Le 46e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 46e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8
"Revue d’inspection passée le - an -
46e Demi-brigade.
Etat-major.
Forty, Chef de Brigade, du - .
Lanchantin, Chef de Bataillon, du 28 Fructidor an 4. Ayant assez d’instruction et de moralité, aimant beaucoup ses plaisirs.
Menu, Chef de Bataillon, du - . Noté par le Général de Division Laroche comme susceptible en raison de ses connaissances, d’un grade supérieur.
Sacré, Adjudant-major, du 1er Brumaire an 5. Officier assez instruit, bonne tenue, mais un peu têtu.
Kail, Adjudant-major, du 1er Brumaire an 5. N’est pas instruit autant que son métier l’exige, bonnes mœurs, bonne tenue.
Paul, Adjudant-major Capitaine, du - . Mœurs et talents militaires, bon Adjudant-major.
Evrard, Quartier-maitre, du 1er Brumaire an 5. Intelligent, bonnes mœurs, bon Quartier-maitre trésorier.
Gautreau, Quartier-maitre trésorier, du - . Réunit à beaucoup de moralité et aux connaissance de son état des moyens militaires, est susceptible d’être employé avantageusement soit dans l’administration ou l’état-major.
- , Adjudant sous-officier, du - .
- , Adjudant sous-officier, du - .
- , Adjudant sous-officier, du - .
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Bonnéteau, Chef de Bataillon, présent.
Administration" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
"46e Régiment d’Infanterie de Ligne, composé de 3 Bataillons
Le 1er et 2e Bataillons au camp de ; le 3e à l’Ille.
Revue passée le 5 jour complémentaire an 12 à Lille.
Tableau n°1 : situation sommaire du corps à l’époque de la revue ; se trouve au tableau placé à la fin de toutes les revues.
Esprit du corps : depuis 7 années que je connais ce corps, il a toujours fait preuve d’un excellent esprit. Il est très attaché à ses devoirs, à la gloire et au gouvernement.
Instruction théorique des officiers. Très bien tenue par les connaissances et le zèle du major. Des sous-officiers. L’examen que j’ai fait faire en ma présence, m’a prouvé combien ils avaient profité de l’instruction qui leur a été donnée par le major ; je désirerais même que Son Excellence le Ministre de la guerre leur accorde quelque gratification à la disposition du major.
Instruction pratique des officiers : Bonne mais d’après les principes de l’ordonnance de 1791. Des sous-officiers, même observation. Du soldat, les 50 hommes environ que j’ai vu à l’instruction sont en état d’entre aux bataillons de guerre lorsqu’ils seront demandés.
Exécution des ordres donnés par l’inspecteur à la précédente revue : je n’ai pu juger s’ils ont été suivis par les bataillons de guerre au camp. Le 3e bataillon m’a paru avoir observé ceux du général Michaud.
Manœuvres : N’ont pu être jugées, que par la formation d’une division ; surtout les différents mouvements que j’ai fait exécuter aux officiers m’ont prouvé que l’on avait strictement suivi les principes de l’ordonnance de 1791 et que l’instruction avait été soignée.
Discipline : L’exemple que donnent à cet égard les officiers est bien suivi par le soldat.
Espèce d’hommes en général : Petite et défectueuse dans les deux contingents fournis par le département de l’Orne. Il y a un sixième de conscrits infirmes et susceptibles de réforme ; la désertion a été considérable et toujours parmi les conscrits. Les anciens soldats sont attachés à leurs drapeaux et l’esprit en est bon et militaire.
Tenue : Très régulière. Ce corps a les cheveux coupés et tenus très proprement.
Finances : La comptabilité du corps pendant l’an XI est tenue avec beaucoup d’ordre et de régularité ; les dépenses sont faites avec économie ; on ne peut rendre qu’un compte avantageux de la manière dont le corps a administré les finances. Le quartier maitre mérite des louanges. La comptabilité de l’exercice courant est généralement bien tenue et l’emploi des fonds géré avec ordre et économie. Les membres du conseil d’administration sont des hommes probes et sages mais tous ne sont pas administrateurs.
Habillement : Sur les 313 hommes présents à la revue, il y avait d’habillé à neuf 120 hommes par l’effet des remplacements de l’an 12. 147 portaient leur habit depuis 18 mois et 44 conscrits de l’an XI et de l’an XII qui n’étaient pas habillés.
Le drap bleu est de la plus mauvaise qualité ainsi que les tricots envoyés par les magasins du gouvernement ; les façons sont inégales, trop justes et sans régularité ; les habits étranglés sur la poitrine ; les culottes manquées dans leurs coupes. Il a été laissé un ordre à cet égard.
Equipement : Les deux bataillons au camp de Boulogne sont complètement équipés à neuf. Il en est de même du 3e bataillon.
Il existe encore beaucoup de vieux havresacs qui seront remplacés à mesure que la masse sera complète.
Armement : En très bon état, bien entretenu, et toutes les armes sont de la dimension prescrite. Le procès-verbal ci-joint le constate.
Casernes quant aux bâtiments et effets attenants : Ce bataillon occupe la citadelle ; les bâtiments en sont bons, mais il y manque quelques effets que le génie doit y faire placer tels que râteliers d’armes, portes manteaux, etc.
Chambrées quant aux fournitures de casernement : Les fournitures de casernement sont très bonnes en général ; elles appartiennent à l’entrepreneur de ce service.
Quant à l’ordinaire : Le soldat y emploie tout son prêt vu la cherté de la viande et se nourrit bien.
Magasin : Quant au logement, très propre à cet usage tant pour la sureté que pour la conservation des effets.
Quant aux fournitures qui s’y trouvent : Sont bien classées et soignées.
Hôpitaux : L’hôpital est bien tenu ; le local sain ; les infirmiers font leur devoir ; les fournitures en linges sont passables Le bouillon est bon, le vin et la bière de bonne qualité ; le pain de même.
Il n’y existe à cette époque aucune plainte ni aucune maladie contagieuse. Ce service est d’ailleurs exemplairement surveillé par le général Leclaire.
Prison. Il n’en existe plus.
Salle de discipline. Il y en a deux, celle pour les sous-officier tenue selon les règlement. Il y existe des demi-fournitures.
Manutention des vivres. Le pain de munition est bon.
Pain de soupe. Est de la meilleure qualité, la distribution s’en fait selon l’arrêté du 24 frimaire an XI.
Fin du n°1.
Ordres donnés par l’Inspecteur général.
Comptabilité en deniers. Le général de division Schauenburg inspecteur général d’infanterie, après avoir examiné les registres relatifs à la comptabilité ou deniers et les ayant trouvé avec beaucoup d’ordre et de régularité les a arrêtés jusqu’au 1er vendémiaire 12.
Quant à ceux particuliers prescrit par l’art. 53 de l’instruction du ministre de la guerre pour l’inspection des troupes en l’an 12, le conseil nous a présenté savoir celui constatant :
1° Les recettes et dépenses de la 2e portion de la masse générale.
2° Les sommes appartenant à la masse de linge et chaussure, et le compte ouvert avec chaque capitaine.
3° Les sommes composant la masse du produit des amendes et les dépenses à sa charge.
4° Le registre concernant le chauffage.
Mais comme il ne présente pas la comptabilité en matière on en commence un nouveau qui fera connaitre les sommes appartenant à cette masse et les dépenses à sa charge.
Outre le registre ci-dessus, le conseil en fera établir encore deux dont l’un constatera les recettes et dépenses de la masse de pain de soupe, et l’autre celles de la masse de médicaments, bandages, linge et charpie.
Comptabilité en effets. Les registres de l’officier chargé de l’habillement, équipement et armement n’ayant pu être présentés et arrêtés par le sous inspecteur aux revues Bonnet, chargé de l’apurement des comptes du 46e régiment pendant l’an XI, vu qu’ils se trouvent entre les mains du capitaine chargé de cette partie, resté au bataillon de dépôt que le dit sous inspecteur aux revues faisait son travail à Boulogne aux bataillons de guerre et ne l’ayant été pour l’exercice de l’an XI que par trimestre, considérant néanmoins que le registre de l’habillement équipement et armement présent le résultat de la comptabilité de ces diverses parties, arrêtées par le sous inspecteur aux revues Gillibert ayant la police du corps, et le restant en magasin repris pour l’an XII. L’inspecteur général les a arrêtés jusqu’au 1er thermidor XII. L’inspecteur général les a arrêtés jusqu’au 1er vendémiaire an XII ou recommande au conseil de continuer son exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration et de mettre la plus grande régularité. Lorsque les registres actuels tracés à la main seront remplis, il s’en procurera d’imprimés.
Tenue : L’inspecteur général a été très satisfait de la tenue de MM. les officiers, de celle des sous-officiers et soldats présents sous les armes ; la buffleterie entretenue mais irrégulièrement placée, ainsi que les chapeaux qui devront l’être conformément au règlement de police intérieure.
L’étoffe des habits et les teintes ont été trouvées d’une aussi mauvais qualité que mesquinement coupés, et mal façonnés, tous les habits sont étranglés sur la poitrine et en général trop petits et à dater de cette revue, on fera exécuter l’instruction suivant.
Voyez ordre du 28e régiment concernant cet article.
Souliers. Ils ont été trouvés de bonne qualité , bien façonnés, et d’un prix convenable ; leur empeigne devra cependant mieux emboiter le pied et atteindre la cheville sans la gêner.
Instruction. La bonne position, le degré d’ensemble dans les maniements d’armes prouvent que l’instruction a été dirigée avec autant de talent qu’exécutée avec zèle. Le général a été très satisfait du degré d’instruction des officiers, sous-officiers et soldats.
M. le major Dellard ajoutera seulement à la bonne instruction qu’il a déjà établie celle de faire exécuter les manœuvres de détail sans armes et des principes pour placer plus correctement sa troupe sur toutes les manières de se présenter sur une ligne.
Désertion et congés refusés aux hommes atteints du mal vénérien. Voyez 28e régiment.
Retenues. Il ne pourra être fait au soldat sous quelque prétexte que ce puisse être d’autre retenues que celles prescrites par les règlements, et que la dépense occasionnée pour la musique n’excède pas un jour de solde par mois pour les officiers de chaque grade.
Hommes réformés, enrôlés volontaires, passant d’un corps à un autre. Voyez 28e régiment.
Versement des fonds dans la caisse par l’intendant militaire. Voyez 28e régiment.
Conservation des armes. Idem.
Hommes proposés pour la récompense nationale. Les dix hommes proposé à la récompense nationale resteront au corps jusqu’à ce que le ministre ait fait connaitre l’intention de l’Empereur sur l’objet de leur demande.
Exécution et transcription du présent ordre. Voyez 28e régiment.
Fin de l’ordre de l’inspecteur général.
Etat n° 2. Notes des Officiers.
Jean Pierre Dellard, major, âgé de 30 ans. Le colonel. Très instruit, ayant beaucoup de pratique, fort sage, attaché à ses devoirs et les remplissant bien ; susceptible d’avancement méritant l’attention du gouvernement par son grand zèle pour le service.
L’inspecteur général. A la revue que j’ai passé en l’an 10 de la 36e demi-brigade, j’ai désigné cet officier comme l’un des chefs de bataillon auquel j’avais remarqué le plus d’instruction. C’est avec un nouveau plaisir que je le désigne maintenant comme un des majors le plus fait pour occuper ce grade important. C’est au zèle et à l’exactitude d’un jeune et brave officier qu’est due la bonne instruction et discipline qui règne dans le 3e bataillon du 46e régiment.
Etienne Gauthier, chef de bataillon, âgé de 43 ans. Le colonel. Voyez la note de M. Dellard.
L’inspecteur général. Ce chef serait utilement placé dans un corps ou le colonel le fasse servir plus régulièrement ; surveille sa conduite et son instruction.
Louis Marie Gotreau, capitaine quartier maitre trésorier, âgé de 34 ans. Le Colonel. Instruit, sa conduite militaire et administrative a décidé son admission à la légion d’honneur ; susceptible d’avancement.
L’inspecteur général. Propre à la place qu’il occupe.
Bailly, chirurgien aide major. Le Colonel. Il y a très peu de temps qu’il est au régiment ; parait très attaché à ses devoirs.
L’inspecteur général. A montré des connaissances dans les visites qu’il a fait pendant la revue des hommes à réformer.
Pierre Lagier, adjudant-major, âgé de 32 ans. Le colonel. Instruit, attaché à ses devoirs et les remplissant bien ; très bonne conduite ; membre de la légion d’honneur ; susceptible d’avancement.
L’inspecteur général. Très à sa place, ayant l’instruction nécessaire pour le grade qu’il occupe.
Jean Triboulez, capitaine, âgé de 39 ans. Le colonel. Passablement instruit, bonne conduite ; officier de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Cet officier est très estimé dans le corpssert régulièrement, est très à sa place.
Pierre Suchet, capitaine, âgé de 29 ans. Le colonel. Instruit, a de la pratique, moralité recommandable ; sa bonne conduite l’a fait choisir pour aller au recrutement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Charles Claude Masson, capitaine, âgé de 44 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique, a néanmoins de la conduite, mais beaucoup d’originalité dans le caractère.
L’inspecteur général. Dans l’examen que j’ai fait de l’instruction de cet officier, je l’ai trouvé au courant de celle qui lui est essentielle.
Olivier Roch Létang, capitaine, âgé de 44 ans. Le colonel. Instruit, bonne conduite, attaché à ses devoirs, membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Encore très en état de servir au courant de son instruction, est très bien à sa place de capitaine.
Degan Blaise, capitaine, âgé de 30 ans. Le colonel. Instruit, a de la pratique, officier distingué et d’une conduite sans reproche. Membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Confirmé.
Eloi Para, capitaine, âgé de 41 ans. Le colonel. Passablement instruit ; a de la pratique ; bonne conduite ; membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Confirmé.
Louis François Boïwaert, capitaine, âgé de 28 ans. Le colonel. Passablement instruit, a de la pratique, bonne conduite ; membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Confirmé.
Joseph Douarche, capitaine, âgé de 35 ans. Le colonel. Point instruit, peu de pratique, peu attaché à ses devoirs et les négligeant pour ses plaisirs ; membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Cet officier avait quelques dettes qui sont acquittées ; il est surveillé par le major, et envoyé à son instruction journalière.
Martial Pierre Nicolas Maillard, capitaine, âgé de 32 ans. Le colonel. Instruit, a de la pratique, brillante éducation ; assez sage ; membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. Est au courant de son instruction, mais a besoin d’être surveillé vu son inclination à la débauche.
Jean François Doby, lieutenant, 32 ans. Le colonel. Point instruit, peu de pratique, moralité équivoque, sans mériter de reproches graves, d’une santé débile.
L’inspecteur général. Cet officier a montré beaucoup de zèle pour son instruction à laquelle il se livre maintenant.
Joseph Isac, lieutenant, âgé de 38 ans. Le colonel. Passablement instruit, a de la pratique ; bonne conduite.
L’inspecteur général. Confirmé.
Jean François Frerelet, lieutenant, âgé de 38 ans. Passablement instruit, sa bonne conduite et une blessure grave ont déterminé son emploi au recrutement, dit le colonel.
L’inspecteur général. En recrutement.
Thomas Curary, lieutenant, âgé de 34 ans. Le colonel. Instruit, a de la pratique. Officier distingué méritant de l’avancement ; est en recrutement ; membre de la légion d’honneur.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jean Monnega, lieutenant, 34 ans. Le colonel. Instruit, beaucoup de pratique ; fort sage ; plein de zèle et d’aptitude au service, susceptible d’avancement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jean Cosme Letellier, lieutenant, 31 ans. Le colonel. Voyez les notes de M. Monéga.
L’inspecteur général. Cet officier a des moyens et des connaissances administratives, ajoutant à cela assez d’instruction pour faires les fonctions d’adjudant major.
Joseph Alexandre Leroux, lieutenant, âgé de 31 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique, un peu jeune, une blessure grave décidé son emploi au recrutement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Joseph Bonnefoy, lieutenant, âgé de 30 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique ; sa conduite privée n’est pas sans reproche.
L’inspecteur général. Nouveau promu au grade de lieutenant, montre beaucoup de zèle à remplir ses devoirs et gagne à son instruction, attendu qu’elle est maintenant bien dirigées par le major.
Pierre Mailhes, sous-lieutenant, âgé de 34 ans. Le colonel. Peu de pratique, peu instruit. Bonne conduite, nouvellement promu au grade d’officier.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jean Peychaud, sous-lieutenant, âgé de 30 ans. Peu instruit, point de pratique. Bonne conduite, dit le colonel.
L’inspecteur général. A déjà beaucoup gagné pour son instruction.
Chautemps, sous-lieutenant, 30 ans. Le colonel. Instruit, de la pratique ; bonne conduite.
L’inspecteur général. Très à sa place et pourra devenir très propre à la place d’adjudant major.
Barré, sous-lieutenant, 30 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique, nouvellement promu au grade d’officier et a besoin d’en prendre le ton.
L’inspecteur général. Nouvellement promu, s’acquitte exemplairement de ses devoirs, est chargé de l’armement.
Honoré Marie Gauthier, sous-lieutenant, 38 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique ; bonne conduite, mais peu de moyens et d’aptitudes pour l’état militaire.
L’inspecteur général. Cet officier sert avec beaucoup de zèle et remplace le peu d’intelligence qu’il possède par une conduite exemplaire et de l’exactitude à son service.
Cartier, sous-lieutenant, 41 ans. Le colonel. Peu instruit, fait officier à l’ancienneté ; brave de sa personne et ayant une assez bonne conduite.
L’inspecteur général. En recrutement.
Pierre Jezeau, sous-lieutenant, âgé de 33 ans. Le colonel. Peu instruit, peu de pratique ; a de la conduite et de la bonne volonté.
L’inspecteur général. Est à sa place et vient de gagner pour son instruction.
Plage, sous-lieutenant, 30 ans. Le colonel. Passablement instruit, peu de pratique et nouvellement promu au grade d’officier.
L’inspecteur général. Voyez M. Jezeau.
Fin du n°2
Etat n°3 des emplois vacants dans le corps.
1 de lieutenant de grenadiers au 3e bataillon par le passement du sieur Leroy dans la garde impériale. Le ministre de la guerre a donné avis de sa nomination au sieur Barrivée mais ce dernier n’a point rejoint ni donné de ses nouvelles.
1 de sous-lieutenant 3e compagnie 3e bataillon par la nomination du sieur Bonnefoy à une lieutenance. Le mémoire de proposition a été adressé à Son Excellence le ministre de la guerre en faveur du sieur Garnier, adjudant sous-officier, au 3e bataillon, le 15 thermidor an 12.
Etat n°4 des militaires admis à la haute paye.
1 sergent à dater du 1er vendémiaire an 12
1 caporal à dater du 1er prairial an 11.
3 fusiliers au -- 11.
Etat n°5 des militaires admis à la légion d’honneur.
1 colonel, 1 major, 3 chefs de bataillon, 1 quartier maitre, 3 adjudants majors, 18 capitaines, 5 lieutenants, 3 sous-lieutenants, 1 tambour major, 1 sergent major, 2 sergents, 2 caporaux.
30
Etat n°6 des hommes désignés pour garde impériale.
5 caporaux, 4 grenadiers.
Etat n°7 des enfants admis à la demi-solde.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°8 des hommes à réformer.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°9 des hommes à réformer par défaut de taille.
Néant.
Etat n°10 des hommes dont la présence peut être nuisible au corps.
Néant.
Etat n°11 des hommes proposés pour la récompense.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°12 des hommes proposés pour les invalides et vétérans.
Voyez le tableau du personnel ci-après.
Etat n°13 avec le n°12 ci-dessus.
Etats n°14, 15 et 16 n’étaient pas compris dans la nomenclature de l’inspection de cette année.
Etat n°17 situation des finances.
Voyez le tableau des finances ci-après.
Etat n°18 de l’habillement et équipement en service.
Voyez le tableau de l’habillement ci-après.
Etat n°19 de l’habillement et équipement existant en magasin et des mouvements survenus pendant l’année.
Voyez le tableau ci-après de l’habillement.
Etat n°20 de l’habillement et équipement qui reviennent pour les remplacements.
Voyez le tableau ci-après de l’habillement.
Etat n°21 situation de l’armement.
Voyez le tableau ci-après" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Cette revue d'inspection est suivie d'un premier tableau intitulé "Situation générale des finances de tous les corps compris dans l’inspection du général Schauenburg pour l’an 12", qui indique pour le 46e Régiment :
Masse générale. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 20097 ; recette de l’année : 65583 ; total : 85680 ; dépense de l’année : 102252 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Masse de linge et chaussure. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 27000 ; recette de l’année : 36741 ; total : 63742 ; dépense de l’année : 23578 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 40163.
Masse de chauffage. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 583 ; recette de l’année : 4776 ; total : 5360 ; dépense de l’année : 4741 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 618.
Masse de pain et soupe. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 592 ; recette de l’année : 18766 ; dépense de l’année : 19359 ; dépense de l’année : 17828 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 1531.
Masse de médicaments. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 100 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Masse des amendes. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 1607 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Total général des fonds en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 24033.
L'Inspecteur général Schauenburg note au sujet de la masse générale, que "Le 46e régiment a un déficit à la même masse de 16572" et : "Voyez au verso de ce feuillet la notice sur les masses portées au présent tableau.
Masse générale. Elle est établie par l’arrêté du 17 frimaire an 11 et divisée en 2 parties. 1° La 1ère partie de 18 francs par an et par homme reste à la disposition du gouvernement ; elle sert à payer les draps et autres objets que le ministre fait fournir aux corps ; il fait venir dans ses bureaux un compte ouvert avec chaque corps ; les corps qui se trouvent avoir un excédent de recette par le résultat de ce compte sont les maitres de l’employer l’année suivante à tel genre de fournitures que bon leur semble, en les demandant au ministre directeur. Si les corps redevaient, on leur ferait une retenue sur les fournitures de l’année suivante.
