Le 84e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 84e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8
"Revue d’inspection passée le - an -
84e Demi-brigade.
Etat-major.
Sancey, Chef de Brigade, du 5 Messidor an 7.
Richer, Chef de Bataillon, du 1er Frimaire an 3. Officier capable de bien instruire son Bataillon tant pour le détail que pour la manœuvre, d’une bonne conduite, excellent pour l’ordre et la discipline ; ses moyens pour tenir une correspondance et une comptabilité sont un peu faibles.
Lefranc, Chef de Bataillon, du .
Montfort, Chef de Bataillon, du .
Baudoin, Adjudant-major, du 1er Frimaire an 3. Peu de moyens théoriques, ayant été à ce grade étant jeune et seulement depuis la guerre, il n’a pu s’en occuper beaucoup, est susceptible de se perfectionner en guignant la pratique. Connait assez ses fonctions dans les manœuvres, il est moins en état d’exercer le peloton d’instruction, d’une conduite exemplaire, remplissant bien ses devoirs, de la meilleure tenue.
Chouet, Adjudant-major, du 16 Messidor an 5. Connait bien sa théorie, parfaitement ses manœuvres, peut bien instruire en détail, beaucoup d’exactitude, aimant et faisant exécuter l’ordre et la discipline, d’une très bonne conduite, et d’une excellente tenue.
Suisse, Adjudant-major, du 4 Nivôse an 8. Nouveau Adjudant-major, connait passablement sa théorie, susceptible de faire des progrès ; il n’a pas encore toutes les connaissances qu’exige sa place ; mais en pratiquant, il peut en très peu de temps, être en état d’instruire un peloton et connaitre ses manœuvres ; aime l’ordre et la discipline, mais il aime aussi ses plaisirs, a d’ailleurs une bonne conduite, et est intelligent.
Payer, Quartier-maitre trésorier Capitaine, du 10 Frimaire an 2. Propre à remplir les fonctions de son grade, assez exact dans ses devoirs, ses mœurs sont bonnes, d’une bonne conduite.
Lephilliponnat, Quartier-maitre Lieutenant, du 5 Thermidor an 2. D’une bonne conduite, et de bonnes mœurs, et remplissant bien ses devoirs.
- , Adjudant sous-officier, du - .
- , Adjudant sous-officier, du - .
- , Adjudant sous-officier, du - .
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants.
Robinne, Capitaine. Ancien militaire, usé, ne peut faire la guerre. 84e de Ligne. Fontenay, très bien noté.
Mazué, Capitaine. Idem, au Dépôt. 84e de Ligne. Raillard, id.
Benoist, Capitaine. Idem, ne peut faire la guerre. 84e de Ligne. Brisebarre, id.
Maillot, Lieutenant. Infirme, ne peut faire campagne. 42e id. Terrache, Lieutenant, id.
Caquet, Lieutenant, id., id. 42e id. Fouquet, Lieutenant, id.
Boucherry, Lieutenant, id., id. 8e id. Toublanc, Lieutenant, id.
Mongin, Lieutenant, id. id. 8e id. Jacob, Lieutenant, id.
Chouët, Sous-lieutenant, id. id. 65e id. Tiremois, Sous-lieutenant, id.
Berthier, Sous-lieutenant. Ancien militaire, peu propre à faire la guerre. 84e id. Petit, Sous-lieutenant, id.
Raisser, Sous-lieutenant, id., id. 84e id. Lesergent, Sous-lieutenant, id.
Jacob, Sous-lieutenant. Agé, joueur, insouciant, ivrogne. 84e id. Delain, Sous-lieutenant, id.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Bonneval, Chef de Brigade, dans ses foyers.
Dalmay, Chef de Bataillon, à l’Etat-major du Général Souham.
Administration" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
2e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
2e division.
84e de ligne, 3 Bataillons, 2,045 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
Le 4 décembre 1805, le Général Grouchy donne l’ordre suivant au Général Lacroix : "Veuillez, général, partir avec le 84e régiment des cantonnements qu'il occupe, à cinq heures précises du matin, et vous diriger par la route de Neustadt ; vous pousserez jusqu'à Murzursschlag, si cela vous est possible ... le général en chef attache beaucoup de prix à ce que cela soit.
Avant de partir de Brück vous prendrez le pain et la viande jusqu'au 8 du courant ; un des bataillons du 84e continuera à marcher avec l'avant-garde, ainsi que les dragons bataves. Je vous charge, général, de faire partir l'avant-garde à quatre heures du matin ; veuillez lui donner les ordres nécessaires à cet effet, ainsi qu'aux dragons bataves. Accusez-moi réception, je vous prie, du présent ordre. Mon quartier général sera à Krieglach" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 210).
Le 26 décembre 1805, Grouchy écrit au Général Lacroix : "Veuillez, mon cher général, donner sur-le-champ des ordres au 3e bataillon du 84e régiment de partir de Murzuschlag pour se rendre à Schottwein, où il demeurera cantonné jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.
Si Schottwein ne suffit point à l'établissement de ce bataillon, alors vous êtes autorisé à en répartir une portion dans les villages voisins.
Il est nécessaire, mon cher général, que les bataillons qui sont ici soient constamment prêts à se mettre en marche une heure après qu'un ordre de mouvement leur aura été donné ; prévenez-les à cet égard, et veillez à ce que toujours ils aient à l'avance du pain pour trois jours, ainsi qu'il l'a été précédemment prescrit.
Il serait nécessaire que je vous visse un moment ce soir ; si vous voulez venir vers les neuf heures, vous me ferez plaisir" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 217).
Puis, dans une seconde lettre, elle aussi datée de Gratz, le 26 décembre 1805, Grouchy écrit encore au Général Lacroix : "Par suite des nouveaux ordres que me transmet à l'instant le général en chef, veuillez, mon cher général, donner ordre aux deux bataillons du 84e régiment qui sont ici de partir demain 27 décembre pour se rendre, le 1er bataillon à Krieglach, et le 2e à Murzuschlag, où ils demeureront cantonnés jusqu'à nouvel ordre.
