Le 86e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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/ 1802
Le 8 Brumaire an XI [30 octobre 1802], Bonaparte écrit, depuis Rouen, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Dans le rapport que vous m'avez fait sur la conscription militaire, citoyen ministre, vous dites que le général Jourdan a fait la répartition des conscrits dans les six départements de la division militaire. Je désirerais avoir cet état de répartition.
Un arrêté a ordonné la formation d'un 3e bataillon pour le 7e de ligne, la 86e et la 11e légère, et la 31e. Je vous prie de me présenter au travail de lundi soir des officiers pour compléter ces bataillons, ainsi qu'un projet d'arrêté pour que le ministre de l'Administration de la guerre ait un compte ouvert pour ce conseil d'administration" (Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 7249).
Le 2 Frimaire an 11 (23 novembre 1802), le Premier Consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Contre-Amiral Decrès, Ministre de la Marine et des Colonies : "Les cinq vaisseaux partis de Brest, Citoyen Ministre, savoir : l'Argonaute, l'Aigle, etc. se rendront, trois à Gênes, un en Corse, à Ajaccio, et l'autre dans la rade de Livourne.
Les trois vaisseaux de Gênes embarqueront chacun 5 à 600 hommes ...
Mais il est nécessaire, pour n'éprouver aucun retard et pour empêcher la désertion, que ces vaisseaux partent de Brest munis des vivres nécessaires, de manière qu'arrivés à leur destination ils n'aient qu'à faire leur embarquement et à disparaître.
Je désirerais que ces trois convois pussent se réunir, car le général Leclerc attache une grande importance à ce qu'une certaine masse de forces lui arrive à la fois. J'imagine qu'il sera convenable de les faire réunir tous au détroit.
Le convoi de Toulon, composé de l'Indomptable, du Mont-Blanc et du Duquesne, porterait un bataillon de la 20e, un de la 23e et un de la 14e légère, chacun complété à 700 hommes, et dès lors faisant en tout 2,100 hommes.
Le convoi formé de l’Atalante et autres porterait 1,200 hommes, soit des restes de la légion polonaise, soit des restes de la 86e, soit des restes des bataillons d'expédition.
Je ne vois pas de difficulté à ce que le second convoi parte le plus tôt possible ; mais il paraît également être dans le désir du général Leclerc que le convoi de l'Indomptable et des trois bataillons puisse se réunir au détroit avec les convois de Gênes et de Livourne, ce qui ferait arriver à la fois dans la colonie 5 à 6,000 hommes de troupes fraîches et bien disposées, si cela toutefois n'a pas trop d'inconvénients ...
Je désirerais que vous pussiez vous procurer, pour le 20 Frimaire, de quoi embarquer au Havre 1,200 hommes, et pour la même époque, à Dunkerque ou Ostende, 1,200 autres hommes. Faites-moi connaître si vous croyez trouver facilement des moyens de transport dans ces deux places" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6445 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 7303).
Le 6 Frimaire an 11 (27 novembre 1802), le Premier Consul écrit, depuis Saint-Cloud, au Capitaine général Leclerc, commandant en chef l'Armée de Saint-Domingue : "… Je pense que, dans les premiers jours de brumaire, vous avez dû recevoir la 86e, qui, acclimatée à Tarente, composée de vieux soldats, et arrivant dans une saison favorable, vous sera d'un bon et utile secours …" (Correspondance de Napoléon, t.8, lettre 6456 ; Correspondance générale de Napoléon, t.3, lettre 7317).
/ 1807
Aux premiers jours de 1807, les troupes du camp volant de Pontivy, fort d'environ 1.500 hommes d'élite, sous les ordres du Général Boyer, sont les suivantes : Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des trois Bataillons du 47e de Ligne, des deux Bataillons du 70e et des trois Bataillons du 86e (ensemble 16 Compagnies); la 15e Compagnie du 15e Régiment d'Artillerie à pied et quelques Gendarmes. Les Bataillons des 47e, 70e et 86e ainsi affaiblis sont quant à eux répartis sur la côte de Brest à Saint-Malo, 13e Division militaire (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 68).
