Le 91e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 91e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8
"Revue d’inspection passée le - an -.
91e Demi-brigade.
Etat-major.
Goury, Chef de Brigade, du 21 Floréal an 2.
Combette, Chef de Bataillon, du 15 Frimaire an 3. Très instruit sur l’école de Bataillon et les évolutions de ligne, très bonne conduite et bon Chef de Bataillon, susceptible d’avancement.
Duhautpré, Chef de Bataillon, du 1er Complémentaire an 3. Trop âgé pour acquérir des connaissances nécessaires à son état ; le Général inspecteur en jugera à sa revue, d’ailleurs bon camarade.
Ducamp, Chef de Bataillon, du 1er Vendémiaire an 4. Connait très bien sa théorie, peut pratiquer l’école de peloton et de Bataillon. Conduite sans reproche, il est malheureusement estropié de la main gauche des blessures reçues à la guerre.
Cheze, Adjudant-major Capitaine, du 1er Nivôse an 2. Connait son état, pratique et théorie. Cet Officier est absent depuis le mois de Thermidor an 7 ; il était en convalescence à Barcelonnette, s’est fait employer à un conseil de guerre depuis ce temps.
Claude, Adjudant-major, du 4 octobre 1793. Connait très bien la théorie, il est très actif dans les manœuvres, très bonne conduite, ancien militaire, il a le malheur d’entendre un peu dur.
Mandrillon, Adjudant-major, du 4 octobre 1793. Connait très bien la théorie, très instruit dans les manœuvres, conduite irréprochable, il est susceptible d’avancement.
Laurent, Quartier-maitre trésorier, du 22 août 1793. Connait un peu les manœuvres, excellent Quartier-maitre.
Renault, Quartier-maitre Capitaine, du 8 Nivôse an 2. Bon Quartier-maitre.
Masson, Adjudant sous-officier, du 1er Nivôse an 8. Connait sa théorie, a de la pratique, bonne conduite, susceptible d’avancement.
Colas, Adjudant sous-officier, du 1er Nivôse an 8. Peu instruit, bonne conduite, susceptible d’avancement.
Collin, Adjudant sous-officier, du 1er Germinal an 7. Connait un peu sa théorie et la pratique, bonne conduite, susceptible d’avancement.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants du même corps.
Cheze, Adjudant-major, pas instruit, ivrogne parfait. Franschaummer, Adjudant-major, bien noté.
Courtieux, Capitaine. Brave militaire, âgé, ne peut faire la guerre. Gilbert, Capitaine, idem.
Bordin, Capitaine. 36 ans de service, a droit à la retraite. Naigeon, Capitaine, idem.
Martin, Capitaine. Trop âgé pour faire la guerre, susceptible de retraite. Marc, Capitaine, idem.
Fondbeau, Capitaine. Agé, désire retourner en Amérique, sa patrie. Girard, Capitaine, idem.
Chaumont, Capitaine. A l’hôpital, gouteux, ne peut faire la guerre. Nidard, Capitaine, idem.
Perautel, Lieutenant. Membre d’une conseil de guerre, trop âgé pour faire la guerre. Dugrenier, Lieutenant, idem.
Decaux, Lieutenant. Ignorant, d’une mauvaise conduite, va rentrer dans la cavalerie par ordre du Ministre. Demangeau, Lieutenant, idem.
Girardeau, Capitaine. A une hernie qui l’empêche de faire campagne. Bon, Capitaine, idem.
Desroches, Lieutenant. Hors d’état de faire campagne. 8e de Ligne. Layrot, Lieutenant, idem.
Gerard, Lieutenant. Idem. 4e idem. Seguy, id. idem.
Devillers, idem, idem. 4e idem. Goyenne, id. idem.
Laporte, idem, idem. 38e idem. Vincent, idem idem.
Suin, idem, idem. 38e idem. Vareille, id. idem.
Blot, idem, idem. 29e idem. Poncet, id. idem.
Bardet, Sous-lieutenant, idem. 65e idem. Mothe, Sous-lieutenant, idem.
Schnartz, idem, idem. 10e légère. Bonnefoit, id. idem.
Hollande, idem, idem. 14e idem. Martin, id. idem.
Bouillon, idem, idem. 103e de ligne. Dardan, id. idem.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Prevost, Chef de Bataillon, présent.
Administration" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 27 octobre 1802, un ordre à l'adresse du Chef d'Etat-major de l'Armée d'Italie spécifie l'envoi, sur Goire et Altdorf, des Brigades Mainoni (4 Bataillons des 6e et 91e de ligne) et Schilt (5 Bataillons des 57e et 91e de ligne), pourvues, chacune, de 50 cavaliers légers et de deux caissons de cartouches d'infanterie, sans compter les 40 cartouches réglementairement portées par l'homme (Bonnal H. : « La vie militaire du Maréchal Ney », Chapelot, Paris, 1910, tome 1, p. 374 - Note : il faut peut être lire 87e au lieu de 57e).
