que le premier mille qui rentrera soit réparti entre le 14e régiment d'infanterie de ligne, le 12e de ligne, le 26e d'infanterie légère, le 24e léger, le 100e de ligne et le 103e dont les dépôts sont à Sedan, Metz ou Mézières, et les 59e et 69e dont les dépôts sont à Luxembourg.
Je désire que cette répartition ait lieu à raison de 300 par régiment, qui seront distribués de la manière suivante :
... La 8e [centaine sera dirigée sur le] 24e léger ...
Les huit secondes centaines seront distribuées de même, et ainsi de suite. Quand le nombre aura dépassé 2 400, vous m'en rendrez compte pour que je puisse indiquer de nouvelles directions. Vous en donnerez avis à ces regiments pour qu'ils soient prêts à recevoir ces conscrits, et qu'ils puissent sur-le-champ les habiller et les faire filer sur les bataillons de guerre qu'ils ont au-delà du Rhin ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2978 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20478).

Le 22 mars 1809, l'Empereur écrit, deuis La Malmaison, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Allemagne : "Mon cousin, je reçois votre lettre du 20 et l'état qui y étaitjoint ... Le bataillon de marche du 24e légère qui arrive le 28 mars à Strasbourg, le détachement du 44e, les 800 hommes du 14e de ligne, les détachements du 34e, 51e, 55e et 43e, tout cela doit se rendre au corps du duc de Rivoli où les soldats doivent être incorporés, et les officiers et sous-officiers des cadres rejoindre leurs dépôts ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2981 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20487).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Quant au corps d'Oudinot, il sera également formé de 12 bataillons de marche. Le 1er sera composé des 5es et 6es compagnies du 6e léger, du 24e et du 25e et ainsi de suite, en suivant l'organisation des demi-brigades. Toutes se mettront en marche pour Strasbourg, où l'on organisera ainsi successivement les 12 bataillons de marche, et comme, à l'époque du départ de ces bataillons, les 12 premiers seront incorporés, il n'y aura pas de confusion dans la répétition de cette dénomination ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514).

Le même 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Vous ordonnerez qu'il soit formé 4 bataillons de marche pour renforcer le Corps d'observation du Rhin, savoir : ... Le 2e bataillon portera le titre de bataillon de marche de la division Saint-Cyr, et sera composé de 200 hommes du 24e léger et de 200 hommes du 4e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515).

Le 11 juin 1809, l'Empereur écrit, depuis Schönbrunn, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, en conséquence de ma lettre d'hier et des tableaux qui y sont annexés, pour la répartition des 40 000 hommes, les dépôts des 13 régiments, ou les compagnies des demi-brigades provisoires, doivent fournir 3 000 hommes à 13 quatrièmes bataillons du corps d'Oudinot. Je désire que vous donniez des ordres aux dépôts et aux demi-brigades provisoires, dont ces régiments font partie, de diriger ces hommes sur Strasbourg, et qu'aussitôt que 3 détachements de ces corps, ou 600 hommes, seront réunis, on en forme des bataillons de marche, sous le titre de 1er, 2e, 3e, 4e et 5e bataillons de marche du corps d'Oudinot, et qu'ils partent ainsi de Strasbourg bien organisés ...
Le corps du duc de Rivoli doit recevoir en outre 1200 hommes des dépôts ou des demi-brigades provisoires dont ils font partie. Le 26e léger, le 18e de ligne, le 24e léger et le 4e de ligne fourniront 2 bataillons, qui porteront le nom de 5e et 6e bataillons de marche du corps du duc de Rivoli. Ainsi les 3 400 hommes que doit recevoir ce corps arriveront en 6 bataillons de marche.
... Occupez-vous à faire former ces bataillons. Ordonnez que les procès-verbaux soient en règle, et que les demi-brigades et les dépôts fournissent conformément à mes ordres. Ce qu'ils fourniront sera remplacé aux uns et aux autres sur la levée des 40 000 hommes
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3231 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21199).

