Le 11e Régiment de Chasseurs à Cheval
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Certaines sources donnent pour origine du Corps les Volontaires étrangers de Würmser 1762, troupes mixtes de cavalerie et de fantassins, levés par le Maréchal de Soubise; la même année, les Volontaires (de Soubise) forment une Légion à 4 Escadrons, qui en 1766 devient Légion de Soubise. La première garnison aurait été Le Quesnoy. L'unité a pour chef d'abord le Maréchal Prince Charles de Rohan-Soubise, puis le Baron de Würmser, et en 1763, le Comte de Wargemont.
1762-1763 : Guerre de Sept Ans.
En 1770, elle passe sous le commandement du Baron de Kinglin.
En 1776, le Comte de Saint-Germain dissout les différentes Légions, dont celle de Soubise, et crée officiellement 24 Escadrons de Chasseurs à cheval qui sont répartis entre les 24 Régiments de Dragons de l'époque.
L'Ordonnance du 29 janvier 1779 forme 6 Régiments de Chasseurs à 4 Escadrons à partir des 24 Escadrons de Chasseurs attachés chacun à l'un des 24 Régiments de Dragons (Ordonnance du 25 mars 1776). Le 5e Régiment prend le nom de Chasseurs du Gévaudan. Il est commandé par le Comte de Grivel de Saint-Mauris. Puis en 1784 par 1784 le Baron de Treva.
L'Ordonnance du 17 mars 1788 transforme six Régiments de Dragons en Régiments de Chasseurs à cheval, qui prennent les six premiers rangs dans l'arme des Chasseurs. En conséquence, l'ex-5e Régiment de Chasseurs recule au 11e rang et prend le nom, sous sous l'impulsion du Comte de Brienne, de Chasseurs de Normandie. Le Corps est sous le commandement du Baron d'Allonville d'Arnancourt.
Le Règlement du 1er janvier 1791 lui fait quitter son nom de province pour n'être plus désigné que par le numéro de son rang de création, soit 11e Régiment de Chasseurs à cheval. Le Régiment est commandé en 1791 le Colonel Joseph-Antoine Marquis d'Anglade puis par le Colonel Joseph-Theodore-Gabriel Comte Lallemand de Waites.
Le 1er janvier 1792, le 11e Chasseurs comprend un effectif de 548 hommes et 140 manquants. Il est en garnison à Philippeville (Journal militaire de 1792), et est sous le commandement du Colonel Jean-Henri-Guy-Nicolas de Grandval de Fregeville.
Le 11e Chasseurs fait les campagnes de 1792. Il est d’abord à l’Armée du Centre sous le commandement de Lafayette au mois de mai (Journal Militaire de 1792, p. 394). Le régiment sert ensuite à l’Armée du Nord, se trouve près de Givet, puis sur la Sambre. Il prend une part glorieuse à la bataille de Valmy le 20 septmbre 1792, et à celle de Jemmapes le 6 novembre 1792.
1793 Colonel Nicolas (Guillaume). Il fait la campagne de 1793 à l'Armée du Nord ou de Belgique. 1793 : il est à Neerwinden, à Maubeuge et à Wattignies. Le 17 décembre 1793, le Régiment ou un détachement se trouve à l’Armée du Rhin, Division du Général Hatry (Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche).
1794: De Lacour (Louis) - Chef-de-Brigade 1794: Treillard (Anne-Francois-Charles). Le 11e Chasseurs fait la campagne de 1794 à l'Armée des Ardennes. Au moins un Escadron du Régiment combat à la bataille de Fleurus le 26 juin 1794. Il contribue à la victoire ? 1794 : combat à Boxtel.
Le 13 Fructidor an 2 (30 août 1794), le Général de Brigade Grenier donne l'ordre suivant : "Il est ordonné au 11e régiment de chasseurs à cheval de relever à 3 heures du matin les postes qu’occupe le 1er régiment de dragons en avant et dans les vergers de Verignies. Le nombre d’hommes est de 50. Le commandant de cette grande garde prendra tous les renseignements nécessaires tant sur la localité que sur le mode de service près du commandant de la grande garde de dragons qu’il va relever, et qui restera comme de coutume sous les armes jusqu’à 6 heures du matin.
Le commandant du régiment est prévenu que toutes les troupes prendront les armes demain à 3 heures du matin et y resteront jusqu’à 6 heures, à laquelle il recevra ordre de changer de bivouac" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 10 page 35).
Le 14 Fructidor an 2 (31 août 1794), le Général de Brigade Grenier écrit au Général de Division Hatry : "Je te préviens mon camarade que le bien du service m’a contraint de faire un changement dans les bivouacs qu’occupaient le 23e régiment de cavalerie et 11e de chasseurs.
Le 1er a reçu ordre de bivouaquer dans les vergers en avant de Votens, le 2e dans ceux en arrière d’Ouprise.
Tu voudras bien leur faire adresser les subsistances et les ordres qui émaneront de l’état-major de la division en ces endroits" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 11 page 37).
Le même 14 Fructidor an 2 (31 août 1794), le Général de Brigade Grenier écrit encore au Général Hatry : "Le général Ernouff ayant fait partir mon camarade un des régiments de dragons qui était sous mes ordres, j’ai cru pouvoir faire avancer le 23e régiment de cavalerie jusqu’à Votens qui n’est qu’à un quart de lieu de Saint-Valburge, j’ai cru que ce régiment faisait réellement partie de ton avant-garde, vu qu’il n’y a que deux escadrons du 11e de chasseurs. Le poste qu’occupe le 23e régiment est toujours intermédiaire et peut à la foi remplir le but de me protéger et de recevoir les ordres de se porter ailleurs si tu en as besoin, le changement comme je te l’ai dit n’est que d’un quart de lieu ; j’attends ta réponse pour lui faire reprendre son ancienne position si tu le désires mais je t’observe que les deux escadrons de chasseurs ne pourraient suffire au service actif qu’ils seraient obligés de faire dans le cas de ce changement" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 12 page 38).
Le 16 Fructidor an 2 (2 septembre 1794), le Général de Brigade Grenier écrit au Citoyen Lacroix, Chef de la 173e Demi-brigade : "Je viens de donner ordre mon camarade au chef du 11e régiment de chasseurs de continuer à t’envoyer le même nombre d’ordonnances que tu avais avant que ce régiment ne quittât le bivouac de Volteuse.
J’adresserai directement à ce régiment ainsi qu’au 23e régiment de cavalerie les ordres que je donnerai, mais tu continueras à lui adresser les ordres et mots d’ordres que tu recevras de la division d’Hatry, ne les recevant moi-même que comme officier général particulier et beaucoup plus tard que les troupes que je commande" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 14 page 42).
Le même 16 Fructidor an 2 (2 septembre 1794), le Général de Brigade Grenier écrit également au Citoyen Treillard, Chef du 11e Régiment de chasseurs : "Vous voudrez bien continuer citoyen d’envoyer au chef de brigade Lacroy le même nombre d’ordonnances qu’il avait avant que tu ne quittasses le bivouac de Voltens. Cet officier étant obligé de correspondre avec le général Hatry et moi, et même de t’envoyer les ordres qui lui parviennent de la division d’Hatry de laquelle le régiment que tu commandes quoique à l’avant-garde, fait partie" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 14 page 42).
Le 3 novembre 1795, Kléber concentre ses forces, dans la crainte que l'ennemi ne tente un débarquement entre Coblenz et l'ile de Weissenthurn : les deux Brigades d’infanterie de Bernadotte s'installent, l'une à la Chartreuse, l'autre à Coblenz; le 3e Chasseurs, partie à Coblenz, partie à Moselweiss; la Division Championnet occupe le camp de Metternich; trois Bataillons de Grenier restent entre Sinzig et Andernach, tandis que les neuf autres viennent s'établir au camp d'Andernach et dans l'ile de Weissenthurn; la Brigade de cavalerie du Général Klein, composée des 7e et 11e Chasseurs, reste avec la Division Grenier (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 1, p. 258).
/ 1796-1797 : Armée de Sambre-et-Meuse.
1796 : Lichtenberg, Mayence, Neuweid, Nieder-Ulm, and Freilingen.
Composition des 4 Divisions sous les ordres de Kléber le 30 septembre 1796 :
Division HARDY (Quartier général, Bingen) :
3 Escadrons du 2e Régiment de Hussards, 210 hommes ; 4 Escadrons du 4e de Hussards, 451 hommes ; 11e régiment de chasseurs à cheval, 450 hommes. Jugenheim et Engelstadt (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 1, p. 371).
Le 1er octobre 1796, le Général Hardy modifie un peu la disposition de ses troupes : il établit, le 2 octobre, les 2e et 55e Demi-brigades en arrière de Partenheim, la droite au ravin de Sulzheim et la gauche à celui d'Engelstadt; le 6e de Cavalerie et deux Escadrons du 13e à Nieder et Ober-Hilbersheim. Enfin il organise un Corps d'avant-garde sous les ordres de l'Adjudant général Bonamy. Cette avant-garde, composée de la 31e Division de Gendarmerie, de la 9e Demi-brigade légère, des 9e et 11e Chasseurs à cheval et d'un Escadron du 13e de cavalerie, prend position sur le plateau de Wörrstadt, étendant sa droite vers Gabsheim (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 1, p. 374).
A partir de cette époque (25 octobre), les Deux divisions Daurier et Ligneville et le Corps des Flanqueurs de droite du Général Poncet, se trouvant à une trop grande distance de Kleber, constituent, en réalité, l'aile droite de l'Armée de Sambre-et-Meuse, et prennent le nom de Corps du Hundsrück. Kleber a toujours la surveillance de ces troupes et la direction de leurs opérations ; mais le Général Ligneville en est le véritable commandant en chef. Pour remplir efficacement le but qui lui était assigné, ce Général a partagé le Corps à ses ordres en cinq fractions, dont :
Avant-garde (Général de Brigade Hardy) :
9e Demi-brigade légère,
2 Bataillons de la 108e Demi-brigade de Ligne,
1 Compagnie d'artillerie légère,
2e Régiment de Hussards,
11e Régiment de Chasseurs.
Avec ce Corps d'armée, et les Flanqueurs de droite que commande le Général Poncet, Ligneville se dispose, suivant l'ordre qu'il en a reçu de Kleber, à franchir la Nahe et 1'Alsenz, et à se porter vers la Selz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 1, p. 394).
Le 28 Ventôse an 5 (18 mars 1797), le Général Grenier écrit, depuis Meisenheim, au Général Olivier, commandant la 4e Division : "Il faut de suite mon cher Olivier contremander l’ordre que tu as donné au 11e régiment de chasseurs. Ce régiment ne peut et ne doit partir que quand il sera relevé aux avant-postes. Je vais écrire au général Bastoul de faire arriver sur le champ le 6e de chasseurs" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 36 page 87).
Le 30 Ventôse an 5 (20 mars 1797), le Général Grenier écrit, depuis Meisenheim, au Général Olivier : "Je te préviens, mon cher camarade, que j’ai donné ordre au 6e régiment de chasseurs de partir de Birkenfeld pour se rendre à Kircheim Poland (Kirchheimbolanden) et Alzey y relever le 11e régiment. Tu voudras bien donner ordre au commandant du 11e de donner au chef du 6e régiment les instructions et renseignements qui lui seront nécessaires sur le service des avant-postes et villages à occuper ; lorsque le 11e régiment sera relevé il se rendra à la destination ultérieure que tu lui indiqueras conformément à l’avis que tu as reçu du chef de l’état-major général ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 37 page 89).
Le 1er Germinal an 5 (21 mars 1797), le Général Grenier écrit, depuis Meisenheim, au Général Tilly, Chef de l’Etat-major général de l’armée : "Je reçois à l’instant, mon cher général, votre lettre du 30 Ventôse par laquelle vous m’annoncez que le 5e de chasseur ne pouvant arriver pour le moment, l’intention du général en chef est que je conserve près de moi le 11e. je vais me conformer à ces dispositions quoique j’ai déjà fait relever ce régiment aux avant-postes ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 37 page 89).
Le 18 Germinal an 5 (7 avril 1797), le Général en chef L. Hoche ordonne, depuis son Quartier général à Cologne : "Opérations générales de Sambre et Meuse
… 5e marche
Mouvement sur la Lahn
Ce jour le général Lefebvre demeurera à Montabaur avec ses deux divisions. Le général Grenier, avec la 2e division, et les 6e et 11e régiments de chasseurs à cheval, s’acheminera par la route de Freiling, qu’il dépassera pour s’approcher autant que possible de Weilbbourg qu’il attaquera le lendemain ; il est bon cependant qu’il en demeure à deux ou trois lieux ..." (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 75 page 16).
Le 22 Germinal an 5 (11 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général en chef Hoche : "J’ai reçu, mon cher général, votre instruction du 18 courant, relative aux premières opérations de l’armée. Je m’empresserai en temps et lieux de mettre à exécution ce qui me concerne.
J’ai l’honneur de vous prévenir que l’infanterie de la 2e division se mettra en mouvement le 24 de ce mois pour aller relever les troupes de la 1ère division cantonnées sur les bords du Rhin entre la Nahe et la Moselle. Ce mouvement sera entièrement effectué le 27.
La 3e division qui tient la 1ère ligne ne fera son mouvement qu’après l’arrivée des troupes aux ordres du général Colaud ainsi que les 11e et 6e régiments de chasseurs" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 40 page 95).
Le 28 Germinal an 5 (17 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général Bastoul : "Vous avez été prévenu par l’adjudant général Ducheiron, mon cher Bastoul, que la division prendra demain matin à 3 heures les armes et sera de suite mise en mouvement pour être dirigée dans la plaine entre Kerlich et Veissenthurn. Vous êtes chargé de conduire la 1ère brigade et le général Barbou la 2e.
Cette nuit à 2 heures du matin, le général Lefebvre commencera son mouvement aussitôt que ses dernières troupes auront défilé. Vous effectuerez votre passage avec la 1ère brigade et l’artillerie de la division. Vous serez immédiatement suivi par la division de hussards après laquelle défilera le général Barbou suivi du 11e régiment de chasseurs …" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 44 page 102).
Le 18 avril 1797, le 11e Chasseurs combat à Neuwied.
Le 29 Germinal an 5 (18 avril 1797), le Général en chef Hoche, commandant l'Armée de Sambre et Meuse, expédie, depuis son Quartier général à Dierdorf un "Ordre secret pour le 30 germinal an 5 de la République
... Le général Grenier portera la 2e divison qu’il commande à Molsberg, passant par Freling. Il aura pour cavalerie les deux escadrons du 3e régiment d’hussards et les 6e et 11e régiments de chasseur. Il repartira de Maleberg le 1er floréal pour sur porter sur Weilbourg où il essayera de passer la Lahn. En cas qu’il ne puisse arriver à sa destination, ou même qu’il juge du bien du service de ne pas sy rendre, il pourra prendre une position entre Freiling et Molsberg …" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 81 page 173).
Le 1er Floréal an 5 (20 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veilbourg, au Capitaine Bevine : "Le colonel Trelliard ne m’ayant point rendu compte de l’affaire qu’il a eu aux avant-postes, et votre escadron étant très fatigué, comme vous me le marquez, vous resterez au village que je vous ai indiqué en bivouaquant dans les vergers et en établissant une grande garde d’un maréchal des logis et dix chasseurs sur la route de Lahnbourg (Löhnberg ?) à Lein (Leun ?). Vous enverrez néanmoins sur le champ un officier avec quelques chasseurs bien montés à la rencontre de votre régiment, cet officier pousserai jusqu’à Hein (Leun ?), s'il est possible et devra vous rapporter des nouvelles du colonel aurait besoin de votre escadron vous irez le rejoindre sur l’ordre qu’il vous en donnera" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 45 page 104).
Le 2 Floréal an 5 (21 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veilbourg (Weilbourg, Weilburg), au Général en chef Hoche : "Je reçois à l’instant mon cher général votre lettre du premier de ce mois. Je suis étonné que vous n’ayez pas encore reçu la mienne du même jour, par laquelle je vous rendais compte de mon arrivée à Veilbourg et des reconnaissances que j’avais dirigées sur différents points ; après le départ de ma lettre, le chef du 11e régiment de chasseurs que j’avais envoyé à Leinn (Leun ?) avec son régiment et un bataillon de la 16e demi-brigade rencontra l’ennemi en retraite ; croyant que cette colonne n’était pas considérable, il voulut lui couper la retraite et s’emparer du pont de Leinn (Leun ?) ; mais l’ennemi voyant sa retraite coupée par un corps faible, força le passage ; je ne peux mieux vous en donner les détails, qu’en vous envoyant les rapports originaux ; le chef de bataillon est celui que vous avez bien voulu faire recevoir à ma demande sur les hauteurs de Coblenz ; il justifie la bonne opinion que j’avais de ses talents ; si les hussards avaient été près de moi, cette colonne devait être entièrement prise, mais mon infanterie et ma cavalerie n’étaient pas assez considérables et ne pouvaient être disséminées sur tant de points ; je ne partirai de Veilbourg pour me rendre à Graven Visbach (Grävenwiesbach) qu’à onze heures du matin ; je vous le répète, je serais trop en l’air et il est essentiel qu’un corps soit porté ce soir sur ma gauche, toute l’armée ennemie s’étant retirée par Wetzlar sur Kleber (Cleeberg ?) et Butzbach" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 45 page 104).
Le 2 Floréal an 5 (21 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veilbourg (Weilbourg, Weilburg), au Chef de Brigade Trelliard : "J’attends, mon cher Trelliard, votre rapport avec impatience ; mandez-moi si le général Olivier est arrivé sur la Hahn, si on a poussé des corps en avant. J’ai besoin de ce rapport pour diriger ma marche et dans le cas où l’armée serait arrivée sur la Lahn, comme je le désire, et que les généraux aient envoyé des avant-gardes sur la rive gauche, vous partirez de suite de Leim (Leun ?) avec votre régiment et le bataillon de la 16e sous vos ordres, vous marcherez avec ce petit corps sur Braunfels et de là sur Altenkirchen pour venir me rejoindre par ce chemin à Graven Visbach. J’apprends à l’instant que l’ennemi est à Braunfels. S’il y est, je ne pourrai faire une pointe si forte que celle qui m’est prescrite. Tâtez-le et envoyez-moi votre rapport par le retour de Levasseur" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 45 page 105).
Le même 2 Floréal an 5 (21 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit ensuite, depus Veilbourg (Weilbourg, Weilburg), au Chef de Brigade Trelliard : "Levasseur est de retour et votre lettre l’avait précédé de quelques instants. Mon intention n’est pas, mon cher Trelliard, de forcer l’ennemi dans la trouée de Braunfels avant d’être assuré si les divisions de gauche sont à hauteur ; je vous préviens cependant que deux escadrons du 6e sont en reconnaissance sur Braunfels par les hauteurs de la rive gauche de la Lahn, ils ont ordre comme vous de s’assurer de la position de l’ennemi et de ne pas se compromettre ; je ne marcherai pas avec la division sans avoir reçu des nouvelles du général en chef. Tout ce que vous ferez donc jusqu’à nouvel ordre se bornera à inquiéter l’ennemi, le faire suivre s’il se retire et à me donner souvent de vos nouvelles et de ce qui se passe à Wetzlar. Mandez-moi je vous prie si vous avez perdu beaucoup de monde hier" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 46 page 106).
Puis, toujours le 2 Floréal an 5 (21 avril 1797), le Général Grenier écrit encore, depuis Veilbourg, au Chef d’Escadron (du 6e ou 11e Régiment de Chasseurs; numéro de régiment non visible) : "Je vous préviens qu’à l’instant, le colonel Trelliard se dispose à attaquer Braunfels en passant la rivière à Leim. Le tiraillement que vous avez entendu sur votre gauche vient de ses avant-postes. Je vous prie de le seconder dans son attaque autant que votre position et le peu de forces que vous avez-vous le permettra" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 46 page 106).
Le 6 floréal an 5 (25 avril 1797), le Général en chef Hoche, commandant l'Armée de Sambre et Meuse, ordonne, depuis son Quartier général à Friedberg : "Ordre général du 7 floréal (26 avril 1797)
Si les ennemis ont été frappés de la rapidité de notre marche sur la Nidda, ils n’ont pas moins admiré l’ordre et la discipline qu’observe l’armée et la précision qui a eu lieu dans les manœuvres. C’est à toutes ces choses bien plus qu’au courage des individus que nous devons ces succès. Il est donc important de ne se relacher cruellement sur ces articles ; l’instruction et la disicpline sont les seuls biens de l’armée ; on travaillera donc sans relache à la perfection de l’instant à l’autre. J’ai recommandé dans mon règlement de ne jamais permettre à la cavalerie de charger en colonne ; cependant, contre mon vœu formellement exprimé, le chef du 16e régiment de dragons, qui d’ailleurs, s’est couvert de gloire, a commis cette faute qui a failli devenir funeste par ses conséquences. Que n’eut pas fait cet excellent corps si les ordres eussent été exécutés …
Chaque division de cavalerie et d’infanterie procèdera à une levée de quatre-vingt chevaux de selle destinés à être répartis par les généraux de cavalerie dans les corps de cette armée qui ont le plus souffert. Le général Watrin donnera les siens au 23e de chasseurs à cheval. L’avant-garde et la première division les leurs à la division de chasseurs, la deuxième division au 6e et 11e régiment de chasseurs, la troisième à la division de hussards, la quatrième et la réserve aux dragons ..." (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 82 page 175).
Le 9 Floréal an 5 (28 avril 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veillbourg, au Général en chef Hoche : "Conformément à vos intentions, mon cher général, je me suis fait représenter l’acte qui doit constater la neutralité de la principauté de Braunfels ; cet acte n’est autre chose qu’une lettre du ministre des relations extérieures au citoyen Simon, secrétaire de légation, laquelle n’a que pour le moment d’autre authenticité que celui de la recommandation au général en chef. Je ne me suis pas permis de prononcer sur la validité de cet acte et ai renvoyé vers vous les réclamants, me réservant de vous en prévenir et de vous adresser. Observer en même temps que si la neutralité a lieu il sera urgent de m’indiquer d’autres cantonnements pour la moitié de ma division, attendu que quatre bataillons et le 11e régiment de chasseurs occupent cette principauté et que je ne saurais où placer ces troupes, ayant sur mon front les divisions Lefebvre et Lemoine, sur ma droite les divisions de chasseurs, sur ma gauche celle des dragons, et enfin sur mes derrières toute l’artillerie de l’armée. Jamais position (de cantonnement, j’entends) n’a été plus désagréable" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 47 page 108).
Le 16 Floréal an 5 (5 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef de brigade Trelliard, commandant le 11e Régiment de Chasseurs : "Je vous adresse ci-joint, mon cher Trelliard, plusieurs exemplaires de l’arrêté du général en chef en date du 10 de ce mois relatif aux contributions imposées sur le pays occupé par l’armée de Sambre et Meuse ; vous verrez par cet arrêté que la principauté de Braunfels est imposée à une somme de 80000, et qu’en conséquence de l’article trois, les principaux personnages doivent être pris en otage jusqu’au parfait payement de cette somme. Vous voudrez bien au reçu de la présente faire garder à vue le premier régnant et les membres de la régence du pays, en usant envers eux de tous les procédés dont vous êtes susceptible, en leur signifiant en même temps l’arrêté du général en chef" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 50 page 115).
Le même 16 Floréal an 5 (5 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit à l’Adjudant général Ducheiron : "Vous trouverez ci-joint, mon cher Ducheiron, plusieurs exemplaires de l’arrêté du général en chef en date du 10 de ce mois, relatif aux contributions imposées dans le pays occupé par l’armée de Sambre-et-Meuse ; vous verrez par cet arrêté que les baillage de Vestebourg, Montabaur, principauté de Braunfels, Beitstein, Veillbourg et Limbourg, occupés par les troupes de la division, sont imposés à différentes sommes et qu’en conséquence de l’article 5 du même arrêté, les officiers généraux prendront pour otages les principaux personnages des états désignés jusqu’à parfait payement des sommes qui sont imposées ; j’ai prévenu de cette mesure le général Bastoul, et l’ai chargé de mettre cet arrêté à exécution pour les baillage de Montabaur, Vestebourg, chapitre de Limbourg, celui de Veillbourg et Beitstein. Le chef de brigade Trelliard est chargé de le faire connaître et mettre à exécution dans la principauté de Braunfels, et vous dans celui de Veillbourg et Beitstein. Vous donnerez donc ordre aux commandants de la place de faire garder à vue tous les membres de la régence de Veillbourg en leur signifiant l’arrêté et en usant envers eux des procédés dont vous êtes susceptible. Vous donnerez ordre au chef de brigade Bontemps de mettre cet arrêté à exécution envers le receveur de Beitstein et les principaux de cet endroit.
Vous ferez connaître le résultat de ces opérations au chef de l’état-major général. Je vous remettrai à cet effet les rapports qui me parviendront du général Bastoul et du chef de brigade Trelliard" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 50 page 115).
Le 17 Floréal an 5 (6 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef de Brigade Trelliard : "Il n’est pas nécessaire, mon cher Trelliard, de m’envoyer ces MM. de la régence ni leur argent qui doit être envoyé au quartier général par un député de la régence conformément à l’arrêté du général en chef ; ce n’est qu’en cas de non-paiement que je serai forcé de les faire conduire en France.
Ci-joint vous trouverez l’autorisation pour faire fabriquer à Dietz ou Limbourg les garnitures de brides et poitrail que vous demandez" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 51 page 117).
Le 18 Floréal an 5 (7 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veillbourg, au Général en Chef : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, une lettre écrite par le prince de Braunfels au chef du 11e régiment de chasseurs. J’y joins celle que m’écrit cet officier et j’attendrai votre décision sur cet objet" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 52 page 118).
Le 23 Floréal an 5 (12 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veillbourg, au Général en chef de l’Armée : "Le général en chef de l’état-major me mande, mon cher général, par sa lettre du 21 de ce mois, que le prince de Braunfels ayant justifié des titres de sa neutralité, ses possessions mériteraient les mêmes exemptions que celle du Landgrave de Hesse-Cassel ; dans ce cas et en conséquence du second paragraphe de votre ordre du 6 courant, cette principauté doit être exemptée de tout logement et fournitures ; cependant une demi-brigade et le 11e régiment de chasseurs occupent ce territoire. Si ces troupes doivent en sortir, je ne saurai où les placer ; j’attendrai vos ordres à ce sujet ; cette principauté a fourni aussi quelques chevaux dans la levée qui s’est faite, mais comme cette fourniture a eu lieu, et les chevaux répartis avant que la neutralité soit reconnue, je présume qu’il ne peut y avoir de réclamations pour cet objet" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 53 page 120).
Le 24 Floréal an 5 (13 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général en chef de l’Armée : "Le général chef de l’état-major de l’armée me mande en date du 23 de ce mois d’évacuer la principauté de Braunfels, enclavée dans l’arrondissement que j’occuper ; j’ai eu l’honneur de vous observer, mon cher général, par ma lettre du même jour, qu’une demi-brigade et tout le 11e régiment de chasseurs occupait cette principauté, et qu’il m’était impossible de les loger, étant borné sur tous les points par les divisions qui m’environnent. Je vous assure que nous ne pourrons pas rester quatre jours dans cette position, si vous ne nous donnez plus de temps. J’attendrai votre réponse pour effectuer cette évacuation" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 53 page 120).
D'après un Etat des chevaux de contribution prélevés par ordre du Général en chef pour la Division du Général Grenier (Armée de Sambre et Meuse, 2e Division), en date du 14 mai 1797 (25 Floréal an 5), le 11e Régiment de Chasseurs à cheval a envoyé à l'Rtat-major :
- De la commune de Oberdiffenbach, un cheval noir marqué en tête feu aux yeux et au nez, hors d’âge taille de 4 pieds 6 pouces;
- de Altkirchen, une jument bai clair âgée de 4 ans taille de 4 pieds 6 pouces;
- de Bransfeld, un cheval alezan lys en tête buvant dans son blanc âgé de 8 ans taille de 4 pieds 8 pouces;
- de Fhilipstein, un cheval bai brun âgé de 6 ans taille de 4 pieds 9 pouces;
- de Dirchausen, un cheval bai clair marqué en tête âgé de 4 ans taille de 4 pieds 9 pouces Idem;
Le 11e Régiment de Chasseurs s'est aussi procuré, de la commune de Schunhbach, un cheval noir zain âgé de 4 ans taille de 4 pieds 7 pouces, et de Gratz Solms, un cheval bai brun légèrement marqué en tête 8 ans faits taille de 4 pieds 7 pouces. La 2e Demi-brigade lui a également fourni 18 chevaux, réquisitionnés dans 18 villages différents; la 16e, 16 chevaux, pris dans 16 villages différents; la 67e 6 chevaux, dans 6 villages différents; l'Artillerie légère, 2 chevaux provenant de 2 villages; les Sapeurs 1. L'état de ces chevaux réquisitionné est "Certifié, par moi officier employé à l’état-major de la 2e division chargé de prélever les dits chevaux de contribution; Veilbourg le 25 Floréal an 5. Grillier" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 202).
Le 25 Floréal an 5 (14 mai 1797), "Le général Grenier trouvant à propos de changer le conseil de guerre de la 2e division qu’il commande et y étant autorisé par l’article 5 de la loi du 13 Brumaire de la présente année, qui règle la manière de procéder au jugement des délits militaires, a nommé comme il nomme par le présent procès-verbal les personnes ci-après désignées pour composer ledit conseil de guerre ...
Le citoyen Jaimebon, chef d’escadron au 11e régiment de chasseurs à cheval ...
Tous les individus susnommés se rendront partout où ils seront convoqués par le président et toutes les fois qu’il le croira nécessaire.
L’expédition du présent procès-verbal sera adressée à chacun d’eux pour leur servir d’acte de nomination.
Fait à Veillbourg les jours au dit et aux susdits" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 53 page 121).
Le 18 mai 1797 (29 floréal an 5), le Général chef de l’Etat-major général de l’Armée de Sambre et Meuse écrit, depuis le Quartier-général à Friedberg, au Général Grenier : "Je vous préviens, mon cher général que le général en chef par ses nouvelles dispositions, nécessitées par l’éloignement de quelques corps de troupes destinées à agir pour les sièges, vient d’arrêter l’organisation de l’armée de la manière suivante :
... La 4e division sous les ordres du général Championnet sera composée des
11e régiment de Chasseurs à cheval
24e demi-brigade d’infanterie légère
78e, 92e, 102e demi-brigades d’infanterie de ligne.
Les généraux Legrand, Soult, Watrin, et l’adjduant général Daclon pour les fonctions de l’état-major, seront attachés à cette division ..." (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 105 page 222).
Le 30 Floréal an 5 (16 mai 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général en chef de l’armée : "... Je reçois à l’instant, mon cher général, la nouvelle organisation de l’armée ; j’y vois avec peine le changement du 11e régiment de chasseurs, à moins de contrarier vos dispositions, il me parait qu’il eut été plus simple d’envoyer à la 4e division le 6e régiment de chasseurs. S’il en est encore temps, vous m’obligeriez infiniment d’ordonner ce changement" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 55 page 124).
Le 20 Prairial an 5 (8 juin 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef du 11e Régiment de Chasseurs : "Vous trouverez en marge de votre état de médicaments l’autorisation de vous faire délivrer à Camberg les quantités demandées ; quant au logement, mon cher Trelliard, je ne peux vous étendre d’avantage, d’autant plus que vous avez pour ainsi dire une maison chaque chasseur" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 56 page 127).
Le 9 Messidor an 5 (27 juin 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Veilbourg, au Capitaine commandant le 11e régiment de Chasseurs à cheval : "J’ai reçu, mon camarade, la lettre par laquelle vous m’annoncez que les chefs de cantonnement s’opposent à l’enlèvement des fourrages que je vous ai autorisé à prendre pour la subsistance des chevaux du régiment. Je vais renouveler l’ordre de vous les laisser enlever, en attendant l’exécution de mon ordre, je vous autoriser à en prendre dans les villages où vous en trouverez" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 58 page 131).
Le 13 Messidor an 5 (1er juillet 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef du 11e Régiment de Chasseurs : "Vous trouverez ci-joint, mon cher Trelliard, la permission que vous sollicitez pour le citoyen Chevreau" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 59 page 132).
Le 30 juillet 1797 (12 Thermidor an 5), le Général Chérin, Chef de l’Etat major général de l'Armée de Sambre et Meuse, écrit, depuis de Quartier-général de Wilbourg, au Général Grenier : "En conséquence des ordres du général en chef Hoche qui m’ont été transmis, mon cher général, par voie extraordinaire, vous devez rassembler de suite votre division et la porter à grandes journées dans le département de Sambre et Meuse, et vous réunirez également la division de dragons commandées par le général Klein, qui à l’occasion de ce mouvement se trouve placé sous vos ordres ; vous voudrez bien, en trançant la marche de votre infanterie, lui prescrire aussi la sienne dès ce moment.
Vous jetterez des troupes dans Givet et M..iery ( ?) dont il est nécessaire que vous soyez maître. L’exécution de ces diverses positions ordonnées par le général en chef exige de votre part la plus grande célérité.
Adressez-moi, je vous prie, votre itinéraire et prevenez de votre départ les généraux Lefebvre et Championnet ; pour qu’ils remplacent dans les cantonnements que vous allez quitter.
Comme il reste peu de cavalerie légère à votre armée il n’y aurait point d’inconvénient je pense, que vous nous laisserez ici le 11e régiment de Chasseurs, quoique le général ne s’exprime point à cet égard.
Il faudra aussi que vous vous fournissiez d’avances des vivres et que le commissaire ordonnateur en chef soit prévenu par vous des temps de passage ; ne prenez d’ailleurs cette mesure qu’à la dernière extrémité ; et justement pour assurer vos subsistances ; je vous recommande général, d’informer le général en chef de votre établissement dans le département de Sambre et Meuse, quand il sera effectué" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 124 page 260).
Le 31 juillet 1797 (13 Thermidor an 5), le Général Chérin, Chef de l’Etat major général de l’Armée de Sambre et Meuse, écrit, depuis le Quartier-général de Vetzlar, au Général Grenier : "… Je vous remercie de nous laisser le 11e régiment de Chasseurs" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 126 page 264).
Le même 31 juillet 1797 (13 Thermidor an 5), le Général Chérin, Chef de l’Etat major général de l’Armée de Sambre et Meuse, écrit aussi, depuis le Quartier-général de Vetzlar, au Général Grenier : "Je reprends votre lettre d’hier mon cher général, il est impossible que vous emmeniez le 11e régiment de chasseurs, sans nous mettre dans le plus grand embarras pour le service de la correspondance ; songez qu’il y a de l’avant 4 régiments de chasseurs et que la division entière de dragons marche avec vous, c’est bien assez de cavalerie" (Papiers du général Paul Grenier. NAF 24304. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 129 page 270).
De son côté, toujours le 13 Thermidor an 5 (31 juillet 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général Klein, commandant la Division de Dragons : "… Le 11e régiment de chasseurs ne peut pas vous être de grande utilité, je vous engage donc à le laisser partir avec la division, et vous préviens que je lui envoie des ordres en conséquence" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 60 page 134).
Puis, toujours le 13 Thermidor an 5 (31 juillet 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général Chérin, Chef de l’Etat-major général de l’Armée : "… Je reçois votre dernière lettre ce jour relative au 11e régiment de chasseurs ; ce régiment restera dans ses cantonnements où vous pourrez lui adresser des ordres ultérieurs. L’état-major de ce régiment est à Niederselters sur la route de Limburg à Francfort" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 60 page 135).
Enfin, encore le 13 Thermidor an 5 (31 juillet 1797), le Général de Division Grenier écrit une seconde fois au Général Klein : "… Etant obligé de laisser le 11e régiment de chasseurs sur la rive droite du Rhin, je quitterai ce pays sans détachements. Veuillez bien m’envoyer du régiment que vous aurez le plus à portée un détachement de 50 dragons qui devront être rendus le 16 au plus tard à l’abbaye du lac où j’aurai mon quartier général. Ledit jour, ce détachement devra être commandé par un officier et suivi d’un trompette …" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 61 page 136).
Le 15 Thermidor an 5 (2 août 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Montabaur, au Général Chérin, Chef de l’Etat-major général de l’Armée : "… Veuillez de suite, mon cher général, faire contremander les ordres que vous pourriez avoir donné au 11e de chasseurs, reprenant mes cantonnements. Je dois reprendre les troupes qui m’avaient quitté" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 62 page 139).
