Le 47e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Aux premiers jours de 1807, les troupes du camp volant de Pontivy, fort d'environ 1.500 hommes d'élite, sous les ordres du Général Boyer, sont les suivantes : Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des trois Bataillons du 47e de Ligne, des deux Bataillons du 70e et des trois Bataillons du 86e (ensemble 16 Compagnies); la 15e Compagnie du 15e Régiment d'Artillerie à pied et quelques Gendarmes. Les Bataillons des 47e, 70e et 86e ainsi affaiblis sont quant à eux répartis sur la côte de Brest à Saint-Malo, 13e Division militaire (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 68).
13e Division militaire (SERVIRA A CONSTITUER LE CAMP DE PONTIVY).
47e de ligne, 2e et 3e bataillons (1.300 hommes), de Lorient à Quiberon et ile de Groix
Garnison de Belle-Ile : 47e de ligne : 1er Bataillon 530 hommes.
Camp volant de Napoléonville, Général de Brigade BOYER : Grenadiers et Voltigeurs des 3 Bataillons du 47e de Ligne, 480 hommes ; des 2 Bataillons du 70e, 320 hommes ; des 3 Bataillons du 86e, 459 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 426).
Le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, mon intention est de réunir sur-le-champ à Bayonne une armée de 20,000 hommes ayant les équipages de quarante pièces d'artillerie.
Cette armée sera composée de la manière suivante : le 86e régiment, le 70e, le 47e, un bataillon du 66e, du 82e et du 26e; la légion du Midi ; deux bataillons du régiment suisse qui est à Rennes, et deux bataillons du régiment suisse qui est à Avignon.
Faites-moi connaître ce que l'ensemble de tous ces corps me donnera de présents sous les armes et quand ils seront arrivés à Bayonne, ainsi que le lieu pour la réunion de l'artillerie, tant du personnel que des attelages.
Faites-moi également connaître les officiers du génie et de l'artillerie, ordonnateurs et commissaires des guerres qu'il faut employer à cette armée. Il faut chercher les officiers du génie et de l'artillerie qui ont été employés à l'armée de Portugal que le général Leclerc commandait il y a plusieurs années" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12947 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16063; Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 62- Notes : Dépôt de la guerre. La Correspondance générale donne le 66e complet ; et le 56e à la place du 70e ; la source est Expédition, S.H.D., département de l’Armée de Terre, 17 C 301, p. 15. Une note indique : "Il paraît que c’est le 70e régiment et le bataillon du 66e").
Le projet de formation du Corps d'armée de Bayonne (annexe à une lettre de Dejean à l'Empereur, 31 juillet 1807) indique pour le 47e d’Infanterie de Ligne : 3 Bataillons, 2.891 hommes, 256 conscrits à recevoir ; total 3.147. Force disponible : 2 Bataillons, 2.400 hommes, à Pontivy, Port-Louis, Belle-Ile. 36 jours de marche pour se rendre à Bayonne (Arch. Nat., AFIV, 1604 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 429).
/ 1807-1808, dissolution des camps de Saint-Lô, Pontivy et Napoléon, et formation du Corps d'Observation de la Gironde; passage dans la Péninsule
"DÉCRET.
Saint-Cloud, 2 août 1807.
TITRE Ier.
DISSOLUTION DES CAMPS DE SAINT-LÔ, PONTIVY ET NAPOLÉON.
ARTICLE 1er. Les trois camps volants de Saint-Lô, de Pontivy et de Napoléon seront dissous dans le courant du mois d'août.
ART. 2. Chacun de ces trois camps formera une division d'un corps qui portera le titre de Corps d'observation de la Gironde.
ART. 3. Le général Junot, gouverneur de Paris, est nommé général en chef commandant le corps d'observation de la Gironde, lequel se réunira à Bayonne.
Le général Junot recevra des ordres pour être rendu le 20 août à Bayonne avec son état-major.
TITRE II.
COMPOSITION DU CORPS D'OBSERVATIONDE LA GIRONDE.
ART. 4. La 1re division sera composée
Du 2e bataillon du 47e régiment d'infanterie de ligne, des deux bataillons du 86e de ligne, des deux bataillons du 70e idem, du 3e bataillon du 15e idem, d'un bataillon du 4e régiment suisse.
Chaque bataillon sera complété à l'effectif de 1,260 hommes ou 140 hommes par compagnie, par le moyen des 3es bataillons. Ce qui fera 8,820 hommes.
Le 4e bataillon du 15e de ligne retournera à Brest.
Le général de division Delaborde commandera cette division. Il aura sous ses ordres les généraux de brigade Brenier et Avril.
Douze pièces d'artillerie, avec le personnel, le matériel et les attelages, prises parmi celles du camp de Pontivy, seront attachées à cette division.
Au 15 août, le camp de Pontivy sera dissous, et le général Delaborde, avec ses généraux, les corps et l'artillerie, se mettra en marche pour Bayonne ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12973; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 4; Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 78).
Cantonnements proposés dans les Basses-Pyrénées pour le 1er Corps d'observation de la Gironde (Dejean à l'Empereur, 3 août 1807. Arch. Nat., AFIV, 1604) :
1ère Division, Général Delaborde.
Généraux de Brigade Brenier, Avril.
47e Régiment : 2e Bataillon, Saint-Jean-de-Luz.
