Le 53e Régiment d'Infanterie de Ligne

1796-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 53e de Ligne

Avertissement et remerciements :

Le 3 mai 1800, la 53e combat à Engen. Le Rapport sur les opérations de l’armée en date du 13 Floréal an 8 (3 mai 1800) indique : "... Le général moreau s’avança alors à la tête de quatre compagnies de la 53e qui se conduisirent avec le plus grand dévouement, regagna les avants du village et rétablit le combat sur ce point. Le but de ce mouvement était de dégager le général de division Richepanse dont le feu qu’on apercevait à la hauteur de Hohentweil était alors extrêmement vif ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 4 page 20).

La 53e combat ensuite à Moeskrich les 4 et 5 mai 1800; le Rapport sur les opérations de l’armée, à la date du 15 Floréal an 8 (5 mai 1800), rapporte : "... L’ennemi ne renonçant pas à son projet longea encore notre ligne et fit de nouveaux efforts pour déborder notre extrême gauche mais la division du général Bastoul suivit toujours ses mouvements et le repoussa toujours avec vigueur. Les 14e légère, 89e, 53e, 108e, 23e montrèrent dans ces différents combats beaucoup de sang-froid et de courage. Elles furent parfaitement conduites par les généraux Walther et Desperrières ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 9 page 30).

Le Rapport du 10 au 18 Messidor an 8 (29 juin-7 juillet 1800), indique, pour les combats menés le 7 juillet 1800 (18 Messidor an 8 : "… Le 18, l'armée resta en position ; le général Leclerc eut ordre de forcer le poste de Landshut ; l'ennemi, tenant la ligne de la Sempt, était placé en avant du pont sur l'Isar, avec un corps de 4 ou 5,000 hommes. Cette position lui était favorable ; la rive droite de l'Isar, qui est dans cette partie très escarpée, domine entièrement la gauche, et on ne pouvait s'avancer qu'à découvert dans la plaine.
Le général Leclerc ordonna au général Heudelet de marcher avec 2 bataillons de la 14e légère, 2 compagnies de grenadiers de la 89e et le 10e de chasseurs, sur les faubourgs de Landshut, à gauche de l'Isar, en se dirigeant par la route de Neustadt ; 8 pièces d'artillerie soutenaient cette attaque ; il chargea le général Desperrières de marcher sur la droite, à hauteur du général Heudelet, avec un bataillon de la 89e et 2 escadrons du 23e de chasseurs, et le général Bastoul de s'avancer sur la gauche, avec un bataillon de la 53e, 2 escadrons du 23e et 3 compagnies de grenadiers.
L'action s'engagea vers les deux heures après midi ; le centre marcha avec le plus grand ordre, et pénétra, malgré le feu de l'artillerie ennemie, dans le faubourg ; il arriva au premier pont (l'Isar forme sur ce point une ile, dont Landshut occupe une partie) ; le général Bastoul y était déjà, avec une compagnie de grenadiers de la 53e, et faisait des efforts pour enfoncer la porte de la ville, qui est à l'extrémité. On y dirigea le feu d'une pièce de canon ; l'effet était trop lent pour l'impétuosité des grenadiers ; ils courent dans les maisons voisines, prennent des haches, et, sous le feu le plus vif de la mousqueterie, la porte est brisée, et nos troupes traversant à pas de course cette partie de la ville, arrivent au second pont que l'ennemi voulait couper. On ne lui en donna pas le temps ; les grenadiers brisent une seconde porte que l'ennemi essaya en vain de défendre, et bientôt nos troupes débouchent de Landshut pour suivre les Autrichiens qui fuient en désordre.
Il fallait, pour les atteindre, passer par un défilé très étroit ; ils voulurent le défendre ; mais une poignée de braves, à la tête desquels marchait le chef d'escadron Chouart, les culbutèrent et s'emparèrent de deux pièces de canon, au moment où on allait les mettre en batterie.
Parvenu à la tête d'un bois qui se trouve à trois quarts de lieue sur la route d'OEttingen, le prince Ferdinand, qui commandait les troupes ennemies, voulut les rallier, et ordonna à 300 hussards de Welker de charger 60 chasseurs du 10e qui les poursuivaient ; le chef de brigade Ordener les attendit et les culbuta ; les hussards essayèrent une seconde charge, furent renversés de nouveau, et laissèrent 80 hommes dans nos mains.
Deux pièces de canon enlevées à l'ennemi, 600 prisonniers, parmi lesquels le colonel de Rubenitz, 150 chevaux, sont le résultat de cette action, où nos troupes ont montré leur courage ordinaire ; l'ennemi a, en outre, eu de 4 à 500 hommes tués ou blessés. Le général Leclerc, qui, dans ses dispositions, a déployé des talents, et de la vigueur dans l'exécution, se loue beaucoup de tous les officiers qui ont combattu sous ses ordres ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 46 page 105).

Le 11 juillet 1800 (11 juillet 1800), le Général Grenier écrit, de Geisenfeld, au Général Dessolle : "C’est par erreur, mon cher général, que vous m’aves adressé avec votre lettre du 16 courant, le brevet d’honneur du citoyen Maison, sergent de grenadiers à la 53e demi-brigade. Ce corps ne faisant point partie des troupes à mes ordres, je vous le renvoie ci-joint" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 94 page 200).

Le 22 septembre 1800 (5e jour complémentaire an 8), est établie à Munich une nouvelle "Organisation de l’aile gauche de l’armée
L’aile gauche sera composée de trois divisions dont deux de première ligne et une de réserve.
Celles de première ligne sont les divisions aux ordres des généraux Ney et Legrand ; celle de réserve la division aux ordres du général Bastoul.
... Celle de réserve aux ordres du général Bastoul sera composée des 53e et 89e demi-brigades de ligne, 23e de chasseurs, 2e de dragons, 13e et 17e de cavalerie, des généraux de brigade Fauconnet et Heudelet, et des adjudants-commandant Lefol et Luther ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 31 page 75).

Le 11 octobre 1800 (19 Vendémiaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général en chef Moreau : "J’ai l’honneur de vous adresser inclus, mon cher général, la démission du citoyen Berranger sous-lieutenant au 1er bataillon de la 53e demi-brigade d’après l’avis des généraux Heudelet et Bastoul qui l’on appostillée. Je vous prie de l’accepter" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 135 page 282).

Le 8 novembre 1800 (17 Brumaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général Bastoul : "Je vous renvoie, mon cher général, les pièces que j’ai trouvées jointes à votre lettre du 15 de ce mois, relatives aux plaintes portées contre la 53e demi-brigade" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 145 page 303).

Le 11 novembre 1800 (20 Brumaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général en Chef de l’Armée : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la démission offerte par le citoyen Perrier de son emploi de lieutenant à la 53e demi-brigade. D’après les notes du chef de brigade Camus et du général Bastoul, je pense que vous pouvez l’accepter sans que le bien du service souffre" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 306).

L'"Etat de la composition et des forces de l’aile gauche à l’époque de la reprise des hostilités (7 Frimaire an 9 - 28 Novembre 1800), Armée du Rhin, aile gauche" indique que la 53e Demi-brigade, forte de 2457 hommes, fait partie de la "Division aux ordres du Général Hardy", comprenant les Généraux de Brigade Bastoul, Fauconnet, Bonet (le Général Hardy blessé le 10 Frimaire est remplacé par le Général Bastoul qui, ayant été blessé le 12 Frimaire, est lui même remplacé par le Général Bonet qui continue de commander la Division), et les Adjudants-commandants Lefol et Lulhier (Papiers du général Paul Grenier. IV Papiers relatifs à l’armée du Rhin et à l'armée d'Italie. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 218).

Le "Rapport sur les mouvements et combats de l’aile gauche depuis le 7 frimaire jour de la rupture de l’armistice, jusqu’au 10 inclus", rédigé le 2 décembre 1800 (11 Frimaire an 9) par le Général Grenier pour le Général en chef, indique : "... Je ne peux mieux faire l’éloge des troupes qui ont combattu dans cette journée qu’en les désignant, le général en chef jugera de leur valeur et de leur conduite en comparant leur nombre et leur force avec celles des ennemis qui leur étaient opposées et qu’il a vu par lui-même ...
2 bataillons de la 53e ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).

L' "Etat de la composition et des forces de l’aile gauche à l’époque de la cessation des hostilités (5 Nivôse an 9 - 26 décembre 1800)" indique que la 53e Demi-brigade, forte de 1907 hommes, fait partie de la "Division de Réserve aux ordres du Général Bonet", comprenant le Général de Brigade Fauconnet, et les Adjudants-commandants Lefol et Lulhier (Papiers du général Paul Grenier. IV Papiers relatifs à l’armée du Rhin et à l'armée d'Italie. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 273).

Le 27 décembre 1800 (6 Nivôse an 9), le Général Grenier écrit, de Enns, au Général Lecourbe : "J’ai oublié, mon cher général, de vous parler hier du changement déjà convenu de la 37e demi-brigade avec une des demi-brigades sous mes ordres. Si vous n’y voyez point d’obstacles je vous engage à diriger cette demi-brigade sur Passau en passant sur la rive gauche de l’Inn, par Muhldorff, en me faisant (connaitre) prévenir vingt quatre heures à l’avance de son arrivée ; veuillez donc me faire connaitre demain à Lintz sur quel point vous désirez que je dirige la demi-brigade que je vous donnerai en échange, ce sera la 53e, forte de 2200 hommes, bonne sous tous les rapports" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 171 page 355).

Le 8 janvier 1801 (18 Nivôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la démission des citoyens Dutheil et Adam tous deux capitaines à la 53e demi-brigade. Je pense que vous pouvez les accepter sans que le bien du service en souffre" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 175 page 362).

Le 25 janvier 1801 (5 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau : "J’ai l’honneur de vous remettre ci-joint, mon cher général, un mémoire de proposition du conseil d’administration de la 53e demi-brigade en faveur du citoyen Beluze capitaine pour un emploi de chef de bataillon vacant dans ce corps" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 186 page 385).

Le 9 février 1801 (20 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau :"Vous recevrez ci-joint, mon cher général, la démission du citoyen Chevallier, lieutenant à la 53e demi-brigade, que je vous prie d’accepter" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 192 page 397).

Le 15 février 1801 (26 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Lahorie : "Aussitôt mon arrivée à Passau, mon cher général, je fis prévenir les différents corps de l’aile de m’adresser avec les états de service des militaires qui se sont distingués dans cette dernière campagne, les procés-verbaux de leurs actions d’éclat et les demandes d’avancement et les récompenses nationales à leur accorder. Il manque à la plupart de ces demandes des états de services et des procès verbaux que je n’ai point encore reçus ; je vous les adresse telles qu’elles sont afin de vous mettre à même de terminer votre travail ; ces demandes consisteront en :
... Un fusil d’honneur pour le caporal Michel, le citoyen Farnot et le citoyen Libanbault tous trois de la 53e ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 195 page 402).