2° La 2e partie qui est composée de 17 francs par an et par homme ; cette partie est payée aux corps tous les mois, sur un décompte particulier ; elle est chargée de tous les achats et de tous les genres de dépenses déterminés par l’arrêté susdit du 17 frimaire an 11. Les corps en tiennent un registre conforme au modèle annexé audit arrêté. Tous les achats qu’ils font doivent être approuvés par le directeur ministre ; et les inspecteurs généraux vérifient les dépenses de toutes les espèces, suivant qu’elles sont déterminées par les arrêtés.
Le produit de cette masse se compose encore des morts, désertés, rayés des contrôles et congédiés étant chez eux ; de même que de ce qui pourrait revenir auxdits hommes pour une solde arriérée qui n’aurait été payée qu’après leur départ.
Masse de linge et chaussure. Elle est établie par le règlement de comptabilité du 8 floréal an 8 ; elle se compose d’une retenue d’un sol par jour qu’on fait sur la solde de chaque soldat ; cette retenue est de huit centimes par jour pour les sergents majors, sergents et caporaux fourriers ; le complet de cette masse est de 27 francs pour les sous-officiers et de 18 francs pour les caporaux et soldats.
Elle est chargée de fournir aux uns et aux autres, par le produit ci-dessus déterminé, tous les effets de petit équipement ; la quantité et l’espèce de ces effets sont déterminées par le même règlement.
Cette masse reçoit encore la portion de solde que les semestriers laissent pendant leur absence, et le partage en est fait après la rentrée des semestriers, entre tous ceux qui ont fait le service pendant leur absence.
Si ces produits sont insuffisants pour les soldats, on n’a d’autres ressources que de leur faire faire le service des travailleurs au prix réglé pour tout le régiment ; ce qui forme encore une autre branche de recette qu’on doit également enregistrer au compte des hommes qui ont fait les services.
Indépendamment du registre que le conseil d’administration fait tenir par le quartier maitre, pour tout le régiment, conformément au tableau indiqué par l’arrêté du 8 floréal an 8, et suivant encore ce qui est prescrit par l’autre arrêté du 17 frimaire an 11, chaque sous-officier ou soldat a son compte ouvert sur le grand registre du capitaine. Ce compte doit être signé par le sous-officier ou soldat ; ou sa marque faite en présence de témoins, afin que quand un homme meurt à l’hôpital, on ne puisse pas lui écrire des effets qu’il n’a pas reçu ;cette formalité est d’autant plus nécessaire que c’est par relevé du registre du capitaine qu’on forme le grand tableau dont on vient de parler, lequel sert de base au registre du conseil d’administration.
Indépendamment encore de toutes ces pièces, le compte de chaque homme doit être écrit sur son livret, ainsi que tous les objets de petit équipement qu’on lui délivre, au fur et à mesure des livraisons.
Masse de chauffage. Etablie par arrêté du gouvernement du 23 fructidor an 8 ; voyez encore la circulaire interprétative du 23 vendémiaire an 9.
Une portion de cette masse est mises à la disposition des corps et payée tous les mois sur un décompte particulier ; cette portion est déterminée tous les ans par le ministre, pour chaque division territoriale, en raison de la cherté des combustibles ; elle paye 1° le chauffage de la troupe dans les casernes ; un nombre d’officiers et de sous-officiers doivent en être chargés ; 2° le chauffage et la lumière des corps de garde, suivant la revue desdits corps de garde établie par le commissaire des guerres.
L’autre portion de cette masse qui est à beaucoup près la plus forte , reste à la disposition du ministre pour faire face aux fournitures de campagne ci-après 1° marmites, 2° gamelles, 3° grands et petits bidons, 4° barils à eau, 5° sacs à marmites, 6° outils, 7° sacs à outils, 8° couvertes.
Le ministre n’envoie pas de compte aux régiments pour cette portion.
Masse de pain de soupe. Etablie par arrêté du gouvernement du an 10 ; la troupe a commence à en jouir au 1er germinal an 11 ; le produit est d’un sol par jour et par homme présent ; le gouvernement viendrait au secours des divisions où ce produit ne suffirait pas, attendu qu’il doit être distribué 4 onces de pain de soupe à chaque homme par jour, sans qu’on puisse en donner moins. Le régiment reçoit ce produit tous les mois ; il en tient un registre très exact. On passe un marché avec un boulanger, et su par ce marché, il y a des économies, aucun soldat ne peut réclamer le partage de la masse qui en résulte.
Masse des médicaments. Etablie par arrêté du 9 frimaire an 12 ; elle est déterminée tous les ans par le ministre ; elle ne peut excéder 1000 frs par régiment ; elle sert à l’achat des médicaments et autres objets nécessaires au traitement des maladies indiquées par ledit arrêté. Le régiment en tient un registre particulier.
Masse des amendes. Etablie par arrêté du gouvernement du 19 vendémiaire an 12 concernant la désertion ; tous les condamnés doivent payer une amende de 1500 frs et les corps doivent en faire recette ; elle sert à payer les frais de procédure des conseils de guerre spéciaux, suivant qu’ils sont déterminés par le règlement ; le surplus doit être employé par le corps au remplacement des déserteurs condamnés, par des enrôlements volontaires ; on tient registre de cette masse" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un second tableau, intitulé "Situation générale de l’habillement et du petit équipement de tous les corps dont le général Schauenburg a fait l’inspection en l’an 12", nous lisons, pour le 46e Régiment :
Etoffes.
Existantes en magasin à la dernière revue. Draps - ; tricot - ; doublure - ; toile -.
Reçues depuis la dernière revue. Draps 5300 mètres ; tricot 5120 mètres ; doublure 15138 mètres ; toile 5338.
Emploi des étoffes.
Etoffes en magasin lors de la revue. Draps 1755 mètres ; tricot 27 mètres ; doublure 5821 mètres ; toile 3 mètres.
Effet en service au moment de la revue. Habits 1950 ; vestes 1950 ; culottes 2086 ; bonnets 82.
Effet de petit équipement.
En magasin lors de la dernière revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau 18.
Acheté ou reçu depuis la dernière revue. Chemises 2137 ; bas 2296 ; souliers 2243 ; guêtres 2264 ; sacs de peau 937.
Reste en magasin au moment de cette revue. Chemises 13 ; bas - ; souliers 174 ; guêtres 304 ; sacs de peau 10 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le troisième tableau s'intitule "Situation générale de l’armement et de l’équipement au moment de la revue d’inspection du général Schauenburg". Il indique pour le 46e Régiment :
Armement.
En magasin à la dernière revue. Fusils 1890 ; baïonnettes 1890 ; sabres 613.
Reçu depuis la dernière revue. Fusils 300 ; baïonnettes 300 ; sabres 20.
Pertes depuis la dernière revue. Fusils - ; baïonnettes - ; sabres -.
Reste au magasin au moment de la revue ou au régiment. Fusils 2190 ; baïonnettes 2190 ; sabres 633.
A fournir pour les remplacements. Fusils - ; baïonnettes - ; sabres -.
Equipement.
Existant en magasin lors de la dernière revue ou au régiment. Gibernes 1579 ; porte giberne 1532 ; bretelle de fusils - ; baudriers 168 ; colliers de tambours 45 ; caisse de tambours 54.
Reçu depuis la dernière revue. Gibernes 300 ; porte giberne 347 ; bretelle de fusils 2300 ; baudriers 281 ; colliers de tambours 9 ; caisse de tambours -.
Reste en magasin au moment de la revue ou au régiment. Gibernes 1879 ; porte giberne 1879 ; bretelle de fusils 1879 ; baudriers 449 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un quatrième tableau, intitulé "Etat des effets d’habillement et d’équipement qui reviennent aux régiments inspectés par le général Schauenburg, pour leur remplacement", le Général Schauenburg note, pour le 46e Régiment :
Habillement. Habits 1131 ; vestes 1131 ; culottes 2261 ; chapeaux 1131.
Equipement. Gibernes 109 ; baudriers 22 ; bretelles de fusils 109 ; caisses de tambours 3 ; colliers de tambour 3 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un cinquième tableau intitulé "Tableau numérique des conscrits des années 11 et 12 reçus par les régiments désignés ci-dessous pendant le courant de l’an 12, et observations sur la désertion et la réforme d’un grand nombre de ces hommes et les résultats pour les corps" indique pour le 46e Régiment :
Noms des départements qui les ont fournis Orne, Nord, Escaut.
Nombre de conscrits incorporés 868.
Désertion en route avant l’incorporation 70.
Désertion après l’incorporation : Au 3e bataillon ou aux bataillons de guerre et allant les joindre 130 ; dépenses du corps pour l’habillement des déserteurs 8035 ; frais de jugements et d’habillement pour les condamnés 2072 ; dépenses pour les amnistiés des travaux rentrés 1027 ; total de la dépense occasionnée par la désertion 1134 ; produit des amendes imposées aux condamnés.
Réforme. Nombre de conscrits réformés 74. De remplaçants réformés 8. Dépenses du corps pour leur habillement 3116. Du gouvernement pour solde et pain 9643. Total des dépenses occasionnées par les réformés 12759.
Indication des dépenses. Au compte du corps 14250 ; au compte du gouvernement 9643.
Total général des dépenses faites pour les réformés et les déserteurs 23893.
Et le Général Schauenburg ajoute en note : "Observations qui doivent être en marge du tableau d’autre part ...
46e régiment. Orne, Nord, Pas-de-Calais. Le département de l’Orne affecté particulièrement au recrutement du corps, fournit en général des hommes malingres, mal conformés, petits, et d’un très mauvais esprit ; le conseil de recrutement a continuellement été en opposition au désavantage du corps, avec le capitaine de recrutement, qu’il a forcé d’admettre, malgré ses justes représentations, les mêmes hommes que l’on réforme aujourd’hui, ce qui diminue d’autant la force du régiment" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un sixième tableau, intitulé "Inspection général d’infanterie faite par le Général Schauenburg. Situation général du personnel des Régiments d’infanterie stationnés dans la 16e division militaire, avec les mutations survenues depuis la dernière revue, le détail des hommes présents, des réformés et de ceux congédiés avec récompense" donne la composition de l’effectif du 46e Régiment au 5e complémentaire an 12 :
Officiers : 1 Colonel, 1 Major, 3 Chefs de Bataillons, 1 Quartier maitre, 3 Adjudants majors, 27 Capitaines, 26 Lieutenants, 26 Sous-lieutenants, 5 Chirurgiens ; total 93, dont 23 présents, 53 aux Bataillons de guerre, 7 détachés, aucun à l’hôpital du lieu, aucun à l’hôpital extérieur, aucun en congé, 10 embarqués.
Sous-officiers et soldat : 17 petit état-major, 27 Sergents majors, 108 Sergents, 26 Caporaux fourriers ; 207 Caporaux, 171 Grenadiers, 1328 Fusiliers, 50 Tambours, 12 enfants de troupe ; total 1946 dont 197 présents, 1184 aux Bataillons de guerre, 55 détachés, 19 à l’hôpital du lieu, 74 à l’hôpital extérieur, 1 en congé, 1 déserteur, 415 embarqués.
Mutations :
L’effectif était à la dernière revue de 1833.
Recettes : 901 recrues, 13 venus d’autres Corps, 39 rayés rentrés, total 953. L’effectif devrait donc être de 2786.
Pertes : 60 morts, 266 désertés, 34 réformés avant la revue, aucun partis avec congé absolu, aucun rayés par jugement, 363 rayés par longue absence, 10 passés dans d’autres corps, 12 faits officiers, 95 réformés par l’Inspecteur général ; total 840. L’effectif reste donc à 1946.
Si l’on déduit encore les : 3 proposés pour la réforme ; 7 proposés pour les Vétérans ; aucun proposé pour les Invalides ; total 10. L’effectif ne sera que de 1936.
Or comme le complet de paix étant de 2261, il y aura un manque au complet de 325 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Enfin, dans un dernier tableau, nous avons le "Détail des présents au Bataillon de dépôt et de ceux réformés, de ceux congédiés avec récompense, ainsi que de ceux susceptibles d’avoir la haute paye sur tout le régiment; il indique pour le 46e Régiment :
Présents :
Officiers : 1 Major, 1 Chef de Bataillon, 1 Quartier maitre, 1 Adjudant major, 8 Capitaines, 4 Lieutenants, 6 Sous-lieutenants, 1 Chirurgien ; total 23.
Petit Etat-major : 1 Adjudant sous-officier, 1 Tailleur, 1 Guêtrier, 1 Cordonnier, aucun armurier, aucun Tambour-major, aucun Caporal tambour, aucun Musicien, total 4.
Sous-officiers et soldat : 9 Sergents majors, 9 Sergents, 8 Caporaux fourriers ; 37 Caporaux, 37 Grenadiers, 74 Fusiliers, 13 Tambours, 6 enfants de troupe ; total 197.
Total général : 220.
Réformés : aucuns Sergents-majors, 1 Sergent, 1 Caporal fourrier, 9 Caporaux, 84 grenadier, Fusiliers et Tambours. Total 95.
Congédiés. Officiers : Aucun Chef de Bataillon, aucun Capitaines, aucun Lieutenant, aucun Sous-lieutenant ; total 0. Sous-officiers et soldats : aucun Sergent-major, aucun Sergent, aucun Caporal fourrier, 1 Caporal, 9 Grenadiers, Fusiliers et Tambours ; total 10. Total général 10.
Haute paye. 10 ans de service, 2 Sergents et Caporaux, 2 soldats ; total 4. 15 ans de service, aucun Sergents et caporaux, aucun soldat ; total 0. 20 ans de service : 1 Sergents et Caporaux, aucun soldat ; total 1. Total général : 5.
Enfants. D’Officiers : aucun ; de Sous-officiers et soldats 12 ; total 12 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le "Bulletin des mouvements de troupes ordonnés par le Ministre pour la garde des camps (Du 1er au 20 septembre 1805)" indique :
Boulogne, camp de gauche.
3e Bataillon du 46e de Ligne, 508 hommes, y compris 23 aux hôpitaux, 2 en jugement. Départ de Lille le 14 Fructidor, arrivée à Boulogne le 18
(Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 447).
Le 1er jour complémentaire an 13 (18 septembre 1805), le Général Belliard écrit : "D'après l'autorisation de S. A. S. le prince Murat, M. Vaprier, lieutenant au 57e régiment, peut faire entrer à Strasbourg 610 capotes et 1600 paires de souliers, qu'il a fait confectionner de l'autre côté du Rhin. Lorsque ces fournitures entreront, M: Vaprier sera sur la rive pour les recevoir et il remettra au chef du bureau des douanes la présente autorisation, qui, après avoir vérifié les objets désignés ci-dessus, la renverra au chef de l'état-major général.
Pareille autorisation a été donnée à M. Kail, adjudant-major au 46e régiment, pour faire entrer 600 capotes et 1600 paires de souliers" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 570).
Le 4e complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements pour les Divisions du 4e Corps de la Grande Armée. 2e Division. Le 46e Regiment de 1igne a son 1er Bataillon à Berg et Neubourg; son 2e Bataillon à Hagenbach et Pforz (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
4e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
2e division.
46e de Ligne. 2 Bataillons, 1733 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 5 vendémiaire an 14 (27 septembre 1805), le Commissaire des guerres Géant écrit, depuis Waghaüsel, au général Vandamme : "… il a manqué peu de bois, et peut-être chaque régiment en aurait eu suffisamment, si la répartition eût été faite avec ordre. Mais il en a été donné neuf voitures à chacun des 4e, 57e et 46e régiments …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 514).
Le 7 vendémiaire an 14 (29 septembre 1805), le Général Vandamme adresse, depuis Gochsheim, son Rapport au Maréchal Soult : "… Mon commissaire des guerres me rend compte que M. le grand bailli de Bruchsal, qui devait fournir à la division l'eau-de-vie pour un jour et la viande pour deux, a manqué à ces deux engagements. L'eau-de-vie n'a point été distribuée au 57e régiment et elle est due au deux bataillons du 46e régiment. La viande n'a été fournie à aucun de ces deux régiments. Pour réparer le tort du bailli de Bruchsal, Il a été requis de celui de Gochsheim l'eau-de-vie et la viande qui ont manqué …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 530).
Le même 7 Vendémiaire an 14 (29 septembre 1805), le Général Vandamme écrit encore au Maréchal Soult : "Monsieur le Maréchal,
J'ai l'honneur de vous rendre compte de la situation de la division, par régiment, ainsi qu'il suit :
... 46e régiment. - A passé marché à Strasbourg pour 2,050 paires de souliers, dont 1250 livrables du 5 au 10 vendémiaire et 800 du 15 au 30. Ils doivent être payés comptant, et le corps manque de fonds. Un officier est envoyé pour l'achat des capotes. La concurrence met beaucoup de difficultés dans cette opération. Ce régiment a un fourgon.
Les régiments n'ont point encore reçu du Ministre les modèles et instructions pour le fourgon d'ambulance, ni les fonds affectés à cette dépense.
Les achats de souliers et capotes ont été très chers à raison de la concurrence.
Les corps ont emporté trois paires de souliers, la moitié de la totalité est usée par la route ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 531).
Le Maréchal Soult écrit également, le 7 vendémiaire an 14 (29 septembre 1805) à l'Ordonnateur : "Le général Vandamme m'a rendu compte que le 57e régiment et un bataillon du 46e n'avaient point reçu d'eau-de-vie à Bruchsal, ni la viande qui était due aux deux régiments pour deux jours, et il m'instruit que pour y suppléer, il avait fait une demande au bailli de Gochsheim, qui est restée sans effet.
Le général Legrand me rend aussi compte que sa division n'a point reçu d'eau-de-vie à Bruchsal.
Pour prévenir, à l'avenir, l'inexécution des ordres qui seront donnés à ce sujet, je vous invite à prévenir les commissaires des guerres des divisions des réquisitions que vous ferez dans les communes à leur portée, pour qu'ils en assurent la rentrée et réclament mème près de leurs généraux l'emploi de la force armée, si l'on est obligé d'avoir recours à ce moyen.
Il conviendrait mème, afin d'éviter le déplacement des denrées et pour ne point perdre de temps, que vous affectassiez aux divisions la totalité ou partie de vos réquisitions, à moins que l'armée ne se trouvât réunie et que, dans ce cas, les versements dussent se faire au quartier général, mais l'application de cette mesure doit dépendre nécessairement de la situation des corps, et, tous les jours, l'ordre de mouvement vous indique quelle doit être la position des divisions.
Je vous ai invité, ce matin, â requérir dans la ville d'Heilbronn tous les objets nécessaires pour former des ambulances provisoires, et à vous occuper de l'établissement d'un hôpital; je désire que vous me fassiez connaitre de suite où en sont ces deux objets, et que vous m'instruisiez si vous avez requis du sel et de l'eau-de-vie pour que la distribution en soit faite à la troupe.
La ville de Wimpfen, à trois lieues de Heilbronn, offre de grandes ressources; vous avez oublié d'y requérir du pain, ainsi que des denrées et des voitures, qu'elle peut fournir à la décharge des bailliages, auxquels vous avez peut-être trop demandé. Je vous invite à prendre des informations sur les facultés de cette commune, et à y envoyer de suite une réquisition, si déjà vous ne l'avez fait.
Je vous préviens que j'ai chargé le général de brigade Margaron, qui est établi à Weinsberg, de requérir dans cette commune 10,000 rations de pain et d'envoyer un parti jusqu'à OEhringen, pour y en requérir 20,000; si ces deux demandes sont remplies, elles doivent avoir produit leur effet demain dans l'après-midi.
Faites-moi connaître, je vous prie, si vous avez la certitude que toutes les réquisitions que vous avez frappées, et surtout celle du pain, seront remplies, car le retard forcé qu'on a été obligé de mettre dans les demandes me laissera de grandes inquiétudes à ce sujet.
Je vous prie aussi de m'instruire si le biscuit et l'eau-de-vie que vous faites venir de Landau sont en route, et l'époque à laquelle vous comptez sur leur arrivée" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 533).
Le Maréchal Soult écrit encore, au Général Vandamme, toujours le 7 Vendémiaire an 14 (29 septembre 1805) : "Monsieur le Général,
Je ne puis qu'applaudir à la disposition que vous avez prise d’envoyer 30 chevaux de relai à M. le chef de bataillon Cabau, pour aider l'artillerie de sa division à sortir du bois de Gochsheim.
Votre commissaire des guerres aurait dû assurer la rentrée de la réquisition que l'ordonnateur en chef avait frappée pour le service de votre division, et ainsi l'eau-de-vie n'aurait pas manqué aux 46e et 57e régiments, et, en cas d'impossibilité ou de retard qui compromit la subsistance de ces deux régiments, de faire au moins rentrer celle que, pour y suppléer, vous aviez frappée sur le bailliage de Gochsheim. Etant obligé de lever des denrées dans le pays, et l'ordonnateur en chef appliquant le produit de ces réquisitions aux divisions, il appartient aux commissaires des guerres d'en suivre l'exécution, et ils en sont même responsables.
J'ai vu avec plaisir, aujourd'hui, que vous aviez pris des dispositions pour que le bois et la paille ne manquassent pas à votre division, dans le camp qu'elle occupe en arrière d'Heilbronn; ces deux objets sont encore de la compétence de votre commissaire des guerres, qui doit en pourvoir les régiments toutes les fois qu'ils sont dans le cas de changer de position" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 535).
Le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Augsburg, au Commandant du détachement du 46e de Ligne : "Monsieur,
Vous voudrez bien partir avec votre détachement le lendemain de votre arrivée à Heilbronn, pour rejoindre votre régiment, en passant par Hall, Ellwangen, Nördlingen et Donauwörth, où vous prendrez des renseignements de l'officier supérieur qui y commande, afin de vous diriger de suite sur votre corps" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 477).
Le 17 octobre 1805, le 46e Régiment d'Infanterie de ligne reçoit 300 bouteilles de vin; le Régiment a aussi un détachement au pain "Haut et bas Rifstissen. - Le 46e n'a point encore fait de rapport" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 880).
