Le 55e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 55e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

"55e Régiment d’Infanterie de Ligne, 3 Bataillons
Le 1er et 2e Bataillons à ; le 3e à Lille.
Revue passée le 2 vendémiaire an 13 à Lille.
Tableau n°1 : situation sommaire du corps à l’époque de la présente revue ; se trouve au tableau placé à la fin de toutes les revues.
Esprit du corps : Très bon en général, très attaché à ses devoirs et voué au gouvernement.
Instruction théorique des officiers. Aussi bien tenue que peut le permettre la composition des officiers. Des Sous-officiers idem.
Instruction pratique des officiers : Passable, les tons de commandement ont de la fermeté et de l’ensemble, et l’exécution des mouvements prouve que l’instruction a bien été dirigée. Des sous-officiers, idem. Des soldats, très médiocre, les anciens soldats n’étant en partie que des ouvriers et les conscrit arrivés depuis trop peu de temps pour avoir acquis quelque chose de passable seulement.
Exécution des ordres donnés par l’inspecteur général à la précédente revue : Le livret des revues étant entre les mains du colonel au camp de Boulogne, je ne puis répondre à cet article.
Manœuvres : N’ont pu être exécutées que les mouvements et l’école de peloton et d’une division avec laquelle j’ai fait exécuter les parties les plus essentielles et celles du bataillon en recommandant de ne point tant s’appesantir sur les maniements d’armes afin de plus pratiquer les mouvement de mécanismes des manœuvres.
Discipline : Est bonne, bien dirigée par le major, bien secondé par les officiers et bien exécutée par le soldat.
Espèce d’hommes en général : Ce régiment se recrute depuis l’an XII sur le département de la Meuse, leur espèce est en général belle et bien constituée ; éprouvent des infirmités les premiers mois de leur arrivée, mais ils sont ensuite fidèles à leurs drapeaux et bons soldats, la quantité qui vient d’être réformée prouve que le conseil d’administration ne s’est pas conformé aux instructions du gouvernement et certes les autorités qui les ont fait admettre devraient être chargées de supporter les frais inutiles qu’ils viennent d’occasionner.
Tenue : Très bonne en général pour la plus grande propreté mais pas encore pour la plus grande régularité.
Finances : Elles sont administrées avec beaucoup d’ordre et de régularité, et les dépenses faites avec toutes les économies possibles.
Le conseil d’administration a apporté dans toutes ses opérations autant d’exactitude que le quartier maitre a mis du soin à remplir ses fonctions.
La comptabilité de l’exercice de l’an XII est au courant et très bien tenue.
La situation des différentes masses est satisfaisante ; le conseil est passablement composé.
Habillement : Sur les 291 hommes que j’ai vu sous les armes, il y avait d’habillé à neuf 70 hommes, 31 vêtus depuis 7 à 8 mois, et 90 qui avaient des habits d’une année ; le drap est d’une qualité très grossière et ne supporte pas le mouillage ; les draps sont aussi bien au-dessous de leur qualité, les serges mauvaises et remplies de chaux, les façons sont en général trop courtes et sans régularité pour les habits. Il a été laissé un ordre à cet égard.
Equipement : Le major m’a assuré que les bataillons de guerre avaient 1300 bonne gibernes avec les banderoles neuves ainsi que des baudriers en partie neufs, toute la buffleterie que j’ai vu était en très bon état et très bien soignée.
Armement : Assez bien tenu, les 74 fusils du 3e bataillon hors de service seront versés à l’arsenal.
Casernes quant aux bâtiments et effets attenants : Dite caserne Saint-Maurice, est en bon état dans une bonne situation, pourvue de bonne eau de fontaine. L’intérieur des chambrées exigerait des réparations aux portes et fenêtres.
Chambrées quant aux fournitures de casernement : les ordinaires sont de 16 hommes, le soldat y met 20 ct payé sa chemise séparément. Il achète de la viande de vache à 9 s les légumes sont à un prix raisonnable.
Magasins quant au logement : Sont établis au quartier de la Magdelaine dans un endroit propre et bien gardé.
Magasins quant aux fournitures qui s’y trouvent : Il y existe en objets non confectionnés drap bleu 139 mètres, drap blanc 521 mètres, écarlate 158 m. Tricot blanc 1243 mètres. Ce tricot est de très bonne qualité, à raison de 4 frcs 35 c. Serge blanche 224 mètres.
Hôpitaux : Bien tenu le local sain, les infirmiers font leur devoir ; les fournitures en linge sont passables. Le bouillon est bon, le vin et la bière d’une bonne qualité. Il n’y existe à cette époque aucune maladie ni aucune plainte. Ce service est d’ailleurs exemplairement soigné par le général Leclaire.
Prisons. En bon état.
Salle de discipline. Il y en existe deux qui sont bien tenues.
Manutention des vivres. Le pain de munition est de bonne qualité, depuis environ 2 mois.
Pain de soupe. Le pain est de bonne qualité, mais le prix d’entrée qui s’achète en cette ville étant déjà de 4 s 6 d la livre, il va être difficile au corps de pouvoir continuer cette fourniture à raison de 4 onces par homme, ce qui forme un déficit de 6 deniers par livre.
Fin du n°1
Ordres donnés par l’Inspecteur général pendant le cours de ses opérations et après la revue.
Comptabilité en deniers. Le général de division Schauenburg inspecteur général d’infanterie, après avoir examiné les registres relatifs à la comptabilité en deniers et les ayant trouvé tenus avec ordre et régularité les a arrêtés jusqu’au 1er vendémiaire 12.
Le conseil d’administration fera établir de suite des registres pour constater :
1° Les sommes reçues du payeur pour la 2e portion de la masse générale et celles provenant d’autres recettes qui ont du en faire partie, ainsi que les dépenses à la charge de cette 2e portion conformément au modèle n°4 joint à l’instruction pour l’exécution de l’arrêté du 17 frimaire an 11.
2° Les sommes appartenant à la masse de linge et chaussure et le compte ouvert avec chaque capitaine, l’emploi des fonds est un dépôt appartenant individuellement à chaque soldat ne devra point sous quelque prétexte que ce soit être interverti.
3° Les sommes appartenant à la masse de chauffage et les dépenses à sa charge.
4° Les sommes appartenant à la masse de pain de soupe et les dépense à sa charge.
5° Les sommes appartenant à la masse de médicaments, bandages, linge, charpie, et autres dépenses à sa charge.
6° Les sommes provenant de la masse des amendes et dépenses à sa charge.
On recommande au conseil de continuer à surveiller exactement toutes les parties de l’administration, de mettre la plus grande régularité dans ses opérations et la plus stricte économie dans l’emploi des fonds, et de tenir la main à ce que toute espèce de comptabilité soit bien suivie et tenue conformément au règlement du 8 floréal 8 ; lorsque les registres actuels tracés à la main seront remplis, il s’en procurera d’imprimés absolument conformes aux modèles annexés au présent arrêté.
Comptabilité en effets. Les registres concernant l’habillement, équipement et armement ont été arrêtés définitivement par l’inspecteur général jusqu’au 1er vendémiaire 12.
Tenue : L’inspecteur général a été très satisfait de la tenue propre et régulière de MM. les officiers. Il l’a été également de la propreté des sous-officiers ; ces derniers ainsi que les soldats devront s’abstenir de l’époque de cette revue de porter des galons d’or ou chevrons et se borner à être décorés de ceux prescrits par les règlements, les chapeaux devront en général être placés plus conformément au règlement de police intérieure.
Habillement. L’étoffe des habits a été trouvée de mauvais qualité, mal et mesquinement façonnée ; tous sont étranglés sur la poitrine, trop étroits dans les manches, les collets mal placés attendu que la coupe de l’habit est absolument manquée, pour emboiter la naissance du col ; les basques sont trop longues et trop échancrées.
Voyez l’ordre du 28e régiment concernant les façons et la confection de l’habillement.
Instruction. L’inspecteur général a été satisfait du degré d’instruction de MM. les officiers. Celle des sous-officiers devra être suivie ainsi que celle des soldats, aussitôt que les circonstances le permettront.
Le major fera souvent former une division avec laquelle il fera exécuter les mécanismes des manœuvres sans armes, bien entendu après avoir fait faire les maniements d’armes et les feux.
L’on s’abstiendra des exercices de grand matin, à moins que l’on y soit forcé. Il fatiguent inutilement le soldat et sont nuisibles aux jeunes gens.
Hommes proposés à la récompense nationale. Voyez 28e régiment.
Désertion et congés refusés aux hommes atteints du mal vénérien. Voyez 28e régiment.
Retenues. Voyez 28e régiment.
Enrôlés volontaires passant d’un corps à l’autre. Idem.
Exécution du présent ordre. Idem.
Fonds entre les mains du quartier maitre. Idem.
Entretien des armes. Idem.