Le 24 mars 1803 (3 Germinal an 11), le Premier Consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Donnez ordre, citoyen ministre, à la 88e de se rendre en garnison à Strasbourg ... à la 53e id. à Lyon ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7533).

Le 9 mai 1803 (19 Floréal an 11), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de donner ordre qu'à dater du 15 prairial, les garnisons de la 27e division militaire soient disposées de la manière suivante, savoir : les 16e, 29e, 53e et 102e de ligne seront réunies à Alexandrie et casernées, soit dans la ville, soit dans la citadelle. Ces troupes, jointes au bataillon de sapeurs et d'artillerie, doivent pouvoir fournir le nombre de bras nécessaires pour pousser les fortifications d'Alexandrie avec la plus grande activité … Le 3e bataillon de sapeurs paraît inutile à Brescia ; on pourrait l'envoyer à Alexandrie pour activer par tous les moyens les travaux de cette place" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 566 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7627).

Le 24 avril 1804 (4 Floréal an 12), le Premier COnsul écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des Camps : "Donnez ordre, citoyen ministre … au 53e, qui est à Alexandrie, de remplacer à Parme le 60e qui se rendra à Alexandrie ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8828).

Le 3 septembre 1804 (16 Fructidor an 12), Napoléon écrit, depuis Aix-la-Chapelle, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, mon intention est de renforcer le corps du général Saint-Cyr, non que je croie que dans sa force actuelle il ait rien à craindre des Napolitains ni des Russes, qui, selon les renseignements que j'ai, ne sont pas forts de plus de 7,000 hommes à Corfou. Cependant, vous préviendrez le général Saint-Cyr et le général Jourdan que, si jamais les Russes envoyaient garnison à Naples, sans attendre aucun ordre, sans perdre une minute, le premier doit se diriger avec son corps d'armée sur Naples pour les en chasser ...
Vous donnerez ordre au général Jourdan d'envoyer à Rimini le 53e, qui est à Parme ...
Le corps d'armée qui est à Naples, au lieu d'envoyer au couronnement des hommes qui sont dans le royaume de Naples, sera représenté par deux officiers et quatre sous-officiers des régiments de ce corps d'armée qui sont en recrutement dans l'intérieur de la France. Ceux qui sont en Corse, à l'île d'Elbe et à Livourne, seront représentés de même
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7981 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 9161).

Le 27 mars 1805 (6 germinal an XIII), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin ... Je passerai en revue dans les dix premiers jours de prairial, dans la plaine de Lonato, les 22e et 23e légers, les 1er, 10e, 106e, 52e, 62e, 101e, 53e de ligne, et les trois régiments italiens. Le général Jourdan formera quatre divisions, chacune de trois régiments ; on les cantonnera sur la Chiese et le Mincio ... Vous me ferez connaître également ce qu'il sera nécessaire de donner aux troupes pendant le temps qu'elles seront cantonnées
Vous recommanderez bien au maréchal Jourdan que ces mouvements n'aient point l'air de mouvements de guerre. Il ne dégarnira Vérone, Peschiera et Mantoue qu'au moment de la revue. Il donnera seulement l'ordre de se mettre en marche au 62e qui est à Livourne, au 53e qui est à Rimini, au 22e qui est à Novare, au 23e qui est à Parme, et aux autres corps qui ont besoin de se rapprocher ...
" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8491 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9739).

A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant en chef. L'aile gauche de cette armée comprend la Division d'infanterie Duhesme, Brigades Goulus et Camus, treize Bataillons des 14e d'infanterie légère, 20e, 1er, 102e de ligne, trois escadrons du 25e de chasseurs à cheval, 7000 combattants et six bouches à feu ; la Division d'infanterie Serras, Brigades Gilli, Guillet, Mallet et Schild, seize bataillons des Carabiniers corses, 8e d'infanterie légère, 53e, 81e, 106e, 13e et 9e de ligne, quatre escadrons des Dragons de la Reine, 8000 combattants, six bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).

A la fin de décembre, et après sa formation, le 8e corps, ayant pour Général en chef Masséna comprend la Division Séras (6000 hommes des 8e d'infanterie légère, 13e, 53e, 106e de ligne et Bataillon de Pontonniers noirs), une Brigade à Laybach, une Brigade à Trieste (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 2).

Le 21 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène : "... Il restera au général Miollis les 9e, 53e et 106e de ligne …" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 78 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9865 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11517).

Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Troupes DANS LES ÉTATS VÉNITIENS. Général de Division Miollis; Général de Brigade Herbin ; 53e de Ligne, Colonel Songeons (3 Bataillons, 1er et 2e à Venise, 3e à Vicence, 2,369 hommes et 25 chevaux) - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.

Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, j'ai lu avec attention vos états de revues. Se peut-il qu'il y ait encore dans les 53e, 106e, 13e et 60e, des hommes qui ne soient pas habillés ? J'imagine que les conscrits, s'ils n'ont pas des habits, ont au moins des culottes et des vestes d'ordonnance. Je vois que, dans l'armement, il manque beaucoup de fusils. Est-ce que les régiments qui sont en Istrie auraient des hommes sans fusils ? Si cela était, j'imagine que vous ne dormiriez pas que mes troupes d'Istrie ne soient parfaitement armées. Vous dites qu'il est dû aux 53e, 13e, 106e et 60e, pour la solde ; mais vous ne dites pas quels mois il est dû, non plus que pour la masse d'habillement. Du reste, les états me paraissent faits avec soin ; je les parcourrai avec plaisir. Mais il faut que dans l'état de juin on me donne des explications sur le nombre d'hommes qui sont, à chaque dépôt, à l'école de bataillon, sur le nombre d'hommes qui sont en habits de paysans, et sur le nombre d'hommes qui ne sont pas armés. Je me persuade que vous ne dormiriez pas si vous aviez en Istrie, en Dalmatie, même en Italie, des hommes qui ne fussent pas armés ou qui fussent encore en sarraux de toile. Il est de votre honneur que, vingt-quatre heures après leur arrivée, les conscrits aient la veste, la culotte, le chapeau. Il n'y a point d'excuse, les corps doivent y pourvoir ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 408; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10284 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12184).

Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division de Venise, général Miollis (Quartier général à Venise), Généraux de Brigade Fririon et Herbin, 4,500 hommes présents des 53e et 106e de ligne (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).

Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée ...
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 98 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).

Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Vous continuerez à laisser sur l'Isonzo les deux divisions du 2e corps de la Grande Armée, l'une composée des 9e de ligne, 84e et 92e, l'autre des 106e, 53e et 13e.
Vous donnerez ordre que le 3e bataillon du 13e rentre également du côté de Trévise ou de Padoue, de manière que vous aurez au second corps de la Grande Armée trois bataillons du 9e, autant du 84e, autant du 92e ; deux bataillons du 106e, deux du 53e ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 105 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).

Le 10 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, vous trouverez ci-joint le décret sur la conscription de l’armée qui rejoindra en octobre. Vous ferez le relevé des conscrits destinés aux corps de l’armée de Naples et vous chargerez le général Charpentier de s'assurer que tout est prêt pour que du moment que les conscrits arriveront ils soient habillés.
Vous ferez faire également le dépouillement de ce que j'envoie pour les corps de Dalmatie et les autres corps de l'armée d'Italie. Vous verrez par les états que ces corps reçoivent beaucoup de monde, que le 23e de ligne reçoit 960 hommes, le 35e, 500, le 53e, 700, le 60e, 1100, le 79e, 1100. Veuillez vous assurer que les major et chefs de bataillons, les cadres des 3es et 4es bataillons de ces régiments sont aux dépôst en Italie et prêts à recevoir ce grand nombre de conscrits
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12693).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
Nap
ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de Sambre-et-Meuse ne fournira rien au 53e. Les 171 hommes qu'il devait fournir à ce régiment seront donnés au 54e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).

Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).

Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
La 1re, commandée par le général de division Seras, doit être composée :
De deux bataillons du 13e régiment de ligne
De 3 bataillons du 35e de ligne
De 2 bataillons du 53e de ligne ...
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).

Le 8 décembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Posen, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, il n'y a point de chefs de bataillon aux dépôts des 9e, 13e et 35e de ligne. Il est bien instant d'y en envoyer. Il manque un adjudant-major au 9e de ligne et six capitaines ; au 13e, sept capitaines ; au 35e, six ; au 53e, six ; au 84e, cinq ; au 92e, sept. Il manque à ces régiments un plus grand nombre de lieutenants et de sous-lieutenants. Vous voyez le déficit qui existe parmi les officiers des 3es bataillons des dépôts du Frioul, et quel obstacle cela met à leur organisation. Il est nécessaire que toutes ces nominations soient faites promptement. Il paraîtrait, par la revue que le général Charpentier en a passée en novembre, qu'il y aurait près de 200 hommes à mettre à la réforme, une trentaine à mettre à la retraite, une douzaine à la vétérance. Ce serait donc près de 300 hommes dont il faudrait se défaire, puisqu'ils boivent et mangent inutilement ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettres 11414 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13780).

A cette époque, l'armée sous les ordres du Prince Eugène, modifiée depuis la création de l'Armée de Dalmatie de Marmont, et depuis la reconstitution du 2e Corps, est formée de la manière suivante :
... Corps d’armée du Frioul. Le général Baraguay d’Hilliers, commandant. 1re DIVISION, Séras, général de division. 2e DIVISION, Broussier, général de division ; Schiller, Herbin, Dessaix, Lacroix, généraux de brigade ; Blondeau et Cerise, adjudants commandants, chefs d'état major.
3 Bataillons du 35e de ligne, 2,200 hommes ; 2 Bataillons des 13e (1,500), 53e (1,800), 106e de ligne (1,900 hommes) ; 80 hommes d'Artillerie, et 80 du Génie. Total de la 1ère Division, 7,560 hommes (Mémoires du Prince Eugène, t.3, p.47).

/ 1807

Le 24 janvier 1807 à minuit, le Prince Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "... je prendrai la respectueuse liberté de représenter à Votre Majesté que la ville de Venise est la plus détestable garnison pour refaire un corps. J'en ai fait, l'année dernière, la cruelle épreuve par le 53e et le 106e. Ces deux corps sont à peine remis depuis trois mois qu’ils sont cantonnés ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 262).

Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils, voici le printemps qui approche ; il est nécessaire de faire des changements dans vos garnisons, sans quoi toute votre armée tombera malade. Mantoue, Ferrare, Porto-Legnago, Palmanova sont des lieux malsains. Il ne faut mettre dans ces garnisons que des Italiens plus accoutumés au pays. Je vois que les dépôts des 106e, 13e, 53e et 35e sont à Palmanova ...
En suivant l'état du 1er février ... On ne voit que le 106e, le 86e et le 53e qui aient à peu près reçu ce complet ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).