Le 30 Vendémiaire an 14 (22 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Mindelheim, au Général Vandamme : "Mon cher Général,
Veuillez bien, conformément aux intentions de M. le maréchal, faire cantonner le 4e régiment à Heimenek, Mindelau, Echenried et Altensteig; le 28e à Nirlewang, Apfeltrach, Gerenstall et Unkenried; le 46e en ville, et le 57e à Unter-Auerbach (qu'il ne faut pas confondre avec Ober-Auerbach), Westemach et Massbeuren. Les villages assignés aux 4e et 57e sont en avant de la ville, ceux du 57e en arrière.
Ces régiments devront se garder très militairement, et recevront vos ordres pour leur réunion sur la route de Landsberg.
Votre avant-garde campera en arrière d'Ober-Auerbach, et aura quatre compagnies dans ce village" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1043).
Un "Etat de situation des différents détachements envoyés par les bataillons de dépôt et qui doivent être arrivés à Spire le 18 brumaire et en partir le 19", signé par l'Adjudant commandant Petiet, indique, pour la 2e Division du 4e Corps d'Armée, que le détachement du 46e Régiment d'Infanterie de Ligne, fort de 109 hommes, Officiers compris, est arrivé le 26 Vendémiaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1170).
Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
4e corps d'armée. Commandant en chef. Maréchal Soult. 2e Division du 4e Corps. Général de Division. VANDAMME. 24e Légère (2 Bataillons) ; 4e de Ligne (2 Bataillons) ; 28e de Ligne (2 Bataillons) ; 46e de Ligne (2 Bataillons) ; 57e de Ligne (2 Bataillons). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
Le 7 Brumaire an 14, le Chef d'état-major de la 2e Division du 4e Corps rédige le rapport suivant : "Ce matin, vingt-huit voitures de pain ont été remises à la division à 4 heures du matin. Le 46e a reçu pour un jour, et le 4e pour deux jours. Le 28e avait reçu de Munich. Les corps ne s'étant point présentés avant leur départ à la distribution, le convoi a filé sous la garde des grenadiers du 46e, pour être distribué à l'arrivée.
La viande est arrivée à 4 heures du matin de Munich, abattue et sur quelques voitures. Ce service se fait absolument mal; la division a été trois jours sans viande. On refusait de donner des bœufs sur pied à Munich. Il n'y en a pas un seul à la suite de la division.
Les souliers annoncés par M. le Maréchal ne sont point reçus. Les corps s'étaient présentés à Munich pour les recevoir; on a répondu que M. le Maréchal avait chargé l'ordonnateur de les faire conduire à la division.
Ce n'est que n'aujourd'hui que les équipages des vivres ont reçu des moyens de transport; quinze voitures ont été ce matin mises à la disposition du chef de service.
L'ambulance n'est point complète" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 293).
Le 12 novembre 1805, l'Ordre du jour du Général Vandamme déclare : "Le général de division félicite M. Sacré, adjudant major au 46e de ligne et officier de la Légion d'honneur, de l'énergie et de la fermeté qu'il a déployées contre un soldat pillard d'un des régiments de la division, qui, après avoir pillé dans une maison, poursuivait une pauvre femme avec atrocité, la menaçant de la baïonnette. Il voulut aussi s'en servir contre ledit adjudant major, qui lui a passé son sabre à travers le corps, etc." (Du Casse (A.) : "Le Général Vandamme et sa correspondance", Paris, Didier, 1870, t. 2, p. 147).
- Austerlitz, 2 décembre 1805
La Division Saint-Hilaire se porte en toute hâte vers le mamelon de Pratzen. Le 10e Léger, sous le commandement du Général Morand, s'empresse d'atteindre ce point essentiel, dont le Maréchal Soult a signalé l'importance. C'est une course au clocher dans laquelle il faut à tout prix arriver les premiers, sans se laisser retarder par des opérations secondaires : "Il fut expressément recommandé au général Saint-Hilaire, dit Soult dans son Rapport, de ne diriger aucune troupe sur Pratzen, quoique ce village fût fortement occupé par l’ennemi".
Les Régiments de ligne, avec l'artillerie, suivent à distance, et en échelons.
La Division passe sans difficulté le petit ravin qui descend de Pratzen vers Kobelnitz, s'avance dans la plaine, et bientôt commence à gravir la colline. Il est probable qu'elle a émergé du brouillard en arrivant à la cote 240 ou 250 ; c'est le moment où la pente devient sensible. Le 10e Léger n'est plus alors qu'à 700 ou 800 mètres du sommet. La Brigade Thiébault (14e et 36e) suit à 300 mètres de distance environ ; celle du Général Varé (43e et 55e) est plus loin encore, et tenue en réserve.
La Brigade Levasseur, de la Division Legrand (Chasseurs corses, 18e et 75e), est à un kilomètre sur la droite, en position devant Kobelnitz, pour couvrir le flanc droit de Saint-Hilaire, lui servir de réserve et empêcher toute tentative de l'ennemi sur les derrières de la Brigade de droite de la Division Legrand.
La Division Vandamme, partie de Jirzikowitz en même temps que Saint-Hilaire part de Puntowitz, se trouve fort en retrait sur la gauche. Les 46e et 57e de Ligne (Brigade Ferey) marchent en première ligne et, semble- t-il, à la même hauteur, à distance de déploiement ; le 28e suit, tenu en réserve. Le 24e Léger avec le 4e de Ligne sont portés plus à gauche, pour assurer la liaison avec le 5e Corps et la Réserve de cavalerie vers Blaziowitz.
"Les deux bataillons du 4e régiment furent placées à l’extrême gauche, et le 2e bataillon fut détaché encore plus à gauche, sans doute pour concourir à la prise du village de Balsiowitz. Le 24e était donc à droite, et appuyé à la brigade du général Ferey".
Au moment où les ennemis aperçoivent le 10e Léger, il n’a plus que 700 à 800 mètres à parcourir pour atteindre le plateau.
La Brigade Morand (10e Léger) progresse lentement dans la direction du sommet, repoussant d’abord un premier Bataillon, mais est arrêté près de la crête par un Régiment entier (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 175-177).
C’est alors que Langeron vient porter secours à Kamenski, dont la brigade subit le feu meurtrier des Français. Langeron ordonne alors, vers 11 heures, une charge à la baïonnette pour soustraire ses Bataillons au feu supérieur des Français, et de porter sur le plateau la plus grande partie de ses troupes. Russes et Autrichiens s’acharnent, mais ne parviennent pas à déloger les Français du mamelon, où le 10e Léger se cramponne furieusement.
Le 43e de Ligne vient entretemps secourir Thiébault.
La Brigade Varé (43e et 55e) est d’abord tenue en réserve. Mais, dès qu’elle voit le 10e Léger prendre pied sur le plateau, cette Brigade contourne le village de Pratzen et se jette sur le flanc gauche des Russes, que Vandamme aborde au même instant. Le 55e continue à se battre en liaison avec les troupes de Vandamme ; le 43e revient, vers 10h30, unir ses efforts à ceux de Morand et de Thiébault pour assurer à la Division Saint-Hilaire la possession du plateau de Pratzen.
Au Nord de Pratzen, l’infanterie russe commandée par Miloradowitch a à peine le temps de se déployer face à la droite quand elle est assaillie par la brigade Ferey (46e et 57e) sur son front, et par celle de Varé (55e et 43e) sur son flanc gauche. Les russes ne peuvent opposer une bien longue résistance.
Lorsque la Brigade Ferey, à laquelle se joint le 55e, reprend le mouvement en avant, elle rencontre une partie des troupes autrichiennes de Kollowrath ; le Régiment de Salzbourg se trouve, semble-t-il, sur le Stary Vinohrady. Le Général Vandamme le fait attaquer par le 4e de Ligne et le 24e Léger. La lutte est acharnée jusque vers 12 h 30 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 181-182).
Au moment où Thiébault pénètre dans Sokolnitz, la Brigade de droite de Vandamme (46e et 57e) vient s’engager à ses côtés contre Olsoufiev, mais ne peut l’empêcher de se replier vers Telnitz et Aujezd.
Le 36e, poursuivant les Russes dans le village de Sokolnitz, y rejoint le 48e de la Division Friant. Les Russes qui combattent dans la plaine, viennent d’être culbutés par le 15e Léger, le 33e, le 108e, le 3e et le 111e, contre les murs du parc. Le 36e et le 48e se précipitent dans le parc et le château, en chasse l’ennemi et le poursuit sur la colline au nord-ouest. Le Général Thiébault, qui conduit le 36e, est blessé à l’attaque des hauteurs.
Les Généraux Saint-Hilaire et Legrand, voyant les Russes repoussés au nord-ouest de Sokolnitz, se disposent à leur couper toute retraite de ce côté. Le 10e Léger, le 43e et le 14e sont dirigés sur Kobelnitz ; la Brigade Levasseur les suit depuis quelques temps déjà ; l’Empereur a appelé de ce côté une partie des Grenadiers Oudinot, qui arrivent dans la direction opposée.
Le 36e et le 48e restent seuls sur la hauteur au nord-ouest de Sokolnitz.
Les Russes tentent de s’échapper vers le nord.
Przibiszewski, avec les Généraux Selekhov et Stryck, et 3000 hommes, bat en retraite suivant la crête qui sépare le vallon de Maxdorf et du Goldbach. Il est talonné par le 36e et le 48e (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 207-208).
La 1ère Brigade de la Division Vandamme(46e et 57e, Général Ferey) ayant longé le faîte des hauteurs derrière la Division Saint-Hilaire, vient se former à la gauche de celle-ci, et attaque avec elle la troupe d’Olsoufiev. Le reste de la Division suit à quelque distance : le 28e de Ligne, puis le 4e et enfin le 24e Léger. Un Bataillon du 28e est détaché en cours de route pour couper le chemin d’Aujezd à Hostieradek, où l’on aperçoit une petite troupe ennemie (sans doute la Brigade Kamenski). Ce Bataillon remplit sa mission et vient se poster devant le débouché est d’Aujezd. Le Général Vandamme, dont l’artillerie marche lentement à travers cinq champs, et se laisse distancer par l’Infanterie, n’arrive près d’Aujzed qu’avec cinq Bataillons (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 209).
Entre temps, le combat de Sokolnitz a tourné décidément en notre faveur, et le Maréchal Soult appelle à la chapelle Saint-Antoine le 46e, le 57e, le 75e, et les Tirailleurs corses. L’artillerie de la Garde a rejoint et ouvre le feu avec celle du 4e Corps. L’infanterie de Vandamme descend sur Aujezd pour couper la retraite à Buxhoewden qui s’y porte en toute hâte.
C’est le 4e et le 28e, avec le 24e Léger, qui donnent dans Aujezd contre la tête de colonne de Buxhoewden. « Je profitai de cette circonstance, dit Bigarré, pour prendre ma revanche sur les Russes en me précipitant sur eux avec mon régiment dans le moment où ils traversaient le village ». Le 4e fait un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels le Colonel Soulima, du 8e Chasseurs (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 212).
Dans sa marche sur Vienne, la Division Vandamme occupa le 7 décembre le village d'Unter-Witternitz, sur la route et en avant de Nikolsbourg. Au village de Gros-Niemtschitz, entre Austerlitz et Witternitz, avaient été envoyés le jour de la bataille les bagages de la Division. Les habitants étaient tellement convaincus de la défaite de l'armée française, qu'ils avaient eu l'audace de piller en partie ces bagages. Vandamme écrit à cette occasion au maréchal Soult : "Monsieur le maréchal, d'après toutes les informations prises, j'ai l'honneur de vous rendre compte que j'ai l'intime conviction que les habitants de Gros-Niemtschitz, et particulièrement le bailli, sont cause du malheur arrivé dans ce village. Le curé, qui a été victime de cet événement, n'a pu se défendre que les habitants même y eussent pris part. J'ai donc laissé à Gros-Niemtschitz, un capitaine de voltigeurs du 24e d'infanterie légère avec sa compagnie, pour continuer les informations, en dresser procès-verbal, et prendre en otages le bailli en personne, car il est le premier coupable, et deux des principaux habitants. Ils arriveront demain à mon quartier général ; veuillez me donner vos ordres à cet égard, et me dire si je dois les faire passer outre ou vous les adresser.
On a retrouvé dans le village de Gros -Niemtschitz beaucoup d'effets cachés dans la paille ou dans la terre. Le général Ferrey a eu sa voiture, mais toute pillée. Le colonel Latrille a trouvé une partie de ses effets, dont ses épaulettes et sa croix ; quelques officiers du 28e ont aussi retrouvé différents objets ; mais toutes ces choses sont dans un tel état de dégradation, qu'à peine on en pourra tirer le moindre parti.
Aussitôt que le capitaine du 24e sera rentré de Gros-Niemtschitz, j’aurai l’honneur, monsieur le maréchal, de vous adresser son procès-verbal.
P.-S. – On a également trouvé en différents endroits des hommes enterrés, des membres coupés, etc. Plusieurs domestiques ont été reconnus". Le baillage dont Gros-Niemtschitz dépend est imposé à 30000 francs, pour servir au remboursement des pertes essuyées par la division Vandamme, et le Général doit laisser au village le Capitaine de Voltigeurs et sa Compagnie, chargé de garder le bailli en otage, et d'opérer la rentrée de la contribution (Du Casse (A.) : "Le Général Vandamme et sa correspondance", Paris, Didier, 1870, t. 2, p. 161).
/ 1806
A Paris, le 26 février 1806, "Le général Dejean propose à l’Empereur d'autoriser la rentrée en France de l'émigré Bresard, âgé de plus de 70 ans et retiré à Munich, ancien officier de gendarmerie, qui a un fils lieutenant au 46e régiment de ligne" ; "Renvoyer au ministre de la police", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3350 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 300).
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 4e corps du maréchal Soult
... 3e division militaire
… 46e de ligne Longwy ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 46e [fera partir un détachement de] 300 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
/ 1807
Le 26 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Général Lacuée, Directeur général des revues et de la conscription : "L’état n°3 que vous m'avez accordé m'a fait plaisir ; il m'a paru ne rien laisser à désirer. Je disposer des 20000 hommes de la réserve de la manière suivante :
Annexe
Etat des hommes de la réserve à donner aux corps d'infanterie ci-après :
Ceux 12e de ligne 280 hommes ...
46e 200" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14172).
Le 27 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il sera distribué le 30 janvier :
100 capotes au 46e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14174).
"XVIIIe BULLETIN.
Arensdorf, le 5 février 1807.
... Combat de Bergfried.
L'Empereur se porta au village de Getkendorf, et plaça en bataille le corps du maréchal Ney sur la gauche, le corps du maréchal Augereau au centre, et le corps du maréchal Soult à la droite, la garde impériale en réserve. Il ordonna au maréchal Soult de se porter sur le chemin de Gustadt, et de s'emparer du pont de Bergfried, pour déboucher sur les derrières de l'ennemi avec tout son corps d'armée ; manoeuvre qui donnait à cette bataille un caractère décisif. Vaincu , l'ennemi était perdu sans ressource.
Le maréchal Soult envoya le général Guyot, avec sa cavalerie légère, s'emparer de Gustadt, où il prit une grande partie du bagage de l'ennemi, et fit successivement 1,600 prisonniers russes. Gustadt était son centre de dépôt. Mais au même moment le maréchal Soult se portait sur le pont de Bergfried avec les divisions Leval et Legrand. L'ennemi, qui sentait que cette position importante protégeait la retraite de son flanc gauche, défendait ce pont avec douze de ses meilleurs bataillons. A trois heures après midi, la canonnade s'engagea. Le 4e régiment de ligne et le 24e d'infanterie légère, eurent la gloire d'aborder les premiers l'ennemi. Ils soutinrent leur vieille réputation. Ces deux régimens seuls et un bataillon du 28e en réserve, suffirent pour débusquer l'ennemi, passèrent au pas de charge le pont, enfoncèrent les douze bataillons russes, prirent quatre pièces de canon et couvrirent le champ de bataille de morts et de blessés. Le 46e et le 55e, qui formaient la seconde brigade , étaient derrière, impatiens de se déployer; mais déjà l'ennemi en déroute abandonnait, épouvanté, toutes ses belles positions ; heureux présage pour la journée du lendemain !
Dans le même temps, le maréchal Ney s'emparait d'un bois où l'ennemi avait appuyé sa droite; la division Saint-Hilaire s'emparait du village du centre; et le grand-duc de Berg, avec une division de dragons placée par escadrons au centre , passait le bois et balayait la plaine, afin d'éclaircir le devant de notre position. Dans ces petites attaques partielles, l'ennemi fut repoussé et perdit une centaine de prisonniers. La nuit surprit ainsi les deux armées en présence.
Le temps est superbe pour la saison; il y a trois pieds de neige; le thermomètre est à deux ou trois degrés de froid ...
Notre perte a été peu considérable dans tous ces petits combats ... Le colonel du 4e régiment de ligne a été blessé." (Panchoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 164 ; Les Bulletins de la Grande armée : précédés des rapports sur l'armée française, depuis Toulon jusqu'à Waterloo, extraits textuellement du Moniteur et des Annales de l'empire : histoire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon, avec des notes historiques et biographiques sur chaque officier. Tome 4 / par Adrien Pascal; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 120 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11780 : 56e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE).
Le 6 février 1807, "A Frauendorf, on joignit l’arrière-garde ennemie, consistant particulièrement en cavalerie ; elle ne fit aucune résistance et se retira par Drewenz et Cross-Klausitten. Son infanterie ... voulut tenir au passage d'un défilé dans le bois qui est entre Jablunken (Stabnuken ?) et Gross-Glandau ; mais les grenadiers du 46e qui formaient l'avant-garde se précipitèrent sur elle, la mirent en déroute et lui enlevèrent 1 obusier et 1 pièce de 6. Dans cette marche jusqu'à Hof on fit plus de 300 prisonniers" (Journal opérations 4e Corps - Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 199).
Le 7 février, à Eylau, "Le 18e régiment (au centre), étant en colonne par divisions et ayant jusqu'au pied du plateau suivi la grand’route voulut par un changement de direction à droite gagner la hauteur ; il était près de parvenir au sommet lorsqu'un gros de cavalerie ennemie l'enveloppe, le charge …, le renverse et le fait beaucoup souffrir ... un des aigles du régiment fut même perdu ; mais on a eu depuis la certitude qu'il resta enfoncé dans la neige et ne tomba pas au pouvoir de l'ennemi.
Le 46e régiment ..., à la droite du 18e, suivait son attaque et il arriva sur le plateau peu après la défaite de ce dernier ..., en même temps que la tête des brigades Schinner et Viviès, après avoir débouché du bois, parut sur sa droite, et attaqua la gauche de L'ennemi. Les grenadiers du 46e ... furent chargés avec impétuosité ; mais inébranlables comme des rochers, deux fois ils repoussèrent l'ennemi ... Le régiment repoussa avec la même vigueur une troisième charge.
Pendant, ce temps la colonne de gauche repoussait aussi plusieurs charges de cavalerie dirigées contre elle ..." (J. opér. 4e corps - Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 208).
"58e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE.
Preussich-Eylau, 9 février 1807.
COMBAT D'EYLAU.
A un quart de lieue de la petite ville de Preussich-Eylau est un plateau qui défend le débouché de la plaine. Le maréchal Soult ordonna au 46e et au 18e régiment de ligne de l'enlever. Trois régiments qui le défendaient furent culbutés. Mais, au même moment, une colonne de cavalerie russe chargea l'extrémité de la gauche du 18e, et mit en désordre un de ses bataillons ; les dragons de la division Klein s'en aperçurent à temps. Les troupes s'engagèrent dans la ville d'Eylau. L'ennemi avait placé dans une église et un cimetière plusieurs régiments. Il fit là une opiniâtre résistance ; et, après un combat meurtrier de part et d'autre, la position fut enlevée à dix heures du soir. La division Legrand prit ses bivouacs au-devant de la ville, et la division Saint-Hilaire à la droite. Le corps du maréchal Augereau se plaça sur la gauche. Le corps du maréchal Davout avait, dès la veille, marché pour déborder Eylau et tomber sur le flanc gauche de l'ennemi, s'il ne changeait pas de position. Le maréchal Ney était en marche pour le déborder sur son flanc droit. C'est dans cette position que la nuit se passa ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 170 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 124 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11790).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
4e corps
... 46e de ligne ...
À Bromberg ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, faites-vous rendre compte pourquoi il manque tant d'officiers aux corps de réserve.
Par exemple, il n'y a au 17e de ligne, camp de Boulogne, que 14 officiers présents; il doit y en avoir 20 ou 30 dans un bataillon; il manque donc la moitié des officiers dans ce bataillon.
Le 19e n'a que 18 officiers ; le 25e n'en a que 19 ; le 36e n'en a que 12 ; le 43e n'en a que 14 ; le 50e n'en a que 15 ; le 55e n'en a que 14 ; de sorte que l'on peut dire qu'il manque à peu près la moitié des officiers.
On peut dire la même chose du 26e et du 46e.
C'est encore bien pis au corps du maréchal Kellermann ; il n'y a guère que le tiers des officiers présent" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12039 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14648 ; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 8).
Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit encore, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "En conséquence des derniers états de situation que vous m'avez remis, il résulte ...
Que le 17e, 19e, 25e, 28e, 35e de ligne, 43e, 46e, 48e, 50e, 55e, 108e et 13e légère auraient un effectif de 15 500 hommes et qu'il manquerait 4 800 hommes pour que ces bataillons fussent au complet effectif de 1 260 hommes par bataillon
Voici comment j'arrive à ce résultat ...
Faites-moi connaître l'état de situation au 15 mars de tous les 3es ou 4es bataillons de l'armée, effectif.
