Le 64e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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/ 1805
Le 21 septembre 1805 (4e jour complémentaire an 13), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "… Ainsi, sur quatorze régiments dont se compose le corps d'armée du maréchal Davout, neuf 3es bataillons feront partie de la réserve de Mayence. Il est également nécessaire de donner l'ordre aux 3es bataillons du corps d'armée du maréchal Soult de se rendre sur le Rhin pour faire partie de la réserve de Strasbourg. Vous en excepterez ceux qui sont destinés à rester à la réserve des côtes. Le 64e restera à Besançon ; mais il enverra régulièrement l'état de sa situation au maréchal commandant la réserve de Strasbourg, et il sera censé en faire partie ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9248 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10851).
Le 4e complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements pour les Divisions du 4e Corps de la Grande Armée. 4e Division. Le 64e Regiment de 1igne à Capsweyer (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
5e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
3e division. (La division portée ici resta 4e du 4e corps, et le 5e corps demeura à 2 divisions)
64e de Ligne, 2 Bataillons, 1675 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 11 vendémiaire an 14 (3 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit au Général Suchet : "… en partant d'Heilbronn, vous laisserez le 64e régiment de ligne dans cette ville pour y attendre l'arrivée du grand parc et suivre ses mouvements jusqu'à Ellwangen en lui servant d'escorte; dans cette dernière ville, le régiment recevra de nouveaux ordres.
En partant d'Heilbronn, votre division doit être pourvue en pain pour quatre jours, et avoir de la viande à sa suite, aussi pour quatre jours; faites accélérer, pour cet effet, la rentrée des réquisitions qui ont été faites dans l'arrondissement de cette ville, et donnez ordre à votre commissaire des guerres d'affecter le surplus de ce produit à la subsistance des troupes du parc et du 64e ; mais, faites-nous filer religieusement tout ce qui arrivera de Spire ou des bailliages de la rive droite éloignés d'Heilbronn, car je compte sur ces rentrées pour la subsistance des autres divisions.
Si je puis, je vous ferai laisser du pain à Ellwangen" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 690).
Le même 11 Vendémiaire an 14 (3 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Hall, au Maréchal Berthier : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence du mouvement que les divisions du 4e corps d'armée ont fait aujourd'hui ...
J'ai donné ordre au général Suchet de laisser à Heilbronn, pour y attendre le grand parc d'artillerie de l'armée, le 64e régiment. Ce régiment en fera l'escorte jusqu'à Ellwangen, où il recevra de nouveaux ordres …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 684).
"Ordre.
Du 12 vendémiaire an 14 (4 octobre 1805).
… Le 64e régiment suivra le mouvement du grand parc d'artillerie; les troupes d'artillerie, d'infanterie et de cavalerie, ainsi que les hommes de réquisition, conducteurs des chevaux emporteront du pain pour quatre jours en partant d'Heilbronn et prendront, pour cet effet, le produit des réquisitions qui ont été frappées dans cet arrondissement et dont M. le général Suchet a dû faire opérer la rentrée …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 748).
Le 17 Vendémiaire an 14 (9 octobre 1805), le Maréchal Berthier écrit, depuis Donauwörth, au Général Suchet : "Ordre à la division du général Suchet de partir pour se rendre à Wertingen sous les ordres de M. le maréchal Lannes.
Il laisse à Donauwörth le 64e régiment, et s'il n'est pas arrivé, il laisse le 3e bataillon du 34e.
Il se porte entre le pont et la Wörniz" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 396).
Le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Maréchal Soult écrit, depuis Augsburg, au Maréchal Berthier : "Monsieur le Maréchal et Ministre,
J'ai eu l'honneur de proposer à Votre Excellence le chef de bataillon Boy, pour occuper un des emplois de son grade vacants dans le 34e et le 64e régiment; mais ma demande n'ayant point été accueillie, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien faire délivrer à cet officier une commission pour être employé comme adjoint à l'état-major du 4e corps de la Grande Armée.
Le nombre d'officiers que Votre Excellence a retiré de cet état-major est si considérable, que ceux qui restent sont insuffisants pour faire le service; j'ai donc l'honneur de vous prier de nouveau, Monsieur le Maréchal et Ministre, de vouloir bien pourvoir à leur remplacement" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 482).