Le 25 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ... Le 53e et le 106e sont forts. Je crois que vous pourrez appeler les 3es bataillons à la division Seras, en ne composant ces bataillons que de huit compagnies et laissant au dépôt une compagnie par bataillon ; cela augmenterait la division Seras de près de 800 hommes ...
De tous ces arrangements, la division Duhesme souffrira beaucoup. Voici, je pense, comme vous pouvez la former : le 8e d'infanterie légère peut former un bataillon de six compagnies, les trois autres compagnies au dépôt ; le 18e peut en former autant, le 81e autant, le 102e autant ; ce qui ferait quatre beaux bataillons ; et, en place des compagnies d'élite que vous lui ôtez, vous prendriez dans les compagnies d'élite des régiments qui ont des dépôts en Piémont. Le 56e et le 2e d'infanterie légère, le 67e et le 93e, le 37e pourraient offrir huit belles compagnies en remplacement de celles du 81e, du 53e, du 86e, du 92e, du 106e. Cette division se trouverait encore forte de 6,000 hommes ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892).

Le 19 octobre 1807, l'Empereur écrit depuis Fontainebleau, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie : "Mon Fils, le 2e corps de la Grande Armée, stationné dans le Frioul, doit être complété, chaque compagnie à un effectif de 140 hommes, ou à 1,260 hommes par bataillon. Le 13e de ligne a un effectif de 1,700 hommes ; il lui manque donc 700 hommes. Le 35e a un effectif de 2,500 hommes ; il lui manque donc 1,100 hommes. Le 53e a un effectif de 2,100 hommes ; il lui manque donc 300 hommes. Le 106e est au complet. La plupart des 3es bataillons de ces régiments peuvent offrir de quoi les compléter, de sorte que l'effectif de la division Seras, qui n'est que de 9,700 hommes, serait de 11,800 hommes. La division Broussier, qui est de 7,500 hommes, doit être de 10,800; les dépôts de ces régiments peuvent offrir à peu près ce complet …" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 431 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13273 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16569).

/ 1808

"Milan le 14 juillet 1808, ordre de l’armée n°19 :
... Le général de brigade Quelord (Quelard, Queland ?) étant passé dans la division aux ordres du général Souham à Trévise, S. A. I. voulant donner un nouveau témoignage de confiance à l’adjudant-commandant Bastié (Barlié ?), sous-chef de son état-major général, vient de lui confier le commandement de la division des dépôts d’infanterie de l’armée d’Italie, tenant garnison à Milan, Come et Novare, et se composant des bataillons de dépôt des 9e, 13e, 35e, 42e, 53e, 84e, 92e et 106e de ligne et 1er d’infanterie légère, l’adjudant commandant Barlier résidera à Milan où, d’après les intentions du prince, général en chef, il continuera à exercer les fonctions de sous-chef d’état-major général de l’armée ; il passera ces troupes en revue au moins une fois par mois.
Le général de division chef de l’état-major général de l’armée d’Italie, signé charpentier.
Certifié conforme l’adjudant commandant Barlié ( ?)
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 63 page 141).

/ 1809

Le 22 avril 1809, au Quartier général à Vicence est établi l'ordre de l’Armée : "A compter de ce jour, l’armée d’Italie divisée en trois corps d’armée organisés de la manière suivante par S. A. I. le prince Eugène, général en chef ...
Centre :
Le corps du centre aux ordres du général Grenier, se compose des :
... 35e, 53e, 106e, 79e idem ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 125 page 265).

Le 16 juillet 1809, au Quartier général à Presbourg, "Son Altesse Impériale le prince vice-roi d’Italie, général en chef, donne l’ordre du jour de l’organisation de l’armée d’Italie, arrêtée par S. M. l’Empereur le 15 courant, savoir.
... 2e division, général Lamarque, 13e, 29e, 35e, 53e de ligne ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 137 page 290).

/ 1810

Le 12 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, à S. A. S. le Prince de Lucques et Piombino, à Florence : "J’ai l’honneur de prévenir Votre Altesse Sérénissime que dans la nuit du 13 au 14 de ce mois, je dirige cinq colonnes mobiles dans les montagnes du Reno et dans les directions ci-après pour poursuivre et détruire les brigands qui infestent les départements …
Je ferai partir encore d’Imola dans la nuit du 14 au 15 une compagnie d’élite du 53e régiment pour occuper le canton de la Fontana et donner au besoin du secours à la colonne qui se dirige vers la route de Monrodine ( ?)
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 108 page 229).

Le 12 mars 1810 encore, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Préfet du Rubicon : "J’ai reçu monsieur le préfet votre lettre du 9 mars ; je m’empresse d’y répondre. Les marches et mouvements que je fais faire dans ce moment pour détruire les brigands et que je poursuivrai jusqu’à leur entière destruction dans ce département me détermine à garder un bataillon du 53e régiment à Imola. Je placerai deux bataillons à Rimini, ce qui remplira parfaitement vos vues puisque ces bataillons ne sont pas forts en ne comptent pas 500 hommes" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 108 page 230).

Encore le 12 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit aussi, depuis Bologne, au Chef d’Escadron Bortolli, commandant la Gendarmerie, à Bologne : "D’après différents rapports qui me sont parvenus, et l’augmentation que vous avez reçue, M. le commandant, d’un assez grand nombre de gendarmes, il sera nécessaire de poursuivre par des nouvelles colonnes mobiles les brigands qui paraissent s’être retirés dans la montagne pour rejoindre ceux qui y existaient déjà. Je pense donc qu’il conviendra de doubler les 4 colonnes qui dans ce moment parcourent la plaine, et d’en former 9 ainsi composées : 1 officier de gendarmerie (ou à défaut 1 officier de ligne), de huit gendarmes, y compris 1 maréchal-des-logis ou brigadier, 1 sergent, 3caporaux. Quelques colonnes se trouveront avec 2 sergents, d’autres avec 4 caporaux et 16 grenadiers ou voltigeurs. Ce qui composera chaque colonne de 30 hommes, non compris l’officier et les guides ; de ses 9 colonnes, 4 devront rester dans la plaine et tenir la même direction que les 4 premières en battant constamment toute la partie du département du Reno qui se trouve entre le Senio et le Panaro d’une part, et de l’autre depuis le Reno et le Pô di Primaro jusqu’à la grande route depuis Imola à Bologne, et de Bologne à Modène. Il importe que le doublement des colonnes se fasse de manière à ce que les habitants de la plaine de s’en aperçoivent pas, et que les colonnes qui seront dirigées vers la montagne, ne quittent la plaine que de nuit, afin que les brigands ne puissent être prévenus de leur marche.
Je pense qu’une colonne devrait être dirigée de Castel San Pietro par la rive droite du Sillaro, en remontant cette rivière et marchant sur Sassoleone, Castel del Rio, pour attaquer les brigands qui se trouvent dans cette partie, et qui ont assailli les douanes de Brancasdoli et de Doccia. Deux autres colonnes seront dirigées vers le Monte Armato, l’une par la route de Castel de Britti, l’autre par les routes qui conduisent de San Nicolò sur Vedriano, direction que paraît avoir tenu Baschieri et sa bande, la 4e colonne sera dirigée par Pianoro ensuite le chemin de Monterenzio, et enveloppera de cette manière les brigands qui se trouveraient dans les cantons de Castel San Pietro, Loyano ( ?), Fontana, attendu qu’il importe de ne pas laisser pénétrer les brigands dans les cantons du Sasso, Vergato, Castiglione, d’où ils pourront se réunir à ceux qui sont dans les cantons de Montetortore et de la Porretta. La cinquième colonne devra arriver par les chemins les plus courts, dans les cantons de Montetortore, y poursuivre les brigands dans toute la direction, et partout où ils se retireront ; cette colonne se mettra en communication avec Vergato où il y a un poste du 106e régiment. Les colonnes devront avoir pour but essentiel de ne pas quitter les brigands une fois qu’ils les auront atteints et de les poursuivre toujours avec la plus grande vigueur. Elles se conformeront du reste à tout ce qui a été prescrit par les instructions données aux premières colonnes de la plaine. Ils ne rentreront que lorsqu’ils auront arrêté ou détruit les brigands. Vous voudrez bien M. le commandant, donner les instructions en conséquence et me tenir informé, deux fois par jour, des résultats de toutes les colonnes.
Je désire que les colonnes mobiles dépassent la grande route de Bologne à Imola, et entrent dans les montagnes la nuit du 13 au 14 du courant. Je vous préviens encore que je ferai partir d’Imola une compagnie d’élite de 50 hommes du 53e régiment, qui entrera dans le canton de Fontana, en prenant la direction de Riolo, et Grosignano, et continuera de mettre à cette colonne des guides ou au moins 2 gendarmes. Par l’ordre que j’ai donné que les troupes des colonnes mobiles recevront la gratification, une demi-livre de viande et une ration de vin pendant que pendant que l’on comprenne la gendarmerie et les guides puisque ce service entraine des fatigues extraordinaires
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 109 page 231).

Le 13 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Vice-Préfet d’Imola : "En réponse à votre lettre du 12, j’ai l’honneur de vous prévenir que le 53e régiment passant demain à Imola, y laissera un bataillon en garnison, et que le commandant de cette troupe a l’ordre d’envoyer une compagnie à Massa Lombarda pour y tenir poste et faire de fréquentes patrouilles dans le canton de Lugo pour, de concert avec la gendarmerie et la garde nationale, maintenir la tranquillité et empêcher les brigands de revenir dans ces cantons ; il est entendu que la garde nationale, dans un pareil service ne doit pas sortir de son arrondissement, à moins qu’elle se trouve … rejoint les brigands alors il convient de les poursuivre partout ; une autre compagnie devra occuper les bords de la Salustra, le pont qui est sur la grande route, fera de fréquentes patrouilles dans la direction de Cantaluppo et se tenir en relation avec le poste de Castel San Pietro. Comme je ne connais pas les villages sur la route, pour … cette compagnie, je vous prie d’indiquer aux commandants celui qui en sera le plus rapproché, afin de l’établir assez près du pont pour le garder et rester maître de la route qui conduit à Dozza.
La compagnie de voltigeurs sera dirigée, partie par Croara et Casale, partie par Piedana et Riole, sur Tosignano, et sera chargé de maintenir la tranquillité dans le canton de Fontana. J’ai donné ordre à M. Grossetête de revenir sur Dozza où il recevra de nouvelles instructions. J’espère, M. le vice-Préfet, qu’au moyen de ces nouvelles dispositions, votre district se sera bientôt débarrassé des brigands, mais je ne suis pas content des syndics et propriétaire. Ils ne font pas connaître assez tôt l’arrivée des brigands dans leur commune, et ne répondent pas aux soins que je me donne à leur assurer la tranquillité
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 109 page 232).

