Le 7ème Régiment d'Infanterie Légère

1800-1815

 

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 7e Léger

 

Avertissement et remerciements : Cet article nous a été adressé par notre collègue du Bivouac, Didier Davin, que nous remercions tout particulièrement pour sa disponibilité et son érudition. Nous l'avons complété par les Etats militaires ans X à XII

 

D'après l'Etat militaire de l'an X, la 7e Demi-brigade légère a été formée de l'ancienne 20e, provenant du 20e Bataillon de Chasseurs, dans lequel il a été incorporé partie du 3e Bataillon de Paris, pour la Vendée; des 9e et 10e de la Haute-Garonne (et non de la Gironde, comme dit dans l'Historique du 82e de Ligne, 7e Léger, de P. Arvers); de l'ancienne Demi-brigade des Aurois, provenant du 3e Bataillon de Chasseurs de la Neste (dans le midi); de Chasseurs Aurois (dans le midi); de Piquiers de la Réole (Gironde); du 1er Bataillon de la Demi-brigade du Jura et de l'Hérault, provenant des 2e et 9e Bataillon du Jura et du 3e de l'Hérault; de l'ancienne Demi-brigade de la Sarthe; du 2e Bataillon du Panthéon (Paris); du 1er de Saint Amand (Nord) et du ... Bataillon de Jemmapes.

1800 LA GARNISON DE MALTE

Au début de l’année, Malte, prise par Bonaparte en 1798 au passage de son expédition pour l’Egypte tenait toujours. La garnison s’était réfugiée dans les forts de la Valette, assiégée par terre par les Maltais qui s’étaient révoltés en septembre 1798 à cause de la rapacité des troupes d’occupation et par mer par les flottes conjointes britanniques, portugaise et napolitaines. Parmi la garnison : 3 compagnies de carabiniers, 8 compagnies de chasseurs (800 hommes) du 3e bataillon de la 7ème Demi-brigade Légère. Le 4 septembre 1800 la garnison capitule avec les honneurs de la guerre. Elle retourne en France admirée pour sa ténacité.
Les troupes avaient adopté sur place un habit de cotonnade court sans revers et un pantalon blanc. Le 7ème Léger avait un habit de fond écarlate collet et parements bleu passepoilés de blanc.

 

I/ 1800- 1803 A L'ARMEE DE LIGURIE PUIS EN PROVENCE

 

certificat 7e Légère
Certificat du Conseil d'Administration du 7e Léger daté du 1er fructidor an 11, concernant le soldat Jean Pierre Pialat, Caporal à la 3e Compagnie du 2e Bataillon - SEHRI 2011

 

Chasseur 1804 7e Léger
Fig. 1 Chasseur en tenue de sortie, 1804-1806

Au commencement de 1800, la 7e DB légère de seconde formation faisait partie de l'Armée de Ligurie chargée de tenir Gênes et la frontière des Alpes Maritimes. Tandis que Masséna s'enfermait dans Gêne, Suchet occupait Nice, Tende et la ligne du Var.

Le 11 février 1800 (22 pluviôse an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Faites-moi connaître où sont les 3e bataillons des 7e ... légères ..." (Correspondance générale, t.3, lettre 4963).

Le 5 Avril, Mélas commença les hostilités pour séparer Suchet (commandant le centre de l'Armée) de Soult (commandant l'aile droite de l' Armée). Le général Clausel s'avançant vers Sette Pani enleva la tour et la redoute de Melogno. Le chef de bataillon Vidal à la tête de 50 carabiniers de la 7e légère s'était précipité sur la redoute principale et avait fait 300 prisonniers.

Au combat de Sette Pani, le 14 Avril, le sous-lieutenant Roques de la 7e Légère monta dans les premiers à l'assaut et fut blessé à l'épaule droite. La colonne qui le suivait causa des pertes considérables à l'ennemi. Le sergent Grugez tua plusieurs adversaires.

Suchet fut cependant rejeté sur Nice. Le 19 Avril, il se remit en mouvement pour rejoindre Masséna en attaquant Monte San Giacomo mais dut se retirer une nouvelle fois avec de fortes pertes, derrière le Var.

Pendant que Bonaparte passait les Alpes, Mélas continuait le siège de Gênes et le général Elnitz tentait de forcer le Var. Les tentatives ennemies du 22 et 27 Mai furent repoussées. La 7e Légère avec Suchet repassa le fleuve et enleva les cols de Rauss et de Tende.

Le 5 Juin, Suchet passa la Pieve et retrouva son général en chef, Masséna, aux environs de Savone, venant de quitter Gênes avec les honneurs. Suchet alla se placer à Aqui.

Après Marengo, l'Armée de Ligurie fut dissoute dans l'Armée d'Italie et Gênes nous fut rendue. Suchet y entra. La 7e Légère demeura à Gênes

Le 18 octobre 1800 (26 vendémiaire an 9), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Lacuée, Ministre de la Guerre par intérim : "... La 7e légère sera toute entière employée dans la 8e division. Vous donnerez l'ordre aux bataillons de cette demi-brigade qui viennent d'Italie et qui ont dû arriver à Turin le 21 vendémiaire de se rendre dans la 8e division ..." (Correspondance générale, t.3, lettre 5675).

Au mois de Décembre, la 7e Légère revint à Nice y tenir garnison.

Le 20 décembre 1800 (29 frimaire an 9), Bonaparte depuis Paris arrête : "ARTICLE 1er. Il sera formé deux corps d'éclaireurs, un dans le département du Var, et l'autre dans celui des Bouches-du-Rhône.
... ART. 3. Le corps d'éclaireurs du Var sera composé de trois compagnies d'éclaireurs du corps de la marine, chacune de 60 hommes; de trois compagnies de carabiniers de la 7e légère, chacune de 60 hommes; de trois compagnies d'éclaireurs de la 7e légère, chacune de 60 hommes; de 3o gendarmes et de 3o chasseurs ou hussards pris dans les dépôts.
ART. 4. Chacun de ces corps d'éclaireurs sera commandé par un général de brigade. Il aura à sa suite une commission militaire extraordinaire qui jugera les brigands dans les vingt-quatre heures de leur arrestation. Cette commission sera nommée par le général commandant la division.
ART. 5. Ces corps poursuivront les brigands sans avoir égard au département et partout où ils se réfugieront. Ils resteront constamment à leur poursuite.
ART. 6. Les ministres de la guerre, de la marine, et de la police, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera imprimé au Bulletin des lois
" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 5231).

Fin décembre la 7e Légère participa à la formation de corps d'éclaireurs dans le département du Var, chargés de réprimer le brigandage.

En 1801, la 7e Légère occupait la 8e Division Militaire. Au mois d'Octobre, le 1er bataillon était à Draguignan, le 2ème à Brignoles et le 3e à Saint Maximin.

En 1802, les trois bataillons étaient réunis à Nice. A la fin de Mai, le 3e bataillon complété à 600 hommes se rendit à Toulon pour être embarqué pour l'expédition de Saint Domingue. Il prit la mer le 8 Messidor an 10 (27 Juin 1802). Dans l'île, ce bataillon fut versé dans la 5e DB Légère.

D'après l'Etat militaire de l'an X (1802), la 7e Demi-brigade légère est à Nice et dans le Département des Alpes maritimes. Les cadres du Régiment sont constitués de la manière suivante :

- Etat major : Chef de Brigade Boyer; Chefs de Bataillon Lendry, Barrère, Demanget, Reynes; Quartier maître trésorier Roux; Adjudants major Gélis, Lombart, Monnet; Officiers de santé N, Lagarde, Carrelet.
- Capitaines : Fontaine, Dandalle, Godart, Leprout, Doise, Coupet, Bigard, Collard, Depierre, Baillif, Lourde, Laprotte, Larrieus, Gouet, Romanel, Lafille, Priot, Kernafflins, Maréchal, Olivier, Giroux, Guichard, Gras, Pépin, Castex, Girod, Vautrain.
- Lieutenants : Combesties, Faye, Navarre, Samazan, Pessiès, Charron, Villars, Astre, Ochlert, Lucq, Noel, Garnier, Bertrand, Gérard, Dandalle, Carbonnelle, Durut, Moreau, N, Blaignan, N, Dupré, Demossan, Salin, Ecoiffier, Morain, Fériol.
- Sous lieutenants : Hourdequin, Viviés, Fabe, Ragon, Fovel, Joigneau, Rogues, Brocq, Rousseau, N, Triadon, Deloze, Melac, Plancy, Prodhommes, Amerdheil, Chambellan, Bouquet, Poulet, Rabut, Campredon, Monneins, Degan, Flastat, Caquet, Guesnon, Lollier.

A cette liste, nous pouvons ajouter le Sous-lieutenant Jean-Bertrand Sénat (à l'ancienneté, par décret du 3 brumaire an 12 - 26/10/1803 : accès à son dossier dans la base Léonore).

C'est à la grande parade du 14 Juillet 1802 (25 Messidor an 10) que les demi-brigades légères reçurent de nouveaux drapeaux (note 1). Au moment de la remise des drapeaux, le 1er Consul adresse une allocution aux détachements représentant l'infanterie légère : "Soldats de l'infanterie légère de l'armée française, voilà vos drapeaux ; ils vous serviront toujours de ralliement. Ils seront partout où le Peuple français aura des ennemis à combattre ; ils imprimeront la terreur aux ennemis du Gouvernement, quels qu'ils soient.
Soldats, vous défendrez vos drapeaux ; non, jamais ils ne tomberont au pouvoir des ennemis. Vous jurez d'être prêts à les défendre aux dépens de votre vie !
" (Correspondance de Napoléon, t.7, lettre 6182). Chaque chef de brigade, Joseph Boyer pour la 7e Légère, venu avec un détachement de son unité, jure alors de défendre son nouvel emblème au péril de sa vie.

Les conscrits du Gard fournissent alors des effectifs neufs à la demi-brigade.

Revue d’inspection 7e DB Légère an X (1802)
8e Division Militaire
7e DB Légère

86 officiers, 1555 sous officiers et chasseurs présents, 30 officiers et 499 ss officiers et chasseurs absents.
Habillement : la plus grande partie a été distribuée en Vendémiaire et Frimaire mais le service journalier de ce corps disséminé dans les villages à la poursuite des brigands a presque ruiné son habillement de manière qu’ il a besoin d’ une grande réparation. Il en est de même pour l’équipement, surtout pour les sacs de peau qui sont délabrés pour la plupart. 
Armement : en très bon état.

D'après l'Etat militaire de l'an XI (1802-1803), la 7e Demi-brigade légère est à Toulon, 8e Division militaire; le 3e Bataillon est embarqué. Les cadres du Régiment sont constitués de la manière suivante :

- Etat major : Chef de Brigade Boyer; Chefs de Bataillon Lendy, Barere, Demonget, Reynes; Quartier maître trésorier Roux; Adjudants major Gelis, Lombart, Monnet; Chirurgiens majors Lagarde, Thomassin, N, .
- Capitaines : Olivier, A. Dandalle, Laprotte, Lourde, Godart, Giroux, Doise, Guichard, Gouet, Gras, Pépin, Coupet, Mercier, Rouanet, Lafite, Bugard, Maréchal, Colard, Priot, Pelier, Depierre, Baillif, Castex, Vautrain, Commercy, Villars, N.
- Lieutenants : Navarre, Fage, Noël, Blaignan, Garnier, Samajan, Bertrand, Dupré, Girard, Demossand, Salin, Ecoiffier, Charron, J. Dandalle, Astre, Durut, Carbonnelle, Oehlert, Moreau, Feriol, Lucq, Dasque, Peyssiés, Morrain, Triadou, Fovel, N.
- Sous lieutenants : Poulet, Sabe, Minet, Ragou, Melac, Monneins, Caquet, Deloze, Flattat, Lay, Joineaux, Guesnon, Degan, Prodhomme, Roques, Amerdheil, Broq, Chambellan, Rousseau, Bouquet, Rabut, Ferréol, N, N, N, N, N.