Le 13 juillet 1809, l'Empereur écrit, depuis le camp de Znaïm, au Mmaréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Allemagne : "Donnez ordre que les 4es bataillons, des 18e et 4e de ligne, du 26e léger et du 24e, qui font partie du corps du maréchal Oudinot partent demain à cinq heures du matin pour se rendre à Znaïm où ils joindront leurs régiments. Aussitôt que ces 4es bataillons seront arrivés, donnez ordre au duc de Rivoli de les incorporer et de diriger sur Vienne le corps des 4es bataillons, ayant soin de n'en garder aucun officier ni sous-officier, au contraire de compléter les cadres ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3301 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21484).

Le 15 juillet 1809, l'Empereur écrit, depuis Schönbrunn, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Voici mes observations sur la 3e division militaire. Le 59e peut offrir une compagnie de 100 hommes, le 69e, le 76e, le 96e, le 100e, le 103e, le 9e, le 24e, le 26e d'infanterie légère peuvent fournir le même nombre. Cela fera un bataillon de marche de la 3e division militaire, fort de 8 à 900 hommes, que vous dirigerez sur Vienne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3308 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21511).

/ Formation d'une Réserve puis en Mars 1809, mobilisation des Compagnies de Chasseurs des 5es Bataillons des Régiments d’infanterie légère

Reprenant son projet pour constituer une Réserve sur ses arrières, avant la campagne de 1809 contre l'Autriche, avec les 5es Bataillons de ses Régiments de Ligne comme de légère, Napoléon, sur suggestion de Clarke, forme finalement, le 13 mars 1809, non plus 16 Régiments provisoires (cf correspondance à Clarke du 3 mars 1809) mais 17 Demi-brigades de Réserve à trois Bataillons, en France et en Italie.

Pour l’infanterie légère, on retrouve des Compagnies de Chasseurs des 5es Bataillons mobilisées :
- A la 13e DB provisoire à Metz avec 2 Compagnies des 5e Bataillons des 6e, 24e, 25e, 16e et 26e Léger

/ 1810

Concernant l'Espagne, l'Empereur écrit, le 7 janvier 1810, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, les quatre premiers bataillons auxiliaires qui sont à Versailles seront réduits à deux, composés de la manière suivante. Savoir :
1er bataillon (infanterie de ligne) ...
2e batailllon (infanterie légère) 1re compagnie 5 officiers et 132 hommes du 24e régiment d'infanterie légère
2e compagnie 4 [officiers] 249 [soldats] du 26e id.
3e compagnie 35 [soldats] du 7e id.
1 [officier] 97 [soldats] du 10e id. 1 [officier] 132 [soldats]
4e compagnie 1 [officier] 47 [soldats] du 13e id.
Le comte de Lobau dressera procès-verbal de la formation de ces deux bataillons avant le 10 janvier ; les compagnies seront égalisées, leur chef de bataillon sera nommé pour commander chaque bataillon. Il sera également nommé à toutes les places d'officiers et de sous-officiers.
Les sous-officiers et soldats seront effacés des contrôles de leurs corps et, à dater du 1er janvier 1810, l'existence de ces bataillons sera reconnue, et ils seront payés directement par te Trésor. Il y aura trois tambours par compagnie.
Au fur et à mesure que les bataillons auxiliaires viendront à se former, au lieu de 12, les cadres seront resserrés, de manière que chaque bataillon soit porté au complet de 840 hommes.
Un colonel en second sera nommé inspecteur de tous les bataillons auxiliaires. Il sera chargé de rendre compte au ministre de leur formation et de veiller à ce que les différents détachements partent des lieux où ils se rassemblent, bien organisés et complets en officiers, sous-officiers et soldats.
Le 5e bataillon auxiliaire qui se réunit à Lyon en partira avec la formation provisoire qu’il aura reçue dans cette ville, et se rendra à Bayonne où il sera définitivement formé.
Faites-moi connaître pourquoi les corps ont envoyé aux bataillons auxiliaires des détachements dont la force est si peu proportionnée aux demandes qui leur ont été faites ; je désire savoir quand ils pourront envoyer le reste.
Aussitôt qu’un bataillon auxiliaire sera formé, présentez-moi un projet de décret pour lui donner une éxistence régulière.
Faites mettre à la dispositionn du comte Lobau une trentaine de jeunes gens de Fontainebleau, pour être placés dans ces bataillons.
Surtout ayez soin de mettre à Versailles un colonel en second qui veille à l’instruction
P.S : Vous dirigerez sur le second bataillon deux compagnies d'infanterie légère, faisant 300 hommes, pour compléter ce bataillon
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3904 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22808).

