Le 26ème Régiment d'Infanterie LEGERE

Liste des Officiers, des cadres de l'Etat major, des Sous officiers et des hommes

Avertissement :

Nom et prénoms
Etats de service

Cailloux François René (dit Pouget)

Armes du baron Cailloux Pouget et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 2 août 1808 (Bordeaux).
D'azur; au chevron d'or, accompagné de trois grenades du même enflammées de gueules, quartier des barons militaires brochant sur le tout.
Livrées : les couleurs de l'écu.

François René Cailloux, dit Pouget, fils du chirurgien ordinaire du roi de Pologne, né le 28 juillet 1767 à Craon (Meurthe-et-Moselle), mort le 17 septembre 1851 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un Général français de la Révolution et de l'Empire.
Le père de François René Cailloux signe des noms de Cailloux, dit Pouget, l'acte de naissance de son fils. Par la suite, ce dernier utilise lui-même le nom Pouget.
Il est nommé Capitaine au 4e Bataillon de Volontaires de la Meurthe le 21 août 1791, puis il devient Adjoint aux Adjudants-généraux le 1er nivôse an II, et Adjudant-général Chef de Bataillon le 22 messidor (10 juillet 1794) suivant, nommé par les représentant en mission sur le champ de bataille de Tribstadt. Il sert de 1791 à l'an III aux armées de Flandre, de la Moselle et de Rhin-et-Moselle. Il se trouve au combat de Grisouelle et au siège de Thionville (1792). L'ennemi s'était emparé de Freicheviller, il le débusque de ce village à la tête de sa compagnie, et a un cheval tué sous lui.
Chef d'Etat-major de la Division Taponier après sa nomination au grade d'Adjudant-général, il assiste aux prises de Worms, Trèves, Frankenthal (Palatinat) et de Coblentz, au siège de Luxembourg (1794-1795) et à l'affaire de Tribstadt, où il enlève à l'ennemi 4 pièces de canon, un obusier, et où il a un second cheval tué sous lui.
Réformé avec traitement par suite du travail du représentant Aubry le 15 messidor an III, il rentre en activité le 1er nivôse an VII comme Chef de bataillon Adjoint à l'Etat-major général de l'Armée de l'Intérieur.
Chargé, en l'an VIII, d'une reconnaissance militaire de la côte du Calvados, il passe plus tard à l'Armée d'Angleterre. Chef de Bataillon à la Suite (Etat militaire de l'an XI).
Nommé Major à la création de ce grade le 11 brumaire an XII, et attaché au 62e Régiment de ligne, il reçoit le 4 germinal de la même année, la décoration de la Légion d'honneur (accès à son dossier dans la base Léonore du Ministère de la Culture : clic), et devient Colonel du 26e Régiment d'infanterie légère le 12 pluviôse an XIII.
De 1805 à 1807, il fait les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne à la Grande Armée.
De la possession de Telnitz dépend le sort de la bataille d'Austerlitz, parce que l'ennemi compte tourner par ce village l'extrême droite de l'armée française. Le Colonel Pouget combat pendant six heures et arrête l'ennemi, aussi l'Empereur, pour lui accorder une récompense digne du service qu'il vient de rendre, lui donne-t-il le 3 nivôse an XIV, la croix de commandant de la Légion d'honneur quoiqu'il n'a encore que celle de simple légionnaire.
Le 6 novembre 1806, il concourt à la prise de Lubeck. Voici comment le 29e bulletin s'exprime à cet égard : "Les chasseurs corses, les tirailleurs du Pô et le 26e régiment d'infanterie légère, composant la division d'avant-garde du général Legrand, qui n'avaient point encore combattu dans cette campagne, et qui étaient impatients de se mesurer avec l'ennemi, marchèrent avec la rapidité de l'éclair : redoutes, bastions, fossés, tout est franchi, et le corps du maréchal Soult entre par la porte de Mullen. Ce fut en vain que l'ennemi voulut se défendre dans les rues, dans les places ; il fut poursuivi partout. Toutes les rues, toutes les places furent jonchées de cadavres : 400 prisonniers, 60 pièces de canon, plusieurs généraux, un grand nombre d'officiers tués ou pris, tel est le résultat de cette belle journée".