Mettez à côté ce qu'ils devaient recevoir de 1806 et 1807 et réserve ; ce qui était reçu aux corps au 15 mars et faisant partie de leur situation, en ajoutant à la situation au 15 mars ce qui leur reste à recevoir de la conscription, ils auront, dans le courant de l'été, la force qu'il faut que ces bataillons aient. Par la différence de cette situation au complet effectif de 1 260 hommes, on aura ce qu'il est nécessaire de leur donner encore de la conscription de 1806. Il faut cependant faire attention qu’il a des bataillons qui ont leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Grande Armée" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14727).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 46e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Le 30 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, j'ai fait sur les états de situation suivantes au 1er avril les observations suivantes :
Je vois dans l'état de situation au camp de Boulogne au 8 mars ... que les 28e, 36e, 46e, 50e, 55e, 75e doivent être aussi dans le cas d'envoyer des détachements à la Grande Armée. Mais, ayez soin que l'on envoie les conscrits les plus anciens et qui sont déjà à l’école de bataillon.
J'ai ordonné que l'on conservât toujours pour la défense de Boulogne 600 hommes de chacun de ces bataillons, et que l'on fît partir ce qui excède ce nombre ; mais ce serait très mal entendre cet ordre que de faire partir les hommes qui arrivent ; ce sont au contraire, les plus instruits qu'il faut nous envoyer. Ainsi, non seulement avant que les conscrits soient habillés, mais même lorsqu'on est prévenu qu'ils vont arriver, il faut aussitôt prendre parmi les hommes les plus instruits ceux qui se trouveront surpasser le nombre de 600, et en former de bons détachements pour la Grande Armée ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1080 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15472).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 46e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 46e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Composition du 4e Corps du Maréchal Soult au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Saint-Hilaire : 10e Léger, 14e, 22e, 36e, 43e, 55e de Ligne, 12 Bataillons, 8763 hommes.
2e Division Carra Saint-Cyr : 24e Léger, 4e, 28e, 46e, 57e de Ligne, 10 Bataillons, 8219 hommes.
3e Division Legrand : 26e Léger, 18e, 75e et 105e de Ligne, Tirailleurs corses, Tirailleurs du Pô : 10 Bataillons, 7302 hommes.
Artillerie et Génie : 55 pièces, 842 hommes.
Cavalerie légère, Général Guyot : 8e Hussards, 16e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons, 1235 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
Le 5 juin 1807, à Lomitten, "Malgré ses pertes considérables, l’ennemi renouvelait sans cesse avec des troupes fraiches ses attaques, lorsqu'il tenta un grand effort en formant une colonne plus nombreuse que les premières qu'il avait envoyées et en y joignant un régiment de chasseurs à pied de la garde impériale russe ; l'attaque fut impétueuse et obtint d'abord quelque succès ; mais le 2e bataillon du 46e et le 2e du 57e, ayant immédiatement marché à elle, la culbutèrent et la mirent dans un désordre complet ; la terre resta couverte de ses cadavres ; on a su depuis que tous les officiers du régiment de chasseurs de la garde furent tués ou blessés" (Journal des opérations du 4e Corps - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 135).
"Pendant quatorze heures 3 régiments français formant à peu près 4000 hommes combattirent avec avantage, sans prendre un instant de repos, contre 2 divisions russes de 24.000 hommes. Jamais aucune troupe n’a montré plus de valeur que celle que déployèrent dans cette jolie affaire les 24e d’infanterie légère, 46e et 57e de ligne ; ce dernier surtout justifia le surnom de Terrible, que S. M. l’Empereur lui donna dans ses conquêtes d'Italie.
La division du général Carra Saint-Cyr eut 102 hommes tués, dont 4 officiers et 2025 blessés dont 54 officiers" (Journal des opérations du 4e Corps - In :Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 136).
Le 78e Bulletin de la Grande Armée, daté de Heilsberg, le 12 juin 1807, raconte : "… COMBAT DE LOMITTEN.
Deux divisions russes du centre attaquaient au même moment la tête de pont de Lomitten. La brigade du général Ferey, du corps du maréchal Soult, défendait cette position. Le 46e, le 57e et le 24e d'infanterie légère repoussèrent l'ennemi pendant toute la journée. Les abatis et les ouvrages restèrent couverts de Russes. Leur général fut tué. La perte de l'ennemi fut de 1,100 hommes tués, 100 prisonniers et un grand nombre de blessés. Nous avons eu 200 hommes tués ou blessés ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 221 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 144 ; Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12747).
Le 46e combat, le 10 juin 1807, à la bataille d’Heilsberg. Lorsque la division Saint-Hilaire atteint la ligne des ouvrages russes, l'ennemi l'attaque sur ses deux flancs. "Le 10e d'infanterie légère et le 57e de la seconde ligne le repoussèrent sur la droite tandis qu'à gauche le 43e et le 46e ... obtinrent le même succès". Néanmoins la Division, prise entre deux feux et subissant des pertes énormes, doit se replier à l'ouest du ravin du Spuy Bach. "Dès lors l'affaire se changea sur la droite en une canonnade qui se prolongea très avant dans la nuit" (Journal des opérations du 4e Corps - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 175).
A Paris, le 17 août 1807, "Le maréchal Soult, commandant le 4e corps de la Grande Armée, fait connaître le vœu exprimé par les officiers du 46e régiment d'infanterie de ligne, pour que le cœur de La Tour-d'Auvergne soit déposé dans le monument que l'Empereur a donné l'ordre d'élever à la gloire de ses armées"; "Approuvé", répond Napoléon (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 719; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1251).
Le 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère ; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e, 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes, laissant les 4e, 46e, 18e de ligne, 24e et 26e légers, ce qui fait cinq régiments, pour la défense du port de Boulogne et de la Bretagne, et me laissant ainsi la faculté de diriger sur l'Allemagne les 4es bataillons des 48e, 13e, 108e, etc. ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 21).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 46e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 16e Division militaire. Arras (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, voulant compléter mon armée du Rhin, mon intention est que ... Le 46e fera partir de son dépôt pour Metz un détachement de 400 hommes pour compléter ses deux premiers bataillons, et son 3e bataillon fort de 840 hommes.
Vous ferez passer ces 1200 hommes du 46e par Paris, pour qu’on en passe la revue, et qu’on s’assure qu’il ne leur manque rien ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2766 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20015 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 53).
Le même 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
... Le 6e bataillon de marche sera composé de deux compagnies du 4e de ligne, de deux du 18e de ligne, et de deux du 46e ...
Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg.
Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds.
Si les dépôts ne pouvaient compléter ces compagnies, ils en enverront toujours les cadres, avec tout ce qu’ils ont de disponible, et vous ferez connaître ce qui manquerait, afin que je le fasse tirer des conscrits de ma Garde.
Vous donnerez ordre que tous les détachements de ma Garde qui doivent partir de Paris, pour porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet, soient prêts à partir le 15 pour se rendre à Strasbourg. Ils seront formés en bataillons de marche. Vous prescrirez aux différents commandants de ma Garde d’en passer la revue, de n’envoyer que des hommes qui sachent faire l’exercice à feu, et de les faire habiller de l’uniforme d’infanterie légère, avec les boutons des régiments où ils doivent entrer ; on me les présentera à la parade du 16, et ils partiront le 17.
J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg.
Si le général Claparède est encore à Paris, donnez-lui l’ordre de se rendre à Strasbourg pour y attendre ces détachements, et exécuter les ordres qui lui seront donnés. Il sera chargé de mener cette colonne.
Par ce moyen, il y aura entre Strasbourg et Augsbourg de quoi compléter les 12 brigades du corps du général Oudinot, à 12 compagnies chacune, c’est-à-dire à 20 000 hommes. Comme il y aura 12 demi-brigades, il faudra 36 chefs de bataillon et adjudants-majors. Présentez-moi la nomination de ceux qui manquent, et vous les dirigerez sur Strasbourg, pour de là rejoindre le corps. Il faudra 12 majors, le corps en a huit ; c’est quatre à envoyer. Il faut 6 généraux de brigade ; faites-moi connaître ceux qu’il faudrait envoyer.
Il faut à chaque division 18 pièces de canon, c’est-à-dire 36 pour les 2 divisions. Le corps en a 18 ; faites-moi connaître la situation du parc de l’armée du Rhin, et s’il peut fournir les 18 autres pièces.
Ainsi, à la fin de mars, j’aurai au corps du général Oudinot 20 000 hommes, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, une compagnie de pontonniers, un colonel du génie, trois officiers du génie, 6 000 outils attelés, 40 caissons d’infanterie, 20 par division, la division de cuirassiers Espagne, et la brigade de cavalerie légère composée de 3 régiments que j’ai attachés à ce corps. Ce qui fera un corps de près de 30 000 hommes.
Il faut qu’il y ait un commissaire des guerres par division, et deux adjoints, et les chefs de service nécessaires. L’armée du Rhin a en personnel de quoi organiser tout cela ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2767 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 200160; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 61).
Le 15 février 1809, le Ministre de la Guerre adresse son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution des dispositions prescrites par sa lettre du 13 de ce mois, je viens de donner l'ordre à M. le général Oudinot de ne former provisoirement qu'à deux divisions, au lieu de trois, le corps d'armée qu'il commande. Ces deux divisions seront composées, ainsi que Sa Majesté l'a ordonné, de la manière suivante, savoir :
1re division.
1re 1/2 brigade d'infanterie légère ; 3e id. ; 1?e de ligne ; 2e id. ; 3e id. ; 4e id.
2e division.
2e 1/2 brigade d'infanterie légère ; 4e id. ; 5e id de ligne ; 6e id. ; 7e id. ; 8e id.
Le général de division Claparède commandera l'une de ces divisions.
J'ai prévenu le général Oudinot que les 4es bataillons qui doivent composer son corps ne pouvant fournir en ce moment que deux compagnies de fusiliers au grand complet, chacun de ces bataillons sous ses ordres ne sera provisoirement composé que de la compagnie de grenadiers , de la compagnie de voltigeurs et des deux premières compagnies de fusiliers formant 560 hommes par bataillon, 1,680 hommes par demi-brigade, 10,000 hommes par division et 20,000 pour le corps entier.
J'ai expédié les ordres pour faire diriger sur Strasbourg les 1re et 2e compagnies de fusiliers de tous ces 4es bataillons complétées à 140 hommes chacune et munies d'une capote et de trois paires de souliers par homme. Huit de ces 4es bataillons avaient encore leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs dans l'intérieur et je leur ai pareillement donné l'ordre de se rendre à Strasbourg, ce sont celles des 24e de ligne qui est à Lyon, 16e légère qui est à Mâcon, 28e, 46e, 50e, 75e qui sont à Boulogne, 100e et 103e qui sont à Metz.
Toutes ces compagnies, à leur arrivée à Strasbourg, y seront réunies formées en 12 bataillons de marche de la manière prescrite par Sa Majesté et mises sous le commandement du général de division Claparède qui se trouvait à Paris et qui a l'ordre de se rendre à Strasbourg où il attendra de nouveaux ordres.
Je joins ici l'état de ces compagnies indiquant les époques de leur arrivée à Strasbourg et leur formation en bataillons de marche.
Dans le cas où les dépôts ne pourraient en ce moment compléter à 140 hommes chacune de ces compagnies, j'ai ordonné qu'on en fit néanmoins partir les cadres avec tous les soldats disponibles au dépôt et qu'on me fit connaître sans aucun délai ce qui pourrait leur manquer, j'aurai l'honneur d'en rendre compte à Sa Majesté à mesure que les rapports me parviendront.
Les détachements de la garde impériale destinés à porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet partiront de Paris le 17 février formés en 2 bataillons de marche, l'un d'infanterie légère fort de 643 hommes, l'autre d'infanterie de ligne fort de 814 hommes, en tout 1,457 hommes, ils arriveront le 9 mars à Strasbourg. Ces deux bataillons seront présentés à Sa Majesté demain, 16 , à la parade.
Je donne des ordres pour compléter à 6 le nombre des généraux de brigade du corps du général Oudinot, celui des majors à 12 , celui des chefs de bataillon et adjudants-majors à 36. J'ordonne en même temps des dispositions pour compléter à 36 pièces le nombre des bouches à feu du corps du général Oudinot, savoir 18 par division, et pour organiser son administration à raison d'un commissaire des guerres par division et deux adjoints avec les chefs de service nécessaires pris dans l'administration de l'armée du Rhin ...
Au moyen de ces dispositions, il y aura entre Augsbourg et Strasbourg de quoi compléter les 12 1/2 brigades de ce corps d'armée à 12 compagnies chacune et ce corps aura ainsi, vers la fin de mars, 20,000 hommes d'infanterie, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d'artillerie , une compagnie de pontonniers, un colonel et trois officiers du génie, deux compagnies de sapeurs, 6,000 outils sur des voitures attelées, 40 caissons d'infanterie dont 20 par division, la division de cuirassiers du général Espagne, la brigade de cavalerie légère, ce qui fera un corps de près de 30,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 65). Cette lettre est suivie d'un "État des bataillons de marche destinés à rejoindre le corps du général Oudinot et qui sont dirigés sur Strasbourg" qui indique : 6e Bataillon de marche du Corps du Général Oudinot, 1ère et 2e Compagnies de Fusiliers des 4e et 18e de Ligne; Grenadiers, Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 46e de Ligne; chacune à 280 hommes; celles du 46e doivent partir de Boulogne le 20 février, pour arriver le 17 mars à Strasbourg.
le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).
Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que Strasbourg est à 6 journées de marche de Metz et à 5 journées de marche de Nancy.
Ainsi, en supposant que la division Legrand qui est à Metz, composée du 26e régiment d'infanterie légère et du 18e d'infanterie de ligne avec son artillerie, et la division du général Carra-Saint-Cyr qui est à Nancy et Lunéville, composée des 24e régiment d'infanterie légère, 4e et 46e de ligne, se mettent en marche seulement du 5 au 6 mars, ces troupes pourraient être rendues à Strasbourg du 10 au 15 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).
Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
... La 2e division, commandée par le général Carra-Saint-Cyr, sera composée : 1° du 24e régiment d'infanterie légère ; du 4e régiment d'infanterie de ligne ; du 46e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° du contingent du grand-duc de Hesse-Darmstadt, de 8 pièces d'artillerie hessoise, 2 400 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).
Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre que les 148 hommes qui sont disponibles au dépôt du 46e de ligne partent d'Arras pour se rendre à Strasbourg, et que 400 fournis par le 4e bataillon du même régiment soient formés en compagnies de marche, et dirigés également sur Strasbourg. Ces 548 hommes compléteront les 3 bataillons du 46e.
Vous aurez soin de prévenir que, si ce régiment partait de Strasbourg avant l'arrivée de ce détachement, il ait à laisser des officiers et des sous-officiers pour le recevoir, afin que le cadre du 4e bataillon retourne à Boulogne pour être complété par les conscrits qui arriveront ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2860 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20215 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 143).
Le 3e Bataillon du 46e Régiment, à l'effectif de 811 hommes, est également dirigé sur Strasbourg. Le 46e n'a alors que 1,100 présents à l'effectif (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 143).
Le même 4 mars 1809, le Ministre de la Guerre fait son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté en date de ce jour, j'ai adressé, par courrier extraordinaire, aux généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand, l'ordre de partir avec les troupes qui composent ces deux divisions , pour se rendre à Strasbourg.
En conséquence, le 46e régiment d'infanterie de ligne et l'artillerie, personnel et matériel, de la division du général Carra-Saint-Cyr, partiront de Lunéville le 7 mars et arriveront à Strasbourg le 10 du même mois ...
Ainsi, les divisions des généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand seront rendues à Strasbourg du 10 au 13 mars, tandis que la tête de la colonne du général Molitor, venant des environs de Mâcon, n'arrivera à Strasbourg que le 15 du même mois et que les troupes de la division du général Boudet ne seront rendues à Colmar, et dans les environs, que du 18 au 20 mars" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 143 - Cette lettre est notée en marge par l'Empereur : "Renvoyé au major général.
J'ai donné l'ordre que les divisions Molitor et Boudet se dirigeassent sur Ulm en passant par Huningue, de sorte qu'elles pourront arriver en même temps que les divisions Legrand et Saint-Cyr qui passent par Strasbourg.
Paris, le 6 mars 1809").
Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
La 2e division , commandée par le général Carra-Saint-Cyr, sera composée :
1º Du 24e régiment d'infanterie légère, du 4e régiment d'infanterie de ligne, du 46e régiment d'infanterie de ligne, de 12 pièces d'artillerie française ;
2º Du contingent du grand-duc de Hesse-Darmstadt , de 2,400 hommes ; de 8 pièces d'artillerie hessoise ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du corps de réserve de l'armée du Rhin. Feuille nº 2" indique :
Corps de Réserve de l’Armée du Rhin, Général Oudinot.
Quartier général du Corps du Général Oudinot : Augsbourg (du 5 au 16 mars).
1re DIVISION : Général Claparède.
4e 1/2 brigade de ligne. Augsbourg et les environs (du 5 au 16 mars 1809).
4e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 186 hommes. Conscrits de la Garde, 95 hommes. 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
18e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 243 hommes. Conscrits de la Garde, 41 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
46e de Ligne. Pour mémoire (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 9).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
2e Division d'infanterie : Général Carra -Saint Cyr.
46e Régiment d'infanterie de ligne, 2 Bataillons, 1,172 hommes ; 3e Bataillon, 840 hommes. Détachement tiré du 4e Bataillon et du Dépôt, 548 hommes. Itinéraire : Lunéville le 5. Lunéville le 6. Blâmont le 7. Phalsbourg le 8. Hochfelden le 9. Strasbourg le 10. Bischoffsheim le 11. Rastadt le 12. Ettlingen le 13. Pforzheim le 14. Vaihingen le 15. Constatt le 16. Göppingen le 17. Geislingen le 18. Ulm le 19. N'arrivera que le 20 à Ulm (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
6e Bataillon de marche.
46e de Ligne. Pour mémoire (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. Maréchal duc de Rivoli.
3e Bataillon du 46e Régiment d'infanterie de ligne, 811 hommes. Itinéraire : Paris le 5. Claye le 6. La Ferté-sous-Jouarre le 7. Château-Thierry le 8. Dormans le 9. Épernay le 10. Châlons le 11. Châlons le 12. Vitry le 13. Saint-Dizier le 14. Ligny le 15. Void le 16. Toul le 17. Toul le 18. Nancy le 19. Lunéville le 20. Blamont le 21. Sarrebourg le 22. Saverne le 23. Strasbourg le 24.
1 détachement du 4e Bataillon et du Dépôt du 46e Régiment, 548 hommes demandés. Itinéraire : Boulogne le 7. Surques le 8. Saint-Omer le 9. Aire le 10. Béthune le 11. Arras le 12. Arras le 13. Cambrai le 14. Landrecies le 15. Avesnes le 16. Avesnes le 17. Hirson le 18. Maubert-Fontaine le 19. Mézières le 20. Sedan le 21. Stenay le 22. Stenay le 23. Sivry le 24. Verdun le 25. Mars-la-Tour le 26. Metz le 27. Metz le 28. Solgne le 29. Vic le 30. Maizières le 31. Le 3 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort ...
J'ai également adressé des ordres et instructions au général Boudet pour l'exécution de son mouvement sur Ulm.
A l'égard des divisions des généraux Carra-Saint- Cyr et Legrand, Sa Majesté verra par le projet d'itinéraire que je joins ici sous le numéro 2, que ces troupes, qui doivent arriver successivement à Strasbourg du 10 au 13 mars, pourraient, en partant de cette place le surlendemain de leur arrivée, être rendues à Ulm le 25 mars, même en prenant un séjour en route.
Itinéraire pour faire diriger de Strasbourg sur Ulm les divisions des généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand.
46e régim. et l’artillerie : Epoque de l’arrivée de ces corps à Strasbourg 10 mars.
De Strasbourg, Bischofsheim 12 mars; Radstadt 13; Ettlingen 14; Pforzheim 15; Vahingen 16; Constadt 17-18 séjour; Goeppingen 19; Geislingen 20; Ulm 21 ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).
Le 9 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un état que j'ai fait dresser du corps du général Oudinot. Faites-le rectifier, s'il y a des erreurs ... " (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2907 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20307; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 213).
Situation de la Division Oudinot au 9 mars 1809 (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20309; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 214) :
Divisions |
Brigades |
1/2 Brigades |
Bataillons |
Présents |
Détachements tirés des conscrits de la Garde |
Compagnies de fusiliers formant les 12 premières compagnies de marche |
Détachement formant le 13e bataillon de marche |
Totaux
|
Manque au complet de 560 par brigade |
Excédent sur le complet |
||
| Par bataillon
|
Par 1/2 brigade
|
|||||||||||
1ère division général Claparède |
3e brigade le général |
4e 1/2 brigade d'inf. de ligne Major Comminet | 4e de ligne |
179 |
|
95 |
265 287 |
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Le 12 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke ... Le corps d'Oudinot doit être composé de douze demi-brigades, chacune forte de trois bataillons, ce qui devrait faire trente-six bataillons ; mais il y en a quatre, savoir : le bataillon du 28e, celui du 46e, celui du 50e et celui du 75e, qui ne pourront passer le Rhin que lorsqu'il aura été pourvu à la défense des côtes. Resteraient donc trente-deux bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14887 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20337; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 238).
Le 12 mars 1806, le Général Carra-Saint-Cyr écrit, depuis Strasbourg, au Major général : "Monseigneur,
J'ai reçu la dépêche que V. A. m'a fait l'honneur de m'adresser le 7 de ce mois et qui m'a été transmise hier par M. le général commandant la 5e division militaire. En exécution des ordres de V. A., le 46e régiment de ligne et l'artillerie de la division sont partis aujourd'hui, en suivant l'itinéraire prescrit ; demain, le 24e régiment d'infanterie légère, l'état-major, les administrations et les équipages passeront le Rhin pour suivre la même marche ; et le 14, le 4e régiment de ligne partira de Strasbourg pour la même destination. A moins de marche forcée , la tête de colonne n'arrivera que le 20 à Ulm, la seconde le 21, et la dernière le 22.
J'aurai l'honneur de rendre compte , jour par jour, à V. A. du mouvement de la division" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 250).
Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai donné différents ordres pour combler le déficit de 5000 hommes qu'éprouve le corps du duc de Rivoli.
