Le 14e Régiment d'Infanterie Légère

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 14e Régiment d'infanterie légère

Avertissement et remerciements :

- Inspection de la 14e Demi-brigade légère à Bâle par le Général Schauenburg, le 29 Nivôse an 8

"Revue d’inspection passée à Bâle le 29 Nivôse an 8
14e Demi-brigade légère.
Etat-major
Mortières, Chef de Brigade du 28 Fructidor an 4. Est un très joli Officier, un homme d’honneur qui a constamment donné des preuves de courage mais il ne s’occupe pas assez du détail de l’administration, police et instruction de son corps qui est maintenant dans une espèce d’abandon nuisible au bien du service.
Lesbros, Chef de Bataillon du 2 Complémentaire an 4. Il commande le 1er Bataillon. C’est un brave Officier, très intelligent et bien susceptible de commander une Demi-brigade d’infanterie légère.
Broyer, Chef de Bataillon du 2e Complémentaire an 4. C’est un très brave Officier, et parfaitement à la place qu’il occupe.
Massard, Chef de Bataillon du 2 Floréal an 7. Il commande le 3e Bataillon, c’est un brave et solide Officier qui à tout égard est digne de la place qu’il occupe.
Wolff, Adjudant-major du 1er Brumaire an 6. Propre au grade dont il est revêtu ; il est actif.
Debouteres, Adjudant-major, du 1er Brumaire an 6, très actif et propre à son état.
Taillade, Adjudant-major, du 1er Brumaire an 6, très actif et propre à son état.
Truffau, Quartier-maitre trésorier du 6 mars 1793. Homme très ordinaire, ayant besoin d’être guidé par un chef instruit dans cette partie.
Schwitter, Quartier-maitre, du .
Lafarquette, Adjudant sous-officier du 1er Messidor an . Homme de bonne conduite, fait assez bien son service, connait parfaitement son état.
Lécuyer, Adjudant sous-officier du 15 Messidor an 7. Bonne conduite, fait assez bien son service.
Schultz, Adjudant sous-officier du 19 Brumaire an 8. Excellent adjudant, d’une bonne conduite, connait beaucoup sa théorie, et sa pratique.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes                                                              Remplaçants
Simon, Lieutenant, affecté d’hémorroïdes et jugé par les Officiers de santé incapable de servir activement     Grangier, Lieutenant, sort de la Compagnie de Chasseurs de la Dordogne, bien noté.
Officiers supérieurs à la suite du corps.
Eschenbrenner, Chef de Bataillon, présent.
Themp, id. id.
Desbois, id. id.
Peschery, id. détaché par le Général Sorbier.
Administration.
Ce corps se trouve encore une fois presque nu, les habits vestes sont dans le plus triste état, il en est de même des vestes et culottes. Il manque généralement de guêtres. Le mauvais état de la chaussure a forcé ce corps à accepter 500 paires de souliers de rebut.
Une partie des hommes présents n’ayant que des lambeaux de chapeaux, et une dizaine d’hommes par Compagnie n’en ayant pas reçu du tout. La Demi-brigade a reçu - schakos.
Les armes sont généralement en mauvais état. Il y a environ 200 baïonnettes de perdues et une partie des Sergents et Caporaux est sans sabres. La buffleterie est dans le plus mauvais état et il en manque beaucoup.
Il ne peut être fait mention de la tenue, lorsqu’un corps a essuyé des pertes aussi considérables en hommes, qu’il quitte les cantonnements les plus misérables et qu’il n’a pas reçu de solde depuis 5 à 6 mois.
Ce corps a reçu les Compagnies de Chasseurs tirées des Bataillons Auxiliaires ci-après savoir des :
1er de l’Aube
2e de la Côte-d’Or
1er de la Dordogne
1er de la Haute-Saône
1er du Cher
1er de la Meurthe
Force totale 500.
Avant l’incorporation, la 14e était composée savoir de :
Officiers 60
Sous-officiers 85
Caporaux fourriers et Caporaux 139
Carabiniers, Chasseurs, Tambours 1539.
Total 1823 y compris les Officiers.
Après l’incorporation la 14e était composée de - .
L’esprit du corps est toujours bon par l’excellente composition des Officiers. Il existe encore un tiers des anciens Sous-officiers, et lorsque les anciens prisonniers de guerre seront rentrés, il y aura encore environ un noyau de 40 à 50 hommes par Compagnie qui ont fait la guerre avec une bravoure connue de toute l’armée. Ces précieux noyaux bien cultivés pourront puissamment contribuer à faire rendre à la 14e Légère les moyens de servir encore avec la même gloire
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

- Inspection de la 14e Demi-brigade légère par le Général Schauenburg, le 26 Ventôse an 8

"Revue d’inspection passée le 26 Ventôse an 8 de la République
14e Demi-brigade légère.
Etat-major.
Laplanche-Mortières, Chef de Brigade, du 28 Fructidor an 4. Joli Officier, homme d’honneur qui a constamment donné des preuves de courage ; mais il ne s’occuper pas assez du travail d’administration, police et instruction de son corps qui est maintenant dans une espèce d’abandon nuisible au bien du service.
Lesbros, Chef de Bataillon du 2e complémentaire an 4. Il commande le 1er Bataillon ; c’est un brave Officier très intelligent, et bien susceptible de commander une Demi-brigade d’Infanterie légère.
Broyer, Chef de Bataillon, du 2e complément an 4. C’est un très brave Officier, et parfaitement à la place qu’il occupe.
Massard, Chef de Bataillon du 2 Floréal an 7. Il commande le 3e ; c’est un brave et solide Officier qui sous tous les rapports est digne de la place qu’il occupe.
Wolf, Adjudant-major du 1er Brumaire an 6. Propre au grade qu’il occupe, très actif.
Deboutères, Adjudant-major du 1er Brumaire an 6. Très actif, et propre à son état.
Taillade, Adjudant-major du 1er Brumaire an 6. Très actif et propre à son grade.
Truffau, Quartier-maitre trésorier, du 6 mars 1793. Homme très ordinaire, ayant besoin d’être guidé par un chef instruit dans cette partie.
Schwiter, Quartier-maitre, du - .
Lafarguette, Adjudant sous-officier du 1er Messidor an -. Homme de bonne conduite, fait assez bien son service, connait parfaitement son état.
Lecuyer , Adjudant sous-officier du 15 Messidor an 7. Bonne conduite, fait assez bien son service.
Schultz, Adjudant sous-officier du 19 Brumaire an 8. Excellent Sous-officier, d’une bonne conduite, connait parfaitement son état.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes.      Remplaçants.
Simon, Lieutenant, affecté d’hémoroïdes, jugé incapable de servir activement.      Grangier, Lieutenant surnuméraire audit corps, bien noté.
Officiers supérieurs à la suite du corps.
Pechery, Chef de Bataillon, et Adjudant-général, d’une très bonne conduite et bon Officier.
Desbois, Chef de Bataillon du , qui a quitté la 107e Demi-brigade à l’époque de l’expédition d’Irlande ; je ne connais pas ses moyens, mais on assure qu’il pourrait avoir une meilleure conduite.
Eschenbrenner, Chef de Bataillon réformé de la 152e Demi-brigade, faisant maintenant partie de la 7e. Je ne connais pas ses moyens militaires. Sa conduite est bonne.
Zemp, Chef de Bataillon, Officier assez instruit, d’une conduite médiocre.
Administration.
La 14e légère était forte lors de la revue de 2224 hommes présents sous les armes, y compris les Compagnies de Chasseurs des Bataillons auxiliaires de l’Aube, de la Côte-d’Or, de la Dordogne, de l’Allier, de la Charente, de la Haute-Saône, de la Meurthe et de Loir-et-Cher, incorporées dans cette Demi-brigade.
J’ai trouvé de ces huit Compagnies 18 Officiers, 23 Sous-officiers et 431 Chasseurs, tous de tournure à faire la guerre, bien habillés, équipés et armés.
L’effectif de la Demi-brigade 3838 parmi 1614 lesquels absents dont 866 prisonniers de guerre, il y avait le jour de la revue 21 Capitaines présents.
23 Lieutenants id.
20 Sous-lieutenants id.
Officiers 64.
L’habillement est toujours dans le misérable état où je l’ai trouvé le 30 Nivôse dernier, les capotes qui restent ne sont que des haillons tombant en lambeaux. Les meilleures ont été emportées par les conscrits déserteurs.
Il n’y a d’habillé passablement dans ce corps qu’environ 600 hommes, y compris les Compagnies de Chasseurs ci-dessus désignées.
L’équipement est aux deux tiers passable ; il manque 121 fusils je vais leur faire délivrer ; il y a un grand besoin de caisses de tambours.
J’avais rendu compte au Ministre de l’état dans lequel j’avais trouvé l’administration de ce corps. Ses registres de comptabilité sont enfin au courant, et je viens d’obtenir le travail des réformes et récompenses nationales qui trainait depuis 10 mois ; 150 Sous-officiers et soldats y sont compris, et il en reste encore un assez grand nombre à réformer.
Le corps vient de recevoir un mois sur son arriéré de solde et un acompte de 1000 francs sur la masse d’entretien. Il lui reste encore 6 mois de solde pour les soldats et 5 pour les Officiers. J’ai réitéré l’ordre au chef d’armer tous les Sous-officiers qui ne le sont pas, ainsi que faire une meilleure répartition d’armes en raison de la taille des militaires.
Je lui ai enjoint de procéder au placement des Sergents et Caporaux en utilisant les surnuméraires et en envoyant au dépôt ceux qui sont hors d’état de servir, et en faisant nommer de suite aux places de Sous-officier vacantes.
Je lui ai enjoint de faire partir sur le champ pour son Dépôt tous les hommes que je n’ai pas trouvés susceptibles de faire la guerre, et faire de suite réformer ceux qui, pour des causes évidentes, sont absolument hors d’état de servir.
Je demande au Général en chef de faire donner l’ordre au Dépôt de la 14e légère de se transporter à Kaysersberg, ne pouvant rester à Ensisheim qui est un lieu de passage.
Résumé.
Ce corps a beaucoup gagné depuis ma dernière revue dont il a joui à rétablir la vigueur du soldat.
Le chef aurait pu employer plus utilement encore le temps qu’il a eu pour l’instruction des conscrits, et l’administration du corps. J’aurais désiré que les 800 prisonniers de guerre dont le corps attend le retour fussent arrivés avant son entrée en campagne, vu la grande quantité de recrues qui n’ont point encore fait la guerre
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 2e jour complémentaire an 13 (19 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin ... Je vois dans l'état de situation de l'armée d'Italie que vous m'avez remis que vous portez le 14e régiment d'infanterie légère à Parme. Je ne comprends point cela, il doit être depuis longtemps à Vérone, à moins que vous ne lui en ayez pas donné l'ordre, ou que le général commandant l'armée l'en ait retiré" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10830).