Le 13 mars 1810, le Général de Division Grenier adresse, depuis Bologne, ses instructions au Commandant du Bataillon du 53e Régiment, à Imola : "Le chef de bataillon du 53e régiment, qui avec le 2e bataillon, doit tenir garnison à Imola, a pour objet de maintenir la tranquillité dans ce district et de purger les brigands et de les détruire partout où ils pourront se trouver. Il se concertera à cet effet avec le vice-préfet, afin de ne pas faire faire de marches inutiles à la troupe.
A son arrivée à Imola, il enverra le 15 à la pointe du jour une compagnie de fusiliers à Massa Lombarda dans le canton de Lugo. Le commandant de cette compagnie aura pour objet, de concert avec la garde nationale et la gendarmerie, de faire de fréquentes patrouilles dans le canton dans la direction de Conselice, de la Vezzola, et sur le Pô de Primaro.
Une autre compagnie ou détachement de fusiliers sera placé dans les environs du pont de la Silustra sur la grande route de Bologne à Imola, pour la garde de ce pont et des chemins environnants, qui conduisent d’une part à Cantalupo et de l’autre à Dozza. Le vice-préfet indiquera le village, où la compagnie qui ne devra pas être moins de 60 hommes sera établie. Il est probable que ce sera à l’une ou l’autre maison près du pont. Cette compagnie fera des patrouilles sur Cantalupo d’une part, et de l’autre sur Dozza, et se tiendra en relation avec le poste du 106e régiment établi à Castel Sans Pietro. Les deux autres compagnies de fusiliers et les compagnies de grenadiers tiendront garnison à Imola pour porter des détachements où besoin sera.
La compagnie de voltigeurs partira d’Imola le 15 avant le jour et marchera dans deux directions. La 1ère par Torrano, Croare, et Casale en remontant le Santerno par la rive gauche, et la 2e par Bergullo, Mazzolana et Riolo entre le Santerno et le Senio, sur Trossignano. Ces deux détachements ont pour but de poursuivre, attaquer et détruire les brigands dans le canton de Fontana, dans toutes les directions et partout où ils pourront se trouver ; dans les communes où il y aura de la garde nationale, elle sera invitée à marcher avec les détachements, et à indiquer les repères des brigands.
Les maisons et Cassines isolées seront fouillées et les armes prises et déposées sur reçu chez les syndics des communes, ainsi que les hommes qui seront arrêtés. L’établissement de cette compagnie sera à Fontana, chef-lieu du canton, ayant un officier avec 30 fusiliers au moins à Trosignano. Si cette compagnie rencontre des brigands, elle restera sur leur trace, les attaquera et poursuivra par tout le … la compagnie, sera prévenu que des troupes du 106e régiment seront le 15 vers Monteranzio. Il tâchera de se mettre en relation avec elle ; toutes les fois que deux détachements marcheront à la poursuite des brigands, ils ne devront pas être moins de 50 hommes afin d’être toujours supérieurs ou au moins égales aux brigands.
Les compagnies établies dans les lieux indiqués vivront de leur solde, de la masse d’ordinaire toutes les fois qu’elles ne marcheront pas contre les brigands, les hommes recevront dans les communes qui seront indiquées par le vice-préfet une demi-livre de viande et une ration de vin en gratification. Cette fourniture sera faite sur des bons en règle, au moyen de ce, les troupes observeront la plus grande discipline. Les commandants des détachements en seront personnellement responsables. Chaque homme sera fourni de 40 ou 50 cartouches. Le chef de bataillon devra recevoir tous les soirs les rapports de ses détachements pour me les faire parvenir de suite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 110 page 233).

Le 14 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, à S. A. I. le Prince Eugène Napoléon, Vice-Roi d’Italie : "J’ai l’honneur de la prévenir que j’ai arrêté le 53e régiment qui devait aller à Forli et Rimini, à Bologne, en en détachant un bataillon à Imola. Je prie Votre Altesse Impériale d’approuver cette disposition qui me met à même d’envoyer un bataillon à Modène, pour chasser les brigands qui sont dans les cantons montueux de ce département ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 110 page 234).

Le même 14 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Chef d’état-major Vignolle, à Milan : "Ci-joint, mon cher général, un rapport à S. A. I. Veuillez, je vous prie, le mettre sous ses yeux et lui faire parvenir à Paris, si S. A. I. était déjà partie de Milan, comme on me l’annonce ici. Vous verrez par le rapport que j’ai gardé ici le 53e régiment en en détachant un bataillon à Imola. Cette disposition est nécessaire pour rendre la tranquilité à ce payx et il faudrait, comme je le mande à S. A. I. un autre régiment pour Reggio, Modène, La Mirandole et Cento, attendu que n’ayant pas de troupes sur ce point, les brigands poursuivis d’un département se réfugient dans un autre et exercent ainsi impunément leurs ravages. Je prie S. A. I. de prendre mes observations en très grande considération, attendu qu’après le 15 avril, lorsque la campagne sera couverte, il sera impossible de donner la chasse à ces coquins qui auront mille moyens de se cacher et tiendront encore la terreur dans le pays jusqu’à l’hiver prochain.
Je désire conserver le 53e régiment au moins jusqu’au 15 avril. Je vais envoyer un bataillon du 106e à Modène, en attendant que S. A. I. défère à ma demande en envoyant encore un régiment qui serait destiné pour Reggio, Modène, Cento et La Mirandola.
La prise et la mort du fameux Baschieri est assez intéressante pour avoir cru devoir faire connaitre à S. A. I. par le moyen d’une estafette extraordinaire
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 235).

Le 17 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Colonel du 53e Régiment : "D’après les dispositions arrêtées par M. le général de division comte Grenier, il est ordonné au colonel du 53e régiment de faire partir un de ses bataillons demain 18 mars, de Bologne, pour aller occuper les postes ci-après.
L’état-major à Budrio, avec la compagnie de grenadiers qui formera une colonne mobile d’un sergent, deux caporaux et 20 grenadiers, à la disposition d’un officier de gendarmerie.
La compagnie de voltigeurs à Castel Guelfo, ayant un poste d’un sergent, un caporal, et 12 hommes à Medicina et fournissant une colonne mobile d’un sergent, 2 caporaux et 20 voltigeurs à la disposition d’un officier de gendarmerie.
La 1ère compagnie de fusiliers à Minerbio, ayant un poste d’un sergent, 1 caporal et 12 hommes à Baricella.
La 2e compagnie à Mezzolara, avec un poste d’un sergent, 1 caporal, et 14 fusiliers à San Martino in Argine.
La 3e compagnie à Castenaso, ayant un poste d’un sergent et 8 hommes à Cadriano, et un caporal et 8 hommes à Quarto Inferiore.
La 4e compagnie à Castel de Britti, ayant un officier et 18 hommes à San Lazaro.
Ces différents détachements ont pour objet de maintenir la tranquillité dans les arrondissements qu’ils occupent, de donner la chasse aux brigands partout où ils pourront les rencontrer, les détruire ou les arrêter, ils recevront d’ailleurs et se feront remettre par les commandants des détachements du 106e qu’ils rencontreront, copie des instructions qui leur ont été données et qui serviront de consigne générale.
Chaque homme devra être pourvu de 40 à 50 cartouches.
Le chef de bataillon détaché à Budrio est prévenu que les officiers de gendarmerie enverront chercher les colonnes mobiles à Budrio et Castel Guelfo.
Le colonel du 53e régiment donnera également ordre au chef de bataillon qui est à Imola, d’envoyer une compagnie de fusiliers de son bataillon à Castel San Pietro. Cette compagnie correspondra avec lui à Imola, et aura un officier et 20 hommes à San Nicolò, les détachements recevront également copie des instructions données aux détachements du 106e et s’y conformeront. Il résulte de ces dispositions que le chef de bataillon qui est à Imola, à la surveillance des postes sur la grande route, depuis Imola jusqu’à San Nicolò inclusivement.
Outre toutes ces dispositions, il sera encore formé trois colonnes mobiles, composées de grenadiers et de voltigeurs du 53e régiment pris sur les compagnies qui restent à Bologne, chacune d’un sergent, 2 caporaux, 20 grenadiers ou voltigeurs, qui seront mis à la disposition de la gendarmerie dans les points ci-après.
La 1ère colonne à Loiano.
La 2e colonne à Monte Armato.
La 3e colonne à Vedriano ; s’il faut des officiers à ces colonnes mobiles, le commandant de la gendarmerie les demandera.
Il sera de plus envoyé par le 53e régiment du bataillon qui est à Bologne, 1 officier, 1 sous-officier, 2 caporaux et 16 fusiliers à Capo d’Argine.
1 lieutenant, 1 sergent, 2 caporaux et 18 hommes à poste fixe à Loiano.
1 sergent, 1 caporal et 13 hommes à Pianoro, sous les ordres du liueutenant qui va à Loinao.
1 sergent, 1 caporal et 12 hommes à Molini Nuovi.
1 sergent, 1 caporal et 15 hommes à Castagnolo Minore.
1 lieutenant ou sous-lieutenant, 1 sergent, 2 caporaux et 20 hommes à Trebbo.
Les 3 derniers détachements seront sous les ordres de l’officier qui sera à Trebbo ; les instructions sur leur service seront consignées par les détachements du 106e régiment qui sont sur les différents points.
Les colonnes mobiles et les différents détachements devront également partir de Bologne le 18 mars
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 113 page 240).

