Le 67e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 67e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

- Inspection de la 67e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8

"Revue d’inspection passée le - an -
67e Demi-brigade.
Etat-major.
Chossat, Chef de Brigade, du 22 Prairial an 7.
Roy, Chef de Bataillon, du 31 décembre 1792. Officier très instruit, bonnes mœurs.
Rousselot, Chef de Bataillon, du - . Entré au corps le 1er Nivôse an 8. C’est un nouveau chef, qui se livre tout entier à son état, et qui a au surplus des connaissances très profondes, très bonne conduite et de mœurs distinguées.
Vandaél, Chef de Bataillon, du 2e jour complémentaire an 7. C’est un nouveau chef qui se livre tout entier à son état. Bonnes mœurs.
Hardy, Adjudant-major, du 1er Ventôse an 4. Officier très instruit pour son état et de bonnes mœurs.
Caffin, Adjudant-major, du 16 Ventôse an 4. Assez instruit pour son état, beaucoup de zèle, d’une bonne conduite.
Blanc, Adjudant-major, du 1er Brumaire an 5. Fort instruit sur son état, et de bonnes mœurs.
Cullars, Quartier-maitre trésorier, du 7 mars 1793. Connait parfaitement son état, bonnes mœurs.
Journet, Quartier-maitre, du 29 Fructidor an 2. Connait parfaitement son état, tient une bonne conduite.
Lemaire, Adjudant sous-officier, du 1er Thermidor an 7. Connait fort bien sa partie, et de bonnes mœurs.
Sannier, Adjudant sous-officier, du 27 Messidor an 7. Connait fort bien sa partie, très bonne conduite.
Dumont, Adjudant sous-officier, du 1er Brumaire an 8. Connait fort bien sa partie, bonne conduite.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes.      Remplaçants.
Richer, Capitaine. Faible santé, toujours malade.      Rognet, Capitaine, bien noté.
Lecomte, Capitaine. Demande sa retraite.      Demonchaux, Capitaine, idem.
Martin, Capitaine. Hors d’état de servir, suite d’une blessure.      Commenaux, Capitaine, idem.
Avray, Lieutenant. Idem, idem.      29e de Ligne. Hath, Lieutenant, idem.
Reinert, Lieutenant. Faible santé, constamment malade.      50e. Garnier, Lieutenant, idem.
Fentret, Sous-lieutenant. A eu une cuisse cassée, étant prisonnier de guerre.      36e. David, Sous-lieutenant, idem.
Auboin, Sous-lieutenant. Demande sa retraite.      29e. Camenier, Sous-lieutenant, idem.
Gaspard, Sous-lieutenant. Demande sa retraite.      29e. Arnauld, Sous-lieutenant, idem.
Dufour, Sous-lieutenant. Ne peut servir activement.      10e Légère. Beaumel, Sous-lieutenant, idem.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Voisin, Chef de Bataillon, présent.
Administration
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 12 septembre 1805 (25 fructidor an 13), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée :"Mon cousin, je viens de parcourir l'état que vous m'avez remis de l'armée d'Italie. Je ne vois point le 13e de ligne, le 3e d'infanterie légère et le 67e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 168; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10759).

Le 5e jour complémentaire an XIII (22 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Le camp volant d'Alexandrie sera composé de la légion hanovrienne à cheval de 500 hommes, du 67e régiment de 900 hommes, du 13e régiment de ligne de 1,500 hommes, d'un bataillon suisse de 400 hommes.
Le but de cette réserve est :
1° De garder la citadelle d'Alexandrie ; 2° de se porter devant Gênes, si cette ville était menacée d'un débarquement ; de se porter sur Turin, sur Novare, sur Milan et enfin sur tous les points où l'on pourrait inquiéter les derrières de l'armée, de manière que la rapidité des mouvements de ce camp volant étouffe les insurrections au moment même où elles commenceraient à se former. Bien entendu qu'on laisserait toujours dans la citadelle d'Alexandrie une partie de cette réserve pour assurer la défense de la place.
Le général Menou commandera ce camp volant ; il aura l'oeil sur Plaisance, de manière que, si une avant-garde de l'ennemi ou des partisans se portaient sur cette place pour inquiéter notre armée, dans le cas où des circonstances, qui ne sont pas présumables, la mettraient dans la nécessité de défendre l'Adda, ce camp volant pût se porter pour éclairer la droite de notre armée ; enfin, si, par des suppositions encore plus invraisemblables, Alexandrie était menacée d'être investie, le camp volant formerait une partie de la garnison de cette place.
Le 13e et le 67e vont recevoir une grande quantité de conscrits, cet hiver. Le général Menou portera un soin tout particulier à l'habillement et à l'armement de ces conscrits.
Enfin, dans des circonstances qui ne sont pas plus à présumer que les précédentes, si l'armée française était tournée, alors le camp volant aurait soin de fournir non-seulement des garnisons à Alexandrie, mais encore à la citadelle de Turin, à Gavi et à Fenestrelle.
En résumé, ce camp volant a donc pour but de veiller à la sûreté de la côte de Gênes, de dissoudre les rassemblements du pays, faire marcher les conscrits, et enfin, si des événements désastreux pouvaient arriver, il donnerait une garantie à l'Empereur que ces places se trouveraient pourvues de bonnes garnisons approvisionnées, etc.
Le général Menou doit organiser ce camp volant de manière à avoir toujours trois petites colonnes mobiles de 100 hommes de cavalerie, 300 hommes d'infanterie et deux pièces d'artillerie à pied. Ces colonnes parcourraient tout le pays pour faire exécuter rigoureusement la conscription et toutes les autres mesures qui pourraient être ordonnées.
L'Empereur préfère ce système de camp volant à un système de pure garnison qui, en exigeant beaucoup plus de monde, n'assurerait pas autant la tranquillité.
Un autre but de ce camp volant serait de garder les prisonniers que ferait l'armée d'Italie ; on les recevrait soit à Plaisance, soit à Verceil, et les troupes de l'armée d'Italie qui les auraient escortés jusque-là retourneraient de ce point rejoindre leurs corps respectifs à l'armée, après les avoir consignés aux troupes du camp volant.
De Verceil et de Plaisance les prisonniers seraient envoyés à Fenestrelle, et de là à Grenoble, d'où des détachements de la gendarmerie et des détachements des troupes de la 7e division les prendraient et les escorteraient jusqu'aux dépôts de l'intérieur que je désignerai ; et, comme il y a peu de troupes à Grenoble, on pourra employer le bataillon génois qui s'y organise.
On évitera toujours de faire passer les prisonniers par le Valais ou par la Suisse, parce que dans ce pays il leur est aisé de se sauver. Si cependant on avait une trop grande quantité de prisonniers, on pourrait en faire passer par Gènes.
Les commandants de gendarmerie des 27e et 28e divisions pourront aussi se servir de la gendarmerie départementale pour escorter les prisonniers.
Le général Menou donnera des ordres pour que le grand chemin ne passe plus à travers la citadelle d'Alexandrie ; on tournera les glacis pour passer sur le pont et entrer dans la ville.
Le général Menou préviendra le maréchal Masséna, le général Montchoisy et l'architrésorier des dispositions ci-dessus
" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9256 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10856).

Le même 5e jour complémentaire au 13 (22 septembre 1805), le Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, écrit, depuis Paris, au Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes : "L'Empereur ordonne, Général, qu'un camp volant soit formé à Alexandrie et que vous en preniez le commandement. Il sera composé de la légion hanovrienne à cheval qui doit arriver à Alexandrie le 29 vendémiaire, forte de 500 hommes.
Du 13e régiment d'infanterie de ligne, de 1.500 Id.
Du 67e régiment, de 900 Id.
D'un bataillon du 1er régiment Suisse, de 400 Id.
Et d'une compagnie d'artillerie à cheval de 72 Id.
Avec ... pièces de canon,
J'ai donné l'ordre au général commandant la 28e division militaire de faire réunir ces troupes à Alexandrie le plus promptement possible.
Les 13e et 67e régiments vont recevoir une grande quantité de conscrits cet hiver ; vous voudrez bien, Général, porter un soin tout particulier à l'habillement de ces corps et à l'armement de leurs conscrits.
Le but de cette réserve est :
1° De garder la citadelle d'Alexandrie ;
2° De se porter devant Gênes si cette place était menacée d'un débarquement ;
3° De se porter sur Turin, sur Novare, sur Milan et enfin sur tous les points où l'on pourrait inquiéter les derrières de l'armée, de manière que la rapidité des mouvements de ce camp volant étouffe les insurrections au moment même où elles commenceraient à se former ; bien entendu que vous laisserez toujours dans la citadelle d'Alexandrie une partie de cette réserve pour assurer la défense de la place.
Sa Majesté vous recommande, Général, d'avoir l'œil sur Plaisance, de manière que si une avant-garde de l'ennemi ou des partisans se portaient sur cette place pour inquiéter notre armée, dans le cas où des circonstances qui ne sont pas présumables la mettraient dans la nécessité de se défendre sur l'Adda, ce camp volant pût se porter sur Plaisance pour éclairer la droite de notre armée.
Mais si (par des suppositions encore plus invraisemblables) Alexandrie était menacée d'être investie, l'intention de Sa Majesté est que le camp volant forme alors une partie de la garnison de cette place. Enfin, en admettant des circonstances qui ne sont pas plus à présumer que les précédentes, si l'armée française venait à être tournée, alors le camp volant aurait soin de fournir, non seulement des garnisons à Alexandrie, mais encore à la citadelle de Turin, à Gavi et à Fenestrelle.
En résumé, ce camp volant a donc pour but de veiller à la sûreté de la côte de Gênes, de dissoudre les rassemblements du pays, faire marcher les conscrits, et enfin, si des événements désastreux pouvaient arriver, il donnerait une garantie à l'Empereur que ces places se trouveraient pourvues de bonnes garnisons, approvisionnement, etc.
L'intention de Sa Majesté est que vous organisiez ce camp volant, dont elle vous confie le commandement, de manière à avoir toujours trois petites colonnes mobiles de cent hommes de cavalerie, trois cents hommes d'infanterie et deux pièces d'artillerie à pied.
Ces colonnes parcourront tout le pays, pour faire exécuter rigoureusement la conscription et toutes les autres mesures qui pourraient être ordonnées.
L'Empereur préfère ce système de camp volant à un système de pure garnison qui, en exigeant beaucoup plus de monde, n'assurerait pas autant la tranquillité.
Un autre but de ce camp volant serait de garder les prisonniers que ferait l'armée d'Italie on les recevrait soit à Plaisance, soit à Verceil, et les troupes de l'armée qui les auraient escortés jusque-là retourneraient de ce point pour rejoindre leurs corps respectifs à l'armée, après les avoir consignés aux troupes du camp volant.
De Verceil et de Plaisance, les prisonniers seraient conduits à Fenestrelle, et de là Grenoble, d'où des détachements de gendarmerie et des détachements des troupes de la 7e division militaire les prendraient et les escorteraient jusqu'au dépôt de l'Intérieur qui serait désigné.
L'intention de Sa Majesté est que l'on évite toujours de faire passer les prisonniers de guerre par le Valais ou par la Suisse, parce que, dans ce pays, il leur serait aisé de se sauver.
Si cependant on avait une trop grande quantité de prisonniers, on pourrait en faire passer par Gênes.
Les commandants de gendarmerie des 27e et 28e divisions militaires pourront aussi se servir de la gendarmerie départementale pour escorter les prisonniers.
L'Empereur vous charge, Général, de donner des ordres pour que le grand chemin ne passe plus désormais à travers la citadelle d’Alexandrie. On tournera le glacis pour passer le pont et entrer en ville.
L'Empereur vous charge, Général, d'informer M, le maréchal Masséna, le général Montchoisy, ainsi que son S. A. S, l'Architrésorier de l'Empire, des dispositions ci-dessus, dont vous êtes spécialement chargé, et de me tenir exactement informé de toutes les mesures que vous aurez prises pour remplir à cet égard, les intentions de Sa Majesté
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 183 - Note: Reproduction, avec quelques variantes, de l’ordre de l'Empereur à Berthier publié dans la Correspondance sous le n° 9256).