Le 19 Vendémiaire an XIV (11 octobre 1805), le Général Compans écrit, depuis Zusmarshausen, au Général Suchet : "… J'ai fait passer votre lettre au colonel du 64e; nous lui donnerons ici l'ordre de se diriger sur Burgau" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 565).
- Premier combat d'Albeck, 15 octobre 1805
Quelques jours plus tard (5 Brumaire an 14 - 27 octobre 1805), le Général Roger-Valhubert écrit depuis Landshut, au Maréchal Lannes : "Monsieur le Maréchal,
En présence des Russes, je dois bannir toute considération particulière, pour ne plus voir mon honneur compromis; ainsi, je représente à Votre Excellence que je suis fort mal placé sous les ordres de M. le général Suchet. A la journée d'Ulm, il abandonne sa division au moment où vous la faites charger sur le Michelsberg. Il se porte ensuite derrière le 17e léger à qui vous aviez ordonné d'aller prendre position en avant du bois situé à notre gauche, et voulant, sans doute, après cela, cesser de jouer le rôle d'un simple colonel, il m'envoie, deux fois, l'ordre de le rejoindre, sur ce point où il n'y avait rien à combattre ..... Si j'eusse obéi, Monsieur le Maréchal, qu'eussiez-vous pensé de moi !!!
Le général Suchet, vers la fin du jour, après avoir quitté le haut du Kaiser où il s'était porté ensuite, et d'où il avait précipité le 17e léger sur les murs d'Ulm, cherche sa division, rencontre la queue de ma colonne, m'enlève bien vite le 88e régiment et me fait ordonner de rester là avec le 64e régiment. Alors, Monsieur le Maréchal, je n'évitais nul danger, en ne suivant point votre mouvement sur Söflingen ; l'ennemi, qui, d'ailleurs, était rentré dans la place, ne tirait plus, et j'obéis à mon divisionnaire.
Je sais, Monsieur le Maréchal, qu'en me conformant à son ordre, je n'ai point été approuvé de Votre Excellence et j'en ai eu beaucoup de regret, et comme je suis moralement sur que ce qui est arrivé à la journée d'Ulm se renouvellera dans toutes les occasions semblables, je ne cesserai de vous prier de faire en sorte que je ne sois plus commandé par le général Suchet.
Comme je ne puis me décider à porter plainte contre un chef sans lui en donner connaissance, je vous prie de ne pas trouver mauvais que je lui envoie copie de la présente.
Agréez, je vous prie .....
ROGER-VALHUBERT.
P.-S. - A cette occasion, Votre Excellence se rappellera que vous aviez d'abord ordonné à ma brigade de fouiller ce bois et de s'établir en avant, mais, dès que vous vîtes que l'ennemi y était à peine fort de 300 hommes, et que déjà il se retirait, vous vous bornâtes à envoyer le 17e léger occuper sa position.
ROGER-VALHUBERT.
(En note : Le même jour, copie de la présente lettre fut portée et remise au général Suchet par mon aide de camp Desderides.- R.-V.)" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 797).
"5e CORPS D'ARMÉE.
Journée du 23 vendémiaire (15 octobre 1805).
… Division Suchet ... Le soir, la division s'établit ainsi qu'il suit :
... Le 64e, sur les hauteurs d'Ulm …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 799).
Les "Emplacements du 25 Vendémiaire (17 octobre) et variations du 26 (18 octobre)" indiquent que le 64e Régiment a 1 Bataillon à Donauwörth, 1 Bataillon à Augsburg (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 870 - En partie de la main de Mathieu Dumas).
Les "Emplacements du 27 vendémiaire an XIV (19 octobre 1805) au matin" indiquent que le 64e Régiment a 1 Bataillon à Donauwörth, 1 Bataillon à Augsburg à l'Etat-major pour l'escorte des prisonniers (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 950 - De la main du Colonel Vallongue).
"GRANDE ARMEE.
Emplacements du 1er brumaire an XIV (23 octobre 1805) ...
64e régiment d'infanterie. Dépôts de dragons. Partent de Nördlingen pour se rendre à Neuburg. - Le général Milet qui les commande y sera aux ordres du général Baraguey-d'Hilliers ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1075).
Un "Etat de situation des différents détachements envoyés par les bataillons de dépôt et qui doivent être arrivés à Spire le 18 brumaire et en partir le 19", signé par l'Adjudant commandant Petiet, indique, pour la 4e Division du 4e Corps d'Armée, que le détachement du 64e Régiment d'Infanterie de Ligne, fort de 52 hommes, Officiers compris, est arrivé le 26 Vendémiaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1170).
