Le 58e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Avertissement et remerciements :

Le 21 Fructidor an XIII [8 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major généal de la Grande Armée : "Mon cousin ...
Le 15e d'infanterie légère, et les 18e et 58e de ligne ne faisaient pas partie de l’armée des Côtes, et cependant font aujourd'hui partie de la Grande Armée. Il est nécessaire que vous leur fassiez fournir des capotes et des souliers
" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10760).

Le même 21 fructidor an 13 (8 septembre 1805), le Maréchal Berthier écrit à M. Gérard : "... Porter le 58e pour 2 bataillons dans la division Gazan" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 311).

Le Général de Brigade, Chef de l'Etat-major général du 5e Corps d'armée, écrit, le 4 vendémiaire an 14 (26 septembre 1805), depuis Rastatt, au Maréchal Berthier : "... Le 1er vendémiaire, la division de grenadiers, aux ordres de M. le général Oudinot, occupait Strasbourg et les cantonnements dont le détail suit : 1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIÈRES.
Bataillon d'élite du 13e régiment de ligne. Strasbourg.
Id. 58e id, Strasbourg.
Id. 9e id. Strasbourg.
Id. 81e id. Strasbourg ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 394).

Le Rapport du Général Compans au Maréchal Berthier indique qu'à la date du 3 Vendémiaire (25 septembre), "toute la division commandée par ce général, ainsi que celle de cavalerie et 12 bouches à feu, sont parties de Strasbourg à 3 heures du matin, ont passé le Rhin sur le pont de Kehl et ont marché, par diverses routes, pour aller occuper, le soir, les cantonnements dont le détail suit :
1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIÈRES.
Bataillons des 9e et 81e de ligne. Bühl.
Id. 13e et 58e id. Steinbach ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 404).

Le Rapport du Général Compans au Maréchal Berthier indique : "Le 4 (26 septembre), à 2 heures du matin, la 4e compagnie du 2e bataillon de sapeurs et le bataillon d'élite du 9e régiment de ligne ont eu ordre de partir de Bühl et de se diriger sur Freudenstadt, à l'effet d'occuper ce poste, dans le cas où il ne le serait pas par l'ennemi, et de l'enlever, dans le cas où il ne le serait que par des forces inférieures.
A la même heure, un escadron du 9e de hussards est parti en reconnaissance sur la route de Rastatt à Ettlingen.
A 6 heures du matin, le reste du corps d'armée s'est mis en mouvement, s'est dirigé sur Rastatt et a pris ses cantonnements ainsi qu'il suit :
1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIERES.
Bataillon du 13e de ligne. Rastatt.
Id. 58e id. Rastatt.
Id. 81e id. Muggensturm ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 404).

"ORDRE.
Strasbourg, 7 vendémiaire an XIV (29 septembre 1805), 9 heures du soir.

… ORDRE AU CORPS DE M. LE MARÉCHAL LANNE
… Ordre au 58e régiment de partir demain 8 à huit heures du matin pour escorter l'artillerie du général Gazan et celle du parc du maréchal Lannes dont il suivra le mouvement jusqu'à sa réunion avec la division.
Tous ces ordres seront adressés au général de division Gazan qui est à Strasbourg.
Prévenir M. le maréchal Lannes des ordres ci-dessus donnés au général Gazan, à l'artillerie et au 58e régiment ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 190).

"Ordre au corps de M. le maréchal Lannes (Minute).
Strasbourg, le 7 vendémiaire an XIV (29 septembre 1805), à 9 heures du soir.
… Prévenir M. le maréchal Lannes des ordres ci-dessus donnés au général Gazan, à l'artillerie et au 58e régiment ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 436).

Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
5e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
1re division. (Grenadiers et voltigeurs).
1er régiment d'élite. Bataillon du 13e de Ligne, 684 hommes
du 58e id. 747 hommes.
2e division.
58e de Ligne, 2 Bataillons, 1000 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).

Le Maréchal Berthier écrit, depuis Strasbourg, le 9 Vendémiaire an XIV (1er octobre 1805), au Général Andréossy : "Général,
L'Empereur ordonne que le régiment de dragons, qui est au quartier général de la Grande Armée, rejoigne sa division de dragons, le 10 vendémiaire, attendu qu'à cette époque le détachement appelé des différents corps pour former la gendarmerie du quartier général sera arrivé.
Donnez de suite les ordres nécessaires pour l'exécution de ce mouvement ...
Prévenez l'intendant général de ces dispositions
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 388 - Il s'agit du 21e. Un détachement de 30 hommes de ce Régiment doit encore escorter le convoi de vivres qui est à la suite du Quartier général, et auprès duquel se trouvent des hommes du 58e de Ligne qui doivent rejoindre leur Corps).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Rapport du 9 au 10 vendémiaire an XIV (1er au 2 octobre 1805).
Le corps d'armée a quitté le 9 (1er octobre), à 5 heures du matin, ses cantonnements de la veille et s'est dirigé par Vaihingen sur Ludwigsburg, où il a pris les cantonnements dont le détail suit :
Division de grenadiers ...
Bataillons des 13e et 58e à Kornwestheim et Stammheim ...
D'après les renseignements que l'on a sur l'ennemi, il parait qu'il n'a pas de gros corps de troupes entre Ulm et le point occupé par le 5e corps, et qu'il continue à se fortifier dans cette position.
Nos troupes légères, placées sur la rive droite du Neckar, n'ont aperçu, jusqu'à présent, aucun poste ennemi.
COMPANS
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 452).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Rapport du 10 au 11 vendémiaire an XIV (2 au 3 octobre).
Le corps d'armée a quitté le 10 (2 octobre), à 10 heures du matin, ses cantonnements de la veille pour prendre les suivants :
Division de grenadiers.
Id. 58e. Hofen ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 625).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Rapport du 12 au 13 vendémiaire an XIV (4-5 octobre).
Gmünd, le 13 vendémiaire an 14 (5 octobre 1805)
J'ai l'honneur de vous rendre compte que le corps d'armée a quitté le 12 (4 octobre), à 6 heures du matin, les cantonnements qu'il avait pris la veille, pour se diriger par Waiblingen sur Schürndorf; il a pris le soir du 12 (4 octobre), les cantonnements suivants :
2e DIVISION.
Id. 100e id. Beutelsbach.
Id. 58e id. Id.
Id. 58e id. Endersbach ...
Compans
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 744).

