Le 53e Régiment d'Infanterie de Ligne

1796-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 53e de Ligne

Avertissement et remerciements :

Le 3 mai 1800, la 53e combat à Engen. Le Rapport sur les opérations de l’armée en date du 13 Floréal an 8 (3 mai 1800) indique : "... Le général moreau s’avança alors à la tête de quatre compagnies de la 53e qui se conduisirent avec le plus grand dévouement, regagna les avants du village et rétablit le combat sur ce point. Le but de ce mouvement était de dégager le général de division Richepanse dont le feu qu’on apercevait à la hauteur de Hohentweil était alors extrêmement vif ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 4 page 20).

La 53e combat ensuite à Moeskrich les 4 et 5 mai 1800; le Rapport sur les opérations de l’armée, à la date du 15 Floréal an 8 (5 mai 1800), rapporte : "... L’ennemi ne renonçant pas à son projet longea encore notre ligne et fit de nouveaux efforts pour déborder notre extrême gauche mais la division du général Bastoul suivit toujours ses mouvements et le repoussa toujours avec vigueur. Les 14e légère, 89e, 53e, 108e, 23e montrèrent dans ces différents combats beaucoup de sang-froid et de courage. Elles furent parfaitement conduites par les généraux Walther et Desperrières ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 9 page 30).

Le Rapport du 10 au 18 Messidor an 8 (29 juin-7 juillet 1800), indique, pour les combats menés le 7 juillet 1800 (18 Messidor an 8 : "… Le 18, l'armée resta en position ; le général Leclerc eut ordre de forcer le poste de Landshut ; l'ennemi, tenant la ligne de la Sempt, était placé en avant du pont sur l'Isar, avec un corps de 4 ou 5,000 hommes. Cette position lui était favorable ; la rive droite de l'Isar, qui est dans cette partie très escarpée, domine entièrement la gauche, et on ne pouvait s'avancer qu'à découvert dans la plaine.
Le général Leclerc ordonna au général Heudelet de marcher avec 2 bataillons de la 14e légère, 2 compagnies de grenadiers de la 89e et le 10e de chasseurs, sur les faubourgs de Landshut, à gauche de l'Isar, en se dirigeant par la route de Neustadt ; 8 pièces d'artillerie soutenaient cette attaque ; il chargea le général Desperrières de marcher sur la droite, à hauteur du général Heudelet, avec un bataillon de la 89e et 2 escadrons du 23e de chasseurs, et le général Bastoul de s'avancer sur la gauche, avec un bataillon de la 53e, 2 escadrons du 23e et 3 compagnies de grenadiers.
L'action s'engagea vers les deux heures après midi ; le centre marcha avec le plus grand ordre, et pénétra, malgré le feu de l'artillerie ennemie, dans le faubourg ; il arriva au premier pont (l'Isar forme sur ce point une ile, dont Landshut occupe une partie) ; le général Bastoul y était déjà, avec une compagnie de grenadiers de la 53e, et faisait des efforts pour enfoncer la porte de la ville, qui est à l'extrémité. On y dirigea le feu d'une pièce de canon ; l'effet était trop lent pour l'impétuosité des grenadiers ; ils courent dans les maisons voisines, prennent des haches, et, sous le feu le plus vif de la mousqueterie, la porte est brisée, et nos troupes traversant à pas de course cette partie de la ville, arrivent au second pont que l'ennemi voulait couper. On ne lui en donna pas le temps ; les grenadiers brisent une seconde porte que l'ennemi essaya en vain de défendre, et bientôt nos troupes débouchent de Landshut pour suivre les Autrichiens qui fuient en désordre.
Il fallait, pour les atteindre, passer par un défilé très étroit ; ils voulurent le défendre ; mais une poignée de braves, à la tête desquels marchait le chef d'escadron Chouart, les culbutèrent et s'emparèrent de deux pièces de canon, au moment où on allait les mettre en batterie.
Parvenu à la tête d'un bois qui se trouve à trois quarts de lieue sur la route d'OEttingen, le prince Ferdinand, qui commandait les troupes ennemies, voulut les rallier, et ordonna à 300 hussards de Welker de charger 60 chasseurs du 10e qui les poursuivaient ; le chef de brigade Ordener les attendit et les culbuta ; les hussards essayèrent une seconde charge, furent renversés de nouveau, et laissèrent 80 hommes dans nos mains.
Deux pièces de canon enlevées à l'ennemi, 600 prisonniers, parmi lesquels le colonel de Rubenitz, 150 chevaux, sont le résultat de cette action, où nos troupes ont montré leur courage ordinaire ; l'ennemi a, en outre, eu de 4 à 500 hommes tués ou blessés. Le général Leclerc, qui, dans ses dispositions, a déployé des talents, et de la vigueur dans l'exécution, se loue beaucoup de tous les officiers qui ont combattu sous ses ordres ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 46 page 105).

