Le 106e Régiment d'Infanterie de Ligne

1796-1815

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1813

- Italie

Le 8 septembre 1813, le Général Grenier écrit, depuis Saint-Jean, au Prince Eugène : "Je reçois à 11h15 avant midi la lettre que V. A. I. m’a fait l’honneur de m’écrire hier 7. Je suis extrêmement surpris que V. A. n’ait encore reçu aucune de mes lettres ; j’ai écrit du champ de bataille de Feistritz à 6 heures du soir, la lettre a été remise à un capitaine de voltigeurs du 106e nommé Martinet ; une 2de lettre a été adressée à V. A. de Saint-Jean, elle a été remise à un officier de sa garde royale qui m’avait été envoyé par le général Lecchi. Par cette dernière je faisais connaître à V. A. que j’avais poursuivi l’ennemi l’épée dans les reins jusqu’ici jusqu’à 8 du soir. Enfin j’ai eu l’honneur d’écrire hier matin à Votre Altesse et ai remis moi-même à Kirchenten ma lettre à un officier d’infanterie légère qui commandait un détachement de 200 hommes que j’envoyais au Leobel pour communiquer avec la division Marcognet, l’ennemi ayant abandonné cette position la nuit du 6 au 7 à minuit. Par cette lettre je faisais connaître à V. A. la position des troupes.
Aujourd’hui à 7 h du matin j’ai encore écrit à V. A. pour lui faire connaître par quels chemins l’ennemi s’était retiré, les ordres que j’avais donnés pour la démolition des ouvrages de Feistritz, ayant en cela prévu ses intentions.
Le 5 il n’y avait plus de munitions d’artillerie à Tarvis, un caisson de ceux consommés à Rosseck n’a pu être chargé, au reste nous avons consommé peu de munitions d’artillerie, mais considérablement de cartouches d’infanterie. J’ai donné les ordres nécessaires pour les prompts remplacements
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 13 page 37).

Le 13 septembre 1813, une lettre est adressée, depuis Laybach au Général Marcognet, à Zchlza (par le Général Grenier ?) : "Mon cher général comme je vous l’ai dit ce matin, l’intention de S. A est que vous fassiez toutes les dispositions nécessaires pour que les 3 bataillons du 53e et celui du 112e suffisent pour la défense du pont de Czerniere au moins pendant 48 heures et que les 2 autres bataillons de la 29e demi-brigade avec tout le 106e régiment soient portés demain matin savoir, le 106e sur la route de Carlstadt avec une demie batterie d’artillerie en arrière de la ligne occupée en événement par la garde royale italienne ; et les 2 bataillons de la 29e passant à Kaltenbrunn dont il faut rétablir le pont cette nuit à Dobruina passant par Vissovick pour de là continuer leur mouvement sur Cipagloa en ayant soin de marcher constamment à hauteur de la colonne, suivra la grande route ; 1 heure au départ de Dobruina sera déterminée par un avis particulier ce soir encore ou demain matin ; cette colonne devra avoir soin de s’éclairer sur la gauche vers la Save et dans toutes les directions, son objet étant de déborder la droite de la position de l’ennemi qui doit être à Saint-Marin ; si le général Dupeyroux reste au pont de Czeniere le général Gamin pourra être chargé de la direction de cette colonne et vous marcheriez avec celle du 106e pour être plus à portée de recevoir les ordres que j’aurais à vous transmettre de la part de S. A. le Vice-Roi.
… S. A. désire conserver le pont de Czerniere par tous les moyens possibles ; cependant si l’ennemi parvenait à repousser le 53e et que l’on eut pas le temps de le replier il faut en défendre le passage avec l’artillerie et enfin y mettre le feu à la dernière extrémité et lorsque l’on aura employé vraiment tous les moyens possibles pour le conserver. Donnez donc, mon cher général, vos instructions en conséquence
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 2 page 15).

Le 15 septembre 1813 à 10 heures 30 du soir, le Général Grenier écrit, depuis Laybach (destinataire non indiqué : au Général Marcognet ?) : "... 11h et un quart je donne ordre au général Janin de mettre le 106e toute entier en mouvement demain à 7 h du matin au plus tard, ainsi vous aurez toute votre division réunie (moins cependant un bataillon que vous laisserez au pont) pour agir offensivement contre l’ennemi et l’attaquer avec vigueur ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 17 page 45).

Le même 15 septembre 1813, le Génréal Grenier ordonne : "Monsieur le général Janin fera prendre les armes demain 16 septembre à 7 heures du matin au 106e régiment et le conduira au pont de Czernuze où ce général recevra des ordres ultérieurs du général Marcognet ; le poste de Kaltenbrunn suivra le mouvement du régiment ; celui qui est chez moi y restera où sera relevé par un autre comme le voudra le colonel" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 22 page 55).

