Le 85e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 85e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

Un État des cantonnements de la 3e Division, daté du Quartier général à Spire, le 3e jour complémentaire an 13 (20 septembre 1805) et signé du Général, Chef de l'Etat-major général, Daultanne, indique "... Le Général Gauthier, 85e de ligne, lieu de distribution, Neustadt ; 559 maisons à Haslach ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 552).

Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
3e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
3e division.
85e id. 2 Bataillons, 1.603 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).

Le Rapport de la Brigade de gauche à M. le Général de Division Gudin, rédigé par le Général de Brigade Gautier, et daté du 9 Vendémiaire an 14 (1er octobre 1805), indique : "La brigade bivouaque sur une ligne, la gauche au village d'Obrigheim, le centre devant Neubourg et la droite dans la vallée de Hochhausen derrière le Neckar.
Les communications principales en avant de la position consistent en deux routes, celle de Mergentheim pour la Franconie et celle de Neuenstadt et environs pour le Wurtemberg. Elles sont également praticables pour l'artillerie, la dernière se trouve à droite, à une lieue de Neckarelz.
D'après tous les renseignements des habitants, l'ennemi n'a point paru dans le pays que nous occupons, mais il a montré de la cavalerie dans le Wurtemberg, il doit se trouver réuni dans les environs d'Ulm et avoir porté un corps considérable vers les frontières des Grisons et le lac de Constance.
Le 25e régiment a en ligne 1,580 baïonnettes.
Le 85e id. 1,450
TOTAL. 3,030 baïonnettes
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 607).

Le 16 Vendémiaire an 14 (8 octobre 1805), le Général de Brigade Gautier écrit, depuis Röhrenhof, au Général de Division Gudin : "Mon Général,
J'ai l'honneur de vous rendre compte de la position occupée ce soir par ma brigade.
... Le 85e régiment de ligne a son 1er bataillon sur la lisière du bois qui se trouve entre moi et le général Petit; ses postes s'étendent sur le front du même bois et dans la plaine; il se lie par des patrouilles au 21e régiment. Une grand'garde de chasseurs est placée dans l'intervalle de ces deux corps et pousse des vedettes dans la plaine, le reste du détachement est bivouaqué ici avec une compagnie de grenadiers du 85e.
Les deux pièces de 8 que vous m'avez annoncées prendront position à Röhrenhof entre le bois et la grande route.
Le 2e bataillon du 85e régiment forme la réserve et est adossé au bois à gauche de la route d'Ingolstadt.
La position est trop étendue pour l'occuper avantageusement avec les troupes que j'ai l'honneur de commander. Je la rectifierai, autant que possible, demain à la pointe du jour si nous devons y rester.
Le général Vialannes ne m'a rien fait dire, j'ai laissé chez lui un ordonnance pour être prévenu des ordres qu'il recevra et vous en faire part de suite.
Je n'ai aucune nouvelle de l'ennemi
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 345).

Le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Général Gudin écrit au Maréchal Davout : "J'ai l'honneur de vous rendre compte que ma division est dans la même position qui a été indiquée hier; les troupes sont très mal, vu le mauvais temps et l'isolement où se trouve le camp.
Je fais mon possible pour me procurer un peu de pain pour une distribution, mais je ne pourrai pas y réussir; il est dû demain et même, à la rigueur, aujourd'hui. Si je peux réunir 2,000 rations, ce sera l'impossible. Vous voyez, d'après cela, combien je suis en déficit.
La situation de la division est, pour :
Le 12e régiment, de 1523 hommes et 60 officiers ...
85e 1538 [hommes] 61 [officiers]...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 487).

Le même 18 Vendémiaire an XIV (10 octobre 1805), le Général de Brigade Gautier écrit, depuis Walchshofen, au Général de Division Gudin : "Mon Général,
J'ai donné ordre à M. le colonel du 25e régiment d'envoyer deux compagnies aux villages de Kühebach et de Schönbach pour y requérir 20 sacs de farine de 200 livres chacun et les faire conduire le plus promptement possible au quartier général à Inchenhofen; à M. le colonel du 85e, d'envoyer trois compagnies à Haslangkreit, Windten et Stockensau pour s'y faire fournir 20 sacs de farine qui doivent être dirigés sur le même point. Les détachements vont partir à l'instant ; ils ont ordre d'être rentrés au plus tard à la pointe du jour demain matin avec leurs approvisionnements.
J'ose à peine vous entretenir de la situation des troupes. Vous sentez aussi vivement que moi combien leur position est pénible et combien elle le sera davantage dans la nuit prochaine, si elles doivent rester sous la pluie
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 490).

Le 22 Vendémiaire an XIV (14 octobre 1805), le Chef de Bataillon Lequas écrit, depuis Inpach, au Colonel commandant le 85e Régiment : "Mon Colonel,
J'ai l'honneur de vous prévenir qu'à mon arrivée dans le village que vous m'aviez désigné, je l'ai trouvé rempli de maraudeurs et pillards du 21e régiment. Plusieurs étaient armés d'un fusil et d'une baïonnette. Ils ont enfoncé les maisons et pris différentes choses aux paysans. Dans les moulins, ils ont enlevé une quantité de farine. Je n'ai pu saisir ceux qui étaient armés qui, échappés à une certaine distance, ont eu l'audace de se moquer de nous. Je leur ai fait tirer dessus et ils se sont retirés précipitamment.
Je vous envoie un tambour du 21e qui était au nombre des maraudeurs et qui pourra donner des renseignements sur ses complices.
Le maire du village m'a promis de me délivrer la quantité de pain que je lui ai demandée et j'en presse le recouvrement.
J'ai l'honneur de vous saluer très respectueusement.
(A. G.) LEQUAS
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 784).

Le même 22 Vendémiaire an XIV (14 octobre 1805), le Chef de Bataillon Chanié, du 85e, écrit, depuis Wiedenzhausen, au Colonel du 21e, à Schwabhausen : "Monsieur le Colonel,
Je vous adresse un grenadier de votre régiment que j'ai fait arrêter avant-hier, à une lieue de la grande route, dans une maison; il était sans fusil. C'est sans doute un de ces pillards qu'on ne saurait trop surveiller. L'insolence avec laquelle il me répondit m'obligea de lui donner quelques coups de cravache; il porta la main à la poignée de son sabre. S’il eût exécuté sa menace, je le tuais. Je lui donnai un coup de sabre qui lui a traversé le bras. Vous en ferez ce que vous jugerez à propos.
J'ai l'honneur de vous saluer avec respect.
(A. G.) CHANIÉ
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 785 - Note : Le 21e était à Ober-Roth, d'où le Colonel Dufour a daté la lettre transmissive de celle-ci, et adressée au Général Petit qui, lui, était à Schwabhausen, ainsi que le Général Gudin).

D'après le "Relevé des rapports de la division Gudin à l'époque du 27 au 28 vendémiaire an XIV (19 et 20 oct. 1805)", le 85e Régiment a 60 Officiers présents, 2 en mission, 1 malade ou en arrière, 1523 hommes présents, 195 aux hôpitaux, 36 au Dépôt, 103 en permission, 1 en jugement, 48 détachés, 1200 combattants au total (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 997).

Le 29 Vendémiaire an 14 (21 octobre 1805), le Général Gudin écrit, depuis Dachau, au Maréchal Davout : "J'ai l'honneur de vous rendre compte que ma division est rendue dans la position que vous m'avez indiquée.
La force en présents sous les armes est : pour le 12e régiment, de 1569; pour le 21e, de 1804; pour le 25e, de 1756; pour le 85e, de 1587.
Les 9,000 rations de pain du convoi de Neuburg se réduisent au plus à 4,000, dont 1000 au moins ne peuvent être données; reste donc à 3,000 qui, réunies à 2,500 en magasin, ne peuvent fournir ce qui m'est nécessaire pour le 2 brumaire. Je vous serais, en conséquence, on ne peut plus reconnaissant de me donner de quoi compléter cette journée. Avec mes propres ressources, je terminerai la distribution du ter brumaire, à bien peu de chose près au moins.
Mon aide de camp m'a transmis l'ordre de votre part de ne plus frapper de réquisitions en pain. Je m'y conformerai; le pays que j'occupe me met forcément dans cette nécessité, puisqu'il a été occupé, pendant huit jours, par les 1re et 2e divisions ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1018).

Le 29 Vendémiaire an 14 (21 octobre 1805), le Général de Brigade Gautier écrit, depuis Unter-Weilbach, au Général de Division Gudin, qu'il a établi sa brigade dans différents village; en ce qui concerne le 85e Régiment, 6 Compagnies sont réparties dans 11 granges à Hebertshausen et Deutenhofen; 6 Compagnies dans 9 granges à Ober, Unter-Weilbach; 5 Compagnies dans 8 granges à Amper-Möching. Le Général ajoute : "... Le village le plus éloigné n'est qu'à une lieue de Dachau.
... Je vous envoie un officier qui sera chargé de me transmettre vos ordres
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1018).

La "Situation des troupes composant le 3e corps de la Grande Armée à l'époque du 1er brumaire an XIV (23 octobre 1805)" indique que le 85e Régiment d’Infanterie de Ligne, Colonel Viala, est à la 3e Division Gudin; il compte 60 Officiers et 1543 hommes présents sous les armes. Absents avec solde : 3 Officiers et 64 hommes détachés. Absents sans solde : 196 hommes aux hôpitaux ; 103 hommes en congé. Total 1969 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1091).

Le 2 Brumaire an 14 (24 octobre 1805), le Général Gautier écrit, depuis Usterbruck, au Général Gudin : "Mon Général,
J'ai l'honneur de vous remettre les rapports des deux régiments de la brigade.
Le 25e régiment occupe Gessseltshausen et Eisenbach.
Le 85e régiment occupe Weng, Nöbach et Unterbruck, où j'ai mon quartier. On ne compte que trois lieues d'ici Freising par Nöbach, Eisenbach, Giggenhausen, Pallhausen et Vötting, mais le chemin est tellement mauvais qu'il n'est pas prudent d'y passer à cheval …
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1162).

Le 3 Brumaire an 14 (25 octobre 1805), le Général Gautier écrit, depuis Gremertshausen, à Gudin, à Weihen-Stephan : "Mon Général,
Conformément à vos ordres, j'ai pris position à Gremertshausen, occupant le village de Giesenbach sur la même ligne. Je me trouve placé à 2 lieues de Freising, à 1 lieue et demie de Weihen-Stephan et à 1 lieue de Hohenbachern, où se tient le général Petit en première ligne.
Je ne suis point assuré que vos intentions soient remplies; mon établissement me parait trop en arrière; cependant on m'assure qu'il n'existe aucun village dit Gremertshausen, ni qui y ressemble, dans un rayon de 3 lieues.
Mon inquiétude augmente quand je vois que la distribution de la viande annoncée pour demain à 6 heures du matin ne pourra avoir lieu dans ce village, où il n'existe aucun employé de l'administration, mais seulement un parc de bestiaux confié à une garde de 24 hommes et 1 officier du 12e régiment, qui est lui-même fort embarrassé.
Les bestiaux requis par les 25e et 85e régiments seront également conduits ici et je ne vois personne pour les recevoir.
Je vous prie, mon Général, de vouloir bien me transmettre vos ordres par l'officier que j'ai l'honneur de vous envoyer.
P.-S.- Je n'ai depuis hier aucune nouvelle de mes équipages (1)
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 181 - (l) Trois Officiers du 25e de Ligne ont poursuivi des maraudeurs du 21e. Ils en ont arrêté un et ont saisi les objets volés, consistant en quatre pièces de toile, une gamelle avec de la graisse, du pain, de la volaille et des pruneaux. Le soldat arrêté est conduit au Colonel de son Régiment, qui demande au Général de Brigade de le faire juger conformément aux règlements militaires. (A. G.) Le dossier est transmis le lendemain à la Division).

Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805).
3e Corps d'Armée.
Commandant en chef. Le Maréchal Davout.
3e Division du 3e Corps.
Général de Division. GUDIN.
12e de Ligne (2 Bataillons) ;
21e de Ligne (2 Bataillons);
25e de Ligne (2 Bataillons) ;
85e de Ligne (2 Bataillons).

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

Le 10 Brumaire an XIV (1er novembre 1805), le Général Gautier écrit, depuis Grönning, au Général Gudin : "J'ai établi mes régiments sur deux lignes en arrière de ce village, à gauche de la route, dans la position où j'ai fait halte en attendant vos ordres. J'occupe le plateau de Weinberg par 4 compagnies du 85e.
L'artillerie se trouve placée entre ce village et le 25e régiment de ligne. J'ai transmis à MM. les colonels l'autorisation que vous avez bien voulu leur donner pour se procurer des vivres et des souliers dans l'arrondissement de 3 lieues. Ils ont envové de suite des détachements commandés par des officiers, avec ordre d'amener ce qu'ils pourront trouver. Les 1re et 2e divisions ayant exigé beaucoup, nous glanerons peu après elles. Je vous rendrai compte, mon Général, de ce qui aura été fourni.
J'ai l'honneur de joindre à cette lettre les rapports du jour ...
2e P.-S. - Je viens de recueillir 100 paires de souliers et à peu près 340 pains de 6 à 9 livres qui se trouvent sur quatre voitures pillées par les troupes de droite. Ces voitures viennent de Wolfsegg. Elles portaient un fort approvisionnement et tout aurait été pillé si la scène ne se fût passée près de mon logement; je tiendrai compte de ce qui reste, si vous pensez que je puisse le faire distribuer aux 25e et 85e régiments qui ont placé des gardes aux voitures.
Les paysans voituriers prétendent qu'ils avaient en partant de Wolfsegg plus de 300 paires de souliers et plus de 500 pains
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 390).

Le 11 Brumaire an 14 (2 novembre 1805), le Général Gautier écrit, depuis Stroham, au Général Gudin : "J'ai pris position en arrière du village de Weinberg, la droite à peu près à sa hauteur et la gauche se prolongeant sur la lisière du bois.
Trois compagnies du 25e et deux du 85e régiment occupent les villages qui se trouvent aux extrémités de la ligne.
Il manque 241 hommes dans le 25e et 130 dans le 85e.
Je ne puis vous remettre le rapport du 85e, le colonel ayant oublié de me l'envoyer; je connais le déficit de ce corps par l'appel qui m'a été rendu verbalement ce soir
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 417).

Le 13 Brumaire an 14 (4 novembre 1805), le colonel Combe, du 25e régiment d'infanterie de ligne, commandant l'arrière-garde de la 2e Brigade de la 3e Division, adresse au Général Gautier (en marche) le Rapport suivant : "J'ai l'honneur de vous prévenir, mon Général, que la route ainsi que les campagnes sont couvertes de militaires qui restent en arrière de leurs corps pour y piller. La majeure partie sont du 111e régiment, qui marchent par pelotons, ainsi que les 21e, 12e, 33e et 17e régiments. Le 25e ainsi que le 85e étaient les moins nombreux.
Mon Général, un tableau bien frappant s'est présenté à la vue d'un officier du 25e régiment, qui avait été envoyé par moi dans des maisons de campagne, pour y chasser les pillards : quatre malheureux vieillards assassinés à coups de sabre, presque moribonds, et une vieille femme assaillie à coups de bâton, qui ne pouvait leur donner du secours, tant elle était meurtrie de coups. Ce crime, mon Général, est arrivé sur la droite de la route, environ moitié chemin de la journée. Rien autre de nouveau
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 481).

Le 14 Brumaire an 14 (5 novembre 1805), le Général Gautier écrit, depuis Sierninghofen, au Général Gudin : "Mon Général,
J'ai l'honneur de vous prévenir que je reste, avec le 85e régiment, à Sierninhofen, et que le 25e est à une demi-lieue en avant.
L'officier qui vous portera cette lettre est chargé de m'apporter vos ordres pour le premier mouvement.
P.-S. - J'ouvre ma lettre pour vous dire que le 85e est allé à Sierning, sans doute d'après l'ordre que M. Cirey a transmis au colonel, car je croyais qu'il resterait dans ce village, où j'ai trouvé plusieurs compagnies à mon retour et où je suis maintenant seul
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 524).

"Ordre d'exécution de la main du général Gudin.
La division partira de son bivouac en arrière de Steyer à 10 h. 30.
La 2e division ne se mettant en marche qu'à 9 heures, on rappellera à 10 heures précises.
Un officier d'état-major sera envoyé à Steinbach pour porter l'ordre au 21e régiment. Une ordonnance sera envoyée avec un duplicata de cet ordre sur Ternberg, par la rive gauche de l'Enns, pour le même objet. Si cette ordonnance ne trouve point le 21e à Ternberg, elle reviendra de suite sur Saint-Peter où sera établi le quartier général de la division.
Le Général,
Gudin.
P.-S.- Le parc viendra à Saint-Peter et les chasseurs seront placés un peu en avant si les localités le permettent.
La compagnie du 85e partira en tête de la division.
Les deux autres attendront que la division ait passé et feront l'arrière-garde avec ordre de faire suivre tous les traînards
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 558).

Le 8 décembre 1805 (17 Frimaire an 14), Davout écrit, depuis Lundenbourg, au Ministre de la Guerre, Major général : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que je donne l'ordre au général Gudin de faire porter le 21e régiment d'infanterie de ligne vis-à-vis Neudorf, sur la rive droite de la March ; ce régiment fournira un petit parti à Marchegg.
Je fais cantonner les 25e et 85e régiments à Stazistersdorf et lieux environnants.
Le 12e régiment faisant partie de la même division fournira des postes depuis Hohenau jusqu'à Marchegg exclusivement, vis-à-vis de tous les bacs qui existent sur la March …
" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 226, lettre 134).

Le 20 décembre 1805 (29 Frimaire an 14), Davout écrit, depuis Presbourg, au Ministre de la Guerre, Major général : "Monsieur le Maréchal ... La division Gudin a commencé aujourd'hui son mouvement pour aller occuper ses cantonnements sur la rive droite du Danube. Les glaces qui rendent le passage du fleuve impraticable m'ont forcé à faire passer cette division par Vienne ...
La 2e brigade de cette division partira demain de Presbourg et arrivera également le 2 nivôse dans ses cantonnements. Le 25e régiment occupera Ellend, Haslau, Fischamend, Enzersdorf, Schwaadorf. Le 85e régiment occupera Breitenbrunn, Stix-Neusiedl, Sainte-Margarethen, Trautsmansdorf, Goetzendorf.
Ces troupes passeront à Vienne sans s'y arrêter ...
" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 234, lettre 142).

/ 1806

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 3e corps du maréchal Davout
16e et 24e division
… Mayence le 85e de ligne à Arras ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon Cousin … La division du général Broussier est composée de 9,000 hommes qui se composent de détachements des 6e, 9e, 15e et 25e d'infanterie légère (la CGN et l’original parlent des 9e, 15e et 25e de Ligne), 76e, 21e, 27e, 30e, 33e, 39e, 51e, 59e, 61e, 69e, 12e, 85e et 111e de ligne : ordonnez que cette division soit dissoute et que ces détachements se dirigent à l'heure même, du lieu où ils se trouvent, par la route la plus courte, pour se rendre à leurs bataillons de guerre de l'armée. Le 9e d'infanterie légère se dirigera sur Wesel, et le 15e d'infanterie légère sur Paris ..." (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10478 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12461).

