Le 70e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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La 70e de Ligne est passée en revue à Gap le 11 Ventôse an 10 ; son effectif est alors de 1711 hommes répartis en 3 Bataillons (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
- Inspection de la 70e Demi-brigade de Ligne à Gap, par le Général Schauenburg, le 6 Messidor an 11
"Revue passée le 6 Messidor 11.
Emplacement. Gap.
70e Demi-brigade d’Infanterie de ligne.
Contrôle des Officiers.
Etat-major.
Jn. Rouyer, Chef de Brigade. 47 ans. La blessure qu’a reçue ce Chef à la tête de la Demi-brigade, lui a mérité l’estime dont il jouit ; le zèle, avec lequel il conduit son Corps, l’intérêt qu’il m’a paru prendre à tout ce qui peut contribuer au bien du service, le bon ordre qui règne dans la Demi-brigade, l’union des Officiers, la docilité du soldat, m’ont de même paru être son œuvre, et je pense qu’il mérite la confiance du Gouvernement pour le poste honorable qu’il occupe.
Jn. Meslin, Chef de Bataillon. 53 ans. A perdu de vue ce qui tient à la partie de l’exercice et de l’instruction, et ne s’occupe que de la tenue des contrôles annuels, et de la correspondance minutieuse, n’est ni bon rapporteur, ni rédacteur, d’ailleurs brave homme et régulier dans ses affaires, mais son âge et ses habitudes ne lui permettent pas d’autres efforts utiles. / A servi avec beaucoup d’honneur ; il n’est pas propre au grade qu’il occupe. Si le Ministre peut lui faire avoir un commandement de place, ce sera une récompense méritée, et un moyen de nommer à son emploi /.
Germain Lalène, Chef de Bataillon. 53 ans. Doué d’un physique avantageux. Il réunit en moralité, régularité de conduite et en zèle ce qu’on peut attendre d’un Officier recommandable pour ses longs services, son instruction et ses connaissances dans la théorie et la pratique. / Est très à sa place et se donne beaucoup de peine pour l’instruction /.
Pre Lanabere, Chef de Bataillon. 33 ans. Belle représentation, talents militaires et administratifs, conduite régulière, intelligence peu commune, bravoure à l’épreuve ; il possède toutes les qualités requises pour remplir avec distinction les emplois qui lui seront confiés. / Parfaitement à sa place /.
Jn. Lavigne, Chef de Bataillon. 33 ans. Avec la moralité la plus parfaite et le zèle le plus ardent, il a encore l’instruction et les talents nécessaires pour l’exercice facile et distingué des fonctions militaires et administratives. / Est très à sa place /.
Fois. Gros, Quartier-maitre Capitaine. 36 ans. Doué d’une grand pénétration, s’occupant de ses fonctions avec zèle, ayant d’ailleurs des connaissances et une bonne conduite. / Instruit et connaissant bien les fonctions de son état ; il se donne beaucoup de soins pour mettre dans les finances toute la régularité nécessaire /.
Pre. Ledoux, Adjudant-major Capitaine. 48 ans. Réunit la majeure partie des qualités requises pour ses fonctions ; il n’est pas très lettré, mais sa conduite et sa tenue, ainsi que ses connaissances pratiques, le rendent recommandables. / Fait ce qui dépend de lui, mais a peu de moyens pour ce grade /.
Pre. Gratieux, Adjudant-major Capitaine. 38 ans. Aussi zélé, qu’actif et intelligent, ne laissant rien à désirer sous les rapports de la régularité, de l’exactitude et de la bonne conduite. / Est à sa place /.
Louis Leboucher, Adjudant-major Lieutenant. 32 ans. 10 ans de services. Avec l’intelligence qui lui est propre, il remplira avec succès les fonctions du nouveau grade qu’il vient d’obtenir ; il a des mœurs et des connaissances. / Promet beaucoup, mais il a besoin de pratique /.
Chn. Laroche, Officier de santé de 2e classe. 38 ans. 13 ans de services. La régularité de sa conduite, et sa manière d’opérer, prouvent qu’il peut aspirer à quelque chose de mieux. / A fait avec zèle et exactitude le travail de la visite des hommes à réformer. Il est muni de certificats très avantageux /.
Jn Lavigne, Officier de santé. 36 ans. Le désespoir d’avoir perdu son rang le plonge dans un état de marasme qui porte atteinte à ses facultés ; il a toujours été actif et zélé, on a tout employer pour le conserver de 2e classe, mais en vain / L’estime générale, que s’est mérité cet Officier de santé, joint à deux coups de feu, le rendent susceptible des faveurs du Gouvernement /.
Capitaines.
Noms. Age. Services. Notes.
Caron. 47 ans. Bon Officier, instruit. / En recrue /.
Renaud, 39 ans. Est à sa place.
Marchand. 39 ans. Id.
Labadie. 31 ans. Instruit, servant bien, a des moyens.
Margota. 43 ans. Zélé, assez actif, a redressé quelques écarts et se conduisant d’une manière assez satisfaisante, a fait des progrès dans ses devoirs.
Rey. 27 ans. Bon Officier, très à sa place.
Boisroger. 33 ans. Médiocrement instruit, montre du zèle, s’il continue il sera bientôt au courant.
Lavigne. 29 ans. Très joli Officier et à sa place pour ses fonctions.
Missy. 49 ans. A des moyens, sert avec zèle, a plus besoin de pratique que de théorie.
André. 39 ans. Bon Officier, à sa place.
Roch. 30 ans. Capitaine d’habillement ; se rend très utile par ses moyens et l’éducation qu’il a reçue.
Puton. 49 ans. Bon Officier, Capitaine rapporteur au Conseil de Guerre de Grenoble.
Jourdan. 32 ans. A sa place pour ses devoirs, :ais tenant une conduite inconséquente.
Jobit. 32 ans. Instruit, mais orateur dangereux de café.
Prevost, 27 ans. Id., laisse à désirer sur sa délicatesse, eu égard à la conduite de sa femme.
Nagonne. 31 ans. Bon Officier.
Salene, 44 ans. Id., aux Grenadiers du 3e.
Touret, 32 ans. Id.
Thomasson, 36 ans. Id.
Rabe, 30 ans. Id.
Gravier, 33 ans. N’est point rentré du semestre ; bon Officier d’ailleurs.
Favre, 31 ans. Peu instruit, sachant à peine écrire ; a été invité à soigner son éducation pour pouvoir remplir les obligations de sa place.
Galliac, 33 ans. Bon Officier, au Conseil de Guerre, à Grenoble.
Bravard, 42 ans. Médiocre en tout.
Lhuillier, 36 ans. Médiocrement instruit.
Duhalde, 34 ans. Bon Officier.
Miquelard, 25 ans, 10 ans de services. Id.
Lieutenants.
Noms. Age. Services. Notes.
Charlois. 32 ans. Très bon Officier.
Radiguet. 37 ans. Est à sa place quant à l’instruction ; bonne conduite.
Feteyr. 50 ans. Proposé pour la retraite.
Broquedir. 33 ans. Officier distingué sous tous les rapports.
Chartier. 27 ans. Très médiocre Officier n’ayant depuis plusieurs mois fait aucun bon service à cause d’une maladie honteuse. / En recrue /.
Bezard. 34 ans. Fait ce qui dépend de lui ; bonne conduite.
Mainville. 29 ans. Enfant de troupe, est à sa place et sert très exactement.
Gratieux. 39 ans. Chargé du détail de l’habillement. Officier utile.
Chamaraux. 44 ans. A des moyens et sert utilement.
Caillou. 48 ans. Peu instruit, médiocre Officier.
Journel. 36 ans. Est à sa place.
Brenon. 26 ans. Distingué sous tous les rapports ; aux Grenadiers du 3e où il est très à sa place.
Bergé. 55 ans. Bon Officier chargé de l’armement, sert d’une manière exemplaire et s’est rendu très utile à la guerre.
Desmay. 30 ans. Très à sa place aux Grenadiers du 1er.
Vevray. 40 ans. Est à sa place.
Danskaert. 39 ans. Id.
Cardon. 33 ans. Bon Officier. / En recrue /.
Marchand. 32 ans. Id., Id.
Masson. 31 ans. Id., Id.
Lecornu. 31 ans. Id., Id.
Pélat. 31 ans. Est à sa place.
Cravey. 20 ans. Annonce des moyens, peu instruit encore, a été envoyé au peloton.
Husson. 39 ans. Bon Officier.
Bonnichon. 30 ans. Joli Officier ayant des moyens, encore très étourdi, mais promettant beaucoup.
Pointurier. 26 ans. 4 ans de services. Instruit, peu devenir un Officier distingué.
Taffoureau. 27 ans. 12 ans de services. Bon Officier. / En recrue /.
Pellet. 34 ans. 12 ans de services. Id., a reçu 6 blessure au passage de l’Adda.
Sous-lieutenants.
Noms. Age. Services. Notes.
Buloner. 47 ans. Bonne conduite, bon instructeur, remarquable par ses efforts pour parvenir au d’instruction qu’il possède.
Beauvallier. 36 ans. Bon Officier, à sa place.
Dufresne. 33 ans. Sert très mal ; s’il ne change pas d’ici la prochaine revue d’inspection, le Chef devra demander sa réforme au Ministre.