Le 29 septembre 1805 (7 vendémiaire an 14), l'Empereur écrit depuis Strasbourg, au Général Menou, Commandant général des départements au-delà des Alpes : "Je vous recommande les fortifications et les approvisionnements d'Alexandrie et de Turin. Vous allez commander un petit camp volant que je réunis à Alexandrie, composé du 67e et du 3e léger, et des escadrons de la légion hanovrienne. Mon intention est que cette petite colonne soit partout et nulle part. Tenez-la perpétuellement en marche pour faire joindre les conscrits, consolider la tranquillité, faire des exemples et se porter partout où il y aurait un commencement de fermentation. Soyez tantôt avec le tiers sur la Bocchetta, tantôt avec le tiers sur la vallée de Plaisance, tantôt sur la vallée du Simplon, et depuis Novare jusqu'à Pavie. Soyez actif et trouvez-vous partout. Faites arrêter les mauvais sujets. Du moment que le premier coup de canon sera tiré en Italie, vous avez tous les pouvoirs de police pour enfermer les agitateurs à Fenestrelle, envoyer des otages en France, mettre des individus en surveillance à Parme. Tout ce que vous ferez sera bien fait ; que tout marche et soit tranquille.
Faites une proclamation, qui dira qu'à la tête du camp volant d'Alexandrie vous serez partout. Prenez la sévérité et le sérieux que les circonstances exigeront ; et, surtout, soyez vous-même toujours en mouvement, non avec tout ce corps, mais avec une escorte suffisante.
... Adressez copie de cette lettre à l'architrésorier à Gênes, n'ayant plus le temps de lui écrire. Faites faire grand bruit de votre camp volant, soit en Piémont, soit à Alexandrie, soit à Gênes
" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9285 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10895).

Le même jour (29 septembre 1805 - 7 vendémiaire an 14), l'Empereur écrit depuis Strasbourg, au Vice-Roi d'Italie, le Prince Eugène : "… J'organise un camp volant à Alexandrie. Il sera commandé par le général Menou et sera composé de 3,000 hommes, savoir : de deux bataillons du 67e, de deux bataillons du 3e d'infanterie légère et de 500 hommes de la légion hanovrienne à cheval. Le grand nombre de conscrits que les 67e et 3e régiments doivent recevoir les porteront bientôt, dans le courant de l'hiver, au grand complet de guerre. Mais mon intention est que vous écriviez au général Menou, afin que, si vous aviez besoin qu'un détachement de sa colonne mobile se portât sur Novare, Pavie, il pût le faire avec rapidité ; bien entendu qu'il n'y séjournerait pas et qu'il n'y paraîtrait que pour rétablir l'ordre et faire quelques exemples sévères" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 391; Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 366; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9290 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10890).

Le 1er octobre 1805 (9 vendémiaire an 14), l'Empereur écrit depuis Strasbourg, à Lebrun, Architrésorier de l'Empire, Gouverneur général des départements de Gênes, de Montenotte et des Apennins : "Mon cousin ... Le 67e de ligne doit être arrivé à Gênes ; il a l'ordre de se rendre à Alexandrie, faites le partir sur-le-champ ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10914).

Le 9 Vendémiaire an 14 [1er octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Vous m’annoncez, par votre lettre du 7 Vendémiaire, qu’il va être formé sous Alexandrie, un camp de réserve, dont vous allez venir prendre le commandement ; je me félicite de ce rapprochement et je serai fort aise de pouvoir vous seconder dans les opérations dont vous allez être chargé.
Le Général Montchoisy me prévient également qu’il va être formé un camp volant de grenadiers à Alexandrie, que le 4e bataillon du 56e doit y fournir sa compagnie de grenadiers qui doit être portée à 100 hommes. Que le 67e qui arrive ici le 11, doit aussi fournir deux compagnies, et d’après la lettre du Ministre de la Guerre dont il m’a envoyé copie, je vois que ce camp doit être mobile et prêt à se porter au 1er ordre partout où sa présence deviendrait nécessaire, et que le commandement en est confié par S. M. au Général de brigade Pouget, qui a dû recevoir l’ordre de se rendre de suite à Alexandrie.
Il y est également dit que ce camp fera toujours partie des troupes de la 28e division militaire, et soumis aux ordres du général Montchoisy, quoiqu’il soit placé sous le commandement particulier d’un Général de brigade.
Je vous avoue, d’après cela, que je n’y conçois plus rien. Le Général Montchoisy me prescrit de faire porter à 100 hommes les compagnies de grenadiers du 67e régiment, et de veiller à ce qu’elles soient bien armées, habillées et équipées
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 9 Vendémiaire an 14 [1er octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy :"Je reçois à l’instant votre lettre en date du 8, à laquelle était jointe copie de celle du Ministre de la Guerre, en date du 4 complémentaire, relative à la formation du camp volant de grenadiers à Alexandrie.
Je donne ordre au 4e bataillon du 56e régiment, de porter de suite à 100 hommes sa compagnie de grenadiers qui doit en faire partie. Je ferai également compléter les 2 compagnies du 67e aussitôt que ce régiment sera arrivé ...
Je dois vous prévenir que je reçois par ce même courrier une lettre du Général Menou qui m’annonce également la formation du camp sous Alexandrie et qu’il va venir en prendre le commandement. Je vous avouerai que je ne conçois rien à cela
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 Vendémiaire an 14 [3 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "... J’aurai soin de vous informer de l’arrivée des différents corps qui doivent faire partie du camp, dont le commandement vous est confié. Je passerai exactement la revue de leurs armes et je vous ferai connaitre leurs besoins en ce genre, mais je dois vous prévenir que le Directeur d’artillerie, à qui j’ai parlé de cette mesure, m’a prévenu qu’il ne pourrait prendre sur lui de faire aucune distribution d’arme, s’il n’y était autorisé formellement par le Ministre de la Guerre, ou M. le Maréchal Général en chef ; faites donc les démarches que vous croirez convenables auprès de ce dernier pour obtenir cette autorisation, sans quoi vous éprouverez beaucoup de difficultés pour l’armement de vos troupes ...
Je vous préviens de l’arrivée du 67e régiment d’infanterie. Je luis donne ordre de porter de suite au complet de 100 hommes ses deux compagnies de grenadiers qui doivent faire partie du camp que vous commandez.
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 12 Vendémiaire an 14 [4 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 67e Régiment : "Les 2 compagnies de votre régiment qui se trouvent à Alexandrie, devant faire partie du camp volant qui va se former ici, vous voudrez bien, d’après les ordres de S. E. le Ministre de la Guerre, les porter de suite au complet de 100 hommes et veiller à ce qu’elles soient armées, habillées et équipées de manière à pouvoir entre en campagne au 1er ordre.
Vous m’informerez de l’exécution du présent ordre
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 15 Vendémiaire an 14 [7 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 67e Régiment : "Vous voudrez bien me désigner sur le champ, un officier de votre corps, du grade de lieutenant ou sous-lieutenant, capable de remplir les fonctions de quartier maitre au dépôt des conscrits réfractaires, pour y remplacer un officier du 56e régiment qui a reçu l’ordre de partir, et vous lui ordonnerez de se rendre de suite chez moi pour y prendre mes instructions" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 15 Vendémiaire an 14 [7 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "... Les 2 compagnies de grenadiers du 67e qui doivent faire partie du camp dont le commandement vous est confié, ont été portées à 100 hommes ; elles sont très bien habillées et équipées, pour que l’armement fut complet il leur faudrait 102 sabres ; il en existe à peu près 180 à l’arsenal, mais le directeur ne veut pas en délivrer sans un ordre exprès du Ministre de la Guerre, ou de M. le Maréchal commandant en chef l’armée" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 15 Vendémiaire an 14 [7 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-lieutenant Turquin du 67e Régiment : "Je vous préviens, M., que je vous ai désigné pour remplir les fonctions de quartier-maitre au dépôt des conscrits réfractaires établi dans la citadelle d’Alexandrie.
En conséquence, vous voudrez bien vous rendre de suite chez M. Larcher, sous-lieutenant au 56e régiment, qui était chargé de l’administration de ce dépôt, pour recevoir de lui les fonds qui peuvent exister en caisse, ainsi que les registres, papiers et instructions relatifs à cette administration
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Enfin, le même 15 Vendémiaire an 14 [7 octobre 1805], le Général Chabot écrit au Sous-lieutenant Larcher, du 56e Régiment : "Je vous préviens, M., que j’ai désigné M. Turquin, sous-lieutenant au 67e régiment, pour vous remplacer dans les fonctions de quartier-maitre près le dépôt des conscrits réfractaires.
En conséquence, vous voudrez bien vous remettre à cet officier les fonds qui existent dans la caisse du dépôt, ainsi que tous les papiers et instructions concernant cette administration ...
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 18 Vendémiaire an 14 [10 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "Le Général de Brigade Pouget désirant, Général, passer demain en revue le 3e régiment d’infanterie légère et le 67e de ligne qui font partie du camp volant, près duquel il est employé sous les ordres du Général Menou, vous voudrez Général, donner des ordres pour que ces deux corps se trouvent réunis demain, à – heures du matin, avec armes et bagages, sur le terrain qui vous sera indiqué par le Général Pouget" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 19 Vendémiaire an 14 [11 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Le Général Pouget m’a remis votre lettre en date du 14 Vendémiaire par laquelle vous m’annoncez sont arrivée ainsi que de Monsieur l’adjudant commandant Grandsaigne.
Il est entré aujourd’hui en fonctions, il a passé en revue le 3e d’infanterie légère et le 67e de ligne ...
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 27 Vendémiaire an 14 (19 octobre 1805), le Général Ménard, commandant la 6e Division militaire, écrit, depuis son Quartier général, à Besançon, au Ministre de la Guerre : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que ...
Le 22 courant, conformément au décret du 1er jour complémentaire dernier. sont partis de Bourg, savoir :
... 210 conscrits, dont 8 suppléants et 4 conscrits de la réserve de l'an XIII pour joindre le 67e régiment de ligne, sous la conduite de 2 officiers et un nombre proportionnel de sous-officiers ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 737 - Note : Le Décret du 24 Floréal an 13 appelle 15000 conscrits de la réserve de l'an 13).