Vous arrangerez la marche de ces deux bataillons, de manière à ce qu'ils arrivent à leur destination respective le troisième jour après leur départ d'ici. Le bataillon du commandant Dubois continuera sa marche pour Schottwein et y demeurera stationné, ainsi que je vous l'ai mandé il y a une heure.
Je n'ai point encore d'ordres quant à l'emplacement de votre quartier général" (Grouchy (Marquis de) : « Mémoires du Maréchal de Grouchy », Paris, Dentu, 1873, t. 2, p. 217).
Le 26 décembre 1805 donc, le 84e de Ligne a 1 Bataillon à Schottwien, 1 à Murzzuschlag, 1 à Krieglach (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 243).
/ 1806
Aussitôt après l'échange des ratifications du traité de Presburg, Marmont a ordre d'évacuer la Styrie. Le mouvement commence le 7 janvier 1806. La Division Grouchy (84e et 92e de Ligne) part, le 11 seulement, de Gleisdorf ; elle se rend ensuite à Gratz , Voitsberg et Volkermarkt, et s'arrête, le 16, à Klagenfurt (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 247).
Au 24 avril 1806, la Division Grouchy, Quartier général Udine, est établie : le 84e de Ligne (Colonel Sancey), à Udine ; le 92e (Colonel Gruardet), à Cividale ; le 9e de Ligne (Colonel Pepin) et l'artillerie, à Palmanova ; le Train, à Spilimbergo (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 250).
Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, celui-ci est commandant en chef de l'Armée dite d'Italie. A cette armée, il faut ajouter les troupes du Corps du Général Marmont (2e de la Grande Armée), alors dans le Frioul et mis sous le commandement du Vice-roi, et dont le Quartier général se trouve à Udine.
Général Marmont, commandant en chef.
2e Division : Général de Division de Grouchy (Udine).
84e de Ligne, 1er, 2e et 3e Bataillons (Udine), Dépôt (en route) ; effectif, 2,554 hommes (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268).
Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, faites-moi connaître comment vivent les divisions de l'armée d'Italie qui sont dans le royaume de Naples. Est-ce vous qui les payez, ou est-ce le roi de Naples ? Combien coûtent-elles ? Vous ne me parlez pas :
- du dépôt du 84e qui a dû y arriver le 24 ...
Faites-moi connaître la situation de ces 3es bataillons et dépôts à leur passage de l'Adda pour se rendre dans le Frioul" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 409 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12185).
Dans le courant de juin, des ordres de l'Empereur modifièrent complètement les dispositions du Prince Eugène, et l'Armée du Prince Vice-roi reçoit une organisation nouvelle, comprenant trois parties presque distinctes :
2e Division, Général Grouchy (Quartier général à Udine) ; Général de brigade Lacroix, 10 Bataillons des 9e, 84e et 92e de ligne, une Compagnie d'artillerie à pied, une du Train ; 8,000 présents (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).
Le 13 juillet 1806, Napoléon écrit depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "… Il y a deux officiers du 84e qui sont restés en Hollande. Donnez ordre qu'ils rejoignent" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 439 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12487).
Le 28 juillet 1806, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "Sire, le départ du général Marmont, d'une partie des régiments et administrations du 2e corps de la grande armée nécessite une nouvelle organisation des troupes qui sont restées dans le Frioul, et j'ai l'honneur d'en proposer ci-après le projet à Votre Majesté.
Tous les corps stationnés en Dalmatie et Albanie pourraient être considérés comme formant le 2e corps de la grande armée, ayant un état-major et des administrations distinctes. Les quatre régiments d'infanterie et les deux de troupes à cheval laissés par le général Marmont dans le Frioul pourraient former deux divisions de l'armée d'Italie. La première se composerait de trois régiments d'infanterie, le 9e, le 35e et le 84e, et serait commandée par le général de division Broussier, qui aurait sous ses ordres les généraux de brigade Herbin et Dessaix. La deuxième serait commandée par le général de division Lacoste, qui aurait sous ses ordres le général de brigade Lacroix, avec le 92e régiment et les deux régiments de troupes à cheval. Si Votre Majesté adoptait ce projet, on pourrait de ces deux divisions, de la division Séras à laquelle on ajouterait deux régiments, de la division Miollis à laquelle on ajouterait un régiment, former avec les divisions de chasseurs et de cuirassiers le 8e corps de la grande armée. L'armée d'Italie se composerait alors de ce 8e corps de la grande armée prêt à se mouvoir au premier ordre, et des diverses divisions de dépôts formés ou à former ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 96).
Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, il parait que le 2e corps de la Grande Armée n'est plus composé que des 84e, 92e, 35e et 9e de ligne.
Le 84e ne doit avoir à ce corps d'armée que deux bataillons, chacun fort de 1 000 hommes si cela est possible.
Le 92e aura trois bataillons, forts chacun de 900 hommes si cela est possible ; le 35e aura également trois bataillons de même force.
Le 9e aura ses trois bataillons forts au moins de 800 hommes chacun.
Le cadre du 3e bataillon du 84e, les cadres des 4es bataillons des 35e et 92e et le dépôt du 9e de ligne se rendront dans une de ces quatre places à votre choix, Trévise, Padoue, Bassano ou Vicence.
Vous ordonnerez que le 9e n'ait que huit compagnies par bataillon ; une compagnie par bataillon formera son dépôt.
Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée.
Donnez ordre au 13e régiment de ligne de renvoyer le cadre de son 3e bataillon avec son dépôt et ses bagages dans une des quatre places ci-dessus, et de compléter ses deux premiers bataillons à 1 000 hommes si cela est possible.
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui· remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet.
Le général Broussier, qui doit être arrivé, prendra le commandement de la 2e division composée du 84e, du 92e et du 9e de ligne. Il faut que ce corps ainsi organisé reste toujours en garnison dans le Frioul, et soit en mesure de pouvoir seconder les opérations de la Grande Armée et de se joindre à elle.
Je vous ai déjà envoyé l'ordre de réunir les 3e et 4e bataillons du 11e et du 60e et le 3e bataillon du 8e d’infanterie légère dans des places au-delà de la Piave.