Le 28 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Mayence, au Général Lorges, Commandant de la 26e Division Militaire : "Vous ferez partir demain en une seule colonne sous les ordres de l’adjudant commandant Levasseur :
30 cuirassiers du 9e
100 hommes du 27e [de ligne]
210 hommes du 30e
120 hommes du 33e
140 hommes du 51e
180 hommes du 61e
80 hommes du 85e
180 hommes du 111e
Chaque homme sera muni de 50 cartouches, cette colonne qui sera au moins de 1 000 hommes se dirigera sur Würzburg et marchera en bon ordre. Chaque soldat devra avoir deux paires de souliers dans son sac.
Cette colonne sera rangée demain matin à 7 heures du matin en avant de Kassel.
L'adjudant commandant Levasseur recevra de nouveaux ordres à Würzburg sur la destination de sa colonne
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13120).

Le 5e Bulletin de la Grande Armée, daté de Iéna, le 15 octobre 1806, raconte : "La bataille d'Iéna a lavé l'affront de Rosbach, et décidé, en sept jours, une campagne qui a entièrement calmé cette frénésie guerrière qui s'était emparée des têtes prussiennes.
… nous n'avons à regretter, parmi les généraux, que la perte du général de brigade Debilly, excellent soldat. Parmi les blessés, le général de brigade Conroux ; parmi les colonels morts, les colonels … Viala, du 85e
" (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 40 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 33 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 11009).

Le 15 octobre 1806 à minuit, Davout écrit, depuis Naumbourg, au Major général de la Grande Armée, Prince de Neuchâtel : "… Tous les régiments du 3e corps, quelques pertes qu'ils aient faites, ont conservé leurs drapeaux, même les régiments qui ont perdu les deux tiers de leur monde ; tels sont les 13e d'infanterie légère, 12e et 85e de ligne ; la perte des officiers est très-considérable ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 280, lettre 182).

Dans son rapport fait le 17 octobre 1806, depuis Naumbourg, au Maréchal Davout le Général Gudin écrit : "J'ai l'honneur de vous rendre compte que, conformément à vos ordres, ma division est partie le 14 octobre à quatre heures du matin de sa position de Neufleming pour passer la Saale au pont de Kosen ; à six heures, la tête de la division a traversé le défilé, et le 25e régiment d'infanterie de ligne, commandé par le colonel Cassagne, s'est formé en colonne à droite de la chaussée d'Erfurt, tandis que le 85e arrivait sur la gauche, le 21e régiment d'infanterie de ligne suivant le mouvement du 85e, et le 12e celui du 25e.
Arrivé à la hauteur du village d'Hassenhausen, la découverte du 1er régiment de chasseurs rencontra l'ennemi et vint se rallier au 25e régiment. Le général Gauthier fit alors former le carré à ce régiment, et à peine cette manœuvre était terminée qu'une batterie de 6 pièces ennemies placées en avant du village commença un feu très-vif, et qui nous aurait infiniment fait souffrir si le général Gauthier ne l'eût fait enlever par deux compagnies de grenadiers et une de voltigeurs, sous la direction de son aide de camp le capitaine Lagoublaye ; cette charge fut en même temps appuyée par un détachement du 1er régiment de chasseurs commandé par le capitaine Hullot, et par le feu de notre artillerie établie aux flancs du 25e.
Nous nous sommes alors portés à la tête du village d'Hassenhausen ; l'ennemi voulant profiter de l'isolement dans lequel se trouvait le 25e, ce corps eut à résister à une charge de cavalerie soutenue par une batterie pareille à celle que nous venions d'enlever, mais il la repoussa avec la plus grande vigueur. Le 25e avançait pendant ce temps sur la gauche.
L'effort que faisait l'ennemi sur ma droite me détermina à y faire passer le 21e régiment de ligne, et à peine ce régiment fut-il arrivé qu'il fut chargé vigoureusement par la cavalerie ; mais le feu de ce régiment obligea l'ennemi à une prompte retraite.
Le 12e régiment arrivait alors en arrière du 21e régiment ; la cavalerie prussienne voulut encore essayer une charge, mais le peu de succès qu'elle avait eu aux précédentes et la contenance du régiment l'en empêchèrent.
Le 85e régiment pendant ces événements était sur la gauche, combattant sous la conduite de son brave colonel Viala.
L'ennemi, voyant que la majorité de nos forces étaient portées sur la droite, où j'avais réuni presque toute mon artillerie, se prolongea sur la sienne et dirigea les attaques contre le 85e, qui eut alors à combattre infanterie, cavalerie et artillerie.
Ce régiment repoussa plusieurs des charges dirigées contre lui, mais il eût infailliblement succombé, si le 12e régiment, commandé par le colonel Vergez, ne se fût porté promptement à son secours. Ce dernier était à peine sur le terrain qu'il fut assailli par toutes les forces que l'ennemi avait sur ce point, et sans l'extrême bravoure qu'il a déployée, la division, tournée complétement sur sa gauche, courait les plus grands dangers. Pendant que le 12e régiment se portait à la gauche et en arrière du village d'Hassenhausen, le 21e régiment, sous les ordres du colonel Dufour, s'y établissait en avant, occupant le village par son centre.
La résistance des régiments de la division contre des forces aussi supérieures ayant donné le temps à la 1re division d'arriver à notre secours, le combat redevint offensif, et les efforts que nous avions faits pour la conservation du village d'Hassenhausen furent couronnés du plus grand succès car l'ennemi fut obligé de nous abandonner toute l'artillerie qu'il nous avait laissée sur ce point.
Le corps d'armée étant de ligne, la division marcha sur le village de Tauchwitz, poursuivant l'ennemi devant elle, et ce village fut enlevé avec la plus grande énergie une compagnie de sapeurs entre autres y entra à la baïonnette, culbuta tout ce qui se trouvait devant elle et fit un bon nombre de prisonniers ; un petit détachement du 2e régiment de chasseurs, conduit par M. le capitaine Decouz, chargea aussi très à propos et avec succès.
Nous nous portâmes ensuite sur ce village de Popel, qui fut enlevé aussi avec la même facilité, et la division vint se former d'après vos ordres sur le rideau qui domine les villages d'Auerstaedt et de Reisdorf.
Pendant que nous exécutions ce mouvement, le général Petit, ayant avec lui 400 hommes des 12e et 21e régiments, contribua puissamment à l’enlèvement du plateau d'Eckartsberg, qui fut le dernier exploit de la journée et où le reste de l'artillerie, que l'ennemi avait mis en batterie contre nous, fut enlevé ...
Je ne saurais, Monsieur le Maréchal, vous faire trop d'éloges de la conduite de MM. les officiers des corps de ma division ; tous ont montré qu'ils étaient dignes de faire partie de la grande armée et du général en chef auquel notre auguste souverain en a confié la direction.
J'ai à vous citer particulièrement le général Petit ..., Le chef de bataillon Husson, qui a pris le commandement du 85e, en remplacement du brave colonel Viala.
Les chefs de bataillon Vaugrigneuse, du 21e ; Saint-Faust, qui a eu un cheval tué, et Lavallée, du 25e ; ce dernier a été blessé trois fois, sans vouloir quitter le champ de bataille ...
" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 281, lettre 186).

Le 17 octobre 1806, Davout écrit, depuis Naumbourg, au Major général de la Grande Armée, Prince de Neuchâtel : "… J'ai également l'honneur de prévenir Votre Altesse que d'après l'autorisation qu'elle m'en a donnée, je laisse à Naumbourg le 85e régiment, au lieu du 13e régiment d'infanterie légère ou du 12e de ligne. Le chef de bataillon Husson, officier ferme et d'une grande distinction, qui commande ce régiment, commandera la place de Naumbourg ; il est chargé de prendre les ordres de Votre Altesse pour le transport des prisonniers" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 281, lettre 185).

/ 1807

- Inspection du Dépôt du 85e Régiment à Mayence par le Général Schauenburg, le 23 novembre 1807

Bouton 85e de Ligne
Bouton du 85e de Ligne - Collection Achille Verschoren, Historien.

"Dépôt du 85e Régiment d’Infanterie de Ligne. Revue passée à Mayence le 23 novembre 1807.
Espèce d’hommes. Passable.
Habillement. Bon.
Equipement. Idem.
Armement. Idem.
Tenue. Bonne.
Discipline. - .
Maniement d’armes. Passable pour l’instruction qu’ils ont reçu.
Manœuvres. Bonnes.
Retenue. Point.
Ordinaire. Bien monté.
Pain. Bon.
Casernes et fournitures. Mauvaise, fournitures passables.
Conscrits. - .
Finances. Le Général de division Inspecteur général d’infanterie n’a pas arrêtée la comptabilité de l’an 13 en deniers et effets, ne l’ayant pas trouvée arrêtée par l’Inspecteur aux revues.
L’Inspecteur général a trouvé que les registres de comptabilité ne sont pas tenus avec ordre, qu’il y existre beaucoup d’irrégularités.
Les dépenses pour les frais de bureau sont très fortes.
Résumé.
Le Dépôt est commandé par le Capitaine Ambrossy qui n’a ni les moyens ni l’autorité de conduire le Dépôt ; la note qu’il donne au Quartier-maitre est renvoyée aux remarques que j’ai fait sur son administration. S. E. sera à même de voir combien il est préjudiciable qu’un Dépôt soit dirigé par la nuisible influence d’un Quartier-maitre qui fait tout ce qu’il veut puisque celui qui le commande n’a pas assez de connaissances administratives, et puis encore n’oserait pas se permettre de déplaire au Quartier-maitre qui en a une copieuse … ( ?) et qui je n’en doute pas a rédigé sa note lui-même ainsi que celle de l’Officier chargé de l’habillement. J’ai refusé à ce corps 5 hommes.
Ordre.
Le Général de division Schauenburg Inspecteur général d’Infanterie n’a pas arrêté définitivement pour l’an 13 les registres de comptabilité en deniers et effets du 85e Régiment d’Infanterie de Ligne, attendu qu’ils ne l’ont pas été par l’Inspecteur aux revues.
D’après l’examen qu’il en a fait il s’est aperçu que les sommes remises au Quartier-maitre étaient portées sur son journal sans indiquer de date ou à une époque bien différente à celle du registre de caisse, cette manière d’opérer prouve le peu d’ordre et de régularité dans ses opérations ainsi que le peu de surveillance du conseil d’administration.
L’Inspecteur général a trouvé que les frais de bureau sont excessives ils montent pour l’an 13 à la somme de deux mille huit cent six francs vingt-sept centimes, dans laquelle est comprise celle exorbitante de 288 frs pour l’achat de neuf registres de détail des Compagnies.
L’Inspecteur lui ordonne de mettre plus d’ordre et de régularité dans la tenue de ses registres et recommande au conseil d’administration d’être plus exact à surveiller cette partie de l’administration. Les dépenses des Bataillons de guerre ne sont point détaillées au journal du Quartier-maitre, celui-ci s’est seulement borné à y porter celles de frais de bureau, les autres sont comprises en bloc sur les tableaux de trimestre et encore sans les désigner de celles du Dépôt, ce qui fait qu’on ne peut connaitre les dépenses des Bataillons de guerre, et aussi que celles portées sur le tableau présentent un total bien plus fort que l’arrêté du journal du Quartier-maitre
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

"Ordre donné à tous les corps sur la manière d’exercer les conscrits et pour l’administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s’appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l’homme qu’ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l’instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c’est d’inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu’il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l’habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l’entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l’on sera à l’exercice l’instructeur entretiendra la recrue pendant l’intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu’il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l’infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n’est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manœuvre et l’exercice de l’infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l’ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l’éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d’instruction, et ceux qui n’en auront pas suffisamment devront également s’y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L’on n’exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l’exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l’on préfèrera autant que possible les exercices de l’après midi attendu qu’elles empêchent le soldat de s’écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l’article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu’au quartier ; les chefs n’en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu’ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu’ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu’ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d’administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l’attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d’administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l’inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l’arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d’un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l’autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n’est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu’après avoir contracté un engagement en présence d’un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s’y seraient pas conformés.
L’intention de l’Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l’armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu’il doit par conséquent être pourvu d’un habit uniforme en bon état et de son sabre, s’il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s’ils l’avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s’ils s’y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le Général Schauenburg adresse au Ministre de la Guerre le résultat de sa revue le 6 janvier 1808, et aux Ministres Dejean et Lacuée le 8 janvier 1808; le résultat de la Revue est également adressé au Corps le 8 janvier 1808 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 13 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, au 22 janvier, la division Gudin composée des 12e, 25e, 85e et 21e de ligne sera logée à Varsovie dans les casernes dont l'état est ci-joint. Vous enverrez cet état au général Gudin pour qu'il reconnaisse ces casernes et qu'il prenne ses dispositions de manière que les brigades et les régiments soient réunis le plus possible. Vous mettrez 20000 francs à la disposition du directeur du génie pour qu'il fasse fournir les meubles nécessaires sans aucun retard et que ces troupes, au 22, se trouvent convenablement casernées. On peut très bien établir des fourneaux sous les hangars, dans les cours, pour faire la soupe" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14036).

Le 15 Janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon Cousin, donnez l'ordre aux 12e, 21e, 25e et 85e régiments, composant la division Gudin, de se rendre à Varsovie ; ils feront en sorte d'y être arrivés le 21. Réitérez l'ordre au général du génie et au général Gudin de s'arranger pour que la caserne qui est mise à la disposition de cette division soit garnie de paille, de chaises, de fourneaux et de tous les objets nécessaires. Faites connaître au maréchal Davout qu'il doit placer l'artillerie de la division Gudin où il le jugera convenable, parce qu'il n'y a pas de quoi la nourrir ici ; qu'en faisant venir ces quatre régiments à Varsovie, mon intention est qu'il leur soit porté un soin particulier ; que, cependant, il dirigera ce mouvement de manière à faire passer le Bug à ces régiments, soit sur le pont, soit sur les glaces, quand ce sera possible. En général, ils ne doivent mener aucuns chevaux, car le fourrage est rare à Varsovie" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11634 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14056 ; Cité par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 389).

Le même 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère ...
49 au 85e id ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).

Le 16 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez ordre que les détachements du 12e et du 85e soient placés dans les casernes destinées à la division Gudin. Donnez également l'ordre au payeur d'assurer le prêt pour dix jours à ces détachements. Vous ferez donner au détachement des tirailleurs du Pô cinquante-neuf capotes, … et à celui du 85e, 30 capotes et 35 paires de souliers ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 883 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14074).

Le 21 janvier 1807, Napoléon écrit depuis Varsovie, au Maréchal Berthier : "Donner ordre au général Guérin, à Lowicz, d'établir un atelier d'armuriers, pour faire les réparations les plus urgentes aux fusils de son dépôt ; en informer le général Songis, qui accordera quelques sommes pour ces dépenses. Donner ordre au même de faire partir pour Varsovie les détachements des 12e de ligne, 21e de ligne, 25e et 85e, des 100e, 103e, 21e léger, 28e idem, 34e, 40e, 64e, 88e et 17e léger, qu'il a à son dépôt, en les faisant marcher bien en ordre ; de choisir une église ou un lieu couvert afin de faire exercer les conscrits qui passent à son dépôt, et de s'y rendre fréquemment lui-même afin de s'assurer qu'on pousse leur instruction autant que possible ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11675 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14137).

Le 22 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "… Témoignez mon mécontentement au colonel du 85e de ce qu'il a laissé piller un magasin de paille" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 896 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14141).

Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, donnez l'ordre à l'intendant général de faire distribuer, dans la journée de demain, 400 capotes au 12e de ligne, 500 au 91e, 300 au 25e et 300 au 85e. Donnez ordre au général Songis de faire délivrer, également dans la journée de demain, 70 fusils à chacun des 12e, 21e, 25e et 85e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11691 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14168).

Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Général Lacuée, Directeur général des revues et de la conscription : "L’état n°3 que vous m'avez accordé m'a fait plaisir ; il m'a paru ne rien laisser à désirer. Je disposer des 20000 hommes de la réserve de la manière suivante :
Annexe
Etat des hommes de la réserve à donner aux corps d'infanterie ci-après :
Ceux 12e de ligne 280 hommes ...
85e 260
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14172).

Le 15 février 1807, le Général Grouchy écrit, depuis Heilsburg, au Major-général : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse que je suis arrivé ce matin ici, avec une de mes brigades ; la 2e va y arriver sous deux heures. « Je n'ai encore recueilli que des données vagues sur la marche de la colonne qui a délivré les prisonniers russes à Villemberg ; le commandant de Villemberg, le colonel Desnoyers, vous a d'ailleurs adressé hier un rapport à ce sujet.
J'envoie à l'instant des reconnaissances sur Bischoffstein, et des officiers sur Gutstadt et Osterode. Aussitôt leur retour, je vous transmettrai le résultat de ce que j'apprendrai.
Il y a ici une terreur panique de la colonne annoncée venant de Villemberg, qu'on dit forte de 600 Cosaques, de seize escadrons de cuirassiers et de 2 ou de 3,000 hommes d'infanterie, et qu'on prétend marcher sur Heilsberg. Tout ce qui se trouve de blessés dans les points environnants se réfugie en hâte à Heilsberg, qui est encombré de plus de 1,500 éclopés. Les moyens d'évacuation manquent ; je fais l'impossible pour me les procurer.
Un faible bataillon du 85e régiment arrive à Heilsberg venant d'Ortelsburg, d'où il est parti le 13 au matin ; j'ai su par son commandant que le général Grandeau a évacué Méziniest le 10, et s'est porté à Lavedy. Je présume que c'est Zaveby qu'on veut dire.
Ce commandant rapporte qu'on lui a dit que la colonne qui a marché sur Villemberg s'était ensuite dirigée sur Neidenburg ; il dit aussi avoir été suivi, mais de loin, par l'ennemi. J'ai engagé ce chef de bataillon à demeurer à Heilsberg jusqu'à la rentrée de mes reconnaissances, attendu que si effectivement l'ennemi se portait sur ce point avec de l'infanterie, il serait bon que j'en eusse pour tenir à Heilsberg, jusqu'à l'évacuation des blessés. Je désirerais même que vous voulussiez m'autoriser à le garder jusqu'à ce que j'aie quelque chose de positif sur la marche de l'ennemi. Je ne sais si le colonel Desnoyers vous a rendu compte que l'officier que vous avez envoyé au général Savary n'était point passé et avait rétrogradé ; mais sans doute que le général Savary aura été prévenu par le général Grandeau du mouvement de l'ennemi
" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 302).

Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
3e corps
... 85e de ligne ...
Dépôts à Thorn ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).

Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "... Les régiments provisoires dans leur formation doivent être composés de compagnies de 140 hommes ; mais il est des régiments qui sont plus nombreux. Vous devez alors tirer de ces 3es bataillons des compagnies de 240 hommes, au lieu de 140. Par ce moyen, vous nous enverrez de plus grands secours. Je vois par exemple que le 85e a 528 hommes à son dépôt ; certainement ce corps pourrait en envoyer, au lieu de 140, 240 ou 300 hommes. Envoyez-nous beaucoup de renforts, mais bien armés et en bon état" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14658).

Le même 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… Pour la Grande Armée
85e de ligne 100 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).

Le 20 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de Réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, je vois avec plaisir que les 9e, 10e, 11e et 12e régiments provisoires sont formés. Dirigez ces quatre régiments sur Magdeburg. Attachez le 85e à un des régiments provisoires, et faites-en partir tout ce que vous pourrez ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14774).

Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 85e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).

Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ...
Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je vois que de Mayence vous pourriez faire partir :
du 15e de ligne 400 hommes ...
… du 85e 800 ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).

