LE BATAILLON VALAISAN

1806-1811

 

Avertissement et remerciements : Cet article nous a été adressé par notre collègue du Bivouac, Didier Davin, que nous remercions tout particulièrement pour sa disponibilité et son érudition. Nous l'avons recoupé avec le texte de notre série 9 de Soldats de la Grande Armée consacrée au Bataillon valaisan. Nous complèterons ce texte avec d'autres documents ultérieurement.

 

I/ Historique et campagnes

a/ introduction

Grenadier et Officiers du Bataillon Valaisan 1806-1811
Chef de Bataillon Blanc, Officier et Caporal de Grenadiers vers 1810; dessin de D. Davin

Le Valais, région bilingue de Suisse (de langue française et germanique) fut le théâtre d'une guerre civile entre ses deux parties, lors de l'intervention et durant la présence française en 1798-1800. Devenu canton de la République helvétique, formée sous contrôle français, c'est en 1802 que le Valais est détaché du pays, bientôt remanié par Napoléon, pour former une petite république indépendante sous la protection des ses voisins : France, Confédération Helvétique et Italie. Tout ceci pour que la France puisse garder la mainmise sur la route stratégique du Simplon que le Premier Consul fait construire.

Dès cette époque, Napoléon pense à recruter des Valaisans, désormais alliés privilégiés, qui viendraient renforcer l'Armée française. Comme cela se faisait sous l'Ancien régime, et se fera pour les autres régions d'origine suisse avec la levée des 4 Régiments suisses et du Bataillon de Neuchâtel.

 

b/ Des débuts laborieux

Ce n'est en fait qu'en Octobre 1805 (16 Vendémiaire an 14) qu'une Capitulation (un contrat) est signé entre le nouvel Empire et la petite République pour fournir un Bataillon d'environ 660 hommes que l'on réunirait à Turin (Décret du 4 octobre 1805, prévoyant un effectif de 661 hommes, Officiers compris). Le recrutement s'avérant difficile (le Valais est assez pauvre et fournit déjà des hommes à d'autres unités suisses en Europe), on a bientôt réduit les effectifs des Compagnies à 83 hommes.

L'effectif prévu est donc de 5 Compagnies à 83 hommes chacune : 4 de Fusiliers et une de Grenadiers. Par Compagnie : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 Sous lieutenant, 1 Sergent major, 4 Sergents, 1 Fourrier, 8 Caporaux, 64 grenadiers ou Fusiliers, 2 Tambours.

L'Etat-Major comprend 5 hommes : 1 Chef de bataillon, 1 Adjduant major lieutenant de 1ère classe, 1 Quartier maître, 1 Chirurgien Major de 1ère classe, et 1 porte drapeau. Le Petit Etat major comprend 11 hommes : 1 Adjudant sous officier, 1 Caporal tambour, 4 Musiciens (dont un Chef de musique), 1 prévôt, 1 Maître tailleur, 1 Guêtrier, 1 Cordonnier, 1 Armurier.

Ce sera finalement à Génes, un an plus tard, que l'on commence à voir arriver par petits paquets des contingents de Valaisans, alors que les Officiers ont été désignés par la République Valaisanne dès novembre 1805. parmi les Officiers figure le Chef de Bataillon Charles Bon. Ils sont reçus en grande pompe par le Général Augustini, grand Bailli de la République du Valais, à Sion le 24 Août 1806.

Chef de Bataillon du Bataillon Valaisan
Charles Joseph de Bons ( 1765-1841)

Premier chef du Bataillon Valaisan, d'après un portrait réalisé en 1810 (Musée d'Histoire de Sion, Fondation Eugêne de Courten à Sion) On notera sur l'uniforme du Bataillon Valaisan deux détails intéressants : les épaulettes de Chef de Bataillon et la présence de 6 boutons à chaque revers. Enfin, ce portrait réalisé après sa sortie du service, notre homme peut arborer sur son ancien uniforme la croix de St Louis qu'il a gagné avant la Révolution. Quelques éléments biographiques : Né à Saint Maurice le 8 Mai 1756. Entré comme Cadet au Régiment de Courten au service de France en Avril 1769, Sous lieutenant en 1773, puis Lieutenant, Capitaine et Major. Fut licencié avec son Régiment en 1792. Chevalier de St Louis. Organisa le Bataillon Valaisan à partir de juillet 1806, devenant son Chef de Bataillon. Blessé en août 1808 en Catalogne, il laisse le commandement à l'Adjudant major Blanc et obtient son congé en février 1810. Député à la Diète Valaisanne et président de St Maurice.