Le 10 Fructidor an 5 (27 août 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef du 11e Régiment de Chasseurs : "J’ai reçu, mon camarade, votre lettre du 9, par laquelle vous me rendez compte de l’établissement du régiment que vous commandez dans ses nouveaux cantonnements. Je suis bien faché qu’on n’ait pû suivre les règles ordinaires, pour le placement de votre régiment. Les circonstances l’ont voulu ainsi ; au reste, le pays que vous occupez abonde en fourrages, et avoine, il est tout neuf, et la subsistance des hommes doit être aussi facile, que les officiers et sous-officiers fassent leur devoir, et la discipline et la tenue seront également observées ; vous avez d’ailleurs encore un moyen d’y réunir votre régiment. Vous occupez tout le comté de Homburg, faites-vous désigner par les baillis les plus gros villages, rassemblez-y le régiment, et exigez des baillis les fournitures nécessaires à la subsistance des hommes et des chevaux.
Le général Bastoul est à Siegen, le général Olivier au château d’Hennef, ou à l’abbaye de Siegburg, le général Compère à Mullen, le chef de brigade Perrin à Siegen, le chef de la 37e à Linz, le chef de la 16e à Deutz près Cologne et le chef de la 67e à Lennep près de la Wupper dans le pays de Berg" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 68 page 154).
Le 16 Fructidor an 5 (2 septembre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général en chef Hoche : "Je m’empresse, mon cher général, de répondre à votre lettre du 18 que je viens de recevoir. Le comté de Hombourg dans lequel j’ai cantonné le 11e régiment de chasseurs, est pour la cavalerie le meilleur pays que je connaisse entre ceux que j’occupe ; les hommes y sont, à la vérité, mal logés, mais les chevaux sont dans l’abondance, surtout en avoine ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 69 page 156).
Le 9 Vendémiaire an 6 (30 septembre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef du 11e Régiment de Chasseurs à cheval : "J’ai reçu, mon cher Trellaird, votre lettre du 8 par laquelle vous me faites connaitre les besoins de votre régiment. Il m’est impossible d’y remédier pour le moment, le pays que vous occupez ayant été chargé de l’habillement de l’infanterie, et celui d’Hombourg que votre régiment a quitté, déclaré exempt de logements ; dans quinze jours au plus tard, nous saurons s’il y a guerre ou paix, l’un ou l’autre nécessitera des changements, et vous ne devez pas douter qu’à la première occasion, je m’empresserai de faire fournir à tous vos besoins, tant d’équipement que réparations.
Je viserai l’ordre que vous donnerez au citoyen Patuel de se rendre au dépôt de votre régiment pour envoyer à l’armée les hommes disponibles, mais je ne puis lui donner la permission d’aller à Châlons. Je vous salue" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 72 page 163).
Le 25 Vendémiaire an 6 (16 octobre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Général Harville, Inspecteur général des troupes à cheval : "Ci-joint, vous trouverez, général, l’état des cantonnements des régiments de chasseurs faisant partie de la division que j’ai l’honneur de commander, ainsi que la situation sommaire et le contrôle nominatif du 11e régiment qui ont servi à la revue de ce régiment, passée le 23 Fructidor dernier par le général de brigade Bastoul. Je ne puis vous envoyer aucune pièce relative au 23e régiment, qui n’est pas encore arrivé à la division.
Vous me demandez, mon général, mon opinion sur les chefs et officiers particuliers ; le corps des officiers du 11e régiment est généralement assez bien composé. Cependant, il est susceptible de quelques changements. Je m’empresserai de vous faire connaître les notes que j’ai données, il y a quelques mois, au général en chef, lorsque vous me ferez l’honneur de venir à Hachenburg.
Le 11e régiment a reçu les ordres de se tenir prêt à passer votre revue. Vous pourrez donc quand vous le jugerez à propos, envoyer directement vos ordres à cet effet au chef de brigade Trelliard, qui est établi à Siegburg. Le général en chef n’est pas encore arrivé à l’armée. Je doute même qu’il y vienne de quelque temps, il a mandé le général Lefebvre à Strasbourg, il parait que ce dernier conservera le commandement de l’aile gauche" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 73 page 165).
Le 4 Brumaire an 6 (25 octobre 1797), le Général de Division Grenier expédie une circulaire au Chef de Brigade Trelliard : "Je vous préviens, mon cher Trelliard, que vous êtes désigné pour assister à la révision du jugement rendu contre le nommé Brunet, fusilier au 2e bataillon de la 94e demi-brigade. Les deux autres membres du conseil sont les chefs de brigade Lacroix, et Saint-Germain. J’ai adressé les pièces au chef Lacroix, et l’ai chargé de vous indiquer le lieu et le jour de votre réunion. Je vous salue amicalement" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 74 page 166).
Le même 4 Brumaire an 6 (25 octobre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef de Brigade de la 37e Demi-brigade : "Ci-joint, vous trouverez, mon cher camarade, une lettre du Ministre de la guerre, qui ordonne la révision d’un jugement qui a condamné à 5 années de fers, le nommé Brunet, fusilier du 2e bataillon de la 94e demi-brigade. Vous trouverez ci-joint, copie de ce jugement, ainsi que de la procédure.
La loi du 17 Germinal an 4 veut que le conseil de révision soit composé des trois plus anciens officiers supérieurs de la division ; en conséquence, je nomme pour composer ce conseil les chefs de brigade Lacroix, commandant la 37e demi-brigade, Trelliard, commandant le 11e régiment de chasseurs, et Saint-Germain, commandant le 23e de chasseurs. Je laisse à votre disposition le jour et le lieu de votre réunion, vous prévenant que j’en ai donné avis aux chefs de brigade Trelliard et Saint-Germain. Le chef Trelliard est logé à Siegburg, le chef Saint-Germain à Waldbröl, à deux lieues de Siegburg, en remontant la Sieg.
Vous voudrez bien m’envoyer le résultat et prononcé du conseil de révision en me renvoyant la procédure afin que j’adresse le tout au Ministre de la guerre" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 74 page 166).
Le 12 Brumaire an 6 (2 novembre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef de Brigade Trelliard, commandant le 11e Régiment de Chasseurs : "Je vous adresse ci-joint, mon cher Trelliard, une plainte portée par le citoyen Prudhomme Bde contre le capitaine Siblet. Veuillez bien donner à cette affaire les suites nécessaires, en vous conformant à ce prescrit la loi à cet égard" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 75 page 168).
Le 26 Brumaire an 6 (16 novembre 1797), le Général de Division Grenier écrit au Chef de brigade Lacroix, de la 37e Demi-brigade : "Je reçois à l’instant votre lettre du 25 de ce mois, mon cher Lacroix, par laquelle vous me faites part que vous éprouvez des difficultés pour loger votre troupe dans le parage de Neuwied, parce que l’artillerie doit y rester. J’en écris dans ce moment au général commandant l’aile gauche et l’invite à prononcer définitivement sur cet objet ; quant à votre emplacement, dans la supposition même que vous avez plus de place que vous n’en aviez eu avant, l’ordre que j’ai donné pour l’évacuation des villages sur la basse Sieg, que vous perdez au plus 18 villages dans cette partie, et que sans le baillage de Neuwied, vous en avez antérieurement puisque déjà la majeure partie des villages de la Basse Sieg étaient occupés par le 11e régiment de chasseurs" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 77 page 172).
Le 7 Frimaire an 6 (27 novembre 1797), le Général de Division Grenier écrit, depuis Mülheim, au Chef de Brigade Lacroix : "Rien de plus juste, mon cher Lacroix, que d’obtempérer aux réquisitions du général Debelle, tous les chevaux appartiennent à la République, ils doivent tous vivre. Veuillez en conséquence donner les ordres pour les chefs de corps ne s’opposent pas à cette mesure, en observant néanmoins de ne pas laisser comprendre dans cette répartition les baillages de Vindeck, Blankenberg et Asbach qui sont destinés à alimenter le 11e régiment de chasseurs" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 78 page 175).
/ 1798-1799 : Armées de Mayence, de Batavie et du Danube
Le 29 Nivôse an 6 (18 janvier 1798), le Général de Division Grenier écrit, depuis Mülheim, au Chef de Brigade Perrin, de la 2e Demi-brigade : "Le chef du 11e régiment de chasseurs m’ayant fait des représentations relatives à l’emplacement que j’avais destiné à son régiment, je vous invite, mon cher Perrin, à vous arranger avec lui pour l’échange de ce terrain contre celui qui était destiné à votre 3e bataillon. Vous ne pouvez que gagner à cet échange, le pays des montagnes étant infiniment meilleur pour les subsistances et la plaine de Portz entièrement ruinée ; votre 3e bataillon sera donc en colonne, ayant sur son front le contré de la Marche, et sur sa droite, votre 2e bataillon, et sur sa gauche, la rivière dite Soultz, qui vous séparera de la 37e demi-brigade. Vous observerez de n’occuper que les villages situés sur la rive gauche de cette rivière, ceux de la rive droite appartenant d’une part à la 37e, de l’autre au 11e régiment de chasseurs. Le chef de ce bataillon pourra s’établir à Ehreshoven" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 87 page 192).
Le 11 Pluviôse an 6 (30 janvier 1798), le Général de Division Grenier écrit, depuis Mülheim, au Général Bastoul : "Le baillage de Stembach étant assigné, mon cher général, au 11e régiment pour les fourrages, il est impossible qu’il fournisse encore à la consommation de vos chevaux. Cette fourniture doit être faite par le baillage de Vindeck et la partie de celui de Blankenberg située entre l’Acher et la Sieg.
J’écrirai au chef de brigade Trelliard afin que sa table lui soit fournie par les baillages de Blankenberg et Lövenberg" (Papiers du Général Paul Grenier. XII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 90 page 198).
Le 20 avril 1799, Masséna partage l'Armée du Danube en aile droite, centre et aile gauche. L'aile droite comprend : - 4° la Division Xaintrailles 87e, 89e et 104e Demi-brigades de ligne ; 8e de Cavalerie ; deux Escadrons du 25e ; 5e, 10e, 11e et 23e Chasseurs), à Bâle, Huningue et environs (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 73).
Le 23 avril, le titre de Général de Division est attribué à Michel Ney dans l'ordre général de l'armée, portant cette date et signé « Cherin ». La cavalerie dont le haut commandement est confié au Général Ney se compose alors de treize régiments, savoir : les 6e et 8e de (Grosse) Cavalerie, 4e et 5e Hussards, 1er, 5e, 6e, 10e, 11e et 23e Chasseurs, 1er, 11e et 17e Dragons (Bonnal H. : « La vie militaire du Maréchal Ney », Chapelot, Paris, 1910, tome 1, p. 142).
Le 11e Chasseur est commandé provisoirement à Bâle, depuis le 9 ou le 29 novembre 1799 par le Chef de Brigade Jean Defrance.
Selon les Etats Militaires de l'an VIII (1799-1800), le 11e Chasseurs est à l'Armée du Rhin. Le nom du Chef de brigade n'est pas donné. Les Chefs d'Escadrons CC. Vilantroys, Jaymebon.
- Adjudant : X.
- Quartier-maître-trésorier : Cointin.
- Chirurgien-major : X.
- Capitaines Doussembourg, Chevereau, Morlant, Chopin, Beviere, Pétremant, David, Leblanc.
- Lieutenants Rigoudet, Tribout, Marolet, Dellé, Blancq, X, X, X.
- Sous-lieutenants Dupertuis, Boco, Gouttin, Laurent, Henir, Duprez, Bancal, Franc, Pocard, Billerolf, Siblet, Mayeur, Paris, Brissy, Coupé, Kieffer.
/ 1800-1801 : Armée du Rhin.
Le 12 Nivôse an 8 [2 janvier 1800], Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Nommer le citoyen Bessières, chef d'escadron des guides, à l'emploi de chef de brigade du 11e, et porter le citoyen Defrance à un autre régiment" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 73 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 4836). Il s'agit ici de Bertrand Bessières, qui ne doit pas être confondu avec son frère Jean-Baptiste, le futur Maréchal. La permutation de commandement aura lieu le 11 janvier, alors que Bessières se trouve toujours en Égypte. Il ne rentrera qu'à la fin de 1801.
En janvier 1800 donc, le 11e Chasseurs passe sous le commandement du Chef de Brigade Bertrand Bessières.
Le 19 Ventôse an 8 [10 mars 1800], Bonaparte écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "L'adjudant général Defrance, que le général Masséna avait provisoirement attaché au 11e régiment de chasseurs, passera en sa qualité d'adjudant général à l'armée d'Italie ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 163 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 5080).
1800: Passage of the Danube,
Le 27 juin 1800 à Oberhausen, le Régiment dégage le bivouac du 46e Régiment d'infanterie encerclé par les Uhlans.
Le Rapport du 1er au 9 Messidor an 8 (20-28 juin 1800), indique, pour le combat de Neubourg (27 juin 1800 - 8 Messidor an 8) : "... Le brave chef de brigade Lacroix pénétra même encore une fois dans Unterhausen, et chassa l'ennemi des bois qui sont à la gauche de ce village, mais il ne pouvait s'y maintenir, lorsque le général Grandjean arriva avec un bataillon de la 14e légère, deux bataillons de la 46e, deux de la 57e, le 4e de hussards, le 11e de chasseurs, et une compagnie d'artillerie légère, commandée par le capitaine Sibille.
Le lieutenant-général Lecourbe forma aussitôt de ses troupes, trois colonnes d'attaque, la première, dirigée par l'adjudant-général Cohorn, se porta sur la gauche d'Unterhausen, qu'elle tourna ; la deuxième, aux ordres du capitaine du génie Rognat, fut chargée d'attaquer le plateau de front, tandis que le général Perrin, avec la troisième, eut ordre de se porter sur la gauche pour attaquer la droite de l'ennemi. Ces trois attaques se firent avec tant de vigueur et de concert, que l'ennemi fut culbuté et forcé d'abandonner définitivement sa position.
Jamais on ne vit un combat plus acharné ; les colonnes marchèrent sans tirer un coup de fusil, malgré huit pièces d'artillerie qui vomissaient la mort. La 46e et la 14e légère furent longtemps pêle-mêle avec la cavalerie ennemie, et continuèrent de se battre sans s'ébranler un instant ; la mêlée fut horrible ; l'ennemi, forcé de retirer ses pièces, le combat n'en dura pas moins. Dans l'obscurité, on n'entendait plus un coup de feu, mais seulement le cliquetis des armes et les cris des combattants ...
Le général Grandjean donne des éloges aux adjudans-généraux Perrin, Cohorn et au capitaine du génie Rognat, qui a montré dans cette affaire une vigueur étonnante.
Il recommande également le citoyen Schultz, adjudant de la 14e, et le citoyen Josselin, sous-lieutenant au 11e de chasseurs, qui se sont distingués de la manière la plus brillante" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 39 page 90).
Le 11e Chasseurs combat aussi à Waldshut et Hochstett.
La 1re Division de la Réserve de l'armée, une des plus belles et des plus nombreuses, est alors commandée provisoirement par le Général de brigade Grandjean. Grouchy, qui vient tout juste de rentrer d'Italie, reçoit l'ordre, le 2 décembre 1800, d'en prendre le commandement, ainsi que cela résulte d'une lettre du Général Dessoles, ami de Grouchy et Chef d'Etat-major général de l'armée. La Division Grouchy est formée des 46e, 57e et 108e Demi-brigades, présentant un effectif de 9,000 combattants ; des 6e de Cavalerie, 11e de Chasseurs et 4e de Hussards donnant 2,000 chevaux, de 250 artilleurs, de 200 hommes du Génie ; total général environ 12,000 hommes. Les deux Brigades sont aux ordres des Généraux Boyé et Grandjean. Grouchy, dont le Quartier général est à Linz lorsqu'il rejoint la Division, a pour Aides de camp les Capitaines de cavalerie Dupuis et Ferrière et le Sous-lieutenant de Chasseurs Grimaldi (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 141).
Le 3 décembre, emmené par son chef de corps, le colonel Bertrand Bessières, il charge quatre fois consécutives à la bataille de Hohenlinden et met hors de combat un bataillon hongrois.
Le 3 décembre au soir, Grouchy écrit à Moreau : "Mon général, j'ai l'honneur de vous rendre compte que j'ai pris position à Strasmeyer sur la route de Haag, un peu sur la gauche et en avant de Mattenpot ; j'ai avec moi la 46e, la 6e de cavalerie et le 11e de chasseurs. Richepanse est en avant de moi vers Haag. Une partie de la division Ney en arrière, au débouché du grand bois. J'attends vos ordres, mon général, et la rentrée de la 57e et 108e quand vous n'en aurez plus besoin.
Richepanse a emmené le 4e de hussards et une partie de mon artillerie ; ce que j'ai ici est bien réuni et ensemble.
Recevez, général, l'expression de ma joie de cette belle journée et toute ma gratitude de l'excellente division que vous m'avez confiée" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 144).
Le Général Grouchy, dans son rapport au Général en chef, daté de Reichersheim, le 5 décembre 1800, écrit au sujet du 11e Chasseurs : "Mon général, je vous envoie ci-joint un premier rapport de la journée du 3 décembre.
Le 2 au soir, la division sous mes ordres occupait une position sur la droite et un peu en avant du village de Hohenlinden. La 108e demi-brigade était placée sur le terrain qui se trouve entre la grande route et les bois ; la 46e demi-brigade et la 57e en échelons sur la lisière du même bois, gardant les divers chemins qui la traversent et se dirigent vers Wasserbourg et Ebersberg ; les troupes à cheval dans la plaine, à la gauche de l'infanterie, et l'artillerie à la tête du débouché venant d’Inding ; nos avant-postes qui étaient à portée de fusil de ceux des Autrichiens furent attaqués pendant la nuit du 2 au 3 et un hameau en avant de notre front fut pris, repris, et finit par rester à l'ennemi.
Le 3, à huit heures du matin, la division fut attaquée sur tout son front ; les Autrichiens faisant principalement effort dans la partie défendue par la 108e demi-brigade, et sur la route qui conduit à Hohenlinden ; trois pièces d'artillerie et le 4e régiment de hussards furent conduits par le général Boyer au soutien de la 108e, qui se maintint parfaitement et empêcha les progrès de l'ennemi. Celui-ci se détermina alors à faire attaquer par huit bataillons, la majeure partie de grenadiers, par les bois le flanc droit de la division. La 108e, se trouvant tournée, fut un moment obligée de céder quelque terrain, et son chef, Marcognet, blessé et pris. La 46e, qui depuis longtemps était exposée au feu le plus violent de mitraille et se soutenait avec la fermeté qui lui est si ordinaire, fut conduite par le général Grandjean au secours de la 108e à l'instant où l'ennemi, profitant de sa grande supériorité, débouchait des bois. Un demi-bataillon de la 46e fondit dessus à la baïonnette, et, après une sanglante mêlée, parvint à le culbuter et à le rejeter au loin. Un demi-bataillon de la 57e fut également porté fort en avant sur la droite, pour s'opposer aux desseins de l'ennemi, qui continuait à chercher à nous tourner par les bois devenus le théâtre de combats partiels aussi opiniâtres que glorieux. L'on se battit corps à corps ; enfin la victoire nous resta, et un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels le général major Spanocchi, qui conduisait cette attaque. Cependant les Autrichiens avaient, simultanément à leur attaque de flanc, réattaqué sur notre front. Ils y furent chargés par deux escadrons du 11e de chasseurs, qui les culbutèrent et leur enlevèrent deux pièces de canon. Le 4e de hussards contribua également à les repousser et leur enleva trois pièces ; enfin l'artillerie de la division dont le feu, parfaitement dirigé, produisit le plus grand effet, acheva de les écraser ...
La nuit ayant empêché de poursuivre l'ennemi plus longtemps, la division prit position à Strasmeyer, la droite aux bois et à cheval sur la route de Haag.
On ne peut encore faire connaître les nombreux traits de valeur et de dévouement qui honorent la division, le rapport de chacun des corps n'ayant pu être envoyé à raison des mouvements continuels ; mais, en me réservant, mon général, à vous les transmettre dans un rapport plus détaillé, je ne puis cependant me dispenser de payer le tribut d'éloges le plus éclatant comme le plus mérité, aux troupes de toutes les armes, à leurs officiers et à leurs chefs ...
Environ douze cents prisonniers, le général major Spanocchi, six bouches à feu enlevées dans des charges audacieuses, nombre d'autres ramenées, tels sont les trophées qu'a obtenus la division. La perte, que cependant je ne sais point encore officiellement, peut s'élever à cinq ou six cents hommes, en tués, blessés ou égarés" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 145).
Le second rapport du Général Grouchy, attendu par Moreau, lui est expédié le 8 décembre ; le Général écrit : "Mon général, je vous ai annoncé, par mon premier rapport de la journée du 3 décembre, que je vous informerais des traits particuliers de valeur et de dévouement qui honorent ma division, dès que les corps m'en auraient donné le détail. Je m'empresse de vous faire connaître aujourd'hui le nom des braves qui se sont distingués à la bataille de Hohenlinden, et je vous demande pour eux les honorables récompenses qu'ils ont si bien méritées ...
Dans le 11e régiment de chasseurs, les citoyens Dullembourg, chef d'escadron, et Morlan et Chevrau, capitaines, se sont particulièrement distingués et méritent de l'avancement. Le brigadier Gillet, lors d'une charge faite par le régiment, s'élança au milieu d'un bataillon ennemi ; il y fut suivi par les chasseurs Chollin, François, Rossignol et Lerceval, et, après avoir sabré quelques instants pour se faire jour, il arriva le premier sur un obusier dont il s'empara ; ses autres camarades prirent aussi une pièce de canon. Cette artillerie était défendue par un bataillon et un piquet de hussards, que cette charge audacieuse mit en déroute. Le chasseur Lefebvre prit un officier général bavarois et le conduisit au quartier général. Le chasseur Marville, pris par l'ennemi et entièrement dépouillé, dégagé ensuite, se trouvant à pied et éloigné de son corps, demanda un fusil, se plaça dans les rangs de la 8e demi-brigade et s'y conduisit le reste de la journée avec la plus grande intrépidité, en affrontant tous les dangers, tant en tirailleur que dans le rang. Ces faits sont attestés dans un certificat infiniment honorable que lui a délivré le citoyen Aubert, chef du 2e bataillon de la 8e demi-brigade. Je vous demande des carabines d'honneur pour ces trois chasseurs du 11e régiment, et le grade de chef d'escadron pour le citoyen Morlan, capitaine dans ce régiment où il va vaquer une place de chef d'escadron ..." (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 149).
Le 14 décembre 1800, le Général Grouchy écrit au chef d’Etat-major Lahorie : "Le général Lecourbe, que j'ai rencontré retournant à Teissendorff, a jugé à propos de faire reprendre à ma division les mêmes positions qu'elle occupait hier. Je me suis en conséquence arrêté ici avec la brigade du général Grandjean ; à l'exception du 11e de chasseurs, que j'ai porté jusqu'à Alstetten. Veuillez bien, mon cher général, m'adresser mon ordre de mouvement pour demain" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 157).
De 1800 à 1803, le 11e Chasseurs est en garnison à Chantilly.
Le 3 Prairial an 11 [23 mai 1803], le Premier Consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de donner ordre au 11e régiment de chasseurs de se rendre à Arras pour y tenir garnison ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7669).
Le 14 juin 1803 (25 Prairial an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous renvoie, Citoyen Ministre, les projets que vous aviez rédigés pour le camp de Saint-Omer. Voici définitivement les bases auxquelles je me suis arrêté :
Six camps seront formés, lesquels, destinés à ne composer qu'une seule armée, seront commandés par six lieutenants généraux commandant en chef. Ils auront chacun un parc d'artillerie commandé par un général d'artillerie et par un colonel diiecteur du parc. Les six parcs seront tous soumis à un général commandant en chef l'artillerie et à un général de brigade directeur général des parcs des six camps. Chacun de ces camps aura un ordonnateur, lequel correspondra avec un ordonnateur en chef des six camps.
Ces six camps seront : un en Hollande, un à Gand, un à Saint-Omer, un à Compiègne, un à Saint-Malo, un à Bayonne ...
Pour le camp de Saint-Omer, la 10e légère, 25e, 28e, 55e, 57e de ligne ; 26e légère, 22e, 43e, 46e et 75e de ligne ; 8e et 11e régiment de chasseurs ; 2e, 5e, 10e et 21e de dragons ..." (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6814; Correspondance générale, t.4, lettre 7722).
Le 8 juillet 1803 (19 messidor an 11), le Premier Consul écrit, depuis Lille, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Donnez ordre, citoyen ministre, au général Vandamme de réunir à Boulogne les 28e et 57e demi-brigades. Ces demi-brigades fourniront un détachement à Étaples et Ambleteuse. Il y aura également à Boulogne 2 compagnies d'artillerie de ligne, et une compagnie du 11e de chasseurs ...
Ordre en conséquence ...
le 11e chasseurs retournera à Arras" (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7800).
Le 28 août 1803 (10 fructidor an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous envoie, citoyen ministre, les dispositions que j'ai arrêtées pour l'organisation de quatre camps faisant partie des six qui vont être formés sur les côtes de l'Océan.
... Camp de Saint-Omer
Le général Soult commandant en chef le camp de Saint-Omer. Il pourra correspondre immédiatement avec le Premier Consul.
... La division de cavalerie sera formée d'après les nouveaux ordres qui seront donnés, mais en attendant il sera mis à la disposition du général Soult une brigade de cavalerie composée des : 8e de hussards, 11e de chasseurs.
Chacun de ces régiments complètera ses trois premiers escadrons au grand complet de guerre. Le 8e de hussards se rendra en entier à Lille d'où les trois escadrons de guerre se rendront à Saint-Omer, le 4e escadron restera à Lille.
Le 4e escadron du 11e de chasseurs restera à Arras, les trois autres escadrons se rendront à Saint-Omer.
Le général de division Rivaud commandera la cavalerie ayant sous ses ordres :
Le général de brigade Margaron, commandant la brigade de cavalerie,
Le citoyen Cambacérès, adjudant commandant.
Deux adjoints.
Le citoyen Laneuville, commissaire des guerres.
Le général Soult ne tiendra à Boulogne que ce qui sera absolument nécessaire de cavalerie pour le quartier général et pour la surveillance des côtes ...
Le général Soult partira de Paris le 16 fructidor et établira son quartier général entre Saint-Omer et Boulogne ..." (Correspondance générale, t.4, lettre 7972).
Entre 1804 et 1805, le 1er Escadron est à Amer [Où ?], le 2e Escadron à Dannes, le 3e Escadron à Merlimont le 4e Escadron à Arras.
Le 19 Floréal au 12 (9 mai 1804), Murat écrit au Premier Consul : "J'ai l'honneur de vous transmettre une demande du grade de chef d'escadron, formée pour le citoyen Armand-Louis Delorme, capitaine au 11e régiment de chasseurs à cheval. Les services de ce militaire et les talents que lui ont reconnus les divers généraux sous les ordres desquels il a servi, me paraissent présenter des titres honorables à votre bienveillance et à votre intérêt. Il est le neveu du citoyen Thuriot, juge au tribunal criminel de la Seine" (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 3, p. 124, lettre 1366).
"ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL
Au Quartier Général à Boulogne, le 21 Thermidor an XII
PROGRAMME
De la Fête de Saint-Napoléon, qui doit être célébrée au Camp de Boulogne, le 28 Thermidor, jour où l'empereur distribuera à toute l'Armée les décorations de la légion d'honneur.
Public par ordre du Ministre de la Guerre.
... Ordre pour le 28 ...
Les membres de la Légion d'Honneur de tous les camps et réserves seront ensuite invités à se rendre à un banquet qui sera donné en leur honneur par S. A. I. le Prince Joseph, L. L. E. E. les Ministres de la guerre et de la marine, le Maréchal Soult et l'Amiral Bruix ...
Chaque Légionnaire connaîtra d'avance à laquelle de ces tables il devra se rendre ...
Le 10e régiment de chasseurs à cheval, dépendant du camp de Montreuil, sera traité par le 11e régiment de la même arme, et par le 8e régiment de hussards ...
Le Maréchal commandant en Chef le camp de St-Omer,
Signé : Soult.
Pour Copie conforme :
L'Adjudant Commandant Sous-Chef de l'État-Major Général,
Signé : Lemarois" (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 214).
A partir de 1805, le Régiment est à Saint-Omer, le 4e Escadron à Valenciennes.
Le 19 Ventôse an 13 (10 mars 1805), l'Empereur envoie, depuis Paris, une Note pour le Ministre de la Marine : "… CAMP DE BOULOGNE … la 7e escadrille embarquera la Garde de l'Empereur et les grenadiers de la réserve …
GARNISON DES TRANSPORTS-ÉCURIES. Il sera mis sur chacune des écuries de la 1re escadrille, qui est à Etaples, 3 hommes de garnison du 3e régiment de hussards et du 10e de chasseurs. Le bataillon du train d'artillerie fournira 3 hommes de garnison sur chacun des bâtiments-écuries d'artillerie attachés à la 2e escadrille. Le 11e régiment de chasseurs et le 8e de hussards fourniront 3 hommes de garnison sur chacune des écuries de la 3e escadrille …" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9658).
Le 14 Prairial an 13 (3 juin 1805), l'Empereur écrit, depuis Milan, au Vice-Amiral Decrès : "Monsieur Decrès, j'ai reçu votre état de la marine au 1er prairial. Cet état est fait de fantaisie, et dès lors je ne puis calculer dessus. Je dis que cet état est fait de fantaisie, parce qu'au premier coup d'oeil il me paraît inexact. Toutes les divisions de bateaux sont portées comme si tous pouvaient porter 36 chevaux ; cependant il est à ma connaissance qu'un grand nombre, par vétusté ou autre motif, ne peuvent pas en porter. Les corvettes de pêche sont portées comme pouvant toutes contenir 2 chevaux, ce qu'encore ma mémoire accuse de faux. Ainsi, je vois que ce sont des états copiés et faits d'après ce que les choses devraient être, mais non d'après ce qu'elles sont. J'ai besoin d'avoir un état exact de tout ce qui peut sortir au premier coup de sifflet. Toutes les écuries ont-elles l'eau nécessaire ? ... Les 3e et 8e régiments de hussards, les 10e et 11e de chasseurs, embarqueront environ 1,100 chevaux sur les bâtiments des escadrilles qui leur sont désignés ..." (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8835 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10199).
Le 30 Messidor an 13 (19 juillet 1805), Murat écrit à Napoléon : "Sire, j'ai l'honneur de solliciter votre clémence en faveur du nommé Louis Chalmeau, détenu depuis neuf mois comme déserteur, aux travaux publics à St-Quentin. Ce militaire ne déserta du 11e régiment de chasseurs que pour venir servir dans le 15e de dragons, près de son frère qui y sert avec honneur depuis quatre ans. Je prends la liberté de joindre à ma lettre celle que m'adresse le dit Chalmeau, parce qu’elle renferme un témoignage de l'agent de son atelier. Le major du 15e régiment m'a écrit en faveur du condamné, et il désire que Votre Majesté, en lui accordant sa grâce, lui permette d'entrer dans son corps. Je suis avec respect, etc." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 3, p. 472 lettre 2090).
Le Tableau des Forces de l'Empire au 16 thermidor an XIII (4 août 1805) indique que le 11e Chasseurs a ses 1er, 2e et 3e Escadrons à l'Armée des Côtes, Corps du centre : 510 hommes présents, total 516 (?) hommes et 332 chevaux ; le 4e Escadron est à Valenciennes, 16e Division militaire, pour 219 hommes présents, 3 détachés ou en recrutement, 12 aux hôpitaux, total 234 hommes et 149 chevaux (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1 (annexes et Cartes), p. 3 et suivantes).
D'après la "Situation de l'avant-garde de l'Armée des côtes de l'Océan, à l'époque du 1er Fructidor an 13" (19 août 1805), il y a, dans les Troupes de la Brigade de Cavalerie du Corps du centre, le 11e Régiment de Chasseurs, Colonel Bessières ; Chef d’Escadron Roubaud ; 3 Escadrons, 480 hommes au complet ; 510 hommes présents à Boulogne (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1 (annexes et Cartes), p. 48 et suivantes).
Le 8 Fructidor an 13 (26 août 1805), le Maréchal Soult, depuis le Quartier général à Boulogne, ordonne pour le camp de Boulogne : "Conformément aux intentions de Sa Majesté, et en exécution des ordres du Ministre de la guerre en date de ce jour, il sera donné des ordres pour que les chevaux du train d'artillerie et de cavalerie, embarqués sur les 3e, 4e, 5e et 6e escadrilles, débarquent en totalité demain 9, dès 7 heures du matin.
Les chevaux du train d'artillerie reprendront les cantonnements qu'ils avaient avant l'embarquement, et M. le général commandant de cette arme voudra bien concerter leur établissement avec le chef d'état-major du général Songis, Premier Inspecteur général d'artillerie, pour laisser de la place aux 900 chevaux du train arrivés ce soir à Boulogne.
Le 11e régiment de chasseurs à cheval reprendra les logements et écuries qu'il occupait, auparavant l'embarquement, à Boulogne.
Le 8e régiment de hussards se rendra dans le jour à Desores, Longfosse, Courcette, Saint-Martin, Vieux-Montier, Décourt, Senlicque et communes environnantes, mais toujours dans la direction de Saint-Omer.
Le colonel du régiment évitera de mêler ses cantonnements avec ceux de la Garde impériale, qui sont aux environs de Saint-Omer.
Les hommes à pied des deux régiments suivront le mouvement et rentreront à leurs compagnies.
Les caisses de harnachement que le train d'artillerie et les deux régiments de cavalerie ont établies sur les bâtiments de la flottille seront en même temps débarquées.
Les chefs de corps les feront provisoirement établir à Boulogne jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.
P.-S. - M. l'amiral de la flottille et le directeur général de la flottille de transport seront prévenus de cette disposition pour qu'ils veuillent bien donner des ordres en conséquence aux commandants des divisions" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 287).
Le "Bulletin des mouvements de troupes ordonnés par le Ministre le 5 Fructidor an XIII (Du 27 au 31 août 1805)" indique à la date du 9 Fructidor que le 11e Chasseurs quitte Boulogne le 15 pour arriver à Strasbourg le 6 Vendémiaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 443).
Le 11 Fructidor an 13 (29 août 1805), l'Empereur adresse, depuis le Camp de Boulogne, au Maréchal Berthier, l'organisation de la Grande Armée : "... La cavalerie légère du 4e corps sera composée : 8e hussards, 11e chasseurs, 16e chasseurs, 26e chasseurs ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9158 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10698).
Un ordre du jour daté du Quartier général impérial, à Boulogne, le 12 Fructidor an 13 (30 août 1805) indique le 1er Chasseurs devra se former "le plus tôt possible à 4 escadrons de guerre.
Les colonels feront conduira de suite aux 4 escadrons de guerre tous les chevaux qui seront au dépôt capables de porter la selle, quand même ils ne le seraient pas d'être montés. Les mauvais chevaux comme les jeunes marcheront afin qu'on puisse les changer, si l'on entre en pays ennemi, contre des chevaux qu'on pourra se procurer par achat ou par prise; indépendamment de cette formation, chacun de ces régiments aura 100 hommes à pied qui seront armés de fusils et de baïonnettes et serviront, soit à remplacer les hommes malades ou blessés, soit pour tout autre besoin du service, soit enfin pour monter les chevaux qu'on serait dans le cas d'acheter ou d'enlever à l'ennemi.
Ainsi, chaque régiment de cavalerie légère aura sur le Rhin, au moins 500 hommes, officiers non compris, dont 400 hommes montés et 100 hommes à pied.
Pour ampliation du registre d'ordre :
Le Colonel du génie chargé en chef des détails de l'état-major général.
Vallongue" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 386).
Un "ÉTAT indiquant la situation des corps de cavalerie en chevaux de troupes, les sommes qu'ils ont en caisse appartenant à la masse de remontes, le nombre de chevaux qu'ils devront acheter avec ces sommes et l'effectif auquel ils pourront alors être portés", daté du 13 Fructidor an 13, provenant du "BUREAU des FOURRAGES ET REMONTES. SERVICE DES REMONTES. ADMINISTRATION DE LA GUERRE", donne pour le 11e Chasseurs les indications suivantes : Effectif des chevaux au 1er thermidor an XIII : 441; Nombre de Chevaux à réformer ou morts : 30; Chevaux propres au service : 411; Somme que les Corps ont en caisse, compris les fonds ordonnancés en fructidor : 28185,00 ; Nombre de chevaux que les Corps devront se procurer avec ces sommes : 78; Effectif qu’ils pourront alors présenter : 489 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1 (annexes et Cartes), p. 39 et suivantes).
Le 20 Fructidor an 13 (7 septembre 1805), le Maréchal Berthier, Ministre de la guerre, adresse, depuis Paris, un "Rapport à l'Empereur et Roi", dans lequel il écrit : "Sire,
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que j’ai donné des ordres, conformément à ses intentions, pour que les régiments de chasseurs et de hussards qui étaient destinés à faire partie de l'expédition d'Angleterre, et qui, se rendent en ce moment à la Grande Armée, soient promptement formés à quatre escadrons ...