Le 6 février 1807, il soutient presque seul le combat de Hoff, dans lequel il a 38 Officiers et 730 sous-officiers et chasseurs tués ou blessés ; son chapeau et sa capote ont été percés de plusieurs balles. L'Empereur, qui assiste de loin à cette affaire, se plait à répéter : "Le 26e a fait des prodiges de valeur sous mes yeux". Le 7 et le 8 février, à Eylau il se conduit avec la même bravoure, le 7 surtout, dans un combat de nuit pour débarrasser la ville au moment où l'Empereur y entre. Le 10, il enlève les retranchemens de Heilsberg, et, quoique blessé à la cuisse gauche d'un coup de biscaïen qui a tué son cheval, il ne veut pas quitter son Régiment. La bataille de Friedland met fin à cette campagne. Le Colonel Pouget, créé baron de l'Empire le 19 mars 1808, reste en Allemagne.
Lors de la campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809), il entre dans la composition du Corps d'armée du Maréchal Masséna, Division Général Legrand, Brigade Ledru des Essarts.
Le 3 mai a lieu la prise d'Ebersberg. Après la célèbre journée d'Eckmühl, le Général Hiller se retire vers la petite ville d'Ebersberg, qui s'élève en amphithéâtre sur la Traunn, et que défend un château fort. Le Général Claparède le suit de près, atteint son arrière-garde, passe le pont long de 400 mètres, et se loge dans les maisons du bas de la ville. Le Maréchal Masséna et les Généraux Legrand et Ledru des Essarts le rejoignent aussitôt. Mais Hiller s'est établi sur les hauteurs, et a jeté 4 ou 500 hommes dans le château. Masséna ne peut espérer de le forcer dans sa position avec la seule Division Claparède, et il envoie donc plusieurs Officiers presser la marche de la Brigade Ledru des Essarts, dont le 26e Léger fait tête de colonne. Ce Régiment arrive au pont, qu'une batterie autrichienne prenait en écharpe, s'y engage résolument et gagne l'autre rive au pas de course. Le Général Ledru des Essarts conduit le Colonel Pouget à l'entrée d'une ruelle étroite, et lui dit : "Ce chemin conduit au château, portez-vous-y, et attaquez". Le Colonel se met à la tête des Carabiniers de son premier Bataillon, et précédé des Sapeurs, gravit le sentier indiqué. Il débouche bientôt sur une petite place, et voit le château devant lui, à 25 mètres environ. la porte se trouve à l'extrémité d'un chemin couvert de peu d'étendue. Il attaque. La résistance est des plus vives. Des Carabiniers s'introduisent dans la place par les soupiraux de la cave, par différentes ouvertures, par la porte que les Sapeurs parviennent enfin à briser. Les assiégés rendent le château et restent au pouvoir des troupes françaises, après une action qui ne dure pas moins d'une heure et demie. Ainsi ce coup hardi accompli avec tant de bravoure et d'habileté, appartient au 26e Léger et à son Colonel.
Le 22 mai, à Essling, il a la moitié du pied gauche emporté par un boulet, et doit quitter son Régiment. Cette blessure est si grave que l'Empereur l'assimilant à une amputation, lui donne une dotation en Hanovre de 4 000 francs, et par un autre décret daté de Schönbrunn du 30 du même mois, le nomme Général de Brigade pour être employé dans l'intérieur de la France.
Mis en disponibilité le 18 juillet suivant, il reçoit le 18 octobre, le commandement du département de la Marne, et le 10 septembre 1811, celui des Vosges.
En 1812, l'Empereur lui confie le 9 janvier, une Brigade de la Division Verdier, du 2e Corps d'observation de l'Elbe, avec laquelle il fait la campagne de Russie (1812). Il prend part aux engagemens qui ont lieu le 31 juillet, les 1er, 9, 10 et 11 août. Pendant le dernier il reçoit un coup de baïonnette dans la jambe gauche. à l'affaire du 16, il monte à cheval avec une seule jambe bottée. Le 18, il enlève aux Russes une batterie de 12 canons, reçoit une blessure au genou gauche, et a son cheval tué sous lui. Obligé de se retirer à Polotsk, puis à Wilna pour se faire soigner, il ne peut encore monter à cheval quand l'ordre lui parvient de se rendre à Vitepsk, afin de prendre le commandement de la province de ce nom. Il obéit, mais bientôt attaqué sur les deux rives de la Dwina, il doit opérer sa retraite. à peine a-il fait quatre lieues, que chargé par une colonne de 4 500 Russes, et ne pouvant se défendre, il demeure au pouvoir de l'ennemi le 7 novembre.