Cornet. 39 ans. Médiocre, et souvent insubordonné ; a été rappelé à l’ordre.
Menet. 33 ans. Passablement instruit, bonne conduite.
Salocy. 39 ans. Bon Officier.
Novaro. 21 ans. Id., à sa place.
Quillet. 30 ans. Id. / En recrue /.
Follin. 31 ans. Bon Officier. / Malade /.
Merlin. 30 ans. Id., sous tous les rapports ; à sa place aux Grenadiers du 2e.
Fabre. 35 ans. Id.
Bouillon. 30 ans. Bizarre et peu instruit ; on dit qu’il demande à passer aux iles ; le Corps n’en serait pas fâché.
Magny. 26 ans. Bon Officier, à sa place.
Delamarre. 33 ans. Id.
Larin. 30 ans. Id.
Bisseuil. 27 ans. Est à sa place ; étourdi quelques fois et inconséquent.
Fouet. 29 ans. Id.
Levasseur. 29 ans. Bon Officier. / En recrue /.
Lalanne. 28 ans. Id., Id.
Bernis. 26 ans. Id.
Paris. 26 ans. Médiocre, ayant besoin d’être stimulé.
Roy. 26 ans. Bon Officier.
Laplace. 25 ans. Id.
Poumiers. 29 ans. 11 ans de services. A sa place.
Becat. 29 ans. 11 ans de services. Bon Officier, très utile au Corps.
Lirong. 32 ans. 14 ans de services. Était Officier de santé de 2e classe ; n’ayant pas pu conserver ce grade, il a été proposé au grade de Sous-lieutenant, ayant les qualités nécessaires à ce grade. / M’a paru mériter cette note avantageuse /.
Mollet. 29 ans. 12 ans de services. Bon Officier.
Personnel.
Officiers : Chef de Brigade, 1 ; Chefs de Bataillon, 4 ; Quartier-maitre, 1 ; Adjudants-majors, 3 ; Capitaines, 27 ; Lieutenants, 27 ; Sous-lieutenants, 27 ; Chirurgiens, 2 ; total des Officiers 92.
Dont présents : 80 ; détachés : 10 ; à l’hôpital externe, 1 ; absent sans congé, 1 ; total pareil : 92.
Petit Etat-major : Adjudants sous-officiers, 3 ; Chefs Tailleur, 1 ; Guêtrier, 1 ; Cordonnier, 1 ; Armurier, 1 ; Tambour-major, 1 ; Caporal tambour, 1 ; Musiciens, 8.
Sous-officiers et soldats : Sergents-majors, 25 ; Sergents, 109 ; Caporaux fourriers, 27 ; Caporaux, 188 ; Grenadiers, 134 ; Fusiliers, 1148 ; Tambours, 44 ; enfants de troupe, 8 ; total 1700.
Dont présents, 1546 ; détachés, 47 ; à l’hôpital du lieu, 13 ; aux hôpitaux externes, 94 ; total pareil : 1700.
L’effectif de cette Demi-brigade était au 11 Ventôse 10, époque de la dernière revue de 1711.
Elle a reçu : Recrues, 565 ; venus d’autres corps, 14 ; rayés rentrés, 58 ; 637.
L’effectif devrait donc être de 2348.
Mais elle a perdu : Morts, 51 ; désertés, 89 ; réformés avant la revue, 6 ; id. par l’Inspecteur à la revue actuelle, 34 ; congédiés par congés absolus, 180 ; passés à d’autres corps, 26 ; rayés pour longue absence, 257 ; id. par jugement, 2 ; faits Officiers, 3 ; 648.
L’effectif reste donc à 1700.
Si l’on en déduit : les hommes proposés pour la solde retraite, 6 ; id. les Invalides, 2 ; id. les Vétérans, 7 ; 15.
L’effectif ne sera que de 1685.
Or, le complet de paix étant de 1961.
Donc il y aura manque au complet de 276.
Matériels.
Habillement.
Habits : en service, 1303 bons, 100 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 neufs ; total 1403.
Vestes : en service, 1153 bonnes, 100 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 neuves ; total 1253.
Culottes : en service, 1275 bonnes, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 neuves ; total : 1275.
Chapeaux : en service, 1587 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 123 neufs ; total : 1710.
Equipement.
Gibernes : en service, 1280 bonnes, 206 à réparer, 109 hors de service ; en magasin, 0 neuves ; total 1595.
Portes-gibernes : en service, 1280 bons, 206 à réparer, 109 hors de service ; en magasin, 0 bons ; total 1595.
Baudriers : en service, 475 bons, 154 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 475 bons ; total 1104.
Bretelles : en service, 765, 120 à réparer, 240 hors de service ; en magasin, 0 bonnes ; total 1125.
Colliers de tambours : en service, 547, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 54 bons ; total 108.
Tabliers de Charpentiers. En service, 18, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasins, 0 bons ; total 18.
Caisses de tambour. En service, 54, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasins, 0 bonnes ; total 54.
Armement.
Fusils : En service, 296, 1371 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons ; total 1667.
Baïonnettes : En service, 296, 1371 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons ; total, 1667.
Sabres : En service, 488, 100 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons ; total 588.
Etoffes.
Drap blanc : En magasin, 57 c. ; total 57 c.
Id. bleu : En magasin, 594,43 ; total 594,43.
Id. écarlate : En magasin, 5,77 ; total 5,77.
Tricot : En magasin, 841 ; total 841.
Serge : En magasin, 4079,18; total 4079,18.
Toile : En magasin, 1028,27 ; total 1028,27.
Gros boutons : En magasin, 380 ; total 380.
Petits boutons : En magasin, 3690 ; total 3690.
Effets pour les recrues.
Cols noirs. En magasin, 55 ; total 55.
Bas. En magasin, 238 ; total 238.
Souliers. En magasin, 99 ; total 99.
Guêtres grises. En magasin, 8 ; total 8.
Id. noires. En magasin, 10 ; total 10.
Sacs de peau. En magasin, 400 ; total 400.
Cocardes. En magasin, 413 ; total 413.
Finances.
I. Solde.
En caisse au 1er Vendémiaire 4705,52.
Reçu depuis sur l’exercice de l’an 7 et 8 : - ; sur l’exercice de l’an 9 : 6227 frs 28 c. ; de l’an 10 : 356995 frs 82 c. ; de l’an 11 : 157360 frs 91 c. ; total 520584,01.
Total de l’avoir et des recettes : 525289,53.
Dépense, sur l’exercice de l’an 7 et 8 : - ; de l’an 9 : - ; de l’an 10 : 367224 frs 75 c. ; de l’an 11 : 158701 frs 32 c. ; total 525926,07.
Déficit en caisse au - ; 636,54.
Du au Corps pour solde et indemnité, sur l’exercice de l’an 7 et 8 : 39559,45 ; sur l’exercice de l’an 9 : - ; de l’an 10 : 12069,89 ; de l’an 11 : - ; total 51629,34.
II. Masse de linge et chaussure.
An 10.
En caisse au 1er Nivôse 10 : 9533,43.
Recettes : Retenue journalière faite à la troupe : 23117 frs 02 c. ; versé par les Capitaines pour retenues particulières faites à leurs Compagnies : 12004 frs 24 c. ; total 35121,20.
Total de l’avoir en caisse et des recettes : 44654,69.
Dépenses : 35307,86.
Restait en caisse au 1er Vendémiaire 11 : 9346,83.
Dont 256 hommes avaient leur masse complète ; 1025 - commencé à la former ; 270 n’y redevaient ; total 1551.
An 11.
En caisse au 1er Vendémiaire 11 : 9346,83.
Recettes : Retenue journalière faite à la troupe, 13693,38 ; versé par les Capitaines pour retenues particulières faites à leur Compagnie, 6224,04 ; retenues extraordinaires faites aux soldats travailleurs, 197,52 ; total 20116,94.
Total de l’avoir en caisse et des recettes : 29463,77.
Dépenses : 25328,25.
Restant en caisse au 1er Germinal 11 : 4135,52.
Dont 657 hommes ont leur masse complète, 842 - commencé à la former ; 89 y redoivent. Total 1588.
Masse d’entretien. An 10.
En caisse au 1er Nivôse 10 : 4732 frs 28 c.
Recettes :
Reçu pour - hommes à 9 frs pour le surplus de l’an 10 : 9633,64 ; Effets et masses des hommes morts, 741 ; désertés, 3216,24. Total : 13590,88.
Total de l’avoir en caisse et des recettes : 18323,16.
Dépenses : confection de l’habillement et équipement, 120,75 ; réparation id., 3111,74 ; id. des armes, 840,25 ; frais de bureau et dépenses communes, 4056,52 ; fournitures aux recrues, 2021,72 ; marques distinctives, 686,83 ; total 10837,81.
Restait en caisse au 1er Vendémiaire 11 : 7485,35.
Masse générale. An 11.
En caisse au 1er Vendémiaire 11, 7485,35.
Recettes : Reçu pour 1961 hommes à 17 frs par an jusqu’au 1er Germinal 11 : 16668,49 ; effets et masses des hommes morts, 49,50 ; désertés, 399,40. Total 18318,99.
Total de la recette et de l’avoir en caisse : 25804,34.
