Le 54e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 45e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

- Inspection de la 54e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le 19 Pluviôse an 8

"Revue d’inspection passée le 19 Pluviôse an 8 de la République
54e Demi-brigade.
Etat-major
Varé, Chef de Brigade du . Commande la Demi-brigade et le 1er Bataillon.
Metrot, Chef de Bataillon du .
Cardaillac, Chef de Bataillon du .
Michel, Adjudant-major du .
Marliez, Adjudant-major, du .
Delaroque, Adjudant-major, du .
Préau, Quartier-maitre trésorier, du .
Saurus, Quartier maitre, du .
- , Adjudant sous-officier du - .
- , Adjudant sous-officier du - .
- , Adjudant sous-officier du - .
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes      Remplaçants
Officiers supérieurs à la suite du corps.
Varé, Chef de Bataillon, présent.
Roumetti, idem, commandant à Kehl.
Administration
L’habillement est en général encore très passable. L’équipement est assez bien, les deux tiers au moins ont de la bonne buffleterie blanche. Il n’y a de mal équipé et vêtu qu’environ 10 à 12 hommes par Compagnie, qui ne sont autre chose que de mauvais sujet et de rouleurs d’hôpitaux.
Il manquait aux présents sous les armes 337 fusils, 256 baïonnettes et 316 gibernes. Ce qui contribue à ce grand vide de fusils, c’est le désarmement de ces armes aux sergents, caporaux et à une partie de conscrits.
Ce corps a son dépôt à Cologne, il y a beaucoup de monde. Je n’ai pu en connaitre l’exacte composition ; il y a de plus des effets pour un habillement complet. Je suis aussi prévenu qu’une partie de ces effets n’est présentée qu’en procès-verbaux, d’après ce vol annoncé ; je demande de faire venir ce dépôt sur Saverne pour rester dans cette commune et aux environs ; je prie le chef de l’état-major de faire donner les ordres de suite, afin que je sois bientôt à même de réformer beaucoup de monde inutile, et que les effets que ce dépôt amènera, puissent être délivrés de suite au corps. Cette Demi-brigade est de 2359 hommes présents sous les armes, y compris le 1er Bataillon de l’Yonne incorporé.
Ce corps n’a point encore opéré sa réorganisation en trois bataillons de guerre d’après mon instruction ; je vais lui en adresser une pour cet objet ainsi que pour les hommes susceptibles de réforme et de récompenses militaires. Tous les corps de l’aile gauche recevront de semblables instructions pour être organisés uniformément, et dénombrer les dépôt en faisant rayer des contrôles les hommes absents depuis plus de trois mois sans avoir donné de leurs nouvelles, à l’exception cependant de ceux blessés à la guerre.
Les obligations qui me sont faites sur mes demandes relatives à l’administration, me donnent lieu à présumer un grand abandon dans cette partie, dans laquelle le Quartier-maitre actuel parait présider en chef ; je me propose de m’en occuper et d’en faire connaitre le résultat au chef de l’état-major général.
L’effectif de la 54e est de 3236
Absents 877
Il y avait de présent en Capitaines 25
En Lieutenants 19
Et en Sous-lieutenants 22
Je n’ai pu concevoir une idée avantageuse de l’esprit de ce corps, vu le ton d’insubordination qui régnait assez généralement dans les compagnies ; l’arriéré de solde du soldat n’est cependant que de 4 décades, et de 2 mois pour les Officiers.
Le Chef de Bataillon Megis qui commande ce corps pût être un brave homme, mais son âge avancé et ses réponses à mes différentes questions n’annoncent pas qu’il puisse commander un corps. Il y a dans le nombre des Officiers, des sujets qui paraissent être à leur place ; il en est de même des sous-officiers. J’ai été particulièrement content de la composition des sergents-majors du Bataillon de l’Yonne par leur tournure, et plus encore par un air d’éducation qui annonce de la capacité. Les Grenadiers des trois Compagnies sont très beaux et assez bien tenus, et en général, l’espèce d’homme est très belle
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 15 fructidor an 13 (2 septembre 1805), le Maréchal Berthier écrit, depuis Boulogne, au Maréchal Bernadotte : "Je vous ai fait connaître, par ma lettre du 10, que vous deviez réunir une division de votre armée à Göttingen.
Je vous envoie par mon courrier l'ordre du jour sur la composition de la Grande Armée : vous devez en garder la connaissance pour vous seul.
Vous réunirez le 45e et le 54e régiment à Göttingen, et vous organiserez votre corps d'armée en trois divisions, chacune de trois régiments d'infanterie, de 12 pièces de canon, et une division de cavalerie ayant 6 pièces de canon bien attelées.
Vous laisserez le 19e à Hameln, avec le dépôt général de votre armée ; vous y concentrerez tous vos malades ; vous y laisserez trois compagnies d'artillerie et le nombre d'officiers d'artillerie et du génie nécessaire.
Vous désignerez tous les officiers qui doivent commander les différents forts de cette place. Vous y laisserez le général de division Barbou pour y commander le Hanovre.
Vous dirigerez l'artillerie, tous les fusils, toutes les munitions de guerre qui se trouvent dans les différents points de l'Electorat, sur Hameln, et vous approvisionnerez cette place pour un an en blé, farine et biscuit.
Vous nommerez les commissaires des guerres et les chefs d'administration qui doivent rester dans la place.
Vous exigerez que la régence du Hanovre se rende à Hameln et reste là.
Vous ordonnerez l'organisation de quelques milices peu nombreuses et mal armées pour faire la police du pays.
Vous conviendrez avec le général du nombre de mois qu'il pourra tenir s'il n'est que bloqué, et du nombre de mois qu'il tiendra s'il est assiégé, et vous lui ferez comprendre que, dans les combinaisons de la grande guerre que l'Empereur établit, il arrivera assez à temps, s'il fait son devoir, pour le dégager.
D'ailleurs, toutes les précautions qui peuvent être utiles devraient être superflues puisque la Prusse garantit le Hanovre contre les Anglais et les Russes ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 433).

L'Ordre de marche du 30 Fructidor du 1er Corps d'Armée, daté de Cassel, le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805) indique : "L'armée, composée ainsi qu'il est dit ci-devant, est partie le 30 de Münden et environs, pour se diriger sur Wabern, en suivant la grande route, et en traversant la ville de Cassel pour se rendre :
1ère Division
Quartier général et administrations, à Dissen.
8e régiment de ligne : à Wabern, Lohre et Harle.
45e régiment de ligne : à Maden, Ob-Vorschütz et Nid-Vorschütz.
54e régiment de ligne : à Holzhausen, Haldorf et Grifte.
Artillerie de la division, à Dissen ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 117).

L'Ordre de marche du 1er jour complémentaire (18 septembre 1805) indique : "La 1re division, aux ordres du général Rivaud, quittera Dissen et les environs pour venir s'établir :
Le quartier général et administrations, à Gilserberg.
8e régiment de ligne : à Gemünden et Schllerbach.
45e régiment de ligne : à Dorheim, Michelsberg et Schllerbach.
54e régiment de ligne : à Moischeid, Sebbeterode et Gilserberg.
L'escadron du 5e régiment de chasseurs, à Lischeid.
Artillerie de la division, à Lischeid
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 118).

L'Ordre de marche du 1er Corps d’Armée, du 2e jour complémentaire, indique : "... La 1re division, commandée par le général Rivaud, quittera Gilserberg et environs, pour aller s'établir :
Le quartier général et administrations, à Kirchhain.
8e régiment de ligne : à Kölbe, Wehrda et Sarnau.
45e régiment de ligne : à Laugenstein et Kirchhain.
54e régiment de ligne : à Ober. et Nied.-Rosphe et Reddehausen.
L'escadron du 5e chasseurs, à Kölbe.
Artillerie, à Kölbe ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 120).

L'Ordre de marche et cantonnements du 1er Corps d'Armée, des 3e et 4e jours complémentaires indique : "... La 1re division prendra ses cantonnements :
Le quartier général, à Giessen.
8e régiment de ligne : à Kinzenbach et Atzbach.
45e régiment de ligne, à Giessen.
54e régiment de ligne, à Heuchelheim.
L'escadron du 5e chasseurs et l'artillerie, à Wieseck
La 2e division viendra s'établir :
Le quartier général, à Giessen ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 122).

Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
1er corps d'armée venant de Hanovre, arrivé à Würtzbourg le 8 vendémiaire an XIV (30 septembre 1805).
2e division.
54e de ligne, 3 Bataillons, 1937 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).

Le 11 Vendémiaire an 14 (3 octobre 1805), le Général Éblé écrit, depuis Uffenheim, à M. Navelet, commandant le 3e Régiment d’Artillerie à cheval : "Monsieur,
Demain vous mettrez en mouvement le parc de grand matin afin d'arriver de bonne heure à Buchlein et Schwebheim; le 54e régiment, qui vous escorte, suivra le même mouvement ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 709).

Un état de situation du 1er Corps d'Armée, intitulé "Composition des divisions de l'armée au 15 vendémiaire an XIV", et daté de Günzenhausen, le 14 Vendémiaire an 14 (6 octobre 1805), indique que le 54e Régiment d'Infanterie de ligne est à la 1ère Division commandée par le Général de Division Rivaud (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 279).

Le 16 Vendémiaire an 14 (8 octobre 1805), le Général Éblé écrit, depuis Weissenburg, au Colonel Navelet, du 3e Régiment d'Artillerie à cheval : "… Au moyen de l'ordre de M. le Maréchal donné au colonel du 54e régiment, vous aurez obtenu des soldats en nombre suffisant pour remplacer les paysans désertés; dans le cas contraire, continuez d'employer des canonniers en payant …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 354).

Le 10 octobre, la route de l'armée est prolongée jusqu'à Augsbourg, qui est occupé par la Garde. Bernadotte reçoit l'ordre de laisser une Division de 6000 à 8000 hommes à Ingolstadt; il y met le Général Rivaud avec le 54e de Ligne et 5,000 Bavarois (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 69).

Le Maréchal Bernadotte écrit au Maréchal Berthier, depuis Pfaffenhofen, le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), à 5 heures après midi : "Monsieur le Maréchal,
L'officier que vous avez chargé de m'apporter votre dépêche, datée de Donauwörth le 17 vendémiaire, à 10 heures du matin, n'a pu arriver à Ingolstadt qu'à 3 heures de la nuit; il a été obligé de faire une partie de la route à pied.
Aussitôt que votre lettre m'a été remise, je me suis empressé de remplir les dispositions qu'elle contient. J'ai laissé à Ingolstadt le général de division Rivaud, le 54e régiment, fort d'à peu près 2,000 hommes, 4,000 à 5,000 Bavarois, tant infanterie que cavalerie, et de l'artillerie en proportion; j'ai laissé au général Rivaud des instructions pour qu'il remplisse le but que Sa Majesté se propose; il doit vous rendre compte deux fois par jour. Une fois ce corps organisé, j'ai fait mettre en marche mon corps d'armée et les Bavarois …
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 492).

Le 19 Vendémiaire an 14 (11 octobre 1805), à 11 h. 30 du soir, le Maréchal Bernadotte écrit, depuis Heimhausen, à l'Empereur : "… Le nombre des troupes françaises diminue chaque jour par les malades ; je supplie Votre Majesté de me permettre de rappeler le 54e régiment que j'ai laissé à Ingolstadt; j'en ai d'autant plus besoin que la première colonne russe doit arriver demain ou après à Munich; cette nouvelle est confirmée par le rapport d'un officier de Colloredo, qui a été fait prisonnier ce soir, avec 60 bommes et 10 chevaux. Les équipages du lieutenant général Werneck ont aussi été pris" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 596).

Le même 19 Vendémiaire an XIV (11 octobre 1805), le Général Rivaud écrit, depuis Ingolstadt, au Maréchal Berthier : "Monseigneur,
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence, qu'hier, j'ai reçu ordre par M. le maréchal Bernadotte de rester à Ingolstadt, avec une division composée de 4,000 Bavarois, dont 330 chevau-légers, et le 54e régiment d'infanterie française, fort de 1900 hommes …
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 598).

Le 20 Vendémiaire an 14 (12 octobre 1805), à midi, l'Empereur écrit, depuis le Quartier impérial à Augsbourg, au Maréchal Berthier : "… Donnez l'ordre au général Rivaud, si, demain à la pointe du jour, il ne se passe rien de nouveau sur la gauche du Danube, d'expédier 150 hommes de cavalerie, deux pièces d'artillerie et le 54e régiment de ligne au pont du Lech, à Rain, pour le défendre, de n'importe quel côté que l'ennemi vienne.
Le commandant de ce corps de troupes correspondra avec le général commandant à Donauwoerth, pour lui faire connaître et savoir tout ce qu'il y aura de nouveau ; il correspondra, pour le même objet, avec le général Dumonceau, commandant à Augsbourg, afin que, suivant les circonstances, il puisse faire ses dispositions et défendre le passage du Lech. Comme on ne pense pas qu'il puisse être attaqué, et que tout ceci n'est qu'une mesure de précaution, les dispositions auront lieu contre les partis ennemis qui pourraient peut-être vouloir échapper à notre poursuite, en se portant vers ces différents points, et afin d'assurer une surveillance utile sur toutes les routes. Après-demain 22, il y aura probablement bataille du côté d'Ulm, où l'armée ennemie est cernée, et l'Empereur prévoit des circonstances où le corps qui sera à Rain peut être très-utile
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 645 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9376 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10995).

"Emplacements au 20 vendémiaire an XIV (12 octobre 1805).
… Division batave. Augsburg. Avec une compagnie du 21e dragons.
1 bataillon du 34e et le 21e dragons. Donauwörth.
54e d'infanterie et 150 hommes de cavalerie. Rain ...
Augsburg, le 20 vendémiaire an XIV (12 octobre 1805), à 9 heures du soir.
VALLONGUE
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 636).

Le 20 Vendémiaire an 14 (12 octobre 1805), à 1 heure après-midi, le Maréchal Berthier écrit, depuis Augsburg, au Général Rivaud : "Si, demain à la pointe du jour, il ne se passe rien de nouveau sur la gauche du Danube, le général Rivaud expédiera 150 hommes de cavalerie, 2 pièces d'artillerie, et le 54e régiment de ligne, au pont du Lech à Rain, pour le défendre, n'importe de quel côté vienne l'ennemi.
Le commandant de ce corps de troupe correspondra avec le général commandant à Donauwörtb, pour lui faire connaître et savoir tout ce qu'il y aura de nouveau; il correspondra pour le même objet avec le général Dumonceau, commandant à Augsburg, afin que, suivant les circonstances, il puisse faire ses dispositions et défendre le passage du Lech.
Comme on ne présume pas que le général Rivaud puisse être attaqué, et que tout ceci n'est qu'une mesure de précaution, ces dispositions ont lieu principalement contre les partis ennemis qui voudraient peut-être échapper à notre poursuite en se portant vers ces différents points, et afin d'assurer une surveillance utile sur toutes les routes.
Après-demain 22 (14 octobre), il y aura probablement bataille du côté d'Ulm, où l'armée ennemie est cernée, et l'Empereur prévoit des circonstances où le corps qui sera à Rain pourra être très utile.
Le général Rivaud trouvera à Rain deux bataillons wurtembergeois d'environ 800 bommes, commandés par le major Raumann, et qui seront provisoirement à ses ordres.
S'il prévoit, comme il est à présumer, qu'il n'y ait rien à craindre à Ingolstadt, il se portera de sa personne à Rain, poste qui peut devenir, selon les circonstances, très important
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 649).

