Le Régiment ALBANAIS

1807-1814

 

Avertissement et remerciements : Cet article nous a été adressé par notre collègue du Bivouac, Didier Davin, que nous remercions tout particulièrement pour sa disponibilité et son érudition.

NB : Cet article est évolutif et sera complété au fur et à mesure de nouvelles recherches

 

Soldats du Régiment albanais vers 1809
Fig. 1 Soldats du Régiment albanais vers 1809

Après avoir vu le bataillon septinsulaire, nous allons passer aujourd hui en revue une des unités les plus curieuses de l'armée impériale : le régiment albanais.

De la fin du 18e siècle, à la première guerre mondiale, une des grandes questions de politique internationale est le partage de l’Empire ottoman entré en décadence. Les Balkans font partie de ce vaste ensemble bâti par Istanbul et objet de toutes les convoitises des puissances européennes.

La Russie s’implante sur la Mer Noire et ne peut accéder à la Méditerranée qu’en passant par les détroits aux mains du sultan. Elle soutient «naturellement» la lutte des peuples slaves des Balkans pour leur indépendance. L’Autriche veut aussi un débouché sur la Méditerranée plus largement que par la côte dalmate. L’Angleterre désire des bases navales pour sa flotte et enfin la France rêve aussi de l’Orient. Les iles ioniennes, aux marges de l’Empire turc, sont donc une position stratégique pour contrôler l’Adriatique et pour servir de poste avancé à des mouvements indépendantistes balkaniques.

Après une brève occupation française, elles forment en 1799, à l'initiative du Tsar Paul Ier, un Etat fédératif oligarchique, sous le nom de République des Sept-Iles ou République Septinsulaire. Cet Etat est placé sous la protection conjointe des Russes et des Turcs. Mais ce sont les Russes qui y installent une base navale et y lèvent des troupes pour lutter contre les Turcs en 1806, alors que les Turcs se rapprochent des Français. Leur représentant local en Albanie : le pacha de Janina, lorgne sur ces iles pour son propre compte et rêve d’indépendance.

Par le traité de Tilsit en 1807, qui met fin au conflit franco-russe, la république des Sept-Iles, et ses dépendances (quelques petits postes en Albanie) et Cattaro (Kotor au Monténégro) reviennent à la France (en fait Kotor avait été occupé illégalement par les Russes depuis 1806). Les Français qui contrôlent déjà les côtes italiennes et la Dalmatie renforcent leur position en Adriatique.

Avant même la ratification officielle du Traité, un petit corps expéditionnaire franco-italien commandé par le Général César Berthier a débarqué à Corfou. César Berthier, à son arrivée, trouve les troupes locales de défense organisées par le contingent russe d'occupation. Parmi elles, des compagnies d'infanterie légère grecques et albanaises sous le nom de «chasseurs de montagne». Leur solde est immédiatement prise en compte par l'Empire et c'est ainsi que Berthier adjoint 2 Compagnies d'Albanais à chaque régiment d'occupation, et s’entoure d’une compagnie d’élite pour sa garde personnelle, en attendant d'en former un régiment particulier. Puis il réorganise des compagnies de chasseurs grecs et le Bataillon Septinsulaire. Il propose aussi à Joseph, roi de Naples de lui fournir un contingent d’Albanais.

Carte des iles ioniennes

 

I/ LE REGIMENT ALBANAIS EN 1807-1809

Officier du Régiment albanais
Fig. 2 Officier du Régiment albanais

Ces Albanais orthodoxes (Souliotes) et les Grecs qui vivent dans les iles, ont émigré des Balkans voisins pour échapper à la férule et les persécutions impitoyables du pacha de Janina : Ali de Tebelen.

Leur structure sociale est clanique avec les solidarités, la hiérarchie et les rivalités entre les groupes qui vont avec. Leur parler de discipline militaire est impossible. Ils obéissent à des chefs charismatiques de par leur famille ou leurs exploits contre les Turcs.