Les 4es escadrons des 1er, 10e, 11e de chasseurs, des 3e, 7e et 8e de hussards, ont également l’ordre de rejoindre leurs corps sur le Rhin, avec tous les chevaux en état de porter la selle.
J'ai chargé, au surplus, les généraux commandant les divisions militaires de veiller à ce que tous les hommes en état de faire la guerre, ainsi que tous les chevaux qui sont disponibles aux dépôts de ces corps, soient envoyés sans délai aux escadrons de guerre ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 306).
Le même 20 Fructidor an 13 (7 septembre 1805), le Maréchal Berthier écrit, depuis Paris, à M. l'Intendant général de la Grande Armée : "Je vous préviens, Monsieur, que je donne l'ordre ...
Au 4e escadron du 8e régiment de hussards et à celui du 11e régiment de chasseurs, de se mettre en marche le 26 fructidor pour rejoindre leurs corps à Landau, où ils arriveront du 16 au 17 vendémiaire ...
Je joins ici extrait de l'itinéraire de ces troupes.
Veillez à ce qu'il soit pris les mesures nécessaires pour que le service soit assuré dans toutes ses parties à leur arrivée dans l'arrondissement de la Grande Armée" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 310).
Le 4e complémentaire (21 septembre), le Maréchal Soult écrit au Prince Murat : "… J' ai appris par un habitant de la rive droite du Rhin, venant de Carlsruhe, auquel j 'ai parlé, qu'un marchand arrivant de Stuttgart, d'où il était parti il y a deux jours, lui avait dit que la veille un détachement de 25 hussards autrichiens, commandé par 2 officiers, était arrivé dans cette dernière ville, et que dans le Würtemberg on s’attendait qu'il serait suivi par d'autres troupes; les habitants craignaient d’'être obligés de payer une forte contribution et de supporter l’effet d'une réquisition en denrées. Le même individu m'a dit que, dans le pays, on désirait vivement l'arrivée des troupes françaises.
Si cette assertion est fondée, nous ne tarderons pas à voir paraître sur la rive droite du Rhin quelques piquets autrichiens, et, dans cette supposition, peut-être entrerait-il dans les dispositions de Sa Majesté de faire passer le fleuve à quelques troupes pour leur faire prendre poste et faciliter ensuite l'établissement des ponts, et pour protéger l'établissement des transports d'artillerie qu'on fait venir de Strasbourg par le Rhin.
Si Sa Majesté jugeait à propos d'ordonner cette disposition, j'aurais l'honneur de vous prier, Monseigneur, de vouloir bien me faire arriver quelques troupes de cavalerie pour pouvoir les joindre à l'infanterie qui serait portée sur la rive droite du Rhin. Des régiments qui doivent être attachés au 4e corps, je ne connais que le 8e de hussards et le 11e de chasseurs à cheval, venant de Boulogne, et qui ne peuvent être rendus à leur destination que les 5 et 6 vendémiaire prochain ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 98).
Le 1er complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements et ordonne : "L'ordre du 2e complémentaire sur le répartition des 8e régiments de hussards et 11e de chasseurs, est rapporté (1).
Le 8e régiment de hussards cantonnera à Dammheim, Bornheim, Essingen, Knörringen, Walsheim, Büchingen, Nussdorf et Godramstein.
L'état-major du régiment sera à Nussdorf.
Le 11e régiment de chasseurs cantonnera à Mürzheim, Goeklingen, Ilbesheim, Arzheim, Ransehbach, Birkweiler, Siebeldingen et Wollmesheim.
L'état-major du régiment s’établira à Wollmesheim.
Les hommes à pied des deux régiments suivront le mouvement des compagnies auxquelles ils appartiennent.
L'état-major de la division de la cavalerie sera, comme il est dit dans le premier ordre, à Landau.
Le 8e régiment de hussards fournira un poste de 10 hommes et 1 brigadier à la 3e division , et un pareil détachement à la 1re.
Le 11e régiment de chasseurs fournira deux détachements de mème force aux 2e et 1re divisions ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100 - Notes : (1) Cet ordre assignait des cantonnements à ces deux régiments autour de Landau, ordonnait que les hommes à pied seraient logés dans la place, avec l'état-major de la division; les deux régiments devaient laisser 10 hommes chacun pour le service des 3e et 4e divisions du corps d'armée).
Le 1er Vendémiaire an 14 (23 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe l' "Ordre de marche pour le 4e corps de la Grande Armée.
... Les 8e hussards et 10e de chasseurs à cheval précéderont la marche des 3e et 4e divisions, pour prendre à Spire la division de cavalerie légère à laquelle ils sont attachés; à cet effet, le 8e de hussards partant, le 4, des environs de Lembach, viendra cantonner le même jour à Mühldorf, Dammheim, Bornheim et Esslingen; le 5, il se rendra à Spire où il recevra de nouveaux ordres.
Le 11e de chasseurs, partant le 6 aussi des environs de Lembach, viendra cantonner le même jour dans les villages en avant de Landau, que le 8e de hussards aura occupés.
Le 26e régiment de chasseurs à cheval recevra ordre, à son passage à Oggersheim, de se rendre directement à Spire, où il joindra la division de cavalerie légère.
Ces trois régiments seront pourvus en pain, les deux premiers à Landau et le troisième à Spire, jusques et y compris la journée du 8 ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 495).
Le 2 Vendémiaire an 14 (24 septembre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Landau, au Maréchal Berthier : "… Si le 26e régiment de chasseurs à cheval m’arrive avant le 4, il passera le Rhin avec la 1re division; en cas de retard, je ne pourrai donner de cavalerie au général Saint-Hilaire, car le 8e de hussards et le 11e de chasseurs, que j'amène de Boulogne, ont suivi le mouvement des 3e et 4e divisions et ne peuvent les devancer ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 501).
Le même 2 vendémiaire an 14 (24 septembre 1805), le Maréchal Soult établit l'Organisation du parc d'artillerie du 4e Corps, dans laquelle il ordonne : "… M. le général d'artillerie donnera aux divisions des affûts de rechange, caissons, chariots, forges et cartouches de divers calibres, dans les proportions ci-dessus établies, et portera tous ses soins à compléter les attelages.
Le 4 au matin, il fera délivrer 50 cartouches à balles, par homme, à la 1re division, y compris les compagnies de canonniers et de sapeurs qui y sont attachées, et 20 par homme au 26e régiment de chasseurs à cheval. Le 5, il sera fait pareille distribution à la 2e; le 6, à la 3e, et, le 8, à la 4e.
Le 8e régiment de hussards et le 11e de chasseurs à cheval recevront aussi 20 cartouches par homme.
Ces munitions seront prises au parc et ne seront pas comptées dans celles d'approvisionnement que les divisions doivent avoir ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 503).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
4e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
Cavalerie légère.
11e Chasseurs. 4 Escadrons, 633 hommes, 458 chevaux (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 4 vendémiaire an 14 (26 septembre 1805), le Maréchal Soult ordonne : "... Le 11e régiment de chasseurs aura ordre de partir, le 7, des cantonnements qui lui ont été destinés en avant de Landau, pour se rendre à Wiesenthal en passant le Rhin à Rheinhausen …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 509).
Le 6 Vendémiaire an 14 (28 septembre 1805), le Maréchal Soult au écrit, depuis Eppingen, au Maréchal Berthier : "… Vous êtes instruit, Monsieur le Maréchal et Ministre, que trois escadrons seulement du 26e régiment de chasseurs à cheval ont joint le corps d'armée; le quatrième est resté dans les environs de Bonn et ne doit rentrer que dans sept à huit jours.
Le 3e régiment de hussards, fort de 320 chevaux (la remonte de 250 qu'il a faite ne lui arrivera que dans trois semaines), a pu, en forçant sa marche, joindre la 1re division.
Quant au 11e de chasseurs à cheval qui marchait avec la 1re division, il ne pourra être rendu à Heilbronn que le 8 (30 septembre), même après avoir doublé deux marches.
Voilà toute une cavalerie qui, lorsqu'elle sera réunie, présentera un total d'à peu près 1000 chevaux ; je ne puis encore compter le 16e de chasseurs, puisqu'il ne doit arriver à Landau que le 21 vendémiaire (13 octobre) …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 527).
"Positions occupées le 8 vendémiaire (30 septembre).
… Le 11e chasseurs, qui avait reposé quelques heures en avant d'Heidelsheim, a gagné Weinsberg et rejoint la division de cavalerie …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 541).
"Ordre du jour.
Au quartier général, à Strasbourg, le 8 vendémiaire an XIV (30 septembre 1805).
Dès demain, 9, à l'entrée de la nuit, la route de Kehl en Allemagne sera définitivement fermée pour toute espèce de passages et convois. Tout ce qui sera dirigé sur l'armée devra arriver par la route de Spire et de Stuttgart.
Le payeur général de l'armée a reçu deux ordonnances, l'une de 133,700 francs pour remettre aux corps ci-après :
11e de chasseurs ;
21e de chasseurs ;
8e, 9e et 10e de hussards.
La seconde de 94,900 francs pour harnachement des corps ci-après :
11e de chasseurs ;
21e de chasseurs ;
8e et 9o de hussards.
Les parties prenantes peuvent se présenter chez le payeur pour toucher le montant de ce qui leur revient" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 376).
Dans une note sans date, sans doute de la fin du mois de septembre, il est indiqué en "... OBSERVATION. Il n'a que 950 chevaux, fournis par le 8e de hussards, les 11e et 20e de chasseurs ; ce dernier qui est formé d'Italiens, etc., ne peut servir qu'en ligne. Le 26e est mal armé, n'a pas de carabines.
Faire connaître exactement les itinéraires et tous les mouvements des corps d'armée qui sont à la droite et à la gauche de M. le maréchal ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 191 - Minute, sans date. En tête de la pièce on lit ces mots : « Mis dans une dépêche au Ministre »).
Le 9 vendémiaire an XIV (1er octobre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Heilbronn, au Maréchal Berthier : "Par mon rapport du 6 de ce mois, j'ai eu l'honneur de rendre compte à Votre Excellence des dispositions que les 1re et 2e divisions du corps d'armée devaient prendre en avant et en arrière d'Heilbronn; le mouvement s'est opéré le 7 (29 septembre) ainsi que je vous l'avais annoncé … La 1re brigade a campé en arrière de Sontheim; la 2e brigade s'est établie au revers des montagnes en arrière de Weinsberg, sur la grand'route de Hall; le 8e de hussards a éclairé cette route. Le 11e de chasseurs a pris poste en avant d'Heilbronn …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 542).
Le même 9 Vendémiaire an 14 (1er octobre 1805), le Maréchal Soult écrit depuis Heilbronn, au Maréchal Berthier : "Je reçois à l'instant l'ordre du 8 (30 septembre) sur le mouvement que le 4e corps d'armée doit faire, et je m'empresse de donner à Votre Excellence l'itinéraire que je lui ferai suivre pour me conformer aux intentions de Sa Majesté ...
Les 2e et 3e divisions, partant demain d'Heilbronn, iront camper le même jour en arrière d'OEhringen.
Le 11 (3 octobre), en arrière de Hall.
Le 12 (4 octobre), entre Hall et Ellwangen.
Le 13 (5 octobre), à Ellwangen.
Le 14 (6 octobre), à Nördlingen.
Le 11e régiment de chasseurs et trois escadrons du 26e (le 4e escadron de ce régiment n'est pas encore arrivé) marcheront avec ces deux divisions …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 545).
Une note du Maréchal Soult, non datée, indique : "Le 11e régiment de chasseurs à cheval passe sous les ordres du Général Vandamme, et fera partie de son avant-garde.
Le général Vandamme donnera ordre à son avant-garde de partir demain, à 4 heures du matin, pour se diriger sur Hall. Elle prendra position en avant de la ville, sur la route d'Ellwangen, en attendant la division.
Il fera requérir 20,000 rations de pain à Hall, pour être livrées à 6 heures du soir" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 637).
L'Ordre de marche du 4e Corps d'armée pour le 3 octobre 1805, daté de OEhringen, le 10 vendémiaire an 14 (2 octobre 1805) porte : "... Le 11e régiment de chasseurs à cheval est mis sous les ordres du général de division Vandamme et fera partie de son avant-garde.
Le général Vandamme donnera ordre à son avant-garde, composée du 24e d'infanterie légère, du 11e de chasseurs à cheval et de 2 pièces de 4, sous les ordres du général Candras, de partir demain, à 3 heures et demie du matin, d'OEhringen pour se rendre à Hall et prendre position en avant de Michelsbach, sur la route d'Ellwangen, éclairant parfaitement le pays et prenant également des informations sur les forces, positions et mouvements de l'ennemi ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 640).
Le 11 Vendémiaire an 14 (3 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Hall, au Maréchal Berthier : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence du mouvement que les divisions du 4e corps d'armée ont fait aujourd'hui ... le 8e de hussards est avec la 1re division, le 11e de chasseurs avec la 2e …
200 uhlans sont arrivés hier à Ellwangen; j'ai fait pousser un parti du 11e de chasseurs pour les reconnaitre et prendre des renseignements précis à leur égard; cette reconnaissance et une autre, que j'ai portée sur Gaildorf, pour m'assurer si la route-qui conduit à Abstgmünd est praticable, ne sont point encore rentrées" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 684).
Le 12 Vendémiaire an 14 (4 octobre 1805), le Général Vandamme écrit, depuis Rosenberg, au Maréchal Soult : "J'ai l'honneur de vous rendre compte que l'avant-garde de la 2e division est partie ce matin, à 6 heures, de la position de Zimmern pour se porter sur Rosenberg, où elle prendra poste, en s'éclairant soigneusement, sur la route d'Ellwangen. Elle portera un parti de 40 chasseurs sur cette ville et le plus près possible, afin d'avoir des nouvelles de l'ennemi. Les deux brigades d'infanterie et d'artillerie partiront également à 6 heures, pour se porter par Hessenthal, Zimmern et Bühlerthann, sur le ruisseau de la Roth. Vous trouverez ci-joint, mon Général, une réquisition faite par le capitaine Lochard, pour l'armée du maréchal Davout. Elle est frappée sur les bailliages où mon avant-garde devait prendre ses subsistances, ce qui met de grands obstacles pour s'en procurer" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 751).
Le détachement de chasseurs du 11e Régiment passé la veille sous les ordres de Vandamme, et placé à son avant-garde, trouve le 4 octobre 1805 dans Elwangen un parti de Hulans qui évacue la ville (Du Casse (A.) : "Le Général Vandamme et sa correspondance", Paris, Didier, 1870, t. 2, p. 138).
Le général Vandamme écrit, depuis Rosenberg, le 13 Vendémiaire an 14 (5 octobre 1805), au Maréchal Soult : "En exécution de vos ordres, j'avais envoyé à Ellwangen un détachement de 40 hommes du 11e de chasseurs; à l'approche de la ville, un chasseur se porta en avant avec rapidité et courut sur un officier de uhlans du 2e régiment (1) qu'il somma de se rendre. Cet officier le pria d'appeler le commandant du détachement, avec qui il causa quelque temps. Il résulte des rapports de cet officier que la ville reste occupée par quelques uhlans qui étaient en bataille sur la place (sans doute prêts à partir puisqu'il n'y avait plus de poste). L'officier autrichien prétend qu'il n'y a pas encore de déclaration de guerre et offrit d'évacuer la ville si le commandant français l'exigeait; ils se sont quittés après quelques pourparlers. Informations prises, il parait qu'il y a dans les environs d'Ellwangen 400 à 500 uhlans que commande M. Walmoden, commandant une portion de flanqueurs du général Klenau. L'officier autrichien dit savoir combien est forte l'armée française et que Sa Majesté l'Empereur dina, il y a un ou deux jours, à Stuttgart, chez le duc de Wurtemberg. Mon premier aide de camp, ayant rencontré l'officier du 11e de chasseurs avec son détachement, a cru devoir revenir près de moi. J'ai désapprouvé la conduite de l'officier de chasseurs de n'avoir pas fait l'officier autrichien prisonnier, vu la proclamation de notre Empereur, qui annonce la déclaration de la guerre par l'ordre du jour de l'armée, et j'ai de suite renvoyé M. Serron (2) avec un nouveau détachement pour signifier les réquisitions que M. le maréchal a ordonnées. Par ce moyen, nous aurons de nouveaux renseignements qui nous apprendront sans doute l'évacuation de la ville. Je viens aussi de faire partir un homme sùr pour Nördlingen et pays voisins. L'on dit à Ellwangen que les Autrichiens fortifient encore le camp, ce qui ne paraît pas probable, quand ils seraient plus en force de ce côté là. Du reste, Monsieur le Maréchal, nous sommes ici prêts à tout ce qu'il vous plaira d'ordonner.
J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 810 - Notes : (1) Schwarzenberg; (2) Chef d'Escadron, Aide de camp du Général Vandamme).
Le même 13 Vendémiaire an 14 (5 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Ober-Sontheim, à l'Empereur : "… Hier, en établissant l'avant-garde de la 2e division à Rosenberg, il me fut rendu compte qu'un parti de 300 uhlans, qui était la veille à Ellwangen, en était parti le matin. Pour m'en assurer, j'ordonnai au général Vandamme de pousser un détachement du 11e de chasseurs jusqu'à cette ville. L'officier qui le commandait trouva, en approchant d'Ellwangen, des postes ennemis, et un officier de uhlans vint à sa rencontre, pour lui dire que la guerre n'étant point déclarée, il ne pouvait se battre avec lui, et ils pourparlèrent ensemble jusqu'à l'arrivée du premier aide de camp du général Vandamme, qui somma l'Autrichien d'évacuer la ville; celui-ci promit de le faire ce matin.
J'ai fait partir de suite un officier, pour dire au général Vandamme d'entrer dans Ellwangen et d'en chasser l'ennemi, qu'il poursuivra avec son avant-garde aussi loin que possible sur la route de Nördlingen et prendra, avec le restant de sa division, la position qui lui est indiquée; je serai moi-même, à 8 heures, à son avant-garde, pour diriger les mouvements …"(Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 811).
Encore le 13 vendémiaire an 14 (5 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit également au Maréchal Berthier, depuis Abstgmünd: "… Hier au soir, 300 uhlans autrichiens étaient à Ellwangen. J'avais envoyé un parti de 15 chevaux du 11e de chasseurs; en arrivant près de la ville, le commandant autrichien demanda à parlementer; après s'être récrié sur notre approche et avoir prétendu que la guerre n'était pas déclarée, il céda aux chasseurs la moitié de la ville et, avec ses 300 hommes, garda l'autre partie. Pendant la nuit, nous avons profité de cet avantage pour faire cuire du pain.
Ce matin, à 5 heures, les Autrichiens se sont retirés en arrière de la ville; à 6, notre avant-garde y est entrée et la 2e division a suivi immédiatement. Le commandant des uhlans a demandé de nouveau à parlementer et a encore témoigné sou étonnement de nous voir toujours avancer. Le général Candras, qui l'a reçu, lui a répondu que c'était bien moins étonnant que de les voir eux-mêmes dans ce pays; j'arrivai en cet instant à l'avant-garde. J'ai donné aussitôt l'ordre au général Vandamme de faire cesser ces pourparlers et de signifier au commandant des uhlans, que nous ne voyions dans les troupes autrichiennes que des ennemis de Sa Majesté l'Empereur et Roi notre souverain et qu'il pouvait régler là-dessus sa conduite; il s'est alors retiré et a dit qu'il allait en rendre compte à ses chefs.
Les ennemis se sont effectivement retirés sur Bopfingen et j'ai fait pousser des reconnaissances, tant sur cet endroit que sur Nördlingen, où on assure que 7,000 à 8,000 hommes du corps du général Klenau se trouvent réunis, on prétend même· qu'on y en attend d'autres pour cette nuit …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 816).
Soult et Murat s'arrêtent le 6 octobre à peu de distance de Donauwoerth, mais l'avant-garde de Soult, ou plutôt de la Division Vandamme, repart presque aussitôt et arrive vers 8 heures du soir à Donauwoerth. Les 1000 hommes du Régiment J. Colloredo qui occupent la ville ne peuvent en interdire l'accès aux deux Régiments français (24e Léger, 11e Chasseurs), mais ils se retirent sur la rive droite du Danube en coupant le pont, et, prenant position, ils empêchent par leur feu le passage des Français. Vandamme dirige alors sur le pont de Münster, à deux lieues en amont, un Bataillon du 24e avec 2 pièces de 4, et 2 escadrons du 11e Chasseurs (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 10).
Le Maréchal Soult écrit également à l’Empereur, le même 15 Vendémiaire an 14 (7 octobre 1805) : "Sire,
Ce matin l'ennemi gardait encore le pont du Danube à Donauwörth; à l'arrivée de la compagnie d'artillerie légère, quelques coups de canon l'ont forcé à s'éloigner ; en ce moment on travaille au rétablissement du pont, et j'espère que dans quatre heures il sera en état.
J'ai fait passer le Danube à un bataillon du 24e d'infanterie légère ; il est sous la protection de nos batteries et ne peut être compromis.
Le général Vandamme s'était aussi emparé pendant la nuit du pont de Münster (une lieue au-dessus de Donauwörth) que l'ennemi a laissé intact; un bataillon du 24e d'infanterie légère, deux escadrons du 11e régiment de chasseurs et deux pièces de 4 le couvrent en avant. Son Altesse Sérénissime le prince Murat y a déjà porté une de ses divisions, et, sur sa demande, j'en fais retirer les troupes de la 2e division qui s'y trouvent.
Le Prince a déjà fait passer le Danube à un escadron.
Le régiment de Joseph Colloredo, autrichien, défendait le pont de Donauwörth, il avait 1000 hommes dans la ville et le restant à Nordheim ou le long du Danube; 800 à 900 hommes de cavalerie étaient répandus dans la plaine; l'ennemi s'est retiré vers 1e Lech.
Le maitre de poste de Donauwörth assure que les Autrichiens ont du côté de Rain 25,000 hommes sous les ordres des généraux Kienmayer et Gottesheim; il assure aussi que le général Mack y est arrivé, et enfin que les Autrichiens veulent se défendre dans cette partie; cet homme était effrayé, et je suis persuadé que la peur lui a fait grossir le nombre. Aussitôt que la cavalerie pourra passer sur le pont, je ferai battre la plaine pour tâcher de faire quelques prisonniers.
La division Vandamme arrive et va prendre position à gauche de la ville.
Les deux autres divisions suivent, mais sont encore éloignées.
J'ai l'honneur ..... Soult.
P.-S. - Dans l'instant, on m'amène 10 prisonniers du régiment de Colloredo; ils disent qu'il y avait dans cette partie le régiment d'Erbach avec le leur, ainsi que les hussards de Liechtenstein; qu'à Rain il y a un grand camp dont ils n'évaluent pas la force, mais il paraîtrait que c'est celui du général Gottesheim qui s'est réuni au général Kienmayer. Ils confirment qu'il y a toujours beaucoup de troupes à Ulm et que l'archiduc Ferdinand ainsi que le général Mack sont à Constance" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 251).
Soult apprend la présence de 5,000 à 6,000 hommes à Aichach. Se conformant à l'ordre de Berthier, il continue son chemin vers cette localité. Parvenu à hauteur de Sainbach, il aperçoit environ 2,800 chevaux. Le 8e Hussards, le 26e Chasseurs, 2 Escadrons du 11e Chasseurs et 1 Escadron du 13e Dragons chargent sous la conduite de Margaron et de Sébastiani. L'artillerie tire quelques coups de canon, mais la mêlée se produit aussitôt et s'éloigne jusque dans l'intervalle entre Aichach et Walchshofen. Nos cavaliers se trouvent alors en présence de postes d'infanterie, et s'arrêtent. La nuit est venue, et les troupes bivouaquent à hauteur de Mainbach.
Soult rend compte à 10 heures du soir de cette échauffourée (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 22).
Le Maréchal Soult écrit, depuis Steinbach, le 16 Vendémiaire an 14 (8 octobre 1805), à 8 heures du soir, à l’Empereur : "La charge de cavalerie que j'ai fait engager à hauteur du village de Gundelsdorf et dont j'ai eu l'honneur de rendre compte à Votre Majesté par ma première dépêche, nous a menés jusqu'aux hauteurs de Steinbach; là, l'ennemi nous a montré plusieurs lignes de cavalerie faisant ensemble à peu près 1800 chevaux des régiments de Merveldt (uhlans) et Liechtenstein (hussards); 1000 autres chevaux des mêmes régiments se sont tenus en arrière du bois de Walchshofen et n'ont pas pris part à l'affaire. Le général Kienmayer y commandait, il avait sous lui le général-major Nostitz.
En avant du village de Walchshofen, il y a eu une charge de cavalerie dans laquelle le 8e régiment de hussards, deux escadrons du 11e régiment de chasseurs et le 26e régiment de chasseurs, ainsi qu'un escadron du 13e régiment de dragons, que le général Sébastiani avait amené, ont été engagés; on a tué une vingtaine de uhlans, blessé un très grand nombre et fait une douzaine de prisonniers; le 8e de hussards s'est particulièrement distingué, tous les autres corps ont parfaitement fait, et les généraux Margaron et Sébastiani ont mérité que je les cite à Votre Majesté. A 8 heures, on se battait encore entre Aichach et Walchshofen, et, en ce moment, les divisions, qui arrivaient seulement, prennent position. L'artillerie n'a pu tirer que quelques coups de canon, n'ayant pu arriver assez à temps pour nuire à l'ennemi.
Les Autrichiens avaient 3 pièces de canon, mais ils n'ont pu s'en servir; en sortant du bois, nous avons trouvé quelques postes d'infanterie.
Un des prisonniers, que j'ai fait interroger, assure que toutes les troupes qui étaient à Neuburg et devant Donauwörth ont ordre de se retirer sur Munich où l'armée doit se réunir et attendre les Russes; le général Kienmayer, en passant aujourd'hui devant le régiment de uhlans, a dit que c'était là où il nous attendait ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 337).
A minuit Berthier, oubliant ses instructions du matin, lui répond : "L'Empereur voit avec peine que vous vous soyez éloigné encore du centre de la guerre, car vous deviez être à Augsbourg par l'extrémité de votre gauche, c'est-à-dire que vous deviez le dépasser sur-le-champ et faire une marche sur Ulm ; au lieu de cela, vous êtes à une demi-marche derrière" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 22; Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 339).
Sans doute le 9 octobre 1805 (le document est sans date), le Maréchal Soult ordonne : "… Le 8e de hussards fera l'avant-garde de la 1re division;
Le 11e de chasseurs, de la 2e division;
Et le 26e de chasseurs, de la 3e division ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 407).
Le Maréchal Soult, en approchant de Landsberg, apprend qu'un Régiment de Cuirassiers autrichiens a logé la nuit précédente dans cette ville, et vient d'en partir pour Memmingen. Il dirige aussitôt le 8e Hussards sur Holzhausen pour lui couper la route, et lance le Général Margaron à sa poursuite avec le 26e Chasseurs, soutenu par un Régiment de Dragons, tandis que le 11e Chasseurs va rejoindre le 8e Hussards vers Holzhausen. Le Régiment autrichien (Cuirassiers de l'Archiduc Ferdinand) escorte sept pièces de 6 ; nos Chasseurs en prennent deux et font soixante prisonniers. En même temps, le Général Sébastiani, avec une Brigade de Dragons, fait quarante prisonniers du même Régiment au Sud-Est de Landsberg, et le 8e Hussards prend une partie du campement sur la route de Mindelheim et Memmingen (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 57).
Le Maréchal Soult écrit, depuis Landsberg, à l'Empereur, le 19 Vendémiaire an 14 (11 octobre 1805) : "… En arrivant à Hurlach, j'ai été instruit qu'un régiment de cuirassiers autrichiens était arrivé à Lansberg et se disposait à en partir aujourd'hui pour se rendre à Memmingen; j'ai aussitôt donné ordre au 8e régiment de hussards de se rendre à Holzhausen, sur la route de Mindelheim, pour l'inquiéter à son passage et j'ai fait presser la marche de la cavalerie; effectivement, en arrivant près de Landsberg, j'ai vu ce régiment en bataille au débouché des routes de Mindelheim et de Schongau, mais entièrement engagé dans cette dernière et paraissant couvrir la marche de plusieurs voitures d'équipage.
Le 26e régiment de chasseurs à cheval a eu ordre de l'attaquer et de le poursuivre avec vigueur sur la route de Schöngau ; il a été soutenu par un régiment de dragons, tandis que le 11e régiment de chasseurs a pris la route de Mindelheim pour aller joindre le 8e régiment de hussards ; une brigade de dragons, qui avait passé le Lech à Kaufering, se portait en même temps par la rive droite sur la route de Weilheim ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 572).
Le 23 Vendémiaire an 14 (15 octobre 1805), le Capitaine Mensian, du 11e Chasseurs, écrit, depuis Schwarzach, au Général Margaron, commandant la Cavalerie du Corps du centre à Ochsenhausen : "Mon Général,
En conséquence des ordres que vous avez donnés à mon colonel, je suis parti hier à 5 heures d'Ochsenhausen pour diriger une reconnaissance sur Waldsée. J'ai trouvé à Ellwangen quelques équipages, escortés par trente hommes, commandés par un capitaine et un officier, que j'ai pris. Je me suis emparé de deux voitures d'équipage, escortées par un officier et douze hommes de chasseurs tyroliens, près Waldsée; j'ai fait conduire le tout à Ochsenhausen.
L'ennemi a défilé hier toute la journée à Waldsée, venant de Biberach; partie s'est retirée sur Ravensburg et partie sur Wurzach, se dirigeant ou sur Leutkirch ou sur Kempten.
Les détails que j'ai l'honneur de vous donner, mon Général, ne sont point des relations ; j'ai vu.
J'occupe Waldsée depuis 5 heures du matin par des patrouilles.
J'ai fait pousser à une demi-lieue sur la route de Ravensburg, j'ai dans ce moment un parti que je vais diriger sur Wurzach.
J'attendrai vos ordres à Waldsée.
MENSIAN.
L'ennemi défilait encore ce matin à 8 heures sur la route de Wurzach au nombre d'une trentaine. J'observe les routes de Waldsée à Ravensbqrg et celle de Wurzach" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 814).
Le 11e Chasseurs prend part à la bataille d'Ulm selon certaines sources.
Les "Emplacements du 25 Vendémiaire (17 octobre) et variations du 26 (18 octobre)" indiquent que le 11e Chasseurs est en route de Gaildorf à Augsburg; il se dirige sur le Corps du Maréchal Soult (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 870 - En partie de la main de Mathieu Dumas).
Les "Emplacements du 26 vendémiaire an XIV (18 octobre 1805) au matin" indiquent que le 11e Chasseurs est en route de Gaildorf à Augsburg; il se dirige sur le Corps du Maréchal Soult (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 926 - de la main du Lieutenant-colonel Vallongue).
Le Maréchal Soult écrit à l'Empereur (pas de date ni de lieu) : "… Tous les rapports des émissaires s'accordent depuis deux jours pour persuader que la colonne autrichienne sortie d'Ulm, le 21 (13 octobre), et qui s'est dirigée par la rive gauche du Danube, en coupant les ponts, sur Riedlingen, d'où elle a été au-devant d'une deuxième colonne, qu'on assure partie de Bregenz pour se réunir à elle, se reporte de nouveau en nant, ayant opéré sa jonction, et qu'elle a pour but de faire une diversion en faveur de l'armée autrichienne enfermée dans Ulm dont Votre Majesté vient de triompher.
Le rapport d'un parti du 11e régiment de chasseurs à cheval que j'avais poussé jusqu'à Waldsée et Wurzach, pour suivre la marche de la portion de la première colonne qui s'était dirigée de Biberach et Ochsenhausen sur Leutkirch, confirme aussi l'assertion des émissaires.
Hier, le parti du 11e de chasseurs, qui était à Wurzach, a été attaqué par 400 chevaux autrichiens et 200 ou 300 hommes d'infanterie; l'ennemi a même fait tout son possible pour enlever le détachement de Votre Majesté, mais il n'a pu y réussir; le capitaine Mensian, qui le commande, a manœuvré avec tant d'intelligence que, quoique tourné par l'ennemi (il lui avait coupé la retraite sur Ochsenhausen à Ellwangen), il s'est retiré sans perdre un seul homme et est venu par Biberach reprendre la route d'Ochsenhausen à Wurzach, qui lui avait été particulièrement recommandée.
Aussitôt que j'ai été instruit de cet événement, j'ai fait partir le 26e régiment de chasseurs à cheval pour aller couvrir le débouché d'Ochsenhausen et repousser l'ennemi, je n'ai point encore de rapport sur le résultat de la journée.
Si les deux colonnes ennemies se sont réunies, comme tout porte à le croire, elles doivent être de 20,000 à 25,000 hommes, sous les ordres du général Jellachich, et si elles se reportent en avant dans le but qu'on leur suppose, ce détachement va se trouver grandement compromis par le mouvement que Votre Majesté fait faire au 4e corps d'armée; j'attends à toutes les heures de nouveaux rapports pour vérifier l'exactitude des premiers que j'ai reçus et j'agirai en conséquence, sans cependant m'éloigner de la destination que Votre Majesté m'a donnée, à moins que l'ennemi ne m'oblige à le poursuivre, ou que j'en reçoive de Votre Majesté l'autorisation.
Les deux colonnes ennemies réunies ont 3,000 chevaux, tant cuirassiers, dragons que hussards, et je n'aurai à leur opposer, si j'ai le bonheur de les rencontrer, que 800 chevaux formés par le 8e de hussards et les deux régiments de chasseurs. Quoique les fidèles troupes de Votre Majesté ne comptent pas les ennemis qu'elles ont à combattre, je crois devoir l'en instruire, pour qu'Elle soit à même de donner les ordres qu'Elle jugera convenables à ce sujet ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 928).
"6e CORPS D'ARMEE.
Ordre de marche.
Laupheim, le 26 vendémiaire an 14 (18 octobre 1805)
... Le détachement du 11e régiment de chasseurs à cheval, qui a été porté de Biberach sur la route de Waldsée et Wurzach recevra ordre d'en partir demain et de se rendre à Ochsenhausen d'où il éclairera les routes qui conduisent aux villes de Wurzach et Waldsée, jusqu'à ce que toutes les divisions et le parc d'artillerie aient entièrement passé. II fera ensuite l'arrière-garde, éclairant avec soin tous les débouchés qui aboutissent par la droite à la route que le corps d'armée doit suivre. A son passage à Memmingen, ce détachement recevra de nouveaux ordres …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 931).
Les "Emplacements du 27 vendémiaire an XIV (19 octobre 1805) au matin" indiquent que le 11e de Chasseurs est en route de Gaildorf à Augsburg; il se dirige sur le Corps du Maréchal Soult (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 950 - De la main du Colonel Vallongue).
Le 17 Vendémiaire an 14 (19 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Memmingen, au Général Vandamme : "… Le général Legrand enverra l'ordre au détachement du 11e régiment de chasseurs à cheval, qui est resté en avant d'Ochsenhausen pour couvrir le mouvement du corps d'armée, de faire attention à tous les mouvements que l'ennemi fera demain sur les routes de Wurzach et de Waldsée, et s'il s'aperçoit qu'il se retire, de suivre sa marche en lui enlevant le plus d'hommes possible; ce détachement, en arrivant à Wurzach, cherchera à communiquer avec le corps d'armée qui sera à Leutkirch …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 962).
Le 29 Vendémiaire an 14 (21 octobre 1805), le Maréchal Soult adresse, depuis Memmingen, un Ordre de marche au Général Vandamme : "… La division de cavalerie légère partira demain, à 7 heures du matin, du bivouac qu'elle occupe à Volkratshofen et Ferthofen, et se repliera sur Memmingen. L'artillerie légère de cette division passera la ville et se portera en position sur la hauteur de Berg, jusqu'à ce que tous les militaires du corps d'armée (les malades qui restent exceptés) aient entièrement évacué la ville, et que la division elle-même l'ait dépassée. Ensuite, l'artillerie marchera en tête de la division.
Le général Margaron fera rester les postes sur les ponts de l'Iller jusqu'à 8 heures du matin, et fera couvrir par sa cavalerie la ville de Memmingen jusqu'à 10 heures, profitant de ce temps pour en faire sortir tous les militaires qui doivent suivre leurs corps, et n'en exceptant que les hommes aux hôpitaux, ainsi qu'il est dit. Il fera rentrer au régiment les détachements que le 11e de chasseurs fournit sur la route d'Ochsenhausen, ainsi que celui que le 26e a établi sur celle de Kempten. Le général Margaron mettra ensuite la division en marche et la dirigera sur Mindelheim. Le soir, il la fera établir à Ober-Kamlach, faisant face en arrière et continuant d'éclairer la route de Memmingen …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1013).