Le 20 vendémiaire an 14 (12 octobre 1805), à 1 heure après-midi, le Maréchal Berthier écrit, depuis Augsburg, au Général Godinot : "Général,
Je vous préviens que, demain à la pointe du jour, s'il ne se passe rien de nouveau sur la gauche du Danube, le général Rivaud, commandant à Ingolstadt, doit envoyer 150 bommes de cavalerie, deux pièces d'artillerie, et le 54e régiment de ligne, au pont du Lech à Rain, pour le défendre de quelque côté que vienne l'ennemi.
Le commandant de ce corps correspondra avec vous pour vous faire connaitre et apprendre tout ce qu'il y aura de nouveau.
Le général Dumonceau, avec la division batave, est chargé de la défense du pont du Lech et du pont de la Wertacb, à Augsburg.
Vous le préviendrez également de tout ce que vous apprendrez qui pourrait intéresser la défense de ce point important.
Tenez-vous en mesure d'avoir des informations de tout ce qui se passera dans votre arrondissement.
Il est probable qu'après-demain 22 (14 octobre), il y aura bataille du côté d'Ulm, où l'armée ennemie est cernée.
L'Empereur se trouvera de sa personne vers Burgau
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 650).

Toujours le 20 Vendémiaire an 14 (12 octobre 1805), le Général Rivaud écrit, de son côté, depuis Ingolstadt, au Maréchal Berthier : "Monseigneur,
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que le parc d'artillerie du 1er corps de la Grande Armée est arrivé ici, hier soir, et qu'il en est parti ce matin pour Pfalfenhofen et, de là, marcher à la suite de ce corps d'armée, d'après les ordres qu'il en a reçus du général Eblé. J'ai cru indispensable de lui donner pour escorte trois compagnies du 54e régiment d'infanterie, ce qui me privera de ces troupes pour longtemps …
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 652).

Le 25 Vendémiaire an 14 (17 octobre 1805), le Général de Division Rivaud arrive avec le 2e Bataillon du 54e Régiment à Nördlingen (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1221).

Les "Emplacements du 26 vendémiaire an XIV (18 octobre 1805) au matin" indiquent pour le 54e Régiment "A Donauwörth. Venu de Rain avec le général Rivaud" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 926 - de la main du Lieutenant-colonel Vallongue).

Le 18 octobre 1805, la cavalerie légère, sous les ordres du Général Fauconnet, suit l'ennemi à la piste depuis Ellwangen, tandis que Rivaud se porte sur la route de Dinkelsbühl avec des troupes détachées de la garnison de Nördlingen. Ces dernières, comprenant une partie des dépôts de Dragons, un détachement du 6e Dragons et un Bataillon du 54e avec deux pièces, rencontrent la colonne ennemie qui défile entre Zipplingen et Rannsteiner Hof. Le Général Milet, débouchant entre Bezenzimmer et Monzingen, charge avec les Dragons. Les Dragons autrichiens de Rosenberg, qui escortent le convoi, font une vigoureuse résistance, lorsque les nôtres, tournant contre l'ennemi deux pièces prises dans le convoi, en ont enfin raison. On prend là 44 bouches à feu, 250 caissons et 900 prisonniers; de son côté, le Général Rivaud, avec le 54e, fait 1500 prisonniers. Le Général Fauconnet charge en même temps la queue du convoi avec ses deux Régiments de chasseurs, mais la capitulation du Général Werneck met fin au combat (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 100).

Le 30 Vendémiaire an 14 (22 octobre 1805), le Général Milet écrit, depuis Nördlingen, au Prince Murat : "Mon Prince,
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse que, le 25 de ce mois, à 9 heures du matin, un détachement d'environ 150 hommes de dragons de la Tour vint attaquer, à Kirchheim, les dépôts des 1er et 10e régiments de cuirassiers. Aussitôt que j'en fus instruit, je fis monter à cheval les dépôts de dragons et, avec un détachement du 54e d'infanterie et deux pièces de canon, je fus à sa rencontre et le repoussai au delà de Kirchheim; la nuit avançant, je repris mes positions sur Nördlingen, où le général de division Rivaud venait d'arriver avec le 2e bataillon du 54e régiment.
Le 26, à la pointe du jour, le général Rivaud partit de Nördlingen avec ce que je pus réunir des dépôts sous mes ordres, un détachement du 6e régiment de dragons arrivé la veille, le 1er bataillon du 54e régiment et deux pièces d'artillerie.
Le général fit prendre position en avant de Wallerstein; nos avant-postes repoussaient l'arrière-garde de l'ennemi au delà de Marktoffingen lorsque je reçus l'ordre de me porter en avant.
Je pris position entre Benzenzimmern et Munzingen et aperçus le parc d'artillerie de l'ennemi qui filait, entre Zipplingen et Ramsteinerhof, sur Nordhausen, escorté par de l'infanterie du régiment de Würtemberg et un détachement des dragons de Rosenberg. J'ordonnai à M. Combe, lieutenant, mon aide de camp, membre de la Légion d'honneur, d'attaquer avec un peloton du 6e régiment de dragons. Mes ordres furent exécutés ; cet officier coupa le parc, fit prisonniers l'escorte et un lieutenant-colonel, tandis que M. Derivaux, capitaine au 6e régiment de dragons, que j'avais envoyé sur ma droite, attaquait une autre division de ce parc, de laquelle il s'emparait.
Ces détachements éprouvèrent de la résistance ; les dragons de Rosenberg se rassemblèrent et voulurent reprendre le parc, mais nos dragons, ayant mis pied à terre et s'étant retranchés, les repoussèrent vigoureusement.
Votre Altesse n'apprendra pas sans intérêt que quelques officiers et dragons manœuvrèrent deux pièces de canon qu'ils venaient de prendre et tirèrent plusieurs coups sur l'ennemi, qui fut de suite dispersé.
Une compagnie du 54e régiment fit, sur ma gauche, 300 prisonniers, dont un lieutenant-colonel, et s'empara d'un drapeau.
36 pièces de canon, 8 obusiers, 250 caissons et 900 prisonniers furent le fruit de cette expédition, tandis que, de son côté, le général de division Rivaud faisait mettre bas les armes à 1500 hommes.
Les officiers qui se sont le plus particulièrement distingués dans cette affaire sont M. Derivaux, capitaine au 6e régiment de dragons, et M. Combe, lieutenant, mon aide de camp, membre de la Légion d'honneur, pour lequel je prends la liberté de demander à Votre Altesse l'emploi de capitaine; cet officier a fait toutes les campagnes de la dernière guerre en Italie et au Rhin, a neuf ans de grade et n'a cessé, dans toutes les circonstances, de montrer de l'activité, de l'intelligence et de la bravoure, notamment dans l'affaire dont j'ai l'honneur de faire le rapport à Votre Altesse
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1225).

Les "Emplacements du 27 vendémiaire an XIV (19 octobre 1805) au matin" indiquent que le 54e Régiment a marché sur Nördlingen, aux ordres du Général Rivaud (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 950 - De la main du Colonel Vallongue).

"GRANDE ARMEE.
Emplacements du 1er brumaire an XIV (23 octobre 1805) ...
54e régiment d'infanterie. Doit rejoindre le 1er corps, du moment que les dragons du général Baraguey d'Hilliers arriveront à Ingolstadt ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1075).

Le 3 Brumaire an XIV (25 octobre 1805), Berthier écrit, depuis Munich, au Général Rivaud : "Il est ordonné au général Rivaud de partir, avec le 54e régiment, de la position qu'il occupe, pour se rendre à Munich et de là rejoindre M. le maréchal Bernadotte sur Wasserburg.
Le général Rivaud, par le retour de mon officier d'état-major, me fera connaître son itinéraire
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 175).

Le même 25 octobre 1805, le Général Rivaud, qui était à Ingolstadt, exécute cet ordre; il rejoint son Corps d'armée (le 1er) avec les éléments français de son détachement (le 54e de ligne); les troupes bavaroises qu'il a avec lui vont occuper Ulm (1 Brigade), Donauwoerth (1 Régiment) et Rain (1 Bataillon) (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 18).

"Emplacements du 3 brumaire an XIV (25 octobre 1805).
54e régiment (général Rivaud). Ordre du 3 de partir d'Ingolstadt ou Neustadt pour Munich. D'où il rejoindra le maréchal Bernadotte ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 188).

Selon la "Force des troupes du 1er corps de la Grande Armée en présents sous les armes, prêts à combattre, commandée par S.E. le maréchal Bernadotte. 4 brumaire (26 octobre)", le 54e régiment d’infanterie qui fait partie de la 1re Division est à Ingolstadt (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 762).