Composition du 3e Corps du Maréchal Davout au 16 mai 1807 :
1ère Division, Général Morand : 13e Léger, 17e, 30e, 51e, 61e et 65e de Ligne, 12 Bataillons, 7185 hommes.
2e Division, Friant : 15e Léger, 33e, 48e, 108e, 111e de Ligne, 10 Bataillons, 7361 hommes.
3e Division Gudin : 7e Léger, 12e, 21e, 25e et 85e de Ligne, 10 Bataillons, 7632 hommes.
Artillerie et Génie
Cavalerie légère, Général Marulaz : 1er, 2e et 12e chasseurs, 9 Escadrons, 692 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 85e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 26e Division militaire. Coblentz (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

Situation des troupes composant l'Armée du Rhin à l'époque du 1er janvier 1809.
Maréchal d'Empire Commandant en chef, le Duc d'Auerstaedt, à Erfurt ...
3e Division d'infanterie, Général de Division Gudin, en congé.
Gilly, Général de Brigade, commandant par interim.
1re Brigade : Général Petit, à Hameln.
85e de Ligne : 1er, 2e et 3e Bataillons; Colonel Duppelin, à Celle (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 490).

Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, voulant compléter mon armée du Rhin, mon intention est ... Le 12e de ligne a besoin de 200 hommes, le dépôt de ce régiment les enverra à Mayence ; le dépôt du 21e de ligne y enverra 100 hommes ; le dépôt du 25e de ligne y enverra 300 hommes ; le dépôt du 85e y enverra 200 hommes. Ces détachements faisant 800 hommes formeront le 3e bataillon de marche de l’armée du Rhin ...
Ces bataillons de marche se réuniront à Mayence le plus tôt possible. On n’y mettra que le nombre d’officiers et de sous-officiers nécessaires pour conduire les hommes. Vous me ferez connaître le jour de leur arrivée à Mayence, et je donnerai des ordres pour leur direction sur l’armée du Rhin ...
Les 12e, 25e, et 85e de ligne tiendront prêtes à partir pour le 4e bataillon deux ou un plus grand nombre de compagnies de fusiliers ...
Les compagnies destinées aux 4es bataillons doivent être préparées sans aucun retard, pour que j’ordonne leur départ
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2766 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20015; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 53).

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez l'ordre qu'une ou deux compagnies de fusiliers complétées à 140 hommes des quatrièmes bataillons des 12e, 25e, 33e, 61e, 65e, 22e, 85e, 111e, et 5e légère, partent sans délai pour Strasbourg.
On formera de ces compagnies autant de bataillons de marche qu'il y aura de fois six compagnies, en ayant soin de mettre ensemble les compagnies des régiments qui appartiennent à l'armée du Rhin.
On appellera ces bataillons, bataillons de marche des quatrièmes bataillons de l'armée du Rhin ; ainsi il y aura à Strasbourg gtrois espèces de bataillons de marche : les bataillons de marche du corps d'Oudinot, les bataillons de marche de l'année du Rhin, les bataillons de marche des 4es bataillons de l'armée du Rhin.
Je crois avoir compris dans ce nombre toutes les compagnies des quatrièmes bataillons qui ont leurs grenadiers et voltigeurs à l'armée du Rhin ; s'il m'était échappé quelque corps, faites-le-moi connaître
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2849 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20196; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 81).

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 8e régiment provisoire :
Le 8e régiment provisoire sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 8e de ligne, 21e, 94e, 95e, 39e, 85e. Il se réunira à Wesel ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).

L'"État de situation, d'itinéraire et d'emplacement de l'Armée du Rhin du 5 au 28 mars 1809, feuille n° I", indique :
Armée du Rhin, M. le Maréchal duc d’Auerstaedt.
3e division d'infanterie : général Gudin. Doit être réunie au 20 mars à Bamberg.
85e Régiment d'infanterie de ligne, 3 Bataillons. Grenadiers et Voltigeurs du 4e Bataillon. Détachement venant du Dépôt, 200 hommes. 2,379 hommes présents. Doit être le 27 à Bamberg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 8 - l'ordre du 11 mars ordonne d'occuper Cronach, Forchheim et Amberg, de laisser la Division Friant à Bayreuth; de placer la Division Saint-Hilaire entre Nuremberg et Ingolstadt, une autre Division à Bamberg et une à Nuremberg. La Brigade Jacquinot observant les débouchés de la Bohême, la Division Montbrun et la Division Nansouty en seconde ligne sur le Danube).

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Bataillons de marche destinés à renforcer les régiments employés dans les 4 divisions d’infanterie.
3e bataillon de marche.
Détachement du 85e de Ligne, 200 demandés, 160 mis en route. Itinéraire : Mayence le 5. Francfort le 20. Hanau le 21. Aschaffenbourg le 22. Rohrbrunn le 23. Esselbach le 24. Rossbrunn le 25. Wurtzbourg le 26 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).

La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Compagnies destinées à être formées en Bataillons de marche des 4es Bataillons dont les Grenadiers et Voltigeurs sont à l'Armée du Rhin.
Il sera formé autant de Bataillons qu'il y aura de fois 6 Compagnies, en réunissant celles qui appartiennent à la même Division de l'Armée du Rhin.
Une ou deux Compagnies du 85e Régiment d'infanterie de ligne, 280 hommes. Partiront de Coblentz le 23 mars pour être le 3 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).

Le 12 mars 1809, le Duc d’Auerstaedt écrit, depuis Erfurt, au Major général : "... Voici, d'après le compte que je me suis fait rendre par le chef de l'état-major de l'armée, l'ordre dans lequel toutes les troupes arriveront à la destination qui leur est assignée par votre lettre du 4 de ce mois :
... Le 85e de ligne avec l'artillerie de la 3e division y arrivera le 27 ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 248).

Le 15 mars 1809, le Duc d’Auerstaedt écrit, depuis Erfurt, au Major général : "… Conformément à vos intentions, j'ai aussi l'honneur de vous adresser les itinéraires des corps de l'armée qui sont en marche pour se rendre à Bamberg ou à d'autres destinations. Les officiers qui ont été envoyés dans le Hanovre pour porter les ordres de mouvement aux généraux Gilly et Saint-Sulpice n'étant point encore rentrés, il m'est impossible de faire connaître positivement à V. A. les dates d'arrivée aux divers gites, pour ce qui concerne les 21e, 25e et 85e de ligne et les quatre régiments de la seconde division de grosse cavalerie. Je vous ai fait connaître plus particulièrement les motifs de cette impossibilité dans ma lettre du 12 de ce mois Les ordres et contre-ordres qu'avaient reçus les troupes cantonnées dans le Hanovre ne permettraient pas de leur adresser sans grand inconvénient des ordres de départ à jour fixe …
D'après les calculs les plus probables sur les jours où les 21e, 25e et 85e de ligne se sont mis en marche, j'ai lieu de croire que le premier arrivera à Bamberg le 22, le second le 24 et le troisième le 25 ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 273). Suit l'itinéraire du 85e de Ligne : "85e régiment et l'artillerie.
Le à Hanovre. Le à Alfeld. Le à Nordheim. Le à Heiligenstadt. Le à Mühlhausen. Le à Gotha. Le à Meiningen. Le à Hildburghausen. Le à Cobourg. Le à Bamberg
".

Le 21 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, à Alexandre, Prince de Neuchâtel, Major général de l'Armée d'Allemagne, à Paris : "Mon Cousin, donnez ordre au général sénateur Demont de se rendre à Würzburg pour être employé au corps du duc d'Auerstaedt. Faites connaître au duc d'Auerstaedt que je désire qu'il mette sous les ordres de ce général une réserve qui serait composée des 4es bataillons du 30e, du 61e, du 65e, du 33e, du 111e, du 12e et du 85e de ligne ; ce qui fait sept bataillons. Ces sept bataillons ne sont encore qu'à 500 hommes ; ils ne forment donc qu'une force de 3,500 hommes ; mais ils vont bientôt recevoir une compagnie qui leur produira une augmentation de 1,100 hommes. Les 4es bataillons des 48e, 108e, 25e de ligne et 13e léger ne doivent pas tarder à partir de Boulogne ; ce qui portera le nombre des 4es bataillons à onze ; on pourrait y joindre ceux des 7e léger, 17e et 21e de ligne ; ce qui ferait quatorze bataillons. Cette réserve paraît nécessaire ; les divisions restant composées de cinq régiments, et chaque régiment ayant un complet de 2,500 hommes, les divisions seraient de plus de 12,000 hommes ; si l'on y laissait les 4es bataillons, elles seraient de 14 à 15,000 hommes ; ce qui est beaucoup trop fort pour une division. La formation des 4es bataillons n'est pas encore terminée ; il sera bon de les avoir sous la main et en dépôt pour être réunis. Il y a aussi un avantage à cette mesure, c'est qu'un régiment qui a trois bataillons en ligne et un bataillon à la division de réserve, qui peut ne pas se trouver compromis le même jour, peut trouver dans ce bataillon des ressources pour réparer ses pertes. Je désire donc que le corps du duc d'Auerstaedt soit composé de la manière suivante : des divisions Morand, Gudin, Friant et d'une quatrième division formée des kes bataillons de chacune des trois premières divisions. Chacune de ces trois premières divisions doit avoir trois généraux de brigade, un pour l'infanterie légère, et les deux autres commandant deux régiments de ligne ou six bataillons. La division du général Demont devra avoir trois généraux de brigade : un, commandant les 4es bataillons de la 1re division ; un, commandant les 4es bataillons de la 9e division, et un, commandant les 4es bataillons de la 3e division. Deux ou trois bataillons de la même division seront réunis sous le commandement d'un major. Les 4es bataillons des 13e léger, 17e et 30e de ligne seront réunis sous un major de l'un de ces trois régiments. Les 4es bataillons des 61e et 65e seront commandés par un major de l'un de ces deux régiments. Par cette formation, tous les avantages se trouvent réunis ; et le duc d'Auerstaedt aura quatre généraux de division, douze généraux de brigade, quatre adjudants commandants, et soixante pièces de canon, à raison de quinze pièces par division, indépendamment de l'artillerie attachée à la cavalerie, et des généraux et adjudants commandants attachés à son état-major" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14934 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20469 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 319).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 9e demi-brigade.
1er bataillon.
3 compagnies du 8e de ligne.
3 compagnies du 21e de ligne
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 94e de ligne.
3 compagnies du 95e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3 compagnies du 39e de ligne.
3 compagnies du 85e de ligne.
840 hommes.
Cette demi -brigade se réunira à Wesel ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
il ne reste plus qu'à pourvoir à la formation des 5es et 6es compagnies des 4es bataillons afin de compléter ces 4es bataillons en Allemagne. Voici les dispositions que je me propose de prendre à cet égard :
Je désire que les 5es et 6es compagnies des 4es batai1lons du 30e, 31e, 33e, 111e, 12e, 85e, 7e d'infanterie légère, 10e, 3e, 22e, 57e et 105e se forment le plus tôt possible au complet de 140 hommes. Ces compagnies seront dirigées sur Strasbourg, où on les formera en bataillons de marche. On fera autant de bataillons de marche qu'il y a de divisions à l'armée ...
Le 3e bataillon sera composé des 2 compagnies du 7e léger, du 12e de ligne et du 85e, il s'appellera bataillon de marche des 4es bataillons de la division Gudin ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).

Le même jour, 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, il manque pour compléter les 4 divisions de l'armée du Rhin 1550 hommes.
... Un 3e bataillon portant le nom de bataillon de marche de la division Gudin sera composé de 300 hommes du 12e de ligne, dont 100 pour le 4e bataillon, de 100 hommes du 85e pour le 4e bataillon.
Total : 400 hommes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).

Le Général Compans, Chef d'Etat-major de l'Armée du Rhin, transmet, depuis Bamberg, le 24 mars 1809, les instructions suivantes au Général Gudin : "Je vous transmets, mon cher Général, des dispositions que S. E. M. le maréchal duc d'Auerstaedt vient d'ordonner et dont l'exécution doit commencer dès demain.
Le 7e régiment d'infanterie légère doit se rendre à Kratshof entre Erlangen et Nuremberg ;
Le 12e régiment de ligne à Erlangen ;
Le 21e régiment de ligne à Forchheim ;
Le 25e régiment de ligne à Hirscheim ;
Le 85e régiment de ligne à Bamberg, où il sera cantonné en avant de la ville sur la route de Cronach ;
L'artillerie à Forchheim.
L'intention de S. E. étant que les régiments puissent se réunir promptement en cas de mouvement, elle désire que les cantonnements les plus éloignés de chaque régiment ne soient pas à plus de deux lieues de son centre.
Les régiments qui sont actuellement en position et qui ne pourront pas terminer leur mouvement dans la journée de demain devront l'achever dans la journée d'après-demain, le plus de bonne heure possible ; mais vous devez faire vos dispositions de manière que demain aucun de vos régiments n'arrive à Erlangen, où sera toute l'artillerie de la 1re division.
Ceux qui sont encore en arrière et l'artillerie prendront leurs cantonnements au fur et à mesure de leur arrivée, et le plus promptement possible.
La gauche de la première division (général Morand) sera à Nuremberg.
L'intention de S. E. est que les régiments se complètent à soixante cartouches, en prenant dans celles qui sont arrivées aujourd'hui à Bamberg et que vous ordonniez aux régiments de prendre en même temps la poudre et les balles qui vous ont été annoncées pour l'exercice à feu et le tir à la cible ; et qu'aussitôt que cette poudre, ces balles et ces cartouches seront arrivées aux régiments, les exercices à feu commencent sans perdre de temps. Il faudra cependant en réserver pour les jeunes soldats qui arrivent
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 380).

Le 25 mars 1809, le Duc d’Auerstaedt écrit, depuis Bamberg, au Major général : "J'ai l'honneur de vous rendre compte que, d'après les derniers ordres que j'ai donnés, l'armée du Rhin sera disposée demain, 26, conformément au tableau d'emplacement ci-joint ...
V. A. trouvera ci-joint les itinéraires qu'ont suivis les 21e, 25e et 85e régiments de ligne pour se rendre à Bamberg ...
ARMÉE DU RHIN.
Emplacement de l'armée à l'époque du 26 mars ...
3e division d'infanterie.
85e régiment de ligne. Bamberg. En avant sur la route de Cronach ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 386). Le 85e, partant de Hanovre, devait arriver le 26 mars à Bamberg.

Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 85e de Ligne doit faire partie du 3e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc d'Auerstadt; 3e Division Gudin, 3e Brigade Gilly. Le 4e Bataillon du 85e doit quant à lui appartenir à la 3e Brigade de la 4e Division Demont du 3e Corps (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).

Le 3 avril 1809, le Duc d’Auerstaedt écrit, depuis Bamberg, au Major général : "Monseigneur,
J'ai l'honneur de rendre compte à V. A. que j'ai donné des ordres pour la réunion à Anspach des bataillons et compagnies qui doivent former la division de réserve aux ordres de M. le général de division sénateur Demont.
Les compagnies de grenadiers et voltigeurs des 4es bataillons des 30e, 61e, 65e régiments de ligne, le 4e bataillon du 17e de ligne et trois bouches à feu, réunis en une colonne, sont partis des cantonnements de la 1re division, pour se rendre le 4 avril à Anspach.
Les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 4es bataillons des 12e et 85e régiments de ligne, le 4e bataillon du 21e de ligne et une bouche à feu avec ses caissons et son personnel formant une seconde colonne arriveront aussi à Anspach le 6 avril.
Les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 4es bataillons des 33e et 111e de ligne et une bouche à feu avec son personnel et ses caissons réunis en une troisième colonne arriveront à Anspach le 6 avril.
Trois bouches à feu, prises sur dix-huit qu'en avait le général Saint-Hilaire, ont aussi l'ordre de se rendre à la division de réserve.
Pour compléter cette division à quinze, j'ai ordonné qu'au fur et à mesure de l'arrivée des bataillons et compagnies qui viennent de France, M. le général Hanicque fournirait du parc de l'armée les sept qui manquent encore à ce complet.
Les compagnies et bataillons attendus de France et qui doivent faire partie de la division de réserve seront de suite dirigés sur son quartier général …
M. le général Demont a déjà établi son quartier général à Anspach, où il attend l'arrivée des troupes
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 12).

Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Armée du Rhin (Maréchal Davout).
3e Division (Général Gudin).
Le 7e Léger à Feucht, le 12e Régiment d'infanterie sur Amberg, le 20e sur Nuremberg, le 25e sur Schweinau et le 85e sur Furth (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).

Le 10 avril, les 5e et 6e Compagnies du 4e Bataillon (280 hommes) quittent le Dépôt de Coblentz; elles doivent être rendues le 21 à Strasbourg (d'après le "MOUVEMENT des 5e et 6e compagnies des 4es bataillons appartenant à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'armée du Rhin, pour se rendre à Strasbourg, où elles seront formées en bataillons de marche et envoyées de là en Allemagne pour y rejoindre leurs corps" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 419).

"EXTRAIT DU REGISTRE DES MOUVEMENTS DE LA 3e DIVISION DU 3e CORPS.
Le 23, la division Gudin se porta sur Ratisbonne par Köfering, Egglfing, Ober-Traubling et Ober-Isling. Arrivée sous les murs de la ville, le 1er bataillon du 7e régiment léger et le 12e régiment de ligne attaquèrent la place par la gauche et le 85e fut porté sur la porte de Straubing ; mais la ville ayant une muraille crénelée et un fossé large de 50 pieds avec escarpe ct contrescarpe revêtue, l'attaque n'eut aucun résultat avantageux.
S. M. ayant ordonné qu'on battit en brèche la muraille et qu'on montât à l'assaut, M. le maréchal duc de Montebello demanda des hommes de bonne volonté qui portèrent deux échelles dans le fossé. Deux militaires du 85e se présentèrent et montèrent à la brèche, ils furent suivis par 8 compagnies des 25e et 85e régiments sous les ordres de M. le général baron Duppelin, qui pénétrèrent dans la ville avec ces faibles moyens.
On combattit de maison en maison et de rue en rue et l'on parvint à s'emparer d'une des portes qui fut ouverte et le reste de la division y entra et se dirigea, sur-le-champ, partie directement au pont et partie sur les remparts. On fit un massacre affreux de tout ce qui résista et l'on fit prisonnier le reste de la garnison qui était composée de plusieurs régiments. Je ne puis indiquer le nombre des prisonniers faits, les ayant fait conduire de suite au quartier général impérial de S. M. Seize pièces de canon tombèrent aussi en notre pouvoir, tant à l'extérieur de la ville que dans l'intérieur. L'ennemi s'étant retiré sur Stadt-am-Hof, l'on y marcha après avoir enfoncé la porte à coups de canon et l'on s'empara de ce faubourg. La nuit étant arrivée, la division ne put pousser plus loin ce succès
" (Archives du comte Gudin - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 366).

Le 16 mai 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Poelten, à l’Empereur : "Sire, j'ai reçu la lettre que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'écrire le 15, à onze heures du matin. J'ai tout de suite mis en marche le général Duppelin avec le 85e, et un bataillon du 13e pour se porter sur Annaherg où se trouve le général Bruyère avec deux bataillons du 13e. Le général Duppelin sera aujourd'hui à Annaberg ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 541, lettre 735; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 295).

Le 17 mai 1809, le Général Duppelin écrit, depuis Mariazell, au Général Gudin : "Mon Général,
J'ai l'honneur de vous rendre compte que je viens d'entrer à Mariazell avec les troupes sous mes ordres. Il est 11 heures du matin, j'ai fait prendre position autour de la ville et je garde les débouchés de Bruck, Neuhaus, Neustadt, Hohenberg et Annaberg. L'ennemi qui n'était pas en force a été repoussé vivement
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 306).

Le 17 mai 1809, à 5 heures du soir, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Poelten, à l’Empereur : "... J'observerai à Votre Majesté que dans le cas où je serais obligé de réunir le corps d'armée, j'ai le 13e d'infanterie légère et le 85e régiment sous les ordres du général Duppelin, qui sont partis pour aller attaquer Mariazell" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 543, lettre 737).

