Le 101e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
|
- Inspection de la 101e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le 24 Pluviôse an 8
"Revue d’inspection passée le 24 Pluviôse an 8
101e Demi-brigade.
Etat-major
Cardenau, Chef de Brigade du . Joint à une tournure militaire les qualités nécessaires pour commander utilement un corps ; la conduite qu’il a tenue dans les différentes affaires qui ont eu lieu en avant de Kehl, l’état actuel de sa Demi-brigade, laquelle a été composée de plus d’un tiers d’isolés et rouleurs d’hôpitaux, les continuelles mutations qu’a essuyé ce nouveau corps, par la désertion, prouve que le chef a travaillé avec succès, pour le voir encore porté au point qu’il est maintenant, en présentant un ensemble disponible pour faire campagne.
Julien, Chef de Bataillon du 18 Nivôse an 4, il commande le 1er Bataillon, a été envoyé en mission dans le département de la Haute-Marne ; cet Officier est parfaitement noté et très à sa place.
Guillaume. Le 2e Bataillon est commandé par un Capitaine, la place est vacante, et le Général en chef s’est réservé d’y nommer.
Castella, Chef de Bataillon du 18 Pluviôse an 2. Commande le 3e ; cet Officier est avantageusement noté.
Perrin, Adjudant-major du 30 Germinal an 3. Cet Officier parait fort bien être à sa place.
Gravier, Adjudant-major du 1er Messidor an 7. Cet Officier parait être à sa place.
Fesquet, Adjudant-major, du 15 Pluviôse an 4. Cet Officier parait assez instruit, mais n’a pas assez d’activité pour un Adjudant-major.
Chateauvieux, Quartier-maitre trésorier, du 28 août 1793. Honnête homme qui connait assez son état.
Marchand, Quartier-maitre, du 17 Nivôse an 3. Homme probe connaissant son état.
Khun, Adjudant sous-officier du 17 Floréal an 2, ayant une bonne conduite, connaissant assez son état.
Baillou, Adjudant sous-officier du 21 Prairial an 5. Homme d’une excellente conduite, connaissant parfaitement son état.
Hua, Adjudant sous-officier du 25 Pluviôse an 2. Assez instruit, a de la conduite, mais peu actif.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes Remplaçants
Guillemain, Capitaine, infirme, ne peut servir activement. 29e de ligne, Lacombe, Capitaine, avantageusement noté.
Robert, Capitaine, infirme, ne peut servir activement. 29e de ligne, Drouhin, Capitaine idem.
Camy, Capitaine, infirme, ne peut servir activement. 29e de ligne Goux, Capitaine, idem.
Rattelet, Capitaine, infirme, ne peut servir activement. 29e de ligne, Lemaire, Capitaine, idem.
Vitte, Capitaine, infirme, ne peut servir activement. 42e id., Adam, Capitaine, idem.
Ebrard, Sous-lieutenant, infirme, ne peut servir activement. 42e id., Joannes, Sous-lieutenant, idem.
Lanoure, Lieutenant, 36 ans, demande sa retraite. 101e id., Arvinnet, Lieutenant, idem.
Frary, Lieutenant, 35 ans, au Dépôt. 101e id., Delacourt, Lieutenant, idem.
Lefebvre, Sous-lieutenant, 36 ans, susceptible de retraite. 101e id., Flocart, Sous-lieutenant, idem.
Officiers supérieurs à la suite du corps.
Bertrand, Chef de Bataillon, présent.
Fernet, idem, absent.
Administration
La 101e Demi-brigade était forte lors de la revue présents sous les armes, y compris le 1er Bataillon auxiliaire de la Haute-Marne 2071.
Ce Bataillon était lors de l’incorporation de 600 hommes, assez bien vêtus et équipés.
L’effectif de la Demi-brigade est de 3047.
Leurs absents de 967.
Il y avait présents en Capitaines 21.
En Lieutenants 29.
En Sous-lieutenants 32.
Ce corps avait sur les présents sous les armes environ un tiers d’hommes très mal vêtus dont même une partie était presque nus. Dans le second Bataillon, la buffleterie est en général mauvaise, les armes médiocrement tenues, et une partie de mauvaise qualité. Les corps se plaignent en général de mauvais état dans lequel se trouvent les armes que l’on leur délivre qui se trouvent avoir été réparées dans les arsenaux, et les représentations faites par les Officiers d’armement aux Directeurs d’arsenaux sont mal accueillies et l’on n’y fait pas droit ; j’en informerai le général Eblé.
Ce corps a un besoins urgent d’un tiers de souliers pour les présents.
L’espèce d’hommes des Grenadiers a besoin d’être mieux choisie à l’avenir. Celle des Fusiliers est une véritable rapsodie, composée d’environ un tiers d’assez beaux hommes, un tiers de médiocres et le reste chétif, et si l’on peut donner une garnison à ce corps, et s’en occuper, il pourra atteindre les qualités nécessaires.
Ce corps a encore environ 800 capotes dont un tiers sont mauvaises.
L’arriéré de solde est de 3 mois pour les soldats et de quatre pour les Officiers.
Le Dépôt de ce corps est à Oberney il est composé de 172 hommes (l’on pense encore attribuer pour motif de la désertion qu’il a essuyé la quantité des jeunes conscrits qui ont fait la navette à ce Dépôt placé au milieu de leurs foyers). J’ai trouvé sous les armes plusieurs hommes à réformer, entre autres un nommé Matton, absolument imbécile, reconnu par tout le Bataillon de la Haute-Marne. Cet homme a été vexé, et le résultat est de le voir tourmenté mal à propos. Je le renvoie accompagné d’un de ses frères, soldat du même Bataillon, pour le reconduire à ses parents, attendu que sans cette précaution, ce serait un homme absolument perdu. Lorsque notre Dépôt général sera formé, les chefs de corps ne recevront plus d’hommes incapables de servir attendu qu’ils seront réformés de suite à leur arrivée.
Je donne à ce corps l’instruction nécessaire pour sa formation, ainsi que pour les objets de son administration.
Ce corps a nommé mal à propos à huit place en feignant d’ignorer l’arrêté du 18 Nivôse, qui ajoute le tour du remplacement à ceux déterminés par la loi du 14 Germinal an 3. Il a maintenant 4 places vacantes et auxquelles il devra être placé des Officiers surnuméraires, pour rendre à l’armée le tort qui lui a été fait par la susdite nomination.
Résumé.
Cette Demi-brigade est supérieure à la 110e parce qu’elle est mieux soignée et bien commandée par le chef Cardenau.
Je n’ai pas été à même d’examiner les Officiers dont la plus grande partie présentent cependant des ressources ; il en est de même des Sous-officiers et Caporaux.
Les nombreux services que fournit ce corps au camp de Kehl, me prive de rendre un compte exact de tout son ensemble, ayant été obligé de compter parmi les présents ceux de service et détachés" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
/ 1805
A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant eu chef. L'aile droite de cette armée comprend la Division d'infanterie Gardanne, Brigades Compère et Lenchantin, douze Bataillons des 22e d'infanterie légère, 52e, 29e et 101e de ligne, trois Escadrons du 23e de Chasseurs à cheval, 6000 combattants et cinq bouches à feu ; et la Division d'infanterie Verdier, Brigades Brun et Digonet, quinze Bataillons des 23e d'infanterie légère, 10e, 56e, 62e de ligne, Dragons à pied, Dragons réunis, sept Escadrons des 4e et 19e de Chasseurs à cheval,·5000 combattants et onze bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).
Le 27 Vendémiaire an 14 (19 octobre 1805), le Général Ménard, commandant la 6e Division militaire, écrit, depuis son Quartier général, à Besançon, au Ministre de la Guerre : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que ...
D'après le décret du 24 floréal an XIII, il est également parti de Bourg 11 conscrits de la réserve de l'an XIII pour joindre le 39e régiment de ligne sous la conduite d'un sergent, et 7 pour le 101e régiment de ligne sous celle d'un caporal ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 737 - Note : Le Décret du 24 Floréal an 13 appelle 15000 conscrits de la réserve de l'an 13).
/ 1806
Le commandant de la 27e Division militaire n'ayant plus de troupes ni à Turin ni à Alexandrie, le Prince Eugène, pour concilier les volontés de l'Empereur avec les exigences du service dans le Piémont, met à la disposition du Général Menou à la mi-janvier, les 3s bataillons formant le Dépôt des 1er et 22e d'infanterie légère, 6e, 29e, 42e, 52e, 101e de ligne. Il lui envoie aussi cent hommes de cavalerie (chasseurs et cuirassiers), plus le Dépôt de la Légion hanovnenne (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 8).
Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Division DES DÉPÔTS DE L’ARMÉE DE NAPLES, comptant à l'armée d'Italie :
2e Division, Général de Brigade Valory (Bologne) ; 3e ou 4e Bataillon des 22e Léger, 20e, 29e, 52e, 62e, 101e, 102e de Ligne, 7,300 présents ; 4e Bataillon du 1er Régiment suisse, 150 hommes (Mantoue) ; 1er Bataillon du 32e Léger, 40 hommes (Mantoue) - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.
Vers la mi-mai, "La joie publique ne fut pas même troublée par la subite apparition devant Naples d'une escadre anglaise, qui menaçait de mêler le bruit d'une canonnade meurtrière à celui des salves de réjouissance tirées par les forts. Cette démonstration de l'ennemi était faite pour masquer l'attaque réelle qu'il voulait diriger contre 1'île de Capri (ou Caprée), située à l'entrée du golfe, et dont la possession était d'une haute importance. L'amiral sir Sidney Smith, commandant l'escadre anglaise, qui venait de conduire à Gaète des vivres, des munitions, de l'artillerie, des chaloupes canonnières, avait été sans doute instruit de la faiblesse de la garnison de l'île de Capri (cent hommes, commandés par un capitaine du 101e régiment). En l'absence de Joseph, on avait malheureusement commis la faute de ne pas la renforcer. Lorsque l'attaque fut dessinée, il n'était plus possible d'y envoyer des secours. Cette île, témoin de tant de lâches horreurs sous un empereur romain, allait voir, dans quelques Français, un sublime trait de courage. L'amiral anglais fit débarquer, sous le feu d'un vaisseau de guerre et de deux bombardes, des troupes dont le nombre n'intimida point la poignée d'hommes embusqués dans des vignes entre des rochers, et qui disputèrent le terrain pendant plus d'une heure. Le capitaine français, dont l'histoire aurait dû recueillir et immortaliser le nom, ne pouvant soutenir plus longtemps une lutte aussi disproportionnée, se retira vers le fort, sur la hauteur, et osa résister encore en tenant ferme au seul passage accessible. Sommé de se rendre avant le débarquement, il avait répondu qu'il mourrait plutôt que de céder son poste. Il tint parole, il mourut après s'être entouré de cadavres ennemis. Les soldats qui lui survécurent acceptèrent la capitulation proposée avant l'attaque, obtinrent les honneurs de la guerre, et la faculté de rentrer à Naples ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 143).
Le 15 mai 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, Sidney-Smith s'est porté, avec cinq vaisseaux de 74, trois frégates et dix-huit chaloupes canonnières, devant Capri, dont il s'est emparé après trois jours de tentatives. Il a pu débarquer sur divers points, qui ne pouvaient pas être défendus ; il est descendu avec deux mille hommes, la plupart matelots. Le détachement de 250 hommes que nous y avions s'est bien défendu ; mais ayant perdu son commandant, et se voyant entouré de tous côtés et sans espérance de secours, l'île étant cernée de tous côtés par les forces ennemies, il a capitulé ; il a été transporté sur le continent, avec ses équipages et les armes chargées. Sidney-Smith les a très-bien traités, a donné à dîner aux officiers, et a laissé deux cents hommes dans l'île, dont nous nous emparerons au premier temps favorable qui éloignera les bâtiments ennemis. L'ennemi fait mine de vouloir s'emparer des autres îles ; celles-ci ont des châteaux fortifiés. J'ai envoyé à Ischia 1,200 hommes avec le général Merlin ; cette dernière île a une population de 25,000 âmes.
