Le 53e Régiment d'Infanterie de Ligne

1796-1815

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Le 13 septembre 1813, une lettre est adressée, depuis Laybach au Général Marcognet, à Zchlza (par le Général Grenier ?) : "Mon cher général comme je vous l’ai dit ce matin, l’intention de S. A est que vous fassiez toutes les dispositions nécessaires pour que les 3 bataillons du 53e et celui du 112e suffisent pour la défense du pont de Czerniere au moins pendant 48 heures et que les 2 autres bataillons de la 29e demi-brigade avec tout le 106e régiment soient portés demain matin savoir, le 106e sur la route de Carlstadt avec une demie batterie d’artillerie en arrière de la ligne occupée en événement par la garde royale italienne ; et les 2 bataillons de la 29e passant à Kaltenbrunn dont il faut rétablir le pont cette nuit à Dobruina passant par Vissovick pour de là continuer leur mouvement sur Cipagloa en ayant soin de marcher constamment à hauteur de la colonne, suivra la grande route ; 1 heure au départ de Dobruina sera déterminée par un avis particulier ce soir encore ou demain matin ; cette colonne devra avoir soin de s’éclairer sur la gauche vers la Save et dans toutes les directions, son objet étant de déborder la droite de la position de l’ennemi qui doit être à Saint-Marin ; si le général Dupeyroux reste au pont de Czeniere le général Gamin pourra être chargé de la direction de cette colonne et vous marcheriez avec celle du 106e pour être plus à portée de recevoir les ordres que j’aurais à vous transmettre de la part de S. A. le Vice-Roi.
… S. A. désire conserver le pont de Czerniere par tous les moyens possibles ; cependant si l’ennemi parvenait à repousser le 53e et que l’on eut pas le temps de le replier il faut en défendre le passage avec l’artillerie et enfin y mettre le feu à la dernière extrémité et lorsque l’on aura employé vraiment tous les moyens possibles pour le conserver. Donnez donc, mon cher général, vos instructions en conséquence
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 2 page 15).

Le 16 septembre 1813, le Général Grenier écrit, depuis Laybach (au Général Marcognet - non précisé sur le document) : "L’intention de S. A. I. est que le 53e régiment reste seul chargé de la défense du pont de Czernuze, sur les deux rives de la Sawe, vous donnerez des instructions en conséquence au colonel de ce régiment, en lui prescrivant de placer quatre compagnies sur la rive droite en arrière du pont, tant pour garder la batterie d’artillerie de la première brigade, que pour faire des patrouilles sur cette même rive, depuis les postes de la division Quesnel, jusqu’à l’embouchure de la Laybach ; vous laisserez également au pont, un piquet de chasseurs qui devra faire parcourir souvent la Laybach pour s’assurer que l’ennemi ne cherche pas à rétablir les ponts détruits, et dans ce cas en donner avis de suite ...
Le 53e régiment ne sera séparé de vous que pendant 48 heures au plus …
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 24 page 59).