Les 16e, 24e légère, 4e de ligne et 46e doivent fournir une force de 498 hommes ; je vous ai donné cet ordre le 4 mars. Faites-moi connaître quand ces détachements sont partis, leur force au moment du départ et quand ils arriveront à Strasbourg ...
Je vous ai ordonné également de faire partir de Paris un bataillon de marche de 600 hommes, sous le titre de bataillon de marche du 24e légère, un bataillon de marche de 800 conscrits de ma Garde et 400 hommes du 46e.
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 266). Les 400 hommes du 46e de Ligne doivent arriver à Strasbourg le 3 avril 1809.
Le même 15 mars 1809, le Général Oudinot écrit, depuis Augsbourg, au Major général : "Monseigneur,
J'ai eu l'honneur d'envoyer hier à V. A., par un officier de mon état-major, ainsi que m'en avait donné l'ordre M. le Maréchal duc d'Auerstaedt, l'état de l'artillerie, l'état des emplois vacants, dans les compagnies de grenadiers et de voltigeurs, et ceux des états-majors du corps sous mes ordres.
Je joins à cette lettre, pour me conformer à celle de V. A. en date du 8 mars, un état de situation, l'état des officiers supérieurs présents ou annoncés pour commander les demi-brigades et bataillons, et un dernier état des inspecteurs aux revues et commissaires des guerres. Il m'est annoncé une compagnie de sapeurs, et une de pontonniers, dix-huit bouches à feu avec le personnel nécessaire.
Je suis prévenu que les quatrièmes bataillons des 28e, 46e, 50e et 75e ne m'arriveront pas, et ont reçu l'ordre de rétrograder sur Boulogne ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 276).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 7e demi-brigade.
1er bataillon.
3e compagnies du 44e de ligne.
3e compagnies du 46e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3e compagnies du 50e de ligne.
3e compagnies du 51e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3e compagnies du 55e de ligne.
3e compagnies du 75e de ligne.
Cette demi -brigade se réunira à Saint-Omer ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
Vous donnerez ordre que la 7e demi-brigade provisoire commence également à se réunir à Saint-Omer. À cet effet, deux compagnies du 44e, du 46e, du 50e, du 51e, du 55e et du 75e seront mises en marche au 1er avril pour Saint-Omer, où elles formeront le fonds des 3 bataillons de la 7e demi-brigade de la même manière, et ainsi qu'il vient d'être dit pour la formation de la 6e....
Le 4e bataillon du 46e se rendra à Saint-Denis tel qu'il est, il sera complété à 140 hommes par compagnie, avec des conscrits de la Garde ...
Aussitôt que la 7e demi-brigade aura 1000 hommes réunis à Saint-Omer, le général commandant la division devra faire partir pour Paris les cadres des compagnies du 75e et le 4e bataillon du 46e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 46e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 2e Division Carra Saint-Cyr, 2e Brigade Dalesne (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).
Le 31 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... La Garde a employé 2 800 conscrits pour former les régiments de tirailleurs, et 5 200 hommes pour tout ce qu'elle a fourni jusqu'à cette heure à la ligne. Elle a donc employé 8 000 conscrits. Elle a dû en recevoir 16 000. Il lui en reste donc encore 8 000, sur lesquels elle retiendra 5 600, pour former 4 régiments de conscrits.
Il ne lui restera donc plus que 2 400 hommes. Sur ces 2 400 hommes, elle en donnera 240 hommes aux 5es et 6es compagnies de chacun des 25e, 28e, 36e, 75e, 72e, 65e et 46e ; ce qui fait 1 680 hommes.
Elle en fournira autant aux 1res et 2es compagnies des ses bataillons des 12e, 14e, 34e et 88e, ce qui emploiera tous les conscrits de la Garde. Ainsi, donnez l'ordre que la Garde retienne 5 600 hommes pour les 4 régiments de conscrits dernièrement ordonnés, et qu'elle prépare, pour le jour où ces 11 régiments arriveront ici, le cadre de leurs compagnies, 240 hommes, c'est-à-dire 120 par compagnie, ce qui les portera à 140 hommes, avec les officiers et leurs cadres" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées », Paris, 1903, t. 1, lettre 898 (donne le 31e au lieu du 34e) ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20643 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 413).
Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION CARRA-SAINT-CYR.
Quartier général, Stotzingen.
2e Brigade.
4e de Ligne, Gundelfingen.
46e de Ligne, Lauingen (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).
Des événements inattendus ayant jeté l'alarme à Cassel (un complot du Baron Doernberg, commandant le Régiment des Chasseurs de la Garde du Roi de Westphalie), dont la nouvelle parvient au Quartier impérial, à Burghausen, le 29 avril; mais sans doute aussi la nécessité de possèder des forces suffisantes pour empêcher les Autrichiens de faire quelques tentatives sur les derrières de l'armée, décident l'Empereur à créer un Corps de réserve sur le Rhin.
Le 29 avril 1809, l'Empereur écrit, depuis Burghausen, à Alexandre Berthier, Prince de Neuchâtel, Major général de l'Armée d'Allemagne, à Burghausen : "Mon Cousin, mon intention est de former dans le comté de Hanau un corps d'observation qui sera commandé par le duc de Valmy, qui aura sous ses ordres les généraux de division Rivaud et Beaumont, le général de brigade Boyer et deux autres généraux de brigade que nommera le ministre de la guerre. Ce corps sera composé, 1° de trois régiments provisoires de dragons, les plus en état des six qui se forment à Strasbourg, au choix du général Beaumont, qui partira avec ces trois régiments ; 2° des 4es bataillons des 75e, 36e, 46e et 50e qui sont à Paris et qui reçoivent l'ordre de se porter sur Mayence ; 3° des demi-brigades provisoires de réserve qui se réunissent à Mayence, à Metz et à Sedan, formant 8,000 hommes; 40 de douze pièces d'artillerie qui seront organisées à Mayence. Tout cela formera un corps de 14,000 hommes, qui portera le nom de corps d'observation de l'Elbe. Donnez les ordres directement pour ce qui fait partie de l'armée ... Pour les troupes qui sont dans l'intérieur de la France, transmettez les ordres au ministre de ia guerre. Recommandez au duc de Valmy de porter, aussitôt que possible, son quartier général à Hanau, d'y réunir ses troupes, et surtout de les faire donner ensemble et de ne pas les éparpiller ; enfin de faire grand bruit de la formation de son corps et de répandre qu'il est de 50,000 hommes, avec lesquels il devra se porter partout où il serait nécessaire" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 15136 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20921; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 75).
La situation du "Corps d'observation de l'Elbe commandé par M. le maréchal duc de Valmy" datée du 29 avril 1809, indique : Grenadiers et Voltigeurs du 4e Bataillon du 46e de Ligne, 6 Officiers, 234 hommes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 76).
Dans son rapport au Maréchal Masséna, le Général Carra-Saint-Cyr écrit, le 1er mai 1809 : "La division a pris position : le 24e d'infanterie légère, 2 pièces de canon et 50 chevaux à Willibad et en avant ; la brigade hessoise sur les hauteurs en arrière de Raab, l'artillerie de la division à sa droite ; le 46e régiment, à un quart de lieue, placé sur la route de Wels en avant de Raab ; le 4e régiment à Zell avec l'artillerie légère, et la cavalerie légère à Riedau pour couvrir et éclairer la route de Wels ; ses postes communiquent avec l'infanterie. Le régiment de cuirassiers est établi à Monsdorf, en arrière de Raab" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 107).
ÉTAT des troupes annoncées devant faire partie du Corps d'armée d'observation de l'Elbe, avec indication de leur arrivée â Mayence et à Hanau, savoir :
46e Régiment de ligne, 4e Bataillon Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs, 240 hommes. Arrivée à Mayence le 18 mai.
"Ces différentes troupes ont été annoncées, elles sont en marche pour Mayence où elles séjourneront et se rendront le surlendemain à Hanau.
Certifié véritable par moi général de brigade, chef d'état-major général.
Hanau, le 17 mai 1809
Signé : Boyer" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 405).
"Le 22, avant le jour, le corps des grenadiers du général Oudinot, la division Saint-Hilaire, la division des cuirassiers Nansouty et le train d'artillerie passent le Danube. A 4 heures du matin, le combat recommence avec plus de fureur que le jour précédent. Aspern et Essling sont de nouveau attaqués par l'ennemi. Trois divisions du 4e Corps se sont concentrées pendant la nuit dans Aspern. Les Autrichiens attaquent en si grand nombre et sont soutenus d'une artillerie si formidable, qu'après un combat de quelques heures, ils emportent le village. Ils n'en sont pas plutôt maitres que le 24e d'infanterie légère y pénètre avec fureur, la baïonnette en avant, et les rechasse.
Les Autrichiens, renforcés par des troupes qui leur sont envoyées de leurs deuxième et troisième colonnes, reviennent à la charge et reprennent l'église. Ils n'avaient pas eu le temps de s'établir dans ce poste, que les 4e et 46e de ligne et quelques régiments d'infanterie badoise s'avancent et le leur enlèvent. L'ennemi, pendant ce temps-là, s'empare de quelques autres points du village. On court pour le forcer à les évacuer. Quatre fois les Autrichiens touchent au moment d'être maitres de ce poste, à la possession duquel semble être attaché l'honneur des deux nations. Quatre fois les Français les contraignent de l'abandonner presque en entier. Le jour est déjà avancé ; on continue néanmoins de se disputer ce même champ de bataille. On ne peut pas décider encore à qui restera la victoire" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 348 - Il faut lire 4 Bataillon hessois, et non badois).
La 2e Division (Général Dessaix, 24e Léger, 4e et 46e de Ligne) est à Urfa en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
/ 1810, Allemagne puis Armée du Nord et Brabant
Le 17 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, vous voudrez bien donner au prince d'Eckmühl les ordres suivants ; vous lui ferez connaître qu'il fera exécuter ces mouvements s'il n'y a rien de nouveau, comme tout porte à le penser.
Au 1er février, les troupes se mettront en mouvement pour prendre les positions suivantes :
Une division du 9e corps se dirigera sur Mannheim, l'autre sur Rastadt ; l'artillerie et le parc sur Pforzheim.
Le 4e corps sera réduit à trois divisions ; à cet effet, l'état-major et l'administration de la 1re division du 4e corps se rendront à Saint-Omer, avec le 19e de ligne qui fait partie de cette division, le 46e qui fait partie de la 2e division et le 72e qui fait partie du 12e corps.
Ces trois régiments formeront une division qui portera le titre de Division de réserve de Saint-Omer, et que commandera le général Legrand, qui commande actuellement la 1re division du 4e corps ...
Le prince d'Eckmühl vous rendra compte de l'exécution de vos ordres pour donner aux troupes cette position, qui sera la deuxième position de l'armée d'Allemagne. Ce mouvement commencera le 1er février, sera achevé vers le 15.
Dans le mois de février, je vous ferai connaître mes intentions pour la troisième position à faire prendre à l'armée ..." (Correspondance de Napoléon, t.20, lettre 16146 - date la lettre du 18 janvier 1810; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22886; Cité par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 164; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 70).
Le même jour, 17 janvier 1810, le Duc de Feltre, Ministre de la guerre, après avoir rendu compte à l'Empereur des avis donnés au prince d'Eckmühl pour assurer l'exécution des ordres contenus dans la lettré ci-dessus, ajoute dans son rapport : "J'ai invité, en même temps, le prince d'Eckmühl à m'adresser copies des itinéraires que suivront les diverses colonnes de l'armée d'Allemagne pour se rendre à la destination prescrite par Sa Majesté, et d'y comprendre les itinéraires des régiments composant la 3e division du 2e corps d'armée, qui, d'après un ordre de Sa Majesté, en date du 10 janvier, doivent être dirigés sur Strasbourg, ainsi que les itinéraires de l'état-major et de l'administration de la 1re division du 4e corps d'armée, que j'ai chargé le prince d'Eckmühl d'envoyer à Mayence avec les 19e et 46e régiments de ligne, pour être dirigés de là, avec le 72e de ligne qui se rend à Strasbourg, sur Saint-Omer, où l'intention de Sa Majesté est de former une division de réserve sous le commandement du général de division Legrand (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 71).
La 2e Division (Général Dessaix, 24e Léger, 4e et 46e de Ligne) est à Wurtzbourg du 21 au 23 janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
En février 1810, le 46e de Ligne se rend à Mayence (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 2 février 1810, le Ministre de la Guerre adresse, de Paris, son Rapport à l’Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à I'Empereur que M. le maréchal prince d'Eckmühl m'informe que, conformément à l'ordre de Sa Majesté, en date du 17 janvier, que je lui avais fait parvenir par un de mes aides de camp, il a fait ses dispositions pour que les différents corps composant l'armée d'Allemagne commencent leur mouvement le 1er février pour prendre la 2e position ...
Quant aux 19e et 46e régiments d'infanterie de ligne, qui faisaient partie des 1re et 2e divisions du 4e corps de l'armée d'Allemagne, M. le maréchal prince d'Eckmühl les fait diriger sur Mayence, où ils arriveront les 5 et 10 février.
Conformément aux intentions de l'Empereur, je ferai filer ces deux régiments sur Saint-Omer, pour faire partie de la division de réserve qui se forme dans cette place, à moins d'ordres contraires de Sa Majesté …" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 72).
- Camp de Boulogne
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT.
La 6e demi-brigade provisoire, composée de trois bataillons formés de détachements des 17e, 19e, 25e, 28e, 36e et 43e régiments d’infanterie de ligne, sera dirigée sur Boulogne, pour y demeurer sous le commandement du général Vandamme, Ainsi, le camp de Boulogne sera composé des 19e, 46e, 72e régiments de ligne, et de la 6e demi-brigade provisoire, formant ensemble un effectif d'environ 10.000 hommes ...
... la 7e demi-brigade provisoire, composée de trois bataillons formés de détachements des 44e, 46e, 50e, 51e, 55e et 75e régiments d'infanterie de ligne, seront dirigés sur Paris ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
Le territoire du camp de Boulogne s'étend sur le camp proprement dit, qui se divise en camp de droite et camp de gauche, mais aussi sur la place même de Boulogne et sur les arrondissements de Dunkerque et de Calais. Les troupes occupant ce territoire portent le nom de Premier Corps de Réserve. A partir de février 1810, la composition des troupes se modifie, le Général Vandamme remplace le Général Sainte-Suzanne dans son commandement. Les Cohortes nationales, dont on a beaucoup à se plaindre au point de vue de la discipline, sont dissoutes et remplacées par les 46e, 72e et 19e de ligne, auxquels s'ajoutent les Dépôts des 36e, 43e, 55e et 13e léger (25 mars).
Le 46e arrive le 9 ou le 13 mars 1810 à Saint-Omer avec les 19e et 72e de ligne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Allemagne, il écrit : "… Un autre corps serait composé de la manière suivante, savoir : le 10e régiment d'infanterie légère formant quatre bataillons ; le 23e, quatre ; le 24e, quatre ; le 26e, quatre ; le 3e de ligne, quatre ; le 4e, quatre ; le 18e, quatre ; le 72e, quatre ; le 123e, quatre ; le 124e, quatre ; le 125e, quatre ; le 126e, quatre ; le 135e, quatre ; le 2e, trois ; le 19e, trois ; le 37e, trois ; le 46e, trois; total, 17 régiments ou 64 bataillons formant 6 divisions, chacune de 16 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
/ 1811
- Camp de Boulogne
Le 1er janvier 1811, la situation des troupes du camp de Boulogne est la suivante :
Général Vandamme commandant en chef : Quartier général à Boulogne.
Infanterie
13e d’Infanterie légère (Dépôt), 17 Officiers, 218 hommes, 2 chevaux.
55e de Ligne (Dépôt), 17 Officiers, 114 hommes.
43e - (Dépôt), 6 Officiers, 112 hommes.
36e – (Dépôt), 8 Officiers, 149 hommes.
46e de Ligne, 44 Officiers, 1247 hommes
19e - 51 Officiers, 1438 hommes, 9 chevaux.
72e - , 52 Officiers, 1491, 9 chevaux.
Tirailleurs corses et du Pô, 20 Officiers, 701 hommes, 4 chevaux.
Cavalerie
24e chasseurs à cheval, 20 Officiers, 343 hommes, 383 chevaux.
Gendarmerie impériale, 1 Officier, 24 hommes, 26 chevaux.
Artillerie à pied, 38 Officiers, 1528 hommes.
Marine, 27 Officiers, 850 hommes, 6 chevaux.
Génie, 3 compagnies, 7 Officiers, 231 hommes, 15 chevaux.
Par décret du 24 janvier 1811, il est créé un 6e Bataillon dans les Régiments ci-après, destinés à former les camps de Boulogne et d'Emden : 15e Léger; 2e, 19e, 25e, 37e, 46e et 93e de Ligne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 22).
Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
... CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
Ce corps se réunira de Mayence à Wesel. Il sera composé de quatre divisions d'infanterie.
2e DIVISION. — 1re brigade : 23e léger, deux bataillons ; 26e, quatre ; 2e brigade : deux bataillons d’élite du 46e de ligne ; deux du 125e ; régiment suisse, deux bataillons ; 3e brigade : deux bataillons d'élite du 72e ; deux du 126e ; deux bataillons portugais ; total, 18 bataillons ...
Mon intention est que vous donniez des ordres pour la formation des bataillons d'élite, afin que du 1er au 10 mai, ils puissent se mettre en marche pour les lieux de leur destination.
Je vous enverrai un travail préparatoire pour les corps d'observation du Rhin et d'Italie. Celui de l'Elbe marche tout seul. Les régiments d'élite seront composés de 2 bataillons. Le 1er bataillon sera de 4 compagnies de voltigeurs et le 2e de 4 compagnies de grenadiers. Chaque compagnie sera portée à 150 hommes et formée de vieux soldats. Vous ordonnerez aux colonels de désigner pour commander ces bataillons leurs meilleurs chefs de bataillon, et d'y placer les meilleurs officiers et sous-officiers et les plus propres à faire la guerre.
Les régiments qui n'ont pas leurs 4 compagnies d'élite devront aussitôt les former.
Le 4e régiment de ligne qui est au Havre, par exemple, devra former ses 4 compagnies sans les tirer du 4e bataillon. Il ne resterait alors au Havre que 3 bataillons de 4 compagnies chacun ou 12 compagnies ; mais comme on aura pris encore 2 compagnies pour remplacer celles du 4e bataillon, il n'y restera effectivement que 10 compagnies réduites à 7 ou 800 hommes. Mais le 4e bataillon enverra des cadres au Havre pour reformer les compagnies manquantes et les conscrits pourront être dirigés à mesure, et en suite des ordres que je donnerai, sur Le Havre, en sorte qu'il y aura au Havre 3 bataillons de 12 compagnies ayant sur pied 15 à 1 600 hommes et je serai libre, selon les circonstances, de retirer ces troupes ou de les laisser dans l'intérieur.
Ce que j'ai dit pour le 4e régiment s'appliquant à tous les autres ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. — Au 1er juillet, ce corps prendra le titre de Corps d'observation des Cotes de l'Océan. Il sera formé, comme le porte l'état n° 2, par la réunion de tous les conscrits et de tous les bataillons ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres ...
CORPS D'OBSERVATIONDU RHIN.
L'organisation des régiments d'élite existera jusqu'au 1er juillet. Les régiments d'élite qui font partie des corps d'observation du Rhin et d'Italie seront alors dissous.
Le corps d'observation du Rhin sera composé de quatre divisions, organisées de la manière suivante :
... 2e Division. — 1re brigade : quatre bataillons du 26e léger, quatre du 72e de ligne ; 2e brigade : quatre bataillons du 46e de ligne, quatre du 126e ; 3e brigade : deux bataillons portugais, deux du régiment illyrien ...
Chaque division ayant trois brigades, il y aura en tout douze brigades ; chaque division étant de vingt bataillons, le total du corps d'observation du Rhin sera de quatre-vingts bataillons.
Chaque régiment aura ses deux pièces d'artillerie, ce qui fera huit pièces par division, hormis que la 4e division n'en aura que six ; au total, trente pièces régimentaires ...
MODE D'EXÉCUTION. — Au 1er juillet tous les conscrits seront arrivés aux régiments.
La 1re division sera organisée au camp de Boulogne ... Les 4es bataillons de ces régiments et tous les conscrits des dépôts partiront, du 1er au 15 juillet, de Metz, Nancy, Douai et Berg-op-Zoom, pour aller compléter les régiments au camp de Boulogne. Aussitôt après leur arrivée le tiercement aura lieu, de sorte que les bataillons soient égaux en hommes anciens et aient la même consistance.
La 2e division se réunira au camp de Boulogne et sera organisée de la même manière ...
Ainsi, à cette époque, le corps d'observation du Rhin aura deux divisions au camp de Boulogne et deux en Hollande. Il changera alors de dénomination et prendra celle de Corps d'observation des cotes de l'Océan.
Les 4es compagnies de voltigeurs et de grenadiers des bataillons d'élite passeront dans les 4es bataillons, qui céderont deux de leurs compagnies aux bataillons d'où ces compagnies d'élite seront tirées, de sorte que tous les bataillons seront égaux, de six compagnies, dont une de grenadiers et une de voltigeurs ...
ma pensée secrète est que le corps d'observation des côtes de l'Océan puisse devenir un corps de l'armée d'Allemagne, et, en faisant volte-face sur Mayence ou Wesel, trouver son artillerie à Mayence, à Wesel ou à Maëstricht ...