Je poursuis, tant qu'il est possible, l'armement de la côte ; l'ennemi nous a pris deux pièces de canon à Massa, mais huit sont arrivées à Scalea et à Scarpi, du côté de Reggio ; l'armement se poursuit aussi avec les canons partis de Tarente ; j'y ai envoyé le général Dedon.
Nous éprouverons des contre-temps, des pertes, mais enfin nous viendrons à bout de faire cet armement ; je ne néglige rien pour cela ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 233).
Le 3 juin 1806, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… Votre Majesté s'étonne que des régiments manquent d'habillement ; presque tous les corps ont habillé leurs recrues en vestes et en culottes d'ordonnance. Je dis presque, car, par exemple, les 1er, 6e et 42e (faisant anciennement partie de l'armée de Naples) n'ont pas la moindre ressource, et, ce soir même, j'ai donné l'ordre que les conscrits que ces régiments avaient reçus passeront aux corps qui pourront de suite les habiller ; les 101e et 52e seront en état de les prendre.
Votre Majesté me dit : « Pourquoi envoie-t-on de l'argent à Naples ?» Mais ces trois dépôts sont sans ressources, et en voilà la raison (aussi expliqué dans la revue). Votre Majesté sait que les corps reçoivent l'habillement en deux portions. Ces régiments ont touché la portion que nous avons le droit de payer comme la solde, et ils sont au courant pour les deux objets ; mais la première année (portion payable seulement sur ordonnance du ministre directeur) manque à ces trois dépôts.
L'année dernière, faisant partie de l’armée de Naples, le ministre envoyait tout à Naples, où on faisait payer par le payeur, ce que j'ignore ; mais ce que je sais, c'est qu'on suit la même méthode et que les dépôts des 1er, 8e et 42e sont en oubli pour cette partie ; pareille remarque a été faite dans la revue pour les corps de l'ancienne armée de Hollande, qui sont en arrière des autres pour l'habillement ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 418).
Napoléon pense que la situation est sous contrôle et songe même à poursuivre sur la Sicile. Le 7 juin 1806, il écrit, depuis Saint-Cloud, à son frère Joseph : "... Voici comment je placerais vos troupes au moment de l'expédition de Sicile :
... Le 6e de ligne, le 10e, le 62e, le 101e et le 4e italien avec 800 chevaux, ce qui ferait, y compris l'artillerie et les sapeurs, plus de 9,000 hommes, seraient chargés de Gaète, en mettant une petite garnison à Capoue ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 285 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12252).
Le 10 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon fils, je vois avec peine que vous avez interverti l'ordre de la conscription, en ordonnant au 1er, 6e et 42e de donner leurs recrues à d'autres régiments. Il est plus convenable que le 101e et le 52e donnent des habits à ces régiments, et comme j'ai ordonné qu’on envoyât d'Alexandrie des tricots pour les trois régiments, au moment de l’arrivée des tricots, ils rendront aux 101e et 52e ce que ces régiments leur auront prêté.
Je ne conçois pas, si ces corps ont reçu la portion de la masse qui se paie comme solde, comment ils n’ont pas acheté de quoi se faire des vestes et des culottes. Vous savez que sur la portion de la masse qui se paie comme solde, on paie 22 francs à chaque conscrit à son arrivée. Avec cet argent on peut leur donner des culottes et des vestes. Faites-vous rendre compte de cet objet" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 434 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12272).
Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division des Dépôts, Généraux Pouchin (Forli), Valory (Bologne), Laplanche-Mortières (Modène), 7500 fantassins des 1er, 14e, 22e et 23e Légers, 1er, 6e, 10e, 20e, 29e, 42e, 52e, 62e, 101e et 102e de Ligne, du 4e Régiment suisse et du 32e Léger (1er Bataillon) (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).
Le 17 juin 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du 7. Elle porte l'armée à quarante-quatre mille hommes présents. Votre Majesté verra, par le résumé ci-joint, que le total des présents est de trente-huit mille deux cent trente-six. L'erreur vient de ce que la garnison d'Ancône et les régiments qui, d'après les ordres précédents de Votre Majesté, ont dû quitter l'armée, se trouvent compris dans le premier état ..."; voici ce résumé : "... Dans le 1er corps : dix mille vingt-deux hommes et deux mille deux cent trente-huit chevaux répartis dans les 101e, 20e, 62e, 10e de ligne, 14e et 4e de chasseurs, 23e, 29e, 30e de dragons, 1er bataillon du 32e léger, 19e compagnie du 2e d'artillerie à pied, 1re et 3e du 7e bataillon du train, pionniers noirs ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 302).
Le 29 juin 1806, Joseph écrit, depuis le camp devant Gaète, à Napoléon : "… Le 6e de ligne, le 101e, le 62e et le 10e sont absolument nus ; je viens de les voir. Les colonels ne savent plus que faire ; on leur refuse à leur dépôt tout envoi d'hommes, de fonds et de drap. Votre Majesté a ordonné que les troupes qui se trouvent dans le royaume de Naples seraient payées de tout, à compter du 1er mai. Votre Majesté n'a pas entendu qu'on leur retiendrait les habits qu'elles ont économisés, et qui leur sont dus avant le mois de mai ; elle n'a pas voulu qu'on retînt au dépôt les masses de linge et chaussure qui appartiennent aux soldats, ni aucun autre objet dû aux troupes avant le 1er mai. C'est cependant ce que l'on fait, Sire, et il m'est impossible de créer sur-le-champ les habillements de cinquante mille hommes, qui tous sont nus à la fois, parce que la campagne a été très-fatigante par les marches continuelles, par les travaux de terre à Gaète, et parce que les colonels n'ont pas pris aux dépôts ce qui leur revenait, chacun ayant cherché à économiser les effets ; mais le moment du besoin est arrivé, et tous demandent aujourd'hui inutilement ce qu'ils pouvaient prendre hier, et ce qui leur est dû aujourd'hui, si l'on ne rend pas les ordres de Votre Majesté plus sévères qu'ils ne sont effectivement.
Votre Majesté n'aurait pas vu sans peine, ce matin, les braves corps qui ont fait ici des travaux romains, déguenillés d'une manière honteuse ; et il y a impossibilité physique à ce qu'ils soient habillés ici tous à la fois. Ils recevront la masse d'habillement à compter du 1er mai ; mais cette masse d'habillement ne pourra pas les habiller en juin, ni en juillet, puisque ce n'est pas avec un douzième ou un sixième de cette masse que l'habillement entier peut être fait. Si j'avais des draps et des moyens, je n'écrirais pas tout ceci à Votre Majesté, et les troupes seraient habillées ; mais Votre Majesté est trop expérimentée pour ne pas connaître ma position, et trop juste pour vouloir l'impossible ...
Jusqu'ici la santé des soldats est assez bonne. Je fais payer ceux qui travaillent à Gaète, ce qui leur donne le moyen de pourvoir à leur chaussure. Je leur fais aussi donner le vin …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 342).
L"État des troupes qui ont été employées au siège de Gaète, indiquant le nom, la force et remplacement des corps, ainsi que la date de leur arrivée et de leur départ" indique : "101e régiment de ligne, arrivé les 18 mai, 14 et 22 juin, 50 hommes détachés au Garigliano depuis le 6 juillet. MM. Cadeneau, colonel ; Espert, major ; Julien, chef de bataillon, 56 officiers et 1,313" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 449).
Le 20 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Roi de Naples : "Mon Frère, je reçois votre lettre du 9 août, avec un état par lequel je vois que le 10e de ligne est porté comme ayant 58 hommes hors du gouvernement de Naples ; le 52e, 145 ; le 101e, 15 ; le 1er régiment napolitain, 668. Il faut faire rejoindre ces détachements, et porter le plus grand soin à tenir vos corps réunis. Dans un pays comme Naples, ils se dissémineraient selon la fantaisie des commandants de place, et vous n'auriez plus d'armée. Il y a trop d'infanterie à Naples et pas assez d'un régiment de cavalerie. Que faites-vous donc de toute votre cavalerie ? ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 143 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10672 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12758).
Dans le même temps, Napoléon sermonne Joseph sur ses mauvaises dispositions militaires dans son royaume, lui place ses troupes et continue à parler d’une expedition en Sicile. Le même 20 août 1806, il lui écrit : "Mon frère ... Vous trouverez ci-joint la distribution que je voudrais faire de votre armée, afin que vous menaciez la Sicile et que vous soyez en mesure contre tout ... L'armée une fois placée ainsi, pas un homme ne débarquera en Calabre, et on pourra punir sévèrement les brigands; cela est plus nécessaire que tout le reste ... Aujourd'hui la question est tout entière dans la Calabre. Il faut que tout le monde soit dans la conscience qu'on y est assis de manière à ne pouvoir être ébranlé. Cela encouragera l'armée et commencera à influer sur la Sicile, et même sur les négociations ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 136 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10673; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12759).
Cette lettre est suivie d'un "Projet de placement de l'Armée de Naples" : "Avant-garde de l’armée de Sicile. – 1ère division. – Reynier, général de division. Les 14e et 23e légers, 29e et 52e de ligne, 6e de chasseurs.
2e division Verdier, général de division : Légion Corse, 22e Léger, les 10e et 20e de ligne, le 4e de chasseurs.
3e division. – Réserve. – Gardanne, général de division. ler léger napolitain, les 101e et 102e, le 14e de chasseurs.
Ces trois divisions seraient sous les ordres d’un maréchal.
La 1e serait placée à Reggio et depuis Sainte-Euphémie jusqu’à Marina di Catanzaro.
La 2e , depuis Cotrone, ayant son quartier général à Cosenza.
La 3e, à Cassano jusqu’aux confins de la Calabre" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 138 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10674 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12759).
Le 22 septembre 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 17 septembre que j'ai reçue ce matin, m'ordonne de lui faire un projet sur le nouvel emplacement des deux divisions de dépôts d'infanterie de l'armée de Naples. Je m'empresse, après avoir pris connaissance des localités, de lui proposer la répartition suivante. J'attendrai ses ordres avant d'ordonner les mouvements.
Première division, commandée par le général de brigade Pouchin, quartier général à Forli, ayant sous ses ordres le général de brigade Leguai, à Rimini : 1er et 14e d'infanterie légère à Rimini ; 23e d'infanterie légère, à Céséna ; 10e d'infanterie de ligne, à Ravenne ; 6e et 42e d’infanterie de ligne à Forli ; 2e d'infanterie de ligne, à Faënza. Deuxième division, commandée par le général de brigade Valori ; quartier général à Bologne, ayant sous ses ordres un général de brigade qui se tiendra à Ferrare : 29e d'infanterie de ligne, à Imola ; 22e d'infanterie légère, 62e et 102e d'infanterie de ligne, à Bologne ; 20e et 101e d'infanterie de ligne, à Ferrare ; 52e d'infanterie de ligne, à Rovigo.
Votre Majesté remarquera que, d'après son approbation, les mouvements auraient lieu dans le milieu d'octobre, et qu'alors la mauvaise saison est tout à fait passée pour Ferrare" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 160).
/ 1807
Le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier adresse une circulaire n°4 au 101e de Ligne à Mantoue : "Si dans le dépôt que vous commandez, monsieur, il existe des hommes invalides et hors d’état de servir, vous voudrez bien en faire dresser l’état en vous conformant pour ce travail aux instructions du général Schauenburg dont vous devez avoir copie ; vous joindrez à cet état les certificats exigés, et me l’adresserez dans le plus court délai ; après examen, je vous indiquerai le jour auquel je pourrai moi-même voir ces hommes, les admettre à la réforme ou les rejeter" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 300).