Dépenses. Confection de l’habillement et équipement, 5636 ; Réparation id., 463 ; id. des armes, 1216,35 ; frais de bureau, 4116,06 ; fournitures aux recrues, 1036,70 ; marques distinctives, 170,55 ; extraordinaires, lors du passage en Italie, et versements à la masse de linge et chaussure, 349,45. Total 12988,11.
Restait en caisse au 1er Germinal 11 : 12816,23.
Masse de chauffage.
Elle a un avoir en caisse de 2614 frs 99 c.
Proposés pour la gratification accordée par le gouvernement :
Les Lieutenants Broquédis, Gratieux, Bergé, Charlois, Jouenel, Brenon, Husson.
Les Sous-lieutenants Fabre, Delamarre, Dernis, Bühner, Salays.
Les Sous-lieutenants Merly, Lalane, Laplace, Magny, Levasseur, Roy.
Etat des quatre Sous-officiers jugés les plus susceptibles d’être promus au grade d’Officiers.
3e Bataillon. Jn. Bonnamy, Adjudant sous-officier. 27 ans. 10 ans de services. Bien proposé. Le résultat de l’examen, que je l’ai fait subir, me porte à désirer qu’il passe le second.
2e Bataillon. Espt. Sicre, Id. 30 ans. 12 ans de services. Bien proposé à passer le 3e.
2e Bataillon. 5e Compagnie. Paul Lalène, Sergent-major. 19 ans. 5 ans de services. Réunit à l’avantage d’une très jolie tournure une éducation très soignée, que lui a fait donner son père, Chef du 1er Bataillon. Il a véritablement les moyens nécessaires pour occuper le grade auquel il est proposé, et d’après ces considérations, je demande qu’il passe le premier.
2e Bataillon. 2e Compagnie. Bery. Bonnechose, Id. 29 ans. 10 ans de services. Bien proposé, à passer le 4e.
Objets divers.
Nombre des :
Militaires admis à la haute paye 1ère classe : Caporaux, 1, Fusiliers, 3 ; 4. 2e classe : Caporaux, 5 ; Fusiliers, 1 ; 6. 3e classe : Caporaux, 5 ; Fusiliers, 4 ; 9. 4e classe : Caporal, 1. Total 20.
Enfants admis à la solde, d’Officiers, 1 ; de Sous-officiers et soldats, 7. 8.
Militaires réformés à la revue : Caporal, 1 ; Soldats et Tambours, 33 ; 34.
Proposés pour la récompense : Officiers, Lieutenant, 1 ; Sous-officiers et soldats, Sergent, 1 ; Caporaux, 2 ; Soldats, 12 ; 16.
Hommes dont la présence peut être inutile ou dangereuse : Caporaux, 2 ; soldats, 10 ; 12.
Nota. Ces derniers ont été mis dans d’autres Compagnies où ils servent comme derniers Fusiliers.
Résumé des détails de la revue.
Esprit du corps. Est bon en général ; les Officiers sont très unis, et tout le monde est voué au devoir et docile à la discipline.
Instruction. Des Officiers. A été suivie autant que les circonstances l’ont permis. Le ton de commandement n’est pas assez élevé en général, ni assez étendu pour l’avertissement, ni activement prononcé pour l’exécution. Les Officiers ont besoin d’être instruits dans les différentes évolutions de détail et surtout dans les mouvements successifs. Ils devront de même être instruits à tenir la position prescrite pour le soldat, afin de pouvoir en s’alignant, bien diriger l’alignement du soldat.
Des Sous-officiers. Ils auront besoin d’être réunis pour prendre l’ensemble nécessaire à leur instruction, ils font passablement les maniements d’armes, mais leur position n’est pas encore correcte. Ils ont aussi à acquérir pour la marcher, et leurs obligations dans les manœuvres.
Du soldat. La position de l’homme devra être reprise sans armes, et le port d’armes rectifié et plus élevé. Les maniements d’armes sont passables, mais ils auraient plus d’ensemble s’ils étaient mieux partagés ; il a été donné des ordres à cet égard.
En général. L’Inspecteur général a été satisfait de ce qu’il a trouvé commencé, vu les difficultés qu’éprouve le Corps pour se réunir.
Manœuvres. Ce Corps n’ayant été réuni, que peu de mois avant son établissement actuel, qui le prive encore de cet avantage, a cependant fait des progrès et exécute quelques manœuvres de manière à prouver qu’il s’est occupé de cette partie.
Ordres de la précédente revue. Ont été exécutés autant que cela a dépendu du Corps.
Discipline. Est bonne et bien établie.
Espèce d’hommes. Est en général passable, et en état de faire la guerre.
Finances. Depuis la dernière revue, les finances sont assez bien administrées. Le Quartier-maitre se donne tous les soins possibles pour mettre dans cette partie la régularité nécessaire. Une partie des membres du Conseil ne connait pas grand-chose en comptabilité. Le Capitaine d’habillement est très propre à la place, qu’il occupe. Le Lieutenant chargé du détail de l’armement, laisse quelque chose à désirer sous ce rapport.
Tenue. Celle des Officiers est aussi régulière que décente. Celles des Sous-officiers et soldats est très régulière pour l’habillement. La manière de placer des chapeaux a été trouvée très mauvaise. La tenue des cheveux est irrégulière ; beaucoup de guêtres sont trop hautes.
Habillement. Les chapeaux sont mauvais en façon, et trop chers pour le prix de 4 frs 80 c. ; les souliers ont été trouvés bons pour le prix.
Equipement. La buffleterie, qui en partie est très vieille, est bien soignée, les gibernes sont surtout bien entretenues. Les havresacs sont en général presque hors d’usage, et trop petits en forme.
Armement. Les fusils sont en général mauvais ; il existe des baïonnettes de différents formes. Il y a des armes marquées avec des clous et des coupures ; les fusils ont été trouvés passablement tenus, mais les différents petits objets, qui leur manquent, font remarquer de la négligence dans les réparations.
Casernes. 5 Compagnies sont à Briançon, 13 au fort des Trois têtes, 3 au Bandouillet, et 3 au Montlion, lesquelles détachent 1 Officier et 10 hommes au fort de Quevres. 2 Compagnies sont à Embrun, et 1 à Gap. Les bâtiments sont bons, ainsi que les fournitures de couchages ; les fenêtres sont en papier et mal entretenues. Les chambres ont besoin de réparations pour les pavés et toitures.
Chambrées. - .
Magasins. Sont dans un local suffisant, pour contenir les effets du Corps et les logements des maitres ouvriers. Le Corps paye 15 francs de loyer par mois pour cet emplacement.
Hôpitaux. Depuis la dernière organisation, l’hôpital de Briançon est devenu civil. Il est proprement tenu et les malades y sont bien traités.
Prisons. Elles existent au fort des Trois têtes et au Bandouillet pour les Officiers et soldats. Il vient d’être pris des mesures pour en former une au-dessous de la porte de communication de la caserne de Briançon, au fort des Trois têtes.
Salles de discipline. Convenables.
Vivres. Le pain de munition est bon en qualité. Il en est de même du pain de soupe mais ce dernier coûte 27 ½ centimes, ce qui fait un excédent de dépense de 2 centimes par homme, qui se prélèvent sur la solde, conformément à la décision du Ministre de la Guerre.
Ordres laissés au corps, concernant :
La comptabilité. L’Inspecteur général a trouvé les registres de comptabilité, tant en deniers, qu’en effets, tenus avec ordre et de régularité, et les a arrêtés définitivement pour l’an 10.
Recommandé au Conseil l’économie dans l’administration des fonds. Voyez à la 7e légère page - .
Registres particuliers pour les masses. Voyez page 46.
Première mise des Sous-officiers faits Officiers. Voyez page 29.
Décompte de la masse de linge et chaussure. Voyez page 46.
Retenues défendues. Voyez page 29.
A date du 1er Vendémiaire 12, le registre journal du Capitaine d’habillement devra être en tout point conforme au modèle n°8 annexé au règlement du 8 Floréal 8.
L’instruction. Les Officiers devront être complètement instruits à la correcte position du soldat, afin de contribuer d’une manière efficace aux alignements, en marchant et de pied ferme. L’instruction sur les manœuvres devra leur être donnée au moyen d’une division de 32 files, composée de Sergents et Caporaux, et d’hommes sur lesquels on aura des vues pour l’avancement ; elle sera sans fusils. Son cadre sera alternativement fait par les Officiers, et il sera exécuté avec elle tous les genres d’évolutions prescrites par le règlement et celles données et démontrées par l’Inspecteur général pendant la revue.
La position de l’homme, avec et sans armes, devra être reprise. On continuera en même temps, ce que l’Inspecteur général a indiqué pour le courant de l’instruction. En faisant exécuter les maniements d’armes, le Chef fera mettre plus d’intervalle dans l’exécution de marquer les temps, leurs mouvements étant trop précipités. Le ton de commandement devra généralement être plus élevé dans la partie de l’avertissement, et plus activement prononcé pour l’exécution.
Ecole d’écriture. Voyez page 47.
La discipline. Les Officiers se rendront familiers les noms de leurs soldats de leurs Compagnies. Voyez page 29.
La tenue. Les faces devront être coupée à la hauteur prescrite.
Longueur des favoris. Voyez page 76.
Les queues devront être attachées à la même hauteur et les rubans être plus proprement tenus.