Le 27 Vendémiaire an 14 (19 octobre 1805), le Général Ménard, commandant la 6e Division militaire, écrit, depuis son Quartier général, à Besançon, au Ministre de la Guerre : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que ...
Le 26 sont arrivés à Besançon et partis le 27 d'idem, 61 conscrits de la Côte-d'Or sous la conduite de 3 sous-officiers, pour joindre le 58e régiment de ligne à Schelestadt ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 737 - Note : Le Décret du 24 Floréal an 13 appelle 15000 conscrits de la réserve de l'an 13).

Le 58e de Ligne, fort de 3 Bataillons, fait partie des troupes présentes à la reddition de cette place et à la sortie de la garnison autrichienne, prisonnière de guerre (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 977 In : Bugeaud à Mlle de la Piconnerie. Linz, le 16 brumaire. - D'Ideville, Le Maréchal Bugeaud, t. 1, p. 73).

Le 26 octobre 1805, le Bataillon du 58e comprend 22 Officiers et 720 hommes à la Division des Grenadiers ; par ailleurs, à la 2e Division aux ordres du Général Gazan, le 58e a 48 Officiers, 941 hommes et 10 chevaux (Situation des divisions composant le 5e corps de la Grande Armée à l'époque du 4 brumaire an XIV (26 octobre 1805) in Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 755).

Le 5 Brumaire an 14 (27 octobre 1805), le Général Compans écrit, depuis Landshut, à l'Adjudant-commandant Humbert : "M. le Maréchal commandant en chef vous charge, Monsieur l'Adjudant-commandant, de rester ici avec quatre compagnies du 58e régiment, qui vous seront remises, d'après l'ordre ci-joint à l'adresse du général Gazan. Vous serez chargé ici, jusqu'à nouvel ordre, de surveiller la rentrée dans les magasins et l'expédition sur le corps d'armée de 25,000 rations de pain par jour, que la commune doit fournir jusqu'à nouvel ordre; elle devra fournir en conséquence les moyens de transport dont vous aurez besoin.
Je vous ferai connaitre la marche du corps qui se rend aujourd'hui à Vilsbiburg et aux environs; c'est sur cet endroit que vous dirigerez, jusqu'à nouvel ordre, vos convois, escortés par des détachements des compagnies du 58e commandés par des officiers. Avec ces compagnies, vous aurez le moyen de bien garder vos magasins et d'y faire régner une bonne police.
Rien ne doit être pris ici par les troupes qui y passeront, qu'une ration de pain et une de viande, que M. le Maréchal vous autorise à leur fournir. Si, au lieu de pain, vous pouviez faire confectionner du biscuit, vous rendriez un grand service au corps d'armée.
M. le Maréchal compte sur votre zèle, votre activité et votre énergie
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 238).

Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
5e Corps d'Armée.
Commandant en chef. Maréchal LANNES.
1re Division du 5e Corps.
Général de Division. OUDINOT.
2e Bataillon de Sapeurs ;
1er Régiment de ligne : 13e et 58e Bataillons;
2e Régiment de ligne: 9e et 81e Bataillons;
3e Régiment d'infanterie légère : 2e et 3e Bataillons;
4e Régiment d'infanterie légère : 28e et 31e Bataillons;
5e Régiment d'infanterie légère : 12e et 15e Bataillons.

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
5e Corps d'Armée.
Commandant en chef. Maréchal LANNES.
2e Division du 5e Corps.
Général de Division. GAZAN.
4e d'Infanterie légère;
100e de Ligne;
103e de ligne;
58e de ligne.

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

Le 8 Brumaire au 14 (30 octobre 1805), le Général Compans ordonne, depuis Braunau, au Chef de Bataillon Lévêque, du 17e Régiment d'infanterie légère : "Le Général de brigade chef de l'état-major du 5e corps, en vertu des dispositions arrêtées par M. le Commandant en chef, ordonne à M. Lévêque, chef de bataillon à la suite du 17e régiment d'infanterie légère, de prendre de suite le commandement de la place de Braunau.
M. le Maréchal attend du zèle et de l'énergie de M. Lévêque, que la police la plus parfaite régnera dans la place.
Que les magasins de tout genre seront soigneusement gardés, et que tout ce que l'ennemi a abandonné ici et qui pourrait être épars sera réuni et bien conservé.
Quatre compagnies du 58e régiment vont être mises à la disposition du chef de bataillon Lévêque pour former la garnison de la place; aussitôt qu'elles seront arrivées, il fera relever les postes occupés par les détachements des 28e et 31e légères; il les renverra à leurs corps.
M. le commandant Lévêque fera garder soigneusement les postes qu'il y établira, avec la consigne expresse de ne laisser entrer aucune troupe qui n'aurait pas l'ordre d'y entrer.
Il n'y laissera non plus entrer de voitures, ni de bagages, qui n'appartiendraient pas à Sa Majesté l'Empereur, à Son Excellence le Ministre de la Guerre ou à leur suite.
M. l'adjudant-commandant Decouz donnera au chef de bataillon Lévêque des renseignements sur les divers magasins et établissements militaires qui existent dans la place
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 326).

Le 58e, moins son Bataillon d'élite, est désigné le 9 Brumaire pour tenir garnison dans Braunau. Ordre est donné de renvoyer à Braunau le Bataillon présent à la Division Gazan ; les quatre Compagnies restées en arrière sont rappelées par l'intermédiaire du Général Lauriston et de l'Adjudant-commandant Humbert-Mallard (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 353).

"Braunau, 9 brumaire an XIV (31 octobre 1805).
Toutes les administrations qui sont restées à Augsbourg, en partiront sur-le-champ pour se rendre à Munich. Braunau sera mis en état de défense ; le général Lauriston est nommé gouverneur de cette place ; le 58e régiment de ligne, excepté le bataillon d'élite, formera la garnison. L'Empereur donnera ses ordres pour que, le plus tôt possible, les dépôts établis sur le Danube rejoignent les dépôts établis sur l'Inn
" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 5355).

"État-major général - Ordre du jour.
Au quartier général à Braunau, le 9 brumaire an 14.
… Tout le 58e régiment de ligne, excepté le bataillon d'élite, formera la garnison de la place de Braunau ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 368).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Journée du 9 brumaire an XIV.
Le corps d'armée se mit en mouvement au point du jour pour aller passer l'Inn à Schärding. Le pont n'étant pas encore rétabli et les bateaux qui étaient devant cette place étant employés au passage de la brigade de cavalerie légère aux ordres du général de brigade Milhaud, le général Oudinot ne put faire passer que très peu de troupes, dans la soirée, sur la rive droite de l'Inn.
Le corps d'armée bivouaqua la nuit dans l'ordre suivant :
… Division Gazan : 4e régiment d'infanterie légère à Gening (Goging ?); 100e régiment d'infanterie à Wilting (Würding ?) ; 58e et 103e régiments d'infanterie à Munster (Rothalmünster ?) ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 353).