Rentré en France le 25 juin 1814, les princes de la Restauration n'accueillent point ses services. Le Roi se contente de lui donner comme à tous les Officiers généraux, la croix de Saint-Louis le 20 août.
Au retour de l'île d'Elbe, l'Empereur l'appelle le 15 avril, au commandement du département des Bouches-du-Rhône. Après les événements de Mont-Saint-Jean, il reçoit l'ordre de conduire les 2 Régiments qui forment la garnison de Marseille à Toulon, et court des dangers en quittant la ville. Le Maréchal Brune le nomme Sous-gouverneur, puis Commandant de toutes les troupes qui se trouvent à Toulon.
En non-activité le 1er août 1815, et admis à la retraite le 8 octobre 1816, il reprend du service en 1830, commande le département de l'Aube, est fait Grand Officier de la Légion d'honneur le 20 avril 1831, rentre dans sa position de retraite et se retire à Vezelise (Meurthe) en 1832. Décédé le 17/11/1857.

Voir aussi Six, vol. 2, pp. 327-328
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 4, Bureau de l'administration, 1844
"François René Cailloux", dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

Clément Sébastien
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 16 janvier [1814] ... Sébastien CLéMENT, né à Chicourt (Meurthe), aujourd'hui Lorraine annexée, chasseur au 26e léger, 1er bataillon, 4e compagnie" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Dollfus Jean-Henry
Né à Mulhouse le 15 septembre 1771. Soldat dans Sonnenberg-Suisse (1786), Officier dans Vigier-Suisse (1789). Commandant la Légion de la Garde nationale de Belfort. Lieutenant-colonel en 2e du 1er Bataillon du Haut-Rhin le 1er octobre 1791, en chef le 21 mai 1792, Aide de camp du Général Salomon en 1793, Chef de Bataillon à la 26e Demi-brigade légère, puis à la 93e le 23 septembre 1799, membre de la Légion d'honneur le 14 juin 1804, réformé le 30 mai 1807 (in : G. Dumont : "Bataillons de volontaires nationaux").
Dornier Jacques-Louis
De Rueil. Enfant de troupe aux Gardes suisses, 1778. Caporal à l'âge de 28 ans au 3e Bataillon de la République dit du Faubourg du Temple, 17 octobre 1792; Sergent, 3 novembre 1792; Sergent-major, 14 février 1795; Grenadier de la Représentation nationale, 20 mai 1795; Sergent, 1796; Sous-lieutenant dans les Grenadiers à pied de la Garde des Consuls, 1800; Lieutenant, 1801; Capitaine adjudant-major à l'école spéciale militaire, 1803; Chef de Bataillon, 1807; passé au 15e Régiment d'infanterie légère et Chevalier de la Légion d'Honneur, 1810; Major, 1811 ; Colonel du 26e Léger et Officier de la Légion d'Honneur, 1813; Général de Brigade, 25 février 1814; tué à La Guillotière, près Troyes, 3 mars 1814. Blessé à Pirmasens et à Leipzig; s'est particulièrement distingué à la prise du pont d'Alenquer, en Portugal, au combat d'Arroyo del Porco et à la bataille de Montereau (In : "Les Volontaires nationaux", tome 3).
Duran Pierre
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 12 janvier [1814] ... Pierre DURAN, natif de Valleroy (Haute-Marne), voltigeur au 26e régiment d'infanterie légère, 2e bataillon" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Ferré Jean-Martin
De Paris. Etait à la prise de la Bastille; Caporal de Chasseurs dans la Garde nationale parisienne (Petit-Saint-Antoine). Volontaire à l'âge de 23 ans au 2e Bataillon de Paris, 20 juillet 1791 ; Sous-lieutenant à la Légion des Alpes, 21 juillet 1792; Lieutenant, 1793; Capitaine, 1795; passé au 26e Léger, 1804 ; Chevalier de la Légion d'honneur, 1807; blessé à Vérone; retraité, 1809 ; admis aux Invalides le 3 et mort le 14 avril 1841 (In : "Les Volontaires nationaux", tome 2).