En Janvier 1803, les 1er et 2ème bataillons vinrent à Toulon. En Mars, l'unité passa dans la 7e Division Militaire à Romans et Valence Correspondance générale, t.4, lettre 7533).

En Juin 1803, la 7e DB légère fut appelé au camp de Bayonne, en vue d'une opération contre le Portugal. Elle devint 7e régiment d'infanterie légère en Septembre, passa à quatre bataillons par versement de la 20e DB légère qui avait été dissoute et le chef de brigade fut désormais appelé colonel.

 

II/ 1803 -1805 AU CAMP DE BREST

Plaque de shako d'Officier du 7e léger, 1806-1808
Fig. 2 Plaque de shako d'Officier du 7e léger, 1806-1808

Le 22 octobre 1803 (29 vendémiaire an 12), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Davout, Commandant du camp de Bruges : "Citoyen général Davout, la 7e légère, dès qu'elle arrivera à Dunkerque, sera dirigées à Calais où elle tiendra garnison ..." (Correspondance générale, t.4, lettre 8174).

Le régiment fut appelé au camp de Brest, placé sous l'autorité du général Augereau, un des cantonnements de l'Armée des Côtes.

En Octobre 1803, les 1er et 2eme bataillons étaient au camp de Brest et les 3e et 4e à Saint Malo.

Le 29 novembre 1803 (7 frimaire an 12), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Faites connaître au général Davout que le 7e régiment d'infanterie légère ne fera plus partie de son armée ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8346).

Le 25 février 1804 (5 ventôse an 12), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier : "Le département du Finistère, Citoyen Ministre, formera l'arrondissement de l'armée d'Irlande, et sera directement sous les ordres du général en chef Augereau.
Donnez l'ordre que deux bataillons des 7e et 16e régiments d'infanterie légère, deux du 37e, deux du 24e, un du 70e, un du 65e et un du 47e régiment de ligne, chaque bataillon complété à 800 hommes, officiers compris, se rendent sur-le-champ à Brest pour former le camp ...
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7566).

En mars 1804, les 3e et 4e bataillons étaient stationnés à Rennes, puis le 3e bataillon gagna le camp de Brest en Septembre tandis que le 4e était positionné à Saint Servan. Les compagnies de voltigeurs commencent à être formées dans chaque bataillon d'après un ordre du 13 Mars.

Colonel : Joseph Boyer; Major : Ducouret; Chefs de bataillon : Faury, Lendy, Vagnaier, Cartier; Chirurgien Major : Billequin; Quartier Maître trésorier : Guellard.

Etats de service du général Joseph Boyer

Nimes  4 mai 1761-12 décembre 1830
Soldat au Régiment de Hainaut le 13 Juillet 1778, Caporal en 1780, fit campagne en Amérique entre 1780 et 1783. Devint instructeur à son retour en France, Sergent en Avril 1790, obtient son congé en 1791.
Capitaine de Grenadiers au 3e Bataillon de Volontaires du Gard, le 6 Août 1792. A l’armée des Alpes en 1792. Lieutenant- colonel commandant le 1er Bataillon bis du Gard le 6 Mai 1793, puis le 3e Bataillon de la Légion des Chasseurs de Montagne en Juillet. A l’Armée des Pyrénées Orientales 1793-1795.
Chef de Brigade de la 29e Légère le 5 novembre 1795. Servit en Italie 1799-1800.
Passé Chef de Brigade au 7e Leger, en novembre 1803 d’après Six,  mais plus vraisemblablement en 1802 puisqu’on le trouve pour commander la délégation qui reçoit le drapeau de la 7e Légère le 14 Juillet 1802 dans le Journal militaire.
Au camp de Bayonne puis au camp de Brest 1804. Officier de la Légion d’Honneur le 14 Juin 1804.
Employé à la 2e Division (Maurice Matthieu) du 7e Corps (Augereau) de la Grande Armée ; Division Heudelet en mai 1806. Admis à la retraite en mars 1807 à cause de sa blessure réouverte et fait Général de brigade.
Chevalier de l’Empire en  Juillet 1810, puis Baron.
Rappelé au service en novembre 1811, commande la place de Tortose en Espagne et l’évacua le 1er Juin 1814.

 

habit d'Officier du 7e Léger
Habit d'Officier du 7e Léger - SEHRI 2011

Le 25 Mai 1804, Napoléon est proclamé Empereur et Augereau gagne un titre de maréchal.

A la fin de l'année, le régiment envoie une délégation avec son colonel recevoir le nouveau drapeau surmonté de l'Aigle Impériale. La cérémonie a lieu à Boulogne le 5 Décembre.

D'après l'Etat militaire de l'an XII (1804), la 7e Demi-brigade légère est à Saint Malo, 13e Division militaire. Les cadres du Régiment sont constitués de la manière suivante :

- Etat major : Colonel Boyer; Major Ducouret, Chefs de Bataillon , Barère, Laudy, Vagnaier, Demonget; Quartier maître trésorier Capitaine Guellard; Adjudants major Capitaines Gelis, Monnet, Baugez, Braunn; Chirurgiens majors Lierneur, Lagarde, Campet, Patouillot.
- Capitaines : Olivier, Al. Dandalle, Laprote, Godart, Giroux, Doise, Guichard, Gras, Pepin, Hemon, Mercier, Touanet, Lafitte, Colard, Priot, Baillif, Allais, Defer, Pelier, Dépierre, Duplessy, Leonhard, Tournouer, Varguier, Gaignot, Dumoulin, Cherly, Déconte, Vautrain, Balzer, Prévot, Lacroix, Hollenweger, Commerci, Argus.
- Lieutenants : Fage, Garnier, Ecoiffier, P. J. Dandalle, Astre, Carbonnelle, Oehlert, Bourg, Feriol, Darriule, Agasse, Schmitt, Billy, Trouillot, Dasque, Halloy, Mercau, Deriguehem, Hamon, Morrain, Guerin, Barthelemy, Maisonnave, Santis, Triadou, Sabe, Folschveiller, Adam, Bleurville, Mondet, Minet, Degand, Prodhomme, Guesnon, N, N.
- Sous lieutenants : Melac, Cagnet, Joineaux, Amerdheil, Brocq, Rousseau, Bouquet, Tabut, Rolland, Coullomb, Gallois, Ducorbier, Courtillon, Coste, Roth, Pflieger, Sinn, Contenot, Payot, Fonfrede, Lefevre, Villedieu, Berthe, Guez, Waroquier, Decrion, Dupont, Lombard, Colomb, Chevallier, Duvilla, Merceron, Chanteloup, Senat, N, N.

En Mars 1805, 2000 hommes soit les deux premiers bataillons et l'Etat-major furent embarqués sur l'escadre de Brest. Le 2 mars 1805 (11 ventôse an XIII), Napoléon écrit depuis Paris au Vice-Amiral Ganteaume : «Monsieur l'Amiral Ganteaume, je donne ordre au ministre de la guerre de mettre à votre disposition 4,400 hommes, dont 700 nécessaires pour compléter vos équipages, et 3,600 pour être disposés de la manière suivante : 2,400 hommes pour revenir avec vous en Europe et se trouver sous les ordres du général de division Lauriston; 1,200 hommes pour être déposés à celle des îles du vent qui en aura le plus besoin.
... Vous aurez soin que, dans aucun cas, aucun détachement du 7e d'infanterie légère, du 24e de ligne, ne soit disséminé. Ces régiments, avec le 16e de ligne, qui est à bord de l'escadre du vice-amiral Villeneuve, doivent faire le fond de la division du général Lauriston et faire partie de la grande expédition.
Ainsi donc, au moment de votre départ, vous aurez à bord :
... Du 7e d'infanterie légère : 2000 hommes ...
» (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8380).

Le lendemain 3 mars 1805 (12 ventôse an XIII), Napoléon écrit depuis Paris Maréchal Berthier : «Vous trouverez ci-joint l'état des hommes embarqués sur l'escadre de Brest, soit comme garnison, soit comme supplément d'équipage. La marine a encore besoin de 714 hommes. Je désire en outre embarquer sur cette escadre 3,600 hommes. Vous devez donc fournir à la marine 4,400 hommes, qui seront composés de la manière suivante :
... Deux bataillons du 7e d'infanterie légère, complétés à 1,000 hommes ... 2,000 ...
Les colonels, adjudants-majors et tous les officiers des deux premiers bataillons du 7e d'infanterie légère ... s'embarqueront sur l'escadre, afin que ces corps, au moment de leur débarquement, se trouvent commandés et munis de tout ce qui leur est nécessaire pour faire la guerre.
Vous donnerez le commandement de ces troupes au général de division Bonnet. Il emmènera avec lui un adjudant commandant; un chef de bataillon, un capitaine et un lieutenant du génie; un chef de bataillon d'artillerie et deux officiers en résidence; un matériel d'artillerie dont l'état est ci-joint. Ils recevront leurs paquets pour leur destination des mains de l'amiral Ganteaume, lorsqu'il en sera temps. Vous ferez faire ces embarquements à petit bruit, et comme embarquement provisoire devant être suivi du reste de l'armée.
Faites passer le plus tôt possible les ordres décachetés relatifs à ces mouvements à l'amiral Ganteaume, qui les remettra lui-même au moment opportun
» (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8384).

Le 19 mars 1805 (28 ventôse an 13), Napoléon écrit depuis La Malmaison au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des Camps : "... Il n'y a donc que la 5e légère, la 7e et la 86e de ligne, qui doivent être organisées.
La 5e légère doit être composée, conformément à l'article 2 du décret du 10 floréal, du 1er bataillon de la 5e légère, du 2e bataillon de la 3e, des débris du 3e bataillon de la 7e légère, des débris du 1er bataillon de la 14e légère ...
" (Correspondance générale, t.5, lettre 9702).

Les 2000 hommes du 7e Léger embarqués participèrent à de petites sorties. Le 10 Août, les effectifs sont de 1628 hommes pour les deux premiers bataillons et 1202 hommes pour les 3ème et 4ème.

Le 23 août 1805 (5 fructidor an 13), Napoléon écrit depuis Pont-de-Briques au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Donnez ordre que les bataillons des 105e de ligne et 7e légère soient remplacés à Belle-Île par le bataillon du 70e faisant partie de l'armée de Brest ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10637).

Le 29 août 1805 (11 fructidor an 13 - date supposée), Napoléon écrit depuis Pont-de-Briques au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Vous composerez une autre division des deux bataillons du 63e qui sont à Brest, du 7e d'infanterie légère et du 24e de ligne, qui se dirigeront, par la plus courte route, également sur Alençon. Vous ordonnerez, à cet effet, que tout le 7e d'infanterie légère et le 24e de ligne soient débarqués des vaisseaux, les troupes n'y étant pas comme garnison. Vous nommerez le général Sarrut et le général Sarrazin pour commander ces troupes, sous les ordres du général Mathieu, commandant la division ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9158 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10698). En annexe à cette lettre, il est indiqué : "... 7e corps, maréchal Augereau :
... 2e division, Mathieu [Maurice]
Infanterie légère : 7e léger, 24e de ligne, 63e de ligne ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10698).