Le 2 novembre 1802 (11 Brumaire an 11), Murat écrit, depuis Milan, au Ministre de la Guerre : "Par ma lettre du 30, j'ai eu l'honneur de vous prévenir, citoyen ministre, que conformément à vos ordres, je venais, non seulement de suspendre tout mouvement sur les Grisons, mais que même je venais de retirer de la Valteline les régiments qui y étaient déjà cantonnés, en motivant ma détermination sur le peu de ressources qu'offre ce misérable pays.
Toutes les troupes étaient déjà rentrées dans leurs cantonnements respectifs, où le calme rétabli en Suisse semblait leur faire espérer qu'elles passeraient l'hiver, quand le général Charpentier reçoit l'ordre du général Ney de faire occuper Coire par les 3,000 hommes, qu'il croyait être encore dans la Valteline, et les 2,000 de Como ; il motivait ce mouvement sur le refus que faisait la Diète de Schwitz de se conformer à la proclamation du Premier Consul. Quoique le général Ney ne doive donner aucun ordre au corps de troupes venant d'Italie, qu'à sa réunion à Coire et malgré celui que vous m'avez donné de suspendre ce mouvement, j'ai cru devoir me mettre en mesure d'agir et de seconder ses opérations dans le cas où les hostilités recommenceraient ; en conséquence, je renvoie 3,000 hommes dans la Valteline et je complète la garnison de Côme à deux mille hommes : ces deux corps de troupes ont ordre de se tenir prêts à marcher au premier avis et je préviens le général Ney de cette disposition, contraire à son ordre de faire occuper de suite Coire. J'ai cru devoir me borner à cette première détermination d'après les informations que j'ai reçues que la dissolution de la Diète de Schwitz s'était opérée le 28 octobre ou 5 brumaire, jour où le général Ney prescrivait au général Charpentier le mouvement sur Coire. Je suis toujours en mesure : le général Ney vous aura prévenu de ses nouvelles dispositions, le 5 ; vous aurez reçu sa dépêche le 8, je recevrai donc le 13 des ordres de vous ; car vous penserez que m' ayant prescrit d'un côté de suspendre les mouvements ordonnés par votre lettre du 23 vendémiaire, et que de l'autre le général Ney ne devant donner d'ordres aux troupes de la Valteline qu'après leur arrivée à Coire, il est nécessaire que vous me fassiez connaître vos nouvelles dispositions à cet égard. Regardant tout mouvement de ma part comme extrêmement délicat et connaissant la circonspection que le Premier Consul veut qu'on apporte à toute démarche relative à la Suisse, j'ai dû me borner à recevoir vos ordres ; d'ailleurs il n'y aura pas une minute de perdue, j'aurai vos instructions avant la réunion des troupes qui marchent en Valteline, et je suis si à portée de connaître les mouvements des insurgés que, sans les attendre, je serai à portée de les faire agir, s'il est nécessaire.
Je dois maintenant vous faire connaître dans quelle position va me laisser le mouvement qui va s'opérer. La 6e, la 91e, la 67e, et la 52e forment le corps de troupes destiné à marcher dans les Grisons sous les ordres du général Verdier. Par cette disposition, Come, Bergame, et Brescia se trouvent absolument sans troupes, je dois tirer de Forli la 10e de ligne et de Ferrare la 1ère légère pour former le corps de 2,000 hommes que vous m'ordonnez d'envoyer à Bellinzone. Voilà la Romagne et le Bas-Pô évacués, il ne me reste maintenant que la 1ère de ligne qui est sur l'Adige et la 101e qui occupe la ligne du Mincio pour faire remplacer le corps, qui de la Valteline passera dans les Grisons. La 81e 1/2 brigade occupe Parme depuis la mort de l'Infant. Me voilà donc absolument sans une seule demi-brigade d'infanterie en Italie, si vous persistez dans l'exécution de vos dispositions contenues dans votre dépêche du 23 vendémiaire. Cependant Bologne continue à ne pas être tranquille, le général Pino y commande ; il y a des mouvements à Naples et dans les États du Pape, et si l'on se bat en Suisse, je ne sais pas si on ne parviendra pas à remuer Bologne et toute la Romagne, puisque nous n'y aurions plus un seul homme. Cependant, ne voulant pas laisser absolument sans troupes les départements du Rubicon et du Bas-Pô, je viens d'y envoyer le 15e de cavalerie et je vous préviens que je ne ferai remplacer le corps de la Valteline, si je suis forcé de le faire passer à Coire. sans un ordre positif de votre part, étant bien persuadé qu'il ne convient dans aucun cas d'évacuer les lignes de l'Adige et du Mincio. J'attendrai avec bien de l'impatience votre dernière détermination" (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 2, p. 289, lettre 960).
Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, donnez l'ordre à l'intendant général de faire distribuer, dans la journée de demain, 400 capotes au 12e de ligne, 500 au 91e, 300 au 25e et 300 au 85e. Donnez ordre au général Songis de faire délivrer, également dans la journée de demain, 70 fusils à chacun des 12e, 21e, 25e et 85e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11691 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14168).
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