Le 5 Brumaire an XIV (27 octobre 1805), le Général Ménard, commandant la 6e Division militaire, écrit, depuis le Quartier général, à Besançon, au Ministre de la Guerre : "Monseigneur,
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Excellence que six conscrits du département de Saône-et-Loire venant de Mâcon sous la conduite d'un caporal de recrutement, sont arrivés hier à Besançon, puis sont partis ce matin pour joindre le 54e régiment de ligne à Strasbourg ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 739).

"Emplacements du 5 brumaire an XIV (27 octobre 1805) au matin ...
54e régiment d'infanterie (général Rivaud). A Pfaffenhofen aujourd'hui, demain à Ottenburg après-demain à Munich. Devant rejoindre de suite le maréchal Bernadotte, ce régiment a fait des marches forcées à la poursuite de l'archiduc Ferdinand, d’Ingolstadt à Rain, à Nördlingen, à Burglengenfeld et jusqu'à Sulzbach au-dessus de Nuremberg ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 241).

"Relevé des mouvements ordonnés le 5 brumaire an XIV (27 octobre 1805).
... 54e régiment (général Rivaud) : A Pfaffenhofen et après-demain à Munich
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 243).

Le 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805), l'Adjudant-commandant Requin écrit, depuis Würzburg, au Maréchal Berthier : "J'ai l'honneur de vous adresser, ci-joint, l'état de situation du détachement d'infanterie et de cavalerie des différents corps que je commande …
État sommaire des détachements d'infanterie et de cavalerie qui sont sous les ordres de l'adjudant-commandant Requin.
54e - de ligne. 1 Officier, 64 soldats, total 65 ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 255 - Note : Du 2 brumaire : six déserteurs et un malade resté en route).

Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805).
1er corps d'armée.
Commandant en chef. Le Maréchal BERNADOTTE.
2e division du 1er corps.
Général de Division RIVAUD.
8e de ligne;
45e de ligne;
54e de ligne.

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

"Emplacements du 7 brumaire an XIV (29 octobre 1805) au soir.
54e régiment (général Rivaud). Munich, en marche sur Wasserburg ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 297).

"Emplacements du 9 brumaire an XIV (31 octobre 1805) au matin.
... 54e régiment (général Rivaud). Sur Wasserburg. En marche pour rejoindre le 1er corps …
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 362).

Le Colonel Vallongue écrit, le 9 Brumaire an 14 au matin, depuis le Quartier général impérial, au Général Andréossy : "… Les 16e et 22e régiments de chasseurs (général Milhaud), ordre de partir de Pfarrkirchen pour se diriger sur Wels.
Le 54e régiment (général Rivaud) sur Wasserburg, en marche pour joindre le 1er corps ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 363).

"Emplacements du 11 brumaire an XIV (2 novembre 1805) au matin et modifications sur l'état du même jour (3 heures) ...
... 54e rég. (général Rivaud). Wasserburg, et en marche sur Salzburg pour rejoindre le 1er corps. Sa lettre du l0 annonce qu'il sera aujourd'hui à Linz ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 440).

"1er CORPS D'ARMÉE.
Ordre de marche pour le 12 brumaire.
Salzburg, le 12 Brumaire an 14 (3 novembre 1805).
... Le général Rivaud se mettra en mouvement immédiatement après le général Drouet. Il ira s'établir entre Hemdorff et Altentann, sur la route de Neumarkt. Le général Rivaud laissera le 54e régiment à Salzburg; il donnera des ordres pour que ce régiment y soit logé de suite et puisse y reposer aujourd'hui; il en partira demain matin à 6 heures pour rejoindre le général Rivaud ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 449).

L’Empereur invite personnellement, avant l’attaque, le 54e de Ligne à battre les Russes pour soutenir sa réputation acquise en Hollande : "Allocution aux officiers et sous-officiers de la division Bernadotte. Austerlitz, 2 décembre 1805, 8 heures et demie du matin.
54e régiment et 35e, vous avez déjà battu les Russes dans le Nord-Hollande. Sachez conserver la gloire que vous vous êtes acquise. Dans une heure au plus tard vous serez aux prises avec l'ennemi ; recevez-le avec de bons feux et chargez-le à la baïonnette ...
" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1796); Le Médecin Dumas, est témoin de cette scène (Carnet de la sabretache).

/ 1806

Le 11 avril 1806 (note : la minute (Archives nationales, AF IV 869, avril 1806, n° 67) est datée du 12 avril), l'Empereur écrit, depuis la Malmaison, au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, les dépôts qui viennent du Hanovre recevront la destination suivante. Le dépôt du 27e d'infanterie légère sera dirigé sur Aix-la-Chapelle ; celui du 8e de ligne sur Venlo ; celui du 45e sur Liège ; celui du 54e sur Montrichet ; celui du 94e sur Juliers ; celui du 95e sur Cologne ; celui du 2e régiment de hussards sur Maastricht ; celui du 5e de hussards sur Namur ; celui du 4e de hussards sur Malines et celui du 5e de chasseurs sur Clèves et Ruremonde ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 381 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11872).

Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 1er corps du maréchal Bernadotte
25e division militaire
... Coblentz le 54e de ligne à Maastricht ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
Nap
ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de Sambre-et-Meuse ne fournira rien au 53e. Les 171 hommes qu'il devait fournir à ce régiment seront donnés au 54e qui aura ainsi 576 hommes ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).

Début octobre, la 2e Division du 1er Corps, sous les ordres du Général Rivaud, a ses deux Brigades commandées par les Généraux Pacthod et Maison. Elle comprend trois Régiments : le 8e de Ligne (Colonel Auttié), le 45e de Ligne (Colonel Barrié), le 54e de Ligne (Colonel Philippon). Ces Régiments, à trois Bataillons, forment un effectif total de 212 Officiers et 5564 hommes présents sous les armes (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 339).

/ 1807

Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez ordre que sur les 1500 capotes que j'ai destinées au corps du maréchal Augereau et qui devaient être délivrées aujourd'hui :
... Donnez ordre qu'il soit donné :
126 capotes au détachement du 8e ...
170 54e ...
qui seront portées au compte pour le détachement du prince de Pontecorvo.
Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère ...
170 au 54e id ...
Quant aux détachements appartenant au corps du prince de Ponte-Corvo, c'est-à-dire les 126 hommes du 8e de ligne, les 136 hommes du 45e et les 170 hommes du 54e, ils resteront sous les ordres du général Jordy, qui les établira dans une caserne. Le prêt leur sera donné pour qu'ils puissent vivre ici. Tout ce qui arrivera appartenant au corps du prince de Ponte-Corvo sera placé dans cette caserne sous les ordres du général Jordy. Vous me présenterez le 20 l'état de ces détachements pour que je voie l'ordre qu'il convient de leur donner. Donner ordre que, dans la journée de demain, il soit fait à cette caserne les avances nécessaires pour solder dix jours de prêt aux soldats et payer leur ordinaire ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).

Le Maréchal Bernadotte a bien compris l'urgence d'arriver à Mohrungen avant les Russes, et il a donné à ses troupes l'ordre de se mettre en marche longtemps avant le jour. Après l'échec de Liebstadt, où le Colonel Burthe, du 4e de Hussards, a été blessé en chargeant bravement, le Général Pacthod, de la Division Rivaud, a occupé Mohrungen avec le 8e de Ligne ; le reste de cette Division (45e et 54e de Ligne) tient la position d'Osterode, et le Général Sahuc, avec la Brigade de Dragons du Général Margaron, a été appelé de Hohenstein pour s'établir à Osterwein et couvrir la droite d'Osterode, en gardant la route d'Allenstein.