En Septembre, le régiment est débarqué. Les trois premiers bataillons gagnent Langres pour faire partie du 7e Corps du maréchal Augereau, 2e division : général Maurice Matthieu.

Le 30 septembre 1805 (8 vendémiaire an 14), Napoléon écrit depuis Strasbourg, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Je désire savoir si vous avez donné des ordres aux 5e et 4e bataillons des 16e légère, 44e, 105e, 7e légère, 24e et 63e de se rendre à leurs corps.
Vous me ferez connaître le jour où ils y arriveront ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10903).

De Langres, le régiment gagne Belfort puis Huningue qui resterait son lieu de dépôt jusqu'en 1815. Le 4e bataillon rejoint la ville à la fin de l'année.

 

III/ CAMPAGNE EN ALLEMAGNE ET POLOGNE 1805-1807

Tambour major du 7e léger, 1809
Fig. 3 Tambour major du 7e Léger en 1809

En Octobre 1805, le corps d'Augereau formant la réserve de la Grande Armée était à Fribourg en Brisgau, le 7e Léger et ses trois premiers bataillons dans sa 2e division. La division prit part à l'expédition du Voralberg et livra le combat de Feldkirch où elle battit le général Jellachich.

En Janvier 1806, la 2eme division était à Ulm. Les 3 bataillons du 7e Léger comptaient 92 officiers et 2300 hommes.

Le 24 janvier 1806, l'Empereur écrit depuis Strasbourg au Maréchal Kellermann, commandant du 3e Corps de Réserve sur le Rhin : "Mon Cousin, faites partir sur-le-champ pour Darmstadt 200 hommes de chacun des 7e et 16e régiments d'infanterie légère ... Ces hommes sont destinés à renforcer les bataillons de guerre du 7e corps de la Grande Armée. Vous n'avez pas reçu ordre de dissoudre la division du général Leval, et cela n'était pas dans mon intention. Reformez cette division le plus promptement possible. N'y mettez personne ... des 16e et 7e d'infanterie légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9704 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11328).

Après le traité de Presbourg, le corps d'Augereau renforcé de la division Dupont fut cantonné autour de Francfort, prêt à marcher sur la Prusse.

En Juin, le général Heudelet remplace Maurice Matthieu à la tête de la 2ème division.

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
...
7e corps du maréchal Augereau
26e division militaire
... Huningue 7e légère Coblence ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

En Septembre, le corps d'Augereau se réunit à celui de Lannes dans les environs de Cobourg pour former l'aile gauche de l'Armée. Les effectifs du régiment à l'Armée sont : 32 officiers et 779 hommes pour le 1er bataillon, 29 officiers et 769 hommes pour le 2ème bataillon, 29 officiers et 766 hommes pour le 3ème bataillon.

Les Prussiens ayant pénétré en Saxe, le 8 Octobre la division Heudelet franchit la frontière et se dirige vers Grafenthal. Après le combat de Saalfeld (10 Octobre), le corps d' Augereau qui n' a pas combattu passe la Saale après avoir fait 100 Kms en 50 heures. Il se positionne au Sud de Iéna.

La 2e division Heudelet, dont le 7e léger, va participer à la fin de la bataille d'Iéna (14 Octobre 1806) en engageant les Saxons sur l'aile gauche à 2 heures de l'après-midi. Le capitaine Many et le sous-lieutenant Pondvin sont blessés. Les Saxons qui défendaient la Schnecke sur la grande route d'Iena à Weimar, opèrent leur retraite en bon ordre.

Après être passé par Weimar, le 7e corps marche sur Berlin où il entre le 27 avec l'Empereur.

Le 29, il passe en revue le7e Corps :

«Votre corps, est plus fort que tout ce qui reste au roi de Prusse, et vous ne composez pas le dixième de mon armée».

Le 6 Novembre, c'est le 7e Léger dans le parc du château de Charlottenburg que Napoléon inspecte. Après avoir entièrement défait l'armée prussienne et avoir eu une période de repos, le 7e Corps se porte sur la Vistule au-devant des Russes.

Dirigé sur Custrin et Landsberg puis sur Bromberg, le 16 Novembre il était à Kutno. Le sous-lieutenant Depommery fut blessé le 26 Novembre. Au commencement de Décembre, le 7e Corps était à Utrata en face de Modlin et passait la Vistule.

Tambour de Chasseurs, 7e Léger, 1809-1810
Fig. 4 Tambour de Chasseurs, 7e Léger, 1809-1810

Le 24, il se mit en marche pour forcer le passage de la Wkra. Les ponts étaient rompus, les Russes sur l'autre rive. La division Heudelet fut employé à l'attaque du pont de Sochoczym qu'elle entreprit de rétablir sous le feu de l'ennemi. Une compagnie de carabiniers du 7ème Léger, menée par le chef de bataillon Martin y fut décimée. Deux autres compagnies du régiment étant passées sur l'autre rive, l'attaque reprit sur le pont de Kolozomb. Le sous-lieutenant Brandon fut tué. Le capitaine Hamon, le lieutenant Lefevre, et le sous-lieutenant Garré furent blessés.

Le 25, le dégel transforma le sol en boue marécageuse. Le 26, Augereau atteignait Golomyn et s'en emparait. Les Russes abandonnent leur artillerie et leurs bagages. L'état des routes oblige l'Armée française à prendre ses quartiers d'Hiver sur la Vistule. Le 7e Léger est cantonné à Plonsk. On manque de tout.

Le 7 Février 1807, la division Heudelet est au bivouac d'Eylau dont les Français viennent de s'emparer.

Le 8 Février, vers 10 heures les divisions Heudelet et Desjardins du 7e Corps sont rangées sur deux lignes entre le village de Rothenen et le cimetière d'Eylau, puis se déploient en bataille. Sous des rafales de neige, les deux divisions s'égarent et s'éloignent du corps de Soult qui devait les soutenir. Les Russes démasquent alors une batterie de 72 pièces qui tirent à mitraille et à boulets : c'est l'hécatombe. Les deux divisions sont exterminées, les deux divisionnaires sont atteints. Augereau lui-même est blessé. Le colonel du 7e, aussi avec 30 autres officiers, 6 sont tués. Quant à l'Aigle du 1er bataillon, un biscaïen lui arrache une aile et le porte drapeau est tué.

Les restes des deux divisions difficilement formées en carré, chargées ensuite par la cavalerie et l'infanterie russes, se replient sur le cimetière. Pour arrêter la contre-offensive russe, Napoléon va lancer la grande charge de 80 escadrons emmenés par Murat.

Le 17 Février, l'Armée française après cette victoire «à la Pyrrhus» se retire sur la Passarge.

Les décorations vont être distribuées aux officiers, sous-officiers et soldats du régiment qui ont fait preuve de bravoure depuis le début de la campagne.

 
Fig. 5 Tambour de carabiniers en 1811, d'après la Collection Boersch de Strasbourg. Dessin original extrait de "Uniformes de l'infanterie légère en France depuis Louis XVI jusqu'à Louis-Philippe. I."; Aquarelles par Ernest Fort (1868-1938); Ancienne collection Gustave De Ridder, (1861-1945); Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, PETFOL-OA-499(1)

 

Fig. 6 Fifre de Carabiniers, 7e Léger, 1809-1810

Le 21 Février, le 7e Corps durement éprouvé est dissout et le 7e Léger aux effectifs très amoindris se retrouve versé dans le 3e Corps, à la division Gudin. Le 3e bataillon a été reversé dans les deux premiers et le régiment n'aligne plus que 1704 hommes. Un nouveau colonel est nommé le 8 Mars : Charles Guillaume Lamaire tandis que Joseph Boyer est promu général de brigade.

Emplacement des troupes de l'Empire français à l'époque du 1er avril 1807
Infanterie légère
Numéros des Régiments, et noms des Colonels
Majors, Chefs de Bataillon et Quartiers-maîtres
Numéro des Bataillons
Emplacement, et conscription de l'an 1807
Division Militaire
7e Boyer

Ducouret
Cartier
Baillif
Vagnaier
Faury
Guellard

Major
1er
2e
3e
4e
Quartier-maître





A Huningue
Conscrits du Gard, de la Stura et du Vaucluse


3e Division, 3e Corps
3e Division, 3e Corps
3e Division, 3e Corps
5e

En Mai, le régiment est cantonné. Au début Juin, les Russes reprennent les hostilités. Le 3e Corps est le 11 Juin à Landsberg. Le 12, il se dirige sur Koenigsberg. La bataille de Friedland a lieu le 14 , mais le 7e Léger n'y participe pas.

Le 3e Corps franchit alors la Pregel pour couper la retraite des Russes.

Le 8 Juillet, c' est la signature du traité de Tilsitt. L'Armée est alors partagée en 4 grands commandements. Le maréchal Davout hérite du 1er commandement et doit occuper la Pologne en attendant son organisation.

La division Gudin est envoyée à Thorn. Le 7e Léger va cantonner à Stettin et Custrin.

 

IV/ 1808 -1809 LA REORGANISATION DU REGIMENT

 

Cornet de voltigeurs 7e Léger 1809
Fig. 7 Cornet de Voltigeurs du 7e Léger en 1809; d’après Bucquoy

En Janvier 1808, une compagnie de carabiniers et une compagnie de voltigeurs sont à la division Oudinot depuis Mai 1807.

Napoléon décide de réorganiser son infanterie en février 1808 : chaque régiment devra avoir 4 bataillons de guerre et un de dépôt. Chaque bataillon de guerre d’infanterie légère comporte désormais une compagnie de carabiniers, une de voltigeurs et 4 de chasseurs. A noter aussi qu’il ne doit plus y avoir désormais qu’ une seule Aigle par régiment portée par un officier dit Premier porte Aigle assisté de deux sous-officiers. L’Aigle étant arboré au 1er bataillon, les autres drapeaux de bataillons devant être renvoyés. Mais ce ne fut seulement qu’en mars 1809 que fut désigné le Premier Porte Aigle du 7e Léger. Quant aux drapeaux il semble bien que le régiment conservât ceux de ses 2e, 3e et 4e bataillons jusqu’au début de 1812, où il fut bien obligé de les rendre, les remplaçant par de magnifiques fanions que nous reverrons.

Au mois de Février, le 7e Léger forme donc son 4e bataillon à l’Armée tandis que le 3e bataillon est revenu au dépôt de Huningue se refaire. Davout occupe alors le duché de Posen, de la Vistule à l’Oder. Le 1er bataillon sous les ordres du chef de bataillon Cartier est à Schweibus, le 2e bataillon sous les ordres de Baillifest à Zulichen, le 4e bataillon sous Faury est à Sternberg tandis que le 3e bataillon de Massy est à Huningue.

En Mai les positions n’ont guère bougé si ce n’est que les bataillons échangent leurs cantonnements. Le 4e bataillon à Revpin compte à peine 20 officiers et 418 hommes tandis que le 1er compte 38 officiers et 1288 hommes et le second à Sternberg se voit porté à 29 officiers et 1220 hommes.  En Septembre le corps de Davout vient remplacer, en Silésie et sur l’Oder, les 6e et 5e Corps partis pour l’Espagne. Les carabiniers et voltigeurs de la division Oudinot rentrent dans leur unité d’origine. Les 3e et 4e bataillons échangent leurs numéros. Le 4e bataillon étant désormais celui en formation à Huningue.

Le 7e Leger cantonne à Schweidnitz en Octobre.

Après Erfurt, l’Armée français d’Allemagne et Pologne s’intitule désormais Armée du Rhin. Le 7e Léger est à Halberstadt en Décembre.