J’imagine que Palmanova est armée et approvisionnée de manière à être mise en quinze jours de temps en situation de se défendre.
Je vous prie de m’écrire en détail sur tous ces objets" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 98 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).
Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Vous continuerez à laisser sur l'Isonzo les deux divisions du 2e corps de la Grande Armée, l'une composée des 9e de ligne, 84e et 92e, l'autre des 106e, 53e et 13e.
Vous donnerez ordre que le 3e bataillon du 13e rentre également du côté de Trévise ou de Padoue, de manière que vous aurez au second corps de la Grande Armée trois bataillons du 9e, autant du 84e, autant du 92e ; deux bataillons du 106e, deux du 53e ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 105 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).
Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
... La 2e, commandée par le général de division Broussier, doit être composée :
De 3 bataillons du 9e régiment de ligne
De 3 bataillons du 92e de ligne
De 3 2ataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).
/ 1807
Le 25 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ... Le 9e de ligne fournit trois bataillons, mais il est faible ; il faut que chaque bataillon laisse une compagnie au dépôt. Ce régiment recevra beaucoup de conscrits de la réserve de 1807 et de la conscription de 1808. Vous pourrez former également le 84e à trois bataillons ; ce régiment est très-nombreux. Vous pourrez former le 92e à quatre bataillons. Ces dispositions augmenteront la division Broussier de 4 ou 5000 hommes ; et d'ailleurs les régiments y gagneront une meilleure formation ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892).
Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit depuis Osterode, au Maréchal Berthier : "… En faisant part de ces dispositions au conseiller d'état Lacuée, pour lui seul, vous lui ferez connaître qu'il faut qu'il envoie assez de conscrits en Italie pour que les régiments qui y restent, savoir : les 13e, 35e, 53e, 106e, 9e, 84e et 92e de ligne, soient à leur effectif du grand complet de 140 hommes par compagnie, de sorte que ces régiments fassent 23 bataillons et aient à l'effectif 27 à 28,000 hommes et plus de 25,000 présents sous les armes ; pour que le 18e léger et les 5e, 11e, 23e, 60e, 79e, et 81e de ligne, formant 13 bataillons, aient leur grand complet de 140 hommes par compagnie, de sorte que, indépendamment de ce qui est en Dalmatie et en Allemagne, ces 13 bataillons puissent former une division à l'effectif de 20,000 hommes; qu'enfin les quatorze dépôts de l'armée de Naples qui sont en Italie puissent former une division à l'effectif de 17 à 18,000 hommes, c'est-à-dire 140 hommes par compagnie ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12232 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14992).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 84e 100 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 84e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; Royaume d'Italie. Milan, Côme et Novare (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 13e régiment provisoire :
Le 13e régiment sera composé de 3 bataillons formés de la manière suivante :
1er bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 35e, 2 compagnies du 5e bataillon du 53e, 2 compagnies du 5e bataillon du 106e.
2e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 9e, 2 compagnies du 5e bataillon du 84e, 2 compagnies du 5e bataillon du 92e.
3e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 1er léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 13e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 42e de ligne.
Chaque compagnie sera de 140 hommes, chaque bataillon de 840 hommes, et le régiment de 2 500 hommes. Ce régiment se réunira à Milan ...
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'Italie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 14e demi- brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 35e de ligne.
2 compagnies du 53e de ligne.
2 compagnies du 106e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 9e de ligne.
2 compagnies du 84e de ligne.
2 compagnies du 92e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er d'infanterie légère.
2 compagnies du 13e de ligne.
2 compagnies du 42e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Milan ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 1er janvier 1810, la Division Broussier commence ce mouvement, qui est exécuté en peu de temps, et en trois colonnes … Une quatrième colonne, composée du Bataillon d'élite et du 2e Bataillon du 84e avec le reste de l'Artillerie de montagne, part de Lienz, sous les ordres d'un Chef de Bataillon, pour se rendre à Toblach. Chacune de ces colonnes doit fouiller les maisons situées sur les montagnes qui bordent la route ; la plus sévère discipline est recommandée. Elles ont chacune 10,000 cartouches en réserve(Mémoires du Prince Eugène, t.6, page 244).
Le 84e porte, le 6 janvier 1810, son 2e Bataillon à Nieder-Rasen, le 8 à Dietenheim, et le 9 à Taufers, où il est rejoint par le 3e Bataillon (Mémoires du Prince Eugène, t.6, page 246).
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Italie, il écrit : "… Cette armée se composerait de 10 divisions, dont 7 françaises et 3 italiennes, et composées, savoir :
... 7e division française, 13e de ligne ayant quatre bataillons ; 84e, quatre ; 102e, quatre ; trois bataillons suisses à Naples : 15 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
"DÉCRET DU 11 AVRIL 1811.
Titre 1er.
Création d'un 6e bataillon à quatorze régiments de l'armée d'Allemagne.
ART. 1er. — Il sera formé un 6e bataillon aux 13e et 7e régiments d'infanterie légère et aux douze régiments d'infanterie de ligne qui font partie du corps de l'armée d'Allemagne.
ART. 2. — Ces sixièmes bataillons n'auront pas de compagnies de grenadiers ni de voltigeurs; ils ne seront composés que de six compagnies de fusiliers.
ART. 3. — Au 1er mai prochain, notre ministre de la guerre nous présentera la nomination des chefs de bataillon qui commanderont ces sixièmes bataillons.
Les colonels, qui commandent les bataillons de guerre qui sont en Allemagne, désigneront dans ces trois bataillons deux capitaines et deux lieutenants par bataillon. Il sera pris, en outre, sur tout le régiment, un adjudant-major.
Six sous-lieutenants seront pris, soit dans les vélites de notre Garde, soit dans notre école militaire de Saint-Cyr.