A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant en chef. L'aile gauche de cette armée comprend la Division d'infanterie Duhesme, Brigades Goulus et Camus, treize Bataillons des 14e d'infanterie légère, 20e, 1er, 102e de ligne, trois escadrons du 25e de chasseurs à cheval, 7000 combattants et six bouches à feu ; la Division d'infanterie Serras, Brigades Gilli, Guillet, Mallet et Schild, seize bataillons des Carabiniers corses, 8e d'infanterie légère, 53e, 81e, 106e, 13e et 9e de ligne, quatre escadrons des Dragons de la Reine, 8000 combattants, six bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).

A la fin de décembre, et après sa formation, le 8e corps, ayant pour Général en chef Masséna comprend la Division Duhemne (9000 hommes des 14e et 25e d'infanterie légère, 1er, 20e, 102e de ligne) dans le cercle de Cilly (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 2).

/ 1806

Le 17 février 1806, Napoléon écrit depuis Paris, à Joseph, Lieutenant de l'Empereur, Commandant en chef de l'Armée de Naples : "Mon frère, dans les états que vous m'avez envoyés vous ne parlez pas du 10e, 20e de ligne et 102e, du 14e d'infanterie légère, du 23e légère, des 7e, 23e, 24e, 29e et 30e de dragons, non plus que des dragons Napoléon et de la Reine, italiens.
Ces corps doivent avoir joint et avoir porté votre armée à 40 000 hommes. Faites en faire un état en règle bataillon par bataillon, compagnie par compagnie, escadron par escadron
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 71 ; Du Casse : « Supplément à la correspondance de Napoléon 1er » ; Paris, Dentu, 1887, p. 34 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11489).

Le 12 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Dejan, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, mon intention est que les trois mille hommes formant la réserve des départements ci-dessous nommés marchent comme les autres et soient dirigés, savoir ceux du département :
… Des Landes … 14e d'infanterie légère ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11656).

Le 12 avril 1806, Joseph écrit, depuis Cosenza, à Napoléon : "Sire, j'ai fait connaître à Votre Majesté le double objet de mon voyage et de la reconnaissance que je continue à faire des deux Calabres ...
Tous les rapports du général Reynier, depuis le 26 mars jusqu'au 8 avril, me sont parvenus à la fois cette nuit ; il ignorait encore mon départ de Naples ; je ne sais pas moi-même où se trouve en ce moment le général Verdier avec sa colonne, composée d'un bataillon du 6e régiment et d'un bataillon polonais ...
Je donne avis au général Reynier de mon départ de Cosenza pour Reggio.
Je donne ordre à un bataillon du 14e régiment d'infanterie légère, que j'avais porté sur Cassano, de venir occuper Cosenza, où il est nécessaire d'avoir une force disponible, et de former un entrepôt de munitions de toute espèce ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 178).

Le 22 avril 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Roi de Naples : "Mon Frère …
Je vois que le 14e d'infanterie légère a trois bataillons à l'armée : si cela est, renvoyez le 3e bataillon au dépôt ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 199 (avec la date du 21 avril 1806) ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10131 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11938).

Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Division DES DÉPÔTS DE L’ARMÉE DE NAPLES, comptant à l'armée d'Italie :
1re division, Général de Brigade Pouchin (Forli) ; 3es Bataillons des 1er, 14e, 23e léger, 1er, 6e, 10e, 42e de ligne ; 3500 présents - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.

Le 9 mai 1806, à Saint-Cloud, l'Empereur ordonne : "Au moment de la rentrée de la Grande-Armée en France, il sera versé par le payeur-général de la dite armée, dans la caisse des payeurs des divisions et par ceux-ci dans les caisses des corps, les sommes nécessaires pour payer la solde des mois de janvier, février, mars et avril.
Les corps qui composent la division du général Oudinot qui est à Neuchatel et la division du général Dupont qui est à Wesel et Düsseldorf, le 4e régiment d'infanterie légère et le 26e régiment de chasseurs qui sont à Metz, le 14e régiment d'infanterie légère qui est à Sedan, les deux bataillons d'élite de la division du général Oudinot qui sont à Paris et le bataillon d'élite du 3e d'infanterie légère qui est à Parme, recevront sur-le-champ la solde de ces quatre mois ...
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 5373).

Le 11 mai 1806, Joseph écrit, depuis Caserte, à Napoléon : "… Le corps du général Saint-Cyr occupe les places de l'Adriatique, fait le blocus de Civitella del Tronto, a des colonnes mobiles dans les montagnes des Abruzzes, dirigées contre trois chefs de brigands. Le 14e d'infanterie légère appartenant à ce corps a marché en Calabre lors de l'insurrection ; il est aujourd'hui de retour à Tarente …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 227).

Le 27 mai 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du 19. J'ai fait tout ce qu'elle me prescrivait ; il y a aujourd'hui à Gaète plus de six mille hommes et soixante et dix bouches à feu, beaucoup d'officiers d'artillerie, du génie, un général de division, deux de brigade ; le maréchal Masséna a ordre d'y être habituellement.
Le but de l'ennemi est de nous détourner des préparatifs de la Sicile ; je ne prends pas le change, mais il m'est impossible de ne pas disperser mes forces sur les côtes, qu'ils menacent tour à tour. Ils avaient été repoussés, il y a quelques jours, de Scalla ; ils viennent d'y retourner avec un vaisseau de soixante-quatorze, une frégate et dix transports.
Le général Verdier a marché contre eux avec cinq compagnies. Je viens de donner l'ordre pour que ces troupes soient remplacées à Cosenza par un bataillon du 14e.
Nous ne perdons pas un moment, mais nous ne pouvons pas fabriquer assez de poudre pour répondre à nos besoins.
Je ne pense pas qu'il faille moins de dix-huit à vingt mille hommes pour la Sicile. Dès que la côte sera armée et que nous aurons les approvisionnements nécessaires, je crois que nous pourrons tenter avec succès cette expédition ; on travaille aux chaloupes canonnières.
Je compte laisser Masséna sur le continent avec le peu de troupes disponibles ; confier le premier passage au général Reynier. Dès qu'il serait maître du Phare, ou qu'il aurait élevé une batterie vis-à-vis de celle que nous élevons au Pezzo, je m'y porterais avec le reste de l'armée sur les mêmes bateaux qui auront transporté l'avant-garde. Je suppose que le détroit se trouverait fermé aux vaisseaux anglais par les feux croisés établis sur les points les plus rapprochés des deux rivages.
L'estafette a très-bien réussi
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 256).