86e Régiment : 1er Bataillon Ustaritz ; 2e Bataillon Espelette.
70e Régiment : 1er Bataillon, Saint-Jean-Pied-de-Port ; 2e Bataillon Saint-Palais.
15e de Ligne : 3e Bataillon, Hendaye.
4e Suisse : 1er Bataillon Ostabat.
Cette division peut être réunie en 24 heures à Saint-Jean-de-Luz (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 431).
Le 12 octobre 1807, l'Empereur écrit, Le 2e Bataillon du 47e de Ligne se compose de vieux soldats ayant fait plusieurs campagnes, mais n'ayant pas pris part à celles de Prusse et de Pologne. Quelques-uns sont nés en 1766, 1770 et 1778. La moyenne de leur âge est de 30 ans. 1/5 seulement du Bataillon est composé de conscrits de 1806, de 1807, et même de 1808, malgré les ordres impériaux ; mais ces derniers sont très rares. Les conscrits disparaissent donc dans la masse des vétérans (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 434). depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Faites former également à Nantes un bataillon provisoire, qui sera composé d’une compagnie du 3e bataillon du 47e, idem du 70e, idem du 86e, idem du 15e, Ces quatre compagnies seront complétées à 200 hommes chacune et du moment qu'elles seront réunies, le commandant de la division militaire les dirigera sur l'Espagne où elles iront renforcer leur corps.
Il est bien entendu que l'on pourra prendre pour toutes les mesures des conscrits de 1808. Mais recommandez qu'ils soient bien armés, bien habillés, et qu'on vous instruise en détail de la situation de leur habillement" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1343 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16512; mentionné par Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 112).
Le Corps de Junot franchit la Bidassoa à partir du 18 octobre ; à son passage, chaque colonne reçoit les honneurs de Gardes espagnoles (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 122).
Le 20 octobre 1807, le Ministre annonce à Junot (Clarke à Junot, Paris, 20 octobre, A. H. G., Corresp. mil., 7/1 bis.) que les ordres de mouvement ont été expédiés pour diriger sur Bayonne un Bataillon provisoire, formé de Compagnies de 200 hommes des 15e, 47e, 70e et 86e de ligne, partant de Nantes à la Division Delaborde (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 116).
Troupes en marche pour rejoindre le 1er Corps d’Observation de la Gironde.
Bataillon provisoire formé à Nantes : 1 Compagnie du 15e de Ligne, 187 hommes ; 1 Compagnie du 47e de Ligne, 199 hommes ; 1 Compagnie du 70e de Ligne, 200 hommes ; 1 Compagnie du 86e de Ligne, 203 hommes ; total 789 hommes, devant partir de Nantes le 10 novembre, pour être rendus à Bayonne le 6 décembre (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 444).
Le 29 octobre 1807, Clarke adresse, depuis Paris, à Napoléon, l'itinéraire de l'Armée (Arch. Nat., AFIV, 1604) : 1re division général Delaborde :
1re colonne 1er et 2e Bataillons du 70e de Ligne 2.358 hommes.
2e - 2e Bataillon du 47e de Ligne ; 1er Bataillon du 4e suisse ; 2.378
3e — 1er et 2e Bataillons du 86e de Ligne 2.292
4e – 3e Bataillon du 15e de Ligne ; Artillerie de la Division ; 925 (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 122-123).
Le 29 octobre 1807, Clarke adresse, depuis Paris, à Napoléon, l'itinéraire de l'Armée (Arch. Nat., AFIV, 1604) : 1re division général Delaborde :
1re colonne 1er et 2e Bataillons du 70e de Ligne 2.358 hommes.
2e - 2e Bataillon du 47e de Ligne ; 1er Bataillon du 4e suisse ; 2.378
3e — 1er et 2e Vataillons du 86e de Ligne 2.292
4e – 3e Bataillon du 15e de Ligne ; Artillerie de la Division ; 925 (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 122-123).
Situation du 1er Corps d’Observation de la Gironde au 1er Novembre 1807.
Le Général de Division JUNOT, commandant en chef.
1re Division, Général de Division Delaborde, à Villodrigo. Etat-major 4 Officiers, 1 Officier aux hôpitaux, total 5 Officiers.
2e Brigade, Général de Brigade Brenier, à Burgos. Etat-major, 3 Officiers.
47e Régiment de Ligne, 2e Bataillon, Delachastre, à Celada. 32 Officiers, 1166 hommes, 1 Officier au petit dépôt à Bayonne, 12 en route, 61 aux hôpitaux ; total 1279 hommes. 7 hommes en congé (A.H.G., Gb/3. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat B).
Le 3 novembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, vous donnerez ordre que le corps de gardes nationales qui est à Cherbourg soit renforcé de 500 hommes du corps de gardes nationales qui est au Havre, à Dieppe et sur la côte.
Vous donnerez également l'ordre que le 3e bataillon du 15e de ligne, le 3e bataillon du 70e, le 3e bataillon du 86e, et le 3e bataillon du 47e, formés chacun à six compagnies, une de grenadiers, une de voltigeurs et 4 basses compagnies à un effectif de 140 hommes et au moins à 110 hommes présents par compagnie, se tiennent prêts à marcher. Vous ferez passer la revue de ces bataillons par le général Malher, et du moment que leur armement, leur habillement, seront en état, vous m'en rendrez compte" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1413 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16689).