Notre ministre de la guerre fera désigner en outre 6 sergents-majors pris parmi les sergents en activité dans les trois bataillons de guerre; 24 sergents pris moitié dans les sergents en activité des bataillons de guerre et moitié parmi les caporaux et soldats desdits bataillons, et 48 caporaux, desquels 21 seront pris parmi les caporaux en activité et 24 parmi les soldats ayant au moins quatre ans de service dans les bataillons de guerre.
ART. 4. — Les ordres seront donnés pour que les cadres soient rendus aux dépôts au 1er juin, afin qu'ils soient prêts pour recevoir la conscription.
ART. 5. — Lorsque les sixièmes bataillons seront arrivés en ligne, les colonels en feront faire le tiercement avec les autres bataillons, de manière que les compagnies aient un égal nombre de vieux et de nouveaux soldats.
ART. 6. — Les régiments étant ainsi composés à six bataillons, il sera attaché à chaque régiment un major en second qui rejoindra les bataillons de guerre aussitôt que les quatrièmes bataillons y seront arrivés.
Les 1er et 2e bataillons, en bataille, seront commandés par le colonel; les 3e et 4e bataillons, en bataille, seront commandés par le major en second.
Titre 2.
Création d'un 6e bataillon dans les 10e, 20e, 84e et 92e.
ART. 7.— Il sera formé un 6e bataillon dans les 10e, 20e, 84e et 92e de ligne.
ART. 8. — A cet effet, les quatre bataillons de guerre de ces régiments, avant de se mettre en marche pour passer les Alpes, formeront les cadres de ces 6es bataillons, qu'ils laisseront avec les 5es bataillons, savoir : 6 capitaines, 6 lieutenants, etc., conformément à ce qui est dit dans le titre 1er. Ces 6es bataillons seront complétés par la conscription de la réserve.
ART. 9. — Il sera attaché aux 10e, 20e, 84e et 92e régiments, un major en second qui marchera avec les 3e et 4e bataillons" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 173 - Ce décret est complété par celui du 23 avril 1811).
Un ordre de l'Empereur du 12 avril ordonne aux 84e et 92e de ligne de tenir leurs quatre bataillons prêts à entrer en campagne au 1er juin (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 173).
Le 17 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Paris : "Mon Fils, vous donnerez des ordres pour réunir sans délai, et sans attendre les ordres de mon ministre de la guerre, un corps d'armée entre Vérone, Trente et Bolzano ; ce corps sera composé de quatre divisions.
La 1re division sera formée de deux bataillons du 8e d’infanterie légère, de deux bataillons de Croates, de trois bataillons du 84e, de trois bataillons du 92e ; total, dix bataillons, tous portés au grand complet, ce qui fera 8,400 hommes. Le 8e, le 84e et le 92e auront leur compagnie d'artillerie avec leurs caissons et leurs pièces ; on donnera également aux bataillons croates deux pièces qu'on organisera en Illyrie ; ce qui fera huit pièces de canon. Il y aura en outre douze pièces d'artillerie de ligne attachées à cette division ; on y attachera également une compagnie de sapeurs avec ses outils. Cette division sera partagée en deux brigades, chacune de cinq bataillons ...
Chaque division formera trois brigades, à l'exception de la première qui n'en formera que deux ...
Donnez sans délai des ordres pour que tous ces régiments se tiennent prêts et que les compagnies d'élite soient complétées ... Présentez-moi l'organisation après que vous aurez donné les ordres préparatoires pour ce qui vous regarde, afin de ne pas perdre un moment et qu'au 1er mai tout cela se puisse mettre en marche pour Vérone ; étudiez cette organisation ; présentez-moi les généraux de division, les généraux de brigade, les états-majors, les administrations, les commissaires de guerre, les officiers du génie et d'artillerie, et tout ce qui est nécessaire pour compléter cette organisation en détail et telle que je puisse ainsi l'envoyer toute faite au ministre de la guerre. Je désire l'avoir demain soir. Faites transporter 200,000 rations de biscuit à Vérone afin de pouvoir remplir les caissons ; ces biscuits serviront à l'armée. Donnez tous les ordres pour que l'artillerie puisse également se diriger sur Vérone et être prête au 1er mai, de sorte qu'au 15 mai le corps d'armée puisse déboucher sur Trente ...
Ainsi le corps d'armée sera donc composé de 34,000 hommes d'infanterie, de 6,000 hommes de cavalerie et de près de quatre-vingts pièces de canon, indépendamment de la garde royale ; ce qui le portera de 40 à 50,000. Il faut que tout cela puisse se mettre en marche et, s'il est nécessaire, entrer en Allemagne le 15 mai. La brigade qui partira d'Illyrie se rendra à Laybach, et de là sera dirigée par Villach sur Landshut ; elle arrivera en même temps que les autres troupes à Ratisbonne ..." (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 145 ; Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17623 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26719; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 192).
Le 19 avril 1811, Napoléon décide que l'Armée d'Allemagne sera composée de trois Corps; le 3e est le Corps d'observation d'Italie. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE
Ce corps se réunira à Bolzano, Vérone, Mantoue et Brescia. Il sera composé de la manière suivante :
Infanterie
1re division
1re brigade 8e régiment d'infanterie légère 2 bataillons
84e régiment de ligne 3
5 bataillons ...
Le général Delzons commandera cette 1re division qui se réunira à Bolzano. Elle aura 8 pièces d'artillerie de régiment ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753).
Le même jour, 19 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Paris : "Mon Fils, je n’approuve pas l'organisation que vous m’avez présentée, je vous en envoie une nouvelle. Vous ne fournissez pas assez d'Italiens ; je veux avoir 12,000 hommes, formant quatre brigades et une seule division. Pour cela faire, il est nécessaire de mettre deux régiments entiers comme j'ai mis le 84e et le 92e.
Je pense aussi qu'il faut emmener tout ce qu'on pourra de Dalmatie ; ce ne sont pas des troupes assez sûres pour les laisser sur les derrières. En envoyant les huit bataillons de deux régiments, vous devez compléter ces bataillons en prenant dans les autres, s'il est nécessaire ; rien que ces huit bataillons doivent vous faire 6,000 hommes.