Le 27 janvier 1807, Bernadotte écrit, depuis Liebemühl, à l'Empereur : "... Il est de mon devoir de prévenir Votre Majesté que le 1er Corps, qui n'a pas encore eu huit jours de repos depuis son entrée en campagne, est, en outre, extrêmement affaibli par les pertes qu'il a faites dans les diverses affaires où il s'est trouvé. Les Divisions Rivaud et Drouet n'ont pas ensemble plus de 7000 hommes d'infanterie. Dans la journée d'avant-hier, le 8e régiment d'infanterie et le 27e d'infanterie légère ont encore beaucoup souffert. Il n'existe pas à chacun de ces régiments plus de mille hommes présents sous les armes. Je prie Votre Majesté de vouloir bien ordonner que les détachements qui ont été retenus à Custrin, Stettin et Varsovie rejoignent promptement leurs corps. Je viens d'apprendre qu'il se trouve dans cette ville environ cinq cents hommes des 8e, 45e et 54e régiments.
En rendant compte à Votre Majesté de la belle conduite de ses troupes à l'affaire de Mohrungen, j'ai omis de nommer les officiers qui se sont fait remarquer.
Le général Pacthod a été blessé, après avoir combattu avec la plus grande valeur. Le général Laplanche s'est parfaitement conduit; il a eu un cheval tué sous lui. Les colonels d'infanterie Darricau, Razout et Charnotet ont fait des prodiges de valeur ...
" (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 487).

Le 25 février 1807, le Général Maison, Chef de l'Etat-Major Général, écrit, depuis le Quartier Général, à Holland, au Général de Division Dupont : "S. M. ordonnant, mon cher général, que l'ennemi soit chassé de Braunsberg et de Frauenburg, S. A. le prince de Ponte-Corvo me charge de vous écrire de faire vos dispositions pour attaquer Braunsberg avec votre division et la cavalerie légère. S. A. pense que ces forces seront suffisantes et que vous devez arriver sur l'ennemi vers les deux ou trois heures de l'après-midi. Si, après avoir enlevé Braunsberg, vous apprenez qu'il reste à l'ennemi quelque chose à Frauenburg, vous ferez aussi enlever ce poste.
Je vous préviens que le général Lapisse reçoit l'ordre d'envoyer le 54e régiment et deux pièces d'artillerie légère à Mühlhausen pour vous soutenir ; si vous en avez besoin vous adresserez des ordres à ces troupes.
La brigade de dragons aux ordres du général Laplanche prendra des cantonnements demain très près de Mühlhausen. Si vous aviez sur l'ennemi quelques rapports qui vous portent à croire que votre cavalerie légère sera insuffisante pour l'opération qui vous est ordonnée, mandez-le de suite au prince, afin qu'il donne l'ordre à cette brigade de se porter en avant pour vous appuyer.
Lorsque l'attaque de Braunsberg sera terminée, vous établirez vos troupes comme vous le jugerez convenable, en rendant compte au Prince des dispositions que vous aurez faites, et si vous n'avez plus besoin des troupes du général Lapisse, vous pourrez les renvoyer dans leurs cantonnements après-demain 27. En prenant position à Braunsberg, vous ne perdrez point de vue les postes que vous gardez maintenant sur la Passarge.
P. -S. — Quand vous aurez rejeté l'ennemi au delà de la Passarge, si vous avez quelque chose à craindre de lui, vous ferez couper le pont pour assurer votre position
" (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 529).

Le Prince de Ponte-Corvo écrit, de Pr. Holland, le 28 février 1807, au Général Dupont ; "… Le 54e Régiment reste à Mühlhausen ; le général Lapisse est chargé de défendre Spanden" (Archives Dupont - E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 537).

Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
1er corps
... 54e de ligne ...
Dépôts à à Schwetz ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).

Le 22 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, mon intention est de compléter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs de la division Oudinot à un effectif de 150 hommes. Je désire en conséquence que vous fassiez réunir, conformément au tableau ci-joint, différents détachements d'hommes. De 5 pieds 4 pouces pour les grenadiers et de 4 pieds 11 pouces ou 5 pieds bien constitués pour les voltigeurs. Ces détachements peuvent partir sans sous-officiers, en désignant les meilleurs sujets pour en faire les fonctions pendant la route. Après en avoir passé la revue et avoir pourvu à ce que leur habillement et armement soient parfaitement en état, vous les ferez conduire par des officiers d'état-major, pour Thorn ...
54e de ligne 42 [Pour les grenadiers] 53 [Pour les voltigeurs] ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14811).

Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 54e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …
" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).

Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ...
Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je vois que de Wesel vous pourriez faire partir :
du 54e 500 ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).

Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 54e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).

Aux approches de la belle saison, Napoléon s'occupe de faire sortir ses troupes de leurs cantonnements, pour les camper, système qui, en les installant plus sainement, permet de les tenir rassemblées et de les exercer plus facilement, au grand avantage de l'instruction et de la discipline. Il devient aussi plus aisé de les nourrir. En outre, une armée campée n'a pas besoin de s'éclairer aussi loin que si elle était disséminée dans des cantonnements, et l'on peut ainsi éviter la guerre de postes avec les troupes légères de l'ennemi. Mais ne voulant point placer son armée en cordon, l'Empereur arrête qu'elle campera par Division. Il fait reconnaître le pays et désigne les emplacements des différents camps. Le 10 mai, le Prince de Ponte-Corvo reçoit l'ordre d'établir son Corps d'armée par Division, ainsi qu'il suit :
Division Dupont.
Les 8e, 45e et 54e de Ligne, dans un beau camp entre Neumark et Ebersbach (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 546).

Le 16 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez l'ordre que le 8e régiment provisoire soit dissous. Le détachement du 22e de ligne se rendra au corps du maréchal Soult, celui du 65e et celui du 21e de ligne au corps du maréchal Davout. Les détachements des 8e de ligne, 27e légère, 45e, 54e, 94e et 95e de ligne formeront un bataillon qui restera sous les ordres du meilleur chef de bataillon sous le titre de bataillon provisoire du 8e, et partira demain pour se rendre à Elbing où il restera jusqu'à nouvel ordre. Vous ferez connaître au général Moulin que je lui envoie ce bataillon composé de détachements appartenant au 1er corps, et composé de près de 700 hommes pour ne point laisser Elbing sans infanterie" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1121 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15634).

Le 19 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez ordre à Elbing que le bataillon du 8e régiment provisoire qui est composé de détachements des 8e, 45e, 54e, 94e, 95e de ligne et 27e légère, soit dissous, et que les détachements rejoignent leurs corps respectifs qui font partie du 1er corps"(Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1132 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15656).

Composition du 1er Corps du Maréchal Bernadotte (puis Victor) au 30 mai 1807 :
1ère Division Général Dupont, 9e léger, 24e (3 Bataillons), 32e et 96e de ligne, 9 Bataillons, 6845 hommes
2e Division Lapisse : 16e Léger, 45e, 8e et 54e de Ligne, 8 Bataillons, 5971 hommes.
3e division Vilatte : 27e Léger, 63e, 94e et 95e de ligne, 8 Bataillons, 5489 hommes.
Artillerie, Génie et Gendarmerie : 36 pièces, 1678 hommes
Cavalerie légère, Général Beaumont : 2e et 4e Hussards, 5e Chasseurs, 9 Escadrons, 1236 hommes
4e Division de Dragons, Général Lahoussaye (puis Sahuc) : 17e, 27e, 18e, et 19e Régiments, 12 Escadrons, 1840 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).

Au 5 juin 1807, la situation du 1er Corps de la Grande Armée est la suivante :
... 2e Division : Général Lapisse. Quartier général à Mühlhausen.
16e Régiment d'infanterie légère. 1702 hommes.
45e Régiment de Ligne 1648 »
8e Régiment de Ligne 1537 »
54e Régiment de Ligne 1728 »
Total 6665 ... (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 548).

Le 16 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin ... Donnez également l'ordre que les 110 hommes du 8e de ligne, les 500 hommes du 45e et les 166 hommes du 54e, les 177 hommes du 21e et les 21 hommes du 22e du bataillon de garnison de Münster soient renvoyés à leurs corps pour y être incorporés. Ce bataillon se trouvera ainsi dissous" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1354 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16540).