Le même 17 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Lieutenant-colonel Borfollan ( ?), commandant la 2e Légion de Gendarmerie royale, à Bologne : "J’ai l’honneur de vous prévenir M. que pour régulariser le service et y établir une marche invariable, je viens d’ordonner à un bataillon du 53e régiment de partir demain 18 de Bologne pour aller occuper la plaine en avant de Bologne, entre la route qui conduit à Malalbergo et le Corvalue ( ?) ; il doit relever tous les détachements du 106e qui sont dans cette direction et mettre à la disposition des commandants des colonnes mobiles qui s’y trouvent cinq autres colonnes composées chacune d’un sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs, l’une de ces colonnes attendra qu’elle soit appelée par la gendarmerie à Budrio, l’autre à Castel Guelfo. Vous donnerez en conséquence l’ordre aux commandant des colonnes de les envoyer chercher et de renvoyer à Bologne tous les hommes qui sont dans ce moment du 106e.
Il partira également demain 18 trois autres colonnes mobiles du 53e régiment pour les montagnes ; elles seront dirigées, la 1ère à Loiano, la 2e au Monte Armato, la 3e à Vedriano ; veuillez en donner aussi avis aux commandants des colonnes que vous avez dans ces directions afin qu’ils les envoient chercher et renvoyer de suite à Bologne les hommes qu’ils ont du 106e régiment qui reçoivent une autre destination ; ces colonnes seront de la même force que celles ci-dessus.
J’ai cru devoir organiser en même temps tous les services de Cento et de San Giovanni, et j’ai disposé un bataillon du 106e. L’état-major sera à Saint Georges.
Ce bataillon tiendra aussi à votre disposition pour le 20 de ce mois à San Giorgio une colonne mobile d’1 sergent, 2 caporaux, et 20 hommes, grenadiers ou voltigeurs, une autre à Cento d’égal nombre, afin de pouvoir parcourir cette plaine en tous sens.
Outre cette disposition, le 106e régiment enverra le 20 trois colonnes mobiles dans les montagnes en arrière de la grande route.
L’une à Guiglia ; l’autre à Sasso, et la 3e à Vergato.
Ces colonnes sont de la même force que les autres, et les commandants que vous désignerez les enverront chercher dans les points indiqués en observant de renvoyer les hommes qui se trouvent à la colonne mobile qui a marché vers le Monte Tortone il y a quelques jours ; si vous n’avez pas assez d’officiers pour en mettre un à chaque colonne, vous demanderez des officiers aux colonnes au chef de bataillon du régiment dont les colonnes sont parties.
Par suite de ces dispositions, vous aurez 4 colonnes mobiles dans la plaine et 6 dans la montagne, non compris le détachement que j’ai envoyé Mirola dans le canton de la Fontana. Pour plus d’intelligence, ci-après, le tableau des colonnes mobiles.
Du 53e régiment, dans la plaine de Bologne, colonnes mobiles composées de 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Castel Guelfo ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Budrio ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Vedriano. Dans les montagnes en arrière de la route d’Imola, 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Monte Armato ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Loiano.
Du 106e dans les plaines à la gauche de Bologne, 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à San Giorgio ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Cento. Dans les montagnes en arrière de la grande route de Modène, 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Sasso ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Vergato ; 1 sergent, 2 caporaux et 20 grenadiers ou voltigeurs à Guiglia au Monte Tortone.
Je répète que les détachements du 53e régiment partiront demain 18 pour les différents points et ceux du 106e le 20 ; il faut donc qu’aux lieux indiqués, les commandants de gendarmerie les envoient chercher et renvoient de suite tous les hommes du 106e qui sont avec eux dans ce moment. Cette exactitude est nécessaire pour que chaque régiment soit à son poste, et que le 106e puisse organiser un bataillon pour Modène qui devra y arriver le 22.
Je pense qu’en mettant 6 gendarmes à chaque colonne, non compris le commandant, les colonnes seront d’une force suffisante pour attaquer et détruire les brigands partout où elles les rencontreront ; il conviendra de nommer des officiers qui devront prendre le commandement de 3 colonnes dans chaque partie de montagnes, afin qu’ils puissent donner des directions et faire agir les colonnes de concert si les circonstances exigent, c’est vous vous donnerez les instructions que vous les aurez reçues du 8 au 9 et vous préviendrez toutes les colonnes que je ne veux pas que le 30 de ce mois, il y ait un brigand dans le département du Reno ; dans le cas contraire, elles n’auraient pas fait leur devoir.
En en mettant que 6 gendarmes à chaque colonne, je vous réserve les moyens d’en envoyer 11, 12 ou 15 à Modène où ils devront être arrivés le 23. Mon intention de faire partir le même jour ou au plus tard le 24 de cette ville, deux colonnes mobiles très fortes pour détruire les brigands qui sont des les montagnes de ce département.
P.S. Les commandants des colonnes de la plaine recevront de vous, comme ceux de la montagne, tous les ordres, mais ils devront aussi correspondre avec les chefs de bataillon qui seront à Budrio et Cento, afin que ces derniers sachent où les trouver s’ils avaient des ordres à leur faire partir
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 117 page 248).

Le 18 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Chef de l’Etat-major du Royaume d’Italie, Comte Vignolle : "Le 53e régiment attendait son dépôt il y a quelques jours ; il parait qu’ensuite de nouvelles dispositions, son arrivée est retardée ; le bien du service exige cette réunion qui peut être ne pourra pas avoir lieu dans deux mois ; je vous demande, mon cher général, la même faveur pour le 106e régiment. Vous rendrez bien service à ces corps" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 119 page 251).

Le 25 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d’Italie : "… Le 106e occuperait Bologne et environs et le 53e Imola et Faenza …" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 132 page 277).

Le 26 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Chef d’Escadron Borsoti, commandant la 2e Légion de Gendarmerie, à Bologne : "Ayant arrêté avec M. le préfet, monsieur, de faire faire, les nuit du 28 au 29 et 30 de ce mois une perlustration générale dans tout le département, afin d’extirper s’il est possible, les racines du brigandage, je vous préviens, M. que les colonnes mobiles devront y contribuer dans les cantons ci-après et seront en conséquence des le 27 au soir, et pour le 28, à la disposition des officiers supérieurs chargés de la répartition des troupes dans les différents cantons. Savoir : la colonne mobile de Castel Guelfo, Vedriano et Monte Armato à la disposition de monsieur Martin, chef de bataillon du 53e régiment. Stationné à Imola, il est chargé de leur adresser des ordres.
Celle de Loiano à la disposition du capitaine que j’y envoie ; les deux colonnes mobiles de la plaine de Cento à la disposition du chef de bataillon Vernier qui est à San Giorgio.
Celles de Vergato qui sera à Vergato et celle de Sasso, à la disposition de l’officier qui y sera ; et celle de Monte Tortore à son retour, à la disposition de l’officier qui y sera envoyé.
Celle de Budrio à la disposition du capitaine commandant et qui sera chargé de la perlustration du canton de Bologne. Les gendarmes employés à ces colonnes seront envoyés pour le terme de ces perlustration dans tous les chefs-lieux de canton, afin d’agir de concert avec les délégués politiques partout où besoin sera ; le 31, les colonnes mobiles seront réorganisées dans le même ordre qu’elles le sont aujourd’hui.
Veuillez, je vous prie, donnes les ordres nécessaires en conséquence des miens et envoyer en même temps des gendarmes dans le canton de Bazzano, où il n’y a point de colonnes mobiles. Par l’ordre ci-joint, je charge M. le capitaine Bramani de la perlustration du canton de Bologne (extra-muros). Laissez-lui également un nombre de gendarmes ; vous savez, M., combien il importe que le secret soit observé dans de pareils opérations. Veuillez, je vous prie, le recommander aux gendarmes, et leur faire connaitre en même temps, combien il importe qu’ils marchent de concert avec les autorités civiles et militaires pour le succès de cette perlustration
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 135 page 284).

Le même 26 mars 1810, le Général de Division Grenier adresse, depuis Bologne, ses instructions pour le commandant de la Gendarmerie : "Ayant monsieur, arrêté avec M. le préfet du département du Reno, de faire faire, le 29 et 30 de ce mois une perlustration générale dans tout le département, afin d’extirper, s’il est possible, les racines du brigandage, êtes chargé de cette opération, monsieur, dans le canton de Bologne (extra-muros). Vous aurez pour la suivre, les troupes ci-après : les grenadiers ou voltigeurs qui composent dans ce moment votre colonne mobile, un détachement de 18 hommes du 53e qui est à San Lazaro. Idem de 14 hommes idem qui est à Molini Novi. Idem de 17 hommes idem qui sont à Castagnolo. Et 23 hommes idem qui sont à Trebbo. Plus 25 hommes idem et un officier qui le colonel du 53e mettra à votre disposition à Bologne. Vous vous concerterez avec le délégué politique de ce canton et repartiront dans la journée du 28 toutes les troupes, de manière à occuper toutes les communes de ce canton.
Les dispositions convenues sont qu’à la même heure, et au même mont, qui seront fixés par M. le préfet pour tout le département, les détachements qui devront être arrivés le 28 dans les communes, feront de concert avec la garde nationale et sous la conduite des syndics et délégués politiques de rechercher dans toutes les maisons qui dépendent de ces communes, et arrêteront tous les brigands et vagabonds, déserteurs, conscrits réfractaires et étrangers qui pourraient s’y trouver ; il est convenu aussi que dans les cas où des brigands seraient rencontrés et qu’ils chercheraient à fuir, le tocsin sonnera pour avertir les communes voisines afin de pouvoir les arrêter, les receleurs le seront également.
Pour cette opération, les colonnes mobiles seront dissoutes et réparties dès le 28, comme les autres troupes, elles seront réorganisées le 31, époque à laquelle tout rentrera dans l’ordre aujourd’hui existant.
La gendarmerie employée à ces colonnes mobiles sera répartie par son chef dans les chefs-lieux de chaque canton pour prendre part à ces recherches et agir sur les points les plus importants. Il est inutile de recommander pour cette opération le plus grand secret, sans lequel elle ne saurait réussir fort.
Vous aurez à donner tous les ordres aux détachements désignés d’autre part ; je laisse à votre zèle à suppléer à toutes les dispositions locales
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 136 page 285).

Encore le 26 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit ensuite, depuis Bologne, au Colonel du 53e Régiment : "Ci-joint, vous trouverez, M. le colonel, deux instructions que je vous prie de faire parvenir au commandant du bataillon à Budrio, afin qu’il dirige de suite ces troupes pour les opérations ordonnées dans ces deux cantons.
Vous en trouverez une troisième pour un capitaine qui devra partir demain matin avec un détachement de votre régiment, et que vous ferez commander pour la journée.
Outre ces dispositions, vous tiendrez prêt encore à Bologne, à la disposition du capitaine de gendarmerie Brancani, un détachement de 25 hommes pour le 28 au matin, et donnerez l’ordre aux postes de votre régiment établis à San Lazaro, Castagnolo, Molini Novi et Trebbo d’exécuter ceux qui leur seront donnés par le dit capitaine pour les journées du 28, 29 et 30. Le 31 de ce mois, tout rentrera dans l’ordre actuellement existant et les deux détachements dont il est mention devront revenir le même jour au régiment.
J’ai envoyé des ordres directs au chef de bataillon Martin et ai mis pour ces trois jours sous ses ordres la compagnie de voltigeurs qui est à Castelgnola et le détachement de Castel de Breto, quoiqu’ils ne fassent pas partie de son bataillons
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 136 page 286).

Le 30 mars 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Général Vignolle, Chef de l’Etat-major : "Le Général Roussel me rend compte, mon cher général, par lettre du 30 de ce mois, que deux frégates ennemies se sont avancées du côté de Porto Primaro, et menacent d’approcher la côte dans le dessin sans doute de ravager quelques pauvres villages et peut-être s’emparer de deux tartanes chargées qui se trouvent à Porto Primaro ; vers Porto Confino, il y a également en vue une frégate et un brick, mais on ignore de quelle nation.
Des détachement de garde nationale ont été envoyés de suite sur les différents points et enfin de tranquilliser les habitants du pays, je fais réunir aujourd’hui un bataillon du 53e régiment et le fais partir demain 1er avril pour Forti où il arrivera le 2 et pourra être porté par le général Roussel où besoin sera ; je compte envoyer dans les 1ers jours d’avril, c’est à dire du 1er au 10, le restant de ce régiment à sa destination, à l’exception d’un bataillon que je conserverai à Imola
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 140 page 294).