Au reçu de la lettre du Général Duppelin, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Pölten, le 17 mai 1809, à 10 heures du soir, au Général Gudin : "Accuser réception au général Duppelin ; lui dire qu'il est inconcevable qu'en annonçant son arrivée à Mariazell, il n'ait point donné de renseignements sur l'ennemi.
Les moines doivent avoir des données positives et mème des nouvelles de leur armée d'Italie. Il fera par le moyen des moines connaître aux habitants que, si l'on veut nous faire une guerre de population, nous la ferons et nous passerons la population au fil de l'épée, les moines et les grands du pays seront nos premières victimes.
Le général Duppelin donnera 48 heures au supérieur de la maison, pour qu'il ait à donner connaissance des forces que l'ennemi pourrait avoir de Mariazell à Bruck, à Gratz ; il déclarera aux moines que je les rends responsables de toute levée en masse, c'est donc à eux à se remuer et à faire courir le pays pour empêcher le peuple de courir à sa perte ; il faut que les armes qui existent chez les habitants à 20 lieues à la ronde soient remises au général Duppelin sous 48 heures.
Les moines enverront quelqu'un de sûr à Neustadt, pour avoir des nouvelles du général Lauriston ; ils enverront aussi à Gaming, pour savoir s'il n'y aurait pas quelque parti ennemi de Waidhofen à Mariazell, en passant par Gaming.
Enfin, pour donner le temps au désarmement de s'effectuer, il attendra 48 heures, et s'arrangera de manière à ce que sa troupe ait toujours 4 jours de pain d'avance.
Le bataillon du 13e, qui est parti ce matin de Lilienfeld, rétrogradera sur cette ville et y sera mis en réserve.
Le général Duppelin fera mettre en réserve à Annaberg un autre bataillon du 85e.
Il sera donné des instructions à ces bataillons, pour qu'ils communiquent ensemble fréquemment par des patrouilles et des détachements placés aux différents débouchés.
Le général Gudin donnera une instruction pour faire connaître les différents débouchés qui existent.
Le général Duppelin s'annoncera comme étant l'avant-garde de mon corps d'armée, qui doit se porter sur Bruck et Gratz.
Le général Duppelin donnera l'ordre aux moines d'envoyer une personne sûre à Altenmarkt, sur la rive droite de l'Enns, pour savoir ce qu'il y a de ce côté.
Le Maréchal duc d'AUERSTAEDT.
Est-ce qu'il n'y avait point de lettres à la poste ?
Le général Duppelin m'enverra en poste le bailli, le maitre de poste et un moine des plus intelligents.
Point de contributions d'aucune espèce.
Où sont les forces de l'ennemi et en quoi consistent-elles ?
Le général Duppelin mettra l'heure et la date sur tous ses rapports.
Où est le général Jellachich, qui a été chassé de Salzburg et qui a dû se retirer dans les montagne de la Styrie ?
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 307).

Le 17 mai 1809 à 10 heures du soir, le Duc d’Auerstaedt écrit, depuis Saint-Pölten, à l’Empereur : "Sire,
J'ai l'honneur d'adresser à V. M. un rapport que je reçois du général Duppelin qui est à Mariazell ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 306).

Le 19 mai 1809, à 3 heures après midi, le Maréchal Davout écrit, depuis Saint-Poelten, à l’Empereur : "… Le 85e, qui est aussi de cette division, est à Mariazell. Je lui envoie l'ordre de rejoindre la division avec le général Duppelin …" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 549, lettre 745 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 328).

Le 20 mai 1809, à 2 heures et demie après midi, le Duc d'Auerstaedt écrit, depuis Saint-Pölten, au Major général : "... Le général Gudin n'arrivera à Nusdorf qu'avec trois régiments. Le 85e a été, d'après les ordres de Sa Majesté, envoyé à Mariazell avec le général Duppelin. Je lui expédie l'ordre d'en partir ; il ne pourra rejoindre la division qu'en trois ou quatre jours ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 550, lettre 749 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 338).

Dans la soirée du 21 mai, les troupes du 3e Corps sont ainsi réparties :
3e Division : 12e Régiment d'infanterie, 21e, 25e à Nussdorf.
7e Régiment d'infanterie légère ; marche de Mautern sur Nussdorf.
85e Régiment d'infanterie, une demi-lieue en arrière de Saint-Pölten, route de Wilhelmsburg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 347).

Situation sommaire des troupes de la Division de Réserve aux ordres du Général Demont, à l'époque du 25 mai 1809
85e de Ligne, à Klosterneuburg. 9 Officiers, 303 hommes et Sous-officiers ; 4 hommes détachés dans l’arrondissement de l’Armée, 63 hommes aux hôpitaux ; total 379 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 401).

/ 1810, Allemagne

 

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Fusilier du 85e de Ligne - Communication Michael Lint.

La 3e Division (Général Gudin) de l'Armée d'Allemagne, quitte Marckt dans les premiers jours de février, pour se rendre par Straubing, Bayreuth, Hoff, Neustadt et Hall : le 85e à Hall, le 2 mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
ARMÉE D'ALLEMAGNE ...
Le grand quartier général, les grandes administrations, les parcs généraux d'artillerie et du génie, et tout ce qui appartient à l'état-major général de la Grande Armée, sont dissous à dater du 1er avril prochain.
Les états-majors et administrations, et tout ce qui tient à l’organisation des 2e et 4e corps et de la réserve générale de cavalerie, sont dissous conformément aux dispositions prescrites par des décrets des 7 et 18 février dernier.
En conséquence, l'armée qui restera en Allemagne sous le commandement du prince d’Eckmühl sera composée de la manière suivante, savoir : ... 3e division d'infanterie, commandée par le général Gudin, composée des 7e régiment d'infanterie légère, 12e, 21e, 25e et 85e régiments d'infanterie de ligne ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).

Du 1er avril au 30 juin 1810, la 3e Division (Général Gudin) de l'Armée d'Allemagne à Magdebourg, Halbestadt, Brunswick et environs (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Du 1er juillet au 30 septembre 1810, la 3e Division (Général Gudin) de l'Armée d'Allemagne est à Magdebourg et environs (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Du 1er octobre au 31 décembre 1810, la 3e Division (Général Gudin) de l'Armée d'Allemagne a son Quartier général à Hanovre; les troupes sont réparties sur la ligne des douanes entre Brême et Rees (Rhin) et sur les côtes (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Allemagne, il écrit : "… 1er corps : le 7e d'infanterie légère formerait quatre bataillons ; le 13e, quatre ; le 15e, quatre (le 4e bataillon de ce régiment, étant en Espagne, serait remplacé par le 3e bataillon du 6e léger) ; le 33e d'infanterie légère, quatre ; le 12e de ligne, quatre ; le 17e, quatre ; le 21e quatre ; le 25e, trois (le 4e bataillon en Espagne) ; le 30e, quatre ; le 33e quatre ; le 48e, quatre ; le 57e, quatre ; le 61e, quatre ; le 85e, quatre ; le 108e, quatre ; le 111e, quatre ; total, 16 régiments formant 63 bataillons.
Ces 63 bataillons composeraient 4 divisions ; chaque division serait formée d'un régiment d'infanterie légère et de 3 régiments de ligne. Ce premier corps serait celui qui est actuellement en Allemagne, sous les ordres du prince d'Eckmühl ...
" (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).

Le 9 octobre 1810, le Ministre de la Guerre adresse son Rapport à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté, conformément à votre ordre du 4 de ce mois, un projet d'organisation de l'armée d'Allemagne.
Les trois divisions d'infanterie se trouvent déjà organisées, savoir :
... La 3e division, sous les ordres du général Gudin, se compose du 7e régiment d'infanterie légère, des 12e, 21e, 25e et 85e de ligne; des 3e et 9e compagnies du 7e d'artillerie à pied et des trois dernières compagnies du 1er bataillon principal du train; au total: 15 bataillons, 5 compagnies d'artillerie, 13.266 bommes et 850 chevaux du train ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 188).

Le 8 novembre 1810, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke : "Monsieur le due de Feltre, donnez des ordres pour qu'il soit formé un régiment de marche, qui sera composé des hommes disponibles des :
4e et 5e bataillons du 13e léger, jusqu'à concurrence de 500 hommes; Du 17e de ligne. 400; Du 30e – 30; Du 57e – 40; Du 61e – 30; Du 15e léger. 30; Du 48e 600; Du 108e 700; Des détachements du 12e de ligne. 6; Du 21e de ligne. 60; Du 85e – 30.
Ce régiment de marche, fort de 2.500 hommes, se réunira à Wesel, d'où il se rendra à Hambourg, quartier général de l'armée d'Allemagne. Là, il sera dissous, et les cadres des 4es et 5es bataillons rentreront en France, sans qu'il en soit rien retenu ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4797; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 202).

Le 6 décembre 1810, le Prince d’Eckmühl écrit, depuis Paris, à l’Empereur : "Sire, en conformité des ordres que Votre Majesté m'a donnés par sa lettre du 5, j'ai l'honneur de lui transmettre un état de situation de son armée d'Allemagne, à l'époque du 20 octobre dernier. Les observations à la suite de cet état indiquent les troupes de diverses armes, qui, jusqu'à ce jour, ont eu ordre de rejoindre l'armée d'Allemagne, et qui n'y étaient pas arrivées au 20 novembre.
Situation de l'armée d'Allemagne à la date du 20 octobre 1810.
(Extrait.)
... 3e Division Général Gudin. Quartier général à Hanovre ..
25e, 85e. En route pour se rendre dans l'Oldenbourg ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 216).

/ 1810, Espagne

 

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Fusilier du 85e de Ligne - Communication Michael Lint.

Concernant l'Espagne, l'Empereur écrit, le 7 janvier 1810, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, les quatre premiers bataillons auxiliaires qui sont à Versailles seront réduits à deux, composés de la manière suivante. Savoir :
1er bataillon (infanterie de ligne) ...
3e compagnie 1 [officier] 90 [soldats] du 3e de ligne
1 [officier] 60 [soldats] du 61e
1 [officier] 48 [soldats] du 85e de ligne
[Total ] 3 [officiers] 147 [soldats] ...
2e batailllon (infanterie légère) ...
Le comte de Lobau dressera procès-verbal de la formation de ces deux bataillons avant le 10 janvier ; les compagnies seront égalisées, leur chef de bataillon sera nommé pour commander chaque bataillon. Il sera également nommé à toutes les places d'officiers et de sous-officiers.
Les sous-officiers et soldats seront effacés des contrôles de leurs corps et, à dater du 1er janvier 1810, l'existence de ces bataillons sera reconnue, et ils seront payés directement par te Trésor. Il y aura trois tambours par compagnie.
Au fur et à mesure que les bataillons auxiliaires viendront à se former, au lieu de 12, les cadres seront resserrés, de manière que chaque bataillon soit porté au complet de 840 hommes.
Un colonel en second sera nommé inspecteur de tous les bataillons auxiliaires. Il sera chargé de rendre compte au ministre de leur formation et de veiller à ce que les différents détachements partent des lieux où ils se rassemblent, bien organisés et complets en officiers, sous-officiers et soldats.
Le 5e bataillon auxiliaire qui se réunit à Lyon en partira avec la formation provisoire qu’il aura reçue dans cette ville, et se rendra à Bayonne où il sera définitivement formé.
Faites-moi connaître pourquoi les corps ont envoyé aux bataillons auxiliaires des détachements dont la force est si peu proportionnée aux demandes qui leur ont été faites ; je désire savoir quand ils pourront envoyer le reste.
Aussitôt qu’un bataillon auxiliaire sera formé, présentez-moi un projet de décret pour lui donner une éxistence régulière.
Faites mettre à la dispositionn du comte Lobau une trentaine de jeunes gens de Fontainebleau, pour être placés dans ces bataillons.
Surtout ayez soin de mettre à Versailles un colonel en second qui veille à l’instruction
P.S : Vous dirigerez sur le second bataillon deux compagnies d'infanterie légère, faisant 300 hommes, pour compléter ce bataillon
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3904 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22808).

/ 1811, Allemagne

Du 1er janvier au 31 mars 1811, la 3e Division (Général Gudin) de l'Armée d'Allemagne a son Quartier général à Hanovre; les troupes entre Oldenbourg et Cuxhaven (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Conformément à l'ordre de l'Empereur du 13 février 1811, une 4e Division est formée à l'Armée d'Allemagne le 1er avril 1811 avec les 57e, 85e et 108e de Ligne tirés des trois premières Divisions et le 33e Léger qui, réuni à Emden au mois de mars, se met en marche en avril pour se rendre à Brême, où il arrive le 7 du même mois (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 299).

Napoléon écrit, le 13 février 1811, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, pour lui préciser les modifications de l’Armée d’Allemagne : "Monsieur le Duc de Feltre, au 1er avril l'armée d'Allemagne sera composée de la manière suivante :
... 4e division : le général de division Dessaix, commandant ; les généraux Barbanègre et Friederichs, généraux de brigade. 33e léger ; 67e, 108e, 85e de ligne.
Chaque régiment, dans le courant de l'été, aura 4 bataillons ; ce qui fera 16 bataillons par division ou 12,000 hommes.
Chaque régiment aura également, dans le courant de l'été, 4 pièces de canon ; ce qui fera 16 pièces de canon par division ...
Les mouvements de l'armée d'Allemagne doivent se faire par Wesel, qui est le grand dépôt.
Ces ordres doivent être tenus secrets, et vous devez prescrire les différentes dispositions sans que personne ait connaissance de cette lettre. Vous m'apporterez vous-même la formation de l'armée en ses différentes parties, avec la désignation des officiers, pour que je l'approuve, et vous l'enverrez ensuite au prince d'Eckmühl, comme définitivement arrêtée ...
" (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17355 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 25918; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 39).

Le 24 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, Commandant en chef l'Armée d'Allemagne, Gouverneur des villes hanséatiques, à Hambourg : "Mon Cousin ... Le 108e étant à Stettin, envoyez aussi le 85e avec le général Friederichs ... Le général Dessaix et son état-major se porteront à Stettin. Le 85e et le 108e auront avec eux leurs pièces de canon. Le général Dessaix aura en outre auprès de lui sa batterie d'artillerie légère et sa compagnie de sapeurs. Les deux batteries d'artillerie à pied resteront à Magdeburg ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17516 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26380 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 107).

En avril 1811, le 85e de Ligne est à Stettin (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 294).

Le 2 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous renvoie l'état de situation de l'armée d'Allemagne ... J'ai ordonné aussi qu'il y eût à Stettin un autre régiment de la division Dessaix avec le général de brigade ; ce doit être le 85e et le général Friederichs ; mais la vraie garnison au mois d'août sera de cinq bataillons du grand-duché de Berg, avec six pièces d'artillerie. Quatre bataillons resteront à Stettin et un à Küstrin avec un bataillon du prince Primat ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17549 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26479; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 139).

Le 6 avril 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, je reçois une lettre du ministre de la guerre de Votre Majesté en date du 1er avril, qui m'annonce qu'Elle a accordé au général Dessaix un congé de trois mois avec appointements, et que le général Souham a l'ordre de se rendre en poste à l'armée pour remplacer cet officier général. D'après vos ordres, Sire, le général Dessaix devait porter son quartier général à Stettin, où devait se réunir la brigade du général Frédérick, composée du 108e qui se trouve déjà rendu à Stettin et du 85e qui est en marche pour s'y rendre.
J'ai informé Votre Majesté que le général Dessaix devait partir le 10 avec les deux régiments westphaliens, qu'il est chargé de conduire jusqu'à Stettin.
Il n'est point vraisemblable que le général Souham soit rendu à Magdebourg à l'époque du départ du général Dessaix, qui, en conséquence de l'esprit de la lettre du ministre qui prescrit de ne le laisser partir qu'après l'arrivée du général Souham, suivra donc sa destination jusqu'à Stettin; et c'est de là seulement qu'une fois remplacé, il profitera du congé que lui a accordé Votre Majesté.
Cela me donne le temps de soumettre à Votre Majesté des observations qui me sont dictées par le bien de son service, et de connaître ses intentions si Elle prend mes observations en considération.
Je n'ai jamais servi avec aucun des deux généraux Dessaix et Souham; je ne puis avoir d'autre opinion sur leur compte que celle des autres.
Le général Dessaix m'est connu par ce que Votre Majesté a daigné m'en dire; tout ce que j'ai appris de lui, depuis qu'il est à Magdebourg, m'a confirmé les idées avantageuses que Votre Majesté m'en a données : il a une bonne réputation militaire, beaucoup d'esprit de conduite. J'étais sur son commandement sans inquiétude pour la suite, et il en a un très important par la position où il se trouve et par l'espèce de troupes qu'il commande.
Si Votre Majesté m'eût donné l'ordre de choisir un régiment d'élite dans chacune des trois divisions, j'eusse désigné le 57e, le 85e et le 108e. Ces régiments se trouvent faire partie de la division du général Dessaix, avec le 33e d'infanterie légère, qui passe pour être un très bon régiment. En donnant ce commandement au général Souham, ma situation d'esprit, vis-à-vis du général qui commandera cette troupe, ne sera pas la même, puisqu'il m'a été dépeint comme un homme fort difficile, et il a servi dans des armées où il y avait beaucoup d'indiscipline parmi les généraux.
Je dois soumettre à Votre Majesté mes impressions; elles me font désirer qu'Elle veuille bien laisser au général Dessaix son commandement. Je regarderai alors la tâche qu'elle m'a imposée comme beaucoup moins difficile.
J'ai déjà dans le corps d'armée des difficultés de ce genre à surmonter vis-à-vis, du reste, d'un bon officier. J'en ai déjà entretenu plusieurs fois Votre Majesté (je veux parler du général Morand); mais au moins, avec celui-là, je sais par expérience qu'il y a quelques ressources : c'est un enfant qui va très bien quand il est sous mes yeux. Je n'ai à m'en plaindre que quand il est éloigné.
J'ai le temps, Sire, de recevoir les ordres de Votre Majesté, si Elle veut bien prendre mes observations en considération, et cela sans que les ordres du ministre éprouvent le plus petit retard
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 163).

"DÉCRET DU 11 AVRIL 1811.
Titre 1er.
Création d'un 6e bataillon à quatorze régiments de l'armée d'Allemagne.
ART. 1er. — Il sera formé un 6e bataillon aux 13e et 7e régiments d'infanterie légère et aux douze régiments d'infanterie de ligne qui font partie du corps de l'armée d'Allemagne.
ART. 2. — Ces sixièmes bataillons n'auront pas de compagnies de grenadiers ni de voltigeurs; ils ne seront composés que de six compagnies de fusiliers.
ART. 3. — Au 1er mai prochain, notre ministre de la guerre nous présentera la nomination des chefs de bataillon qui commanderont ces sixièmes bataillons.
Les colonels, qui commandent les bataillons de guerre qui sont en Allemagne, désigneront dans ces trois bataillons deux capitaines et deux lieutenants par bataillon. Il sera pris, en outre, sur tout le régiment, un adjudant-major.
Six sous-lieutenants seront pris, soit dans les vélites de notre Garde, soit dans notre école militaire de Saint-Cyr.
Notre ministre de la guerre fera désigner en outre 6 sergents-majors pris parmi les sergents en activité dans les trois bataillons de guerre; 24 sergents pris moitié dans les sergents en activité des bataillons de guerre et moitié parmi les caporaux et soldats desdits bataillons, et 48 caporaux, desquels 21 seront pris parmi les caporaux en activité et 24 parmi les soldats ayant au moins quatre ans de service dans les bataillons de guerre.
ART. 4. — Les ordres seront donnés pour que les cadres soient rendus aux dépôts au 1er juin, afin qu'ils soient prêts pour recevoir la conscription.
ART. 5. — Lorsque les sixièmes bataillons seront arrivés en ligne, les colonels en feront faire le tiercement avec les autres bataillons, de manière que les compagnies aient un égal nombre de vieux et de nouveaux soldats.
ART. 6. — Les régiments étant ainsi composés à six bataillons, il sera attaché à chaque régiment un major en second qui rejoindra les bataillons de guerre aussitôt que les quatrièmes bataillons y seront arrivés.
Les 1er et 2e bataillons, en bataille, seront commandés par le colonel; les 3e et 4e bataillons, en bataille, seront commandés par le major en second ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 173 - Ce décret est complété par celui du 23 avril 1811).