"GRANDE ARMEE.
Emplacements du 1er brumaire an XIV (23 octobre 1805) ...
11e et 22e régiments de chasseurs. En marche ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1075).
Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
4e corps d'armée. Commandant en chef. Maréchal Soult. Division de Cavalerie légère du 4e Corps. Général de Brigade. MARGARON. 8e Hussards (4 Escadrons); 11e Chasseurs (4 Escadrons); 16e Chasseurs (4 Escadrons); 26e Chasseurs (4 Escadrons). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
Le 11 Brumaire an XIV, le Général Belliard écrit au Général Walther : "... D'après les ordres du Prince, M. Lefèvre, major du 11e régiment, est autorisé à rester au corps, pour y faire la campagne" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 431).
Le 11 novembre 1805, le Général Thiard parvient vers 6 heures à Mautern. Il y trouve des cavaliers du 4e Corps et en reçoit un récit assez exact, mais incomplet, du combat dont ils ont été spectateurs. Il écrit à l'Empereur : "On s'est battu toute la journée de l'autre côté du Danube, et avec beaucoup d'acharnement.
D'après le rapport du colonel Franceschi, du 8e hussards, la division Gazan est arrivée hier à Dürnstein. Ce matin, elle a rencontré les Russes entre Loiben et Stein. L'affaire a commencé sur-le-champ; trois fois le village de Loiben a été pris et repris. Enfin, vers le soir, les Russes ont attaqué en suivant le Danube, et une autre colonne, descendue des montagnes, s'est portée sur le coude que fait le fleuve et, à en croire les officiers du 100e et du 4e d'infanterie légère qui, étant blessés, se sont jetés dans une barque et se sont sauvés de Loiben, toute cette division serait cernée dans Loiben et séparée de la division Dupont. Mais je crois qu'il y a un peu d'effroi dans ce rapport; du reste, quand ils ont quitté le champ de bataille, l'affaire n'était pas encore terminée, et il est à penser que les divisions auront pu se réunir. Ces officiers ont dit que, dans le commencement de l'affaire, ils avaient pris beaucoup de monde, deux canons et un obusier. La division n'a point de pain et manque de cartouches. Toute l'armée russe bivouaque sur les hauteurs au delà du Danube; quoiqu'il soit nuit, ils tirent à chaque instant sur cette ville (Mautern).
Ici est le 8e de hussards; à Gottweig est le général Margaron avec le 11e et le 26e de chasseurs.
J'ai cru qu'il était de mon devoir de rester ici pour être à même d'apporter demain dans la journée quelques nouvelles à Votre Majesté ; je remonterai le Danube et je tâcherai de passer, s'il est possible.
Dans l'instant (6 h. 30) on vient me dire que le village de Loiben est en feu. Je me suis porté sur le rivage; il est tout en flammes. Je crois que les Russes auront tiré avec des obus pour en déloger les troupes de Votre Majesté, qui se seront fait jour sur Dürrenstein. Les Russes font un tapage horrible" (Alombert P. C. : « Le Corps d’Armée aux ordres du Maréchal Mortier, combat de Dürrenstein », Paris, Berger-Levrault, 1897, p. 150; Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 168).
Le 22 Brumaire an 14 (23 novembre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Göttweig, au Général Margaron : "Il donnera ordre aux 11e et 26e de chasseurs à cheval, ainsi qu'à la compagnie d'artillerie, de partir à la pointe du jour pour se diriger sur Sieghardskirchen, grande route de Vienne, en passant par Herzogenburg et Perschling. Il recevra, en arrivant à Sieghardskirchen, des ordres pour continuer le mouvement et se diriger sur Vienne.
Le 8e hussards restera à Mautern sous les ordres du général Saint-Hilaire, je l'en fais prévenir" (Alombert P. C. : « Le Corps d’Armée aux ordres du Maréchal Mortier, combat de Dürrenstein », Paris, Berger-Levrault, 1897, p. 190).
Le 20 novembre 1805, on rend à Soult deux Régiments de sa Division de cavalerie légère (8e Hussards et 11e Chasseurs), sous les ordres du Général Margaron (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 55).
Le 21 novembre, la Division Walther se met en marche à la pointe du jour : "L’ennemi avait fait sa retraite pendant la nuit, et en continuant de marché sur la route de Olmütz, nous nous emparons du poste de Wischau, où est établie la brigade du général Treilhard. Les dragons, le 1er régiment de chasseurs et la brigade du général Milhaud sont établis en échelon autour des villages à droite et à gauche de la grande route jusqu’à Rausnitz, où est placé le quartier général de la division. Une reconnaissance envoyée de Wischau sur la route d’Austerlitz communique avec le 11e de chasseurs du maréchal Soult, et la reconnaissance envoyés sur la route d’Olmütz ne rencontre point d’ennemi ; je suis cependant informé par des déserteurs que les postes ennemis sont sur la route d’Olmütz à deux lieues de Wischau, et j’ordonne que demain, à la pointe du jour, on aille reconnaître ; la reconnaissance du général Milhaud fait 50 prisonniers, tant fantassins que cavaliers". Le 11e Chasseurs est détaché sur la route de Gaya, où il doit éclairer le Corps d'Armée, et où il se trouve en arrière de la Division Vandamme (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 59).
La "Situation du 4e corps d'armée du 1er frimaire an 14 [22 novembre 1805]" indique :
Commandant : Général de Brigade MARGARON.
Chef de l'Etat-major : Adjudant commandant CAMBACÉRÈS.
8e Hussards : Colonel Franceschi. 20 Officiers, 262 hommes.
11e Chasseurs : Colonel Bessières. 25 Officiers, 272 hommes.
26e Chasseurs : Colonel Digeon. 29 Officiers, 206 hommes (Alombert P. C. : « Le Corps d’Armée aux ordres du Maréchal Mortier, combat de Dürrenstein », Paris, Berger-Levrault, 1897, p. 100).
Le 11e Chasseurs, passant le 22 à Stanitz, est envoyé à Gaya. Il se trouve ainsi à peu de distance en arrière du 8e Hussards, qui surveille la zone de Hradisch à Göding, et a son point d'attache à Bisenz (Bisenz est à mi-chemin de Hradisch à Göding, et à 10 kilomètres en avant de Gaya). Le 11e Chasseurs se trouve en même temps à proximité de Koritschan, où il se relie avec le 26e, achevant d'envelopper le 4e Corps et les bois de Stanitz d'un réseau continu (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 85).
Le Maréchal Soult écrit au Colonel Franceschi, du 8e Hussards : "J'envoie le 11e régiment de chasseurs par la route de Gaya, afin de vous reconnaître et de vous protéger au besoin ; il doit suivre la marche d'un parti autrichien qui s'est retiré d'Austerlitz ; je crois que le général Kienmayer a pris cette direction ; peut-être même a-t-il cherché à passer par Göding ; ce serait fort bien si vous pouviez l'enlever avec les hommes qui l'accompagnent.
Ungarisch-Brod, au-delà de Hradisch, m'est désigné comme le lieu où les gros bagages des Russes et des Autrichiens doivent se rallier ; on prétend même qu'il doit s'y rassembler quelques troupes ; il faut s'en assurer". Le 11e Chasseurs est considéré, d'une part, comme servant de soutien et de repli au 8e Hussards, et d'autre part comme opérant en reconnaissance pour son propre compte : "Le colonel du 11e chasseurs est laissé libre de ses mouvements dans la direction qui lui est donnée Il prendra des informations sur les mouvements de l'ennemi dans le cercle de Hradisch et même sur la March, et en rendra immédiatement compte. Si, pendant sa marche, il voyait possibilité d'enlever les bagages de l'ennemi ou quelqu’un de ses partis, il le ferait, mais toujours sans se compromettre. Il sera prévenu que le 8e hussards a ordre de se porter pour le même objet à Hradisch, et aura ordre, après l'avoir reconnu, de le protéger s'il était nécessaire. Le colonel du 11e chasseurs, ajoute le Maréchal Soult, correspondra directement avec moi ; il me fera au moins un rapport tous les jours, il établira un poste de quatre en quatre lieues depuis Hradisch jusqu’à Austerlitz" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 86).
Le 23 novembre, Soult adresse de nouvelles instructions au 11e Chasseurs. Il doit se renseigner sur une Division de Chevau-légers autrichiens signalée en retraite par Koritschan, et se rabattre ensuite sur Hradisch, pour agir de concert avec le 8e Hussards. Cet objet une fois rempli, il reviendra prendre position à Gaya, laissant des postes à Koritschan et Hradisch, et se tenant en liaison avec Bisenz. Il ne cessera pas, néanmoins, d’éclairer le pays vers le nord (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 86).
Le 28 novembre 1805, un rapport de Soult rend compte de mouvements offensifs exécutés par la cavalerie autrichienne sur les bords de la March. Le 8e Hussards a été rejeté sur Göding, où le 11e Chasseurs devait le soutenir, et où l'on envoyait 100 hommes d'infanterie pour servir de repli. Il est évident, dit Soult dans sa lettre, que les ennemis manœuvrent sur notre droite. Il croit même, dans la matinée, et jusqu’au moment où il voit l'armée alliée camper devant Wischau, qu'elle allait franchir la March et se porter en Hongrie. D'autres renseignements viennent confirmer que toute l'armée alliée se porte contre nous ; d'après Ségur, un Officier bavarois, engagé dans l'armée ennemie, et désertant, vient nous avertir que Kutusow et Alexandre lui-même nous attaquent (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 107).
"Le général Margaron, dit le Maréchal Soult dans son Rapport, remplit avec beaucoup d'intelligence la mission qui lui était confiée; et quoique les 11e et 26e régimens de chasseurs à cheval qu'il commandait n'eussent que trois cents chevaux à opposer à l'ennemi, ils parvinrent jusqu'à Klein-Hostieradeck et sur les hauteurs de Pratzen, et s'y maintinrent contre des forces très supérieures pendant une partie de la journée; mais, l'ennemi ayant prononcé son mouvement sur la gauche, ils durent se retirer, et vinrent reprendre leurs bivouacs en arrière de Sokolnitz" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 126).
Dans la soirée du 1er décembre, Sokolnitz est occupé par les Tirailleurs du Pô (300 hommes, Officiers compris) et par les Chasseurs à cheval du Général Margaron (11e et 26e, 500 sabres). Les Tirailleurs ont un poste avancé à Telnitz (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 153).
1805 : 2 décembre : Bataille d'Austerlitz; le Colonel Bessières est blessé.
Le 35e Bulletin de la Grande Armée, daté de Brünn, le 20 Frimaire an 14 (11 décembre 1805) indique "… Les colonels Lacour, du 5e régiment de dragons ; Digeon, du 26e de chasseurs ; Bessières, du 11e de chasseurs, frère du maréchal Bessières ; Gérard, colonel, aide de camp du maréchal Bernadotte ; Mares, colonel, aide de camp du maréchal Davout, ont été blessés ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 517 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9559).
Le 22 Frimaire an 14 [13 décembre 1805], l'Empereur écrit, depuis Schönbrunn, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez ordre au major ... du 11e de chasseurs [de rejoindre son corps]..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 230 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 11167).
Le 2 avril 1806, à La Malmaison, "On soumet à l'Empereur l'état des services de M. Crabbé, chef d'escadron et aide-de-camp du maréchal Ney qui demande pour lui le commandement du 11e régiment de chasseurs ou du 10e de hussards"; "Le proposer pour les premiers emplois", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 667 - Finalement, Crabbé devient Major du 14e Chasseurs en mai 1806).
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 4e corps du maréchal Soult
3e division militaire
... 11e de chasseurs ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Berthier : "Mon intention étant de compléter les compagnies ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 11e [de chasseurs fera partir un détachement de] 110 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
Cependant, en août, le Régiment n’a toujours pas reçu de renforts ; en effet, le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, commandant la 5e Division militaire, à Strasbourg : "J'ai reçu votre lettre avec le livret, qui y était joint, des trois colonnes que vous avez fait partir pour la Grande Armée, se montant à 4,200 hommes d'infanterie et 2,000 chevaux. Je désire que vous me fassiez connaître, par un livret pareil, ce qui reste aux dépôts en officiers, sous-officiers et soldats, et en chevaux, et ce qui leur manque pour qu'ils fournissent un plus grand nombre de troupes et de chevaux.
J'ai confronté votre livret avec mes états de situation ; j'y vois ... Que le 11e de chasseurs, qui avait 137 chevaux, n'en a fourni que 87 ... Faites-moi connaître les raisons de ces différences" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10579 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12634).
Le 20 septembre 1806, l'Empereur écrit au Major général, depuis Saint-Cloud : "... Il y aura à la réserve de cavalerie, sous les ordres du prince Murat, deux brigades de hussards et de chasseurs. Une sera commandée par le général Lasalle, et l'autre par le général Milhaud. Celle du général Lasalle sera composée des 5e et 7e de hussards; celle du général Milhaud, des 11e et 13e de chasseurs ... Les régiments de ces brigades de cavalerie légère pourront être changés quand ils seront fatigués …
Donnez l'ordre qu'on réunisse les deux brigades de cavalerie légère : celle de hussards à Kronach et celle de chasseurs à Lichtenfels" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10837 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13004; P. Foucart : Campagne de Prusse (1806) : d'après les archives de la guerre. Iéna ; P. Foucart : La Cavalerie pendant la campagne de Prusse (7 octobre-7 novembre 1806), d'après les archives de la guerre; lettre également citée par le Général Bonnal).
En 1806, le 11e Chasseur passe sous le commandement de Charles-Claude Jacquinot.
Le 11e Chasseurs fait la Campagne de Prusse.
Le 5 octobre 1806, Murat écrit à l'Empereur, depuis Bamberg : "Sire, j'arrive à l'instant de Kronach, où je m'étais rendu, ainsi que j'avais eu l'honneur de l'annoncer hier à V. M., pour y passer en revue les troupes légères des généraux Lasalle et Milhaud. On a été obligé de les disséminer en tant d'endroits différents que malgré que l'ordre de les réunir eût été donné hier soir, elles n'auraient pu l'être que demain dans la journée. J'ai donc dû revenir sans les voir ; mais le général Lasalle et les colonels des 5e et 7e régiments d'hussards m'ont assuré que ces deux corps ne manquaient de rien, et pouvaient entrer sur le champ en campagne. Ils ont 500 chevaux chacun. Le 13e, que j'ai vu en route se rendant de Lichtenfels à Kronach, m'a paru superbe et très bien disposé ; il est à peu près de la même force. Le général Milhaud n'a pas encore paru avec le 11e régiment de chasseurs ; je lui ai envoyé l'ordre de se rendre à sa destination ..." (P. Foucart : Campagne de Prusse (1806) : d'après les archives de la guerre. Iéna ; Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 369, lettre 2564).
le 14 octobre 1806, il combat à Iéna où Colonel Jacquinot est blessé.
Bataille de Lübeck. 22 novembre 1806 : le régiment défile victorieusement devant l'Empereur à Berlin.
Le 1er décembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Posen, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, il sera formé une troisième brigade de cavalerie légère qui sera attachée à la réserve de cavalerie que commande le grand-duc de Berg. Cette brigade sera commandée par le général de brigade Watier et sera composée du 11e régiment de chasseurs et du régiment bavarois chevau-légers du prince royal. Cette brigade sera réunie le plus tôt possible à Kutno. Par ce moyen la réserve de cavalerie aura trois brigades de cavalerie légère formant six régiments, ce qui est nécessaire pour l'éclairer" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 824 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13688).
Le même 1er décembre 1806, à 10 heures du matin, l'Empereur écrit, depuis Posen, au Grand-Duc de Berg : "… J'ai formé une troisième brigade de cavalerie légère sous les ordres du général Watier ; elle est composée du 11e de chasseurs et d'un régiment de chevau-légers bavarois, appelé le Prince royal. Cette brigade va se réunir à Lowicz et sera attachée à votre réserve de cavalerie …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettres 11332 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13700).
Le 5 décembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Posen, au Grand-Duc de Berg : "… Le général Watier est parti de Posen, il y a deux jours, avec le 11e régiment de chasseurs ; le régiment bavarois de chevau-légers du prince royal doit également y être rendu. Cette brigade, qui se réunit à Lowicz, est à votre disposition. Aussitôt que le pont sur la Narew sera jeté, poussez votre cavalerie en avant pour courir le pays et accélérer d'autant la retraite de l'ennemi …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettres 11388 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13757).
Composition de la Réserve de Cavalerie sous Murat :
Cavalerie légère (15 décembre) :
Brigade Lasalle : 5e et 7e Hussards, 6 Escadrons, 935 hommes.
Brigade Michaud : 13e Chasseurs et 1er Hussards, 6 Escadrons, 774 hommes.
Brigade Watier : 11e Chasseurs et Chevau-légers bavarois, 6 Escadrons, 842 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 296).
Campagne de Pologne; 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau.
La Division Lasalle est très-éprouvée à la bataille d'Eylau. Le 20 février 1807, elle est partagée en deux fractions. La première, comprenant les Brigades Latour-Maubourg (5e et 7e Hussards), Wattier (11e Chasseurs et Chevau-légers bavarois) et Bruyères (1er Hussards, 13e et 24e Chasseurs ), est cantonnée à Neidenburg et environs (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 261).
Le 17 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez l'ordre que le dépôt du 1er régiment de hussards, du 5e de hussards, du 7e de hussards, du 5e de chasseurs, du 7e de chasseurs, du 13e de chasseurs et du 11e de chasseurs qui sont à Kulm se dirigent sur Elbing. Faites connaître au gouverneur de Thorn et au commandant des dépôts [en ce lieu] que ces régiments se trouvant à Elbing pour se refaire, je donne l'ordre d'y envoyer leurs dépôts ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 948 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14686).
Le 28 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, la division de cavalerie légère attachée à la réserve du grand-duc de Berg sera composée de quatre brigades ...
2e brigade le général Watier 11e de chasseurs ; les chevau-légers bavarois et un autre régiment bavarois qui va arriver de Silésie ...
Ce qui fera douze régiments de cavalerie légère attachée à la réserve et ils auront d’ici à 15 jours, j'espère, au moins 4 000 hommes à cheval. Le général de division Lasalle commandera toute cette cavalerie légère" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 986 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14937).
Le même jour, 28 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à son Aide de camp, le Général Bertrand : "… Envoyez-moi l'état de situation de tous les régiments de cavalerie qui sont à Elbing. Il doit y en avoir plus que vous n'en portez, savoir :
Brigade Durosnel, le 7e, le 20e et le 22e chasseurs ;
Division Lasalle, les 5e, 7e, 1er de hussards et le 13e de chasseurs, le 11e de chasseurs et le régiment du prince royal de Bavière.
Cela fait 9 régiments.
Outre ces 9 régiments de cavalerie légère, il doit y avoir 3 régiments de dragons de Klein : total, 12 régiments ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12210 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14938).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon écrit au Maréchal Berthier : "... 3° Il est accordé 4 aigles aux officiers et 4 aux sous-officiers et soldats des régiments ci-après :
1er, 2e, 4e, 7e, 8e, 9e et 10e de hussards : 1er, 2e, 5e, 7e, 10e, 11e, 12e, 13e, 16e, 20e, 21e et 22e de chasseurs ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
8 Mai 1807 : Après de durs combats, le Général Charles Lassalle, au cours d'une revue passée à Elbing par l'Empereur, présente le 11e Régiment de chasseurs à cheval par cette phrase qui va devenir sa devise « Sire, voilà les bons ».
Le 11e Chasseur participe au siège et à la prise de Dantzig. Le 75e Bulletin de la Grande Armée, daté de Finkenstein, le 18 mai 1807, raconte : "Dans la journée du 14, une division de 5,000 hommes, Prussiens et Russes, mais en majorité Prussiens, partie de Koenigsberg, débarqua à Pillau, longea la langue de terre dite le Nehrung, et arriva à Kahlberg, devant nos premiers postes de grand'garde de cavalerie légère, qui se replièrent jusqu'à Fürstenwerder. L'ennemi s'avança jusqu'à l'extrémité du Frische-Haff. On s'attendait à le voir pénétrer par là sur Danzig. Un pont jeté sur la Vistule à Fürstenwerder facilitait le passage à la cavalerie, cantonnée dans l'île de Nogat, pour filer sur les derrières de l'ennemi. Mais les Prussiens furent mieux avisés et n'osèrent pas s'aventurer. Alors l'Empereur donna ordre au général Beaumont, aide de camp du grand-duc de Berg, de les attaquer. Le 16, à deux heures du matin, ce général déboucha avec le général de brigade Albert, à la tête de deux bataillons de grenadiers de la réserve, le 3e et le 11e régiment de chasseurs et une brigade de dragons. Il rencontra l'ennemi entre Passenwerderl et Stegen, à la petite pointe du jour, l'attaqua, le culbuta, et le poursuivit l'épée dans les reins pendant onze lieues, lui prit 1,100 hommes, lui en tua un grand nombre, et lui enleva quatre pièces de canon. Le général Albert s'est parfaitement comporté. Les majors Chemineau et Salmon se sont distingués. Le 3e et le 11e régiment de chasseurs ont donné avec la plus grande intrépidité ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 209 ; Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12604).
Composition de la Réserve de Cavalerie, sous Murat (15 mai 1807) :
Division de Cavalerie légère, Général Lasalle :
Brigade Pajol : 5e et 7e Hussards, 3e Chasseurs, 9 Escadrons.
Brigade Watier : 11e Chasseurs, chevau-légers bavarois et wurtembergeois, 9 Escadrons.
Brigade Bruyère : 1er Hussards, 13e et 24e Chasseurs, 9 Escadrons.
Brigade Durosnel : 7e, 20e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons.
Total : 4581 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
"L’attaque faite par les troupes débarquées à Weichselmünde devait se lier à celle d'un autre corps (3000 hommes) venant de Pilau par terre, mais dont l'arrivée fut retardée ... Il se trouve coupé (le 16) par le général Beaumont (avec deux bataillons de grenadiers de la réserve, les 3e et 11e régiments de chasseurs et une brigade de dragons), qui lui fit 900 prisonniers, lui enleva 3 pièces de canon avec leurs caissons et culbuta le reste dans la pointe de l’ile" (Journal du siège - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 107).
Bataille de Guttstadt du 4 au 7 juin 1807.
Bataille de Heilsberg le 10 juin 1807
14 juin 1807 Bataille de Friedland.
Le 15 juillet 1807, la Brigade Pajol se porte à Kattenau et à Stallupöhnen, d'où elle s'étend, le 16 , jusqu'à Pillkallen, formant ainsi une ligne d'avant-postes qui couvre la Division Morand. Cette Brigade s'est augmentée du 11e Chasseurs et comprend, par conséquent, quatre Régiments (5e et 7e Hussards, 3e et 11e Chasseurs). Elle fait de nombreuses reconnaissances dans le pays qu'elle occupe, soit pour ramasser les traînards, soit pour observer les positions des Russes. Elle reste dans ces emplacements jusqu'au 21 juillet (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 284).
Le moment d'entrer en Pologne étant arrivé pour Davout, ses troupes évacuent le territoire le 20 août 1807 : 4 à 500 cavaliers de la Division Lasalle sont laissés sur divers points du Neu-Ost-Preussen, pour observer les frontières prussiennes et russes ; le reste de cette Division légère doit s'établir sur la Pilica. La Brigade Pajol quitte Ortelsburg le 17 août, vient le même jour à Willenberg, gagne, le 18, Chorzellen ; le 19, Przasznic ; le 20, Makow ; le 21, Pultusk ; le 22, Sierock, et arrive, le 23, à Varsovie. Davout, qui s'y trouve depuis le 17, la porte, le 25, à Nadarzyn ; le 26, à Mszezonow, et le 27, à Rawa. Pajol, ayant établi son quartier général dans cette ville, dispose ses Régiments le long de la Pilica, conformément aux instructions qu'il a reçues : le 11e Chasseurs est réparti de Rawa à Ujazd ; le 3e Chasseurs, à Petrikau (Piotrkow), à Kamiensko ; le 7e Hussards, dans les environs de Radomsk ; et le 5e Hussards, dans les environs de Pilica. Ainsi échelonnée, la Brigade garde le cours de la Pilica sur une étendue de 40 à 45 lieues. Les cantonnements sont suffisamment développés pour que la subsistance des hommes et des chevaux soit assurée sans surcharger extraordinairement les habitants, pendant le long séjour que nos troupes doivent faire dans un pays considéré comme ami (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 286).
Le 15 septembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, les 5e et 7e régiments de chasseurs et les 3e et 11e de hussards formeront la brigade du général Pajol. Le général de brigade Wathier et le général de division Lasalle pourront se rendre en France, et vous leur donnerez à cet effet un congé d’un mois ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1294 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16369. Note : Napoléon a confondu ici Hussards et Chasseurs ; la Brigade Pajol était constituée des 5e et 7e Hussards et 3e de Chasseurs, elle s'est désormais augmentée du 11e de Chasseurs).
Le lendemain 16 septembre 1807, Berthier écrit, depuis Paris, à Clarke : "Je vous préviens, général, que d'après les intentions de l'Empereur, je donne des ordres pour que les 5e et 7e régiments de hussards, et les 3e et 11e régiments de chasseurs, qui composent, en ce moment, les brigades des généraux Pajol et Watier soient réunis en une seule brigade, sous les ordres du général Pajol. Au moyen de cette disposition, Sa Majesté autorise le général de division Lasalle et le général de brigade Watier à rentrer en France, et je leur envoie, à cet effet, un congé d'un mois avec appointements" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 233).
Davout ordonne à Pajol de préparer sa Brigade à partir pour aller occuper, dans la province de Kustrin, Landsberg, par le 5e Hussards ; Friedeberg, par le 7e Hussards ; Arnswalde, par le 3e Chasseurs, et Dramburg, par le 11e Chasseurs. Le général Pajol met successivement ses Régiments en marche, au commencement de décembre. Le 5e Hussards, réuni tout entier le 6 décembre à Pilica, se rend le 7, à Siewierz ; le 8, à Tarnowitz ; le 9, à Gross-Strehlitz ; le 10, à Oppeln ; le 11, à Brieg ; le 13, à Breslau ; le 14, à Wehlau ; le 15, à Guhrau ; le 16, à Glogau ; le 17, à Kontop ; le 18, à Zullichau ; le 19, à Schwiebus ; le 21, à Meseritz ; le 22, à Schwerin, et le 23, à Landsberg, où il est installé, ainsi que le Quartier général de Pajol (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 289).
Davout ordonne à Pajol de préparer sa Brigade à partir pour aller occuper, dans la province de Kustrin, Landsberg, par le 5e Hussards ; Friedeberg, par le 7e Hussards ; Arnswalde, par le 3e Chasseurs, et Dramburg, par le 11e Chasseurs. Le général Pajol met successivement ses Régiments en marche, au commencement de décembre. Enfin le 11e Chasseurs, réuni le 7 décembre à Rawa , se rend le 8, à Ujazd ; le 9, à Wolborz ; le 10, à Petrikau (Piotrkow) ; le 11, à Razmatowice ; le 12, à Widawa ; le 13, à Wielun ; le 14, à Sokolniki ; le 15, à Kempen ; le 17, à Schildberg ; le 18, à Adelnau ; le 19, à Zduny ; le 20, à Kröben ; le 21, à Lissa ; le 22, à Fraustadt ; le 23, à Unruhstadt ; le 24, à Bentschen ; le 26, à Tirschtiegel ; le 27, à Birnbaum ; le 28, à Driesen ; le 29, à Woldenberg ; le 30, à Arnswalde ; le 31, à Reetz ; le 1er janvier 1808, à Nörenberg, et le 2, à Dramburg, où il s'établit (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 289).
Le 12 janvier 1808, "L'Empereur ordonne la formation d'une division de réserve de cavalerie, qui se réunira à Poitiers et sera composée de deux brigades.
La 1re brigade sera composée d'un régiment provisoire de cuirassiers, de six compagnies, formant 730 hommes, et d'un régiment provisoire de dragons, de huit compagnies, formant 1.060 hommes.
La 2e brigade sera composée d'un régiment provisoire de chasseurs, de quatre compagnies, formant 530 hommes, et d'un régiment provisoire de hussards, de six compagnies, formant 810 hommes" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1515).
Le 12 janvier 1808 encore, l'Empereur ordonne à nouveau "la formation d'une division de réserve de cavalerie qui doit être réunie à Poitiers le 1er février 1808.
Cette division sera composée de deux brigades, chacune de deux régiments ...
La 2e brigade sera composée d'un régiment provisoire de chasseurs et d'un régiment provisoire de hussards ...
Le régiment de chasseurs sera composé de quatre compagnies qui seront tirées, par détachements, des 2e, 11e, 5e, 25e, 20e, 21e, 13e, 12e et 16e régiments de chasseurs ..." (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite de Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 1516).
Dans un 3e document, lui aussi daté du 12 janvier 1808 : "COMPOSITION DE LA DIVISION DE RéSERVE DE CAVALERIE QU SE RéUNIT A POITIERS LE 1er FéVRIER PROCHAIN.
Cette division sera composée de deux brigades, chacune de deux régiments : ...
La 2e brigade, d'un régiment provisoire de chasseurs et d'un régiment provisoire de hussards ...
Le régiment de chasseurs sera composé de quatre compagnies, savoir : ...
1re compagnie : un détachement de 70 hommes du 2e de chasseurs et un de 60 hommes du 11e ...
Total de ce régiment provisoire 810 hommes" (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite de Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 1517).
Le 13 janvier 1808, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Général Clarke, donnez des ordres pour la formation d'une division de cavalerie, que mon intention est de réunir à Poitiers et qui sera composée de quatre régiments provisoires de cuirassiers, de dragons, de chasseurs et de hussards. Vous nommerez, pour commander chacun de ces régiments provisoires, un major et un adjudant-major, et vous aurez soin de distribuer le nombre d'officiers et sous-officiers que les corps doivent fournir pour organiser chacun de ces quatre régiments provisoires.
NAPOLÉON.
P. S. Les ordres seront donnés sur-le-champ pour la formation de cette division, et les troupes se mettront en marche au ier février. Vous aurez soin de les faire fournir de capotes et de veiller il ce qu'elles soient bien habillées.
COMPOSITION DE LA DIVISION DE RÉSERVE DE CAVALERIE QUI SE RÉUNIT À POITIERS
Cette division sera composée de deux brigades, chacune de deux régiments.
... La 2e brigade sera composée d'un régiment provisoire de chasseurs et d'un régiment provisoire de hussards ...
Le régiment de chasseurs sera composé de 4 compagnies, savoir :
1re compagnie : un détachement de 70 hommes du 2e de chasseurs et un détachement de 60 hommes du 11e ...
C’est par erreur que le post-scriptum de la lettre relative à la formation de la division de cavalerie de Poitiers porte qu'il sera fourni à cette division : capotes. C'est manteaux qu’on a voulu dire. Je m'empresse de rectifier cette erreur en priant M. Denniée d'agréer l'hommage des sentiments distingués que je lui ai voués.
Menneval" (Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13456 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 17004).
Le 18 février 1808, "On soumet à Sa Majesté la démission du sieur de Villequier, sous-lieutenant au 11e régiment de chasseurs"; "Accordé", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 1620 - Non signée ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec S. M. l’Empereur et Roi, du 17 février 1808 »).
Les quatre Régiments de la Brigade Pajol se mettent en mouvement du 19 au 23 février, pour se rendre à Glogau, où ils doivent recevoir les ordres de Mortier. Enfin le 11e Chasseurs (804 hommes et 745 chevaux), avec le Colonel Jacquinot, quitte Dramburg le 23, couche à Kallies, se porte, le 24, à Woldenberg, prend ensuite la même route que le 3e Chasseurs, et arrive le 4 mars à Glogau (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 296).
Ces quatre régiments s'arrêtent chacun deux jours à Glogau, et sont acheminés, successivement, par Polkwitz, Luben, Parchwitz et Neumarkt, sur Breslau, où le Général Félix Dumay, Gouverneur de la Silésie, les passe en revue. Il est très-satisfait de la belle tenue de ces Corps. Le 11 mars 1808, il écrit au Ministre qu'il a "trouvé la brigade Pajol si magnifique, qu'on la jugerait plutôt sur le point d'entrer en campagne que venant de faire la guerre et de longues marches" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 296).
De Breslau, la Brigade Pajol est dirigée, par Olau et Brieg, sur Oppeln, où trois Régiments prennent la route de Gross-Strehlitz, tandis que le 11e Chasseurs se porte vers Lublinitz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 297).
Le 15 mars, la Brigade Pajol entière est rendue à destination : le 11e Chasseurs a un Escadron à Lublinitz, un à Gutentag, un à Rosenberg (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 297).
Le 21 mars 1808, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée, pour l'informer qu'il accorde une gratification à certains Régiments : "... Vous ferez donner également : ... au 11e chasseurs 30 000 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 17449).
Il n'y a rien de changé dans les cantonnements jusqu'au commencement de juin. L'escadron du 11e Chasseurs qui occupait Gutentag est envoyé à Landsberg (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 297).
A la fin de juin, le Général Pajol arrive à Gross-Strehlitz et reprend le commandement de ses quatre Régiments. Il se voit forcé d'ordonner quelques changements dans les cantonnements, à cause de la difficulté de faire subsister les hommes et les chevaux.
Le 23 juin 1808, l'Empereur écrit au Général Clarke pour que ce dernier lui fasse un rapport sur la possibilité de former un Régiment de marche de Chasseurs, composé de 4 Escadrons de 250 à 300 hommes, tirés des Corps de la Grande Armée (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite de Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 2035). S'en suit un projet de création d'un Régiment de marche de Chasseurs sur la base de 700 hommes; le 11e Chasseurs qui se trouve à la Réserve générale de Cavalerie doit fournir 25 hommes; les renseignements à l'appui du projet indiquent qu'il manque au complet 33 hommes; que le dépôt comprend 108 hommes et 82 chevaux; et que 27 conscrits de 1809 ont été reçus (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 2037).
Le 11 juillet 1808, l'Empereur écrit au Général Clarke : "... Il sera formé une brigade de marche de chasseurs composée de deux régiments de 5 compagnies chacun ;
2e régiment : ... Une compagnie du 11e régiment de chasseurs de 100 ... Total du 2e régiment de chasseurs 640 ...
Ces quatre brigades, faisant ensemble 5.200 hommes, ne partiront qu'après avoir reçu de nouveaux ordres. Vous enverrez aux dépôts l'ordre de former ces régiments et de les tenir prêts à partir pour leurs dépôts respectifs au 10 août, de manière à être arrivés dans le comté de Hanau ou en Hanovre, selon les lieux où on les réunira, au commencement de septembre. Le ministre de la guerre, en m'envoyant l'état de ce que ces dépôts peuvent fournir, me fera connaître le nombre de journées de marches que ces compagnies auront à faire pour arriver à Hanau ou en Hanovre" (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 2097; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18529).
Le 24 août 1808, l'Empereur écrit au Général Clarke : "... Pour la cavalerie, il faudrait, indépendamment des escadrons de marche qui doivent rejoindre, me présenter un projet d'ordre pour faire partir du dépôt de Saint-Omer ou de Kadzand, où sont ... les 7e, 20e, 3e et 11e de chasseurs ... un millier de chevaux, afin de compléter au corps du maréchal Davout ... son armée serait de 70.000 hommes" (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 2211; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18751).
Davout prescrit à Pajol de prendre position sur la rive gauche de l'Oder, et de s'approcher assez de la frontière autrichienne pour la sur veiller efficacement. Pour se conformer aux intentions du Maréchal, le Général Pajol place, le 1er septembre 1808, le 5e Hussards à Leobschutz, Katscher et Deutsch-Neukirch ; le 7e Hussards à Ratibor et Loslau ; le 3e Chasseurs à Neisse, et le 11e Chasseurs à Zulz, Ober-Glogau et Krappitz. Pajol s'établit de sa personne à Ober-Glogau, au centre de ses cantonnements, qui embrassent un espace de terrain assez considérable. La frontière autrichienne est dès lors surveillée avec soin par ses 2,537 cavaliers (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 300).
Le 4 septembre, l'Empereur écrit au Général Clarke : "... Il sera réuni dans le pays de Hanau une colonne de marche qui portera le nom de 2e colonne de cavalerie de marche du 3e corps de la Grande Armée, qui sera composée de la manière suivante : ... 1 détachement du 11e de chasseurs 20 hommes ... Ce qui portera à 8.000 chevaux les trente-neuf escadrons de cavalerie légère du corps du maréchal Davout.