Le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Général Grenier écrit, depuis Laybach au Colonel Grobon du 53e Régiment : "M. le colonel, ensuite des intentions de S. A. I. le Prince Vice-Roi, le régiment que vous commandez doit être relevé cette nuit et demain matin au pont de Czernuze et ses avant-postes, par un bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le tout commandé par le colonel Peraldi ; vous donnerez à cet officier supérieur tous les renseignements que vous avez-vous-même acquis depuis que vous êtes chargé de la défense de cette position, et la lui ferez connaître dans le plus grand détail.
Vous le préviendrez que le bataillon du 84e devra occuper les postes les plus avancés, afin que l’ennemi ne s’aperçoive pas de ce changement, et comme il est probable que ce bataillon arrivera un des premiers, vous pourrez le placer de suite.
En attendant que ces troupes arrivent, vous pourrez toujours faire repasser la Sawe aux troupes de votre régiment, qui n’occupent point de postes sur la ligne, vous laisserez jusqu’à nouvel ordre le détachement de chasseurs à la disposition de l’officier supérieur qui doit vous remplacer.
Aussitôt que vous serez relevé, vous mettrez votre régiment en mouvement et vous vous porterez sur les hauteurs en avant de Dobruina, où vous trouverez un bataillon du 67e et un autre du 106e régiment. Vous ferez relever de suite ces deux bataillons, qui devront sans tarder rejoindre M. le général de division Marcognet, à la position en arrière de Saint-Marin sur la route de Carlstadt, et que le chef de bataillon du 67e connaît déjà, vous trouverez à moitié chemin de Laybach à Dobruina, deux bouches à feu d’une des batteries de la division, et gardées par une ou deux compagnies du 106e, vous les ferez relever par votre artillerie régimentaire, et lui laisserez la garde nécessaire.
Vous donnerez ordre au détachement d’artillerie de rejoindre M. le général Marcognet et aux compagnies du 106e leur régiment.
Aussitôt que vous serez arrivé à votre position de Dobruina, vous en informerez M. le général Marcognet, et lui demanderez ses instructions ; en attendant je dois vous prévenir que votre objet est de couvrir la gauche de la division, de tenir l’ennemi loin de vous, et de pousser de fréquentes reconnaissances dans toutes les directions et particulièrement dans celle de Falloch, à l’embouchure de la Laybach, et de Littay sur la Sawe.
Vous adresserez toujours vos rapports à votre général de division, mais si quelque chose d’important se présentait, vous m’en donneriez également avis. En quittant le pont de Czernuze vous donnerez ordre à la batterie d’artillerie qui y est, et qui appartient à la division, d’en partir à la pointe du jour pour se rendre à la position en arrière de Saint-Marin, sur la route de Carlstadt. L’officier commandant cette batterie enverra quelqu’un à l’avance pour en prévenir M. le général Marcognet. Votre régiment pour se rendre à Dobruina gagnerait au moins 1 heure et demie de chemins s’il pouvait passer par Kaltenbrunn, mais il faudrait pour cela y envoyer tout de suite un détachement pour rétablir le pont qui y est, et qui a été déroulé.
Vous préviendrez le commandant du bataillon du 84e régiment qu’il se trouvera sous les ordres du colonel Peraldi
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 63).

Le même 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach : "Il est ordonné au bataillon du 84e qui dans ce moment se trouve établi à Zvischenwasse et environs, d’en partir au reçu du présent ordre pour se rendre au pont de Czenuze, où il recevra des ordres ultérieurs sur son emplacement ...
M. le chef de bataillon du 84e préviendra de son arrivée au pont de Czenuze M. le colonel Grobon, du 53e régiment, qui lui fera connaitre provisoirement l’emplacement qu’il devra occuper et sous les ordres de qui il se trouvera
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 27 page 65).

Toujour le 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, ans doute le Général Quesnel) : "Mon cher général je vous préviens qu’ensuite des intentions de S. A. I., je donne ordre au bataillon du 84e régiment qui est établi à Swichenvasser d’en partir sur le champ pour se rendre au pont de Czernuze, mais d’y laisser ses postes établis jusqu’à l’arrivée d’un autre bataillon que je vous prie d’y envoyer sur le champ afin qu’il arrive à Swichenvasser à la pointe du jour.
Ce mouvement a pour objet de relever, par le bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le 53e régiment qui doit se réunir de suite à la division Marcognet sur la route de Carlstadt ; il faut donc y mettre le plus de promptitude possible ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 28 page 67).

Encore le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, sans doute le Général Marcognet) : "Mon cher général je vous préviens ce que tous les ordres sont donnés pour que le 53e régiment soit relevé à la pointe du jour au pont de Czernuze ; mais Son Altesse Impériale veut qu’il occupe la position de Dobruina ; je dirige en conséquence ce régiment sur ce point et je donne l’ordre au colonel Grosbon de vous envoyer de suite les bataillons du 67e et 106e régiment que vous placerez en arrière de votre 2e ligne. Son altesse s’est particulièrement déterminée à cette disposition parce qu’en revenant à Laybach on a entendu des coups de fusil dans la direction de Dobruina et qu’il importe pour votre gauche que ce point soit fortement occupé ; tâchez d’établir une bonne communication du petit château où est le général Janin sur Dobruina, le 53e devra même placer s’il est possible un fort poste intermédiairement entre votre gauche et sa position.
J’ai chargé le colonel Grosbon de donner ordre à votre batterie d’artillerie de vous rejoindre, ainsi qu’aux deux pièces que vous avez dû envoyer en arrière de Dobruina. Débarrassez-vous de vos caissons de vivres qui sont trop près de votre ligne, vous pourriez également envoyer au premier village en arrière de vous votre réserve d’artillerie
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 29 page 69).

Le 18 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre lettre de ce jour et les rapports qui y étaient joints ... J’ignore encore si le 53e est arrivé à la position indiquée, tout le mouvement devrait être terminé à présent, et vos batteries d’artillerie arrivées à Geveihtenbrunn. Donnez-moi mon cher général de vos nouvelles au moins trois fois par jour le matin, à midi et le soir" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 31 page 73).