Le 12 avril 1811, le Prince d’Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l’Empereur : "Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 6 avril, avec l'état d'organisation de l'armée d'Allemagne en avril et en juin1; je le lui renverrai demain avec les observations qu'Elle me demande.
Les deux régiments westphaliens sont partis de Magdebourg le 10, le 7e de hussards le 11, et le 85e aujourd'hui, pour se rendre à Stettin. Tous ces mouvements et ceux que les Prussiens font eux-mêmes augmentent les bruits de guerre ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 179).

Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
CORPS D'OBSERVATIONDE L'ELBE.
Le corps d'observation de l'Elbe sera commandé par le prince d'Eckmühl. Il sera composé de cinq divisions d'infanterie et formé de la manière suivante :
4e Division : 33e de ligne, quatre bataillons ; 57e, cinq ; 85e, cinq ; Portugais, trois ; total, 17 bataillons.
Cette 4e division sera commandée par le général (....) ...
ARTILLERIE. — Chaque régiment aura quatre pièces de régiment, ce qui fera douze pièces par division, à l'exception de la 5e, qui en aura seize ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).

"Décret du 23 avril 1811.
ART. 1er. — Il sera formé un sixième bataillon à chacun de nos 7e et 13e régiments d'infanterie légère; 12e, 17e, 21e, 30e, 33e, 48e, 57e, 61e, 85e, 108e et 111e de ligne.
Ces sixièmes bataillons seront organisés à notre armée d'Allemagne, où se trouvent les bataillons de guerre de ces régiments. Ils seront complétés avec des hommes tirés des dépôts indiqués à l'état joint au présent décret.
ART. 2. — Le cadre de chacun de ces sixièmes bataillons sera formé de la manière suivante :
Notre ministre de la guerre nous proposera le chef du bataillon.
Les trois bataillons de guerre du régiment fourniront chacun, au choix du colonel, un capitaine et un lieutenant, deux sergents-majors, dont un pris parmi les sergents-majors du bataillon et un parmi les sergents; 8 sergents, dont 4 pris parmi les sergents et 4 parmi les caporaux; 2 caporaux-fourriers, dont un pris parmi les fourriers et un parmi les caporaux, et 16 caporaux, dont 8 pris parmi les caporaux et 8 parmi les soldats susceptibles de le devenir.
Le colonel choisira également, parmi les lieutenants des trois bataillons, l'adjudant-major du 6e et parmi les sous-officiers les deux adjudants sous-officiers de ce bataillon.
Les sous-lieutenants de ce sixième bataillon seront tirés de notre école militaire de Saint-Cyr.
Les trois autres capitaines et les trois autres lieutenants, qui devront compléter le cadre de chaque 6e bataillon, seront tirés, soit de notre Garde, soit des cadres des officiers venant des îles, soit enfin du nombre des officiers en réforme.
Tous les officiers et sous-officiers pris dans les trois premiers bataillons de guerre, pour passer dans le 6e, seront remplacés au bataillon qu'ils quitteront.
ART. 3. — Les sixièmes bataillons n'auront jusqu'à nouvel ordre ni grenadiers ni voltigeurs; ils seront seuls composés de six compagnies de fusiliers portées à la même force que celle des autres bataillons.
ART. 4. — Le tiercement de ces bataillons avec les premiers s'opérera au 1er juillet prochain, de manière à ce que toutes les compagnies de fusiliers aient un nombre égal d'anciens et de nouveaux soldats.
ART. 5. — Notre ministre directeur de l'administration de la guerre prendra les mesures nécessaires pour que les anciens soldats et les conscrits, destinés à compléter ces régiments et qui seront tirés d'autres corps, soient pourvus, avant leur départ pour l'armée, de tous les effets d'habillement et d'équipement qui leur reviennent, et notre ministre de la guerre leur fera fournir ceux de l'armement.
ART. 6. — Notre ministre de la guerre les fera diriger sur l'armée par détachements, dont la conduite sera confiée à des officiers et sous-officiers tirés des corps qui les auront fournis et en nombre proportionné à la force de chaque détachement. Ces officiers et sous-officiers retourneront à leurs corps après avoir fait la remise des détachements.
ART. 7. — Les dispositions du décret du 11 de ce mois auxquelles il n'est pas dérogé par le présent recevront leur exécution
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 238 - Note : Ce Décret complète et modifie celui du 11 avril 1811).

Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
ANNEXE
Etat indiquant les éléments de la formation des 6es bataillons des régiments de l’Armée d’Allemagne

400

Régiments qui forment les 6e bataillons

Conscrits du régiment

Supplément de 150 conscrits à tirer du régiment de Walcheren (ce supplément ne compte que pour 50

Suppléments à tirer d'autres régiments

Total de ce que 6e bataillons aura

Conscrits que le régiment reçoit et hommes disponibles
Conscrits pour compléter les bataillons suisses
Conscrits du 4e bataillon A
Reste pour le 6e bat. B
Numéros du régiment d'où on les tire
Anciens soldats C
Conscrits D
Total
85e de ligne
1200
800
400
50
Le 64e
73
73146
150
726
Le 65e
65
65
130

A : Ces conscrits partiront le 1er juillet 1811 de leur dépôt pour les 6es bataillons en Allemagne.
B : Ces 1500 conscrits partiront de Walcheren par compagnie, dirigés sur le dépôt en France pour le 5e bataillon. Elles commenceront à partir le 15 mai.
C : Ces conscrits partiront dès le 10 mai pour l'Allemagne.
D : Ces conscrits partiront le 1er juin de leur dépôt
" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26814; ce tableau est donné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 239).

Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, en effet, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation.
CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE. — Ce corps restera à quatre divisions jusqu'au 1er juillet. A cette époque, il sera formé à cinq divisions. Les 4es et 6es bataillons s'y réuniront dans les lieux indiqués, de sorte qu'au commencement d'août l'organisation soit complète, et que ce corps ait acquis toute la consistance qu'on peut en attendre ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres.
En attendant, toutes les dispositions nécessaires pour porter au complet le corps d'observation de l'Elbe, tel qu'il a été arrêté, doivent avoir lieu.
N°1
Le ministre de la Guerre trouvera dans ces notes ce qui est relatif à l’organisation et mouvement du corps d’observation de l’Elbe au mois de juillet. Elles serviront de matière à un rapport qu’il devra me faire pour le 20 juin.
NOTE.
CORPS D'OBSERVATIONDE L'ELBE.
Le corps d'observation de l'Elbe doit être composé de cinq divisions. Il restera à quatre divisions jusqu'au 1er août et ne sera composé de cinq divisions qu'à cette époque, à laquelle les 6es et 4es bataillons auront rejoint.
Je vous ai déjà fait connaître que la composition de ces divisions doit être faite de la manière suivante ... :
Division Dessaix. — 33e léger, quatre ; 85e de ligne, cinq ; 108e, cinq ; total, 15 bataillons ...
Chaque division aurait quatre brigades, et chaque brigade se composerait de cinq bataillons ; quatre généraux de brigade seraient-attachés à chaque division ; les cinq divisions formeraient en tout vingt brigades et quatre-vingt-dix-huit bataillons ...
On procédera de la manière suivante : au 1er juillet, les 4es bataillons, complétés de tous les conscrits destinés aux 6es bataillons, se mettront en marche pour se diriger sur les quatre points suivants : ceux de la 1re division, sur Wesel ; ceux de la 2e, sur Cologne ; ceux de la 3e, sur Düsseldorf, et ceux de la 4e, sur Aix-la-Chapelle. Les cadres des 6es bataillons, qui sont actuellement à Wesel et à Munster, se rendront dans ces différentes places, et par ce moyen il y aura à Wesel les 4e et 6e bataillons du 13e léger, les 17e, 30e et 61e de ligne ; total, huit bataillons ; à Cologne, le 6e bataillon du 15e léger, les 4e et 6e bataillons des 33e, 48e et 11e de ligne ; total, sept bataillons ; à Düsseldorf, les 4e et 6e bataillons du 7e léger, des 12e et 21e de ligne, et le 6e du 25e de ligne ; total, sept bataillons ; à Aix-la-Chapelle, les 4e et 6e bataillons des 57e, 85e et 108e ; total, six bataillons ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).

Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
Corps d'observation de l'Elbe
"

RÉGIMENTS
Bataillons de guerre
OBSERVATIONS.
85e de ligne *
5
D'après un décret du 11 février 1811, les seize régiments désignés par l'astérisque ont été pourvus de chevaux, selles et harnais, pour les pièces et voitures ci-après :
1° 4 pièces d'artillerie;
6 caissons de munitions à canon;
4 - à cartouches;
1 forge de campagne;
---
15 voitures d'artillerie (75 chevaux).
2° 1 caisson d'ambulance;
1 - de comptabilité;
4 - des vivres ;
---
6 caissons d'administration (24 chevaux).
Il leur a été donné en outre les moyens de se pourvoir des chevaux, selles et harnais, pour un caisson de munitions à cartouches et d'un caisson des vivres pour un 5e bataillon de guerre. Les 127e, 128e et 129e, ainsi que le corps de Portugais, ont été exceptés, jusqu'à nouvel ordre, de ceux qui de vaient avoir des équipages à leur suite, par une lettre de Sa Majesté en date du 2 mai dernier.
L'Empereur a décidé aussi que le 33e de légère n'aurait que les équipages déterminés par le décret du 11 février.

(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).

Le 14 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre de faire réunir à Walcheren en 4 détachements les 11 compagnies des 5es bataillons des régiments de l'armée d'Allemagne qui sont dans l'île de Walcheren, savoir :
... 4e détachement les compagnies du 57e, 85e et 108e
... Le général Gilly passera la revue de ces détachements et complétera les compagnies qui les composent à 150 hommes en prenant les meilleurs sujets des 1er et 2e bataillons du régiment de Walcheren. Tous les malades seront effacés du contrôle des compagnies et rentreront dans les cadres du régiment de Walcheren. Ces détachements s'embarqueront à Veere pour se rendre à Willemstadt ou à Gertruydenberg.
... Le 4e détachement partira le 26 ou le 27.
Vous aurez soin d'ordonner que les contrôles de ces compagnies soient faits en ordre avec le lieu de naissance et le signalement bien spécifiés. Ces détachements ne débarqueront qu'à Gertruydenberg. De là, ils passeront le Rhin à Gorcum et seront dirigés par la gauche du Rhin sur le quartier général de la division du corps d'observation de l'Elbe dont font partie les régiments auxquels ils appartiennent. À leur arrivée, ces bataillons seront dissous ; les cadres rentreront en France ; les hommes seront incorporés par égale partie dans les 3 bataillons de guerre du régiment.
Vous donnerez l'ordre aux cadres des 6es compagnies du 6e bataillon du 13e léger, 17e de ligne, 30e de Ligne, 61e, 33e de ligne, 48e, 111e, 7e d'infanterie légère, 12e, 21e, 57e, 85e et 108e de se rendre dans l'île de Walcheren pour recevoir chacun 150 hommes, ce qui fera l'emploi de 1 950 hommes, tous ces hommes seront habillés par le dépôt du régiment de Walcheren. On aura soin de placer dans ces compagnies les hommes qui sont déjà depuis longtemps dans le régiment de Walcheren et dont on peut être le plus sûr. On ne mettra de nouveaux conscrits que dans les cadres d'infanterie légère pour ne pas défaire les habits. Ces 13 compagnies devront être prêtes à partir du 20 au 30 juillet pour se rendre en Allemagne.
... Donnez ordre aux commandants de la gendarmerie dans les 25e, 17e et 24e divisions militaires d'envoyer des officiers pour suivre ces détachements, de prendre toutes les dispositions convenables et de redoubler de surveillance pour prévenir la désertion. Si ces mesures réussissent, mon intention est de compléter de cette manière les bataillons de guerre du corps d'observation de l'Elbe, de sorte qu'au 1er août, tous ces bataillons de guerre soient portés au-delà du complet de 840 hommes, les malades non compris
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5608 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27312; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 364).

Le 4 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que les 4e et 6e bataillons du 13e léger reçoivent tout ce qui est disponible dans le 5e bataillon et se complètent chacun à 700 hommes. Donnez le même ordre pour les 17e léger, 7e léger et les 30e, 33e, 48e, 12e, 21e, 85e, 108e, 61e, 111e et 57e de ligne. Les 6es bataillons du 15e léger et du 25e de ligne seront complétés à 840 hommes. Ces 28 quatrièmes et 6es bataillons se mettront en marche du 15 au 25 juillet, parfaitement habillés et équipés et se dirigeront sur Wesel et de là sur leurs régiments respectifs dans la 32e division militaire. Les 2 bataillons de chaque régiment marcheront sur une seule colonne. Vous enverrez un officier général à Wesel afin qu'à leur passage par cette ville, chacun de ces bataillons soit passé en revue et que l'on constate leur bon état, l'état de leur habillement, équipement, leur nombre, les places vacantes, etc. Les 2 bataillons du 7e léger s'embarqueront sur le Rhin à Huningue ; les bataillons qui sont à Strasbourg, Mayence, Spire s'embarqueront sur le Rhin jusqu'à Wesel. Le général Compans pourrait être chargé de passer cette revue : il devra être rendu le 25 juillet à Wesel ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5731 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27526; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 24).

Le 7 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que les compagnies des 17e, 108e, 12e, 48e, 21e, 30e, 33e et 61e de ligne, complétées par des conscrits réfractaires de l'île de Walcheren formant 8 compagnies ou 1200 hommes, partent de l'île de Walcheren du 15 au 20 juillet pour se rendre à Hambourg. Ces 1200 hommes seront incorporés à Hambourg dans les différents régiments. Les compagnies des 85e, 57e et 111e partiront du 25 au 30 juillet et les 4 compagnies des 7e et 13e légers au plus tard le 10 août. Ainsi ces 2250 hommes seront arrivés en Allemagne dans le courant du mois d'août, ce qui avec les 1600 hommes des 11 premières compagnies et les 1800 hommes des deux bataillons des îles de Gorée et Schouwen fera un renfort de 5600 hommes. Il ne manquera donc plus pour les régiments de l'armée d'Allemagne que 3 000 hommes pour être portés au grand complet" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5750 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27568 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 34).

Le 8 juillet 1811, le Prince d'Eckhmül écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Votre Majesté m'ayant fait connaître, par sa lettre du 7 mai, qu'Elle désirait savoir combien avaient d'années de service les capitaines, lieutenants et sous-lieutenants de l'armée d'Allemagne, ainsi que les sergents et caporaux, j'ai l'honneur de lui adresser le travail que j'ai fait faire pour remplir ses intentions. Il est fait par régiment. Elle verra que tous les cadres sont composés de vieux militaires ayant plus ou moins d'années de service" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 37). Le tableau qui accompagne cette lettre, intitulé « Armée d’Allemagne, Etat sommaire des Officiers et Sous-officiers, indiquant le nombre de leurs années de service en juillet 1811 », donne pour le 85e de Ligne : 1 Colonel, 20 ans ; 2 Chefs de Bataillon 20 ans, 1 Chef de Bataillon 19 ans ; 1 Adjudant-major 27 ans, 1 Adjudant-major 18 ans, 1 Adjudant-major 7 ans ; 1 Officier payeur 19 ans ; 1 Officier porte-aigle 19 ans ; 1 Capitaine 30 ans, 1 Capitaine 27 ans, 1 Capitaine 28 ans, 1 Capitaine 22 ans, 6 Capitaines 20 ans, 3 Capitaines 19 ans, 1 Capitaine 9 ans ; 1 Lieutenant 20 ans, 2 Lieutenants 19 ans, 1 Lieutenant 18 ans, 2 Lieutenants 17 ans, 1 Lieutenant 15 ans, 1 Lieutenant 12 ans, 1 Lieutenant 8 ans, 3 Lieutenants 7 ans, 2 Lieutenants 4 ans ; 1 Sous-lieutenant 19 ans, 1 Sous-lieutenant 18 ans, 1 Sous-lieutenant 17 ans, 1 Sous-lieutenant 13 ans, 1 Sous-lieutenant 10 ans, 3 Sous-lieutenants 9 ans, 2 Sous-lieutenants 8 ans, 1 Sous-lieutenant 7 ans, 5 Sous-lieutenants 4 ans, 1 Sous-lieutenant 2 ans ; 2 Adjudants sous-officier 13 ans, 1 Adjudant sous-officier 9 ans, 1 Adjudant sous-officier 8 ans, 1 Adjudant sous-officier 7 ans, 1 Adjudant sous-officier 6 ans ; 1 Tambour-major 8 ans ; 1 Sergent-major 18 ans, 2 Sergents-majors 9 ans, 4 Sergents-majors 8 ans, 5 Sergents-majors 7 ans, 4 Sergents-majors 6 ans, 3 Sergents-majors 5 ans ; 1 Sous-officier porte-aigle 20 ans, 1 Sous-officier porte-aigle 18 ans ; 1 Sergent 22 ans, 1 Sergent 20 ans, 12 Sergents 19 ans, 6 Sergents 18 ans, 1 Sergent 17 ans, 2 Sergents 14 ans, 1 Sergent 13 ans, 4 Sergents 12 ans, 8 Sergents 11 ans, 3 Sergents 10 ans, 10 Sergents 9 ans, 12 Sergents 8 ans, 4 Sergents 7 ans, 2 Sergents 6 ans, 5 Sergents 5 ans, 1 Sergent 4 ans, 2 Sergents 3 ans, 1 Sergent 2 ans ; 1 Fourrier 9 ans, 2 Fourriers 7 ans, 2 Fourriers 6 ans, 8 Fourriers 5 ans, 1 Fourrier 4 ans, 2 Fourriers 3 ans, 3 Fourriers 2 ans ; 1 Caporal 20 ans, 1 Caporal 19 ans, 2 Caporaux 18 ans, 2 Caporaux 17 ans, 2 Caporaux 12 ans, 3 Caporaux 11 ans, 3 Caporaux 10 ans, 9 Caporaux 9 ans, 24 Caporaux 8 ans, 27 Caporaux 7 ans, 16 Caporaux 6 ans, 15 Caporaux 5 ans, 15 Caporaux 4 ans, 13 Caporaux 3 ans, 13 Caporaux 2 ans, 1 Caporal 1 an.