L'organisation à Gênes se déroule de septembre à novembre 1806. A la fin 1806, l'instruction de notre Bataillon est dispensée à Gênes par des Sous officiers du 67e et du 112e d'Infanterie. Napoléon est très pressé de voir cette unité opérationnelle, ne serait ce que pour garder la ville !

En Février 1807, le Général Montchoisy, Commandant la 27e Division Militaire, fait son rapport à Berthier sur l'état d'équipement et d'instruction du Bataillon. Le recrutement s'avère toujours difficle, et le 4 mai, l'effectif n'est que de 495 hommes et Officiers. il monte à 577 au 1er août, ce qui permet de fixer son organisation définitive. Le Général Pille, Inspecteur général des troupes en Italie et à Naples le passe en revue complêtement en Décembre 1807 et trouve la Compagnie de Grenadiers "fort belle". Le Bataillon reste alors stationné deux mois à Port Maurice (aujourd'hui Impéria).

 

c/ Campagne en Catalogne, 1808-1810

Les évènements d'Espagne nécessitant d'entrer dans le pays avec des moyens militaires importants, le Bataillon est désigné pour rejoindre Perpignan. Il quitte Gênes le 29 mai 1808 et de Perpignan, il pénètre en Catalogne insurgée, le 14 Juillet 1808, avec le Général Reille. A peine passé la frontière, harcelé par des partisans, le Porte drapeau est tué. Le Chef de Bataillon de Bons est également blessé grièvement au cours d'un combat devant Gérône le 16 août 1808. Dans le Journal des opérations de l'armée de Catalogne, par Gouvion St-Cyr, nous lisons : "Le 16 août, le maréchal de camp comte de Caldaguès ayant réuni près de Castellar de la Selva, derrière les camps des assiégeants, des détachements de troupes de ligne, de miquelets et de somatènes venus de différents points de la Catalogne, et formant une réunion d'environ six mille hommes de troupes de quelques jours de formation ... se porta sur le front attaqué qui, par une circonstance difficile à expliquer, se trouvait être le moins garni de troupes; il culbuta assez facielemnt le petit bataillon valaisan qui était chargé de la garde des attaques, et qui passa sur la rive droite du Ter, pour rejoindre la division Reille à laquelle il appartenait".

Bons abandonne le commandement au Capitane Adjudant major Pierre Blanc.

Pierre Joseph Blanc

Né à Saxonne-Ayent (Valais) le 22 Juillet 1769. Sert dans l'Armée du Roi de Sardaigne, Cadet porte enseigne au Régiment de Courten en 1793, Sous- lieutenant de Grenadiers en 1797 au Bataillon valaisan de Streng puis de Bellmont. Revient en Valais en 1798 et prend part à la bataille de Finges (20 Mai 1799, lors de la seconde insurrection du Haut Valais) où il est blessé. En 1799, entre comme Capitaine adjudant au Bataillon helvétique.Adjudant Major au Bataillon Valaisan le 3 Avril 1807. Chef de bataillon du Bataillon Valaisan, le 20 Février 1810. Passe Chef de bataillon du 11e Léger, campagne de Russie. Major du 11e Léger en 1813 après un bref passage dans l'Artillerie de Marine. Détaché en février 1814 , commande un Régiment provisoire de réserve, rejoint le 11e Léger en Avril.Mis en non activité, le 4 Août 1814, et admis à la retraite en 1823 comme Lieutenant colonel. Naturalisé français en 1817. Décédé à Prats de Molo en 1850. Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

Officier du Bataillon Valaisan
Miniature ronde sur ivoire (1er Empire). Portrait en buste d’un Officier du Bataillon valaisan en habit rouge à distinctives blanches, portant la décoration des Chevaliers de Malte. Cadre en bois noirci. Vente Malvaux

 

Officier du Bataillon Valaisan
Tambour de Fusiliers, grenadier et Fusilier, d'après la Collection Carl

Le Général Duhesme bloqué dans Barcelone par les insurgés attend sa délivrance. Figuières est débloquée et on attend d'autres renforts qu'amène Gouvion St Cyr. Toutes les troupes en Catalogne doivent désormais former un 7e Corps de l'Armée d'Espagne (Armée de Catalogne). Le Bataillon fait partie de la Division Reille, Brigade Joba. Gouvion Saint Cyr arrive enfin.

