Le 31ème Régiment de Chasseurs à cheval

1811-1814

 

Avertissement et remerciements : Cet article nous a été adressé par notre collègue du Bivouac, Didier Davin, que nous remercions tout particulièrement pour sa disponibilité et son érudition.

 

I/ LES DEBUTS DU REGIMENT 1811- 1813

Officier 31e Chasseurs  cheval 1812
Fig. 1 Officier de la Compagnie d'élite du 31e Chasseurs à cheval, Espagne, 1812
Fig. 1bis Chasseur du 31e Chasseurs à cheval, Espagne, 1812

Le 31ème Chasseurs est créé le 7 septembre 1811 et est constitué de l'amalgame de deux régiments de chasseurs provisoires en Vieille Castille à Penaranda à cette époque. Le 2ème, est composé du 4ème escadron du 12ème Chasseurs et du 4ème escadron du 5ème Hussards. En y ajoutant les deux escadrons des 11ème et 24ème Chasseurs, formant le 1er régiment, seront mis sur pied trois escadrons de cette nouvelle unité.

Le 4ème escadron sera organisé à partir des 5èmes escadrons des 11ème, 12ème, 24ème Chasseurs et 5ème Hussards. D'autres petits détachements de chasseurs viendront rejoindre.

Le dépôt du régiment est alors à Niort. Et le régiment en ligne compte environ 600 hommes, en ne comptant pas les détachés divers.

Son premier colonel nommé le 11 Décembre 1811 est le de Baron Desmichels, ex-Chasseurs à Cheval de la Garde Impériale. .

Louis Alexis Desmichels

Né à Digne en 1779.
Cavalier au 13e Hussards  en 1794, il passe en l'an 6 dans la compagnie des guides à cheval de l'Armée d'Italie et suit Bonaparte dans cette campagne puis en Egypte. Il passe brigadier.
De retour en France, les guides étant versés dans la Garde Consulaire, il est nommé maréchal des logis aux grenadiers à cheval de la Garde Consulaire, puis se distingue lors de la bataille de Marengo en 1800 et est promu comme sous-lieutenant dans les chasseurs à cheval de la Garde Consulaire le 26 Octobre 1800. Il est lieutenant en premier en Septembre 1804 et a été fait chevalier de la Légion d'Honneur en Juin 1804.
Il s'illustre à Ulm en Octobre 1805. A la tête de 30 chasseurs, fait mettre bas les armes à 300 fantassins. Après ce premier succès, il fond avec son peloton sur un gros bataillon, et prend à l'ennemi 400 hommes et 2 drapeaux. Puis repousse une charge de dragons autrichiens et s'empare de 25 pièces de canon, une caisse militaire et 150 prisonniers. Après cette action, le lieutenant Desmichels est nommé capitaine aux vélites, rattachés aux chasseurs à cheval de la Garde.
Il participe aux campagnes de Prusse et de Pologne de 1806-1807 et sera blessé à Eylau en Février 1807. A la suite, il est promu chef d'escadron. Il se bat avec son unité en Espagne en 1808 puis en Allemagne en 1809. Fait chevalier de l'Empire en mars 1810.
Nommé colonel pour prendre le premier régiment de cavalerie légère vacant en Octobre 1811, on lui confie le 31e Chasseurs à cheval en décembre 1811. On le voit de nouveau s'illustrer en Espagne 1812-1813 puis en Italie en 1814.
Il sert dans la campagne de 1815 comme colonel du 4e Chasseurs à cheval.
Mis en non activité après Waterloo, il reprend du service en 1821, fait la campagne d'Espagne de 1823 et est promu maréchal de camp.
Il prend ensuite le commandement de divers départements en métropole, puis est envoyé en Algérie, à Oran, en 1833 où il gagne ses galons de lieutenant général (général de division) en combattant puis négociant avec Abd El Kader
De 1836 à sa mort en 1845, il occupera différents postes d'inspection en métropole.

Le régiment est à la cavalerie de l'Armée du Nord de l'Espagne avec 3 escadrons en Juin 1812. Il sert aux Arapiles le 22 Juillet 1812 puis le 23 Octobre participe à Villadrigo.