Davout reçoit l’ordre de concentrer ses troupes autour de Bamberg pour le mois de mars 1809. En Mars 1809, le 4e bataillon de Huningue partira rejoindre l’Armée. Il compte deux compagnies de chasseurs, une compagnie de carabiniers et une de voltigeurs. En Avril, il est à Strasbourg tandis que se forme un 5e bataillon  à Huningue.

En Avril, les trois premiers bataillons sont à la 3e division du 3e Corps tandis que le 4e bataillon est à la 4e division de Reserve du même corps. Le 9 Avril, l’Armée autrichienne franchit l’  Inn. La campagne de 1809 vient de commencer.

 

V/ 1809 LA CAMPAGNE EN AUTRICHE

 

Sapeur 7e léger Bucquoy
Sapeur 7e léger
Fig. 8 Sapeur du 7e Léger en 1809 d'après Bucquoy
Fig. 8 Sapeur du 7e Léger en 1809 (dessin de Didier Davin)

Le 11 Avril 1809, la division Gudin (3e du 3e Corps dont le 7e Léger formait la 1ère brigade) se trouvait entre Neumarkt et Bamberg. Le 18 Avril, elle passa sur la rive droite du Danube à Ratisbonne. En  3 colonnes, elle devait rallier le soir suivant Abensberg.

Le 17 Avril, l’Empereur arrive sur le théâtre d’ opération. Les ordres fusent : Davout doit marcher sur Ingolstadt. «Soldats ! Le général autrichien veut que nous fuyions à l’aspect de ses armes et que nous lui abandonnions le territoire de nos alliés. J’arrive au milieu de vous avec la rapidité de l’aigle ... L’Autriche a du tout à notre générosité : trois fois elle a été parjure ! Nos succès passés sont un sûr garant de la victoire qui nous attend. Marchons donc, et qu’à notre aspect l’ennemi reconnaisse ses vainqueurs». 

Le 19 au matin, deux  bataillons du 7e Léger (les 1er et 2ème) avaient été détachés sur le flanc gauche avec la cavalerie de Montbrun pour empêcher l’ennemi de déboucher sur les arrières. Vers 11 heures les Autrichiens furent rencontrés entre Luckenpoint et Dinzling. Le 7e Léger s’engage contre l’ennemi pour le retenir avec succès plusieurs heures puis retraite par échelons. Il y eut 200 hommes de perdus côté français dont le capitaine Waroquier et  500 hommes blessés ou tués coté autrichien avec 1000 prisonniers, mais pendant ce temps les divisions du 3e Corps avaient eu le temps d’avancer après avoir repoussé les Autrichiens à Thann. Le colonel du 7e Léger Lamaire est blessé à la cuisse gauche.

Le 20 Avril au matin, Napoléon réunit les divisions Gudin et Morand avec les Bavarois et Wurtembourgeois et marcha sur Rohr dont il s’empara. Le 1er bataillon du 7e Léger qui était à Abbach reçut l’ordre de se porter à Ratisbonne pour renforcer la garnison. Sur le chemin, attaqué par des forces supérieures, il dut se replier sur Peissing. Ratisbonne est repris par les Autrichiens.

 

Carabiniers 7e léger 1809-1810
Fig. 9 Carabiniers du 7e Léger en 1809-1810 d'après la collection Boersch

Le 21, la division Gudin rejeta les Autrichiens au-delà de Landshut. Pendant ce temps, les deux bataillons du 7e Léger (1er et 2ème) toujours avec la cavalerie légère de Montbrun et Pajol prenait des dispositions pour se retrancher dans Peissing, Abbach, et Dinzling. Les Autrichiens attaquent le lendemain Abbach où le 7e Léger résiste bien.

Dans le même temps se livre la bataille d’Eckhmül, à laquelle participent les 3e et 4e bataillons du régiment dans leurs divisions respectives. Les Autrichiens sont ramenés à Ratisbonne et Davout a gagné un titre de Prince.

Le 23, Pajol, Montbrun et les deux bataillons du 7e Léger, quittent Abbach et se dirigent vers Ratisbonne, repoussent l’ennemi devant la ville et campent aux pieds des remparts. La petite histoire scelle la bonne entente entre le 7e Léger et le 7e Hussards de la brigade Pajol par la devise «7 et 7 font 14». La ville est prise le 24.

Pierre-Claude le Baillif, alors chef du 2ème Bataillon, écrit dans ses "Mémoires", à propos de Ratisbonne :
"L'assaut est ordonné pour la nuit. Nous sommes destinés à en faire partie. A minuit on escalade les murs de toutes parts, on enfonce les portes, tous les postes sont égorgés, l' ennemi fuit en toute hâte".

Le 25, le 7e Léger réuni attaque l’ennemi à Nittenau. L’Armée française continue son avancée. Combat d’ Ebelsberg le 3 Mai ou participe la division Demont et le 4e bataillon du 7ème Léger.

Davout doit concentrer ses forces à Linz. Le 10, les Français sont devant Vienne et y entrent le 13. Le 13 Mai les avants postes du 7e Léger sont entre Arnsdorf et Mautern.

Le 22 Mai, le régiment est à Nussdorf quand a lieu la bataille d’Essling. Davout est encore sur la rive droite quand l’Armée française doit se replier sur l’ile Lobau après la sanglante bataille. Le régiment a cependant quelques tués.

Le 14 juin 1809, le Lieutenant Sénat, du 1er Bataillon, est nommé par Décret 1er Porte-aigle du Régiment.

Les renforts français des Armées d’Italie et de Dalmatie vont arriver pour combler les pertes. Davout surveille Presbourg.

Chasseur 7e Léger 1809
Fig. 10 Chasseur en 1809

Le 3 Juillet, après des actions de diversion, l’Armée française s’entasse dans  l’ile Lobau. Il y a là le corps de Davout et la 7e Légère. Les trois premiers bataillons sont à la division Gudin et le 4e bataillon à la division Puthod (qui a remplacé Demont).  Le 4 Juillet au soir, l’Armée repasse le Danube et se positionne sur la rive gauche, Davout à la droite du dispositif français. Le 5, il avance vers Glinzendorf couvert par la cavalerie de Grouchy et s’en empare. Les Francais foncent sur Wagram mais ne réussissent pas à s’en emparer. La nuit tombe. 

Le lendemain les Autrichiens contre attaquent :  à droite, Davout les repousse. Les 3 premiers bataillons du  7e Leger défendent le village de Glinzendorf tandis que la division Puthod dispute Grosshofen. Mais l’aile gauche française plie d’abord puis les Français y résistent avec acharnement. Alors que Davout avance et attaque en  prenant, par la division Gudin, Markgraf Neuesiedel, Napoléon fait tonner la Grande batterie au centre de son dispositif pour ouvrir une brèche dans les lignes autrichiennes, où va s’engouffrer l’Armée d’Italie de Mac Donald soutenu par la cavalerie de Nansouty et celle de la Garde. Le flanc gauche de Masséna recommence à avancer. Les Autrichiens reculent à présent sur tous les fronts. Mais les pertes ont été lourdes pour les Français. Le général Gudin est blessé de 4 coups de feu, le colonel Lamaire a été de nouveau atteint à la cuisse droite.

Pour le 7e Leger il y a dans cette campagne : 22 officiers blessés et 963 hommes, ne parlons pas des tués !

Davout poursuit les Autrichiens dans la direction de Brünn. Le 11 Juillet, il est à Znaïm quand survient l’armistice. Le régiment compte alors 54 officiers et 2136 hommes pour 4 bataillons.

La division Puthod va être dissoute. Le 4e bataillon du 7e Léger versé dans les 3 premiers pour combler les pertes tandis que les cadres retournent en France pour former un nouveau bataillon.

Le 16 Décembre la division Gudin est passée en revue par l’Empereur, sur le champ de bataille d’Austerlitz. Le colonel Lamaire dans l’incapacité de reprendre son service est admis à la retraite et remplacé par la colonel Luchaire le 20 Septembre 1809.

En Octobre, le 7e Léger était cantonné à Gundrûnn, Ralschitz, Hara-Kowo. La Paix de Vienne étant signée, l’Armée française évacua l’Autriche.

 

VBIS/ 1810- 1812 : GARNISON EN ALLEMAGNE

 

voltigeur 7e Léger 1809
Fig. 11 Sergent porte fanion de Voltigeurs du 7e Léger en 1809; d’après Bucquoy
Fig. 11bis Voltigeur du 7e Léger d’après Boersch

Entre 1810 et 1812, le corps de Davout, l’un des plus beaux de l’Armée et l’un des mieux organisé par un chef inflexible et rigoureux, resta sur le pied de guerre en Allemagne.

En 1810, Gudin devait garder le Hanovre, tandis que Davout résidait à Hambourg. Le corps prit le nom d’Armée d’Allemagne. Le 7e Leger comptait alors 3 bataillons de guerre et un de dépôt. Le 7e Léger sous les ordres du colonel Luchaire avait pour chefs de bataillon : Holtz au 1er, Baillif au second, Faury au 3e et Baugez au 4e.

Etats de service du Colonel Sebastien Luchaire
(1768 Lyon, 1824 Moulins)

Artilleur dans la Garde nationale de Paris en 1789-1791. Fait campagne à l’Armée du Nord en 1792, est blessé. Officier d’Artillerie à l’Armée des Pyrénées Occidentales : plusieurs fois blessé au combat, fait chef de bataillon d’Artillerie. Mis à la suite du 2e Rgt d’Artillerie à pied en 1795, autorisé à rentrer dans ses foyers en 1796.
Remis en activité en 1799. Major du 18e Léger en Décembre 1803 : camps de Boulogne et d’Utrecht, Armée d’Italie en 1805, de Dalmatie en 1806-1808. Colonel en second de la 17e DB provisoire en mars 1809. Blessé au passage de la Piave en Mai 1809. Promu colonel du 7e Leger le 20 Septembre 1809. Quitte son poste en Avril 1811. Admis à la retraite le 15 avril 1811. Décédé à Moulins le 29 Août 1824.


En Mars, le régiment était à Magdebourg. En Octobre, sur le Rhin entre Bremen et Ries. Un nouveau bataillon de guerre était formé : le 4ème, tandis que le 5e était celui de dépot. En Décembre autour de Bremen, l’unité fournissait des garnisons aux places de Stettin, Custrin, Thorn et Glogau.

En 1811, le corps était sur la frontière de l‘Elbe. La division Gudin formant la 3e Division de l’ Armée d’ Allemagne. Un 6e bataillon était formé (le 5e formant dépôt), d’après un ordre de Napoléon du 12 Avril tandis que le 7e Léger se retrouvait au Hanovre. Ce qui permet de créer un poste de major en second qui commandera les deux derniers bataillons, tandis que le colonel prendra la tête des deux premiers bataillons et de l’artillerie régimentaire en formation.

En Avril 1811, le nouveau colonel Jean François Rome venait prendre son poste. En Mai, l’Armée d’ Allemagne devenait Corps d’Observation de l’Elbe. La division Gudin comptait les 7e Léger, 12e et 21e de Ligne, bientôt renforcée du 127e de Ligne. Une compagnie d’Artillerie régimentaire était enfin formée.

 

Musicien 7e Léger 1809
Fig. 13 Musicien du 7e Léger en 1809; dessin de Didier Davin

Début 1812, se préparant depuis plus d’un an, Napoléon organise méthodiquement la future campagne contre les Russes. Ce devrait être au Printemps, rompant ainsi la paix conclue en 1807 et dont les deux protagonistes ne veulent plus. En Février 1812, le corps d’Observation de l’Elbe devenait 1er Corps de la nouvelle Grande Armée sous le commandement de Davout. Le 7e Léger, à la 3e division de ce corps sous le commandement du général Gudin,  est sous les ordres du colonel Rome et compte les chefs de bataillon : Series au 1er bataillon, Devron au second, Reyniac au 3e, Baugez au 4e et Marguerie au 5e.