Napoléon pense que la situation est sous contrôle et songe même à poursuivre sur la Sicile. Le 7 juin 1806, il écrit, depuis Saint-Cloud, à son frère Joseph : "... Voici comment je placerais vos troupes au moment de l'expédition de Sicile :
... Le 14e léger, le 1er léger, le 23e léger, le 1er de ligne, le 20e de ligne, les 29e de ligne, 42e et 102e, les Polonais, les Suisses, les Corses et quelques régiments de chasseurs et de dragons, seraient chargés de l'expédition de Sicile. Cela formerait 18,000 hommes, en y joignant le bataillon de grenadiers des deux régiments qui sont à Naples et ceux des quatre régiments italiens ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 285 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12252).

Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division des Dépôts, Généraux Pouchin (Forli), Valory (Bologne), Laplanche-Mortièrcs (Modène), 7500 fantassins des 1er, 14e, 22e et 23e Légers, 1er, 6e, 10e, 20e, 29e, 42e, 52e, 62e, 101e et 102e de Ligne, du 4e Régiment suisse et du 32e Léger (1er Bataillon) (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).

Le 17 juin 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du 7. Elle porte l'armée à quarante-quatre mille hommes présents. Votre Majesté verra, par le résumé ci-joint, que le total des présents est de trente-huit mille deux cent trente-six. L'erreur vient de ce que la garnison d'Ancône et les régiments qui, d'après les ordres précédents de Votre Majesté, ont dû quitter l'armée, se trouvent compris dans le premier état ..."; voici ce résumé : "... Dans le 2e corps : onze mille six cent quatre-vingt-treize hommes et quatre mille quatre cent trente-six chevaux répartis dans les 1er de ligne, 14e léger, 2e, 3e, 4e, 5e italiens, hulans polonais, 7e, 24e, 28e de dragons, dragons de la Reine, dragons Napoléon, l'artillerie, le génie et le train des équipages des troupes italiennes, et la légion hanovrienne" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 302).

Le 28 juillet 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, je n'ai point de nouvelles de vous depuis longtemps, je n'ai de nouvelles de Dalmatie que par Le Marois.
Donnez l'ordre au général Charpentier de se rendre auprès des divisions de réserve des dépôts de l'armée de Naples, et d'organiser deux compagnies du 1er régiment d'infanterie légère, fortes de 100 hommes chacune, deux compagnies d'égale force du 14e, deux compagnies du 23e ; de former de ces six compagnies un bataillon, dont il donnera le commandement à un des chefs de bataillon du 1er régiment d'infanterie légère ; il prendra l'adjudant-major dans un régiment différent.
Il formera un second bataillon de trois compagnies du 6e ; un troisième bataillon de six compagnies du 10e et un quatrième bataillon de six compagnies du 42e. Il donnera le commandement de ces quatre bataillons à un major, en choisissant un homme habile et ferme, et les réunira à Rimini. Recommandez-lui de ne prendre que des hommes bien portants, bien armés et bien habillés.
Il formera un bataillon de six compagnies, de 100 hommes chacune du 22e d'infanterie légère ; un autre bataillon d'égale force, de six compagnies du 20e de ligne ; un troisième bataillon de quatre compagnies du 29e et de deux compagnies du 52e ; et un quatrième bataillon de trois compagnies du 62e et de trois compagnies du 102e. Ces quatre bataillons seront également mis sous les ordres d'un major intelligent et capable, et seront réunis sans délai à Imola.
Tout ce qu'il y a dans le royaume d'Italie du 32e d'infanterie légère de la légion corse se rendra sur-le-champ à Rimini, pour se joindre à l'un des deux corps de réserve. Ces deux corps sont destinés à se rendre dans le royaume de Naples et à servir de réserve ; si cela est nécessaire, le général Laplanche-Morthières se rendra à Rimini pour en prendre le commandement. Vous aurez soin que les huit pièces d'artillerie que je vous ai ordonné par ma lettre d'hier de tenir prêtes se rendent à Rimini avec un bon officier pour les commander. Vous comprendrez facilement que mon intention et de réunir d'abord ce corps de 4 800 hommes à Ancône, où il sera sous les ordres du général Le Marois, qui y joindra ses deux régiments de cavalerie et les deux bataillons suisses qu'il a ; ce qui formera un corps de plus de 6 000 hommes, avec huit pièces d'artillerie attelées.
Le général Le Marois aura sous ses ordres les généraux Laplanche-Morthières et Tisson, et par là, il aura les moyens de contenir l'état romain et même de se porter sur le royaume de Naples pour renforcer l'armée française. Au reste, mon intention n'est, pour le moment que de réunir ces huit bataillons à Rimini et à Imola. Je désire que vous ne fassiez aucune disposition que par mon ordre que je donnerai selon les événements. Ordonnez au général Charpentier de m'envoyer l'état de situation de ces bataillons, afin que je vous fasse connaître la réponse quand ils devront partir
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 91; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12586).

Le 31 juillet 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, les troupes sont en mouvement sur la Calabre : à Rocca-Imperiale, le chef de bataillon Henry, du 14e, a tué ou dispersé, ou fait prisonniers trois cents brigands, leur a pris un drapeau, deux canons et des munitions de guerre. Dans le Cilento, le chef de bataillon Gentili a pris, tué ou dispersé quatre cents brigands, leur a enlevé deux pièces de canon et des munitions de guerre. A PoIla, Vintimille leur a pris ou tué soixante hommes ; à Castelluccio, le 29e d'infanterie de ligne leur a dispersé, pris ou tué deux à trois cents hommes. Les brigands sont ainsi organisés par bandes de un, deux et trois cents hommes ; ils ont beaucoup de munitions, beaucoup d'argent, de l'artillerie qu'ils ne peuvent ni traîner ni défendre, et dont les Anglais leur font cadeau : elle nous reviendra toute …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 421).

Le 8 août 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois les lettres de Votre Majesté du 28 et du 31 juillet. L'ennemi, instruit de ma marche rétrograde sur Naples, est parti ce matin, avec tous ses bâtiments de transport, vers le fond de la botte, laissant à Capri 3 mille brigands ; il paraît avoir ramené avec lui tout ce qu'il avait de bonnes troupes, que l'on croit pouvoir se monter à 1,500 ou 2 mille hommes. J'ai sur-le-champ fait retourner à San- Lorenzo di Padula le 6e de ligne, qui, avec 400 dragons, dont la moitié à pied, et 400 Napolitains, forme l'échelon le plus rapproché du maréchal Masséna, qui a laissé du monde à Lagonegro. C'est le colonel Dufour qui commande cet échelon.
Le général Lamarque se porte à Laurino avec un bataillon du 14e d'infanterie légère, 400 dragons, 800 hommes du 1er léger napolitain, 2 pièces de canon.
J'ai laissé à Vietri, près Salerne, 2 mille hommes de ma garde, 400 dragons, 2 pièces de canon.
J'ai réduit le maréchal Jourdan à 1,500 hommes pour la police de la ville de Naples, et j'ai ainsi formé ces trois échelons, qui me donnent disponibles 6 mille hommes, avec lesquels je me porterai partout où il sera besoin.
J'ai trouvé ce soir, en arrivant, la ville en alarmes pour l'apparition de ces 5 à 6 mille hommes de débarquement. C'est une ville dont Votre Majesté n'a pas d'idée ; il faut s'imaginer 60 mille hommes nus, toujours prêts à tomber sur les autres dès que la force publique est impuissante contre eux, ou qu'elle est employée ailleurs ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 99).

Le 20 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Roi de Naples : "Le ministre me transmet un état de la nouvelle organisation de l'armée de Naples, que lui a envoyé votre chef d'état-major. Je vois qu'il n'y a qu'un bataillon du 14e léger en Calabre, tant pis ; réunissez les deux. Il ne faut point séparer les bataillons sans une grande nécessité. Réunissez donc ce régiment ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 136 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10673 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12759).

Cette lettre est suivie d'un "Projet de placement de l'Armée de Naples.
Avant-garde de l'armée de Sicile.
1re division. Reynier, général de division. Les 14e et 23e légers, 29e et 52e de ligne, 6e de chasseurs ...
La 1re serait placée à Reggio et depuis Sainte-Euphémie jusqu'à Marina di Catanzaro ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 138 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10674 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12752).

Le 31 août 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "… J'ai envoyé le 1er bataillon du 14e en Calabre, où est le second ; le 2e bataillon du 3e régiment italien à Pescara, rejoindre son premier ; la Tour d'Auvergne à Gaète ; les Suisses viendront à Naples. Je remplirai les intentions de Votre Majesté autant que le temps et les lieux me le permettront ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 168).