Fournaux François
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 19 janvier [1814] ... François FOURNAUX, natif de Montchauvet (Seine-et-Oise), chasseur au 26e léger, 1er bataillon, 4e compagnie" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Frémi Jean-Joseph
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 15 janvier [1814] ... Jean-Joseph FRéMI, 21 ans, natif de Gérarin (Gérardmer), Vosges, chasseur au 26e léger, 3e bataillon, 2e compagnie" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Manteau Valentin
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 19 janvier [1814] ... Valentin MANTEAU, natif de Gomont (Ardennes), chasseur au 26e léger, 1er bataillon, 1re compagnie" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Margerit Jean-François
né le 11/08/1762 à Saint-Etienne Larderol (Haute-Loire). Entré au service le 03/01/1783 comme Soldat au Régiment de Monsieur (infanterie). Dragon au Régiment de Deux Ponts dragons le 01/02/1785. Sergent-major au 1er Bataillon de la Saône-et-Loire le 27/09/1791. Lieutenant le 20/11/1792 au 1er Bataillon de la Saône-et-Loire (SHDT - dos individuel Hugues Vincen). Capitaine le 14 brumaire an V (04/11/1796) au 1er Bataillon de la Saône-et-Loire (SHDT - dos individuel Hugues Vincent). Chef de Bataillon à la 8e Légère le 1er prairial an VIII (21/05/1800) (SHDT - dos individuel Hugues Vincent). Chef de Bataillon du 4e Bataillon du 8e Léger le /10/1809, Armée d'Allemagne, 11e Corps Marmont, 2e Division Clausel (SHDT - C2680). Chef de Bataillon au 15e Léger le 14/03/1811 (SHDT - dos individuel Hugues Vincent). Major en second le 11/04/1812 au 26e Régiment d'Infanterie légère, Grande Armée, 1er Corps, 2e Division (SHDT - dos individuel Hugues Vincent). Major en 1er le 10/04/1813, Grande Armée, 1er Corps - 2e Division, 28e Régiment d'Infanterie légère pour prendre rang le 15/08/1812 (SHDT - dos individuel Hugues Vincent). Major en 1er le 1er/09/1813, Grande Armée, 28e Régiment d'Infanterie légère ; mis en non activité avec demi solde, a néantmoins été employé activement comme président du Conseil d'administration jusqu'en 1815 (SHDT - dos individuel Hugues Vincent).
Campagne - Faits d'armes : 1°) a fait les campagnes de :
- 1792, 1793 à l'Armée de la Moselle sous les ordres du Général Kellermann.
- les ans II, III à l'Armée de Sambre et Meuse sous les ordres des Généraux Bernouville, Custine, Houchard.
- les ans IV, V, VI à l'Armée du Rhin sous les ordres des Généraux Jourdan, Hoche, Augereau.
- l'an VII en Helvétie sous les ordres du Général Masséna.
- les ans VIII, IX, X, XII, XIV à l'Armée d'Italie sous les ordres des Généraux Masséna, Brune.
- les ans 1806, 1807, 1808, 1809 en Dalmatie et en Allemagne.
- les ans 1812, 1813 à la Grande Armée en Russie et en Prusse.
- 2°) a fait les actions d'éclats suivantes :
- Au premier passage du Rhin devant Urdingue sous les ordres du Général Championnet, il s'est emparé avec 60 Grenadiers d'une redoute où il y avait 4 canons bien défendus (a été blessé dans cette affaire).
- il s'est distingué à l'affaire de Gessingue en Allemagne le 14 brumaire an V (04/11/1796) fait Capitaine sur le champ de bataille (a été blessé dans cette affaire).
- a roulé du haut de la montagne en bas dans une forcée qu'il fît avec le Général Soult après avoir avec sa Compagnie pris 3 redoutes à la baïonnette (a été blessé dans cette affaire). Il fut fait Chef de bataillon sur le champ de bataille par le Général en chef Masséna.
Blessure(s) reçue(s) : - d'une esquille de caisson à la seconde articulation du bras gauche le 20/09/1793 à l'affaire de la Lune.