Ces détachements seront réunis à Hanau, avant le 25 ..." (E. Picard, L. Tuetey : Correspondance inédite Napoléon Ier, conservée aux Archives de la guerre. T. II. 1808-1809; lettre 2256; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18822).
Pajol, toujours attentif aux mouvements des Autrichiens, étend encore sa ligne de surveillance en portant le 3e Chasseurs à Landshut et une partie du 11e à Neisse (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 301).
Après l'entrevue d'Erfurth, au mois de septembre, l'Empereur a décrété le 12 octobre la dissolution de l'Armée d'Allemagne et constitué l'Armée du Rhin sous les ordres de Davout. La Brigade Pajol comprenant les 5e et 7e Hussards et 11e de chasseurs en fait partie (Correspondance de Napoléon, t.17, lettre 14376; Correspondance militaire de Napoléon 1er, extraite de la Correspondance générale et publiée par ordre du ministre de la guerre. Tome 5. Lettre 1070).
Après l'entrevue d'Erfurt, Napoléon rentre en France, et rend, le 21 octobre, un Décret qui dissout définitivement l'Armée d'Allemagne et constitue une Armée du Rhin, sous les ordres du Maréchal Davout. L'Armée du Rhin se compose : 1º des quatre Divisions d'infanterie Morand, Friant, Gudin et Saint-Hilaire (cette dernière tirée du Corps de Soult) ; 2º de la Division de réserve du Général Oudinot ; 3º de quatorze Régiments de grosse cavalerie, formant trois divisions ; 4° de dix Régiments de cavalerie légère, répartis en trois brigades : celle du Général Beaupré (1er, 2e et 12e Chasseurs), celle du Général Pajol (5e et 7e Hussards, 11e Chasseurs), et celle de Bordessoulle (7e et 20e Chasseurs, 9e Hussards ). Pajol perd, à cette organisation, le 3e Chasseurs, qu'il doit envoyer sur-le-champ de Landshut à Francfort, où se rendent aussi les 19e, 23e et 14e Chasseurs, ainsi que les Divisions Boudet et Molitor, dont l'Empereur se réserve de disposer ultérieurement. Davout doit, d'après ses instructions, évacuer la Pologne, la Silésie et une partie de la Prusse, où il se serait trouvé trop en l'air et trop éloigné de ses communications avec la France. Il se dispose à occuper le pays de Baireuth, la Franconie, la Saxe, les provinces sud-ouest de la Prusse et une partie de la Westphalie. La plupart des Régiments de cavalerie légère se conforment à ce mouvement. Le Général Pajol, qui réunit, en l'absence du Général Beaupré, le commandement des deux premières Brigades, se trouve chargé de la surveillance de six Régiments (1er, 2e, 11e et 12e Chasseurs, 5e et 7e Hussards). Il leur communique les ordres du Maréchal, qui a prévenu toutes ses troupes de se tenir prêtes au départ (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 302).
Le 18 novembre 1808, l'Empereur, depuis Burgos, décrète : "Le sieur Coigny, lieutenant, est nommé capitaine" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 301). Gustave de Coigny, né à Paris en 1788, plus tard colonel et maréchal de camp, n'est alors réellement que Sous-lieutenant surnuméraire au 11e Chasseurs et il a ainsi un double avancement ; aussi Napoléon va-t-il annuler cette nomination (cf. plus loin sa lettre à Clarke du 31 décembre 1808 et le Décret du 3 mars 1809 ainsi que l’article de Chuquet des Feuilles d'histoire, du 1er mai 1912, p. 425-427).
Le 18 novembre 1808, il n'y a plus en Silésie que les trois régiments de Pajol (5e et 7e Hussards et 11e Chasseurs) ; car le 2e Chasseurs reste sur le Niémen et le long du Bug, pour observer la Russie et la Prusse ; le 12e Chasseurs a été porté de Gleiwitz à Görlitz, puis dirigé sur la Poméranie suédoise. Les Régiments de Pajol reçoivent également l'ordre de se mettre en marche le 20 et le 21 novembre, pour se rendre initialement à Berlin. Mais, le 1er décembre, les Régiments de Pajol sont acheminés sur Schönebeck, Erfurt et Aschersleben (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 303).(Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 303).
Le 28 novembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Aranda, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Du moment que j'ai reçu votre état, je l'ai lu avec le plus grand intérêt ; mais il est tellement fautif que je ne puis compter sur son exactitude. Il faut que vous le fassiez corriger et que vous me le renvoyiez, dans l'état où il est, il ne peut me servir.
Par exemple, je vois le 11e régiment de chasseurs porté à l'armée d’Espagne. C’est une erreur, car ce régiment est à l'armée du Rhin ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19429).
Le 11e Chasseurs, parti de Neisse le 21 novembre, suit la même route que les 5e et 7e Hussards jusqu'à Bautzen, d'où il se porte à Kamenz, Grossenhayn, Muhlberg, Annaburg, Wittenberg, Roslau, Leitzkau, Magdeburg et Schönebeck, où il arrive le 10 décembre (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 304).
Le 31 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Benavente, à Clarke : "Le bruit court à l'armée que j'ai nommé le sieur Coigny, aide de camp du général Sébastiani, capitaine, lorsqu'il n'était que sous-lieutenant. Je suppose que vous n'aurez point exécuté mon décret, et que vous aurez appelé de l'Empereur mal instruit à l'Empereur mieux informé ; du moins tel est votre devoir. Dans tous les cas, je vous fais cette lettre pour vous faire connaître que je désire que vous me présentiez un décret pour nommer cet officier lieutenant. J'ai voulu l'avancer d'un grade, mais non de deux. Si le décret portait que le sieur Coigny, sous-lieutenant, était nommé capitaine, et que ce fût une erreur de copiste, vous n'avez pas à l'expédier. Mais s'il porte que le sieur Coigny, lieutenant, est nommé capitaine, il est clair que c'est une fausse supposition" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 301). Pour rappel, Coigny, est surnuméraire au 11e Chasseurs.
Fin décembre 1808, il n'y a, à l'Armée du Rhin, que dix Régiments de cavalerie légère : 1er, 2e, 7e, 11e, 12e, 16e et 20e Chasseurs ; 5e, 7e et 9e Hussards. Pajol, dont le Quartier général est à Aschersleben, a sous ses ordres directs le 11e Chasseurs, les 5e et 7e Hussards, et le 1er Chasseurs, établi près de Baireuth (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 304).
/ 1807-1808, Espagne
Le 16 octobre 1807, l'Empereur écrit depuis Fontainebleau au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "ORDRES CONCERNANT LA FORMATION D'UNE RÉSERVE GÉNÉRALE DE CAVALERIE.
Monsieur le Général Clarke, vous donnerez des ordres pour qu'il soit formé une réserve générale de cavalerie, composée de régiments provisoires.
Elle sera organisée de la manière suivante :
(...) 3° Une brigade de chasseurs, commandée par un général de brigade et composée de la même manière que les deux précédentes ;
1er régiment : 120 hommes de chacun des 1er, 2e, 5e, 7e et 11e chasseurs ; ensemble, 600 hommes ;
2e régiment : 140 hommes de chacun des 12e, 13e et 20e de chasseurs et 120 des 16e et 21e ; ensemble, 660 hommes.
Cette brigade de chasseurs se réunira à Chartres.
Vous donnerez des ordres pour que, sans délai, les compagnies qui doivent former chaque régiment soient organisées et mises en marche. Vous choisirez vous-même les majors qui doivent commander les régiments provisoires. Le procès-verbal de formation de chacun des détachements vous sera envoyé, et vingt-quatre heures après ces détachements seront en marche.
S'il est des corps qui ne puissent pas fournir les détachements aussi forts que je les demande, ils les feront partir sur-le-champ aussi forts qu'ils pourront les fournir; il ne faut pas cependant qu'ils soient moindres de 80 hommes, et vous donnerez des ordres, après vous être concerté avec le ministre Dejean, pour que ces régiments soient mis à même d'acheter des chevaux et des selles pour compléter promptement leur nombre" (Correspondance militaire de Napoléon 1er, extraite de la Correspondance générale et publiée par ordre du ministre de la guerre. Tome 5. Lettre 949. D'après la copie. Dépôt de la guerre; Correspondance de Napoléon Ier. t.16, lettre 13259; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16541; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 34). L'organisation prévue par l'Empereur est la suivante : "Chaque régiment sera commandé par un major de l'un des régiments, par un adjudant-major et deux adjudants sous-officiers, choisis de manière que deux officiers ne soient pas fournis par un même régiment; le détachement fourni par chaque régiment sera composé d'un capitaine, d'un lieutenant, de deux sous-lieutenants, d'un maréchal des logis chef, de quatre maréchaux des logis, de six brigadiers, de deux trompettes, d'un maréchal ferrant, et le reste de soldats" (même source - donné également par le capitaine A. Grasset : La guerre d'Espagne (1807-1813). Tome 1).
Le 14 décembre 1807, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Général Dupont : "Général, j'ai l'honneur de vous informer que je donne l'ordre à la Brigade de grosse cavalerie qui est à Libourne, et à la Brigade de chasseurs qui est à Agen, de se diriger avec rapidité sur Bayonne, de manière à y être rendues vers le 25 décembre, pour faire partie du 2e Corps d'observation de la Gironde, dont le commandement vous est confié.
Je joins ici copie de l'itinéraire que doivent suivre ces deux colonnes de cavalerie. Chacune de ces Brigades est composée de deux Régiments Provisoires. Ainsi vous aurez sous vos ordres deux Régiments provisoires de cuirassiers et deux Régiments provisoires de chasseurs composés ainsi qu'il est indiqué sur l'État que je joins ici, formant ensemble plus de 2000 hommes de cavalerie, indépendamment du 4e Escadron du 10e Régiment de Dragons ...
Chemin que tiendront les Troupes ci-après désignées pour se rendre à Bayonne, savoir :
... Les 1er et 2e Régiments Provisoires de Chasseurs à cheval du Corps d'observation des Côtes de l'Océan partiront d'Agen les 17 et 18 décembre avec du pain pour 2 jours et seront logés à
1er Régiment 17 Lectoure; 18 Auch; 19 Mirande, 20 Rabastens; 21 Tarbes; 22 Pau; 23 Orthez; 24 Peyrehorade; 25 Bayonne ...
État des deux Brigades de cavalerie qui sont réunies au 2e Corps d'observation de la Gironde.
Savoir :
... 2e BRIGADE DE CHASSEURS
Commandée par le Général de brigade Dupré.
1er Régiment provisoire, commandé par M Royer, Major du 7e de Chasseurs.
1 Compagnie du 11e Chasseurs, à Agen le 17 décembre; 1 officier, 58 E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 54soldats, 59 chevaux ..." (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 54).
L'Officier commandant le détachement du 11e de Chasseurs est le Sous-lieutenant Derue (Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 743).
La Situation des Troupes composant le Corps d'armée d'Observation de la Gironde, à l'époque du 10 juillet 1808 indique : Cavalerie, Général de Division Fresia.
3e Brigade, Général de Brigade Dupré.
1er Régiment provisoire de Chasseurs, Boyer :
11e Chasseurs, 1 Officier, 47 hommes, 46 chevaux ; 9 hommes et 8 chevaux détachés en correspondance en arrière près des Généraux ; 2 hommes aux hôpitaux ; total 59 hommes, 54 chevaux (Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 380).
/ 1809
Le 8 janvier 1809, le 11e Chasseurs (Jacquinot) est à Schönebeck. Le Quartier général de Pajol, qui a pour Chef d'Etat-major l'Adjudant commandant Petit-Pressigny, est à Aschersleben (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 308).
Le 15 janvier 1809, le 11e Chasseurs est à Schönebeck (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 308).
Au 1er février 1809, le 11e Chasseurs est à Magdeburg et Salza (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 309).
Au 15 février 1809, la Brigade Pajol, forte de 2,069 hommes et 2,127 chevaux, occupe : le 5e Hussards, Sulzenbrucken ; le 7e, Aschersleben, Ermsleben et Cochstadt ; le 11e Chasseurs, Magdeburg, Schönebeck et Salza (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 309).
En 1809, le Régiment passe sous le commandement du Colonel Mathieu Desirat.
Le 3 mars 1809, l'Empereur décrète, depuis Paris : "Le sieur de Coigny, sous-lieutenant surnurméraire au 11e régiment de chasseurs, détaché auprès du général Sebastiani, est nommé lieutenant. Le décret du 18 novembre dernier, en ce qui concerne la promotion de cet officier au grade de capitaine, est annulé" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 315).
Le 4 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Pris, au Général Compans, Chef de l’Etat-major : "Je vous adresse, Monsieur le général, copie d'un ordre que je viens de recevoir du major général ; exécutez-en tout de suite les dispositions dans l'esprit suivant :
Les régiments qui se trouveraient plus rapprochés d'Erfurt que les généraux sous les ordres desquels ils se trouvent devront recevoir de vous directement les ordres de marche que vous leur enverrez par des officiers de votre état-major, ou, à leur défaut, par des officiers du 17e régiment ...
Vous ne ferez connaitre ni aux généraux ni aux colonels leur destination définitive ; vous leur indiquerez pour destination le point de l'itinéraire que vous leur aurez tracé, qui sera le plus voisin d'Erfurt, sans même leur faire connaitre qu'ils doivent aller au-delà ; vous leur indiquerez seulement que là on leur fera connaitre les cantonnements qu'ils doivent prendre; vous prendrez des mesures pour qu'à leur arrivée dans ces endroits ils trouvent des ordres de continuer leur route jusqu'à Bamberg ...
Il ne faut pas prévenir les autorités du pays à l'avance ; les régiments enverront seulement vingt-quatre heures en avance dans chaque gite un officier, porteur de feuilles de route, pour faire préparer les vivres et logements. Cependant vous pouvez écrire au ministre de la guerre de Westphalie pour lui annoncer le passage des troupes et lui donner l'itinéraire qu'elles suivront à travers la Westphalie seulement ...
Le 30e régiment partira, à la réception de l'ordre, avec toute l'artillerie de la division. Le 61e partira le lendemain, et dans le cas où des régiments du général Saint-Hilaire, qui ont dû, déjà avoir reçu l'ordre d'aller à Magdebourg (ces ordres étaient contenus dans les dépêches adressées au général Saint-Hilaire, qui ont été portées par le courrier Bertheuille), il y en aurait un d'arrivé, le 65e partirait le lendemain de l'arrivée de ce régiment. Le 11e de chasseurs qui est à Magdebourg partira le lendemain du départ du 61e.
Il est à désirer que les troupes qui sont en Hanovre marchent par plusieurs routes pour soulager le pays. Les régiments se mettront en marche dans l'ordre où ils se trouvent; les plus près partiront les premiers. Par ce moyen, tout ce qui est en Hanovre partira en deux jours.
Le général Friant laissera ses troupes cantonnées comme elles sont dans le pays de Bayreuth et d'Erlangen, et ne les réunira que dans le cas d'événements imprévus. Il faut recommander au général Friant, dans le cas peu vraisemblable où les Autrichiens marcheraient avec des forces supérieures, de prendre une position qui puisse couvrir Bamberg et Wurtzbourg ; j'en conférerai avec M. l'intendant général à mon arrivée, qui aura lieu vingt-quatre heures après la réception de cette lettre.
Je vous recommande, mon cher général, de ne point parler de mon retour ni de ce mouvement, et de donner les ordres de marche de manière que personne n'en ait connaissance à Erfurt ...
Il est bon que les troupes en partant prennent du pain pour deux jours et qu'on s'arrange de manière à avoir toujours cette avance pendant la route ; cela facilitera l'établissement des troupes dans leurs cantonnements.
Recommandez de maintenir la meilleure discipline dans la marche, et que chaque corps ait à se pourvoir d'un certificat de bonne vie ...
Je vous prie de faire passer la lettre ci-jointe par le courrier militaire qui ira à Varsovie" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 384, lettre 586).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Faites-moi connaître :
1° Ce que les dépôts et 4es escadrons des chasseurs et hussards qui sont en France pourront fournir.
2° Ce que les dépôts et 4es escadrons des chasseurs et hussards qui sont à l'armée du Rhin pourront fournir pour renforcer les escadrons de guerre. Je crois n'avoir encore rien ordormé là-dessus. Enfin faites-moi connaître ce que ces dépôts pourront fournir au 1er avril et au 1er mai.
Je vois par l'état de situation arrêté au 1er janvier que les dépôts de ces régiments peuvent fournir : celui du 1er de chasseurs, 30 chevaux ... ; celui du 11e, 50 ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2874 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20247).
Le 8 mars 1809, l'Empereur adresse depuis Paris au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre à Paris, la lettre suivante : "ORDRES CONCERNANT L'EFFECTIF QUE DOIT PRESENTER LA CAVALERIE EN ALLEMAGNE.
Monsieur le Général Clarke, j'ai au delà du Rhin dix-sept régiments de cavalerie légère; mon intention est de prendre tous les moyens pour porter chacun de ces régiments à une force d'environ 900 ou 1,000 hommes. Pour cela, il y a deux moyens : d'abord, envoyer aux dépôts de ces dix-sept régiments l'ordre de diriger sans délai tout ce qu'ils ont de disponible sur Strasbourg, où les détachements seront organisés en escadrons de marche pour rejoindre les escadrons de guerre; le deuxième moyen, c'est de prendre dans les dépôts des régiments de chasseurs et de hussards qui sont en Espagne tout ce qui est disponible, pour renforcer les régiments des armées d'Allemagne et les y incorporer.
Pour le premier moyen, il suffit d'un simple ordre, que vous expédierez aux dépôts (...) de hussards (...) et ... 11e (...) de chasseurs, d'envoyer à Strasbourg tout ce qu'ils ont de disponible. Faites-moi connaître combien ces treize régiments pourront envoyer à Strasbourg.
Vous recommanderez au général chargé d'organiser les escadrons de marche d'avoir bien soin de se conformer, pour cette formation, à celle des brigades de cavalerie légère de l'armée du Rhin. En conséquence, il réunira les différents détachements et escadrons de marche, de la manière suivante, savoir : (...) 2e escadron, des détachements des 5e, 7e de hussards et 11e de chasseurs (...).
Quant au deuxième moyen, qui est de tirer des dépôts de cavalerie légère de l'armée d'Espagne, j'y ai pourvu par le décret qui vous sera adressé.
Lorsque toutes ces opérations seront terminées, je désire que vous me fassiez connaître quel sera l'effectif de mes dix-sept régiments de cavalerie légère en Allemagne.
Je désirerais avoir en Allemagne 14,000 chasseurs ou hussards, 13,000 cuirassiers et 3,000 dragons; total, 30000 hommes de cavalerie ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14868 ; Correspondance militaire de Napoléon 1er, extraite de la Correspondance générale et publiée par ordre du ministre de la guerre. Tome 6. Lettre 1102; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20286).
La cavalerie légère de Pajol est mise en route le 11 et le 14 mars. Le 11e Chasseurs, qui a, depuis quelque temps, quitté les environs de Magdeburg, est, le 11, à Naumburg ; le 12 , à Camburg ; le 13, à Iéna ; le 14, à Rudolstadt ; le 15, à Grafenthal ; le 16, à Neustadt ; le 17, à Staffelstein ; le 18, à Bamberg ; le 19, à Forchheim, et le 20, à Erlangen (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 310).
Fin mars, le 11e Chasseurs fait partie de la Réserve de cavalerie sous le Maréchal Duc d'Istrie, 1ère Division de cavalerie légère Montbrun, 1ère Brigade Pajol (Instructions de l'Empereur adressées, depuis Paris, à Berthier, Major général, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée - Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619).
Le 20 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Bamberg, au Général Comte Friant : "… Le départ des troupes bavaroises qui étaient sur votre droite me détermine à jeter dans ce pays le général Pajol avec les 5e et 7e de hussards et 11e de chasseurs. Je vous envoie ci-joint l'itinéraire de ces régiments. Le général Pajol aura son quartier général à Amberg, il correspondra directement avec moi. Dans le cas où il apprendrait quelque chose d'important, il est autorisé à vous en prévenir par un sous-officier qu'il vous enverrait en estafette.
L'Empereur a nommé général de brigade le colonel Jacquinot, du 11e chasseurs ; il commande la brigade de cavalerie légère composée des 1er, 2e et 12e chasseurs. Vous lui remettrez ses ordres de service, et vous le ferez reconnaitre par les régiments qui sont présents. Vous le préviendrez que le 12e de chasseurs est en marche pour rejoindre, et qu'incessamment il rentrera ...
Au moment où j'ai demandé votre aide de camp pour vous faire porter cette dépêche, j'ai appris qu'il était parti ; cela me contrarie, dans la crainte que cette dépêche ne soit portée trop lentement. Je ne veux pas la prolonger en vous envoyant un itinéraire que je vous ai annoncé pour les trois régiments du général Pajol ; je vous laisse le soin de le faire en vous désignant l'emplacement :
Le 1er de hussards à Amberg avec le général Pajol ;
Le 11e de chasseurs à Neumarck, à Weibourg, sur la route de Ratisbonne à Nuremberg ;
Le 5e de hussards à Hersbruck.
Ces régiments seront cantonnés de manière que chacun puisse être réuni en six heures.
Les cantonnements seront indiqués de concert avec les autorités locales, qui prendront des mesures pour les subsistances.
Vous ferez vous-même les itinéraires de manière que les régiments fassent au moins entre 4 et 6 milles par jour.
Un officier de chaque régiment, porteur de l'itinéraire et de l'indication de la force de chaque régiment, les précédera de vingt-quatre ou trente-six heures pour assurer les subsistances et les logements.
Chaque itinéraire portera la recommandation faite plus haut pour les postes de correspondance.
Vous prescrirez aux colonels de conserver soigneusement les cartouches. Vous leur recommanderez de ne point faire connaitre leur itinéraire et leur destination. Cette discrétion donnera lieu à mille conjectures dans le pays et bientôt chez les Autrichiens. II faut que l'ordre pour les femmes et les bagages inutiles reçoive son exécution avant le départ de ces régiments, et qu'aucun militaire, quel que soit son grade, ne se permette de se faire suivre de ses femmes et des bagages qui doivent être renvoyés. Ces trois régiments feront la brigade du général Pajol, qui correspondra directement avec moi.
Vous recommanderez à ce général de placer aux endroits désignés dans l'instruction des avant-postes pour se mettre en communication avec le 1er régiment de chasseurs. Vous lui direz de ma part qu'il envoie deux officiers intelligents pour reconnaître tout le cours de la Nab, depuis sa source jusqu'à son embouchure près Ratisbonne, en indiquant ses ponts, les défilés et les obstacles qu'elle offre, etc.
Un autre officier sera chargé de reconnaitre la Wilz, depuis sa source jusqu'à son embouchure dans la Nab. La Wilz est la rivière qui passe à Amberg. La Nab est celle qui passe à Weyden et Neustadt, et qui prend sa source sur les frontières du pays de Bayreuth, du côté de Berneck.
Je désire, mon cher général, que pour l'expédition de tous ces ordres vous n'employiez pas votre chef d'état-major, qui est une commère. Parlez-moi clairement sur son compte, ainsi que sur celui du commandant de la place.
Annoncez à tous les commandants de régiments que sous trois ou quatre jours ils peuvent envoyer à Wurtzbourg avec les pièces nécessaires pour toucher chez le payeur général les appointements et la solde arriérés. Le colonel aura des fonds en caisse, invitez-le à avancer quelque chose aux officiers et soldats. Ce ne sera qu'une avance de quelques jours, mais qui sera utile.
Envoyez-moi l'itinéraire des trois régiments et même des détachements, afin que je connaisse leur marche et le jour de leur arrivée.
Recommandez bien au général Pajol et à tous les colonels de ne point dire en partant où ils vont, à qui que ce soit, même à leurs camarades.
Règle générale, il faut que les officiers qui vont en avant, pour faire préparer les vivres et les logements, ne disent point aux autorités vers quel point ils continuent leur route ...
Recommandez au général Pajol et au colonel Méda de voir leurs officiers et de leur parler dans les principes que je viens d'exposer. Il faut qu'ils maintiennent la bonne harmonie et qu'ils vivent dans la meilleure intelligence avec les habitants et les troupes bavaroises ...
Je tiens beaucoup à ce que les détachements du colonel Méda et même les régiments du général Pajol fassent quelques dépenses pour le pays ; ainsi il faut donc leur donner des à-compte sur la solde et les appointements ...
Je désire, mon cher général, que vous disiez au colonel Méda et au général Pajol qu'il serait bon que les soldats allassent à la messe le dimanche ; on nous a beaucoup calomniés sous ce rapport en Autriche, et c'est là le meilleur moyen de faire tomber ces calomnies.
Je désire, mon cher général, que les officiers que le général Pajol doit envoyer en avant des régiments, et ceux qui seront chargés des reconnaissances, soient non-seulement intelligents, mais encore qu'ils parlent allemand, ainsi que les ordonnances qu'ils auront avec eux" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 407, lettre 603).
Le 23 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Bamberg, à l’Empereur : "… Les 5e et 7e hussards et 11e de chasseurs formant la brigade Pajol sous les ordres du général Montbrun seront rendus demain à Amberg et Hersbruk, entre Amberg et Nuremberg et Neumarck, qui est entre Amberg et Ratisbonne ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 425, lettre 614).
Le 24 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Bamberg, au Général Friant : "… Toutes les nouvelles que j'ai reçues aujourd'hui confirment le rapport du colonel Méda, c'est-à-dire que les Autrichiens font des mouvements et se portent en force sur les frontières de la Bavière.
Je ne puis croire à des hostilités, puisqu'il n'y a pas de déclaration de guerre ; mais la prudence veut que l'on prévoie le possible ; aussi j'envoie l'ordre au colonel du 11e de chasseurs de se porter non-seulement à Neumarck, mais de pousser le même jour un de ses escadrons en avant, et le 25 de pousser un parti jusqu'à Ratisbonne pour se mettre en communication avec le général bavarois de Wrede, qui a sa gauche à Ratisbonne.
Envoyez l'ordre au général Pajol, qui devait aller coucher aujourd'hui à Sulzbach, de pousser jusqu'à Amberg et d'envoyer un parti jusqu'à Schwarzenfeld, village sur la Nab, sur la route de Waldmunchen, où il s'établira. Il poussera également un petit parti sur la route d'Eger. Il préviendra le colonel du 1er de chasseurs de son arrivée. Le 25, le général Pajol poussera un parti de 100 chevaux jusqu'à Waldmunchen, où il s'établira. Il aura un poste de 50 chevaux intermédiaire entre Schwartzenfeld et Waldmunchen.
Le détachement de Waldmunchen se mettra en communication avec les postes du voisinage établis par le colonel Méda, vis-à-vis les débouchés de la Bohême.
S'il arrivait quelque chose d'important, non seulement on en préviendrait le général Pajol, mais on enverrait par Ratisbonne prévenir le général bavarois qui est à Straubing.
Bien entendu qu'on vous en donnerait avis, ainsi qu'à moi.
Il faut envoyer aussi directement l'ordre au 5e de hussards, qui doit arriver aujourd'hui 24 à Regnitz, de pousser la queue de son régiment jusqu'à Velden, et d'avoir la tête dans un village que vous désigneriez sur la route de Nuremberg à Amberg. Le 25, de très-bonne heure, tout le régiment s'établira sur cette route.
Le général Pajol enverra de son côté des ordres et désignera les villages ; bien entendu que, s'il arrivait des événements imprévus, il enverrait des ordres pour rallier ces troupes et avoir une plus grande quantité de troupes sur la Wilz et la Nab. Il ferait observer les différents ponts, qu'il pourrait même faire briser.
Le général Pajol donnera les ordres aux 5e et 7e de hussards d'envoyer tout de suite, suivant l'itinéraire qu'il donnera, les bagages, ainsi que les hommes et les chevaux hors d'état de service à Gunzenhausen. Il ferait choix d'un officier hors d'état de faire la campagne pour commander les petits dépôts de sa brigade qui seront réunis à Gunzenhausen, le 11e de chasseurs ayant reçu directement l'ordre d'y envoyer le sien. Ce serait donc sur le général Pajol qu'en cas d'événement imprévu, tous les détachements du colonel Méda se replieraient.
Il faut que le général Pajol ainsi que le colonel Méda recommandent à leurs officiers de répandre le bruit que je les suis avec mon corps d'armée. Il faut recommander au général Pajol et au colonel Méda d'avoir la plus grande surveillance. Ils ne doivent pas avoir de vedettes, mais de fréquentes petites patrouilles, et ordonner que les chevaux soient sellés pendant la nuit.
Si l'on a des communications avec les Autrichiens, il faut leur demander s'ils veulent la guerre et avoir l'air d'être étonné de leurs mouvements, et assurer que les nôtres ne sont motivés que par les Turcs.
Faites connaitre au général Pajol les ordres que j'ai donnés directement au 11e de chasseurs, afin qu'il se mette en communication avec lui. Faites-lui connaitre aussi qu'en cas d'événement imprévu et que des forces supérieures l'y obligent, sa retraite doit être sur Nuremberg ; mais il la ferait le plus lentement possible et en défendant tous les défilés ; d'ailleurs, je prendrais des mesures suivant les circonstances ...
Recommandez au général Pajol que l'officier qui commandera les petits dépôts de sa hrigade mette le plus grand ordre, qu'il prévienne tous les abus et ne donne pas lieu à la plus petite plainte, qu'il donne des bons en règle, qu'il passe les revues lui-même, enfin qu'il fasse le commissaire des guerres, l'inspecteur, etc. ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 434, lettre 622).
Le 26 mars 1811, la Brigade Pajol forme la ligne des avant-postes; le 11e Chasseurs a un Escadron à Neumarkt, un sur la route de Neumarkt à Ratisbonne, et un à deux lieues de Ratisbonne (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 311).
Le 27 mars 1809, Le 11e Chasseurs communique avec le Quartier général de Pajol par la route de Ratisbonne à Schwartzenfeld (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 312).
Le 31 mars 1809, à Paris, "On propose à Sa Majesté : ... D'accepter la démission du sieur Prinet, sous-lieutenant au 11e régiment de chasseurs" ; "Accepté", répond ce dernier (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 3049 - Sans signature ; extraite du « Travail du ministre de la guerre avec l'Empereur, du 29 mars 1809 »).
/ 1809 : Campagne d'Allemagne et d'Autriche.
Le 1er avril 1809, la Brigade légère de Pajol, qui se compose toujours des 5e et 7e Hussards et du 11e Chasseurs, occupe Amberg par le 1er Escadron du 5e Hussards, Rosenberg par le 2e, Sulzbach par le 3e, Schwartzenfeld par les 1er et 2e Escadrons du 7e Hussards, Waldmünchen par le 3e, et Neumarkt par les trois Escadrons du 11e Chasseurs (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 316).
Le 2 avril 1809, le Général Pajol a l'ordre de retirer le 11e Chasseurs de Neumarkt et des positions qu'il occupe entre cette ville et Ratisbonne, car il y devient inutile par suite du mouvement de la Division Saint-Hilaire. Ce Régiment est réparti en arrière de la droite du 7e Hussards, entre Cham et Ratisbonne, sur la Regen, le long de la route de Ratisbonne à Waldmünchen, entre Neumarkt et Ratisbonne, et le long de celle de Schwandorf à Ratisbonne (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 317).
Le 7 avril 1809, les cantonnements de la Brigade Pajol sont un peu modifiés : le 11e Chasseurs occupe Regenstauf, détachant un escadron à Hemau. Le Général Pajol, mis provisoirement sous les ordres du Général Saint-Hilaire, avec lequel il doit combiner ses mouvements pour résister aux premières attaques de l'ennemi, a ordre de défendre le passage de la Regen, où les postes de la frontière se replieront en présence de forces supérieures ; puis la cavalerie légère couvrira les approches de Ratisbonne (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 318).
Le 11 avril 1809, une forte reconnaissance du 5e Hussards est envoyée du côté de Schwartzenfeld et Schwandorf. D'après les renseignements recueillis en route, les Hussards affirment que l'ennemi est à Waldmünchen, Schonsee, Furth et Cham. Pajol fait part de tous ces détails au Général Lacour, commandant la 1ère Brigade (13e léger, 17e et 30e de Ligne) de la Division Morand, et lui assure que son front est couvert par la cavalerie, occupant : le 5e Hussards, Burglengenfeld ; le 7e Hussards, Nittenau, et le 11e Chasseurs, Kirn. Il l'avertit de plus que, d'après les rapports de ses grand'gardes et ceux du Colonel Méda, les Autrichiens paraissent devoir porter une colonne de Verneberg sur Amberg par Hirschau, et une autre par Cham sur Straubing (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 321).
"Nittenau, 11 avril 1809, huit heures du soir.
Le Général Pajol au Général Lacour, commandant la 1re Brigade de la Division Morand.
J'ai attendu, mon cher général, la rentrée de mes reconnaissances, avant de vous renvoyer votre sergent.
L'ennemi ne s'est montré que du côté de Waldmünchen et Schonsee et du côté de Furth. On m'assure qu'il a passé hier soir un poste à Cham.
J'occupe encore en avant Brück, Neukirchen, et pousse des patrouilles jusqu'à Rötz sur la Schwarza.
Les ponts de Schwartzenfeld et Schwandorf sont détruits ; mais , comme il y a des gués aux environs, cela devient inutile, s'ils ont envie de passer la Nab sur ces points.
Burglengenfeld est occupé par le 5e régiment de hussards, qui ne l'abandonnera que contre des forces bien supérieures et qu'après avoir coupé et détruit le pont. Le régiment se retirera ensuite sur Ratisbonne entre la Nab et la Regen.
Je suis à Nittenau avec le 7e hussards. J'ai en réserve à Kirn le 11e chasseurs. Ainsi tout votre front est parfaitement couvert.
L'ennemi, d'après tous les rapports, a dû déboucher avec une colonne de 30,000 hommes par Waidhauss, pour se porter par Wernberg et Hirschau sur Amberg.
C'est le rapport du colonel Méda, qui occupait ce point.
Une autre colonne doit marcher sur Straubing par Cham.
Le général de brigade , PAJOL" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 446).
Hippolyte d'Espinchal, Officier au 5e Régiment de Hussards, écrit : " Le 11, j'accompagnai le colonel, dès la pointe du jour, dans l'inspection des postes avancés que j'avais placés la veille et qu'il trouva en règle.
Dans l'après-midi, le lieutenant Kister, envoyé en reconnaissance, rencontra un détachement considérable de hulans et d'infanterie devant lequel il crut prudent de se retirer sans se laisser entamer, mais en tiraillant jusqu'à la nuit en avant du village de Deblitz où une grand'garde vint le soutenir. Le lendemain, après avoir coupé un pont sur la Régen, nous fîmes notre jonction avec le 7e Hussards et le 11e Chasseurs formant la brigade du général Pajol. Nous laissâmes Ratisbonne à notre gauche et arrivâmes à neuf heures du soir au village de Bereshausen, où nous trouvâmes un bataillon d'infanterie, après avoir fait quinze lieues dans la journée ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 227).
Le 13 avril 1809, à 6 heures du matin, le Maréchal Davout écrit, depuis Hemau, au Major général de la Grande Armée, Prince de Neuchâtel : "… Le général Montbrun, qui m’a rejoint hier, est détaché à Welbourg, avec les 5e et 7e de hussards, 11e de chasseurs et un régiment d’infanterie légère, pour assurer la communication entre les généraux Friant et Saint-Hilaire. Beaucoup de routes aboutissent à Welbourg …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 462, lettre 652).
Hippolyte d'Espinchal (voir au 5e Hussards) écrit : "Le lendemain, nous joignîmes, au village de Daswang, le 13e léger avec lequel nous devions opérer. Nous y trouvâmes le général de division Montbrun, arrivant d'Espagne pour prendre le commandement de la division de cavalerie légère d'avant-garde, avec, pour aides de camp, les capitaines Guinard et Calon, et pour officier d'ordonnance, le lieutenant Waldner, du 11e Chasseurs, beau jeune homme d'une grande famille d'Alsace. Nous fûmes d'autant plus satisfaits d'être sous les ordres de ce brave général qu'il jouissait à juste titre dans toute l'armée de la plus brillante réputation.
Il nous passa en revue et, se mettant à notre tête, il se dirigea sur Falzbourg où nous vînmes coucher avec le 13e léger.
Logé avec le colonel chez le curé de l'endroit, ce brave et digne homme déplorait les maux que la guerre allait entraîner, mais soumis aux décrets de la Providence, il nous offrit de bon cœur sa cave, sa basse-cour et sa cuisinière. Tous les habitants étant Bavarois, par conséquent nos alliés, nous accueillirent avec empressement, ne nous demandant autre chose que de ne pas laisser pénétrer l'ennemi dans leur pays. Mais malheureusement il n'en fut point ainsi par des raisons qui nous étaient inconnues alors et qui ne purent les garantir d'une courte invasion ; ce fut la nécessité où se trouvait l'armée française de faire une marche rétrograde afin de concentrer ses forces. Différents détachements envoyés en reconnaissance dans la journée annoncèrent la présence de l'ennemi et celle du prince Ferdinand dans la ville de Burglengenfeld que nous occupions la veille ..." (Hippolyte d'Espinchal, Souvenirs militaires, Tome 1).