En Mai 1812, le régiment était à Preun Holland. Il comptait 4163 hommes et officiers le 15 Juin. Sa compagnie d’artillerie régimentaire voit 2 officiers, 89 hommes, 112 chevaux et 4 pièces, 10 caissons et 4 chariots, une ambulance, une forge.

Une formidable armée européenne regroupant des contingents de toutes les nations sous influence française allait franchir les frontières de l’empire Russe. Le 23 Juin, la Vistule était passée à Kovno : la campagne de Russie venait de commencer pour le 7e Léger.

 

VI/ 1812 LA CAMPAGNE DE RUSSIE

 

2e ou 3e porte aigle 7e léger
2e porte aigle 7e Léger 1809
Fig. 14 2e ou 3e porte Aigle du 7e Léger en Septembre 1809; d’après collection Boeswildwald et Rigo
Fig. 14a 2e porte Aigle du 7e Léger, 1809, d’après Boersch

Après le passage du Niémen, le 1er Corps de Davout, la cavalerie de Murat et la Garde Impériale sont en avant-garde. Les hommes souffrent de dysenterie et de pénurie de vivre et de fourrage. L'ennemi reste invisible, tandis que le temps est mauvais.

Le 28 Juin, Vilna capitale de la Lithuanie ouvre ses portes, les Russes l'ont évacué, et on proclame la réunion au Duché de Varsovie comme aux temps héroiques de la grande Pologne. Une pause de quelques jours permet à l'Armée de se regrouper. Napoléon y établit son QG. Il y restera jusqu'au 16 Juillet et lance ses troupes à la poursuite des Russes.

L'ennemi ne cesse de se dérober retraitant vers l'Est, ne livrant que de petits combats, mais qui coutent des hommes aux Français. Les trois premières divisions de Davout marchèrent avec l'Empereur sur Vitebsk, tout en restant les mieux organisées de la Ligne. Le 23 Juillet, le 1er Corps combattit le maréchal Bragation à Mohilew, mais la division Gudin était restée avec l'Empereur.

Le 27 Juillet, Napoléon devant Vitebsk demanda à Gudin de tourner la gauche des positions russes, mais ceux-ci après avoir livré combat se dérobèrent et la Grande Armée continua à poursuivre des fantômes. La Grande Armée au bout d'un mois de campagne était épuisée. Elle avait gagné des territoires, mais n'avait aucun résultat décisif sur le plan militaire. Napoléon avait déjà perdu 150.000 hommes dont 15.000 tués ou blessés : le reste avait disparu en route…

Les forces russes se repliaient sur Smolensk. Le 13 Août, le 1er Corps réuni à Rassasna protégea l'établissement de ponts sur le Dniepr.

Le 16 Août, les Français étaient devant Smolensk et le 1er Corps s'empara de la cité après un bombardement et un assaut. La ville était en feu partie par le bombardement, partie par les Russes qui avaient déclenché des incendies, prélude à leur tactique de «terre brulée». Le capitaine de voltigeurs du 7e Léger Cosson s'y distingua. Continuant à poursuivre les Russes, les divisions passèrent le Dniepr.

L'arrière garde russe avaient décidé de se retrancher sur le plateau de Valoutina pour livrer un combat de retardement. La division Gudin placée provisoirement sous les ordres du maréchal Ney qui ne voulait pas attendre de renforts (selon une mauvaise habitude), monta à l'assaut son général et le 7e Leger en tête, sous le feu ennemi. Gudin fut mortellement blessé aux jambes par un boulet laissant le commandement de sa division à Gérard. Le 7e Léger eut des pertes importantes. Le capitaine Cosson s'empara de deux pièces de canons.

Le 14e Bulletin de la Grande Armée mentionna  : «la division Gudin attaqua avec une telle intrépidité que l'ennemi s'était persuadé que c'était la Garde».

A la suite de cet assaut, le régiment reçut de nombreuses décorations. Sur le champ de bataille, Napoléon réunit les officiers du régiment pour leur demander quel était le plus brave d' entre eux. A l'unanimité fut désigné le capitaine Moncey a, ex page de l'Empereur et fils du maréchal.

Etats de service du Colonel Bon Marie Jannot de Moncey

Fils du maréchal Moncey, né en 1792.
Page de l'Empereur le 2 Août 1804, fait la campagne d'Allemagne en 1809 et est nommé à l'issue sous-lieutenant au 8e Hussards, le 17 Août 1809.
Lieutenant au 7e Léger le 14 Octobre 1811. Blessé au combat de Valoutina Gora pendant la campagne de Russie, le 19 Août 1812 et décoré de la Légion d'Honneur le 30 Août. Capitaine au 7e Léger le 23 Septembre 1812.
Promu chef de bataillon pour servir en tant que capitaine aux 1er Rgt de chasseurs à pied de la Garde le 26 Janvier 1813. Fait la campagne de Saxe.
Passé chef d'escadron au 6e Hussards le 17 Juillet 1813. Blessé à Montmirail pendant la campagne de France. Colonel du 3e Hussards, à 21 ans, le 15 mars 1814. Maintenu à son poste à la première Restauration. Refuse de se rallier à Napoléon lors du retour de l'île d'Elbe pour ne pas trahir son serment au Roi, mais finit par reprendre son régiment. Participera à la défense de Belfort en 1815 avec le général Lecourbe. Il y sera blessé.
Tué dans un accident de chasse en 1817.

Gudin mourut le 22 Août des suites de ses blessures. Gérard prenait officiellement le commandement de sa division.

voltigeur 7e Léger 1809
Gudin mortellement blessé lors de l'attaque de Valoutina, à la tête du 7e Léger en 1812; gravure de Philippoteaux

 

2e ou 3e porte aigle 7e léger
Fig. 14bis Major (?) du 7e Léger (?) d'après le tableau de Thévenin : "l'attaque et la prise de Ratisbonne 21 Avril 1809"
Dessin original extrait de "Uniformes de l'infanterie légère en France depuis Louis XVI jusqu'à Louis-Philippe. I."; Aquarelles par Ernest Fort (1868-1938); Ancienne collection Gustave De Ridder, (1861-1945); Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, PETFOL-OA-499(1)

 

Colonel 7e Léger 1809
Colonel 7e Léger, fin 1809
Fig. 14ter Colonel en 1809 d'après Bucquoy
Fig. 14quatro Colonel fin 1809, reconstitution de Didier Davin

L'Armée française s'enfonçait de plus en plus profondément dans les immensités russes n'ayant toujours pas pu conclure militairement. Napoléon fortifie Witepsk et Smolensk pour lui servir de base tactique et continue la poursuite. Le 28 Août, le 1er Corps placé en avant-garde était à Wiasma. A Ghiat, le 1er Septembre. On marchait dans la boue dans un pays ravagé par l'ennemi pour qu'on y trouve rien.

Le 1er Corps fit partie de  l'avant-garde avec la cavalerie de Murat. Le 2 Septembre il était à Gjastk. Le 5 Septembre, deux armées imposantes étaient en présence sur les bords de la Kolotcha, affluent de la Moskowa qui traverse le village de Borodino. Les Russes de Kutuzov pour couvrir Moscou avaient construit des retranchements formidables.

Le 6, la division Gérard détachée du 1er Corps était sur la rive gauche de la Kolotcha avec le Corps du Prince Eugène. La grande bataille que cherchait l’Empereur allait enfin avoir  lieu.

Le 7, le Prince Eugène occupa Borodino et passa sur la rive droite. La division Gerard et celle de Morand pénétrèrent dans la redoute de Borodino au prix de lourdes pertes . Bataille très complexe avec des pertes énormes des 2 cotés,  où  les Russes résistent bien puis se replient sur Moscou et abandonnent la ville.

Le 9, le 1er Corps était à Mojaisk. Le 14, il entrait dans Moscou. Il y restera  1 mois, en profitant pour se refaire un peu.

Ce n’est que le 18 Octobre que l’Armée française quitta Moscou pour se replier vers des bases arrière. Un repli trop tardif et trop lent qui serait catastrophique. Le 1er Corps progressait dans la direction de Kaloga. Bataille de Malo Jaroslawetz le 24 Octobre : Kutuzov essaie de nous couper la route. Le combat est acharné. le village est pris et repris 6 fois. Puis, on se dirige sur Smolensk en retraversant le charnier de la Moskowa.

Jusqu’ au 26 Novembre le 1er Corps assura l’arrière garde harcelé par les Russes. Le 1er Novembre, le 1er Corps fut attaqué à Czarewo-Zaimitché et reussit à franchir un défilé grace au général Gerard et à sa division dont le 7e Léger. Nouveau combat en avant de Wiazma, le 3 Novembre. Le corps de Davout, qui avait 72.000 hommes au passage du Niémen, n’en compte plus que 15.000. Et cela ne fait que commencer ! L’armée française reprend sa marche, suivant une route déjà dévastée à l’aller. Le froid commence ses premiers assauts, tuant animaux et soldats par centaines. On passe par Smolensk le 12 Novembre.

Le 17, l’Armée est obligée de livrer le combat de Krasnoie où  s'illustre encore le 1er Coprs de Davout. Les débris du 1er Corps passent les ponts sur la Berezina le 27 Novembre et arrivent à Vilna le 1er Décembre. 19 Décembre, ils aident encore à Kowno, Ney à couvrir l’ arrière garde.

 

VII/ 1813- 1814 ALLEMAGNE, BELGIQUE ET CAMPAGNE DE FRANCE

Plaque de shako en cuivre avec étamage; dimensions 110 x 100 mm; noter les restes d'étain sur cette plaque (provenance : Russie)
Plaque de shako 110 x 100 mm (provenance : Russie)
Plaque de shako reconstituée, basé sur des éléments archéologiques trouvé près de champ de bataille de Valoutina

 

7e Léger 1812
Fig. 16bis Carabinier en 1812
Fig. 16ter Chasseurs et Officier de Chasseurs en 1812

 

Au début de 1813, l'Empereur peut encore faire appel aux ressources du Grand Empire et de ses alliés pour faire face aux Russes. Il s'emploie, en levant par la conscription, en mobilisant des forces de Réserve (Garde Nationale), par le transfert de troupes d'Espagne, à recréer une nouvelle Grande Armée. Mais sa principale perte est psychologique : on l'a vu enfin vaincu. Les anciens adversaires reprennent courage et se regroupent à nouveau pour le submerger sous le nombre, les Alliés de la Confédération du Rhin vont faire défection les uns après les autres pour se rallier à ses adversaires et rendre les forces ennemies de plus en plus nombreuses.