Le 16 septembre 1813, le Général Grenier écrit, depuis Laybach (au Général Marcognet - non précisé sur le document) : "... Demain à deux heures du matin vous vous mettrez en route avec la 29e demi-brigade, pour réunir au 106e, venir occuper la position en arrière de Saint-Marin, qui était occupée par la garde royale le jour où vous fîtes votre reconnaissance sur Veichselbourg.
Comme l’intention de S. A. I. et que vous teniez avec ces sept bataillons, pendant quelques jours la position indiquée, il convient de bien reconnaître le pays et prendre cependant à l’avance les dispositions suivantes, que vous pourriez ensuite rectifier.
A la pointe du jour les troupes seront établies ainsi qu’il suit :
A la position en arrière de Saint-Marin, cinq bataillons sur deux lignes, gardant fortement la grande route de Veichselbourg, et à l’embranchement d’Auersberg, se liant par la gauche avec un bataillon qui devra être sur les hauteurs en avant de Dobruina.
Le 7e bataillon serait placé avec la majeure partie de l’artillerie à Augnig, et dans le cas où S. A. I. laisserait à ce village des bataillons de la garde, alors ce 7e bataillon pourrait faire partie de votre seconde ligne.
Pour que le bataillon qui sera placé à Dobruina ne puisse être inquiété sur ses derrières, il faudra placer en arrière de lui à environ trois quarts de lieue les deux pièces d’artillerie du 106e régiment, avec deux compagnies du même corps pour les garder. M. le général Janin connait particulièrement le point sur lequel ces deux pièces devront être établies …
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 24 page 59).

Le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Général Grenier écrit, depuis Laybach au Colonel Grobon du 53e Régiment : "M. le colonel, ensuite des intentions de S. A. I. le Prince Vice-Roi, le régiment que vous commandez doit être relevé cette nuit et demain matin au pont de Czernuze et ses avant-postes ... Aussitôt que vous serez relevé, vous mettrez votre régiment en mouvement et vous vous porterez sur les hauteurs en avant de Dobruina, où vous trouverez un bataillon du 67e et un autre du 106e régiment. Vous ferez relever de suite ces deux bataillons, qui devront sans tarder rejoindre M. le général de division Marcognet, à la position en arrière de Saint-Marin sur la route de Carlstadt, et que le chef de bataillon du 67e connaît déjà; vous trouverez à moitié chemin de Laybach à Dobruina, deux bouches à feu d’une des batteries de la division, et gardées par une ou deux compagnies du 106e, vous les ferez relever par votre artillerie régimentaire, et lui laisserez la garde nécessaire.
Vous donnerez ordre au détachement d’artillerie de rejoindre M. le général Marcognet et aux compagnies du 106e leur régiment ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 63).

Encore le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, sans doute le Général Marcognet) : "Mon cher général je vous préviens ce que tous les ordres sont donnés pour que le 53e régiment soit relevé à la pointe du jour au pont de Czernuze ; mais Son Altesse Impériale veut qu’il occupe la position de Dobruina ; je dirige en conséquence ce régiment sur ce point et je donne l’ordre au colonel Grosbon de vous envoyer de suite les bataillons du 67e et 106e régiment que vous placerez en arrière de votre 2e ligne. Son altesse s’est particulièrement déterminée à cette disposition parce qu’en revenant à Laybach on a entendu des coups de fusil dans la direction de Dobruina et qu’il importe pour votre gauche que ce point soit fortement occupé ; tâchez d’établir une bonne communication du petit château où est le général Janin sur Dobruina, le 53e devra même placer s’il est possible un fort poste intermédiairement entre votre gauche et sa position.
J’ai chargé le colonel Grosbon de donner ordre à votre batterie d’artillerie de vous rejoindre, ainsi qu’aux deux pièces que vous avez dû envoyer en arrière de Dobruina. Débarrassez-vous de vos caissons de vivres qui sont trop près de votre ligne, vous pourriez également envoyer au premier village en arrière de vous votre réserve d’artillerie
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 29 page 69).

Le 20 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach, au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre rapport de ce jour ; comme je vous l’ai annoncé hier la division italienne arrive aujourd’hui à Laschitz et doit se porter demain sur Obergurck à hauteur de Veichselbourg, il faut donc vous mettre vous-mêmes en mesure de marcher demain et d’attaquer l’ennemi devant vous s’il ne quitte pas sa position par suite du mouvement de la division italienne ; l’intention de S. A. I. est que vous fassiez attaquer ce soir vers 4 heures le poste de Veiskirck et que vous vous en rendiez maître en ayant soin de le conserver afin de faire craindre à l’ennemi pour sa gauche ...
Il est probable que le Prince se rendra demain à votre position, faites tous vos préparatifs pour l’attaque qui je pense offre quelque facilité par le ravin où est monté dernièrement la compagnie de voltigeurs du 106e pour reconnaître l’ennemi ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 81).

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