Le 11 juillet 1800 (11 juillet 1800), le Général Grenier écrit, de Geisenfeld, au Général Dessolle : "C’est par erreur, mon cher général, que vous m’aves adressé avec votre lettre du 16 courant, le brevet d’honneur du citoyen Maison, sergent de grenadiers à la 53e demi-brigade. Ce corps ne faisant point partie des troupes à mes ordres, je vous le renvoie ci-joint" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 94 page 200).

Le 22 septembre 1800 (5e jour complémentaire an 8), est établie à Munich une nouvelle "Organisation de l’aile gauche de l’armée
L’aile gauche sera composée de trois divisions dont deux de première ligne et une de réserve.
Celles de première ligne sont les divisions aux ordres des généraux Ney et Legrand ; celle de réserve la division aux ordres du général Bastoul.
... Celle de réserve aux ordres du général Bastoul sera composée des 53e et 89e demi-brigades de ligne, 23e de chasseurs, 2e de dragons, 13e et 17e de cavalerie, des généraux de brigade Fauconnet et Heudelet, et des adjudants-commandant Lefol et Luther ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 31 page 75).

Le 11 octobre 1800 (19 Vendémiaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général en chef Moreau : "J’ai l’honneur de vous adresser inclus, mon cher général, la démission du citoyen Berranger sous-lieutenant au 1er bataillon de la 53e demi-brigade d’après l’avis des généraux Heudelet et Bastoul qui l’on appostillée. Je vous prie de l’accepter" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 135 page 282).

Le 8 novembre 1800 (17 Brumaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général Bastoul : "Je vous renvoie, mon cher général, les pièces que j’ai trouvées jointes à votre lettre du 15 de ce mois, relatives aux plaintes portées contre la 53e demi-brigade" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 145 page 303).

Le 11 novembre 1800 (20 Brumaire an 9), le Général Grenier écrit, depuis Ratisbonne, au Général en Chef de l’Armée : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la démission offerte par le citoyen Perrier de son emploi de lieutenant à la 53e demi-brigade. D’après les notes du chef de brigade Camus et du général Bastoul, je pense que vous pouvez l’accepter sans que le bien du service souffre" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 147 page 306).

L'"Etat de la composition et des forces de l’aile gauche à l’époque de la reprise des hostilités (7 Frimaire an 9 - 28 Novembre 1800), Armée du Rhin, aile gauche" indique que la 53e Demi-brigade, forte de 2457 hommes, fait partie de la "Division aux ordres du Général Hardy", comprenant les Généraux de Brigade Bastoul, Fauconnet, Bonet (le Général Hardy blessé le 10 Frimaire est remplacé par le Général Bastoul qui, ayant été blessé le 12 Frimaire, est lui même remplacé par le Général Bonet qui continue de commander la Division), et les Adjudants-commandants Lefol et Lulhier (Papiers du général Paul Grenier. IV Papiers relatifs à l’armée du Rhin et à l'armée d'Italie. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 218).

Le "Rapport sur les mouvements et combats de l’aile gauche depuis le 7 frimaire jour de la rupture de l’armistice, jusqu’au 10 inclus", rédigé le 2 décembre 1800 (11 Frimaire an 9) par le Général Grenier pour le Général en chef, indique : "... Je ne peux mieux faire l’éloge des troupes qui ont combattu dans cette journée qu’en les désignant, le général en chef jugera de leur valeur et de leur conduite en comparant leur nombre et leur force avec celles des ennemis qui leur étaient opposées et qu’il a vu par lui-même ...
2 bataillons de la 53e ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).

L' "Etat de la composition et des forces de l’aile gauche à l’époque de la cessation des hostilités (5 Nivôse an 9 - 26 décembre 1800)" indique que la 53e Demi-brigade, forte de 1907 hommes, fait partie de la "Division de Réserve aux ordres du Général Bonet", comprenant le Général de Brigade Fauconnet, et les Adjudants-commandants Lefol et Lulhier (Papiers du général Paul Grenier. IV Papiers relatifs à l’armée du Rhin et à l'armée d'Italie. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 273).

Le 27 décembre 1800 (6 Nivôse an 9), le Général Grenier écrit, de Enns, au Général Lecourbe : "J’ai oublié, mon cher général, de vous parler hier du changement déjà convenu de la 37e demi-brigade avec une des demi-brigades sous mes ordres. Si vous n’y voyez point d’obstacles je vous engage à diriger cette demi-brigade sur Passau en passant sur la rive gauche de l’Inn, par Muhldorff, en me faisant (connaitre) prévenir vingt quatre heures à l’avance de son arrivée ; veuillez donc me faire connaitre demain à Lintz sur quel point vous désirez que je dirige la demi-brigade que je vous donnerai en échange, ce sera la 53e, forte de 2200 hommes, bonne sous tous les rapports" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 171 page 355).

Le 8 janvier 1801 (18 Nivôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la démission des citoyens Dutheil et Adam tous deux capitaines à la 53e demi-brigade. Je pense que vous pouvez les accepter sans que le bien du service en souffre" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 175 page 362).

Le 25 janvier 1801 (5 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau : "J’ai l’honneur de vous remettre ci-joint, mon cher général, un mémoire de proposition du conseil d’administration de la 53e demi-brigade en faveur du citoyen Beluze capitaine pour un emploi de chef de bataillon vacant dans ce corps" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 186 page 385).