13e Division militaire (SERVIRA A CONSTITUER LE CAMP DE PONTIVY).
86e de ligne, 1er, 2e et 3e bataillons (2.050 hommes), Côtes-du-Nord, de Morlaix à Saint-Malo, îles de Batz, Sept Iles, Bréat.
Camp volant de Napoléonville, Général de Brigade BOYER : Grenadiers et Voltigeurs des 3 Bataillons du 47e de Ligne, 480 hommes ; des 2 Bataillons du 70e, 320 hommes ; des 3 Bataillons du 86e, 459 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 426).
Le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, mon intention est de réunir sur-le-champ à Bayonne une armée de 20,000 hommes ayant les équipages de quarante pièces d'artillerie.
Cette armée sera composée de la manière suivante : le 86e régiment, le 70e, le 47e, un bataillon du 66e, du 82e et du 26e; la légion du Midi ; deux bataillons du régiment suisse qui est à Rennes, et deux bataillons du régiment suisse qui est à Avignon.
Faites-moi connaître ce que l'ensemble de tous ces corps me donnera de présents sous les armes et quand ils seront arrivés à Bayonne, ainsi que le lieu pour la réunion de l'artillerie, tant du personnel que des attelages.
Faites-moi également connaître les officiers du génie et de l'artillerie, ordonnateurs et commissaires des guerres qu'il faut employer à cette armée. Il faut chercher les officiers du génie et de l'artillerie qui ont été employés à l'armée de Portugal que le général Leclerc commandait il y a plusieurs années" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12947 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16063; Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 62- Notes : Dépôt de la guerre. La Correspondance générale donne le 66e complet ; et le 56e à la place du 70e ; la source est Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 301, p. 15. Une note indique : "Il paraît que c’est le 70e régiment et le bataillon du 66e").
Le projet de formation du Corps d'armée de Bayonne (annexe à une lettre de Dejean à l'Empereur, 31 juillet 1807) indique pour le 86e d’Infanterie de Ligne : 3 Bataillons, 3086 hommes, 171 conscrits à recevoir ; total 3.207 hommes. Force dispnible : 2 Bataillons, 2400 hommes, à Loudéac, Mont-Contour, Saint-Malo. 36 jours de marche pour se rendre à Bayonne (Arch. Nat., AFIV, 1604 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 429).
/ 1807-1808, dissolution des camps de Saint-Lô, Pontivy et Napoléon, et formation du Corps d'Observation de la Gironde; passage dans la Péninsule
"DÉCRET.
Saint-Cloud, 2 août 1807.
TITRE Ier.
DISSOLUTION DES CAMPS DE SAINT-LÔ, PONTIVY ET NAPOLÉON.
ARTICLE 1er. Les trois camps volants de Saint-Lô, de Pontivy et de Napoléon seront dissous dans le courant du mois d'août.
ART. 2. Chacun de ces trois camps formera une division d'un corps qui portera le titre de Corps d'observation de la Gironde.
ART. 3. Le général Junot, gouverneur de Paris, est nommé général en chef commandant le corps d'observation de la Gironde, lequel se réunira à Bayonne.
Le général Junot recevra des ordres pour être rendu le 20 août à Bayonne avec son état-major.
TITRE II.
COMPOSITION DU CORPS D'OBSERVATIONDE LA GIRONDE.
ART. 4. La 1re division sera composée
Du 2e bataillon du 47e régiment d'infanterie de ligne, des deux bataillons du 86e de ligne, des deux bataillons du 70e idem, du 3e bataillon du 15e idem, d'un bataillon du 4e régiment suisse.
Chaque bataillon sera complété à l'effectif de 1,260 hommes ou 140 hommes par compagnie, par le moyen des 3es bataillons. Ce qui fera 8,820 hommes.
Le 4e bataillon du 15e de ligne retournera à Brest.
Le général de division Delaborde commandera cette division. Il aura sous ses ordres les généraux de brigade Brenier et Avril.