Clarke transmet le 5 novembre 1807, depuis Paris, les ordres de l'Empereur du 3 novembre au Général Malher, commandant la 13e Division militaire (A. H. G., Corresp. mil., 7/1 bis - In : Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 113).
Dans la journée du 1er décembre, la 1re Division arrive, réduite de 9.000 à 1.500 hommes. Ce ne sont plus des soldats qui se pressent derrière le Général Delaborde ; ce sont des loqueteux à moitié morts de faim, qui marchent d'abord par groupes de quarante ou cinquante, serrés autour des aigles, puis en une longue théorie d'isolés de tous grades et de divers Régiments, l'ensemble dans le plus lamentable désordre. Cette Division d'élite a appris, le matin, qu'une bataille allait probablement se donner à Lisbonne et, avec enthousiasme, elle a franchi des torrents en chantant et exécuté une marche forcée pour se battre. Junot écrit à Clarke, depuis Lisbonne, le 1er décembre (Arch. Nat., AFIV,1604) : "Nous étions persuadés que nous aurions eu hier une affaire avec les Anglais, et dès que les troupes de la 1re division en eurent eu avis, elles ne voulurent jamais s'arrêter, et passaient, en chantant, des torrents où elles avaient de l'eau jusqu'à la ceinture ..." (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 182).
Junot place la 1ère Division tout entière dans les casernes de la ville; il écrit à Thiébault, depuis Lisbonne, le 1er décembre (A. H. G., 7 a/1) : "Le régiment de grenadiers doit occuper la caserne de Val de Perciro, à la croix des quatre chemins; le bataillon du 15e, et, si possible, celui du 47e doivent occuper le château de Lisbonne. Les deux premiers régiments provisoires de la 2e division doivent occuper la caserne du régiment de la Lippe, à Belem, et la caserne de Campo de Ourique" (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 182).
Situation du 1er Corps d'observation de la Gironde au 1er janvier 1808
Le Général de Division JUNOT, commandant en chef.
1ère Division, Général de Division Delaborde. Lisbonne. Etat-major 6 Officiers.
1re Brigade, Général de Brigade Avril. Lisbonne. Etat-major 1 Officier.
Bataillon d'élite, Lisbonne. 31 Officiers, 1.161 hommes, 37 en route, 1 Officier et 167 hommes aux hôpitaux ; total 1397 hommes.
47e Régiment de Ligne, 2e Bataillon, Delachastre. 23 Officiers, 753 hommes, 3 Officiers et 36 hommes en route, 148 hommes aux hôpitaux ; total 963 hommes (A.H.G., Gb/3 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat C).
/ 1807-1808, Formation de la Division d'Observation des Pyrénées occidentales
Itinéraire de l'Armée des côtes de l'Océan (Arch. Nat., AFIV, 1604) :
3e Bataillon du 47e de Ligne (6 Compagnies), 800 hommes ; départ de Port-Louis, le 20 novembre ; arrivée à Bordeaux le 10 décembre.
1er Bataillon du 47e de Ligne (6 Compagnies), 1260 hommes ; départ de Lorient, le 19 novembre ; arrivée à Bayonne, le 22 décembre (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 458).
Le 6 décembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Venise, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "... Le 4e bataillon du 15e régiment de ligne, le 3e bataillon du 47e, le 3e du 70e, le 3e du 86e et le 2e du 47e, avec le bataillon suisse, faisant une force de 3 ou 4,000 hommes, se réuniront à Saint-Jean-Pied-de-Port. Il est nécessaire que ce corps soit réuni là le 20 décembre ; il portera le nom de Division d'observation des Pyrénées occidentales. Vous donnerez l'ordre au général Mouton, mon aide de camp, de prendre le commandement de cette division. Vous organiserez pour cette division douze pièces d'artillerie ..." (Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13378 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16858).
Le 3e Bataillon du 47e, réparti entre Port-Louis et Lorient, n'a que 696 hommes, dont 284 conscrits de 1808, parce qu'il a dû compléter à 1.282 hommes le 1er Bataillon appelé à faire partie du Corps de Dupont à la place du 3e Bataillon de la 3e Légion de réserve. Ce 1er Bataillon du 47e, qui n'a pas suivi Dupont et est demeuré à Bayonne, est, lui, au complet; il sera le noyau de la nouvelle Division (Clarke à Napoléon, Paris, 29 décembre, Arch. Nat., AFIV, 1605 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 283).
Situation de la Division d'Observation des Pyrénées Occidentales au 1er janvier 1808.
Le Général de Division Mouton, commandant la Division.
47e Régiment de Ligne, 1er et 3e Bataillons, à Saint-Jean-Pied-de-Port : 41 Officiers, 1384 hommes présents ; 131 hommes aux hôpitaux ; total 1556 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 459).
Le 3 janvier 1808, le Général Mouton inspecte sa Division. Un seul Bataillon, le 1er du 47e est en bon état; tous les autres présentent dans leur organisation et dans leur habillement plus ou moins de défectuosités, et d'importantes avances de fonds sont nécessaires pour mettre ces unités en état de faire campagne (Mouton à Clarke, Saint-Jean-Pied-dc-Port, 3 janvier 1808 (A. H. G., Corresp. mil , 7/2 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 283).
