Le 92e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
2e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
2e division.
92e id. 3 Bataillons, 2,345 hommes, 2,045 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 92e de Ligne, fort de 3 Bataillons, fait partie des troupes présentes à la reddition de cette place et à la sortie de la garnison autrichienne, prisonnière de guerre (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 977 In : Bugeaud à Mlle de la Piconnerie. Linz, le 16 brumaire. - D'Ideville, Le Maréchal Bugeaud, t. 1, p. 73).
Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
"Rapport des événements depuis le 15 brumaire sur l'artillerie du 2e corps.
… Le passage du bassin de l'Enns dans la vallée de la Mur a été très difficile. Immédiatement après avoir passé Eisenerz; la montagne s'élève presque perpendiculairement, pendant l'espace d'une lieue, et descend à pic sur Vordernberg. Le passage de l'artillerie s'est fait à bras d'hommes. Le 11e et le 92e régiment ont été chargés de cette opération et ils l'ont exécutée avec zèle et adresse. On avait attaché 50 hommes à chaque voiture …
Le Colonel, chef de l'état-major de l'artillerie,
x ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 593).
La Division se met en marche le 14 novembre 1805. Toutefois elle a à peine quitté Leoben, que Marmont fait momentanément réoccuper cette ville par deux Bataillons du 92e (Brigade Delzons), auquel Grouchy envoie l'ordre suivant, daté de six heures du soir : "Par suite des dispositions que me prescrit le général en chef, veuillez, général, demeurer à Leoben avec le 92e régiment jusqu'à nouvel ordre ; si déjà vous aviez quitté Leoben pour vous porter, ainsi que je l'avais mandé hier, sur la route de Gratz, vous rétrograderiez au reçu de la présente sur Leoben. Vous occuperez bien militairement ce point ; vous vous garderez avec surveillance, et si vous étiez attaqué par des forces trop disproportionnées pour que vous pussiez vous y soutenir, vous vous reploieriez sur Bruck.
Ne négligez aucun moyen pour assurer à Leoben non-seulement les subsistances du 92e régiment, mais faites-y à l’avance préparer du pain, pour qu'on pût l'y prendre en y passant, dans l'hypothèse où des troupes marcheraient de ce côté" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 205).
Sur la route d'Italie, Marmont a exécuté sa marche sur Grätz, comme il en a exprimé l’intention la veille. Il a encore quelques troupes à Brück et Leoben, mais le gros est déjà aux environs de Pegau. Le 92e, laissé à Leoben doit se retirer sur Brück s’il est attaqué par des forces supérieures (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 30).
Le lendemain matin, 15 novembre, nouvel ordre de Grouchy aux deux Bataillons du 92e : "Il est ordonné aux deux bataillons du 92e régiment qui sont en marche pour se rendre de Leoben à Peggau de faire halte au point où le présent ordre leur sera remis, et de cantonner au village de Fronlisten jusqu'à ce qu'ils reçoivent de nouveaux ordres.
Si, quand ceux-ci les atteindront, ils n'avaient pas dépassé la sommité de la montagne qui se trouve entre Leoben et Fronlislen, ils retourneraient à Leoben, et y attendraient de nouveaux ordres" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 206).
Le 15 au soir, le mouvement général sur Gratz est repris. "Il est ordonné aux deux bataillons du 92e régiment qui se trouvent à Fronlisten d'en partir au reçu du présent ordre pour se rendre à Peggau, où ils se réuniront au reste de la division ; avant de quitter Fronlisten ces bataillons prendront, s'il est possible, le pain et la viande.
Le commandant du régiment m'accusera réception du présent ordre" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 206).
Vers la fin de novembre, les éclaireurs font connaître à Gratz que l'ennemi se montre du côté de Klagenfurth vers l'ouest. Grouchy donne aussitôt l'ordre au Général Delzons de faire une forte reconnaissance indiquée dans la dépêche suivante et qui a lieu les 29 et 30 novembre : "Veuillez, général, partir sur-le-champ avec le 92e régiment pour vous rendre ce soir à Wildon, où vous établirez un bataillon en position sur la hauteur en avant de ce village. Après avoir donné quelques heures de repos aux deux autres bataillons du 92e régiment, vous repartirez de Wildon avec ces deux bataillons pour vous rendre pendant la nuit, s'il est possible, à Proding, où un de vos deux bataillons prendra position. L'autre se portera sur la route qui conduit à Liebeswald, en passant par Zandorf et Kleinstetten. Mes rapports annoncent que l'ennemi a quelque infanterie à Kleinstetten, et que ses patrouilles de cavalerie viennent habituellement à Zandorf et même à Proding.
Il sera donc nécessaire qu'on marche en ordre et qu'on s'éclaire sur ses flancs. L'objet du mouvement du bataillon qui se porte en avant de Proding est de soutenir le 8e régiment de chasseurs, qui lui-même suit cette direction tant pour pousser l'ennemi que lui faire quelques prisonniers ; le bataillon marchant au soutien du 8e régiment de chasseurs n'ira pas plus loin que 3 lieues de Proding, et quand les chasseurs à cheval se reploieront, il se reploiera avec eux.