Douze pièces d'artillerie, avec le personnel, le matériel et les attelages, prises parmi celles du camp de Pontivy, seront attachées à cette division.
Au 15 août, le camp de Pontivy sera dissous, et le général Delaborde, avec ses généraux, les corps et l'artillerie, se mettra en marche pour Bayonne ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12973; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 4; Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 78).
Cantonnements proposés dans les Basses-Pyrénées pour le 1er Corps d'observation de la Gironde (Dejean à l'Empereur, 3 août 1807. Arch. Nat., AFIV, 1604) :
1ère Division, Général Delaborde.
Généraux de Brigade Brenier, Avril.
47e Régiment : 2e Bataillon, Saint-Jean-de-Luz.
86e Régiment : 1er Bataillon Ustaritz ; 2e Bataillon Espelette.
70e Régiment : 1er Bataillon, Saint-Jean-Pied-de-Port ; 2e Bataillon Saint-Palais.
15e de Ligne : 3e Bataillon, Hendaye.
4e Suisse : 1er Bataillon Ostabat.
Cette division peut être réunie en 24 heures à Saint-Jean-de-Luz (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 431).
Les 1er et 2e Bataillons du 86e de Ligne comptent pour moitié des vieux soldats âgés en moyenne de 30 à 32 ans; quelques-uns ont jusqu'à 40 ans. L'autre moitié comprend des conscrits de 1806 (le 1/4 environ de l'effectif total), des conscrits de 1807 et quelques conscrits de 1808. L'encadrement des jeunes gens est donc assuré dans d'excellentes conditions (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 434).
Le 12 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Faites former également à Nantes un bataillon provisoire, qui sera composé d’une compagnie du 3e bataillon du 47e, idem du 70e, idem du 86e, idem du 15e, Ces quatre compagnies seront complétées à 200 hommes chacune et du moment qu'elles seront réunies, le commandant de la division militaire les dirigera sur l'Espagne où elles iront renforcer leur corps.
Il est bien entendu que l'on pourra prendre pour toutes les mesures des conscrits de 1808. Mais recommandez qu'ils soient bien armés, bien habillés, et qu'on vous instruise en détail de la situation de leur habillement" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1343 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16512; mentionné par Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 112).
Le Corps de Junot franchit la Bidassoa à partir du 18 octobre ; à son passage, chaque colonne reçoit les honneurs de Gardes espagnoles (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 122).
Le 20 octobre 1807, le Ministre annonce à Junot (Clarke à Junot, Paris, 20 octobre, A. H. G., Corresp. mil., 7/1 bis.) que les ordres de mouvement ont été expédiés pour diriger sur Bayonne un Bataillon provisoire, formé de Compagnies de 200 hommes des 15e, 47e, 70e et 86e de ligne, partant de Nantes à la Division Delaborde (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 116).
Troupes en marche pour rejoindre le 1er Corps d’Observation de la Gironde.
Bataillon provisoire formé à Nantes : 1 Compagnie du 15e de Ligne, 187 hommes ; 1 Compagnie du 47e de Ligne, 199 hommes ; 1 Compagnie du 70e de Ligne, 200 hommes ; 1 Compagnie du 86e de Ligne, 203 hommes ; total 789 hommes, devant partir de Nantes le 10 novembre, pour être rendus à Bayonne le 6 décembre (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 444).
Le 29 octobre 1807, Clarke adresse, depuis Paris, à Napoléon, l'itinéraire de l'Armée (Arch. Nat., AFIV, 1604) : 1re division général Delaborde :
1re colonne 1er et 2e Bataillons du 70e de Ligne 2.358 hommes.
2e - 2e Bataillon du 47e de Ligne ; 1er Bataillon du 4e suisse ; 2.378
3e — 1er et 2e Bataillons du 86e de Ligne 2.292
4e – 3e Bataillon du 15e de Ligne ; Artillerie de la Division ; 925 (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 122-123).
Situation du 1er Corps d’Observation de la Gironde au 1er Novembre 1807.