Le 20 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Espagne : "Mon cousin, cinq bataillons auxiliaires sont organisés à Versailles. Je désire qu'ils partent bientôt. Pressez le ministre de la Guerre pour pourvoir aux places vacantes. Vous en ferez passer la revue le 22 par un de vos aides de camp ; et sur le compte qu'il vous rendra, vous ferez fournir par le ministre de la Guerre tout ce qui serait nécessaire à ce bataillon. Vous en passerez vous-même la revue le 28, afin qu'il puisse partir le 1er février.
Vous me ferez connaître quand ces bataillons auxiliaires, les quatre régiments de marche et les vingt escadrons de gendarmerie pourront se mettre en mouvement pour se rendre à Bayonne
" (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22911).

Le 22 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Espagne : "Mon cousin, donnez ordre aux quatre régiments de marche de partir le 1er février pour se diriger sur Bayonne où se réunit la 3e division du 8e corps. Donnez ordre aux cinq bataillons auxiliaires qui sont organisés à Versailles de partir également le 1er février. Vous les ferez marcher à petite journée. Il sera donné à ces cinq bataillons auxiliaires et aux quatre régiments de marche deux paires de souliers par homme à Bavonne ou à Bordeaux, selon que les souliers seront dans l'une ou l'autre de ces villes" (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22933).

Le 22 janvier 1810 encore, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre ... On me rend compte que cinq bataillons auxiliaires sont organisés à Versailles. Mon intention est qu'ils partent au 1er février" (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22936).

Caporaldu 24e Léger en 1810
Caporal Pierre Saget, du 24e Léger, dessiné à Metz le 28 avril 1810; dessin de L. Rousselot

Le 11 avril 1810, à Compiègne, "On rend compte à Sa Majesté du vol qui a été fait à M. Laurain, chef de bataillon au 24e régiment d'infanterie légère, commandant la place de Grave. Sa Majesté est priée d'approuver qu'il soit payé une indemnité de 1.000 francs à cet officier en dédommagement de ses pertes" ; "Approuvé", répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4136 - Non signées ; extraites du « Travail du ministre de la guerre avec S. M. l'Empereur et Roi, daté du 28 mars 1810 »).

Le 19 août 1810, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je désire que vous formiez plusieurs bataillons de marche pour 1'Espagne et le Portugal.
... Enfin le 3e bataillon du 25e léger se formera à Tours de la manière suivante : 140 hommes du 25e 1éger ; 250 du 24e idem ; 150 du 7e idem ; 200 du 26e idem ; 100 du 10e idem ; 200 du 13e idem ; 1040 hommes ...
Ces 3 derniers bataillons seront connus sous leur nom dans la ligne ; savoir le 3e bataillon du 50e, le 4e bataillon du 43e, et le 3e bataillon du 25e léger ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4512 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24356).

Le 2 octobre 1810, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Minsitre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre au 24e régiment d'infanterie légère qui est dans le Nord de se rendre à Paris" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 4305 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4646; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24734).

Le 21 octobre 1810, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre dela Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, le 24e régiment d'infanterie légère tiendra garnison à Paris jusqu'à nouvel ordre et y fera le service" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.3, lettre 4336 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4733 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 25014).

Le 13 novembre 1810, à Fontainebleau, on informe l'Empereur que "Le colonel du 24e régiment d'infanterie légère demande qu'il soit accordé six congés de semestre par compagnie dans ce régiment" ; "Accordé" répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4813 - Non signée ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec S. M. l'Empereur et Roi, daté du 11 novembre 1810 »).