La Division Saint-Hilaire se met en marche le 13 avril 1809, laissant dans Ratisbonne le 10e Régiment d'infanterie légère, détaché de la Brigade Marion et placé, ainsi que deux Escadrons du 11e Chasseurs et deux pièces d'artillerie, sous le commandement de Pajol, appelé en toute hâte de Nittenau (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 322).
A l'extrême gauche des avant-postes bavarois, Pajol place une grand'garde du 11e Chasseurs dans le village de Kreuzhoff, près de Barbing, sur la route de Ratisbonne à Straubing. L'officier commandant cette grand'garde annonce, le 15 au soir, qu'il ne pense pas pouvoir rester dans sa position, à cause du grand nombre de patrouilles autrichiennes qui ne cessent de le menacer ; il compte, au cas où il serait serré de trop près, se replier sur les Bataillons du 105e de Ligne, qui, dans la journée, ont traversé Ratisbonne et se sont établis en dehors de la ville, sur cette même route de Straubing. De Kreuzhoff, on aperçoit, sur la rive gauche du Danube, dans la direction de la route de Cham, une forte colonne autrichienne en bataille derrière la montagne, entre le Danube et la Regen (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 326).
Le 18 avril 1809, à 6 heures du matin, le Maréchal Davout écrit, depuis Ratisbonne, au Major général de la Grande Armée, Prince de Neuchâtel : "… Hier, un détachement de 50 chevaux du 11e a eu une échauffourée avec les dragons de Klenau, sur la route de Straubing, à sept lieues d'ici. Nous avons perdu quelques hommes. Nous avons fait cependant une couple de prisonniers …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 477, lettre 666).
Davout, tout en concentrant son Corps d'armée, ne néglige rien pour connaître la position d'un ennemi qu'il s'attend à trouver devant lui pendant sa marche, et qu'il sait nombreux. Il fait donc partir, le 18 au matin, de fortes reconnaissances vers le sud et vers l'est dont Pajol, avec le 11e Chasseurs, sur la route de Straubing (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 329).
Le Général Pajol arrive, vers dix heures du matin, à Geissling, et il se prépare à s'avancer encore lorsque son avant-garde, déjà parvenue à Pfatter, est ramenée grand train ; il lance immédiatement le 11e Chasseurs sur les 500 Chevau-légers autrichiens qui ont mis en déroute cette avant-garde, et parvient, après plusieurs charges brillantes, à les enfoncer. Il les rejette derrière la Pfatter, et les oblige à repasser le défilé de Griesau et à chercher un refuge à Schonach, où se trouve leur troupe de soutien. Cette affaire, menée avec l'extrême vigueur du Général Pajol, ne coûte pas plus de 30 hommes hors de combat ; le Capitaine Daubenton, Aide de camp du Général, a son cheval tué sous lui (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 329).
Bien qu'il ait ordonné au 13e Léger, mis à sa disposition par Montbrun, de s'avancer de Ratisbonne sur Geissling, Pajol, ne sachant s'il est soutenu, n'ose pas s'avancer dans le défilé de Griesau ; il se contente de placer un escadron de grand'garde à Pfatter, et il revient à Geissling avec les deux autres Escadrons du 11e Chasseurs. On n'a, dans cette ville, aucune nouvelle du 13e Léger, qui aurait dû quitter son bivouac le matin à six heures, et avoir deux Bataillons à Barbing, et le 3e établi aux fermes situées à la tête du bois, à une demi-lieue en avant de ce village ; ce dernier Bataillon devant envoyer une Compagnie de Voltigeurs à Geissling. En revenant de Pfatter, Pajol observe attentivement la rive gauche du Danube. Il remarque que de l'infanterie et de la cavalerie traversent Worth et marchent vers Straubing, dans le but évident de passer sur la rive droite. Il en rend compte, et surveille avec soin les mouvements qui se produisent devant lui, car il pense qu'il y a beaucoup de troupes à Schonach et à Griesau (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 329).
Le 18 avril 1809, à trois heures de l'après-midi, le Général Pajol écrit, de Geissling, au Maréchal Davout, à Ratisbonne : "A dix heures du matin, j'ai trouvé en avant de Pfatter 500 chevau-légers, qui ont culbuté mes piquets et les ont reconduits jusqu'au débouché de Geissling ; mais je les ai aussitôt repoussés, et ils se sont retirés en arrière de la Pfatter, après une fusillade de deux heures. Ils ont été obligés de repasser le défilé de Griesau, et viennent de prendre poste à Schonach.
Mes postes sont en avant de la Pfatter : mais, n'ayant personne pour me soutenir, je n'ai pas voulu passer le défilé de Griesau, et ai pris poste à Geissling, où je suis avec deux escadrons du 11e régiment de chasseurs, le 3e formant mon avant-garde, établie à Pfatter.
J'avais ordonné au 13e d'infanterie légère, que le général Montbrun avait mis sous mes ordres, de partir, à six heures du matin, de son bivouac, pour se porter avec deux bataillons à Barbing, le 3e aux fermes qui se trouvent à la tête du bois, à une demi-heure de ce village, fournissant une compagnie de voltigeurs à Geissling.
De cette manière, j'eusse été soutenu et aurais pu agir plus vigoureusement sur l'ennemi. Mais je n'ai vu arriver aucune infanterie, et n'en ai pas entendu parler ; ce qui me fait croire qu'elle a reçu des ordres contraires.
D'après tous les renseignements, l'ennemi a dû faire un mouvement par sa droite pour se concentrer du côté de Landshut ; mais ce qu'il y a de certain, c'est que j'ai vu de l'infanterie et de la cavalerie sur la rive gauche, à Worth, marchant sur Straubing, et que ces 500 chevau-légers que j'ai trouvés le matin en avant de Pfatter n'y étaient pas seuls, à en juger par leur contenance. On m'a assuré qu'ils étaient soutenus par des houzards et de l'infanterie, qui étaient à Schonach et Griesau.
Les rapports des paysans sont très-apocryphes ; ce sont des coquins, qui ne cherchent qu'à nous tromper. Depuis midi je n'ai aucune nouvelle du général Montbrun. A cette heure, il était encore loin en arrière de moi. Il espérait se porter sur la Laaber. Lorsqu'il y sera, il ne sera qu'à ma hauteur, les embouchures de la Pfatter et de la Laaber étant très-basses dans le Danube" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 330).
"ARMÉE D'ALLEMAGNE.
3e corps de cavalerie.
18 avril (1809).
Une reconnaissance commandée par le général baron Pajol, partant de Geissling, a rencontré l'ennemi sur la route de Ratisbonne. Il était en force de 1,200 dragons de Klenau. Le général Pajol a ordonné au 11e chasseurs de charger l'ennemi. Il l'a fait avec une intrépidité extraordinaire, ayant son général en tête.
Daubenton, l'aide de camp de Pajol, a eu son cheval tué.
Le général de division, MONTBRUN" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 448).
Le 19, les avant-postes de Davout se renforcent du 11e Chasseurs, que Pajol amène, dans la nuit, de Geissling à Egglofsheim. Cette mesure, ordonnée par Montbrun, dégarnit la route de Straubing ; mais on sait que l'ennemi ne tentera rien de sérieux sur cette route : l'attaque importante doit venir d'Eckmühl (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 330).
- Bataille de Than ou Teugen
Les Voltigeurs du 7e Léger et plusieurs Escadrons déployés en éclaireurs engagent un feu très-vif avec les tirailleurs autrichiens, qui couvrent un déploiement assez considérable d'infanterie et de cavalerie vers les hauteurs s'étendant, à l'ouest de la route, entre Luckenpoint et Dinzling. Montbrun, jugeant promptement que Rosenberg cherche à le couper de la Division Friant, veut à tout prix conquérir les hauteurs qui forment le point d'appui de sa droite. Il y envoie deux Compagnies, qui barrent le chemin à un Régiment entier. Le Général ennemi tient à occuper ces positions, qui le placent sur l'aile gauche de Friant et en travers de l'aile droite de Montbrun ; il fait mettre en batterie, à la pointe du bois, six pièces de canon, dont le feu n'arrête point le 7e Léger, porté en entier au secours de ses deux Compagnies. Ce Régiment parvient à s'établir solidement, se disposant à soutenir toutes les attaques qui seront dirigées contre lui par la cavalerie ennemie, déjà mise en mouvement, mais surveillée par le Général Pajol, à la tête de toute sa Brigade. En effet, les Chevau-légers Vincent et les Hussards Stipsiz chargent à diverses reprises sans succès : ils sont ramenés, chaque fois, soit par le 5e Hussards, soit par le 7e, soit par le 11e Chasseurs, que Pajol précipite sur eux au moment opportun. Furieux de ne pouvoir enfoncer une troupe dont la faiblesse numérique ne lui échappe pas, Rosenberg fait avancer de nouveaux Régiments. Le 7e Léger s'élance sur le premier qui se présente et lui enlève 700 prisonniers. Les charges de la cavalerie de Pajol redoublent de vigueur et maltraitent beaucoup les troupes ennemies exposées au choc (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 335).
Hippolyte d'Espinchal écrit : "Toutes ces marches et contre-marches avaient pour but de protéger les mouvements du maréchal Davout menacé par l'archiduc Charles qui, avec des forces très supérieures, venait de s'emparer de Ratisbonne et espérait refouler l'armée bavaroise de manière à empêcher sa jonction avec nos troupes. Cette situation assez critique demandait une prompte détermination. Sur les minuit, le chef d'escadron Hirn, du 5e Hussards, fut détaché avec cent chevaux et, dès la pointe du jour du 19, la division se mit en marche se dirigeant sur Abensberg. Peu d'heures après, en arrivant sur les hauteurs de Dislingen, nous vîmes déboucher l'ennemi avec des masses considérables ; la 5e compagnie du régiment fut aussitôt lancée en tirailleurs afin de laisser le temps au 7e léger de nous rejoindre. Aussitôt ce mouvement exécuté, le général, malgré la position désavantageuse dans laquelle il se trouvait et l'infériorité de ses troupes, nous fit manœuvrer avec le talent et l'intelligence qui lui était si familiers, afin de paralyser le plus possible les forces considérables que nous avions en face de nous. Mais l'ennemi, confiant dans sa supériorité, fit toutes ses dispositions d'attaque et commença par nous envoyer plusieurs boulets qui nous tuèrent quelques chevaux. Le 7e léger, aussitôt après nous avoir rejoints, marcha à la baïonnette droit aux batteries, aborda l'ennemi avec résolution et lui enleva deux pièces, tandis qu'un escadron du 7e Hussards fournissait une belle charge. Le général Montbrun, voyant alors que l'affaire allait devenir sérieuse et qu'il fallait en cette circonstance faire plus que son devoir pour tenir tête aux forces supérieures qui se développaient devant nous, vint à nos régiments, les passa en revue comme sur un champ de manœuvre malgré la mitraille et les boulets, et lança le 5e Hussards à la charge sur les hussards [.?] forts de près de 1200 chevaux ; la mêlée fut des-plus vives pendant quelques instants, mais, tournés par un régiment de hulans, nous fûmes obligés de nous replier sur notre brave infanterie qui rétablit bientôt le combat par ses décharges meurtrières. Une seconde charge que nous fîmes appuyer par le 11e Chasseurs fut terrible; nos hussards se battant avec la plus grande résolution, nous parvînmes à enfoncer nos adversaires que le 7e Hussards acheva de mettre dans la plus grande déroute en tuant beaucoup de monde dans sa poursuite.
Ce combat meurtrier eut le double avantage de tenir en échec un corps considérable qui se dirigeait sur Ratisbonne et de protéger la marche de flanc de la division Friant qui cherchait à faire sa jonction avec le maréchal Davout mais il coûta cher aux deux partis. Notre brave colonel y fut grièvement blessé, ainsi que cinq officiers et vingt-deux hussards, dont neuf restèrent sur place. De son côté, l'ennemi perdit beaucoup de monde et surtout dans la poursuite du 7e Hussards. Le général Montbrun déploya dans ce brillant combat une valeur et un talent qui lui méritèrent l'estime et l'admiration des troupes; il eut un cheval tué sous lui par un boulet, et le général Pajol, sabrant comme un simple hussard, reçut une légère blessure au bras.
Sur les quatre heures après midi, nous passâmes tranquillement un défilé par une pluie battante, ayant à notre tête le général Montbrun qui voulut fort galamment remplacer le colonel Dery transporté sur les derrières avec les autres blessés.
A la nuit tombante, le général prit position avec un bataillon du 7e léger au village de Peysing, et les trois régiments de cavalerie légère avec le reste du 7e léger se portèrent en avant sur la petite ville de Abbach, où nous nous établîmes militairement et passâmes une nuit fort tranquille" (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 230).
21-22 avril 1809 : Eckmuhl
- 23 avril 1809 : Ratisbonne
Le 23 avril 1809, la Division Montbrun ne reste pas inactive : le Général Pajol quitte ses bivouacs en avant d'Abbach, de très-bonne heure, et marche à la tête de la colonne avec trois Compagnies d'infanterie et le 7e Hussards. A une lieue de Ratisbonne, il rencontre l'ennemi, déploie en tirailleurs dans les bois, à droite et à gauche de la route, deux Compagnies du 7e Léger et 25 hussards, puis fait prévenir de sa situation le Général Montbrun.
Dès que Pajol se sent soutenu, il attaque les avant-postes et les oblige à se replier sur leur Brigade, qui est celle du Général Crenneville. Montbrun, arrivant à son tour, lance sur la droite de l'ennemi un Bataillon, qui la force de reculer, après avoir enlevé 200 prisonniers. Les Uhlans de Meerfeld se jettent alors sur ce Bataillon ; il les reçoit sans broncher, et, au moment où les Uhlans se retirent à la débandade, Pajol les charge avec deux Escadrons du 5e Hussards.
En ce moment , les cuirassiers , qui ont pris trop à gauche, débouchent sur la droite de Montbrun ; ils mêlent pendant quelques instants leurs charges à celles de la cavalerie légère, et refoulent la Brigade Crenneville jusque sous les murs de Ratisbonne. Quand ils sont rappelés vers la porte de Straubing, la Division Montbrun n'en continue pas moins à presser vivement les Autrichiens : le 5e, le 7e Hussards et le 11e Chasseurs chargent tour à tour et font beaucoup de prisonniers . Enfin le Général Crenneville, menacé de se voir tourné et coupé, rentre dans Ratisbonne, où nos cavaliers pénètrent pêle-mêle avec son arrière-garde, au moment où Lannes se rend maître de la porte de Straubing (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 343).
Hippolyte d'Espinchal, Officier du 5e Hussards, raconte, dans ses souvenirs militaires : "... Le général Pajol, toujours à la tête du 5e Hussards, nous conduisit à la charge en brandissant son sabre et arrivant le premier ; nous culbutâmes tout ce qui offrit résistance, tandis qu'à notre gauche le 11e Chasseurs et le 7e Hussards, guidés par le général Montbrun, faisaient merveille. Poursuivant sans relâche cette cavalerie en désordre, notre cavalerie ne s'arrêta qu'à un demi-quart de lieue de Ratisbonne, plusieurs décharges d'artillerie ayant ralenti notre ardeur ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 234).
Hippolyte d'Espinchal écrit : "Le 28, je me mis en marche avec 50 chasseurs du 11e, 50 hussards du régiment et 120 hommes du 13e léger, avec l'ordre de ne jamais perdre l'ennemi de vue, le talonner continuellement, sans cependant m'engager trop, puisque je pouvais me trouver à une distance assez considérable de la division, bien qu'elle dût appuyer mes mouvements. Cette honorable mission devait appartenir à un officier supérieur, mais le général, rempli de bienveillance à mon égard, profita de la circonstance où le régiment était sans chef d'escadron pour m'en faire remplir les fonctions, bien convaincu que je répondrais de mon mieux à cette marque de confiance. Nous nous dirigeâmes d'abord sur la petite ville de Roeting, baignée par la Régen ; deux escadrons de chevau-légers et à peu près 300 hommes d'infanterie étaient au bivouac en avant de la ville; bientôt sous les armes, cette troupe se mit en position de s'opposer à notre entrée; cependant les tirailleurs seuls s'engagèrent pendant plus d'une heure. Enfin, sur les cinq heures du soir, l'ennemi effectuant sa retraite, nous le chargeâmes dans la ville, le harcelant pendant près d'une lieue; deux chasseurs et trois fantassins furent blessés. A la nuit, nos postes établis près le village de Falkenstein et nos vedettes placées à une portée de pistolet, nous restâmes sur pied, sans feu, par une pluie continuelle.
A minuit, le lieutenant Pierre, à la tête de dix hussards et 25 fantassins, enleva deux postes entiers avec la plus grande audace et par la surprise la plus hardie. J'envoyai au général deux officiers, 23 prisonniers, une cantinière et, lui rendant compte de ma journée, je le prévenais que probablement nous éprouverions de la résistance au passage de la rivière.
Le lendemain, tous les postes relevés à quatre heures du matin, nous nous mîmes en marche à la suite de l'ennemi qui ne s'attendait pas à nous trouver si matinals; aussi ramassâmes-nous quelques traînards qui m'apprirent qu'il y avait de la confusion dans la marche des voitures d'équipages.
Deux chevau-légers déserteurs m'affirmèrent l'évacuation de la ville de Cham, sur laquelle nous nous portâmes aussitôt; un pont rompu fut à l'instant réparé par les habitants et nous y rafraîchîmes une heure pour nous mettre à la suite de l'ennemi dans la direction de Furth et Neumarck, où nous l'atteignîmes une lieue en avant de ce dernier endroit, dans une position momentanée, derrière un marais d'où il nous envoya une grêle de coups de fusil.
Quarante hommes du 13e léger, appuyés de 25 chevaux, les débusquèrent au prix de deux hussards et de quatre fantassins. Le lieutenant Scheglinsky, du 5e Hussards, tua de sa main trois chasseurs du loup et en prit huit. Cette troupe se retirant en désordre nous laissa maîtres de 4 voitures d'équipage dont nous nous emparâmes sans la moindre résistance. Peu de temps après ce petit combat, un officier supérieur autrichien se présenta comme parlementaire, se disant porteur d'une lettre de l'archiduc Charles pour le général commandant l'avant-garde; je lui fis dire qu'il eût à se retirer ou que j'allais le faire prisonnier mais, sur de nouvelles instances et sa parole d'honneur que sous le pli de la lettre du général, il y en avait une pour l'Empereur, je jugeai la chose assez importante, pour me faire conduire l'officier les yeux bandés. Il parlait parfaitement le français, s'exprimant dans les meilleurs termes. Il me réitéra ce qu'il m'avait fait dire, et ajouta qu'il avait l'ordre de son chef de remettre à l'Empereur même une autre lettre particulière dont il était porteur et qu'il me montra. J'en conclus que l'archiduc croyait toute l'armée à sa poursuite et qu'il était loin de prévoir le grand mouvement opéré par Napoléon, mais que, dans cette incertitude, il voulait, sous le prétexte d'un parlementaire, connaître la vérité. Dans tous les cas comme je n'étais pas à l'avant-garde pour parler mais agir, je signifiai à l'officier autrichien que j'allais le faire conduire près de notre général, en l'assurant que, puisqu'il devait remettre sa missive à l'Empereur, il ne reviendrait pas de si tôt, ce qui parut le contrarier beaucoup. En effet, un brigadier et quatre hommes l'escortèrent sur les derrières et, aussitôt après ce petit accident nous continuàmes notre mouvement.
Sur les quatre heures après midi, nous eûmes un nouvel engagement avec un escadron de hussards hongrois et une cinquantaine de tirailleurs du loup; la mêlée fut assez vive : un officier hongrois y fùt tué par un maréchal des logis du régiment, cinq de mes hommes y furent blessés, ainsi que mon cheval; nous poursuivîmes l'ennemi jusqu'à un petit hameau à l'entrée duquel se trouvait masqué un escadron de hulans qui nous chargea avec d'autant plus d'avantage que nous étions désunis. Entouré par trois hulans qui cherchaient à m'entraîner, je me serais difficilement tiré d'affaire, sans le lieutenant Scheglinsky qui, arrivant ventre à terre avec le reste de la troupe qui était en réserve, me sortit de la mauvaise position où je me trouvais. L'ennemi, croyant qu'une masse de cavalerie allait fondre sur lui, tourna bride, abandonnant ses tirailleurs du loup qui se réfugièrent dans les maisons du hameau où nous les ramassâmes tous. A cette nouvelle échauffourée j'eus deux hommes tués et trois blessés; quatre hulans furent pris et grièvement blessés. Nos bivouacs furent établis en avant du village où nous passâmes tranquillement la nuit ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 241).
Le 30 avril 1809, le Chef d'escadron Tavernier, du 12e Chasseurs, commandant le poste de Waldmünchen, a fort affaire avec les arrière-gardes du Comte de Bellegarde. Il les refoule jusqu'à une lieue de Klentsch ; mais il se trouve tout à coup en présence de nombreuses troupes d'infanterie et de cavalerie qui occupent cette ville. Il rétrograde en arrière du pont de Haselbach, et établit solidement ses cent cavaliers dans la position de Waldmünchen, que soutient le 11e Chasseurs, cantonné à Grafenkirchen (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 349).
Hippolyte d’Espinchal raconte : "Le 30, à peine le jour commençait à paraître, que deux coups de carabine tirés des vedettes nous donnèrent l'éveil. Un hussard vint m'annoncer que nous allions être attaqués par une colonne d'infanterie qui marchait sur nous. Je fis aussitôt mes dispositions non seulement pour lui faire une bonne réception, mais pour aller au-devant ; déjà deux pelotons de cavalerie étaient prêts à entrer en charge, lorsqu'on me prévint que cette colonne se composait de 300 Autrichiens désertant avec armes et bagages, lesquels nous apprirent que l'archiduc Charles se dirigeait sur Vienne avec 40000 hommes, n'ayant laissé pour nous tenir tête qu'un corps de 5 ou 6000 hommes. Je dirigeai de suite ces déserteurs sur le derrière, en faisant connaître au général les renseignements qui venaient d'être donnés et nous nous remîmes en marche. Sur les midi, je me trouvai en face de trois bataillons hongrois, deux escadrons de hulans et deux pièces de canon occupant une belle position à cheval sur la grande route, un marais à droite et un bois taillis assez épais sur la gauche, probablement garni de troupes; une plaine assez étendue nous séparait sans qu'il me vînt à l'idée de la franchir, me trouvant hors d'état de pouvoir attaquer des forces aussi supérieures, me contentant de laisser apercevoir quelques détachements, tout en nous tenant sur la défensive, jusqu'à ce que le général, que j'avais prévenu, m'eût envoyé des renforts ou m'eut fait connaître ses intentions.
Nous restâmes ainsi en position jusqu'à six heures du soir sans tirer un coup de carabine; mais alors arrivèrent, pour me relever, le général Pajol avec le 7e Hussards, deux bataillons du 13e léger et deux pièces de campagne. Cette force se mit aussitôt en devoir d'attaquer en me laissant en réserve avec ma troupe ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 241).
Conformément aux ordres de Davout, Montbrun rassemble, le 2 mai 1809, tous ses détachements, laissant à Cham trois cents hommes du 11e Chasseurs et un Bataillon du 13e Léger, sous les ordres du Général Pajol, qui surveillera les débouchés de la Bohême et se liera au Corps de Bernadotte (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 351).
Hippolyte d’Espinchal raconte : "Le 2 mai, le général Montbrun fit un rapport à l'Empereur sur les mouvements de sa division et ceux de l'ennemi, l'informant que, par les instructions du maréchal Davout qu'il venait de recevoir, il allait marcher sur Regen pour ensuite balayer la rive droite du Danube, laissant en observation un bataillon du 13e léger avec le 11e Chasseurs" (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 245).
Le 3, Montbrun se met en route avec le 5e et le 7e Hussards, le 12e Chasseurs et deux Bataillons du 13e Léger. Au dernier moment, il se décide à emmener avec lui le Général Pajol. Le commandement du poste de Cham est confié au Colonel Désirat, du 11e Chasseurs. Dans l'après-midi, la colonne de Montbrun arrive sans encombre à Regen. Dans cette ville, on signale la présence des Autrichiens à Eisenstein, où ils ont fait des abatis qui s'étendent jusqu'à Stubenbach. On sait bientôt, par le Major Ameil, du 27e Chasseurs, qui a été envoyé en reconnaissance à Zwisel, qu'il se forme près d'Eisenstein un camp de 2,000 hommes. Ces troupes, détachées du Corps de Kollowrath, ont été laissées en arrière garde à Klattau, d'où elles ont été portées à Eisenstein, afin d'observer à la fois Cham et Passau (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 351).
Le 4 mai 1809, la Division Morand se rend à Waitzenkirchen ; la Division Friant, qui précède la Division Gudin, parvient à Saint Willibald et Langenbaierbach. Montbrun, à la tête de la Brigade Pajol, suit, sans être inquiété, la route de Regen à Passau, où il arrive le lendemain. Davout, devant ensuite se porter à Lintz, ordonne au Colonel du 11e Chasseurs de lui envoyer le Bataillon du 13e Léger, par Straubing, et de se mettre lui-même en route, le 10, pour venir à Passau, après avoir donné avis de son mouvement à Bernadotte, qui, rendu le 6 à Rötz, occupera la position de Cham (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 351).
Le 5 mai 1809, à 2h00 de l’après-midi, le Maréchal Davout écrit, depuis Passau, à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que l'escadron du 11e de chasseurs à cheval, qui était à Neumarck, a dû se retirer sur Furth, ayant été attaqué par un fort bataillon d'infanterie et quelque cavalerie.
J'ai ordonné au colonel de ce régiment de faire partir le bataillon du 13e d'infanterie légère qui était à Cham, et de le diriger, par Straubing, sur Passau, d'où il rejoindra le corps d'armée. Lui-même se mettra en route le 10 avec son régiment sur Passau ; il préviendra le prince de Ponte-Corvo de son départ, afin que Son Altesse puisse le faire relever, dans cette position, si elle le juge convenable.
Le général Montbrun, ayant été retardé dans sa marche par le mauvais état des chemins, n'a pu arriver à Passau qu'aujourd'hui …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 509, lettre 704).
Le 7 mai 1809, à 9h30 du soir, le Maréchal Davout écrit, depuis Lintz, à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté des rapports qui me paraissent bien extraordinaires, du major Ameil.
La conduite de l'archiduc Charles ne peut s'expliquer, il a l'air de se barricader en Bohême ; suivant les rapports du colonel du 11e de chasseurs qui est à Cham, il y a un corps à Klattau. Il y en a, ce qui au reste est dans l'ordre, vis-à-vis Lintz …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 517, lettre 711).
Le 9 mai 1809, à 11h00 du matin, le Maréchal Davout écrit, depuis Lintz, à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie d'un rapport du colonel du 11e de chasseurs ; je la prie de me faire connaitre si ses intentions sont que le 11e de chasseurs et les antres détachements des 5e et 7e de hussards qui se trouvent avec ce régiment restent à Cham, la division du général Montbrun se trouvant détachée à Passau, en vertu des ordres de Votre Majesté" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 521, lettre 716).
Le 11 mai 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Poelten, à l’Empereur : "… On m'informe que le 11e régiment de chasseurs, qui était à Cham et qui observait les débouchés de la Bohême, est en marche, conformément à l'ordre que j'avais donné pour rejoindre le général Montbrun, et qu'il n'a pas été relevé. Je fais connaitre cette circonstance à Votre Majesté, parce qu'il est à craindre que les moindres partis autrichiens ne jettent l'alarme dans le haut Palatinat …" Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 526, lettre 720).
Vienne capitule le 12 au soir. Par suite, il devient urgent de rapprocher les Corps restés en arrière, soit pour résister aux tentatives de l'Archiduc Charles, soit pour prendre ultérieurement contre lui une offensive vigoureuse. Montbrun reçoit l'ordre d'envoyer à Schönbrunn les Brigades Pajol et Piré ; mais, sur l'observation que sa Division se compose seulement de la Brigade Pajol, diminuée du 11e Chasseurs, laissé à Cham, cet ordre est révoqué. L'étendue du terrain à garder est hors de proportion avec l'effectif des Régiments. On annonce, il est vrai, des renforts pour le 5e Hussards ; et le 11e Chasseurs, qui quitte Cham, doit bientôt rejoindre. Mais il n'en faut pas moins parer, dès l'abord, aux exigences du service, avec des Régiments affaiblis, en hommes et en chevaux, par les combats, les marches rapides et la mauvaise nourriture. Le Général Pajol s'en plaint, sans cependant négliger d'exécuter les ordres donnés. Il ne cesse, par ses reconnaissances multipliées, d'inquiéter l'ennemi, qui parait être toujours, sur la rive gauche, en même nombre et dans les mêmes positions (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 353).
Le 12 mai 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Poelten, au Major général de la Grande Armée, le Prince de Neuchâtel : "Monseigneur, j'ai l'honneur d'accuser à Votre Altesse réception de sa lettre de ce jour. Vos ordres vont recevoir leur exécution, sauf une partie de ce qui concerne le général Montbrun, en raison de l'impossibilité.
Votre Altesse me dit de donner l'ordre au général Montbrun de remplacer avec sa brigade les postes occupés par les brigades Pajol et Piré.
La division Montbrun était composée primitivement des brigades Jacquinot, Pajol et Piré. La brigade du général Jacquinot est composée des 1er, 2e et 12e de chasseurs, dont les deux premiers sont détachés, je crois, avec le duc d'Istrie. Le 12e est resté par vos ordres, à Passau, attaché à la division du général Dupas.
La brigade Pajol était composée des 5e et 7e de hussards, et 11e de chasseurs.
Le 11e de chasseurs est resté par les ordres de Sa Majesté à Cham, dans le haut Palatinat, depuis le 9 ; il est en route pour rejoindre ; ainsi il n'y a à présent que les 5e et 7e de hussards.
La brigade Piré doit être composée du 8e de hussards et du 16e de chasseurs ; ce général n'est plus sous mes ordres, j'ignore où se trouve réunie sa brigade.
Par cet exposé, vous venez que si le général Pajol part avec ses troupes, il ne restera pas un seul homme avec le général Montbrun.
J'envoie à ce général l'ordre d'employer les 5e et 7e de hussards à relever les postes du général Piré et à observer le Danube, depuis Krems jusqu'à Vienne ; il fera partir pour Schoenbrunn le général Piré avec les troupes qu'il a.
Je prie Votre Altesse de me donner des ordres sur l'exposé que je viens de lui faire, parce que ne sachant qu'exécuter les ordres qui me sont transmis, si Votre Altesse persiste dans les siens, je ferai partir le général Pajol avec ce qu'il a de troupes ; mais, dans ce cas, je vous prie de faire connaitre à Sa Majesté qu'il n'y a pas au 3e corps un peloton de cavalerie …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 530, lettre 725).
Le 15 mai 1809, l'Empereur écrit, depuis Schoenbrunn, à Alexandre, Prince de Neuchâtel, Major général de l'Armée d'Allemagne, à Schoenbrunn : "Mon Cousin, je ne sais ce que les 11e et 12e chasseurs font à Passau ; donnez-leur l'ordre de rejoindre sans délai à Vienne ..." (Correspondance de Napoléon, t.19, lettre 15210 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21027).
Hippolyte d'Espinchal écrit pour la journée du 17 mai 1809 : "... Dans la soirée, le général Pajol reçut l'ordre de se diriger le lendemain sur Vienne, avec le 11e Chasseurs, le 7e Hussards, deux escadrons du 5e, et le 7e d'infanterie légère, laissant le reste des troupes en observation sur le point que nous abandonnions" (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 252).
Le 20 mai 1809, le 11e Chasseurs, qui vient de rejoindre la Brigade, est cantonné à Gottweig, en arrière du centre de la ligne de bataille de Pajol (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 363).
Les ponts d'Ebersdorf étant complétement achevés le 20 mai vers trois heures de l'après-midi, l'Empereur fait immédiatement commencer le passage des Corps de Masséna et de Lannes. L'apparition subite des troupes françaises sur la rive gauche ne peut manquer d'attirer l'attention de l'ennemi du côté de l'île Lobau. Davout reçoit avis de ne plus tenir compte des démonstrations, peu dangereuses, qui pourraient se faire aux environs de Krems, et de rapprocher tout son Corps d'armée d'Ebersdorf, où il franchira le Danube, à la suite de Masséna. Pajol se pré pare donc à partir pour Tulln et Klosterneuburg, avec le 7e Léger, deux Régiments de cavalerie (7e Hussards et 11e Chasseurs) et l'artillerie de la 3e Division ; il laisse à Mautern le 61e de Ligne tout entier et un Régiment de cavalerie (5e Hussards), sous le commandement du Général L'Huillier (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 363).
Le 23 mai 1809, le Corps de Davout conserve ses positions de la veille : un Régiment de la Division Morand à Vienne ; les trois autres à Mölk, Saint-Polten et Mautern ; la Division Friant à Vienne, gardant le Prater et les îles voisines ; la Division Gudin à Ebersdorf ; Pajol à Nussdorf, avec le 11e Chasseurs et un Bataillon du 25e de Ligne (Division Gudin) (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 365).
Le 24 mai 1809, un Escadron du 11e Chasseurs est posté à Königstetten, d'où il doit étendre sa surveillance à Tulln et à Hoftein. Pajol installe son Quartier général à Grinzing, et le reste du 11e Chasseurs bivouaque entre cette ville et Nussdorf. De Grinzing, Pajol envoie souvent des reconnaissances vers Klosterneuburg et Vienne, où des hommes de la Landwehr font de fréquentes incursions. Mais la cavalerie ne peut agir sur la chaussée, continuellement balayée par l'artillerie autrichienne, et elle ne parvient pas à repousser ces partis d'infanterie, qui se jettent aussitôt dans les bois et dans les vignes (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 365).
Au 27 mai 1809, Pajol a sous ses ordres un Bataillon du 25e de Ligne, de la Division Gudin ; le 5e Hussards, le 11e et le 12e Chasseurs (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 367).
Le 31 mai 1809, Pajol recommande au 12e Chasseurs d'être sur le qui-vive et de pousser ses patrouilles jusqu'à Tulln, où les Wurtembergeois n'exercent qu'une médiocre surveillance, car ils sont très-préoccupés de ce qui se passe du côté de Krems. En effet, le Général Vandamme annonce à l'Empereur, le même jour, que les Autrichiens se disposent à tenter le passage devant lui, entre Krems et Hollenburg. Dans l'après-midi, Pajol reçoit l'ordre de se porter en toute hâte à Mautern, où il sera à la disposition de Vandamme. Il se met immédiatement en route avec le 11e et le 12e Chasseurs, par Saint-Andra et Königstetten, et dirige le 5e Hussards par Sieghardskirchen sur Herzogenburg. Dans la conviction que ce prétendu débarquement n'est qu'une fausse alerte donnée par quelques centaines d'hommes, dont les Wurtembergeois se sont épouvantés à tort, il exécute à contre-cœur cette marche, qu'il juge inutile (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 368).
Le 1er juin 1809 au matin, Pajol reçoit avis que l'ennemi ne persiste pas dans son attaque en face de Krems. Il arrête ses Régiments, qui se trouvent, le soir : le 5e Hussards , à Sieghardskirchen ; le 11e Chasseurs, à Königstetten, et le 12e Chasseurs, à Saint Andra (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 369).
Le 2 juin 1809, le 11e Chasseurs revient à Grinzing (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 369).
Le 10 juin 1809, l'Empereur, qui vient de décider d'une importante levée de Conscrits, sur la classe 1810, mais aussi sur les classes 1806 à 1809, afin de compenser les pertes du début de la campagne, et renforcer l'Armée, écrit depuis Schönbrunn au Général Clarke pour lui donner le détail de cette opération particulièrement complexe; lettre accompagnée de 3 Etats différents très détaillés. Par ailleurs, une annexe intitulée "Répartition des 40 000 conscrits de l'appel supplémentaire de 1810" indique que le 11e Chasseurss doit recevoir 15 hommes (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 21182).
Le 13 juin 1809, le 5e Hussards occupe Grinzing ; le 11e Chasseurs s'établit à Dornbach, et le 12e, à Wühring. Ces Régiments restent dans ces positions jusqu'au 24 juin, sans faire beaucoup de service ; ils reçoivent des détachements assez nombreux de leurs Dépôts, et rallient tous ceux qui sont encore éloignés dans des postes où ils ne sont plus nécessaires (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 370).