 

II/ 1813

Une partie du régiment formé en France est envoyé en Allemagne (4e et 5e escadrons) tandis que le gros de l'unité reste en Espagne. C'est ainsi que Desmichels s'illustre au combat de Sos près de Saragosse le 15 mai 1813 et le 21 Juin un escadron assistera à la bataille de Vitoria à la cavalerie de l'Armée du Nord.

En Allemagne en Juillet 1813, 5 corps de cavalerie ont été réorganisés par l'Empereur, les escadrons 4 et 5 du régiment font partie de la 6e Division de Cavalerie Légère du IIIe Corps de Cavalerie et sont mis sous le commandement du colonel Frin de Cormeré.

23 Août : Bataille de Gross-Beeren, le colonel Frin de Cormeré est mortellement blessé et le chef d'escadrons Girard dit Vieux est blessé. Ce qu'il reste du régiment assiste aux batailles de Wachau et de Leipzig pour le 4e escadron (les 16 et 18 Octobre).

Correspondance de Napoléon

Paris, 12 décembre 1813.
Au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la guerre, à Paris

Monsieur le Duc de Feltre, je vous envoie un décret pour la formation de la cavalerie en 1814. Beaucoup de régiments n'ont pas 600 hommes, vu que je ne comprends pas dans leur situation ce qui est au-delà du Rhin; il faut les compléter, savoir : les régiments de cuirassiers et de dragons à 550 hommes, et les régiments de cavalerie légère à 750 hommes, en choisissant des hommes qui aient déjà l'habitude du cheval. Présentez-moi un état de ce que chaque régiment a d'existant en France et de ce qui lui manque pour arriver à ce même nombre. Les régiments qui auraient plus d'hommes présents qu'il ne vient d'être réglé les conserveront, et vous ne leur donnerez rien. Vous verrez par mon décret que je supprime le 7e régiment de chevau-légers et que je le réunis au 8e de chevau-légers ; que je supprime le 13e de hussards et que je réorganise le 14e.
Mon intention est que le 1er et le 14e de hussards, les 4e, 19e et 31e de chasseurs aient chacun six escadrons, dont quatre de cavalerie légère et deux d'éclaireurs (donc armés de la lance - NDLA). Les quarante autres régiments de cavalerie légère auront chacun un escadron de 250 hommes, montés, armés et équipés en éclaireurs.
La remonte pour les chevaux d'éclaireurs ne doit être que de 1250 francs par cheval. Vous ferez une instruction pour leur équipement, qui sera le même que pour les éclaireurs de la Garde; comme les petits chevaux sont en grand nombre, les régiments s'en procureront facilement dans leurs départements; mais il faut veiller à ce qu'on n'en prenne pas au-dessous de la taille prescrite.

 

 

III/ UNIFORMES DU DEBUT DE L' UNITE

31e Chasseurs  cheval 1813
31e Chasseurs  cheval 1813 Bardin 31e Chasseurs  cheval H. Boisselier
Fig. 1ter Compagnie d'élite du 31e Chasseurs à cheval, 1813
Fig. 2 Chasseurs du 31e Chasseurs à cheval, 1813, d'après Carle Vernet
Fig. 2bis Chasseur du 31e Chasseurs à cheval, 1813, d'après H. Boisselier

Pour uniformiser les tenues de ce régiment disparate, on lui délivrera des habits «à la kinski» vert distingué de chamois au collet et parements. Cet habit sera remplacé en 1813 par un habit du règlement Bardin à revers carrés entièrement fermés qui sera porté en Allemagne par les 4e et 5e escadrons (figure 2 uniforme Bardin porté en Allemagne). La coiffure est alors le schako noir orné simplement sur le devant d'une cocarde.

La compagnie d'Elite pour se différencier porte le shako rouge de même que la surculote rouge bordée de chamois sur les côtés et les épaulettes écarlates (figure 1 officier compagnie d'élite).

L'armement classique comporte le sabre et le mousqueton.

Figure 1 : Officier de la compagnie d'Elite en Espagne en 1813. Cet Officier porte une tenue à la Kinski (dessin D. Davin) . On notera le pantalon de cheval et le shako rouge.