Le 9 février 1801 (20 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Moreau :"Vous recevrez ci-joint, mon cher général, la démission du citoyen Chevallier, lieutenant à la 53e demi-brigade, que je vous prie d’accepter" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 192 page 397).

7 Le 15 février 1801 (26 Pluviôse an 9), le Général Grenier écrit, depuis Passau, au Général Lahorie : "Aussitôt mon arrivée à Passau, mon cher général, je fis prévenir les différents corps de l’aile de m’adresser avec les états de service des militaires qui se sont distingués dans cette dernière campagne, les procés-verbaux de leurs actions d’éclat et les demandes d’avancement et les récompenses nationales à leur accorder. Il manque à la plupart de ces demandes des états de services et des procès verbaux que je n’ai point encore reçus ; je vous les adresse telles qu’elles sont afin de vous mettre à même de terminer votre travail ; ces demandes consisteront en :
... Un fusil d’honneur pour le caporal Michel, le citoyen Farnot et le citoyen Libanbault tous trois de la 53e ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XIV. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 195 page 402).

Le 24 mars 1803 (3 Germinal an 11), le Premier Consul écrit, depuis Paris, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Donnez ordre, citoyen ministre, à la 88e de se rendre en garnison à Strasbourg ... à la 53e id. à Lyon ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7533).

Le 9 mai 1803 (19 Floréal an 11), Bonaparte écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de donner ordre qu'à dater du 15 prairial, les garnisons de la 27e division militaire soient disposées de la manière suivante, savoir : les 16e, 29e, 53e et 102e de ligne seront réunies à Alexandrie et casernées, soit dans la ville, soit dans la citadelle. Ces troupes, jointes au bataillon de sapeurs et d'artillerie, doivent pouvoir fournir le nombre de bras nécessaires pour pousser les fortifications d'Alexandrie avec la plus grande activité … Le 3e bataillon de sapeurs paraît inutile à Brescia ; on pourrait l'envoyer à Alexandrie pour activer par tous les moyens les travaux de cette place" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 566 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 7627).

Le 24 avril 1804 (4 Floréal an 12), le Premier COnsul écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des Camps : "Donnez ordre, citoyen ministre … au 53e, qui est à Alexandrie, de remplacer à Parme le 60e qui se rendra à Alexandrie ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 8828).

Le 3 septembre 1804 (16 Fructidor an 12), Napoléon écrit, depuis Aix-la-Chapelle, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, mon intention est de renforcer le corps du général Saint-Cyr, non que je croie que dans sa force actuelle il ait rien à craindre des Napolitains ni des Russes, qui, selon les renseignements que j'ai, ne sont pas forts de plus de 7,000 hommes à Corfou. Cependant, vous préviendrez le général Saint-Cyr et le général Jourdan que, si jamais les Russes envoyaient garnison à Naples, sans attendre aucun ordre, sans perdre une minute, le premier doit se diriger avec son corps d'armée sur Naples pour les en chasser ...
Vous donnerez ordre au général Jourdan d'envoyer à Rimini le 53e, qui est à Parme ...
Le corps d'armée qui est à Naples, au lieu d'envoyer au couronnement des hommes qui sont dans le royaume de Naples, sera représenté par deux officiers et quatre sous-officiers des régiments de ce corps d'armée qui sont en recrutement dans l'intérieur de la France. Ceux qui sont en Corse, à l'île d'Elbe et à Livourne, seront représentés de même
" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7981 ; Correspondance générale de Napoléon, t.4, lettre 9161).

Le 27 mars 1805 (6 germinal an XIII), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin ... Je passerai en revue dans les dix premiers jours de prairial, dans la plaine de Lonato, les 22e et 23e légers, les 1er, 10e, 106e, 52e, 62e, 101e, 53e de ligne, et les trois régiments italiens. Le général Jourdan formera quatre divisions, chacune de trois régiments ; on les cantonnera sur la Chiese et le Mincio ... Vous me ferez connaître également ce qu'il sera nécessaire de donner aux troupes pendant le temps qu'elles seront cantonnées
Vous recommanderez bien au maréchal Jourdan que ces mouvements n'aient point l'air de mouvements de guerre. Il ne dégarnira Vérone, Peschiera et Mantoue qu'au moment de la revue. Il donnera seulement l'ordre de se mettre en marche au 62e qui est à Livourne, au 53e qui est à Rimini, au 22e qui est à Novare, au 23e qui est à Parme, et aux autres corps qui ont besoin de se rapprocher ...
" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8491 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9739).

Le 21 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène : "... Il restera au général Miollis les 9e, 53e et 106e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9865 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11517).

Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, j'ai lu avec attention vos états de revues. Se peut-il qu'il y ait encore dans les 53e, 106e, 13e et 60e, des hommes qui ne soient pas habillés ? J'imagine que les conscrits, s'ils n'ont pas des habits, ont au moins des culottes et des vestes d'ordonnance. Je vois que, dans l'armement, il manque beaucoup de fusils. Est-ce que les régiments qui sont en Istrie auraient des hommes sans fusils ? Si cela était, j'imagine que vous ne dormiriez pas que mes troupes d'Istrie ne soient parfaitement armées. Vous dites qu'il est dû aux 53e, 13e, 106e et 60e, pour la solde ; mais vous ne dites pas quels mois il est dû, non plus que pour la masse d'habillement. Du reste, les états me paraissent faits avec soin ; je les parcourrai avec plaisir. Mais il faut que dans l'état de juin on me donne des explications sur le nombre d'hommes qui sont, à chaque dépôt, à l'école de bataillon, sur le nombre d'hommes qui sont en habits de paysans, et sur le nombre d'hommes qui ne sont pas armés. Je me persuade que vous ne dormiriez pas si vous aviez en Istrie, en Dalmatie, même en Italie, des hommes qui ne fussent pas armés ou qui fussent encore en sarraux de toile. Il est de votre honneur que, vingt-quatre heures après leur arrivée, les conscrits aient la veste, la culotte, le chapeau. Il n'y a point d'excuse, les corps doivent y pourvoir ..." (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10284 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12184).

Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée ...
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).

Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Vous continuerez à laisser sur l'Isonzo les deux divisions du 2e corps de la Grande Armée, l'une composée des 9e de ligne, 84e et 92e, l'autre des 106e, 53e et 13e.
Vous donnerez ordre que le 3e bataillon du 13e rentre également du côté de Trévise ou de Padoue, de manière que vous aurez au second corps de la Grande Armée trois bataillons du 9e, autant du 84e, autant du 92e ; deux bataillons du 106e, deux du 53e ...
" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).

Le 10 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, vous trouverez ci-joint le décret sur la conscription de l’armée qui rejoindra en octobre. Vous ferez le relevé des conscrits destinés aux corps de l’armée de Naples et vous chargerez le général Charpentier de s'assurer que tout est prêt pour que du moment que les conscrits arriveront ils soient habillés.
Vous ferez faire également le dépouillement de ce que j'envoie pour les corps de Dalmatie et les autres corps de l'armée d'Italie. Vous verrez par les états que ces corps reçoivent beaucoup de monde, que le 23e de ligne reçoit 960 hommes, le 35e, 500, le 53e, 700, le 60e, 1100, le 79e, 1100. Veuillez vous assurer que les major et chefs de bataillons, les cadres des 3es et 4es bataillons de ces régiments sont aux dépôst en Italie et prêts à recevoir ce grand nombre de conscrits
" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12693).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de Sambre-et-Meuse ne fournira rien au 53e. Les 171 hommes qu'il devait fournir à ce régiment seront donnés au 54e ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).

Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ...
" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).

Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
La 1re, commandée par le général de division Seras, doit être composée :
De deux bataillons du 13e régiment de ligne
De 3 bataillons du 35e de ligne
De 2 bataillons du 53e de ligne ...
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).

Le 8 décembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Posen, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, il n'y a point de chefs de bataillon aux dépôts des 9e, 13e et 35e de ligne. Il est bien instant d'y en envoyer. Il manque un adjudant-major au 9e de ligne et six capitaines ; au 13e, sept capitaines ; au 35e, six ; au 53e, six ; au 84e, cinq ; au 92e, sept. Il manque à ces régiments un plus grand nombre de lieutenants et de sous-lieutenants. Vous voyez le déficit qui existe parmi les officiers des 3es bataillons des dépôts du Frioul, et quel obstacle cela met à leur organisation. Il est nécessaire que toutes ces nominations soient faites promptement. Il paraîtrait, par la revue que le général Charpentier en a passée en novembre, qu'il y aurait près de 200 hommes à mettre à la réforme, une trentaine à mettre à la retraite, une douzaine à la vétérance. Ce serait donc près de 300 hommes dont il faudrait se défaire, puisqu'ils boivent et mangent inutilement ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettres 11414 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13780).

