Le 52e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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/ 1805
A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant eu chef. L'aile droite de cette armée comprend la Division d'infanterie Gardanne, Brigades Compère et Lenchantin, douze Bataillons des 22e d'infanterie légère, 52e, 29e et 101e de ligne, trois Escadrons du 23e de Chasseurs à cheval, 6000 combattants et cinq bouches à feu ; et la Division d'infanterie Verdier, Brigades Brun et Digonet, quinze Bataillons des 23e d'infanterie légère, 10e, 56e, 62e de ligne, Dragons à pied, Dragons réunis, sept Escadrons des 4e et 19e de Chasseurs à cheval,·5000 combattants et onze bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).
Le 24 octobre 1805, le Prince Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "Sire, Votre Majesté me permettra de lui donner, sur la première affaire du maréchal Masséna, des détails qui peut-être ne sont pas parvenus à sa connaissance ; d'ailleurs, je dois l'exacte vérité à Votre Majesté, et je m'acquitterai de ce devoir avec elle sur le présent objet.
Suivant les rapports qui me sont parvenus sur la première affaire du maréchal, la réussite a été loin d'être ce qu'on se proposait qu'elle fût, car le projet était de surprendre l'ennemi sur le pont de passage, de s'emparer des premières redoutes, d'enlever de vive force la montagne Saint-Léonard, occuper Véronette et pousser les avant-postes jusqu'à Saint-Michel. Le maréchal Masséna l'a effectivement entrepris dans la matinée du 18 octobre ; car, à cinq heures du matin, il lança, par le pont du vieux château, un bataillon de la 52e, qui fut bientot suivi de la première division. J'ignore les noms des différents généraux et des corps qui ont donné. Je sais seulement qu'on a effectivement surpris l'ennemi, qu'on s'est emparé des redoutes, qu'on a attaqué Saint-Léonard ; qu'enfin le combat a duré depuis cinq heures du matin jusqu'à six heures du soir, et que cependant nous n'occupions le soir que la seule tête du pont. J'ignore si le maréchal persistera dans son passage sur ce pont ; mais voilà l'ennemi averti de ce côté. Je ne commenterai point le rapport du maréchal Masséna. Je ne cherche point à connaître s'il a des projets sur Ronco et autres lieux ; je serai satisfait si Votre Majesté daigne approuver la hardiesse que j'ai prise de lui communiquer ces détails" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 426).
/ 1806
Le commandant de la 27e Division militaire n'ayant plus de troupes ni à Turin ni à Alexandrie, le Prince Eugène, pour concilier les volontés de l'Empereur avec les exigences du service dans le Piémont, met à la disposition du Général Menou mi-janvier 1806, les 3s bataillons formant le Dépôt des 1er et 22e d'infanterie légère, 6e, 29e, 42e, 52e, 101e de ligne. Il lui envoie aussi cent hommes de cavalerie (chasseurs et cuirassiers), plus le Dépôt de la Légion hanovnenne (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 8).
Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Division DES DÉPÔTS DE L’ARMÉE DE NAPLES, comptant à l'armée d'Italie :
2e Division, Général de Brigade Valory (Bologne) ; 3e ou 4e Bataillon des 22e Léger, 20e, 29e, 52e, 62e, 101e, 102e de Ligne, 7,300 présents ; 4e Bataillon du 1er Régiment suisse, 150 hommes (Mantoue) ; 1er Bataillon du 32e Léger, 40 hommes (Mantoue) - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.
A Saint-Cloud, le 7 mai 1800, "... On propose de nommer sous-lieutenant au 52e, Renateaux. Sergent-major du corps désigné par l'inspecteur général.
Segun, Botereau, Dorigny, élèves de Fontainebleau.
On propose de nommer sous-lieutenant au 52e, Sarrazin, sergent-major du corps, proposé par le colonel.
Le Brun, élève de Fontainebleau" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3415).