"Rapport sur la prise de Camerotta :
Un nombre considérable de brigands, commandés par M. le duc de Poderia, fils du marquis de Camerotta, travaillait depuis plus de quatre mois à fortifier Camerotta ; il s'était encore augmenté des fuyards de l'affaire de Palinuro, commandés par Guariglia, et par un détachement de la garnison de Gaète, composé d'Albanais et de la garde palatine de Ferdinand, malgré la capitulation de Gaète, d'après laquelle ces dernières troupes ne pouvaient servir pendant un an et un jour.
Camerotta est dans une position extrêmement forte : les deux tiers de son enceinte sont bordés par un précipice de plus de 400 pieds de profondeur ; le reste, où l'on ne peut parvenir qu'en gravissant des rochers escarpés, était défendu par des murs crénelés et des tours carrées qui les flanquent ; sept pièces de canon, dont deux de sept à huit livres de balles, défendaient ce front, qui est le seul attaquable.
Ayant réuni à Centola les divers détachements sous ses ordres, le général Lamarque marcha sur Camerotta le 1er septembre. Arrivé à un mille de la place, des cris de Vive Ferdinand ! accompagnés de coups de canon et d'insultes pour les Français, l'accueillirent. Il tombait de l'eau par torrents ; mais après avoir déployé ses forces sur les hauteurs, le général Lamarque crut devoir profiter de la première impression que ce spectacle avait faite sur les brigands.
Il dirigea le colonel Dufour sur l'extrême gauche du village, où il y avait un mur de sept ou huit pieds de hauteur, qu'il jugea accessible ; le colonel Goriz se porta sur la droite, où deux pièces de canon tiraient d'un jardin qu'on pouvait escalader ; le chef de bataillon Capitaine, commandant un détachement de la garde, devait se porter avec 300 hommes, que précédaient des sapeurs munis de haches pour briser la seule porte que les brigands n'eussent pas murée. Le chef de bataillon Lucas, qui s'est conduit très-bravement, commandait l'avant-garde ; deux détachements se portaient en même temps, l'un sur la Marine de Camerotta, et l'autre sur Licosa, pour couper de ce côté la retraite à l'ennemi.
Le feu des brigands fut extrêmement vif, et devenait meurtrier : la pluie tombait avec tant d'abondance, que les soldats ne pouvaient pas brûler une amorce ; et toute fusillade, dans la position où ils se trouvaient, eût été d'ailleurs très-désavantageuse. Le général Lamarque fit battre le pas de charge sur toute la ligne ; et quoique plusieurs braves succombassent, on arriva jusque sous les murs de la ville, et dans quelques parties on parvint à s'y maintenir. Dans cette position on cherchait à y pénétrer, lorsque le nommé Tarenne, grenadier de la garde et membre de la Légion d'honneur, s'est élancé dans la place par une croisée qu'il a escaladée ; le grenadier Voisin, du 6e régiment, l'a suivi ; le caporal Pictor, du 14e régiment d'infanterie légère, pénétrait par une autre issue avec deux chasseurs, qui tombèrent morts à ses côtés. Bientôt on battit le pas de charge dans la ville ; on enfonça la porte à coups de hache, et toutes les troupes y entrèrent en bon ordre.
Notre perte s'élève à sept ou huit morts et une vingtaine de blessés. Parmi ces derniers sont le capitaine de la garde Montchoisy, qui, ayant reçu deux blessures, combattait encore ; le lieutenant Warnier (c'est la quatorzième blessure que reçoit ce brave) ; les sous-lieutenants Panachon et Dimay (ce dernier a reçu trois coups de feu, à la tête des voltigeurs). Ces trois officiers distingués appartiennent au 6e régiment.
Parmi ceux qui se sont distingués, le général Lamarque cite les deux sergents Levrault et Jamel, qui ont été gravement blessés ; le caporal Fossoyeux et l'intrépide grenadier Quantin, qui, au milieu d'une grêle de balles, ont porté sur leurs épaules deux officiers blessés.
Le colonel Dufour a déployé les talents et le courage qui le distinguent, ainsi que M. le colonel Goriz, commandant le l4e, et le chef de bataillon Lucas, capitaine commandant le détachement de la garde.
La perte de l'ennemi a été considérable : nos troupes, une fois entrées dans la ville, firent main basse sur tous les brigands qu'elles rencontrèrent ; le peu qui échappa ne put le faire qu'en escaladant les montagnes. Environ deux cents cherchèrent à gagner la mer, pour s'embarquer sur les barques siciliennes qui suivent presque toujours nos mouvements ; mais le capitaine Brigges, aide de camp du général Lamarque, ayant été chargé de les poursuivre, en a tué un grand nombre, et est parvenu à s'emparer de deux de ces barques qui, chargées de brigands et prêtes à prendre le large, ont été coulées bas, et tous ceux qu'elles contenaient ont été fusillés ou noyés.
Camerotta, que les brigands appelaient leur petit Gaète, étant en notre pouvoir, l'on peut regarder l'expédition du Cilento comme terminée. Il ne reste plus que quelques bandes de brigands qui fuient dans les montagnes ; les garnisons que l'on y laisse, et, plus que cela, la saison des tempêtes qui s'approche, éloignant sous peu de jours les barques siciliennes, ce ne sera plus que guerre de gendarmerie. Le général de brigade Lamarque, qui commandait l'expédition, a déployé dans cette circonstance l'activité, le sang-froid et la bravoure qui le caractérisent. Environ 1,500 brigands, qui avaient fui de la Calabre et du Cilento, s'étant réunis à Lauria, étaient parvenus à couper les communications de l'armée d'expédition avec Naples ; mais les généraux Debelle et Peyri ayant combiné leurs mouvements, ont marché contre eux, et les ont complètement défaits : quelques-uns n'ont échappé qu'en s'enfuyant dans les montagnes, et les communications ont été aussitôt rétablies
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 184).

Le 22 septembre 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 17 septembre que j'ai reçue ce matin, m'ordonne de lui faire un projet sur le nouvel emplacement des deux divisions de dépôts d'infanterie de l'armée de Naples. Je m'empresse, après avoir pris connaissance des localités, de lui proposer la répartition suivante. J'attendrai ses ordres avant d'ordonner les mouvements.
Première division, commandée par le général de brigade Pouchin, quartier général à Forli, ayant sous ses ordres le général de brigade Leguai, à Rimini : 1er et 14e d'infanterie légère à Rimini ; 23e d'infanterie légère, à Céséna ; 10e d'infanterie de ligne, à Ravenne ; 6e et 42e d’infanterie de ligne à Forli ; 2e d'infanterie de ligne, à Faënza. Deuxième division, commandée par le général de brigade Valori ; quartier général à Bologne, ayant sous ses ordres un général de brigade qui se tiendra à Ferrare : 29e d'infanterie de ligne, à Imola ; 22e d'infanterie légère, 62e et 102e d'infanterie de ligne, à Bologne ; 20e et 101e d'infanterie de ligne, à Ferrare ; 52e d'infanterie de ligne, à Rovigo.
Votre Majesté remarquera que, d'après son approbation, les mouvements auraient lieu dans le milieu d'octobre, et qu'alors la mauvaise saison est tout à fait passée pour Ferrare
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 160).

/ 1807

Le 16 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "Le commissaire ordonnateur de la 28e division militaire a annoncé au chef de l’état-major de l’armée, mon cher général, qu’il avait fait expédier aux corps sous vos ordres, les 2 et 3 janvier derniers par la voie des transports militaires, les effets de grands équipements ci-après.

Désignation des partis présents
Nombre de balles ( ?)
Gibernes
Porte gibernes
Bretelles de fusils
14e d’infanterie légère
23e idem
6e de ligne
42e idem
22e léger
52e de ligne
62e idem
11
7
4
11
10
18
2
600
380
250
380
550
1000
120
500
300

550
500
900

600
380
250
380
550
1000
120

Il a été expédié aux chefs des 22e, 52e, 62e régiments pareils … et l’état des effets qui leur sont annoncés.
Veuillez, je vous prie, me faire connaitre si les régiments ont reçu ces effets
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 180).

"Ordre de la division du 17 février.
Le général de division gouverneur de Mantoue, commandant les divisions de dépôt de l’armée de Naples, informé que le sieur Bertrand Dumeaux adjudant sous-officiers au 3e bataillon du 14e régiment d’infanterie légère, s’est permis de frapper et de maltraiter violemment le nommé François Guery chasseur à la 4e compagnie du même bataillon et régiment, inflige à cet adjudant une punition de 20 jours de prison à dater du jour de la réception de l’ordre. M. le général Pouchin commandant la 1ère division des dépôts de l’armée de Naples, tiendra la main à l’exécution du présent ordre.
Signé Grenier
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 65).