Toujours le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général de Division Charpentier, Chef de l’Etat-major général de l’Armée : "Conformément à votre lettre du 19 de ce mois, j’ai ordonné, mon cher général, au général Pouchin de faire préparer le nécessaire pour opérer la réforme des hommes absolument invalides qui pourraient se trouver dans les corps sous ses ordres ; je me chargerai de ce travail pour les corps qui sont à Mantoue et pour le 22e d’infanterie légère qui est à Legnago, et que dans l’état d’emplacement joint à votre lettre du 16 de ce mois, on a placé à Peschiera. L’instruction du général Schauenburg est copié sur les instructions ministérielles du travail de l’inspection" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).
Par ailleurs, le même 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier expédie également un supplément à la lettre n°4 relative à la réforme : "Le général de division chef de l’état-major de l’armée devant arriver dans la journée du 25, il est à désirer que vous puissiez lui présenter les hommes susceptibles de la réforme avec les certificats qui constatent leurs infirmités. Veuillez les donc faire préparer de suite afin que tout le travail soit prêt pour demain midi" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).
Puis, encore le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du dépôt du 101e à Mantoue : "Vous trouverez ci-joint, monsieur, l’ordre de route pour un détachement d’un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant et de
Pour le 20e 400 hommes sous-officiers compris.
Pour le 101e 500 hommes idem.
Pour le 102e 500 hommes idem.
Devant tous se rendre en vertu des ordres de Sa Majesté dans le royaume de Naples pour rejoindre les bataillons de guerre de votre régiment. Les sous-officiers et soldats de ce détachement devront être bien habillés, équipés et armés. Il leur sera fait avant leur départ une distribution de vingt cartouches par homme. Ce détachement sera pris et formé sur votre dépôt sans préjudice des compagnies de grenadiers et voltigeurs dont l’organisation a été précédemment ordonnée et qui continueront de rester au dépôt dans leur état de formation actuel.
Le général de division chef de l’état-major général de l’armée devant passer ce détachement en revue dans la journée du 25, vous vous occuperez de suite de son organisation et le tiendrez prêt au quartier de manière à être rassemblé dix minutes après la réception de l’ordre.
Vous aurez attention encore, monsieur, de ne laisser partir avec ce détachement que le nombre de sous-officiers strictement nécessaire pour le conduire jusqu’aux bataillons de guerre.
Dans le cas où les hommes qui doivent composer ce détachement manqueraient de fusils, d’équipement ou d’habillement, il leur serait fourni de suite en le prenant sur celui des grenadiers ou voltigeurs, le départ de ce détachement ne devant souffrir aucun retard et devant être complètement armé et habillé.
Note en marge : le 25 expédié la même circulaire au 62e régiment, en suite d’une lettre du 24 le général Charpentier, reçue par courrier extraordinaire le 25 à dix heures du matin." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).
Et ensuite, toujours le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Général de Division Commandant d’armes à Mantoue : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’en vertu des ordres de Sa Majesté que vient de me transmettre le chef de l’état-major général de l’armée, il doit partir le 27 de ce mois de Mantoue un détachement de chacun des corps désignés ci-après.
Du 20e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 400 sous-officiers et soldats.
Du 101e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 500 sous-officiers et soldats.
Du 102e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 500 sous-officiers et soldats.
Les hommes de ce détachement seront munis chacun de 20 cartouches, comme je présume qu’il n’en existe pas aux corps, veuillez donner les ordres nécessaires pour qu’il leur en soit délivré dans le nombre ci-dessus.
Je vous prie également de faire prévenir de ce mouvement les autorités civiles et militaires qui sont chargées de pourvoir à la subsistance et au logement des troupes à Mantoue, San Benedetto, Novi, Carpi et Modène.
Ps. Le chef de l’état-major général de l’armée doit arriver demain pour passer la revue de ces troupes ; faites prévenir aussi le sous-inspecteur aux revues de leur dépôt afin qu’il en contrôle le nombre et qu’il soit disponible au besoin" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 143 page 302).
Le 26 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 101e à Mantoue : "Vous voudrez bien, monsieur, m’envoyer dans le plus court délai possible, l’état double des capotes restantes au corps que vous commandez, et qui proviennent de l’approvisionnement ordonné l’année dernière par M. le maréchal Masséna. Vous y joindre également, l’état double de celles qui sont nécessaires au complément de l’approvisionnement de cette année.
Cette mesure étant ordonnée par Son Excellence le Ministre directeur de l’Administration de la Guerre, vous veillerez monsieur, à la confection de ces états et répondrez de leur exactitude" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 144 page 304).
"Paris le 28 janvier 1807.
Le Ministre Directeur de la Guerre à Monsieur le général Charpentier, chef d’état-major de l’Armée d’Italie, Milan.
J’ai reçu, général, avec votre lettre du 16 janvier, un état des quantités manquantes pour compléter l’approvisionnement des baudriers, de sabres, des dépôts de l’armée de Naples et des corps d’armée de Dalmatie et du Frioul. Vous m’annoncez qu’il n’existe point de ces effets au magasin d’Alexandrie, que les besoins sont urgents et que le pays n’offre point de ressources en ce genre.
Les baudriers et en général, les effets de grand équipement, sont des objets à la charge des corps, et il convient que les achats de cette espèce d’effet, soient faits à l’avenir immédiatement par leurs conseils d’administration. Je les autorise généralement à faire venir de France les baudriers qui leur manquent. Vous pourrez leur indiquer la maison Aquard à Lyon et la maison Delpont à Paris, comme capables de leur faire cette fourniture, elles sont présumées des troupes de ce genre, et ont assuré être en mesure d’y pourvoir. Je vous salue avec une considération distinguée. Signé Dejean.
Pour copie conforme le général de division chef de l’état-major général de l’armée, signé charpentier.
Noté en marge : reçu le 9, expédié le 11 février, au général Pouchin, aux dépôts du 22e léger, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e de ligne" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 64).
Le 2 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "Je vous adresse ci-inclus, mon cher général, les états de situations des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne et 22e régiment d’infanterie légère, aussitôt que celles des corps sous les ordres de monsieur le général Pouchin me seront parvenues, je vous les enverrai.
J’ai remis celles des mêmes corps que je devais vous envoyer les 24 à monsieur le capitaine Delaune ; je présume qu’il vous les aura envoyés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 308).
Le 4 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "... Les livrets des 22e d’infanterie légère, 52e de ligne, 20e, 62e, 101e et 102e ont été remis depuis le 26 du mois passé à M. Delaune pour être rectifiés ; j’ignore s’il vous les a adressés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 309).
Le même 4 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e Régiment : "Vous trouverez ci-joint M. le major, deux réclamations des nommés Louis Mossion capitaine, et Mathieu Constant du 101e régiment ; veuillez m’en faire connaitre jusqu’à quel point elles sont fondées et me renvoyer ces deux pièces" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 310).
Toujours le 4 février 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Major du 101e Régiment : "Je vous adresse M. le major, une réclamation du nommé Terriet (Tinet ?) sergent au 101e régiment, tendant à obtenir sa réforme ; veuillez en prendre connaissance et me faire un rapport sur cet objet" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 310).
Le 5 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e Régiment : "Je vous prie M. le major, de faire connaitre aux nommés Mansion caporal, et Tourneur voltigeur au 101e régiment, que les réclamations qu’ils ont adressées au général chef de l’état-major m’ont été renvoyée, et que d’après les renseignements que vous m’avez fait parvenir sur l’objet de leur demande, j’ai décidé qu’ils attendraient la réponse du colonel du régiment, afin de connaitre leurs droits" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 311).
Le même 5 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général chef de l’Etat-major général : "Vous verrez, mon cher général, par la réponse du major du 101e régiment, que le sergent Tenet de ce corps, vous en a imposé ; il faut donc regarder la lettre comme non avenue. Quant au caporal Mansion, et Tourneur voltigeur, j’ai décidé que l’on attendrait la réponse du colonel du régiment auquel le major a écrit, pour savoir jusqu’à quel point leurs réclamations sont fondées" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 311).
Le 12 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus, mon cher général, les états de situations des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne et 22e léger à l’époque du 8 février ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 149 page 314).
Le même 12 février 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Général de Division Chef de l’Etat-major général : "Ci-joint, mon cher général, je vous transmets une demande du major du 101e régiment à l’effet d’être autorisé à envoyer le sieur Echenoz lieutenant de la 4e compagnie du 3e bataillon de ce régiment, en recrutement dans le département de l’Ain en remplacement de M. Darqué nommé capitaine et devant rejoindre le bataillon" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 149 page 314).
Le 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef du 101e de Ligne (lettre type) : "Ci-joint, vous trouverez monsieur, un ordre de route pour la compagnie de carabiniers et celle de voltigeurs du 3e bataillon du 22e régiment d’infanterie légère ; veuillez je vous prie tout disposer pour que rien ne manque à ces compagnies et qu’elles soient portées au complet voulu par les ordres de S. A. I. savoir, la compagnie de carabiniers à 100 hommes au moins et celle des voltigeurs à 140. Je vous engage aussi, monsieur, à profiter du peu de temps qui vous reste pour presser l’instruction de ces compagnies, soit en les habituant à la fatigue par des promenades militaires, soit en leur faisant faire l’exercice à feu et tirer à la cible ; il sera bon encore de leur donner une notion du service de campagne en leur faisant, après les exercices et même dans les promenades militaires, établir des gardes du camp, des grandes gardes, des postes avancés, leur faire faire des patrouilles et leur dire enfin ce qu’ils auront à faire dans ces différents cas ; si par le peu de temps qui vous reste, ces jeunes gens ne sont pas parfaitement instruits, ils auront au moins une idée de ce que l’on exigera d’eux et seront moins embarrassés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 149 page 315 - Note en marge : "Pour le départ des compagnies de grenadiers et de voltigeurs, savoir ... 2 de grenadiers et 2 de voltigeurs pour le 101e ...").
Le même 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Mainoni : "Ci-joint, mon cher général, l’itinéraire des troupes partant de Mantoue ou passant dans cette ville et son arrondissement du 18 février au 4 mars inclus. Veuillez je vous prie, donner les ordres nécessaires pour leur assurer le logement et les subsistances ..." ; suit l'itinéraire du 101e qui, partant de Mantoue, doit être à Castellaro le 25 février, Legnago le 26, Montagnana le 27 et Monselice le 28 (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 150 page 316).
Toujours 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général de Division Chef de l’Etat-major général : "Conformément à votre lettre du 9 de ce mois, reçue le 13, j’ai adressé, mon cher général, les ordres de départ pour les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 20e, 62e, 101e, 102e de ligne et 22e d’infanterie légère aux chefs de ces corps, avec injonction de porter ces compagnies au complet voulu par S. A. I. et de les fournir de tout ce qui leur est nécessaire en armements, habillements et équipements. Ces compagnies partiront aussi instruites qu’elles peuvent l’être par le peu de temps qu’elles sont organisées ; j’ai engagé encore les chefs des corps à profiter des dix jours qui leurs restent pour les habituer à la fatigue, en leur faisant faire des promenades militaires, les exercices à feu et tirer à la cible. Après chaque exercice, on leur donnera aussi sur le terrain quelques notions du service en campagne, en leur faisant établir des gardes du camp, des grandes gardes, des postes avancés, faire des patrouilles et les reconnaitre, en leur apprenant enfin ce qu’ils auront à faire dans ces différents cas. Si par ces parties de détails et le peu de temps qui leur reste, ces jeunes gens ne sont pas très instruits, ils auront au moins une idée de que l’on exigera d’eux et seront moins embarrassés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 150 page 317).
Le 19 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Charpentier : "Je vous adresse ci-joint, mon cher général, les états de situation au 16 février des 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 52e, 62e, 101e, 102e régiment de ligne, des 14e, 22e et 24e légers" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 181).