Le 26 juillet 1811, le Ministre de la Guerre adresse un rapport à l'Empereur : "Sire, j'ai eu l'honneur de rendre compte à Votre Majesté, par un rapport du 11 de ce mois, des ordres que j'avais donnés pour le mouvement des 4es et 6es bataillons destinés à rejoindre leurs régiments, employés au corps d'observation de l'Elbe.
J'ai en même temps informé Votre Majesté que j'avais ordonné à M. le maréchal prince d'Eckmuhl de former la 5e division de son corps d'armée, conformément aux ordres que Votre Majesté m'avait précédemment donnés à ce sujet.
M. le maréchal prince d'Eckmühl vient de me faire connaître que, d'après les intentions de Votre Majesté, il a donné les ordres nécessaires pour que les 4es et 6es bataillons fussent dirigés, à leur arrivée à Osnabrück, par la route la plus courte, sur leurs corps respectifs.
Il a joint à sa lettre le tableau de l'emplacement actuel des régiments d'infanterie du corps d'observation de l'Elbe, formés en cinq divisions ainsi qu'il suit, savoir :
... A Hanovre; il sera transféré à Magdebourg. 3e division, gal Gudin.
Le Clerc. 7e léger, à Hanovre; il ira à Magdebourg lorsque le 33e léger ira à Stettin;
Boyer. 12e de ligne, à Magdebourg;
Desailly. 21e - à Magdebourg; 129e - à Osnabrück.
A Stettin. 4e division, gal Dessaix.
A Stettin. 4e division, gal Dessaix.
Barbanègre. 33e léger, à Magdebourg; ira à Stettin lorsqu'on aura réponse du gouvernement prussien;
Friederichs. 85e de ligne, àStettin;
Le Guay 108e — à Stettin ...
M. le maréchal prince d'Eckmühl annonce que pour faire faire le moins de mouvements possible, il laisse provisoirement le 111e dans le Mecklembourg, jusqu'à l'arrivée du général Compans; que le 33e régiment d'infanterie légère doit aller à Stettin; mais comme il s'y trouve déjà trois régiments alliés, avec les 85e et 108e de ligne français, il croit devoir attendre que ces régiments alliés aient une destination, alors il enverra le 33e léger à Stettin et le 7e léger le remplacera à Magdebourg ...
M. le maréchal prince d'Eckmuhl me fait remarquer que, par la disposition actuelle des troupes, il lui sera facile de réunir chaque division quand il le jugera nécessaire.
J'ai cru devoir mettre ces détails sous les yeux de Votre Majesté
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 86).

Le 8 août 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les 4es et 6es bataillons des dix régiments de l'armée ont déjà été passés en revue par le général Compans, à leur passage à Wesel.
J'ai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté le résultat de ces revues.
Elle pourra remarquer qu'en général l'instruction est aussi avancée qu'on peut le désirer, et qu'à l'exception des bataillons du 111e régiment, du 7e d'infanterie légère, les officiers des autres corps méritent des éloges.
Les chefs des bataillons des 7e légère et 111e régiment prétendent n'avoir reçu leurs conscrits que depuis un mois ou six semaines.
L'habillement est généralement bien confectionné, mais les draps sont d'une qualité très médiocre ; beaucoup de vestes et de culottes sont trop courtes et d'une mauvaise étoffe.
Les capotes sont d'un bon drap, mais en général trop courtes.
L'équipement est au complet et bien tenu, et la majeure partie des gibernes est d'un cuir trop mince. Il manque au 85e régiment 277 gibernes et 297 bretelles de fusil. Au 48e régiment il manque 162 sabres et 83 au 7e d'infanterie légère.
J'ai déjà écrit au ministre de la guerre pour demander des sabres pour compléter l'armement des trois premiers bataillons de guerre, et je vais lui adresser une nouvelle demande pour les 4es et 6es bataillons.
Il n'y a aucune observation à faire sur les fusils, qui sont au complet et très bien entretenus.
Les effets de linge et chaussure sont complets et de bonne qualité, seulement quelques sacs à peau sont mal coupés ; chaque soldat a une paire de souliers aux pieds et deux paires dans le sac.
Tous les hommes ont leur livret tenu en règle, leurs comptes sont arrêtés au 1er juillet.
D'après cette analyse, Votre Majesté remarquera que ces 4es et 6es bataillons sont dans une situation satisfaisante ; et au moyen des ordres que je vais donner pour leur instruction, j'espère qu'au 1er octobre on ne s'apercevra pas qu'il y ait des recrues dans les corps de l'armée.
Il ne manque donc à peu près que les effets de campement, et j'ai donné des ordres pour que les cinq bataillons de chaque régiment en soient pourvus sous un mois
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 105).

Le 16 août 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince d'Eckmühl, à Hambourg : "Mon Cousin, je vous envoie une lettre d'un soldat de la garnison de Stettin. Il dit qu'il y a beaucoup de malades; j'ai cru que Stettin était en bon air. Damm, au contraire, est malsain. Faites vérifier cela. Ayez bien soin que mes troupes soient placées dans des lieux où elles n'aient point à craindre de maladies. Il vaut mieux donner la bataille la plus sanglante que de mettre ses troupes dans un lieu malsain. Souvenez-vous de ce qui est arrivé à la division Morand, après la bataille de Wagram" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 120).

Le Prince d'Eckmuhl fait immédiatement procéder à une enquête : le Général Liébert, Gouverneur de Stettin, lui adresse, à ce sujet, un rapport rendant compte de la situation sanitaire de la place et faisant connaître que l'auteur de la plainte en question est un Sous-lieutenant du 85e de Ligne, qui, dans une lettre écrite à son père, a cru devoir exagérer le nombre des malades, dans le simple but d'intéresser ses parents à son sort (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 121).

"Rapport du général Liébert, gouverneur de Stettin, au prince d'Eckmuhl.
Stettin, le 25 août 1811.
J'ai l'honneur de répondre à la lettre que Votre Altesse m'a fait celui de m'écrire, le 20 de ce mois, à laquelle était jointe copie de celle adressée, le 28 juillet, par le sieur Loubers à son père, premier conseiller à la Cour impériale de Toulouse.
Il ne m'a point été difficile de connaître l'individu en question : il est sous-lieutenant au 85e régiment, jeune homme et sortant de l'école il y a deux ans, servant bien et promettant de faire un bon officier. M. le colonel Pial m'a déclaré en être fort content. Mais il parait que ce jeune homme, avec une tête du midi, a voulu faire de l'esprit et se rendre intéressant à sa famille; on ne peut lui supposer d'autres sentiments, d'après ce que m'en a dit M. le colonel Piat, qui, néanmoins, m'a promis de le surveiller exactement dans toutes ses actions et propos, ainsi que je le lui ai bien recommandé. Je n'ai confié qu'à ce colonel la conduite peu mesurée du sieur Loubers, qui ignore et ignorera que l'on connaît sa correspondance avec son père.
Cependant, Monseigneur, quoique les assertions insérées dans la lettre du sieur Loubers soient fausses et mensongères, dans le sens surtout où elles sont rapportées, je vais, en ayant l'honneur de répondre aux questions contenues dans la lettre de Votre Altesse susdatée et provoquées par l'inconsidération de ce jeune officier, entrer dans les détails que peut désirer Votre Altesse.
Il est vrai qu'il y a des malades militaires aux hôpitaux à Stettin, et j'en ai successivement rendu compte à Votre Altesse, mais la quantité n'est point au delà de la proportion résultant nécessairement de la garnison considérable qui se trouve dans la place; d'un autre côté, la saison et les chaleurs de cette année ont provoqué ces maladies, qui ne sont d'ailleurs que des fièvres simples et ne présentent aucun caractère de malignité ni dangereux. Les ordres du jour de Votre Altesse, les instructions et avis donnés par MM. les officiers de santé ou chefs de l'armée prouvent malheureusement que ce n'est point à Stettin seul où le nombre des malades ait augmenté depuis environ deux mois. Je dirai néanmoins que, eu égard aux soins donnés à la troupe, à la bonne qualité des subsistances, le nombre de malades ne serait pas si considérable, si ce n'était le tribut que tous les nouveaux arrivants dans la place sont obligés de payer, quelques précautions que l'on puisse prendre. Je l'ai moi-même éprouvé chèrement.
Comme j'ai eu l'honneur d'en informer Votre Altesse, l'hôpital principal de cette place contient 800 malades; depuis qu'il est à ce nombre, j'y ai annexé un autre établissement pouvant en contenir 150, et en ce moment j'en fais établir un autre qui en contiendra 490. Ainsi, au moyen de ces deux derniers établissements, il y aura place, au besoin, pour 1.400 malades, outre un grand local, que j'ai destiné pour les hôpitaux régimentaires, qui peut en contenir de 250 à 300. Avant l'occupation de chaque local, je me suis assuré de sa salubrité par les rapports des officiers de santé chargés du service, et je crois, dans la circonstance, n'avoir rien négligé. Soldat depuis quarante ans, je porte mes camarades dans mon coeur.
Les maladies ne sont que légères; rien de pestilentiel; fièvres simples et peu de mortalités, encore celles qui ont lieu les aurait-on dans tout autre pays et dans toute saison.
Le 31 juillet, par conséquent trois jours après la lettre du sieur Loubers, il n'y avait que 634 hommes à l'hôpital. C'est donc à tort qu'il a écrit qu'on ne pouvait plus en recevoir, puisque le local principal en contient 800. Depuis cette époque, le nombre a augmenté et se trouve aujourd'hui de 1.043, dont 341 Français et 662 alliés. Il serait à désirer qu'il y en eût beaucoup moins; mais, d'après les causes que j'ai indiquées d'autre part, ce nombre n'est point extraordinaire si l'on considère la force de la garnison. Votre Altesse remarquera sans doute une différence dans le nombre des malades, qui est tel que, quoique les Français soient environ 6.000 hommes, ils n'ont que moitié à peu près de malades des alliés, qui ne sont que 4.000. Plusieurs causes peuvent y contribuer : 1° les alliés viennent de pays montagneux; 2° leurs ordinaires ne sont pas, en général, aussi réglés que les nôtres, et, sous ce rapport, le soldat français vit mieux que le soldat allié. J'en ai fait plusieurs fois l'observation à MM. les colonels et les ai fortement engagés à faire faire ordinaire à leur troupe, en leur disant que, dans le cas où leurs hôtes manqueraient de bois de chauffage, de m'en rendre compte, que je ferais faire des distributions lorsqu'il serait nécessaire. Du reste, la surveillance pour la santé du soldat est active; le service de l'hôpital se fait bien, et je ne puis que me louer de tous ceux qui en sont chargés.
Enfin, le sieur Loubers a donc eu tort d'écrire, le 28 juillet, ce qu'il a écrit; il trompait ses parents en leur disant que la nourriture était mauvaise, la chose étant absolument fausse. Souvent je consulte, je demande à MM. les colonels et commandants de troupes si les denrées données en distributions sont de bonne qualité : tous m'ont répondu et me répondent affirmativement. M. le général de division Dessaix n'épargne pas les mêmes questions, et il obtient les mêmes résultats que moi. Mes instructions pour le service des vivres portent positivement que, lorsque des denrées présentées à la distribution ne seront pas ce qu'elles doivent être, ere sera suspendue et que compte devra m'en être rendu sur-le-champ.
A l'égard de la bière, je suis d'avis qu'elle n'est pas et ne peut être bonne, et cet inconvénient est reconnu par la circulaire de MM. les officiers de santé en chef de l'armée du 11 de ce mois, lesquels reconnaissent en même temps que les usages du pays ne permettent pas de l'avoir meilleure. Mais cette bière n'est pas plus mauvaise que celle que l'on vend chez les marchands pour la boisson des habitants. La faculté a d'ailleurs été donnée aux corps d'abandonner la bière et de recevoir de l'eau-de-vie du pays en remplacement; ils ont préféré s'en tenir à la bière. Les exercices de troupes ne sont point forcés et ne sont absolument que ce qu'ils peuvent être dans la saison où nous sommes.
Quant à l'article de la lettre de Votre Altesse concernant le fort de Damm, j'ai l'honneur de l'assurer que je n'ai remarqué dans aucun temps que cette garnison eût plus de malades que celle de Stettin, proportion gardée. Ce fort, quoique adossé à la prairie qui se trouve entre lui et Stettin, est rapproché des bois qui, en général, sont très sains; seulement, l'eau de pompe y est mauvaise; mais celle de la petite rivière qui la traverse est très bonne, d'après l'analyse que j'en ai fait faire au mois de mai dernier.
Voilà, Monseigneur, tous les renseignements que je puis donner à Votre Altesse, d'après la demande qu'elle m'en a faite le 20 de ce mois.
J'ai l'honneur de la prier, en même temps, d'accueillir mes remerciements de l'opinion favorable qu'Elle a de moi, pour les soins qu'Elle veut bien se persuader que je donne à la santé des soldats de l'Empereur; ce devoir sera toujours sacré pour moi et l'objet de ma sollicitude particulière
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 120).

TABLEAU A de répartition dans les régiments d'infanterie du corps d'observation de l'Elbe des conscrits réfractaires et condamnés graciés, qui se rassemblent à Wesel et à Strasbourg (22 août 1811).

Désignation des Corps Force après l’arrivée des détachements de Walcheren, Gorée et Schouwen, et des 4es et 6es Bataillons Manquant au complet de 4200, c’est-à-dire 140 hommes par Compagnie Conscrits. Wesel : 2250 Conscrits. Strasbourg : 4500 Conscrits. Graciés : 626 Effectif après l’incorporation Observations
85e de Ligne 4200 300 40 4540
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 311).

Le 30 août 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, je m'empresse de satisfaire à la demande que Votre Majesté me fait par sa lettre du 25 de ce mois, pour connaître l'emplacement des cinq divisions du corps d'observation de l'Elbe et les lieux où sont les brigades et les bataillons ...
4e division, commandée par M. le général de division comte Dessaix :
1re brigade, général Barbanègre, 33e légère, 4 bataillons, à Magdebourg.
2e brigade, général Friederichs, 85e de ligne, 5 bataillons ; 3e brigade, général Leguay, 108e de ligne, 5 bataillons ; à Stettin.
Cette division doit être en entier à Stettin. Le 33e léger est resté à Magdebourg, en attendant que les régiments de Bade, de Berg et de Hesse-Darmstadt aient quitté Stettin ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 149).

Corps d'observation de l'Elbe, 1er septembre 1811.
4e Division, Général Dessaix, à Stettin : 33e Léger, 3 Bataillons; 57e de Ligne, 3 Bataillons; 85e de Ligne, 3 Bataillons; 108e de Ligne, 3 Bataillons (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 306).

Corps d'observation de l'Elbe, 15 septembre 1811.
4e Division, Général Dessaix, à Stettin : 33e Léger, 4 Bataillons; 85e de Ligne, 5 Bataillons; 108e de Ligne, 5 Bataillons (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 306).

Le "TABLEAU DE L'EMPLACEMENT DES TROUPES FRANÇAISES, WESTPHALIENNES, SAXONNES, POLONAISES, PRUSSIENNES ET RUSSES A L'ÉPOQUE DU 25 NOVEMBRE 1811" indique pour la 4e Division du Corps d'Observation de l'Elbe, que le 85e de Ligne a ses 5 Bataillons à Custrin (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 329).

Le 29 novembre 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 24 novembre. Les explications qu'elle renferme ont été un grand soulagement pour moi.
La campagne de 1805 m'a démontré la nécessité, lorsqu'on a des troupes sur le pied de guerre, d'avoir des grands approvisionnements de souliers et effets de campement. Beaucoup d'hommes de ce corps d'armée et des autres sont restés en arrière faute de chaussure.
L'expérience a prouvé que tous les souliers qu'on faisait faire par entreprise étaient toujours d'une mauvaise qualité et d'un mauvais usage.
Aussi, depuis cette époque, j'ai pris les plus grandes précautions pour que les colonels eussent une réserve de trois paires de souliers pour l'effectif de leurs corps, indépendamment des trois paires que doit avoir chaque homme. Cela n'entraîne Votre Majesté à aucune dépense, puisque ce sont eux qui font confectionner ces souliers sur la masse de linge et chaussure.
Ces souliers sont faits avec soin et sont d'un bon service; plus ils sont conservés, meilleurs ils sont.
Dans la campagne de 1809, on avait eu cette précaution, qui a eu un plein succès. Pas un régiment n'a éprouvé un manque de chaussures.
Pour donner une idée à Votre Majesté de notre situation sous ce rapport, je lui adresse un état présentant la situation générale des quantités de souliers et effets de campement existant au 1er novembre. Elle verra, par cet état, qu'il ne manque rien pour que chaque régiment ait six paires de souliers par homme, à raison de 140 hommes par compagnie, ou environ 22.000 paires de souliers.
Des ordres ont été donnés pour les faire confectionner et même pour porter le complet à 150 hommes par compagnie.
Les ordres ont été donnés aussi pour qu'on se procure le manquant au complet des autres objets.
Ce qui me fait entrer dans ces détails, Sire, c'est que dans l'hypothèse où le corps d'observation du Rhin, d'Italie, les autres corps et votre Garde seraient dans le cas de se porter sur l'Elbe, il serait essentiel que les commandants de ces corps eussent pris les mêmes précautions; sans cela, la chaussure manquera bien vite.
Bien entendu qu'en cas de marche du corps d'armée, les corps ne seraient pas embarrassés par ces grandes quantités de souliers qui seraient déposées dans les places de l'Oder, portées en avant suivant les circonstances et tirées suivant les besoins.
Je donne des ordres pour que le général Gudin envoie à Stettin le 12e ou le 21e de ligne qui est à Magdebourg. A son arrivée à Stettin, le général Liebert fera partir le 108e pour Custrin, d'où le 85e partira pour Glogau le jour de l'arrivée du 108e à Custrin
Je donne aussi les ordres pour que les bataillons des 19e et 46e soient envoyés à Magdebourg et casernés dans la citadelle autant que faire se pourra.
Ils feront peu de service. Un général sera chargé d'en prendre un soin particulier
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 354).

/ 1812, Russie

Le 1er janvier 1812, le 85e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Coblentz (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).

Le 2 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre directeur de l’Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouverne l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un projet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée en 15 divisions d’infanterie ...
4e division : 33e léger, 4 bataillons ; 85e de ligne, 5 bataillons ; 108e de ligne, 5 bataillons ; régiment de Hesse-Darmstadt (celui qui est à Danzig), 2 bataillons ; total, 16 bataillons ...
" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).

1er Corps d’Observation de l’Elbe, 31 janvier 1812
4e Division, Général Dessaix.
33e Légers, 4 Bataillons ; 85e de Ligne, 5 Bataillons ; 108e de Ligne, 5 Bataillons ; Hesse-Damrstadt, 2 Bataillons ; Artillerie, Génie et Train (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 310).

Le 14 janvier 1812, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, dans différentes lettres, Votre Majesté m'a recommandé de tenir la main à ce que les emplois d'officiers et de sous-officiers soient remplis; cela est d'autant plus nécessaire à son service que maintenant les compagnies sont nombreuses.
Les propositions pour les emplois vacants sont adressées régulièrement au ministre; mais la nomination et les expéditions, en raison du grand travail des bureaux du ministère de la guerre, sont toujours très arriérées.
Tous les jours on m'adresse beaucoup de réclamations à cet égard; il existe beaucoup d'emplois vacants, et dans une proportion très nuisible.
Je me bornerai à faire connaître seulement les emplois vacants dans la 4e division :
... 85e de ligne. 2 capitaines, 7 lieutenants, 8 sous-lieutenants ...
Je réclame de Votre Majesté que des ordres soient donnés pour que ces nominations soient promptement expédiées
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 551).

Commandement du Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl; 1er CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 1er CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 4e Division : Général Dessaix :
33e Léger, 4 Bataillons, à Stettin; 85e de Ligne, 5 Bataillons, à Glogau; 108e de Ligne, 5 Bataillons, à Custrin; Régiment de Hesse-Darmstadt, 2 Bataillons, à Danzig; Artillerie, génie, équipages à Stettin (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 575).

Le 13 février 1812, Berthier écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, conformément aux dispositions dont Votre Majesté m'a donné connaissance, j'ai l'honneur de lui proposer de donner les ordres ci-après savoir :
1° à M. le maréchal prince d'Eckmühl, de porter son quartier général de Hambourg à Stettin, de manière à ce qu'il y soit rendu le 1er mars;
- La distance étant de treize journées, il doit partir le 18 février pour arriver le 1er mars à Stettin -
... J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté d'ordonner à ce maréchal de prendre des mesures pour démasquer son mouvement le 22 février, de ne faire passer l'Oder que le 1er mars et de distribuer alors ses troupes, ainsi qu'il suit :
La brigade de cavalerie légère du général Bordessoulle avec la division Dessaix à Landsberg ...
Le 85e, qui est à Glogau, rejoindrait à Posen la division Dessaix lorsque cette division aura l'ordre de se rendre à Posen ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 190).