Le 20 décembre 1810, le Duc de Bassano écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le Duc, Sa Majesté m'ordonne de faire connaître à Votre Excellence qu'il y aura dimanche prochain grande parade dans la cour des Tuileries et que les troupes ci-après y paraîtront, savoir :
1° Les régiments à pied et à cheval de la garde, qui sont à Paris, et qui se trouvent à trois marches de cette ville ;
2° Les détachements des conscrits, des tirailleurs et de la brigade de fusiliers, dont on formera un ou plusieurs bataillons de marche ;
3° Le 24e régiment d'infanterie légère tout entier. Le service sera relevé par la garde de Paris
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4923).

/ 1811

Le 7 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre ... Donnez ordre aux dépôts des 24e, 23e, 22e, 18e, 13e, 10e, 7e et 1er légers de verser ce qu'ils ont de disponible dans le 4e bataillon ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5136 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26122).

Le 10 mars 1811, à Paris, "On propose à Sa Majesté d'accorder l'emploi de 1er porte-aigle au 24e régiment d'infanterie légère, au sieur Forest, sous-lieutenant du corps" ; "Approuvé", répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5159 - Non signée ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec S. M. l’Empereur et Roi, daté du 6 mars 1811 »).

Le 18 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, voici les dispositions que je juge convenable de prendre pour les colonnes mobiles :
... RÉGIMENT DE BELLE-ILE.
La première colonne mobile sera commandée par le général de division Saint-Sulpice, et comprendra les 1re, 2e, 3e, 4e et 5e divisions militaires. Elle sera composée de :
Trois compagnies de voltigeurs du 24e d'infanterie légère ;
Deux compagnies de dragons de la garde de 60 hommes chacune ;
Une compagnie du 8e cuirassiers de 60 hommes ;
Une compagnie du 1er cuirassiers de 60 hommes ;
100 gendarmes départementaux.
Le général Saint-Sulpice divisera ces 600 hommes en trois colonnes la première sera chargée de battre la 1re division militaire, la deuxième les 3e et 4e et la troisième colonne, la 5e division. Vous lui donnerez la même instruction qu'aux autres généraux ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5206 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26290).

Le 24 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que le camp de Boulogne soit partagé en deux divisions, savoir : le 24e léger, le 4e et le 19e de ligne et le 123e formant la 1re division.
Le 24e léger restera à Paris ...
Il y aura donc au 1er août à Boulogne 26 bataillons, savoir : 12 de la 1re division et 14 de la seconde, ce qui fera 16 à 17000 hommes. Ces régiments doivent avoir leurs 4 bataillons, leur compagnie d'artillerie, leurs caissons et tout ce qui est nécessaire.
Aussitôt qu'il y aura des emplacements et des baraques, vous me le ferez connaître, afin que j'envoie à Boulogne le 24e léger ...
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 5620 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5828 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27771).

Un Décret du 25 décembre 1811 réforme les modalités de la garde des drapeaux (trois Porte-aigles) et fixe les signes distinctifs des Porte-aigles (casque et épaulettes distinctives pour les deux derniers Porte-aigles). A partir de cette époque, les bandes de couleurs "bleu-blanc-rouge" sont verticales et non plus dans les angles; il faut donc confectionner de nouveaux drapeaux.

Le 29 décembre 1811, l'Empereur ordonne : "Je désire voir (à la parade du 12 janvier) les compagnies d'artillerie, les caissons et les chevaux du 3e régiment provisoire croate, des 2e et 4e régiments suisses (ce dernier arrivera le 7 janvier à Paris), et du 24e d'infanterie légère" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6544 - Non signé).