Les 74 fusils du 3e bataillon reconnus hors de service devront être versés à l’arsenal de cette place.
Fin de l’ordre de l’inspecteur général.
Etat n° 2. Notes des Officiers.
Charles Buquet, major, âgé de 28 ans. Le colonel.
L’inspecteur général. Cet officier m’a donné une idée avantageuse de son caractère, il annonce avoir reçu une bonne éducation, infiniment d’honnêteté et s’être appliqué à son état et m’a paru être très propre à remplir les fonctions du grade qu’il occupe.
Pierre Charles, chef de bataillon, âgé de 49 ans.
L’inspecteur général. Cet officier supérieur n’a pas tenu depuis son arrivée au corps une bonne conduite ; il s’est oublié au point de se montrer en public pris de vin. Il n’est pas considéré des officiers par son peu de conduite ; quant à ses moyens, ils laissent beaucoup à désirer. C’est un ancien militaire qui devra être bien surveillé par le colonel et proposé à la retraite aussitôt qu’il aura atteint les deux années qu’il lui faut encore.
Pierre Vulthaire Lesage, capitaine quartier maitre trésorier, âgé de 45 ans. Le Colonel. Excellent officier employé au plus grand avantage du gouvernement et du corps, dans la partie essentielle qui lui est confiée ; ancien quartier maître connaissant parfaitement son état.
L’inspecteur général. Confirmé pour ses connaissances administratives, l’ancienneté de ses services, l’estime de laquelle il jouit dans le corps, m’engage à appuyer la demande du colonel pour son admission à la légion d’honneur.
Jean Navaille, adjudant-major, âgé de 34 ans. Le colonel. Bon officier, instruit, actif, susceptible d’avancement.
L’inspecteur général. Lorsque j’ai passé en l’an 10 la revue de la 110e demi-brigade, j’ai proposé cet officier au grade d’adjudant major en remplacement d’un mauvais sujet nommé Lutran. Cet officier se conduit bien, sert avec zèle et est très propre à la place qu’il occupe.
Aloise Schwartz, chirurgien aide major, âgé de 33 ans. Le Colonel. Depuis peu au corps, intelligent pour son état.
L’inspecteur général. A fait avec intelligence et connaissance l’examen des hommes proposés à la récompense.
Jean Joseph Forest, capitaine, âgé de 55 ans. Le colonel. Bonne conduite ; chargé de l’habillement, remplissant avec distinction les fonctions qui lui sont confiées ; est le plus ancien capitaine du régiment.
L’inspecteur général. Cet officier est encore très en état de servir ; connait son métier et par sa conduite, serait susceptible du grade de lieutenant-colonel.
Jacques Clerjot, capitaine, âgé de 42 ans. Le colonel. Brave militaire, a reçu plusieurs blessures aux jambes, qui l’empêchent de servir activement.
L’inspecteur général. Etait malade à la revue.
Gabriel Crépin, capitaine, âgé de 45 ans. Le colonel. Bon officier, a beaucoup de zèle et d’intelligence.
L’inspecteur général. Très propre au grade qu’il occupe.
Antoine Charles Marie Peteil, capitaine de grenadiers, âgé de 34 ans. Le colonel. Bon officier, particulièrement instruit, sur les lois militaires, employé avec succès comme capitaine rapporteur près des conseils de guerre spéciaux.
L’inspecteur général. Cet officier réunit aux qualités ci-dessus celle de connaitre très bien les devoirs de son état ; dans mes revues de l’an 10, je l’ai noté de même. Voyez 110e demi-brigade.
Michel Mazaudier, capitaine, âgé de 56 ans. Le colonel. Ancien et brave militaire, mutilé à la main gauche, servant bien et rempli de bonne volonté.
L’inspecteur général. Cet officier est encore en état de continuer à servir quelques années, c’est un brave homme et d’une conduite exemplaire dans le corps.
Bonnaventure Lamelle, capitaine, âgé de 34 ans. Le colonel. Bon officier, instruit ; blessé au bras droit, employé au recrutement, demande sa retraite.
L’inspecteur général. En recrutement.
Nicolas Charles Martin, capitaine, âgé de 53 ans. Le colonel. Militaire de 36 ans de service, brave, très instruit, servant bien, susceptible d’avancement.
L’inspecteur général. Confirmé pour son instruction. Cet officier serait susceptible de l’admission à la légion d’honneur pour sa bonne conduite et ses anciens services.
Jean Dupin, capitaine, âgé de 35 ans. Le colonel. Médiocrement instruit sous les rapports militaires, susceptible d’acquérir ; bonne conduite ; commande une compagnie de réfractaires à la citadelle de cette place.
L’inspecteur général. L’instruction et la conduite privée de cet officier a été recommandée particulièrement, attendu qu’il a manifesté des principes qui ne prouvent pas son attachement au gouvernement, et renvoyé des bataillons de guerre, attendu que son esprit tracassier y fomentait des troubles.
Pierre Larchevêque, capitaine, âgé de 36 ans. Le colonel. Bon officier, a beaucoup souffert des évènements de la guerre en Italie ; en est incommodé ; vient encore d’avoir le malheur de perdre l’œil droit au camp de Boulogne l’hiver dernier.
L’inspecteur général. A sa place de capitaine.
Pierre Falquet, lieutenant, âgé de 33 ans. Le colonel. Apathique à ses devoirs, pourrait avoir de l’application, faire un bon officier, est chargé en sous ordres de l’armement.
L’inspecteur général. J’avais donné une semblable note à cet officier en l’an 10, lorsque j’ai passé la revue de la 110e ; il a été désigné cette année au peloton d’instruction.
François Sicard, lieutenant, âgé de 33 ans. Le colonel. Officier instruit, sort de la 110e demi-brigade ; a toujours été malade ; est maintenant en congé de convalescence.
L’inspecteur général. J’avais donné une semblable note à cet officier en l’an 10 lorsque j’ai passé la revue de la 110e demi-brigade.
Jean Lunblin, Capitaine (sic), âgé de 49 ans. L’inspecteur général (sic). Ancien militaire, qui a beaucoup souffert dans les prisons de l’ennemi où il a été près de 4 ans en deux fois ; sert avec zèle et exactitude.
L’inspecteur général. A sa place encore.
Jean Baptiste Monneret, lieutenant, âgé de 41 ans. Le colonel. Bon officier, employé au recrutement.
L’inspecteur général. Idem.
Nicolas Arnet, lieutenant, âgé de 50 ans. Le colonel. Ancien et bon officier, servant avec tout le zèle dont il est capable.
L’inspecteur général. A sa place.
Nicolas Pierre Lonjumeau, lieutenant, âgé de 33 ans. Le colonel. Officier zélé à se rendre utile, médiocrement instruit sur la partie militaire ; susceptible d’acquérir, a une bonne conduite ; est employé à l’administration du chauffage et du casernement.
L’inspecteur général. J’avais également bien noté cet officier à la revue que j’ai fait en l’an 10 de la 110e demi-brigade.
Nicolas Briam, lieutenant, âgé de 49 ans. Le colonel. Ancien militaire, peu susceptible d’avancement, mais brave et se conduisant bien.
L’inspecteur général. Fait ce qu’il peut ; est à sa place pour le temps qu’il lui reste à servir.
Benoit Edeline, lieutenant, 39 ans. Le colonel. Officier très instruit sur son état et dans les mathématiques, servant avec zèle et intelligence, employé au recrutement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Nicolas Boulanger, Lieutenant, 33 ans. Le colonel. Officier de la meilleure conduite, instruit, servant bien, employé au recrutement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Louis Aubert, sous-lieutenant, 44 ans. Le Colonel. Ancien militaire médiocrement instruit, plus de zèle que de moyens, mais couvert d’honorables blessures ; excellente conduite.
L’inspecteur général. A sa place.
Pierre Mourey, sous-lieutenant, 30 ans. Le colonel. Bon sujet, incapable de servir activement depuis longtemps par l’effet de blessures très graves.
L’inspecteur général. Est revenu des eaux en meilleur état ; l’on espère qu’il se rétablira.
Jean Destival, sous-lieutenant, 59 ans. Le colonel. Ancien militaire, servant autant que son grand âge peut le lui permettre ; est fort usé, employé au recrutement ; bon sujet.
L’inspecteur général. En recrutement.
François Xavier Vittot, sous-lieutenant, 40 ans. Le colonel. Bon militaire, servant bien, mais peu susceptible d’instruction.
L’inspecteur général. A sa place de sous-lieutenant.
Brasier Jean Baptiste Channé, sous-lieutenant, 42 ans. Le colonel. Honnête homme jouissant depuis longtemps d’une mauvaise santé ; et ayant fait de longs séjours dans les hôpitaux ; peu d’instruction.
L’inspecteur général. Était malade à la revue.
Louis Roch Plomiou, sous-lieutenant, 40 ans. Le colonel. Bon officier, brave, instruit, s’est distingué à l’armée ; mérite une arme d’honneur.
L’inspecteur général. Est susceptible d’avancement.
Jacques Bury, sous-lieutenant, 34 ans. Le colonel. Bon officier, instruit, employé en recrutement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Alexandre Bernard, sous-lieutenant, 28 ans. Le colonel. Jeune homme bien né, promet beaucoup, sert avec zèle et intelligence.
L’inspecteur général. Annonce beaucoup de moyens.
Fin du n°2.
Etat n°3 des emplois vacants dans le corps.
1 de sous-lieutenant vacant par la promotion de M. Boulanger au grade de lieutenant du 1er prairial XII.