Voulant leur insuffler un peu de coordination, en leur donnant un commandant en chef en la personne du Grec Christaki, Berthier se heurte à des mutineries et doit envoyer son aide de camp Des Estangs à Sainte Maure pour apaiser la situation. Le général écrit ainsi : «On ne peut jamais compter sur un nombre fixe, parce qu’ils se retirent à volonté pour peu qu’ils en aient envie. Ils sont payés en argent et ils doivent l’être régulièrement pour éviter les mécontentements». 

En novembre 1807, le major Minot du 84e de Ligne, un ancien de l’Armée d’Italie et d’Egypte, est chargé d’en former une unité autonome et d’en devenir le colonel. C’est un choix judicieux que d’employer un officier qui a servi en Orient et en connait les usages. Il reçoit cependant des instructions détaillées :

«Le choix que S.M. l’Empereur a fait de vous, Monsieur, pour commander les Albanais est une preuve très particulière de la confiance de S.M. dans votre zèle. Le but est de maintenir les Albanais, étrangers à nos mœurs et à nos manières, dans un esprit convenable pour le gouvernement et d’attachement à la personne de l’Empereur. Il faut pour cela de grands soins : témoignez de l’estime à ceux que vous commanderez, veillez à leurs besoins, traitez les en père, leur faire aimer leurs devoirs et leur donner l’esprit qui anime nos propres troupes».

Le 25 décembre 1807, le régiment est officiellement formé à trois bataillons de 9 compagnies et un état-major. Les officiers sont pris parmi les chefs déjà connus.

En mars 1808, César Berthier, jugé incompétent, est relevé par le général Donzelot à la tête du corps d’occupation. C’est un autre vétéran d’Egypte qui va appuyer Minot dans l’organisation de son unité. Un rapport de septembre 1808 envoyé par le général Donzelot, pourtant, ne constate guère de progrès dans la discipline : «On ne peut pas espérer dans ce pays voisin de leur patrie de les amener insensiblement à une discipline régulière. Les officiers en général sans instructions, voulant vivre d’après leurs usages, s’opposeraient les premiers à l’introduction de la discipline européenne. Ce n’est qu’avec peine que je suis arrivé à obtenir quelque service de cette troupe qui ne connait aucun autre exercice que de charger son fusil comme un chasseur, de marcher en tirailleurs et de rallier en masse d’après le signal qui leur est donné».

Le 10 mars 1809, on adjoint au régiment, à la suite, huit compagnies grecques dont trois d’élite sous le commandement d’un chef de bataillon.

En Juillet 1809, Napoléon décide de réunir Grecs et Albanais en une seule unité de 6 bataillons de 160 officiers et 2934 hommes appelé toujours régiment albanais sous les ordres du colonel Minot. Les effectifs sont répartis sur toutes les iles ioniennes, puisque l’Empereur veut que la majorité des troupes française soient concentrées à Corfou, le reste des iles étant défendues par des «autochtones».

- 1er bataillon (lieutenant-colonel Andruzzi) : Etat-major et 1ère compagnie à Corfou, compagnie d’élite à Merlera, 2e cie à Fano, 3e et 4e cies à Parga, 5e cie à Paxo.
- 2ème bataillon (commandant Christo Calojero) : Etat-major et cie d’élite à Céphalonie, 1ère cie à Paxo, 2e cie à Céphalonie et Ithaque, 3e cie à Céphalonie, 4e cie à Sainte Maure, 5e cie à Céphalonie.
- 3e bataillon (commandant Fotto Tzavella) : Etat-major, cie d’élite et 1ère, 2e et 5e cies à Corfou, 3e cie à Sainte Maure et 4e cie à Fano.
- 4e bataillon (commandant Christaki Calojero) : Etat-major et 6 cies à Sainte Maure.
- 5e bataillon (commandant Botzaris) : Etat-major et 6 cies à Corfou.
- 6e bataillon (commandant Agnagosti Pappagorgi) : Etat-major et 1ère à 4e cies à Zante, cie d’élite à Parga et 5e cie à Cerigo.