Le 19 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Charpentier : "Je vous adresse ci-joint, mon cher général, les états de situation au 16 février des 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 52e, 62e, 101e, 102e régiment de ligne, des 14e, 22e et 24e légers" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 181).

Le 28 février 1807, Napoléon écrit, toujours depuis Osterode, au Général Dejean : "Le maréchal Kellermann a formé les 5e, 6e, 7e et 8e régiments provisoires, qu'il va m'envoyer.
Je préfère que les détachements viennent à l'armée ainsi organisés ; car autrement il n'y a ni ordre, ni discipline. J'ai ordonné que les quatre premiers régiments provisoires qui étaient à Berlin, et qui déjà sont dégrossis, soient dissous et envoyés à leurs corps.
J'ordonne que les 5e, 6e, 7e et 8e aillent à Berlin, et qu'il en soit formé un 9e, un 10e, un 11e et un 12e provisoires. Mais il est quelques corps ... qui ne sont point sous les ordres du maréchal Kellermann : ordonnez aux commandants des dépôts de ces régiments d'obéir aux ordres de ce maréchal, et d'envoyer tous leurs hommes disponibles à Mayence pour entrer dans les régiments provisoires. Dans cet ordre ne sont pas compris le 3e bataillon du 31e d'infanterie légère et les 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont en Poitou et en Bretagne, ni les 2e, 15e, 14e d'infanterie légère, 14e et 58e de ligne, qui sont à Paris, ni les douze 3es bataillons qui sont au camp de Boulogne ...
Vous ne ferez rien partir des 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont nécessaires en Bretagne. Vous ferez partir sur-le-champ 500 hommes du 3e bataillon du 14e de ligne, commandés par cinq officiers. Quant aux cinq autres bataillons qui sont à Paris, aussitôt qu'ils auront plus de 600 hommes sous les armes, vous en formerez un bataillon provisoire de cinq compagnies de 160 hommes par compagnie, ce qui fera un bataillon de 800 hommes, que vous ferez partir en poste pour Mayence, bien armé et bien équipé. Vous nommerez pour le commander un major ou un officier d'état-major ...
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11901 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14437).

Le même 5 mars 1807, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit également au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection de février des 14e, 22e et 23e d’infanterie légère ; 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 62e, 101e, 102e de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval. Celui du 52e de ligne n’a point été fourni à cause de son déplacement. J’espère avoir l’honneur de vous l’expédier par le prochain courrier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).

Le 11 mars 1807, Delcambre écrit au Général de Division Chef de l’Etat-major : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les états de situation au 1er mars des 1er, 6e, 10e, 42e de ligne, 14e, 23e régiments d’infanterie légère aux ordres de M. le général Pouchin. Cet officier général n’ayant reçu que le 7 courant l’ordre général du 23 février dernier relatif à la note des conscrits quoique qu’il lui ait été expédié par le courrier du 2, la négligence de la poste l’ayant dirigé sur Milan, le fait exécuter aux situations du 8 dernier. Je vous prie, mon général, de vouloir bien ordonner qu’on ne fasse le relevé sur le livret d’inspection pour celle-ci seulement" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 82).

Le 12 mars 1807, Delcambre écrit au Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser les états de situation au 8 mars, des corps sous les ordres de M. le général Pouchin, 1er, 6e, 10e de ligne, et 14e d’infanterie légère. Ils présentent celui du recrutement à cette époque conformément à l’ordre du 23 février dernier.
Je joins la situation de ce même recrutement au 1er mars que je n’ai pu avoir l’honneur de vous faire parvenir plus tôt à cause du retard dans les postes
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 82).

Le même 12 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, les états en triple expédition, des sommes dues au 1er, 6e, 10e de ligne et 14e régiment d’infanterie légère aux ordres de M. Le général Pouchin" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 91 page 196).

Ce même jour, 12 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "S. A. I. passera la revue du régiment de grenadiers et voltigeurs réunis à Padoue vers le 15 du courant. Veuillez mon cher général, donner les ordres les plus précis aux commandants des dépôts sous vos ordres, de faire compléter de suite ce qui manque aux grenadiers et voltigeurs de leurs corps respectifs à l’exception des sabres qui manquent pour le moment. Dans le cas où il n’y aurait point d’effets dans les magasins, ils prendront ceux des hommes qui sont aux dépôts, ils s’attacheront particulièrement à l’armement.
Sous aucun prétexte il ne doit rester de sapeurs aux dépôts ; dans le cas où il s’en trouverait, ils recevront l’ordre de partir sans délai pour les grenadiers et carabiniers.
Ci-joint est l’état des besoins, relevés par ceux des colonels commandant des dépôts qui ont fourni des grenadiers coiffés de chapeaux aux régiments réunis à Padoue, de leur envoyer des bonnets et à défaut des shakos.
14e léger : carabiniers, il manque 97 schakos garnis, 97 paires d’épaulettes et dragonnes, 60 fusils et plusieurs sabres sont très mauvais. Voltigeur, idem 137 schakos garnis, 137 paires d’épaulettes et dragonnes, 60 fusils et plusieurs sabres sont très mauvais ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 91 page 196).

Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… La 14e légère n’a rien reçu de la conscription de 1807, il n'a cependant rien reçu de la réserve de 1806, et 480 hommes sur la conscription de 1806 ; on peut lui en donner 150 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).

Le 19 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 15 mars des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 14e, 22e léger et 9e de chasseurs à cheval. Je joins le rapport des mouvements de la place de Mantoue du 1er au 16. La situation de la garnison de cette dernière époque, le rapport journalier du 1er au 14 de la division aux ordres de monsieur le général Pouchin et enfin en double de la situation au 1er mars du 22e régiment d’infanterie légère, laquelle s’est égarée dans le temps" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).

Le même 19 mars 1807, Delcambre écrit également au Général Charpentier : "J’ai eu l’honneur de vous adresser le 5 courant, mon cher général, les états en triple expédition, des sommes dues aux corps de la garnison de Mantoue ; le 11 ceux du 22e et 52e, le 12 les 1er, 6e, 10e de ligne, et le 14e d’infanterie légère, le 23e régiment de cette arme ne faisant plus partie des corps à mes ordres, je ne puis vous faire parvenir ses états" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).

Le 26 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les états de situations au 24 mars, des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 14e et 22e d’infanterie légère, et 9e chasseurs à cheval" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).

Le 3 avril 1807, le Général Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection du mois de mars des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne. J’y joint le rapport journalier du 14 au 28 mars de la division aux ordres de M. le général Pouchin, celui des mouvements survenus dans la place de Mantoue du 16 au 31 mars, et enfin ceux de la place de Ferrare" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).

Le 21 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "Dans son travail relatif à l’exécution du décret du 6 janvier, le 14e régiment d’infanterie légère, mon cher général, a dans son état n°1 fait une erreur qu’il convient de faire rectifier. Le nommé Jean Joseph Robert sur l’état, est Jean-François au certificat de l’officier de santé, né à Autholin d’une part, et de l’autre à Jearai, 21 23 ans etc. J’ai l’honneur de vous retourner ci-joint à cet effet ; je joins celui supplémentaire que l’on reportera au même. Veuillez aussi faire ajouter aux certificats des officiers de santé ceux des compagnies pour les hommes qui doivent être remplacés.
Le congé se trouve également joint et pour les mêmes raisons
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 106 page 227).

Le même 21 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "... J’ai renvoyé le travail du dépôt du 14e régiment d’infanterie légère parce qu’il y a erreur de nom et d’âge dans les certificats des officiers de santé et erreur dans les états pour les noms des communes, aussitôt qu’il me parviendra j’aurai l’honneur de vous l’adresser ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 106 page 227).

Le 23 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, les états n°1, 4 et 5 du 1er de ligne, 1er du 6e et idem du 10e. Quatre congés provisoires de réforme pour le 1er et 3 pour le 10e de ligne, tous revêtus de ma signature. Aussitôt que le 6e aura fait parvenir les siens et que le 14e aura certifié son état n°1, je m’empresserai de vous renvoyer le reste de ce travail" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 107 page 228).

Le 4 mai 1807, Delcambre écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les livrets d’inspection du mois d’avril des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e de ligne" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 81).

Le 8 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "... Il manque à la compagnie des carabiniers du 14e d’infanterie légère un lieutenant et deux caporaux, dans celle des voltigeurs un sous-lieutenant ; donnez, je vous prie, les ordres nécessaires pour les faire rejoindre promptement la division du général Duhesme à Brescia. Le caporal Deviva du même régiment qui a été fait prisonnier de guerre l’an dernier réclame son fond de masse qui, sur des bruits de sa mort, a été porté à la masse générale ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 112 page 239).