Le 10 Brumaire an XIV, Andréossy écrit, depuis Braunau, à Lauriston : "Vous voudrez bien, Monsieur le Gouverneur, conformément aux intentions de Sa Majesté et aux ordres de Son Excellence le Ministre de la guerre, Major général, diriger aujourd'hui sur Munich, avec une compagnie d'escorte du 38e régiment de ligne, les prisonniers de guerre qui ont été amenés hier à Braunau et dont l'état est ci-joint.
J'écris au colonel Passinges, commandant à Munich, de les faire partir pour Spire, en suivant la route d'étapes et de renvoyer de Munich à Braunau la compagnie d'escorte du 38e. Il ne pourra dans aucun cas la retenir. Veuillez, Monsieur le Gouverneur, donner vos ordres pour l'exécution des dispositions ci-dessus
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 408 - Note : Il faut lire 58e).

"Ordre du jour.
Place de Braunau, le 12 brumaire an 14.
Le 58e régiment sera rassemblé à 10 h. 15 du matin, sans armes, pour être conduit à la messe en ordre et avec la musique qui jouera pendant le service divin.
Vu les travaux de la place, les canonniers et sapeurs seront exempts de s'y trouver.
Le commandant de la place commandera cinq détachements du 58e régiment, et 25 hommes chaque fois, officiers compris. Chacun de ces détachements sera commandé par un officier.
Il sont destinés à former la garnison des cinq lunettes qui couvrent la place.
L'officier commandant chaque détachement aura le commandement spécial de chaque lunette, dont la défense lui est confiée et dont il est personnellement responsable.
A la retraite de la place, il fera rentrer tout son détachement, à l'exception des factionnaires nécessaires dans le blockhaus, qui lui servira de caserne, où il se renfermera. Il ne souffrera sous aucun prétexte que des soldats s'éloignent de ce poste, qui est un poste de guerre.
Le commandant de la place enverra tous les matins au gouverneur le rapport de tout ce qui se sera passé de nouveau dans les vingt-quatre heures, et s'il arrivait dans la journée quelque événement extraordinaire et intéressant pour la sûreté de la place, il en ferait prévenir le commandant sur-le-champ.
Les garnisons de chaque lunette travailleront et dirigeront les ouvriers qui seront occupés à palissader leurs lunettes respectives.
L'officier commandant le détachement désignera un sous-officier, qui servira de garde-magasin et sera responsable des effets confiés à sa garde.
En cas d'alerte, une partie des soldats se portera aux canons, pour servir d'auxiliaires aux pièces.
L'officier commandant le détachement enverra tous les matins, à 9 heures, les hommes nécessaires pour la distribution des vivres, chauffage et autres fournitures qui leur reviennent.
La garnison de chaque lunette sera relevée tous les sept jours.
Le présent ordre restera entre les mains de chaque officier commandant, qui le lira tous les jours à la garnison
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 475).

Le 15 Brumaire an XIV, Berthier écrit, depuis Linz, à Lauriston : "… Comme vous avez, dans le 58e régiment un grand nombre d'officiers et de sous-officiers, vous en placerez partout où il sera nécessaire ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 571).

La "Situation des troupes composant le 5e corps de la Grande Armée, à l'époque du 15 brumaire an XIV (6 novembre 1805)" indique : État-major général. - Quartier général à Neumarkt.
Maréchal d'Empire commandant en chef. LANNES ...
Division de Grenadiers aux ordres du Général de Division Oudinot.
1ère Brigade Mortières.
58e de Ligne. 22 Officiers et 630 hommes prêts à combattre ; 85 hommes détachés sur les derrières ; 48 hommes aux hôpitaux (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 764).

"Ordre.
Place de Braunau, le 18 brumaire an 14.
Dorénavant, il ne sera pas fait de distribution de paille dans les casernes sans un ordre signé de moi. L'on fera retirer la paille qui se trouve dans les blockhaus, excepté dans la caserne du 58e régiment, des sapeurs et des canonniers.
Il y aura dans chaque caserne un officier de police; il sera responsable de tous les événements qui s'y passeront. Lorsque les poêles seront allumés, il n'y aura jamais plus de deux bûches; lorsque dans la visite il s'en trouvera davantage, l'officier de police et les sous-officiers de garde dans les casernes seront sévèrement punis.
Dans aucun cas, il n'y aura de chandelle allumée, et l'on ne permettra pas de fumer dans l'intérieur de la caserne. Celui qui contreviendra à cet ordre sera sévèrement puni et conduit au cachot pour y être jugé comme incendiaire. Il y aura pour chaque caserne des lanternes fermantes, suivant la grandeur de la caserne. Lorsque des militaires arriveront après 5 heures du soir, ils ne seront pas envoyés dans les casernes, mais il leur sera donné des logements en ville pour une nuit; l'état de ces logements sera conservé et ces hommes seront casernés le lendemain matin.
Le chef d'état-major, le commandant de la place, le commissaire des guerres et les chefs des différents corps tiendront la main à l'exécution des prescriptions du présent ordre, toutes signées par le gouverneur. Elles seront affichées à toutes les portes des casernes, dans leur intérieur et dans tous les postes et corps de garde de la place.
Le Gouverneur de Braunau,
LAURISTON
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 664).

"Ordre du 20 brumaire.
En vertu de l'ordre du jour de la Grande Armée, en date du 16 brumaire, il sera organisé une commission militaire dans la place de Braunau. Elle sera composée de :
MM. Sénarmont, président, colonel d'artillerie;
Lusignan, chef de bureau au 58e régiment;
Decouy, capitaine au 2e régiment de chasseurs;
Tyrel, capitaine au 58e régiment;
Carré, lieutenant au 58e régiment ;
Couturier, sous-lieutenant au 58e régiment;
Mainville, sous-lieutenant au 12e régiment de chasseurs.
M. le capitaine Tyrel, membre de la commission, remplira les fonctions de rapporteur.
M. Latouche, fourrier de la 3e compagnie du 12e régiment de chasseurs, fera les fonctions de greffier.
La commission militaire jugera, suivant les délits et peines, les militaires qui y seront traduits et qui se seraient rendus coupables de crimes.
Les décisions et jugements seront portés au gouverneur de la Haute-Autriche.
Le commandant de la place de Braunau donnera un local convenable pour les séances de la commission et tiendra la main à l'exécution du présent ordre.
LAURISTON
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 700).

/ 1806

Le 11 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin … Les régiments qui ont le plus besoin de se refaire sont le 15e d'infanterie légère et le 58e de ligne. Donnez ordre que ces régiments rentrent en France, où ils se dirigeront sur les garnisons définitives qu'ils doivent occuper. Les bureaux de la guerre enverront leur route" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10348 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12274).