Figure 1bis : Cavalier des compagnies ordinaires du 31e chasseurs. En  tenue à la kinski portée en Espagne à la formation du régiment, d'après Martinet ; on notera l'absence de plaque au shako.

Figure 1ter : Compagnie d'Elite du 31e chasseurs vers 1813.  D'après une collection alsacienne. Si on reconnait bien l'habit à la kinski et les distinctives de la compagnie d'Elite, il manque par contre les épaulettes et la compagnie d'Elite n'a pas été dotée d'une lance.

Figure 2 : Tenue modèle Bardin portée par les escadrons en Allemagne en 1813. D'après Carle Vernet.

Figure 2bis : Tenue modèle Bardin portée par les escadrons du régiment en Allemagne en 1813. D'après H. Boisselier. On notera la présence d'une plaque modèle 1812 au shako et le port d'un pantalon de cheval large et basané dit "à la Lasalle". Les épaulières semblent plutôt avoir été portées en Italie sur l'habit à la polonaise.

 

IV/ LA CAMPAGNE D'ITALIE DES TROIS PREMIERS ESCADRONS 1813 -1814

31e Chasseurs  cheval 1813-1814
31e Chasseurs  cheval 1813 Roger Roux
Fig. 3 Uniformes à la Polonaise portés en Italie en 1814 par le 31e Chasseurs à cheval
Fig. 4 Compagnie de lanciers du 31e Chasseurs à cheval, d'après R. Roux

Le Prince Eugène, vice- Roi d'Italie, revenu d'Allemagne en Mai 1813, a organisé sur ordre de l'Empereur une nouvelle armée dite «Corps d'Observation de l'Adige», mêlant unités françaises et italiennes, pour inquiéter les Autrichiens sur leur flanc. Les premières hostilités commencent en Août en Carinthie, tandis que les Provinces Illyriennes se soulèvent.

Au début de la campagne, jusqu'au mois d'Octobre, Eugène couvre le Tyrol sur sa gauche et la Carniole sur sa droite entre Villach et Laybach. Venise est rapidement soumise à un siège.

Début Octobre 1813, les 3 premiers escadrons du régiment sont envoyés de l'armée de Catalogne renforcer l'armée d'Italie du Prince Eugène qui fait face aux Autrichiens et bientôt aux Napolitains de Murat. Le dépôt est porté à Vienne (Isère) et on y dispatche les chevaux pris aux Hussards croates dissouts : chevaux qui passent ensuite en Italie pour monter le régiment. Le 31e Chasseurs à cheval fait brigade avec le 4e Chasseurs italien sous le commandement du général Bonnemain. Les escadrons arrivent en Italie dans la deuxième moitié du mois.

Le 28 Octobre, le Prince Eugène décide de replier son armée derrière la Piave.

Les 29, 30 et 31 Octobre, le général Grenier stationne devant Bassano avec la brigade de cavalerie Bonnemains et un bataillon des 7e et 92e de Ligne à Bessica. Le poste de Cassoni est repris aux Autrichiens, puis la ville même de Bassano. Ce n'est qu'une action de retardement, mais le régiment combat avec brio. L'Armée d'Italie continue son lent recul.

Le 4 Novembre, le Quartier Général est à Vérone et l'Adige constitue désormais le nouveau rempart. La brigade Bonnemains à l'arrière garde détruit les ponts derrière elle.

Le 6 Novembre, Eugène réorganise son armée affaiblie. La brigade Bonnemains avec les 3 escadrons du 31e Chasseurs à cheval est désormais à l'Avant-garde.

Eugène prévoit de lancer des contre-offensives le long de l'Adige pour retarder le déploiement de l'ennemi.

Le 11 Novembre, ayant appris que les Autrichiens avaient passé l'Alpone et s'avançaient vers Caldiero, Eugène resserre alors ses forces sur Vérone. Une première reconnaissance du 31e Chasseurs à cheval s'était opposée à l'ennemi le 10 Novembre. Le Vice-Roi décide de chasser les Autrichiens de cette position.