 

1/ Allemagne

LA MOBILISATION DE L'INFANTERIE LEGERE EN JANVIER/ FEVRIER POUR LA CAMPAGNE DE 1813 EN ALLEMAGNE
(Source : correspondance de Napoléon )

Dès janvier 1813, Napoléon ordonne de réorganiser l'infanterie légère (et de Ligne) en prévision de la campagne qui ne saurait tarder sur le Front Est. Plusieurs mesures sont prises :

  1. Le rappel des cadres des 3e Bataillons des Régiments en Espagne :
de l'Armée du Midi : des 21e, 27e, 12e et 28e Légers
de l'Armée du Centre : du 2e Léger
de l'Armée d'Aragon : du 3e Léger

Suivi, pour arrivée prévue début mars, en Allemagne, des seconds Bataillons des 13e, 15e, 11e, 24e et 26e Légers

2. Formation systématique d'un 6e Bataillon pour les Régiments qui n'en auraient pas.

3. Formations de Régiments provisoires légers pour les Corps d'Observation du Rhin ou d'Italie avec des Bataillons disponibles :
2e provisoire : 3e Bataillon des 2e et 4e Légers
3e provisoire : 3e Bataillon des 3e et 8e Légers
4e provisoire : 4e Bataillon du 12e Léger, 1er du 29e Léger
5e provisoire : 7e Bataillon du 14e Léger, 4e du 18e Léger
6e provisoire : 3e Bataillon des 6e  et 25e Légers
8e provisoire : 4e Bataillon du 5e Léger, 4e Bataillon du 23e Léger
10e provisoire : 3e Bataillon du 16e Léger et 1er Bataillon du 28e Léger

4. Formation de Demi-brigades de réserve de 3 Bataillons sur les frontières de l'Empire :
1ère Demi- brigade : 6e Bataillon des 7e, 13e, 15e Légers pour Mayence
2e Demi-brigade : 6e Bataillon des 33e, 26e, 24e Légers pour Anvers
3e Demi-brigade : 4e Bataillon des 11e, 10e, 21e Légers venants d'Espagne pour Wesel
4e Demi-brigade : 4e Bataillon des 9e, 27e, 28e Légers venants d'Espagne pour Utrecht  
5e Demi-brigade : 6e Bataillon des 12e, 5e et 29e Légers pour Cherbourg
27e Demi-brigade, dont un Bataillon du 32e Léger pour Toulon
33e Demi-brigade, dont un Bataillon du 8e Léger en Italie
34e Demi-brigade : 6e Bataillon des 8e, 18e et 36e Légers en Italie

 

Officier 7e Léger 1813
Fig. 17 Officier en 1813 d'après C. Vernet

A la fin de 1812, les débris du 1er Corps de Davout s'étaient regroupés à Thorn. Une des plus belles formations de l’Armée lors du passage du Niémen ne comptait plus que 996 officiers et 2362 sous-officiers et soldats dont 1807 en état de servir. Pour le 7e Léger, au mois de Février, le 1er bataillon avait seulement 6 officiers et 169 hommes à Stettin et le 2e bataillon : 18 officiers et 81 hommes à Erfurt.

En Mars, le 1er Corps se renforçait de nouveaux conscrits (dont 700 pour le 7e Léger) et se positionnait en observation sur le Bas Elbe. Il faisait partie de l’Armée de l’Elbe sous le commandement d’Eugène de Beauharnais.

Colonel : ROME; major en 1er : FALCON; major en second : BAUGEZ; 1er bataillon : BROCQ; 2e bat : MARGUERIE; 3e bat : REYNIAC; 4e bat : BUTARD; 5e bat : FERRIOL.

Le 17 mars , la Prusse se joignait officiellement aux Russes. En Avril, le 7e léger voyait dispersé ses maigres bataillons dans les divisions du 1er Corps :
2e bat : FERRIOL à la 2e division (22 off, 552h); 4e bat : BUTARD à  2e division; 1er bat : REYNIAC à la 3ème division (12 off, 494 h); 5e bat (15 off, 361 h), la moitié à Huningue au dépôt, la moitié à Stettin; 3e bat : MARGUERIE à Huningue (10 off, 634h).

Au 15 Mai : état du 7e Léger au 1er Corps de Davout :
1er division : 2ème bat 7e  Léger (15/674) au 29e Rgt provisoire
2e division : 4e bat 7e Léger (15/770)  au 29e bis Rgt provisoire
3e division : 1e bat 7e Léger (21/810) au 29e ter Rgt provisoire (à Brême le 13 Juin)
3e division bis : 3e bat 7e Léger (20/820) à la 1er Demi brigade provisoire.
AN AF VI 1340

Le 29 Mai il était  à Wittemberg. Suite aux victoires de Lutzen et Bautzen, Davout pouvait réoccuper Hambourg. Le 3 Juin, un armistice était signée. Le 24 Juillet, les 4 premiers bataillons du 7e Léger se réunirent à Magdebourg tandis que le 5e bataillon formait dépôt à Huningue, en ayant détaché 2 compagnies à Stettin.

Fin Juillet, le 1er Corps passe sous l’autorité du général Vandamme et rejoint les environs de Dresde. Le 7e Léger était à la division Philippon (la 1ère du 1er Corps) sous l’ autorité du colonel AUTRAN nommé le 9 Août qui va laisser sa place assez vite, puisqu’il disparaitra sur le champs de bataille de Kulm, le 3 Août 1813, blessé mortellement comme nous allons le voir.

Le 1er Août, il est à Blessern. Au cours du mois, Autrichiens et Suédois rejoignent la Coalition anti française.

Le 25 Août, le 1er Corps se replie sur Königstein. Le 26 Vandamme engageait ses troupes dès son passage de l’Elbe contre le 2e Corps d’infanterie russe d’Eugene de Wurtemberg en  attaquant le plateau de Pirna. Le 28, averti de la victoire de Dresde (26, 27 Août), Vandamme poursuit les Russes. Il avance jusqu'à Hellendorf, combat de Gieshübel, puis avance jusqu’à Peterwalde. Le lieutenant Breard s’y distingue.

 

- Bataille de Kulm

Le 29, il se porte sur Priesten où l’ennemi s’était rangé en bataille pour bloquer son avance et couvrir la retraite de l’armée de Bohème depuis Dresde. L’attaque de la division Philippon dont le 7e Leger face à l’ennemi qui résista bien  causa des vides dans les rangs. Les commandants BUTARD et MARGUERIE sont blessés. Le lendemain, les Russes avaient reçu des renforts, des compatriotes mais aussi des Autrichiens avec des troupes d’élite. Vandamme se retrouvait en infériorité numérique, pensant cependant que d’autres unités viendraient le soutenir prochainement. Il attaque les positions ennemies avec énergie. La bataille faisait rage quand les Prussiens de Kleist apparurent sur ses arrières.  Encerclé, il fallait se faire jour  au milieu des forces ennemies. Peu y réussirent. La brigade Pouchelon se débanda en essuyant de très nombreuses pertes. Le colonel AUTRAN est atteint mortellement. Vandamme lui-même est fait prisonnier.

Le 7e Leger ne compte  plus que 48 Officiers et 790 hommes et ne forme désormais que 2 bataillons. Le 1er Corps passe sous le commandement du général Mouton, comte de Lobau . Celui-ci en quelques jours reforme ses unités, son artillerie et s’adjoint de la cavalerie polonaise. Tandis que l’Empereur manœuvrait avec ses autres corps d’armée, le 1er Corps, qui devait se refaire, stationnait à Dresde pour y former sa garnison. Dresde, qui devenait le centre opérationnel de Napoléon dans des opérations de "colmatage" de ses lignes harcelées par les Coalisés,  tandis que ses alliés de la Confédération du Rhin voyaient leur fidélité s’amoindrir.

Après la bataille de Leipzig et ses combats annexes (16 au 19 Octobre), l’Armée française saignée à blanc se préparait à retraiter laissant des garnisons dans les places. Tel était le cas de Dresde où commandait en chef le maréchal Gouvion Saint Cyr avec son 14e Corps d’Armée et les restes du 1er Corps dont les 2 bataillons du 7e Léger aux ordres du nouveau colonel Groizard. La place était investie par l’ennemi le 17 Octobre. Gouvion battait le jour même le corps d’Ostermann -Tolstoi, puis sans nouvelles de l’Empereur, décidait dans un premier temps de s’enfermer dans la ville au lieu de tenter immédiatement une percée sur Torgau, certes sans ordres, mais action qui était sa seule chance.

Ayant constaté le  6 Novembre que les forces coalisées étaient désormais trop nombreuses, il ne pouvait que capituler et le 7e Léger avec lui. Capitulation honorable violée par les Alliés comme pour toutes les places en Allemagne.

 

2/ Belgique

Cependant 346 hommes des 2 premiers bataillons restés en arrière  et qui avaient échappé à la capitulation de Dresde se retrouvaient début Décembre à Anvers pour former le noyau d’une nouvelle unité. La Hollande s’était révoltée devant l’avance des troupes de l’Armée du Nord de Bernadotte, et les Français se repliaient sur la Belgique. Le général Maison prend le commandement d’un nouveau 1er Corps. Le 7e Leger étant à la division Roguet.

Début Janvier, les Français se retranchent sur Anvers devant les coalisées anglo-prussiens. Le 2 Février Carnot vient prendre le commandement de la place, tandis que le général Maison manœuvre avec habileté sans arrêts entre les places fortes du Nord de la France et la campagne belge. Les restes du 7e Léger participent à la défense d’Anvers en occupant le fort Lillo. Ils rendront la place avec Carnot après l’abdication de l’Empereur, n’ayant pas démérité.

 

3/ France

Pendant ce temps, le dépôt du régiment à Huningue se trouve aussi en première ligne devant l’offensive autrichienne. Le 21 Décembre 1813, les Austro-bavarois avaient passé le Rhin et mis le blocus devant la place. La garnison de 3600 hommes comptait un millier de soldats du 7e Léger venus se refaire au dépôt, aux ordres du major Aspelli.

Le 24 décembre, des carabiniers du 7e Léger aux ordres du capitaine Sautemont avaient repris le contrôle du fort Machicoulis. A partir du 29 Décembre, les coalisés bombardent la ville, et les Français répliquent. Au cours des 3 mois de siège, le 7e Léger perdra 340 hommes par les bombardements ou par maladie.

Le 6 Avril, la place reçut la nouvelle de la capitulation de Paris. Le 13, la garnison ne comptait plus que 900 hommes. Le 15, une convention d’armistice est signée. La guerre est finie pour le 7e Léger. L'Empereur est parti pour l'ile d' Elbe et Louis XVIII peut succéder à son frère guillotiné.

Au cours des mois suivants, le régiment est reconstitué à 3 bataillons en incorporant les restes des 20e, 21e et 26e Léger. Aux ordres du colonel Groizard, le régiment prend en Juillet le titre de «Colonel Général». Son dépôt reste à Huningue.

A suivre ..........

 

VIII/ 1815 DEFENSE DE L'ALSACE

7e Léger 1815
Fig. 18 Voltigeur en 1814 d'après Schilder
Fig. 18bis Colonel du 7e Léger en grande tenue et enfant de troupe en tenue de Voltigeurs, Garnison de Huningue, 1814

Au retour de Napoleon, le régiment était cantonné en Alsace, son dépôt à Huningue. Il se rallie. Il recevra une nouvelle Aigle et un nouveau drapeau.

L'Empereur, sachant que les Coalisés vont fondre sur la France crée bientôt une Armée du Rhin ou 5e Corps d'Observation du Rhin qu'il confie au général Rapp. Son corps d'Armée compte 3 divisions : les 15e, 16e et 17e sous le général Grandjean, le 7e Léger et ses trois bataillons y faisant partie de la brigade Henrion.

Le 18 Juin, Rapp occupe les lignes de la Lauter entre Lauterburg et Wissembourg, là où l'on s'était battu durant la Révolution. Mais les lignes de défenses de l'époque n'existaient plus depuis longtemps !

A l'annonce de Waterloo, Rapp décide de se replier sur Strasbourg. Il quitte la Lauter le 25 et prend position en avant de la forêt de Hagenau, la division Grandjean à son aile gauche couvrant la route de Bitche. Le26, ont lieu les combats de Selz et Sureburg, mais la division Grandjean n' est pas engagée.