Le 14 février 1812, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "... A Glogau, où est le 85e, il y a le régiment saxon de Low ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 173).

Le 21 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de la Grande Armée, à Paris : "... Le 85e, qui est à Glogau, se tiendra prêt à se rendre à Posen, aussitôt que la division Dessaix arriverait dans cette ville" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 185011 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30016 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 225).

Le même 21 février 1812, le Major général écrit, depuis Paris à l'Empereur, pour l'informer des ordres qu'il a transmis à Davout : "... Je l'ai prévenu aussi que le 85e régiment, qui est à Glogau, doit se tenir prêt à se rendre à Posen, aussitôt que la division Dessaix devra arriver dans cette dernière ville ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 228).

Commandement du Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl au 1er mars 1812; 1er CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 1er CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 4e Division : Général Dessaix :
33e Léger, 4 Bataillons, à Stettin; 85e de Ligne, 5 Bataillons, à Glogau; 108e de Ligne, 5 Bataillons, à Custrin; Régiment de Hesse-Darmstadt, 2 Bataillons, à Danzig (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).

Le 6 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Le détachement du 17e de ligne, ainsi que ceux des 25e de ligne, 13e léger, 21e, 85e, 111e, 30e, 48e, etc., etc., et en général de tous les régiments qui appartiennent au 1er corps, formeront un ou deux bataillons de marche, chaque bataillon fort de 1.000 hommes. Ces bataillons recevront une organisation provisoire, afin d'être en état de se ployer ou de se déployer dans leur marche ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6890 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30138; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 391).

Le 11 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un rapport à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former les bataillons de marche ci-après désignés, qui sont destinés à rejoindre la Grande Armée, savoir :
... 2e bataillon de marche du 1er corps d'armée, à Mayence :
1 comp. formée du détach. du 13e d'inf. légère, 90 hommes, à Mayence le 2 avril.
1 comp. id. du 17e de ligne, 100, id. le 30 mars.
1 comp. id. du 30e, 120, id. se trouve à Mayence.
1 comp. id. du 25e, 120, id. le 1er avril.
1 comp. id. du 85e, 140, id. le 11 mars.
1. comp. des détach. des 33e, 61e et 111e de lig., 135, id. les 10 et 11 mars.
Total du 2e bataillon de marche du 1er corps : 705 hommes environ.
Ce bataillon doit être réuni le 2 avril à Mayence; il pourrait s'y reposer le 3 et partir le 4 pour Stettin, en suivant la marche du 1er bataillon ...
... Bataillon de marche du 3e corps d'armée, à Mayence :
2 comp. du 5e bataillon du 5e rég. de ligne, 400, à Mayence le 3 avril.
2 comp. du 5e bataillon du 18e rég., 320, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 125e, 200, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 126e, 100, id. le 23 mars.
1 comp. formée des détach. des 46e et 93e, 85e, id. les 22 mars et 1er avril.
Total du bat. de marche du 3e corps 1155 hommes environ.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Mayence; il pourrait s'y reposer le 4, en partir le 5 et se diriger sur Leipzig pour y rejoindre le 3e corps ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier ces ordres de mouvement. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant la formation de ces bataillons de marche, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent bien armés, équipés et habillés, afin qu'ils puissent partir de Mayence, Wesel et Strasbourg en très bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Diriger tous ces bataillons sur Magdebourg. Vous les porterez dans les différents états, de manière que je connaisse le jour où ils arrivent.
Paris, le 13 mars 1812.
NAPOLEON
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 393).

La "Situation du 1er Corps au 25 juin 1812", 4e Division, indique : 85e de Ligne, Colonel Piat, 1er, 2e, 3e, 4e, 6e Bataillons, Artillerie ; 109 Officiers, 3.930 hommes, 35 chevaux d’Officiers, 100 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 262).

Le 28 juin 1812, Dessaix écrit à Davout (AG) : "... Le général de brigade Bordessoulle est parti pour se rendre, conformément à vos ordres, à Sta Kitovitschi avec les deux bataillons du 85e que j'avais mis à sa disposition, comme vous me l'avez prescrit. Je l'ai prévenu aussitôt des nouvelles dispositions que vous ordonnez, afin qu'il s'arrête et attende mon arrivée pour nous rendre ensemble sur Troki ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 303).

1re Division de réserve (Livret de l’Empereur, 1er juillet), Général de Division La grange.
2e Demi-brigade de marche, M. Dambrujac, Major en 2e.
1er Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 48e de Ligne, 3 Officiers, 326 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 108e de Ligne, 5 Officiers, 327 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 85e de Ligne, 1 Officier, 332 hommes.
2e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 30e de Ligne, 6 Officiers, 332 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 33e de Ligne, 6 Officiers, 330 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 21e de Ligne, 5 Officiers, 321 hommes.
3e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 57e de Ligne, 4 Officiers, 327 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 61e de Ligne, 6 Officiers, 329 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 111e de ligne, 6 Officiers, 320 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 354).

Le 12 juillet 1812, le Général Mouton écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (A N) : "En vertu des ordres de Votre Majesté, j'ai vu ce matin, à 6 heures, les hommes isolés des IIe et IIIe corps d'armée, ainsi que ceux des divisions Friant, Morand et Gudin, Dessaix, Compans et Claparède.
J'ai l'honneur de joindre ici le tableau qui est le résultat de cette opération, à laquelle on avait déjà travaillé antérieurement par suite des ordres du major général. Il y a de plus un détachement destiné à la division Grandjean,. dont le tableau mentionné indique également la force.
J'ai fait connaître que l'intention de Votre Majesté était que ces hommes fussent armés avant, leur départ, bon nombre ne l'étant pas nonobstant la grande quantité d'armes en mauvais état. J'ai aussi informé de la direction que Votre Majesté voulait qu'on leur donnât. On sait également qu'ils ne doivent pas partir avant le 14 et qu'il est nécessaire qu'ils emportent pour quatre jours de pain et cinquante cartouches par homme.
La santé de ces soldats paraît avoir souffert; on fait recevoir dans les hôpitaux ceux qui ne peuvent pas continuer leur marche. L'habillement, sans être mauvais, paraît tel par suite du défaut de surveillance et de la mauvaise tenue.
Le colonel, qui dirige ce dépôt, semble avoir des moyens, notamment dans les détails de comptabilité, mais pour opérer avec succès, il faudrait qu'il connût de quel corps d'armée font partie les hommes sous ses ordres, ou qu'un officier supérieur de l'état-major, qu'on lui adjoindrait; pût le lui dire.
Ces soldats ne reçoivent que la demi-ration de pain, et il est avantageux, je crois, de les réunir à leur corps le plus promptement possible. Le défaut d'officiers de troupes exigerait peut-être que l'on affectât quelques officiers d'état-major à la conduite de ces bataillons, rien ne nécessitant une surveillance plus active qu'une semblable réunion de soldats.
Il restera à ce dépôt quelques hommes disponibles qu'on pourra faire partir sous peu en les réunissant à ceux qui arrivent chaque jour
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 73). La "Composition des bataillons de marche organisés aujourd'hui 13 juillet, d'après les ordres de l'Empereur" indique pour le 85e de Ligne (Division Dessaix) : 25 Caporaux, tambours et soldats.

Le 13 juillet à 3 heures après-midi, Davout écrit à Napoléon (AN) : "… Je dirige également sur Ighoumen, les 108e et 85e régiments de la division Dessaix, qui y seront rendus demain soir ou après-demain de très bonne heure ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (24 juin-19 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 436).

Le 16 juillet 1812, Davout écrit à Dessaix, depuis lghoumen (A S P) : "Je suppose que le pont de Verezino est fait. A la réception de cette lettre, faites partir le 85e et qu'il se porte aujourd'hui deux bataillons à Poghost avec deux pièces d'artillerie, deux bataillons à Novoselki avec les deux autres pièces, et un autre bataillon à la tête du pont …
Le 3e de chasseurs de la brigade du général Bordessoulle et le général Bordessoulle lui-même doivent se rendre à Poghost ; il est possible que quelques détachements s'y trouvent et y arrivent demain. Le général Bordessoulle commandera l'avant-garde. Il sera mis à sa disposition un bataillon du 85e.
Si vous ne recevez point contre-ordre, vous porterez demain vos deux régiments et votre division à Poghost ; peu de temps après, vous y recevrez des ordres de marche ; cependant vous pouvez faire faire la soupe à votre arrivée
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 197).

Le 17 juillet 1812, à 6 heures du matin, Dessaix écrit à Davout, depuis Verezino (AG) : "Conformément à vos ordres, j'ai fait passer deux bataillons du 85e à Poghost avec deux pièces, deux autres à Novoselki avec les deux autres pièces de canon. Un bataillon du même régiment qui était resté au pont, passe en ce moment pour se rendre à Poghost. Je l'ai fait relever par un bataillon du 108e.
Le passage de la rivière a été extrêmement long, vu que le pont n'est point achevé, et qu'on n'a qu'un bac propre au passage de la troupe : il faut près de dix minutes pour passer une compagnie. Aussitôt que le dernier bataillon du 85e aura effectué son passage, je mettrai le 108e en marche pour me rendre à Poghost. J'espère que le pont sera bientôt achevé pour faire passer l'artillerie de la division et les équipages La route que nous avons parcourue hier est très mauvaise : le commandant de l'artillerie a été obligé de faire rétablir un pont pour pouvoir passer, ce qui a retardé la marche : le tout cependant était arrivé avant minuit. J'ai fait connaître vos intentions à deux officiers d'état-major qui se trouvent avec le géénéral Friederichs, à l'égard des subsistances qu'il doit faire réunir à Poghost; il s'en sera de suite occupé
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 306).

Le 18 juillet 1812, Davout écrit à Bordessoulle, depuis Poghost (A S P) : "Je reçois votre lettre à mon arrivée à Poghost. Vous feriez un trop grand détour en venant à cet endroit. Rendez-vous directement à Esmonouï, vous y attendrez de nouveaux ordres, ainsi que le 85e régiment qui y sera demain d'assez bonne heure. Il est possible que je vous pousse le même jour jusqu'à Biélouïnistchi avec deux bataillons et deux pièces de canon. Faites préparer 6.000 rations de pain et, 6.000 rations d'avoine à Esmonouï et 30.000 de l'un et de l'autre à Biélouïnitschi. Il est possible que je ne parte pas demain de Poghost. Voici l'itinéraire que je suivrai, vous m'enverrez vos lettres, suivant cette direction, de Poghost à Bouïkovitschi, à Kozlovbérej, Priborki, Korouilnitsa, Kleva et Esmonouï. Pour épargner vos ordonnances, envoyez-moi vos lettres par des nobles polonais et choisissez des gens bien sûrs ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 203).

Le 21 juillet 1812, Davout écrit, depuis Mohilew, à Grouchy (AN) : "... Je vous ai annoncé ce matin, mon cher général, que nos avant-postes avaient été attaqués ; le 3e régiment de chasseurs a été ramené par 2.000 Cosaques avec une perte considérable. Je me suis trouvé heureusement là. J'ai fait, pour arrêter la marche de ces messieurs, marcher le 85e régiment de ligne avec deux pièces de canon Avec un seul bataillon, toute cette cavalerie a disparu. Je l'ai poursuivie jusques à deux ou trois lieues.
Cela confirme les rapports qui avaient été donnés, ces troupes ennemies doivent être de deux divisions du prince Bagration.
Ce ne sera pas avant 5 à 6 jours que ce prince pourra marcher sur moi avec tout son corps ; d'ici à ce temps,le général Tharreau sera à notre hauteur, et je pourrai réunir tout notre corps.
En attendant, je désire de voir ma réserve de pièces de 12 ; dirigez-la sous l'escorte du bataillon du 25e sur Chklov, de manière à ce qu'elle soit rendue demain, si cela est possible ...
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (20 juillet – 31 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 63).

Le 9e Bulletin de la Grande Armée, daté de Bechenkoviski, le 25 juillet 1812, raconte : "… Le 20, le prince d'Eckmühl s'est porté sur Mohilow. Deux mille hommes, qui formaient la garnison de cette ville, ont eu la témérité de vouloir se défendre ; ils ont été écharpés par la cavalerie légère. Le 21, trois mille cosaques ont attaqué les avant-postes du prince d'Eckmühl ; c'était l'avant-garde du prince Bagration, venue de Bobruisk. Un bataillon du 85e a arrêté cette nuée de cavalerie légère, et l'a repoussée au loin. Bagration parait avoir profité du peu d'activité avec laquelle il était poursuivi, pour se porter sur Bobruisk, et de là il est revenu sur Mohilow ..." (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 30 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 529 (parle du 89e et non du 85e) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7473).

Le 22 juillet 1812, Dessaix écrit aux Généraux Friederichs et Leguay, à M. Thévenot et au Commandant des Sapeurs, depuis Mohilev (A G) : "Pour les prévenir qu'il est possible que l'on fasse un mouvement et qu'il convient de se tenir prêt, que cependant l'on doit toujours faire la soupe, prévenir aussi que les hommes de corvées pour le pain et l'eau de-vie soient rendus ici avant midi. On ne sait encore quelle quantité de pain on pourra recevoir.
Le Prince doit faire une reconnaissance : il prendra peut-être le 85e ou une partie de ce régiment avec lui. Le 108e devra se tenir prêt à marcher au besoin ainsi que l'artillerie et la compagnie de sapeurs. Le général Leguay me fera le plaisir de me prévenir aussitôt, s'il y avait quelque chose de nouveau
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 307).

- Bataille de Mohilev

Certain de son succès, le Maréchal Davout, qui a engagé ses avants-postes contre les troupes de Bagration, en fait avertir le Général Grouchy avec prière de transmettre sa dépèche à l'Empereur. Le Général Romeuf écrit, du champ de bataille en arrière du pont de Saltonowka, 5 heures du soir, au général Grouchy, (AN) : "M. le Maréchal me charge de vous écrire du champ de bataille à 5 heures du soir.
Ses avant-postes placés à un pont à deux lieues en avant de Bouïnitschi ont été attaqués ce matin très vivement à 8 heures du matin; l'attaque a été bien soutenue par le général Frédéric qui commandait sur ce point, et le combat a bientôt été engagé au débouché des bois par où les Russes voulaient se porter sur nous, sur un front d'à peu près trois quarts de lieue ; l'action se soutient encore avec des hauts et des bas de part et d'autre, cependant les Russes ont été maintenus et n'ont pu déboucher. Je n'ai eu jusqu'à ce moment que deux régiments vivement engagés, il m'en reste trois encore frais ; j'espère me maintenir dans la position sans que les Russes fassent aucun progrès, et s'ils veulent renouveler une attaque demain et les jours suivants, j'aurai encore de nouveaux renforts à leur opposer, j'attends demain à Mohilev de très bonne heure la division du général Claparède. Le général Pajol sera demain avec le 25e de ligne, ses deux régiments et le 1er chasseurs, à Kniajitsouï, à quatre petites lieues de Mohilev.
Je suis attaqué, d'après les rapports des prisonniers, par deux divisions russes ayant derrière elles six régiments de Cosaques et quatre régiments de dragons; je dois supposer que Bagration a encore une division, qui n'est pas éloignée, mais vous voyez que je suis en mesure si les Russes n'ont point d'autres forces que celles qui m'ont été annoncées et dont j'ai parlé ci-dessus.
Je pense d'ailleurs que le prince Poniatowski ne peut tarder à s'approcher de moi.
Il est 5 heures et demie et le combat se soutient encore avec assez de vivacité, mais les Russes ne dépassent pas la lisière de leurs bois où ils sont couverts par un marais qui règne tout le long de leur front, que nous avons pourtant passé plusieurs fois sans pouvoir nous maintenir au-delà. M. le Maréchal y avait heureusement fait hier une reconnaissance avec quelque cavalerie et une partie du 85e qui lui avait donné une connaissance du pays qui lui a été fort utile.
Vous pouvez compter que l'ennemi ne débouchera pas.
M. le Maréchal désire qu'en attendant qu'il puisse adresser son rapport à Sa Majesté, vous veuillez lui faire passer cette lettre.
Au moment où je ferme ma lettre, nous venons de forcer le défilé avec quelques troupes fraîches que M. le Maréchal a amenées au combat; la position des Russes est enlevée, nous les poussons dans leurs bois et nous faisons de rapides progrès.
Je vous demande pardon de la précipitation avec laquelle je vous écris, la circonstance me justifiera
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (20 juillet – 31 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 140).