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
… J'ai donné l'ordre au 15e d'infanterie légère et au 58e de ligne de se rendre à Spire. Envoyez-leur l'ordre de se rendre à Paris ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin … La division du général Leval est composée de détachements des 10e et 26e d'infanterie légère, 3e, 40e, 58e, 4e et 34e de ligne, 17e et 24e d'infanterie légère (n’apparaissent pas dans la CGN et l'original), 18e, 64e, 57e et 88e de ligne : donnez ordre que cette division soit dissoute, et qu'elle se dirige, sans aucun séjour, par la route la plus courte, sur les bataillons de guerre ..." (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10478 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12461).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, vous verrez, par les deux lettres que je vous ai adressées aujourd'hui, les différentes dispositions que j'ai prescrites pour compléter mon armée et la mettre en situation de tout entreprendre ...
Je donne ordre au 21e léger et au 22e de ligne, qui sont en Hollande, de se rendre à Wesel. Mon intention est de les diriger sur Wurzburg, pour y faire partie de la division Gazan et remplacer les 12e et 58e de ligne. Vous pouvez dire au maréchal Mortier que cette division sera de 9,000 hommes
" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10479 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12463).

Le 24 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Junot, Gouverneur de Paris : "Si le bataillon du 32e n'est pas arrivé, laissez-le à Meaux. S'il est arrivé, réunissez à Meaux le 58e. Laissez le 15e d'infanterie légère à Provins" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 87 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12571).

Le 10 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je voudrais faire camper autour de Paris les 2e, 4e, 12e et 58e régiments formant à peu près douze bataillons, depuis le 15 août jusqu'au 1er octobre afin de bien reformer à la discipline ces quatre régiments. Faites-moi connaître si vous en avez les moyens et quelle dépense cela me fera" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 576; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12691).

Le même jour (10 août 1806), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud, au Général Junot, Gouverneur de Paris : "Mon intention est de réunir autour de Paris, dans un seul camp, les 2e, 4e et 12e d'infanterie légère et le 58e d'infanterie de ligne, formant douze bataillons et près de 9,000 hommes. Je désire qu'il y ait campés avec eux un général de brigade et un adjudant commandant, pour les exercer et soigner leur instruction.
Le camp sera dressé le 16 août et durera jusqu'au 1er octobre. Faites-moi connaître le général qu'on pourrait charger du commandement de ce camp, ainsi que le lieu où l'on pourrait le placer
" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10631 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12695).

Le 14 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre que le 18 août, les 2e et 12e régiment d'infanterie légère campent sur les hauteurs de Meudon et les 4e légère et 58e de ligne, le 20. Ce camp sera sous les ordres du gouverneur de Paris et sous le commandement du général Macon qui y campera, ainsi que les colonels et tous les officiers.
Vous ferez mettre à ce camp une compagnie d'artillerie à pied avec quatre ou six pièces afin qu'on puisse manoeuvrer. Vous prendrez les mesures nécessaires pour que ce camp dure jusqu'au 20 septembre
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 583 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12715).

Le même jour (14 août 1806), Napoléon écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Junot, Gouverneur de Paris : "Mon intention est que les 2e, 4e, 12e et 58e campent sur les hauteurs de Meudon, afin que l'air soit saint. Il y a là de très belles plaines où la récolte doit être faite. Faites reconnaître le camp" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12719).

Le 29 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Donnez ordre aux dépôts et détachements des 15e et 58e qui se trouveraient encore à l’armée, en Alsace ou ailleurs, de rejoindre leurs régiments à Paris. Vous donnerez ordre de ces régiments qui sont à Neuchâtel de rejoindre également. Il ne restera à Neuchâtel que le bataillon d'élite du 28e. Le général Oudinot sera maître de revenir à Paris. Il laissera un colonel pour commander le bataillon restant et tout le pays. Vous donnerez avis de cette décision au prince de Neuchâtel" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 608 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12809).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
Nap
ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de l'Allier ne fournira rien au 56e, et les 153 hommes qu'il devait recevoir seront donnés au 58e, qui aura alors 345 hommes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).

Le 19 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, faites-moi connaître où se trouvent aujourd'hui le bataillon d’élite du 58e de ligne et celui du 15e d'infanterie légère qui ont ordre de se rendre à Paris" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 656 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12985).

Le 30 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Mayence, au Général Junot : "Monsieur le Général Junot, les 15e et 58e régiments d'infanterie légère doivent être entièrement réunis à Paris. Mon intention est qu'ils fassent peu de service, et que ce peu de service soit fait par régiment et par semaine c'est-à-dire que pendant huit jours un régiment n'en fasse pas du tout. Vous ferez tirer à la cible les sous-officiers et les soldats. Vous porterez une grande attention à l'instruction des conscrits et à la bonne organisation de ces deux corps, afin qu'au moindre événement je puisse les avoir disponibles. Ils vont recevoir des conscrits ; j'espère que ces deux régiments feront 6,000 hommes à eux deux ; les colonels et officiers sont bons ; ce doit faire, d'ici à un mois, deux très beaux corps. Soignez aussi la garde de Paris, car je pense envoyer ces régiments à Boulogne, à Cherbourg, en Bretagne ; et, si l'armée de Hollande, qui est à Wesel, avait besoin d'être renforcée, mon intention est que ces deux régiments, le 15e et le 58e, partent en poste pour les points menacés. Ce serait un renfort de 8,000 hommes qui ne serait pas indifférent. Il est même possible qu'il y ait des événements qui me mettent dans le cas de vous faire marcher avec ces troupes. Vous voyez qn'il est important d'y donner tous vos soins ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10916 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13160).