- Inspection du Dépôt du 54e Régiment à Maëstricht par le Général Schauenburg, le 30 novembre 1807

"Dépôt du 54e Régiment d’Infanterie de Ligne. Revue passée à Maëstricht le 30 novembre 1807.
Espèce d’hommes. Belle.
Habillement. Très bien.
Equipement. Bien.
Armement. Idem.
Tenue. Belle.
Discipline. Très bonne.
Maniement d’armes. Bon.
Manœuvres. Très passables.
Retenue. Point.
Ordinaire. Bon.
Pain. Très bon.
Casernes et fournitures. Passables.
Conscrits. - .
Finances. Les registres sont assez bien tenus.
Résumé.
C’est pour la première fois que j’ai vu le Chef de Bataillon Michel ; cet Officier annonce de l’éducation et des moyens, mais je n’ai pas été à même de vérifier son instruction, n’ayant pu voir que quelques hommes composant une classe, et les Sous-officiers desquels j’ai été assez satisfait pour leur instruction et leur ensemble. Je ne puis du tout garantir les notes de ce Chef de Bataillon concernant les Officiers. Son Excellence remarquera que celle du Quartier-maitre est aussi favorable que toutes celles que j’ai reçu à leur égard, mais que je suis bien loin de garantir, quant les registres sont bien tenus, que toutes les formalités sont remplies et qu’il ne m’est parvenu aucune plainte malgré mes questions, et que même il y aurait des reproches d’infidélité à faire, ils ne peuvent être remarqués que par l’Inspecteur aux revues qui a la surveillance particulière de ce corps.
Ordre.
Le Général de division Schauenburg Inspecteur général d’Infanterie n’a pas arrêté la comptabilité en deniers et effets de l’an 13 du 54e Régiment d’Infanterie de Ligne, ne l’ayant pas trouvée arrêtée par l’Inspecteur aux revues.
D’après l’examen des registres l’Inspecteur général a reconnu que les dépenses pour réparations de l’armement pendant l’an 13 sont très fortes.
Que le conseil d’administration n’avait pas suivi exactement l’article 5 du titre 2 du règlement du 8 Floréal an 8, mais qu’il s’y est conformé d’après l’ordre donné par le Sous-Inspecteur Villain par son procès-verbal du 24 Messidor an 13.
Qu’il n’a pas suivi non plus l’article 6 du titre 2 du même arrêté, l’Inspecteur général recommande au commandant du Dépôt et aux membres du conseil d’administration de s’y conformer et de veiller avec la plus grande exactitude à toutes les opérations de la comptabilité et de mettre la plus grande économie dans les dépenses
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

"Ordre donné à tous les corps sur la manière d’exercer les conscrits et pour l’administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s’appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l’homme qu’ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l’instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c’est d’inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu’il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l’habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l’entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l’on sera à l’exercice l’instructeur entretiendra la recrue pendant l’intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu’il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l’infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n’est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manœuvre et l’exercice de l’infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l’ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l’éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d’instruction, et ceux qui n’en auront pas suffisamment devront également s’y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L’on n’exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l’exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l’on préfèrera autant que possible les exercices de l’après midi attendu qu’elles empêchent le soldat de s’écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l’article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu’au quartier ; les chefs n’en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu’ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu’ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu’ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d’administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l’attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d’administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l’inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l’arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d’un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l’autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n’est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu’après avoir contracté un engagement en présence d’un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s’y seraient pas conformés.
L’intention de l’Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l’armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu’il doit par conséquent être pourvu d’un habit uniforme en bon état et de son sabre, s’il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s’ils l’avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s’ils s’y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le Général Schauenburg adresse aux Ministres Dejean et Lacuée, et au Ministre de la Guerre le résultat de sa revue le 5 février 1808; le résultat de la Revue est également adressé au Corps le 5 février 1808 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère ; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e. 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 21).

Le 21 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Madrid, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d’Espagne : "Ordre qu'avant midi on distribue au 16e légère 300 culottes et vestes bleues ; 45e (300) blanches, 54e 200, 8e 200. Total pour la division Lapisse : 1 000.
Qu'on distribue à cette division 1 000 capotes, on prendra d'abord les capotes faites, même en ayant des manteaux bons pour l'infanterie.
... Ordre (de distribuer à la) division Lapisse 500 bonnets de police ...
Vous ordonnerez que dans la journée on me rende compte de l'exécution de ces ordres et de ce qui reste en magasin
" (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19581).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 54e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 25e Division militaire. Maëstricht (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
... Le 4e bataillon de marche sera composé des 1re et 2e compagnies de fusiliers du 54e qui est à Maëstricht, des 1re et 2e compagnies du 63e qui est à Belfort, et des 1re et 2e compagnies du 28e de ligne qui est à Boulogne ...
Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg.
Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds.
Si les dépôts ne pouvaient compléter ces compagnies, ils en enverront toujours les cadres, avec tout ce qu’ils ont de disponible, et vous ferez connaître ce qui manquerait, afin que je le fasse tirer des conscrits de ma Garde.
Vous donnerez ordre que tous les détachements de ma Garde qui doivent partir de Paris, pour porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet, soient prêts à partir le 15 pour se rendre à Strasbourg. Ils seront formés en bataillons de marche. Vous prescrirez aux différents commandants de ma Garde d’en passer la revue, de n’envoyer que des hommes qui sachent faire l’exercice à feu, et de les faire habiller de l’uniforme d’infanterie légère, avec les boutons des régiments où ils doivent entrer ; on me les présentera à la parade du 16, et ils partiront le 17.
J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg.
Si le général Claparède est encore à Paris, donnez-lui l’ordre de se rendre à Strasbourg pour y attendre ces détachements, et exécuter les ordres qui lui seront donnés. Il sera chargé de mener cette colonne.
Par ce moyen, il y aura entre Strasbourg et Augsbourg de quoi compléter les 12 brigades du corps du général Oudinot, à 12 compagnies chacune, c’est-à-dire à 20 000 hommes. Comme il y aura 12 demi-brigades, il faudra 36 chefs de bataillon et adjudants-majors. Présentez-moi la nomination de ceux qui manquent, et vous les dirigerez sur Strasbourg, pour de là rejoindre le corps. Il faudra 12 majors, le corps en a huit ; c’est quatre à envoyer. Il faut 6 généraux de brigade ; faites-moi connaître ceux qu’il faudrait envoyer.
Il faut à chaque division 18 pièces de canon, c’est-à-dire 36 pour les 2 divisions. Le corps en a 18 ; faites-moi connaître la situation du parc de l’armée du Rhin, et s’il peut fournir les 18 autres pièces.
Ainsi, à la fin de mars, j’aurai au corps du général Oudinot 20 000 hommes, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, une compagnie de pontonniers, un colonel du génie, trois officiers du génie, 6 000 outils attelés, 40 caissons d’infanterie, 20 par division, la division de cuirassiers Espagne, et la brigade de cavalerie légère composée de 3 régiments que j’ai attachés à ce corps. Ce qui fera un corps de près de 30 000 hommes.
Il faut qu’il y ait un commissaire des guerres par division, et deux adjoints, et les chefs de service nécessaires. L’armée du Rhin a en personnel de quoi organiser tout cela ...
" (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2767 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20016 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 61).