La 1re division sera commandée par le général Legrand, la 2e division par le général Vandamme ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 312; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation du Rhin"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
46e de ligne |
2 |
* Le 5e de légère, les corps d'Espagnols, de Portugais, Suisses, les tirailleurs corses et du Pô, désignés par l’astérisque, ont été exceptés par la lettre précitée de l'Empereur de ceux qui doivent être pourvus d'équipages. L'allocation de ces équipages pour les régiments du corps d'observation du Rhin a lieu dans les proportions ci-après : Chaque régiment ayant deux bataillons de guerre aura : 2 pièces d'artillerie, 3 caissons de munitions à canon, 1 forge de campagne. Les régiments à quatre ou trois bataillons de guerre auront de plus : 1 caisson d'ambulance, 1 — de comptabilité. Il y aura en outre par bataillon de guerre : 1 caisson de cartouches, 1 – des vivres. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Le 23 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, donnez ordre que les bataillons d'élite du corps d'observation de l'Océan soient dissous de la même manière que les bataillons d'élite d'Italie ...
Vous donnerez ordre que dans le courant de juillet les 4es bataillons des 26e léger, 4e, 19e, 123e, 26e, 72e, 46e, 126e, 18e, 93e, 56e, 124e, 2e, 37e et 125e de ligne rejoignent leurs régiments. Vous laisserez le colonel et le général commandant la division choisir le jour de départ qui sera le plus commode pour le soldat, mais de manière que tous ces bataillons aient rejoint au 10 août. Vous donnerez ordre que tout ce qui est disponible dans les 5es bataillons soit employé à compléter ces 4es bataillons. Ainsi ces corps m'offriront, en infanterie, 66,000 hommes ; ce qui, avec les dix régiments de cavalerie, les six de chevau-légers et l'artillerie, fera une armée de plus de 80,000 hommes.
Le corps d'observation de l'Océan doit avoir au camp de Boulogne deux divisions, formant quarante bataillons, et un régiment de cavalerie.
Le camp d’Utrecht doit former une division composée de vingt bataillons.
Enfin un camp près d'Emden doit recevoir une division de dix-huit bataillons.
Ces camps doivent être formés du 15 août au 1er septembre. Un maréchal commandera les camps d'Utrecht et d'Emden ; un autre maréchal commandera le camp de Boulogne.
Faites-moi connaître ce que me coûteront ces camps, comme supplément de solde, s'il y en a à donner, comme vivres de campagne, comme réparation de baraques, etc. Ecrivez à cet effet au ministre de l'administration de la guerre. Envoyez-lui les états pour que je puisse calculer quelle augmentation de dépense cela me fera par mois.
Pour pouvoir faire ce mouvement, j'aurai besoin de pourvoir à la garnison de Paris et aussi à celle du Havre ; il faut également pourvoir à la garnison de toutes les côtes de la Hollande. Je pense que, moins on y emploiera de monde, mieux cela vaudra. Les bataillons des conscrits de Walcheren sont suffisants à Schouwen et à Goeree. La réunion de tous les voltigeurs et quelques détachements de cavalerie des 23e et 24e de chasseurs seront suffisants pour la garde des côtes.
Les Anglais ne peuvent embarquer aucune troupe d'expédition, pas même 1,500 hommes ; il est donc inutile de perdre la moitié de mes troupes sans raison sur la côte. Il suffit d'y avoir des canonniers et des détachements de voltigeurs et de cavalerie pour surveiller la contrebande et prêter main-forte aux douanes. Une colonne mobile placée au Helder, une autre à mi-chemin entre le Helder et l'embouchure de la Meuse, une troisième à l'embouchure de la Meuse, me paraissent suffisantes. De même, dans la 31e division militaire, une colonne mobile sera placée à Harlingen, une autre entre Harlingen et Emden et une troisième à Emden. Vous avez dû recevoir des renseignements là-dessus ; remettez-moi un projet ...
Je termine ici tout ce qui est relatif au système d'organisation du corps d'observation de l'Océan.
Mon projet est de menacer les Anglais et, du 1er septembre au 1er octobre, d'embarquer des troupes sur mes vaisseaux de l'Escaut, ainsi que sur mes flottilles de Boulogne et du Zuiderzee, et enfin d'avoir une expédition prête à se porter en Irlande.
Un corps de 6,000 hommes à Cherbourg est nécessaire ; ils seront pris sur le camp de Boulogne.
Je désire revoir tous les projets relatifs à cette expédition d'Irlande, puisque enfin les Anglais continuent à se dégarnir pour l'Espagne. Rien ne doit être plus facile, vers la fin d'octobre, que de jeter 25,000 hommes en Irlande" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17846 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 388).
Le 1er juillet, le Corps d'observation du Rhin change de dénomination et prend celle de Corps d'observation des Côtes de l'Océan. Le quatrième Bataillon du 46e de Ligne rejoint son Régiment au camp de Boulogne. Le tiercement a lieu aussitôt après son arrivée (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313).
En juillet 1811, le 6e bataillon du 46e de ligne rejoint le Camp de Boulogne.
Le 15 septembre, la situation du Camp de Boulogne, placé sous le commandement de Ney, est la suivante : 2e Division, Général Baron Ledru des Essarts, Quartier général à Malboroug. 2e Brigade, 46e – La Crèche et la tour d'Ordre. (régiment provisoire) à Vimereux. (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 286).
Le 16 septembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Compiègne, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... j'aurai complété les cadres suivants avec des conscrits réfractaires, savoir :
DEPOT DE STRASBOURG ...
Un bataillon du 46e 900 ...
Quant à l'habillement, les mesures sont prises pour qu'il ne manque pas ...
Dépôt de Strasbourg. Pour Strasbourg, le ministre de l'administration de la guerre avait envoyé au 15 septembre de quoi habiller 1.800 hommes.
Le bataillon du 46e doit habiller 900 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6186 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28664; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 256).
Le 22 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Amsterdam, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d'Allemagne, à Hambourg : "Mon Cousin, les 4es bataillons des 19e, 46e, 93e, 56e, 2e, 37e et 123e, ce qui fait sept bataillons, ont été envoyés à Wesel et à Strasbourg pour se compléter à 900 hommes. Je garderai à Strasbourg les bataillons du 3e et du 105e. J'enverrais volontiers ces sept bataillons à leurs régiments pour opérer le tiercement ; mais, comme ces régiments sont en France, il y aurait trop de facilité pour la désertion. Je me suis décidé à vous les envoyer. Formez-en une ou deux bonnes brigades sous les ordres d'un général de brigade ferme, qui se charge de leur instruction et de leur tenue, et qui s'applique à empêcher la désertion. Ce sera 6,000 hommes que vous aurez sous la main ; et, selon les circonstances, je me déciderai à les faire servir à compléter vos régiments ou à tenir garnison à Magdeburg et sur les côtes. Pendant ce temps les régiments arriveraient sur l'Elbe, s'il y avait guerre ; ils trouveraient leurs bataillons et l'encadrement se ferait. Ces régiments, à l'exception du 123e, ont cinq bataillons, ayant eu leur 6e bataillon formé lorsque le 4e était en Catalogne. Portez donc une attention particulière à ces bataillons aussitôt qu'ils vous arriveront. Indépendamment de ces sept bataillons, les dépôts de Wesel et de Strasbourg vous auront fourni, avant le mois de février, une douzaine de mille hommes, en y comprenant ce que vous avez reçu ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18188 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28887 ; citée par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 289; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 239).
Le 24 novembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "Mon Cousin, je reçois votre lettre du 18. L'état de situation que vous m'envoyez ne peut pas encore être ce que je désire, puisque tous les conscrits des dépôts de Wesel et Strasbourg n'étaient pas encore arrivés à la date de cet état. Envoyez-m'en un partant de la situation des corps au 15 novembre.
Je pense qu'il est avantageux que vous gardiez le général Compans pour commander une bonne réserve. Je vais m'occuper des généraux à envoyer aux 6e, 8e et 9e divisions de votre armée.
Quand je vous ai parlé d'opérer seul, ce n'est pas que je n'aie l'intention de me rendre à l'armée, si la guerre avait lieu ; mais la guerre peut avoir plusieurs actes. Il est possible que je me résolve à envoyer votre armée sur la Vistule pour nous joindre aux Polonais et aux Saxons, en mettant votre quartier général à Danzig, et cela sans commencer les hostilités, dans le temps que le corps d'observation du Rhin, le corps d'observation d'Italie et ma Garde viendraient à marches forcées se réunir sur l'Elbe. Vous sentez qu'il faut que vous soyez organisé en artillerie et génie pour pouvoir faire front. Je suis parfaitement de votre avis que, pendant le temps que je vous laisserai les neuf divisions, vous ayez deux lieutenants généraux, qui peuvent être des généraux de division. Au reste, ces hypothèses sont encore éloignées, et je me déciderai au dernier moment. Vous auriez ainsi une avant-garde de 150,000 hommes d'infanterie, de plus de 30,000 hommes de cavalerie et de quatre à cinq cents pièces de canon ; ce qui vous ferait une armée de près de 200,000 hommes. Je serais à portée de vous avec 200,000 autres.
Je vous ai mandé de mettre dans les places quelques compagnies d’artillerie et des officiers d'état-major. Envoyez à Glogau un bon régiment d’infanterie française ; ce qui vous permettra de pousser sur Magdeburg les bataillons du 46e, du 19e et autres qui vous sont envoyés. Il me semble que ces bataillons seraient bien dans la citadelle de Magdeburg. Les cadres étant bons, ces bataillons se formeraient promptement en faisant peu de service ; vous les mettriez sous les ordres d'un général qui en prendrait un soin particulier" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18285 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29182 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 322).
Le 29 novembre 1811, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 24 novembre. Les explications qu'elle renferme ont été un grand soulagement pour moi.
La campagne de 1805 m'a démontré la nécessité, lorsqu'on a des troupes sur le pied de guerre, d'avoir des grands approvisionnements de souliers et effets de campement. Beaucoup d'hommes de ce corps d'armée et des autres sont restés en arrière faute de chaussure.
L'expérience a prouvé que tous les souliers qu'on faisait faire par entreprise étaient toujours d'une mauvaise qualité et d'un mauvais usage.
Aussi, depuis cette époque, j'ai pris les plus grandes précautions pour que les colonels eussent une réserve de trois paires de souliers pour l'effectif de leurs corps, indépendamment des trois paires que doit avoir chaque homme. Cela n'entraîne Votre Majesté à aucune dépense, puisque ce sont eux qui font confectionner ces souliers sur la masse de linge et chaussure.
Ces souliers sont faits avec soin et sont d'un bon service; plus ils sont conservés, meilleurs ils sont.
Dans la campagne de 1809, on avait eu cette précaution, qui a eu un plein succès. Pas un régiment n'a éprouvé un manque de chaussures.
Pour donner une idée à Votre Majesté de notre situation sous ce rapport, je lui adresse un état présentant la situation générale des quantités de souliers et effets de campement existant au 1er novembre.
Elle verra, par cet état, qu'il ne manque rien pour que chaque régiment ait six paires de souliers par homme, à raison de 140 hommes par compagnie, ou environ 22.000 paires de souliers.
Des ordres ont été donnés pour les faire confectionner et même pour porter le complet à 150 hommes par compagnie.
Les ordres ont été donnés aussi pour qu'on se procure le manquant au complet des autres objets.
Ce qui me fait entrer dans ces détails, Sire, c'est que dans l'hypothèse où le corps d'observation du Rhin, d'Italie, les autres corps et votre Garde seraient dans le cas de se porter sur l'Elbe, il serait essentiel que les commandants de ces corps eussent pris les mêmes précautions; sans cela, la chaussure manquera bien vite.
Bien entendu qu'en cas de marche du corps d'armée, les corps ne seraient pas embarrassés par ces grandes quantités de souliers qui seraient déposées dans les places de l'Oder, portées en avant suivant les circonstances et tirées suivant les besoins.
Je donne des ordres pour que le général Gudin envoie à Stettin le 12e ou le 21e de ligne qui est à Magdebourg. A son arrivée à Stettin, le général Liebert fera partir le 108e pour Custrin, d'où le 85e partira pour Glogau le jour de l'arrivée du 108e à Custrin
Je donne aussi les ordres pour que les bataillons des 19e et 46e soient envoyés à Magdebourg et casernés dans la citadelle autant que faire se pourra.
Ils feront peu de service. Un général sera chargé d'en prendre un soin particulier" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 354).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 46e de Ligne, fort de 4 Bataillons, 4 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 46e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Arras (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Dès le début janvier 1812, Napoléon fait le compte de ses forces et commence à composer sa nouvelle Grande Armée. Le 2 janvier 1812, il adresse ses hypothèses de travail au Général Lacuée, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouvernement l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un objet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux ; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée, en 15 divisions d’infanterie.
CORPS D’OBSERVATION DE L’OCÉAN.
10e division (le lieu de réunion n’est pas encore fixé) : 24e léger, 4 bataillons ; 46e de ligne, 5 bataillons ; 72e de ligne, 4 bataillons ; 126e de ligne, 3 bataillons ; 1er régiment portugais, 2 bataillons ; total, 18 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).
Au mois de janvier 1812, les divers Corps de troupe du camp de Boulogne concourent à la formation des Divisions du Corps d'observation de l'Océan et du 2e Corps d'observation de l'Elbe dans les conditions ci-après : 24e léger, 126e, 46e et 72e de ligne. 1ère du corps d'observation de l'Océan (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 286).
Le 9 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, les neuf divisions du corps d'observation de l'Elbe seront toutes sur la droite du Rhin dans le courant de février.
Le corps d'observation d'Italie sera placé, en février, aux limites du royaume, dans le Tyrol.
Il ne reste plus d'ordres à donner que pour le corps d'observation de l'Océan.
La 10e division, qui sera la 1re du corps d'observation de l'Océan, sera réunie au 15 février, à Mayence. Le quartier général de ce corps y sera réuni pour la même époque.
Donnez, en conséquence, l'ordre au duc d'Elchingen de faire ses dispositions de manière que ses équipages et ceux de son état-major soient rendus le 15 février, au matin, à Mayence. Donnez les mêmes ordres pour tout ce qui regarde le génie, les batteries de réserve et tout ce qui appartient à ce corps ...
Le 46e et le 72e partiront, l'un le 20, et l'autre le 15 janvier, de Boulogne ...
Le général de division Ledru, deux généraux de brigade et un adjudant commandant partiront et régleront leur marche, de manière à se trouver à Mayence avec le 46e et le 72e.
Vous donnerez ordre que les sapeurs, l'artillerie, les officiers du génie, les administrations se trouvent réunis à Mayence pour la même époque.
Par ce moyen, la 10e division du corps d'observation de l'Océan pourra partir de Mayence au 15 février, si elle en reçoit l'ordre ...
Au 1er mars, le corps d'observation de l'Océan aura deux divisions la 10e, composée de quinze bataillons, et la 11e, composée de dix-neuf bataillons ...
Je désirerais que tous les régiments français qui font partie des 6e, 8e, 9e, 10e et 11e divisions fussent au complet d'au moins 800 hommes par bataillon, présents sous les armes ...
Les 10e et 11e divisions sont composées du 24e léger (le compléter à quatre bataillons), du 46e (doit avoir cinq bataillons complets), du 72e (doit avoir quatre bataillons complets), du 4e de ligne (doit avoir quatre bataillons complets), du 18e (quatre bataillons) et du 93e (cinq bataillons, le 5e bataillon complété à Wesel).
Le nombre d'hommes, pour arriver à ce résultat, ne doit pas être considérable et doit se trouver dans les dépôts de l'armée d'Espagne qui sont au Nord" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6618 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29705; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 511).
Le 15 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le 1er Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "Mon Cousin, je reçois vos états de situation à l'époque du ... décembre. Ne tardez pas à m'envoyer ceux du 1er janvier ; nous sommes au 15, je devrais les avoir déjà ...
Je vois dans l'état de situation du corps d'observation le 4e bataillon du 19e porté comme étant dans le département de la Lippe et ne devant pas faire partie du corps d'observation : je ne comprends pas cela. Le 4e bataillon du 19e, ceux du 46e, du 128e, doivent être à Magdeburg ; faites-les-y diriger. Je vois avec peine que le 4e bataillon du 46e n'a que 600 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18439 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 29761; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 551).
Le 20 janvier 1812, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur un Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté des mesures que j'ai ordonnées pour l'exécution de ses ordres, en date des 9 et 10 de ce mois, relatifs à la nouvelle organisation du corps de l'Elbe en deux corps distincts, des 10e et 11e divisions du corps de l'Océan et des trois nouvelles divisions de cavalerie légère, en ce qui concerne le service de l'artillerie ...
Corps de l'Océan ...
J'ai donné les ordres nécessaires pour que le 24e régiment d'infanterie légère, 4e, 18e, 46e, 72e, 93e et 126e régiments d'infanterie de ligne, qui font partie des 10e et 11e divisions, prennent leur matériel d'artillerie en route ou le trouvent à Mayence et à Dusseldorf. Quant aux deux régiments portugais et au régiment illyrien, ces trois corps ne doivent point avoir d'artillerie régimentaire d'après l'ordre de Sa Majesté du 3 de ce mois ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 593).
Le 28 janvier 1812, le Prince d'Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire,
La récapitulation des six divisions, en comprenant la 7e, les 4es bataillons des 19e, 46e, 56e, 93e et 123e régiments de ligne et le 124e régiment, les 1re, 3e et 5e divisions de cuirassiers, les dix régiments de cavalerie légère et les troupes spécialement attachées aux garnisons des places, telles que le régiment de Berg, de Low, etc., forme un effectif de 127.745 hommes, sur quoi l'état porte 10.655 hommes aux hôpitaux, parce qu'on y a compris ceux qui sont entrés aux hôpitaux externes, avant de rejoindre leurs corps, dont le nombre s'élève à 2.810.
Votre Majesté trouvera aussi, ci-joint, l'état des malades de l'armée existant dans les hôpitaux, qui m'a été fourni par l'ordonnateur en chef; il se monte à 7.874.
La totalité des hommes aux hôpitaux relevée sur les états fournis par les corps est de 10.655, dont 2.810 aux hôpitaux externes qui n'ont jamais paru aux corps; ainsi, la proportion réelle des malades à l'effectif de 127.745 n'est donc que dans le rapport de ce nombre à celui de 7.874, qui est le nombre des malades existant dans les hôpitaux de l'armée; ce qui fait environ le dix-septième. Cette proportion n'est pas trop forte, vu la mauvaise saison, et, en outre, les malades sont, dans la plusgrande partie, des réfractaires et des jeunes gens des 4es et 6es bataillons.
Le montant des malades dans les infirmeries régimentaires et les malades à la chambre ne font pas partie de celui sur lequel j'ai basé la proportion; mais les galeux et les vénériens peuvent être regardés comme disponibles. Ces différentes observations sont pour prouver à Votre Majesté que la proportion du dix-septième est à peu de chose près exacte.
Il y a, cette fois, une légère diflérence entre l'état des hôpitaux fourni par les corps et celui de l'ordonnateur en chef; elle est peu considérable puisqu'elle n'est que de 29 hommes. Il doit toujours y en avoir, vu que l'état de l'ordonnateur comprend des hommes qui existent dans les hôpitaux et qui ne font pas partie des corps de l'armée" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 623).
Commandement au 1er février du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 10e Division : Général Ledru :
24e Léger, 4 Bataillons, à Metz; 46e de Ligne, 5 Bataillons, à Sedan; 72e de Ligne, 5 Bataillons, à Avesnes; 126e de Ligne, 3 Bataillons, à Anvers; 1er Régiment Portugais, à Toul (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 13 février 1812, Berthier écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, conformément aux dispositions dont Votre Majesté m'a donné connaissance, j'ai l'honneur de lui proposer de donner les ordres ci-après savoir :
... 3° - 3e corps d'armée ...
d'ordonner à la 10e division d'infanterie (général Ledru) qui se réunirait à Mayence, de se rendre à Erfurt;
- Le 46e de ligne, qui arrive le 18 à Mayence, et le 1er portugais, qui y arrive le 16, en partiraient le 20 février pour arriver le 29 février à Erfurt ; le 24e léger, qui arrive le 19 à Mayence, en partirait le 21 pour arriver le 1er mars à Erfurt; le 72e de ligne, qui arrive le 23 à Mayence, en partirait le 25 pour arriver le 5 mars à Erfurt. - ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 190).
Les Régiments de la 10e Division se réunissent à Mayence du 16 au 25 février (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 25 février 1812, le Duc d'Elchingen écrit, depuis Mayence, au Major général, à Paris : "Monseigneur, j'ai reçu cette après-midi la lettre que Votre Altesse Sérénissime m'a fait l'honneur de m'écrire le 22, qui contient l'ordre de faire partir les troupes du 3e corps d'armée et celles du 2e de réserve de cavalerie que l'Empereur met sous mon commandement, pour se rendre à Erfurt, Weimar et Leipzig.
J'ai fait sur-le-champ toutes les dispositions nécessaires à l'exécution de cet ordre. Le tableau ci-joint vous fera connaitre l'ensemble de la marche des troupes et la résidence de chaque régiment jour par jour; en voici l'exposé sommaire.
La 10e division d'infanterie, aux ordres du général Ledru, composée dans ce moment ainsi qu'il suit :
1re brigade, général Gengoult. 1er, 2e, 3e et 4e bataillons du 24e d'infanterie légère ; 1er, 2e, 3e et 6e bataillons du 46e de ligne.
2e brigade, général Bruny. 1er, 2e, 3e et 4e bataillons du 72e de ligne ; 1er et 2e bataillons du 1er portugais ; 1er et 2e bataillons du 2e portugais ;
partira de Mayence, savoir : la 1re brigade avec l'artillerie de la division le 29 février et la 2e brigade le 1er mars avec l'artillerie de la division Razout; elles arriveront à Erfurt les 15 et 16 mars ...
Je crois pouvoir assurer à Votre Altesse que le mouvement sera entièrement conforme au tableau que j'ai l'honneur de vous adresser, car, en indiquant le jour du passage du Rhin, j'ai eu égard au temps que nécessitait la réunion de chaque division" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 278). Suit un tableau de la « Marche du 3e corps d'armée pour se rendre de ses cantonnements sur le Rhin, à Erfurt, Weimar et Leipzig » qui indique, partant de Mayence : 10e division d'infanterie commandée par le général Ledru.