"Emplacements du 3 brumaire an XIV (25 octobre 1805).
... 21e dragons. Arrivant à Augsburg avec le parc.
64e régiment. " ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 188).
"Rapport sur le grand parc (26 octobre 1805).
… Le parc a pour ses travaux et son escorte :
5 compagnies d'artillerie à pied des 5e et 7e régiments;
3 compagnies d'artillerie à cheval des 5e et 6e régiments ;
1 compagnie et demie d'ouvriers;
l/2 compagnie d'armuriers ;
4 compagnies du 64e d'infanterie de ligne. Ces troupes ont fait le service de la place et celui des réquisitions.
Le parc une fois parti, il ne restera personne à Nördlingen ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 217 - Note : Par le Colonel Lebrun. Exécution de l'ordre donné le 24 octobre par l'Empereur).
Le 26 octobre 1805, le 64e comprend 40 Officiers, 1149 hommes et 7 chevaux à la 3e Division Suchet ; 4 Compagnies sont détachées au Grand parc d'Artillerie (Situation des divisions composant le 5e corps de la Grande Armée à l'époque du 4 brumaire an XIV (26 octobre 1805) in Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 755).
Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
5e Corps d'Armée. Commandant en chef. Maréchal LANNES. 3e Division du 5e Corps. Général de Division. Suchet. 17e Légère; 34e de Ligne; 40e de Ligne; 64e de Ligne; 88e de Ligne. Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
La "Situation des troupes composant le 5e corps de la Grande Armée, à l'époque du 15 brumaire an XIV (6 novembre 1805)" indique : État-major général. - Quartier général à Neumarkt.
Maréchal d'Empire commandant en chef. LANNES ...
Division aux ordres de M. le général Suchet.
2e Brigade.
64e de Ligne. 37 Officiers et 979 hommes prêts à combattre ; 571 hommes détachés sur les derrières ; 224 hommes aux hôpitaux (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 764).
Le 24 [Brumaire] (15 novembre 1805), à 3 heures du matin, Murat écrit, depuis Stockerau, à Napoléon : "... Sire, je vous prie de faire partir le 64e régiment de Vienne s'il s'y trouvait encore …" (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 151, lettre 2245).
Le même 24 Brumaire an 14 (15 novembre 1805), à midi, Murat écrit, depuis Gollersdorf, à Napoléon : "… Les troupes filent et sont très en mesure d'agir si nous rencontrons l'armée ennemie. Je prie Votre Majesté de ne pas oublier la 64e dont nous pourrons avoir besoin ..." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 152, lettre 2246).
Ce 15 novembre 1805, Davout reçoit l’ordre de remplacer Caffarelli par Friant au nord de Vienne. Il doit rechercher tous les isolés et les détachements des 4e et 5e Corps et les faire rejoindre, en même temps que le 64e Régiment de la Division Suchet, qui a tenu garnison dans Vienne jusqu’à ce jour (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 36).
- Austerlitz, 2 décembre 1805
Le 2 décembre 1805, entre 7 et 8 heures du matin, le 5e Corps et la Réserve de cavalerie prennent position à hauteur du centre. L’infanterie est rangée sur deux lignes de Bataillons en colonnes d’attaque avec 200 pas de distance. Les Bataillons d’un même Régiment sont accolés.
Le 17e Léger garde le Santon, et a détaché un poste à Bosenitz. Les Régiments de la Division Suchet sont disposés dans l’ordre suivant, de la gauche à droite : en première ligne, le 40e et le 34e ; en deuxième ligne, le 88e et le 64e ; la route d’Olmutz masse deux bataillons à gauche et six à droite. Dans la Division Caffarelli, la première ligne est formée, de gauche à droite, par le 30e et le 17e de Ligne, et le 13e Léger ; la seconde Ligne par le 61e et le 51e (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 185).
"A 3 heures, tout le plateau était dégarni", dit le Général Suchet. L’infanterie de sa Division se trouve alors sur la hauteur qui domine Kovalowitz : le 88e, passé en 1re ligne, fait face à ce village, à portée de fusil ; le 34e, le 40e et le 64e couronnent la hauteur ; le 30e et le 17e sont à cheval sur la route d’Olmütz, près de la poste de Posorzitz, ayant la cavalerie en avant d’eux. Les Russes se rallient, partie en arrière du ruisseau, au nord de Kovalowitz, partie sur la colline à l’ouest de ce ruisseau, en avant de l’étang (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 220).