Dans son rapport daté de Dobrowna, le 7 août 1812, le Maréchal Davout écrit au Prince de Neuchâtel, Major général de la Grande Armée : "Monseigneur, j'ai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Altesse le rapport de l'affaire qui a eu lieu le 23 juillet, en avant de Mohilew, entre une partie des troupes du 1er corps et le corps russe du prince Bagration.
Votre Altesse sait qu'une légère avant-garde aux ordres du général Bordesoulle était entrée le 20 à Mohilew, et qu'après s'en être rendue maitresse, elle poursuivit, dans une fausse direction, le corps ennemi fort de 12,000 hommes, à qui elle avait fait 3 ou 400 prisonniers. Le reste de ce corps s'était retiré par la toute de Staroi-Bichow sur la tête des colonnes du prince Bagration.
Le 21 eut lieu, à la hauteur de Bouitniki, l'attaque des Cosaques sur le 3e régiment de chasseurs, dans laquelle ce régiment, accablé par le nombre, éprouva une grande perte.
J'employai le 21 à faire une reconnaissance avec le reste de ce même régiment et le 85e de ligne en avant de Bouistrys ; je la poussai jusqu'au-delà du Nowielski ; l'ennemi ne montra que de la cavalerie en assez grande quantité.
Tous les rapports annoncent l'arrivée de l'armée du prince Bagration à Novoi-Bichow et sa marche sur Mohilew, déterminé à donner une bataille pour y entrer. On parlait de quatre divisions d'infanterie, du corps de Platow et de plusieurs divisions de cavalerie.
Je n'avais alors à Mohilew que les 57e, 61e et 111e régiments d'infanterie de la division Compans, le 25e ayant été laissé, avec la brigade Pajol et le 1er de chasseurs, sur la Bérézina, pour couvrir Minsk, les 85e et 108e de la division Desaix, la division Valence et le 3e de chasseurs.
Il fallait choisir un terrain d'un petit développement, qui pût rendre nulles la nombreuse cavalerie et l'artillerie de l'ennemi.
La position de Solta-Nawka, dont j'envoie un croquis à Votre Altesse, me parut remplir ce but. Dans la nuit du 22, je fis barricader le pont qui est sur la grande route, créneler l'auberge qui est vis-à-vis. Le pont du moulin de droite fut coupé par mes compagnies de sapeurs, et les maisons des environs crénelées. Le 85e fut chargé de défendre ces postes et de tenir en cas d'attaque, pour donner le temps aux autres troupes, échelonnées entre cette position et Mohilew, d'arriver.
Ces dispositions prises, je me retirai à Mohilew, pour presser l'arrivée de la division Claparède, des troupes détachées du général Pajol.
Le 23, à sept heures et demie du matin, je reçus les rapports que les avant-postes étaient attaqués. A huit heures, je trouvai le 85e attaqué très-vivement. Le général Fredericks, qui le commandait, avait fait de bonnes dispositions, et pendant toute la journée a déployé du calme et beaucoup d'intrépidité.
L'artillerie légère de la division et celle du 85e avaient été disposées la veille. Leur feu fut très-meurtrier, et au bout d'une heure de combat, il y avait déjà au-delà de 500 morts russes. Douze à quinze pièces russes débouchèrent du bois et se mirent en bataille sur le plateau du moulin, dont le pont avait été détruit. Des régiments d'infanterie russe se formèrent ; un bataillon du 108e fut envoyé pour soutenir les compagnies du 85e, qui étaient sur ce point. Quelques pièces d'artillerie furent opposées à celles des Russes. Le combat devint très-vif de ce côté. Les forces de l'ennemi augmentaient à chaque instant. Le bataillon du 108e, qui avait poussé les Russes, fut obligé de céder au nombre. Le général Guyardet, avec deux bataillons du 61e, arrêta la poursuite de l'ennemi et fit repasser le ravin aux Russes, qui t'avaient passé en poursuivant le bataillon du 108e.
Pendant que ces choses se passaient sur la droite, je donnai ordre au général Fredericks, qui défendait le débouché de la grande route avec beaucoup de vigueur, de faire passer le défilé à un bataillon du 108e et à quelques compagnies du 85e, et de charger les pièces ennemies. Ce mouvement, qui fut exécuté avec une grande décision et dirigé par le colonel Achard, du 108e, eut une grande influence sur les mouvements de la gauche de l'ennemi, qui se vit forcé à rétrograder.
Le bataillon commandé par le colonel Achard avait fait prisonnier un bataillon ennemi, qui fut ensuite délivré. Le colonel fut blessé d'une balle au travers du bras, et ne put se soutenir sur les hauteurs qu'il avait occupées.
L'ennemi avait fait avancer une masse considérable formée en colonne serrée, pour entreprendre de nouveau de forcer le défilé du pont ; elle se trouvait dans la direction de la batterie du chef d'escadron Polinier, qui l'arrêta par un feu terrible et lui fit beaucoup de mal. Le nombre des morts de l'ennemi, qui était déjà considérable sur ce point, fut doublé.
L'action se soutenait encore avec chaleur de part et d'autre, et avec une grande infériorité de notre côté.
Les autres troupes étaient en réserve sur notre droite, où l'on devait supposer que l'ennemi porterait des forces, et surtout sa nombreuse cavalerie. Sur les six heures du soir, toutes mes reconnaissances de la droite n'ayant pas vu d'ennemis, les troupes qui avaient été mises en réserve, et en particulier le 111e régiment, furent dirigés sur la grande route. Le général Fredericks reçut l'ordre de renouveler son attaque. Un bataillon du 85e qui, dès la veille, avait été placé à l'extrême droite, et un du 61e, attaquaient la gauche de l'ennemi. Ces deux attaques eurent du succès ; l'ennemi retira son artillerie. Les troupes suivirent ce mouvement sur tous les points.
Le 111e et le 61e de la 5e division, conduits par le général Compans, furent chargés de poursuivre l'ennemi jusqu'à Nowosilski. La nuit arrêta la poursuite à cet endroit, où des forces considérables étaient formées pour protéger la retraite du 12e régiment d'infanterie russe, qui avait été très-maltraité.
Je dois les plus grands éloges à la conduite des troupes, et en particulier à celle du 85e. Aucun soldat n'a quitté son poste pour conduire les blessés, et les jeunes comme les anciens soldats ont montré une grande valeur. Les anciens soldats ont donné à leurs camarades l'honorable témoignage qu'il n'y avait plus de conscrits dans leur régiment.
La perte de l'ennemi a été grande. Il a laissé sur le terrain au-delà de 1,200 morts et plus de 4,000 blessés, dont 7 à 800 sont restés entre nos mains, ainsi que 150 à 200 prisonniers.
Les localités n'ont pas permis d'en faire un plus grand nombre. Notre perte, suivant les états des corps, monte à 900 hommes tués, blessés ou disparus.
Je réitère les éloges que je dois au général Fredericks, à tous les officiers d'état-major, qui ont bien payé de leur personne un d'eux a été tué.
Je profite de cette occasion pour prier Votre Altesse de demander à Sa Majesté des récompenses pour plusieurs d'entre eux ; j'en joins ici l'état à celui des officiers, sous-officiers et soldats des 4e et 5e divisions qui ont mérite d'être cités avec distinction.
Je prie Votre Altesse de mettre cet état sous les yeux de Sa Majesté et de solliciter pour eux ses faveurs
" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 379, lettre 1075; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (20 juillet – 31 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 143).

Davout écrit à Napoléon, le 24 juillet, à une heure du matin, depuis le bivouac de Kartschemka (ce village est mal représenté sur la carte, il est placé sur la route en arrière de Novosielki du côté de Mohilev ; Novosielki est le point où l'on a pris position après la bataille) (AN) : "Sire, j'ai eu l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que tout annonçait l'arrivée prochaine du corps de Bagration ; toutes mes promenades autour de Mohilev avaient pour but de reconnaître une bonne position pour recevoir la bataille.
Hier, la reconnaissance a été faite ; elle s'est portée à la hauteur de Novosielki, et j'ai pris une ligne à trois quarts de lieues en arrière, j'ai pris des mesures pour occuper fortement cette position. A 9 heures du matin, j'ai été prévenu de l'attaque de l'ennemi, toutes les troupes ont été dirigées pour appuyer l'avant-garde. Le combat a été très vif jusque vers 6 heures, il y a eu du haut et du bas. En ce moment, la position a été enlevée avec beaucoup de vigueur par quelques compagnies d'élite des 61e, 85e et 108e, le colonel du 108e a été blessé à cette attaque.
Toutes les troupes de Votre Majesté ont montré beaucoup de fermeté, surtout les 108e et 85e qui ont été engagés toute la journée.
L'ennemi a été talonné jusqu'à l'entrée de la nuit et repoussé à trois lieues au delà du champ de bataille ; c'est une boucherie, surtout de Russes dont les colonnes ont été exposées au feu d'artillerie et de mousqueterie ; il n'y a pas d'exagération à dire qu'il n'y a pas plus du sixième de cadavres français. II y a dans les prisonniers faits des numéros de trois divisions 12, 19 et 16. Cependant, je crois qu'il n'y a eu de sérieusement engagé que le corps de Raeffskoï qui commande deux divisions, le reste du corps Bagration est du côté de Bobrouisk.
Je dois citer à Votre Majesté avec beaucoup d'éloges les généraux Dessaix et Prédéricks; celui-ci est toujours resté maître du pont par où l'ennemi devait passer, il a fait de fort bonnes dispositions avec beaucoup de vigueur et de calme. Je ne puis donner encore l'état des tués et blessés de notre côté, on peut le porter à mille et à coup sûr à plus du quadruple de la part de l'ennemi.
La cavalerie a été totalement inutile, elle était derrière l'infanterie prête à déborder; j'ai pris des renseignements sur le nombre des prisonniers, mais je crois que cela ira au-delà de 1.200, en y comprenant ceux qui sont égarés dans les bois et qu'on ramassera demain.
Les 57e et 111e n'ont pas été engagés ; à la fin du combat, la réserve d'artillerie, composée de 12 pièces de 12 et 4 obusiers, est arrivée à Mohilev, ainsi que la division Claparède ; j'espère recevoir demain la brigade Pajol, le 1er de chasseurs et le 25e de ligne.
Après cette affaire avec ces renforts, dans le cas où Bagration voudrait recommencer, il n'y aurait aucune probabilité pour lui de succès. Au surplus, la manière dont la retraite s'est faite, le désordre des troupes russes ne me permet pas de supposer une seconde affaire. J'ai envoyé un officier pour examiner tous les prisonniers ; dans la journée, j'aurai l'honneur de faire connaître à Votre Majesté les noms des régiments et des généraux qui se sont trouvés au combat.
Je vous adresse un rapport du général Gérard qui prouve que le corps de Platow ne s'est pas trouvé à la bataille.
Je vais pousser une reconnaissance sur la rive gauche du Dnieper, où on a aperçu hier quelques troupes
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (20 juillet – 31 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 141).

Le 24 juillet 1812, Davout écrit à Compans, depuis Mohilev (A S P) : "Le général Compans portera de suite un de ses deux régiments, celui qui sera le plus à portée derrière le village de Selets à cheval sur la route qui va de Mesteschno Starihienitsché à ce village. Il se trouvera sur la droite du 85e et observera tous les débouchés qui, de la forêt, aboutissent à la route de Mohilev. Je désire que le général Compans fasse ce mouvement le plus tôt possible et aille s'y établir de sa personne. Il faut qu'il lie parfaitement ses postes avec ceux du 85e. Dans le cas, peu vraisemblable, où l'ennemi ferait des mouvements sur notre droite, le général Compans ferait venir en seconde ligne sur sa droite son second régiment. Il laissera le 57e en ville avec les mêmes instructions que celles d'hier. Il aura avec son premier régiment son artillerie légère et avec l'autre son artillerie de position. S'il n'y a rien de nouveau, le général Compans fera faire de suite la soupe et mettre des postes à tous les débouchés; en faisant ce mouvement, vous laisserez les bagages au camp" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 221).

Le 24 juillet 1812, Davout écrit, depuis Mohilev, à Dessaix (A S P) : "Le général Dessaix est prévenu que je fais porter les 111e et 61e régiments en arrière de la droite du 85e régiment du côté de Selets.
Il faudra qu'avec les 108e et 85e il garde la position où l'on s'est battu jusqu'à Selets compris. En faisant tous ces mouvements, vous laisserez les bagages au camp
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 222).

Le 24 juillet 1812, Dessaix écrit à Romeuf, depuis Mohilev (A G) : "… Le général Friederichs s'est porté sur le village que nous avions emporté il y a deux jours. Il paraît que l'ennemi s'est retiré : on ne voit que quelque peu de cavalerie légère. Le rapport du chef de bataillon du 85e, qui a été porté à S. E. par l'adjudant-major Le Braume, ne paraît pas fondé. J'avais envoyé de suite un de mes aides de camp sur le point où il paraissait que l'ennemi se dirigerait d'après le susdit rapport. Il n'a rien vu de particulier. J'en fais partir encore de suite un autre, et j'informerai S. E. de ce qu'il aura reconnu sur ce point" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 307).

Le 24 juillet 1812, Dessaix écrit à Davout (A G) : "Le rapport qui avait été fait ce matin sur un prétendu mouvement de l'ennemi sur notre droite paraît tout à fait dénué de fondement. J'ai tout lieu de croire au contraire qu'il est en pleine retraite.
Les postes que le général Friederichs a établis entre les villages dont V. E. avait fait débusquer avant-hier quelques centaines de Cosaques, n'aperçoivent plus rien sur la route ; il n'y a plus de vedettes ennemies. L'on trouve à chaque pas des Russes morts ou blessés dans les bois. Il y en a en ce moment plus de 230 dans les deux ambulances : tous ont été pansés. Il y a parmi le nombre deux officiers, dont un chef de bataillon. Ils viennent d'être transportés en ville. L'on peut porter le nombre de Russes morts à 800 ou 900. Ils ont eu un grand nombre de blessés qui ont suivi leur colonne. Leur perte doit s'élever à 4.000 ou 5.000 au moins.
Tous les postes sur la ligne qui me sont confiés sont très bien établis et, si l'ennemi revenait pour les forcer, V. E. peut compter pour la défense sur le zèle et le courage des troupes sous mes ordres. Mon aide de camp, Girod, que j'avais envoyé à l'extrémité droite revient à l'instant pour me prévenir qu'il a rencontré le chef de bataillon du 85e qui, d'après vos ordres, a été sur Gutitsch pour détruire des ponts et qui rentrait après avoir rempli sa mission. Il lui a dit qu'il n'avait vu aucune trace de la marche de l'ennemi de ce côté-là. Il va faire son rapport que le général Friederichs ou moi aurons l'honneur de vous adresser
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 307).

Le 28 juillet 1812, Dessaix écrit à Friederichs, depuis Bouinitsohi (A G) : "Vous voudrez bien, mon cher général, réunir de suite votre brigade, à part le bataillon qui se trouve à la disposition du général Bordessoulle et qui nous rejoindra sous peu, pour vous mettre en marche avec la division et suivre la route de Chklov. Je donne ordre que l'artillerie légère soit placée après le bataillon de droite de votre brigade. Vous ferez partira cent pas à l'avance, lorsque la division se mettra en mouvement, une compagnie du centre pour éclairer la marche. Comme nous traverserons la ville, donnez ordre aux militaires qui composent votre brigade, d'être dans une bonne tenue et que personne ne s'écarte de la route et ne quitte son rang.
Même ordre à M. le général baron Leguay pour le 108e
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 309).

Le 3 août 1812 à midi, Davout écrit à Bordessoulle, depuis Doubrovna (A S P) : "Je mets à votre disposition un bataillon du 85e. Vous devez dire au général Dessaix l'endroit où ce bataillon devra se rendre pour pouvoir partir avec tout ce que vous avez de disponible de votre brigade.
Vous vous dirigerez avec votre brigade et ce bataillon sur Sava, vous vous annoncerez comme faisant l'avant-garde du corps d'armée qui se porte sur Mstislavl; arrivé à Sava, vous y laisserez l'infanterie et la majeure partie de votre cavalerie, vous les établirez très militairement derrière la Pronïa, gardant les débouchés et vous pousserez des reconnaissances sur la route de Mstislavl et sur Drouïbïno. Vous donnerez de vos nouvelles au prince Poniatowski à Mohilev, soit par un juif qui aurait des propriétés et famille, soit par un noble polonais. Il faudra questionner tous ceux qui arrivent de Mstislavl depuis vingt-quatre et quarante-huit heures pour savoir si des troupes y ont passé, d'où elles venaient et quelle direction elles ont prise, et, si dans ces troupes, il y en avait du prince Bagration. Vous chercherez à remuer les coeurs polonais, vous ferez répandre les proclamations ci-jointes, vous ferez défendre aux seigneurs polonais sous leur responsabilité d'obtempérer aux réquisitions des Russes, d'hommes, d'argent et de chevaux. Vous prendrez connaissance de toutes les ressources qui existent dans le pays, en avoine, farine, blé et eau-de-vie pour m'en faire le rapport détaillé.
Le général Pajol se porte sur Rasasna et Lïadouï et poussera des reconnaissances sur Romanovo, vous en pousserez aussi et vous laisserez de deux lieues en deux lieues de petits postes de correspondance pour me donner fréquemment de vos nouvelles
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 253).

L'Appel du 4 août 1812 des troupes aux ordres du Prince d’Eckmühl, Maréchal Davout Division Desaix donne, pour le 85e de Ligne, 95 Officiers, 3.219 hommes ; 33 chevaux d’Officiers, 87 chevaux de troupe (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 374).

Le 7 août 1812, Davout écrit à l'Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté, conformément à sa demande, la situation détaillée des troupes du Ier corps qui sont avec moi et des divisions Claparède et Valence, au 1er août.
Cet état présente une assez grande différence en moins dans les présents au 85e et 108e de ligne, avec l'état de la revue d'appel passée le … juillet, et que j'ai eu l'honneur d'envoyer à Votre Majesté.
Cette différence provient de quelques faibles détachements d'hommes restés en arrière, mais plus encore d'erreurs faites par le sous-inspecteur aux revues de la division dans ses états, erreurs que j'ai reconnues et fait rectifier.
L'état que j'adresse à Votre Majesté, présente une colonne des hommes égarés, sur lesquels je n'ai aucun renseignement. Je soumets le résultat par régiment à Votre Majesté.
Le 33e régiment d'infanterie légère, quoique détaché de la 1re division, est compris dans la situation.
Le 33e a en arrière 917 hommes.
Le 85e — 368 — ...
" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 379, lettre 1075; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, p. 279 donne cette lettre à la date du 6 août 1812).

L'Emplacement des troupes en date du 7 août 1812 (AN) indique : "... Les deux divisions Dessaix et Claparède campées sur la rive gauche en arrière de Doubrovna; deux bataillons du 85e à l'entrée dans la ville des routes de Lïadouï et de Ghorki ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, p. 371).

Le 10 août 1812, Pajol écrit à Davout, depuis Doubrovna (A N) : "J'ai l'honneur de vous adresser un soldat du 85e déserté de l'ennemi, avec un Juif et un particulier qui lui ont fourni des voitures pour le ramener ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, p. 575).

Le même 10 août 1812, Davout écrit, depuis Doubrovna, à Pajol (A S P) : "Vous m'avez fait conduire un juif et un habitant qui avaient ramené un soldat du 85e qui avait déserté de l'ennemi. Je crois qu'il en est de même pour ce soldat que pour le chasseur du 2e, qu'on n'a pu retrouver ici. Je viens de faire faire des recherches, il n'a point paru dans le 85e. En vérité, le service se fait bien mal : prenez des informations et donnez des ordres à vos partis et entendez-vous à cet égard avec le général Bordessoulle pour qu'on arrête tous les militaires qui seraient du côté de l'ennemi. Je viens de recevoir votre lettre de nomination au grade de général de division avec l'ordre de vous rendre à votre destination. venez de suite me trouver avec le colonel Matis" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 293).

Le 11 août 1812, à 10 heures du matin Bordesoulle écrit, depuis Rasasna, à Davout (AN) : "Une reconnaissance que je renvoyai à la rentrée de celle de 3 heures, a été suivie par l'ennemi qui a pris poste à Sinski, village située à une demi-lieue bien en en avant de Svatovchitsouï. Il n'a rien été vu sur ma droite. Le bataillon du 85e est établi à une petite hauteur boisée sur la gauche de Doubrovka, deux verstes en arrière de moi ; mes émissaires ne sont pas revenus.
Ceci et le mouvement que l'ennemi fait en avant et si près de moi, cache bien sûrement un mouvement plus considérable ; ou du moins, ils se sentent bien appuyés, car., sans cela, ils ne viendraient pas s'établir si près, ce n'est pas leur habitude
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (10 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 15).

Le 12 août 1812, à minuit, Davout écrit, depuis Doubrovna, à Napoléon (A N) : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 12, à 3 heures du matin, me charge de lui envoyer un officier à Babinovitschi pour lui donner des renseignements sur l'emplacement des troupes ...
Le 85e régiment d'infanterie, avec la brigade Pajol et quelques troupes du général Grouchy est à Rasasna. Le 13, de bonne heure, l'autre régiment de la division Dessaix, le 108e, les divisions Gudin, Compans, Claparède, Valence, seront derrière la Rasasna. J'y serai de ma personne aussi de très bonne heure ...
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (10 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 69).

Le Relevé des feuilles d’appel du 23 août du Ier Corps, 4e Division, indique pour le 85e de Ligne : 104 Officiers et 2.960 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 387).

Le 14 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Albitte [Reg. Victor] : "Vous trouverez ci-joint le décret du 6 de ce mois par lequel Sa Majesté prescrit de donner de nouvelles dénominations aux compagnies des 5e bataillons qui composent les quatre demi-brigades de marche dont trois, les 1re, 2e et 4e, arrivent à Smolensk. Cette opération devant être faite régulièrement et constatée par procès-verbal, je vous charge, M. le commissaire, de vous en occuper à fur et à mesure que ces troupes arriveront dans cette place, au moyen des dispositions que prescrit le décret précité. Les compagnies formant les 1re, 2e et 4e demi-brigades prendront les dénominations suivantes, savoir :
... 2e demi-brigade de marche :
... Les deux compagnies du 5e bataillon du 85e de ligne, la dénomination de 5e et 6e compagnies du 6e bataillon ...
Lorsque ce travail sera terminé vous voudrez bien, M. l'inspecteur, m'en donner avis
" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 78).

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