Le 1er avril 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Général Vignolle, Chef de l’Etat-major général, à Milan : "… J’ai eu l’honneur de vous annoncer hier, que je faisais partir aujourd’hui un bataillon du 53e régiment pour Forli à la disposition du général Roussel.
Je garderai un bataillon de ce régiment à Imola et enverrai le restant du régiment à Rimini du 7 au 10 courant …
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 298).

Le 3 avril 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Général de Brigade Pouchin, commandant le département du Reno : "J’ai chargé le chef de l’état-major de la 2e division de vous adresser, mon cher général, l’état des troupes stationnées dans le département du Reno, et les postes que j’ai cru devoir faite établir pour le maintien de la tranquillité publique ; les mesures de circonstance que j’ai été dans le cas de prendre dès mon arrivée ici cessent demain ; vous recevrez, à date du 5, tous les rapports, tant ceux des postes des troupes de ligne que de la gendarmerie et correspondrez pour tout genre de service dans le département avec M. le préfet ; vous me rendrez compte de vos opérations en me faisant connaitre tout ce qui arrivera d’important ; vous remarquerez par la distribution des postes que tout un bataillon du 106e régiment est employé, que l’autre étant nécessaire au service de la place, escortes, etc. et devant dans 15 jours relever celui détaché, il est impossible de déférer aux demandes de troupes que l’on pourra vous faire ; dans des circonstances urgentes seulement des détachements pourront se prendre sur la garnison, mais ils ne devront pas être employés à poste fixe, et devront rentrer dans le terme de deux ou trois jours, mon intention étant d’envoyer incessamment le 53e régiment, à l’exception du bataillon qui est à Imola, et que j’y maintiendrai dans le département du Rubicon, je n’ai pas fait comprendre le régiment dans l’état des troupes italiennes celui du Reno, quoiqu’il soit possible que je le conserve jusqu’au 10" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 144 page 302).

Le 3 avril 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Préfet à Bologne : "Le détachement du 53e régiment, stationné à San Martino en Argine, commandé par le capitaine Magalon, ayant de concert avec la garde nationale arrêté le brigand Bragnoli qui, en différentes occasion, a été le chef de bandes, réclame le prix fixé pour sa tête, je pense ce coquin doit être considéré comme de 2e classe ; veuillez en conséquence ordonner que la moitié du prix fixé soit payé à ce détachement" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 305).

Le 4 avril 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Général Vignolle, Chef de l’Etat-major : "… Ci-joint, mon cher général, copie du rapport du général Roussel en date du 31 mars. Je n’en enverrai pas moins le 53e régiment à Forli à l’exception d’un bataillon que je conserve à Imola. Je ferai partir le régiment le 10 ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 305).

Le 4 avril 1810, le Général de Division Grenier écrit, depuis Bologne, au Général Roussel, Commandant le département du Rubicon à Forli : "J’ai prévenu, mon cher général, M. le préfet du Rubicon, que je prévois rentrer à dater du 5 courant toutes les troupes qui sont employées à la poursuite des brigands, et que la tranquillité étant rétablie, je me bornerai désormais à faire occuper seulement par des postes les frontières de la Toscane d’une part, et le Pô du Primaro de l’autre, vous aurez ce même service à faire faire dans le département du Rubicon et à recommander que les postes voisins de ceux établis dans le Reno ayant à communiquer ensemble, ce qui doit se faire particulièrement au moyen des brigades de gendarmerie.
Le 11 du courant, le 53e arrivera à Forli, a l’exception du 2e bataillon qui reste à Imola et par suite sous les ordres du général Pouchin.
Vous enverrez un bataillon à Rimini (le 1er), le 3e à Ravenne et Cesenatico et garderez à Forli le 4e et 5e bataillons avec l’état-major du régiment. Ces deux bataillons ne forment pas 600 hommes, donnez je vous prie, les ordres nécessaires pour que le casernement soit mis en bon état partout
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVIII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 307).

Le 10e Bulletin de la Grande Armée, daté de Witepsk, le 30 juillet 1812, raconte, concernant le combat du 25 juillet 1812 : "… Combat d'Ostrovno.
… Le 27, à la pointe du jour, le vice-roi fit déboucher en tête la division Broussier. Le 18e régiment d'infanterie légère et la brigade de cavalerie légère du baron Piré tournèrent par la droite. La division Broussier passa par le grand chemin, et fit réparer un petit pont que l'ennemi avait détruit. Au soleil levant, on aperçut l'arrière-garde ennemie, forte de dix mille hommes de cavalerie, échelonnée dans la plaine ; la droite appuyée à la Dwina, et la gauche à un bois garni d'infanterie et d'artillerie. Le général comte Broussier prit position sur une éminence avec le 53e régiment, en attendant que toute sa division eût passé le défilé. Deux compagnies de voltigeurs avaient pris les devants, seules ; elles longèrent la rive du fleuve, marchant sur cette énorme masse de cavalerie, qui fit un mouvement en avant, enveloppa ces deux cents hommes, que l'on crut perdus, et qui devaient l'être. Il en fut autrement ; ils se réunirent avec le plus grand sang-froid, et restèrent pendant une heure entière, investis de tous côtés ; ayant jeté par terre plus de trois cents cavaliers ennemis, ces deux compagnies donnèrent à la cavalerie française le temps de déboucher.
La division Delzons fila sur la droite. Le roi de Naples dirigea l'attaque du bois et des batteries ennemies ; en moins d'une heure, toutes les positions de l'ennemi furent emportées, et il fut rejeté dans la plaine, au-delà d'une petite rivière qui se jette dans la Dwina sous Witepsk. L'armée prit position sur les bords de cette rivière, à une lieue de la ville.
L'ennemi montra dans la plaine quinze mille hommes de cavalerie et soixante mille hommes d'infanterie. On espérait une bataille pour le lendemain. Les Russes se vantaient de vouloir la livrer. L'empereur passa le reste du jour à reconnaître le champ de bataille et à faire ses dispositions pour le lendemain ; mais, à la pointe du jour, l'armée russe avait battu en retraite dans toutes les directions, se rendant sur Smolensk.
L'empereur était sur une hauteur, tout près des deux cents voltigeurs qui, seuls en plaine, avaient attaqué la droite de la cavalerie ennemie. Frappé de leur belle contenance, il envoya demander de quel corps ils étaient. Ils répondirent : « Du 9e, et les trois-quarts enfants de Parti ! Dites-leur, dit l'empereur, que ce sont de braves gens : ils méritent tous la croix ! » ...
" (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 31; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 529; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7474 - le donne à la date du 31 juillet).

Le 31 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vitebsk, à Berthier : "Mettez à l'ordre du jour les avancements et les récompenses que j'ai accordés dans le 4e corps pour la bonne conduite qu'il a tenue au combat d'Ostrovno. Faites connaitre au vice-roi et mettez également à l’ordre que j’accorde quatre décorations à chaque bataillon du régiment croate, du 84e de ligne, du 92e, du l06e, cinq à chaque bataillon du 8e léger, trois à chaque bataillon du 53e, et trois à chacune des deux compagnies de voltigeurs du 9e de ligne qui ont soutenu la charge de la cavalerie ennemie sur les bords de la Dvina" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2287; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31371).

Le 10 janvier 1813, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, il sera formé un 6e bataillon au dépôt du 9e de ligne.
Idem du 35e, 53e, 84e, 92e et 106e. Vous nommerez sur-le-champ les chefs de bataillon. Les officiers et sous-officiers formant les cadres seront nommés sur-le-champ au dépôt ...
Les officiers et sous-officiers formant les cadres seront nommés au dépôt, et l'on prendra ce qui serait nécessaire dans les cadres des bataillons qui se trouvent actuellement au-delà des Alpes ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32254).

Le 21 janvier 1813, l'Empereur écrit, depuis Fontainbleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre ... J’ai examiné le projet de mouvement que vous avez préparé pour les 3 divisions françaises du Corps d’Observation d’Italie. Il en résulte que la 1re division sera réunie le 22 à Vérone, et la 2e à y sera réunie le 23.
Je pense en conséquence que vous pouvez retarder le départ ... De même pour le détachement du 106e, de même pour le 4e bataillon du 10e de ligne. Au lieu de le faire partir le 16 vous pourrez ne le faire partir que le 20 ...
Les détachements des 9e, 53e, 84e et 92e, au lieu de les faire partir le 14, vous pourrez ne le faire partir que le 22.
Recommandez au Général Vignolle, qu’aussitôt que la 1re division qui doit arriver à Vérone le 22, s’y trouvera réunie, il la fasse mettre en marche pour Trente, Roveredo et Brixen, où elle prendra ses cantonnements jusqu’à nouvel ordre.
La 2e division prendra ses cantonnements à Vérone.
La 3e division pourrait tout entière être réunie à Mantoue.
Vous donnerez ordre que la division Italienne soit réunie à Brescia ; de sorte que ces 4 divisions puissent s’il est nécessaire partir avant le 10 mars pour entrer en Allemagne ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32377).

Le 30 janvier 1813, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre : "... Donnez l'ordre que les compagnies du 9e, du 35e, du 53e, du 106e, forment un bataillon de 4 compagnies et se rendent à Glogau, où elles seront incorporées dans leurs 1er bataillons au 4e corps de la Grande Armée ..." (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 734 ; Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32545).

Le 5 février 1813, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, je n'approuve pas la formation des cinquante demi-brigades provisoires, formant cent cinquante bataillons, pour la garde de l'intérieur ; voici de quelle manière ce travail doit être fait ...
ITALIE.
Il sera formé, pour l'Italie, quatre demi-brigades, ainsi qu'il suit : 31e demi-brigade, les 6es bataillons du 9e, du 35e et du 53e ; 32e demi-brigade, les 6es bataillons du 54e, du 92e et du 106e ; 33e demi-brigade, les 6es bataillons du 112e, du 13e de ligne et le bataillon du 8e léger qui revient d'Espagne ; 34e demi-brigade, les 6es bataillons du 8e léger, du 18e et du 36e.
Il sera formé, en outre, six bataillons de garnison : deux pour Palmanova, deux pour Venise, un pour Ancône, un pour Livourne ; total, six.
Ces troupes seront mêlées avec vingt-quatre bataillons italiens, de manière à former deux belles divisions, qui pourront surveiller, l’une les provinces illyriennes, Venise et le Tyrol ; l’autre, Ancône, la Toscane et Rome.
Cette organisation sera l'objet d'un travail particulier ...
" (Correspondance de Napoléon, t. 24, 19538 ; Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32615).