Le 10e Bulletin de la Grande Armée, daté de Witepsk, le 30 juillet 1812, raconte, concernant le combat du 25 juillet 1812 : "… Combat d'Ostrovno.
… Le 27, à la pointe du jour, le vice-roi fit déboucher en tête la division Broussier. Le 18e régiment d'infanterie légère et la brigade de cavalerie légère du baron Piré tournèrent par la droite. La division Broussier passa par le grand chemin, et fit réparer un petit pont que l'ennemi avait détruit. Au soleil levant, on aperçut l'arrière-garde ennemie, forte de dix mille hommes de cavalerie, échelonnée dans la plaine ; la droite appuyée à la Dwina, et la gauche à un bois garni d'infanterie et d'artillerie. Le général comte Broussier prit position sur une éminence avec le 53e régiment, en attendant que toute sa division eût passé le défilé. Deux compagnies de voltigeurs avaient pris les devants, seules ; elles longèrent la rive du fleuve, marchant sur cette énorme masse de cavalerie, qui fit un mouvement en avant, enveloppa ces deux cents hommes, que l'on crut perdus, et qui devaient l'être. Il en fut autrement ; ils se réunirent avec le plus grand sang-froid, et restèrent pendant une heure entière, investis de tous côtés ; ayant jeté par terre plus de trois cents cavaliers ennemis, ces deux compagnies donnèrent à la cavalerie française le temps de déboucher.
La division Delzons fila sur la droite. Le roi de Naples dirigea l'attaque du bois et des batteries ennemies ; en moins d'une heure, toutes les positions de l'ennemi furent emportées, et il fut rejeté dans la plaine, au-delà d'une petite rivière qui se jette dans la Dwina sous Witepsk. L'armée prit position sur les bords de cette rivière, à une lieue de la ville.
L'ennemi montra dans la plaine quinze mille hommes de cavalerie et soixante mille hommes d'infanterie. On espérait une bataille pour le lendemain. Les Russes se vantaient de vouloir la livrer. L'empereur passa le reste du jour à reconnaître le champ de bataille et à faire ses dispositions pour le lendemain ; mais, à la pointe du jour, l'armée russe avait battu en retraite dans toutes les directions, se rendant sur Smolensk.
L'empereur était sur une hauteur, tout près des deux cents voltigeurs qui, seuls en plaine, avaient attaqué la droite de la cavalerie ennemie. Frappé de leur belle contenance, il envoya demander de quel corps ils étaient. Ils répondirent : « Du 9e, et les trois-quarts enfants de Parti ! Dites-leur, dit l'empereur, que ce sont de braves gens : ils méritent tous la croix ! » ...
" (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 31; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 529; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7474 - le donne à la date du 31 juillet).

Le 31 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vitebsk, à Berthier : "Mettez à l'ordre du jour les avancements et les récompenses que j'ai accordés dans le 4e corps pour la bonne conduite qu'il a tenue au combat d'Ostrovno. Faites connaitre au vice-roi et mettez également à l’ordre que j’accorde quatre décorations à chaque bataillon du régiment croate, du 84e de ligne, du 92e, du l06e, cinq à chaque bataillon du 8e léger, trois à chaque bataillon du 53e, et trois à chacune des deux compagnies de voltigeurs du 9e de ligne qui ont soutenu la charge de la cavalerie ennemie sur les bords de la Dvina" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 2287; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31371).

Le 13 septembre 1813, une lettre est adressée, depuis Laybach au Général Marcognet, à Zchlza (par le Général Grenier ?) : "Mon cher général comme je vous l’ai dit ce matin, l’intention de S. A est que vous fassiez toutes les dispositions nécessaires pour que les 3 bataillons du 53e et celui du 112e suffisent pour la défense du pont de Czerniere au moins pendant 48 heures et que les 2 autres bataillons de la 29e demi-brigade avec tout le 106e régiment soient portés demain matin savoir, le 106e sur la route de Carlstadt avec une demie batterie d’artillerie en arrière de la ligne occupée en événement par la garde royale italienne ; et les 2 bataillons de la 29e passant à Kaltenbrunn dont il faut rétablir le pont cette nuit à Dobruina passant par Vissovick pour de là continuer leur mouvement sur Cipagloa en ayant soin de marcher constamment à hauteur de la colonne, suivra la grande route ; 1 heure au départ de Dobruina sera déterminée par un avis particulier ce soir encore ou demain matin ; cette colonne devra avoir soin de s’éclairer sur la gauche vers la Save et dans toutes les directions, son objet étant de déborder la droite de la position de l’ennemi qui doit être à Saint-Marin ; si le général Dupeyroux reste au pont de Czeniere le général Gamin pourra être chargé de la direction de cette colonne et vous marcheriez avec celle du 106e pour être plus à portée de recevoir les ordres que j’aurais à vous transmettre de la part de S. A. le Vice-Roi.
… S. A. désire conserver le pont de Czerniere par tous les moyens possibles ; cependant si l’ennemi parvenait à repousser le 53e et que l’on eut pas le temps de le replier il faut en défendre le passage avec l’artillerie et enfin y mettre le feu à la dernière extrémité et lorsque l’on aura employé vraiment tous les moyens possibles pour le conserver. Donnez donc, mon cher général, vos instructions en conséquence
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 2 page 15).

Le 16 septembre 1813, le Général Grenier écrit, depuis Laybach (au Général Marcognet - non précisé sur le document) : "L’intention de S. A. I. est que le 53e régiment reste seul chargé de la défense du pont de Czernuze, sur les deux rives de la Sawe, vous donnerez des instructions en conséquence au colonel de ce régiment, en lui prescrivant de placer quatre compagnies sur la rive droite en arrière du pont, tant pour garder la batterie d’artillerie de la première brigade, que pour faire des patrouilles sur cette même rive, depuis les postes de la division Quesnel, jusqu’à l’embouchure de la Laybach ; vous laisserez également au pont, un piquet de chasseurs qui devra faire parcourir souvent la Laybach pour s’assurer que l’ennemi ne cherche pas à rétablir les ponts détruits, et dans ce cas en donner avis de suite ...
Le 53e régiment ne sera séparé de vous que pendant 48 heures au plus …
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 24 page 59).