Le même 29 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, mon intention n'est pas que le 24e régiment d'infanterie légère parte de Paris le 15 janvier. Je le verrai à la parade du 12 janvier. Donnez des ordres pour que mardi prochain, il soit incorporé dans ce régiment :
180 hommes du 12e régiment d'infanterie légère
300 bommes du 4e idem
320 hommes du 2e idem
Total 800 hommes
Faites faire cette opération en règle. Ce régiment ainsi porté au grand complet sera dirigé sur Metz. Il restera quelques jours à Metz avec son dépôt ; il y prendra les 50 ou 60 hommes qui y sont disponibles ; et il complétera les cadres de son 5e bataillon en vieux sergents et caporaux.
Vous prendrez mes ordres le 20 janvier pour savoir s'il faut faire partir ce régiment de Metz. Si la saison devenait très rude, je lui laisserais passer une 15aine de jours à Metz. Si au contraire la saison était bonne et ne s'annonçât pas devoir être rigoureuse, je donnerais l'ordre de le faire partir.
Faites-moi connaître si je pourrai voir à la parade du 12 le régiment croate, veillez à ce qu'il soit habillé, les 2 bataillons suisses qui sont à Paris, et ceux qui viennent de Cherbourg qui je présume seront arrivés. Je désire voir les compagnies d'artillerie, les caissons et les chevaux de ces 3 régiments et du 24e léger
" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29511).

/ 1812

Shako d'Officier du 24e Léger après 1812
Shako d'Officier du 24e Léger, après 1812; Musée de l'Empéri

Le 1er janvier 1812, à Paris, "Le général Clarke rond compte de l'état du matériel existant aux 2e et 4e régiments suisses, au 3e croate et au 24e régiment d'infanterie légère" ; "Tout cela est bien", répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6583).

Le 12 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre ... Faites passer la revue du 24e léger demain matin, pour que les hommes écloppés et marqués pour la retraite ne suivent point le régiment. Il est nécessaire d'attacher un major en second à ce régiment ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18428 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29725).

Le 13 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur le comte de Cessac ... Le 24e régiment d'infanterie légère n'a point son caisson d'ambulance garni. Il manque aussi à ce corps beaucoup de chirurgiens ...
Il y a des régiments de cavalerie qui ont quatre aigles
(comprendre : porte-aigles); il y a d'autres régiments, comme le 24e léger, qui n'en ont pas. Donnez connaissance de mon décret aux corps, sans cependant le faire mettre dans les journaux, ce qui est inutile. Envoyez-moi, avant de les faire broder, les noms des batailles auxquelles on suppose que chaque régiment a assisté, afin qu'on les vérifie bien, et qu'il n'y ait point de méprises" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6635 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29736).

Le 26 janvier 1812, l'Empereur, à Paris, dicte des notes sur les divisions de troupes de ligne, adressées au Maréchal Berthier, Major général : "... SUR LA DIVISION COMPOSEE DES TRENTE-DEUX 5es BATAILLONS DE LA 32e DIVISION MILITAIRE.
Au lieu de soixante-quatre compagnies employées pour la 32e division militaire il en faut soixante-douze.
Tous les régiments d'infanterie légère du corps d'observation de l'Elbe, savoir les 7e, 13e, 15e, 33e, 26e, 24e légers, fourniront trois compagnies au lieu de deux, ce qui fera en tout soixante-dix ...
On devra réunir les compagnies d'infanterie légère à cause de l'uniforme.
On formera quatre demi-brigades. Chaque demi-brigade sera de trois bataillons, chaque bataillon de six compagnies.
Il faut donner 500 hommes à chacun de ces dépôts, ce qui fera 16.000 hommes pour les trente-deux dépôts, au lieu de 12.500 ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6693 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29851).

Le 10 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Donnez ordre qu'un petit bataillon de marche appelé bataillon de marche de Strasbourg, composé d'une compagnie du 24e léger et d'une compagnie du 26e léger, complétées à 250 hommes chacune, bien organisées, chaque homme ayant ses cartouches, et bien commandées, passe le Rhin à Strasbourg et se dirige sur Magdeburg, d'où chaque compagnie rejoindra son régiment. Les cadres de ces compagnies, après avoir versé leurs hommes, reviendront à Strasbourg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30166).