Des Grecs et Albanais renommés dans leur lutte contre les Turcs

Parmi les officiers retenus par Minot pour encadrer son régiment, si tous ont une réputation locale, certains ont plus particulièrement retenu son attention dans un rapport qu’il en a fait comme :
Fotto Tzavella, «originaire de Souly, de 38 à40 ans. D’une bravoure renommée, servait sous les Russes. Toute sa famille est retirée dans les iles. Les Souliotes ont pour ce chef beaucoup de vénération. Sa physionomie inspire la confiance. Il est plus civilisé que ses compatriotes. Les Turcs d’Ali Pacha le connaissent et le craignent…». Il sera assassiné par des agents de Ali Pacha à Corfou en 1809. Il avait déjà combattu avec les Français lors de la première occupation des iles ioniennes en 1798 à Nicopolis et Préveza avec un autre de ses compatriotes Botzaris avec lequel il était faché depuis, s’accusant mutuellement de félonie. Minot y voit une source d’émulation en les mettant chacun à la tête d’un bataillon avec leur affidés respectifs.
Minot parle ainsi de Botzaris : « ce chef ne servait point sous les Russes. Il a entre les mains d’Ali Pacha 22 personnes de sa famille. Il est peu civilisé mais a de l’esprit naturel et une grande réputation de bravoure. Il jouissait d’une fortune considérable, confisquée par Ali Pacha…».
Constantin Andruzzi de son nom italianisé (Konstantinos Andrutses) de Cheimarra : commandant du 1er Bataillon. Il avait servi les Français depuis 1799, quand ils avaient occupé Naples, en tant que commandant et instructeur. Il a recruté d'autres Cheimariotes pour l'armée française. Il fut promu lieutenant-colonel. Arrêté par les forces d'Ali Pacha alors qu'il se trouvait à bord d'un navire français. Les autorités françaises demandèrent sa libération, mais il est assassiné dans une prison de Janina. Ali Pacha a tenté de présenter sa mort comme un suicide.

 

II/ 1810-1814 : LA CHUTE PROGRESSIVE DES ILES IONIENNES

Tenue des Grecs de Janina (cies grecques)
Fig. 3 Tenue des Grecs de Janina (cies grecques)

Dès Octobre 1809, la flotte britannique commence à attaquer les iles défendues par les Albanais. La France complète cependant son dispositif dans le nord des Balkans en prenant le contrôle des Provinces Illyriennes. Céphalonie, Zante, Ithaque et Cérigo tombent rapidement, tandis que les troupes locales n’opposent qu’une faible résistance quand elle ne passent pas directement à l’ennemi !

En 1810, le 16 avril, Sainte Maure, un peu plus défendue par le général Camus, finit par succomber à son tour et 789 hommes désertent.

Un certain Hudson Lowe est chargé de l’administration des iles libérées. Tandis qu’Ali Pacha protestait de sa neutralité tout en aidant les Anglais, les Albanais restés à Corfou critiquent leurs compatriotes et protestent de leur fidélité.

Le 15 juin 1810 sont blessés lors de la défense défense de Corfou contre les raids britanniques (d'après Martinien) : le chef de bataillon Ducca, les capitaines Pano et Dimolizza, le lieutenant Tzavella.

Mécontent de l’attitude des Albanais, Napoléon ordonne d’en réduire le nombre et d’envoyer le surplus à Naples. Murat n’en veut absolument pas et Donzelot, qui ne pourrait les embarquer que de force, n’est pas satisfait. En 1811, l’Empereur réitère ses ordres qui ne seront jamais exécutés.

Corfou, rendue citadelle inexpugnable, reste le point d’appui français avec le poste de Parga sur la côte.

Le 15 Août 1811, on fête dignement l’anniversaire de l’Empereur et le régiment albanais défile à sa manière devant Donzelot : «Ce régiment partait au pas de course, les officiers brandissaient leurs sabres et animaient les soldats par leurs cris farouches. Tous les soldats déchargeaient sans cesse leurs armes, et malgré la célérité de la course, les rechargeaient avec une prestesse admirable».