L’habillement. Dimensions à donner aux effets d’habillement. Voyez à la 18e de ligne page 30 et 31, avec l’addition suivante pour l’Art. Chapeaux.
Chapeaux : Les chapeaux, que le Corps se procurera dorénavant, devront être conformes au règlement, savoir : ils auront 4 pouces 3 lignes de profondeurs dans leurs formes, 6 pouces sur les ailes, 5 sur le devant, et 6 pouces 5 lignes sur les derrières. Leur coeffe sera de toile grise, avec un cuir par devant de 6 pouces 6 lignes de long, sur 2 pouces de large ; la ganse sera de laine jaune, 5 lignes de large, le bouton au n° du Corps ; le bord en laine bien frappé de 9 lignes de largeur à cheval sur la couture.
Le chef fera immédiatement après la revue, rétablir les formes des chapeaux neufs, ainsi qu’ils étaient lors de la distribution, et fera ôter les fils d’archet et autres objets de fantaisie, que les commandants de Compagnie n’auraient pas dû laisser introduire.
Bonnet de police. Le Corps en fera faire, avec les vieux habits et avec ce qui pourra être épargné sur les coupes à venir.
Magasin d’effets de petit équipement. Voyez à la 18e de ligne page 31, et à la 2e légère pages 48 et 49.
L’équipement. Placement des gibernes et havresacs. Voyez page 32.
L’armement. Placement des sabres. Voyez page 32.
Clous aux crosses. Id.
Répartition des fusils selon les tailles. Id.
Boucles aux bretelles. Voyez page 76.
Soins à donner aux fusils pendant les routes. Voyez page 104.
Surveillance de l’entretien et des réparations de l’armement. Voyez page 91.
Autorisé la remise à l’arsenal de Briançon, des armes hors de service.
Hommes réformés, proposés pour la récompense, congédiés. Voyez page 32.
Tiercement. Voyez à la page 32.
Remplacements, changements de corps, enrôlements volontaires. Voyez page 32 et 33.
Punitions. Rappelé à l’ordre le Sous-lieutenant Dufresne. Voyez sa note page 109.
Les désignés ci-après tenant une conduite répréhensible, et n’ayant point voulu en changer jusqu’à présent, passeront à la queue d’autres Compagnies, et y serviront comme derniers soldats, savoir : Mouchy et Lamotte, Caporaux ; Girardin, Grenadier ; Leroux, Fontbaron, Boudart, Grenier, Clouvier, Collier, Blumeau, Abraham et Ponléal, soldats. Ces hommes seront surveillés de près par leurs nouveaux commandants de Compagnies, qui en rendront compte à la prochaine revue.
Ordre général. Voyez page 33" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 1er état intitulé « Relevé sommaire, par Corps et par grades des Officiers des Demi-brigades stationnées dans le 5e Arrondissement d’Infanterie, rédigé d’après les notes portées sur le compte de chacun d’eux, au Contrôle annexé au livret de Revue, sous n°2, pour servir à connaitre la composition du Corps d’Officiers des dites Demi-brigades », indique pour la 70e de Ligne :
"Etat-major.
Chef de Brigade, 1 bon ; Chefs de Bataillon, 0 susceptible d’avancement, 3 bons, 0 médiocre, 1 susceptibles de retraite, total 4 ; Quartiers-maitres, 1 bon, 0 mauvais, total 1 ; Adjudants-majors, 0 susceptible d’avancement, 1 bons, 2 médiocres, 0 proposé pour la retraite, total 3 ; total général 9.
Compagnies.
Capitaines, 0 susceptible d’avancement, 19 bons, 8 médiocres, 0 proposés pour la retraite, 0 susceptibles de retraite, 0 mauvais, total 27. Lieutenants, 0 susceptibles d’avancement, 21 bons, 4 médiocres, 1 proposé pour la retraite, 0 susceptibles de retraite, 1 mauvais, total 27 ; Sous-lieutenants, 0 susceptibles d’avancement, 22 bons, 3 médiocres, 0 proposés pour la retraite, 0 susceptibles de retraite, 2 mauvais, total 27. Total général 81.
Observations.
Dans la rédaction de ce relevé, on a suivi les principes ci-dessous :
1. On a rangé dans la 1re colonne des Officiers susceptibles d’avancement, ceux désignés expressément comme tels dans les notes des Chefs, et confirmés par l’Inspecteur général.
2. Dans la colonne des bons Officiers, on a mis 1° ceux qui ont assez d’instruction dans toutes les parties du service pour prétendre à l’avancement ; 2° ceux qui ne peuvent guère y prétendre, sont cependant assez instruits pour rester à la place qu’ils occupent ; les uns et les autres tenant une conduite régulière.
3. On a rangé dans la colonne des Officiers médiocres : 1° ceux qui, quoique peut instruits, ont cependant de la volonté et des moyens et tiennent une conduite régulière ; 2° ceux qui étant assez instruits, sont d’une conduite équivoque ; les uns et les autres peuvent par la suite devenir de bon Officiers, si les premiers sont stimulés et les seconds surveillés.
4. On a rangé dans la 4e colonne, aux proposés pour la retraite, soit à la revue, soit antérieurement.
5. On a rangé dans la 5e colonne des Officiers susceptibles de retraite, 1° ceux qui ont assez de service pour y prétendre, mais qui refusent de la prendre ; 2° ceux qui ne pouvant y prétendre par ancienneté, auraient cependant besoin d’un poste plus sédentaire ; 3° ceux enfin qui, par leur nullité ou mauvaise conduite, sont à la charge aux Corps, mais dont les services antérieurs méritent quelque considération.
6. On a désigné comme mauvais Officiers, 1° ceux qui étant tout à fait dépourvus d’instruction et de moyens, sont une véritable charge aux Corps ; 2° ceux qui par leur conduite déréglée et incorrigible, sont une entrave au service ; les uns et les autres n’ayant pas assez de services pour prétendre à la retraite. L’Inspecteur général a itérativement sollicité le Gouvernement de prendre à l’égard des Officiers rangés dans les 5e et 6e colonnes, des mesures qui conciliassent la justice due aux individus, avec ce qu’exige impérieusement le bien du service. Voyez les Rapports des années 10 et 11" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 2e état intitulé « Situation général du Personnel avec les mutations survenues depuis la dernière revue », indique pour la 70e de Ligne :
"Situation générale.
Officiers : 1 Chef de Brigade, 4 Chefs de Bataillons, 1 Quartier-maitre, 3 Adjudants-majors, 27 Capitaines, 27 Lieutenants, 27 Sous-lieutenants, 2 Chirurgiens, total 92 ; dont 80 présents, 9 détachés, 0 aux hôpitaux du lieu, 1 aux hôpitaux externes, 2 en congé, 0 embarqués. Sous-officiers et soldats : 17 au Petit état-major, 25 Sergents-majors, 109 Sergents, 27 Caporaux fourriers, 188 Caporaux, 134 Grenadiers, 1148 Fusiliers, 44 Tambours, 8 enfants de troupe, total 1700 ; dont 1546 présents, 47 détachés, 13 aux hôpitaux du lieu, 94 aux hôpitaux externes, 0 en congé, 0 détaché, 0 embarqués.
Mutations. L’effectif était à l’époque de la dernière revue : 1711. Recettes : 565 recrues, 14 venus d’autres Corps, 0 enfants admis à l’effectif, 58 rayés rentrés, total 637. L’effectif devrait donc être de 2348. Pertes : 51 morts, 89 désertés, 6 réformés avant la revue, 34 réformés par le Général inspecteur, 180 congédiés par congé absolu, 0 congédiés avec solde de retraite, 26 passés à d’autres Corps, 0 aux Vétérans, 257 rayés pour longue absence, 2 rayés par jugement, 3 faits Officiers, total 648. L’effectif ne reste donc qu’à 1700. Si l’on en déduit encore les proposés pour la retraite, 6 ; les proposés pour les Vétérans, 7 ; les proposés pour les Invalides, 2 ; total 15. L’effectif ne sera que de 1685. Or, le complet de paix étant de 1961, il y aura un déficit de 276" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 3e état intitulé « Détail des présents sous les armes, des hommes congédiés par récompense et par réforme pure et simple, des hommes jouissant de la haute paye, et des enfants admis à la solde », indique pour la 70e de Ligne :
"Détail des présents.
Officiers : 1 Chef de Brigade, 4 Chefs de Bataillons, 1 Quartier-maitre, 3 Adjudants-majors, 25 Capitaines, 22 Lieutenants, 22 Sous-lieutenants, 2 Chirurgien, total 80.
Petit Etat-major : 3 Adjudants sous-officiers, 1 Tailleur, 1 Guêtrier, 1 Cordonnier, 1 Armurier, 1 Tambour-major, 1 Caporal Tambour, 8 Musiciens, total 17.
Sous-Officiers et soldats : 23 Sergents-majors, 80 Sergents, 27 Caporaux-fourriers, 154 Caporaux, 125 Grenadiers, 1074 Fusiliers, 41 Tambours, 5 Enfants de troupe. Total 1529.
Total du Petit Etat-major, des Sous-officiers et soldats, 1546. Total général des présents, les Officiers y compris, 1626.
Détail des hommes congédiés par récompense et par réforme, des militaires jouissants de la haute paye, et des enfants de troupe.