/ 1806
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 5e corps du maréchal Mortier
2e division militaire
… Besançon 64e légère (note : comprendre de Ligne) Besançon ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin … La division du général Leval est composée de détachements des 10e et 26e d'infanterie légère, 3e, 40e, 58e, 4e et 34e de ligne, 17e et 24e d'infanterie légère (n’apparaissent pas dans la CGN et l'original), 18e, 64e, 57e et 88e de ligne : donnez ordre que cette division soit dissoute, et qu'elle se dirige, sans aucun séjour, par la route la plus courte, sur les bataillons de guerre ..." (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10478 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12461).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 64e [fera partir un détachement de] 400 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
Le 11 juillet 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "… J'ai nommé au commandement du 1er régiment de ma garde le colonel du 29e, Monserrat ; lieutenant- colonel, Donat, du 64e ; et le capitaine du 102e, Compère, major. Je prie Votre Majesté de me faire connaître si elle trouve bon que ces officiers acceptent ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 360).
/ 1807
Le 51e Bulletin de la Grande Armée, daté de Varsovie, le 14 janvier 1807, raconte : "… Nous ne dirons rien de la ridicule dépêche du général Bennigsen ; nous remarquerons seulement qu'elle paraît contenir quelque chose d'inconcevable. Ce général semble accuser son collègue le général Buxhoevden ; il dit qu'il était à Makow. Gomment pouvait-il ignorer que le général Buxhoevden était allé jusqu'à Golymin, où il avait été battu ? Il prétend avoir remporté une victoire, et cependant il était en pleine retraite à dix heures du soir, et cette retraite fut si précipitée qu'il abandonna ses blessés. Qu'il nous montre une seule pièce de canon, un seul drapeau français, un seul prisonnier, hormis 12 ou 15 hommes isolés qui peuvent avoir été pris par les Cosaques sur les derrières de l'armée ; tandis que nous pouvons lui montrer 6,000 prisonniers, 2 drapeaux qu'il a perdus près de Pultusk, et 3,000 blessés qu'il a abandonnés dans sa fuite. Il dit encore qu'il a eu contre lui le grand-duc de Berg et le maréchal Davout, tandis qu'il n'a eu affaire qu'à la division Suchet, du corps du maréchal Lannes. Le 17e régiment d'infanterie légère, le 34e de ligne, le 64e et le 88e sont les seuls régiments qui se soient battus contre lui. Il faut qu'il ait bien peu réfléchi sur la position de Pultusk, pour supposer que les Français voulaient s'emparer de cette ville ; elle est dominée à portée de pistolet …" (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 151 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 114 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11632).
Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il y a aux 64e, 40e et 14e des places vacantes que mon intention est de remplir par des élèves de Fontainebleau.
Présentez-moi ces nominations, Comme il y a beaucoup de places vacantes dans les régiments, au lieu de 24 de ces jeunes gens, vous pourriez n'en garder que 12, car avant tout il faut pourvoir les corps.
Il résulte de l'état de situation du 64e qu'il a 199 hommes détachés. Faites-moi connaître dans quels lieux ces hommes sont détachés" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14058).
Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, l'habillement du 64e est tout à son dépôt. Donnez ordre que trois cents hommes bien armés et en bon état partent du dépôt de ce régiment à Besançon pour se rendre à Varsovie et escorter l'habillement complet de leur régiment" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 879 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14065).
Le 16 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier : "… Donnez ordre au commandant de Bromberg de faire partir sans délai tout ce qu'il a appartenant au 17e léger, aux 21e, 34e, 40e, 64e, 88e, 100e et 103e, et de les diriger sur Varsovie …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11650 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14073).