Par cette nouvelle organisation vous verrez que votre corps d’armée se trouvera composé de plus de 40,000 hommes d'infanterie, y compris la garde, de 8,000 hommes de cavalerie et de plus de 140 pièces de canon. Je vous ai déjà mandé de faire faire du biscuit à Mantoue, afin de remplir tous les caissons, qu'on n'ouvrira plus que devant l'ennemi.
Il est important que chaque homme ait deux paires de souliers neuves dans le sac et une aux pieds, et qu'on puisse délivrer à Vérone, Trente et Bolzano, au moment du départ, trente cartouches par homme, Ces cartouches doivent être réunies dans les dépôts d’artillerie de ces places et n'être données qu'au départ.
Annexe
Corps d'Observation de l'Italie
Première division
Cette division sera composée de :
2 bataillons du 8e d’infanterie légère
2 bataillons de Croates
3 bataillons du 84e
3 bataillons du 92e
Le général Delzons commandera cette division. Il aura sous ses ordres les généraux de brigade Huard (à choisir parmi ceux qui sont en Illyrie [sic]) ...
On prendra du 2e régiment d'artillerie à pied en Illyrie deux compagnies d'artillerie avec 2 batteries, chacune composée de 2 obusiers et de 6 pièces de 6, ce qui fera 16 pièces de canon ...
Les trois bataillons du 84e et du 92e auront chacun leur compagnie d'artillerie et leurs chevaux. S'ils avaient licencié les chevaux, ils devraient en acheter sur-le-champ en Italie et partir le 1er mai pour se rendre à Trente, sous les ordres du général de brigade Huard qui enverra les états de situation au général Delzons ...
Le 92e et le 84e n'ont pas de quoi compléter leurs trois bataillons à 2 500 hommes. Je n'ai pas l'intention d'employer les conscrits de cette année ; ces jeunes gens me feraient de mauvais soldats et périraient sur la route d'Allemagne. Mon intention est donc que ces 6 bataillons soient complétés moyennant une incorporation de 1 200 hommes tirés de tous les dépôts qui sont dans les 27e et 28e divisions militaires. Le ministre de la Guerre me présentera à ce sujet un travail et un projet de décret. Par ce moyen ces bataillons seront portés à leur grand complet et formeront, y compris l'artillerie et les sapeurs, une division de plus de 9 000 hommes ...
Le vice-roi commandera ...
Le corps d'armée doit se réunir sur l'Adige, l'Oglio et le Mincio" (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 152 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17633 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26764 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 195 (ne donne pas l'annexe).
Le 20 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, je vous envoie le plan d'organisation du corps d'observation de l'Italie. Rédigez cette organisation convenablement. Mon intention est de ne rien envoyer de France. La 1re division sera fournie par l'Illyrie ... Il faut compléter le 84e et le 92e, en me proposant d'envoyer des hommes de tous les dépôts qui sont dans les 27e et 28e divisions militaires ... Mon intention est de le diriger en cas d'événement par Inspruck sur Dresde, pour se réunir avec le corps d'observation du Rhin, qui, par Wesel et Mayence, se dirigerait sur Magdeburg. Je suppose que je n'ai rien oublié. Vous me ferez connaître après cela ce qui restera en Italie aux régiments.
CORPS D'OBSERVATION DE L'ITALIE.
1re Division. — Cette division sera composée de deux bataillons du 8e d'infanterie légère, deux bataillons croates, trois bataillons du 84e, trois bataillons du 92e.
Le général Delzons commandera cette division. Il aura sous ses ordres les généraux de brigade Huard et (à choisir parmi ceux qui sont en Illyrie), deux commissaires des guerres et adjoints, un officier supérieur d'artillerie, deux officiers du génie, un inspecteur aux revues, un adjudant commandant (le prendre en Illyrie), et plusieurs officiers d'état-major pris dans le grand nombre d'officiers employés à l'état-major ou comme commandants de place ou à d'autres titres, en Illyrie ...
Les trois bataillons du 84e et du 92e auront chacun leur compagnie d'artillerie et leurs chevaux. S'ils avaient licencié les chevaux, ils devraient en acheter sur-le-champ en Italie, et partir le 1er mai pour se rendre à Trente sous les ordres du général de brigade Huard, qui enverra les états de situation au général Delzons.
Cette division aura deux compagnies d'artillerie à pied, seize bouches à feu de ligne, huit pièces régimentaires ; total, vingt-quatre pièces de canon. Elle aura en outre, comme il a été dit plus haut, une compagnie de sapeurs avec ses outils attelés ; le tout fourni par l’Illyrie.
Le 92e et le 84e n'ont pas de quoi compléter leurs trois bataillons à 2,500 hommes. Je n'ai pas l'intention d'employer les conscrits de cette année : ces jeunes gens me feraient de mauvais soldats et périraient sur les routes d'Allemagne. Mon intention est donc que ces six bataillons soient complétés moyennant une incorporation de 1,200 hommes tirés de tous les dépôts qui sont dans les 27e et 28e divisions militaires. Le ministre de la guerre me présentera à ce sujet un travail et un projet de décret. Par ce moyen, ces bataillons seront portés à leur grand complet et formeront, y compris l'artillerie et les sapeurs, une division de plus de 9,000 hommes ...
ETAT-MAJOR GÉNÉRAL ET DISPOSITIONS DIVERSES. — Le vice-roi commandera ...
Le corps d'armée doit se réunir sur l'Adige, l'Oglio et le Mincio" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17635 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26776 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 229).
Le 27 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, j'ai reçu l'état de la formation du corps d'observation d'Italie ... Au 1er juillet, la conscription sera arrivée ; on pourrait dès lors envoyer un bataillon de plus et même deux à chacun des 84e et 92e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5404 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26855; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 261).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation ...
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE. — Ce corps conservera la même dénomination, mais il sera organisé comme il est porté au n° 3 ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres ...
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE.
Le corps d'observation d’Italie recevra au 1er juillet, conformément au rapport que nous fera le ministre de la guerre le 15 juin, l'organisation suivante :
1re Division. — Deux bataillons du 8e léger, deux bataillons croates, quatre du 84e et quatre du 92e ; total, 12 bataillons ...