Le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Général Grenier écrit, depuis Laybach au Colonel Grobon du 53e Régiment : "M. le colonel, ensuite des intentions de S. A. I. le Prince Vice-Roi, le régiment que vous commandez doit être relevé cette nuit et demain matin au pont de Czernuze et ses avant-postes, par un bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le tout commandé par le colonel Peraldi ; vous donnerez à cet officier supérieur tous les renseignements que vous avez-vous-même acquis depuis que vous êtes chargé de la défense de cette position, et la lui ferez connaître dans le plus grand détail.
Vous le préviendrez que le bataillon du 84e devra occuper les postes les plus avancés, afin que l’ennemi ne s’aperçoive pas de ce changement, et comme il est probable que ce bataillon arrivera un des premiers, vous pourrez le placer de suite.
En attendant que ces troupes arrivent, vous pourrez toujours faire repasser la Sawe aux troupes de votre régiment, qui n’occupent point de postes sur la ligne, vous laisserez jusqu’à nouvel ordre le détachement de chasseurs à la disposition de l’officier supérieur qui doit vous remplacer.
Aussitôt que vous serez relevé, vous mettrez votre régiment en mouvement et vous vous porterez sur les hauteurs en avant de Dobruina, où vous trouverez un bataillon du 67e et un autre du 106e régiment. Vous ferez relever de suite ces deux bataillons, qui devront sans tarder rejoindre M. le général de division Marcognet, à la position en arrière de Saint-Marin sur la route de Carlstadt, et que le chef de bataillon du 67e connaît déjà, vous trouverez à moitié chemin de Laybach à Dobruina, deux bouches à feu d’une des batteries de la division, et gardées par une ou deux compagnies du 106e, vous les ferez relever par votre artillerie régimentaire, et lui laisserez la garde nécessaire.
Vous donnerez ordre au détachement d’artillerie de rejoindre M. le général Marcognet et aux compagnies du 106e leur régiment.
Aussitôt que vous serez arrivé à votre position de Dobruina, vous en informerez M. le général Marcognet, et lui demanderez ses instructions ; en attendant je dois vous prévenir que votre objet est de couvrir la gauche de la division, de tenir l’ennemi loin de vous, et de pousser de fréquentes reconnaissances dans toutes les directions et particulièrement dans celle de Falloch, à l’embouchure de la Laybach, et de Littay sur la Sawe.
Vous adresserez toujours vos rapports à votre général de division, mais si quelque chose d’important se présentait, vous m’en donneriez également avis. En quittant le pont de Czernuze vous donnerez ordre à la batterie d’artillerie qui y est, et qui appartient à la division, d’en partir à la pointe du jour pour se rendre à la position en arrière de Saint-Marin, sur la route de Carlstadt. L’officier commandant cette batterie enverra quelqu’un à l’avance pour en prévenir M. le général Marcognet. Votre régiment pour se rendre à Dobruina gagnerait au moins 1 heure et demie de chemins s’il pouvait passer par Kaltenbrunn, mais il faudrait pour cela y envoyer tout de suite un détachement pour rétablir le pont qui y est, et qui a été déroulé.
Vous préviendrez le commandant du bataillon du 84e régiment qu’il se trouvera sous les ordres du colonel Peraldi
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 63).

Le même 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach : "Il est ordonné au bataillon du 84e qui dans ce moment se trouve établi à Zvischenwasse et environs, d’en partir au reçu du présent ordre pour se rendre au pont de Czenuze, où il recevra des ordres ultérieurs sur son emplacement ...
M. le chef de bataillon du 84e préviendra de son arrivée au pont de Czenuze M. le colonel Grobon, du 53e régiment, qui lui fera connaitre provisoirement l’emplacement qu’il devra occuper et sous les ordres de qui il se trouvera
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 27 page 65).

Toujour le 17 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, ans doute le Général Quesnel) : "Mon cher général je vous préviens qu’ensuite des intentions de S. A. I., je donne ordre au bataillon du 84e régiment qui est établi à Swichenvasser d’en partir sur le champ pour se rendre au pont de Czernuze, mais d’y laisser ses postes établis jusqu’à l’arrivée d’un autre bataillon que je vous prie d’y envoyer sur le champ afin qu’il arrive à Swichenvasser à la pointe du jour.
Ce mouvement a pour objet de relever, par le bataillon du 84e et deux bataillons italiens, le 53e régiment qui doit se réunir de suite à la division Marcognet sur la route de Carlstadt ; il faut donc y mettre le plus de promptitude possible ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 28 page 67).