Le 22 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris au Duc de Feltre : "Je réponds à votre lettre du 19 février. Il y aurait beaucoup d'inconvénient à changer les majors qui sont aux dépôts pour les envoyer aux bataillons de guerre, Je pense qu'il faut rester dans le système où nous sommes. Il faudrait nommer des majors en second pour les régiments qui ont quatre bataillons. Le 26e, le 24e, le 11e et le 29e légers, le 16e, le 2e, le 37e, le 72e, le 19e, le 4e, le 18e de ligne et les six régiments d'Italie sont dans ce cas ; ce qui fait dix-sept ou dix-huit régiments. Ces majors en second sont nécessaires à nommer. Ceux des régiments du 1er corps le sont, je crois, déjà" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1922 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30280).

Le 24 mars 1812, à Paris, à la question : "Les régiments d'infanterie légère doivent-ils faire revenir leur aigle qui, par une disposition spéciale de l'Empereur, se trouve à leur dépôt ?", ce dernier répond encore une fois : "Puisque les aigles de ces régiments sont aux dépôts, il faut que les régiments les y laissent" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.3, lettre 5028).

Le 30 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, donnez des ordres pour que le 3e bataillon de marche du 3e corps, composé de 400 hommes du 3e de ligne et de 400 hommes du 105e, qui doivent être incorporés dans les 73e et 18e de ligne, ainsi que les 250 hommes du 24e léger faisant partie du bataillon de marche de Strasbourg, se détournent de leur route à Erfurt, pour se diriger sur Torgau et de là se rendre à Francfort-sur-l'Oder où ils rejoindront le 3e corps. Les 250 hommes du 26e léger et les 19 hommes des régiments suisses et illyriens se rendront de Torgau à Berlin, où ils rejoindront leurs régiments. Recommandez bien qu'après l'incorporation les officiers et les sous-officiers retournent en poste aux dépôts. Il est donc nécessaire que vos ordres pour détourner ces troupes de leur direction arrivent avant le 8 avril à Erfurt" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7038 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30340).

Le 2 avril 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général CLarke : "Monsieur le duc de Feltre, je réponds à votre lettre du 1er. Je ne comprends pas bien ce que c'est que deux compagnies du 5e bataillon du 26e léger, qui sont à Strasbourg.
Il me semble que j'ai ordonné le départ de deux compagnies du 26e léger, et de deux compagnies du 24e léger, qui ont reçu 500 conscrits à Strasbourg, et de là sont partis pour l'armée ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7058 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30365).