Le 11 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Pouchin : "Il vient de paraitre une instruction relative à la mise à exécution du décret du 6 janvier, mon cher général ; comme il est probable que le général Charpentier prendra des mesures pour terminer bientôt ce travail, je vous renvoie celui du 14e d’infanterie légère sous mon visa, le retard que son expédition a éprouvé et cette circonstance permettant d’attendre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 113 page 240).

Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère. ... INFANTERIE LÉGÈRE
NUMÉRO DES CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 14e 100 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).

Le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, la division que j'ai à Ancône n'est pas suffisante ; mon intention est donc qu'il y ait à Ancône, sous les ordres du général de brigade qui y commande, un corps de troupes composé conformément à l'état ci-joint. Mettez sur-le-champ ces troupes en marche pour s'y rendre ... Je n'ai pas besoin de vous dire que le bataillon provisoire d'Ancône doit être en bon état et bien armé. Vous le réunirez à Rimini, où le général Charpentier le passera en revue, et, quand vous serez assuré qu'il est en bon état, vous le dirigerez sur Ancône, toujours comme s il se rendait à Naples.
ANNEXE
ETAT DE LA DIVISION D'ANCÔNE
... 1 bataillon provisoire des dépôts composé de :
... 1 compagnie du 14e d'infanterie légère ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 372 ; Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12950 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16065).

Le 6 septembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "Mon Frère ... Mon intention est que vous fassiez passer à Corfou les 1,400 hommes du 14e d'infanterie légère, et que vous portiez la garnison à 5,000 hommes. Faites-y passer le général de brigade Donzelot, pour commander en second sous les ordres du général César Berthier" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 437 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13118 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16308).

Sur demande de son frère, Napoléon envoie régulièrement à l’Armée de Naples, des renfort en provenance de ses Dépôts d'Italie; ainsi, il écrit, le 10 septembre 1807, depuis Rambouillet, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils ... Il faut ... songer à renforcer davantage l'armée de Naples. Vous avez dû réunir dernièrement à Ancône 1000 hommes de cette armée. Préparez encore les détachements suivants : un capitaine, un lieutenant, et un sous-lieutenant et 300 hommes du 14e d’infanterie légère ; même chose du 1er de ligne. Je vous ai déjà donné des ordres pour le 6e, qui est à Corfou ; même chose pour le 10e de ligne, pour les 22e et 20e légères, et les 52e, 62e et 101e de ligne, que pour le 14e léger et le 1er de ligne ; ce qui fera 2700 hommes. Je désire que ces 2700 hommes soient prêts au 1er octobre, pour se rendre à Ancône et de là à Naples ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 402 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16351).

Le 16 septembre 1807, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, par l'état de situation que j'adresse à Votre Majesté, elle verra que je n'ai pas plus de 20 mille hommes d'infanterie. Le 14e léger garnit deux provinces qu'il importe de conserver tranquilles pour pouvoir communiquer avec Otrante ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 444).

Le 6 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "Mon Frère, je reçois votre lettre du 26 septembre avec différentes lettres de Corfou.
… Vous y avez sans doute envoyé, comme je l'ai ordonné, du grain, de la poudre, et surtout le 14e d'infanterie légère. Vous sentez que j'ai là trop peu de troupes. Si vous n'avez pas encore fait partir le 14e, faites-le partir sans délai ; c'est ma volonté. Il n'y aura pas de difficultés pour les vivres et les munitions qui sont à Corfou et qui appartiennent aux Russes ; tout cela me sera cédé ; j’attends l’ambassadeur de Russie, et ce sera la première chose qu'il fera …
Voici de quelle manière je désire que mes troupes soient placées. Le général César Berthier, gouverneur général, à Corfou, avec un bataillon du 14e d'infanterie légère, les deux bataillons du 6e, le 5e régiment italien et les troupes du pays. Il aura sous ses ordres le général Cardenau, pour commander en second en cas qu'il lui arrive un événement ; un adjudant général, six adjoints d'état-major, un colonel pour faire fonctions de commandant d'armes de Corfou, indépendamment des colonels des 6e et 14e régiments (le colonel du 6e étant prisonnier, le major ira le remplacer) ; un colonel du génie ; un colonel d'artillerie ; un chef de bataillon d'artillerie faisant fonctions de directeur du parc ; un chef de bataillon et quatre autres officiers du génie (en tout six officiers du génie pour Corfou) ; et quatre capitaines en second d'artillerie, également six officiers d'artillerie en tout pour l'état-major de Corfou.
La garnison de Corfou fournira à la position de Parga un détachement de 600 hommes, qui sera relevé toutes les fois qu'on le jugera convenable. Ce détachement sera composé, savoir : de 3 compagnies du 6e, qui, au moment du départ, seront toujours complétées à plus de 100 hommes présents sous les armes par compagnie, ce qui fera 300 hommes ; 6 pièces d'artillerie de campagne avec une demi-compagnie d'artillerie ; 100 Grecs et 2 compagnies du 5e régiment italien, qui également seront toujours complétées à 100 hommes présents. Ces forces seront sous les ordres d'un général de brigade français, d'un chef de bataillon et d'un capitaine hors de ligne, faisant fonctions de commandant d'armes à Parga, d'un officier du génie et d'un officier d’artillerie en résidence ...
Le général Donzelot commandera à Sainte-Maure. Il aura sous ses ordres le second bataillon du 14e d'infanterie légère, 900 Albanais, 6 pièces de campagne et une compagnie d'artillerie. On lui enverra aussi assez de pièces de fer pour élever des batteries de côtes. Il fera travailler avec la plus grande activité aux ouvrages nécessaires qui mettront l'île à l'abri des Anglais. Il aura de plus sous ses ordres deux officiers du génie et un officier d'artillerie commandant.
Il y aura à Céphalonie un chef de bataillon français commandant, deux capitaines, un lieutenant d'artillerie et une escouade de 16 canonniers, 600 Albanais et 600 Grecs levés dans le pays. De même à Zante. Ainsi, si une expédition anglaise considérable se portait sur Céphalonie et Zante, et que ces îles ne pussent être secourues par Sainte-Maure ou par les Turcs du continent, je ne serais exposé à perdre que quelques officiers et pas de soldats français.
Si vous voulez envoyer six compagnies, ayant 120 hommes par compagnie, de vos troupes napolitaines, à Corfou, elles pourraient y prendre du service et y être utilement employées ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 25 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13223 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16478).

Le 9 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "Mon Frère … Je vois avec peine que, le 20 septembre, le général Donzelot et le 14e léger n'étaient pas à Corfou. Cela est de la plus grande importance …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 31 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13233 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16500).

Le 16 octobre 1807, Joseph écrit, depuis Portici, à Napoléon : "Sire, je reçois les lettres de Votre Majesté du 6. J'ai déjà expédié tous les ordres qu'elle me prescrit ; les troupes sont en mouvement.
J'envoie une compagnie d'artillerie française et une napolitaine ; je ne peux pas me dégarnir entièrement d'artilleurs français. Les généraux Donzelot et Lecamus partent ; le 14e est au lieu et au moment de l'embarquement …
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 35).

Le 18 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un ordre que vous voudrez bien exécuter. Faites-moi faire un état qui me présente l'effectif des troupes de l'armée de Naples au 1er octobre, le nombre d'hommes qu'il faut que les dépôts envoient pour mettre les régiments de cette armée au complet de 140 hommes par compagnie.
ANNEXE
Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Art 1er
Les bataillons de guerre des régiments d'infanterie français qui sont dans le royaume de Naples seront complétés à l'effectif de 140 hommes par compagnie.
Art 2
Le Vice-roi commandant en chef notre armée d'Italie est chargé de faire partir sans délai des dépôts et des 3e et 4e bataillons de ces régiments qui sont en Italie, tous les hommes nécessaires pour compléter lesdites compagnies à l'effectif de 140 hommes.
Il ne sera rien touché aux compagnies des grenadiers et des voltigeurs des 3e et 4e bataillons, lesquelles doivent continuer à faire partie de l'armée d'Italie.
Art 3
Le 6e de ligne et le 14e d'infanterie légère qui sont à Corfou seront complétés à un effectif de 150 hommes par compagnie.
A cet effet le vice-roi fera partir pour Otrante des dépôts de ces régiments les hommes nécessaires pour les compléter ...
Art 9
Les officiers et sous-officiers soit d'infanterie, soit de cavalerie appartenant aux 3e et 4e bataillons, aux 3e et 4e escadrons ou aux compagnies de grenadiers et de voltigeurs rejoindront sur-le-champ leurs dépôts dans le royaume d'Italie ...
Art 15
Nos ministres de la guerre et de l'administration de la guerre de France et d'Italie sont chargés de faire exécuter le présent ordre
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16556). Le 23 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, l'état que vous m'avez remis des effectifs de l’armée de Naples n'est pas exact. Recommandez dans vos bureaux qu'on porte plus d'attention aux résultats que l'on me met sous les yeux ...
Le 1er de ligne est porté comme ayant 300 hommes au dépôt, pendant qu'il est à plus de 500. Le 6e est porté comme ayant 300 hommes au dépôt, tandis qu'il en a plus de 900.
Cela vient de ce qu'on n'a pas eu l'attention de porter tout ce qui était en Italie appartenant aux troisièmes bataillons, autres que les grenadiers et voltigeurs ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16606).