Par Récompense : Officiers, 0 Capitaine, 1 Lieutenant, 0 Sous-lieutenants, 0 Chirurgien, total 1. Sous-officiers et soldats, 0 Sergents-majors, 1 Sergents, 0 Caporal-fourrier, 2 Caporaux, 12 Grenadiers et Fusiliers, 0 Tambour, total 15.
Par réforme : 0 Sergent-major, 0 Sergents, 0 Caporal-fourrier, 1 Caporal, 33 Grenadiers, Fusiliers et Tambours, total 34.
Militaires ayant la haute-paye. De 10 ans de service, 1 Caporal, 3 Fusiliers, total 4. De 15 ans de service, 5 Caporaux, 1 Fusilier, total 6. De 20 ans de service. 5 Caporaux, 4 Fusiliers, total 9. Total général 19.
Enfants. D’Officiers, 1 ; de Sous-officiers et soldats, 7. Total 8" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 4e état intitulé « Situation générale des effets d’habillement et d’équipement, tant en service, qu’en magasins, détaillés d’après leurs qualités. On y a ajouté ce que les Corps ont reçu depuis la dernière revue, la durée des effets, les remplacements demandés, et le manquant au complet », indique pour la 70e de Ligne :
"Habillement.
Habits. 0 neufs, 1303 bons, 100 à réparer, 0 hors de service ; total 1403. 1403 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l’Arrêté, 850. Demandés par le Corps 981. Manque au complet 0.
Vestes ou gilets. 0 neuves, 1153 bons, 100 à réparer, 0 hors de service ; total 253. 1253 reçus de neuves depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l’Arrêté, 850. Demandés par le Corps 981. Manque au complet 0.
Culottes ou pantalons. 0 neuf, 1275 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 1275. 1275 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 1 an. Remplacement fixé par l’Arrêté, 850. Demandés par le Corps 1961. Manque au complet 0.
Suite de l’habillement et caisses de tambours.
Chapeaux ou shakos. 123 neuf, 1587 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 1710. 1587 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l’Arrêté, 850. Demandés par le Corps 981. Manque au complet 0.
Bonnets. 0 neufs, 0 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 0. 0 reçus de neufs depuis la dernière revue. Manque au complet 1961.
Caisses de tambour. 0 neuves, 54 bonnes, 0 à réparer, 0 hors de service ; reçues de total 54. 42 reçues de neuves depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par l’Arrêté, 3. Demandées par le Corps 0. Manque au complet 0.
Gibernes, porte gibernes et baudriers.
Gibernes. 0 neufs, 1280 bons, 206 à réparer, 109 hors de service ; total 1595. 0 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 75. Demandés par le Corps 404. Manque au complet 329.
Porte giberne. 0 neufs, 1280 bons, 206 à réparer, 109 hors de service ; total 1595. 0 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 75. Demandés par le Corps 404. Manque au complet 329.
Baudriers. 475 neufs, 0 bons, 154 à réparer, 0 hors de service ; total 629. 475 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 23. Demandés par le Corps 0. Manque au complet 0.
Note : La durée fixée par l’Arrêté du 17 Frimaire an 11 ne saurait être appliquée aux effets actuellement en service, parce que ceux-ci ayant été fournis avant cette époque, on ne pouvait pas mettre en compte qu’ils dussent duret si longtemps.
Bretelles des fusils, colliers de tambours, et tabliers de charpentiers.
Bretelles des fusils. 0 neufs, 765 bons, 120 à réparer, 240 hors de service ; total 1125. 0 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 75. Demandés par le Corps 995. Manque au complet 930.
Colliers des tambours. 54 neufs, 0 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 54. 54 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 3. Demandés par le Corps 0. Manque au complet 0.
Tabliers de Charpentiers. 0 neufs, 18 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 18. 0 reçues de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, - ans. Remplacement fixé par la Loi, 0. Demandées par le Corps 0. Manque au complet 0.
Etoffes en magasins.
Drap blanc 0,57 ; drap bleu 594,43 ; drap écarlate 5,77 ; tricot 841 ; serge 4079,18 ; toile 1028,27 ; gros boutons 380 ; petits boutons 3690.
Effets pour les recrues : 0 chemises, 55 cols noirs, 238 bas, 99 souliers, 8 guêtres grises, 10 guêtres noires, 0 sacs de toile, 400 sacs de peau, 413 cocardes.
Observations sur les états n°.
1° Dans la colonne des effets neufs, on a rangé ceux en magasins ; tous les autres, à un petit nombre près, sont en service.
2° Les Corps diffèrent dans la manière dont ils ont formé leurs demandes en remplacements ; les uns les ont calculé d’après leur effectif, d’autres d’après le complet, d’autres enfin ont demandé le remplacement de tous leurs effets hors de service. Cependant, l’Arrêté du 17 Frimaire 11 est clair sur cet article : il veut que les remplacements soient calculés, non d’après le complet, mais bien d’après l’effectif, et prescrit les formalité à observer dans le cas où les besoins des corps outrepassent les secours accordés. On a donc fait 2 colonnes pour les remplacements ; dans la 1ère, on a mis ce qui est accordé aux Corps par l’arrêté, et dans la 2e, ce que ceux-ci demandent, d’après leurs besoins.
3° la dernière colonne, manque au complet, a été calculée de la manière suivante : on a déduit du total des effets, ceux étant hors de service ; au restant on a ajouté les remplacements accordés ; la somme qui en est résulté a été défalquée du complet, et le restant mis dans la colonne du manque au complet.
Fusils.
Effectifs à la dernière revue : 1627. Recettes : reçu des arsenaux 487 ; reçu par incorporation 0 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 0 ; total 487. Total de l’avoir et des recettes, 2114. Pertes : versé aux arsenaux 224, à d’autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 25, par les congédiés 0, à la guerre 0, par accident 0 ; hors de service 198 ; total 447. L’effectif devrait donc être de 1667. Dont : neufs 0 ; bons 296 ; réparés 1168 ; à réparer 203.
Baïonnettes.
Effectifs à la dernière revue : 1627. Recettes : reçu des arsenaux 487 ; reçu par incorporation 0 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 0 ; total 487. Total de l’avoir et des recettes, 2114.
Remplacements demandés : fusils, 223 ; baïonnettes, 223 ; sabres 41.
Suite des Baïonnettes.
Pertes : versé aux arsenaux 224, à d’autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 25, par les congédiés 0, à la guerre 0, par accident 0 ; hors de service 198 ; total 447. L’effectif devrait donc être de 1667. Dont : neufs 0 ; bons 296 ; réparés 1168 ; à réparer 203.
Sabres.
Effectifs à la dernière revue : 246. Recettes : reçu des arsenaux 383 ; reçu par incorporation 0 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 0 ; total 383. Total de l’avoir et des recettes, 629. Pertes : versé aux arsenaux 0, à d’autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 41, par les congés 0, à la guerre 0, par accident 0 ; hors de service 0 ; total 41. L’effectif devrait donc être de 588. Dont : neufs 383 ; bons 105 ; réparés 85 ; à réparer 15" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 5e état intitulé « Situation générale des finances : solde, masse d’entretien, masse général, masse de chauffage, masse de linge et chaussure, et sommes dues tant pour la solde que pour les masses », indique pour la 70e de Ligne :
"Solde.
En caisse au 1er Vendémiaire an 10 4705,52 frs ; reçu sur l’an 8 - frs, sur l’an 9 6227,28 frs, sur l’an 10 356995,82 frs, sur l’an 11 157360,91 frs, total 520584,01 frs ; total de l’avoir en caisse et des recettes : 525289,53 frs. Dépensé sur l’an 8 - frs, sur l’an 9 - frs, sur l’an 10 367224,75 frs, sur l’an 11 158701,32 frs ; total : 525926,07 frs. Restant en caisse à l’époque de la revue : - frs. Sommes dues : pour l’an 8, - frs ; pour l’an 9, - frs ; pour l’an 10 - ; pour l’an 11 - frs ; total : - frs.
Masse d’entretien exercice an 10.
En caisse au 1er Vendémiaire an 10 : 4732,28 frs. Recettes : Produit ordinaire de la masse, 9633,64. Recettes extraordinaires : masse des hommes morts 741,00 ; masse des hommes désertés 3216,24 frs ; masse des hommes congédiés - frs ; recettes accidentelles - frs ; total : 13590,88 frs. Total de l’avoir en caisse et des recettes, 18323,16 frs. Dépenses : Confection de l’habillement 120,75 frs ; réparation de l’habillement 3111,74 frs ; réparations de l’armement 840,25 frs ; frais de bureau 4056,52 frs ; fourniture aux recrues, 2021,72 frs ; marques distinctives, 686,83 frs ; dépenses accidentelles - frs ; total : 10837,81 frs. Restait en caisse au 1er Vendémiaire an 11 : 7485,35 frs. Déficit de la masse au 1er Vendémiaire an 11 : - frs.
Masse générale exercice an 11.
En caisse au 1er Vendémiaire an 11, 7485,35 frs.
Recettes : Produit ordinaire de la masse, 16668,49 frs. Recettes extraordinaires, masse des hommes morts 49,50 frs, désertés 399,40 frs, congédiés - frs ; recettes accidentelles 1201,60 frs ; total 18318,99 frs. Total de l’avoir en caisse et des recettes : 25804,34 frs.