Le 4 mars 1813, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, avez-vous envoyé quelqu'un à Augsbourg pour former les seconds bataillons des 9e de ligne, 35e, 53e, 84e, 92e et 106e.
Je vois que le 9e n'a fait partir que 500, le 35e que 400, le 53e que 700, le 84e que 500, le 92e que 500, le 106e que 700. Cela ne sera pas suffisant pour compléter les seconds bataillons. Je pense donc qu'il est convenable que vous donniez l'ordre qu'au lieu de garder les cadres de 6 compagnies on ne garde que les cadres de 4 et que ces 4 cadres avec les 2 que le 1er bataillon a laissé à Glogau forment le 2nd bataillon. Les 2 autres cadres du 2nd bataillon iront en Italie ou avec les 4 cadres du 1er bataillon, on reformera le 1er bataillon ; ainsi ces corps auraient en Italie leurs 1er, 3e, 4e, 5e et 6e bataillons. Il y a à Bamberg un détachement des garnisons de vaisseau, qui attend ces cadres.
Il serait convenable que ces 6 bataillons se réunissent et forment une division afin de ne pas marcher isolément. Comme Augsbourg est sur la route d'Italie, envoyez un officier pour présider à la formation de ces bataillons et les réunir en s'écartant un peu d'Augsbourg afin de ne pas être sur la route que doit suivre le corps d'observation d'Italie
" (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 32989).

Le 6 mars 1813, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, le 4c corps de la Grande Armée sera supprimé et réuni au corps d'observation d'Italie. En conséquence, les 2es bataillons des 9e, 35e, 53e, 106e, 84e et 92e régiments, qui s'organisent à Augsburg, y attendront le passage du général Bertrand. Ces six bataillons formeront une brigade.
Vous donnerez ordre à trois majors de ces régiments de partir d'Italie en poste pour aller prendre le commandement chacun de deux bataillons.
Les six bataillons formeront donc trois régiments provisoires de la manière suivante : ... 44e régiment provisoire, le 2e bataillon du 53e et le 2e bataillon du 106e ...
Le général Bertrand placera cette brigade dans sa division la plus faible ; ce qui portera le nombre de ses bataillons de 51 à 57.
Tout ce que le 4e corps a dans Glogau sera inscrit comme garnison de Glogau.
Les colonels de ces six régiments se rendront à leurs dépôts en Italie, ainsi que les majors en second, s'il y en a encore.
Toutes les administrations, états-majors d'artillerie et du génie et officiers d'état-major qui appartiennent au 4e corps d'armée, seront attachés au corps d'observation d'Italie
" (Correspondance de Napoléon, t. 25, 19670 ; Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33040).

Le même 6 mars 1815, l'Empereur écrit encore, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, j’ai examiné le travail que vous m’avez présenté le 28 févier dernier relativement à la formation des 34 demi-brigades provisoires ...
Le 9e, le 5e, le 53e, le 84e, le 92e et le 106e qui sont en Italie, garderont tous leurs bataillons en Italie hormis leur second bataillon qui s’organise à Augsbourg.
En conséquence, le 1er bataillon sera complété par 2 compagnies qui seront créées du 5e bataillon, pour équivaloir aux 2e compagnies restées à Glogau. Le 3e et le 4e bataillons se formeront également en Italie, ce qui fera 3 bataillons par régiment ou 18 bataillons pour l’Italie ...
Vous remarquerez que le 8e et le 18e n’auront que leur second bataillon à Glogau. Cela exigera l’envoi d’un nombre beaucoup plus considérable de conscrits en Italie, afin de compléter les 18 bataillons que fourniront les 9e, 35e, 53e 84e, 82e (Note : la copie porte en marge que le nombre 92 est écrit au crayon) et 106e régiments ; mais ces 18 bataillons réorganiseront ces régiments et seront une véritable ressource pour la fin de la campagne, en même temps qu’ils formeront une colonne mobile pour l’Italie
" (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33036).

Le 17 mars 1813, l'Empereur écrit, depuis Trianon, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Peltre ... La 2e division du corps d'observation d'Italie sera commandée par le général Pacthod ...
Les six bataillons de l'ancien 4e corps, qui forment aujourd'hui les 43e, 44e et 45e régiments provisoires, seront réunis aux divisions du corps d'observation d'Italie de la manière suivante :
... Le 44e régiment provisoire, formé du 53e et du 106e, sera réuni à la 2e division, et la portera à 16 bataillons ... Au total, cette mesure portera le corps d'observation d'Italie à 58 bataillons, en comptant la division italienne de 13 bataillons
" (Correspondance générale de Napoléon, t.13, lettre 33267).

Le 13 septembre 1813, une lettre est adressée, depuis Laybach au Général Marcognet, à Zchlza (par le Général Grenier ?) : "Mon cher général comme je vous l’ai dit ce matin, l’intention de S. A est que vous fassiez toutes les dispositions nécessaires pour que les 3 bataillons du 53e et celui du 112e suffisent pour la défense du pont de Czerniere au moins pendant 48 heures et que les 2 autres bataillons de la 29e demi-brigade avec tout le 106e régiment soient portés demain matin savoir, le 106e sur la route de Carlstadt avec une demie batterie d’artillerie en arrière de la ligne occupée en événement par la garde royale italienne ; et les 2 bataillons de la 29e passant à Kaltenbrunn dont il faut rétablir le pont cette nuit à Dobruina passant par Vissovick pour de là continuer leur mouvement sur Cipagloa en ayant soin de marcher constamment à hauteur de la colonne, suivra la grande route ; 1 heure au départ de Dobruina sera déterminée par un avis particulier ce soir encore ou demain matin ; cette colonne devra avoir soin de s’éclairer sur la gauche vers la Save et dans toutes les directions, son objet étant de déborder la droite de la position de l’ennemi qui doit être à Saint-Marin ; si le général Dupeyroux reste au pont de Czeniere le général Gamin pourra être chargé de la direction de cette colonne et vous marcheriez avec celle du 106e pour être plus à portée de recevoir les ordres que j’aurais à vous transmettre de la part de S. A. le Vice-Roi.
… S. A. désire conserver le pont de Czerniere par tous les moyens possibles ; cependant si l’ennemi parvenait à repousser le 53e et que l’on eut pas le temps de le replier il faut en défendre le passage avec l’artillerie et enfin y mettre le feu à la dernière extrémité et lorsque l’on aura employé vraiment tous les moyens possibles pour le conserver. Donnez donc, mon cher général, vos instructions en conséquence
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 2 page 15).

Le 16 septembre 1813, le Général Grenier écrit, depuis Laybach (au Général Marcognet - non précisé sur le document) : "L’intention de S. A. I. est que le 53e régiment reste seul chargé de la défense du pont de Czernuze, sur les deux rives de la Sawe, vous donnerez des instructions en conséquence au colonel de ce régiment, en lui prescrivant de placer quatre compagnies sur la rive droite en arrière du pont, tant pour garder la batterie d’artillerie de la première brigade, que pour faire des patrouilles sur cette même rive, depuis les postes de la division Quesnel, jusqu’à l’embouchure de la Laybach ; vous laisserez également au pont, un piquet de chasseurs qui devra faire parcourir souvent la Laybach pour s’assurer que l’ennemi ne cherche pas à rétablir les ponts détruits, et dans ce cas en donner avis de suite ...
Le 53e régiment ne sera séparé de vous que pendant 48 heures au plus …
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 24 page 59).

Le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Général Grenier écrit, depuis Laybach au Colonel Grobon du 53e Régiment : "M. le colonel, ensuite des intentions de S. A. I. le Prince Vice-Roi, le régiment que vous commandez doit être relevé cette nuit et demain matin au pont de Czernuze et ses avant-postes, par un bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le tout commandé par le colonel Peraldi ; vous donnerez à cet officier supérieur tous les renseignements que vous avez-vous-même acquis depuis que vous êtes chargé de la défense de cette position, et la lui ferez connaître dans le plus grand détail.
Vous le préviendrez que le bataillon du 84e devra occuper les postes les plus avancés, afin que l’ennemi ne s’aperçoive pas de ce changement, et comme il est probable que ce bataillon arrivera un des premiers, vous pourrez le placer de suite.
En attendant que ces troupes arrivent, vous pourrez toujours faire repasser la Sawe aux troupes de votre régiment, qui n’occupent point de postes sur la ligne, vous laisserez jusqu’à nouvel ordre le détachement de chasseurs à la disposition de l’officier supérieur qui doit vous remplacer.
Aussitôt que vous serez relevé, vous mettrez votre régiment en mouvement et vous vous porterez sur les hauteurs en avant de Dobruina, où vous trouverez un bataillon du 67e et un autre du 106e régiment. Vous ferez relever de suite ces deux bataillons, qui devront sans tarder rejoindre M. le général de division Marcognet, à la position en arrière de Saint-Marin sur la route de Carlstadt, et que le chef de bataillon du 67e connaît déjà, vous trouverez à moitié chemin de Laybach à Dobruina, deux bouches à feu d’une des batteries de la division, et gardées par une ou deux compagnies du 106e, vous les ferez relever par votre artillerie régimentaire, et lui laisserez la garde nécessaire.
Vous donnerez ordre au détachement d’artillerie de rejoindre M. le général Marcognet et aux compagnies du 106e leur régiment.
Aussitôt que vous serez arrivé à votre position de Dobruina, vous en informerez M. le général Marcognet, et lui demanderez ses instructions ; en attendant je dois vous prévenir que votre objet est de couvrir la gauche de la division, de tenir l’ennemi loin de vous, et de pousser de fréquentes reconnaissances dans toutes les directions et particulièrement dans celle de Falloch, à l’embouchure de la Laybach, et de Littay sur la Sawe.
Vous adresserez toujours vos rapports à votre général de division, mais si quelque chose d’important se présentait, vous m’en donneriez également avis. En quittant le pont de Czernuze vous donnerez ordre à la batterie d’artillerie qui y est, et qui appartient à la division, d’en partir à la pointe du jour pour se rendre à la position en arrière de Saint-Marin, sur la route de Carlstadt. L’officier commandant cette batterie enverra quelqu’un à l’avance pour en prévenir M. le général Marcognet. Votre régiment pour se rendre à Dobruina gagnerait au moins 1 heure et demie de chemins s’il pouvait passer par Kaltenbrunn, mais il faudrait pour cela y envoyer tout de suite un détachement pour rétablir le pont qui y est, et qui a été déroulé.
Vous préviendrez le commandant du bataillon du 84e régiment qu’il se trouvera sous les ordres du colonel Peraldi
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 63).

Le même 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach : "Il est ordonné au bataillon du 84e qui dans ce moment se trouve établi à Zvischenwasse et environs, d’en partir au reçu du présent ordre pour se rendre au pont de Czenuze, où il recevra des ordres ultérieurs sur son emplacement ...
M. le chef de bataillon du 84e préviendra de son arrivée au pont de Czenuze M. le colonel Grobon, du 53e régiment, qui lui fera connaitre provisoirement l’emplacement qu’il devra occuper et sous les ordres de qui il se trouvera
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 27 page 65).