Le 1er octobre 1806, l'Empereur écrit, depuis Mayence, au Maréchal Mortier : "Mon Cousin, je vous ai nommé au commandementdu 8e corps de la Grande Armée ... Le 8e corps de la Grande Armée doit être composé de deux divisions, commandées l'une par le général Dupas et l'autre par le général Lagrange. Six généraux de brigade et deux adjudants commandants ont eu l'ordre de se rendre à Mayence. Les régiments composant le 8e corps d'armée sont le 2e, le 4e et le 12e d'infanterie légère. Le 2e et le 4e arriveront à Worms le 8 et le 9 octobre. Prenez les mesures nécessaires pour qu'ils y trouvent des bateaux qui les transportent à Mayence. Le 12e régiment arrivera le 8 octobre par la route de Bingen. Les deux régiments italiens sont partis depuis deux jours, l'un de Paris et l'autre d'Orléans, pour se rendre à Mayence. Vous devez avoir dix-huit pièces d'artillerie, une compagnie de sapeurs, avec l'état-major nécessaire pour l'une et l'autre de ces armes. Le 26e régiment de chasseurs et le 4e régiment de dragons feront partie de votre corps d'armée. J'ai aussi donné l'ordre au 58e régiment d'infanterie de ligne d'être rendu à Mayence avant le 20 octobre. Aussitôt que vous aurez plus de 5,000 hommes et neuf pièces de canon attelées, vous pourrez vous porter à Francfort. Vous trouverez ci-joint une instruction qui vous servira de guide en cas d'événement. Vous devez avoir vingt-quatre caissons des transports militaires. Il faut que vous ayez toujours huit jours de biscuit en réserve à Mayence, et que vous puissiez les porter à votre suite avec 2,000 outils de pionniers" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10925 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13188).

Le même 1er octobre 1806, à 2 heures après midi, l'Empereur écrit, depuis Mayence, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, je partirai ce soir à neuf heures. Je serai à Aschaffenburg demain matin vers six ou sept heures, et probablement avant six heures du soir à Würzburg. J'ai nommé le maréchal Mortier commandant le 8e corps d'armée, qui sera composé des 2e, 4e et 12e régiments d'infanterie légère, du 58e de ligne, des deux régiments italiens, du 4e de dragons et du 26e de chasseurs, de dix-huit pièces d'artillerie attelées et de vingt-quatre caissons.
J'ai fait partir le 14e de ligne pour se rendre à Würzburg, où il sera arrivé le 5 ; j'ai ordonné que le 28e d'infanterie légère partit le 6 de Mavence ; il sera donc le 9 ou le 10 à Würzburg ; je verrai à quelle division je les attacherai.
Toutes ces troupes sont en mouvement, hormis le 58e ; je ne lui donnerai des ordres qu'en partant de Bamberg ; en six jours je le ferai venir en poste de Paris à Mayence …
" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10929 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13173).

Le même jour, toujours depuis Mayence, l'Empereur écrit au Maréchal Kellermann : "Mon cousin, j’ai donné le commandement du 8e corps de la Grande Armée au maréchal de l’Empire Mortier. Ce corps doit se réunir à Mayence. Il doit être composé des 2e, 4e et 12e régiments d’infanterie légère, du 58e régiment de ligne et de deux régiments italiens qui sont partis de Paris et d'Orléans pour se rendre ici, du 4e de dragons et du 26e régiment de chasseurs. Ce corps d'armée formera deux divisions, il aura 18 pièces d’artillerie attelées et 24 caissons des transports militaires. Deux compagnies d'artillerie ont dû être envoyées de Strasbourg pour ces pièces, et une compagnie d'artillerie à cheval est en marche de l'intérieur. J'ai ordonné au maréchal Mortier de se porter sur Francfort et d'occuper ce poste dès qu'il aura 6 000 hommes réunis et 9 pièces de canon attelées. Il aura pour objet de protéger Mayence. Je me réserve d'ailleurs de lui faire passer des ordres que les circonstances me mettront dans le cas de lui donner. Il est convenable que la totalité des troupes du 8e corps d'armée soit entièrement à la disposition du maréchal Mortier" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13185).

Le 7 octobre 1806, l'Empereur écrit, depuis Bamberg, au Général Junot, Gouverneur de Paris : "Je n'ai pas encore reçu une lettre de vous. Je désire cependant bien recevoir quelquefois de vos rapports. Faites-moi connaître la situation des 15e et 58e, l'état de l'arrivée des conscrits et les progrès des remontes des régiments de dragons qui sont sous vos ordres" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10958 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13229).

/ 1807

Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez ordre que sur les 1500 capotes que j'ai destinées au corps du maréchal Augereau et qui devaient être délivrées aujourd'hui :
... Donnez ordre qu'il soit délivré :
au 13e légère 96 capotes au 58e 42 ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).

Voltigeur 58e de Ligne 1807
Voltigeur du 58e de Ligne, d'après Martinet (copie) - Ancienne collection Bouteau

Le 28 février 1807, Napoléon écrit, toujours depuis Osterode, au Général Dejean : "Le maréchal Kellermann a formé les 5e, 6e, 7e et 8e régiments provisoires, qu'il va m'envoyer.
Je préfère que les détachements viennent à l'armée ainsi organisés ; car autrement il n'y a ni ordre, ni discipline. J'ai ordonné que les quatre premiers régiments provisoires qui étaient à Berlin, et qui déjà sont dégrossis, soient dissous et envoyés à leurs corps.
J'ordonne que les 5e, 6e, 7e et 8e aillent à Berlin, et qu'il en soit formé un 9e, un 10e, un 11e et un 12e provisoires. Mais il est quelques corps, tels que le 64e de ligne et le 25e d'infanterie légère, qui ne sont point sous les ordres du maréchal Kellermann : ordonnez aux commandants des dépôts de ces régiments d'obéir aux ordres de ce maréchal, et d'envoyer tous leurs hommes disponibles à Mayence pour entrer dans les régiments provisoires. Dans cet ordre ne sont pas compris le 3e bataillon du 31e d'infanterie légère et les 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont en Poitou et en Bretagne, ni les 2e, 15e, 14e d'infanterie légère, 14e et 58e de ligne, qui sont à Paris, ni les douze 3es bataillons qui sont au camp de Boulogne ...
Vous ne ferez rien partir des 3e et 4e bataillons du 15e de ligne, qui sont nécessaires en Bretagne. Vous ferez partir sur-le-champ 500 hommes du 3e bataillon du 14e de ligne, commandés par cinq officiers. Quant aux cinq autres bataillons qui sont à Paris, aussitôt qu'ils auront plus de 600 hommes sous les armes, vous en formerez un bataillon provisoire de cinq compagnies de 160 hommes par compagnie, ce qui fera un bataillon de 800 hommes, que vous ferez partir en poste pour Mayence, bien armé et bien équipé. Vous nommerez pour le commander un major ou un officier d'état-major ...
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11901 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14437).