Le 23 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, l'état que vous m'avez remis des effectifs de l’armée de Naples n'est pas exact. Recommandez dans vos bureaux qu'on porte plus d'attention aux résultats que l'on me met sous les yeux. Le 14e léger n'est porté que comme ayant 324 hommes au dépôt, tandis qu'il a au dépôt et dans les basses compagnies du 3e bataillon qui sont en Italie qui peuvent servir à compléter les bataillons de guerre plus de 500 hommes. Le 23e est porté pour 436 hommes, tandis qu'il en a plus de 600, tout cela présent sous les armes ...
Cela vient de ce qu'on n'a pas eu l'attention de porter tout ce qui était en Italie appartenant aux troisièmes bataillons, autres que les grenadiers et voltigeurs ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16606).

Le 27 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "… J'imagine que le général Donzelot, le 14e léger, de la poudre, sont arrivés dans cette colonie. Des expéditions sont parties aussi de Venise et d'Ancône ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 48 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13305 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16640).

Le même 27 octobre 1807, Joseph écrit, depuis Portici, à Napoléon : "Sire, j'adresse à Votre Majesté l'état de situation de l'armée, en date du 15 ; depuis cette époque, le 14e léger est parti, et le régiment d'Isembourg est arrivé. J'attends les premiers 1,500 conscrits le 9 du mois prochain …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 49).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 14e Léger fait partie du 1er Arrondissement; 27e Division militaire, Turin (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

- Formation d'un Corps de Réserve

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 14e régiment provisoire :
Le 14e régiment sera composé de 3 bataillons formés de la manière suivante :
1er bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 52e, 2 compagnies du 5e bataillon du 101e, 2 compagnies du 5e bataillon du 102e.
Ce bataillon se réunira d’abord à Gênes, et sera prêt à se rendre à Alexandrie au 1er ordre.
2e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 22e 1éger, 2 compagnies du 5e bataillon du 3e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 22e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 14e 1éger.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie.
3e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 6e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 10e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 20e de ligne.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie ...
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'Italie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 15e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 52e de ligne.
2 compagnies du 101e de ligne.
2 compagnies du 102e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 3e léger.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 14e léger.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 6e de ligne.
2 compagnies du 10e de ligne.
2 compagnies du 20e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Alexandrie ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).

Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Italie, il écrit : "… Cette armée se composerait de 10 divisions, dont 7 françaises et 3 italiennes, et composées, savoir :
... 4e division française, 14e léger ayant deux bataillons ; 1er de ligne, quatre ; 10e, quatre ; 101e, quatre : 14 bataillons ...
" (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).

Par Décret du 8 avril 1811, les 22e et 14e Régiments d'infanterie légère, ainsi que le 6e de Ligne, sont portés à sept Bataillons; les 1er, 2e, 3e, 4e, 6e et 7e Bataillons de guerre chacun de six Compagnies, et le 5e de Dépôt de quatre Compagnies (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 169).

Napoléon écrit, depuis Paris, le 8 avril 1811, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, j'ai retiré de Naples tous mes régiments français. Je n'y ai laissé que le 22e d'infanterie légère. Mon intention est de porter ce régiment à sept bataillons et d'en laisser six dans le royaume de Naples. Ces six bataillons, complétés à 840 hommes chacun et qui seront constamment maintenus à ce complet, feront plus de 5,000 hommes; ce qui formera une bonne division toute française pour le roi de Naples ...
Mon intention est que le 6e de ligne et le 14e léger soient également portés à sept bataillons. Le décret que j'ai pris explique suffisamment mes intentions; je n'ai rien à y ajouter. Vous verrez qu'en conséquence des dispositions de ce décret je retire du 1er régiment de la Méditerranée, pour le 22e léger, 1,650 hommes; pour le 14e léger, 1,350; et du 2e régiment de la Méditerranée, pour le 6e de ligne, 2,150 hommes. Voilà donc l'emploi de 5,500 hommes. Le 1er et le 2e régiment de la Méditerranée peuvent chacun avoir 4,000 hommes. Voilà donc l'emploi des 13,500 conscrits des régiments de la Méditerranée.
Il serait peut-être convenable d'envoyer en Corse des boutons des 22e et 14e légers ainsi que du 6e de ligne, pour les attacher aux habits de ces hommes avant leur départ; ce qui serait une économie pour les régiments.
Vous voyez que j'aurai ainsi à Corfou six bataillons français, à Naples six bataillons français, et six pour garder les États Romains. Présentez-moi la nomination des majors en second, des chefs de bataillon et des sous-lieutenants à tirer de l'école de Saint-Cyr, et les différentes dispositions à ordonner en conséquence de mon décret. Ecrivez au ministre de la marine pour les 500 hommes qu'il doit faire transporter de l'île d'Elbe à Cività-Vecchia
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17583 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26577).

Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... ÉTAT DES FORCES QUI SERONT EN FRANCE ET EN ITALIE AU 1er SEPTEMBRE 1811 ...
Il y aura à Corfou :
Le 3e bataillon du 14e d'infanterie légère, deux bataillons du 6e de ligne, un bataillon italien, deux bataillons du régiment d'Isembourg, l'artillerie, le génie, les troupes septinsulaires et albanaises ; ce qui formera en tout 11,000 hommes.
Les ordres sont déjà donnés et les dispositions prises pour qu'il soit envoyé à Corfou le 7e bataillon du 14e léger formé en Corse, ainsi que les 6e et 7e bataillons du 6e de ligne, en les tirant des deux régiments de la Méditerranée ; ce qui augmentera les forces qui sont à Corfou de trois bataillons français ou 2,700 hommes, et formera un total de 13,000 hommes ...
30e DIVISION MILITAIRE.
Il y aura dans cette division six bataillons du 14e léger et du 6e de ligne mis au complet par les régiments de la Méditerranée ; ce qui fera 4,800 hommes, sans compter les vétérans et la gendarmerie. En cas de besoin, le roi de Naples enverrait sa colonne de 5 à 600 hommes, la Corse détacherait les bataillons d'élite des régiments de la Méditerranée, enfin le royaume d'Italie et la Toscane feraient aussi marcher des troupes sur Rome ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).

Le 24 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dumas, Directeur des Revues et de la Conscription : "Monsieur le comte Dumas, j'ai lu avec intérêt le compte que vous m'avez rendu des déserteurs réfractaires au 1er juin ... Je relève ici par aperçu le nombre d'hommes dont j'ai disposé :
1er régiment de la Méditerranée en Corse
... Le 7e bataillon du 14e 1éger doit en envoyer prendre 840 à l'île d'Elbe. 840 ...
... Deux compagnies de marche doivent être dirigées de l'île d'Elbe sur Rome, où elles incorporeront dans le 14e d'infanterie légère 500 hommes du 1er bataillon du 1er régiment de la Méditerranée 500 ...
Le cadre du 5e bataillon du 14e d'infanterie légère doit venir également sc compléter à l'ile d'Elbe et y prendre 560. 560
... Vérifiez cet aperçu et remettez-moi un travail complet à cet égard
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5677 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27431; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 249).

Le 3 août 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Peltre, j'ai disposé sur le 1er régiment de la Méditerranée qui se trouve en Corse et à l'île d'Elbe de 8 520 hommes. Il était fort de 7 700 hommes. Il ne faut donc plus que 800 hommes pour remplir toutes les demandes que je lui ai faites. La 2e colonne mobile doit encore en fournir 3 000 et la 3e 27. Tous ces hommes doivent se diriger sur l'île d'Elbe et la Corse, ainsi il y aura de quoi faire face à tout, mais il est nécessaire que le ministre directeur de l'Administration de la guerre me fasse connaître si les ordres ont été bien donnés pour l'habillement de tous ces hommes. Le 6e de ligne recevra 1 500 hommes, le 14e léger 1750 et le 28e léger en recevra 900 pour son 6e bataillon. A-t-on bien déterminé qui doit leur fournir l'habillement ? Je désire que le ministre directeur m'adresse une note là-dessus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5896; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27957 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 254).