- d'un coup de sabre sur le bras droit le 8 messidor an II (26/06/1794) à la bataille de Fleurus.
- d'un coup de sabre à la main gauche au premier passage du Rhin devant Urdingue sous les ordres du Général Championnet.
- d'un coup de sabre à la machoire inférieure le 12 ventôse an III (02/03/1795) à la prise de Juliers.
- d'un coup de baïonnette à l'affaire de Gessingue en Allemagne le 14 brumaire an V (04/11/1796).
- d'un coup de baïonnette à la cuisse gauche le 5 messidor an IV (23/06/1796) à Epigny.
- d'un coup de sabre sur la tête à Montecreto pendant le blocus de Gênes, et un coup de baïonnette à la même affaire à la main gauche qui lui estropia deux doigts.
- d'un coup de crosse à l'omoplate gauche au village de Pozzolo lors du passage du Mincio le 12 thermidor an IV (30/07/1796) sous les ordres du Général Brune et qui lui a laissé une équiloze.
A reçu les honneurs suivants : Officier de la légion d'honneur le 09/08/1812 (accès à son dossier dans la base Léonore du Ministère de la Culture : clic).
Pouget, Francois-René (voir Cailloux)
Railly Jean-François
"Le nouveau directeur de l'hôpital militaire de Bosserville, Alexandre Chardin, et Génin, employé au dit hôpital, font la déclaration des décès ci-après : ... 25 janvier [1814] ... Jean-François RAILLAY, né à Chessy (Seine-et-Marne), chasseur au 26e léger, 2e bataillon, voltigeur" (E. Badel : "Le Monument de Bosserville, aux soldats morts pour la patrie en 1793-1794 et en 1813-1814"; extraits des registres de l'Etat-civil de la commune d'Art-sur-Meuse, dont dépend Bosserville).
Raymond Louis
De Gray. Entré à 29 ans comme Grenadier dans le 1er Bataillon de Grenadiers de Paris, septembre 1792; Caporal, 21 janvier 1793; Sergent-major, 25 mars 1793; Sous-lieutenant, 13 février 1794; Lieutenant à la 18e Demi-brigade, 1798; Capitaine, 1804; Baron de l'Empire, 5 mai 1809; Chef de Bataillon au 26e Léger, 31 mai 1809; blessé à Castiglione, à Saint-Jean et à Aboukir; dans cette dernière bataille il reçut sept coups de feu ; tué à Znaïm, 11 juillet 1809 (In : "Les Volontaires nationaux", tome 3).
Régeau Jean-Marie
De Calais. Soldat au Régiment d'infanterie de La Fère, 1779-1788; Sous-lieutenant d'Artillerie dans la Garde nationale de Strasbourg, 1789. Quartier-maître trésorier à l'âge de 32 ans au 1er Bataillon de Chasseurs républicains de Paris, nommé par le Ministre de la Guerre, 23 septembre 1792, ou par le Général Biron, 12 novembre 1792 ; n'a pas dû exercer, l'emploi étant pourvu ; passé à la 1ère Compagnie franche de la Dordogne, 23 avril 1793, par ordre du Général en chef de l'Armée du Rhin ; passé au 14e Bataillon bis d'infanterie légère, octobre 1793, puis à la 14e bis Demi-brigade légère et à la 21e légère ; Capitaine adjoint à l'Etat-major de l'Armée d'Italie, puis à celui de l'Armée du Rhin, 1799; Chef de Bataillon à la 1ère Demi-brigade légère, 1800; Chef de Bataillon le 26 thermidor an 8 - 14/08/1800 (Etats militaires de l'An X) ou le 20 messidor an 8 - 09/07/1800 (Etats militaires de l'An XI); passé au 9e léger et Chevalier de la Légion d'Honneur, 1804 (accès à son dossier dans la base Léonore du Ministère de la Culture : clic); Officier de la Légion d'Honneur, 1805; Major du 26e Léger, 1811 ; Chevalier de l'Empire; Colonel du 46e régiment de ligne, 1813; blessé à Manheim, Moesskirch, Talaveyra et Chiclana; retraité, 1815 (In : "Les Volontaires nationaux", tome 3). Chef de Bataillon, passé Colonel à un autre Corps, selon le Capitaine Duthilt
Richard Alexandre-Jacques
D'Auxerre. Chasseur le 1er mai 1793, à l'âge de 19 ans, à la 2e Compagnie du Louvre; passé au 5e Bataillon de Chasseurs; passé à la 5e Demi-brigade légère de 1ère formation; passé à la 24e Demi-brigade légère de 2e formation; Sergent à la 24e Demi-brigade légère, 1799; Sous-lieutenant,1803; Lieutenant et Chevalier de la Légion d'Honneur, 1807 (accès à son dossier dans la base Léonore du Ministère de la Culture : clic); Officier payeur, 1808; Capitaine, 1811; Quartier-maître trésorier du 26e Léger, 1813; retraité, 1816 (In : "Les Volontaires nationaux", tome 3).