Le 67e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE, daté d'Osterode, le 25 mars 1807, raconte : "Le 14 mars à trois heures après midi, la garnison de Stralsund, à la faveur d'un temps brumeux, déboucha avec 2,000 hommes d'infanterie, deux escadrons de cavalerie et six pièces de canon, pour attaquer une redoute construite par la division Dupas. Cette redoute, qui n'était ni fermée, ni palissadée, ni armée de canons, était occupée par une seule compagnie de voltigeurs du 58e de ligne. L'immense supériorité de l'ennemi n'étonna point ces braves. Cette compagnie, ayant été renforcée par une compagnie de voltigeurs du 4e d'infanterie légère, commandée par le capitaine Barral, brava les efforts de cette brigade suédoise. Quinze soldats suédois arrivèrent sur les parapets, mais ils y trouvèrent la mort. Toutes les tentatives que fit l'ennemi furent également inutiles. Soixante-deux cadavres suédois ont été enterrés au pied de la redoute. On peut supposer que plus de 120 hommes ont été blessés ; 50 ont été faits prisonniers. Il n'y avait cependant dans cette redoute que 150 hommes.
Plusieurs officiers suédois, décorés, ont été trouvés parmi les morts. Cet acte d'intrépidité a fixé les regards de l'Empereur, qui a accordé trois décorations de la Légion d'honneur aux compagnies de voltigeurs du 58e et du 4e léger. Le capitaine Drivet, qui commandait dans cette mauvaise redoute, s'est particulièrement distingué.
Le maréchal Lefebvre a ordonné, le 20, au général Schramm, de passer de l’île de Nogat dans le Frische Haff pour couper la communication de Danzig avec la mer. Le passage s’est effectué à trois heures du matin ; les prussiens ont été culbutés et ont laissé entre nos mains 300 prisonniers.
A six heures du soir, la garnison a fait un détachement de 4000 hommes pour reprendre ce poste ; elle a été repoussée avec pertes de quelques centaines de prisonniers et d’une pièce de canon.
Le général Schramm avait sous ses ordres le 2e bataillon du 2e régiment d’infanterie légère et plusieurs bataillons saxons, qui se sont distingués. L’Empereur a accordé trois décorations de la Légion d'honneur aux officiers saxons, trois aux sous-officiers et soldats et une au major qui les commandait ...
" (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 190 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12175).

Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Junot, Gouverneur de Paris et commandant la 1ère Division Militaire : "À l'heure qu'il est, le 3e bataillon du 2e d'infanterie légère doit être à l'effectif de 400 hommes. Celui du 4e à 1200 hommes ; du 12e à 1300 ; 15e à 1300 ; 58e à 1200, du 32e à 1350 hommes ; du 14e à 900 hommes et du 12e à 1100 hommes.
Il résulte des états qui me sont envoyés que, le 15 février, la situation du 3e bataillon du 21e léger était de 936 hommes ; le nombre de conscrits qu'il avait à recevoir de 1806, de 1807 et de la réserve était de 547 hommes, total 1483. Je suppose ces conscrits arrivés à l'heure qu'il est ; ce qui devrait vous faire un effectif de 10 000 hommes des 8 bataillons, et, en présence sous les armes, de 8 à 9 000 hommes. Faites-moi connaîtres ce qu’il en est
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14723).

Le même 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "En conséquence des derniers états de situation que vous m'avez remis, il résulte que le 2e, 4e, 12e et 15e d'infanterie légère, 12e, 14e, 32e et 58e de ligne seraient à un effectif de plus de 10000 ; ce qui supposerait 8 à 9 000 hommes sous les armes ...
Voici comment j'arrive à ce résultat ...
Faites-moi connaître l'état de situation au 15 mars de tous les 3es ou 4es bataillons de l'armée, effectif.
Mettez à côté ce qu'ils devaient recevoir de 1806 et 1807 et réserve ; ce qui était reçu aux corps au 15 mars et faisant partie de leur situation, en ajoutant à la situation au 15 mars ce qui leur reste à recevoir de la conscription, ils auront, dans le courant de l'été, la force qu'il faut que ces bataillons aient. Par la différence de cette situation au complet effectif de 1 260 hommes, on aura ce qu'il est nécessaire de leur donner encore de la conscription de 1806. Il faut cependant faire attention qu’il a des bataillons qui ont leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Grande Armée
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14727).

Le 20 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein,au Général Clarke : "… Le 3e est arrivé le 17 à Stettin. Ainsi le maréchal Mortier se trouve avoir les 4e léger, 58e et 72e de ligne, les 15e et 3e de ligne, le 5e provisoire, 12,000 hommes ; Nassau, Würzburg, les Hollandais, un bataillon italien, 5,000 hommes ; cavalerie, 1,200 hommes ; artillerie, 1,500 hommes. Total, 18 à 20,000 hommes …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12431 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15352).

Un nouveau corps d'armée, donné au Maréchal Brune, remplace le 8e Corps dans la Poméranie et celui-ci est rapproché du théâtre des opérations, c'est à dire de la Vistule. Dans la foulée, depuis Finkenstein, des Instructions sont envoyées le 29 avril 1807, depuis Finkestein, au Maréchal Mortier : "Le maréchal Mortier, commandant le 8e corps de la Grande Armée, sera chargé de faire le siège de Kolberg et de le protéger, ainsi que de la défense de la côte depuis les bouches de l'Oder jusqu'à celles de la Vistule. Son corps d'armée sera composé de la division Grandjean, de celles Dupas et Loison, ayant les 4e d'infanterie légère, 15e et 58e de ligne, le régiment de Wurzburg, le régiment du duc de Berg, formant ensemble, avec les deux régiments hollandais à cheval et toute l'artillerie de son corps d'armée, 9,000 hommes; ayant de plus quatre régiments italiens, deux régiments à cheval italiens, le contingent de la Saxe-Ducale, et deux régiments de Wurtemberg, formant 9,000 hommes; en tout, 18,000 hommes.
La division Loison fera le siège de Kolberg.
La division Dupas restera cantonnée entre Stettin et Kolberg;
La division Grandjean, entre Kolberg et Danzig ...
" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12495 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15447).

Composition du 8e Corps du Maréchal Mortier au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Dupas : 4e Léger, 15e et 58e de Ligne, Garde de Paris, et Régiment de Würzburg, 8 Bataillons, 6857 hommes.
2e Division, Général Loison : 1er et 2e Légers italiens, 1er de Ligne italien, 1er d’infanterie polonaise, infanterie saxonne et wurtembergeoise, 10 Bataillons, 7279 hommes.
2e Division polonaise, Général Dombrowski : 2e, 3e et 4e Régiment d’infanterie polonaise, 8 Bataillons, 4063 hommes ; 2 Régiments de cavalerie polonaise et cavalerie de Sokolnicki, 702 hommes ; Artillerie et Génie polonais, 390 hommes.
3e Division polonaise, Général Zajonczek : 2 Régiments d’infanterie polonaise et artillerie, 5125 hommes.
Artillerie et Génie : 40 pièces, 813 hommes.
Brigade de cavalerie hollandaise, Général Dury : 2e Hussards et 2e Cuirassiers, 6 Escadrons, 856 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).