Le 12 avril 1812, est blessé lors de la défense défense de Corfou contre les raids britanniques (d'après Martinien) : le capitaine Levandachi.

En mai 1812, c'est la rupture avec les Russes, et c’est aussi la réconciliation de ceux-ci avec les Turcs. Minot propose d’envoyer un contingent d’Albanais pour la Garde Impériale.

Le 18 juillet 1812, est blessé lors de la défense défense de Corfou contre les raids britanniques (d'après Martinien) : le lieuten ant Carcalezzis.

Le 2 juin 1813, est blessé lors de la défense défense de Corfou contre les raids britanniques (d'après Martinien) : le lieutenant Palazza.

Ayant connaissance des désastres français en Russie, Ali de Tebelen en profite pour attaquer le poste de Parga en Août 1813, défendue par les chasseurs d’Orient, et rompt en même temps avec le sultan. Il est repoussé une première fois, puis Donzelot décide d’évacuer la position, trop exposée et isolée.

En novembre 1813, le régiment est réduit à deux bataillons de 6 compagnies, dont une d’élite sur Corfou. Chaque compagnie sous les ordres d’un capitaine compte 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sergent major, 4 sergents, 1 fourrier, 8 caporaux, 84 soldats et deux cornets.

Minot, promu au grade de général de brigade, quitte Corfou et cède le commandement provisoire de l’unité au chef de bataillon Christaki.

Dans l’état- major du régiment, on compte un chirurgien major, le dénommé Ducca Zappa : «n’a pas d’instruction théorique mais la grande habitude qu’il a contracté de soigner les coups de feu lui donne souvent l’occasion de faire des cures qui sont extraordinaires. Les Albanais ont beaucoup de confiance en lui» ; et un aumonier, « entièrement dévoué au gouvernement qui a servi en Egypte et en Dalmatie».

 

III/ LA CHUTE DE CORFOU

Officier du Régiment albanais
Fig. 2 Officier du Régiment albanais

A la fin de 1813, on apprend à Corfou, par Trieste, des nouvelles de la bataille de Leipzig, et, en février 1814, les communications cessent avec Naples ou Murat a désavoué l’Empereur. Ce n’est qu’en avril que l’on sait que les Coalisés ont passé le Rhin. La garnison est encore amplement pourvue en provisions et munitions, mais elle est impuissante en dehors de son périmètre.

Le 4 mai, un navire parlementaire anglais entre dans la rade et porte des journaux qui annoncent la chute de Paris et l'abdication de Napoléon.

Donzelot décide d’en savoir plus et d’attendre un geste du nouveau gouvernement français. Le Roi envoie le 3 juin un émissaire pour demander à Donzelot de remettre l’ile aux Anglais et de reconnaitre le nouveau régime. Trois jours plus tard, le drapeau tricolore est amené et remplacé par le drapeau blanc royal.

Le contre-amiral Cosmao Kerjulien, nommé commandant de l'escadre de la Méditerranée, reçoit  l'ordre de réaliser l'évacuation des forces et des ressortissants français. Il appareille de Toulon, au début de juin 1814,  et mouille à Corfou le 12 juin où il commence aussitôt l'embarquement.

La convention de Paris du 23 avril 1814 n'autorisait à emporter que 39 pièces d'artillerie (une pour 1 000 hommes). Cent trente pièces furent embarquées. Le général anglais Campbell protesta. Donzelot le mit au défi de venir les chercher. Les Britanniques laissent faire.

Le 24 juin, le drapeau britannique flotte sur  Corfou  pour 50 ans, et le 25, l'escadre  française met à la voile sur Toulon.

Nos Albanais restés sur place sont remis à la générosité des Anglais qui vont les enrôler pour leur compte. De nombreux officiers et soldats s’illustreront plus tard dans la lutte pour l’indépendance grecque.