Le 15 Brumaire an 14 [6 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 67e Régiment : "Les conseils de guerre ayant été établis et formés par le Général Montchoisy, commandant la 28e Division militaire, vous voudrez bien vous adresser directement à lui, pour qu’il vous fournisse les moyens de satisfaire aux demandes de M. Gauchais Capitaine rapporteur.
Quant aux salles qu’il demande pour la tenue des séances du conseil que pour le greffe, j’ai toujours vu que les municipalités l’ont fournie, ainsi vous voudrez bien les démarcher tant auprès du commandant d’armes que de la municipalité pour qu’il soit fourni un emplacement convenable
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres - Note : Le Capitaine Gauchais appartient au 56e de Ligne).

Le 29 Brumaire an 14 [20 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à M. Demomerot, Sous-lieutenant au 56e Régiment : "Je vous préviens M. que je vous ai désigné pour remplir les fonctions de quartier-maitre près le dépôt des conscrits réfractaires établi dans la citadelle d’Alexandrie, en remplacement de M. Turquin sous-lieutenant au 67e régiment, qui a ordre de rentrer à sa compagnie.
Je lui ordonne en conséquence de vous remettre tous les registres et papiers concernant cette comptabilité afin que vous puissiez entrer en fonctions le 1er Frimaire
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 29 Brumaire an 14 [20 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à M. Turquin, Sous-lieutenant au 67e Régiment : "Je vous préviens M. que d’après la demande que m’a fait votre colonel, de vous faire remplacer dans l’emploi de quartier-maitre que je vous avais confié, près le dépôt des conscrits réfractaires, j’ai désigné M. Momerot sous-lieutenant au 56e régiment pour remplir ces mêmes fonctions.
Vous voudrez bien en conséquence lui remettre tous les registres et papiers relatifs à cette comptabilité pour qu’il puisse entrer en fonction le 1er Frimaire prochain
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Toujours le 29 Brumaire an 14 [20 novembre 1805], le Général Chabot écrit également, depuis Alexandrie, au Colonel du 67e Régiment : "J’ai l’honneur de vous prévenir, M. le colonel, que pour satisfaire à la demande que vous m’en avez faite, je viens de faire remplacer M. Turquin, sous-lieutenant de votre régiment dans l’emploi que je lui avais confié près le dépôt des conscrits réfractaires établi dans la citadelle d’Alexandrie.
En conséquence, cet officier rentrera à sa compagnie le 1er Frimaire prochain
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 26 novembre 1805, Eugène écrit, depuis Milan, au Général Menou: "Je vous prie monsieur le général Menou de faire partir de suite pour Parme la cavalerie de la légion hanovrienne, le 6e régiment d'infanterie de ligne et le bataillon suisse ; je vous remplacerai ces troupes par un régiment des milices du Plaisantin ; ce régiment est nombreux et animé d'un bon esprit, il n'est pas totalement armé ; je vous invite à le faire armer à son arrivée à Alexandrie, où il se rendra vers le 10 décembre ; vous retirerez de Gênes le bataillon du 13e régiment qui vous rejoindra. La destination de l'expédition anglo-russe est enfin connue ; c'est à Naples et dans la Pouille qu'elle a débarqué.
Sur ce, monsieur le général Menou, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 452 - il faut sans doute lire 67e de Ligne).

Le même 26 novembre 1805, Eugène écrit, depuis Milan, à Masséna "… 3° Je tire de la vingt-septième division la cavalerie de la légion hanovrienne, le 69e régiment d’infanterie de ligne et un bataillon suisse, et les réunis à Parme.
4° Je remplace ces troupes, dans la vingt-septième division, par un régiment de milice de Plaisance, fort de près de deux mille à deux mille cinq cents hommes.
5° Je fais partir pour Modène la légion corse, et je la remplace, à Mantoue, par un nombre égal de troupes nationales. Mon intention est également de tirer de Peschiera et de Legnago le tiers des troupes de ligne qui s'y trouvent, si la force de la garnison le permet, et de les remplacer par des bataillons nationaux …
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 454 - Il faut sans doute lire 67e de Ligne).

Le 27 novembre 1805, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "… 4° J'ai écrit au général Menou de diriger sur Modène la cavalerie hanovrienne, le 67e régiment et un bataillon suisse. Je lui laisse le 13e régiment de ligne et remplace les troupes que je lui prends par un régiment de milice de Plaisance, fort de deux mille hommes, bien composé, et dont il pourra faire usage provisoirement pour les citadelles de Turin et d'Alexandrie …
6° Je fais marcher le régiment des dragons-Napoléon et je retire de Mantoue la légion corse que je remplace par deux bataillons de garde nationale. Votre Majesté peut être tranquille sur Mantoue, puisque, outre ces deux bataillons de garde nationale, j'ai fait former un bataillon de canonniers de ce département, d'après la demande du général Miollis, et il existe en ce moment dans cette place environ cinq mille hommes des dépôts de tous les corps français ct italiens composant l'armée d'Italie …
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 456).

Le 8 Frimaire an 14 [29 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "Le départ précipité du 67e régiment, mon cher général, laisse 2 places vacantes au 1er conseil de guerre, et 1 dans le second.
Comme il y aura incessamment des affaires à juger, je vous propose de nommer M. Rottembourg, major du 56e, président du 1er conseil de guerre, en remplacement du Colonel Chossat.
M. Baille, capitaine au 20e régiment de ligne, commissaire impérial près ledit conseil, en remplacement du capitaine d’Har, du 67e régiment de ligne, et M. Roche, chef de bataillon du 56e, membre du 2e conseil, en remplacement du chef de bataillon Renaud, du 67e
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 2 décembre 1805, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… jusqu'à nouvel ordre, je ne discontinuerai point le mouvement de la formation d'un camp de réserve.
Il sera formé provisoirement, que : 1° des milices de Parme ; 2° des gardes nationales du royaume, qui formeront, je l'espère, quinze mille hommes ; 3° des troupes de ligne, c'est-à-dire du 67e régiment de ligne, un bataillon suisse, la cavalerie hanovrienne, les régiments des dragons-Napoléon, les vélites royaux, etc.
Enfin je crois toujours que cette formation d'un camp de réserve ne peut faire qu'un bon effet, et dans le royaume, et même en Europe …
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 461).

Le 29 Frimaire an 14 [20 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Pouget : "Je reçois à l’instant votre lettre de ce jour, par laquelle vous me prévenez, que d’après les ordres du Général Menou, un bataillon du 67e régiment se rend demain à Casal pour y tenir garnison. Je viens en conséquence de donner des ordres au Commissaire des guerres, pour qu’il ait à faire toutes les dispositions nécessaires pour l’établissement de ce corps ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 29 Frimaire an 14 [20 décembre 1805], le Général Menou écrit, depuis Alexandrie, au Commissaire des Guerres : "J’ai l’honneur de vous prévenir qu’en exécution des ordres du Général Menou, commandant le camp volant, un bataillon du 67e régiment, fort d’environ 700 hommes, se rend demain à Casal pour y tenir garnison. Vous voudrez bien donner des ordres pour l’établissement de ce corps" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 23 décembre 1805, le Prince Eugène écrit, depuis Padoue, à Napoléon : "… je tire du camp d'Alexandrie un bataillon suisse, le 67e d'infanterie de ligne et les chasseurs hanovriens ; je remplacerai ces derniers par deux cents hommes des dépôts de Lodi et Crémone … ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 476).

Le 4 Nivôse an 14 [25 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "... Je n’ai point reçu votre lettre que vous dites m’avoir écrit du 20 Frimaire, par laquelle vous approuviez les propositions que je vous avais faites pour le remplacement des membres du conseil de guerre dont les places étaient vacantes par le départ du 67e régiment ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

L'armée du Prince Eugène est composée à la fin de décembre de trois Divisions, donnant une force de 17000 combattants. Le Quartier général est à Padoue; elle comprend la Division Dombrowski : Brigade Milosewitz à Este, les autres troupes à Vicence et à Legnago, quatre Bataillons de Gardes nationales italiennes, 3e et 14e de Chasseurs à cheval, Dragons napolitains, Chasseurs hanovriens, 67e de Ligne, Bataillon suisse, Artillerie et Train (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 2).

Le 10 Nivôse an 14 [31 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général de Division Montchoisy : "Par ma lettre du 8, je vous ai prévenu, mon cher Général, du départ du 4e bataillon et du dépôt du 56e régiment de ligne, en suite des ordres précis de S. A. I. le Vice-Roi d’Italie.
Je ne vois plus que le 3e régiment d’infanterie légère ou le 67e de ligne, qui puissent fournir le détachement que vous demandez sur-le-champ, et dans le cas que vous le preniez dans l’un de ces corps, je vous prierai d’en faire la demande au général Menou, ces troupes faisant partie du camp volant
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