Le 20 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Mainoni : "Les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des dépôts des 20e, 62e, 101e et 102e régiments de ligne, qui devaient partir le 25 courant de cette place, n’en partiront que le 26 pour aller loger à Castel d’Ario le même jour, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice. C’est par erreur que l’on avait désigné un gite entre Legnago et Monselice puisqu’il n’y a qu’une marche de l’une de ces places à l’autre. Veuillez mon cher général, en prévenir les autorités chargées du logement et des subsistances" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 181).
Le 20 février 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit au Chef de Bataillon du 20e de ligne Pregnon : "Ci- joint, vous trouverez, M., un ordre par lequel vous êtes désigné par S. A. I. pour commander le 2e bataillon du 4e régiment de grenadiers et de voltigeurs de la division Duhesme.
Je vous préviens que ces compagnies qui devaient partir le 25 de ce mois, n’en partiront que le 26 pour aller coucher le même jour à Castel d’Ario, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice, la journée de Montagnana étant supprimée.
Comme les compagnies de grenadiers et de voltigeurs qui doivent former votre bataillon sont celles du bataillon de réserve que vous commandez aujourd’hui et celles du 3e bataillon du 102e régiment, également en garnison à Mantoue, votre bataillon se trouvera tout formé au moment du départ, qui devra avoir lieu le 26 à 7 heures du matin. Le major du 102e recevra l’ordre d’envoyer ses deux compagnies en avant de Saint-Georges sur la route de Castel d’Ario pour l’heure indiqué, conduisez celles du 20e pour la même heure.
En marge : au chef de bataillon du 62e Lamotte idem, commandant le 1er bataillon du 4e régiment ; ce bataillon est formé de celles de son bataillon et celles du 3e bataillon du 101e ; elles se rassembleront à 6 heures du matin sur la place Saint-Pierre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 182).
Toujours le 20 février 1807, le Général de Division Grenier écrit aussi au Major du 102e Régiment : "Je vous préviens, monsieur, que les compagnies de grenadiers et de voltigeurs du dépôt du 102e régiment que vous commandez, qui devaient partir de Mantoue le 25 de ce mois, n’en partiront que le 26 pour aller coucher le même jour à Castel d’Ario, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice, la journée de Montagnana étant supprimée.
Vos deux compagnies devant avec les 4 du 20e former un bataillon et le commandement de ce bataillon ayant été confié à monsieur le chef de bataillon Pregnon du 20e, il doit réunir ce bataillon le 26 à 7 heures du matin en avant de Saint-Georges sur la route de Castel d’Ario. Veuillez donner des ordres pour que vos compagnies se trouvent sur ce point à l’heure indiquée.
En marge : au major du 101e idem. Le bataillon formé des 2 du 101e et de celles du 62e sera commandée par le chef de bataillon Lamotte. Il se réunit à 7 heures du matin sur la place Saint-Pierre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 182).
Le 26 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Charpentier, chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la situation des compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 20e, 62e, 101e et 102e régiments de ligne au moment de leur départ ; il a été impossible d’obtenir le nombre d’homme suffisants pour compléter ces compagnies. Vous verrez d’ailleurs, qu’il en est noté un assez grand nombre aux hôpitaux qui seront envoyés à leurs compagnies fur et à mesure de leur sortie ; on a encore incorporé dans ces compagnies depuis le 20 de ce mois près de deux cents conscrits, au moment même de leur arrivée, ils ont été habillés et armés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 184).
Le 27 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e Régiment : "Le sieur Canisset, sergent-major de la 3e compagnie du 3e (5e ?) bataillon du 101e régiment, a adressé, monsieur le major, au chef de l’état-major général de l’armée, une demande tendant à obtenir un congé de réforme ; veuillez, je vous prie, faire visiter et contre visiter ce sous-officier et dans le cas où il serait encore susceptible de la réforme, m’adresser pour lui les états et certificats en triple expédition conformément à la loi" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 184).
Le même 27 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier chef de l’Etat-major : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus, mon cher général, les états de situation du 24 courant des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, et 22e régiment d’infanterie légère, aussitôt que celles des corps aux ordres de monsieur le général Pouchin me seront parvenus, je vous les ferai passer" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 185).
Le 3 mars 1807, le Général de Division Grenier, Gouverneur de Mantoue, écrit "Aux commandants des Dépôts des 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne : Comme dessus en ajoutant invitation de faire connaitre au gouverneur s’ils ont reçu les effets de grand équipement annoncés par sa lettre du 16 février dernier", faisant référence à d'autres ordres, adressés au Major du 9e Chasseurs : "D’après la demande qui en est faite par l’ordre du jour du 23 février dernier, monsieur le major, vous être invité à mettre au dos de la situation que vous voudrez bien désormais adresser en double expédition les 1er, 8, 16 et 24 de chaque mois à monsieur le gouverneur de Mantoue, le nombre de conscrits reçus et à renvoyer à l’époque de l’envoi de ces situations" ; et à celui du 4e de Chasseurs : "Veuillez, je vous prie, la faire établir en conséquence et à date du 1er mars, et me les adresser promptement. Les livrets d’inspection du mois ne dispensant point de l’expédition de ces états de situation par huitaine" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 78).
Le 5 mars 1807, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 1er mars des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, toutes revêtues de l’addition voulue par l’ordre du jour de l’armée du 23 février dernier ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).
Le même 5 mars 1807, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit également au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection de février des 14e, 22e et 23e d’infanterie légère ; 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 62e, 101e, 102e de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval. Celui du 52e de ligne n’a point été fourni à cause de son déplacement. J’espère avoir l’honneur de vous l’expédier par le prochain courrier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).
Le 5 mars 1807 encore, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit aussi au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, l’état en triple expédition de tout ce qui est dû à la 2e compagnie du 1er bataillon de sapeurs, 4e escadron du train d’artillerie, 2e artillerie, 13e compagnie d’ouvriers, 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, tous de la garnison" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).
A nouveau le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit églament au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, les états en triple expédition de tout ce qui est du à la 2e compagnie d’artillerie, bataillon de sapeurs, 4e bataillon bis du train d’artillerie, dépôt du 2e d’artillerie à pied, à la 13e compagnie d’ouvriers, au dépôt des 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, tous de la garnison ; aussitôt que ceux des corps sous les ordres du général Pouchin, du 22e d’infanterie légère Legnago et du 52e qui était en route me seront parvenus, je vous les enverrai" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).
Par ailleurs, toujours le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au commandant du dépôt du 101e de Ligne : "Ci-joint, vous trouverez, M., copie d’un décret de Sa Majesté l’Empereur, en exécution duquel doivent être réformés ou incorporés dans les pionniers tous les conscrits impropres au service dans la ligne.
Chargé par Son Altesse Impériale le vice-roi de donner les ordres nécessaires pour l’exécution de ce décret aux conseils d’administration des bataillons et escadrons stationnés dans mon arrondissement ou sous mes ordres, je joins à la copie du décret impérial les dispositions que je crois nécessaires pour son exécution et des modèles des états à fournir pour obtenir l’uniformité dans ce travail.
Avant de remplir ces états, il sera bon de me faire connaître le nombre d’hommes que vous aurez à réformer ou à incorporer afin que je puisse les classer et les voir avant de terminer le travail" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).
Puis, encore le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier adresse ses instructions au Général de Brigade Pouchin, "commandant les dépôts des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 22e et 23e légers, 9e et 4e chasseurs à cheval.
Disposition à suivre pour l’exécution du décret de sa majesté l’empereur relatif à la réforme des conscrits non valides donné à Varsovie le 6 janvier 1807.
1e Il sera dressé dans chaque corps un état des hommes à réformer à l’appui de cet état par l’article 1er du décret ; on joindra à l’appui de cet état le certificat que le conscrit pourrait avoir apporté de son département et un certificat double des officiers de santé du corps et des officiers, sous-officiers et soldats de la compagnie s’il y a lieu, constatant l’existence des infirmités, vice de conformation ou d’organisation au départ du conscrit de son département et reconnus à son arrivée au corps.
2e Un autre état des hommes à réformer pour les cas prévus par l’article 2 avec le certificat double voulu par l’article 1er mais motivé pour ceux du remplacement.
3e Un 3e état pour les cas prévus par l’article 3 du décret.
4e Un 4e état pour les hommes qui se trouveront dans les cas prévus par l’article 4.
5e Et un 5e état pour ceux qui se trouveront dans le cas prévu par l’article 5.
Chacun de ces états, signé par le conseil d’administration sera fait en quadruple expédition signée et arrêtée par le général chargé d’opérer cette réforme, un restant au corps, deux seront adressés par lui au général chef de l’état-major général de l’armée, avec les certificats voulus par les cas prévus par les articles 1 et 2, et le 4e restera entre ses mains.
Nota : le décret du 6 janvier ne portant pas d’effet rétroactif, le 3e état pour l’article 3 portant néant, cet état sera fait d’après le modèle numéro 2 et portera pour intitulé le cas prévus par l’article du décret" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).
Le 9 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier, chef de l’état-major général : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, que le cadre de la 3e compagnie de voltigeurs du 101e régiment, est arrivé hier de Naples ; le Major de ce régiment me demande s’il doit envoyer les sous-officiers et caporaux qui en font partie, à Padoue, pour y remplacer ceux qui ont été compris dans cette compagnie lors de sa formation. Ce Major m’observe que parmi les sergents et caporaux qui viennent d’arriver, il en est quelques-uns qui ne sont pas en état de faire campagne et même, ne comptent aux voltigeurs que depuis leur départ de l’armée de Naples.
Comme cette mutation nécessite une disposition générale et qu’il est probable que le même cas aura lieu dans d’autres corps, j’ai autorisé le major du 101e à conserver ces hommes au dépôt jusqu’à ce que vous m’ayez fait connaître les intentions du prince vice-roi à cet égard. Il est à désirer que pour éviter de nouvelles mutations, les sous-officiers et caporaux arrivant de l’armée de Naples restent au dépôt, et comptent dans les compagnies de fusiliers, ceux qui sont aujourd’hui aux voltigeurs ; ils perdront à la vérité la haute paye, mais ceux qu’il faudrait faire rentrer des voltigeurs, la perdraient également ; ce sont généralement de bons sujets, qui ont aujourd’hui sur ceux de l’armée de Naples l’avantage de bien connaître leur compagnie puisqu’il en font partie depuis la formation" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 89 page 193).
Toujours le 9 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 8 mars des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 22e léger et 9e régiment de chasseurs à cheval, celle des corps aux ordres de M. le général Pouchin lui ayant été retournées pour y ajouter les conscrits reçus et a renvoyer ; aussitôt qu’elles me seront parvenues, je m’empresserai de vous les faire parvenir" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 90 page 194).
Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils, voici le printemps qui approche ; il est nécessaire de faire des changements dans vos garnisons, sans quoi toute votre armée tombera malade. Mantoue, Ferrare, Porto-Legnago, Palmanova sont des lieux malsains. Il ne faut mettre dans ces garnisons que des Italiens plus accoutumés au pays. Je vois que les dépôts ... du 20e, du 101e, du 102e et du 62e sont à Mantoue ; passé le mois de mai, ils sont là fort mal.
Il faut préparer un nouveau secours pour l'armée de Naples, à pouvoir lui envoyer avant la grande chaleur, indépendamment des 4,700 hommes que vous avez fait partir dernièrement. Ce secours sera composé de la manière suivante : ... un second bataillon de 960 hommes, qui sera composé de 120 hommes du 102e de ligne, 120 hommes du 101e, 240 hommes du 62e, 120 hommes du 52e, 120 hommes du 29e, 240 hommes du 20e. Un officier par régiment sera également suffisant ...
Mon intention est ... que le 2e bataillon soit réuni à Ancône le 20 avril, et se dirige également sur Naples ...