Le 3 juin 1806, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… Votre Majesté s'étonne que des régiments manquent d'habillement ; presque tous les corps ont habillé leurs recrues en vestes et en culottes d'ordonnance. Je dis presque, car, par exemple, les 1er, 6e et 42e (faisant anciennement partie de l'armée de Naples) n'ont pas la moindre ressource, et, ce soir même, j'ai donné l'ordre que les conscrits que ces régiments avaient reçus passeront aux corps qui pourront de suite les habiller ; les 101e et 52e seront en état de les prendre.
Votre Majesté me dit : « Pourquoi envoie-t-on de l'argent à Naples ?» Mais ces trois dépôts sont sans ressources, et en voilà la raison (aussi expliqué dans la revue). Votre Majesté sait que les corps reçoivent l'habillement en deux portions. Ces régiments ont touché la portion que nous avons le droit de payer comme la solde, et ils sont au courant pour les deux objets ; mais la première année (portion payable seulement sur ordonnance du ministre directeur) manque à ces trois dépôts.
L'année dernière, faisant partie de l’armée de Naples, le ministre envoyait tout à Naples, où on faisait payer par le payeur, ce que j'ignore ; mais ce que je sais, c'est qu'on suit la même méthode et que les dépôts des 1er, 8e et 42e sont en oubli pour cette partie ; pareille remarque a été faite dans la revue pour les corps de l'ancienne armée de Hollande, qui sont en arrière des autres pour l'habillement ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 418).
Napoléon pense que la situation est sous contrôle et songe même à poursuivre sur la Sicile. Le 7 juin 1806, il écrit, depuis Saint-Cloud, à son frère Joseph : "... Voici comment je placerais vos troupes au moment de l'expédition de Sicile : 22e léger et 52e à Naples; 25e de chasseurs, 14e de chasseurs, 4e de chasseurs à Naples; ce qui ferait, pour cette ville, 4,000 hommes, dont plus de 1,200 à cheval. Ils seraient chargés de garder Portici. Deux régiments de dragons seraient joints à Naples pour garder la côte de Salerne ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 285 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12252).
Le 10 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon fils, je vois avec peine que vous avez interverti l'ordre de la conscription, en ordonnant au 1er, 6e et 42e de donner leurs recrues à d'autres régiments. Il est plus convenable que le 101e et le 52e donnent des habits à ces régiments, et comme j'ai ordonné qu’on envoyât d'Alexandrie des tricots pour les trois régiments, au moment de l’arrivée des tricots, ils rendront aux 101e et 52e ce que ces régiments leur auront prêté.
Je ne conçois pas, si ces corps ont reçu la portion de la masse qui se paie comme solde, comment ils n’ont pas acheté de quoi se faire des vestes et des culottes. Vous savez que sur la portion de la masse qui se paie comme solde, on paie 22 francs à chaque conscrit à son arrivée. Avec cet argent on peut leur donner des culottes et des vestes. Faites-vous rendre compte de cet objet" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 434 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12272).
Le 12 juin 1806, Murat écrit, depuis Neuilly, au Colonel Pastol : "A monsieur Pastol, colonel du 52e de ligne.
Monsieur le colonel, je sollicite votre indulgence et vos bontés en faveur du sieur Tournié, sous-lieutenant dans votre régiment, qui étant parti en congé pour se rendre auprès de sa famille, fut retenu pour cause de maladie à Cahors, et ensuite à Paris, au-delà du terme qui lui avait été fixé. Vous avez cru devoir le refuser à son retour, et il végète maintenant en qualité de sous-lieutenant à la suite dans l'armée du maréchal Masséna. Comme je prends beaucoup d'intérêt à ce jeune homme que j'ai fait entrer moi-même dans la carrière militaire et que je connais particulièrement sa famille, je vous prie de lui rendre votre bienveillance et de le rappeler auprès de vous. Je suis persuadé qu'il vous fera oublier par son zèle et son assiduité les légers torts que vous pouvez lui reprocher. Je vous aurai obligation de tout ce que vous ferez en sa faveur. Recevez, etc." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 239, lettre 2362).
Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division des Dépôts, Généraux Pouchin (Forli), Valory (Bologne), Laplanche-Mortières (Modène), 7500 fantassins des 1er, 14e, 22e et 23e Légers, 1er, 6e, 10e, 20e, 29e, 42e, 52e, 62e, 101e et 102e de Ligne, du 4e Régiment suisse et du 32e Léger (1er Bataillon) (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).