Division d'Observation des Pyrénées (Général Mouton), le 15 janvier 1808.
47e de Ligne (1er Bataillon), à Saint-Jean-Pied-de-Port, 1193 hommes.
47e de Ligne (2e Bataillon), à Saint-Étienne-de-Baïgorry, 372 hommes (Mouton à l'Empereur, Saint-Jean-Pied-de-Port, 14 janvier, Arch. Nat., AFIV, 1605 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 462).
Le 22 février 1808, Clarke écrit, depuis Paris, à l'Empereur (Arch. Nat., AFIV, 16o5) pour lui soumettre le projet de formation d'une Division des Pyrénées Occidentales. Cette Division doit comprendre la Brigade Darmaignac et une deuxième Brigade formée avec les 4es Bataillons des cinq Légions de réserve, réunis en 2 Régiments, et dont les trois premiers ont été incorporés dans le 2e Corps d'observation de la Gironde, et avec des détachements des Compagnies départementales (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 376-377).
Pendant ce temps, Darmaignac, qui ignore ces préparatifs, se croit toujours destiné à garder Pampelune et la
Navarre avec ses seules forces. Or, sa situation devient tous les jours plus difficile. Avec 3.800 hommes et grâce à une surprise, il a bien pu se rendre maître de la citadelle; le maintien de l'ordre dans une grande ville, que cet acte déloyal a vivement irritée, est une opération autrement ardue ; au point où les esprits sont montés, la moindre imprudence est susceptible d'amener une insurrection (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 377).
Voici le détail de ces forces, tel que Darmaignac le donne au Ministre le 26 février 1808, et tel que le Ministre le transmet à l'Empereur, le 4 mars 1808 (Arch. Nat., AFIV, 1605) :
15e Régiment de Ligne : 4e Bataillon 466 hommes.
47e Régiment de Ligne : 1er Bataillon, 1.269 ; 3e Bataillon, 298.
70e Régiment de Ligne : 3e Bataillon 507.
86e Régiment de Ligne : 3e Bataillon, 194 ; Grenadiers et Voltigeurs.
3e Régiment suisse : 2e Bataillon, 993.
15e Compagnie du 3e Régiment d'artillerie à pied, 77.
TOTAL 3.804.
Cette situation portant, au surplus, comme observation, que Moncey a déclaré à Darmaignac n'avoir pas d'instructions à lui donner (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 377).
Le 25 mars 1808, le Général Darmaignac vient à Burgos avec 2.500 hommes et 12 canons, laissant plus de la moitié de sa Brigade dans la citadelle de Pampelune pour permettre à son successeur, le Général d'Agoult, d'assurer la garde de la place. Darmaignac a emmené avec lui le 1er Bataillon du 47e, 2 Compagnies du 86e, le 3e Bataillon du 3e Suisses et 12 pièces. Il laisse à Pampelune le 3e Bataillon du 47e, le 3e Bataillon du 70e, le Bataillon du 15e de Ligne et la 3e Compagnie du 15e Régiment d'Artillerie à pied (Situation des Armées d'Espagne le 25 mars, A. H. G. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 101).
Situation des troupes placées sous le commandement du Maréchal Bessières, au 23 avril 1808.
Le Maréchal Bessière, commandant la Garde impériale et le Corps d'Observation des Pyrénées Occidentales.
Corps d'observation des Pyrénées Occidentales
1ère Division, Général de Division Merle à Burgos. État-major 8 Officiers.
1re Brigade, Général de Brigade Darmaignac à Burgos. Etat-major 3 Officiers
47e de Ligne, 1er Bataillon, à Burgos : 30 Officiers, 1038 hommes, 57 hommes restés en arrière, 114 aux hôpitaux ; total 1239 hommes.
Garnison de Pampelune. Général de Brigade Dagout, commandant la citadelle. État-major, 2 Officiers.
47e de Ligne, 3e Bataillon, 12 Officiers, 250 hommes, 10 hommes en arrière, 27 aux hôpitaux ; total 299 hommes (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, Etat G).
Le 16 mai 1808, à 3 heures du matin, un ordre de Paris, daté du 9, énumère exactement les forces que le Général Merle doit mettre en mouvement, et ce que l'Empereur attend de lui. Il doit quitter Pampelune le 13 ou le 14, avec trois Bataillons d'infanterie (le 1er Bataillon du 47e, le Bataillon du 70e et le 6e Bataillon suisse) et ses 12 pièces d'artillerie de campagne, soit environ 2.000 hommes, laissant Darmaignac avec le reste de sa Brigade, garder la citadelle (3e Bataillon du 47e, 3e Bataillon du 70e, 4e Bataillon du 15e ; au total, environ 1.100 hommes). Merle sera rendu à Vitoria le 15 ou le 16 au plus tard (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 386).
Merle ne peut en aucune façon exécuter à la lettre l'ordre du Ministre, puisqu'il aurait dû être à Vitoria justement le jour même où il le reçoit. Dans ces conditions, il juge utile de rester à Pampelune un jour de plus pour laisser ses colonnes de renfort gagner une étape, et aussi pour achever de mettre la citadelle en état de fournir une résistance sérieuse (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 1 (octobre 1807-avril 1808), Berger-Levrault, 1914, p. 388).