Il faut avoir soin que ces détachements soient bien armés, bien habillés et bien équipés ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).
Encore le 12 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 101e de Ligne : "L’intention de S. A. I. le prince vice-roi est, M. le Major, qu’il ne soit fait aucun mouvement dans les dépôts qu’en vertu d’un ordre de l’état-major général ; MM. les colonels doivent s’occuper de leurs bataillons de guerre et n’ont rien à ordonner à leurs bataillons de dépôt, je vous invite donc à n’obtempérer à aucun ordre s’il ne remplit les intentions de Son Altesse Impériale" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 92 page 198).
Le 12 mars 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 101e de Ligne : "S. A. I. passera la revue des régiments de grenadiers et voltigeurs réunis à Padoue, vers le 15 du courant, vous voudrez bien MM. faire compléter de suite ce qui manque aux grenadiers et voltigeurs du régiment que vous commandez ...
101e de ligne : grenadiers et voltigeurs, il ne manque rien ...
Dans le cas où vous n’auriez pas d’effets en magasin, vous prendrez ceux qui servent aux hommes qui sont au dépôt ; vous vous attacherez particulièrement à l’armement.
Sous aucun prétexte il ne doit rester de sapeurs au dépôt ; dans le cas où il s’en trouverait, ils auront l’ordre de partir sans délai pour les grenadiers et carabiniers ...
Pour le 101e, l’ordre pour un adjudant major pour le 4e bataillon de grenadiers ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 92 page 199).
Le 19 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 15 mars des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 14e, 22e léger et 9e de chasseurs à cheval. Je joins le rapport des mouvements de la place de Mantoue du 1er au 16. La situation de la garnison de cette dernière époque, le rapport journalier du 1er au 14 de la division aux ordres de monsieur le général Pouchin et enfin en double de la situation au 1er mars du 22e régiment d’infanterie légère, laquelle s’est égarée dans le temps" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).
Toujours le 19 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 101e de Ligne : "L’intention de son altesse étant, monsieur, que les compagnies de grenadiers et voltigeurs puissent subvenir à leurs plus pressants besoins, vous voudrez bien avancer aux compagnies de votre régiment réunies à Padoue le quart et l’excédent des fonds de leur masse de linge et chaussure.
Vous ferez rejoindre sans délai les sous-officiers et caporaux qui peuvent encore manquer à ces compagnies, et accélérer autant que possible l’envoi des effets qui leur sont nécessaires en armement, grand et petit équipement.
Vous adresserez dans le plus court délai une note de ce que vous aurez envoyé à ces compagnies pour les compléter tant en hommes, qu’en effets et argent.
Vous aurez soin de remplacer aussi à ces compagnies tous les hommes qui seront envoyés par le général Dutruy à votre dépôt comme incapables de soutenir les fatigues de la guerre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 93 page 201).
Le 21 mars 1807, Delcambre écrit au Major du 101e : "Le gouverneur me charge, monsieur le major, de vous donner copie de la lettre qu’il reçoit du chef de l’état-major général aux grenadiers et voltigeurs et dont il vous a donné lecture.
Milan le 17 mars
A M. le général de brigade
Je viens de soumettre, M. le général et conseiller d’état, directeur général de l’administration militaire, l’exposé de votre lettre du 9 courant relative au cadre de la compagnie de voltigeurs du 101e régiment venues de l’armée de Naples, en attendant sa décision les sous-officiers de cette compagnie resteront au dépôt, ils ne toucheront pas la haute-paye comme voltigeurs, sauf à être appelés d’après ce qu’il sera demandé" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).
Le 23 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, le travail des hommes à réformer et à envoyer dans les pionniers en exécution du décret de Sa Majesté l’Empereur en date du 6 janvier dernier, pour les corps ci-après : 9e de chasseurs, 22e régiment d’infanterie légère, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e régiment de ligne ...
Le 101e à 4 hommes pour la réforme et 6 hommes à envoyer aux pionniers ...
Ci-joint pour chacun des hommes réformés un certificat de l’officier de santé du corps, un autre de la compagnie et tous les certificats que ces hommes avaient de leurs communes ; les motifs de leur réforme sont bien analysés et vous pouvez être assuré de leur véracité.
Un seul homme se trouvant remplaçant est dans le cas de l’article 2 (pour le 9e de chasseurs) ; j’ai également joint aux états le certificat de l’officier de santé du corps, quant à ceux envoyés aux pionniers les certificats deviennent inutiles, je les ai donc gardés pour y avoir recours au besoin ainsi que les double de ceux délivrés pour les hommes réformés ...
Vous me manderez ce que vous en pensez lorsque les hommes désignés pour les pionniers seront dans le cas de partir. Il sera nécessaire de les réunir pour les faire marcher ensemble sous escorte, sans cela la majeure partie déserterait ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 94 page 203).
Le 26 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les états de situations au 24 mars, des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 14e et 22e d’infanterie légère, et 9e chasseurs à cheval" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).
Encore le 26 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, les états d’effets de campements manquant au 20e, 52e, 62e, 101e, 102e ligne, 9e de chasseurs à cheval, et partie du 2e d’artillerie à pied, 13e compagnie d’ouvriers et 2e bataillon de pontonniers, conformément à votre lettre du 16 qui ne m’est parvenue que le 21 ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 97 page 208).
Le 27 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit aux Commandants des Dépôts, dont celui du 101e de Ligne : "Le major du 2e régiment d’infanterie légère italien désire, MM. les commandants, avoir quelques sous-officiers et caporaux instructeurs qui puissent l’aider à instruire le grand nombre de conscrits qui lui arrivent journellement. Comme votre dépôt n’en reçoit par ou au moins, un très petit nombre cette année, j’ai pensé que vous pourriez lui fournir quelques sujets capables de remplir son but. Son intention est de les gratifier d’une augmentation de paye pareille à celle qu’ils reçoivent à votre corps, pendant tout le temps qu’ils seront employés à l’instruction des conscrits de son régiment.
Cette mesure ayant pour but l’intérêt général, je ne peux que l’approuver et vous inviter à lui fournir quelques sujets, si vous en avez.
Il n’est pas besoin de vous dire de ne choisir que des hommes capables de remplir les fonctions auxquelles ils sont momentanément appelés. Veuillez, je vous prie, me faire connaître dans le jour les noms et le nombre de ceux que vous pensez fournir" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 98 page 210).
Le 28 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 2e Régiment d’infanterie légère italien : "J’ai, ensuite de vos désirs, M. le Major, demandé aux commandants des dépôts des 101e et 102e régiments de me désigner un nombre de sous-officiers et caporaux propres à vous servir pendant quelque temps à instruire les conscrits de votre régiment. Vous trouverez ci-joint les lettres de ces MM. avec la note des sous-officiers et caporaux qu’ils peuvent fournir ; veuillez donc vous entendre avec eux pour le nombre dont vous aurez besoin et pour choisir ceux qui vous conviendront" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 98 page 211).
Le 30 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Mainoni : "Je vous prie, mon cher général, de donner ordre aux dépôts des 20e, 52e, 62e, 101e, et 102e régiments, de prendre les armes demain à 10 heures du matin et de se rendre sur la place Virgile. Ces corps devront présenter à la revue que j’en passerai tous les hommes qui appartiennent à ces dépôts, et compris dans la dernière situation qui m’a été remise.
Les chefs me présenteront une note des pertes et gains que ces corps ont faits depuis, avec le détail des hommes qui, étant de service, ne seront pas sous les armes. Vous aurez la complaisance de m’envoyer aussi l’état des hommes qui seront de service du 30 au 31 pour chacun de ces corps, afin que je puisse m’assurer, si les détails qu’ils me présentent sont exacts" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 99 page 212).
Le 31 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "Pour remplir, mon cher général, l’objet de votre lettre du 29, relative au détachement à envoyer l’armée de Naples, je viens de passer une revue de rigueur des dépôts en garnison à Mantoue. Il en résulte que les corps en prenant presque tous les ouvriers peuvent fournir le nombre d’hommes ci-après :
20e de ligne, 2 officiers, 4 sergents, 6 caporaux, 2 tambours, 298 fusiliers, total 300. Note : dans les 2 officiers du 20e est compris 1 chef de bataillon.
52e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux 74 fusiliers, total 90.
62e de ligne, 2 officiers, 4 sergents, 6 caporaux, 2 tambours, 328 fusiliers, total 340. Note : les 2 officiers du 62e appartiennent à l’armée de Naples.
101e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 60.
102e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 73 fusiliers, total 80.
Je suppose que le 22e légère peut fournir 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 83 hommes, total 90.
Le détachement sera composé de 8 officiers, 16 sergents, 28 caporaux, 7 tambours, 909 fusiliers, total 960.
Vous remarquerez, mon cher général, que j’ai laissé les officiers en dehors et que j’ai complété le nombre de 960 hommes avec les tambours que vous pourrez ensuite défalquer, si vous le jugez à propos.
J’ai adressé par ordonnance expresse l’ordre au major du 22e d’infanterie légère à Legnago, de tout disposer pour faire partir au 1er avril un détachement d’un officier, 2 sergents, 4 caporaux et 113 chasseurs, mais vous ne devez pas compter sur plus de 90 hommes, ce corps étant pour sa force dans les mêmes proportions que 101e et 102e ; aussi ai-je beaucoup forcé sur les 20e et 62e pour obtenir le nombre d’hommes que vous me demandez. Si la lettre que vous annoncez m’avoir adressée le … ne m’était parvenue, j’aurais été à même de vous envoyer par l’officier d’état-major le nombre exact des hommes que ce régiment pourra fournir, mais je ne peux en être instruit que cette nuit ou demain matin, n’ayant antérieurement à votre dernière rien reçu qui soit relatif à ce mouvement. Vous pourrez laisser dans l’ordre de départ du 22e le nombre d’hommes en blanc, je le remplirai après la réponse que je recevrai du major, et vous en donnerai avis.
Les détachements seront armés, habillés et équipés, mais tous ne peuvent être coiffés, ce qui au reste est peu important puisque je suis instruit que les chefs de corps à l’armée de Naples peuvent se procurer facilement des coiffures dans le pays moyennant de l’argent qu’on leur envoie du dépôt.
J’ai dû pour obtenir le nombre d’hommes que je vous présente comprendre presque tous les ouvriers, les chefs de corps se désolent mais ils doivent obéir ; si vous pouvez diminuer pour les 52e, 101e et 102e les détachements de 10 à 12 hommes chaque sans augmenter les autres où j’ai également tout pris, ils vous en auront beaucoup d’obligations" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 99 page 213).
Le 1er avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du 101e de Ligne : "Ensuite des dispositions ordonnées par S. A. I. le prince vice-roi, le dépôt que vous commandez, M., doit envoyer incessamment un détachement à l’armée de Naples pour rejoindre vos bataillons de guerre ; ce détachement sera composé comme il suit (chaque corps comme il est porté ci-contre à la lettre au chef de l’état-major général daté du 31 mars).
Veuillez, M. le …, tout disposer pour que ce détachement puisse se mettre en marche au premier avis, que son habillement, équipement et armement soit au complet, et qu’il ne soit composé que d’hommes valides, dussiez-vous, en cas exceptionnel, fournir vos ouvriers" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 100 page 214).
Le même 1er avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e de Ligne : "Le chef de l’état-major général me mande, M. le Major, qu’il manque à la compagnie de grenadiers et de voltigeurs de votre régiment, ensemble 190 fourreaux de baïonnette et 229 sacs à toile dus aux hommes de nouvelle levée comme effet de première mise.
Veuillez prendre des mesures pour les leur faire parvenir et aviser aux moyens de leur envoyer les souliers nécessaires pour que chaque homme puisse en avoir une paire dans son sac, observant que ce sera à titre d’avance sur la masse de linge et chaussure.
Vous aurez soin d’envoyer aussi à ces compagnies les épaulettes et les pompons dont elles peuvent avoir besoin" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 100 page 214).