Le 21 janvier 1807, Napoléon écrit depuis Varsovie, au Maréchal Berthier : "Donner ordre au général Guérin, à Lowicz, d'établir un atelier d'armuriers, pour faire les réparations les plus urgentes aux fusils de son dépôt ; en informer le général Songis, qui accordera quelques sommes pour ces dépenses. Donner ordre au même de faire partir pour Varsovie les détachements des 12e de ligne, 21e de ligne, 25e et 85e, des 100e, 103e, 21e léger, 28e idem, 34e, 40e, 64e, 88e et 17e léger, qu'il a à son dépôt, en les faisant marcher bien en ordre ; de choisir une église ou un lieu couvert afin de faire exercer les conscrits qui passent à son dépôt, et de s'y rendre fréquemment lui-même afin de s'assurer qu'on pousse leur instruction autant que possible ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11675 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14137).
Le 28 février 1807, Napoléon écrit, toujours depuis Osterode, au Général Dejean : "Le maréchal Kellermann a formé les 5e, 6e, 7e et 8e régiments provisoires, qu'il va m'envoyer.
Je préfère que les détachements viennent à l'armée ainsi organisés ; car autrement il n'y a ni ordre, ni discipline. J'ai ordonné que les quatre premiers régiments provisoires qui étaient à Berlin, et qui déjà sont dégrossis, soient dissous et envoyés à leurs corps.
J'ordonne que les 5e, 6e, 7e et 8e aillent à Berlin, et qu'il en soit formé un 9e, un 10e, un 11e et un 12e provisoires. Mais il est quelques corps, tels que le 64e de ligne et le 25e d'infanterie légère, qui ne sont point sous les ordres du maréchal Kellermann : ordonnez aux commandants des dépôts de ces régiments d'obéir aux ordres de ce maréchal, et d'envoyer tous leurs hommes disponibles à Mayence pour entrer dans les régiments provisoires. Dans cet ordre ne sont pas compris le 3e bataillon du 31e d'infanterie légère et les 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont en Poitou et en Bretagne, ni les 2e, 15e, 14e d'infanterie légère, 14e et 58e de ligne, qui sont à Paris, ni les douze 3es bataillons qui sont au camp de Boulogne ...
Vous ne ferez rien partir des 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont nécessaires en Bretagne. Vous ferez partir sur-le-champ 500 hommes du 3e bataillon du 14e de ligne, commandés par cinq officiers. Quant aux cinq autres bataillons qui sont à Paris, aussitôt qu'ils auront plus de 600 hommes sous les armes, vous en formerez un bataillon provisoire de cinq compagnies de 160 hommes par compagnie, ce qui fera un bataillon de 800 hommes, que vous ferez partir en poste pour Mayence, bien armé et bien équipé. Vous nommerez pour le commander un major ou un officier d'état-major ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11901 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14437).
Le même 28 février 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean : "Le maréchal Kellermann a formé les 5e, 6e, 7e et 8e régiments provisoires, qu'il va m'envoyer.
Je préfère que les détachements viennent à l'armée ainsi organisés ; car autrement il n'y a ni ordre, ni discipline. J'ai ordonné que les quatre premiers régiments provisoires qui étaient à Berlin, et qui déjà sont dégrossis, soient dissous et envoyés à leurs corps.
J'ordonne que les 5e, 6e, 7e et 8e aillent à Berlin, et qu'il en soit formé un 9e, un 10e, un 11e et un 12e provisoires. Mais il est quelques corps, tels que le 64e de ligne et le 25e d'infanterie légère, qui ne sont point sous les ordres du maréchal Kellermann : ordonnez aux commandants des dépôts de ces régiments d'obéir aux ordres de ce maréchal, et d'envoyer tous leurs hommes disponibles à Mayence pour entrer dans les régiments provisoires ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11901 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14437).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
5e corps
... 64e de ligne ...
Dépôts à Varsovie ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).
Le 11 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin ... Je vous ai écrit aussi pour faire diriger sur Mayence tous les détachements du 64e, du 25e légère, du 14e de ligne, du 72e et du 55e, hormis ceux des régiments qui sont à Paris et à Boulogne qui n’entrent pas dans la formation des régiments provisoires. Écrivez au ministre Dejean pour qu’il vous fasse connaître quand ces détachements partiront" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14566).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Berthier : "... Donnez ordre que la compagnie du 64e qui est à Erfurt se rende à Posen ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12053 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14634).
