Le 17e Régiment d'Infanterie légère

1796-1815

Avertissement et remerciements :

Le Royal-Italien est créé le 27 mars 1671 avec 27 Compagnies de 204 hommes. En garnison à Lille, le Régiment est passé en revue par le Roi. Le 17 mars 1788, Royal Italien devient Chasseurs Royaux de Provence.

En 1793 et 1794, le 17ème Léger combat en Vendée. Il devient 17ème Demi-Brigade d’Infanterie légère en 1795. De 1796 à 1802, la 17ème est en Italie avec trois Compagnies, à l’effectif total de 1200 hommes. Elle participe aux batailles de Mondovi, Lodi, Lonato, Castiglione et Rivoli. Ces garnisons successives la font déplacer ensuite de Genève à Moulins puis à Bourges, Blois, Vendôme, Strasbourg et Huningue.

Devenue 17ème Régiment d’Infanterie légère, le 15 octobre 1805, sous les ordres du Colonel Vedel, le Régiment escalade un bastion à Ulm et s’y établit. Les Autrichiens le repoussent et lui font quelques prisonniers. Cette affaire, citée par le 9ème Bulletin de la Grande Armée se solde par une perte de 157 Officiers et soldats tués ou blessés (dont 2 Officiers tués et 6 autres blessés).

A Hollabrunn, le 17, c’est au tour du Colonel Cabannes de Puymisson d’être blessé.

A Austerlitz, le 17ème est à Bosenitz (point d’appui sur la gauche du dispositif) où il prête serment de défendre cette position jusqu’à la mort.

En septembre 1806, pendant la Campagne de Prusse, à Iéna, il s’avance à travers le brouillard, déployé en une seule ligne. Non seulement le Régiment supporte le feu mais il le rend, et n’est relevé qu’après avoir épuisé ses cartouches.

Le 10 octobre, au combat de Saalfeld, 1 Officier est tué, 1 autre blessé. Quatre jours plus tard, à Iéna, le Régiment a encore 15 Officiers blessés. Le 26 décembre, après avoir combattu à Prentzlau, le 17ème est du combat de Pultusk où il a 2 Officiers tués et 4 Officiers blessés.

Le 27 décembre 1806, Lannes écrit à l'Empereur : "Je suis arrivé avec mon corps d'armée devant Pultusk, vers 10 heures. J'ai trouvé l'ennemi établi sur la plaine, devant, cette ville ; son avant-garde était composée d'environ 5000 hommes de cavalerie et de quelques mille cosaques. J'ai fait attaquer l'avant-garde ennemie par le 17e léger et le 88e. Après quelques charges que nos troupes ont reçues avec beaucoup de sang-froid, l'ennemi s'est replié sur son corps de bataille, qui avait la droite d’appuyée au pont l'extrémité de la ville et la gauche à un autre pont à l'entrée de la ville" (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 94).

"J'ai fait marcher sur le pont de droite le restant du 64e et tout le 88e pour couper la retraite à l'ennemi sur le pont, et je l'ai fait attaquer par le 17e après une fusillade des plus vires. L'ennemi a été culbuté et est revenu sur le pont dans le plus grand désordre. Si un bataillon du 88e, qui a été chargé par la cavalerie, n'eut pas plié, toute cette colonne était prisonnière de guerre" ((Lannes à l'Empereur, 27 décembre 1806 - in Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 95).

Le 8 février 1807, le 17ème combat les Russes à Eylau. “Dans ce terrible combat le 17ème s’est couvert de gloire” (47ème Bulletin de la Grande Armée). Un Officier est blessé. Huit jour plus tard, à Ostrolenka, un autre Officier est blessé. L’année s’achève par la bataille de Friedland, où 3 autres Officiers sont blessés.

En janvier 1809, les 1er, 2ème et 3ème Bataillons sont envoyés en Espagne et au Portugal. Le 17ème est présent à Vigo (16 mars), à Braga (18 et 19 mars) et à Oporto (28 et 29 mars) où le Colonel Cabanes de Puymisson est à nouveau blessé. En avril, le Régiment participe à la défense de Amarante au Portugal puis se retire de Oporto le 12 mai 1809.

Le 4ème Bataillon, de son côté, quitte Strasbourg le 7 avril 1809. Il est affecté à la 2ème Demi-brigade légère des Grenadiers d’Oudinot. Il combat à Thann le 19 avril, et est passé en revue par l’Empereur dans le parc de Schönbrunn le 16 mai 1809. Il donne ensuite à Essling (22 mai) et à Wagram (5 et 6 juin). Il donne enfin à Znaim le 11 juillet.

Le 27 septembre 1810, le 17ème culbute les Portugais à Bussaco. Les pertes sont importantes : 5 Officiers tués, 23 blessés. Le 3 avril 1811, le Régiment combat à Sabugal ; là encore, des pertes importantes : 4 Officiers tués, 13 blessés dont le Colonel Beuret. Le Régiment combat encore dans différentes affaires au Portugal et en Espagne. Enfin, il donne les 18 et 22 juillet aux Arapilles.

En 1813, le Régiment participe à l’affaire de Haro (Espagne) le 8 avril ; à celle de Frias le 15 juin ; au combat de Villafranca (Espagne) le 24 juin. Les 20 et 30 juillet, c’est la retraite de Pampelune ; puis le passage de la Bidassoa le 31 août ; et enfin des combats dans les Pyrénées le 7 octobre. Les 9 et 10 novembre, le Régiment combat devant Bayonne.

Une autre partie du Régiment participe à la défense de Danzig (9 juin), à la bataille de Leipzig (18 octobre) puis à la défense de cette ville. Elle donne encore à Hanau le 30 octobre.

Durant la campagne de France, le 1er Bataillon fait face aux Alliés à Bar sur Aube (27 février), Bar sur Seine, Arcis sur Aube (21 mars) et Saint Dizier. Les 2ème et 3ème Bataillons sont au siège de Mayence, le 5ème à celui de Strasbourg (8 avril).

Après cette campagne, le 17ème est dissous. Il donnera toutefois naissance à la Légion du Var en 1816.

Uniformes

Sources :

- H. M. Brauer, H. Knötel, E. Nussbaum : “Die Französische Infanterie Napoleon I. (II. Teil) 1809-1813 : das 17. Leichte Inf. Regt. 1809” ; Uniformbogen, planche 38.

- Boisselier H. : Série des Tambours Majors, planche 65 (d’après Boersch).

- Cdt Bucquoy : “Les uniformes du premier empire, l’Infanterie”.

- Fichier Carl, planche K.

- A. Martinien : “Tableaux par corps et par batailles des officiers tués et blessés pendant les guerres de l’empire ( 1805-1815 )”.

- Petits Soldats d’Alsace, planches 102 et 103 d’après Boersch.

- Rigo : “Les grenadiers d’Oudinot” ; Tradition N°61, mai juin 1981.

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