Dans le Journal des opérations de l'armée de Catalogne, par Gouvion St-Cyr, nous lisons : "Le général en chef arriva à Perpignan à la fin du mois d'août; il trouva cette ville encombrée de blessés et de malades, sans que rien eût été prévu pour les recevoir et les soulager; il y trouva aussi des troupes que le général Reille avait renvoyées de Figuires, comme incapables de continuer la campagne par le défaut total d'instruction et le manque absolu d'habillement, d'équipement et d'une partie de l'armement nécessaire. Ces troupes étaient : le bataillon valaisan ... Le dénûment de ces hommes était si affreux que la vue ne pouvait s'arrêter sur eux; on les plaça, en attendant leur organisation, dans les endroits les plus éloignés des communications pour les soustraire à la pitié publique".

Le 5 novembre, le Corps entre en Catalogne et le Bataillon occupe la route de Bascara au fort de Figuièras. Il participe ensuite au siège de Rosas qui tombe le 5 Décembre. l'effectif du Bataillon est alors de 6 Officiers et 205 hommes. Girone est contournée et après avoir bousculé les Espagnols, Barcelone est enfin rejointe le 16 Décembre 1808. Le 21 Décembre, Gouvion St Cyr bat l'Armée espagnole de Juan de Vives à Molin del Rey.

Le 25 Février 1809, c'est à Valls que l'Armée de Reding est défaite. Le 1er avril, la Division Verdier a son quartier général à San Madin. Augereau, qui devait remplacer Gouvion Saint Cyr, est resté malade à Perpignan. Le Général Joba quant à lui, a été tué. Le Bataillon valaisan, fort de 5 Officiers et 210 hommes, prend part le 11 avril 1809 au combat de Bascara; le Capitaine Blanc est blessé. Puis le bataillon gagne Figuieras repris aux Espagnols.

Le 15 mai 1809, depuis son quartier-général de Medinia, sous Gironne, le Général Verdier écrit au Général en Chef, concernant la place de Roses :
"... Cette place n'ayant une garnison suffisante, je l'ai augmentée du bataillon valaisan qui est de deux cents hommes" (Journal des opérations de l'armée de Catalogne, par Gouvion St-Cyr).

Le 1er Juin 1809, Augereau devient Général en chef en Catalogne. Le Bataillon valaisan est alors au siège de Girone à partir du 4 juin 1809 sous le Général Verdier, Brigade Amey. Le siège va durer jusqu'au 11 décembre, et l'unité va y perdre le tiers de son effectif déjà peu important ! Le 19 Septembre, un assaut général est héroiquement repoussé par la garnison et la population espagnole. Le 28, Gouvion Saint Cyr abandonne son commandement à Augereau qui poursuit seul le siège. Le 15 octobre, le Bataillon est tombé à 4 Officiers et 94 hommes. Le 11 décembre, les défenseurs de la place, terrassés par la famine, se rendent.

Habit de Sous officier du Bataillon Valaisan Habit de Sous officier du Bataillon Valaisan
Bouton du Bataillon ValaisanBouton du Bataillon Valaisan
Habit de Sous officier de Grenadiers (S.E.H.R.I.) ; en dessous, boutons du Bataillon

De Bons est officiellement remplacé par le Major Blanc à la tête du Bataillon valaisan le 20 Février 1810. Le Bataillon repart à Barcelone puis stationne à Terruel, puis de nouveau dans les environs de Figuières, Prats de Molo et Perpignan.