Quatre pièces de canon marcheront avec le 92e ; deux resteront avec le bataillon, qui prendra position à Wildon ; les deux autres avec celui placé à Proding.
Le 8e régiment de chasseurs devant pousser une reconnaissance en avant de Wildon sur la rive gauche de la Mürr, vous prescrirez au chef de bataillon de faire passer un détachement sur cette rive à l'effet de soutenir cette reconnaissance.
Quand le 8e régiment de chasseurs sera reployé sur Proding ainsi que le bataillon du 92e qui aura marché en avant, et quand les troupes auront pris le repos dont elles auront besoin, vous rentrerez par la route directe avec les deux bataillons du 92e à Gratz ; mais avant de partir de Proding, vous enverrez au bataillon demeuré en position à Wildon l'ordre de se reployer également sur Gratz" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 206).
Grouchy écrit, depuis Gratz, le 24 décembre 1805, au Général Delzons : "Veuillez, général prescrire de suite les dispositions suivantes :
1° Faites abandonner Fehring et ses environs par les compagnies ou détachements du 92e qui peuvent s'y trouver en ce moment, et rapprochez-les de Furstenfeld.
2° Faites évacuer Passaïl par les fractions du 8e régiment batave que vous y avez, et réunissez tout ce régiment entre Urès et Auger.
3° Prenez avec les autorités constituées du pays dans lequel va être cantonnée votre brigade des mesures telles que les troupes aient toujours dans leurs cantonnements du pain d'avance pour trois jours.
Ces ordres sont le résultat de ceux que l'Empereur a transmis au général en chef, ordres par suite desquels divers mouvements s'effectuent dans l'armée.
Les circonstances me paraissent telles que je ne saurais vous autoriser à venir ici dans ce moment : si les inductions qu'on peut tirer de l'état actuel des choses ne se réalisent pas, je m'empresserai de vous le mander et de donner mon assentiment à votre venue" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 216).
Le 26 décembre 1805, le 92e de Ligne a 1 Bataillon à Friedberg, 1 à Vorau et 1 à Hartberg et Ilz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 243).
/ 1806
Aussitôt après l'échange des ratifications du traité de Presburg, Marmont a ordre d'évacuer la Styrie. Le mouvement commence le 7 janvier 1806. La Division Grouchy (84e et 92e de Ligne) part, le 11 seulement, de Gleisdorf ; elle se rend ensuite à Gratz , Voitsberg et Volkermarkt, et s'arrête, le 16, à Klagenfurt (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 247).
Le 4 mars 1806, Marmont entre dans le Frioul et établit son Quartier-général à Udine. Son Corps s’établit dans le Frioul, depuis Monfalcone jusqu'à Sacile. Ses régiments sont renforcés des Dépôts laissés en Hollande ; le 4e Bataillon du 92e Régiment, fort de mille hommes, et entièrement composé de conscrits du département de la Côte-d'Or, ne laisse pas, en traversant la Bourgogne, un seul soldat en arrière, tant les habitants de cette province sont de fidèles et valeureux soldats ! Deux nouveaux Régiments sont par ailleurs ajoutés à son Corps d'armée, le 9e et le 13e (Mémoires de Marmont, tome 2, pages 365 à 368).
Le 8 mars 1806, l'Empereur écrit depuis Paris au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux bataillons des 18e régiment d'infanterie légère, 11e, 35e, 92e de ligne, 8e de chasseurs et 6e d'hussards de rejoindre le corps d'armée du maréchal Marmont. Ils partiront de Hollande le 25 mars et dirigeront leur route de manière à ne pas se croiser avec le retour de la Grande Armée ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 315 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11621).
Au 24 avril 1806, la Division Grouchy, Quartier général Udine, est établie : le 84e de Ligne (Colonel Sancey), à Udine ; le 92e (Colonel Gruardet), à Cividale ; le 9e de Ligne (Colonel Pepin) et l'artillerie, à Palmanova ; le Train, à Spilimbergo (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 250).
Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, celui-ci est commandant en chef de l'Armée dite d'Italie. A cette armée, il faut ajouter les troupes du Corps du Général Marmont (2e de la Grande Armée), alors dans le Frioul et mis sous le commandement du Vice-roi, et dont le Quartier général se trouve à Udine.
Général Marmont, commandant en chef.
2e Division : Général de Division de Grouchy (Udine).
92e de Ligne, 1er Bataillon (Cividale), 2e et 3e (Cormons), et Dépôt (en route) ; effectif 3,601 hommes (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268).
Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, faites-moi connaître comment vivent les divisions de l'armée d'Italie qui sont dans le royaume de Naples. Est-ce vous qui les payez, ou est-ce le roi de Naples ? Combien coûtent-elles ? Vous ne me parlez pas :
- du 4e bataillon du 92e qui a dû y arriver le 22 ...
Faites-moi connaître la situation de ces 3es bataillons et dépôts à leur passage de l'Adda pour se rendre dans le Frioul" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 409 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12185).