Le 27 Juin, on apprend l'abdication de l'Empereur. Le soir, le 5e Corps était derrière la Souffel près de Strasbourg. Le 28, les 15e et 16e divisions repoussaient provisoirement l'ennemi tandis la 17e réussissait à le contenir du coté d'Oberhausenbergen.

Le 30, les Français entrent dans Strasbourg et s'y retranchent. La ville est investie par les Wurtembourgeois. Après quelques combats de desserrement du blocus, une suspension d'armes est signée le 22 Juillet. Le 30 Juillet, le pavillon blanc royal est arboré.

Le licenciement sans soldes des troupes est décrêté, ce qui entraine une mutinerie de la garnison emmenée par un sergent du 7e Léger : Dalouzi. Celui-ci reussit à lever des fonds dans la ville pour payer les soldats. Le régiment n'existe plus.

lettre 7e Léger 1815
Lettre envoyée par Dorée, ex Sous officier du 7er Léger et Officier licencié du 4e Bataillon de la Garde Nationale du Haut Rhin, datée du 2 novembre 1815, adressée au Préfet du Département du Haut-Rhin - SEHRI 2011

A suivre le dernier siège de Huningue

 

IX/ UNIFORMES

 

Figure 1 : Chasseur d'infanterie légère en 1804-1806, tenue de sortie. C'est la tenue que portait le 7e Léger. On notera le shako encore sans jugulaires, l'habit à basques courtes. En campagne la culotte de sortie est remplacée par un pantalon de route blanc ou une culotte bleu entrant dans des demi- guêtres noires.

Figure 2 : Plaque en métal argenté du 7e Léger portée sur les shakos des officiers de chasseurs et voltigeurs entre 1806 et 1808.

Figure 3 à 13 : le 7e Léger en 1809-1810 d' après la collection Boersch

Figure 3 : Tambour Major en 1809-1810. Uniforme assez classique pour un Tambour Major . On remarquera les galonnages argentés, les revers et parements sont bleu contrairement à ceux des musiciens de compagnies et du corps. Le collet et les pattes de parements sont écarlates (cachés par les gants noirs). Le gilet est blanc à double rang de boutons argent.

Figure 4 : Tambour de chasseurs en 1809-1810. On remarquera le fond cramoisi des revers et des parements qui caractérisent les musiciens de compagnies. Le collet doit être par contre écarlate. Le galonnage blanc borde collet, revers et parements. La plaque de shako de métal blanc est désormais avec une Aigle surmontant un soubassement où est inscrit le chiffre du régiment. Le pompon de compagnie surmonte le schako avec ses jugulaires de métal blanc et cordon et raquettes blancs. Le pantalon de route blanc est ici porté.

Figure 5 : Tambour de carabiniers en 1809-1810. Quand nos carabiniers prirent ils un colback en guise de coiffure ? Vraisemblablement dans la période «paisible» de 1808 en Allemagne ou post Wagram en 1809. Le colback s'orne d'une flamme écarlate galonnée de blanc et s'orne d'un plumet écarlate. Comme pour tous les musiciens de compagnies la tête de colonne, les revers et parements sont cramoisis galonnés de blanc. Par ailleurs épaulettes écarlates, sabre briquet à dragonne écarlate. Le dessin de Ernest Fort date ce type de l'année 1811; il a été établi à partir de la Collection Boersch.

Figure 6 : Fifre de carabiniers en 1809-1810. Même tenue que le tambour de carabiniers : revers et parements cramoisis galonnés de blanc, collet bleu galonné de blanc (on s' attendrait à le trouver écarlate, c'est donc peut être une particularité régimentaire ?). Introduits dans l'Armée française à la Renaissance par les troupes suisses et germaniques, les fifres accompagnent les tambours. Leur nombre est réduit à 2 et seulement pour les compagnies de grenadiers ou carabiniers en 1805. Clarke, ministre de la Guerre réduit même ce chiffre à un seul dans une instruction de Juin 1808. De toutes façons, très souvent issus des enfants de troupe, les fifres sont oubliés par les revues d'effectifs. Les collections alsaciennes montrent des fifres du 7e Léger très matures portant moustache et de haute taille, ce qui semble un peu audacieux…

Figure 7 : Cornet de voltigeurs en 1809-1810. D'après Bucquoy. On remarquera le plumet écarlate à sommet jaune, le galonnage chamois du shako, le collet chamois à passepoil écarlate des voltigeurs, les épaulettes à corps chamois tournante blanche et franges écarlates. La distinctive cramoisi aux revers et parements. Le galon blanc qui borde collet, revers et parements. Le sabre briquet a une dragonne jaune et écarlate.

Figure 8 : Sapeur en 1809-1810. Notre homme porte les distinctives de la compagnie de cabiniers et les particularités propres aux sapeurs : barbe, tablier de buffle blanchi,sabre spécifique, hache.

Figure 9  : Carabiniers en 1809-1810 d'après la Collection Boersch.

Figure 10 : Chasseur en 1809, d'après Bucquoy. On notera les boutons cuivre et les basques relativement longues pour de l'infanterie légère.

Figure 11 : Voltigeur en 1809; dessin de Bucquoy. Nous avons ici un Sous-officier (sergent) avec son galon argenté au-dessus des parements. On remarquera aussi le galon argenté sur le haut du schako qui est chamois pour les simples voltigeurs. Les compagnies de voltigeurs du 7e Léger se distinguent aussi par le collet  jaune chamois passepoilé d’écarlate, les épaulettes à corps chamois tournante blanche et franges écarlates, le  pompon jaune au shako que surmonte un plumet écarlate à sommet jaune, cordon et raquettes jaunes. La dragonne du sabre briquet est jaune à gland écarlate, ainsi que le passepoil des demi-guêtres. On remarquera le fanion d’alignement ou de compagnie de fond vert alors qu’on se serait attendu à le trouver chamois. Les deux chevrons en haut du bras gauche sont des chevrons d'ancienneté qu'on s'attendrait à trouver écarlates.

Figure 11bis : Voltigeur du 7e Léger d'après la collection Boersch.

Figure 12 : Officier porte Aigle. C'est en février 1808 que Napoléon décida qu'il n'y aurait plus qu'une Aigle par régiment porté par un officier Premier Porte Aigle, assisté d'un second et d' un 3e porte Aigle sous-officiers méritants. La mesure ne fut effective qu'en 1809 et le lieutenant Pierre Berger fut nommé le 1er mars 1809. Il fut remplacé par le lieutenant Senat en Juin.

Figure 13 : Musicien régimentaire. A noter le galonnage argent du collet, revers et parements cramoisi, le galonnage argent du shako et le port d'une épée. Sur le shako : le pompon blanc de l'Etat-Major est surmonté d'un plumet vert à sommet blanc.

Figure 14 : 2e ou 3e porte Aigle en en Septembre 1809; d’après collection Boeswildwald et Rigo. C’est donc en Février 1808 que Napoléon décrète que l’Aigle unique du régiment sera escorté étroitement par deux soldats méritants ayant 10 ans de service, avec rang de sous-officiers (sergent) et la paye qui va avec, dits : second et troisième porte Aigle (avec par ailleurs 6 autres hommes issus des compagnies de fusiliers  du 1er bataillon : 2 caporaux et 4 fourriers). Cette réforme va mettre au moins 3 ans à se mettre en place, d’abord parce que les régiments vont faire de la résistance pour rendre leurs emblèmes, ensuite parce que les textes vont s’accumuler pour préciser cette nouvelle organisation, d’où une confusion certaine surtout sur le plan uniformologique. C’est à partir de 1809 que les second et troisième Porte Aigle voient leur tenue et armement précisés. Jusqu’à présent tout ce qu’on en savait, était qu’ils devaient porter outre vraisemblablement les galons de sergent, des épaulettes de sous-officiers de grenadiers (carabiniers pour l’infanterie légère), quatre chevrons rouges sur les bras. Ils gardaient le sabre briquet et leur fusil.
L’Empereur modifie leur armement en septembre 1809 et leur attribue un esponton avec une flamme rouge pour le second Porte Aigle et blanche pour le 3ème. Avec d’un côté inscrit le nom du régiment et de l’autre «NAPOLEON» . Deux pistolets complètent l’armement. Pour les porter, on adoptera bientôt un étui porté sur la poitrine comme chez les mamelucks. Comme coiffure : le bonnet d’oursin est envisagé avec cordon raquettes et plumet blancs pour marquer l’appartenance à l’Etat-major du régiment. On précise qu’en attendant que l’administration de la Guerre puisse procurer des éléments homogènes, les régiments doivent essayer de se fournir par eux-mêmes. Et nos braves régiments qui ont une grosse habitude de la «débrouille» vont improviser en pillant les arsenaux ennemis en particulier autrichiens. C’est ainsi que l’on verra de nombreuses variantes de Porte Aigles dans les tenues et équipements, que ce soit dans l’infanterie de Ligne comme dans l’infanterie légère.

Pour le 7e Leger, le colonel a fourni à ses deux porte Aigle «adjoints» un magnifique bonnet d’oursin agrémenté de cordon et raquettes blancs et d’un plumet écarlate (qui devrait être blanc). La tenue est celle classique de sous-officier du régiment agrémenté des deux galons de sergent major argenté au-dessus des parements. A noter qu’un des deux porte Aigle du 7ème Leger n’est officiellement pas sous-officier et qu’il ne porte peut être pas ces galons,  ou peut les porter par «assimilation». Mystère ? Les épaulettes sont celles de sous-officier de carabiniers de la Légère : écarlates mêlé d’argent. Les basques sont ornées de deux grenades écarlates. Le bras gauche est orné de 3 chevrons argent, ce qui est certes distinctif mais peu réglementaire. Deux pistolets sont portés à un ceinturon de cuir blanchi ou s’accroche le sabre briquet. Une petite giberne est portée à « la corse» sur le ventre pour quelques munitions. L’esponton prévu est ici remplacé par une espèce de petite lance dont le fer a été vraisemblablement récupéré et s’orne d’une flamme écarlate sans aucune inscription. Il est porté  à la hanche droite comme le drapeau à l’aide d’une banderole de cuir blanchi.

Napoléon dira en 1811 de ces types de lances que «les régiments ont fait faire des colifichets qui ne servent à rien».  Plus tard vont apparaitre enfin des précisions sur le port des galons et chevrons, d’épaulettes défensives (au corps renforcé d’écailles métalliques), et d’une pertuisane de 2,30 m de haut. Un casque sera envisagé mais peu porté. En campagne les second et 3e Porte Aigle ont un sac d’infanterie classique sur le dos, comme les sous-officiers.

Figure 14a : Second porte Aigle du 7ème Léger vers 1809, d'après la collection Boersch.

Figure 14bis : Officier supérieur du 7e Léger  d’après Thevenin (Tableau : attaque et prise de Ratisbonne 21 Avril 1809) et Fort. En même temps que le dessin de Fort, visible dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et sur Gallica, nous avons remis dans son contexte l’original de Charles Thevenin. On hésite d’ailleurs sur le corps  de rattachement de cet officier d'infanterie légère dans les circonstances dépeintes par le tableau :  l'assaut de Ratisbonne en utilisant des échelles pour franchir les murailles. Est ce le 7e Léger de la division Gudin ou le 13e Léger de la division Morand ?

On remarque de suite la couleur dorée des 2  épaulettes, des boutons, des chevrons et des ornements sur le shako . Le plumet est cependant écarlate alors qu’il devrait être blanc pour un officier supérieur. On verra aussi des détails fort curieux : le collet bleu passepoilés de blanc au lieu d’être  écarlate, ce galon doré latéral sur la culotte, des bottes non soutachées, les basques ornées de cors de chasse dorés sont assez courtes pour un officier.