Le 2 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "Je vous ai mandé, mon cher général, par ma lettre du 31 avoir mis de la rigueur dans la répartition que j’ai faite aux différents corps pour les 960 hommes qui doivent se rendre à l’armée de Naples ; je vous ai dit que j’y avais compris tous les ouvriers et c’est la vérité, mais j’ai oublié de vous dire que j’y avais compris aussi tous les hommes revenus depuis quelque temps de l’armée de Naples et des voltigeurs. Les chefs des corps m’observent, avec raison, que si ces hommes avaient été propre au service, ils n’eussent pas été renvoyés au dépôt, que tous entreront aux hôpitaux à la première étape, et qu’alors le détachement éprouverait beaucoup de pertes en route ; il sera donc nécessaire s’il en est temps encore de réduire ce détachement au nombre ci-après.
22e léger : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 73 hommes, total 80. Note : C’est tout ce que peut fournir ce régiment à la rigueur.
20e de ligne : 2 officiers, 4 sous-officiers, 6 caporaux, 2 tambours, 248 fusiliers, total 260. Note : dont 1 chef de bataillon.
62e de ligne : 2 officiers, 4 sous-officiers, 6 caporaux, 2 tambours, 308 fusiliers, total 320. Note : les officiers appartiennent à l’armée de Naples.
52e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 64 fusiliers, total 70.
101e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 47 fusiliers, total 54.
102e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 43 fusiliers, total 50.
Totaux : 8 officiers, 16 sous-officiers, 28 caporaux, 7 tambours, 783 fusiliers, total 834.
J’avais encore l’espoir de voir arriver avant l’époque du départ quelques conscrits, mais les corps ont presque tous reçu, et ont en partie complété les voltigeurs au nombre de 140 hommes.
Ps. Je reçois à l’instant votre lettre du 28 relative à ce mouvement, elle me vient par Bologne, le départ du détachement étant fixée au 12, je pourrai peut-être le compléter d’ici à cette époque, comme je vous l’ai mandé par ma première, mais il faudrait pour cela que vous laissassiez le nombre en blanc dans les ordres de départ pour chaque détachement" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 216).
Le même 2 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Chef de l’Etat-major général : "J’ai fait connaître, mon cher général, aux commandants des dépôts des 20e, 62e, 101e et 102e les différents objets qu’ils doivent envoyer aux grenadiers et voltigeurs à Padoue, ensuite de votre lettre du 28 mars. Je vous avoue que je regarde les demandes de MM. les commandants des régiments de grenadiers et voltigeurs, si souvent réitérées, comme indiscrètes ; puisqu’ils connaissent mieux que personne la situation des finances des corps, ils devraient se contenter du nécessaire et ne pas écraser les dépôts. Vous verrez par l’un des états que je me suis fait remettre, il y a quelques jours, combien les dépôts ont déjà fait pour ces compagnies ; tous sont à peu près dans le même cas et toutes ces compagnies redoivent.
Les grenadiers et voltigeurs du 20e ont reçu à leur départ 48 sacs qui sont suffisants pour les distributions, les autres corps dans les mêmes proportions. La loi en accorde à la vérité un à chaque soldat comme effet de première mise, mais jusqu’à présent il en a été peu délivré et ceux qui l’ont été sont en pure perte, les soldats les vendent ou les perdent, et ce serait un surcroît de dépenses pour les masses générales qui sont très obérées, vu le peu de fonds que le gouvernement fait passer aux corps qui, comme vous le savez, sont très endettés et qui n’ont pu habiller leurs soldats qu’en faisant des efforts extraordinaires.
Les 144 bonnets d’oursin que l’on demande au 20e appartiennent aux compagnies de grenadiers des bataillons de guerre ; en les envoyant aux grenadiers à Padoue, on en privera ses premières compagnies sans pouvoir compléter celle de Padoue puisqu’il leur manquerait encore 46. Il vaut donc mieux que ces compagnies conservent leurs chapeaux jusqu’à ce que l’on puisse leur envoyer les shakos au complet. Si cependant l’intention de S. A. I. est que ces bonnets soient distribués et que les sacs à toile pour tous les corps soient fournis au complet, veuillez m’en écrire afin que j’en intime l’ordre obligatoire à tous les corps.
Plusieurs commandants des régiments de grenadiers ou voltigeurs renvoient aux dépôts des hommes qu’ils disent ne pas être propres aux compagnies sous leurs ordres ; aucun officier général ne signe ces renvois, il en résulte des mutations continuelles qui entraînent des frais et qui exigent des remplacements, et ce pour satisfaire quelquefois les caprices d’un individu ; veuillez, mon cher général, leur défendre ces sortes de mouvement et les prévenir que les dépôts ont reçu l’ordre de ne remplacer à ces compagnies que les hommes qui leur seraient envoyés ensuite d’une revue passée par un officier général, qui devra signer l’ordre du renvoi" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 217).
Le 3 avril 1807, le Général Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection du mois de mars des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne. J’y joint le rapport journalier du 14 au 28 mars de la division aux ordres de M. le général Pouchin, celui des mouvements survenus dans la place de Mantoue du 16 au 31 mars, et enfin ceux de la place de Ferrare" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).
Le 4 avril 1807, le Général Grenier adresse, de Mantoue, un "Ordre de la place et divisions de dépôt de l’armée de Naples.
Le général de division gouverneur de Mantoue s’étant fait rendre compte de la rixe qui eut lieu dimanche dernier 29 mars entre des militaires français et italiens, vu les renseignements qui lui sont parvenus sur cette affaire, ordonne.
Que le sergent-major Vismara du 2e régiment d’infanterie légère italien restera un mois en prison pour avoir, étant prix de vin, donné méchamment un coup de sabre au caporal Pesquoi de la 13e compagnie d’ouvriers et provoqué en duel Girardeau et Poinsignon de la même compagnie.
Que ces deux militaires seront mis en prison pour 8 jours pour avoir accepté cette partie, étant sortis avec le dit Vismara par la porte Pradelle avec intention de se battre.
Que le sergent de garde à cette porte ledit jour 29 sera aussi mis en prison pour 8 jours pour n’avoir pas fait arrêter lesdits Vismara, Girardeau et Poinsignon, et conduire au bureau de la police militaire du général commandant la place, puisqu’il les a fait séparer au moment où ils allaient se battre, et que s’il avait fait son devoir, cette rixe n’aurait pas eu de suites et ces militaires ne seraient pas rentrés au cabaret, où le caporal Pesquoi fut blessé. Et qu’enfin Dillon caporal du 101e régiment sera également mis pour 8 jours en prison pour avoir assisté et pris part à la dispute.
Le général de division Mainoni est chargé de faire exécuter le présent ordre qui sera, ainsi que les dispositions suivantes, lu pendant trois jours consécutifs à la tête de chaque compagnie assemblée.
Le gouverneur prévient en même temps les troupes composant la garnison de Mantoue et les divisions de dépôt de l’armée de Naples qu’il punira avec la dernière rigueur les militaires français ou italiens qui se querelleront à l’avenir ; que les officiers qui n’auront pas fait tout ce qu’il leur aura été possible pour empêcher et arrêter des désordres seront envoyés pour un mois à la prison militaire, les sous-officiers qui y auront pris part cassés et placés à la queue des compagnies, et les compagnies entières des militaires qui se seront battus appointées pour 8 et 15 jours de garde.
Le gouverneur recommande à MM. les officiers de bien faire entendre aux militaires de leur corps et compagnies, que les français et italiens sont au service de Sa Majesté l’empereur et roi, que tous jouissent de la même considération et des mêmes avantages et que pour mériter la bienveillance de Sa Majesté et être digne de la sollicitude paternelle que leur porte S. A. I. le prince vice-roi général en chef de l’armée d’Italie, ils ne doivent rivaliser entre eux que de zèle pendant le service la discipline et l’instruction et d’amour pour tous leurs devoirs. Le général de division gouverneur de Mantoue, signée Grenier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 29 page 71).
Le 4 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e de Ligne : "Je vous adresse ci-joint, M. le major, deux réclamations de militaires qui doivent incessamment quitter votre corps, étant admis à la vétérance ou à la retraite ; je vous prie de faire droit à cette demande en ce qu’elle sera juste ; les militaires quittant les corps doivent être exactement payés de tout ce qui leur est légalement du, la caisse du régiment devant faire l’avance. Les décrets de Sa Majesté portent aussi que tout militaire qui quitte le corps par congé absolu ou de retraite, doit être décemment vêtu, et emporter son sabre s’il est caporal ou grenadier. Veuillez, je vous prie, vous conformer à ces dispositions en faisant donner à ces hommes des effets d’habillement qui n’aient pas plus d’un an de service" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 102 page 219).
Le 7 avril 1807, Delcambre écrit au Major du 101e Régiment : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, M. le Major, un ordre de départ pour un armurier de votre régiment qui doit se rendre sans délai à Padoue ; veuillez je vous prie le remplir de ses noms et grades et les faire connaître à M. le gouverneur ainsi que l’époque de son départ, afin qu’il puisse en instruire le chef de l’état-major général de l’armée" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).
Le même 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général Mainoni : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’il partira le 12 de ce mois un détachement de la garnison pour se rendre à l’armée de Naples composé ainsi qu’il suit.
286 du 20e de ligne : 2 officiers compris le chef de bataillon, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers.
74 du 52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers.
360 du 62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers.
61 du 101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers.
54 du 102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers.
Le chef de bataillon Maury prendra le commandement de ces détachements réunis pour les conduire à leur destination, chaque homme devra être pourvu de 20 cartouches.
Je vous préviens aussi qu’un détachement du 22e d’infanterie légère fort de 80 hommes arrivera le 10 de ce mois à Mantoue, y séjournera le 11 et en partira le 12, comme faisant partie du détachement que doit commander M. Maury. Je vous prie de vouloir bien vous assurer lors de son arrivée s’il est muni des 20 cartouches par homme et dans le cas contraire de leur en faire délivrer, comme aussi de prévenir le commandant de ce détachement qu’à dater du 12, il se trouvera sous les ordres de M. le chef de bataillon Maury qui lui fera connaître l’heure du départ et le lieu du rendez-vous.
Veuillez aussi, mon cher général, prévenir de ce mouvement le sous inspecteur aux revues et le commissaire des guerres, et donner les ordres nécessaires pour le logement et la subsistance de cette troupe à Mantoue, sans Benedetto, Carpi et Modène" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 103 page 221).
Encore le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit par ailleurs au Chef de Bataillon Maury : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, monsieur, l’ordre général du départ des différents détachement de la garnison que vous êtes chargé de conduire à l’armée de Naples. Le détachement du 22e d’infanterie légère qui en fait partie arrivera le 10 de ce mois dans cette classe, y séjournera le 11 et se trouvera comme les autres détachements à dater du 12 sous vos ordres. Les différents chefs de corps sont prévenus que vous fixerez l’heure du départ de cette place et le lieu du rendez-vous. Vous aurez donc à vous entendre avec eux à ce sujet.
Veuillez remettre à votre arrivée à Ancône la lettre ci-incluse au général Tisson ; elle est relative à différents changements que j’ai été obligé de faire dans la composition de ces détachements, mais le nombre d’hommes fixé par le chef de l’état-major général de l’armée, et dont sans doute il aura eu connaissance, existe tel qu’il doit être" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).
Puis, toujours le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit ensuite au Général Tisson à Ancône : "Le chef de l’état-major de l’armée vous sera sans doute donné connaissance, monsieur le général, du détachement de cette garnison destinée à se rendre à Ancône pour y recevoir de vous des ordres ultérieurs.