Le Général de Division JUNOT, commandant en chef.
1re Division, Général de Division Delaborde, à Villodrigo. Etat-major 4 Officiers, 1 Officier aux hôpitaux, total 5 Officiers.
2e Brigade, Général de Brigade Brenier, à Burgos. Etat-major, 3 Officiers.
86e Régiment de Ligne, 1er et 2e Bataillons, Lacroix, à Burgos 59 Officiers, 2191 hommes, 1 Officier et 34 hommes aux petit Dépôt à Bayonne, 40 hommes en route, 1 Officier et 157 hommes aux hôpitaux ; total 2.487 hommes. 3 hommes en jugement, 1 en congé (A.H.G., Gb/3. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat B).
Le 3 novembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, vous donnerez ordre que le corps de gardes nationales qui est à Cherbourg soit renforcé de 500 hommes du corps de gardes nationales qui est au Havre, à Dieppe et sur la côte.
Vous donnerez également l'ordre que le 3e bataillon du 15e de ligne, le 3e bataillon du 70e, le 3e bataillon du 86e, et le 3e bataillon du 47e, formés chacun à six compagnies, une de grenadiers, une de voltigeurs et 4 basses compagnies à un effectif de 140 hommes et au moins à 110 hommes présents par compagnie, se tiennent prêts à marcher. Vous ferez passer la revue de ces bataillons par le général Malher, et du moment que leur armement, leur habillement, seront en état, vous m'en rendrez compte" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1413 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16689).
Clarke transmet le 5 novembre 1807, depuis Paris, les ordres de l'Empereur du 3 novembre au Général Malher, commandant la 13e Division militaire (A. H. G., Corresp. mil., 7/1 bis - In : Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 113).
L’artillerie de la 1ère Division de l’Armée du Portugal arrive à Perales le 17 à 3 heures du matin, les hommes n'ayant pris aucune nourriture. Le village est absolument bondé de troupes. Il n'y a là ni pain, ni légumes. A 6 heures du matin, le colonel du 86e procure aux canonniers mourants de faim quelques onces de pain, prélevées sur les maigres ressources de son Régiment (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 140).
Le 27, en passant dans un village, un Sergent du 86e donne un peu de châtaignes et du vin au soldats de l'Artillerie qui bivouaquent le soir sans avoir reçu d'autre distribution (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 161).
Dans la journée du 1er décembre, la 1re Division arrive, réduite de 9.000 à 1.500 hommes. Ce ne sont plus des soldats qui se pressent derrière le Général Delaborde ; ce sont des loqueteux à moitié morts de faim, qui marchent d'abord par groupes de quarante ou cinquante, serrés autour des aigles, puis en une longue théorie d'isolés de tous grades et de divers Régiments, l'ensemble dans le plus lamentable désordre. Cette Division d'élite a appris, le matin, qu'une bataille allait probablement se donner à Lisbonne et, avec enthousiasme, elle a franchi des torrents en chantant et exécuté une marche forcée pour se battre. Junot écrit à Clarke, depuis Lisbonne, le 1er décembre (Arch. Nat., AFIV,1604) : "Nous étions persuadés que nous aurions eu hier une affaire avec les Anglais, et dès que les troupes de la 1re division en eurent eu avis, elles ne voulurent jamais s'arrêter, et passaient, en chantant, des torrents où elles avaient de l'eau jusqu'à la ceinture ..." (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 182).
Junot place la 1ère Division tout entière dans les casernes de la ville (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 182).
Situation du 1er Corps d'observation de la Gironde au 1er janvier 1808
Le Général de Division JUNOT, commandant en chef.
1ère Division, Général de Division Delaborde. Lisbonne. Etat-major 6 Officiers.
2e Brigade, Général de Brigade Brenier à Lisbonne. Etat-major 3 Officiers.
86e Régiment de Ligne, 1er et 2e Bataillons, Lacroix, à Lisbonne. 41 Officiers, 1444 hommes ; 5 Officiers et 104 hommes en route, 1 Officier et 323 hommes aux hôpitaux ; total 1928 hommes (A.H.G., Gb/3 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat C).