Dans le courant de juin, des ordres de l'Empereur modifièrent complètement les dispositions du Prince Eugène, et l'Armée du Prince Vice-roi reçoit une organisation nouvelle, comprenant trois parties presque distinctes :
2e Division, Général Grouchy (Quartier général à Udine) ; Général de brigade Lacroix, 10 Bataillons des 9e, 84e et 92e de Ligne, une Compagnie d'artillerie à pied, une du Train ; 8,000 présents (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).
Le 28 juillet 1806, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "Sire, le départ du général Marmont, d'une partie des régiments et administrations du 2e corps de la grande armée nécessite une nouvelle organisation des troupes qui sont restées dans le Frioul, et j'ai l'honneur d'en proposer ci-après le projet à Votre Majesté.
Tous les corps stationnés en Dalmatie et Albanie pourraient être considérés comme formant le 2e corps de la grande armée, ayant un état-major et des administrations distinctes. Les quatre régiments d'infanterie et les deux de troupes à cheval laissés par le général Marmont dans le Frioul pourraient former deux divisions de l'armée d'Italie. La première se composerait de trois régiments d'infanterie, le 9e, le 35e et le 84e, et serait commandée par le général de division Broussier, qui aurait sous ses ordres les généraux de brigade Herbin et Dessaix. La deuxième serait commandée par le général de division Lacoste, qui aurait sous ses ordres le général de brigade Lacroix, avec le 92e régiment et les deux régiments de troupes à cheval. Si Votre Majesté adoptait ce projet, on pourrait de ces deux divisions, de la division Séras à laquelle on ajouterait deux régiments, de la division Miollis à laquelle on ajouterait un régiment, former avec les divisions de chasseurs et de cuirassiers le 8e corps de la grande armée. L'armée d'Italie se composerait alors de ce 8e corps de la grande armée prêt à se mouvoir au premier ordre, et des diverses divisions de dépôts formés ou à former ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 96).
Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, il parait que le 2e corps de la Grande Armée n'est plus composé que des 84e, 92e, 35e et 9e de ligne.
Le 84e ne doit avoir à ce corps d'armée que deux bataillons, chacun fort de 1 000 hommes si cela est possible.
Le 92e aura trois bataillons, forts chacun de 900 hommes si cela est possible ; le 35e aura également trois bataillons de même force.
Le 9e aura ses trois bataillons forts au moins de 800 hommes chacun.
Le cadre du 3e bataillon du 84e, les cadres des 4es bataillons des 35e et 92e et le dépôt du 9e de ligne se rendront dans une de ces quatre places à votre choix, Trévise, Padoue, Bassano ou Vicence.
Vous ordonnerez que le 9e n'ait que huit compagnies par bataillon ; une compagnie par bataillon formera son dépôt.
Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée.
Donnez ordre au 13e régiment de ligne de renvoyer le cadre de son 3e bataillon avec son dépôt et ses bagages dans une des quatre places ci-dessus, et de compléter ses deux premiers bataillons à 1 000 hommes si cela est possible.
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui· remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet.
Le général Broussier, qui doit être arrivé, prendra le commandement de la 2e division composée du 84e, du 92e et du 9e de ligne. Il faut que ce corps ainsi organisé reste toujours en garnison dans le Frioul, et soit en mesure de pouvoir seconder les opérations de la Grande Armée et de se joindre à elle.
Je vous ai déjà envoyé l'ordre de réunir les 3e et 4e bataillons du 11e et du 60e et le 3e bataillon du 8e d’infanterie légère dans des places au-delà de la Piave.
J’imagine que Palmanova est armée et approvisionnée de manière à être mise en quinze jours de temps en situation de se défendre.
Je vous prie de m’écrire en détail sur tous ces objets" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 98 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).
Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Vous continuerez à laisser sur l'Isonzo les deux divisions du 2e corps de la Grande Armée, l'une composée des 9e de ligne, 84e et 92e, l'autre des 106e, 53e et 13e.
Vous donnerez ordre que le 3e bataillon du 13e rentre également du côté de Trévise ou de Padoue, de manière que vous aurez au second corps de la Grande Armée trois bataillons du 9e, autant du 84e, autant du 92e ; deux bataillons du 106e, deux du 53e ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 105 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).
Le 4 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils
… Je vois, dans la revue des corps du Frioul, que le 35e a 108 hommes en habits bourgeois, et que le 92e en a 19. Comment cela a-t-il lieu ? Quand un conscrit arrive au corps, on lui donne une première mise de 42 francs, qui sert à lui faire faire une veste, une culotte, des souliers, etc. Donnez sur-le-champ des ordres sur cet objet ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 136 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10739 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12865).
Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
... La 2e, commandée par le général de division Broussier, doit être composée :
De 3 bataillons du 9e régiment de ligne
De 3 bataillons du 92e de ligne
De 3 2ataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).
/ 1807
/ 1808
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 92e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; Royaume d'Italie. Milan, Côme et Novare (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 14e demi- brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 35e de ligne.
2 compagnies du 53e de ligne.
2 compagnies du 106e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 9e de ligne.
2 compagnies du 84e de ligne.
2 compagnies du 92e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er d'infanterie légère.
2 compagnies du 13e de ligne.
2 compagnies du 42e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Milan ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
/ Uniformes
/ Drapeaux