Le 15 Novembre, le régiment s'illustre avec son colonel à la prise de Caldiero (10 croix de la Légion d'Honneur sont gagnées par le régiment), en soutenant vigoureusement les fantassins et l'artillerie puis en poursuivant l'ennemi qui doit se replier derrière l'Alpone. Mais dès le 19, celui-ci réoccupe ses emplacements.

Le 31e Chasseurs reçoit, dans le même temps, des renforts de France pour être porté à plus de 1000 cavaliers et mettre au complet les 3 escadrons.

Des ateliers sont établis à Vérone pour rééquiper les hommes qui portent alors une tenue «à la polonaise» en même temps que doit être formé un escadron de lanciers. Les mémoires d'Hippolithe d'Espinchal, nommé récemment major au régiment nous apprennent :
«le Vice-roi pensa que nous avions besoin de repos et nous envoya en cantonnements sur la rive droite de l'Adige, à quelques lieues de Vérone, ... nous eûmes aussi la visite du général Bonnemains, envoyé par le Vice-roi pour faire reconnaître, à la satisfaction générale du régiment, le brave capitaine Jouanet, de la compagnie d'élite, comme chef d'escadron, et organiser un escadron de lanciers choisi parmi les plus braves et meilleurs sujets du régiment.
Cette émulation, sans être nécessaire, produisit cependant un grand encouragement et servit de véhicule aux chasseurs qui, outre une haute paye, porteraient avec orgueil un galon de laine sur la manche.
Le commandement en fut donné au capitaine Couget, brave et intrépide militaire».

Fin Décembre, les positions n'ont guère évoluées en Haute Italie. L'Armée d'Eugène est toujours derrière l'Adige en deux Lieutenances qui correspondent à deux masses de manuvre : une adossée à Mantoue et une autour de Vérone. Les 3 escadrons du 31e Chasseurs à cheval sont à la division de cavalerie du général Mermet, brigade Bonnemains. Mais plus au Sud, les troupes napolitaines de Murat remontent la péninsule, en ayant changé d'alliance

8 Janvier : Affaire de Goito (le colonel à la suite Chevalier est tué). Le régiment est alors envoyé aux environs de Mantoue et reçoit de nouveaux renforts. Il y a à présent une compagnie d'Elite et une de lanciers bien équipés, de 125 hommes chacune.

Fin Janvier, Eugène, sur de la trahison de Murat, décide de se replier sur le Mincio. Dès le 5, l'Armée est déployée le long du fleuve avec des têtes de pont à Goïto et Mozembano. Eugène une fois de plus se porte aux devant des Autrichiens pour les forcer à reculer.

Les 4 et 6 Février, ont lieu les premières escarmouches sur le Mincio. Ce que le Vice- Roi ne sait pas, c'est que les Autrichiens ont décidé eux aussi de passer le Mincio dans l'autre sens. Les deux armées vont donc intriquer leurs mouvements.

Le 8 Février au cours de cette bataille complexe, le régiment a de nombreuses pertes : 5 officiers et 70 tués, 11 officiers et 190 blessés, en chargeant plusieurs fois. Si l'issue du combat revient à Eugène, celui-ci n'est pas décisif. Avec ses troupes affaiblies, il se replie et repousse une nouvelle tentative autrichienne le lendemain.

«Le prince, dirigeant lui-même la division du général Marcognet, fut un moment exposé au danger d'être pris ou tué, sans un détachement de 25 lanciers du 31e Chasseurs formant son escorte.
Le chef, nommé Path, ne balança pas à se sacrifier pour le sauver; . . . ". . . 8 hommes furent tués, 9 blessés, et le prince parvint à se dégager de plus de 300 Hongrois dont il était entouré». 

Eugène établit son QG à Volta et réorganise les 30.000 hommes qui lui restent.

Le 10 Mars, le Vice-Roi oblige les Autrichiens à se replier derrière l'Adige, autour de Vérone. Mais plus au Sud, la Toscane est perdue et Gênes est sous la pression.

12 Mars : Combat de Monzembano. Le 22, un détachement du régiment fait 215 prisonniers.

Le 11 Avril, Eugène apprend la chute de Paris et l'abdication de l'Empereur.