Le 3 mars 1808, l'Empereur ordonne à Junot de placer une Division de 6000 hommes à Elvas, pour bloquer les troupes espagnoles de Solano; mais Junot, au moment où il reçoit cet ordre, est bien loin de pouvoir l'exécuter. Tout ce qu'il est en état de faire, et encore en s'affaibliissant d'une manière dangereuse, c'est d'y envoyer de Lisbonne le 86e et quelques troupes détachées : au total 2.700 hommes d'infanterie, avec le 1er Régiment de Dragons et 6 pièces de canon (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 65).
D'après les ordres de l'Empereur, Junot doit faire marcher directement de Lisbonne sur Cadiz par le chemin le plus court, 3.000 hommes d'infanterie et 400 chevaux, le tout de bonnes troupes françaises, appuyées par 10 canons afin de soutenir Dupont, chargé de s'emparer de Cadix. Junot reçoit l'ordre de l'Empereur, le 27 mai, et se met en devoir d'obéir. Il désigne, pour se rendre à Cadiz, une brigade composée d'éléments des divisions Delaborde et Travrot, pris à Lisbonne et dans les environs de la capitale. Ce sont le 86e de ligne, fort de 1.800 hommes, la Légion du Midi, comptant 800 hommes ; le 4e régiment provisoire de dragons, avec 150 chevaux ; 10 pièces de canon avec un approvisionnement et demi ; 10 caissons de cartouches d'infanterie ; 10 caissons de vivres ; au total environ les 3.000 hommes demandés. Cette brigade, conduite par le général Avril, a l'ordre d'être à Alcoutim, sur la Guadiana, à partir du 8 juin (Junot à Murat, Lisbonne, 27 mai (A. H. G., Corr. Mil., 7/3) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 87-88).
/ 1807-1808, Formation de la Division d'Observation des Pyrénées occidentales
Itinéraire de l'Armée des côtes de l'Océan (Arch. Nat., AFIV, 1604) :
3e Bataillon du 86e de Ligne (6 Compagnie), 800 hommes ; départ de Saint-Malo, le 20 novembre ; arrivé à Bordeaux le 10 décembre (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 458).
Le 6 décembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Venise, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "... Le 4e bataillon du 15e régiment de ligne, le 3e bataillon du 47e, le 3e du 70e, le 3e du 86e et le 2e du 47e, avec le bataillon suisse, faisant une force de 3 ou 4,000 hommes, se réuniront à Saint-Jean-Pied-de-Port. Il est nécessaire que ce corps soit réuni là le 20 décembre ; il portera le nom de Division d'observation des Pyrénées occidentales. Vous donnerez l'ordre au général Mouton, mon aide de camp, de prendre le commandement de cette division. Vous organiserez pour cette division douze pièces d'artillerie ..." (Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13378 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16858).
Le 3e Bataillon du 86e, en garnison à Saint-Malo, fournissant plus de 200 hommes à la marine, n'a que 584 hommes disponibles (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 283).
Situation de la Division d'Observation des Pyrénées Occidentales au 1er janvier 1808.
Le Général de Division Mouton, commandant la Division.
86e Régiment de Ligne, 3e Bataillon, à Saint-Jean-Pied-de-Port : 5 Officiers, 169 hommes présents ; 24 hommes aux hôpitaux ; total 198 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 459).
Division d'Observation des Pyrénées (Général Mouton), le 15 janvier 1808.
86e de Ligne, à Lecumberry, 173 hommes (Mouton à l'Empereur, Saint-Jean-Pied-de-Port, 14 janvier, Arch. Nat., AFIV, 1605 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 462).