Le 15 février 1809, le Ministre de la Guerre adresse son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution des dispositions prescrites par sa lettre du 13 de ce mois, je viens de donner l'ordre à M. le général Oudinot de ne former provisoirement qu'à deux divisions, au lieu de trois, le corps d'armée qu'il commande. Ces deux divisions seront composées, ainsi que Sa Majesté l'a ordonné, de la manière suivante, savoir :
1re division.
1re 1/2 brigade d'infanterie légère ; 3e id. ; 1?e de ligne ; 2e id. ; 3e id. ; 4e id.
2e division.
2e 1/2 brigade d'infanterie légère ; 4e id. ; 5e id de ligne ; 6e id. ; 7e id. ; 8e id.
Le général de division Claparède commandera l'une de ces divisions.
J'ai prévenu le général Oudinot que les 4es bataillons qui doivent composer son corps ne pouvant fournir en ce moment que deux compagnies de fusiliers au grand complet, chacun de ces bataillons sous ses ordres ne sera provisoirement composé que de la compagnie de grenadiers , de la compagnie de voltigeurs et des deux premières compagnies de fusiliers formant 560 hommes par bataillon, 1,680 hommes par demi-brigade, 10,000 hommes par division et 20,000 pour le corps entier.
J'ai expédié les ordres pour faire diriger sur Strasbourg les 1re et 2e compagnies de fusiliers de tous ces 4es bataillons complétées à 140 hommes chacune et munies d'une capote et de trois paires de souliers par homme. Huit de ces 4es bataillons avaient encore leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs dans l'intérieur et je leur ai pareillement donné l'ordre de se rendre à Strasbourg, ce sont celles des 24e de ligne qui est à Lyon, 16e légère qui est à Mâcon, 28e, 46e, 50e, 75e qui sont à Boulogne, 100e et 103e qui sont à Metz.
Toutes ces compagnies, à leur arrivée à Strasbourg, y seront réunies formées en 12 bataillons de marche de la manière prescrite par Sa Majesté et mises sous le commandement du général de division Claparède qui se trouvait à Paris et qui a l'ordre de se rendre à Strasbourg où il attendra de nouveaux ordres.
Je joins ici l'état de ces compagnies indiquant les époques de leur arrivée à Strasbourg et leur formation en bataillons de marche.
Dans le cas où les dépôts ne pourraient en ce moment compléter à 140 hommes chacune de ces compagnies, j'ai ordonné qu'on en fit néanmoins partir les cadres avec tous les soldats disponibles au dépôt et qu'on me fit connaître sans aucun délai ce qui pourrait leur manquer, j'aurai l'honneur d'en rendre compte à Sa Majesté à mesure que les rapports me parviendront.
Les détachements de la garde impériale destinés à porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet partiront de Paris le 17 février formés en 2 bataillons de marche, l'un d'infanterie légère fort de 643 hommes, l'autre d'infanterie de ligne fort de 814 hommes, en tout 1,457 hommes, ils arriveront le 9 mars à Strasbourg. Ces deux bataillons seront présentés à Sa Majesté demain, 16 , à la parade.
Je donne des ordres pour compléter à 6 le nombre des généraux de brigade du corps du général Oudinot, celui des majors à 12 , celui des chefs de bataillon et adjudants-majors à 36. J'ordonne en même temps des dispositions pour compléter à 36 pièces le nombre des bouches à feu du corps du général Oudinot, savoir 18 par division, et pour organiser son administration à raison d'un commissaire des guerres par division et deux adjoints avec les chefs de service nécessaires pris dans l'administration de l'armée du Rhin ...
Au moyen de ces dispositions, il y aura entre Augsbourg et Strasbourg de quoi compléter les 12 1/2 brigades de ce corps d'armée à 12 compagnies chacune et ce corps aura ainsi, vers la fin de mars, 20,000 hommes d'infanterie, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d'artillerie , une compagnie de pontonniers, un colonel et trois officiers du génie, deux compagnies de sapeurs, 6,000 outils sur des voitures attelées, 40 caissons d'infanterie dont 20 par division, la division de cuirassiers du général Espagne, la brigade de cavalerie légère, ce qui fera un corps de près de 30,000 hommes
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 65). Cette lettre est suivie d'un "État des bataillons de marche destinés à rejoindre le corps du général Oudinot et qui sont dirigés sur Strasbourg" qui indique : 4e Bataillon de marche du Corps du Général Oudinot, 1ère et 2e Compagnies de Fusiliers des 54e et 63e de ligne; Grenadiers, Voltigeurs et 1re et 2e Compagnies du 28e de Ligne; chacune à 280 hommes; celles du 54e doit partir de Maêstricht le 26 février, pour arriver le 15 mars à Strasbourg.

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du corps de réserve de l'armée du Rhin. Feuille nº 2" indique :
Corps de Réserve de l’Armée du Rhin, Général Oudinot.
Quartier général du Corps du Général Oudinot : Augsbourg (du 5 au 16 mars).
1re DIVISION : Général Claparède.
3e 1/2 brigade de ligne Augsbourg et les environs (du 5 au 16 mars 1809).
54e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 225 hommes ; Conscrits de la Garde, 14 hommes ; 1re et 2e compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
63e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 231 hommes ; Conscrits de la Garde, 55 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
28e de Ligne. Pour mémoire (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 9).

L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
4e bataillon de marche.
54e de Ligne, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 4e Bataillon, 280. Itinéraire : Longwy le 5. Fontoy le 6. Metz le 7. Metz le 8. Solgne le 9. Vic le 10. Maizières le 11. Sarrebourg le 12. Sarrebourg le 13. Saverne le 14. Strasbourg le 15. Biberach le 16. Hornberg le 17. Rottweil le 18. Bahlingen le 19. Riedlingen le 20. Ehingen le 21. Ulm le 22. Günzbourg le 23. Zusmarshausen le 24. Augsbourg le 25 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).

Le 9 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un état que j'ai fait dresser du corps du général Oudinot. Faites-le rectifier, s'il y a des erreurs, et faites vérifier s'il manque effectivement ... 100 hommes au 54e ... Proposez-moi les moyens de les compléter ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2907 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20307; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 213).

Situation de la Division Oudinot au 9 mars 1809 (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20309; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 214) :

Divisions

Brigades

1/2 Brigades

Bataillons

Présents
Situation des grenadiers et voltigeurs réunis

Détachements tirés des conscrits de la Garde

Compagnies de fusiliers formant les 12 premières compagnies de marche

Détachement formant le 13e bataillon de marche

Totaux

Manque au complet de 560 par brigade

Excédent sur le complet

Par bataillon

Par 1/2 brigade

1ère division général Claparède

3e brigade le général

3e 1/2 brigade d'inf. de ligne Major Prévot-Saint-Cyr

54e de ligne

63e de ligne

28e de ligne

217

233

14
100



114

55

122

219



50

453

557



1010

107

3

Le 12 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, son Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur d'adresser à S. M. le projet de formation d'un corps de réserve.
Ce projet porte à 54,000 hommes cette réserve au lieu de 45,500 hommes.
La différence en plus qui existe entre le projet de formation présenté à S. M. et l'aperçu qu'elle a bien voulu donner provient de 2,500 hommes du 9e régiment provisoire qui doit se former à Mayence et qui a été oublié dans l'aperçu donné à S. M. , ci 2,500 hommes.
2,800 hommes du régiment provisoire qui peut être formé des 5es bataillons pareillement oubliés, savoir les 6e, 16e, 24e, 25e, 26e léger, 22e, 45e, 54e, 57e et 96e de ligne, ci 2,800 -£800 hommes du 5e bataillon du 5e léger pour le port de Cherbourg, ci 800 –
800 hommes du 5e bataillon du 16e de ligne pour le port de Toulon, ci 800 -.
Et 1,600 hommes en plus provenant des 13e, 14e, 15e et 16e régiments provisoires qui présentent 11,600 Français en Italie, au lieu de 10,000 portés dans l'aperçu, ci 1,600.
Au total 8,500 hommes ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 191).

Le 13 mars 1809 à minuit, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je reçois votre travail du 12 mars sur la formation d'un corps de réserve, composé des 5es bataillons de l'armée. Je vous le renvoie pour que vous y fassiez faire quelques changements que je vais vous indiquer ...
Il faut faire ces changements sur votre état qui, d'ailleurs, me paraît bien conçu ...
Il y a déjà à Metz le 12e régiment, qui devient le 13e, par suite des changements faits pour la formation de la brigade de Pontivy. Le nouveau régiment sera alors le 14e ; ces deux régiments formeront une brigade. Il me semble que ce 14e régiment pourra être composé de la manière suivante : 1er bataillon, deux compagniesdu 25e léger, deux compagnies du 6e léger, deux compagnies du 24e léger ; 2e bataillon, deux compagnies du 26e léger, deux du 16e léger, deux du 32e léger ; 3e bataillon, deux compagnies du 96e de ligne, deux du 22e de ligne, deux du 54e, deux du 15e de ligne. Il manque deux compagnies pour le 2e bataillon ; on prendra les deux compagnies du 32e léger qui sont à Toulon.
Ainsi une brigade composée de deux régiments et forte de 5,000 hommes se réunira à Pontivy ...
Quant à la formation de cette réserve, rien ne presse. Il me paraît qu'il est d'abord nécessaire d'achever de compléter les bataillons de guerre qui sont en Allemagne et les 4es bataillons qui doivent les rejoindre ...
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14891 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20343; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 193).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 8e demi-brigade. 1er bataillon.
3 compagnies du 48e de ligne.
3 compagnies du 108e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 72e de ligne.
3 compagnies du 65e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3 compagnies du 13e léger.
3 compagnies du 27e léger.
840 hommes.
4e bataillon.
2 compagnies du 22e de ligne.
2 compagnies du 54e de ligne.
2 compagnies du 45e de ligne.
840 hommes.
Les trois premiers bataillons de cette demi-brigade se réuniront à Gand. Le 4e se réunira à Maëstricht ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).

Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
vous donnerez ordre que le fonds de la 8e demi-brigade se réunisse à Gand. À cet effet, 2 compagnies du 5e bataillon du 48e, du 108e, 72e, 65e, 13e d'infanterie légère, 27e idem, 22e, 54e et 45e se mettront en marche à la même époque, pour former à Gand les 4 bataillons de la 8e demi-brigade ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).

Le 12 avril, les 5e et 6e Compagnies du 4e Bataillon (280 hommes) quittent le Dépôt de Maëstricht; elles doivent être rendues le 27 avril à Strasbourg pour faire partie du 4e Bataillon de marche (d'après le "MOUVEMENT des 5e et 6e compagnies des 4es bataillons appartenant à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'armée du Rhin, pour se rendre à Strasbourg, où elles seront formées en bataillons de marche et envoyées de là en Allemagne pour y rejoindre leurs corps" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 419).

Le 2 mars 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clrake, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, je veux profiter de la consolidation de la paix continentale pour porter la plus grande économie dans mes armées. Voici les diverses dispositions que je projette, et sur lesquelles je désire un rapport ...
Armées du Nord et du Brabant. — Les armées du Nord et du Brabant seraient dissoutes ... la 19e demi-brigade serait dissoute, et, à cet effet, le détachement du 4e de ligne irait rejoindre son corps en Hollande, celui du 72e rejoindrait son régiment à Boulogne, et ceux des 12e, 54e, 14e, 34e et 88e de ligne se rendraient à Versailles pour entrer dans la composition soit des régiments de marche, soit des bataillons auxiliaires ...
" (Correspondance de Napoléon, t.20, lettre 16303 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 23241 ; cité par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 172 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 89).

Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après : ... Toutes les autres troupes françaises évacueront également de suite l'Allemagne, savoir :
III
ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT.
Les états-majors, les administrations, et tout ce qui tient à l'organisation des armées du Nord et de Brabant sont dissous, à dater du 5 avril prochain, pas avant.
La 19e demi-brigade provisoire sera dissoute. En conséquence, le détachement edu 4e régiment d'infanterie de ligne rejoindra son régiment à la division du général Puthod. Le détachement du 72e régiment d'infanterie de ligne rejoindra son régiment au camp de Boulogne, et les détachements des 13e, 14e, 34e, 54e et 88e régiments d'infanterie de ligne seront dirigés sur Tours, pour entrer dans la composition du 6e régiment de marche et du 7e bataillon auxiliaire ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).

Le 22 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse son Rapport à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté, qu'en exécution de son ordre, en date du 15 mars, j'ai ordonné les dispositions suivantes :
Armée du Nord et du Brabant ...
Les autres détachements de la 19e demi-brigade, savoir ceux des 12e, 14e, 34e, 54e et 88e régiments d'infanterie de ligne seront formés en un détachement de marche qui partira de Bois·le-Duc le 8 mars et arrivera à Tours le 7 mai, d'où ces détachements seront envoyés au 6e régiment de marche et au 1er bataillon auxiliaire de l'armée d'Espagne ...
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 101).

Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
À l'article du 54e, vous avez porté dans votre travail 600 hommes comme disponibles au dépôt de ce régiment. Ce doit être une erreur ...
ANNEXE
Etat indiquant les éléments de la formation des 6es bataillons des régiments de l’Armée d’Allemagne

Régiments qui forment les 6e bataillons

Conscrits du régiment

Supplément de 150 conscrits à tirer du régiment de Walcheren (ce supplément ne compte que pour 50

Suppléments à tirer d'autres régiments

Total de ce que 6e bataillons aura

Conscrits que le régiment reçoit et hommes disponibles
Conscrits pour compléter les bataillons suisses
Conscrits du 4e bataillon A
Reste pour le 6e bat. B
Numéros du régiment d'où on les tire
Anciens soldats C
Conscrits D
Total
30e de ligne
1240
200
800
200
50

Le 50e

70

70

140

726

Le 54e

65

65

130

Le 59e

53

653

106

Le 75e

50

50

100

A : Ces conscrits partiront le 1er juillet 1811 de leur dépôt pour les 6es bataillons en Allemagne.
B : Ces 1500 conscrits partiront de Walcheren par compagnie, dirigés sur le dépôt en France pour le 5e bataillon. Elles commenceront à partir le 15 mai.
C : Ces conscrits partiront dès le 10 mai pour l'Allemagne.
D : Ces conscrits partiront le 1er juin de leur dépôt
" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26814; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 241, partiellement; le tableau est donné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 239).

Le 1er janvier 1812, le 54e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Maëstricht (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).

Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que 30 hommes du 27e de ligne s'embarquent à Mayence pour Wesel, ainsi qu'aux 150 hommes du 8e de ligne, à 70 hommes du 22e id., à 40 hommes du 45e, à 50 hommes du 54e, à 70 hommes du 94e, à 40 hommes du 95e, à 20 hommes du 21e léger et à 40 hommes du 28e léger. Le général Loison formera de ces détachements un bataillon de marche de 500 hommes, qui portera le nom de 1er bataillon de marche du 2e corps. Il n'y mettra que les officiers nécessaires pour la conduite de ces hommes et il les dirigera sur Magdeburg, où les 60 hommes d'infanterie légère seront incorporés dans le 26e léger, et les 440 hommes d'infanterie de ligne seront incorporés dans le 37e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).

Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne.
1er bataillon de marche du 2e corps :
Détachement du 21e d'infanterie légère, 20 hommes, se trouve à Wesel.
du 94e de ligne, 70, se trouve à Wesel.
du 8e id., 150, arrive à Wesel le 10 mars.
du 27e id., 30, id. 20 mars.
du 28e d'infanterie légère, 40, id. 20 mars.
du 95e de ligne, 40, id. 20 mars.
du 22e id., 70, id. 22 mars.
du 54e id., 50, id. 22 mars.
du 45e id., 40, id. 24 mars.
Total, 510 hommes.
Ce bataillon doit, par conséquent, être réuni le 24 mars à Wesel; il pourrait s'y reposer le 25 et en partir le 26 pour se rendre à Magdebourg, d'où il rejoindra le 2e corps pour y être incorporé, savoir : les 60 hommes d'infanterie légère dans le 26e léger et les 450 hommes d'infanterie de ligne dans le 37e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).

Le 27 juillet 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Capitaine retraite Dubois, du 54e Régiment de Ligne, à Chatellerault : "J’ai l’honneur de vous adresser, ci-jointe, une lettre de service de S. Ex. le ministre de la guerre, qui vous nomme provisoirement et sauf l’approbation de l’Empereur, capitaine à la 37e cohorte ; vous voudrez bien en conséquence, vous rendre de suite à votre poste en passant par La Rochelle, où je vous donnerai l’ordre d’admission de cette cohorte" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).

Situation du 11e Corps, 30e Division (15 août), 1re Brigade : 8e Demi-brigade, Major Treny : Etat-major (1 Officier, 3 chevaux) ; 4e Bataillon du 54e de Ligne (15 Officiers, 703 hommes, 5 chevaux d’Officiers) ; 4e Bataillon du 88e de Ligne (22 Officiers, 638 hommes, 3 chevaux d’Officiers) ; 4e Bataillon du 95e de Ligne (20 Officiers, 692 hommes, 5 chevaux de troupe) (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 334).

/ Uniformes

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