Dépenses : Achat de matières - frs ; achat d’effets - frs ; confection de l’habillement 636,00 ; réparation de l’habillement 463,00 frs ; réparation de l’armement 1216,35 frs ; fournitures aux recrues 1036,70 frs ; première mise des Sous-officiers faits Officiers – frs ; frais de bureau 4116,06 frs ; marques distinctives 170,55 frs ; dépenses accidentelles 349,45 frs ; total : 12988,11 frs. Restant en caisse à l’époque de la revue : 12816,23 frs. Déficit à l’époque de la revue : - frs.
Masse de chauffage, sommes dues pour les masses.
Masse de chauffage : avoir de la masse, 2614,99 frs ; déficit de la masse, - frs.
Sommes dues pour les masses, et autres objets. Masses : d’entretien, - frs ; de linge et chaussure, 23912,43 frs ; de chauffage, - frs. Indemnités : de logement, 10490,86 frs ; de fourrages, 945,30 frs ; total : 35348,59 frs.
Observation sur les états :
1° Les 70e et 6e légère n’ont établi sur le livret de comptabilité, que depuis le 1er Nivôse 10, tous les autres Corps l’ont commencé au 1er Vendémiaire 10.
2° Les 30e, 7e, 28e et 73e ont sur le livret conduite la comptabilité de la solde, jusqu’au 1er Vendémiaire 11. La 2e de Vétérans jusqu’au 1er germinal 11 et la 70e, 18e et 2e légère jusqu’à l’époque de la revue.
3° Comptabilité des masses : les 18e, 2e, 30e et 28e l’on commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini à l’époque de la revue ; la 2e de Vétérans et 7e l’ont commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini au 1er Germinal 11. La 73e l’a commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini au 1er Messidor 11. La 70e l’a commencé au 1er Nivôse 10 et conduite au 1er Germinal 11. La 6e l’a commencé à la même époque et fini au 1er Nivôse 11.
4° Dans l’art. de la solde /Etat du livret N°15 ligne:/Sommes dues d’après les réclamation du Corps, les sommes dues pour les masses y sont elles comprises ? On l’ignore ; d’un côté, cet article est retranché de l’expédition de cet état destiné au Directeur ministre, du ressort duquel est cependant tout ce qui regarde les masses ; et de l’autre côté, il serait singulier que le Gouvernement ne s’informât de tout de l’arriéré des masses. Quoiqu’il en soit, on a mis sur l’état précédent, l’arriéré tel qu’il est sur les livrets ; et ci-contre on a mis les sommes dues pour les masses, d’après l’état fourni à l’Inspecteur général à la revue, sans faire aucune addition de ces deux sommes ; les Corps eux-mêmes ont traité cet article de différente manière.
5° Les livrets ne faisant aucune mention de la masse de chauffage, on s’est cru réduit à n’en donner ici que la situation en avoir et déficit, d’après l’état fourni à la revue" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, vous trouverez ci-joint l'ordre au ministre de la Marine de faire débarquer de l'escadre de Brest tout ce qui reste des 65e, 47e et 70e régiments. Vous donnerez ordre au 65e de réunir ses trois bataillons à Rennes, et vous ferez passer une revue de ce réginent qui doit être rendu mobile et s'attendre à partir au premier moment. Il restera donc dans la 13e division militaire les 15e et 37e de ligne de quatre bataillons qui continueront à avoir à bord de mon escadre chacun 1 500 hommes de garnison. Le 47e sera réuni à Lorient et tiendra garnison à Belle-Île. Le 70e sera réuni à Saint-Brieuc et fournira des garnisons aux îles de Bréhat et autres points de la côte.
Ces quatre régiments complèteront leurs compagnies de grenadiers à 100 hommes, comme je l'ai déjà ordonné ; les compagnies de grenadiers des 15e et 37e, commandées par des chefs de bataillon de chacun de ces corps formant deux bataillons et celles des 47e et 70e commandées par un chef de bataillon de ces deux corps faisant un seul bataillon sous les ordres du général Girardon, avec huit pièces d'artillerie, seront mobiles et prêtes à se porter partout où leur présence deviendrait nécessaire. Vous me ferez connaître le jour où le 65e sera arrivé à Rennes et sera disponible ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 175 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10808 - Note. A la lettre précédente se trouve annexé un extrait de la lettre susvisée de 1'Empereur au ministre de la marine ainsi conçu : "Que tout ce qui est embarqué sur l'escadre de Brest appartenant au 65e régiment soit débarqué, ainsi que tout ce qui appartient aux 47e et 70e régiments, ce qui forme un déficit de 1.700 hommes sur les troupes embarquées à bord de l'escadre de Brest, mais qui seront remplacés par les 699 hommes du 15e de ligne, aujourd'hui embarqués comme équipage, et par les 828 hommes du 37e, embarqués comme équipage et comme passagers, de manière qu'il n'y aura à embarquer à bord de l'escadre de Brest que les garnisons et qu'elles seront toutes des 18e et 37e, les trois autres régiments devant être rendus mobiles").
Le 1er jour complémentaire an 13 (18 septembre 1805), à Saint-Cloud, on soumet à l'Empereur une "Propositions du ministre de la guerre pour l'organisation des seize compagnies de grenadiers qui sont destinées à former un corps d'observation en Bretagne"; Napoléon répond : "Les compagnies de grenadiers des 4 bataillons du 15e formeront le 1er bataillon, celles des 4 bataillons du 37e le second, et celles des 47e et 70e le troisième. Du reste ces bataillons continueront à faire partie des régiments, et entreront dans leurs états de situation et leur comptabilité" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 177).
/ 1806
Le 1er mai 1806, l'Empereur ordonne, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean ... le 86e qui est à Cherbourg se rendra à Saint-Brieuc et à Saint-Malo pour remplacer le 70e ; et tout le 70e sera cantonné depuis Brest jusqu'à Lorient ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 418 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12028).
Le 14 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, mon intention est de former un petit camp volant dans la 13e division militaire. Ce camp volant se réunira à Pontivy.
Il sera composé de trois compagnies de grenadiers et de trois compagnies de voltigeurs du 86e régiment, complétées à 80 hommes ; de trois compagnies de grenadiers et de trois compagnies de voltigeurs du 47e ; de trois compagnies de grenadiers et de trois compagnies de voltigeurs du 70e ; ce qui fera près de 1,500 hommes.
Chacun de ces régiments fournira un chef de bataillon pour commander ses six compagnies.
Le général de brigade Boyer commandera tout le camp volant.
Les vivres de campagne seront fournis à ces troupes.
Le premier inspecteur de la gendarmerie nommera trois chefs d'escadron de la gendarmerie ayant une connaissance parfaite des départements du Morbihan et des Côtes-du-Nord. Il y joindra le nombre de brigades nécessaire, à pied et à cheval, prises parmi celles qui font partie de la 4e légion, de manière à avoir des gendarmes partout.
Vous ferez remettre 6,000 francs au général Boyer pour dépenses extraordinaires. Vous lui rembourserez tous les mois ses dépenses, à mesure qu'il vous en rendra compte. Les dépenses secrètes lui seront abonnées sur sa simple déclaration. Pour tout brigand arrêté par les colonnes mobiles, allant en Angleterre ou en revenant, pour tout rebelle connu pour avoir fait la guerre dans la Vendée sans avoir été amnistié, il sera accordé une gratification à la colonne qui l'aura arrêté. Les cinq hommes qui ont enlevé l'évêque de Vannes et les deux qui ont été si imprudemment relâchés seront recherchés avec la plus grande activité. Les colonnes qui les arrêteront auront 1,000 écus de gratification pour chacun de ces brigands.
Vous ordonnerez au général Boyer de correspondre avec les préfets des départements où il se trouvera, et directement avec le ministre de la police.
Mon intention est qu'il y ait toujours au moins 800 hommes de ces forces en mouvement par pelotons ; qu'ils cernent les forêts de Grandchamp et les repaires où les chouans avaient l'habitude de se retirer ; qu'ils ne marchent jamais en grande troupe, puisqu'ils n'ont pas à craindre une grande résistance ; mais qu'il y ait constamment en mouvement vingt-sept patrouilles, neuf sous les ordres de chaque chef d'escadron, chacune composée d'une trentaine d'hommes et de 5 ou 6 gendarmes à pied et à cheval.
Lorsque le général Boyer croira avoir de bons renseignements, il pourra lui-même marcher avec les vingt-sept patrouilles qui, secondées par la gendarmerie locale, peuvent embrasser un grand espace de terrain. Il arrêtera tous les gens suspects, donnera des passe-ports et fera toutes les recherches qui pourront le conduire à des découvertes. C'est surtout par l'espionnage qu'il pourra parvenir à d'heureux résultats. Les brigands dont il est fait mention ci-dessus, aussitôt après leur arrestation, seront traduits devant une commission militaire que le général Boyer sera autorisé à nommer, et exécutés sur-le-champ.