Le 22 février 1808, Clarke écrit, depuis Paris, à l'Empereur (Arch. Nat., AFIV, 16o5) pour lui soumettre le projet de formation d'une Division des Pyrénées Occidentales. Cette Division doit comprendre la Brigade Darmaignac et une deuxième Brigade formée avec les 4es Bataillons des cinq Légions de réserve, réunis en 2 Régiments, et dont les trois premiers ont été incorporés dans le 2e Corps d'observation de la Gironde, et avec des détachements des Compagnies départementales (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 376-377).
Pendant ce temps, Darmaignac, qui ignore ces préparatifs, se croit toujours destiné à garder Pampelune et la
Navarre avec ses seules forces. Or, sa situation devient tous les jours plus difficile. Avec 3.800 hommes et grâce à une surprise, il a bien pu se rendre maître de la citadelle; le maintien de l'ordre dans une grande ville, que cet acte déloyal a vivement irritée, est une opération autrement ardue ; au point où les esprits sont montés, la moindre imprudence est susceptible d'amener une insurrection (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 377).
Voici le détail de ces forces, tel que Darmaignac le donne au Ministre le 26 février 1808, et tel que le Ministre le transmet à l'Empereur, le 4 mars 1808 (Arch. Nat., AFIV, 1605) :
15e Régiment de Ligne : 4e Bataillon 466 hommes.
47e Régiment de Ligne : 1er Bataillon, 1.269 ; 3e Bataillon, 298.
70e Régiment de Ligne : 3e Bataillon 507.
86e Régiment de Ligne : 3e Bataillon, 194 ; Grenadiers et Voltigeurs.
3e Régiment suisse : 2e Bataillon, 993.
15e Compagnie du 3e Régiment d'artillerie à pied, 77.
TOTAL 3.804.
Cette situation portant, au surplus, comme observation, que Moncey a déclaré à Darmaignac n'avoir pas d'instructions à lui donner (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 377).
Le 25 mars 1808, le Général Darmaignac vient à Burgos avec 2.500 hommes et 12 canons, laissant plus de la moitié de sa Brigade dans la citadelle de Pampelune pour permettre à son successeur, le Général d'Agoult, d'assurer la garde de la place. Darmaignac a emmené avec lui le 1er Bataillon du 47e, 2 Compagnies du 86e, le 3e Bataillon du 3e Suisses et 12 pièces. Il laisse à Pampelune le 3e Bataillon du 47e, le 3e Bataillon du 70e, le Bataillon du 15e de Ligne et la 3e Compagnie du 15e Régiment d'Artillerie à pied (Situation des Armées d'Espagne le 25 mars, A. H. G. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 101).
Dans ses instructions à Berthier, datées de Bayonne le 16 avril 1808, Napoléon prévoit de placer à Aranda, 1.800 hommes de toutes armes. Le 86e, renforcé par le 3e Bataillon de marche, parti le 18 mars de Bayonne et arrivé à Burgos le 9 avril, doit être à Aranda le 26 (Itinéraire des corps d'Espagne, A. H. G - voir Correspondance de Napoléon, t.17, lettre 13749 ; Correspondance militaire de Napoléon 1er Extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du ministère de la guerre, t.5, lettre 1008 - cité par Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 104).
Situation des troupes placées sous le commandement du Maréchal Bessières, au 23 avril 1808.
Le Maréchal Bessière, commandant la Garde impériale et le Corps d'Observation des Pyrénées Occidentales.
Corps d'observation des Pyrénées Occidentales
1ère Division, Général de Division Merle à Burgos. État-major 8 Officiers.
1re Brigade, Général de Brigade Darmaignac à Burgos. Etat-major 3 Officiers
86e de Ligne, Grenadiers et Voltigeurs, 3e Bataillon, à Aranda : 6 Officiers, 165 hommes, 24 hommes aux hôpitaux ; total 195 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat G).