Ce corps d'observation sera réuni, selon les ordres soumis à notre approbation, à Trente, Bolzano, Brescia, Laybach, Bassano, Vérone et Vicence.
NOTE.
D'ici au 1er juillet, le corps d'observation d'Italie conservera son organisation telle qu'elle a été établie par le dernier rapport du ministre, afin que, si d'ici au 1er juillet j'avais besoin de le mettre en mouvement, il pût marcher selon ladite organisation ...
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE (ne figure pas dans la Correspondance; c'est la situation ci-dessus en date du 20 avril 1811)
1re DIVISION
Cette division sera composée : de 2 bataillons du 8e léger, de 2 bataillons croates, de 3 bataillons du 84e, de 3 bataillons du 92e ...
Les 2 bataillons du 8e d'infanterie légère auront leur compagnie d'artillerie avec leurs caissons ...
Tout ce qui est relatif à l'état-major de cette division, aux 2 bataillons du 8e et aux 2 bataillons croates sera réuni à Laybach ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation d'Italie"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
84e de ligne |
3 |
La 8e légion, les Croates, le régiment d'Illyrie les Espagnols, désignés par l'astérisque, ne doivent pas être pourvus de caissons, d'après la lettre précitée de Sa Majesté. Même observation que pour le corps d'armée du Rhin quant aux propositions établies pour l'allocation des équipages. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Corps d’Observation d’Italie.
Organisation au 1er juillet 1811
1re Division, Général DELZONS.
8e Léger, 2 Bataillons; Bataillons Croates (1er Régiment provisoire), 2 Bataillons ; 84e de Ligne, 4 Bataillons; 92e de Ligne, 4 Bataillons (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 315).
Le 16 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, voici l'organisation que je désirerais donner au corps d'observation d'Italie.
La 1re division du corps d'observation d'Italie se réunira à Trente et à Bolzano. Elle sera composée (je fixerai le jour) de deux bataillons du 8e d'infanterie légère, de quatre bataillons du 84e, de quatre bataillons du 92e, de quatre bataillons du 106e et de deux bataillons croates ; total, seize bataillons. Cette division portera le n° 13, ayant décidé de donner un numéro général à toutes les divisions de la Grande Armée ...
Faites-moi connaître si du 1er au 10 janvier les trois divisions du corps d'observation pourront être réunies, la 1re à Trente et à Bolzano, la 2e à Brescia et la 3e à Vérone, et la cavalerie aux environs, avec toute l'artillerie bien attelée, double approvisionnement de caissons, compagnies du train du génie et au moins 6,000 outils attelés, afin qu'en février ce corps puisse se mettre en campagne ..." (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 233 ; Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18340; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29370; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 400).
Corps d’Observation d’Italie, organisation, d'après les ordres de l'Empereur du 16 décembre 1811 et du 2 janvier 1812 :
1re Division (13e de la Grande Armée), Général Delzons.
8e Léger, 2 Bataillons ; 84e de Ligne, 4 Bataillons ; 92e de Ligne ; 4 Bataillons ; 106e de Ligne, 4 Bataillons ; Croates (1er Provisoire), 2 Bataillons ; à Bolzano et pays environnants (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 315).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 54e de Ligne, fort de 4 Bataillons, 4 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 84e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Bergame (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 2 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le due de Feltre, le corps d'observation d'Italie sera organisé de la manière suivante :
1re division (c'est-à-dire la 13e de la Grande Armée)
8e d'Infanterie légère, 2 bataillons.
84e … 4 –
92e … 4 –
106e … 4 –
Régiment croate – 2
16 bataillons
Le général Delzons commandera cette division ; les généraux de brigade Huard, Roussel et Bertrand de Sivray y seront employés. Il y aura 1 compagnie d'artillerie à cheval, 1 à pied, 1 compagnie de sapeurs, 1 détachement d’ouvriers et toute l'administration nécessaire.
Chaque régissent ayant 2 pièces d'artillerie, cette division aura 10 pièces de régiment, ce qui, avec les batteries d'artillerie à pied et à cheval, fera 24 pièces de canon.
Vous donnerez ordre au régiment croate de se rendre à Brescia, pour s'y former ; au 8e d'infanterie légère, de se réunir à Linz, et aux 84e, 92e et 106e, à Bolzano et pays environnants, sans sortir du royaume d'Italie ...
Toute l'artillerie, personnel et matériel, que doit fournir l’Illyrie pour cette division, se réunira également à Linz ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6590 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29631; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 479).
Le même 2 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre directeur de l’Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouverne l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un projet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée en 15 divisions d’infanterie ...
CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE.
13e division (se réunit à Bolzano) : 8e léger, 2 bataillons ; 84e de ligne, 4 bataillons ; 92e de ligne, 4 bataillons ; 102e de ligne, 4 bataillons ; Croates, 2 bataillons ; total, 16 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).
Commandement au 1er février du Prince Eugène, Vice-Roi d'Italie; 4e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE); 13e Division : Général Delzons :
8e Léger, 2 Bataillons, à Lientz; 84e de Ligne, 4 Bataillons, à Botsen et environs; Régiment croate, 2 Bataillons, idem; 92e de Ligne, 4 Bataillons, idem; 106e de Ligne, 4 Bataillons, idem (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 7 février 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, le Prince vice-roi d'Italie vient de m'adresser l'état de situation du corps d'observation d'Italie et il m'annonce, en même temps, que toutes les troupes de ce corps seront rendues du 8 au 10 février dans les positions que Votre Majesté leur a assignées, savoir :
La 13e division d'infanterie composée de : 8e léger à Lientz. 84e, 92e, 106e de ligne et du régiment croate à Botzen et environs ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 157).