Toujour le 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, ans doute le Général Quesnel) : "Mon cher général je vous préviens qu’ensuite des intentions de S. A. I., je donne ordre au bataillon du 84e régiment qui est établi à Swichenvasser d’en partir sur le champ pour se rendre au pont de Czernuze, mais d’y laisser ses postes établis jusqu’à l’arrivée d’un autre bataillon que je vous prie d’y envoyer sur le champ afin qu’il arrive à Swichenvasser à la pointe du jour.
Ce mouvement a pour objet de relever, par le bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le 53e régiment qui doit se réunir de suite à la division Marcognet sur la route de Carlstadt ; il faut donc y mettre le plus de promptitude possible ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 28 page 67).

Encore le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, sans doute le Général Marcognet) : "Mon cher général je vous préviens ce que tous les ordres sont donnés pour que le 53e régiment soit relevé à la pointe du jour au pont de Czernuze ; mais Son Altesse Impériale veut qu’il occupe la position de Dobruina ; je dirige en conséquence ce régiment sur ce point et je donne l’ordre au colonel Grosbon de vous envoyer de suite les bataillons du 67e et 106e régiment que vous placerez en arrière de votre 2e ligne. Son altesse s’est particulièrement déterminée à cette disposition parce qu’en revenant à Laybach on a entendu des coups de fusil dans la direction de Dobruina et qu’il importe pour votre gauche que ce point soit fortement occupé ; tâchez d’établir une bonne communication du petit château où est le général Janin sur Dobruina, le 53e devra même placer s’il est possible un fort poste intermédiairement entre votre gauche et sa position.
J’ai chargé le colonel Grosbon de donner ordre à votre batterie d’artillerie de vous rejoindre, ainsi qu’aux deux pièces que vous avez dû envoyer en arrière de Dobruina. Débarrassez-vous de vos caissons de vivres qui sont trop près de votre ligne, vous pourriez également envoyer au premier village en arrière de vous votre réserve d’artillerie
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 29 page 69).

Le 18 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre lettre de ce jour et les rapports qui y étaient joints ... J’ignore encore si le 53e est arrivé à la position indiquée, tout le mouvement devrait être terminé à présent, et vos batteries d’artillerie arrivées à Geveihtenbrunn. Donnez-moi mon cher général de vos nouvelles au moins trois fois par jour le matin, à midi et le soir" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 31 page 73).

Le 20 septembre 1813, à 5 heures et demie du matin, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire, Général Marcognet ?) : "Je reçois à l’instant votre lettre de 8 heures 1/2 hier soir, par celle que je vous écrivais hier après 9 heures je suis entré dans tous les détails de votre position et particulièrement de la brigade Campi, qui doit couvrir la route d’Assling ; par suite il faudra envoyer quelques compagnies pour garder le débouché entre Vigan et Jauerburg, dont vous me parler ; quant au parc d’artillerie, il devait arriver demain à la position de Feistritz ; envoyez au-devant de lui un officier pour qu’ils viennent le 21 à Krainbourg et de là sur Laybach, un bataillon du 53e régiment l’escorte ; il convient mon cher général d’envoyer des reconnaissances dans toutes les directions et sur toutes les montagnes, et particulièrement sur celles qui appuient votre gauche en arrière ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 32 page 75).

Le même 20 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach, au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre rapport de ce jour ; comme je vous l’ai annoncé hier la division italienne arrive aujourd’hui à Laschitz et doit se porter demain sur Obergurck à hauteur de Veichselbourg, il faut donc vous mettre vous-mêmes en mesure de marcher demain et d’attaquer l’ennemi devant vous s’il ne quitte pas sa position par suite du mouvement de la division italienne ; l’intention de S. A. I. est que vous fassiez attaquer ce soir vers 4 heures le poste de Veiskirck et que vous vous en rendiez maître en ayant soin de le conserver afin de faire craindre à l’ennemi pour sa gauche : ce poste se trouvera appuyé par le bataillon du 20e qui est sur le plateau et qui doit avoir des postes assez rapprochés du sentier qui conduit de Saint-Marin à Veiskirch pour pouvoir se lier avec le bataillon que vous laisserez sur ce point et qui me semble devoir suffire pour l’emporter ; ceci dépend des renseignements que vous aurez sur le nombre de troupes que l’ennemi peut avoir dans ce village.
Comme S. A. I. veut faire attaquer la position de l’ennemi demain entre midi et une heure, vous ferez bien de faire partir le 53e régiment de Dobruina entre 9 et 10 heures du matin pour venir à votre hauteur sur la route de Lippaglau, afin qu’au moment où vous vous mettriez vous-même en mouvement, cette colonne puisse marcher sur Saint-Marin au premier avis ; il faudra que le colonel Grosbon ait soin de faire chasser devant lui tous les postes que l’ennemi peut avoir et de bien s’éclairer sur sa gauche.
Il est probable que le Prince se rendra demain à votre position, faites tous vos préparatifs pour l’attaque qui je pense offre quelque facilité par le ravin où est monté dernièrement la compagnie de voltigeurs du 106e pour reconnaître l’ennemi.
Il est bon d’avoir quelques observateurs sur les hauteurs en arrière de votre camp pour juger des mouvements de l’ennemi et surtout de son canon qui, s’il était retiré, serait l’indice le plus sûr de sa retraite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 81).

Un Ordre de mouvement (sans doute du 4 octobre 1813 car confirmé par un autre ordre du même jour) indique : "... Aussitôt l’arrivée du bataillon du 102e à Tarvis il relèvera tous les postes du 92e et du 133e. Ce dernier bataillon se rendra de suite à Ukovitz 2 tiers et un tiers à Saffinitz tout ce qui appartiendra au 92e sera relevé sur ces différents points et partira aussitôt pour se rendre à Pless, de sorte qu’il y aura sous le commandement de M. Merdier, le bataillon du 10e, celui du 53e et enfin celui du 133e ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 95 page 208).

Le 5 octobre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier adresse, depuis Tarvis, les ordres suivants : "La 3e division aux ordres de monsieur le général Gratien après avoir effectué son mouvement rétrograde de Feistritz et d’Unter-Thörl, ira demain 6 octobre occuper les positions suivantes ...
Le lendemain 7, le 35e régiment d’infanterie légère et un bataillon du 36e se rendront avec M. Le général Piat à Pontebba pour y relever le bataillon du 53e qui y est et occuper tous les postes de la montagne aux versants du Gail, et les détachements que le bataillon du 10e a à Dogna et Resiutta.
Aussitôt que le bataillon du 53e régiment sera relevé, il se rendra à Tolmezzo pour occuper ce point et envoyer des partis sur Paluzza, le Monte Croce et L’Incorajio. Il recevra à cet effet des instructions particulières du chef de l’état-major du corps d’armée, et correspondra avec M. Le général Piat, sous les ordres duquel il sera provisoirement placé quoi qu’il ne fasse pas partie de la 3e division. Ce bataillon se placera militairement à Tolmezzo, repoussera tous les partis ennemis qui pourraient se présenter, et sera chargé particulièrement de défendre tous les chemins et débouchés qui conduisent à Resiutta.
Au moyen de ces dispositions la division de M. le général Gratien sera placé le 7 octobre ainsi qu’il suit :
... le bataillon du 53e à Tolmezzo ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 41 page 93).

Le 9 octobre 1813, le Général Comte Grenier ordonne, depuis Ospitaletto, pour le mouvement du 10 : "... Le 4e bataillon de 53e régiment sera envoyée par M. le général Rouyer à Gemona où il recevra du chef d’état-major du corps d’armée des ordres ultérieurs pour sa destination ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 50 page 112).

Le 10 octobre 1813, depuis Ospitaletto, le Général Grenier ordonne : "... donner ordre au bataillon du 53e régiment de se rendre à Tarcenti où il s’établira militairement ayant pour objet d’éclairer, de garder et de défendre le chemin qui de Saga vient par Preditis et la Vallata Uvea sur Tracento ; le chef de ce bataillon devra en conséquence demain matin faire une forte reconnaissance dans la direction de Saga et de Pletz afin d’avoir des nouvelles de l’ennemi, s’assurer des points de la route qu’il faudra occuper par des postes, s’y retrancher et s’y couvrir par des abattis après que les chemins auront été détruits dans les défilés les plus resserrés, il s’entendra pour cela avec les autorités locales et fera détruire tous les chemins et sentiers s’il ne l’étaient déjà, sous la protection des détachements qu’il enverrait ;
Ce chef de bataillon préviendra le général Campi qui est à Caporetto de son établissement à Tracento et se mettra en communication avec les postes que ce général pourrait avoir vers Serpenizza ; M. le chef de bataillon correspondra avec le chef d’état-major mais préviendra en même temps M. le général Campi de tous les mouvements de l’ennemi. Ce bataillon recevra ses vivres à Gemona où il les enverra chercher ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 52 page 116 - note en marge : exécuté).

Le 22 octobre 1813 à 7 heures du (coupé), depuis Pordenone est donné un "Ordre de mouvement pour la 3e division
… Le bataillon du 53e qui fait momentanément parti de la 3e division recevra pour cette fois l’ordre direct de se rendre à Conegliano, où il tiendra garnison pour être porté au besoin partout où il pourrait être nécessaire ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 60 page 136).

Sans doute le 30 octobre 1813, le Lieutenant Général Comte Grenier écrit "Au commandant Dranguet du 53e
Vous partirez demain à la pointe du jour de Dignano pour vous rendre à Fontana Fredda entre Pordenone et Sacile. Vous enverrez à l’avance savoir à Valvasone si le parc de réserve y est encore, pour recevoir et échanger vos cartouches à votre passage, et s’il était parti, vous en demanderez à la 3e division de laquelle vous ferez momentanément partie. Vous préviendrez à Fontana Fredda de cette disposition le général de division Gratien.
Si vous passez le bac à Dignano, vous abrègerez votre marche de 3 heures ; alors vous ne passeriez pas à Valvasone
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 73 page 162).

Le 31 octobre 1813, le Général Grenier ordonne, depuis Bassano "... Ordre à M. le général Gratien de pousser demain une reconnaissance avec sa 2e brigade et deux pièces d’artillerie sur Cismon route de Primolano, d’en chasser l’ennemi et de s’y établir jusqu’à la nuit, de profiter de la journée pour chasser l’ennemi de Cismon en annonçant que toute l’armée descend dans le Tyrol et en ordonnant dans les villages de paysans des vivres, cependant M. le général Gratien emmènera avec cette brigade la compagnie de sapeurs attachée à sa division pour couper les ponts qui se trouvent en avant de Cismon et en arrière, et après que cette opération sera faite, il quittera Cismon à dix heures du soir pour revenir prendre sa position de Solagna où il laissera le bataillon du 53e avec deux bouches à feu pour le recevoir au besoin s’il était forcé de se replier dans la journée sur ce point ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 76 page 168 - En note : Expédié).

Retour