/ 1806

Le 9 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 67e Régiment de Ligne, à Casal : "En exécution de la réquisition qui m’est faite par Monseigneur l’Architrésorier, et des ordres du Général Montchoisy, commandant la 28e division militaire.
Vous voudrez bien, monsieur le colonel, faire partir de suite un détachement de 200 hommes de votre corps, des mieux armés, habillés et équipés et des plus instruits, pour se rendre à Gênes où il sera à la disposition du Général Montchoisy
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 9 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à l’Architrésorier à Gênes : "Monseigneur.
Aussitôt la réception de la lettre dont V. A. m’a honoré, je me suis empressé de donner ordre au colonel du 67e régiment de ligne, actuellement à Casal, de diriger sur Gênes un détachement de 200 hommes de son corps, des mieux armés, habillés, et des plus instruits, car vous savez que ce régiment n’est composé que de conscrits, les compagnies d’élite en ayant été détachées.
J’espère que, malgré que les troupes du camp volant dont il fait partie, ne soient point sous mes ordres, le colonel Chossat voudra bien exécuter l’ordre que je lui donne et qui est motivé sur votre demande.
Il m’est impossible, Monseigneur, de vous envoyer des détachements d’autres corps, car les deux bataillons du 3e d’infanterie légère qui se trouvent ici, sont très faibles et ne suffisent point au service de la place et de la citadelle. M. le conseiller d’état Dauchy vient encore de disposer d’un détachement de 100 hommes pour marcher contre les insurgés qui menacent les frontières de ce département.
Veuillez croire, Mgr, que je mettrai toujours la plus grande exactitude à exécuter vos ordres et que je saisirai avec empressement toutes les occasions de vous donner des preuves du respectueux dévouement avec lequel j’ai l’honneur, etc.
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Toujours le 9 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, à Gênes : "Par ma lettre d’hier, mon cher Général, je vous faisais part de l’embarras de ma position, relativement aux troupes du camp volant. Ce que je vous ai dit, que ces troupes ne se croyaient pas sous mes ordres, se confirme aujourd’hui, puisque le colonel du 3e régiment d’infanterie légère s’est permis de donner des instructions particulières au détachement qu’il a envoyé à Voghera, sur la réquisition de M. le préfet, d’après lesquelles il lui est interdit de sortir de la place et de recevoir d’ordres de personne. Mon aide de camp, qui se trouve sur les lieux, se plaint de ne pouvoir pas en disposer, et par conséquent, ne peut pas agir.
Malgré cela, je viens d’après la demande de S. A. S. Mgr l’Architrésorier et la vôtre, de donner un ordre précis et motivé au colonel du 67e régiment, qui se trouve à Casal, de diriger de suite sur Gênes un détachement de 200 hommes de son corps, pour y être à votre disposition.
Je crois que c’est tout ce que l’on peut détacher de ce régiment qui, je sais, est très faible, ayant laissé à Parme ses compagnies d’élite. Il ne peut donc plus être considéré que comme dépôt.
Quant à la garnison d’Alexandrie, il m’est impossible d’en rien détacher ; elle est si faible que les soldats sont en permanence aux corps de garde.
Mon aide de camp que j’ai envoyé à Voghera me rend compte que la position des insurgés dans cette partie est toujours la même, qu’ils occupent toute la ligne des Apennins depuis Parme jusqu’aux monts liguriens, qu’ils parcourent les communes voisines de Voghera et y lèvent des contributions.
Un détachement composé de gendarmes et de douaniers a eu une affaire dans laquelle il a tué dix hommes aux insurgés et fait quelques prisonniers. On me demande des renforts, vous devez concevoir qu’il m’est impossible de satisfaire à tout.
P. S. Je reçois à l’instant votre lettre datée du 8 janvier, à 4 heures après-midi. Je vous ai instruit, par ma dernière lettre, que le détachement de 100 hommes dont vous parle M. le préfet, était parti sans mon ordres et presque à mon insu, et qu’on avait également fourni des armes et munitions, pour armer la garde nationale de Voghera ; que mon aide de camp que j’ai envoyé sur les lieux se trouve dans l’impossibilité de faire aucune disposition, puisque les troupes prétendent n’être point sous ses ordres, et avoir des instructions particulières.
Comme vous, je sens qu’il est temps que tout cela finisse et que chacun soit mis à sa place ; c’est pourquoi j’ai donné hier l’ordre dont je vous fais passer copie ci-jointe. Ce camp volant n’est plus qu’une chimère, puisque la plus grande partie des troupes est dans le Royaume d’Italie ; il ne reste ici que 2 bataillons du 3e régiment d’infanterie légère, et le dépôt des hanovriens.
Le bruit court que le Général Menou va arriver avec quelques compagnies d’élite des gardes nationales ; c’est surement pour marcher contre les insurgés. C’est à lui à prendre des mesures puisque lui seul a des troupes à ses ordres. Je crains bien qu’il ne s’oppose au départ des 200 hommes que je vous annonce ; si ce détachement est retenu, je vous en préviendrai
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 9 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de Bataillon Schaffer, Aide de camp, à Voghera : "J’ai reçu votre lettre d’hier et j’attendais celle que vous m’annonciez pour aujourd’hui pour y répondre.
Il m’est impossible de faire partir d’ici plus de troupes, étant obligé de tirer 200 hommes de Casal pour envoyer à Gênes par la garde de l’Architrésorier. On attend à chaque instant le Général Menou qui vient, dit-on, avec quelques compagnies d’élite des gardes nationales de divers départements. Pour peu qu’il en amène, ce renfort sera plus que suffisant pour arrêter les progrès des révoltés qui, à ce que me mande le Général Montchoisy, sont vivement poursuivis dans les états de Parme et de Plaisance où ils ont eu des échecs considérables.
Comme il me charge de confier à un officier supérieur le commandement de toute la force armée réunie à Voghera, c’est à vous qui vous trouvez sur les lieux, à qui je donner ce commandement ; ainsi, je vous autorise à prendre tours les mesures que vous jugerez convenables dans cette circonstance. Vous pouvez donner des ordres au détachement du 3e régiment d’infanterie légère et le faire sortir de Voghera s’il est nécessaire, il doit avoir reçu ordre d’exécuter tous ceux que vous lui donnerez.
On a bien fait d’arrêter les porteurs des dépêches des insurgés, ce qu’ils avançaient ne peut être qu’un piège pour pouvoir occuper un poste qu’ils jugent avantageux, car je ne crois pas que S. A. I. le Vice-Roi d’Italie, ait pu entrer en composition avec de pareilles bandes ...
Je profiterai d’un détachement de douaniers qui doit partir demain pour Voghera, pour vous faire passer un supplément de munitions ; ceux qui sont partis ce matin, en ont emporté pour leur complément, à raison de 30 par homme. Vous veillerez à ce qu’il ne leur en soit pas donné d’autres et vous tiendrez la main à ce qu’on apporte dans cette distribution, la plus grande surveillance et la plus grande économie.
Vous ferez votre possible pour établir une correspondance avec les troupes du côté de Plaisance ; vous leur ferez connaitre la force dont vous pouvez disposer, et vous engagerez leur commandant à vous faire part de ses dispositions afin que vous puissiez agir de concert. Tenez-moi instruit de tout, etc. etc.
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 9 janvier 1806, le Général Chabot écrit ensuite, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes à Alexandrie : "J’ai l’honneur de vous prévenir, Général, que je reçois à l’instant avis du Général Menou qu’il donne ordre au colonel du 3e régiment d’infanterie légère, de partir sur-le-champ avec 400 hommes de son corps, pour se rendre à Voghera. Il m’annonce que ce détachement sera remplacé par 400 hommes du 67e régiment de ligne, qui doivent arriver d’un moment à l’autre" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Puis, toujours le 9 janvier 1806, depuis Alexandrie, le Général Chabot écrit au Général Montchoisy, à Gênes : "Je vous préviens, mon cher Général, que je reçois à l’instant une lettre du Général Menou, par laquelle il m’annonce qu’il donne ordre au colonel du 3e régiment d’infanterie légère de partir sur-le-champ d’Alexandrie avec 400 hommes de son corps, bien armés et équipés, pour se rendre à Voghera.
Je ne connais point les instructions qu’il lui donner, il me dit seulement qu’il sera là pour donner secours, s’il y a besoin, contre les insurgés de Parme et de Plaisance.
Il me prévient en même temps qu’il fait remplacer ici ces troupes par un détachement de 400 hommes du 67e régiment qui est tout ce qu’il y a de disponible dans ce corps.
D’après cela, vous voyez qu’il m’est de toute impossibilité de satisfaire à la demande de S. A. S. l’Architrésorier. Vous ne devez plus compter sur les 200 hommes que je vous avais annoncé.
J’avais, d’après vos ordres, confié à mon aide de camp le commandement de la force armée réunie à Voghera. Je lui ordonne de rentrer ici, aussitôt l’arrivée du colonel Mas
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Enfin, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, le 9 janvier 1806 : "Mon Général, je reçois à l’instant votre lettre en date d’hier, par laquelle vous voulez bien me prévenir des ordres que vous donnez au colonel Mas, commandant le 3e régiment d’infanterie légère.
Je vous avoue que le départ de ce détachement que vous faites remplacer ici par 400 hommes du 67e régiment, dérange les dispositions que j’avais cru devoir prendre pour satisfaire à la demande de S. A. S. l’Architrésorier, de laquelle je vous fais passer copie.
J’avais ordonné au colonel du 67e de diriger sur Gênes 200 hommes de son corps, des mieux armés et équipés, mais vos dispositions étaient contraires aux miennes ; je viens de prévenir S. A. de ne plus compter sur ce détachement que je lui avais annoncé, car il ne me reste aucuns moyens pour satisfaire à sa demande.
Je vous avais prévenu des dispositions qui avaient été prises ici pour s’opposer aux progrès des insurgés et que, d’après la demande du Général Montchoisy, j’avais envoyé mon 1er aide de camp à Voghera pour y prendre le commandement de la force armée qui s’y trouve réunie, composée de 100 hommes du 3e régiment d’infanterie légère, 150 employés des douanes, et 200 gardes nationaux. Je lui avais donné des instructions pour les mesures à prendre dans cette circonstance, et l’avais chargé de tâcher de concerter ses mouvements avec ceux des troupes qui agissent sur les états de Parme ; à présent que vous avez chargé de cette mission le colonel Mas, je le rappelle près de moi
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "J’ai l’honneur de vous prévenir, Général, que j’ai reçu cette nuit du Général Menou, l’avis qu’il dirigeait de Turin sur Alexandrie, 200 hommes du 5e régiment de ligne, et 200 chevaux d’artillerie. Il a également donné ordre au colonel Chossat de partir de Casal avec tout ce qui lui reste de son corps, pour se rendre dans cette place, et il m’annonce que lui-même va se mettre en route pour venir ici" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 11 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "Je vous fais passer, mon cher Général, copie de la lettre que je viens de recevoir du Général Menou. Vous verrez qu’elle vient parfaitement à l’appui de tout ce que je vous ai écrit, relativement aux troupes du camp volant et qu’elle justifie pleinement la conduite du colonel Mas du 3e régiment d’infanterie légère.
D’après cela, il est clair que j’avais beaucoup trop pris sur moi, et que je m’étais même compromis en donnant ordre au détachement du 67e régiment de se rendre à Gênes.
Je suis bien aise que vous ayez mis sous les yeux du Ministre toutes ces difficultés, car il est bien temps qu’il arrive une décision de sa part, pour que nous sachions à quoi nous en tenir.
Je n’ai rien appris de nouveau sur les mouvements des insurgés ; j’attends aujourd’hui le retour de mon aide de camp ; je vous ferai part des détails qu’il me donnera
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 11 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à l’Architrésorier à Gênes : "Monseigneur.
Je suis désolé que le Général Menou se soit opposé à l’exécution des ordres que j’avais donnés au colonel du 67e régiment, de vous faire passer à Gênes un détachement de 200 hommes de son corps. Il m’a même témoigné vivement son mécontentement sur que j’avais pris sur moi de disposer de ses troupes malgré que je lui eus rendu compte que c’était d’après votre demande, et que je lui eus fait passer copie de votre lettre.
Vous recevrez aujourd’hui un détachement de 60 hommes de la compagnie de réserve du département de Marengo ; c’est tout ce que M. le conseiller d’état Dauchy a pu vous envoyer.
J’espère, Monseigneur, que vous voudrez bien être persuadé du désir que j’avais de satisfaire à vos ordres, et croire aux sentiments respectueux de mon dévouement, etc.
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 15 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, à Gênes : "Le Général Menou n’est point parti de Turin, comme il l’avait annoncé ; il s’est contenté de donner les ordres dont je vous ai parlé, au colonel du 3e régiment d’infanterie légère, et s’il n’a pas reçu des instructions plus détaillées que celles qu’il avait en partant, je doute qu’il fasse beaucoup de mal aux insurgés. Ce sera la colonne qui est envoyée de l’armée d’Italie, qui terminera l’ouvrage que vous avez si bien commencé.
J’attends ainsi que vous avec bien de l’impatience la décision de Sa Majesté, car le Général Menou vient encore de donner le commandement du peu de troupes (les restes de son camp volant) qui se trouvent à Alexandrie au colonel Chossat du 67e Régiment.
Je n’ai, depuis ma dernière, reçu aucuns rapports sur les mouvements des insurgés. Comme je l’avais prévu, les troupes n’étant point sous mes ordres, on ne me rend plus aucuns comptes depuis la rentrée de mon aide de camp ; mais surement que M. le préfet de Gênes qui est sur les lieux vous tient au courant de ce qui s’y passe
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 19 janvier 1806, l'Empereur écrit, depuis Stuttgart, au Prince Eugène : "Mon Fils, les 27e et 28e divisions militaires sont sans troupes. Renvoyez … le 67e à Alexandrie. Si la cavalerie hanovrienne est sous vos ordres, envoyez-la également à Parme, et enfin toute la force qui serait nécessaire, en mettant toutes ces troupes sous le commandement du général Junot, qui part aujourd'hui pour se rendre à Parme avec des pouvoirs extraordinaires. Expédiez vos ordres par un courrier extraordinaire.
J'imagine que vous avez déjà licencié toutes les gardes nationales
" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 49 (avec la date du 16 janvier) ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9684 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11305).