Le 30 août 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, donnez l'ordre au 5e régiment d'infanterie légère et au 19e de ligne, qui sont à Stralsund, de partir sans délai pour Hambourg, ou ils feront partie de la division Dupas. Donnez l'ordre au régiment des troupes de Paris, qui est à Hambourg, de se diriger sur Paris. Par ce moyen, la division du général Dupas sera composée des 4e et 5e régiments d'infanterie légère et des 15e, 58e et 19e de ligne ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 13092 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16259).

/ 1807, dissolution des camps de Saint-Lô, Pontivy et Napoléon, et formation du Corps d'Observation de la Gironde

"DÉCRET.
Saint-Cloud, 2 août 1807.
TITRE Ier.
DISSOLUTION DES CAMPS DE SAINT-LÔ, PONTIVY ET NAPOLÉON.
ARTICLE 1er. Les trois camps volants de Saint-Lô, de Pontivy et de Napoléon seront dissous dans le courant du mois d'août.
ART. 2. Chacun de ces trois camps formera une division d'un corps qui portera le titre de Corps d'observation de la Gironde.
ART. 3. Le général Junot, gouverneur de Paris, est nommé général en chef commandant le corps d'observation de la Gironde, lequel se réunira à Bayonne.
Le général Junot recevra des ordres pour être rendu le 20 août à Bayonne avec son état-major.
TITRE II.
COMPOSITION DU CORPS D'OBSERVATIONDE LA GIRONDE.
... ART. 5. La 2e division sera composée
Du 3e bataillon du 12e d'infanterie légère, du 3e bataillon du 15e idem, du 3e bataillon du 2e idem, du 3e bataillon du 4e idem, du 3e bataillon du 32e de ligne, du 3e bataillon du 58e idem et du 2e bataillon du 2e régiment suisse, porté au grand complet de 1,260 hommes, qui partira le 6 août de Toulon et d'Avignon.
Chacun de ces sept bataillons sera complété à l'effectif de 1,260 hommes.
Le général de division Laroche commandera cette division ; il aura sous ses ordres les généraux de brigade Charlot et Petitot.
Cette division aura douze pièces de canon, avec le personnel, matériel et attelages, prises au camp de Saint-Lô.
Au 5 août, le camp de Saint-Lô sera dissous, et le général Laroche, avec ses officiers, les généraux et les troupes, se mettra en marche pour Bayonne.
... TITRE IV.
DES DEPOTS.
ART. 10. Les dépôts de tous ces régiments continueront à rester où ils se trouvent. En conséquence, les majors, quartiers-maîtres, officiers d'habillement, ouvriers, etc. continueront à rester dans les 12e, 13e et 14e divisions militaires.
TITRE V.
DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
ART. 11. Pour compléter les cadres des bataillons, il ne sera pris aucun des conscrits de 1808, qui continueront à rester aux 3es ou 4es bataillons ou aux dépôts des régiments.
ART. 12. Nos ministres de la guerre et de l'administration de la guerre sont chargés de l'exécution du présent décret
" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12973; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 4).

Le 12 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre qu'il soit formé demain par le général Hulin un bataillon provisoire composé d'une compagnie du 2e régiment d'infanterie légère, une du 4e idem, une du 12e, une du 15e, une du 32e, une du 58e. Vous nommerez un chef de bataillon de ces corps pour commander ce bataillon provisoire. Chaque compagnie sera composée d'un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants, un sergent-major, deux sergents, quatre caporaux, deux tambours et 200 hommes. On pourra prendre s'il est nécessaire des conscrits de 1808. Ces hommes seront bien habillés et bien armés ; vous en passerez vous-même la revue ; ils se mettront en marche le 15 pour se rendre à Bayonne, où ils renforceront leurs troisièmes bataillons de guerre ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1343 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16512).

Le 30 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous avais donné des ordres pour la formation d'un bataillon provisoire tiré des dépôts de Paris, destiné à recruter le corps de la Gironde. Cela n'a pu avoir lieu. L'arrivée à Paris de deux régiments de guerre de la garde de Paris ayant augmenté la garnison, je désire que vous fassiez procéder sans délai à la formation de ce bataillon provisoire qui sera composé d'un lieutenant, d'un sergent, de deux caporaux et de 60 hommes du 32e, de 100 hommes du 58e, de 60 hommes du 2e, de 160 hommes du 4e, de 150 hommes du 12e et de 60 hommes du 15e ; ce bataillon provisoire, commandé par un capitaine, se mettra en marche le 4 novembre. Vous chargerez le général de division Mouton de former ce bataillon et d'en passer une revue de rigueur ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1402 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16651).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 58e de Ligne fait partie du 3e Arrondissement; 1re Division militaire. Paris (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

/ Formation d'une Réserve puis en Mars 1809, mobilisation des Compagnies de Chasseurs des 5es Bataillons des Régiments d’infanterie légère; Corps d'Oudinot

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
Le 1er régiment provisoire sera composé de 4 bataillons : un bataillon du 15e de ligne, un bataillon du 47e, un bataillon du 86e, un bataillon du 70e. Chaque bataillon sera fort de 800 hommes présents sous les armes, ce qui formera pour le régiment un présent sous les armes de 3 200 hommes ; ce régiment se réunira à Pontivy.
2e régiment provisoire :
Le 2e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 32e de ligne, 58e, 121e, 122e, chaque bataillon de 4 compagnies, chaque compagnie de 200 hommes, formant un présent sous les armes de 3 200 hommes.
3° régiment provisoire :
Le 3e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 2e, 4e, 12e et 15e légère, formés de même.
4e régiment provisoire :
Le 4e régiment provisoire sera composé de 4 bataillons des 12e, 14e, 34e, 88e, formés de même. Ces trois régiments formant plus de 9 000 hommes se réuniront et seront formés à Paris dans le courant d'avril ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
13e Bataillon de marche.
32e de Ligne, 208 hommes ; 58e Régiment, 108 hommes ; 121e régiment, 315 hommes. 651 mis en marche. Itinéraire : Claye le 11. La Ferté le 12. Château-Thierry le 13. Dormans le 14. Épernay le 15. Épernay le 16. Châlons le 17. Vitry le 18. Saint-Dizier le 19. Ligny le 20. Ligny le 21. Void le 22. Toul le 23. Nancy le 24. Lunéville le 25. Lunéville le 26. Blamont le 27. Sarrebourg le 28. Saverne le 29. Strasbourg le 30 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).