Le 9 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon fils, je vois par le rapport du général Vignolle, du 2 février, que, moyennant les incorporations des bataillons de la Méditerranée, le 84e, le 9e, le 106e et le 92e se trouvent au grand complet ; le 8e et le 18e d'infanterie légère doivent se trouver au grand complet par l'incorporation du 7e bataillon. Les Croates et les Espagnols sont au grand complet ; je n'ai donc plus de sollicitude que pour le 35e et le 57e. Faites-moi connaître si vous avez reçu le 5e bataillon du 62e qui doit vous fournir 3 à 400 hommes à incorporer. J'ai dirigé de l'île d'Elbe sur l'Italie les 5e bataillons du 14e·d'infanterie légère et du 6e de ligne. Je l'ai fait suivre par quatre compagnies de marches, tirées également des bataillons de la Méditerranée qui sont à l'île d'Elbe ; enfin je suppose que vous avez pris toutes les mesures nécessaires pour porter les troupes italiennes au grand complet. Ayez soin de faire passer une revue générale par les inspecteurs aux revues du 11 au 16, afin de bien savoir l'état des troupes qui partent, et d'arrêter à cette époque l'effectif de chaque compagnie, de chaque bataillon et chaque corps. Tout le reste pourrait entrer dans l'effectif du 6e bataillon, hormis ce qui se trouve aux hôpitaux de Bolzano, de Vérone, de Brescia et environs. Vous devez avoir reçu du prince de Neufchâtel l'ordre de commencer votre mouvement du 16 au 20. Je vous ai fait connaître que vous pouviez ne le commencer que du 20 au 22, cela est indifférent ; il suffit que le mouvement soit secret et s'opère ensuite avec rapidité une fois qu'il sera commencé. Il faut surtout que j'en sois prévenu, et que je connaisse à l'avance le moment où votre première colonne de troupes passera le Brenner, pour que je puisse régler tous les autres mouvements en conséquence" (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 305 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29954; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 166 - Note il faut lire 53e et non 57e).
Toutes les troupes du 4e Corps de la Grande Armée se mettent en mouvement du 16 au 21 février, pour se diriger, par le mont Brenner et Innsbruck, sur le Danube (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 29 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, j'ai reçu vos deux états de situation au 15 février.
Je vois avec peine dans l'état de situation du 4e corps de la Grande Armée que les régiments sont partis très-faibles, puisqu'aucun ne se trouve au complet de 840 hommes effectifs par bataillon, et que le 84e, le 92e, le 9e de ligne, le 35e, etc. n'ont pas leurs bataillons au-dessus de 65o hommes. Ce serait donc environ de 600 hommes que manquerait chaque régiment ; ce qui, pour les six régiments français, forme un déficit de près de 6,000 hommes. Il est important de remédier à cet inconvénient et de réunir à Vérone une colonne formée de détachements tirés des 5es bataillons et des hommes des hôpitaux. Je vois que le 92e a 400 hommes à son 5e bataillon, que le 84e a 230 hommes, etc. tout cela, sans doute, ne pourra pas fournir les 5 ou 600 hommes qui manquent à chaque régiment, mais du moins pourra y suppléer ..." (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 308 ; Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18534 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30090; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 309).
Commandement par intérim au 1er mars du Duc d'Abrantès; 4e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION D'ITALIE); 13e Division : Général Delzons :
8e Léger, 2 Bataillons; 84e de Ligne, 4 Bataillons; Régiment croate, 2 Bataillons; 92e de Ligne, 4 Bataillons; 106e de Ligne, 4 Bataillons; en marche sur le Danube, pour se diriger sur Glogau en suivant deux directions : l'une par Bayreuth, l'autre, par Nuremberg et Bamberg (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
La 13e Division, qui le 1er mars est aux environs d'Innsbrück, arrive le 3 mars à Munich et le 10 à Ratisbonne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
La 13e Division est à Ratisbonne et environs le 15 mars 1812 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
La 13e Division est à Bayreuth et environs le 20 mars 1812 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
La 13e Division est à Zwickau et environs le 25 mars 1812 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, il y a à Mantoue, à Peschiera et Legnago, qui sont des pays malsains, beaucoup de jeunes conscrits des 9e, 35e, 84e et 92e régiments. Ce sont autant d'hommes perdus. Donnez ordre au général Vignolle de placer à Vérone ce qui est resté de troupes françaises à Mantoue, Legnago et Peschiera, c'est-à-dire, un bataillon du 84e, un du 92e, un du 35e et un du 9e ; ce qui fera quatre bataillons ou 2,400 hommes. Nommez un des majors qui sont en Italie pour commander ces quatre bataillons ; cela formera une demi-brigade-provisoire qui, étant dans un très-bon air à Vérone, pourra rendre de grands services. Elle sera à même de se porter de là sur Venise, Udine et partout où le service l'exigera" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18928 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31153).
Sur la journée du 26 juillet, le Prince Eugène écrit, le 31 juillet 1812, depuis Souraj, à Napoléon : "... Le 26, le roi de Naples reçut l'ordre de continuer son mouvement sur Witebsk, et moi de marcher avec une division pour soutenir le mouvement de la cavalerie. Je me rendis avant le jour chez le roi de Naples, et nous convînmes ensemble de l'heure à laquelle Je mouvement commencerait.
Je donnai ordre à la 13e division de suivre la cavalerie, à la 14e et à la garde de marcher à la suite de la 13e division, mais par échelon et à une heure de distance. La route traversait un pays boisé, et le 8e fut bientôt engagé pour ouvrir le chemin que l'ennemi disputait avec de l'infanterie. Vers dix heures du matin, le 8e régiment, après avoir chassé du bois tous les tirailleurs de l'ennemi, le rencontra formé et tenant une position avantageuse sur un plateau d'une assez belle élévation, protégé par une artillerie nombreuse, ayant devant lui un ravin profond, et sa gauche appuyée à une forêt tellement épaisse, qu'il était impossible à des masses, sans la rompre, de la pénétrer. C'était le corps du général Ostermann, fort de deux divisions d'infanterie, qui occupait cette position ; alors j'ordonnai au général Delzons, commandant la 13e division, de se former pour l'attaque, le régiment croate et le 84e sur la gauche de la route, le premier déployé, le second en colonne par division. Un bataillon de voltigeurs et le 92e régiment furent placés sur la droite en échelon par bataillon. L'attaque commença ; elle fut vive, et l'ennemi fut abordé avec intrépidité ; les Croates et le 84e firent plier les bataillons qui leur étaient opposés. Le général Huard, qui commandait cette attaque, y déploya autant de valeur que de capacité. Sur la droite, les voltigeurs et le 92e éprouvèrent une plus grande résistance : ils avaient à pénétrer la forêt, à déboucher et à se former sous le feu de l'ennemi, qui avait placé à sa gauche ses principales forces ; ce ne fut pas sans des efforts multipliés que le général Roussel put parvenir à prendre position au débouché du bois et à en chasser l'ennemi ; il fallait la valeur des troupes et l'opiniâtreté du général qui commandait pour réussir dans une attaque aussi difficile.