Chasseur 24e Léger, 1813
Chasseur du 24e Léger, 1813, d'après Martinet

- Demi-brigades de marche, Division de Réserve et 9e Corps de Victor

Le 2 avril 1812, Napoléon décide, pour renforcer sa Grande Armée, de former 4 Demi-brigades de marche à partir de détachements des 5ème bataillons (Dépôts) de Régiments déjà mobilisés. Chaque Demi-brigade à 3 Bataillons de 6 Compagnies chacun. Les Demi-brigades doivent se former le long du Rhin, avant d’être envoyées vers l’Est. Il écrit à Clarke ses instructions et la composition de ces nouvelles unités. "Monsieur le duc de Feltre, je vous ai fait connaitre la formation des 16 demi-brigades provisoires ; mais comme cette organisation n’emploiera pas plus de 40000 conscrits de l’année, il faut que vous me fassiez dresser un état exact du superplus [sic] avec un projet de formation de bataillons de marche supplémentaires à réunir dans le courant de mai pour recruter la Grande Armée. Vous composerez chaque bataillon de marche de 6 compagnies, c'est-à-dire de 900 hommes à peu près. On les dirigerait sur Mayence et Wesel ; de là sur Berlin où ils recevraient les ordres du major général pour leur incorporation définitive.
J’ai actuellement à vous faire connaitre mes intentions relativement à la formation de 4 demi-brigades de marche composées de compagnies tirées des 5es bataillons des régiments qui sont à la Grande Armée. Ces 4 demi-brigades fortes ensemble de 10000 hommes formeront une seconde division de réserve pour la défense de tout le pays entre l’Elbe et le Rhin, et pour le recrutement de la Grande Armée. Je ne leur donnerai pas le nom de demi-brigades provisoires mais bien celui de demi-brigades de marche. Elles seront composées de la manière suivante :
3e demi-brigade de marche.
1er bataillon : 3 compagnies du 26e léger à Metz, 3 compagnies du 11e léger à Wesel
2e bataillon : 2 compagnies du 2e de ligne à Besançon, 2 compagnies du 37e de ligne à Besançon, 2 compagnies du 93e de ligne à Besançon
3e Bat : 3 compagnies du 29e léger à Beauvais, 3 compagnies du 24e léger à Metz
Cette Demi-brigade se réunira à Juliers ...
Vous nommerez un major en second pour commander chaque demi-brigade. Ces majors se mettront en marche avant le 8 avril pour parcourir les différents dépôts. Tous les dépôts qui sont sur le Rhin, comme le 7e léger, etc. embarqueront leurs détachements sur ce fleuve. Vous nommerez un général de brigade ou même un colonel pour être chargé, comme inspecteur, de la formation de ces quatre demi-brigades, qui se composeront ainsi de douze bataillons ou de 9.000 à 10.000 hommes. Le général commandant la 25e division répartira ces 10.000 hommes dans des cantonnements entre Cologne, Juliers, Aix-Ia-Chapelle et Clèves ...
Demi-brigades du 2e corps (à l’exception du 93e régiment qui est du 3e corps)
3e demi-brigade 1ère division de réserve de la Grande Armée 2400
1er bataillon :
3 compagnies du 5e bataillon du 26e léger (dépôt à Metz) : 255 conscrits de Seine-et-Marne, 419 de la Marne ; total 674 ; 224 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation.
3 compagnies du 5e bataillon du 11e léger (dépôt à Wesel) : 96 conscrits du Simplon, 538 de Corse ; total 634 ; 184 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation.
2e bataillon :
2 compagnies du 5e bataillon du 2e de ligne (dépôt à Besançon) : 500 conscrits de la Meurthe ; total 500 ; 200 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation.
2 compagnies du 5e bataillon du 37e de ligne (dépôt à Besançon) : 500 conscrits des Vosges ; total 500 ; 200 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation.
2 compagnies du 5e bataillon du 93e de ligne (dépôt à Besançon) : 256 conscrits de la Meurthe, 209 des Vosges ; total : 465 ; 165 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation.
Demi-brigades du 3e corps (à l’exception du 16e régiment qui est du 2e corps)
3e bataillon :
3 compagnies du 5e bataillon du 29e léger (dépôt à Paris) : 400 conscrits du Pas-de-Calais ; total 400 ; manque 50.
3 compagnies du 5e bataillon du 24e léger (dépôt à Metz) : 506 conscrits de l’Oise, 168 de l’Aisne ; total 674 ; 224 conscrits de 1812 non employés dans cette organisation ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7055 (extrait d’un ordre de l’Empereur daté de Saint-Cloud le 2 avril 1812) ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30371 - intégrale).

Le 8 avril 1812, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, je ne puis pas comprendre comment ma lettre du 8 janvier a contenu l'ordre de départ de trois compagnies du 5e bataillon du 26e d'infanterie légère. C'est une erreur. Je n'ai ordonné le départ que d'une compagnie du 24e léger et d'une du 26e, et ces deux compagnies sont parties de Strasbourg formant un petit bataillon ...
Je n'ai pas compris ce mouvement, parce que je ne l'ai pas ordonné, et si cela a été mis dans ma lettre, c'est par erreur de copiste.
Donnez ordre qu'on ne fasse partir de Wesel, ni de Strasbourg aucun conscrit réfractaire, s'il est galeux. Ils empestent les routes. Lorsqu'il y en a de galeux, il faut commencer par les traiter de la gale et les guérir.
Ainsi, il faut que le général commandant la 5e division militaire ne fasse partir avec les 6es bataillons que des conscrits bien habillés, bien équipés et en bon état. Je ne puis pas considérer comme en bon état les galeux
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7085 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30410).