Etat n°4 des militaires admis à la haute paye.
10 sergents 1er vendémiaire an 12
2 chefs ouvriers et 1 musicien 1er vendémiaire XI
3 caporaux 1er vendémiaire XII.
7 fusiliers 1er vendémiaire XII.
Etat n°5 des militaires admis à la légion d’honneur.
1 colonel, 1 major, 3 chefs de bataillon, 1 adjudant major, 1 chirurgien major, 10 capitaines, 4 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 5 sergent major, 11 sergents, 1 caporal, 2 grenadiers.
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Etat n°6 des militaires désignés pour le recrutement de la garde de l’empereur.
4 sergents, 2 caporaux, 3 grenadiers.
Etat n°7 des enfants admis à la demi-solde.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°8 des hommes à réformer.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°9 des hommes à réformer par défaut de taille ou proposés à passer à une autre arme.
Néant.
Etat n°12 (sic) des hommes dont la présence au corps est inutile ou nuisible.
Néant.
Etat n°11 des hommes proposés pour la récompense.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°12 des hommes proposés pour les invalides et vétérans.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°13 avec celui n°12 ci-dessus.
Etats n°14, 15 et 16 n’étaient pas compris dans la nomenclature de l’inspection de cette année.
Etat n°17 situation des finances.
Voyez le tableau des finances ci-après.
Etat n°18 de l’habillement et équipement en service.
Voyez le tableau de l’habillement ci-après.
Etat n°19 de l’habillement et équipement existant en magasin et des mouvements survenus pendant l’année.
Voyez le tableau ci-après de l’habillement.
Etat n°20 de l’habillement et équipement qui reviennent pour les remplacements.
Voyez le tableau ci-après de l’habillement.
Etat n°21 situation de l’armement.
Voyez le tableau ci-après
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Cette revue d'inspection est suivie d'un premier tableau intitulé "Situation générale des finances de tous les corps compris dans l’inspection du général Schauenburg pour l’an 12", qui indique pour le 55e Régiment :
Masse générale. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 21124 ; recette de l’année : 76934 ; total : 98158 ; dépense de l’année : 92113 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 6044.
Masse de linge et chaussure. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 37063 ; recette de l’année : 50026 ; total : 87090 ; dépense de l’année : 38440 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 48649.
Masse de chauffage. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 20837 ; recette de l’année : 4956 ; total : 25794 ; dépense de l’année : 5165 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 20629.
Masse de pain et soupe. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 1604 ; recette de l’année : 9907 ; dépense de l’année : 11512 ; dépense de l’année : 9686 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 1836.
Masse de médicaments. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : - ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Masse des amendes. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 870 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Total général des fonds en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 762288.
L'Inspecteur général Schauenburg note : "Voyez au verso de ce feuillet la notice sur les masses portées au présent tableau.
Masse générale. Elle est établie par l’arrêté du 17 frimaire an 11 et divisée en 2 parties. 1° La 1ère partie de 18 francs par an et par homme reste à la disposition du gouvernement ; elle sert à payer les draps et autres objets que le ministre fait fournir aux corps ; il fait venir dans ses bureaux un compte ouvert avec chaque corps ; les corps qui se trouvent avoir un excédent de recette par le résultat de ce compte sont les maitres de l’employer l’année suivante à tel genre de fournitures que bon leur semble, en les demandant au ministre directeur. Si les corps redevaient, on leur ferait une retenue sur les fournitures de l’année suivante.
2° La 2e partie qui est composée de 17 francs par an et par homme ; cette partie est payée aux corps tous les mois, sur un décompte particulier ; elle est chargée de tous les achats et de tous les genres de dépenses déterminés par l’arrêté susdit du 17 frimaire an 11. Les corps en tiennent un registre conforme au modèle annexé audit arrêté. Tous les achats qu’ils font doivent être approuvés par le directeur ministre ; et les inspecteurs généraux vérifient les dépenses de toutes les espèces, suivant qu’elles sont déterminées par les arrêtés.
Le produit de cette masse se compose encore des morts, désertés, rayés des contrôles et congédiés étant chez eux ; de même que de ce qui pourrait revenir auxdits hommes pour une solde arriérée qui n’aurait été payée qu’après leur départ.
Masse de linge et chaussure. Elle est établie par le règlement de comptabilité du 8 floréal an 8 ; elle se compose d’une retenue d’un sol par jour qu’on fait sur la solde de chaque soldat ; cette retenue est de huit centimes par jour pour les sergents majors, sergents et caporaux fourriers ; le complet de cette masse est de 27 francs pour les sous-officiers et de 18 francs pour les caporaux et soldats.
Elle est chargée de fournir aux uns et aux autres, par le produit ci-dessus déterminé, tous les effets de petit équipement ; la quantité et l’espèce de ces effets sont déterminées par le même règlement.
Cette masse reçoit encore la portion de solde que les semestriers laissent pendant leur absence, et le partage en est fait après la rentrée des semestriers, entre tous ceux qui ont fait le service pendant leur absence.
Si ces produits sont insuffisants pour les soldats, on n’a d’autres ressources que de leur faire faire le service des travailleurs au prix réglé pour tout le régiment ; ce qui forme encore une autre branche de recette qu’on doit également enregistrer au compte des hommes qui ont fait les services.
Indépendamment du registre que le conseil d’administration fait tenir par le quartier maitre, pour tout le régiment, conformément au tableau indiqué par l’arrêté du 8 floréal an 8, et suivant encore ce qui est prescrit par l’autre arrêté du 17 frimaire an 11, chaque sous-officier ou soldat a son compte ouvert sur le grand registre du capitaine. Ce compte doit être signé par le sous-officier ou soldat ; ou sa marque faite en présence de témoins, afin que quand un homme meurt à l’hôpital, on ne puisse pas lui écrire des effets qu’il n’a pas reçu ;cette formalité est d’autant plus nécessaire que c’est par relevé du registre du capitaine qu’on forme le grand tableau dont on vient de parler, lequel sert de base au registre du conseil d’administration.
Indépendamment encore de toutes ces pièces, le compte de chaque homme doit être écrit sur son livret, ainsi que tous les objets de petit équipement qu’on lui délivre, au fur et à mesure des livraisons.
Masse de chauffage. Etablie par arrêté du gouvernement du 23 fructidor an 8 ; voyez encore la circulaire interprétative du 23 vendémiaire an 9.
Une portion de cette masse est mises à la disposition des corps et payée tous les mois sur un décompte particulier ; cette portion est déterminée tous les ans par le ministre, pour chaque division territoriale, en raison de la cherté des combustibles ; elle paye 1° le chauffage de la troupe dans les casernes ; un nombre d’officiers et de sous-officiers doivent en être chargés ; 2° le chauffage et la lumière des corps de garde, suivant la revue desdits corps de garde établie par le commissaire des guerres.
L’autre portion de cette masse qui est à beaucoup près la plus forte , reste à la disposition du ministre pour faire face aux fournitures de campagne ci-après 1° marmites, 2° gamelles, 3° grands et petits bidons, 4° barils à eau, 5° sacs à marmites, 6° outils, 7° sacs à outils, 8° couvertes.
Le ministre n’envoie pas de compte aux régiments pour cette portion.
Masse de pain de soupe. Etablie par arrêté du gouvernement du an 10 ; la troupe a commence à en jouir au 1er germinal an 11 ; le produit est d’un sol par jour et par homme présent ; le gouvernement viendrait au secours des divisions où ce produit ne suffirait pas, attendu qu’il doit être distribué 4 onces de pain de soupe à chaque homme par jour, sans qu’on puisse en donner moins. Le régiment reçoit ce produit tous les mois ; il en tient un registre très exact. On passe un marché avec un boulanger, et su par ce marché, il y a des économies, aucun soldat ne peut réclamer le partage de la masse qui en résulte.
Masse des médicaments. Etablie par arrêté du 9 frimaire an 12 ; elle est déterminée tous les ans par le ministre ; elle ne peut excéder 1000 frs par régiment ; elle sert à l’achat des médicaments et autres objets nécessaires au traitement des maladies indiquées par ledit arrêté. Le régiment en tient un registre particulier.