Le 23 janvier 1806, Napoléon écrit depuis Strasbourg, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "… Le 3e régiment d'infanterie légère doit retourner à Parme, où tout ce corps doit se réunir ; le 56e retournera à Alexandrie ; le 9e de ligne tiendra garnison à Vérone ; le 67e retournera à Gênes. Transmettez ces ordres au prince Eugène pour qu'il les fasse exécuter sur-le-champ, parce que partout il faut un peu de troupes" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9697 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11317).

Le même jour, Napoléon écrit depuis Strasbourg, au Prince Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon Fils, mon intention est que vous envoyiez à Gênes le 67e régiment de ligne, le 3e d'infanterie légère à Parme, et le 56e à Alexandrie ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 51 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9697 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11317).

A Paris, le 30 janvier 1806, "Le ministre de la guerre rend compte que le général Montchoisy, commandant la 28e division militaire, propose de prendre dans le 67e régiment de ligne les deux détachements destinés à tenir garnison sur le vaisseau le Génois et la frégate la Pomone"; "Accordé", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 272).

Le 7 février 1806, Napoléon écrit depuis Paris au Général Junot, Commandant militaire de l'Etat de Parme et de Plaisance : "... Je réitère l'ordre au prince Eugène de faire partir le 3e régiment d'infanterie légère et le 67e de ligne. Faites partir pour Naples le bataillon suisse. Dirigez les dépôts de tous les corps sur Mantoue ; j'ai ordonné au prince de les envoyer à leurs corps …" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9772; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11416).

Le même jour, l'Empereur écrit depuis Paris, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, je vous ai déjà donné l'ordre de faire partir le 3e régiment d'infanterie légère pour Parme et le 67e de ligne pour Gênes ; les grenadiers qui sont à Parme pourront y rester. Je suis fâché que vous n'ayez pas exécuté ces ordres. J'ai ordonné au général Junot de faire partir les dépôts pour Mantoue. Laissez à Mantoue ceux appartenant à des corps de l’armée de Naples ; dirigez les autres sur leurs corps" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 60; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11411).

Le 22 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine rapporteur du 1er Conseil de Guerre : "Je vous adresse une instruction faite contre les nommés Ferdinand Potier, infirmier major de l’hôpital militaire, tonnelier employé audit hôpital, et Medé grenadier au 67e régiment, prévenus d’assassinat sur la personne du nommé Pitaluga, préposé aux douanes. Veuillez bien intruire cette affaire et me rendre compte de vos diligences, etc." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 25 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Junot : "… Je ne sais pourquoi le 67e n'est pas encore arrivé à Gênes. Si cela dépendait de vous, envoyez-le sur-le-champ" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9884 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11546).

Le 26 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Lebrun : "Mon Cousin … Je suis surpris que le 67e ne soit pas encore arrivé. J'écris au général Junot et au prince Eugène pour leur en témoigner mon mécontentement, si toutefois il y a du retard de leur part" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9892 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11551).

Le 27 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Prince Eugène : "… L'architrésorier se plaint que le 67e n'est pas arrivé à Gênes. Ces plaintes n'auraient pas lieu si votre chef d'état-major faisait son métier, et si, après avoir envoyé un ordre à un corps, il envoyait sa feuille de route au ministre de la guerre. Le ministre ne manque jamais de me remettre ces états, et je suis à même de vérifier l'exécution de mes ordres ; mais votre chef d'état-major ne fait rien ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 97 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9892 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11556).

Le 1er mars 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 67e Régiment de ligne : "La compagnie dite du train d’artillerie d’Alexandrie devant être dissoute et les hommes qui la composent devant rentrer dans les corps d’où ils ont été tirés, vous voudrez bien, colonel, avant votre départ, laisser ici un officier et un sous-officier pour recevoir les hommes de votre régiment qui y avaient été incorporés, et les conduires à Gênes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 2 mars 1806, le Général Chabot, à Alexandrie, ordonne : "Le Général de division, etc.
Ayant été chargé par M. le Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes, faisant fonctions de Gouverneur général, d’opérer le licenciement de la compagnie dite du train d’Alexandrie, qui doit être remplacée par une compagnie du 10e bataillon du train d’artillerie qui arrivera ici incessamment.
Charge M. Schaffer chef de bataillon, son 1er aide de camp, faisant fonctions de chef de l’état-major, de procéder en son absence au dit licenciement et d’exécuter ponctuellement les ordres du Général Menou à cet égard.
En conséquence, aussitôt l’arrivée de la compagnie du 10e bataillon du train, il passera, conjointement avec M. le Commissaire des Guerres Gillet, faisant fonctions de Sous-inspecteur aux revues, la revue de celle dite d’Alexandrie pour constater son effectif en hommes et en chevaux, ainsi que l’état des équipages, harnachements et autres effets existants, et en régler la comptabilité. Cette opération terminée, il prononcera la dissolution de cette compagnie, et les hommes qui la composent seront renvoyés dans leurs corps respectifs.
M. Derelo, ajudant au 67e régiment, est resté ici pour recevoir ceux de son corps et les conduire à Gênes.
M. Révérend, capitaine au 3e régiment d’infanterie légère recevra également et se chargera de conduire à Parme ceux appartenant à son corps.
M. Bascon qui commandait cette compagnie, après avoir fait la remise des chevaux, harnachements et autres équipages, ainsi que de la comptabilité, au commandant de la compagnie du 10e bataillon du train, rejoindra son ancien bataillon.
Quant aux autres officiers et sous-officiers, qui avaient des places dans cette nouvelle formation, le Gouvernement prononcera sur leur sort ; ils s’adresseront à cet effet à M. le Général Menou qui fera valoir leurs services.
M. Schaffer prendra les mesures nécessaires pour que tout se fasse dans le plus grand ordre, et il retiendra par devers lui, des doubles des procès-verbaux
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 8 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne avaient de forts détachements embarqués à Cadix ; ils en avaient au Ferrol. Ces détachements doivent s’être rendus en France. Faites-moi connaître où ils sont, la route qu'ils ont suivie et leur force ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 314 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11620).

Le 12 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Dejan, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, mon intention est que les trois mille hommes formant la réserve des départements ci-dessous nommés marchent comme les autres et soient dirigés, savoir ceux du département :
De l’Aude sur le 67e régiment, qui est à Gênes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11656).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux généraux des divisions dans lesquelles se trouvent les 2e, 93e, 37e, 67e et 16e régiments de ligne de passer la revue de corps, afin de constater quelles sont les compagnies prisonnières ou embarquées et présentes aux drapeaux. On indiquera les bâtiments sur lesquels des compagnies ont été embarquées et dans quel mois. Ces états me sont nécessaires pour statuer sur l’organisation définitive de ces régiments" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 515 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12464).

Le 24 août 1806, on informe l'Empereur que : "Le détachement du 67e régiment, destiné à tenir garnison sur le vaisseau le Gênois, est composé de conscrits liguriens qui ne peuvent pas se rendre utiles à bord et qui servent au contraire à favoriser la désertion des marins. L'Empereur est prié d'ordonner que cette garnison soit prise dans tel corps qui pourra fournir des hommes robustes et éprouvés" ; Napoléon répond : "Donnez l’ordre au 67e de donner un bon détachement pour tenir garnison sur le Génois. Tous les soldats devront être à l'école de bataillon. Aucun ne doit être des départements au delà des Alpes, c'est-à-dire piémontais ou génois" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 600).

Le 19 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "... Vous donnerez ordre au 67e, qui est à Gênes, de former ses deux premiers bataillons au grand pied de guerre et de laisser son 3e bataillon à Gênes, où il occupera les deux postes importants de la Lanterne et du fort de l'Eperon. Ses deux premiers bataillons se dirigeront sur Alexandrie ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10823 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12982).

Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, le 23 septembre 1806, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
La 5e division sera composée du 16e régiment de ligne, du 67e de ligne et du 7e de ligne ...
… J'ai omis de parler de la garnison d'Alexandrie, qui serait composée du 112e régiment et des 3es et 4es bataillons des corps qui sont dans les trois dernières divisions, hormis du 67e, qui est resté à Gênes, et du 16e, qui est à Toulon. Ce serait toujours un corps de 4 à 5,000 hommes ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).

Le 9 octobre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Préfet de Marengo : "M. le Préfet, mon intention étant de seconder de tout mon pouvoir l’opération dont vous êtes chargé relativement à la levée de la réserve de 1806, je m’empresse de satisfaire à votre demande ; en conséquence je viens de donner des ordres pour que les 60 sous-officiers que vous me demandez soient mis de suite à votre disposition.
Je vous prie de n’employer ceux qui vous seront fournis par le 67e régiment, que dans l’arrondissement d’Alexandrie, ce corps pouvant, d’un moment à l’autre, recevoir l’ordre d’en partir
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

/ 1807

Le 16 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, d’abord au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur Dejean, il manque un major au 8e régiment de chasseurs. Pourquoi les 2e, 67e, 37e, 93e et 56e ont-ils leur habillement en mauvais état ? Le 7e et le 112e sont tellement dans un dénuement tel (sic) que le général Chabot demande pour eux un armement et un habillement complets. Faites partir de Paris un inspecteur aux revues ferme pour vérifier la comptabilité de ces régiments" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 522).

Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ...
En suivant l'état du 1er février ... Comment le 3e léger n'est-il qu'à 1,600 hommes ? Il faut tirer 500 hommes de son 3e bataillon. Même observation pour les 2e, 16e et 67e de ligne ... Il faut s'étudier ensuite à faire manoeuvrer ces troupes ; faites-en d'abord passer la revue par le général Charpentier, qui les fera exercer, et rendez-vous-y quinze jours après pour la passer vous-même
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).

Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, le 56e et le 93e de ligne ; le 3e léger, le 2e de ligne, le 37e et le 67e ont levé leurs 3es et 4es bataillons en Piémont et dans les États de Parme, et leurs bataillons de guerre à l'armée d'Italie, aux camps de Brescia et de Vérone. Donnez des ordres pour qu'au 10 avril il parte de chacun de ces 3es et 4es bataillons des détachements pour renforcer les bataillons de guerre de manière que le complet des bataillons de guerre soit de 140 hommes par compagnie, et si cela n'est pas possible à 130 hommes. Les généraux Menou, Montchoisy et Pérignon peuvent désirer de garder des bataillons forts, mais veillez à l'exécution de mon ordre ; car je veux positivement que les bataillons de guerre soient au grand complet ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 939 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14651).