Cependant le centre et la gauche, qui ne pouvaient voir la lenteur des progrès de la droite disputés dans la forêt, poursuivirent leurs succès un moment peut-être avec trop d'ardeur ; la cavalerie et l'artillerie, pressées de déboucher, suivirent les premiers avantages du centre et de la gauche et s'engagèrent précipitamment dans le reste du défilé qu'il fallait encore parcourir pour pouvoir se déployer, et l'ennemi, qui voyait sa gauche se maintenir, fit porter sa réserve sur sa droite où il se sentait plus vivement pressé. Les Croates et le 84e furent à leur tour poussés et débordés ; la cavalerie fît un mouvement rétrograde, et l'artillerie allait se trouver compromise, lorsque le roi de Naples, avec sa valeur brillante et la promptitude de l'éclair, détermina une charge de cavalerie vigoureuse qui arrêta l'ennemi. Le chef de bataillon Ricard, avec une compagnie de carabiniers du 8e se précipite à la tête des pièces ; le chef de bataillon Dumas et le capitaine Bonardelle, avec une intrépidité rare, maintiennent le plus grand ordre dans la colonne d'artillerie. Pendant ce temps-là, le général Roussel débouche de la forêt, charge l'ennemi avec le 92e en colonne et se rend maître de la position. Les Croates et le 84e, soutenus de deux bataillons du 106e régiment tenu en réserve jusqu'à ce moment, reprennent leurs premiers avantages. C'est alors que tout fut rétabli et que nous restâmes maîtres du terrain que l'ennemi avait fortement disputé.
Après quelques moments de repos pour rallier les troupes et reformer les colonnes, l'ennemi fut de nouveau poursuivi et forcé promptement dans toutes les positions qu'il chercha encore à défendre ; il fut ainsi ramené jusqu'à deux lieues de Witebsk, où la 13e division prit position vers neuf heures du soir. La 14e se plaça sur la route en seconde ligne, avec ordre d'éclairer par des postes les bords de la Dwina. La garde se plaça également en arrière à droite de la 13e division ..." (Mémoires du Prince Eugène, t. 7, p. 433; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (20 juillet – 31 juillet) », Paris, Gougy, 1900, p. 237).
Kerner écrit au Prince Royal de Wurtemberg, de Falkovitschi, le 29 juillet (A W) : "… le 26, entre Ostrovno et Vitebsk, il se produisit entre l'arrièré-garde de Barclay et une division de l'armée italienne un violent combat après lequel les Russes furent obligés de se retirer avec perte de quelque artillerie que l'on estime à vingt pièces. Nous traversâmes le champ de bataille ; à en juger par les traces, des deux côtés 6.000 à 8.000 hommes ont perdu la vie. La perte des chevaux est particulièrement grande, parce que le terrain exigeait beaucoup d'attaques de cavalerie ; le 8e régiment de chasseurs et un régiment de hulans prussiens ont beaucoup souffert jusqu'à ce que l'infanterie des 84e, 96e et 106e régiments du IVe corps et quelque artillerie soient venus à leur secours …" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 339).
Le 10e Bulletin de la Grande Armée, daté de Witepsk, le 30 juillet 1812, raconte, concernant les combats des 25 et 26 juillet 1812 : "… Combat d'Ostrovno.
... Le 26, le vice-roi marchant en tête des colonnes, avec la division Delzons, un combat opiniâtre d'avant-garde de quinze à vingt mille hommes s'engagea à une lieue au-delà d'Ostrovno. Les Russes furent chassés de position en position. Les bois furent enlevés à la baïonnette.
Le roi de Naples et le vice-roi citent avec éloges les généraux baron Delzons, Huard et Roussel ; le 8e d'infanterie légère, les 84e et 92e régiments de ligne, et le 1er régiment Croates, se sont fait remarquer ..." (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 31; Kermoysan "Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins", Paris, 1853, t.2, p. 529 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7474 ; le donne à la date du 31 juillet).
Le 27 juillet 1812, Chabrillan écrit, depuis Gloubokoé, à l'Empereur (A N) : "PLACE DE GLOUBOKOÉ, LE 26 JUILLET 1812
… Passage de convois
Il est passé le 26 ... 175 boeufs venant de Kovno, conduits par 9 hommes du 84e régiment se dirigeant sur le grand quartier général" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 88).
Le 31 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vitebsk, à Berthier : "Mettez à l'ordre du jour les avancements et les récompenses que j'ai accordés dans le 4e corps pour la bonne conduite qu'il a tenue au combat d'Ostrovno. Faites connaitre au vice-roi et mettez également à l’ordre que j’accorde quatre décorations à chaque bataillon du régiment croate, du 84e de ligne, du 92e, du l06e, cinq à chaque bataillon du 8e léger, trois à chaque bataillon du 53e, et trois à chacune des deux compagnies de voltigeurs du 9e de ligne qui ont soutenu la charge de la cavalerie ennemie sur les bords de la Dvina" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2287; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31371; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, Document annexe p. 160).
L'Appel au 3 août du IVe corps d'armée, 13e Division, indique pour le 84e de Ligne 74 Officiers et 2.180 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 380).
Le Relevé des feuilles d’appel du 23 août du IVe Corps, 13e Division, indique pour le 84e de ligne : 77 Officiers, 2.172 hommes, 92 chevaux (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 389).
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