Ce détachement se compose avec celui du 22e d’infanterie légère, officiers compris, de 915 hommes. Je ferai partir le 12 ce nombre d’hommes et vous trouverez quelques différences dans sa composition, ayant été obligé d’en prendre un plus grand nombre dans un corps pour compenser ce qu’un autre pouvait fournir en moins ; le résultat est le même puisque le détachement existe en son entier, mais j’ai dû vous en donner avis afin que vous ne soyez pas induit en erreur. J’en préviens également le chef de l’état-major général de l’armée" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).
Le 7 avril 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit églament au Commandant du 102e de Ligne : "Les détachements que doivent fournir le … régiment pour l’armée de Naples est décidément fixé, monsieur … au nombre ci-après.
20e de ligne : 2 officiers, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers, total 286.
52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers, total 74.
62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers, total 360.
101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 61.
102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers, total 54.
Vous voudrez bien donner tous vos soins à ce que ce détachement soit bien armé, habillé, équipé et pourvu de 20 cartouches par chaque homme, ce détachement partira le 12 de ce mois et sera du jour de son départ sous les ordres de M. Maury, chef de bataillon au 20e régiment, chargé de conduire ces détachements à leur destination ; il recevra en conséquence l’ordre de route pour tous les détachements de la garnison et fixera l’heure de départ et le lieu de rendez-vous" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).
Enfin, le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit pour finir au Chef de l’Etat-major général : "J’ai reçu, mon cher général, votre lettre du 2 de ce mois avec l’ordre de départ pour l’armée de Naples des différents détachements de la garnison. Ils partiront comme vous l’avez fixé le 12 de ce mois et complèteront le nombre d’hommes que vous avez demandés, à quelques changements près que j’ai été obligés de faire et que l’arrivée d’un petit détachement de conscrits m’a permis ; sans quoi j’aurais été fort embarrassé, ayant compris dans mon premier travail beaucoup d’hommes qui revenaient depuis peu de l’armée de Naples et que je croyais bien portants et capables de faire route. Le détachement sera composé ainsi qu’il suit.
22e d’infanterie légère : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 72 fusiliers, total 80.
20e de ligne : 2 officiers, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers, total 286.
52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers, total 74.
62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers, total 360.
101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 61.
102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers, total 54.
Ce qui donne en officiers, sous-officiers et soldats le nombre total de 915 hommes, portés dans votre tableau du 2 et dans l’ordre de départ que j’ai été obligé de changer. J’en donne avis au général Tisson à Ancône afin que cette différence dans la composition de ces détachements ne l’induise pas en erreur puisqu’en résultat, le nombre d’hommes est le même" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 223).
Le 13 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’en suite de votre lettre du 2 courant, j’ai ordonné qu’il soit envoyé à Padoue à la disposition du général Duhesme quatre armuriers. Ci-dessous, les noms des hommes désignés.
6e de ligne, Simon, parti le 13.
10e de ligne, Charenton, parti le 13.
20e de ligne, Mera, emmené par le chef de bataillon Pregnon ; cet homme existe aux compagnies de grenadiers et est un excellent ouvrier.
102e de ligne, J. B. Gourdon, parti le 9" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 105 page 225).
Le 14 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e de Ligne : "J’ai l’honneur de vous adresser, M. le Major, extrait d’une lettre de Son Excellence le Ministre directeur de l’administration de la Guerre au général charpentier. Je vous invite à faire vos dispositions pour qu’à la réception de l’ordre qui vous sera directement adressé, son exécution n’éprouve aucun retard.
On demande que le conseil d’administration envoie au 3e de ligne, à Vicence 212 gr 225 pg et 225 bretelles de fusil" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 106 page 226 : Notes : 212 gibernes, 225 porte gibernes ; sans doute pour le 3e de Ligne italien).
Le 17 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "Il résulte des informations que j’ai prises ensuite de votre lettre du 12 courant, mon cher général, que le nommé Nicolas Dugas, qui depuis son incorporation au 101e régiment faisait partie de la 3e compagnie du 3e bataillon, est parti le 27 janvier pour le bataillon de guerre. Je vous retourne en conséquence le mandat d’arrêt contre cet individu" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 106 page 226).
Le 1er mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e Régiment : "M. Niers, adjudant-major au 101e régiment, passant capitaine aux bataillons de guerre de ce régiment, doit être remplacé au 4e régiment de grenadiers et voltigeurs où il était employé en sa qualité d’adjudant-major ; vous voudrez donc bien M. le major, remettre à M. Durasse l’ordre ci-joint.
Il est ordonné à M. Durasse adjudant-major du 3e bataillon du 101e régiment de partir le 6 de ce mois à Mantoue pour se rendre à Brescia et y rejoindre le 4e régiment de grenadiers et voltigeurs où il sera employé sous les ordres de M. le major Cassellan en sa qualité d’adjudant-major en remplacement de M. Niers passé capitaine aux bataillons de guerre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 109 page 233).
Le 4 mai 1807, Delcambre écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les livrets d’inspection du mois d’avril des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e de ligne" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 81).
Le même 4 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : 'J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, un état des douze caporaux désignés susceptibles de remplir les intentions de S. A. I. Le 20e régiment n’ayant sujet capable j’en ai désigné huit au 62e et 2 à chacun des 101e et 102e de ligne, afin de compléter le nombre voulu par votre lettre.
Le nommé Devuyle du 101e a déjà demandé à passer aux chasseurs brescians, si cela ne contrarie point les intentions de S. A. I., je vous prie de l’y incorporer" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 236).
Le 7 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, que tous les chefs de dépôts ont été invités très fortement de compléter toutes les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au nombre fixé par Son Altesse Impériale ; d’y envoyer les officiers et sous-officiers nécessaires et de fournir ces compagnies de tous leurs besoins ; je sais qu’une partie de cet ordre a été mis à exécution depuis le mouvement de la division de grenadiers, mais il est des corps qui ont beaucoup d’emplois vacants et qui, dans ce moment, sont dans l’impossibilité de compléter les officiers, ce cas se présente particulièrement dans le 20e et le 10e, MM. Soufflard et Paris qui présentent des infirmités, sont les plus valides du dépôt de ce dernier régiment, et il est bien sûr que tant que les cadres des compagnies de grenadiers et de voltigeurs du 3e bataillon ne reviendront pas de l’armée de Naples, vous aurez beaucoup de mal à compléter ces compagnies en officiers ; jusqu’à présent, il n’est arrivé aux dépôts stationnés à Mantoue que les seuls cadres du 101e régiment ; les masses de linge et chaussure ont également été envoyées à ces compagnies, et plusieurs d’entre elles redoivent à la caisse des régiments, néanmoins, j’ai engagé les chefs à venir à leur secours et à leur faire des avances.
La masse de chauffage se payant par journée de présence, il est plus que probable que ces compagnies en touchent le montant avec leur solde, les dépôts n’en touchant rien ici pour les compagnies.
La masse de médicaments n’existe plus depuis le 1er Vendémiaire an 14 ; elle est fondue dans la masse générale, mais j’ai invité encore les chefs de dépôts à faire pour ce service une avance aux compagnies de grenadiers et voltigeurs, qui doivent ensuite en compter aux conseils d’administration.
M. Demassé, adjudant-major au 3e bataillon du 101e, en remplacement de M. Nieux, passé capitaine, doit le remplacer également aux grenadiers et voltigeurs ; je lui ai donné depuis jours, de rejoindre du 8 au 10 de ce mois le régiment d’élite commandé par M. Castellan" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 236).
Le 16 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 101e régiment : "Le major du régiment de chasseurs brescians me demande l’autorisation de conserver à ce corps pour l’instruction des recrues de son dépôt, les instructeurs que vous lui avez fournis jusqu’ici ; monsieur le commandant, comme les instructeurs jouissent personnellement de quelques avantages en concourant au bien général, je vous invite à en laisser six à la disposition de M. le major Pasenlic, cet officier supérieur s’engageant de les faire rejoindre à votre régiment au premier ordre … lui fait un mouvement quelconque" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 115 page 245).
Le 18 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit de Mantoue, au Général Charpentier, chef de l’Etat-major général de l’armée d’Italie, à Milan : "Le seul cadre des voltigeurs du 3e bataillon du 101e régiment, mon cher général, est rentré des bataillons de guerre, celui des grenadiers n’a pu rentrer puisque la compagnie est passée en totalité dans la garde de Sa Majesté le roi de Naples. Il n’est rentré jusqu’à présent des cadres de ces compagnies dans les 52e et 102e ; sans doute que le général Pouchin vous fera connaitre ce qui sera dans le 20e, 62e et 22e légère qui étaient déjà partis de Mantoue lorsque je reçus votre lettre du 8 mai, lui en ayant donné connaissance afin qu’il puisse les mêmes renseignements pour les corps qui étaient antérieurement sous ses ordres ; si ce général m’adresse ces renseignements, je m’empresserai de vous les transmettre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 116 page 247).
Le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, la division que j'ai à Ancône n'est pas suffisante ; mon intention est donc qu'il y ait à Ancône, sous les ordres du général de brigade qui y commande, un corps de troupes composé conformément à l'état ci-joint. Mettez sur-le-champ ces troupes en marche pour s'y rendre ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que le bataillon provisoire d'Ancône doit être en bon état et bien armé. Vous le réunirez à Rimini, où le général Charpentier le passera en revue, et, quand vous serez assuré qu'il est en bon état, vous le dirigerez sur Ancône, toujours comme s il se rendait à Naples.
ANNEXE
ETAT DE LA DIVISION D'ANCÔNE
... 1 bataillon provisoire des dépôts composé de :
... 1 compagnie 101e régiment de ligne ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 372 ; Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12950 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16065).
Le 12 août 1807, à Saint-Cloud, l'Empereur est interrogé sur le choix de "Candidats présentés pour les emplois vacants de colonel dans les 42e et 101e régiments de ligne et le 23e régiment d’infanterie légère"; il répond "Nommer trois majors qui ont servi dans le corps d'Oudinot" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3658).
Sur demande de son frère, Napoléon envoie régulièrement à l’Armée de Naples, des renfort en provenance de ses Dépôts d'Italie; ainsi, il écrit, le 10 septembre 1807, depuis Rambouillet, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils ... Il faut ... songer à renforcer davantage l'armée de Naples. Vous avez dû réunir dernièrement à Ancône 1000 hommes de cette armée. Préparez encore les détachements suivants : un capitaine, un lieutenant, et un sous-lieutenant et 300 hommes du 14e d’infanterie légère ; même chose du 1er de ligne. Je vous ai déjà donné des ordres pour le 6e, qui est à Corfou ; même chose pour le 10e de ligne, pour les 22e et 20e légères, et les 52e, 62e et 101e de ligne, que pour le 14e léger et le 1er de ligne ; ce qui fera 2700 hommes. Je désire que ces 2700 hommes soient prêts au 1er octobre, pour se rendre à Ancône et de là à Naples ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 402 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16351).
Le 25 septembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "Mon Frère … Je vois avec peine que le 101e n'a qu'un bataillon dans la terre de Labour ; que le régiment de la Tour d'Auvergne n'y a que le 3e bataillon ; que le 20e de ligne n'est pas également réuni dans la province de Salerne, et qu'il y en a une partie dans la Pouille ; que tout le régiment suisse n'est pas réuni ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 15 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13183 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16419).
Le 5 octobre 1807, à Milan, l'ordre de l’armée n°32 déclare : "S. A. I. le prince Eugène napoléon, vice-roi du royaume d’Italie, général en chef, annonce à l’armée que les arrêts de rigueur sont infligés aux sieur Châteauvieux quartier maître du 101e régiment d’infanterie de ligne, pour avoir mis depuis plusieurs trimestres, dans ses comptes, jour par jour sur les registres prescrits par les règlements. Les membres composant le conseil d’administration qui ont toléré ces états de masse et qui en demeure responsables, sont extrêmement répréhensibles. Son altesse impériale ordonne à l’inspecteur aux revues de l’armée de lui faire connaître ceux des conseils d’administration qui manqueraient de zèle dans leur gestion et de cette vigilance si nécessaire pour prévenir tout retard dans les écritures imposées aux quartiers-maîtres.