Bref cette silhouette est bien loin des règlements et pourtant Charles Thevenin, peintre contemporain de l’Empire le fait apparaitre dans son tableau. Ou bien le 7e léger (ou le 13e ?) en 1809 avait encore des boutons laiton pour une fraction de ses composants d’où les marques de grade en doré ou bien nous nous trouvons devant un major du régiment ? Il faut noter que Thevenin a tendance à donner à ses soldats d’infanterie légère assez systématiquement des plaques de schako cuivre.

Figure 14ter : Officier supérieur (colonel) du 7e Léger en 1809 par Bucquoy. Ce que l'on  peut remarquer, c'est le port des bottes à l'écuyère assez courant chez les officiers superieurs d'infanterie, même légère pour monter à cheval. Ensuite, ces très curieuses fausses poches des basques à mi chemin entre des poches à la soubise et des poches en long plus classiques. Le plumet aigrette est bien entendu blanc sortant d' une tulipe argent.

Figure 14quatro : Colonel du 7e Léger fin 1809. On comparera utilement avec la figure 14ter du colonel au début de 1809. La transformation la plus spectaculaire survient au niveau du shako. Notre colonel après Wagram décide de supprimer les cordons de shakos et pour compenser, de galonner largement d'argent ceux des officiers. Une lettre du sous lieutenant Dandalle à ses parents en Septembre 1809 en fait foi : "C'est par suite de l'ordre qui a été donné au régiment que Mr le colonel a écrit au bataillon de dépot pour la tenue des officiers qui sera indépendamment de la coiffure, de l'habillement et de la chaussure d'uniforme, du chapeau à clack (sic), pantalon et culotte de casimir blanc, culotte de casimir noir, bas de soie blanc et noirs et boucles à filets (pour la tenue de sortie NDLA) ... Nos shakos éprouvent une grande révolution : il n y aura plus de cordons, mais il sera remplacé par une mentonnière en argent adaptée aux deux cotés du shako par une tête de méduse. Le galon qu'on a trouvé trop simple sera remplacé par une bordure assez large en haut et une autre plus petite au bas; Ces objets d'un très grand prix à Vienne ont été commandés à Presbourg. La bordure seule coute 60 florins et à peu près la même somme pour la mentonnière ... Monsieur le colonel et un chef de bataillon ont déja leurs shakos garnis. Ce ne sont point les shakos seuls qui éprouvent une révolution, la bourse en éprouve de terrible ...".

 

fanion 7e léger
fanion 7e léger
Fig. 15 A gauche, fanion du 7er Léger, en très mauvais état; au centre, la version de Hekkel; à droite, le même reconstitué par Rigo

Figure 15 : Fanion de bataillon du 7e Léger en 1812.  Nous l’avons vu, c’est en 1808 que Napoléon décide qu’il  n’y aura plus qu’une Aigle par régiment porté par le 1er bataillon. Les autres bataillons devant avoir des fanions de couleur sans inscriptions. Bien entendu, les régiments vont faire de la résistance pour rendre leurs Aigles supplémentaires, puis certains ne vont pas se contenter de fanions colorés pour leurs bataillons. C’est ainsi que le 7e Léger va confectionner des fanions tricolores pour tous ses bataillons de guerre y compris le 1er qui doit porter l’Aigle, ce qui est plus que le non-respect du règlement ! Bref, ces fanions adoptent la disposition des drapeaux de 1804, ornés aux 4 coins de cors argentés et du chiffre 7. Au centre une Aigle couronnée sur ses foudres  et le numéro du bataillon et le tout en doré. Les deux faces sont identiques. Ces fanions de bataillon étaient en général porté sur des hampes longues, quoique Rigo le fasse figurer au bout du fusil d’un sous-officier, comme un fanion d’alignement. Les Russes les prirent pour des drapeaux vu leur ornementation.

Les fanions du 7e Léger ont été perdus en Russie en 1812. Ceux du 1er et 2e bataillons ont été pris en Octobre par le régiment Ataman des cosaques du Don. Koutouzov écrit au Tsar : «Je viens de recevoir un rapport du général Platov. Hier, l’ennemi s’est arrêté sur les hauteurs près du monastère Kolotzki. Attaqué et culbuté, il a perdu 20 canons et deux drapeaux, que je dépose aux pieds de votre Majesté Impériale». Le fanion du 3e bataillon a été pris près de Viazma, le 23 Octobre. Les fanions des 4e et 6e bataillons ont été pris à Wiazma ou plus tard à Kovno. Ils furent tous déposés à Notre Dame de Kazan et sont vraissemblablement actuellement  au Musée historique de Moscou (Source : "Aigles de Napoleon contre drapeaux du Tsar", général Andolenko, 1969).

Figure 16 : Le Porte Aigle du 7e Léger en 1812-1813 : Le 1er Corps de Davout a vraisemblablement commencé à toucher les nouveaux uniformes du règlement Bardin juste avant le départ pour la Russie, puisque leurs fournitures devaient partir à partir début Mai 1812 et que le Niémen ne fut franchi qu’en Juin. Quant au nouveau drapeau modèle 1812 tricolore à trois bandes verticales et frangé d’or, il fut donné au régiment en mai 1812. Il portait fièrement brodé en or les victoires de IENA, EYLAU, ECKMHÜL et WAGRAM (voir dessin C de la rubrique drapeaux). Le Porte Aigle était désormais le lieutenant puis capitaine (en Juin 1812) Pierre Dufour, nommé par l’Empereur en  Septembre 1810. Lors de cette campagne, le régiment ayant 5 bataillons dans les rangs, l’Aigle était porté en fait au 3e bataillon et non au premier (d’où peut-être un fanion au 1er bataillon : voir texte figure 15). L’Aigle qui normalement d’ailleurs devait rester au dépôt pour les régiments d’infanterie légère, réussit à survivre à la retraite puisqu’il fut ramené de Russsie alors que le drapeau y fut détruit et que le Premier PorteAigle mourut à la fin de l’année 1812. L’Aigle fut déposé au dépôt de Huningue en Juillet 1813 et y resta jusqu’à la première abdication de Napoléon.

Figure 16bis : Carabinier du 7e Léger en 1812 : La plaque est à soubassemement,  préfigurant le modèle du réglement Bardin qui ne sera vraiment mis en circulation qu'en 1813. Les distinctives classiques des Carabiniers sont arborées.

Figure 16ter : Chasseurs et Officier du 7e Léger en campagne en 1812 : On notera le port des épaulettes sur la capote brune et les plaques de shako d'un modèle losangique très sobre. L'Officier est en surtout et en manteau, ce qui est classique en campagne.

Figure 17 : Officier d'infanterie légère en 1813 par C Vernet : C'est la tenue réglementaire portée lors de la reconstitution du régiment en 1813.

Figure 18 : Voltigeur du 7e Léger à Huningue en 1814 d'après Schilder : On notera les pattes de parements blanches (comme pour certaines gardes nationales alsaciennes) et l'utilisation d'une culotte blanche au lieu de bleu. La plaque reste d'un modèle antérieur à 1812 (vraissemblablement récupération en 1814). Nous ignorons les sources du dessinateur (peut être la planche extraite des Garnisons d'Alsace ?)

Figure 18bis : Dessin extrait des Garnisons en Alsace : Officier superieur du 7e Léger en 1815 en Alsace et un jeune enfant de troupe (à la tenue trop complète de voltigeur). La tenue a pris la "coupe Bardin". On notera le double galonnage argenté des bottes, et le plumet blanc marquant l'appartenance à l'Etat Major du Régiment.

 

 

X/ DRAPEAUX

 

A venir

drapeau 7e Léger 1802
Drapeau modèle 1802

A DRAPEAU DE 1802
B DRAPEAU DE 1804.

 

C/ DRAPEAU DE 1812

Drapeau 7e Léger 1812
Drapeau modèle 1812

Dessin de Rigo. Les nouveaux modèles de drapeaux 1812 , de 0,80 m de côté,  sont caractérisés par la disposition des couleurs en bandes tricolores, les broderies et les franges dorées, le retour de la cravate  tricolore brodée et frangée et  l'inscription des grandes victoires où le régiment a combattu en présence de l'Empereur. Notre 7e Léger peut donc écrire fièrement sur son embléme JENA (Iena), EYLAU, ECKMUHL, WAGRAM.

L'Aigle qui surmonte le nouveau drapeau, donné au régiment le 19 Mai 1812,  est celle fièrement mutilée à Eylau. Ce drapeau passe donc le Niemen à l'aller mais sera détruit pendant la Campagne de Russie. Seule l'Aigle pieusement conservée au milieu de la débacle pourra rejoindre le dépot de Huningue en Juillet 1813.

 

D/ L’ EPHEMERE DRAPEAU DU REGIMENT  "COLONEL GENERAL" PREMIERE RESTAURATION

Une ordonnance du 16 janvier 1815 rétablit le drapeau  blanc spécial pour les régiments portant le titre de Colonel Général. Porté à la première compagnie de fusiliers, par un lieutenant de 1ère classe avec le titre d’«enseigne de la compagnie générale», ce drapeau blanc, semé de fleurs de lys dorées, avait la devise : PRAETERII EXEMPLUM , FIDES QUE FUTURI. Il ne saluait que les Princes et les maréchaux, et était salué par tous les autres drapeaux et étendards (d'après Belhomme, in Histoire de l'infanterie française, tome 4).

 

E/ LE DRAPEAU MODELE 1815 DU 7E LEGER

Aux Cent Jours, c'est le 9 avril 1815 que l'Empereur annonce la distribution de nouvelles Aigles. La cérémonie se déroule le 1er juin 1815 sous le nom de Champ de Mai. Il est prévu 132 aigles et drapeaux pour les troupes à pied, dont 105 pour l'infanterie de ligne et légère.

Etoffe de soie en double épaisseur : 120 X 120 cm. Formé de trois bandes verticales tricolores (le bleu à la hampe) avec franges. Sur le pourtour, broderie d'or composée d'une guirlande de feuilles et branches de lauriers séparée au milieu de chaque côté par une petite rosace et reliées aux quatre angles par une palmette. Cette broderie est encadrée par un mince galon doré. Les lettres et inscriptions sont brodées en fils d'or sur drap noir découpé et rapporté sur l'étoffe en vue d'une exécution plus rapide.

A l'avers est inscrit :  L'EMPEREUR/NAPOLÉON/AU ... RÉGIMENT/DE ... Au revers : la liste des noms de batailles où le régiment s'est illustré, déjà portée en 1812. Mais pour certains régiments, on a ajouté des noms de batailles relatifs aux campagnes de 1812-1813-1814 en présence de l'Empereur. Il est fort vraisemblable que le 7e Léger ait donc fait figurer :  JENA (Iena)/EYLAU/ECKMUHL/WAGRAM/LA MOSKOWA. Le drapeau est accompagné d'une cravate tricolore du modèle 1812 avec broderies de palmettes et abeilles et franges à torsades. Cordons et glands.

Ce drapeau a t'il été emmené en campagne en Alsace en 1815, ou est t'il resté au dépôt d'Huningue ? Rien n'est sûr, mais il ne fut pas remis à Bourges pour sa destruction à la seconde Restauration, d'après Pierre Charrié.

 

XI/ NOTES

 

Note 1 : Avant 1802, les seules demi-brigades d'infanterie légère à avoir des drapeaux étaient celles de Bonaparte à l'Armée d'Italie puis d'Egypte (drapeaux modèle Armée d'Italie). Toutes les autres demi-brigades légères n'en avaient pas.