/ 1813

"ORDRES CONCERNANT LA COMPOSITION DES CORPS D’ARMÉE.
Paris, 21 décembre 1813.
Le général Maison est nommé commandant du 1er corps d’armée à Anvers ; le major général lui donnera l’ordre de partir demain pour se rendre dans cette place ; le général Roguet et le général Lefebvre-Desnoëttes seront sous ses ordres.
Le major général donnera l’ordre au général Grouchy de partir de suite pour se rendre à Strasbourg, où il prendra le commandement en chef de la cavalerie de l’armée.
Il ordonnera au duc de Bellune d’organiser le 2è corps d’armée en trois divisions de la manière suivante :
1re division : 24è léger, trois bataillons ; 19è de ligne, trois ; 37è, trois ; 56è, trois ; 61è, un ; 111è, un ; total, quatorze bataillons ;
Le général Dufour commandera cette division ...
Chaque division aura deux batteries d’artillerie à pied ; total, six batteries, quarante-huit pièces. Ce corps d’armée aura en outre deux batteries d’artillerie de réserve, seize pièces, et deux batteries d’artillerie à cheval
".

/ Les drapeaux du 24e Léger

Après avoir reçu des drapeaux sous le Consulat, le 24e Léger en perçoit trois avec trois Aigles en 1804. Curieusement les drapeaux ne sont pas du modèle de l'infanterie légère (Picot) mais de l'infanterie de Ligne (Chaillot).

Le 8 avril 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Allemagne : "... j'approuve que tous les corps renverront leurs aigles en France hormis une qu'ils garderont. En attendant qu'ils aient des enseignes, vous les autoriserez à faire faire pour chaque bataillon des enseignes très-simples, sans devise et le tiers de celles qu'ils avaient autrefois. Ces enseignes sont pour leur servir de ralliement ; elles n'auront aucune décoration de bronze, elles porteront seulement le numéro du régiment et du bataillon. Quant au corps du général Oudinot, il faut que chaque bataillon fasse faire un petit drapeau d'un simple morceau de serge tricolore, portant d'un côté le numéro de la demi-brigade et de l'autre le numéro du bataillon, comme, par exemple, 4e bataillon du 6e d'infanterie légère d'un coté, et de l'autre 1re demi-brigade légère, etc. Il faut faire pour cela très-peu de dépense. J'en ferai faire de très-belles, que je donnerai moi-même aussitôt que possible" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 15030 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20750).

Le 28 juin 1809, depuis Schönbrunn, Napoléon ordonne : "Article 1er. Les 1er et 2e porte-aigles de chaque régiment seront armés d'un esponton formant une espèce de lance de cinq pieds, auquel sera attachée une banderole, qui sera rouge pour le premier porte-aigle, blanche pour le second. D'un côté sera le nom du régiment, de l'autre le nom de l'Empereur.
Art. 2. Ces espontons seront fournis par le ministre de la guerre mais, en attendant, les régiments seront autorisés à s'en procurer. Cet esponton sera une espèce de lance dont on se servira comme d'une baïonnette. Les banderoles blanche et rouge serviront à marquer le lieu où se trouve l'aigle.
Art. 3. Le premier et le second porte-aigles porteront, indépendamment de l'esponton, une paire de pistolets, qui seront dans un étui, sur la poitrine, à gauche, à la manière des Orientaux
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3281).

Une Aigle du 1er Batailon est capturée à Wagram.

En 1812, il reste trois Aigles en service (celle perdue a été discrètement remplacée) et deux sont renvoyées. Un nouveau drapeau modèle 1812 est délivré le 8 août de cette année, portant le nom des batailles : ULM AUSTERLITZ IENA EYLAU ECKMUHL ESSLING WAGRAM.

En mai 1813, le drapeau est au Dépôt de Metz (d'après P. Charrié).

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