Fin mai, début juin 1808, le Corps des Pyrénées occidentales est échelonné de Tolosa à Lerma, sur la route de Bayonne à Madrid, ses premiers éléments à 200 kilomètres des derniers. Le 22e Chasseurs est à Lerma, en avant-garde, avec deux Compagnies du 86e de Ligne. A Burgos, il y a toute la Division Merle, comprenant les Brigades Darmaignac et Gaulois ; le 10e Régiment de Chasseurs avec le Général Lasalle ; 2.500 hommes de la Garde impériale et la Brigade Sabatier de la Division Verdier. La Brigade Ducos, de cette même Division, est à Vitoria et la Brigade Habert à Mondragon. A Tolosa, il y a le 8e Escadron de marche. La situation se révélant fort grave à Santander, Bessières n'attend pas les ordres, et il agit. Il n'a sous la main que la Division Merle; il l'envoie tout entière vers « les montagnes ». Ce n'est pas au total l'effectif d'une Brigade de l'Armée d'Allemagne : un Bataillon du 47e, un Bataillon du 3e Suisses, le Régiment des Légions de réserve, les deux Compagnies du 86e rappelées de Lerma, 200 cavaliers du 10e Chasseurs, 8 pièces de canon et 6 caissons de cartouches : un total de 3000 hommes. Chaque homme est muni de 40 cartouches, d'une paire de souliers de rechange et de quatre jours de biscuit. 30.000 rations sont transportées dans des voitures (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 280).
Le 30 mai 1808, l'Empereur écrit, depuis Bayonne, à Alexandre Berthier, Prince de Neuchâtel, Major général de la Grande Armée, à Bayonne : "Donnez l'ordre que demain, à deux heures du matin, le 6e bataillon de marche, avec deux pièces de canon et approvisionnement complet, quatre caissons à cartouches chargés, quarante cartouches par homme dans la giberne, et trois jours de pain, parte pour se rendre à Pampelune par la route la plus directe et en trois jours. Vous ferez partir, par la même occasion, le colonel qui a servi dans le 55e et que j'ai vu hier. Faites partir avec la même colonne le régiment de lanciers polonais (tout son dépôt restera à Bayonne, vous le placerez dans un village voisin) ; de sorte que cette colonne sera composée de 800 hommes de lanciers, de 600 hommes du 6e bataillon de marche et d'une petite division d'artillerie. Il serait nécessaire d'ordonner que les lanciers prissent des cartouches pour leurs pistolets, des carabines pour leurs sous-officiers, et également du pain pour trois jours. Je désirerais qu'il y eût un général de brigade pour commander cette colonne.
Expédiez sur-le-champ un officier d'état-major, qui arrivera dans la nuit à Pampelune, qui fera connaître au général d'Agoult l'envoi de ces troupes ; qu'il se trouvera ainsi avoir près de 1,200 hommes de cavalerie disponibles et pouvant se porter partout ; qu'indépendamment de cela il aura le 15e, le 47e, le 70e et le 6e de marche, ce qui ferait une force de 9,000 hommes. Il aurait donc une colonne de 3,000 hommes, qui pourrait se porter partout où il serait nécessaire, réservant pour la garde de la citadelle de Pampelune les hommes isolés. Il faut que de ces quatre bataillons il forme deux colonnes, et qu'il ait deux colonels pour commander chacun deux bataillons.
Cet officier d'état-major rapportera la situation exacte des troupes qui sont à Pampelune, ainsi que le nom des colonels et chefs de bataillon qui s'y trouvent.
Il prendra également des renseignements sur toutes les nouvelles qu'on aurait de Saragosse et de l'Aragon" (Correspondance de Napoléon, t.17, lettre 14027 ; Correspondance militaire de Napoléon 1er extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du ministère de la guerre, t.5, lettre 1030 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 18162).
Le Général d'Agoult a donc des forces sérieuses à Pampelune. Aux trois Bataillons des 47e, 70e et 15e de ligne, dont le Général d'Agoult dispose dans cette ville, vont se joindre le 6e Bataillon de marche et le Régiment des lanciers polonais, partis de Bayonne le 31 mai avec la mission d'arriver à Pampelune le 4 juin ; le 2e régiment supplémentaire des réserves (4e Bataillon des 1re et 2e Légions) avec lequel le Général Habert, parti de Mondragon le 30 mai, arrivera à Pampelune le 3 juin ; 4 pièces de canon et 6 caissons, que le Général Verdier enverra de Mondragon le 1er juin et qui seront à Pampelune le 3. Ces forces seront suivies par d'autres : le 7e Bataillon de marche, qui quittera Bayonne le 4 juin avec 4 canons et 6 caissons, pour arriver à Pampelune le 7 ; le 1er régiment d'infanterie de la Légion de la Vistule qui, à peine arrivé à Mondragon, le 5, quittera cette ville pour être, le 8, à Pampelune (Itinéraire des armées d'Espagne - A. H.). C'est ainsi que l'Empereur compte avoir à Pampelune, à partir du 4 juin, une masse de 5.000 hommes qu'il destine à marcher sur Saragosse, de concert, au besoin, avec la Division Chabran, installée à Tortose, d'où elle peut indifféremment se porter vers Saragosse ou vers Valence qui s'agite aussi et que Moncey menace en ce moment (Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 283).