Masse des amendes. Etablie par arrêté du gouvernement du 19 vendémiaire an 12 concernant la désertion ; tous les condamnés doivent payer une amende de 1500 frs et les corps doivent en faire recette ; elle sert à payer les frais de procédure des conseils de guerre spéciaux, suivant qu’ils sont déterminés par le règlement ; le surplus doit être employé par le corps au remplacement des déserteurs condamnés, par des enrôlements volontaires ; on tient registre de cette masse
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Dans un second tableau, intitulé "Situation générale de l’habillement et du petit équipement de tous les corps dont le général Schauenburg a fait l’inspection en l’an 12", nous lisons, pour le 55e Régiment :
Etoffes.
Existantes en magasin à la dernière revue. Draps 408 mètres ; tricot 1416 mètres ; doublure 2964 mètres ; toile 168.
Reçues depuis la dernière revue. Draps 5328 mètres ; tricot 2500 mètres ; doublure 12411 mètres ; toile 3314 mètres.
Emploi des étoffes.
Etoffes en magasin lors de la revue. Draps 2152 mètres ; tricot 183 mètres ; doublure 8593 mètres ; toile 95 mètres.
Effet en service au moment de la revue. Habits 1928 ; vestes 1928 ; culottes 1928 ; bonnets 1780.
Effet de petit équipement.
En magasin lors de la dernière revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau -.
Acheté ou reçu depuis la dernière revue. Chemises 347 ; bas 713 ; souliers 533 ; guêtres 1175 ; sacs de peau 514.
Reste en magasin au moment de cette revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau - (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le troisième tableau s'intitule "Situation générale de l’armement et de l’équipement au moment de la revue d’inspection du général Schauenburg". Il indique pour le 55e Régiment :
Armement.
En magasin à la dernière revue. Fusils 2032 ; baïonnettes 2032 ; sabres 728.
Reçu depuis la dernière revue. Fusils - ; baïonnettes - ; sabres -.
Pertes depuis la dernière revue. Fusils 250 ; baïonnettes 250 ; sabres 40.
Reste au magasin au moment de la revue ou au régiment. Fusils 1782 ; baïonnettes 1782 ; sabres 688.
A fournir pour les remplacements. Fusils 125 ; baïonnettes 125 ; sabres -.
Equipement.
Existant en magasin lors de la dernière revue ou au régiment. Gibernes 1642 ; porte giberne 1642 ; bretelle de fusils 1533 ; baudriers 648 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54.
Reçu depuis la dernière revue. Gibernes 337 ; porte giberne 337 ; bretelle de fusils 477 ; baudriers - ; colliers de tambours - ; caisse de tambours -.
Reste en magasin au moment de la revue ou au régiment. Gibernes 1979 ; porte giberne 1979 ; bretelle de fusils 1979 ; baudriers 648 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Dans un quatrième tableau, intitulé "Etat des effets d’habillement et d’équipement qui reviennent aux régiments inspectés par le général Schauenburg, pour leur remplacement", le Général Schauenburg note, pour le 55e Régiment :
Habillement. Habits 1027 ; vestes 1027 ; culottes 1961 ; chapeaux 1027.
Equipement. Gibernes 99 ; baudriers 38 ; bretelles de fusils 99 ; caisses de tambours 3 ; colliers de tambour 3 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Un cinquième tableau intitulé "Tableau numérique des conscrits des années 11 et 12 reçus par les régiments désignés ci-dessous pendant le courant de l’an 12, et observations sur la désertion et la réforme d’un grand nombre de ces hommes et les résultats pour les corps" indique pour le 55e Régiment :
Noms des départements qui les ont fournis Seine, Lys, Escaut, Meuse.
Nombre de conscrits incorporés 597.
Désertion en route avant l’incorporation 63.
Désertion après l’incorporation : Au 3e bataillon ou aux bataillons de guerre et allant les joindre 252 ; dépenses du corps pour l’habillement des déserteurs 9663,16 ; frais de jugements et d’habillement pour les condamnés 870 ; dépenses pour les amnistiés des travaux rentrés 210,64 ; total de la dépense occasionnée par la désertion 10743,80 ; produit des amendes imposées aux condamnés.
Réforme. Nombre de conscrits réformés 71. De remplaçants réformés 2. Dépenses du corps pour leur habillement 2798,90. Du gouvernement pour solde et pain 8760. Total des dépenses occasionnées par les réformés 11558,90.
Indication des dépenses. Au compte du corps 13541,89 ; au compte du gouvernement 8760.
Total général des dépenses faites pour les réformés et les déserteurs 22301,89.
Et le Général Schauenburg ajoute en note : "Observations qui doivent être en marge du tableau d’autre part ...
55e régiment. Seine, Lys, Escaut, Meuse. Tout ce que le corps a reçu en l’an 11 ne valait absolument rien ; tant pour l’espèce d’hommes que pour l’esprit ; la plupart ont déserté. Le département de la Meuse a fourni pour l’an 12 une très bonne espèce d’hommes et le corps avait besoin de le conserver ; mais on a à se plaindre qu’il lui a été envoyé beaucoup d’estropiés que le conseil de recrutement a forcé le capitaine de recevoir, et qui au moment de l’inspection générale ont été réformés
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Un sixième tableau, intitulé "Inspection général d’infanterie faite par le Général Schauenburg. Situation général du personnel des Régiments d’infanterie stationnés dans la 16e division militaire, avec les mutations survenues depuis la dernière revue, le détail des hommes présents, des réformés et de ceux congédiés avec récompense" donne la composition de l’effectif du 55e Régiment au 2 Vendémiaire an 13 :
Officiers : 1 Colonel, 1 Major, 3 Chefs de Bataillons, 1 Quartier maitre, 3 Adjudants majors, 27 Capitaines, 27 Lieutenants, 26 Sous-lieutenants, 4 Chirurgiens ; total 93, dont 23 présents, 44 aux Bataillons de guerre, 7 détachés, aucun à l’hôpital du lieu, 2 à l’hôpital extérieur, 1 en congé, 16 embarqués.
Sous-officiers et soldat : 19 petit état-major, 27 Sergents majors, 108 Sergents, 24 Caporaux fourriers ; 210 Caporaux, 136 Grenadiers, 1353 Fusiliers, 53 Tambours, 9 enfants de troupe ; total 1939 dont 172 présents, 1242 aux Bataillons de guerre, 34 détachés, 38 à l’hôpital du lieu, 77 à l’hôpital extérieur, 2 en congé, 2 déserteurs, 361 embarqués.
Mutations :
L’effectif était à la dernière revue de 2024.
Recettes : 597 recrues, 2 venus d’autres Corps, 145 rayés rentrés, total 744. L’effectif devrait donc être de 2708.
Pertes : 30 morts, 266 désertés, 153 réformés avant la revue, aucun partis avec congé absolu, 14 rayés par jugement, 202 rayés par longue absence, 30 passés dans d’autres corps, 7 faits officiers, 127 réformés par l’Inspecteur général ; total 829. L’effectif reste donc à 1939.
Si l’on déduit encore les : 1 proposé pour la réforme ; 10 proposés pour les Vétérans ; aucun proposé pour les Invalides ; total 11. L’effectif ne sera que de 1928.
Or comme le complet de paix étant de 2261, il y aura un manque au complet de 333 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Enfin, dans un dernier tableau, nous avons le "Détail des présents au Bataillon de dépôt et de ceux réformés, de ceux congédiés avec récompense, ainsi que de ceux susceptibles d’avoir la haute paye sur tout le régiment; il indique pour le 55e Régiment :
Présents :
Officiers : 1 Major, 1 Chef de Bataillon, 1 Quartier maitre, 1 Adjudant major, 8 Capitaines, 5 Lieutenants, 6 Sous-lieutenants, 1 Chirurgien ; total 24.
Petit Etat-major : 1 Adjudant sous-officier, 1 Tailleur, 1 Guêtrier, 1 Cordonnier, 1 armurier, 1 Tambour-major, 1 Caporal tambour, aucun Musicien, total 7.
Sous-officiers et soldat : 8 Sergents majors, 21 Sergents, 6 Caporaux fourriers ; 51 Caporaux, 1 Grenadier, 51 Fusiliers, 15 Tambours, 9 enfants de troupe ; total 170.
Total général : 200.
Réformés : aucun Sergent-major, aucun Sergents, 2 Caporaux fourriers, 5 Caporaux, 120 grenadier, Fusiliers et Tambours. Total 127.
Congédiés. Officiers : Aucun Chef de Bataillon, 1 Capitaine, aucun Lieutenant, aucun Sous-lieutenant ; total 1. Sous-officiers et soldats : aucun Sergent-major, 2 Sergents, aucun Caporal fourrier, 1 Caporal, 7 Grenadiers, Fusiliers et Tambours ; total 10. Total général 11.
Haute paye. 10 ans de service, 1 Sergents et Caporaux, 5 soldats ; total 6. 15 ans de service, 4 Sergents et caporaux, aucun soldat ; total 4. 20 ans de service : 13 Sergents et Caporaux, 6 soldats ; total 19. Total général : 29.
Enfants. D’Officiers : 2 ; de Sous-officiers et soldats 7 ; total 9 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le "Bulletin des mouvements de troupes ordonnés par le Ministre pour la garde des camps (Du 1er au 20 septembre 1805)" indique :
Boulogne, camp de droite
3e Bataillon du 55e de Ligne, 434 hommes, y compris 32 aux hôpitaux, 1 en jugement. Départ de Lille le 14 Fructidor, arrivée à Boulogne le 18 Fructidor (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 447).