1re brigade : 24e léger : 4 bataillons. 46e de ligne : 4 bataillons. Artillerie de la division. 29 - Hallersheim. 1er mars - Francfort. 2 - Hanau. 3 - Séjour. 4 - Gelnhausen. 5 - Saalmunster. 6 - Schluchtern. 7 - Fuld. 8 - Séjour. 9 - Hunefeld. 10 - Vach. 11- Berka. 12- Eisenach. 13 - Séjour. 14 - Gotha. 15 Erfurt. 16 - Destination.
Le 29 février, les troupes commencent à se mettre en marche sur Erfurt où elles doivent arriver les 15 et 16 mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 29 février 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, je reçois à l'instant le rapport de M. le maréchal duc d'Elchingen sur l'exécution des ordres de Votre Majesté concernant le mouvement des corps d'observation des côtes de l'Océan et du 2e corps de réserve de cavalerie qui est mis sous les ordres de ce maréchal.
Corps d'observation des côtes de l'Océan.
La 7e division d'infanterie est à Danzig.
La 10e division, commandée par le général Ledru, se met en marche, savoir : la 1re brigade, composée des 24e léger et 46e de ligne, part de Mayence aujourd'hui, 29, avec l'artillerie de cette division et arrivera le 15 mars à Erfurt ; la 2e brigade, composée du 72e régiment et du 1er régiment portugais, à quoi le duc d'Elchingen a joint le 2e régiment portugais (de la 11e division) qui était à Coblentz et l'artillerie de la 11e division, part de Mayence le 1er mars pour arriver le 16 mars à Erfurt ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 332).
La situation-rapport du 3e Corps d'armée, établie à la date du 1er mars, rend compte comme il suit des mouvements effectués par les troupes : "Le 27 février a commencé à s'exécuter le départ pour Erfurt des troupes qui se trouvaient réunies à Mayence. Elles marchent en cinq colonnes :
Les ordres sont donnés pour que la 3e colonne, composée des 24e d'infanterie légère, du 46e de ligne et de l'artillerie de la 10e division, parte le 1er mars ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 376).
Commandement au 1er mars du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 10e Division : Général Ledru :
24e Léger, 4 Bataillons; 46e de Ligne, 5 Bataillons; 72e de Ligne, 4 Bataillons; 126e de Ligne, 3 Bataillons; 1er Régiment Portugais, 2 Bataillons; en marche sur Erfurt (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 602).
Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre ... Donnez ordre que 100 hommes du 65e, 60 hommes du 28e de ligne, 120 hommes du 43e, 40 hommes du 50e, ce qui fait un total de 330 hommes, se rendent à Wesel, et qu'ils y soient formés en un 1er bataillon de marche du 3e corps. Ces 320 hommes se dirigeront de Wesel sur Magdeburg où ils seront incorporés dans le 46e. On ne mettra dans ce bataillon que le nombre d'officiers nécessaires pour conduire ces hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 10 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, j'ai ordonné que le cadre du 6e bataillon du 19e de ligne et le cadre du 6e bataillon du 56e se dirigeassent sur Wesel, et que les cadres du 6e bataillon du 46e et du 93e se dirigeassent sur Strasbourg.
Je vous ai mandé par ma lettre du 29 février que mon intention était que ces quatre cadres fussent remplis par des conscrits réfractaires ; mais comme je vois qu'il en arrive peu, vu que les colonnes mobiles ont cessé leurs opérations, faites partir d'Orléans, le 15, deux compagnies du 113e formant 400 hommes, lesquelles se dirigeront sur Strasbourg, et seront incorporées dans le 6e bataillon du 46e. Après cela, les cadres de ces deux compagnies rentreront au dépôt du 113e, à Orléans ...
Vous donnerez ordre au 3e et au 105e de fournir chacun 200 hommes de la conscription de 1811, et ayant au moins six mois de-service, au même bataillon du 46e, ce qui complétera ce bataillon à 800 hommes. Ainsi complété, ce bataillon se mettra en marche incontinent pour Magdeburg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30166; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 418).
Le 11 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un rapport à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former les bataillons de marche ci-après désignés, qui sont destinés à rejoindre la Grande Armée, savoir :
... Bataillon de marche du 3e corps d'armée, à Mayence :
2 comp. du 5e bataillon du 5e rég. de ligne, 400, à Mayence le 3 avril.
2 comp. du 5e bataillon du 18e rég., 320, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 125e, 200, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 126e, 100, id. le 23 mars.
1 comp. formée des détach. des 46e et 93e, 85e, id. les 22 mars et 1er avril.
Total du bat. de marche du 3e corps 1155 hommes environ.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Mayence; il pourrait s'y reposer le 4, en partir le 5 et se diriger sur Leipzig pour y rejoindre le 3e corps ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier ces ordres de mouvement. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant la formation de ces bataillons de marche, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent bien armés, équipés et habillés, afin qu'ils puissent partir de Mayence, Wesel et Strasbourg en très bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Diriger tous ces bataillons sur Magdebourg. Vous les porterez dans les différents états, de manière que je connaisse le jour où ils arrivent.
Paris, le 13 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 393).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne ...
1er bataillon de marche du 3e corps :
Détachement du 65e de ligne, 100, à Wesel le 28 mars.
- du 50e id., 40, id. le 30 mars.
du 28e id., 60, id. le 3 avril.
du 43e id., 120, id. le 3 avril.
Total, 520 hommes.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Wesel; il pourrait s'y reposer le 4 et en partir le 5 pour se diriger sur Magdebourg, d'où M. le maréchal duc d'Elchingen le ferait arriver au 3e corps pour être incorporé dans le 46e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Commandement fin mars du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 10e Division : Général Ledru :
24e Léger, 4 Bataillons à Torgau; 46e de Ligne, 5 Bataillons, à Taucha; 72e de Ligne, 4 Bataillons, à Leipzig; 126e de Ligne, 3 Bataillons, Weissenfels; 1er Régiment Portugais, 2 Bataillons, à Eilenbourg (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 602).
Clarke écrit à Berthier, depuis Paris, le 30 juin (AG) : "... Je suis encore sans nouvelles du cadre du 6e bataillon du 46e de ligne, qu'aucun rapport ne m'indique avoir passé le Rhin jusqu'à ce jour" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 94).
Situation du 3e Corps au 1er juillet 1812, 10e Division : 46e de Ligne, Colonel Baudinot, 1er, 2e, 3e, 4e Bataillons, Artillerie ; 82 Officiers, 2.624 hommes, 29 chevaux d’Officiers, 63 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 280).
Le 6e Bataillon du 46e parti de Strasbourg le 1er juillet doit entrer le 31 juillet dans Spandau (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Clarke écrit à Kellermann, depuis Paris, le 1er juillet (AG) : "J'ai eu l'honneur de faire connaître à votre excellence, par ma lettre du 30 mai dernier, les ordres que j'avais donnés pour l'envoi des détachements destinés à compléter soit à Wesel, soit à Mayence, divers cadres de régiments de l'île de Ré, de Belle-Ile, de Walcheren et 2e de la Méditerranée.
Il résulte des rapports qui me sont parvenus sur l'exécution de ces mouvements :
... Que le 4e bataillon de l'île de Ré doit avoir reçu aussi à Mayence 170 fusiliers du 19e de ligne, 200 du 4e, 225 du 46e de même arme ; ce qui, avec les 90 hommes du cadre et 26 fusiliers du 93e de ligne arrivant vers le 6 juillet, fera environ 710 hommes ...
Ces six bataillons se trouvant dès lors en état de se mettre en marche sur Spandau et Berlin conformément aux dispositions de ma lettre du 30 mai, je prie votre excellence :
... 2° de faire partir de Mayence le deuxième bataillon de Belle-Ile le 6 juillet, les troisième et quatrième bataillons de l'île de Ré le 8 juillet, et le deuxième bataillon de l'île de Ré le 10 juillet; le bataillon de Belle-Ile pour Spandau et les trois autres pour Berlin suivant l'itinéraire que je joins pareillement ici ...
Je prie, en même temps, votre excellence de me faire connaître le départ de ces troupes pour leur destination respective, de m'adresser leur situation détaillée sur les imprimés ci-joints, de faire donner sur les routes les avis nécessaires à qui de droit, et de donner avis de la marche de ces bataillons à son altesse sérénissime le prince de Neufchâtel ainsi qu'au général Durutte, chargé à Berlin du commandement de la 4e division de réserve dont ils doivent faire partie ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 97).
1re Division de réserve (Livret de l’Empereur, 1er juillet), Général de Division La grange.
- 4e Demi-brigade de marche, M. Dalvymare, Major en 2e.
1er Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 19e de Ligne, 6 Officiers, 266 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 46e de Ligne, 5 Officiers, 303 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 18e de Ligne, 5 Officiers, 299 hommes.
2e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 4e de Ligne, 4 Officiers, 290 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 72e de Ligne, 8 Officiers, 273 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 56e de Ligne, 6 Officiers, 307 hommes.
- 6e Bataillon du 46e de Ligne, 13 Officiers, 793 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 354).
Le 2 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... Les garnisons de Spandau, de Magdebourg, d'Erfurt, de Glogau, de Custrin et de Stettin ne sont pas encore tout à fait formées. Il n'y a à Spandau que les 6e bataillons des 19e et 93e régiments et je n'ai pas de nouvelles des 6e bataillons des 37e, 46e et 56e régiments qui, d'après les ordres de l'Empereur, ont dû être dirigés sur cette place ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 499).
Le 4 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de la Grande Armée, à Vilna : "Mon Cousin, le maréchal duc de Castiglione prendra le commandement du 11e corps de la Grande Armée. Ce corps sera composé de la manière suivante : de la 2e division de réserve, commandée par le général Heudelet, qui prendra le numéro de 1re division du 11e corps ; de la 3e division de la réserve, qui sera la 2e du 11e corps ; de la 4e division de la réserve, qui sera la 3e du 11e corps, et de la division napolitaine. Vous me présenterez l'organisation en détail et définitive de ces divisions, et vous me proposerez de leur donner des numéros à la suite des autres divisions de l'armée.
Le duc de Castiglione aura sous ses ordres les garnisons de la Poméranie suédoise, de Berlin et des trois places de l'Oder. Il gardera les cinq 6es bataillons des 46e, 37e, 56e, 19e et 93e jusqu'à nouvel ordre. Il est nécessaire que le duc de Castiglione soit rendu avant le 25 juillet à Berlin. Vous donnerez ordre au duc de Bellune qu'aussitôt que le duc de Castiglione sera arrivé il lui remette le commandement; il lui remettra ses instructions, tous les renseignements qui peuvent être utiles, et partira pour porter son quartier général à Marienburg. A cet effet, la division du général Partouneaux se mettra en marche, aussitôt après la réception du présent ordre, pour se diriger sur Marienburg. Elle marchera sur deux colonnes. La division du général Lagrange, qui est la 1re de la réserve, se portera sur Koenigsberg, en marchant sur deux colonnes, par Küstrin et par Schwedt. La division du général Girard partira immédiatement après la division Partouneaux et se rendra à Marienburg. La division Daendels est déjà rendue à Danzig. Ainsi les quatre divisions du corps du duc de Bellune seront réunies à Marienburg, à Danzig et à Koenigsberg, pouvant se porter partout où les circonstances l'exigeraient. Il est nécessaire que ces troupes soient rendues sur la Vistule à la fin de juillet.
Vous ordonnerez au duc de Bellune de faire venir sans délai la 13e demi-brigade provisoire qui est à Erfurt, et tout ce qui appartient aux 3e et 6e divisions de la réserve, pour les placer selon les ordres que j'ai donnés, et de garder les cinq 6es bataillons jusqu'à nouvel ordre. Tout cela assurera les garnisons de Stettin, de Küstrin, de Glogau, de la Poméranie suédoise, et formera un corps de réserve à Berlin. Ayez soin cependant que ce qui appartient à la 4e division de la réserve ne parte de Mayence, Wesel et Strasbourg que bien habillé, bien équipé et complété au moins à 800 hommes par bataillon.
Le duc de Bellune recevra, avant son arrivée à Marienburg, des instructions sur ce qu'il a à faire ; mais il aura pour instruction générale de courir au secours de Stettin, Danzig et Koenigsberg, selon les circonstances qui se présenteront.
Donnez ordre au général Rapp et au général Latour de former des bataillons de marche des hommes disponibles du 2e corps au dépôt de Marienburg, du 1er corps au dépôt de Danzig et des 3e et 4e corps au dépôt de Thorn, et de les diriger sur Koenigsberg. Ils auront soin de n'envoyer que des hommes valides et qui soient bien habillés et bien équipés" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18897 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31098; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 102).
Le même 4 juillet 1812, à Vilna, l'Empereur est informé que "Le cadre du 6e bataillon du 46e régiment d'infanterie qui doit se compléter avec un détachement du 113e et des hommes tirés du 3e de ligne, n'est pas encore arrivé à Strasbourg, malgré les ordres donnés"; il répond : "Renvoyé au major général pour savoir enfin ce qu'est devenu ce bataillon. L'a-t-on incorporé dans son régiment ? Qu'en a-t-on fait ? Il est bien singulier que le colonel ne dise que des mensonges et n'exécute pas les ordres. Demander un rapport là-dessus au maréchal Ney et me remettre la lettre quand il aura fait connaître l'itinéraire du bataillon" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 606).
Le 5 juillet 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à l'Empereur (AG) : "... Je reçois en ce moment l'avis que le 6e bataillon du 46e de ligne s'est mis en marche de Strasbourg le 1er juillet également pour Spandau, Sa force doit être d'environ 840 hommes" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 108).
Le 6 juillet 1812, Dumas écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (AN) : "J'ai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté le résumé des opérations des dépôts des remontes de Glogau et Koenigsberg.
J'ai soigneusement extrait de ma correspondance tout ce qui concerne ces dépôts ; mais malgré les instructions que j'ai données et les ordres que j'ai réitérés, je n'ai pu obtenir que les détails portés dans l'état ci-joint" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 8). Suit un Etat du produit des convois arrêtés qui indique : "... 6 juillet : par le nommé Jaillard du 46e. 9.600 rations d’eau-de-vie, 16 quintaux de riz, 60 livres de légumes.
6 juillet : du même. 58 quintaux de farine de froment.
6 juillet : du même 5 quintaux de farine de seigle".
Le 11 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (A G) : "... Les cinq sixièmes bataillons destinés pour Spandau y resteront, excepté un cependant qu'il faudra envoyer à Custrin où il n'y a qu'un bataillon de Wurzbourg qui y serait trop fatigué. De ces cinq bataillons, il n'y en a encore que deux (des 19e et 93e) à Spandau ; je n'ai pas de nouvelles des trois autres ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 505)
Le 12 juillet 1812, le Général Mouton écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (A N) : "En vertu des ordres de Votre Majesté, j'ai vu ce matin, à 6 heures, les hommes isolés des IIe et IIIe corps d'armée, ainsi que ceux des divisions Friant, Morand et Gudin, Dessaix, Compans et Claparède.
J'ai l'honneur de joindre ici le tableau qui est le résultat de cette opération, à laquelle on avait déjà travaillé antérieurement par suite des ordres du major général. Il y a de plus un détachement destiné à la division Grandjean,. dont le tableau mentionné indique également la force.
J'ai fait connaître que l'intention de Votre Majesté était que ces hommes fussent armés avant, leur départ, bon nombre ne l'étant pas nonobstant la grande quantité d'armes en mauvais état. J'ai aussi informé de la direction que Votre Majesté voulait qu'on leur donnât. On sait également qu'ils ne doivent pas partir avant le 14 et qu'il est nécessaire qu'ils emportent pour quatre jours de pain et cinquante cartouches par homme.
La santé de ces soldats paraît avoir souffert; on fait recevoir dans les hôpitaux ceux qui ne peuvent pas continuer leur marche. L'habillement, sans être mauvais, paraît tel par suite du défaut de surveillance et de la mauvaise tenue.
Le colonel, qui dirige ce dépôt, semble avoir des moyens, notamment dans les détails de comptabilité, mais pour opérer avec succès, il faudrait qu'il connût de quel corps d'armée font partie les hommes sous ses ordres, ou qu'un officier supérieur de l'état-major, qu'on lui adjoindrait; pût le lui dire.
Ces soldats ne reçoivent que la demi-ration de pain, et il est avantageux, je crois, de les réunir à leur corps le plus promptement possible. Le défaut d'officiers de troupes exigerait peut-être que l'on affectât quelques officiers d'état-major à la conduite de ces bataillons, rien ne nécessitant une surveillance plus active qu'une semblable réunion de soldats.
Il restera à ce dépôt quelques hommes disponibles qu'on pourra faire partir sous peu en les réunissant à ceux qui arrivent chaque jour" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 73). La "Composition des bataillons de marche organisés aujourd'hui 13 juillet, d'après les ordres de l'Empereur" indique pour le 46e de Ligne (Division Ledru) : 1 Sous-officier et 16 Caporaux, tambours et soldats.
Le 15 juillet 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Cessac (AG) : "Monsieur le comte, j'ai l'honneur d'informer votre excellence que M. le maréchal duc de Bellune me mande de Berlin que les divisions d'infanterie de la réserve de la Grande Armée n'ont point de caissons d'ambulance, ni de caissons pour le transport des vivres ; en sorte que si elles étaient obligées de marcher à l'ennemi, comme cela est probable, elles éprouveraient de graves inconvénients qui compromettraient le service de l'Empereur.
M. le duc de Bellune réclame en conséquence que ces divisions soient promptement pourvues de tous les objets dont elles ont besoin pour faire la guerre.
Afin de mettre votre excellence à portée de prendre sur cet objet que je recommande à son attention particulière les mesures qu'elle jugera convenables, et dont je l'invite à me donner connaissance ainsi qu'à M. le duc de Bellune, je joins ici un état de composition de ces divisions de réserve et de la brigade d'Erfurt qui fait partie de la deuxième.
Il est à remarquer toutefois, en ce qui concerne la lre division, que les mesures à prendre ne paraissent devoir s'appliquer qu'aux sixièmes bataillons des 19e, 39e, 46e, 56e et 93e de ligne, attendu que les compagnies qui composent les quatre demi-brigades de marche de cette division doivent successivement rejoindre leurs bataillons de guerre à la Grande Armée" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 126).
Le même 15 juillet 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Victor (AG) : "Monsieur le maréchal, j'ai l'honneur d'informer votre excellence en réponse à sa lettre du 3 juillet que j'ai invité son excellence le comte de Cessac à prendre de promptes mesures pour que les divisions de la réserve de la Grande Armée soient pourvues de caissons d'ambulance et des caissons de vivres dont elles ont besoin pour faire la guerre.
J'ai pensé, toutefois, en ce qui concerne la lre division, que ces mesures ne devaient s'appliquer qu'aux sixièmes bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne, attendu que les compagnies qui composent les quatre demi-brigades de marche de cette division doivent successivement rejoindre leurs balaillons de guerre respectifs à la Grande Armée, ainsi que l'ont fait déjà plusieurs compagnies.
Je me réserve de répondre particulièrement à votre excellence sur l'autre objet de sa lettre qui est relatif aux cartouches d'infanterie et aux poudres nécessaires pour les exercices" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 127).
Le 17 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Durutte (A G) : "J'ai l'honneur de vous prévenir que le 6e bataillon du 46e régiment d'infanterie de ligne fort de 12 officiers et 793 hommes, est parti de Strasbourg le 1er du courant pour se rendre à Spandau où il arrivera le 31. Je vous invite, Monsieur le général, à établir ce bataillon avec celui du 93e dans la place de Spandau. Quant au 6e bataillon du 19e régiment, il tiendra garnison dans la citadelle ainsi que je l'ai prescrit" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 509).
Le 19 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (A G) : "... Le 6e bataillon du 46e régiment d'infanterie de ligne fort de 12 officiers, 793 hommes est parti de Strasbourg le 1er de ce mois pour Spandau où il sera le 31. Il ne manque plus pour compléter la garnison de cette place et de sa citadelle que les six bataillons des 37e et 56e ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 511).
Le 21 juillet 1812, Cessac écrit, depuis Paris, à Clarke (AG) : "Vous m'avez annoncé par deux dépêches des 15 et 16 de ce mois, que M. le maréchal due de Bellune vous avait mandé de Berlin que les divisions d'infanterie de la réserve de la Grande Armée n'avaient à leur suite ni caissons d'ambulance ni caissons de vivres, ce qui pouvait compromettre le service de l'armée, dans le cas où ces divisions seraient obligées, comme il y avait lieu de le présumer, de marcher à l'ennemi.
Vous avez ajouté que M. le duc de Bellune avait en conséquence demandé que ces mêmes divisions fussent pourvues promptement de tous les effets qui leur étaient nécessaires pour entrer eh campagne.
Votre excellence, en m'invitant à prendre cette demande en considération, m'a adressé un état de la composition des divisions dont il s'agit, lesquelles sont au nombre de quatre.
J'ai remarqué à l'inspection de cet état que ces divisions, à l'exception de la 4e, étaient en général composées de compagnies ou de bataillons de marche de divers régiments; qu'il était conséquemment probable que ces compagnies ou bataillons rejoindraient successivement leurs corps respectifs à leur arrivée à la Grande Armée.
Votre excellence m'a confirmé elle-même en partie dans cette opinion en m'annonçant, à l'égard de la 1re division, que les mesures qui seraient à prendre pour les équipages demandés ne lui paraissaient devoir s'appliquer qu'aux 6e bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne ; attendu que les compagnies qui composaient les quatre demi-brigades de marche de cette division devaient rejoindre leurs bataillons à la Grande Armée.
Il n'y aurait donc à la rigueur d'équipages d'ambulance et de vivres à fournir qu'à chacun de ces sixièmes bataillons et aux régiments formant la 4e division.
