Le 45e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Le 15 fructidor an 13 (2 septembre 1805), le Maréchal Berthier écrit, depuis Boulogne, au Maréchal Bernadotte : "Je vous ai fait connaître, par ma lettre du 10, que vous deviez réunir une division de votre armée à Göttingen.
Je vous envoie par mon courrier l'ordre du jour sur la composition de la Grande Armée : vous devez en garder la connaissance pour vous seul.
Vous réunirez le 45e et le 54e régiment à Göttingen, et vous organiserez votre corps d'armée en trois divisions, chacune de trois régiments d'infanterie, de 12 pièces de canon, et une division de cavalerie ayant 6 pièces de canon bien attelées.
Vous laisserez le 19e à Hameln, avec le dépôt général de votre armée ; vous y concentrerez tous vos malades ; vous y laisserez trois compagnies d'artillerie et le nombre d'officiers d'artillerie et du génie nécessaire.
Vous désignerez tous les officiers qui doivent commander les différents forts de cette place. Vous y laisserez le général de division Barbou pour y commander le Hanovre.
Vous dirigerez l'artillerie, tous les fusils, toutes les munitions de guerre qui se trouvent dans les différents points de l'Electorat, sur Hameln, et vous approvisionnerez cette place pour un an en blé, farine et biscuit.
Vous nommerez les commissaires des guerres et les chefs d'administration qui doivent rester dans la place.
Vous exigerez que la régence du Hanovre se rende à Hameln et reste là.
Vous ordonnerez l'organisation de quelques milices peu nombreuses et mal armées pour faire la police du pays.
Vous conviendrez avec le général du nombre de mois qu'il pourra tenir s'il n'est que bloqué, et du nombre de mois qu'il tiendra s'il est assiégé, et vous lui ferez comprendre que, dans les combinaisons de la grande guerre que l'Empereur établit, il arrivera assez à temps, s'il fait son devoir, pour le dégager.
D'ailleurs, toutes les précautions qui peuvent être utiles devraient être superflues puisque la Prusse garantit le Hanovre contre les Anglais et les Russes ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 433).
L'Ordre de marche du 30 Fructidor du 1er Corps d'Armée, daté de Cassel, le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805) indique : "L'armée, composée ainsi qu'il est dit ci-devant, est partie le 30 de Münden et environs, pour se diriger sur Wabern, en suivant la grande route, et en traversant la ville de Cassel pour se rendre :
1ère Division
Quartier général et administrations, à Dissen.
8e régiment de ligne : à Wabern, Lohre et Harle.
45e régiment de ligne : à Maden, Ob-Vorschütz et Nid-Vorschütz.
54e régiment de ligne : à Holzhausen, Haldorf et Grifte.
Artillerie de la division, à Dissen ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 117).
L'Ordre de marche du 1er jour complémentaire (18 septembre 1805) indique : "La 1re division, aux ordres du général Rivaud, quittera Dissen et les environs pour venir s'établir :
Le quartier général et administrations, à Gilserberg.
8e régiment de ligne : à Gemünden et Schllerbach.
45e régiment de ligne : à Dorheim, Michelsberg et Schllerbach.
54e régiment de ligne : à Moischeid, Sebbeterode et Gilserberg.
L'escadron du 5e régiment de chasseurs, à Lischeid.
Artillerie de la division, à Lischeid" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 118).
L'Ordre de marche du 1er Corps d’Armée, du 2e jour complémentaire, indique : "... La 1re division, commandée par le général Rivaud, quittera Gilserberg et environs, pour aller s'établir :
Le quartier général et administrations, à Kirchhain.
8e régiment de ligne : à Kölbe, Wehrda et Sarnau.
45e régiment de ligne : à Laugenstein et Kirchhain.
54e régiment de ligne : à Ober. et Nied.-Rosphe et Reddehausen.
L'escadron du 5e chasseurs, à Kölbe.
Artillerie, à Kölbe ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 120).
L'Ordre de marche et cantonnements du 1er Corps d'Armée, des 3e et 4e jours complémentaires indique : "... La 1re division prendra ses cantonnements :
Le quartier général, à Giessen.