Le 4e complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements pour les Divisions du 4e Corps de la Grande Armée. 1ère Division. Le 55e Regiment de 1igne a son 1er Bataillon à Niderlustadt et Oberlustadt; son 2e Bataillon à Niderlustadt et Oberlustadt (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100).

Le 1er Vendémiaire an 14 (23 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe l' "Ordre de marche pour le 4e corps de la Grande Armée.
Le général de division Saint-Hilaire donnera ordre aux régiments qui composent sa division de cantonner demain 2, savoir :
... Le 55e régiment, à Niederlustadt, Oberlustadt et Zeiskamn ...
Le 3, la division se rendra en son entier à Spire, où elle sera cantonnée et recevra de nouveaux ordres.
A son passage à Landau, cette division sera complétée en pain, pour jusqu'au 4 compris ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 495).

Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
4e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
1re division.
55e de Ligne. 2 Bataillons, 1752 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).

Le 24 Vendémiaire an XIV (16 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Ochsenhausen, au commandant Jean Guillaume : "Commandant,
Vous voudrez bien partir au reçu de la présente avec les militaires qui se trouvent dans la place de Mindelheim pour vous rendre à Memmingen y prendre le commandement de la place. Vous veillerez à l'exécution de toutes les demandes que l'ordonnateur en chef aura faites pour le service de l'armée.
Vous réunirez à Memmingen tous les traineurs et hommes éclopés du corps d'armée qui sont restés en arrière ; vous vous occuperez de les remettre en état en leur faisant fournir des souliers, s'il est possible, pour qu'au premier ordre ils puissent partir en détachement et rejoindre leurs corps respectifs ; vous ferez fournir un détachement pour conduire au grand parc général de l'armée, à Augsburg, l'artillerie, munitions et armes autrichiennes qui ont été trouvées à Memmingen d'après les ordres qu'a donnés à ce sujet le général commandant l’artillerie ; ce détachement sera composé de vingt-cinq hommes, commandé par un officier du bataillon de la 2e division qui est à Memmingen en garnison et de dix des chasseurs à cheval au 26e régiment qui se trouvent dans cette place.
Je fais diriger sur Memmingen tous les prisonniers qui se trouvent ici, sous l'escorte d'un détachement de 25 hommes du 55e régiment (1) ; vous ferez partir ces prisonniers avec tous ceux que vous aurez pu recevoir dans la place de Memmingen sous la même escorte que l'artillerie pour Augsburg. Le convoi devant coucher demain à Mindelheim et être rendu le 26 à sa destination, prévenez le bourgmestre de Mindelheim qu'il aura à fournir des vivres et fourrages demain soir pour les hommes et les chevaux, sans lui dire que ce sont des prisonniers.
Il restera à Memmingen à votre disposition pour le service de la place et pour faire exécuter les réquisitions de l'ordonnateur en chef, 125 hommes d'infanterie avec leurs officiers et 15 chasseurs à cheval du 26e régiment, commandés par un officier.
Le détachement du 55e régiment qui conduira le soir à Memmingen les prisonniers qui se trouvent ici, devra partir demain matin pour rejoindre son corps à Lauffen. Il y a des ordres en conséquence et le commandant du détachement de la 2e division, resté à Memmingen, a l'ordre de lui faire fournir ses subsistances.
L'officier qui conduira l'artillerie trouvée à Memmingen suivra les instructions données par le général commandant l'artillerie et remettra à M. le général de division, chef du grand état-major général à Augsburg, tous les prisonniers confiés à sa garde; il prendra les ordres de M. le général chef de l'état-major général, pour connaître la direction qu'il aura à suivre pour rejoindre le corps d'armée ; le détachement de chasseurs à cheval sera sous son commandement jusqu'à l'époque de son retour au quartier général
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 834 - (1) "Ordre au colonel du 55e; l'officier chargé de conduire les prisonniers reviendra le 17 à Lauffen, où il trouvera un sous-officier chargé de lui indiquer la route prise par le régiment").

Le 2 Brumaire an 14 (24 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Landsberg, au Général Vandamme : "… Le général Saint-Hilaire laissera un bataillon du 55e régiment à Schöftlding pour couvrir le parc d'artillerie dans sa marche. Il lui donnera ordre de suivre son mouvement et de s'établir avec lui à Inning …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1156).

"Ordre de mouvement pour le 4
… Le bataillon du 55e précédera dans cette marche, le parc d’artillerie, et joindra à Etterschlag la division pour suivre son mouvement …
Salligny
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1158).

Un "Etat de situation des différents détachements envoyés par les bataillons de dépôt et qui doivent être arrivés à Spire le 18 brumaire et en partir le 19", signé par l'Adjudant commandant Petiet, indique, pour la 1re Division du 4e Corps d'Armée, que le détachement du 55e Régiment d'Infanterie de Ligne doit arriver le 12 Brumaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1170).

Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805).
4e corps d'armée.
Commandant en chef. Maréchal Soult. 1re Division du 4e Corps.
Général de Division. SAINT-HILAIRE.
10e Légère (2 Bataillons) ;
14e de Ligne (2 Bataillons) ;
36e de Ligne (2 Bataillons) ;
43e de Ligne (2 Bataillons) ;
55e de Ligne (2 Bataillons).

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

- Austerlitz, 2 décembre 1805

La Division Saint-Hilaire se porte en toute hâte vers le mamelon de Pratzen. Le 10e Léger, sous le commandement du Général Morand, s'empresse d'atteindre ce point essentiel, dont le Maréchal Soult a signalé l'importance. C'est une course au clocher dans laquelle il faut à tout prix arriver les premiers, sans se laisser retarder par des opérations secondaires : "Il fut expressément recommandé au général Saint-Hilaire, dit Soult dans son Rapport, de ne diriger aucune troupe sur Pratzen, quoique ce village fût fortement occupé par l’ennemi".
Les Régiments de ligne, avec l'artillerie, suivent à distance, et en échelons.
La Division passe sans difficulté le petit ravin qui descend de Pratzen vers Kobelnitz, s'avance dans la plaine, et bientôt commence à gravir la colline. Il est probable qu'elle a émergé du brouillard en arrivant à la cote 240 ou 250 ; c'est le moment où la pente devient sensible. Le 10e Léger n'est plus alors qu'à 700 ou 800 mètres du sommet. La Brigade Thiébault (14e et 36e) suit à 300 mètres de distance environ ; celle du Général Varé (43e et 55e) est plus loin encore, et tenue en réserve.
La Brigade Levasseur, de la Division Legrand (Chasseurs corses, 18e et 75e), est à un kilomètre sur la droite, en position devant Kobelnitz, pour couvrir le flanc droit de Saint-Hilaire, lui servir de réserve et empêcher toute tentative de l'ennemi sur les derrières de la Brigade de droite de la Division Legrand.
La Division Vandamme, partie de Jirzikowitz en même temps que Saint-Hilaire part de Puntowitz, se trouve fort en retrait sur la gauche. Les 46e et 57e de Ligne (Brigade Ferey) marchent en première ligne et, semble- t-il, à la même hauteur, à distance de déploiement ; le 28e suit, tenu en réserve. Le 24e Léger avec le 4e de Ligne sont portés plus à gauche, pour assurer la liaison avec le 5e Corps et la Réserve de cavalerie vers Blaziowitz.
"Les deux bataillons du 4e régiment furent placées à l’extrême gauche, et le 2e bataillon fut détaché encore plus à gauche, sans doute pour concourir à la prise du village de Balsiowitz. Le 24e était donc à droite, et appuyé à la brigade du général Ferey".
Au moment où les ennemis aperçoivent le 10e Léger, il n’a plus que 700 à 800 mètres à parcourir pour atteindre le plateau.
La Brigade Morand (10e Léger) progresse lentement dans la direction du sommet, repoussant d’abord un premier Bataillon, mais est arrêté près de la crête par un Régiment entier (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 175-177).

C’est alors que Langeron vient porter secours à Kamenski, dont la brigade subit le feu meurtrier des Français. Langeron ordonne alors, vers 11 heures, une charge à la baïonnette pour soustraire ses Bataillons au feu supérieur des Français, et de porter sur le plateau la plus grande partie de ses troupes. Russes et Autrichiens s’acharnent, mais ne parviennent pas à déloger les Français du mamelon, où le 10e Léger se cramponne furieusement.
Le 43e de Ligne vient entretemps secourir Thiébault.
La Brigade Varé (43e et 55e) est d’abord tenue en réserve. Mais, dès qu’elle voit le 10e Léger prendre pied sur le plateau, cette Brigade contourne le village de Pratzen et se jette sur le flanc gauche des Russes, que Vandamme aborde au même instant. Le 55e continue à se battre en liaison avec les troupes de Vandamme ; le 43e revient, vers 10h30, unir ses efforts à ceux de Morand et de Thiébault pour assurer à la Division Saint-Hilaire la possession du plateau de Pratzen.
Au Nord de Pratzen, l’infanterie russe commandée par Miloradowitch a à peine le temps de se déployer face à la droite quand elle est assaillie par la brigade Ferey (46e et 57e) sur son front, et par celle de Varé (55e et 43e) sur son flanc gauche. Les russes ne peuvent opposer une bien longue résistance. Lorsque la Brigade Ferey, à laquelle se joint le 55e, reprend le mouvement en avant, elle rencontre une partie des troupes autrichiennes de Kollowrath ; le Régiment de Salzbourg se trouve, semble-t-il, sur le Stary Vinohrady. Le Général Vandamme le fait attaquer par le 4e de Ligne et le 24e Léger. La lutte est acharnée jusque vers 12 h 30 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 181-182).