Le 30 juin 1809, la Brigade Pajol est portée à Achau ; le 1er juillet, le 5e Hussards s'établit à Pellendorf ; le 12e Chasseurs, à Riederhof, tandis que le 11e Chasseurs reste à Achau. De là, ces Régiments sont dirigés sur Ebersdorf, où ils se réunissent, le 3, à la Brigade Jacquinot, pour former de nouveau la Division Montbrun, attachée au 3e Corps de Davout (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 371).
Le 11e Chasseurs prend part à la bataille de Wagram.
Les Dragons d'Oreilly essaient de rompre la ligne de Pajol, qui, sans les attendre, se précipite sur eux avec le 11e Chasseurs. Les cavaliers ennemis se débandent de tous côtés. Pajol enlève le Colonel de son cheval et le ramène prisonnier, tandis que nos Chasseurs s'emparent de beaucoup d'Officiers et de plus de cent soldats. Ce Régiment autrichien, sabré avec acharnement, est mis dans l'impossibilité de se rallier. Quand les Dragons Riech et les Cuirassiers Hohenzollern veulent réparer cet échec, ils ont en face d'eux les Dragons de Grouchy, qui arrivent à droite, par échelons. Les charges recommencent. L'ennemi perd, sur ce point, plus de quatre cents hommes tués ou faits prisonniers (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 379).
Hippolyte d'Espinchal raconte, dans ses Souvenirs militaires, concernant la journée du 6 juillet 1809 : "… Il était alors neuf heures du matin. L'Empereur, prévenu de tous ces mouvements, ordonna au maréchal Davout de s'emparer du village de Nieusiedel, ce qu'il exécuta sans balancer. L'archiduc Charles ayant envoyé, pendant la nuit, ordre à son frère, l'archiduc Jean, de marcher de toute vitesse avec son corps d'armée, afin d'attaquer nos derrières et écraser la droite, les Autrichiens, attendant toujours ce renfort, refusaient nos charges, tout en nous attirant à eux pour nous éloigner de l'infanterie du maréchal Davout. C'est alors que l'Empereur, prévoyant ce mouvement, sentit qu'il ne pouvait assurer la victoire que par la droite, et que l'ordre nous fut donné de joindre l'ennemi et de le forcer à combattre. Voyant qu'il ne pouvait plus nous éviter, toute sa première ligne arriva la charge sur le 7e Hussards et le 1er Chasseurs qui tinrent tête à six régiments et finirent cependant par être culbutés jusque sur nos pièces. Le général Montbrun fit alors marcher le 5e Hussards et le 11e Chasseurs, soutenus par la belle division de dragons du général de Pully.
Notre brave colonel Dery, dix pas en avant du régiment, agitant son sabre avec énergie : « A nous maintenant, hussards du 5e, dit-il, Allons, mes enfants ! Frappons ferme ! En avant ! Vive l'Empereur ! » Et nous entrons avec fureur dans une ligne de cuirassiers qui fut aussitôt enfoncée et poursuivie le sabre dans les reins plus d'une demi-lieue.
Alors, se présente à nous une masse de grenadiers hongrois formant un carré imposant, derrière lequel viennent se rallier, les cuirassiers que nous poursuivions. Le général, sentant la position critique dans laquelle nous étions, m'ordonne à l'instant de charger à la tête du 1er escadron dont le chef venait d'être grièvement blessé, appuyant ce mouvement par les autres escadrons du régiment, tandis que lui-même, conduisant le 11e Chasseurs, aborde de nouveau les cuirassiers avec une véritable furie …
Pendant ce mouvement, le général Montbrun était aux prises avec la seconde ligne de cavalerie ennemie, à la tête du 7e Hussards et du 11e Chasseurs soutenus par les dragons. Ce fut alors un pêle-mêle épouvantable dans lequel l'ennemi, enfoncé sur tous les points, fuyait dans toutes les directions pour échapper au tranchant de nos sabres, tandis que son infanterie commençait son mouvement rétrograde ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 269).
- 10-11 juillet 1809 : Znaim
Hippolyte d'Espinchal raconte, concernant le 10 juillet 1809 : "… nous fûmes contraints d'attendre l'arrivée du corps d'armée du maréchal Marmont, destiné à nous soutenir.
Il arriva vers les quatre heures, et le combat recommença aussitôt avec le plus grand acharnement. Le 7e Hussards et le 1er Chasseurs entamèrent une charge brillante sur une ligne de hulans et de cuirassiers ; mais, ramenés à leur tour par des forces imposantes, le 5e Hussards et le 11e Chasseurs allaient entrer en charge, lorsque le général, jugeant ce mouvement imprudent, nous arrêta tout court. Alors commença le feu des batteries qui dura près de deux heures et nous fit beaucoup de mal par l'obligation ou nous étions de protéger les mouvements de l'infanterie et le jeu de nos pièces.
En peu d'instants, nous eûmes plusieurs hussards et chevaux tués ; un officier eut la tête emportée par un boulet ; l'adjudant-major Othenin, mon collègue, fut couvert de pierres par un éclat d'obus qui tomba à côté de lui ; il avait la tête dans un état affreux mais, heureusement, sans danger de mort.
Le 11e Chasseurs, placé en arrière de nous, souffrit encore davantage par le ricochet des boulets qui passaient pardessus nos têtes.
Cette position, bien que très mauvaise, était indispensable et nous dûmes la garder jusqu'au moment où un bataillon fut déloger l'ennemi d'un petit village touchant presque la ville. Enfin, le feu cessa à la nuit tombante, sans avoir obtenu d'autre résultat que d'arrêter, avec 20000 hommes que nous étions, 60000 Autrichiens, tandis que l'Empereur faisait manœuvrer sur leurs derrières et arrivait à nous avec toute la Garde impériale, dans l'intention de livrer une seconde bataille ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 275).
Hippolyte d'Espinchal écrit pour le 13 juillet 1809 : "Le lendemain, continuant notre mouvement, nous trouvâmes, en avant de la petite ville de Reigern, des postes autrichiens nullement instruits des événements qui venaient de se passer et des conventions faites entre les deux souverains, paraissant non seulement peu disposés à nous laisser continuer notre marche, mais même tout prêts à agir contre nous, dans la persuasion que, Napoléon ayant été battu, nous étions un corps égaré. Le général Pajol voyant qu'il ne ne pouvait détromper le général autrichien malgré l'assurance formelle qu'il lui donnait de l'armistice conclu, lui fit dire par le capitaine Vérigny, son aide de camp, qu'il le rendait responsable des événements et qu'ayant reçu l'ordre d'occuper Brünn sur-le-champ, il allait se mettre en mesure de l'exécuter; en conséquence, le 5e Hussards, formant tête de colonne, se mit en mesure d'attaquer, tandis que le 7e et le 11e Chasseurs tournaient la ville.
Le général autrichien demanda deux heures, dans l'espoir de savoir quelque chose de positif par le retour d'un officier qu'il avait envoyé : il lui fut accordé un quart d'heure, et, déjà, nos tirailleurs venaient de commencer l'attaque, lorsque nous vîmes les Autrichiens se retirer sans offrir aucune résistance. Ils venaient probablement de connaître l'exactitude des faits, et nous les suivîmes de telle manière et à si peu de distance que nous entrâmes dans la ville de Brünn avant qu'ils l'eussent complètement évacuée.
Deux jours après, l'infanterie du maréchal Davout vint s'y établir, et la division de cavalerie légère prit ses quartiers en avant, dans les environs" (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 278).
Le 14 juillet 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Pohrlitz, à l’Empereur : "… J'adresse à Votre Majesté la déclaration d'un maréchal des logis du 5e régiment de hussards qui constate que le 12, un détachement de 30 hommes des 11e et 12e de chasseurs a été attaqué et pris par des uhlans sur la droite de l'armée, au mépris de l'armistice.
J'ai fait demander aux généraux autrichiens satisfaction de cet attentat. Je joins ici la réponse du comte Hartegg ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 89, lettre 822).
Le 15 juillet 1809, Pajol dépasse Brünn, et ses Régiments occupent : le 5e Hussards, Königsfeld ; le 11e Chasseurs, Obrowitz, et le 12e Chasseurs, Wischau (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 385).
Le 21 juillet 1809, l'Empereur écrit depuis Schoenbrunn : "Il y aura dix brigades de cavalerie légère, qui seront organisées de la manière suivante ...
5e brigade. Le 5e de hussards, le 11e et le 12e de chasseurs formeront la 5e brigade, qui sera commandée par le général Pajol ..." (Correspondance de Napoléon, t.19, lettre 15574; Correspondance militaire de Napoléon 1er, extraite de la Correspondance générale et publiée par ordre du ministre de la guerre. Tome 6. Lettre 1173).
La mauvaise volonté des Autrichiens à exécuter l'armistice se manifeste sur tous les points. Du côté de la Moravie, ils discutent sur les limites des différents cercles qu'ils ont cédés : ainsi ils nous contestent la possession de Göding, afin de conserver cet important passage sur la Morawa. Napoléon, irrité de cette mauvaise foi, prescrit à Davout de porter ses avant-postes dans la direction de Göding. Pajol fait donc avancer deux de ses Régiments de ce côté, et sa Brigade occupe, le 24 juillet : 11e Chasseurs : Etat-major et un Escadron, Butschowitz ; deux Escadrons, Steinitz ; 4e Escadron, Neu-Hiviezdlitz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 386).
Pajol réclame avec instance des hommes et des chevaux. Ses effectifs s'élèvent seulement, au 1er août : le 5e Hussards, à 686 hommes et 691 chevaux ; le 11e Chasseurs, à 609 hommes et 584 chevaux ; le 12e Chasseurs, à 720 hommes et 778 chevaux. La force de sa Brigade n'est donc point en rapport avec le service qu'il a à faire aux avant-postes. On lui promet qu'il recevra bientôt les détachements restés dans les Dépôts (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 387).
Le 8 août 1809, le 11e Chasseurs est à Steinitz, Scharditz, Schelleditz, Newojitz, Brankowitz, Neuvieslitz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 387).
La Brigade Pajol reçoit des hommes ; elle a bientôt un effectif assez élevé. Au 15 août 1809, le 11e Chasseurs compte 981 hommes et 876 chevaux (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 387).
Au 1er septembre 1809, le 11e Chasseurs est à Butschowitz, Austerlitz, Steinitz et Damborschitz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 388).
Le 18 septembre 1809, le 11e Chasseurs rentre à Göding (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 389).
Hippolyte d'Espinchal écrit : "... la division reçut l'ordre de se porter près de la ville de Goetting pour y passer la revue de l'Empereur.
L'arrivée de Napoléon au milieu de nous produisit un enthousiasme difficile à décrire, surtout lorsqu'il renouvela sa satisfaction sur la brillante conduite de la division dans les journées des 5 et 6 juillet. Il passa dans nos rangs, accordant nombre de récompenses ...
Plusieurs autres nominations eurent lieu et la dernière fut celle du chef d'escadron Meuziau, du 11e Chasseurs, nommé colonel au 5e Hussards, en remplacement de notre brave et digne chef fait général ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 286).
Au 1er octobre 1809, le 11e Chasseurs est à Neudorf, Göding, Birnbaum et Ozeikowitz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 389).
Au 15 octobre 1809, le Quartier général de Pajol est à Lundenburg ; le 5e Hussards, à Auspitz et Czeikowitz ; le 11e Chasseurs, à Neudorf et Göding ; le 12e Chasseurs, à Kostel et Landshut. La force totale de la Brigade s'élève à 126 Officiers, 2,807 hommes et 2,599 chevaux (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 389).
La Division de Cavalerie légère du Général Montbrun (Brigade Pajol, 5e Hussards, 11e et 12e Chasseurs ; Brigade Jacquinot, 7e Hussards, 1er et 2e Chasseurs), est en marche pour se rendre dans l’Innviertel en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 18 décembre 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre ... Il y a en Espagne sept régiments de chasseurs, et 5 de hussards. Il paraîtrait par les états que m’a remis le ministre Dejean qu’il resterait encore 1100 chevaux aux 7 régiments de chasseurs, lorsqu’ils auront fourni tout ce qu’ils doivent aux régiments provisoires et de marche, et 700 chevaux au 5 régiments de hussards, après qu’ils auront fourni ce qu’ils doivent aux mêmes régiments. Il sera donc possible de former un nouveau régiment de marche de chasseurs, et un nouveau régiment de marche de hussards ... Le 1er régiment de chasseurs aurait 10 chevaux disponibles, ... le 11e, 30, ... Ces 540 chevaux pourraient former un 8e régiment de marche. Présentez-moi un projet d’ordre pour la formation de ces 4 régiments de marche" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3829 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22646).
/ 1810-1811, Allemagne, puis retour en France
Au 1er janvier 1810, la Division de cavalerie légère du Général Montbrun, composée des Brigades Pajol (5e Hussards, 11e et 12e Chasseurs) et Jacquinot (7e Hussards, 1er et 2e Chasseurs), doit former l'extrême arrière-garde de Davout. A cette date, elle est cantonnée dans les environs d'Enns (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 393).
Dans les premiers jours de janvier 1810, Davout retire ses troupes d'infanterie dans le pays de Salzburg, et la Brigade Pajol, suivant le mouvement, occupe, le 5, Mondsee par le 5e Hussards, Wocklabruck par le 11e Chasseurs, et Wolfsegg par le 12e Chasseurs. La Brigade Jacquinot est établie à Waitzenkirchen, Grieskirchen et Haag (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 394).
Le 20 janvier 1810, à Paris, l'Empereur est informé d'une "Plainte contre le colonel du 11e régiment de chasseurs, Steinhaudt"; il répond : "Renvoyer le pétitionnaire à mon Comité du contentieux" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3976).
Pajol, après s'être entendu avec les autorités locales pour les cantonnements de ses Régiments, répartit les divers Escadrons dans les villages qui présentent le plus de ressources. Les divers mouvements sont terminés le 20 février 1810. Schwannstadt devient le point de ralliement, du 11e Chasseurs ; le Quartier général de la Brigade est à Aurolzmunster (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 395).
Le 20 mars 1810, le Duc de Feltre écrit, depuis Paris, à Davout, Commandant en chef l’Armée d’Allemagne : "... Quant à la cavalerie de l'armée d'Allemagne :
La brigade de cavalerie légère du général Pajol, composée du 5e régiment de hussards et des 11e et 12e régiments de chasseurs, est destinée à rentrer en France. L'intention de Sa Majesté est que cette brigade soit cantonnée autour d'Ulm et d'Augsbourg, aussitôt que Votre Excellence n'en aura plus besoin du côté de l'Inn et aura fait la remise des nouvelles provinces à Sa Majesté le roi de Bavière ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1652 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 99).
Le 25 mars 1810, le 11e et le 12e Chasseurs sont mis en route pour Anspach et Nuremberg ; mais leur mouvement est arrêté, le 31 mars, à Neu-Otting, par le Maréchal Davout, qui, en vertu de nouveaux ordres de Napoléon, les porte sur Augsburg et Ulm par Mühldorf, Haag et Munich. Pajol établit son Quartier général à Augsburg (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 398).
Le 30 mai 1810, Pajol part pour la France. Il remet le commandement de sa Brigade au Colonel Désirat, du 11e Chasseurs, et lui donne toutes les instructions nécessaires à la mise en route des trois Régiments de la Brigade (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 399).
Le 5e Hussards commence le mouvement et vient de Salzburg, par Wasserburg, à Augsburg, où il se réunit au 11e Chasseurs. Ces deux Régiments se dirigent alors sur Ulm, où ils rallient le 12e Chasseurs. La Brigade entière se dispose à se rendre à Strasbourg, lorsqu'un ordre direct du Ministre de la Guerre lui prescrit d'aller à Mannheim. Le 5e Hussards, le 11e et le 12e Chasseurs, conduits par le Colonel Désirat, prennent par Kircheim la route de Stuttgard, d'où ils se portent à Mannheim par Enzweihingen, Maulbronn et Heidelsheim (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 399).
Le 10 juin 1810, à Saint-Cloud, "On propose à Sa Majesté … D'accorder un congé de trois mois avec appointements au colonel Desirat, du 11e régiment de chasseurs, pour aller prendre les eaux" ; "Accordé", répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4291 - Non signée ; extraite du « Travail du minière de la guerre avec S. M. l’Empereur et Roi, daté du 28 mai 1810 »).
Concernant la journée du 11 juin 1810, Hippolyte d'Espinchal écrit : "… en arrivant à Pforzheim, le général trouva des ordres du ministre de la Guerre changeant la destination du 5e Hussards et du 11e Chasseurs qui, au lieu d'aller à Strasbourg, devaient se rendre à Manheim et environs pour y prendre quartier jusqu'à nouvel ordre, tandis que le 7e Hussards, le 10e et le 12e Chasseurs continueraient leur marche sur France pour y tenir garnison ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 302).
Hippolyte d'Espinchal écrit : "… Ce fut le 16 juin, que nous arrivâmes à Manheim, lieu de notre destination provisoire; le général Montbrun et deux escadrons du 5e Hussards y furent établis, tandis que le reste du régiment et le 11e Chasseurs occupaient les environs dans de fort bons cantonnements ..." (Masson F., Boyer F. : « Hippolyte d’Espinchal, souvenirs militaires, 1792-1814 », Paris, 1901, t. 1, p. 303).
Le 23 juin 1810, l'Empereur écrit au Général Clarke, Ministre de la Guerre, depuis Saint-Cloud : "Monsieur le duc de Feltre, mon intention est de placer le 11e régiment de chasseurs et les 5e et les 12e de hussards, à Verdun, à Saint-Mihiel et à Stenay. Faites-moi connaître quand ces régiments arriveront à Mannheim, afin que je donne des ordres pour qu'ils soient dirigés sur ces garnisons. Ce qui me porte à choisir ces villes, c'est qu'il paraît que les fourrages y sont à bon marché. Dirigez les dépôts de ces régiments dans ces trois lieux" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 4180 ; E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. III. 1809-1810" - lettre 4311; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 23810).
Le 8 juillet 1810, l'Empereur décide depuis Rambouillet : "Les dépôts des 5e hussards et 11e et 12e chasseurs se rendent de Namur, de Neuf-Brisach et de Maëstricht à Stenay, Verdun et Saint-Mihiel" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 4214); "Ordres donnés par le ministre pour le transfert des dépôts des 5e hussards, 11e et 12e chasseurs à Stenay, Verdun et Saint-Mihiel - Le ministre de la guerre, dans quinze jours, me proposera un projet de mouvement pour ces trois régiments. Mon intention est d'attendre quinze jours pour voir si les affaires de Hollande se finissent paisiblement, auquel cas je ferai rentrer ces régiments à leurs dépôts" (E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. III. 1809-1810" - lettre 4378).
Le 6 août 1810, le 11e Chasseurs part de Strasbourg pour se rendre à Verdun (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 402).
Le 18 août 1810, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre à chacun des régiments de la brigade Pajol (5e de hussards, 11e et 12e de chasseurs), qui vient de repasser le Rhin pour prendre ses cantonnements à Stenay, Verdun et Saint-Mihiel, de mettre en marche pour Tours, leur 4e escadron complété à 250 hommes, en les complétant avec les hommes qui n'ont pas fait la guerre et ceux qui ont rejoint depuis Wagram.
Donnez le même ordre au 4e escadron du 24e de chasseurs et au 4e escadron du 13e idem. Cela formera 5 escadrons ou 1250 hommes qui se réuniront à Tours. Proposez-moi de les former en régiments provisoires et de leur donner une destination pour l'Espagne sous un bon général de brigade. Envoyez à Tours deux colonels en second pour organiser ces régiments et en prendre le commandement ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1692 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4510; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24349).
Courant décembre, l'Empereur est informé de la "Démission du sous-lieutenant Huart, du 11e régiment de chasseurs, soumise à l'approbation de Sa Majesté"; "Accordé", répond ce dernier (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4914 - Sans signature ni date ; renvoyée aux bureaux le 15 décembre ; extraites du « Travail du ministre de la guerre avec l'Empereur et Roi, du 12 décembre 1810 »).
Le 6 février 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je vous envoie un projet de décret pour former un 5e escadron à huit régiments de cavalerie légère. Je n'ai pas signé ce décret parce que je préfère ne le signer que quand le travail de cette organisation sera tout préparé, c'est-à-dire vers le 10 mars. Chargez le général Colbert de passer la revue de ces régiments et de faire l'organisation sur le papier, c'est-à-dire de proposer la portion de tête qu'il faudra pour chaque escadron, et le nombre d'officiers et sous-officiers qui seront nécessaires. Vous me soumettrez le résultat de la revue et le projet de travail vers le 10 mars prochain" (Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 25858). Dans la minute, il est ajouté : "aux 11e, 12e et 24e de chasseurs et aux 5e de hussards et aux 7e, 20e, 13e de chasseurs et 9e de hussards". La Copie d'expédition quant à elle (S.H.D., Guerre, 17 C 324, minute, Archives nationales, AF IV 888, février 1811, n° 49) ajoute le projet : "Napoléon Empereur des Français, etc. etc. etc. Décrète : Article 1er : Il sera formé un 5e escadron aux 11e, 12e, 24e de chasseurs et au 5e de hussards, de sorte que ces régiments puissent avoir 4 escadrons disponibles, indépendamment du 4e escadron qui est en Espagne.
Article 2 : II sera formé un 5e escadron aux 7e, 20e et 13e de chasseurs et 9e de hussards, de sorte que ces régiments aient 2 escadrons disponibles, indépendamment des 3 escadrons qu'ils ont Espagne".
Le 28 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Il serait nécessaire de mettre quelque gendarmerie de plus dans l'île de Walcheren, afin que le général Gilly eût plus de moyens d'empêcher la désertion ; mais comme la gendarmerie est rare, donnez-lui une compagnie du 11e de chasseurs, avec laquelle il renforcera sa gendarmerie et fera faire les patrouilles nécessaires pour empêcher la désertion ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5250).
Par Décret du 1er avril 1811, il est ordonné de former un 6e Escadron au 11e Régiment de Chasseurs (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 136).
Le 4 avril 1811, l'Empereur écrit depuis Paris au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre à Paris : "... Faites-moi connaître si les 5es escadrons dont j'ai ordonné la formation au 11e de chasseurs, 12e, etc. sont formés. Les quatorze régiments de cavalerie légère pourraient être réunis en brigades de la manière suivante : 1re brigade de cavalerie légère, le 11e et le 12e ... J'ai en Allemagne six régiments de cavalerie légère : cela fera donc vingt régiments, qui, à 600 hommes, font 12,000 hommes, et, à 800 hommes, feront 16,000 hommes ; ce qui, avec 10,000 cuirassiers, 4,000 dragons et 4,000 hommes de la Garde, fera 34,000 hommes de cavalerie" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17558; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome III; Paris, Lavauzelle, 1897-1906; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26510 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 147).
Le 17 avril 1811, l'Empereur, depuis Paris, écrit au Général Clarke à Paris : "... Le 5e régiment de hussards et le 11e formeront une brigade; le 23e et le 24e de chasseurs en formeront une seconde; le 11e et le 12e de chasseurs en formeront une troisième. Présentez-moi trois généraux de brigade pour commander ces trois brigades, et donnez des ordres aux régiments pour qu'ils se mettent en état. Faites-moi connaître ce que chacune de ces brigades pourra avoir de prêt à partir au 1er mai ...
Faites-moi connaître combien au 1er mai ces régiments auront d'hommes à cheval, et combien ils en auront au 1er juin et au 1er juillet" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17617; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome II; Paris, Lavauzelle, 1897-1906).
Le 18 avril 1811, l'Empereur écrit depuis Paris au Général Dumas : "Monsieur le comte Dumas (...). Je voudrais porter à 1 100 hommes au lieu de 1 000 les régiments de carabiniers et de cuirassiers qui sont en France, et le régiment de hussards qui est en France ; que les 11e, 12e et 24e de chasseurs et le 5e de hussards reçoivent les 400 hommes qui leur manquent pour être au complet d'abord de 900 hommes ; et après cela, fussent portés à 1 000 hommes, c'est-à-dire reçoivent chacun 300 hommes de plus ...
Les régiments qui sont en Allemagne auront leur complet ..." (E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. IV. 1811" - lettre 5356 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26744 ; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome II; Paris, Lavauzelle, 1897-1906).
Le 19 avril 1811, l'Empereur, depuis Paris, écrit au Général Clarke , Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
... 2° Le corps d'observation du Rhin ... La cavalerie sera composée des régiments suivants : 5e de hussards, quatre escadrons; 9e, deux ; 11e, quatre ; 11e de chasseurs à cheval, quatre ; 12e, quatre ; 23e, quatre ; 24e, quatre ; 7e, deux ; 13e, deux ; 20e, deux ; total, 32 escadrons.
Ces trente-deux escadrons formeront quatre brigades ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome II; Paris, Lavauzelle, 1897-1906; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753).
Le même jour, Napoléon écrit au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre à Paris : "J'ai lu avec attention votre rapport sur la remonte des corps qui sont en Allemagne, en Italie et en France.
Je comprends très-bien que les dix régiments de cavalerie qui sont en Allemagne aient traité pour leur remonte en Allemagne et non à leurs dépôts, parce qu'ils ont préféré prendre leurs chevaux en Allemagne, comme mesure plus économique et plus expéditive; les selles et les hommes disponibles des dépôts leur auront été envoyés.
Faites-moi connaître quand la deuxième commande de chevaux pourra être faite. Je voudrais qu'elle fût faite pour tous les corps le plus tôt possible, mais surtout pour ceux de l'armée d'Allemagne, pour lesquels cette deuxième commande est de 1,600 chevaux ...
Remettez-moi un projet de décret pour ordonner une troisième commande, qui n'aura lieu qu'en juin et sur de nouveaux ordres que vous me demanderez en juin.
Mais cela ne paraît pas suffisant; il faut préparer une quatrième commande. Elle ne peut pas regarder l'armée d'Allemagne, puisque les corps de cette armée sont au complet de 1,100 hommes et de 1,000 chevaux ...
Il faut porter les ... 11e, 12e et 24e de chasseurs et le 5e de hussards à 900 chevaux ... Bien entendu que la quatrième commande n'aura lieu qu'après l'appel de la réserve.
Mon intention est de faire une cinquième commande, qui aura lieu au mois de septembre, et qui aurait pour but de porter tous les régiments à 1,100 hommes et à 1,000 chevaux ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17631; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome II; Paris, Lavauzelle, 1897-1906 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26764).
Le 24 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je reçois l'état n° 2 des 15 régiments de cuirassiers et des 12 régiments de cavalerie légère ...
Pour la cavalerie légère ... Les 4e, 5e, et 6e régiments de hussards doivent être portés à 1000 hommes et 900 chevaux : le 24e de chasseurs à 1000 hommes et 900 chevaux, les 11e et 12e, idem ... Faites rectifier cet état qui m'a paru du reste clair et bien fait, et remettez-m’en un nouveau, en prenant pour base ce que je viens de dire et le décret que j'ai pris ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5386 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26823).
Le 11 juin 1811, depuis Saint-Cloud, l'Empereur écrit au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre à Paris : "Je reçois votre lettre du 10 juin ...
Je désire que vous donniez ordre au 11e chasseurs qui est à Verdun, et ainsi voisin de Sedan, de fournir 30 chevaux au 1er régiment de lanciers. Ces chevaux seront fournis tout équipés; il faut que ce soit de bons chevaux, pouvant entrer sur-le-champ en campagne, et des équipements neufs. Cette remise sera faite avant le 20 juin, afin que ces détachements puissent partir le 20 de Niort, avec le 1er régiment de marche qui partira pour se rendre en Andalousie. Le 5e de hussards, qui est également voisin, lui en donnera 30 autres ; ce qui, avec ce qu'il y a au dépôt, formera un détachement de 120 hommes montés.
Vous porterez pour la quatrième commande, lorsqu'elle aura lieu, ces régiments (les 11e et 12e de chasseurs et le 5e de hussards), afin de leur remplacer leurs 30 chevaux..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17796 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27274).
Le 13 août 1811, le Lieutenant Biot, du 11e Chasseurs devient Aide de camp du Général Pajol. Biot restera avec le Général Pajol jusqu'à la chute de l'Empire (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 409).
Le 23 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée, Ministre de l'Administration de la Guerre : "... Voici comment sera composée l'armée :
... Les régiments de cavalerie seront :
... 17 de chasseurs, savoir (les 1er, 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 8e, 9e, 11e, 12e, 16e, 19e, 20e, 23e, 24e, 25e et 28e) ...
Il est nécessaire que chaque régiment ait sa forge de campagne et son caisson d’ambulance ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29440).
Le 25 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre à Paris : "Il sera formé douze brigades de cavalerie légère française et une brigade de cavalerie italienne. Ces brigades seront organisées et porteront les numéros suivants : ...
7e brigade, les 11e et 12e de chasseurs ; général de brigade, Saint-Geniès ...
Les généraux Corbineau, Saint-Geniès, Burthe et Mouriez, recevront l'ordre d'aller passer la revue des régiments de leur brigade, de recevoir les chevaux, et prendront toutes les mesures nécessaires pour que ces régiments puissent entrer en campagne le plus forts que possible en février. Ils verront le ministre de l'administration de la guerre pour prendre ses instructions. Ils séjourneront alternativement à l'un et à l'autre régiment ..." (Correspondance de Napoléon Ier. Tome 23, lettre 18365; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome III; Paris, Lavauzelle, 1897-1906 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29458).
Le même 25 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée : "Monsieur le comte de Cessac, je vous envoie l'état de la formation des brigades de cavalerie légère, telles que je viens de les organiser. Vous verrez que chaque brigade a dès à présent son général de brigade, qui peut être chargé de présider aux remontes. Voyez ces généraux avant leur départ et mettez-les au fait de ce qui concerne leur brigade. Ils seront chargés d'en passer la revue, de veiller à la réception des chevaux et à ce que tout soit de bonne nature et susceptible d'un bon service. Faites-moi connaître où les quatre brigades doivent se remonter. Tous ces régiments doivent finir par se diriger sur Mayence, Düsseldorf et Munster. On pourrait même les réunir dans des points centraux sur le Rhin, si les remontes devaient venir de ce côté. J'attendrai un rapport là-dessus.
TABLEAU DE LA FORMATION DES TREIZE BRIGADES DE CAVALERIE LEGERE, ARRETE PAR ORDRE DE SA MAJESTE, DU 25 DECEMBRE 1811 ...
7e brigade, commandée par le général de brigade Saint-Geniès : 11e et 12e de chasseurs ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6528 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29465).
Le 29 décembre, depuis Paris, l'Empereur écrit au Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre aux généraux commandant les 5e, 6e, 7e, 8e et 9e brigades de cavalerie légère de partir avant le 3 janvier, pour aller passer la revue en détail de leur brigade. Donnez-leur ordre de faire partir au 15 janvier, savoir :
(...) 7e brigade : 150 hommes du 11e et 200 hommes du 12e, qui se rendront de même à Hanovre, pour recevoir des chevaux ...
Si tous ces régiments ne pouvaient pas faire partir ces hommes en bon état au 15 janvier, ils en feraient partir la moitié ou le tiers à cette époque, et le reste partirait successivement tous les dix jours" (Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome III; Paris, Lavauzelle, 1897-1906 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6545 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29515).
Le même 29 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée : "Monsieur le comte de Cessac ... Le colonel du 11e de chasseurs fera partir sans délai la 8e compagnie de ce régiment, forte de 150 hommes bien armés et bien équipés, avec 150 selles. Cette compagnie se joindra à la 8e du 12e de chasseurs, qui sera forte de 200 hommes, et ensemble elles se rendront à Hanovre où elles recevront 330 chevaux dus à la 7e brigade ...
La 5e brigade recevra à Hambourg. 320 chevaux. ... La 7e en Hanovre. 330.
... Il est bien important que ces cinq brigades qui, au 1er décembre, avaient encore 1.400 ou 1.500 chevaux à recevoir des commandes, les reçoivent sans délai. Si elles pouvaient les avoir reçus en janvier, ces brigades se trouveraient alors en position d'entrer en campagne. Vous aurez soin d'ordonner que si les régiments qui doivent faire partir des détachements au 15 janvier ne pouvaient pas faire partir en bon état tous les hommes qu'on leur demande, ils aient à faire partir du moins la moitié ou le tiers du nombre indiqué. Chaque régiment enverra un chef d'escadron de confiance pour surveiller ses remontes" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6560 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29528).
/ 1812 : Campagne de Russie.
Le 2 janvier 1812, l'Empereur écrit depuis Paris au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouverne l'organisation de la Grande Armée...
NOTE SUR L'ORGANISATION DE LA GRANDE ARMéE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d'observation de l'Elbe en fera deux; le corps d'observation de l'Océan en fera un; le corps d'observation d'Italie en fera un autre...
CAVALERIE. — BRIGADES DE CAVALERIE LéGèRE...
7e brigade, général Saint-Geniès : 11e et 12e de chasseurs ...
... le lieu de réunion n'est pas encore fixé..." (Correspondance de Napoléon Ier. Tome 23, Lettre 18410; Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome III; Paris, Lavauzelle, 1897-1906; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29642).
Le 30 janvier 1812, l'Empereur écrit depuis Paris au Ministre de la Guerre : "(...) Donnez ordre au 11e de chasseurs de faire partir les deux premiers escadrons pour Mayence. Les hommes qui sont en remonte en Allemagne compléteront le 3e escadron. Les cadres des 4e et 5e escadrons resteront au dépôt.
(...) Résumé. — (...) Le 11e de chasseurs aura trois escadrons, le 12e de chasseurs trois escadrons, ce qui fera six. Ainsi, cette brigade n'aura que six escadrons.
Ainsi, cette division sera composée tout d'abord de quatorze escadrons, en attendant que les autres la rejoignent.
Faites mettre tout cela en marche du 1er au 10 février" (Commandant Margueron : "Campagne de Russie", première partie, tome III; Paris, Lavauzelle, 1897-1906; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6724 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29875).
Le 6 février 1812, l'Empereur, à Paris, dicte au Général Mathieu Dumas, Conseiller d’Etat, Directeur général des Revues et de la Conscription, sur les Divisions de défense et la répartition : "... OBSERVATIONS SUR LA CAVALERIE.
...A tous les régiments de cavalerie légère, savoir :
6e, 7e, 8e, 9e, 11e, 12e, 19e, 20e chasseurs, ôter 100 hommes.
11e, 12e, 19e, 20e, 24e, 25e, ôter 50 hommes ; 28e, ôter 100 hommes ..."(Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6747 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29917).
En 1812, le 11e Chasseurs passe sous le commandement du Colonel Jean-Baptiste Nicolas.
Le 8 mai 1812, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, les états des divisions militaires qui me sont remis aux 1er et 15 de chaque mois, en conformité des instructions données dans la dernière campagne, sont négligés dans leur rédaction ...
Je vois dans la 2e division militaire que ... Je vois que le 12e de chasseurs avait 100 chevaux, le 11e 130 ... Pourquoi tout cela ne part-il pas ?
... Donnez une instruction pour que ces états soient faits exactement au 15 et qu'ils m'arrivent le plus promptement possible" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18690 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30606).
Le 19 mai 1812, l'Empereur, depuis Dresde, décrète : "Il sera tiré des dépôts de nos régiments de dragons et de cavalerie légère de l'armée d'Espagne : 1.993 hommes pour être incorporés dans nos régiments de l'armée d'Allemagne à l'effet de compléter ces derniers corps à 1100 hommes chacun" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 591). C'est ainsi que le 3e Hussards fournit 178 hommes aux 11e et 12e chasseurs.
Le 8e Bulletin de la Grande Armée, daté de Gloubokoé, le 22 juillet 1812, raconte : "... Le 15, l'ennemi qui était réuni dans son camp retranché de Drissa, au nombre de cent à cent vingt mille hommes, instruit que notre cavalerie légère se gardait mal, fit jeter un pont, fit passer cinq mille hommes d'infanterie et cinq mille hommes de cavalerie, attaqua le général Sébastiani à l'improviste, le repoussa d'une lieue, et lui fit éprouver une perte d'une centaine d'hommes, tués, blessés, et prisonniers, parmi lesquels se trouvent un capitaine et un sous-lieutenant du 11e de chasseurs. Le général de brigade baron Saint-Geniès, blessé mortellement, est resté au pouvoir de l'ennemi …" (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 26 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 525 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7458).