Le 8 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je reçois votre lettre du 6 avec l'état qui y est joint. Je vois que la force des 12 bataillons de marche du corps du général Oudinot est de 6 300 hommes et qu'il manque 3 000 hommes pour les compléter. Ces 3 000 hommes seront fournis par ma Garde ...
Vous donnerez des ordres pour la formation d'un bataillon provisoire qui sera composé :
de 250 hommes du 32e
150 hommes du 58e
300 hommes du 121e
300 hommes du 122e
Total 1000 hommes et qui portera le nom de bataillon de marche d'Oudinot n°1
Ces 1000 hommes seront distribués entre les régiments suivants : 50 hommes au 63e ; 100 hommes au 27e ; 100 hommes au 39e ; 50 hommes au 59e ; 80 hommes au 69e ; 80 hommes au 76e ; 250 hommes au 100e ; 250 hommes au 103e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20291 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 210). Le 11 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai vu hier les détachements des 32e, 58e et 121e formant un bataillon n°13 destiné pour les 63e, 27e, 39e, 59e, 69e, 76e, 100e et 103e. Faites partir ces 600 hommes pour Strasbourg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2916 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20330 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 226). Rappelons que ces renforts sont destinés au Corps de réserve du Général Oudinot, à Augsbourg.

Le 13 mars 1809 (le 12 selon la CGN), l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je désire que dimanche on me présente, à la parade, une compagnie de chacun des 5es bataillons des 32e et 58e de ligne, 2e, 4e, 12e et 15e d'infanterie légère, complétée à 140 hommes ; ce qui ferait un beau bataillon provisoire de six compagnies. Il faut que tous les hommes soient bien équipés et bien habillés ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14890; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20340 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 251).

Le même 13 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse un Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur d'adresser ci-joint à l'Empereur un état dressé d'après celui que S. M. a bien voulu m'envoyer avec son ordre du 9 de ce mois, et rectifié d'après les renseignements qui me sont parvenus depuis peu de jours sur la force des compagnies de fusiliers des 4e bataillons parties des dépôts pour se diriger sur Strasbourg.
S. M. remarquera qu'il manque effectivement 1,177 hommes pour porter chacun de ces bataillons du corps d'armée du général Oudinot à 560 hommes ; et qu'il ne reste pour remplir le plus promptement possible ce vide, que le seul moyen de prendre dans les dépôts des régiments d'infanterie ci-dessous indiqués le restant des conscrits de 4 classes qui s'y trouvent , savoir :

DÉSIGNATION DES CORPS.
EMPLACEMENT de dépôts.
PRÉSENTS au 15 février.
NOMBRE d'hommes que les dépôts viennent de fournir.
NOMBRE d'hommes restant aux dépôts.
OBSERVATIONS
58e infanterie de ligne.
Paris
395
100
100
NOTA. - Les conscrits de 1810 ne sont point compris dans le nombre d'hommes restant aux dépôts.

La mesure que j'ai l'honneur de proposer à S. M. est la seule qui soit exécutable, les dépôts des autres corps étant totalement épuisés.
Je supplie donc S. M. de vouloir bien me faire connaître si son intention est d'adopter la proposition que j'ai l'honneur de lui soumettre et de vouloir bien me donner ses ordres pour le mouvement de ces détachements
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 216).

La "Suite des Troupes en marche, Nº 6, 2e supplément" indique que le Bataillon de marche formé à Paris, composé d'un détachement du 58e Régiment d'infanterie de ligne, 50 hommes; un détachement du 121e Régiment d'infanterie de ligne, 50 hommes ; d'un détachement du 2e Régiment d'infanterie légère, 50 hommes; un détachement du 4e Régiment d'infanterie légère, 50 hommes; un détachement du 12e Régiment d'infanterie légère, 50 hommes; un détachement du 15e Régiment d'infanterie légère, 50 hommes; un détachement du 122e Régiment d'infanterie de ligne, 200 hommes, est parti de Paris le 21 mars pour être rendu le 9 avril à Strasbourg. Les hommes des 58e, 121e de Ligne, des 2e, 4e, 12e et 15e d'Infanterie légère sont destinés à être incorporés dans les 16e, 26e Légère et 96e de ligne, au Corps du Général Oudinot (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13ter).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix- sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
1re demi- brigade provisoire ...
3e demi-brigade provisoire.
1er bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 32e 600 h.
2e bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 58e 600.
3e bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 121e 600
4. bataill. composé de 4 compag. du 5e bataill. du 122e 600
Total : 4 bataill. composés de 16 compagnies. 2,400 h. ...
Les 3e et 4e demi-brigades se réuniront à Paris ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie du 32e à 150 hommes).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
On pourrait aussi commencer la formation des demi-brigades provisoires de la réserve.
Je désire qu'au 1er mai, la 1re et la 2e demi-brigade puissent se réunir à Pontivy, et que les 3e, 4e et 5e puissent se réunir à Paris.
Je remarque que, dans la formation de la 3e demi-brigade, il manquera 500 hommes au 121e et 400 au 122e. Il faudra encore que la Garde y pourvoie ; mais auparavant, il faudra nommer les deux majors, organiser définitivement ces dépôts et connaître leur comptabilité.
Pour commencer la formation de cette 3e demi-brigade, il faudrait ordonner qu'au 1er avril, 2 compagnies du 32e, 2 du 58e, 2 du 121e et 2 du 122e, chacune portée à 150 hommes, et formant ensemble 4 petits bataillons, fussent réunies à Paris pour former le fonds de la 3e demi-brigade. Dans le courant d'avril, cette demi-brigade recevrait le complément de ses compagnies ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).

Le 1er juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, le 6e bataillon du 15e léger m'a paru beau, mais il a des sous-officiers ayant moins d'un an de service qui doivent rentrer dans les rangs comme soldats. On ne doit considérer comme sous-officiers que ceux envoyés dans les cadres de l'armée d'Allemagne ; les autres doivent rentrer comme soldats aux compagnies. On prendra pour les remplacer des hommes du dépôt de Fontainebleau ayant 2 ans de service au moins et 3 mois d'école de Fontainebleau. La même observation s'applique aux 32e et 58e dont les 6es bataillons viennent d'être formés et qui ont des conscrits sous-officiers ; remplacez-les par des hommes tirés de Fontainebleau. La même disposition doit s'appliquer à tous les 6es bataillons qui viennent de l'armée d'Allemagne ; il n'a été envoyé que la moitié des cadres. Les sous-officiers manquants doivent être envoyés de Fontainebleau. Donnez sur-le-champ des ordres en conséquence, car ce serait une chose funeste que d'avoir dans les cadres des sous-officiers n'ayant point fait la guerre, sans service et sans expérience." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5714 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27502; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 19).

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