Fin mai, début juin 18008, le Corps des Pyrénées occidentales est échelonné de Tolosa à Lerma, sur la route de Bayonne à Madrid, ses premiers éléments à 200 kilomètres des derniers. Le 22e Chasseurs est à Lerma, en avant-garde, avec deux Compagnies du 86e de Ligne. A Burgos, il y a toute la Division Merle, comprenant les Brigades Darmaignac et Gaulois ; le 10e Régiment de Chasseurs avec le Général Lasalle ; 2.500 hommes de la Garde impériale et la Brigade Sabatier de la Division Verdier. La Brigade Ducos, de cette même Division, est à Vitoria et la Brigade Habert à Mondragon. A Tolosa, il y a le 8e Escadron de marche. La situation se révélant fort grave à Santander, Bessières n'attend pas les ordres, et il agit. Il n'a sous la main que la Division Merle; il l'envoie tout entière vers « les montagnes ». Ce n'est pas au total l'effectif d'une Brigade de l'Armée d'Allemagne : un Bataillon du 47e, un Bataillon du 3e Suisses, le Régiment des Légions de réserve, les deux Compagnies du 86e rappelées de Lerma, 200 cavaliers du 10e Chasseurs, 8 pièces de canon et 6 caissons de cartouches : un total de 3000 hommes. Chaque homme est muni de 40 cartouches, d'une paire de souliers de rechange et de quatre jours de biscuit. 30.000 rations sont transportées dans des voitures (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 280).
Le 11 juin au soir, la jonction des colonnes de Merle et de Lasalle s'effectue à Duenas, sans la moindre difficulté, et après cette jonction, les deux Généraux disposent au total de 7.000 hommes, dont 800 cavaliers, et de 4 pièces de canon. Voici le dénombrement de ces forces :
Colonne Lasalle : 3e Bataillon du 17e Provisoire, 1.500 hommes; 3e Bbataillon du 18e Provisoire, 450 hommes ; 22e Régiment de Chasseurs, 420 chevaux; 10e Régiment de Chasseurs, 200 chevaux; total 2.570 hommes avec 6 canons ;
Colonne Merle : Deux Compagnies du 86e, 170 hommes; un Bataillon du 47e, 1.100 hommes; un Bataillon suisse, 600 hommes; Régiment des Légions de réserve, 1.400 hommes; 1er et 2e Bataillons du 18e Provisoire, 1.000 hommes; détachement du 10e Chasseurs, 200 chevaux; total 4470 hommes avec 8 canons (A. H. G., situation au 10 juin - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 304).
Le 13 juin, le lendemain de l'entrée de nos troupes à Valladolid, Bessières s'occupe de nouveau de l'affaire de Santander, chère à l'Empereur. Ordre est expédié, ce jour-là, à Merle, de quitter Valladolid le 15, pour se rendre à Santander, par Reynosa, avec les deux Brigades Darmaignac et Gaulois, de sa Division, 8 pièces de canon, 100 cavaliers du 10e Chasseurs et la Brigade Sabatier, de la Division Verdier, moins 2 Bataillons du 17e Régiment provisoire, laissés à Lasalle avec 4 canons. La décomposition de ces forces est la suivante :
Brigade Darmaignac : 1er Bataillon 47e, deux Compagnies 86e, 2e Bataillon 3e Suisses, 10 canons ;
Brigade Gaulois : 1er régiment supp. de réserve (4es Bataillons des 3e, 4e et 5e Légions de réserve) ;
Brigade Sabatier : 17e et 18e Régiments provisoires, moins 3 Bataillons (total 4 Bataillons).
Au total : 11 Bataillons et 2 Compagnies, 8 canons, 100 chevaux (situation des Armées d'Espagne, A. H. G. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 309).