Le 22 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, mon intention est de compléter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs de la division Oudinot à un effectif de 150 hommes. Je désire en conséquence que vous fassiez réunir, conformément au tableau ci-joint, différents détachements d'hommes. De 5 pieds 4 pouces pour les grenadiers et de 4 pieds 11 pouces ou 5 pieds bien constitués pour les voltigeurs. Ces détachements peuvent partir sans sous-officiers, en désignant les meilleurs sujets pour en faire les fonctions pendant la route. Après en avoir passé la revue et avoir pourvu à ce que leur habillement et armement soient parfaitement en état, vous les ferez conduire par des officiers d'état-major, pour Thorn ...
64e de ligne 55 [Pour les grenadiers] 29 [Pour les voltigeurs] ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14811).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 64e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann : "Mon cousin ... … Vous pouvez appeler quelque chose du 64e, 25e légère et d'autres régiments qui ne sont pas dans votre commandement ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).
Le 30 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, j'ai fait sur les états de situation suivantes au 1er avril les observations suivantes :
... Le 64e régiment a 489 hommes. Faites-en partir une compagnie complétée à 200 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1080 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15472).
Le 12 mai 1807, "Le capitaine de grenadiers Laurin, du 64e, avait été entouré dans sa redoute de Bialobregy par une nuée de cosaques et un bataillon ; seul avec son faible détachement, il résiste par un feu des plus vifs, repousse une sommation de se rendre qu'on ose lui faire et contraint l'ennemi à se retirer" (Notice du Général Beker, 5e Corps - Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 62).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 64e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Composition de l'Aile droite, 5e Corps du Maréchal Masséna, le 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Suchet : 17e Léger, 34e (3 bataillons), 40e, 64e et 88e de Ligne, 11 Bataillons, 18 pièces, 7540 hommes.
2e Division, Général Gazan : 21e et 28e Légers, 100e (3 Bataillons) et 103e de Ligne (3 Bataillons), 10 Bataillons, 17 pièces, 6219 hommes.
Artillerie : 369 hommes.
Division bavaroise, (Prince royal de Bavière), Général de Wrède : 2e, 3e, 4e, 7e, 13e et 14e Régiments de Ligne ; 3e et 4e Bataillons légers, Bataillon Braun ; 15 Bataillons, 18 pièces, 10468 hommes ; 2e
Dragons, 3e Chevau-légers, 4 Escadrons, 803 hommes.
Cavalerie légère, Général Montbrun : 9e et 10e Hussards, 21e Chasseurs, 9 Escadrons, 667 hommes.
5e Division de Dragons, Général Lorge : 13e, 22e, 15e et 25e Régiments, artillerie ; 12 Escadrons, 3 pièces, 1645 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
Le 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère ; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e, 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 21).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 64e de Ligne fait partie du 3e Arrondissement; 6e Division militaire. Besançon (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 13 février 1809, l'Empereur donne l'ordre à Clarke de "compléter les douze demi-brigades du corps du général Oudinot" à l'aide de douze Bataillons de marche tirés des Dépôts. Napoléon écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
... Le 12e bataillon sera composé de deux compagnies du 64e, de deux du 102e, et de deux du 103e.
Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg.
Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds.
Si les dépôts ne pouvaient compléter ces compagnies, ils en enverront toujours les cadres, avec tout ce qu’ils ont de disponible, et vous ferez connaître ce qui manquerait, afin que je le fasse tirer des conscrits de ma Garde.
Vous donnerez ordre que tous les détachements de ma Garde qui doivent partir de Paris, pour porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet, soient prêts à partir le 15 pour se rendre à Strasbourg. Ils seront formés en bataillons de marche. Vous prescrirez aux différents commandants de ma Garde d’en passer la revue, de n’envoyer que des hommes qui sachent faire l’exercice à feu, et de les faire habiller de l’uniforme d’infanterie légère, avec les boutons des régiments où ils doivent entrer ; on me les présentera à la parade du 16, et ils partiront le 17.
J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg.
Si le général Claparède est encore à Paris, donnez-lui l’ordre de se rendre à Strasbourg pour y attendre ces détachements, et exécuter les ordres qui lui seront donnés. Il sera chargé de mener cette colonne.
Par ce moyen, il y aura entre Strasbourg et Augsbourg de quoi compléter les 12 brigades du corps du général Oudinot, à 12 compagnies chacune, c’est-à-dire à 20 000 hommes. Comme il y aura 12 demi-brigades, il faudra 36 chefs de bataillon et adjudants-majors. Présentez-moi la nomination de ceux qui manquent, et vous les dirigerez sur Strasbourg, pour de là rejoindre le corps. Il faudra 12 majors, le corps en a huit ; c’est quatre à envoyer. Il faut 6 généraux de brigade ; faites-moi connaître ceux qu’il faudrait envoyer.