Dès la fin de la bataille, Soult ordonne au Général Schinner de réunir le Bataillon des Tirailleurs corses, le 10e Léger, le 55e et le 57e de Ligne, et le 8e Hussards, avec quatre pièces de 4, pour se diriger sur Gaya ((Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 233).

L'ennemi étant en pleine déroute, le Général Schiner, avec le 24e Léger, le Bataillon corse et le 55e de ligne, est lancé à sa poursuite. Les autres troupes bivouaquent sur le champ de bataille (Du Casse (A.) : "Le Général Vandamme et sa correspondance", Paris, Didier, 1870, t. 2, p. 156).

Le 31e Bulletin de la Grande Armée, daté d'Austerlitz, le 14 Frimaire an 14 (5 décembre 1805), raconte : "… Beaucoup de chefs de bataillon ont été blessés. Les voltigeurs ont rivalisé avec les grenadiers. Le 55e, le 43e, le 14e, le 36e, le 40e, le 17e mais on n'ose nommer aucun corps, ce serait une injustice pour les autres ; ils ont tous fait l'impossible. Il n'y avait pas un officier, pas un général, pas un soldat, qui ne fût décidé à vaincre ou à périr ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 502 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.1, p. 534 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9546).

Les Chefs de Bataillon Babier et Robillard, blessés, sont cités dans le 35e Bulletin de la Grande Armée (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 517 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9559).

/ 1806

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 4e corps du maréchal Soult
5e division militaire
55e de ligne Lauterbourg ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 55e [fera partir un détachement de] 120 [hommes] …
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).

Le 2 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, vous ordonnerez au général commandant le camp de l’île d’Oléron de faire embarquer deux mille hommes à bord des bâtiments qui lui seront désignés par le ministre de la Marine.
Ces deux mille hommes seront composés de la manière suivante :
- une compagnie de 300 hommes officiers compris, choisis parmi ce qu’il y a de mieux dans le bataillon colonial qui est à l'île de Ré ;
- deux compagnies fortes chacune de 300 hommes du 3e bataillon du 26e de ligne ;
- deux compagnies du 82e également fortes de 300 hommes chacune ;
- une compagnie du 55e également forte de 300 hommes.
Ainsi ces cinq compagnies feront 1 500 hommes, ce qui avec 300 hommes du bataillon colonial fera 1800 hommes, et avec la compagnie de canonniers de la légion du Midi, qui sera complétée à 120 hommes, avec des détachements de la légion du Midi.
Les compagnies de 300 hommes seront composées d'un capitaine, un lieutenant et un sous-lieutenant, un sergent-major, un caporal-fourrier, 4 sergents, 8 caporaux, 2 tambours et le reste de soldats.
Vous donnerez ordre que les hommes soient bien équipés, armés, et qu’on choisisse des hommes sains et en bon état
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 616 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12838).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "... Donnez ordre à un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, un caporal-fourrier, 4 sergents, 8 caporaux et à 300 hommes du 9e bataillon du 25e de ligne de partir de Boulogne pour rejoindre les deux premiers bataillons de guerre en Allemagne.
Donnez le même ordre à un pareil détachement du 3e bataillon du 36e, à un pareil détachement du 43e, à un pareil détachement du 55e, à un pareil détachement du 28e de ligne, à un pareil détachement du 50e, à un pareil détachement du 75e, et à un détachement du 45e organisé de la même manière, mais de 450 hommes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 625 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12872).

/ 1807

Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Général Lacuée, Directeur général des revues et de la conscription : "L’état n°3 que vous m'avez accordé m'a fait plaisir ; il m'a paru ne rien laisser à désirer. Je disposer des 20000 hommes de la réserve de la manière suivante :
Annexe
Etat des hommes de la réserve à donner aux corps d'infanterie ci-après :
Ceux 12e de ligne 280 hommes ...
55e 200
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14172).

Le 27 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il sera distribué le 30 janvier :
300 capotes au 55e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14174).

"XVIIIe BULLETIN.
Arensdorf, le 5 février 1807.
... Combat de Bergfried.
L'Empereur se porta au village de Getkendorf, et plaça en bataille le corps du maréchal Ney sur la gauche, le corps du maréchal Augereau au centre, et le corps du maréchal Soult à la droite, la garde impériale en réserve. Il ordonna au maréchal Soult de se porter sur le chemin de Gustadt, et de s'emparer du pont de Bergfried, pour déboucher sur les derrières de l'ennemi avec tout son corps d'armée ; manoeuvre qui donnait à cette bataille un caractère décisif. Vaincu , l'ennemi était perdu sans ressource.
Le maréchal Soult envoya le général Guyot, avec sa cavalerie légère, s'emparer de Gustadt, où il prit une grande partie du bagage de l'ennemi, et fit successivement 1,600 prisonniers russes. Gustadt était son centre de dépôt. Mais au même moment le maréchal Soult se portait sur le pont de Bergfried avec les divisions Leval et Legrand. L'ennemi, qui sentait que cette position importante protégeait la retraite de son flanc gauche, défendait ce pont avec douze de ses meilleurs bataillons. A trois heures après midi, la canonnade s'engagea. Le 4e régiment de ligne et le 24e d'infanterie légère, eurent la gloire d'aborder les premiers l'ennemi. Ils soutinrent leur vieille réputation. Ces deux régimens seuls et un bataillon du 28e en réserve, suffirent pour débusquer l'ennemi, passèrent au pas de charge le pont, enfoncèrent les douze bataillons russes, prirent quatre pièces de canon et couvrirent le champ de bataille de morts et de blessés. Le 46e et le 55e, qui formaient la seconde brigade , étaient derrière, impatiens de se déployer; mais déjà l'ennemi en déroute abandonnait, épouvanté, toutes ses belles positions ; heureux présage pour la journée du lendemain !
Dans le même temps, le maréchal Ney s'emparait d'un bois où l'ennemi avait appuyé sa droite; la division Saint-Hilaire s'emparait du village du centre; et le grand-duc de Berg, avec une division de dragons placée par escadrons au centre , passait le bois et balayait la plaine, afin d'éclaircir le devant de notre position. Dans ces petites attaques partielles, l'ennemi fut repoussé et perdit une centaine de prisonniers. La nuit surprit ainsi les deux armées en présence.
Le temps est superbe pour la saison; il y a trois pieds de neige; le thermomètre est à deux ou trois degrés de froid ...
Notre perte a été peu considérable dans tous ces petits combats ... Le colonel du 4e régiment de ligne a été blessé.
" (Panchoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 164 ; Les Bulletins de la Grande armée : précédés des rapports sur l'armée française, depuis Toulon jusqu'à Waterloo, extraits textuellement du Moniteur et des Annales de l'empire : histoire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon, avec des notes historiques et biographiques sur chaque officier. Tome 4 / par Adrien Pascal; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 120 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11780 : 56e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE).

Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
4e corps
... 55e de ligne ...
À Bromberg ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).

Le 11 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin ... Je vous ai écrit aussi pour faire diriger sur Mayence tous les détachements du 64e, du 25e légère, du 14e de ligne, du 72e et du 55e, hormis ceux des régiments qui sont à Paris et à Boulogne qui n’entrent pas dans la formation des régiments provisoires. Écrivez au ministre Dejean pour qu’il vous fasse connaître quand ces détachements partiront" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14566).

Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, faites-vous rendre compte pourquoi il manque tant d'officiers aux corps de réserve.
Par exemple, il n'y a au 17e de ligne, camp de Boulogne, que 14 officiers présents; il doit y en avoir 20 ou 30 dans un bataillon; il manque donc la moitié des officiers dans ce bataillon.
Le 19e n'a que 18 officiers ; le 25e n'en a que 19 ; le 36e n'en a que 12 ; le 43e n'en a que 14 ; le 50e n'en a que 15 ; le 55e n'en a que 14 ; de sorte que l'on peut dire qu'il manque à peu près la moitié des officiers.
On peut dire la même chose du 26e et du 46e.
C'est encore bien pis au corps du maréchal Kellermann ; il n'y a guère que le tiers des officiers présent
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12039 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14648 ; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 8).

Le même 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… Pour la Grande Armée
55e de ligne 300 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).

Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Soult : "Mon Cousin … Le 36e, le 43e et le 55e auraient à peine l'effectif présenté, s'ils n'avaient rien perdu à Iena et à Eylau ...
Je regarde donc cet état comme à refaire …
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12074 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14730).

Toujours le 18 mars 1807, l'Empereur écrit encore, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "En conséquence des derniers états de situation que vous m'avez remis, il résulte ...
Que le 17e, 19e, 25e, 28e, 35e de ligne, 43e, 46e, 48e, 50e, 55e, 108e et 13e légère auraient un effectif de 15 500 hommes et qu'il manquerait 4 800 hommes pour que ces bataillons fussent au complet effectif de 1 260 hommes par bataillon
Voici comment j'arrive à ce résultat ...
Faites-moi connaître l'état de situation au 15 mars de tous les 3es ou 4es bataillons de l'armée, effectif.
Mettez à côté ce qu'ils devaient recevoir de 1806 et 1807 et réserve ; ce qui était reçu aux corps au 15 mars et faisant partie de leur situation, en ajoutant à la situation au 15 mars ce qui leur reste à recevoir de la conscription, ils auront, dans le courant de l'été, la force qu'il faut que ces bataillons aient. Par la différence de cette situation au complet effectif de 1 260 hommes, on aura ce qu'il est nécessaire de leur donner encore de la conscription de 1806. Il faut cependant faire attention qu’il a des bataillons qui ont leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Grande Armée
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14727).

Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 55e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).

Le 30 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, j'ai fait sur les états de situation suivantes au 1er avril les observations suivantes :
Je vois dans l'état de situation au camp de Boulogne au 8 mars ... que les 28e, 36e, 46e, 50e, 55e, 75e doivent être aussi dans le cas d'envoyer des détachements à la Grande Armée. Mais, ayez soin que l'on envoie les conscrits les plus anciens et qui sont déjà à l’école de bataillon.
J'ai ordonné que l'on conservât toujours pour la défense de Boulogne 600 hommes de chacun de ces bataillons, et que l'on fît partir ce qui excède ce nombre ; mais ce serait très mal entendre cet ordre que de faire partir les hommes qui arrivent ; ce sont au contraire, les plus instruits qu'il faut nous envoyer. Ainsi, non seulement avant que les conscrits soient habillés, mais même lorsqu'on est prévenu qu'ils vont arriver, il faut aussitôt prendre parmi les hommes les plus instruits ceux qui se trouveront surpasser le nombre de 600, et en former de bons détachements pour la Grande Armée ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1080 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15472).

Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 55e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).

Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 55e 100 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).

Composition du 4e Corps du Maréchal Soult au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Saint-Hilaire : 10e Léger, 14e, 22e, 36e, 43e, 55e de Ligne, 12 Bataillons, 8763 hommes.
2e Division Carra Saint-Cyr : 24e Léger, 4e, 28e, 46e, 57e de Ligne, 10 Bataillons, 8219 hommes.
3e Division Legrand : 26e Léger, 18e, 75e et 105e de Ligne, Tirailleurs corses, Tirailleurs du Pô : 10 Bataillons, 7302 hommes.
Artillerie et Génie : 55 pièces, 842 hommes.
Cavalerie légère, Général Guyot : 8e Hussards, 16e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons, 1235 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).

Le 55e combat, le 10 juin 1807, à la bataille d’Heilsberg. "La division du général Legrand s’étant appuyée au bois de Lawden, dirigea aussitôt sa droite sur la redoute principale … Le 26e d’infanterie légère, commandé par le colonel Pouget, s’empara de la redoute et y resta un demi-quart d’heure ; ses tirailleurs furent même à moitié chemin de cet ouvrage à la ville et plusieurs y furent tués ; mais l’ennemi, qui en ce moment avait toute son armée à Heilsberg …, fit avancer sa réserve et obligea le 26e à abandonner la redoute ... Le 55e qui se trouvait à portée se dévoua pour le soutenir ; mais lui-même déjà affaibli par les pertes qu’il avait faites ... fût à son tour enfoncé". Une aigle du 55e tombe au pouvoir de l’ennemi (Journal des Opérations du 4e Corps - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 176).

Bennigsen, dans ses Mémoires, raconte : "… Généraux, officiers, soldats, tous se distinguèrent dans cette attaque, particulièrement les colonels Mordvinov et Tchoglokov, par l'exemple qu'ils donnèrent à la tête de leurs régiments : le dernier avec celui de Pernau, nouvellement formé, enleva au milieu d’une colonne ennemie l’aigle du 55e régiment français de ligne ; une autre aigle fut prise dans la mêlée ..." (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 176 - Note : Von Lettow (IV, 332) dit que le drapeau du 55e fut enlevé par les Hussards noirs prussiens dans une charge).

Le 21 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Madrid, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d’Espagne : "Ordre qu'avant midi on distribue ... Demain 400 culottes et vestes bleues au 12e, 400 bleues. Au 43e, 300 blanches et au 51e 300, au 55e idem.
Ce qui fera 1 300 culottes et vestes. Ordre (de distribuer à la) division Lapisse 500 bonnets de police et à la division Dessolle 500.
Vous ordonnerez que dans la journée on me rende compte de l'exécution de ces ordres et de ce qui reste en magasin
" (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19581).

Le 21 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Madrid, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d’Espagne : "Mon cousin, écrivez au général Dessolle de laisser le 55e à Guadalajara jusqu’à nouvel ordre pour veiller à la tranquillité et à l'organisation du pays, et surtout à formation de la compagnie urbaine que j'ai ordonnée. Donnez ordre au général Latour-Maubourg de fournir 150 chevaux qui seront sous les ordres du colonel du 55e à Guadalajara. Je suppose qu'il y a une ou deux pièces de canon.
Ce sera une petite colonne sur les derrières qui pourra être utile là.
Demandez au général Dessolle s'il a fait désarmer Guadalajara et ce qu’il y avait dans les magasins à son départ.
Écrivez au général commandant à Ségovie que nous attendons les draps qu’il doit envoyer et le procès-verbal du séquestre des laines ; qu'il fasse sans délai l’une et l’autre de ces opérations
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2599 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19584).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 55e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 16e Division militaire. Dunquerke (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli : ... Le 55e en a 200 ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 200 hommes du 55e dans ceux du 37e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Enfin, les colonels des autres régiments laisseront de même à Strasbourg le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires, dans la proportion qui vient d'être indiquée, pour recevoir le détachement destiné à leur régiment.
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).

Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du dépôt du 55e régiment d'infanterie de ligne, 200 hommes venant de Dunkerque arriveront à Strasbourg le 9 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 200 hommes du 55e régiment dans ceux du 37e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).

Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Je vous ai donné ordre, le 6 mars, de faire partir des 14e, 44e, 43e, 51e et 55e des détachements formant 1900 hommes. Faites-moi connaître l'époque de leur départ et celle de leur arrivée à Strasbourg ...
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 266).

La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 37e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 55e Régiment de ligne, 200 hommes. Partira de Dunkerque le 15 mars pour être le 9 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 7e demi-brigade.
1er bataillon.
3e compagnies du 44e de ligne.
3e compagnies du 46e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3e compagnies du 50e de ligne.
3e compagnies du 51e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3e compagnies du 55e de ligne.
3e compagnies du 75e de ligne.
Cette demi -brigade se réunira à Saint-Omer ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
Vous donnerez ordre que la 7e demi-brigade provisoire commence également à se réunir à Saint-Omer. À cet effet, deux compagnies du 44e, du 46e, du 50e, du 51e, du 55e et du 75e seront mises en marche au 1er avril pour Saint-Omer, où elles formeront le fonds des 3 bataillons de la 7e demi-brigade de la même manière, et ainsi qu'il vient d'être dit pour la formation de la 6e....
Le 4e bataillon du 75e enverra à Saint-Denis les cadres de sa 5e et 6e compagnie qui y recevront 300 conscrits de la Garde, et par ce moyen le dépôt sera dispensé de fournir les 289 hommes qu'il devait envoyer. Aussitôt que la 7e demi-brigade aura 1000 hommes réunis à Saint-Omer, le général commandant la division devra faire partir pour Paris les cadres des compagnies du 75e et le 4e bataillon du 46e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).

- Camp de Boulogne

Le territoire du camp de Boulogne s'étend sur le camp proprement dit, qui se divise en camp de droite et camp de gauche, mais aussi sur la place même de Boulogne et sur les arrondissements de Dunkerque et de Calais. Les troupes occupant ce territoire portent le nom de Premier Corps de Réserve. A partir de février 1810, la composition des troupes se modifie, le Général Vandamme remplace le Général Sainte-Suzanne dans son commandement. Les Cohortes nationales, dont on a beaucoup à se plaindre au point de vue de la discipline, sont dissoutes et remplacées par les 46e, 72e et 19e de ligne, auxquels s'ajoutent les Dépôts des 36e, 43e, 55e et 13e léger (25 mars).

Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT ...
Les états-majors, les administrations, et tout ce qui tient à l'organisation des armées du Nord et de Brabant sont dissous, à dater du 5 avril prochain, pas avant ...
... la 7e demi-brigade provisoire, composée de trois bataillons formés de détachements des 44e, 46e, 50e, 51e, 55e et 75e régiments d'infanterie de ligne, seront dirigés sur Paris ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).

/ 1811

- Camp de Boulogne

Le 1er janvier 1811, la situation des troupes du camp de Boulogne est la suivante :
Général Vandamme commandant en chef : Quartier général à Boulogne.
Infanterie
13e d’Infanterie légère (Dépôt), 17 Officiers, 218 hommes, 2 chevaux.
55e de Ligne (Dépôt), 17 Officiers, 114 hommes.
43e - (Dépôt), 6 Officiers, 112 hommes.
36e – (Dépôt), 8 Officiers, 149 hommes.
46e de Ligne, 44 Officiers, 1247 hommes
19e - 51 Officiers, 1438 hommes, 9 chevaux.
72e - , 52 Officiers, 1491, 9 chevaux.
Tirailleurs corses et du Pô, 20 Officiers, 701 hommes, 4 chevaux.
Cavalerie
24e chasseurs à cheval, 20 Officiers, 343 hommes, 383 chevaux.
Gendarmerie impériale, 1 Officier, 24 hommes, 26 chevaux.
Artillerie à pied, 38 Officiers, 1528 hommes.
Marine, 27 Officiers, 850 hommes, 6 chevaux.
Génie, 3 compagnies, 7 Officiers, 231 hommes, 15 chevaux.

Le 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... Le camp de Boulogne sera formé des 19e, 72e, 46e, 4e et 123e, de deux bataillons du 44e, un bataillon du 51e, un bataillon du 55e et un bataillon du 36e, en tout vingt et un bataillons, qui seront réunis à la fin de mai. A mesure que les hommes seront habillés aux dépôts, ils se rendront à leur corps. Ces troupes seront exercées aux grandes manœuvres ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).

Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
Le 51e et le 55e ont en France leur 4e bataillon, qui doit faire partie de l'armée. Je ne les comprends donc pas parmi les régiments qui doivent fournir aux 6es bataillons ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5383; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 241, partiellement).

Le 15 septembre, la situation du Camp de Boulogne, placé sous le commandement de Ney, est la suivante : 2e Division, Général Baron Ledru des Essarts, Quartier général à Malboroug. 1ère Brigade, 4es bataillons des 36e, 51e et 55e (régiment provisoire) à Vimereux. (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 286).

Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 55e de Ligne, fort de 1 Bataillon, 1 caisson, 1 ambulance, et 1 caisson de comptabilité commun avec le 51e de Ligne; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).

Le 1er janvier 1812, le 55e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Dunkerque (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).

Commandement au 1er mars du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 12e Division : Général Partouneaux :
29e Léger, 4 Bataillons; 44e de Ligne, 2 Bataillons; 125e de Ligne, 3 Bataillons; 126e de Ligne, 2 Bataillons; 4es Bataillons tirés : du 10e Léger (1 Bataillon), des Régiments de Belle-Ile et de Walcheren (1 Bataillon), des 36e, 51e, 55e de Ligne (3 Bataillons); cette Division est à l'état de formation, les Régiments sont encore dispersés à Valenciennes, Mons, Boulogne, Anvers et Groningue. Elle doit être réunie en avril à Mayence (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 602).

Le 23 juin 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... il est probable que toute la 1re division sera réunie à Berlin dans les premiers jours de juillet. J'en détacherai les compagnies du 29e léger, celles des 44e, 51e et 55e pour les diriger sur Stettin où elles seront incorporées dans leurs régiments respectifs conformément aux ordres de Votre Altesse du 16. Cette disposition exécutée j'enverrai à Votre Altesse Sérénissime la situation exacte de la 1re division ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 492).

Clarke écrit à Victor, depuis Paris, le 28 juin 1812 (AG) : "J'ai reçu la lettre par laquelle Votre Excellence me fait part que Son Altesse Sérénissime le prince de Neufchâtel désire connaître la marche des 10e, 11e et 12e demi-brigades provisoires sur Berlin, ainsi que la réunion des huit escadrons de dragons qui doivent former un régiment provisoire de cette arme à Hanovre.
J'ai fait connaître à Son Altesse Sérénissime le prince de Neufchâtel par une lettre en date du 11 juin, que les 10e, 11e et 12e demi-brigades provisoires faisant partie de la 3e division de la réserve ont eu l'ordre de continuer leur marche de Wesel sur Berlin, où elles arriveront, savoir :
... la 11e, composée des 4es bataillons du 27e léger et 50e de ligne, et du 3e bataillon du 2e régiment de la Méditerranée, complété avec les conscrits fournis par les dépôts des 36e, 51e et 55e de ligne, ces trois bataillons, forts ensemble d'environ 2.150 hommes, vers le 30 juillet.
Le général de brigade Cavaignac dirige le mouvement de ces trois demi-brigades ...
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 90).

Le 30 juin 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Michaud (A G) : "Son altesse sérénissime le prince major général me donne avis par une lettre du 22 de ce mois que le ministre a donné ordre à la 10e demi-brigade composée des 4e bataillons des 27e, 63e,76e, 96e régiments, forte de 2.670 hommes, de partir pour arriver le 22 juin à Wesel; à la 12e demi-brigade, composée des 4e bataillons des 123e, 124e et 125e régiments, forts de 2.050 hommes et du 3e bataillon du 129e fort de 660 hommes, de partir aussi pour Wesel où ils arriveront le 4 juillet, et à la 11e demi-brigade provisoire composée des 4es bataillons, des 27e léger et 50e de ligne et d'un bataillon de six compagnies des 36e, 51e et 55e régiments formant ensemble 2.150 hommes de partir pour arriver le 6 juillet à Wesel où le cadre du 3e bataillon du 2e régiment de,la Méditerranée arrivera le même jour, et prendra les conscrits des 36e, 51e et 55e régiments. De Wesel ces trois demi-brigades se rendront directement à Berlin.
Je vous prie, monsieur le général, de diriger ces trois sur brigades, Berlin après leur avoir fait prendre un jour de repos à leur passage à Magdebourg
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 95).

Le 16 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Parthounaux (A G) : "J'ai l'honneur de vous prévenir que le 4e bataillon du 126e régiment et une compagnie du 55e régiment appartenant à votre division partiront de Berlin le 18 du courant pour se rendre à Marienbourg par Stettin ...
Les soldats de la compagnie du 55e régiment doivent être incorporés selon mon instruction du 21 juin, dans le 4e bataillon du même régiment et son cadre renvoyé à Berlin pour recevoir de nouveaux ordres.
Je vous prie, Monsieur le général, d'exécuter ces dispositions
" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 509).

Situation du 9e Corps au 31 août 1812, 12e Division, 2e Brigade; Régiment provisoire, Major Wable : 4e du 36e, 4e du 51e, 4e du 55e ; 52 Officiers, 1.911 hommes, 17 chevaux d’Officiers, 24 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 316).

Le 28 novembre 1812, à minuit Victor écrit à Berthier, depuis Studianka, [Reg., Vict] :"… Ayant reçu hier au soir de Votre Altesse Sérénissime l'ordre de faire occuper de nouveau Borisov par la 12e division, j'expédiai de nouveau un de mes officiers pour le lui porter. Cet officier revint quelques heures après me dire qu'il avait trouvé des postes russes au vieux Borisov et qu'il n'avait pas pu pousser plus avant. Je renvoyai sur-le-champ le même officier avec 50 chevaux pour chasser les cosaques que, d'après son rapport, je croyais établis au vieux Borisov et le mettre à même dé parvenir jusqu'au général Partouneaux. Cet officier rencontra tout près du vieux Borisov le chef de bataillon du 55e régiment qui avait été laissé à Borisov pour mettre le feu au pont de la Skha et qui, après avoir exécuté cet ordre, se retirait pour rejoindre sa division. Ce chef de bataillon dit avoir quitté Borisov à la nuit tombante, qu'un quart d'heure après s'être mis en marche, il avait entendu sur sa droite un feu de mousqueterie très nourri qui s'était bientôt éteint et que, continuant sa route par le chemin qui longe la Bérézina, il était arrivé au vieux Borisov sans avoir eu connaissance de sa division. C'est là où, rencontrant l'officier que j'envoyais au général Partouneaux avec 50 chevaux, il l'avait engagé à revenir à Studianka en lui assurant qu'il ne trouverait pas la 12e division sur la route de Borisov. Ce chef de bataillon, après avoir établi son bataillon au village situé à une lieue de Studianka, sur la route de Borisov, est venu de sa personne à Studianka pour me rendre compte de ce qu'il avait fait et me dire qu'il n'avait pas retrouvé sa division ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 244).

/ Uniformes

Dans sa revue du 2 Vendémiaire an 13, l'Inspecteur général Schauenburg note que les "soldats devront s'abstenir de l'époque de cette revue de porter des galons d'or ou chevrons et se borner à être décorés de ceux prescrits par les règlements".

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