Encore le 17 septembre 1813, à 9 heures du soir, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire indiqué, sans doute le Général Marcognet) : "Mon cher général je vous préviens ce que tous les ordres sont donnés pour que le 53e régiment soit relevé à la pointe du jour au pont de Czernuze ; mais Son Altesse Impériale veut qu’il occupe la position de Dobruina ; je dirige en conséquence ce régiment sur ce point et je donne l’ordre au colonel Grosbon de vous envoyer de suite les bataillons du 67e et 106e régiment que vous placerez en arrière de votre 2e ligne. Son altesse s’est particulièrement déterminée à cette disposition parce qu’en revenant à Laybach on a entendu des coups de fusil dans la direction de Dobruina et qu’il importe pour votre gauche que ce point soit fortement occupé ; tâchez d’établir une bonne communication du petit château où est le général Janin sur Dobruina, le 53e devra même placer s’il est possible un fort poste intermédiairement entre votre gauche et sa position.
J’ai chargé le colonel Grosbon de donner ordre à votre batterie d’artillerie de vous rejoindre, ainsi qu’aux deux pièces que vous avez dû envoyer en arrière de Dobruina. Débarrassez-vous de vos caissons de vivres qui sont trop près de votre ligne, vous pourriez également envoyer au premier village en arrière de vous votre réserve d’artillerie
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 29 page 69).

Le 18 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre lettre de ce jour et les rapports qui y étaient joints ... J’ignore encore si le 53e est arrivé à la position indiquée, tout le mouvement devrait être terminé à présent, et vos batteries d’artillerie arrivées à Geveihtenbrunn. Donnez-moi mon cher général de vos nouvelles au moins trois fois par jour le matin, à midi et le soir" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 31 page 73).

Le 20 septembre 1813, à 5 heures et demie du matin, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit, depuis Laybach (pas de destinataire, Général Marcognet ?) : "Je reçois à l’instant votre lettre de 8 heures 1/2 hier soir, par celle que je vous écrivais hier après 9 heures je suis entré dans tous les détails de votre position et particulièrement de la brigade Campi, qui doit couvrir la route d’Assling ; par suite il faudra envoyer quelques compagnies pour garder le débouché entre Vigan et Jauerburg, dont vous me parler ; quant au parc d’artillerie, il devait arriver demain à la position de Feistritz ; envoyez au-devant de lui un officier pour qu’ils viennent le 21 à Krainbourg et de là sur Laybach, un bataillon du 53e régiment l’escorte ; il convient mon cher général d’envoyer des reconnaissances dans toutes les directions et sur toutes les montagnes, et particulièrement sur celles qui appuient votre gauche en arrière ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 32 page 75).

Le même 20 septembre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier écrit également, depuis Laybach, au Général Marcognet : "Mon cher général, j’ai reçu votre rapport de ce jour ; comme je vous l’ai annoncé hier la division italienne arrive aujourd’hui à Laschitz et doit se porter demain sur Obergurck à hauteur de Veichselbourg, il faut donc vous mettre vous-mêmes en mesure de marcher demain et d’attaquer l’ennemi devant vous s’il ne quitte pas sa position par suite du mouvement de la division italienne ; l’intention de S. A. I. est que vous fassiez attaquer ce soir vers 4 heures le poste de Veiskirck et que vous vous en rendiez maître en ayant soin de le conserver afin de faire craindre à l’ennemi pour sa gauche : ce poste se trouvera appuyé par le bataillon du 20e qui est sur le plateau et qui doit avoir des postes assez rapprochés du sentier qui conduit de Saint-Marin à Veiskirch pour pouvoir se lier avec le bataillon que vous laisserez sur ce point et qui me semble devoir suffire pour l’emporter ; ceci dépend des renseignements que vous aurez sur le nombre de troupes que l’ennemi peut avoir dans ce village.
Comme S. A. I. veut faire attaquer la position de l’ennemi demain entre midi et une heure, vous ferez bien de faire partir le 53e régiment de Dobruina entre 9 et 10 heures du matin pour venir à votre hauteur sur la route de Lippaglau, afin qu’au moment où vous vous mettriez vous-même en mouvement, cette colonne puisse marcher sur Saint-Marin au premier avis ; il faudra que le colonel Grosbon ait soin de faire chasser devant lui tous les postes que l’ennemi peut avoir et de bien s’éclairer sur sa gauche.
Il est probable que le Prince se rendra demain à votre position, faites tous vos préparatifs pour l’attaque qui je pense offre quelque facilité par le ravin où est monté dernièrement la compagnie de voltigeurs du 106e pour reconnaître l’ennemi.
Il est bon d’avoir quelques observateurs sur les hauteurs en arrière de votre camp pour juger des mouvements de l’ennemi et surtout de son canon qui, s’il était retiré, serait l’indice le plus sûr de sa retraite
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 81).

Un Ordre de mouvement (sans doute du 4 octobre 1813 car confirmé par un autre ordre du même jour) indique : "... Aussitôt l’arrivée du bataillon du 102e à Tarvis il relèvera tous les postes du 92e et du 133e. Ce dernier bataillon se rendra de suite à Ukovitz 2 tiers et un tiers à Saffinitz tout ce qui appartiendra au 92e sera relevé sur ces différents points et partira aussitôt pour se rendre à Pless, de sorte qu’il y aura sous le commandement de M. Merdier, le bataillon du 10e, celui du 53e et enfin celui du 133e ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 95 page 208).