Il faut à chaque division 18 pièces de canon, c’est-à-dire 36 pour les 2 divisions. Le corps en a 18 ; faites-moi connaître la situation du parc de l’armée du Rhin, et s’il peut fournir les 18 autres pièces.
Ainsi, à la fin de mars, j’aurai au corps du général Oudinot 20 000 hommes, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, une compagnie de pontonniers, un colonel du génie, trois officiers du génie, 6 000 outils attelés, 40 caissons d’infanterie, 20 par division, la division de cuirassiers Espagne, et la brigade de cavalerie légère composée de 3 régiments que j’ai attachés à ce corps. Ce qui fera un corps de près de 30 000 hommes.
Il faut qu’il y ait un commissaire des guerres par division, et deux adjoints, et les chefs de service nécessaires. L’armée du Rhin a en personnel de quoi organiser tout cela ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2767 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20016 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 61).
Le 15 février 1809, le Ministre de la Guerre adresse son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution des dispositions prescrites par sa lettre du 13 de ce mois, je viens de donner l'ordre à M. le général Oudinot de ne former provisoirement qu'à deux divisions, au lieu de trois, le corps d'armée qu'il commande. Ces deux divisions seront composées, ainsi que Sa Majesté l'a ordonné, de la manière suivante, savoir :
1re division.
1re 1/2 brigade d'infanterie légère ; 3e id. ; 1?e de ligne ; 2e id. ; 3e id. ; 4e id.
2e division.
2e 1/2 brigade d'infanterie légère ; 4e id. ; 5e id de ligne ; 6e id. ; 7e id. ; 8e id.
Le général de division Claparède commandera l'une de ces divisions.
J'ai prévenu le général Oudinot que les 4es bataillons qui doivent composer son corps ne pouvant fournir en ce moment que deux compagnies de fusiliers au grand complet, chacun de ces bataillons sous ses ordres ne sera provisoirement composé que de la compagnie de grenadiers , de la compagnie de voltigeurs et des deux premières compagnies de fusiliers formant 560 hommes par bataillon, 1,680 hommes par demi-brigade, 10,000 hommes par division et 20,000 pour le corps entier.
J'ai expédié les ordres pour faire diriger sur Strasbourg les 1re et 2e compagnies de fusiliers de tous ces 4es bataillons complétées à 140 hommes chacune et munies d'une capote et de trois paires de souliers par homme. Huit de ces 4es bataillons avaient encore leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs dans l'intérieur et je leur ai pareillement donné l'ordre de se rendre à Strasbourg, ce sont celles des 24e de ligne qui est à Lyon, 16e légère qui est à Mâcon, 28e, 46e, 50e, 75e qui sont à Boulogne, 100e et 103e qui sont à Metz.
Toutes ces compagnies, à leur arrivée à Strasbourg, y seront réunies formées en 12 bataillons de marche de la manière prescrite par Sa Majesté et mises sous le commandement du général de division Claparède qui se trouvait à Paris et qui a l'ordre de se rendre à Strasbourg où il attendra de nouveaux ordres.
Je joins ici l'état de ces compagnies indiquant les époques de leur arrivée à Strasbourg et leur formation en bataillons de marche.
Dans le cas où les dépôts ne pourraient en ce moment compléter à 140 hommes chacune de ces compagnies, j'ai ordonné qu'on en fit néanmoins partir les cadres avec tous les soldats disponibles au dépôt et qu'on me fit connaître sans aucun délai ce qui pourrait leur manquer, j'aurai l'honneur d'en rendre compte à Sa Majesté à mesure que les rapports me parviendront.
Les détachements de la garde impériale destinés à porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet partiront de Paris le 17 février formés en 2 bataillons de marche, l'un d'infanterie légère fort de 643 hommes, l'autre d'infanterie de ligne fort de 814 hommes, en tout 1,457 hommes, ils arriveront le 9 mars à Strasbourg. Ces deux bataillons seront présentés à Sa Majesté demain, 16 , à la parade.