Le 20 septembre 1813, à 5 heures et demie du matin, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire, Général Marcognet ?) : "Je reçois à l’instant votre lettre de 8 heures 1/2 hier soir, par celle que je vous écrivais hier après 9 heures je suis entré dans tous les détails de votre position et particulièrement de la brigade Campi, qui doit couvrir la route d’Assling ; par suite il faudra envoyer quelques compagnies pour garder le débouché entre Vigan et Jauerburg, dont vous me parler ; quant au parc d’artillerie, il devait arriver demain à la position de Feistritz ; envoyez au-devant de lui un officier pour qu’ils viennent le 21 à Krainbourg et de là sur Laybach, un bataillon du 53e régiment l’escorte ; il convient mon cher général d’envoyer des reconnaissances dans toutes les directions et sur toutes les montagnes, et particulièrement sur celles qui appuient votre gauche en arrière ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 32 page 75).

Le même 20 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach, au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre rapport de ce jour ; comme je vous l’ai annoncé hier la division italienne arrive aujourd’hui à Laschitz et doit se porter demain sur Obergurck à hauteur de Veichselbourg, il faut donc vous mettre vous-mêmes en mesure de marcher demain et d’attaquer l’ennemi devant vous s’il ne quitte pas sa position par suite du mouvement de la division italienne ; l’intention de S. A. I. est que vous fassiez attaquer ce soir vers 4 heures le poste de Veiskirck et que vous vous en rendiez maître en ayant soin de le conserver afin de faire craindre à l’ennemi pour sa gauche : ce poste se trouvera appuyé par le bataillon du 20e qui est sur le plateau et qui doit avoir des postes assez rapprochés du sentier qui conduit de Saint-Marin à Veiskirch pour pouvoir se lier avec le bataillon que vous laisserez sur ce point et qui me semble devoir suffire pour l’emporter ; ceci dépend des renseignements que vous aurez sur le nombre de troupes que l’ennemi peut avoir dans ce village.
Comme S. A. I. veut faire attaquer la position de l’ennemi demain entre midi et une heure, vous ferez bien de faire partir le 53e régiment de Dobruina entre 9 et 10 heures du matin pour venir à votre hauteur sur la route de Lippaglau, afin qu’au moment où vous vous mettriez vous-même en mouvement, cette colonne puisse marcher sur Saint-Marin au premier avis ; il faudra que le colonel Grosbon ait soin de faire chasser devant lui tous les postes que l’ennemi peut avoir et de bien s’éclairer sur sa gauche.
Il est probable que le Prince se rendra demain à votre position, faites tous vos préparatifs pour l’attaque qui je pense offre quelque facilité par le ravin où est monté dernièrement la compagnie de voltigeurs du 106e pour reconnaître l’ennemi.
Il est bon d’avoir quelques observateurs sur les hauteurs en arrière de votre camp pour juger des mouvements de l’ennemi et surtout de son canon qui, s’il était retiré, serait l’indice le plus sûr de sa retraite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 81).

Le 5 octobre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier adresse, depuis Tarvis, les ordres suivants : "La 3e division aux ordres de monsieur le général Gratien après avoir effectué son mouvement rétrograde de Feistritz et d’Unter-Thörl, ira demain 6 octobre occuper les positions suivantes ...
Le lendemain 7, le 35e régiment d’infanterie légère et un bataillon du 36e se rendront avec M. Le général Piat à Pontebba pour y relever le bataillon du 53e qui y est et occuper tous les postes de la montagne aux versants du Gail, et les détachements que le bataillon du 10e a à Dogna et Resiutta.
Aussitôt que le bataillon du 53e régiment sera relevé, il se rendra à Tolmezzo pour occuper ce point et envoyer des partis sur Paluzza, le Monte Croce et L’Incorajio. Il recevra à cet effet des instructions particulières du chef de l’état-major du corps d’armée, et correspondra avec M. Le général Piat, sous les ordres duquel il sera provisoirement placé quoi qu’il ne fasse pas partie de la 3e division. Ce bataillon se placera militairement à Tolmezzo, repoussera tous les partis ennemis qui pourraient se présenter, et sera chargé particulièrement de défendre tous les chemins et débouchés qui conduisent à Resiutta.
Au moyen de ces dispositions la division de M. le général Gratien sera placé le 7 octobre ainsi qu’il suit :
... le bataillon du 53e à Tolmezzo ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 41 page 93).

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