Le 25 mars 1807, Napoléon écrit, depuis Osterode, à Eugène : "Mon Fils, vous ne mettez pas dans vos états de situation ce que les dépôts doivent recevoir de la réserve de 1806, de la conscription et de la réserve de 1807, et cela rend vos états incomplets ...
De tous ces arrangements, la division Duhesme souffrira beaucoup. Voici, je pense, comme vous pouvez la former : le 8e d'infanterie légère peut former un bataillon de six compagnies, les trois autres compagnies au dépôt ; le 18e peut en former autant, le 81e autant, le 102e autant ; ce qui ferait quatre beaux bataillons ; et, en place des compagnies d'élite que vous lui ôtez, vous prendriez dans les compagnies d'élite des régiments qui ont des dépôts en Piémont. Le 56e et le 2e d'infanterie légère, le 67e et le 93e, le 37e pourraient offrir huit belles compagnies en remplacement de celles du 81e, du 53e, du 86e, du 92e, du 106e. Cette division se trouverait encore forte de 6,000 hommes
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892 - Il faut sans doute lire 2e de Ligne).

Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des revues et la conscription : "Monsieur Lacuée, je viens de retirer de l'armée d'Italie les divisions de Vérone et de Brescia, c'est-à-dire quatorze bataillons, savoir : deux du 3e d'infanterie légère, trois du 56e de ligne, deux du 93e de ligne, deux du 16e de ligne, deux du 67e de ligne, deux du 2e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12227 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15006).

Le même 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier : "... Donnez ordre ... Que le 3e bataillon du 67e, qui est à Gênes, envoie 400 hommes pour compléter ses deux premiers bataillons à Augsbourg ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12232 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14992).

Le 19 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, j'ai donné ordre au prince Eugène de faire partir la division Molitor et la division Boudet pour se rendre en toute diligence à Augsburg. L'une part de Vérone et l’autre de Brescia. Ces deux divisions avec leurs commissaires des guerres, leurs ambulances et leur artillerie seront rendues du 1er au 10 mai à Augsburg.
La division Boudet est composée :
de deux bataillons du 22e de ligne
de trois bataillons du 55e
de deux bataillons du 93e idem.
La division Molitor est composée
de deux bataillons du 2e idem,
de deux bataillons du 16e idem,
de deux bataillons du 37e idem,
de deux bataillons du 67e idem.
Voyez le payeur pour savoir si j'ai encore des fonds à Augsburg. Si j'y ai des fonds, on pourrait profiter du passage de ces troupes pour leur faire payer un mois de solde. Je ne sais pas s’il y a à Augsburg un commissaire des guerres français
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15334 - Il s’agit des 1ère et 2e Divisions destinées au Corps d'observation des Côtes sous Brune. Cet ordre a été transmis par Berthier, et Eugène l'a reçu le 10 avril au soir).

Le 24 Avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Clarke, Gouverneur de Berlin et de la Prusse : "... La division Molitor arrive les 29, 30 avril, 1er et 2 mai. Mon intention est de la réunir à Magdeburg, où elle sera avant le 20 mai ; elle a aussi son artillerie et tout ce qui lui est nécessaire. En cas d'événements, elle sera aussi à votre disposition pour la faire doubler de marches. Voilà donc de gros et puissants renforts derrière vous. C'est une raison de plus pour diriger sans délai tous les régiments provisoires, soit de cavalerie, soit d'infanterie, sur l'armée. La division Molitor est composée des 2e, 16e, 37e et 67e de ligne ; tout cela est d'excellentes troupes …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12467 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15411).

Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 67e 200 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).

Le 12 août 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant de place : "... D’après votre lettre d’hier relative aux déserteurs détenus dans les prisons d’Alexandrie, qui doivent jouir de l’amnistie accordée par décret du 20 juin, ils doivent être remis à la Gendarmerie pour être conduits aux corps les plus voisins. Il n’y a nul doute d’après cela, que ceux qui se trouvent détenus à Alexandrie, ne doivent être incorporés dans les Régiments qui composent la garnison de cette place. En conséquence, vous voudrez bien en faire une répartition entre ces corps. Si cependant, il s’en trouvait un trop grand nombre, et qu’il y eut quelque inconvénient, je vous autoriser à en diriger une partie sur le 67e à Gênes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).

A Fontainebleau, le 18 octobre 1807, "Le ministre de la guerre propose de faire remplacer sur le vaisseau le Génois, armé à Toulon, le détachement du 67e régiment de ligne, qui y est embarqué, par un détachement de 2 officiers et 100 hommes tirés du 16e régiment de ligne"; "Approuvé" répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1360).

Le 27 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Donnez également ordre qu'on tienne prêtes à marcher, comme détachement, six compagnies complétées chacune à 140 hommes, et tirées du 1er bataillon du 67e qui est à Gênes. Donnez le même ordre pour le 3e bataillon du 16e qui est à Toulon" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1397 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16636).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 67e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 28e Division militaire, Gênes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

Le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).

Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
Il y a 18 jours de marche, compris 3 séjours, de Mâcon à Strasbourg. En supposant que la division Molitor qui occupe Mâcon, Tournus et Chalon-sur-Saône, composée des 2e, 16e, 37e et 67e régiments, se mette en marche le 1er et le 2 mars, elle pourrait être rendue à Strasbourg du 15 au 19 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).

Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
... La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée : 1° du 2e régiment d'infanterie de ligne ; du 16e régiment d'infanterie de ligne ; du 37e régiment d'infanterie de ligne ; du 67e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° du régiment de cinq maisons ducales de Saxe portant le n° 4 selon notre règlement du 17 février, 2 500 hommes ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).

Napoléon décide également la création de 16 Régiments provisoires. L'Empereur écrit, le 3 mars 1809, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 15e régiment provisoire :
Le 15e régiment sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 67e, 2e de ligne, 56e, 37e, 93e, 112e, 1er de ligne, 62e, 23e léger.
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Ce régiment se réunira à Alexandrie ... Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'ltalie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).

Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre au 37e régiment (division Molitor) qui arrive le 9 à Belfort d'en partir le 10 et de se diriger sur Huningue et de là sur Ulm où il arrivera le 19 ;
Au 67e, qui arrive à Belfort le 10, de suivre la même direction sur Ulm où il arrivera le 20 ;
Au 2e régiment de ligne, qui arrive à Belfort le 11, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 21 ;
Au 16e régiment, qui arrive à Belfort le 13, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 23.
Donnez ordre au général Molitor de marcher avec le 1er régiment de sa division. Vous lui ferez connaître que le duc de Rivoli, sous les ordres duquel il se trouve, sera dès le 12 à Strasbourg ; et que le général Oudinot est à Augsbourg, et qu'il doit correspondre avec ce général.
La division Boudet prendra la même direction et arrivera à Ulm successivement du 24 au 30.
Les quatre régiments de cavalerie légère feront le même mouvement. Ainsi ces deux divisions seront réunies à Ulm vers la fin de mars. Vous m'en remettrez un état précis.
Il faut combiner la route des divisions Saint-Cyr et Legrand, de manière qu'elles puissent arriver à Ulm vers la même époque.
Par ce moyen, le quartier général du duc de Rivoli pourrait, si cela devenait nécessaire, être transporté à Ulm vers le 20 du mois
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2858 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20214 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 138).

En exécution de cet ordre, le Ministre de la guerre adresse au Général Molitor, depuis Paris, le 5 mars 1809, la lettre qui suit : "Général, l'Empereur ordonne que les troupes qui composent votre division soient détournées à leur passage à Belfort et dirigées, par Huningue, sur Ulm, au lieu de continuer leur marche vers Strasbourg.
J'ai chargé, en conséquence, le commandant d'armes à Belfort de transmettre aux 37e, 67e, 2e et 16e régiments d'infanterie de ligne, ainsi qu'à l'artillerie attachée à votre division, des ordres de route pour se diriger, par Huningue, sur Ulm, conformément à l'itinéraire ci-joint.
Je l'ai chargé, en même temps, de faire suivre la même route aux 23e et 19e régiments de chasseurs qui doivent passer à Belfort le 8 et le 10 mars.
D'après cette nouvelle disposition, le 23e régiment de chasseurs partira de Belfort le 9 mars , pour se diriger, par Huningue, sur Ulm.
Le 37e régiment d'infanterie, qui doit arriver à Belfort le 9 mars, partira de cette place le 10, pour suivre le mouvement du 23e de chasseurs.
Le 67e régiment d'infanterie et le 19e régiment de chasseurs, qui arriveront à Belfort le 10 mars, en partiront le 11 pour suivre la même route.
Le 2e régiment d'infanterie, qui arrivera le 11 mars à Belfort, en partira le 12 et suivra la même route.
Le 16e régiment d'infanterie de ligne arrivera à Belfort le 13 mars et en partira le 14 pour se rendre à la même destination.
L'artillerie de votre division, qui doit arriver à Belfort le 19 mars, en partira le 20, pour suivre le mouvement de cette colonne.
Je vous invite, Général, à tenir la main à l'exécution de ces dispositions et à veiller au maintien de la discipline la plus exacte, pendant la marche de ces troupes en Allemagne.
L'Empereur ordonne, Général, que vous marchiez à la tête de cette colonne.
Je dois vous prévenir que votre division doit faire partie du corps d'armée dont Sa Majesté a confié le commandement à M. le duc de Rivoli, qui sera rendu à Strasbourg le 12 mars.
Vous ferez connaître votre marche au général Oudinot, qui est à Augsbourg, et l'époque de votre arrivée à Ulm.
Je vous prie, Général , de m'accuser la réception de la présente et de me faire connaître les mesures que vous aurez prescrites pour le maintien de l'ordre et de la discipline en route.
Je vous préviens que l'intention de l'Empereur est que votre division soit réunie à Ulm le 23 mars, excepté l'artillerie qui ne pourra y être rendue que vers le 30 mars
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 139).

Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée :
1º Du 2e régiment d'infanterie de ligne, du 16e régiment d'infanterie de ligne, du 37e régiment d'infanterie de ligne, du 67e régiment d'infanterie de ligne, de 12 pièces d'artillerie française ;
2º Du régiment des cinq maisons ducales de Saxe portant le n ° 4, 2,500 hommes ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
3e Division d’infanterie : Général Molitor.
67e Régiment de ligne, 2 Bataillons, 1,494 hommes ; 3e Bataillon, 840 hommes. Itinéraire : Vitrey le 5. Besançon le 6. Besançon le 7. Baume le 8. L'Isle le 9. Belfort le 10. Altkirch le 11. Huningue le 12. Mühlheim le 13. Freyburg le 14. Neustadt le 15. Donaueschingen le 16. Tuttlingen le 17. Möskirch le 18. Riedlingen le 19. Ehingen le 20. Ulm le 21 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. Maréchal duc de Rivoli.
Troupes qui doivent être réunies à Plaisance au 20 mars.
Infanterie.
3e Bataillon du 67e Régiment de ligne, 840 ...
Ces troupes ont ordre d'être réunies à Plaisance au 20 mars. Plaisance le 20 mars (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).

Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli : ... Le 43e a 100 hommes disponibles à son 5e bataillon ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 100 hommes du 43e dans ceux du 67e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Enfin, les colonels des autres régiments laisseront de même à Strasbourg le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires, dans la proportion qui vient d'être indiquée, pour recevoir le détachement destiné à leur régiment.
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).

Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort.
J'ai l'honneur de soumettre à Sa Majesté l'itinéraire que doivent suivre ces troupes pour se diriger de Belfort par Huningue sur Ulm où elles seront réunies en totalité le 30 mars , avec leur artillerie et leur administration ...
67e rég. d’infanterie de ligne partant de Belfort le 11 mars. Altkirch 11 mars; Huningue 12; Mülheim 13; Fribourg 14; Neustadt 15; Donaueschingen 16; Tuttlingen 17; Möskirch 18; Riedlingen 19; Ehingen 20; Ulm 21 ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).

Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du 5e bataillon du 43e rég. d'infanterie de ligne , 100 hommes venant de Boulogne arriveront à Strasbourg le 3 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 100 hommes du 43e régiment dans ceux du 67e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).

La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 67e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 43e Régiment de ligne, 100 hommes demandés. Partira de Boulogne le 12 mars pour être le 8 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 16e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 67e de ligne.
2 compagnies du 2e de ligne.
2 compagnies du 56e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 37e de ligne.
2 compagnies du 93e de ligne.
2 compagnies du 112e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er de ligne.
2 compagnies du 62e de ligne.
2 compagnies du 23e léger.
840 hommes.
Cette demi -brigade se réunira à Alexandrie ...
Art. 4.- Ces demi-brigades provisoires n'auront aucune comptabilité ni administration particulière. Les compagnies qui les composent seront considérées seulement comme détachées de leur corps. Chaque bataillon aura, sous la surveillance du colonel en second, l'administration de la masse de linge et de chaussure
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Vous ordonnerez qu'il soit formé 4 bataillons de marche pour renforcer le Corps d'observation du Rhin, savoir :
... Le 3e bataillon portera le nom de bataillon de marche des conscrits de la Garde pour la division Molitor, et sera composé de 100 hommes pour le 2e, de 200 hommes pour le 37e et 200 hommes pour le 67e.
Ces 500 hommes seront fournis à ces régiments par la Garde. Ce bataillon me sera présenté dimanche, avec les boutons et l'uniforme de ces régiments ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).

Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 67e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 3e Division Molitor, 2e Brigade Viviès de la Prade (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).

Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION MOLITOR.
2e Brigade.
37e de Ligne : 1er Bataillon, Reuti ; 2e Bataillon, Wullenstetten ; 3e Bataillon, Donaustetten.
67e de Ligne : 1er Bataillon, Ulm ; 2e Bataillon, Söfflingen (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).

Dans un rapport daté d'Altötting, le 27 avril 1809, et adressé au Maréchal Bessières, le Général Molitor rend compte de la part prise par sa Division à l’affaire du 24 avril 1809 : "Monsieur le Maréchal,
Ma division, ayant fait diligence, arriva le 24 de ce mois devant Neumarkt, au moment où les avant-postes bavarois venaient d'être attaqués sur les hauteurs en avant de ce village. Quoique cette attaque parût d'abord de médiocre importance par le peu de forces que montrait l'ennemi, je disposai mes troupes sur les hauteurs en arrière du défilé, plaçant mon artillerie près de la rivière de Rott. Le feu devenant successivement plus vif, toute la division bavaroise passa le pont de Neumarkt et fut bientôt engagée· tout entière dans un combat très animé. C'est alors que les Autrichiens qui, jusqu'à ce moment, n'avaient montré que quatre à cinq mille hommes, firent déboucher des bois de fortes et nombreuses colonnes, non seulement sur le front des Bavarois mais plus encore sur la droite de ma division. Le corps bavarois, acculé au défilé, était fortement compromis. Pour le dégager, je fis avancer le général Leguay avec le 2e régiment d'infanterie qui, après avoir passé la rivière, franchit les hauteurs qui la dominent, attaqua vivement et fit plier la droite de l'ennemi. Ce succès, appuyé par le feu de mon artillerie, fit lâcher prise aux Autrichiens et procura aux Bavarois la possibilité de sortir de la position désavantageuse où ils se trouvaient, en descendant des hauteurs sans être entamés et en repassant le défilé. Le 2e régiment se trouvait alors engagé presque tout entier, entouré et assailli par des forces très considérables. Mais rien ne fut capable d'intimider ce brave régiment ; il soutint avec énergie et sang-froid les efforts de l'ennemi, jusqu'à ce que la totalité des troupes bavaroises eut repassé le défilé et le repassa à son tour dans le plus grand ordre. Pendant que ces événements se passaient au centre et à la gauche de notre ligne, cinq fortes colonnes d'infanterie, marchant par échelons, s'avançaient sur la droite de ma division et menaçaient de l'envelopper ; je leur opposai le 37e régiment, qui par son feu bien nourri et sa belle contenance suffit pour empêcher leurs progrès. Mes deux autres régiments, les 16e et 67e, étaient placés en réserve de la manière la plus propre à en imposer à l'ennemi et à soutenir toutes les autres troupes qui se trouvaient engagées.
Vous avez jugé alors, Monsieur le Maréchal, que le poste de Neumarkt situé dans un fond entouré de bois était par trop désavantageux, vous avez décidé qu'on se replierait un peu plus en arrière sur la position de Vilsbiburg, et vous m’avez chargé de couvrir ce mouvement. Ma division se rangea donc par échelons sur les deux côtés de la route, les tirailleurs en avant et de manière à accepter le combat si l'ennemi l'eut présenté de nouveau, mais il n'en eut pas même la tentation, et après que tout le corps bavarois eut défilé, ma division se retira lentement dans le plus grand ordre et sa marche imposante fut admirée même des ennemis.
Dès le commencement de l'action, j'avals, à la prière du général de Wrède, envoyé quatre compagnies du 2e régiment pour relever les Bavarois qui couvraient le débouché sur Eggenfelden. Ces compagnies furent attaquées et cernées dans leur position, mais elles firent une si belle défense que, sans perdre un seul homme, elles revinrent rejoindre leur régiment avec 150 prisonniers. Cette affaire, à laquelle on était loin de s'attendre, fait le plus grand honneur aux troupes qui y ont combattu contre un ennemi si supérieur en nombre et que toutes les évaluations, d'accord avec les rapports et renseignements, portent à 30 ou 35,000 hommes
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 9).

Le 21 mai 1809, "A trois heures de l'après-midi, la majeure partie de l'armée autrichienne s'avança sur Gross-Aspern et l'attaqua avec la plus grande impétuosité ; en moins de trois quarts d'heure, plus de 60,000 hommes et 80 canons y dirigèrent leurs efforts. Ce village était d'une bonne défense et couvrait notre pont sur le Danube. Le général Molitor, malgré ses représentations, avait été obligé de l'évacuer, d'après l'ordre formel qui lui fut donné ; il se hâta de le réoccuper, aussitôt que l'ennemi parut. Il s'y défendit d'abord avec un bataillon, et, aussitôt qu'il y eut réuni les 37e et 67e régiments, il chargea et mit en déroute les colonnes ennemies, qui s'étaient avancées jusqu'au village ; il eût fait un grand nombre de prisonniers, s'il avait eu un peu de cavalerie sous la main. Comme il poursuivait l'ennemi, il reçut l'ordre de ne pas aller plus loin et de s'en tenir à la défense de Gross-Aspern ; il dut alors ramener en arrière, sous le feu le plus meurtrier, les 37e et 67e régiments qu'il plaça en tête du village. Il disposa sur la droite le 2e régiment qui arriva ensuite, et successivement le 16e régiment en réserve, partie dans le village et partie sur la gauche, pour défendre la petite île (Gemeinde-Au) par où l'ennemi pouvait gagner notre pont de bateaux, et contre laquelle il n'a cessé d'entretenir le feu le plus soutenu. C'est dans cette position que la division toute seule a soutenu pendant plus de 4 heures, contre la plus grande partie de l'armée autrichienne, le combat le plus inégal et le plus sanglant. Les colonnes d'infanterie ennemie s’avançaient l'arme au bras et venaient se faire écharper sous nos baïonnettes et le feu nourri de nos bataillons, pendant que leur nombreuse artillerie portait le ravage dans nos rangs et démontait nos canons. Ce ne fut que vers 8 heures du soir que la division, après avoir laissé sur le champ de bataille près de la moitié de son monde, fut relevée par la 1re division ; elle se plaça alors en réserve en arrière de Gross-Aspern" ("Historique des opérations de la division du général Molitor pendant la campagne de 1809" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 345).

La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Freyung en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).

La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Bayreuth du 10 au 14 janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).

La Division Molitor, suivie de la Brigade Bordessoulle, se porte par Hof, Iéna, Göttingen, Hanovre, sur les villes hanséatiques. Elle est placée sous le commandement du Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d’Allemagne. Le mouvement commence le 1er février. Le 67e de Ligne se rend à Bremen le 23 février (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).

Le 9 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté que le général Molitor m'annonce, sous la date du 28 février, que les troupes sous ses ordres sont. rendues à leur destination et réparties de la manière suivante, savoir :
A Lubeck. Le 37e d'infanterie de ligne; le 23e chasseurs.
A Hambourg. Le 2e d'infanterie de ligne; le 16e - ; le 3e chasseurs ; le quartier général des généraux Molitor, Le Guayet, Bordessoulle.
A Brème. Le 67e d'infanterie de ligne; l'artillerie de la division; le quartier général du général Vivier.
Le général Molitor me rend compte que, pour occuper le poste important de Cuxhaven, qui est à vingt-six lieues de Hambourg, et aussi pour garder la côte entre Cuxhaven et Stade, afin d'empêcher tout commerce avec l'Angleterre, il a cru devoir détacher de la garnison de Hambourg un bataillon du 2e de ligne et 100 chevaux du 23e chasseurs, qui se trouvent ainsi placés dans quelques communes du Hanovre, depuis Cuxhaven jusqu'à la hauteur de Stave; que, par les mêmes motifs, il a détaché de Brême 300 bommes du 67e de ligne pour garder les points les plus importants sur la droite du Weser, depuis Geestendorf, près Carlsbourg, jusqu'à Nordholz, tous postes qui étaient occupés par les troupes westphaliennes.
Il pense que si ces dispositions sont approuvées, les communes du pays du Hanovre, où il a été obligé de placer des troupes pour la sûreté des postes de la côte et de sa position, doivent nourrir ces troupes.
Sa Majesté jugera sans doute que Je royaume de Westphalie ne pourrait recevoir cette nouvelle charge, attendu le grand nombre de troupes françaises qui doivent y être soldées et nourries.
J'ai l'honneur de proposer, en conséquence, à Sa Majesté, de laisser à la charge des villes hanséatiques la nourriture des troupes de la division Molitor qui resteraient détachées dans quelques postes du Hanovre, ou de faire occuper de nouveau ces postes par les troupes westphaliennes.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté
".

Le 11 mars 1810, à Paris, l'Empereur, suite au Rapport du Duc de Feltre en date du 9 mars 1810, décide que "Cette division doit être à la charge des villes hanséatiques" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 90).

Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
ARMÉE D'ALLEMAGNE ...
Le grand quartier général, les grandes administrations, les parcs généraux d'artillerie et du génie, et tout ce qui appartient à l'état-major général de la Grande Armée, sont dissous à dater du 1er avril prochain.
Les états-majors et administrations, et tout ce qui tient à l’organisation des 2e et 4e corps et de la réserve générale de cavalerie, sont dissous conformément aux dispositions prescrites par des décrets des 7 et 18 février dernier.
En conséquence, l'armée qui restera en Allemagne sous le commandement du prince d’Eckmühl sera composée de la manière suivante, savoir : ... La division, commandée par le général Molitor, composée des 16e, 37e et 67e régiments d'infanterie de ligne, du 23e régiment de chasseurs à cheval, d'une compagnie d’artillerie à pied, d'une compagnie d'artillerie à cheval, d'une compagnie de pontonniers, de trois compagnies du train, d'une compagnie de sapeurs, avec pièces d'artillerie approvisionnées, attelées, restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre, dans les villes hanséatiques. Cette division sera sous le commandement du prince d’Eckmühl ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).

Le 20 mars 1810, le Duc de Feltre écrit, depuis Paris, à Davout, Commandant en chef l’Armée d’Allemagne : "... La division du général Molitor éprouvera quelques modifications dans sa composition. Elle ne sera plus formée que des 16e, 37e et 67e régiments d’infanterie de ligne, 23e régiment de chasseurs à cheval, d’une compagnie d’artillerie à pied, d’une compagnie d’artillerie à cheval, d’une compagnie de pontonniers et de trois compagnies du train, avec 8 pièces d'artillerie approvisionnées et attelées. Cette division restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre dans les villes hanséatiques el sera sous le commandement de Votre Excellence.
Je charge le général Molitor de faire diriger de suite sur Emden le 2e régiment d’infanterie de ligne et le 3e régiment de chasseurs, avec 1 pièces de canon et les canonniers nécessaires pour les servir. Cette brigade, qui sera distraite de la division du général Molitor, sera sous les ordres du général Bordesoulle et fera partie du commandement de M. le maréchal duc de Reggio. Je prie Votre Excellence de tenir la main à l’exécution de ce mouvement ...
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1652 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 99).

Dans un rapport à l’Empereur, en date du 30 juin, le Ministre de la Guerre rend compte de la marche de la Division Molitor mise à la disposition du Duc de Reggio et de la répartition des troupes de cette Division en attendant l'arrivée de la Division Morand : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne de la division Molitor, ainsi que le 23e régiment de chasseurs, sont en ce moment en marche avec quatre bouches à feu, pour se diriger sur Emden, pour y demeurer, conformément aux intentions de Votre Majesté, à la disposition de M. le maréchal duc de Reggio.
En conséquence, le 67e régiment d'infanterie et le 23e régiment de chasseurs arriveront successivement à Emden les 5 et 7 juillet.
Quant au 16e régiment d'infanterie, le général Molitor a fait diriger sa marche sur Groningue, où il sera rendu le 9 juillet, d'après la demande de M. le maréchal duc de Reggio.
Le 37e régiment d'infanterie avec deux bouches à feu, la 8e compagnie du 1er bataillon de pontonniers et la 3e compagnie du 5e bataillon de sapeurs, sont restés dans les villes hanséatiques pour garder la côte, depuis Lubeck jusqu'à la Jahde, en atlendant l'arrivée de la division du général Morand.
Ces troupes sont réparties de la manière suivante :
Le 1er bataillon du 37e régiment à Bremen, avec deux bouches à feu, pour garder l'embouchure du Weser;
Le 2e bataillon à Hambourg, avec les sapeurs et les pontonniers, fournit un poste à Cuxhaven;
Le 3e bataillon à Lubeck.
La division du général Morand, qui doit remplacer ces troupes dans les villes hanséatiques. marche, à cet effet, sur trois colonnes :
La première, composée du 17e régiment d'infanterie de ligne et du 13e d'infanterie légère, arrivera à Lubeck du 13 au 15 juillet.
La deuxième colonne, composée des 30e et 57e régiments d'infanterie de ligne, arrivera à Hambourg du 12 au 13 juillet.
Enfin, la troisième colonne, composée du 61e régiment d'infanterie de ligne et de l'artillerie de la division, arrivera à Bremen du 12 au 13 juillet.
D'après cette disposition, le 37e régiment pourra être relevé sur les points qu'il occupe vers le 15 juillet et se mettre immédiatement en marche avec tout ce qui appartient à la division du général Molitor pour rejoindre cette division en Hollande.
J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté de faire rentrer sous le commandement du général Molitor le 2e régiment d'infanterie de ligne qui faisait précédemment partie de cette division et qui se trouve en ce moment à Emden.
Le général Bordessoulle pourrait reprendre, en mème temps, le commandement de sa brigade de cavalerie légère composée des 3e et 23e régiments de chasseurs qui vont se trouver réunis il Emden.
Je demande, à cet égard, les ordres de Votre Majesté
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 126). L'Empereur approuve ces dispositions à Saint-Cloud, le 3 juillet 1810.

Napoléon écrit, le 13 février 1811, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Parise, pour lui préciser les modifications de l’Armée d’Allemagne : "Monsieur le Duc de Feltre, au 1er avril l'armée d'Allemagne sera composée de la manière suivante :
... 4e division : le général de division Dessaix, commandant ; les généraux Barbanègre et Friederichs, généraux de brigade. 33e léger ; 67e, 108e, 85e de ligne.
Chaque régiment, dans le courant de l'été, aura 4 bataillons ; ce qui fera 16 bataillons par division ou 12,000 hommes.
Chaque régiment aura également, dans le courant de l'été, 4 pièces de canon ; ce qui fera 16 pièces de canon par division ...
Les mouvements de l'armée d'Allemagne doivent se faire par Wesel, qui est le grand dépôt.
Ces ordres doivent être tenus secrets, et vous devez prescrire les différentes dispositions sans que personne ait connaissance de cette lettre. Vous m'apporterez vous-même la formation de l'armée en ses différentes parties, avec la désignation des officiers, pour que je l'approuve, et vous l'enverrez ensuite au prince d'Eckmühl, comme définitivement arrêtée ...
" (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17355 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 25918; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 39).

Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... ÉTAT DES FORCES QUI SERONT EN FRANCE ET EN Italie AU 1er SEPTEMBRE 1811 ...
28e DIVISION MILITAIRE.
Il y aura cinq bataillons du 52e, hormis les compagnies d'élite, trois bataillons du 102e. On formera des cinq bataillons du 67e, du 101e et du 3e léger, une demi-brigade de 1,500 hommes. Il y aura en outre deux bataillons du 10e de ligne (le 6e et le 7e),
Ces bataillons, complétés au moyen de la conscription, feront un total de 8,000 hommes, sans compter les troupes de la marine ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).

Le 16 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, voici l'organisation que je désirerais donner au corps d'observation d'Italie ...
On laisserait en Italie les régiments suivants :
RÉGIMENTS FRANÇAIS. — 22e d'infanterie légère, six bataillons ; 6e de ligne, trois ; 14e léger, trois ; 112e de ligne, cinq ; 13e, cinq ; 23e, deux ; les 5es bataillons des six régiments français composant les 13e et 14e divisions, six bataillons ; 10e de ligne, deux bataillons ; 20e, deux ; 7e, un ; 12e, un ; 1er léger, deux ; 3e, un ; 67e de ligne, un ; régiment illyrien, un ; 52e de ligne, cinq ; 102e, deux ; ce qui ferait en deçà des Alpes quarante-huit bataillons français, formant 30,000 hommes d'infanterie, lesquels seront complétés par la levée de la conscription qui va être faite, celle de 1812 ...
" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18340; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29370; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 400).

Le 26 décembre 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 20 décembre. Elle remarque que, dans la dernière situation que j'ai eu l'honneur de lui adresser, le nombre des malades des régiments d'infanterie est porté à environ 10.000, et, dans le calcul des hommes présents sous les armes que nous aurions à présenter à l'ennemi, Votre Majesté a déduit ces 10.000 hommes. Je lui demande la permission de lui observer que, dans ces 10.000 hommes, sont compris les galeux et les malades à la chambre et aux infirmeries régimentaires, qui forment à peu près 3.200 hommes, et qui doivent être mis avec les présents sous les armes.
Il y a un grand nombre de galeux dans les régiments. Les détachements venant de Belle-Isle, Walcheren, et même Strasbourg, étaient infectés de cette maladie; ils en ont laissé les traces dans les gîtes où ils ont couché et l'ont ainsi communiquée à la plupart des détachements qui les ont suivis. J'ai écrit aux préfets et aux commandants des départements en deçà du Rhin pour qu'ils eussent à prendre des mesures contre la propagation de ce mal, en faisant aérer et nettoyer avec soin les lieux où couchaient les militaires dans les différents gîtes; j'en ai informé le ministre de la guerre, en le priant d'ordonner des mesures dans l'intérieur.
Tous les détachements de réfractaires annoncés pour les régiments d'infanterie sont arrivés, et, si les bataillons de l'île de Ré n'ont pas été particulièrement désignés dans la situation du 1er décembre, c'est par un oubli qui sera réparé dans la situation du 15 décembre. Au reste, loin de produire3.000 hommes, ces bataillons n'ont fourni aux 30e, 67e, 33e et 61e que 1.116 hommes, dont 308 sont restés dans les hôpitaux de la route.
P.-S. — Tant que ces temps-ci continueront, on ne peut guère espérer voir de diminution dans le nombre des malades. Cette humidité occasionne beaucoup de rechutes; le vin seul pourrait les prévenir, mais il manque dans ce pays
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 425).

Le 1er janvier 1812, le 67e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Gênes (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).

Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, il y a dans la 27e division militaire les cadres des 3e et 4e bataillons du 7e de ligne et du 4e bataillon du 42e. Il y a dans la 28e division les cadres du 4e bataillon du 67e, du 101e et d'un bataillon suisse. Je désirerais compléter ces six bataillons, afin de pouvoir rendre disponibles la 14e demi-brigade provisoire, que j'enverrais à Udine remplacer le 13e régiment, et la 15e demi-brigade provisoire, que j'enverrais en Toscane remplacer le 112e ; cela me rendrait deux beaux régiments que je ferais venir à Vérone et de là à la Grande Armée. Cela aurait d'autant moins d'inconvénients que les 82e, 83e, 84e et 85e cohortes doivent à la fin d'août être habillées, exercées et avoir une couleur. Faites-moi connaître quel moyen on pourrait employer pour avoir les hommes nécessaires au recrutement de ces six bataillons ; car j'ai grande envie de faire venir à l'armée des troupes ayant un esprit entier et bien organisé, comme le 13e et le 112e. Je désirerais que ces deux régiments pussent être réunis en août à Vérone, pour arriver sur Berlin dans le courant de septembre. J'attendrai le rapport que vous me ferez là-dessus" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18926 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31151).

A Vilna, le 11 juillet 1812, l'Empereur décrète : "Il est accordé, par exception, une pension viagère de 450 francs à la dame veuve Chossat, demeurant à Metz, en considération des anciens services de son mari, le colonel Chossat, commandant de l'île de Goeree, mort le 8 novembre 1811" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1995 - Note : Sébastien Chossat, ancien soldat au Régiment d'Auxonne, devenu Colonel du 67e de Ligne).

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