Je donne des ordres pour compléter à 6 le nombre des généraux de brigade du corps du général Oudinot, celui des majors à 12 , celui des chefs de bataillon et adjudants-majors à 36. J'ordonne en même temps des dispositions pour compléter à 36 pièces le nombre des bouches à feu du corps du général Oudinot, savoir 18 par division, et pour organiser son administration à raison d'un commissaire des guerres par division et deux adjoints avec les chefs de service nécessaires pris dans l'administration de l'armée du Rhin ...
Au moyen de ces dispositions, il y aura entre Augsbourg et Strasbourg de quoi compléter les 12 1/2 brigades de ce corps d'armée à 12 compagnies chacune et ce corps aura ainsi, vers la fin de mars, 20,000 hommes d'infanterie, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d'artillerie , une compagnie de pontonniers, un colonel et trois officiers du génie, deux compagnies de sapeurs, 6,000 outils sur des voitures attelées, 40 caissons d'infanterie dont 20 par division, la division de cuirassiers du général Espagne, la brigade de cavalerie légère, ce qui fera un corps de près de 30,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 65). Cette lettre est suivie d'un "État des bataillons de marche destinés à rejoindre le corps du général Oudinot et qui sont dirigés sur Strasbourg" qui indique : 12e Bataillon de marche du Corps du Général Oudinot, 1ère et 2e Compagnies de Fusiliers du 64e de Ligne; Grenadiers et Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies du 100e de Ligne; 1re et 2e Compagnies du 103e de Ligne; chacune à 280 hommes; celles du 64e doivent partir de Besançon le 2 mars, pour arriver le 10 mars à Strasbourg.
- 1809, formation d'un Corps de Réserve
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... Le 10e sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 3e, 4e, 18e, 63e, 24e, 64e. Il se réunira à Strasbourg ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du corps de réserve de l'armée du Rhin. Feuille nº 2" indique :
Corps de Réserve de l’Armée du Rhin, Général Oudinot.
Quartier général du Corps du Général Oudinot : Augsbourg (du 5 au 16 mars).
2e DIVISION : Général Tharreau.
8e ½ brigade de ligne. Augsbourg et les environs (du 5 au 16 mars 1809).
64e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 215 hommes ; Conscrits de la Garde, 66 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
100e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 560 hommes.
103e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 560 hommes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 9).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
12e bataillon de marche.
64e de Ligne, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 4e Bataillons, 280 demandés, 258 mis en marche. Itinéraire : Cernay le 5. Colmar le 6. Colmar le 7. Schelestadt le 8. Erstein le 9. Strasbourg le 10. Biberach le 11. Hornberg le 12. Rottweil le 13. Bahlingen le 14. Riedlingen le 15. Ehingen le 16. Ulm le 17. Günzbourg le 18. Zusmarshausen le 19. Augsbourg le 20 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 9 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un état que j'ai fait dresser du corps du général Oudinot. Faites-le rectifier, s'il y a des erreurs ... " (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2907 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20307; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 213).
Situation de la Division Oudinot au 9 mars 1809 (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20309; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 214) :
Divisions |
Brigades |
1/2 Brigades |
Bataillons |
Présents |
Détachements tirés des conscrits de la Garde |
Compagnies de fusiliers formant les 12 premières compagnies de marche |
Détachement formant le 13e bataillon de marche |
Totaux
|
Manque au complet de 560 par brigade |
Excédent sur le complet |
|
| Par bataillon
|
Par 1/2 brigade
|
||||||||||
2e division général Tharreau |
3e brigade le général |
8e 1/2 brigade d'inf. légère Major Cardineau | 64e de ligne |
215 |
66 |
258 252 262 |
|
539 502 512 |
1533 |
21 |
|
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 11e demi-brigade.
1er bataillon.
3 compagnies du 3e de ligne.
3 compagnies du 4e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 18e de ligne.
3 compagnies du 63e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 24e de ligne.
2 compagnies du 64e de ligne.
2 compagnies du 57e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 10 avril, les 5e et 6e Compagnies du 4e Bataillon (280 hommes) quittent le Dépôt de Besançon; elles doivent être rendues le 17 avril à Strasbourg pour faire partie du 12e Bataillon de marche (d'après le "MOUVEMENT des 5e et 6e compagnies des 4es bataillons appartenant à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'armée du Rhin, pour se rendre à Strasbourg, où elles seront formées en bataillons de marche et envoyées de là en Allemagne pour y rejoindre leurs corps" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 419).