Le 3 juin, quand la nouvelle de l'insurrection de Saragosse est certaine, l’Empereur fait expédier directement à Lefebvre Desnoëttes, qu'il sait, par Bessières, être à Pampelune, l'ordre de se mettre en route "avec 6 canons, 300 cavaliers français, 600 cavaliers polonais, les bataillons des 15e, 47e et 70e de ligne sous le général Bazancourt, et le bataillon supplémentaire composé des 4es bataillons des 1re et 2e légions". C'est un ensemble de 3.500 hommes, avec lesquels Lefebvre Desnoëttes doit s'établir à Tudela, sur l'Ebre, pour, de là, envoyer des reconnaissances vers Saragosse et vers Madrid. Ce détachement doit se lier à celui du Général Verdier, que l'Empereur présume en marche sur Santander et avec la place de Pampelune que des envois de Bayonne renforceront à très bref délai (Berthier à Lefebvre Desnoëttes, Bayonne, 3 juin (A. H. G., Corr. Mil., 6/8) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 283-284).
Depuis plusieurs jours, on travaille à la mise en état du fort de Burgos et selon toute probabilité, les travaux seront achevés le 8 juin. Une garnison de 100 hommes sera placée dans le fort, avec 3 canons, et cela suffira pour contenir la ville. Le reste des troupes : un effectif de 750 hommes, constitué par un bataillon du 17e Régiment provisoire et par les Dépôts du 47e, du 3e Régiment suisse, du 1er Régiment supplémentaire de réserve, des 10e et 22e Régiments de Chasseurs à cheval, du 3e Régiment d'artillerie à pied et du 6e Bataillon bis du Train des équipages, sous le commandement du Général Bazancourt, sera cantonné dans la caserne du 47e, située hors ville, sur la route de Vitoria, et y sera tenu prêt à tout événement. Ces hommes manquent de fusils ; on y pourvoira au moyen de fusils espagnols. Les vivres et les munitions ont été transportés dans le fort, où tout le monde se réfugiera, en cas d'insurrection générale des campagnes, et où le général Bazancourt résistera jusqu'à l'arrivée de renforts (Bessières à Napoléon, Burgos, 4 et 7 juin (A. N., A. F. IV 1606) ; Guilleminot à Bazancourt, Burgos, 5 juin (A. H. G., 6 a/85) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 300).
Le 11 juin au soir, la jonction des colonnes de Merle et de Lasalle s'effectue à Duenas, sans la moindre difficulté, et après cette jonction, les deux Généraux disposent au total de 7.000 hommes, dont 800 cavaliers, et de 4 pièces de canon. Voici le dénombrement de ces forces :
Colonne Lasalle : 3e Bataillon du 17e Provisoire, 1.500 hommes; 3e Bbataillon du 18e Provisoire, 450 hommes ; 22e Régiment de Chasseurs, 420 chevaux; 10e Régiment de Chasseurs, 200 chevaux; total 2.570 hommes avec 6 canons ;
Colonne Merle : Deux Compagnies du 86e, 170 hommes; un Bataillon du 47e, 1.100 hommes; un Bataillon suisse, 600 hommes; Régiment des Légions de réserve, 1.400 hommes; 1er et 2e Bataillons du 18e Provisoire, 1.000 hommes; détachement du 10e Chasseurs, 200 chevaux; total 4470 hommes avec 8 canons (A. H. G., situation au 10 juin - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 304).
Le 12 juin 1808, la colonne mobile de Lefebvre Desnöettes comprend le 47e Régiment d’infanterie, 12 Officiers, 532 hommes, total 544 hommes (A. N., A. F. IV 1606 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 332).
Le 13 juin, le lendemain de l'entrée de nos troupes à Valladolid, Bessières s'occupe de nouveau de l'affaire de Santander, chère à l'Empereur. Ordre est expédié, ce jour-là, à Merle, de quitter Valladolid le 15, pour se rendre à Santander, par Reynosa, avec les deux Brigades Darmaignac et Gaulois, de sa Division, 8 pièces de canon, 100 cavaliers du 10e Chasseurs et la Brigade Sabatier, de la Division Verdier, moins 2 Bataillons du 17e Régiment provisoire, laissés à Lasalle avec 4 canons. La décomposition de ces forces est la suivante :
Brigade Darmaignac : 1er Bataillon 47e, deux Compagnies 86e, 2e Bataillon 3e Suisses, 10 canons ;
Brigade Gaulois : 1er régiment supp. de réserve (4es Bataillons des 3e, 4e et 5e Légions de réserve) ;
Brigade Sabatier : 17e et 18e Régiments provisoires, moins 3 Bataillons (total 4 Bataillons).
Au total : 11 Bataillons et 2 Compagnies, 8 canons, 100 chevaux (situation des Armées d'Espagne, A. H. G. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 2 Berger-Levrault, 1925, p. 309).