Le 17 juin 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du 7. Elle porte l'armée à quarante-quatre mille hommes présents. Votre Majesté verra, par le résumé ci-joint, que le total des présents est de trente-huit mille deux cent trente-six. L'erreur vient de ce que la garnison d'Ancône et les régiments qui, d'après les ordres précédents de Votre Majesté, ont dû quitter l'armée, se trouvent compris dans le premier état ..."; voici ce résumé : "Dans le gouvernement de Naples, six mille cinq cent quarante-deux hommes et sept cent trente-deux chevaux répartis dans les 29e, 52e, 102e de ligne, 22e léger, 25e de chasseurs, 1re compagnie du 1er d'artillerie à cheval, 3e du 3e bataillon de sapeurs, 4e du 4e bataillon du train, et 3e compagnie du 10e régiment d'artillerie à cheval ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 302).
Le 19 juillet 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "… Je n'ai pas encore de nouvelles du général Reynier ; mais j'ai déjà fait partir le 52e d'infanterie et le 28e de dragons, pour comprimer l'insurrection des Calabres et rejoindre le corps du général Reynier …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 390).
Le 21 juillet 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "… Je n'ai pas encore de nouvelles du corps du général Reynier ; depuis le départ du colonel Lebrun, il n'a pas pu parvenir à me faire connaître sa position ; j'ai déjà fait partir, pour aller à sa rencontre, le 52e, le 29e, le 102e, un bataillon napolitain, un bataillon corse. Demain, le 22e léger partira aussi avec deux régiments de cavalerie ; le maréchal Masséna commandera ce corps d'armée…" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 396).
Le 28 juillet 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, je n'ai point de nouvelles de vous depuis longtemps, je n'ai de nouvelles de Dalmatie que par Le Marois.
Donnez l'ordre au général Charpentier de se rendre auprès des divisions de réserve des dépôts de l'armée de Naples, et d'organiser deux compagnies du 1er régiment d'infanterie légère, fortes de 100 hommes chacune, deux compagnies d'égale force du 14e, deux compagnies du 23e ; de former de ces six compagnies un bataillon, dont il donnera le commandement à un des chefs de bataillon du 1er régiment d'infanterie légère ; il prendra l'adjudant-major dans un régiment différent.
Il formera un second bataillon de trois compagnies du 6e ; un troisième bataillon de six compagnies du 10e et un quatrième bataillon de six compagnies du 42e. Il donnera le commandement de ces quatre bataillons à un major, en choisissant un homme habile et ferme, et les réunira à Rimini. Recommandez-lui de ne prendre que des hommes bien portants, bien armés et bien habillés.
Il formera un bataillon de six compagnies, de 100 hommes chacune du 22e d'infanterie légère ; un autre bataillon d'égale force, de six compagnies du 20e de ligne ; un troisième bataillon de quatre compagnies du 29e et de deux compagnies du 52e ; et un quatrième bataillon de trois compagnies du 62e et de trois compagnies du 102e. Ces quatre bataillons seront également mis sous les ordres d'un major intelligent et capable, et seront réunis sans délai à Imola.
Tout ce qu'il y a dans le royaume d'Italie du 32e d'infanterie légère de la légion corse se rendra sur-le-champ à Rimini, pour se joindre à l'un des deux corps de réserve. Ces deux corps sont destinés à se rendre dans le royaume de Naples et à servir de réserve ; si cela est nécessaire, le général Laplanche-Morthières se rendra à Rimini pour en prendre le commandement. Vous aurez soin que les huit pièces d'artillerie que je vous ai ordonné par ma lettre d'hier de tenir prêtes se rendent à Rimini avec un bon officier pour les commander. Vous comprendrez facilement que mon intention et de réunir d'abord ce corps de 4 800 hommes à Ancône, où il sera sous les ordres du général Le Marois, qui y joindra ses deux régiments de cavalerie et les deux bataillons suisses qu'il a ; ce qui formera un corps de plus de 6 000 hommes, avec huit pièces d'artillerie attelées.