Mais, en supposant que les quatre divisions précitées dussent agir activement et séparément et qu'il fût dans l'intention de l'Empereur de leur donner des équipages, je ne pense pas qu'il fût convenable de tirer ces équipages de l'intérieur. En effet, ces divisions se trouvant déjà au delà du Rhin, leur éloignement rendrait nuls les moyens en équipages qui pourraient leur être fournis de l'intérieur. D'ailleurs, je n'ai point de fonds disponibles pour cet objet, et je ne dois faire fournir aux corps des équipages de la nature de ceux dont il s'agit qu'en vertu d'un décret ou d'un ordre spécial de l'Empereur.
Je n'ai donc pu, dans cette circonstance, que me borner à transmettre à M. l'intendant général de la Grande Armée l'état que vous m'avez adressé et l'inviter en même temps à examiner la demande de M. le maréchal due de Bellune, à prendre des mesures pour y faire droit ou à demander, s'il le jugeait nécessaire, les ordres de l'Empereur à ce sujet.
Suivant les désirs de votre excellence, j'ai fait connaître ces dispositions à M. le maréchal duc de Bellune" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 138).
Le 22 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Gloubokoïé, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de la Grande Armée, à Gloubokoïé : "Mon Cousin, donnez l'ordre aux cinq 6es bataillons des 19e, 93e, 56e, 37e et 46e de se rendre à Danzig ..." (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18999 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31293 ; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 141).
Le 23 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Destabenrath (A G) : "La place de Spandau est d'une grande importance dans les conjonctures actuelles. Sa Majesté l'Empereur et Roi en a recommandé fortement la conservation en ordonnant qu'elle fût armée et approvisionnée. On s'occupe depuis deux mois de ces divers objets avec assez de succès pour compter qu'ils seront incessamment remplis ; cinq sixièmes bataillons sont destinés à former la garnison de la place et de la citadelle de Spandau (les sixièmes bataillons des 46e, 93e, 19e, 37e et 56e régiments). Deux de ces bataillons y sont déjà (ceux des 19e et 93e) ; les trois autres ne tarderont pas à y arriver. Celui du 46e y entrera le 31 ; il y a en outre deux compagnies d'artillerie.
L'Empereur désirant qu'un officier général d'un caractère ferme et éprouvé commande cette place, je crois répondre aux instructions de Sa Majesté en vous conférant ce commandement, et je suis persuadé que vous justifierez mon choix.
Les ennemis peuvent opérer un débarquement sur les côtes de la Baltique. C'est, dans cette circonstance que Spandau sera très intéressante ; elle sera l'appui et la place d'armes de l'armée qui agirait contre ces ennemis, cette place serait le boulevard derrière lequel cette armée pourrait se réunir et opérer ensuite sous sa protection et celle de Stettin. Donnez tous vos soins à ce que ses ouvrages soient perfectionnés, que ceux qui sont projetés pour augmenter ses moyens de résistance soient élevés bientôt, et que ses approvisionnements soient complétés. Attachez-vous à l'instruction de vos jeunes bataillons, exigez d'eux la plus grande exactitude dans tous les détails du service d'une place de guerre, faites des soldats à l'Empereur, et mettez-les en état de repousser l'ennemi qui viendrait vous attaquer.
M. le général Durutte, du commandement de qui Spandau fait partie, vous installera dans cette place et vous fera remettre les lettres et instructions qui ont été adressées à votre prédécesseur, M. l'adjudant commandant Lebreton. Cet officier mérite votre confiance ; donnez-lui le commandement de la citadelle de Spandau ; sa conduite passée est le garant de celle qu'il tiendra dans ce poste important" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 515).
Le 1er août 1812, Augereau écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "Mon prince, j'ai reçu, en arrivant ici, vos deux lettres du 22 juillet, datées de Gloubokoe. Pour l'exécution de vos ordres, j'ai fait sortir de Spandau le 6e bataillon du 19e régiment d'infanterie de ligne, le 6e bataillon du 93e d'infanterie et le 6e du 56e, auxquels j'ai réuni le 6e bataillon du 46e qui est arrivé hier à Berlin, le 6e bataillon du 37e régiment n'étant point encore arrivé à Spandau.
J'ai donné le commandement de ces quatre bataillons au général de brigade Augereau. Je lui ai prescrit de les conduire à Dantzig, où il prendra les ordres du général Lagrange. Ces quatre bataillons arriveront à Dantzig les 21 et 22 de ce mois ; ils passeront par Stettin. Si, pendant leur route, il arrivait quelque événement sur les côtes, on pourra s'en servir ...
J'aurai l'honneur de vous faire connaître incessamment l'itinéraire de ces troupes ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 164).
Le 3 août 1812, Victor écrit à Lagrange, depuis Marienwerder (AG) : "Son altesse le prince Alexandre m'annonce par une lettre du 22 juillet dernier que les 6es bataillons des 19e, 93e, 56e, 37e et 46e régiment qui étaient à Spandau ainsi que le régiment du prince grand-duc de Francfort qui est parti d'Hambourg et le régiment n° 6 de la Confédération du Rhin parti de Groningue se rendent à Dantzig pour y tenir garnison et remplacer la 1re division de réserve connue maintenant sous la dénomination de division de marche, laquelle est sous vos ordres.
Son altesse en me prévenant de ces dispositions m'ordonne de faire partir de Dantzig le plus promptement possible les 1re et 2e demi-brigades de cette division pour se rendre à Koenigsberg, et elle me prescrit en outre de vous inviter, monsieur le général, à faire mettre en marche pour la même destination la 3e demi-brigade aussitôt que deux des bataillons, ci-dessus désignés et que vous devez recevoir, seront arrivés à Dantzig et la 4e demi-brigade aussi pour Koenigsberg dès que deux autres de ces bataillons vous auront joint. Veuillez en conséquence ordonner aux deux premières demi-brigades de la division de marche de partir, l'une le lendemain de la réception de la présente, et l'autre un jour après pour se rendre à Koenigsberg où elles tiendront garnison sous les ordres de M. le général divisionnaire Loison, et tracez-leur l'itinéraire qu'elles doivent suivre. Je vous serai obligé, monsieur le général, de m'en envoyer une copie, afin que je puisse prévenir son altesse sérénissime du jour où ces deux corps arriveront à Koenigsberg.
Quatre bataillons des cinq qui étaient à Spandau arriveront à Dantzig les 20 et 21 du courant, faites partir la 3e demi-brigade de la division de marche le 21 et la 4e le 22, conformément aux dispositions ci-dessus énoncées, pour se rendre à Koenigsberg" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 179).
L'Appel au 3 août du IIIe corps d'armée, 10e Division, indique pour le 46e de Ligne : 2.467 hommes, y compris 314 envoyés aux vivres (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 374).
Le 4 août 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Augereau (A G) : "... Il résulte de la formation d'une 34e division d'infanterie dans la Poméranie suédoise, que le XIe corps (ainsi que l'Empereur me le fait connaître par son ordre du 22 juillet) se trouvera composé des 30e, 31e, 32e et 34e divisions d'infanterie de la Grande Armée ...
L'Empereur recommande de porter une attention spéciale sur ce corps d'armée et l'intention de Sa Majesté est que votre excellence passe la revue de toutes les troupes qui le composent et fasse les propositions pour les places vacantes d'officiers et de sous-officiers.
J'ai l'honneur de vous adresser en conséquence, monsieur le maréchal, des imprimés que j'invite votre excellence à me renvoyer après y avoir fait porter tous les renseignements qu'elle aura été en mesure de recueillir dans sa revue.
Sa Majesté ne m'a point parlé, dans son ordre du 22 juillet, des 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne qui sont dans les environs de Berlin et devaient d'abord faire partie du XIe corps. Je prie cependant votre excellence de les comprendre dans sa revue et de m'en adresser pareillement la situation, s'ils n'ont point encore fait d'autre mouvement vers la Pologne ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 184).
Clarke écrit, le 6 août 1812, depuis Paris, à l'Empereur(AG) : "… La lettre de M. le prince de Neufchâtel à ce maréchal, en date de Vilna le 4 juillet comprenait dans le XIe corps, les sixièmes bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne qui sont réunis à Spandau et Berlin ; l'ordre de Votre Majesté du 22 juillet, sur la composition de ce même corps, ne fait plus mention de ces cinq bataillons ; j'ai cependant recommandé à M. le duc de Castiglione de les comprendre dans sa revue ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 202).
Victor écrit, le 6 août 1812, à Berthier (A G) : "... J'ai invité M. le général gouverneur de Dantzig à attacher à la 4e demi-brigade de la division de marche le 1er bataillon de la 17e demi-brigade provisoire, en conformité de l'ordre de Votre Altesse du 22 juillet. Les deux premières demi-brigades de cette division sont arrivées à Koenigsberg, les deux autres partiront de Dantzig pour la même destination les 21 et 22 du courant, époque de l'arrivée dans cette place des sixièmes bataillons des 19e, 46e, 56e et 93e régiments ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, p. 304).
Le 12 août 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Kellermann (A G) : "... C'est avec raison que votre excellence excepte aussi des versements à faire dans les trois cadres de la Méditerranée les détachements et militaires isolés des corps hors ligne et ceux qui appartiennent à la division du général Heudelet (30e division d'infanterie) et à la brigade d'Erfurt.
Cette brigade, composée des 4es bataillons des 3e et 105e de ligne, des 3e et 4e bataillons du 29e de ligne et des 3e et 4e bataillons du 113e, a reçu l'ordre de l'Empereur de quitter Erfurt pour se rendre à Stralsund où elle fera partie d'une 34e division d'infanterie qui se réunit dans la Poméranie suédoise pour le XIe corps, lequel se trouvera, par là, composé des 30e, 31e et 32e divisions d'infanterie (ci-devant 2e, 3e et 4e divisions de la réserve) et de la 34e division, non compris la cavalerie provisoire qui s'organise à Hanovre et les 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 241).
Le maréchal Ney écrit, le 16 août 1812, à Berthier : "J'ai l'honneur de rendre compte à votre altesse sérénissime que les troupes du IIIe corps d'armée se sont mises en marche ce matin, L'ennemi défendait opiniâtrement avec des dragons et de nombreux pulks de Cosaques les dehors de la ville ; en sorte qu'il a fallu employer de l'infanterie pour le débusquer, ce qui a été exécuté malgré un l'eu très vif de l'artillerie, de la place. Un bataillon du 46e montrait une telle ardeur que je l'ai lancé au pas de charge contre le bastion de droite de l'ennemi, afin de m'assurer par cette attaque si l'ennemi était en force. Toute l'infanterie russe qui défendait le chemin couvert a été forcée de rentrer dans la ville. J'ai fait marcher alors un second bataillon, moins pour soutenir le premier, que pour protéger sa retraite. L'ennemi faisait un feu terrible d'artillerie et d'infanterie sur ce bataillon, qui ne s'est éloigné que lorsque des masses d'infanterie sont sorties de la place pour se porter sur lui. Il a effectué son mouvement rétrograde dans le plus grand ordre, et sans que l'ennemi ait osé franchir le fossé pour le poursuivre. Cette attaque victorieuse d'un seul bataillon contre plus de 4.000 hommes d'infanterie protégés par 60 bouches à feu, est le fait d'arme le plus valeureux que j'aie vu depuis que je fais la guerre. Il inspirera certainement à l'ennemi une haute idée du courage de nos troupes" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 445).
Le 16 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Conseil d’administration du 46e Régiment à Arras : "En réponse à votre lettre du 6 de ce mois, j’ai l’honneur de vous prévenir que j’ai fait mander M. Latroye, capitaine en retraite à Nantes, devant le général qui commande ce département, et lui ai fait prescrire de correspondre plus honnêtement à l’avenir avec les chefs militaires, s’il ne voulait pas s’exposer à être désigné à l’autorité municipale de son domicile comme un ex-militaire qui ne mérite aucun égard, par l’inconvenance de ses procédés envers ses supérieurs.
J’aurai cependant l’honneur de vous observer, messieurs, qu’un militaire retraité ne dépend plus en rien de l’autorité militaire, et qu’il est soumis à la même police que les autres habitants de la commune où il réside. Je vous renvoie ci-jointe la lettre de cet officier" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
Le même 16 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Général Brouard : "M. Latroye capitaine retraité à Nantes, ayant écrit au conseil d’administration du 46e régiment à Arras, en termes remplis de malhonnêteté et de licence, je vous prie de faire venir cet officier devant vous et de lui prescrire de correspondre plus décemment à l’avenir avec les chefs militaires, s’il ne veut pas s’exposer à être désigné à l’autorité municipale de son domicile comme un ex-militaire qui ne mérité aucun égard par l’inconvenance de ses procédés envers ses supérieurs, je préviens le conseil d’administration offensé, de l’avis que je vous donne" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
Ney écrit à Berthier, le 17 août 1812, à 11 heures du soir : "J'ai l'honneur de rendre compte à votre altesse sérénissime que ennemi n'a cessé depuis ce matin cinq heures jusque vers trois heures de l'après-midi, de faire sortir successivement des troupes de la place de Smolensk pour attaquer nos postes.
Conformément à l'ordre que j'ai reçu de seconder l'attaque faite sur la droite de la ville par les troupes du Ier corps, et d'attaquer le bastion qui l'avait été hier par un bataillon du 46e, j'ai fait marcher ce même régiment qui a forcé l'ennemi à évacuer sa position.
La 25e division n'a également cessé de combattre pendant toute la journée ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 509).
Le Relevé des feuilles d’appel du 23 août du IIIe Corps, 10e Division, indique pour le 46e de Ligne : 30 Officiers et 1356 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 388).
Le 15 septembre 1812, Victor écrit, depuis Minsk, à Berthier [Reg. Victor] : "J'ai reçu les lettres de Votre Altesse Sérénissime datées de Mojaisk, les 10 et 14 du courant, et je me suis empressé d'exécuter les ordres qu'elles renferment.
Le gouverneur de Minsk ... dirigera sur Smolensk ... les sixièmes bataillons des 19e, 46e, 37e et 56e régiments d'infanterie ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 25).
Le 16 septembre 1812, Victor écrit à Hogendorp [Reg. Victor] : "... Outre les troupes dont je vous ai parlé dans ma lettre d'hier, vous dirigerez sur Smolensk le 6e bataillon du 93e régiment qui a aussi reçu l'ordre de partir de Dantzig, et qui passera nécessairement par Vilna.
Voici la dénomination de ces troupes :
... 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e régiments ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 27).
Le même 16 septembre 1812, Victor écrit, depuis Minsk, à Berthier [Reg. Victor] : "J'ai eu l'honneur d'informer Votre Altesse Sérénissime-par ma lettre d'hier des ordres que j'ai donnés, en conformité de ses lettres des 10 et 11 de ce mois, pour diriger sur Smolensk tous les corps, détachements et soldats isolés qui sont sur les derrières de l'armée.
Voici la désignation de ceux que je connais, telle que je l'ai adressée à M. le général Hogendorp et au gouverneur de Minsk, en leur prescrivant de ne point permettre qu'aucun homme soit retenu ou détourné de sa destination ...
6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e régiments d'infanterie ...
Les troupes ci-dessus désignées sont en marche pour Smolensk où elles arriveront successivement quelques jours après le IXe corps, leur situation et leur itinéraire me seront adressés par MM. les gouverneurs de Vilna et de Minsk, j'aurai l'honneur de les transmettre à Votre Altesse Sérénissime à mesure que je les recevrai.
La première colonne (la cavalerie) du IXe corps est partie ce matin de Minsk, les deux autres la suivront à une marche d'intervalle, les 17 et 18. Ce corps d'armée pressera son mouvement autant que possible pour arriver à Smolensk. Il regrette beaucoup ainsi que moi d'être encore si éloigné des ennemis ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 28).
Le 9 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Hogendorp [Reg. Victor] : "Le prince de Neuchâtel m'annonce par sa lettre du 5 que, parmi les cinq bataillons venant de Dantzig et qui avaient reçu l'ordre de se diriger sur Smolensk, il y en a trois qui appartiennent au IIe corps d'armée, savoir : ceux des 19e, 37e et 56e régiments de ligne. Son Altesse Sérénissime me charge de donner l'ordre à ces bataillons de se rendre à Polotsk au lieu de venir à Smolensk. Veillez, monsieur le général, à ce que trois bataillons prennent la direction de Polotsk lorsqu'ils passeront dans votre gouvernement et prévenezM. le maréchal Saint-Cyr de leur mouvement sur son quartier-général.
Les deux autres bataillons, savoir ceux des 46e et 93e régiments continueront leur marche sur Smolensk" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 64).
Le 12 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Berthier [Reg. Victor] : "… J'ai écrit à M. le gouverneur de Minsk de retenir dans cette ville, pour y tenir garnison, les 6es bataillons des 46e et 93e régiments de ligne et le 22e d'infanterie légère ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 69).
Le même 12 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Bronikowski [Reg. Victor] : "J'ai l'honneur de vous prévenir que, d'après les dispositions arrêtées par Sa Majesté l'Empereur, les 6es bataillons des 46e et 93e régiments d'infanterie de ligne ainsi que le 6e bataillon du 22e d'infanterie légère doivent restera Minsk sous votre commandement pour tenir garnison dans cette ville jusqu'à nouvel ordre.
Ces trois bataillons sont dans ce moment en marche pour se rendre à Smolensk leur première destination. Vous les retiendrez à Minsk, ainsi qu'il vient d'être dit, lorsqu'ils y arriveront ; s'ils l'avaient dépassé, vous les y rappelleriez ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 71).
Le 14 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Albitte [Reg. Victor] : "Vous trouverez ci-joint le décret du 6 de ce mois par lequel Sa Majesté prescrit de donner de nouvelles dénominations aux compagnies des 5e bataillons qui composent les quatre demi-brigades de marche dont trois, les 1re, 2e et 4e, arrivent à Smolensk. Cette opération devant être faite régulièrement et constatée par procès-verbal, je vous charge, M. le commissaire, de vous en occuper à fur et à mesure que ces troupes arriveront dans cette place, au moyen des dispositions que prescrit le décret précité. Les compagnies formant les 1re, 2e et 4e demi-brigades prendront les dénominations suivantes, savoir :
... 4e demi-brigade de marche :
... Les deux compagnies du 5e bataillon du 46e de ligne conserveront leur dénomination actuelle ...
Lorsque ce travail sera terminé vous voudrez bien, M. l'inspecteur, m'en donner avis" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 78).
Le 28 octobre 1812, Victor écrit, depuis Sienno, à Bronikowski [Reg. Vict.] : "L'intention de l'Empereur est qu'une brigade de réserve composée savoir : du 6e bataillon du 22e régiment d'infanterie légère, du 6e bataillon du 93e de ligne, du 6e bataillon du 46e et des deux bataillons du 7e régiment de Wurtenberg reste à Minsk jusqu'à nouvel ordre ; cette brigade serait provisoirement commandée par vous dans le cas où les mouvements que j'ai supposés à l'ennemi dans ma lettre d'hier nous obligeraient à en faire un.Dans le cas contraire celte brigade continuerait à faire le service à Minsk.
D'après les intentions de l'Empereur, vous donnerez le commandement de cette brigade de réserve au premier général qui arrivera à Minsk et dont la destination sera pour la Grande Armée.
Les deux bataillons du 7e régiment de Wurtenberg doivent avoir avec eux deux pièces de canon" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 119).
Le 17 novembre 1812, Bronikowski écrit, depuis Smolévitschi, à Berthier [A G.] : "… La petite brigade du général Kossecki qui pendant vingt-cinq jours a soutenu des combats opiniâtres contre l'avant-garde du général Tchitchagof commandée par le général Grékov, a enfin succombé hier sous une forte attaque que lui ont faite les généraux réunis Lambert, Grékov et Tchaplitz. Le général Kossecki, après avoir défendu la position de Koidanov avec un nombre de troupes trop inférieur, perdu nombre d'hommes, se décida à la retraite. Derrière lui était une plaine de six lieues, il en traversa quatre, sans être entamé, mais il fut accablé par quatre mille hommes de cavalerie; dix bouches à feu dont deux obusiers et des têtes de colonnes d'infanterie dont on n'a pu apprécier le nombre.
Le 22e régiment de nouvelle levée de Lithuanie qui avait été pris à Koidanov où il était cantonné, ayant été terrifié par une charge de cavalerie, mit bas les armes.
Toutes les forces de l'ennemi tombèrent sur les carrés du 6e bataillon du 46e fort de deux cent cinquante hommes, sur le détachement du major Szymanovski réduit à deux cents hommes et sur les détachements de cavalerie aux ordres du colonel Laffite qui ne faisaient pas trois cents chevaux. L'infanterie fut rompue, taillée en pièces ou prise ; la cavalerie qui fit des charges répétées avec la plus grande vigueur, a perdu cent quatre-vingts hommes, le reste est rentré.
Le général Kossecki a eu un cheval tué sous lui par un boulet, la chute lui a fait une contusion forte. Le colonel Laffite a montré du sang-froid et une grande fermeté ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 180).
Le 18 novembre 1812, à 11 heures du matin, Laffite écrit, depuis Borisov, à Berthier [A G.] : "… Le 15, nous fûmes attaqués par des forces considérables. Le général se décida à se retirer sur Minsk. La retraite se fit en bon ordre pendant quatre heures. Mais assaillis par une cavalerie très nombreuse, eu égard à la nôtre, et par dix bouches à feu, toujours dans un pays découvert, nous finîmes par éprouver des pertes considérables. Deux bataillons de nouvelle levée de Lithuanie jetèrent bas les armes et ne voulurent pas tirer ou, pour mieux dire, ils se couchèrent la figure contre terre, sans que rien ne pût les tirer de cette position. Alors les ressources du général se trouvèrent renfermées dans un très petit bataillon du 46e et 250 chevaux à peu près qui me restaient encore.
L'ennemi entoura le petit carré que formait le 46e et le fit charger après l'avoir rompu par la mitraille. Je courus à son secours; je chargeai pour la troisième fois; la mêlée dura plus de dix minutes; nous fîmes éprouver des pertes à l'ennemi ; mais il fallut succomber sous le nombre. Il ne fut sauvé qu'une centaine d'hommes de ma cavalerie. Le général Bronikowski doit vous avoir donné de plus grands détails sur cette affaire ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 189).