En Avril 1810, c'est Mac Donald qui commande désormais l'Armée de Catalogne. Le Bataillon lutte contre les brigands. C'est au cours d'un de ces combats que le Lieutenant Tabin est blessé (10 avril). Il meurt de ses blessures le 11 mai. Le 15 avril, le Bataillon est à Figuièras avec un effectif de 13 Officiers et 264 hommes. Au 1er octobre, l'Armée de Catalogne est sous le commandement de Mac Donald. Le Bataillon valaisan dont l'effectif est passé à 7 Officiers et 157 hommes, fait partie de la Division territoriale du Général Baraguey d'Hilliers, en poste à Gérone. Le Bataillon combat contre les guérillas les 10 et 18 Octobre 1810 près de la Junquera. Le Lieutenant Dufour y est blessé le 10. Cantonné ensuite à Junquera, le Bataillon y apprend la réunion de la République du Valais à l' Empire ; elle forme désormais le nouveau département du Simplon (Décret du 12 novembre 1810). Le Bataillon valaisan devenu "français" doit prêter serment de fidélité à l'Empereur à la Junquera le 1er ou le 12 Décembre 1810. Il y restera jusqu'en Février 1811 puis regagnera Perpignan comptant alors environ 220 hommes! Théoriquement, le Bataillon, dissout, est versé le 28 février 1811 dans le 11e Régiment d'Infanterie légère nouvellement créé. En fait, il faut attendre Septembre 1811 pour que les restes du Bataillon soient versés dans le nouveau 11e Léger. Ils rejoignent Wesel, nouveau dépôt du R égiment au début 1812 et y formeront l'ossature du 3e Bataillon.

 

c/ Les mystères du Bataillon valaisan

Tambour de Fusiliers du Bataillon Valaisan
Tambour de Fusiliers (Bucquoy)

Plusieurs points restent à éclaircir sur ce Bataillon. Il semble qu'il n'y ait eu que 5 Compagnies, de son origine à un état d'inspection de fin 1810 soit une Compagnie de Grenadiers et 4 de Fusiliers. Les Voltigeurs représentés depuis, sont sans doute une extrapolation systématique des Collections alsaciennes, et nous sommes d'accord avec G. Dempsey pour juger leur présence problématique.

Le drapeau du Bataillon. On croit savoir que ce petit Bataillon ne reçut aucune Aigle. En effet, le nouveau 11e Léger, formé avec les Tirailleurs du Pô, les Tirailleurs corses, la Légion du Midi et le Bataillon valaisan, répondant au questionnaire sur les aigles de 1812, déclare n'avoir que trois aigles. Or, les trois première unités avaient touché ces aigles. Le Bataillon valaisan en théorie non.

Mais la problématique de l'aigle et du drapeau se complique après la découverte d' une note de Berthier à Napoléon du 26 août 1807: "il est demandé à l'Empereur si les régiments étrangers qui d'après ses décisions du 20 juin dernier doivent avoir des drapeaux sans Aigles ...  Si cette décision sera applicable aux régiments Suisses, Irlandais, de la Tour d'Auvergne, d'Isembourg et au bataillon valaisan qui ont reçu depuis longtemps des drapeaux surmontés d'Aigles".  

Il est certain que notre bataillon a eu un drapeau. D'abord parce qu'il y a eu deux Porte-drapeaux. Un qui fut tué en entrant en Espagne (Joseph Louis Rappaz) et un autre nommé en mars 1810 (Ignace Tabin). Comme au versement du Bataillon dans le 11e Léger, on ne trouve aucune trace de drapeau ... c'est qu'à ce moment il n'existait plus.

Notre hypothèse est que ce drapeau, peut-être le premier et le seul du Bataillon, fut une initiative "privée" du Chef de Bataillon de Bons et de ses Officiers qui le firent faire à leurs frais. Une vieille tradition d'Ancien Régime fit que le Chef de corps emporta ce drapeau lors de son départ et de la nomination officielle de son successeur en 1810. Le Bataillon étant alors réduit à une poignée d'hommes, aucun autre drapeau ne fut fabriqué même si un Porte drapeau fut officiellement désigné.

Hypothèse : ce drapeau aurait pu être du modèle 1804 avec losange central blanc et 4 coins en alternance rouge et bleu et 4 couronnes de lauriers dorés sans inscription en leur centre. Dans le losange central d'un coté écrit en doré "Empire francais / bataillon valaisan" et de l'autre sans doute les armoiries de la République du Valais : écusson mi rouge mi blanc avec étoiles à 5 branches rouges sur fond blanc et blanches sur fond rouge, les étoiles centrale étant des deux couleurs en contraste avec le fond. Par apport aux armoiries actuelles du Valais, celles de 1802 ne comptaient que 12 étoiles et non 13. Les 12 étoiles représentent les 12 circonscriptions administratives de la République ou "decins". La hampe du drapeau était surmontée d'une pique dorée.

 

II/ Les uniformes

L' uniforme de notre Bataillon était de fond rouge distingué de blanc (au collet, revers, parements et pattes passepoilés de rouge, passepoil blanc aux poches en travers, retroussis blancs). Le rouge étant une des couleurs traditionnelles des troupes suisses au service français, et le rouge et le blanc étant celles de la République valaisanne.