Le 28 juin, la menace espagnole se précise. Les reconnaissances de Lasalle ont rencontré l'ennemi à Medina de Rio Seco, à Paredes de Nava et à Carrion ; il y a des gros de troupes actives et de milices à Mayorga, à Benavente et à Léon. Burgos n'est vraiment plus en sûreté : il faut lui donner de l'air, et l'heure d'agir va bientôt sonner. Ordre est donné à Lasalle de tenir la plaine, en cas d'attaque et de se replier en combattant sur Torquemada. Dans la lettre où il rend compte à Murat des dispositions projetées, Bessières rêve déjà de bataille et prévoit la rencontre avec les insurgés. A son sens, voici quelle sera la physionomie de cette campagne : les trois Bataillons de Lasalle iront au-devant du Maréchal arrivant de Burgos avec la Garde ; quant à Lasalle, il ira lui-même, avec ses cavaliers, au devant de Ducos et de Sabatier venant de Santander, et après les avoir ralliés, tombera dans le flanc et sur les derrières de l'ennemi ; une charge balaiera tout. Merle partira de Santander, le 30, avec le Bataillon du 47e, les Suisses, les deux compagnies du 86e, laissant le Général Gaulois assurer la pacification de cette région avec le seul Régiment des Légions de réserve, et il s'arrêtera à Reynosa, en attendant qu'on ait besoin de lui (Bessières à Murat, Burgos, 28 juin, 4 h. soir (A. H. G., Corr. Mil., 6/9) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 29).
La Division Merle, forte de 8.400 hommes, avec 16 canons, doit comprendre les Brigades Darmaignac (1er Bataillon du 47e, 2 Compagnies du 86e, 2e Bataillon du 3e Régiment suisse, avec 12 canons); Gaulois (1er Régiment supplémentaire des réserves formé des 4es Bataillons des 3e, 4e et 5e Légions); Sabatier (120e Régiment d'infanterie) et Ducos (119e régiment). Le 119e et le 120e ont été formés en vertu du Décret du 7 juillet 1808; le 119e avec les 13e et 14e Régiments provisoires; le 120e avec les 17e et 18e (Guilleminot à Lasalle et à Merle, Burgos, 12 juillet, A. H. G., 6 a/85 - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 60)
Unités du Corps des Pyrénées-Occidentales qui prirent part à la bataille de Medina de Rio Seco le 14 juillet 1808, sous les ordres du Maréchal Bessières :
Garde Impériale : 4 Bataillon, 2 Escadrons, 10 canons, 1.845 hommes d’infanterie, 262 cavaliers.
Division Merle : Brigade Darmaignac :
1er Bataillon 47e, 2 Compagnies 86e, 2e Bataillon suisse, 12 canons : 2 Bataillon, 8 canons, 2348 hommes.
Brigade Ducos : 119e régiment d'infant (13e et 14e provis.) 3 Bataillons.
Division Lasalle : 10e rég. de chasseurs. 4 Escadrons, 504 hommes ; 22e rég. de chasseurs, 4 Escadrons, 974 hommes. Brigade Sabatier : 120e régiment (17e et 18e provisoires), 4 Bataillons, 8 canons, 3.353 hommes.
Division Mouton : Brigade Reynaud : 4e rég. d'infant. Légère, 3 Bataillon, 1241 hommes ; 15e Régiment d'infant., 3 Bataillons, 6 canons, 1403 hommes.
(État conforme aux situations d'effectifs et aux données de la correspondance du Général Guilleminot : Guilleminot à Merle; à Lasalle, 11 juillet (A. H. G., 6 a/85) pour l'organisation de leur Division ; au Général Bourgeat pour dotation en artillerie, même date (ibid.) ; décret du 7 juillet fixant la transformation des 15 régiments provisoires d'Espagne en 8 régiments définitifs (série de 114e à 120e) (A. H. G., Corr. Mil., 6/10) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 49).
Le même jour, 14 juillet 1808, Napoléon adresse, depuis Marracq, une Note pour le Roi d'Espagne : "L’armée d'Espagne a son quartier général à Madrid. Voici sa composition actuelle :
... 2° ARAGON.
Jusqu'à cette heure les troupes qui sont en Aragon faisaient partie du corps des Pyrénées occidentales ; mais, le corps des Pyrénées occidentales se portant sur la Galice, il devient indispensable d'en faire une division à part. Aujourd'hui ce commandement comprend Pampelune, la Navarre et les troupes qui forment le siége de Saragosse sous les ordres du général Verdier. Ces troupes sont divisées en quatre brigades et sont composées ainsi qu'il suit : trois régiments d'infanterie de ligne de la Vistule, ayant 3,6oo hommes sous les armes ; 4e, 6e et 7e bataillon de marche, 1,500 hommes ; 3e bataillon du 14e provisoire, 1,300 ; 1er régiment supplémentaire, 900 hommes ; 47e, 15e et 70e, 1,600 ; un bataillon des gardes nationales d'élite, 600 ; total, 9,500 hommes. La cavalerie consiste dans un régiment de lanciers polonais, 700 chevaux, plus un escadron de marche, 400 ; total, 1,100 chevaux.
… Aussitôt que Saragosse sera pris, et que le corps de l'Aragon sera constitué, il sera nécessaire de faire rentrer au corps du maréchal Bessières le bataillon du 47e, celui du 15e et les trois bataillons du 14e provisoire, ce qui augmentera le maréchal Bessières de 2,000 hommes, afin de tenir les corps réunis ..." (Correspondance de Napoléon, t.17, lettre 14196 ; cité par Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 60).