Le 28 juin, la menace espagnole se précise. Les reconnaissances de Lasalle ont rencontré l'ennemi à Medina de Rio Seco, à Paredes de Nava et à Carrion ; il y a des gros de troupes actives et de milices à Mayorga, à Benavente et à Léon. Burgos n'est vraiment plus en sûreté : il faut lui donner de l'air, et l'heure d'agir va bientôt sonner. Ordre est donné à Lasalle de tenir la plaine, en cas d'attaque et de se replier en combattant sur Torquemada. Dans la lettre où il rend compte à Murat des dispositions projetées, Bessières rêve déjà de bataille et prévoit la rencontre avec les insurgés. A son sens, voici quelle sera la physionomie de cette campagne : les trois Bataillons de Lasalle iront au-devant du Maréchal arrivant de Burgos avec la Garde ; quant à Lasalle, il ira lui-même, avec ses cavaliers, au devant de Ducos et de Sabatier venant de Santander, et après les avoir ralliés, tombera dans le flanc et sur les derrières de l'ennemi ; une charge balaiera tout. Merle partira de Santander, le 30, avec le Bataillon du 47e, les Suisses, les deux compagnies du 86e, laissant le Général Gaulois assurer la pacification de cette région avec le seul Régiment des Légions de réserve, et il s'arrêtera à Reynosa, en attendant qu'on ait besoin de lui (Bessières à Murat, Burgos, 28 juin, 4 h. soir (A. H. G., Corr. Mil., 6/9) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 29).
La Division Merle, forte de 8.400 hommes, avec 16 canons, doit, selon les ordres de l'Empereur, comprendre les Brigades Darmaignac (1er Bataillon du 47e, 2 Compagnies du 86e, 2e Bataillon du 3e Régiment suisse, avec 12 canons); Gaulois (1er Régiment supplémentaire des réserves formé des 4es Bataillons des 3e, 4e et 5e Légions); Sabatier (120e Régiment d'infanterie) et Ducos (119e régiment). Le 119e et le 120e ont été formés en vertu du Décret du 7 juillet 1808; le 119e avec les 13e et 14e Régiments provisoires; le 120e avec les 17e et 18e (Guilleminot à Lasalle et à Merle, Burgos, 12 juillet, A. H. G., 6 a/85 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 60)
Unités du Corps des Pyrénées-Occidentales qui prirent part à la bataille de Medina de Rio Seco le 14 juillet 1808, sous les ordres du Maréchal Bessières :
Garde Impériale : 4 Bataillon, 2 Escadrons, 10 canons, 1.845 hommes d’infanterie, 262 cavaliers.
Division Merle : Brigade Darmaignac :
1er Bataillon 47e, 2 Compagnies 86e, 2e Bataillon suisse, 12 canons : 2 Bataillon, 8 canons, 2348 hommes.
Brigade Ducos : 119e régiment d'infant (13e et 14e provis.) 3 Bataillons.
Division Lasalle : 10e rég. de chasseurs. 4 Escadrons, 504 hommes ; 22e rég. de chasseurs, 4 Escadrons, 974 hommes. Brigade Sabatier : 120e régiment (17e et 18e provisoires), 4 Bataillons, 8 canons, 3.353 hommes.
Division Mouton : Brigade Reynaud : 4e rég. d'infant. Légère, 3 Bataillon, 1241 hommes ; 15e Régiment d'infant., 3 Bataillons, 6 canons, 1403 hommes.
(État conforme aux situations d'effectifs et aux données de la correspondance du Général Guilleminot : Guilleminot à Merle; à Lasalle, 11 juillet (A. H. G., 6 a/85) pour l'organisation de leur Division ; au Général Bourgeat pour dotation en artillerie, même date (ibid.) ; décret du 7 juillet fixant la transformation des 15 régiments provisoires d'Espagne en 8 régiments définitifs (série de 114e à 120e) (A. H. G., Corr. Mil., 6/10) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 49).
/ 1808, en France
Le 14 juillet 1808, l'Empereur se crée une nouvelle réserve au camp de Rennes où il groupe 6.000 hommes en 2 Brigades (3es Bataillons des 43e et 51e ; 3 Bataillons du 55e ; 1 Bataillon suisse ; 1 Bataillon de la 1re Légion de réserve ; 1 Bataillon provisoire formé de 2 Compagnies de chacun des 15e, 47e, 70e et 86e de ligne) (Ordre de l'Empereur, Bayonne 14 juillet 1808 ; Berthier à Clarke, Bayonne, 14 juillet 1808, A. H. G., Corr. Mil., 6/10. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 61).
/ Uniformes
/ Drapeaux