Le Général Pajol, nommé Général de Division par décret daté de Vitebsk, le 7 août 1812, remplace le Général Sébastiani dans le commandement de la Division légère du 2e Corps de réserve de cavalerie, aux ordres de Montbrun. Cette Division se compose des trois Brigades des Généraux Saint-Geniez, Berthe et Subervie. La Brigade Saint-Geniez comprenait le 11e Chasseurs (Colonel Désirat) et le 12e (Colonel Guyon) ; la Brigade Berthe est formée du 5e Hussards (Colonel Meuzeau) et du 9e (Colonel Meunier) ; la Brigade Subervie, dite étrangère, se compose de trois Escadrons du 10e Hussards polonais (Colonel Uminsky), de trois Escadrons du 3e Chasseurs wurtembergeois et de trois Escadrons de Uhlans prussiens (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 32).
16-17 août 1812 : Bataille de Smolensk.
Le 7 September 1812, c'est la bataille de la Moskova (Borodino). La Division Pajol, immobile à l'endroit où elle a été placée, reçoit de tous côtés une grêle de boulets et d'obus, qui lui font le plus grand mal ; le Colonel Désirat, du 11e Chasseurs, est tué ; Daubenton, Aide de camp du Général, est grièvement blessé au bras gauche ; beaucoup de cavaliers sont mortellement atteints (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 43).
Le 8 septembre 1812, la Division Pajol se met en marche vers Mojaïsk, formant l'avant-garde du Corps qui doit poursuivre l'ennemi, sous les ordres du Roi Murat. Le 11e Chasseurs, qui forme tête de colonne, à une assez grande distance des autres Régiments, est parvenu, après une heure de marche, au milieu d'une forêt que traverse la route entre Tatarinovo et Mojaïsk, lorsqu'il est assailli par une nuée de Cosaques. Pajol, qui conduit lui-même ce Régiment, lance deux Escadrons en fourrageurs ; mais les hommes et les chevaux sont si fatigués qu'ils ne peuvent éloigner les Cosaques. Il faut rallier les deux Escadrons et faire ouvrir contre les cavaliers ennemis un feu de carabines. Ce moyen ne réussit pas davantage. Les Cosaques abordent le 11e Chasseurs, et l'on se bat corps à corps. Au milieu de la mêlée, un Sous-officier de Cosaques se glisse derrière le Général ; il va le percer de sa lance, lorsque le Brigadier Huarn, du 5e Hussards, qui fait partie de l'escorte, étend roide mort l'audacieux Cosaque. Le gros de la Division, averti de ce qui se passe, accourt au galop, et dégage le Général Pajol ainsi que le 11e Chasseurs, qui a été fort maltraité (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 45).
18 octobre 1812 : Winkowo
Le 1er novembre 1812, l'Empereur écrit, depuis Viasma, à Berthier : "Donnez ordre que tous les hommes des 11e et 12e régiments de chasseurs, 5e et 9e de hussards, 16e de lanciers polonais, 5e, 8e et 10e de cuirassiers, 2e de chevau-légers et 2e de carabiniers, formant 450 à 500 chevaux, qui font partie des régiments de marche de cavalerie qui sont avec le général Evers et dont les régiments sont au 2e corps de cavalerie, partent dans la journée, en un seul détachement, du lieu où ils se trouvent, et aillent rejoindre le 2e corps de cavalerie qui prend aujourd’hui position tout près d'ici.
Donnez le même ordre aux 143 hommes des 1er, 2e et 3e de chasseurs de la brigade Girardin qui fait partie du corps du duc d'Elchingen, ainsi qu’aux 146 hommes du 11e de chasseurs, des Wurtembergeois, et 4e de chasseurs, aux 18 hommes qui appartiennent aux 9e et 10e de chasseurs et aux 1er et 2e de chasseurs italiens, aux 87 hommes qui appartiennent aux Portugais et au 28e de chasseurs, et aux 43 hommes qui appartiennent aux Westphaliens.
Il ne restera donc plus sous les ordres du général Evers que les 500 hommes de cavalerie du 1er corps et les 900 hommes du 3e corps, lesquels continueront à rester sous les ordres de ce général de brigade" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2577 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31982).
/ 1810-1812 : Espagne et Portugal.
Le 11 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de l'Armée d'Espagne : "Mon Cousin, vous donnerez sans délai les ordres suivants, que vous enverrez par un officier d'état-major :
... les 300 hommes appartenant aux 1er, 2e, 7e, 11e, 12e, 13e et 20e de chasseurs, dont les escadrons de guerre sont en Allemagne, se dirigeront sur Salamanque pour être incorporés au 15e de chasseurs, conformément au décret que vous recevrez ..." (Correspondance de Napoléon, t.20, lettre 16131 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22847).
Le 12 avril 1810, l'Empereur écrit au Maréchal Berthier, depuis Compiègne "Mon Cousin (...) Donnez ordre que le 8e régiment de marche de cavalerie qui part d'Auch le 22 avril pour arriver à Bayonne le 29, continue sa marche, savoir, les détachements du 1er, 2e, 7e, 11e, 12e, 13e, 16e et 20e de chasseurs, c'est-à-dire tous les chasseurs formant 250 à 300 chevaux, sur Salamanque, pour être incorporés dans le 15e de chasseurs ..." (E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. III. 1809-1810" - lettre 4145; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 23424).
Le 22 août 1810, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre (...). Les 4e escadrons du 24e et du 11e de chasseurs formeront un régiment provisoire. Les 4e escadrons du 12e de chasseurs et du 5e de hussards en formeront un autre. Aussitôt que ces régiments seront formés, ils continueront leur marche pour Bayonne. Le régiment (...) formé du 11e et du 24e de chasseurs portera le nom de 1er régiment provisoire de cavalerie légère de l'armée d'Espagne, l'autre portera le nom de 2e régiment idem" (E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. III. 1809-1810" - lettre 4527; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24395).
Le 2 septembre 1810, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je reçois votre rapport du 31 août. Il n'y a pas besoin de décret pour constituer les 4es escadrons des 11e et 24e de chasseurs en régiment provisoire, et les 4es escadrons du 12e de chasseurs et du 5e de hussards aussi en régiment provisoire, puisque la comptabilité doit toujours être par escadron. Il suffit, pour cela, d'un simple ordre de service ..." (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 419; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24469).
Le 28 septembre 1810, l'Empereur écrit depuis Fontainebleau au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre aux 1er et 2e régiments provisoires de cavalerie légère de l'armée d'Espagne, c'est-à-dire aux deux escadrons des 11e, 24e, 12e de chasseurs et 5e de hussards, formant 2.000 hommes et qui sont arrivés à Niort, d'en partir sans délai pour se rendre à Vitoria où ils seront sous les ordres du général Caffarelli.
Donnez ordre au général de division Caffarelli, mon aide de camp, de partir demain pour Vitoria, où il trouvera les ordres du prince de Neuchâtel" (E. Picard, L. Tuetey : "Correspondance inédite de Napoléon 1er, conservée aux Archives de la guerre. T. III. 1809-1810" - lettre 4635; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24698).
3-5 mai 1811: Fuentes-de-Onoro
Le 21 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, le ministre de l'Administration de la guerre, me rendant compte que le 24e de dragons, le 15e et le 29e de chasseurs, ne recevront pas les chevaux de remonte pour lesquels ils étaient portés dans la 2de commande, il me paraît nécessaire que vous ordonniez les mouvements suivants :
... Donnez ordre aux dépôts du 23e de chasseurs de fournir 100 chevaux
... du 11e 70 chevaux ...
Total 710
Ces 710 chevaux seront dirigés, tous harnachés et en bon état, un homme menant 2 chevaux, savoir 410 sur Auch pour le 15e de chasseurs et 300 sur Carcassonne pour le 29e.
Il est indispensable que ce mouvement se fasse promptement afin que le 29e et le 15e de chasseurs puissent le plus tôt possible avoir tous leurs hommes disponibles en état de partir. Vous aurez soin de recommander qu'on n'envoie que de bons chevaux, en état de faire la guerre, ayant plus de 6 ans, et comme cette mesure est importante, vous rendrez le major de chaque dépôt responsable de la moindre fraude à cet égard, puisque ce serait compromettre des troupes qui vont entrer en campagne. Vous pouvez d'ailleurs ordonner au général le plus voisin du dépôt d'en passer la revue.
Je désire que vous me remettiez dans un tableau par colonnes horizontales l'indication jour par jour de ce qui doit partir et arriver tant pour les mouvements qui sont l'objet de cette lettre que pour ceux de même nature que j'ai précédemment ordonné" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5649 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27369).
Le même jour, 21 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Lacuée, Ministre de l'Administration de la Guerre : "Monsieur le comte de Cessac, je viens de pourvoir au remplacement des 42 chevaux du 24e de dragons, des 260 du 15e de chasseurs et des 270 du 29e de chasseurs, dont vous m'annoncez, par votre rapport du 19 juin, que la fourniture est en retard. J'ai ordonné au ministre de la Guerre de faire partir sur-le-champ :
... 2° 710 chevaux, savoir :
100 du dépôt du 23e de chasseurs ...
... 70 du dépôt du 11e idem ...
Sur ces 710 chevaux, qui seront conduits haut le pied, un homme menant deux chevaux, 410 seront dirigés sur Auch pour le 15e de chasseurs et 300 sur Carcassonne pour le 29e ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27382).
Le 21 août 1811, l'Empereur écrit au Général Clarke, depuis Saint-Cloud : "(...) Tout ce qui appartient aux 11e, 12e, 21e et 28e de chasseurs, et 5e de hussards, ne doit pas faire partie du régiment de marche de l'armée du Midi, parce que tous ces corps sont à l'armée du Nord; mais on les fera comprendre dans le régiment de marche de l'armée du Nord (...). Ainsi, on formera trois régiments de marche : (...) Le 1er du Nord, qui se composera des détachements des 1er, 5e, 9e de hussards; des 11e, 12e, 24e et 28e de chasseurs; ce régiment se formera, mais attendra de nouveaux ordres pour partir (...). Ainsi, il entrera donc en Espagne : (...) Le 1er régiment de l'armée du Nord (pour mémoire) (...) ce qui fera près de 4000 hommes qui entreront en Espagne dans le courant de septembre et déblaieront d'autant les dépôts" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6032 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28273 - cette dernière ne donne pas le 1er Hussards; quant à la minute (AF/IV/893, elle ne donne ni le 1er ni le 5e Hussards, mais seulement le 9e !).
Le 7 septembre 1811, au palais de Compiègne, l'Empereur décide de créer un 31e Régiment de Chasseurs à cheval, par l'amagame des deux Régiments provisoires de cavalerie légère (1er Régiment : 4es Escadrons des 11e et 24e Chasseurs; 2e Régiment : 4es Escadrons du 12e Chasseurs et 5e Hussards) stationnés à cette époque en Vieille Castille à Penaranda, qui doivent ainsi constituer les 3 premiers Escadrons de cette nouvelle unité :
"Décret.
ART. 1er. — Les 4es escadrons du 5e régiment de hussards et des 11e, 12e et 24e de chasseurs, formant deux régiments provisoires de l'armée d'Espagne, qui composent la brigade de cavalerie aux ordres du général Vatier, seront réunis en un seul régiment, sous la dénomination de 31e régiment de chasseurs à cheval.
ART. 2. — Les 5es escadrons du 5e hussards et des 11e, 12e et 24e de chasseurs deviendront 4es escadrons de ces régiments ..." (Commandant Margueron : "Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 175).
Le 2 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Anvers, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Le général Defrance formera un escadron de ce qu'il y a de disponible aux 11e, 12e et 24e de chasseurs et au 5e de hussards, sous le titre d'escadron de l'armée du Nord, et il le dirigera sur Burgos ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6230 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28758).
/ 1813 : Allemagne.
Le 26 février 1813, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc de Feltre, il est nécessaire de poser les bases de l’organisation de la cavalerie, pendant la campagne de 1813, à l'armée d'Allemagne ...
Chasseurs à cheval. - Le 13e régiment de chasseurs a huit escadrons, quatre en Espagne et quatre à Niort; il fournira quatre escadrons complétés à 250 hommes ou 1,000 hommes. Le 19e régiment a six escadrons à la Grande Armée ou au dépôt; il fournira aussi quatre escadrons ou 1,000 hommes. Ces deux régiments de chasseurs sont les seuls qui aient plus de cinq escadrons; ils fourniront entre eux deux huit escadrons.
Le nombre des régiments de chasseurs étant de vingt-huit, en ôtant les deux régiments susdits, il en reste vingt-six, dont dix-sept ont leurs escadrons de guerre à la Grande Armée, et neuf en Espagne. Ceux qui ont leurs escadrons.de guerre en Espagne sont : le 5e, qui peut fournir trois escadrons ou 750 hommes; le 14e, qui fournira trois escadrons ou 750 hommes; le 15e, qui fournira deux escadrons ou 5oo hommes; le 21e, qui fournira trois escadrons ou 75o hommes; le 22e, qui fournira trois escadrons ou 750 hommes ; le 26e, qui fournira trois escadrons ou 750 hommes; le 27e, qui fournira trois escadrons ou 750 hommes; le 29e qui fournira deux escadrons; le 31e, qui fournira deux escadrons; total, vingt-quatre escadrons.
Les dix-sept régiments qui ont leurs escadrons -de guerre à la Grande Armée fourniront chacun trois escadrons, ce qui fera cinquante et un escadrons, et en tout quatre-vingt-trois escadrons de chasseurs. Sur les vingt-huit régiments de chasseurs faisant cent quarante-quatre escadrons, il y aura donc en Espagne vingt-cinq escadrons et cent dix-neuf en France et en Allemagne, dont, quatre-vingt-trois étant à l'armée, il restera trente-six pour recevoir la conscription de 1814 et pour être organisés ultérieurement. Les quatre-vingt-trois escadrons qui seront à la Grande Armée feront 20,750 hommes; il en existe dans l'intérieur 18,118, nombre qui sera augmenté par les offres volontaires, qui sont plus nombreuses que vous ne les avez portées; il y en a en outre 3,500 au-delà du Rhin; ce qui fait environ 22,000 hommes ...
Récapitulation ...
Chasseurs à cheval. — Vingt-huit régiments, cent quarante-quatre escadrons, dont quatre-vingt-trois à l'armée d'Allemagne, trente-six en France, vingt-cinq en Espagne ..." (Correspondance de Napoléon, t. 24, 19612 ; Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32868). En Annexe, suit un "TABLEAU DES ESCADRONS DE CAVALERIE ORGANISÉS CONFORMÉMENT À L'ORDRE DE SA MAJESTÉ DU 26 FÉVRIER 1813" qui donne pour le 11e Régiment de Chasseurs, 3 Escadrons à l’Armée d’Allemagne, 2 en France, total 5.
Le 17 mars 1813, l'Empereur écrit, depuis Trianon, au Général CLarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je désire que vous me remettiez les états du sieur Curely, chef d'escadron au 20e chasseurs, et du sieur Timarville, chef d'escadron au 11e chasseurs. Faites-moi connaître quel est le colonel du, 19e chasseurs. Ce colonel n'est pas encore à son régiment. Il serait pourtant urgent qu'il y fût" (Brotonne (L. de) : « Lettres inédites de Napoléon 1er », Paris, 1898, lettre 1075 ; Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 2176 (1ère partie jusqu’à 11e chasseurs) et 2177 (2e partie). Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33260 et Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33261).
Le 8 avril 1813, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc de Feltre ... Je ne puis pas approuver que vous nommiez le capitaine Lallemand du 11e de chasseurs pour chef d’escadron au 1er régiment de marche de la 3e division. Cela ne peut pas être puisque le 11e régiment de chasseurs ne fournit rien à ce régiment, il faut mettre un chef d’escadron tiré d’un des corps qui le composent ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33727).
Le 23 avril 1813, le Maréchal Marmont écrit au Major général : "A l'instant où j'ai reçu l'ordre de partir de Hanau pour faire mon mouvement sur Eisenach, n'ayant d'autre cavalerie que celle qui se rassemblait à Hanau, et ignorant le mouvement de la garde, je fis choix de deux détachements formant quatre escadrons complets ; le premier de ces détachements, composé des 5e, 8e et 9e de hussards ; l'autre, des 7e, 11e, 12e et 16e de chasseurs, ce détachement m'ayant paru susceptible de faire quelque service en l'employant avec ménagement et précaution. Il paraît que l'Empereur a désapprouvé cette mesure et avait ordonné que ces détachements restassent à Hanau, et j'ai reçu du général Millaud la nouvelle qu'il avait donné aux détachements l'ordre de rétrograder, d'après ceux de Sa Majesté. J'ai donc eu lieu d'être étonné de leur arrivée avant-hier ; c'est hier seulement que l'ordre de rétrograder leur est parvenu. Comme il y a sept marches d'ici à Hanau, que ce serait une fatigue à pure perte pour les chevaux et un temps perdu pour l'instruction des hommes, j'ai pensé qu'il n'était plus convenable de les faire rétrograder et j'ai fait choix pour eux de bons cantonnements, où on les mettra promptement en état de bien servir. Le chef d'escadron Reisey, qui commande le détachement de hussards, pense qu'en quinze jours il le mettra en état de faire son service devant l'ennemi.
J'avais donné l'ordre au général Dommanges de venir prendre le commandement de ces deux détachements, par suite de l'ordre de Sa Majesté, dont il a eu connaissance avant son départ de Hanau ; il est resté. Si, comme je le suppose, Sa Majesté approuve les dispositions que j'ai prises de ne pas faire rétrograder ces corps depuis ici, il serait utile que le général Dommanges, ou tout autre général de brigade ou colonel, reçût l'ordre de venir afin qu'il y eût un chef pour les surveiller et les commander" (Mémoires du Maréchal Marmont, tome 5, page 79).
Le 14 novembre 1813, à Saint-Cloud, "On propose de donner au 11e de chasseurs les 33 chevaux qui sont au dépôt des lanciers de Berg"; "Approuvé", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 1183).
16-19 octobre : Bataille de Lutzen, Bautzen, Leipzig; Bataille de Hanau.
1814 : Campagne de France
Le 15 janvier 1814, le Général Piré écrit, à neuf heures du matin, de Gondreville, au Général Grouchy : "... C'est avec le plus vif chagrin que je suis forcé de vous rendre compte que la désertion s'établit dans ma division ; dix hussards d'élite du 3e hussards et des cavaliers des 11e et 27e chasseurs, sont passés à l'ennemi ; c'était tous de vieux soldats excellents , ils sont Alsaciens ou Lorrains ; la troupe se plaint, mal payée, mal habillée, etc." (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 3, p. 93).
Dépêche de Grouchy au Major général, datée du 15 janvier 1814 ; elle est écrite de Toul : "Monseigneur, c'est avec un vif chagrin que je me vois forcé d'instruire Votre Altesse des pertes notables qu'éprouve la cavalerie par l'effet de la désertion ; non-seulement de nouveaux militaires des départements envahis abandonnent leurs drapeaux, mais même des anciens soldats de ces départements : chaque jour est marqué par de nombreuses désertions ; encore cette nuit, dix chasseurs d'élite, des 3e de hussards, 11e et 27e de chasseurs, ont passé à l'ennemi. Les causes de ce mal, si inquiétant par ses progrès, sont les souffrances du soldat, qui n'est pas payé, qui ne reçoit presque point de distributions et qui est mal vu et maltraité par l'habitant, enfin qui est travaillé par les menées des coalisés, qui ne sont que trop secondés par les indignes Français que nous rencontrons depuis que nous avons quitté l'Alsace. Ceux-ci se prononcent si ouvertement contre le gouvernement qu'ils ébranlent l'armée, que tout mouvement rétrograde démoralise toujours.
D'un autre côté, le temps rigoureux qui s'est établi depuis que la cavalerie a repassé les Vosges et les longues marches que l'on a faites ont fait périr un grand nombre de chevaux.
Il n'y a pas un cheval ferré à glace, et pas un régiment n'a de fonds pour subvenir à cette urgente dépense. Depuis Baccarat jusqu'à Toul, d'où je vous écris, le 5e corps, son artillerie et les deux régiments de la garde d'honneur ont perdu plus de trois cents chevaux laissés en arrière ou qui se sont cassé les jambes. Partout les caisses ont été évacuées ; il n'y a point de payeur à l’armée, et les généraux eux-mêmes sont sans argent. J'ai cru, pour subvenir à l'objet important de la ferrure, devoir faire un emprunt, en évacuant Nancy, le maire et la municipalité s'étant refusés à prêter, sur ma signature et une réquisition du duc de Bellune, la modique somme de quinze mille francs. Au moment où j'allais quitter la ville, j'ai fait emmener le maire et deux de ses adjoints. Cette mesure rigoureuse a produit le versement de cette somme, qui a été répartie entre les troupes à cheval et l'artillerie des 5e corps de cavalerie et 2e d'infanterie ; mais de tels moyens sont aussi affligeants à prendre qu'insuffisants dans la position critique où nous sommes.
L'ordre du 3 janvier prescrit le payement d'un mois de solde à l'armée, mais cet ordre est pour le moment illusoire, puisqu'il ne se trouve de fonds nulle part.
Je vous conjure, Monseigneur, de ne point taire à Sa Majesté les tristes vérités que renferme cette lettre : elles navrent le cœur de ses plus fidèles sujets.
L'ennemi est entré hier soir à Nancy ; ce sont des Cosaques et des uhlans autrichiens. Les troupes bavaroises et autrichiennes, qui ont débouché par Sainte-Marie et le Bonhomme et qui étaient le 9 à Bruyères et à Épinal, où quatre ou cinq cents chevaux, qui y avaient été envoyés de Nancy avec le général Cassagne, ont été entièrement détruits, manœuvrent par notre droite ..." (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 3, p. 97).
Le 20 janvier 1814, à Paris, l'Empereur décrète : "I. Les six brigades de cavalerie de réserve, créées par notre décret du 17 de ce mois, sont organisées de la manière suivante ...
Enfin, la quatrième brigade sera composée de tous les chasseurs et hussards que pourront fournir les dépôts des 1er, 2e, 3e, 4e, 6e, 7e, 8e, 9e, 11e, 12e, 14e, 16e, 20e, 23e, 24e, 25e, 26e, 27e, 28e de chasseurs, des 3e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e, 11e, de hussards, ce qui fera sept détachements.
Ces quatre brigades se réuniront à Meaux sous les ordres du général Bordesoulle.
Les cinquième et sixième brigades seront composées de tout ce que pourront fournir les régiments dont les escadrons de guerre sont à l'armée d'Espagne, savoir :
Les 2e, 4e, 12e de hussards,
Les 5e, 10e, 11e, 13e, 21e, 22e, 29e de chasseurs,
Les 4e, 5e, 12e, 14e, 16e, 17e, 21e, 24e, 26e, 27e de dragons.
Ces deux dernières brigades se réuniront à Melun sous le commandement du général Pajol
Ill. Les carabines seront ôtées aux cuirassiers pour être données de préférence aux dragons, chasseurs et hussards" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 2731).
En arrivant à Nogent, et avant de commencer son opération offensive contre Blücher, Napoléon donne une organisation nouvelle à la cavalerie de l'armée qui reste sous le commandement en chef du Comte de Grouchy, qui, à moins d'ordres contraires, marche avec le Grand Quartier général. Le 2e Corps de Cavalerie, commandé par le Général Saint-Germain, comprend la Division Maurin (3e Brigade de cavalerie légère, Général Dammangez : 5e, 9e Hussards, 11e, 12e de Chasseurs, 2e et 4e Chevau-légers ; 4e Brigade légère, Général Delort : 4e et 10e Hussards, 6e Chevau-légers, 7e, 20e, 23e, 24e de Chasseurs) ; la Division de Grosse Cavalerie Saint-Germain (3e Brigade de Grosse Cavalerie, Général Blancard : 1er et 2e de Carabiniers, 1er, 2e de Cuirassiers ; 4e Brigade, Général Soppranzy : 5e, 8e, 10e, 13e de Cuirassiers) - (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 3, p. 161).
14 février 1814 : Bataille de Vauchamps
Le 11 mars 1814, à Soissons, l'Empereur décrète : "I. Il sera formé une brigade qui portera le titre de brigade des escadrons réunis.
II. L'organisation de cette brigade sera la suivante :
1er régiment, cavalerie légère :
1er escadron, 58 hommes du 23e de chasseurs et 20 id. 24e id.
2e id. 8o id. 11e id.
3e id. 67 id. 5e de hussards
4e id. 190 id. 5e de chasseurs
Total 415 ...
III. Chacun de ces régiments sera commandé par un colonel ou par un major.
IV. Au fur et à mesure que des régiments de marche arriveront à Soissons, tout ce qui appartiendra au 5e corps, sera placé dans la brigade des escadrons réunis. Tout ce qui appartiendra au 1er corps sera envoyé à ce corps et tout ce qui appartiendra au 6e corps sera envoyé au général Roussel.
Aussitôt qu'il y aura suffisamment d'hommes, on formera 4 régiments :
un de cavalerie légère appartenant au 2e corps ;
un de cavalerie légère appartenant au 5e corps ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 6478).
1814 : Colonel Deschamps.
1815 : Colonel comte de Fontenille.
Le 24 mars 1815, à Paris, "Davout demande que l'Empereur l'autorise à faire venir à Paris le 12e de ligne, le 5e de hussards et le 11e de chasseurs à cheval qui sont partis de Châlons ; l'Empereur les passerait en revue"; l'Empereur répond "Approuvé, faire venir à Paris" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 2921).
Le 26 mars 1815, à Paris, "Davout rend compte que, selon les intentions de l'Empereur, les deux escadrons du 11e de chasseurs, les trois escadrons du 5e de hussards et les deux premiers bataillons du 12e de ligne qui faisaient partie du corps commandé à Châlons par le duc de Bellune et qui ont pris la direction de Paris, se rendent dans cette dernière ville pour être passés en revue par Sa Majesté"; Napoléon décide : "Renvoyer au comte de Lobau"; le Comte de Lobeau de son côté répond : "Renvoyer au général Durrieu pour faire toutes les dispositions que cet ordre provoque" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2864).
Le 27 mars 1815, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Davout : "... Je verrai à Paris le 7e, le 11e, le 23e chasseurs, le 2e hussards, le 46e de ligne et le 2e de dragons" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 1426 ; Correspondance générale de Napoléon, t.15, lettre 39115).
Le 19 mai 1815, à Paris, est établi un "Projet d'une nouvelle organisation de la cavalerie présenté par Soult ; corrections et additions de l'Empereur.
... 3e corps. 5e hussards, 2e lanciers, 11e chasseurs, le lieutenant général Domon (note. L'Empereur barre Piré qu'il remplace par Domon) ..." (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 3255bis).
Le 22 mai 1815 à Paris, l'Empereur décrète : "... II. Le duc d’Albufera, pour le 18e de dragons et pour le 10e de chasseurs, le maréchal Brune, pour le 11e de chasseurs et le général Clauzel, pour les 15e et 5e de chasseurs, prendront toutes les mesures pour accélérer le recrutement et les remontes de ces régiments, dans les départements compris dans leur commandement : ils se concerteront avec les préfets, qui pourront affecter à la remonte de ces régiments la totalité ou partie des chevaux dont la fourniture a été demandée à leur département.
III. Les maréchaux et généraux ci-dessus désignés prendront aussi des mesures avec les capitaines commandant la gendarmerie des départements qui leur sont subordonnés, pour faire fournir à ces régiments, par la gendarmerie, des chevaux qui seront soldés sur-le-champ.
IV. Le ministre de la guerre prendra, de son côté, des mesures pour que toutes les fournitures de harnachement soient faites à ces régiments, en raison des besoins" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 6804).
Le 3 juin 1815, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Soult, Major général de l'Armée du Nord, qu'il approuve la formation de la cavalerie conformément à un état N°2 (pareille lettre est adressée le même jour à Davout); selon cet état, le 11e Chasseurs, qui initialement se trouvait au 3e Corps, en cantonnement à Jamaigne et environs, fait désormais partie du 1er Corps de Cavalerie du Général Pajol, 5e Division (Général Subervie), 2e Brigade (Merlin). Il se rend de Rocroi à Marle (Correspondance générale de Napoléon, t.15, lettre 39934; Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 178).
Le même 3 juin 1815, le Maréchal d'Empire, Major général, Duc de Dalmatie, écrit, depuis Paris, au Lieutenant général Comte Pajol, commandant le 1er Corps de cavalerie : "Monsieur le général, je vous préviens que l'Empereur vient d'ordonner une nouvelle organisation de la cavalerie, dont Sa Majesté a donné le commandement en chef à M. le maréchal comte Grouchy, qui va porter son quartier général à Laon.
D'après cette nouvelle organisation, il sera fourni, indépendamment des divisions de cavalerie attachées aux différents corps d'armée, quatre corps de cavalerie.
Sa Majesté, voulant vous donner un témoignage de sa confiance, vous a désigné pour commander le 1er corps de cavalerie, qui sera composé des 4 et 5e divisions, savoir :
La 4e division, commandée par le général Soult, sera formée ainsi qu'il suit :
1re brigade (général Saint-Laurent) : 1er hussards, cantonné à Marle ; 4e id. aux environs de Laon.
2e brigade (général Ameil) : 5e hussards, qui va se rendre du 3e corps d'armée à Marle.
Une batterie d'artillerie, que le général Ruty va y faire passer.
La 5e division, commandée par le lieutenant général Subervie, sera formée ainsi qu'il suit :
1re brigade (général Colbert) : 1er lanciers, qui va se rendre d'Avesnes à Marle ; 2e id. qui va se rendre de Philippeville à Marle.
2e brigade (général Merlin) : 11e chasseurs, qui va se rendre des environs de Rocroi à Marle.
Une batterie d'artillerie, que le général Ruty va y faire passer.
Partez, en conséquence, pour vous rendre sur-le-champ à Marle, où vous établirez votre quartier général. Occupez-vous, aussitôt votre arrivée, de l'organisation de votre corps et adressez-moi l'état actuel de sa composition.
Je vais donner des ordres pour que les officiers d'état-major qui vous sont nécessaires se rendent sans délai à votre quartier général.
Il sera attaché au corps que vous commandez un officier supérieur d'artillerie et un commissaire des guerres.
Vous correspondrez avec le maréchal comte Grouchy, qui va se rendre à Laon" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 387).
Le 1er Corps de cavalerie comprend, entre autres, au 9 juin 1815 :
Lieutenant général comte PAJOL, commandant en chef.
5e Division de cavalerie (Général Subervie) :
2e Brigade (Général Merlin) : 1er, 2e et 3e Escadrons du 11e Régiment de Chasseurs (Colonel Baron Nicolas), 484 hommes, 535 chevaux (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 186).
Campagne de Belgique.
Bulletin de l'Armée, Charleroi, le 15 juin au soir. (Extrait du Moniteur) : "... Un lieutenant du 11e de chasseurs a également passé à l'ennemi ..." (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 322 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.3, p. 172 ; Correspondance de Napoléon, t. 28, 22056).
À la bataille de Waterloo, le régiment se bat à Placenois.
Le 22 juin 1815; le Major général écrit, depuis Laon, à l'Empereur : "… Il m'a été rendu compte que le 11e de chasseurs, ayant reçu ordre du général Subervie de s'établir à Vervins avec le restant de la 5e division de cavalerie, le commandant et les officiers de ce régiment ont répondu qu'ils n'en feraient rien, que le poste était mauvais et qu'ils étaient trahis. Ils se sont retirés …" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 4, p. 360).
Le 27 juin 1815, à 8 heures du soir, Pajol écrit à Grouchy : "Monseigneur, l'ennemi est trop près, et le poste de Crécy est trop en vue pour que je puisse le retirer avant la nuit sans compromettre infanterie et cavalerie. Je ne ferai donc mon mouvement qu'à neuf heures, et ne serai rendu à Dommiers, où je vous prie de m'adresser vos ordres, qu'à une heure du matin.
D'après les renseignements et les rapports des paysans, il paraît que l'ennemi ne porte en avant que toute sa cavalerie, et qu'il marche avec beaucoup de précaution : il craint l'aile droite de l'armée du Nord, et je crois qu'il ne déploiera son flanc que quand il sera bien appuyé.
La garde désorganise tout ce qui la rencontre. Le général Subervic m'écrit que le 11e chasseurs et le 2e dragons se sont pervertis avec elle, et qu'il a eu beaucoup de peine à les retenir. L'indiscipline est à son comble, et si l'on ne sévit pas rigoureusement contre tous ces chenapans, ils nous perdront. Je vais mettre en vigueur votre arrêté, et je ferai fusiller le premier contrevenant. La garde nous compromettra et ne se battra plus. Il est étonnant combien les officiers et les soldats se permettent de propos inconvenants.
P. S. La division Piré est passée" (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 257).
La situation d'effectif du Corps de Pajol au 29-30 juin 1815 est la suivante :
4e Division de cavalerie (Général SOULT) :
1er Hussards : 36 Officiers, 489 hommes, à la Villette.
4e Hussards : 26 Officiers, 346 hommes, à Saint-Denis.
5e Hussards : 29 Officiers, 391 hommes, à la Villette.
5e Division de cavalerie (Général SUBERVIC), à Charonne et Bagnolet.
1er Lanciers : 29 Officiers, 229 hommes.
2e Lanciers : 33 Officiers, 260 hommes.
11e Chasseurs : 18 Officiers, 276 hommes (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 264).
Le 12 juillet 1815, les deux Divisions du 1er Corps de cavalerie sont réunies à Vierzon ; leurs effectifs sont :
4e Division (Général SOULT) :
1er Hussards, 393 chevaux.
4e Hussards, 194 chevaux.
5e Hussards, 218 chevaux.
5e Division (Général SUBERVIC) :
11e Chasseurs, 250 chevaux.
1er Lanciers, 223 chevaux.
2e Lanciers, 245 chevaux (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 273).
Le 13 juillet 1815, Pajol arrive à Issoudun. Il répartit les Régiments des Divisions Soult et Subervic dans les cantonnements assignés : le 11e Chasseurs, à Saint-Chartier et environs (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 274).
Le 27 juillet 1815, la situation du Corps d'armée de Pajol est la suivante :
4e Division (Général SOULT) :
1er Hussards : 341 hommes, 410 chevaux.
4e Hussards : 258 hommes, 283 chevaux.
5e Hussards : 250 hommes, 291 chevaux.
5e Division (Général SUBERVIE) :
1er Lanciers, 196 hommes, 264 chevaux.
2e Lanciers, 236 hommes, 281 chevaux.
11e Chasseurs : 261 hommes, 366 chevaux.
Effectif total . 1,542 hommes, 1,895 chevaux (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 277).
Peu à peu, les Divisions et les Brigades sont en grande partie disloquées, et les Régiments envoyés à de grandes distances les uns des autres. Dans le 1er Corps de Cavalerie, la Division Subervie est immédiatement dissoute : le 11e Chasseurs est envoyé à Castres (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 3, p. 279).
Le 11e Chasseurs est dissout le 6 décembre 1815.
Personnalités ayant servi au 11e RCC Eugène-François Vidocq, en 1791-1793 Anne-François-Charles Trelliard, chef d'escadron (1793) puis chef de brigade (1794) Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère (1786-1815), lieutenant en second au 11e RCC le 10 septembre 1807.
Colonel Five of the above officers attained the rank of General-de-Brigade and above. Lallemand de Waites, (Joseph-Theodore-Gabriel) Born: 16 January 1741 Colonel: 23 November 1791 General-de-Brigade: 10 June 1792 Died: 7 November 1794
Fregeville, (Jean-Henri-Guy-Nicolas Grandval) Born: 14 December 1748 Colonel: 29 June 1792 General-de-Brigade: 8 March 1793 General-de-Division: 15 May 1793 Died: 22 October 1805
Treillard, (Anne-Francois-Charles) Born: 9 February 1764 Chef de Brigade: 1 September 1794 General-de-Brigade: 10 September 1799 General-de-Division: 30 December 1806 Commander of the Legion d'Honneur: 14 June 1804 Baron of the Empire: 9 March 1810 Died: 14 May 1832
Bessieres, (Bertrand) Born: 6 January 1773 Chef de Brigade: 11 January 1800 General-de-Brigade: 24 December 1805 General-de-Division: 31 July 1811 Commander of the Legion d'Honneur: 28 November 1813 Baron of the Empire: 16 December 1810 Died: 15 November 1854
Jacquinot, (Charles-Claude) Born: 3 August 1772 Colonel: 13 January 1806 General-de-Brigade: 10 March 1809 General-de-Division: 26 October 1813 Baron of the Empire: 26 October 1808 Died: 24 April 1848
Entre 1805-1815 : Officers killed : Twelve Officers ; died of wounds : One ; Officers wounded : Eighty-one
Battle Honours Jemmapes 1792, Austerlitz 1805, Wagram 1809, and La Moskowa 1812
/ Uniformes
Selon les Etats Militaires de l'an VIII (1799-1800), l'uniforme se compose d'un dolman, surtout, pantalon et manteau vert; gilet blanc, parements et collet cramoisi; shako.