Les boutons et ornement de grades sont théoriquement de couleur (métal) jaune et or pour les Officiers (bien qu'un uniforme restant ait des boutons de métal blanc). Culotte et gilet blancs et guêtre noires ou blanches.

Tambour de Grenadiers du Bataillon Valaisan
Tambour de Grenadiers (Bucquoy)

Equipement de l'infanterie française avec le port du schako à plaque de cuivre; aigle à soubassement.

Les Grenadiers ont des grenades blanches liserées de rouge aux retroussis, des épaulettes blanches ( qui se détachent mieux sur le fond rouge de l' habit !) et un sabre briquet à dragonne blanche et gland rouge. Le bord supérieur du schako est bordé de rouge avec plumet, cordon et raquettes rouges en grande tenue. Grenade de cuivre sur la patelette de la giberne.

Nous avons ici représenté notre Sous officier en tenue de route avec le pantalon blanc. On notera que les boutons sont plutôt de métal blanc (?) d'après un uniforme conservé au Musée militaire du Valais.

Les galons de grade sont jaune orangé sur fond festonné blanc.

Les fusiliers ont un schako entièrement noir, cordon et raquettes blancs en grande tenue, pas de sabre briquet. Etoiles blanches liserées de rouges aux retroussis. Pattes d' épaules rouges passepoilées de blanc.

Notre Officier de grenadiers (d'après un uniforme conservé au Musée militaire Vaudois) n'a que 6 boutons dorés à chaque revers au lieu des 7 réglementaires. On notera les retroussis entièrement cousus et ornés de grenades argentées sur fond écarlate. Nous avons orné le schako d'un bord supérieur doré comme il est souvent de coutume vers 1810 . Le plumet est celui de la Compagnie de Grenadiers entièrement écarlate.

On notera que notre Chef de Bataillon (Blanc) porte les deux parties de son cordon doré de schako sur le devant et que son schako est bordé de doré à sa partie supérieure et inférieure. Un plumet blanc en aigrette sort d'une tulipe dorée. Gants chamois. Bottes demi-fortes de cavalerie. Ceinturon de maroquin rouge orné de doré. Epée à garde et dragonne dorées. Contrairement à son portrait existant encore dans les collections du Musée de Penthes, nous ne lui avons pas ajouté la Légion d' Honneur...... car il ne la recevra qu'en 1812 !

Les Tambours des Compagnies de Fusiliers du Bataillon valaisan (d'après les collections alsaciennes) portent un habit de fond bleu avec collet, revers, parements et leurs pattes et retroussis blancs. Ornements de retroussis des Fusiliers. On peut supposer les poches en travers passepoilées de blanc. Boutons de laiton (portant inscrits Empire Français et B V). Nid d'hirondelles écarlates galonnés de jaune surmontés par les pattes d'épaule rouge lisérées de blanc. Un galon jaune borde le collet, les revers et les parements. Gilet et culotte blanche. Shako noir, plaque à l'Aigle en laiton, cordon et raquettes blancs, pompon de la compagnie. Guêtres noires ou blanches selon la saison. Buffleterie blanche. Tambour : caisse cuivre, cercles bleus, tendeurs blancs.

Tambour de la Compagnie de Grenadiers (d'après la Collection Alsacienne Wurtz) : Shako noir galonné de rouge en haut et en bas du fût, plumet, pompon, cordon et raquettes rouges, plaque à l'Aigle en laiton. Habit de fond bleu avec collet, revers, parements et leurs pattes, doublure et retroussis blanc (retroussis ornés de grenades à corps blanc liseré de rouge, flammes rouges). Les revers, le collet et les parements sont passepoilés de rouge. Epaulettes blanches. Les manches sont ornées de 7 chevrons jaune et vert. Est ce déja la livrée impériale, ce qui semble curieux dès 1808 ? Gilet et culotte blancs. Boutons laitons. Buffleterie blanche. Tambour à caisse cuivre, cercles bleus et tendeurs blancs.

Caporal de grenadiers du bataillon valaisan d'après Victor Huen : On notera le port de grenades brodées sur le collet.

Caporal de Grenadiers du Bataillon Valaisan
Caporal de Grenadiers (Bucquoy)