Après l'armistice, le 31e Chasseurs à cheval rentre en France et passe par Aix en Provence, Avignon et Cavaillon, Nîmes, puis Montpellier et ses environs. Il est dissous le 12 Mai 1814 et les hommes versés dans le 14e Régiment de Chasseurs à Cheval.

 

V/ UNIFORMES DU REGIMENT EN ITALIE

31e Chasseurs  cheval 1813 d'apr. Kntel
Trompette 31e Chasseurs  cheval 1813-1814
Fig. 5 Compagnie de lanciers du 31e Chasseurs à cheval, 1813, d'après H. Knötel
Fig. 6 Trompette de la Compagnie de lanciers du 31e Chasseurs à cheval, 1813, d'après le Manuscrit de Marckolsheim

L'uniforme porté est alors copié sur celui des lanciers polonais mais de fond vert distingué de chamois au collet, parements et passepoils de la kurtka avec shapska de fond chamois. La compagnie d'Elite et les lanciers prennent le pantalon rouge à bande chamois. Cette tenue polonaise a vraisemblablement été adoptée en Espagne par Desmichels vers le milieu de 1813 avant de partir pour l'Italie (Figure 3, 4 et 5).

Une ceinture «à la polonaise» distingue les compagnies : rouge pour la compagnie d'Elite, verte et chamois pour les lanciers, chamois pour les compagnies du centre qui portent des nids d'hirondelles vert et chamois en guise d'épaulettes. Ils sont armés d'une carabine, d'un sabre et de deux pistolets.

Les officiers supérieurs ont leur marques de grade en argent et la schapska bordé d'argent. Ceinture en reseau or et argent de même que les garnitures de la giberne.

Schabraque de moutons blanc festonnée de chamois et portemanteau vert avec galon chamois et vraisemblablement numéro 31.

Ps Certaines représentations donnent une plaque rayonnante à la schapska mais nous pensons qu'elle en était dépourvue.

La flamme de la lance pour la compagnie ou l'escadron de chasseurs-lanciers est soit rouge et blanche comme les polonais soit plus vraisemblablement chamois et blanche.

Figure 3 : Uniformes à la Polonaise portés en Italie en 1814 par le 31e Chasseurs à cheval. Avec répartition des distinctives selon les compagnies.

Figure 4 : Compagnie de lanciers du 31e Chasseurs à cheval. Dessin de Roger Roux. On notera les chevrons d'ancienneté sur la manche.  

Figure 5 : Compagnie de lanciers du 31e Chasseurs à cheval fin 1813.  D'après H. Knoetel. On notera les variantes au niveau de la culotte par rapport au dessin de Roux. La ceinture verte et chamois est bien décrite dans les mémoires d'Espinchal.

Figure 6 : Trompette de chasseurs lanciers, tenue à la polonaise, Italie, fin 1813-1814. D'après le manuscrit de Marckolsheim. La tenue est galonnée de blanc aux revers, parements et collet et le galon forme des boutonnières sur les revers. On notera la plaque de la schapska à centre cuivre et rayons de métal blanc.

 

VI/ LA CAMPAGNE D'UN DETACHEMENT DU 31E CHASSEURS A CHEVAL A L'ARMEE DE LYON, FEVRIER-MARS 1814

En prenant le commandement de l'Armée de Lyon en Janvier 1814, le maréchal Augereau peut constater qu'il n'a quasiment aucune troupe. Il se replie sur Valence et réquisitionne les fonds de tous les dépôts pour se constituer une armée. C'est ainsi que le 21 Février, 90 cavaliers des 4e et 31e Chasseur à cheval des dépôts de Vienne vont rejoindre Lyon où ils forment avec d'autres détachements des 13e Cuirassiers, 1e , 4e et 12e Hussards, la cavalerie mise sous le commandement du général Digeon.

Ils vont servir lors des combats pour repousser les Autrichiens. Au 15 mars, 23 hommes du 31e Chasseur à cheval sont détachés à la division du général Marchand et 48 hommes sont détachés à la division du général Bardet.

 

VII/ SOURCES

- Mémoire d'Hyppolithe d'Espinchal.

- Quintin : Dictionnaire des colonels de Napoléon

- Martinien

- Dessins de Boisselier, Knoëtel, Vallet, Manuscrit de Marckolsheim