 

/ LE COSTUME DES ALBANAIS

Officier du Régiment albanais
Fig. 4 Soldat albanais en manteau

On parlera plus de costume que d’uniforme, chacun apportant, selon les contingents et son rang social, ses petites particularités. Le général Camus de Richemont, dans ses Mémoires, nous en fait une description datant de 1799, mais l’ensemble n’avait pas changé sous l’Empire :
«Le costume des Albanais ou Arnaoutes est à peu près celui des insulaires de la Grèce : la tête rasée autour du front, des tempes et de la nuque, ne laissant qu'un large disque de cheveux longs qui retombent par derrière et qui sont couverts, à leur sommet, par un petit fez, couleur pourpre, avec broderies en petits galons et une houppe en or ou en soie; des guêtres en velours écarlate ou bleu de ciel, également galonnées et montant à la naissance du genou. Le pied est renfermé dans une chaussure semblable à celle des montagnards espagnols, mais plus élégamment tressée et s'adaptant au bas de la jambe comme le cothurne romain.
Une chemise de forte toile blanche ou plutôt une tunique recouvre un caleçon et tombe comme une large jupe au-dessous des genoux (
NDLA : comme la fustanelle des Grecs) ; par-dessus cette tunique, une veste courte et ronde, en velours de même couleur que celui des guêtre, avec tresse en or, serre et dessine la taille; ses manches, ouvertes jusqu'au coude, se rattachent par une multitude de petits boutons de métal brillant et sont garnies de tresses d'or, des poignets aux coudes.
Une longue ceinture en soie ou laine de couleur éclatante, avec coulants en or, s'enroule autour des reins par-dessus la tunique; cette ceinture soutient deux longs pistolets dont le canon et la crosse sont recouverts par une garniture en argent.
Le chef se distingue particulièrement par deux rangées de boutons d'argent, de la grosseur d'un œuf de dinde, qui sont montés sur une étroite bande de maroquin, laquelle passe par-dessus le cou et retombe en double par-devant jusqu'à la ceinture; ces boutons sont creux et s'ouvrent comme autant de cassolettes.
Un
long fusil albanais et un sabre recourbé complètent l'armement.
La pièce la plus importante et la plus utile de ce costume est un gros et pesant caban, tissé en poil de chèvre, imperméable à la pluie; il se porte sur l'épaule gauche et c'est une honte que de le perdre ou de l'abandonner dans un combat. Au bivouac, il met son homme à l'abri du froid, de la neige et de la pluie; chaque soldat rassemble et forme un tas d'épines ou de fagots; il se place par-dessus et s'accroupit sous son caban comme sous une tente de feutre; l'eau peut tomber à torrents, elle coule sous les fagots sans atteindre l'homme
».

Donzelot précisera aussi, dans un rapport daté de septembre 1808, qu’une petite giberne est portée à la ceinture.

On peut trouver un certain nombre de représentations de cette tenue portée par les habitants de la région (figures 1, 2, 3 , 4).

En 1812, il semble que ce qui restait du régiment reçoive une tenue plus «européanisée» avec béret de laine rouge, surtout, gilet, ceinture, guêtres et chaussettes de laine, giberne et porte pistolets en cuir, fusil et sabre pour les sous-officiers et les compagnies d’élite.

 

/ BIBLIOGRAPHIE SOURCES

- Boppe : le régiment Albanais; in Carnets de la Sabretache, 1901, 1902.

- Boppe : le bataillon des Chasseurs d'Orient; in Carnets de la Sabretache, 1900.

- G. Pauthier : les iles ioniennes pendant l’occupation française et le protectorat anglais, Paris, Duprat 1863.

- Les iles ioniennes pendant l’occupation française 1797-1799; in Nouvelle Revue, tome 112, Paris, 1898.

- Fieffé : Histoire des troupes étrangères au service de la France.

- Martinien.

- Jean Savant : Soldats grecs de la Révolution et de l'Empire, Athênes 1939.

- Jean Savant : Napoléon et les Grecs sous les Aigles Impériales; in Nouvelles éditions latines 1946.

- Souvenirs d’un officier du 14e léger à Corfou; in Carnets de la Sabretache, 1904 (les anciens Carnets de la Sabretache peuvent être lus sur Gallica).

- Souvenirs de l’aide major Lamare Piquot, 1807-1814 ; Paris, 1918.