Le 28 juillet, Verdier fait franchir l'Ebre à des renforts et le Général Habert se trouve bientôt, sur la rive nord, à la tête du 3e Régiment de la Vistule et d'un Bataillon du 47e, qu'appuient 200 Lanciers polonais et 2 pièces de canon. Faisant surveiller l'Arrabal par 2 Bataillons et un Escadron de Lanciers, sous le commandement du Commandant Maisonneuve, le Général Habert se porte tout de suite avec le gros de ses forces sur Osera. Palafox accepte le combat. Osera est couvert par une avant-garde, que les Polonais attaquent avec leur fougue habituelle, chassant l'ennemi de ses positions et le poursuivant, l'épée dans les reins, jusqu'aux premières maisons de Pina. Mais le Général Habert n'ose pas pousser plus loin son succès. Devant le nombre croissant de ses adversaires, une tentative de débordement par le nord, et l'avis que les gens de Saragosse ont exécuté une vigoureuse sortie contre le détachement Maisonneuve, il craint d'être coupé et enveloppé. Il se retire donc et rejoint le Corps d'armée le 31 juillet, ayant certainement infligé des pertes aux Espagnols et les ayant refoulés sur Pina, mais ne les ayant aucunement mis hors d'état d'agir, et laissant par conséquent le danger subsister de ce côté (Verdier à Berthier. Devant Saragosse, 31 juillet 1808 (A. H. G., Corr. Mil., 6/11 bis) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 260).
Le 3 août au soir, toutes les dispositions en vue de l'attaque sont prises. Dès que la brèche sera faite, trois colonnes se porteront en avant :
A droite, sous le commandement du Général Habert, les deux Bataillons du 1er Régiment de la Vistule. Ces deux Bataillons polonais seront précédés d'une avant-garde, commandée par le Colonel Robert, et comprenant les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des 15e et 70e de Ligne et du 1er Régiment de la Vistule. Cette colonne occupera le couvent de Santa Engracia, puis en débouchera par toutes les issues pour prendre à revers la place Santa Engracia, située derrière le couvent et s'emparer des premières maisons de la rue Santa Engracia, qui conduit au Cosso. Le 44e Régiment d'infanterie suivra cette colonne comme réserve et occupera solidement derrière elle le couvent de Santa Engracia.
Au centre, sous le commandement du général Bazancourt, les deux Bataillons du 14e Régiment de Ligne, progressant derrière une avant-garde, constituée par les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des 14e et 44e de Ligne. Cette colonne doit, par le pont de la Huerba, gagner la porte de Santa Engracia, en enlever la batterie, puis, par la rue à gauche, prendre à revers la porte del Carmen. Le Bataillon du 15e et celui du 70e de Ligne suivant cette colonne, occuperont le verger du couvent de Santa Engracia, dès qu'elle s'en sera emparée.
A gauche, sous le commandement du Général Grandjean, les deux Bataillons polonais du 2e Régiment de la Vistule, précédés d'une avant-garde conduite par le Commandant Maisonneuve, et comprenant les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des 1er et 2e Régiments de la Vistule et du 47e de Ligne. Débouchant de la vallée de la Huerba, cette colonne doit prendre pour objectif la brèche de la porte del Carmen; s'emparer de la tour del Pino, du couvent des Carmes et rallier la colonne du centre sur la place de Santa Engracia. Le 1er Régiment des Légions de réserve et le Bataillon du 47e de Ligne, marchant en réserve derrière elle, doivent s'établir solidement à la porte del Carmen, dès que cette porte sera au pouvoir des Français.
Une réserve générale, sous le commandement du colonel de Piré, composée des trois Bataillons polonais du 3e Régiment de la Vistule, doit se tenir sur les hauteurs, face au château d'Aljaferia, prête à se porter partout où sa présence sera nécessaire. La cavalerie sera à Monte Torrero, éclairant la droite du dispositif, moins 300 Lanciers polonais laissés sur la rive gauche de l'Ebre, en face de l'embouchure du Gallego, pour charger tout ce qui voudrait entrer dans l'Arrabal ou en sortir.
Les troupes non employées : 9 Bataillons des 119e de Ligne, 4e, 6e et 7e Bataillons de marche, 5e Régiment portugais, Bataillon de Chasseurs portugais, resteront dans les parallèles de départ, prêtes à recueillir les troupes d'assaut et à s'opposer à toute sortie de l'ennemi (Plan d'attaque du général Verdier, joint à la lettre du 3 août au major général (citée) (A. H. G., Corr. Mil., 6/11 bis) - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 262).
/ 1808, en France
Le 14 juillet 1808, l'Empereur se crée une nouvelle réserve au camp de Rennes où il groupe 6.000 hommes en 2 Brigades (3es Bataillons des 43e et 51e ; 3 Bataillons du 55e ; 1 Bataillon suisse ; 1 Bataillon de la 1re Légion de réserve ; 1 Bataillon provisoire formé de 2 Compagnies de chacun des 15e, 47e, 70e et 86e de ligne) (Ordre de l'Empereur, Bayonne 14 juillet 1808 ; Berthier à Clarke, Bayonne, 14 juillet 1808, A. H. G., Corr. Mil., 6/10. - In Grasset, A. (Capitaine) : La Guerre d'Espagne (1807-1813), t. 3 Berger-Levrault, 1932, p. 61).
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