Le général Le Marois aura sous ses ordres les généraux Laplanche-Morthières et Tisson, et par là, il aura les moyens de contenir l'état romain et même de se porter sur le royaume de Naples pour renforcer l'armée française. Au reste, mon intention n'est, pour le moment que de réunir ces huit bataillons à Rimini et à Imola. Je désire que vous ne fassiez aucune disposition que par mon ordre que je donnerai selon les événements. Ordonnez au général Charpentier de m'envoyer l'état de situation de ces bataillons, afin que je vous fasse connaître la réponse quand ils devront partir" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 91; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12586).
Le 20 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Roi de Naples : "Mon Frère, je reçois votre lettre du 9 août, avec un état par lequel je vois que le 10e de ligne est porté comme ayant 58 hommes hors du gouvernement de Naples ; le 52e, 145 ; le 101e, 15 ; le 1er régiment napolitain, 668. Il faut faire rejoindre ces détachements, et porter le plus grand soin à tenir vos corps réunis. Dans un pays comme Naples, ils se dissémineraient selon la fantaisie des commandants de place, et vous n'auriez plus d'armée. Il y a trop d'infanterie à Naples et pas assez d'un régiment de cavalerie. Que faites-vous donc de toute votre cavalerie ? ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 143 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10672 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12758).
Le même 20 août 1806, l'Empereur écrit une seconde fois, depuis Rambouillet au Roi de Naples. Cette lettre est suivie d'un "Projet de placement de l'Armée de Naples.
Avant-garde de l'armée de Sicile.
1re division. Reynier, général de division. Les 14e et 23e légers, 29e et 52e de ligne, 6e de chasseurs ...
La 1re serait placée à Reggio et depuis Sainte-Euphémie jusqu'à Marina di Catanzaro ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 138 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10674 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12752).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements.
Le département de la Seine ne fournira rien aux 42e et 52e de ligne ni aux 1er et 5e légers ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
Le 22 septembre 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 17 septembre que j'ai reçue ce matin, m'ordonne de lui faire un projet sur le nouvel emplacement des deux divisions de dépôts d'infanterie de l'armée de Naples. Je m'empresse, après avoir pris connaissance des localités, de lui proposer la répartition suivante. J'attendrai ses ordres avant d'ordonner les mouvements.
Première division, commandée par le général de brigade Pouchin, quartier général à Forli, ayant sous ses ordres le général de brigade Leguai, à Rimini : 1er et 14e d'infanterie légère à Rimini ; 23e d'infanterie légère, à Céséna ; 10e d'infanterie de ligne, à Ravenne ; 6e et 42e d’infanterie de ligne à Forli ; 2e d'infanterie de ligne, à Faënza. Deuxième division, commandée par le général de brigade Valori ; quartier général à Bologne, ayant sous ses ordres un général de brigade qui se tiendra à Ferrare : 29e d'infanterie de ligne, à Imola ; 22e d'infanterie légère, 62e et 102e d'infanterie de ligne, à Bologne ; 20e et 101e d'infanterie de ligne, à Ferrare ; 52e d'infanterie de ligne, à Rovigo.
Votre Majesté remarquera que, d'après son approbation, les mouvements auraient lieu dans le milieu d'octobre, et qu'alors la mauvaise saison est tout à fait passée pour Ferrare" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 160).
Le 7 octobre 1806, l'Empereur écrit, depuis Bamberg, au Prince Eugène : "Mon Fils
… J'ai reçu vos lettres du 22 septembre. Il ne faut rien mettre à Rovigo, l'air y est trop malsain. Il vaut mieux mettre à Bologne le 52e régiment, que vous avez le projet de placer à Rovigo ; 3 ou 4,000 hommes ne sont rien pour Bologne. Du reste, j'approuve ce projet" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 177 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10965 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13224).
/ 1807
/ 1808
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 52e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 28e Division militaire, Gênes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 15e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 52e de ligne.
2 compagnies du 101e de ligne.
2 compagnies du 102e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 3e léger.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 14e léger.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 6e de ligne.
2 compagnies du 10e de ligne.
2 compagnies du 20e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Alexandrie ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
/ Uniformes
/ Drapeaux