Signé Charpentier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 46 page 104).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 101e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 28e Division militaire, Gênes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
- Formation d'un Corps de Réserve
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 14e régiment provisoire :
Le 14e régiment sera composé de 3 bataillons formés de la manière suivante :
1er bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 52e, 2 compagnies du 5e bataillon du 101e, 2 compagnies du 5e bataillon du 102e.
Ce bataillon se réunira d’abord à Gênes, et sera prêt à se rendre à Alexandrie au 1er ordre.
2e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 22e 1éger, 2 compagnies du 5e bataillon du 3e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 22e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 14e 1éger.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie.
3e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 6e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 10e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 20e de ligne.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie ...
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'Italie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 15e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 52e de ligne.
2 compagnies du 101e de ligne.
2 compagnies du 102e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 3e léger.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 14e léger.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 6e de ligne.
2 compagnies du 10e de ligne.
2 compagnies du 20e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Alexandrie ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Italie, il écrit : "… Cette armée se composerait de 10 divisions, dont 7 françaises et 3 italiennes, et composées, savoir :
... 4e division française, 14e léger ayant deux bataillons ; 1er de ligne, quatre ; 10e, quatre ; 101e, quatre : 14 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
Le 17 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Paris : "Mon Fils, vous donnerez des ordres pour réunir sans délai, et sans attendre les ordres de mon ministre de la guerre, un corps d'armée entre Vérone, Trente et Bolzano ; ce corps sera composé de quatre divisions ...
La 3e division sera composée de quatre bataillons du 1er de ligne, de trois bataillons du 62e, de quatre bataillons du 101e et des deux bataillons espagnols qui sont à Palmanova et à Alexandrie ; total, treize bataillons et près de 9,000 hommes. Le 1er, le 62e et le 101e auront chacun leurs pièces de régiment qu'ils formeront à Plaisance ...
Chaque division formera trois brigades, à l'exception de la première qui n'en formera que deux ...
Donnez sans délai des ordres pour que tous ces régiments se tiennent prêts et que les compagnies d'élite soient complétées ... Présentez-moi l'organisation après que vous aurez donné les ordres préparatoires pour ce qui vous regarde, afin de ne pas perdre un moment et qu'au 1er mai tout cela se puisse mettre en marche pour Vérone ; étudiez cette organisation ; présentez-moi les généraux de division, les généraux de brigade, les états-majors, les administrations, les commissaires de guerre, les officiers du génie et d'artillerie, et tout ce qui est nécessaire pour compléter cette organisation en détail et telle que je puisse ainsi l'envoyer toute faite au ministre de la guerre. Je désire l'avoir demain soir. Faites transporter 200,000 rations de biscuit à Vérone afin de pouvoir remplir les caissons ; ces biscuits serviront à l'armée. Donnez tous les ordres pour que l'artillerie puisse également se diriger sur Vérone et être prête au 1er mai, de sorte qu'au 15 mai le corps d'armée puisse déboucher sur Trente ...
Quant aux troupes qui composent la division des trois régiments qui viennent de Naples, elles doivent être parties de Rome. Vous pouvez prendre des renseignements sur leur marche dans les bureaux de la guerre et en faire mention dans le travail que vous me présenterez. J'ai à suivre tant de détails, que je désire que vous vous occupiez de ce qui est relatif à ce corps d'armée ...
Ainsi le corps d'armée sera donc composé de 34,000 hommes d'infanterie, de 6,000 hommes de cavalerie et de près de quatre-vingts pièces de canon, indépendamment de la garde royale ; ce qui le portera de 40 à 50,000 ..." (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 145 ; Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17623 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26719; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 192).
Le 19 avril 1811, Napoléon décide que l'Armée d'Allemagne sera composée de trois Corps; le 3e est le Corps d'observation d'Italie. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE
Ce corps se réunira à Bolzano, Vérone, Mantoue et Brescia. Il sera composé de la manière suivante :
Infanterie ...
3e division
1er régiment de ligne 4
62e régiment de ligne 5
101e régiment de ligne 4
bataillons espagnols qui sont en Italie 2
Total 13
Cette division se réunira à Mantoue et aura 6 pièces d'artillerie de régiment ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753).
Le même jour, 19 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Paris : "Mon Fils, je n’approuve pas l'organisation que vous m’avez présentée, je vous en envoie une nouvelle ...
Je pense aussi qu'il faut emmener tout ce qu'on pourra de Dalmatie ; ce ne sont pas des troupes assez sûres pour les laisser sur les derrières. En envoyant les huit bataillons de deux régiments, vous devez compléter ces bataillons en prenant dans les autres, s'il est nécessaire ; rien que ces huit bataillons doivent vous faire 6,000 hommes.
Par cette nouvelle organisation vous verrez que votre corps d’armée se trouvera composé de plus de 40,000 hommes d'infanterie, y compris la garde, de 8,000 hommes de cavalerie et de plus de 140 pièces de canon. Je vous ai déjà mandé de faire faire du biscuit à Mantoue, afin de remplir tous les caissons, qu'on n'ouvrira plus que devant l'ennemi.
Il est important que chaque homme ait deux paires de souliers neuves dans le sac et une aux pieds, et qu'on puisse délivrer à Vérone, Trente et Bolzano, au moment du départ, trente cartouches par homme, Ces cartouches doivent être réunies dans les dépôts d’artillerie de ces places et n'être données qu'au départ.
Annexe
Corps d'Observation de l'Italie ...
Troisième division
La troisième division se réunira à Mantoue, elle sera composée de :
3 bataillons du 1er de ligne
2 bataillons du 62e
3 bataillons du 101e
2 bataillons espagnols
Cette division sera commandée par le général Partouneaux. Elle sera composée de 3 brigades.
Les généraux de brigade Pastol, Pouget, Dufour et Heyligers ...
Le 4e bataillon du 1er régiment de ligne, le 3e du 62e et le 4e du 101e de ligne qui sont en France iront joindre leurs régiments par un autre chemin de sorte que cette 3e division qui d'abord ne sera forte que de 10 bataillons y compris les Espagnols le sera de 13 après l'arrivée de ces renforts.
Le ministre de la Guerre me fera connaître où sont les trois bataillons qui devront rejoindre quand ils pourront marcher, et par où on devra les diriger pour les réunir ...
En conséquence, le ministre de la Guerre détournera la marche des 1er, 62e et 101e régiments, qui viennent de Rome, et au lieu de les laisser continuer leur route sur Plaisance les dirigera de Bologne sur Mantoue ...
Le vice-roi commandera ...
Le corps d'armée doit se réunir sur l'Adige, l'Oglio et le Mincio"(Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 152 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17633 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26764 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 195).
Le 20 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, je vous envoie le plan d'organisation du corps d'observation de l'Italie. Rédigez cette organisation convenablement. Mon intention est de ne rien envoyer de France. La 1re division sera fournie par l'Illyrie, la 2e et la 3e par les régiments français qui sont en Italie ... Mon intention est de le diriger en cas d'événement par Inspruck sur Dresde, pour se réunir avec le corps d'observation du Rhin, qui, par Wesel et Mayence, se dirigerait sur Magdeburg. Je suppose que je n'ai rien oublié. Vous me ferez connaître après cela ce qui restera en Italie aux régiments.
CORPS D'OBSERVATION DE L'ITALIE ...
3e DIVISION. —La 3e division se réunira à Mantoue ; elle sera composée de trois bataillons du 1er de ligne, deux bataillons du 62e, trois bataillons du 101e, deux bataillons espagnols.
Cette division sera commandée par le général Partouneaux ; elle sera composée de trois brigades. Les généraux de brigade seront les généraux Pastol, Poujet, Dufour et Heyligers. L'adjudant commandant Mariotti sera chef d'état-major.
Le 4e bataillon du 1er régiment de ligne, le 3e du 62e et le 4e du 101e de ligne, qui sont en France, iront rejoindre leurs régiments par un autre chemin ; de sorte que cette 3e division, qui d’abord ne sera forte que de dix bataillons, y compris les Espagnols, le sera de treize après l'arrivée de ces renforts.
Le ministre de la guerre me fera connaître où sont les trois bataillons qui devront rejoindre, quand ils pourront marcher et par où on devra les diriger pour les réunir.
On aura soin de placer les Espagnols hors de Mantoue en les cantonnant à Villafranca, Borghetto, Roverbella, etc. En conséquence, le ministre de la guerre détournera la marche des 1er, 62e et 101e régiments, qui viennent de Rome, et, au lieu de les laisser continuer leur route sur Plaisance, les dirigera de Bologne sur Mantoue.
Cette division aura une batterie à cheval de six pièces et une à pied de huit pièces ; ce qui, joint aux six pièces de régiment, fera vingt pièces de canon.
Les commissaires des guerres, l'artillerie, les officiers du génie, les sapeurs, les attelages de pièces, tout sera fourni par ce qui est en Italie ...
ETAT-MAJOR GÉNÉRAL ET DISPOSITIONS DIVERSES. — Le vice-roi commandera ...
Le corps d'armée doit se réunir sur l'Adige, l'Oglio et le Mincio" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17635 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26776; à noter que la Correspondance générale redonne cette situation à la date du 24 mai - lettre 27150; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 229).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... ÉTAT DES FORCES QUI SERONT EN FRANCE ET EN Italie AU 1er SEPTEMBRE 1811 ...
28e DIVISION MILITAIRE.
Il y aura cinq bataillons du 52e, hormis les compagnies d'élite, trois bataillons du 102e. On formera des cinq bataillons du 67e, du 101e et du 3e léger, une demi-brigade de 1,500 hommes. Il y aura en outre deux bataillons du 10e de ligne (le 6e et le 7e),
Ces bataillons, complétés au moyen de la conscription, feront un total de 8,000 hommes, sans compter les troupes de la marine ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation d'Italie"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
101e de ligne |
4 |
La 8e légion, les Croates, le régiment d'Illyrie les Espagnols, désignés par l'astérisque, ne doivent pas être pourvus de caissons, d'après la lettre précitée de Sa Majesté. Même observation que pour le corps d'armée du Rhin quant aux propositions établies pour l'allocation des équipages. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Les régiments ci-après, primitivement désignés pour faire partie de ce corps, 1er, 62e, 101e, 52e de ligne, sont employés à former un corps d'observation dit de Réserve, qui doit se réunir à Bayonne et qui est destiné ensuite à passer en Espagne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 315).
Le 1er janvier 1812, le 101e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Gênes (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, il y a dans la 27e division militaire les cadres des 3e et 4e bataillons du 7e de ligne et du 4e bataillon du 42e. Il y a dans la 28e division les cadres du 4e bataillon du 67e, du 101e et d'un bataillon suisse. Je désirerais compléter ces six bataillons, afin de pouvoir rendre disponibles la 14e demi-brigade provisoire, que j'enverrais à Udine remplacer le 13e régiment, et la 15e demi-brigade provisoire, que j'enverrais en Toscane remplacer le 112e ; cela me rendrait deux beaux régiments que je ferais venir à Vérone et de là à la Grande Armée. Cela aurait d'autant moins d'inconvénients que les 82e, 83e, 84e et 85e cohortes doivent à la fin d'août être habillées, exercées et avoir une couleur. Faites-moi connaître quel moyen on pourrait employer pour avoir les hommes nécessaires au recrutement de ces six bataillons ; car j'ai grande envie de faire venir à l'armée des troupes ayant un esprit entier et bien organisé, comme le 13e et le 112e. Je désirerais que ces deux régiments pussent être réunis en août à Vérone, pour arriver sur Berlin dans le courant de septembre. J'attendrai le rapport que vous me ferez là-dessus" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18926 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31151).
/ Uniformes