Le 16 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, voici l'organisation que je désirerais donner au corps d'observation d'Italie ...
On laisserait en Italie les régiments suivants :
RÉGIMENTS FRANÇAIS. — 22e d'infanterie légère, six bataillons ; 6e de ligne, trois ; 14e léger, trois ; 112e de ligne, cinq ; 13e, cinq ; 23e, deux ; les 5es bataillons des six régiments français composant les 13e et 14e divisions, six bataillons ; 10e de ligne, deux bataillons ; 20e, deux ; 7e, un ; 12e, un ; 1er léger, deux ; 3e, un ; 67e de ligne, un ; régiment illyrien, un ; 52e de ligne, cinq ; 102e, deux ; ce qui ferait en deçà des Alpes quarante-huit bataillons français, formant 30,000 hommes d'infanterie, lesquels seront complétés par la levée de la conscription qui va être faite, celle de 1812 ...
" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18340; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29370; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 400).

Le 24 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre aux bataillons de guerre des 8e et 18e légers et du 23e de ligne, qui sont en Illyrie, d'envoyer chacun 50 hommes au dépôt de Fontainebleau, en prenant des hommes sachant lire et écrire, ayant plus de trois ans de service, de la capacité, et propres à faire de bons caporaux et de bons sergents.
Donnez ordre au vice-roi d'envoyer 25 hommes ayant les mêmes qualités, pris dans chacun des sept régiments de ligne qui sont en Italie, lesquels seront destinés pour le dépôt de Fontainebleau.
Donnez ordre à la grande duchesse de Toscane d'envoyer 50 hommes du 112e.
Donnez ordre au général Miollis d'envoyer 25 hommes du 6e de ligne et 25 hommes du 14e léger.
Donnez ordre au général Grenier d'envoyer 50 hommes du 22e léger qui est dans le royaume de Naples.
Enfin donnez ordre que le 29e qui est à Toulon envoie 25 hommes.
Ce qui fera un total de 600 hommes qui, joints aux 2.000 que la jeune garde envoie à Fontainebleau, remontera ce dépôt, et mettra à même d'y trouver des moyens pour recruter les régiments.
P.-S. Le cinquième de ces hommes, c'est-à-dire 120, devront être propres à faire des sergents ; les autres quatre cinquièmes propres à faire des caporaux. Tous devront avoir trois ans de service
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6521 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29445; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 412).

Le 1er janvier 1812, le 14e Régiment d'Infanterie légère a son Dépôt à Rome (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 15).

En 1812, les 1er, 2e et 6e Bataillons du 14e Léger occupent Corfou, les 3e, 4e et 5e Bataillons Rome, et le 7e Bataillon Porto-Ferrajo (ile d'Elbe) ; le Régiment ne prend pas part à la campagne de Russie, mais fourni cependant quelques détachements à la Grande Armée (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 169).

Le 16 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre : "Monsieur le duc de Feltre ... J'ai à ordonner des mouvements qui sont pressés pour les 5e et 7e bataillons du 6e de ligne, pour les 5e et 7e bataillons du 14e léger, pour le 1er et le 3e bataillon du 1er régiment de la Méditerranée, qui sont à l'île d'Elbe. Je désire faire passer ces bataillons sur le continent ; mais j'ai besoin de savoir de quels départements sont les hommes qui les composent, comment ils sont habillés et dans quelle situation ils sont ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18439 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29774; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 563).

Le 9 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon fils, je vois par le rapport du général Vignolle, du 2 février, que, moyennant les incorporations des bataillons de la Méditerranée, le 84e, le 9e, le 106e et le 92e se trouvent au grand complet ; le 8e et le 18e d'infanterie légère doivent se trouver au grand complet par l'incorporation du 7e bataillon. Les Croates et les Espagnols sont au grand complet ; je n'ai donc plus de sollicitude que pour le 35e et le 57e. Faites-moi connaître si vous avez reçu le 5e bataillon du 62e qui doit vous fournir 3 à 400 hommes à incorporer. J'ai dirigé de l'île d'Elbe sur l'Italie les 5e bataillons du 14e d'infanterie légère et du 6e de ligne. Je l'ai fait suivre par quatre compagnies de marches, tirées également des bataillons de la Méditerranée qui sont à l'île d'Elbe ; enfin je suppose que vous avez pris toutes les mesures nécessaires pour porter les troupes italiennes au grand complet. Ayez soin de faire passer une revue générale par les inspecteurs aux revues du 11 au 16, afin de bien savoir l'état des troupes qui partent, et d'arrêter à cette époque l'effectif de chaque compagnie, de chaque bataillon et chaque corps. Tout le reste pourrait entrer dans l'effectif du 6e bataillon, hormis ce qui se trouve aux hôpitaux de Bolzano, de Vérone, de Brescia et environs. Vous devez avoir reçu du prince de Neufchâtel l'ordre de commencer votre mouvement du 16 au 20. Je vous ai fait connaître que vous pouviez ne le commencer que du 20 au 22, cela est indifférent ; il suffit que le mouvement soit secret et s'opère ensuite avec rapidité une fois qu'il sera commencé. Il faut surtout que j'en sois prévenu, et que je connaisse à l'avance le moment où votre première colonne de troupes passera le Brenner, pour que je puisse régler tous les autres mouvements en conséquence" (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 305 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29954; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 166 - Note il faut lire 53e et non 57e).

Le 29 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, j'ai reçu vos deux états de situation au 15 février.
Je vois avec peine dans l'état de situation du 4e corps de la Grande Armée que les régiments sont partis très-faibles ... Je vous ai donné avis que le bataillon du 62e a dû arriver en Italie, que les 5es bataillons du 6e de ligne et du 14e léger et de forts détachements du régiment de la Méditerranée ont dû partir de l'île d'Elbe et de Corse pour venir à Vérone ; tout cela doit faire un renfort de 14 à 1,500 hommes : est-ce arrivé ? ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 308 ; Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18534 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30090; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 309).

Le 19 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d’Italie, à Milan : "Mon Fils, le 13, le 15 et le 17 février, le 5e bataillon du 6e de ligne, le 5e bataillon du 14e d’infanterie légère et le bataillon de marche du 1er régiment de la Méditerranée sont partis de l’île d’Elbe, faisant ensemble 1,800 hommes. Ils ont passé à Florence le 20, le 22 et le 24 ; ainsi ils ont dû arriver avant le 2 mars à Mantoue. Je suis surpris que vous ne m’en parliez pas dans votre lettre du 4. Vous pouvez mettre en subsistance dans les 5e bataillons du 14e léger et du 6e de ligne les 500 bommes du bataillon de la Méditerranée, dont vous pourrez par ce moyen renvoyer le cadre à l’Ile d’Elbe. Les 5e bataillons du 14e et du 6e seront alors forts chacun de 900 hommes. Faites mettre ces deux bataillons en marche pour continuer leur route ; faites passer la revue de leur armement et de leur habillement à Vérone; qu’on leur donne des cartouches et qu’ils aillent rejoindre vos corps. Vous ferez la répartition de ces 1,800 hommes entre vos régiments qui sont à la Grande Armée; cela comblera à peu près la moitié du déficit qu’éprouvent vos régiments. Ayez soin d’incorporer les hommes d’infanterie légère dans les régiments d’infanterie légère, et ceux de la ligne dans la ligne. On me dit que l’habillement est en mauvais état ; faites rectifier tout cela avant leur départ de Mantoue. J’ai très à cœur que tous les régiments qui sont partis d’Italie soient portés au complet de 140 hommes par compagnie et y soient maintenus. Le 4e bataillon du 8e léger doit être arrivé ; comme, avec le détachement du 14e léger, le 8e et le 18e léger seront assez forts, mon intention est que le 4e bataillon du 8e léger soit envoyé à Trieste, où il tiendra garnison ...
Je vous envoie le rapport des ministres sur le mouvement des hommes des 6e et 14e
" (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 320 ; Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18594 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30260; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 488).

Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Duc de Feltre : "Je reçois la situation au 15 juin de la division mobile de Rome. Je crois qu'il manque 500 hommes au 14e de ligne et 800 hommes au 6e de ligne : il faut les leur fournir le plus tôt possible ; ce qui portera alors cette division au delà de 6000 hommes" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2199; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31160 - Il faut lire 14e Léger).

Le 10 août 1812, l'Empereur écrit, depuis Vitebsk, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "... Il y a en France des régiments entiers qu'il faut compléter, entre autres le 14e léger, le 6e de ligne, le 22e léger ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31466).

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