Vous ferez connaître à ce général que j'attends de son zèle et de son activité non-seulement la prise de ces sept brigands, mais encore celle d'un grand nombre d'autres qui infestent ces départements. Il entretiendra une discipline sévère parmi ses troupes, et pourvoira, par les fonds qui lui seront remis, à ce que les soldats ne manquent de rien. Ils jouiront des vivres de campagne et auront le vin. Le général Boyer doit s'entendre avec les curés, les maires, les sous-préfets, et paraître à la fois sur les points les plus éloignés. Il fera un rapport journalier au ministre de la police. Il fera connaître les forêts qu'il a fouillées et la distribution et le nombre de ses patrouilles. En formant les patrouilles à un nombre aussi considérable que celui de trente ou trente-six, c'est afin qu'elles puissent se subdiviser en quatre ou cinq parties. Si les officiers de gendarmerie sont habiles, si l'on s'étudie à faire ces battues sans causer le moindre dommage aux habitants et aux propriétés, si l'on y met autant d'activité que de prudence, on aura les plus heureux résultats de ces petits mouvements. Du reste mon intention est qu'il ne soit fait dans les journaux aucune mention de ces dispositions" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10782 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12932).
/1807
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée "Du moment que la campagne sera engagée et que j'aurai vu de quel côté les Anglais portent leurs efforts, mon intention est de faire suivre leurs mouvements. Les Anglais ne peuvent mettre en jeu qu’une expédition de 25,000 hommes, puisqu'ils en ont une de 20,000 en Sicile. Je doute même qu'ils fassent un si grand effort. S'ils se décident à venir dans la Baltique, mon intention est de tirer des divisions des camps de Boulogne, de Pontivy, de Saint-Lô et de Napoléon, et de les diriger sur le Rhin. Comme je n'ai de situation de l'intérieur sous les yeux que la situation de février, grâce à la négligence des bureaux de la guerre, je vous prie de me faire connaître l'état de situation actuelle et si je puis compter sur la formation de ces divisions, conformément au tableau ci-joint. Ce sera vers la fin de mai que ce mouvement pourrait avoir lieu, étant dans la croyance que la conscription de 1808 et la formation de ces divisions rétabliront les choses, dans un mois, à peu près dans le même état où elles sont aujourd hui.
ÉTAT DES QUATRE DIVISIONS A FORMER.
… TROISIÈME DIVISION A TIRER DU CAMP DE PONTIVY.
Deux brigades. Deux bataillons du 70e, deux du 86e deux du 47e, et un bataillon du régiment suisse : total, 7 bataillons. Chaque bataillon, fort seulement de 7 compagnies et de 1,000 hommes. Total de la division, 7,000 hommes. Il resterait au camp de Pontivy, de chacun de ces trois régiments, 13 compagnies ainsi que les 3e et 4e bataillons du 10e ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12435 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15381).
Par décret du 30 avril 1807, l'Empereur nomme à un emploi de Chef de Bataillon à la 3e Légion de Réserve, M. Meyer, Chef de Bataillon du 70e de Ligne (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 21).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 70e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, mon intention est de réunir sur-le-champ à Bayonne une armée de 20,000 hommes ayant les équipages de quarante pièces d'artillerie.
Cette armée sera composée de la manière suivante : le 86e régiment, le 70e, le 47e, un bataillon du 66e, du 82e et du 26e; la légion du Midi ; deux bataillons du régiment suisse qui est à Rennes, et deux bataillons du régiment suisse qui est à Avignon.
Faites-moi connaître ce que l'ensemble de tous ces corps me donnera de présents sous les armes et quand ils seront arrivés à Bayonne, ainsi que le lieu pour la réunion de l'artillerie, tant du personnel que des attelages.
Faites-moi également connaître les officiers du génie et de l'artillerie, ordonnateurs et commissaires des guerres qu'il faut employer à cette armée. Il faut chercher les officiers du génie et de l'artillerie qui ont été employés à l'armée de Portugal que le général Leclerc commandait il y a plusieurs années" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12947 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16063 - Notes : Dépôt de la guerre. La Correspondance générale donne le 66e complet ; et le 56e à la place du 70e ; la source est Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 301, p. 15. Une note indique : "Il paraît que c’est le 70e régiment et le bataillon du 66e").
/ 1807, dissolution des camps de Saint-Lô, Pontivy et Napoléon, et formation du Corps d'Observation de la Gironde
"DÉCRET.
Saint-Cloud, 2 août 1807.
TITRE Ier.
DISSOLUTION DES CAMPS DE SAINT-LÔ, PONTIVY ET NAPOLÉON.
ARTICLE 1er. Les trois camps volants de Saint-Lô, de Pontivy et de Napoléon seront dissous dans le courant du mois d'août.
ART. 2. Chacun de ces trois camps formera une division d'un corps qui portera le titre de Corps d'observation de la Gironde.
ART. 3. Le général Junot, gouverneur de Paris, est nommé général en chef commandant le corps d'observation de la Gironde, lequel se réunira à Bayonne.
Le général Junot recevra des ordres pour être rendu le 20 août à Bayonne avec son état-major.
TITRE II.
COMPOSITION DU CORPS D'OBSERVATIONDE LA GIRONDE.
ART. 4. La 1re division sera composée
Du 2e bataillon du 47e régiment d'infanterie de ligne, des deux bataillons du 86e de ligne, des deux bataillons du 70e idem, du 3e bataillon du 15e idem, d'un bataillon du 4e régiment suisse.
Chaque bataillon sera complété à l'effectif de 1,260 hommes ou 140 hommes par compagnie, par le moyen des 3es bataillons. Ce qui fera 8,820 hommes.
Le 4e bataillon du 15e de ligne retournera à Brest.
Le général de division Delaborde commandera cette division. Il aura sous ses ordres les généraux de brigade Brenier et Avril.
Douze pièces d'artillerie, avec le personnel, le matériel et les attelages, prises parmi celles du camp de Pontivy, seront attachées à cette division.
Au 15 août, le camp de Pontivy sera dissous, et le général Delaborde, avec ses généraux, les corps et l'artillerie, se mettra en marche pour Bayonne ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12973; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 4).
Le 12 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Faites former également à Nantes un bataillon provisoire, qui sera composé d’une compagnie du 3e bataillon du 47e, idem du 70e, idem du 86e, idem du 15e, Ces quatre compagnies seront complétées à 200 hommes chacune et du moment qu'elles seront réunies, le commandant de la division militaire les dirigera sur l'Espagne où elles iront renforcer leur corps.
Il est bien entendu que l'on pourra prendre pour toutes les mesures des conscrits de 1808. Mais recommandez qu'ils soient bien armés, bien habillés, et qu'on vous instruise en détail de la situation de leur habillement" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1343 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16512).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 70e de Ligne fait partie du 4e Arrondissement; 13e Division militaire. Brest (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 4 mars, le Major général donne l'ordre de renvoyer à Bayonne le cadre du 4e Bataillon du 70e Régiment d'infanterie employés en Espagne, dont les hommes disponibles ont été versés dans les trois premiers Bataillons. Ce cadre, dès son arrivée à Bayonne, doit être dirigé sur son Dépôt pour former des détachements destinés à renforcer l'Armée d'Allemagne (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 142).
/ Formation d'une Réserve puis en Mars 1809, mobilisation des Compagnies de Chasseurs des 5es Bataillons des Régiments d’infanterie légère; Corps d'Oudinot
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
Le 1er régiment provisoire sera composé de 4 bataillons : un bataillon du 15e de ligne, un bataillon du 47e, un bataillon du 86e, un bataillon du 70e. Chaque bataillon sera fort de 800 hommes présents sous les armes, ce qui formera pour le régiment un présent sous les armes de 3 200 hommes ; ce régiment se réunira à Pontivy.
2e régiment provisoire :
Le 2e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 32e de ligne, 58e, 121e, 122e, chaque bataillon de 4 compagnies, chaque compagnie de 200 hommes, formant un présent sous les armes de 3 200 hommes.
3° régiment provisoire :
Le 3e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 2e, 4e, 12e et 15e légère, formés de même.
4e régiment provisoire :
Le 4e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 12e, 14e, 34e, 88e, formés de même. Ces trois régiments formant plus de 9 000 hommes se réuniront et seront formés à Paris dans le courant d'avril ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
Le 13 mars 1809, à minuit, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je reçois votre travail du 12 mars sur la formation d'un corps de réserve, composé des 5es bataillons de l'armée. Je vous le renvoie pour que vous y fassiez faire quelques changements que je vais vous indiquer ...
J'ai donné l'ordre que le 3e bataillon du 70e, qui était à Saragosse, envoyât tous ses hommes disponibles à Madrid, et que le cadre retournât en Bretagne. Il faut réitérer cet ordre et prendre des mesures pour que le 3e bataillon soit également formé à 840 hommes ; ce qui, avec le 5e bataillon du 70e, formé à 800 hommes, réunira 1,640 hommes.
Vous formerez alors de la manière suivante la brigade destinée à la défense de Pontivy : 1er régiment, composé du 3e bataillon du 70e, 840 hommes ; du 5e bataillon du 70e, 800 hommes ; du 5e bataillon du 47e, 800 hommes ; total, 2,440 hommes ; 2e régiment, composé du 3e bataillon du 86e, 840 hommes ; du 5e bataillon du 86e, 800 hommes ; du 5e bataillon du 15e de ligne, 800 hommes ; total, 2,440 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14891 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20343 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 193).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix- sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
1re demi- brigade provisoire.