Le 5 octobre 1813, le Lieutenant-général Comte Grenier adresse, depuis Tarvis, les ordres suivants : "La 3e division aux ordres de monsieur le général Gratien après avoir effectué son mouvement rétrograde de Feistritz et d’Unter-Thörl, ira demain 6 octobre occuper les positions suivantes ...
Le lendemain 7, le 35e régiment d’infanterie légère et un bataillon du 36e se rendront avec M. Le général Piat à Pontebba pour y relever le bataillon du 53e qui y est et occuper tous les postes de la montagne aux versants du Gail, et les détachements que le bataillon du 10e a à Dogna et Resiutta.
Aussitôt que le bataillon du 53e régiment sera relevé, il se rendra à Tolmezzo pour occuper ce point et envoyer des partis sur Paluzza, le Monte Croce et L’Incorajio. Il recevra à cet effet des instructions particulières du chef de l’état-major du corps d’armée, et correspondra avec M. Le général Piat, sous les ordres duquel il sera provisoirement placé quoi qu’il ne fasse pas partie de la 3e division. Ce bataillon se placera militairement à Tolmezzo, repoussera tous les partis ennemis qui pourraient se présenter, et sera chargé particulièrement de défendre tous les chemins et débouchés qui conduisent à Resiutta.
Au moyen de ces dispositions la division de M. le général Gratien sera placé le 7 octobre ainsi qu’il suit :
... le bataillon du 53e à Tolmezzo ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 41 page 93).

Le 9 octobre 1813, le Général Comte Grenier ordonne, depuis Ospitaletto, pour le mouvement du 10 : "... Le 4e bataillon de 53e régiment sera envoyée par M. le général Rouyer à Gemona où il recevra du chef d’état-major du corps d’armée des ordres ultérieurs pour sa destination ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 50 page 112).

Le 10 octobre 1813, depuis Ospitaletto, le Général Grenier ordonne : "... donner ordre au bataillon du 53e régiment de se rendre à Tarcenti où il s’établira militairement ayant pour objet d’éclairer, de garder et de défendre le chemin qui de Saga vient par Preditis et la Vallata Uvea sur Tracento ; le chef de ce bataillon devra en conséquence demain matin faire une forte reconnaissance dans la direction de Saga et de Pletz afin d’avoir des nouvelles de l’ennemi, s’assurer des points de la route qu’il faudra occuper par des postes, s’y retrancher et s’y couvrir par des abattis après que les chemins auront été détruits dans les défilés les plus resserrés, il s’entendra pour cela avec les autorités locales et fera détruire tous les chemins et sentiers s’il ne l’étaient déjà, sous la protection des détachements qu’il enverrait ;
Ce chef de bataillon préviendra le général Campi qui est à Caporetto de son établissement à Tracento et se mettra en communication avec les postes que ce général pourrait avoir vers Serpenizza ; M. le chef de bataillon correspondra avec le chef d’état-major mais préviendra en même temps M. le général Campi de tous les mouvements de l’ennemi. Ce bataillon recevra ses vivres à Gemona où il les enverra chercher ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 52 page 116 - note en marge : exécuté).

Le 22 octobre 1813 à 7 heures du (coupé), depuis Pordenone est donné un "Ordre de mouvement pour la 3e division
… Le bataillon du 53e qui fait momentanément parti de la 3e division recevra pour cette fois l’ordre direct de se rendre à Conegliano, où il tiendra garnison pour être porté au besoin partout où il pourrait être nécessaire ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 60 page 136).

Sans doute le 30 octobre 1813, le Lieutenant Général Comte Grenier écrit "Au commandant Dranguet du 53e
Vous partirez demain à la pointe du jour de Dignano pour vous rendre à Fontana Fredda entre Pordenone et Sacile. Vous enverrez à l’avance savoir à Valvasone si le parc de réserve y est encore, pour recevoir et échanger vos cartouches à votre passage, et s’il était parti, vous en demanderez à la 3e division de laquelle vous ferez momentanément partie. Vous préviendrez à Fontana Fredda de cette disposition le général de division Gratien.
Si vous passez le bac à Dignano, vous abrègerez votre marche de 3 heures ; alors vous ne passeriez pas à Valvasone
" (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 73 page 162).

Le 31 octobre 1813, le Général Grenier ordonne, depuis Bassano "... Ordre à M. le général Gratien de pousser demain une reconnaissance avec sa 2e brigade et deux pièces d’artillerie sur Cismon route de Primolano, d’en chasser l’ennemi et de s’y établir jusqu’à la nuit, de profiter de la journée pour chasser l’ennemi de Cismon en annonçant que toute l’armée descend dans le Tyrol et en ordonnant dans les villages de paysans des vivres, cependant M. le général Gratien emmènera avec cette brigade la compagnie de sapeurs attachée à sa division pour couper les ponts qui se trouvent en avant de Cismon et en arrière, et après que cette opération sera faite, il quittera Cismon à dix heures du soir pour revenir prendre sa position de Solagna où il laissera le bataillon du 53e avec deux bouches à feu pour le recevoir au besoin s’il était forcé de se replier dans la journée sur ce point ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 76 page 168 - En note : Expédié).

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