Soye Jean-Louis
Né le 10/02/1774 à Phalsbourg (Meurthe). Fils de Joseph, secrétaire de cette place, et d'Elisabeth Lefevre. Soldat au Régiment Royal-Liégeois le 06/01/1781, devenu 101e Demi-brigade en 1791. Fourrier le 01/02/1781, Sergent le 28/07/1792, licencié avec le Corps le 11/10/1792. Passe Sergent au Bataillon des Chasseurs du Rhin le 12/10/1792. Sergent-major le 01/05/1793. Adjudant sous-officier le 21/03/1794. Sous-lieutenant le 11/05/1794. Lieutenant le 03/04/1795. Passé avec l'amalgame à la 16e Demi-brigade légère le 19/06/1795, devenue la 26e Légère le 18/06/1796. Capitaine le 26/03/1799. Légion d'Honneur le 24/09/1803 (accès à son dossier dans la base Léonore du Ministère de la Culture : clic). Officier de la Légion d'Honneur le 14/06/1804. Passe le 01/03/1806 Capitaine aux Chasseurs à pied de la Garde Impériale. Passe aux Dragons à pied le 01/10/1806. Rentré à son Corps le 10/03/1807. Promu le 30/04/1807 Major au Régiment du Grand-Duché de Berg, Colonel du 2e Régiment d'Infanterie de Berg le 01/06/1808. Passe au service de Naples comme Colonel du Régiment Royal Corse le 01/08/1808. Ordre des Deux-Siciles le 24/01/1809. Passe le 02/03/1810 Colonel du Régiment de Grenadiers de la Garde. Commandant de l'Ordre des Deux-Siciles le 31/12/1810. Baron du Royaume le 01/01/1811. Demande de rester au service du Roi des Deux Siciles n°581, promu le 02/03/1812 Maréchal de camp, commandant l'Infanterie de la Garde. Marié le 01/12/1813 à Naples avec Louise Caroline Noël Briot, deux enfants, Caroline Soye et Joseph Horace Charles Soye. Quitta Naples le 03/12/1813, reçu l'ordre de s'arrêter à Rome, mais refusa de suivre le Roi Murat le 05/01/1814. Fut nommé Lieutenant-général et Capitaine des Gardes le 23/01/1814, mais persista dans son refus et rentra en France, à Paris, rue Saint-Eustache, hôtel de Strasbourg, se présente à l'Etat-major général pour demander de l'activité. Nommé Général de Brigade à la suite de la Jeune Garde le 23/03/1814. Ordre de Saint-Louis le 20/08/1814. Mis en non activité le 01/09/1814. Confirmé dans son grade de Maréchal de camp par le Roi le 06/09/1814. Employé à la Division de Jérôme Bonaparte au 2e Corps de l'Armée de Belgique le 31/03/1815. Servit le 16/06 et le 18/06/1815. Mis en non activité le 30/09/1815. Lieutenant du Roi de 1ère Classe à Brest le 18/11/1818, puis à Valenciennes le 28/08/1820. Commandant la place de Metz le 27/12/1826. Remis en activité et maitenu dans son emploi le 22/03/1831. Commandant de la Légion d'Honneur le 11/06/1831. Commandant le département de la Creuse le 23/06/1832, mais ne put rejoindre son poste. Décédé le 16/07/1832 à Vaucouleurs (Meuse) d'une attaque de choléra (P. Quentin : "Français au service de Naples", t.1. - LH/2544/48; SHD 8 YD 1663).

 

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