1er bataill. composé de 6 compag. du 4e bataill. du 70e 840 h.
2e bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 70e 560
3e bataill. composé de 6 compag. du 4e bataill. du 47e 840
4e bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 47e 560
Total : 4 bataill. composés de 20 compagnies et 2,800 h.
Ce qui existe des 70e et 47e régiments à l'armée d'Espagne ne comptera plus que pour trois bataillons. Le cadre du 4 bataillon du 70e sera renvoyé à son dépôt dans la 13e division militaire, et quant au 4 bataillon du 47e qui est en Portugal, les officiers resteront avec les trois premiers bataillons comme en faisant partie et pour suppléer en cas de vacances ou d'absences ; et il sera de suite pourvu, par notre ministre de la guerre, aux nominations nécessaires pour l'organisation de ce 4e bataillon. Les caporaux et sergents seront tirés du dépôt du corps ; les six caporaux- fourriers seront tirés de nos lycées et de notre école de la Flèche ; les six sergents-majors, de nos fusiliers ; les six sous-lieutenants des vélites de notre garde ; et les lieutenants, capitaines et chef de bataillon de toute l'armée ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
/ 1810, Espagne
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| Plaque de shako du 70e de Ligne, modèle 1810 - Collection Achille Verschoren, Historien. |
Le 7 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, les 7es bataillons du 66e, du 82e et du 26e régiment, les 4es bataillons des 86e, 47e, 15e et 70e qui sont à la division Reynier, manquent de chefs de bataillon. Je vous prie de m'en faire connaître les raisons et de me proposer d'y remédier.
Vous verrez, par l'état ci-joint combien il manque d'officiers et sous-officiers à ces bataillons" ; cette lettre est suivie d'une Annexe, intitulée "Armée d'Espagne. Force de cette brigade au 1er janvier 1810, par le général de brigade Montmarie", qui indique qu'il ne manque rien au 5e Bataillon du 70e de Ligne, faisant partie du 3e Régiment provisoire; il est noté en "Observations : ... Les bataillons mentionnés appartenant au 3e régiment provisoire arriveront à Bordeaux le 8 janvier et à Bayonne le 17" (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22807).
Le même 7 janvier 1810, Soult écrit, depuis Madrid, à Berthier : "… Le 2e corps reste à Talavera, d'où il enverra de fréquentes reconnaissances très-avant sur les deux rives du Tage; les 13e et 22e régiments de dragons lui ont été retirés, et ont joint le 5e corps. La brigade du général Arnaud, composée des 31e et 70e régiments, a été aussi détachée sur Tolède, d'où elle assurera les communications par cette ville, depuis Illescas jusqu'à Consuegra ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 7, p. 209).
Le 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... Les trois compagnies du 10e, du 3e et du 105e de ligne, et une compagnie des 47e, 86e, 13e et 70e, formeront quatre colonnes mobiles pour les côtes de Bretagne, avec des détachements de cavalerie ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).
Le 1er janvier 1812, le 70e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Brest (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke, Suc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, je désire que vous, me fassiez un rapport sur les cohortes et autres corps d'observation qui sont dans les Pyrénées, ainsi que sur le corps d'observation de Bayonne. Je suppose que vous avez dirigé sur Bayonne les deux demi-brigades qui étaient à Cherbourg. Prenez des mesures pour compléter la demi-brigade qui a été formée à la Rochelle, et qui doit être également à Bayonne. Enfin faites-moi connaître quand la demi-brigade qui est à Pontivy, composée de bataillons des 86e, 70e, 15e, 47e, pourra partir pour Bayonne. Il faut pour cela que les cohortes soient habillées et déjà en bon état, pour garder la Bretagne. Je désirerais que cette demi-brigade pût être rendue, au plus tard, à Bayonne vers le 15 septembre, ainsi que celles de Cherbourg. Septembre est le moment où il faut être en force à Bayonne; c'est l'époque de l'ouverture de la campagne d'automne, et il est convenable d'avoir alors une réserve qui puisse remédier à toutes les bévues de l'armée du Nord" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18927 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31152).
Le même 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Le 39e a son 4e bataillon à Landau ; le 40e a le cadre de son bataillon disponible ; le 6e léger a son 4e bataillon à Phalsbourg ; les 69e et 76e ont le cadre de leur 4e bataillon disponible ; le 70e a le cadre de son 3e bataillon également disponible ; le 86e a le cadre de son 4e bataillon ; le 22e a le cadre de son 4e bataillon à Maastricht. Ce qui fait donc huit bataillons qu'il faut compléter. Peut-être y en a-t-il encore d'autres. Les bataillons des 70e, 86e, 40e et 6e léger formeraient une demi-brigade qui serait destinée pour l'Espagne. Les bataillons des 39e, 69e, 22e et 76e formeraient une autre demi-brigade destinée pour la réserve d'Allemagne. L'une se réunirait à Pontivy et l'autre à Wesel ou à Mayence ; faites-moi un projet là-dessus.
Ainsi il faudrait des conscrits pour recruter tant ces huit bataillons, et peut-être d'autres cadres, qui existent déjà en France, que les demi-brigades qui ne sont pas encore complètes. Je crois qu'aussitôt que vous aurez tiré des cohortes les 3.000 hommes de la garde, ce qui se fera facilement, vous pourrez continuer de recourir à la même ressource pour la ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7419 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31155 ; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 111)".
Le 14 juillet 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Général Brouard : "Par sa lettre du 11 de ce mois, S. Ex. le ministre de la guerre demande si par leur état physique et par leur position, les officiers supérieurs dont les noms suivent, et qui sont en état de retraite, seraient encore susceptibles d’être utilement employés comme chef de cohorte nationale du 1er ban.
Ces officiers sont MM.
Lavigne, chef de bataillon retiré du 70e de ligne, domicilié à Nantes ...
Je désirerais que vous me fissiez connaitre si ces officiers seraient dans l’intention de reprendre du service dans les cohortes ou quelques emplois restant à pourvoir, et si leur conduite, et leur instruction permettrait de les proposer à Sa Majesté" (SHD 1 I 52-3– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 24 février-16 juillet 1812).
Le 25 juillet 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Ministre de la Guerre : "J’ai l’honneur de répondre à la lettre de V. Ex. du 11 de ce mois, par laquelle elle me demande des renseignements sur les sieurs Lavigne, chef de bataillon retiré du 70e de ligne, domicilié à Nantes, dans le département de la Loire-Inférieure, et Briffaut, chef de bataillon retiré du 82e de ligne, domicilié dans le département de la Loire ; le sieur Lavigne a toutes les qualités nécessaires pour faire un très bon chef de cohorte, mais il serait employé plus utilement comme commandant d’armes, il a déjà sollicité cette place de V. Ex. ..." (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
Le 2 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, Bureau de l’Inspection : "J’ai l’honneur d’adresser à V. Ex. une demande que fait M. Lavigne, chef de bataillon retraité du 70e régiment, pour obtenir de l’activité, soit comme commandant d’armes ou comme chef de cohorte, ainsi que j’ai eu l’honneur de le demander à V. Ex. par ma lettre du 25 juillet dernier en réponse à la sienne du 11 du même mois" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
Le 8 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit aux Généraux Grillot, Dufresse, Brouard, et au Colonel Duplouy : "Le ministre de la guerre étant informé que des militaires du 70e régiment revenant de l’armée d’Espagne, s’étaient permis dans la route qu’ils ont faite pour se rendre à Brest, de tenir des propos alarmants sur la situation de cette armée, S. Ex me charge de prendre et de lui transmettre des renseignements sur la conduite qu’ont tenue ces militaires pendant leur passage dans la division. Je vous envoie en conséquence l’itinéraire que ce 5e bataillon du 70e régiment a parcouru dans le département que vous commandez et vous prie de faire les recherches les plus exactes sur cet objet, et de m’adresser un rapport circonstancié de ce que vous aurez pu découvrir" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
Le 25 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "En réponse à la lettre que votre Excellence m’a fait l’honneur de m’écrire, le 31 juillet dernier, j’ai l’honneur de lui rendre compte qu’il résulte de quinze rapports que je me suis fait faire par les chefs de la gendarmerie, les commandants des départements de la Charente-Inférieure, de la Vendée, et de la Loire-Inférieure, et des maires des lieux de passage, que le bataillon du 70e régiment d’infanterie, qui a traversé ma division en revenant d’Espagne pour se rendre à Brest, à tenu partout une très bonne conduite, et qu’il n’est pas venu à la connaissance du public que les militaires de ce régiment aient tenu de propos alarmants sur la situation de l’armée d’Espagne.
Le commandant de la gendarmerie de Chantonnay département de la Vendée, a seulement déclaré qu’il avait entendu dire à plusieurs officiers et sous-officiers du ce régiment, le jour de leur couché à Chantonnay, qu’ils aimeraient mieux faire dix campagnes à la grande armée, qu’une en Espagne ; que s’il y avait de l’ensemble, les succès iraient plus vite ; mais que depuis plusieurs mois, les armées ne faisaient plus rien" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
/ Uniformes
Dans sa revue d'Inspection du 6 Messidor an 11, le Général Schauenburg note pour les chapeaux que "la ganse sera de laine jaune, 5 lignes de large, le bouton au n° du Corps" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement … an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).