8e régiment de ligne : à Kinzenbach et Atzbach.
45e régiment de ligne, à Giessen.
54e régiment de ligne, à Heuchelheim.
L'escadron du 5e chasseurs et l'artillerie, à Wieseck
La 2e division viendra s'établir :
Le quartier général, à Giessen ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 122).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
1er corps d'armée venant de Hanovre, arrivé à Würtzbourg le 8 vendémiaire an XIV (30 septembre 1805).
2e division.
45e de Ligne, 3 Bataillons, 1822 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Un état de situation du 1er Corps d'Armée, intitulé "Composition des divisions de l'armée au 15 vendémiaire an XIV", et daté de Günzenhausen, le 14 Vendémiaire an 14 (6 octobre 1805), indique que le 45e Régiment d'Infanterie de ligne est à la 1ère Division commandée par le Général de Division Rivaud (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 279).
La "Situation des troupes qui composent le premier corps de la Grande Armée (sous Munich), commandé par Son Excellence le maréchal Bernadotte" indique que le 45e Régiment d'infanterie de ligne est à la 1re Division commandée provisoirement par le Général Pacthod, fort de 67 Officiers et 1641 hommes présents sous les armes, et prêts à combattre (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 602).
Selon la "Force des troupes du 1er corps de la Grande Armée en présents sous les armes, prêts à combattre, commandée par S.E. le maréchal Bernadotte. 4 brumaire (26 octobre)", le 45e de Ligne comprend, à la 1re Division, commandée par le Généra1 Pacthod, 67 Officiers et 1641 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 762).
Le 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805), l'Adjudant-commandant Requin écrit, depuis Würzburg, au Maréchal Berthier : "J'ai l'honneur de vous adresser, ci-joint, l'état de situation du détachement d'infanterie et de cavalerie des différents corps que je commande …
État sommaire des détachements d'infanterie et de cavalerie qui sont sous les ordres de l'adjudant-commandant Requin.
45e - de ligne. 1 Officier, 88 soldats, total 89 ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 255 - Note : Du 2 brumaire : six déserteurs et un malade resté en route).
Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
L’Empereur invite personnellement, avant l’attaque, le 8e de Ligne à battre les Russes pour soutenir sa réputation acquise en Italie : "Allocution aux officiers et sous-officiers de la division Bernadotte. Austerlitz, 2 décembre 1805, 8 heures et demie du matin.
... Vous, 27e régiment d'infanterie légère, 8e et 45e de ligne, soutenez la réputation que vous vous êtes méritée en Italie. Allez, marchez, la gloire vous appelle" (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1796); Le Médecin Dumas, est témoin de cette scène (Carnet de la sabretache).
/ 1806
A Paris, le 15 mars 1806, "On demande de réformer avec traitement le sieur Baret, capitaine de grenadiers au 45e régiment de ligne"; "Réformé sans traitement", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3365).
Le 11 avril 1806 (note : la minute (Archives nationales, AF IV 869, avril 1806, n° 67) est datée du 12 avril), l'Empereur écrit, depuis la Malmaison, au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, les dépôts qui viennent du Hanovre recevront la destination suivante. Le dépôt du 27e d'infanterie légère sera dirigé sur Aix-la-Chapelle ; celui du 8e de ligne sur Venlo ; celui du 45e sur Liège ; celui du 54e sur Montrichet ; celui du 94e sur Juliers ; celui du 95e sur Cologne ; celui du 2e régiment de hussards sur Maastricht ; celui du 5e de hussards sur Namur ; celui du 4e de hussards sur Malines et celui du 5e de chasseurs sur Clèves et Ruremonde ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 381 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11872).
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 1er corps du maréchal Bernadotte
25e division militaire
... Bonn le 45e de ligne à Liège ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 45e [fera partir un détachement de] 150 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "... Donnez ordre à un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, un caporal-fourrier, 4 sergents, 8 caporaux et à 300 hommes du 9e bataillon du 25e de ligne de partir de Boulogne pour rejoindre les deux premiers bataillons de guerre en Allemagne.
Donnez le même ordre à un pareil détachement du 3e bataillon du 36e, à un pareil détachement du 43e, à un pareil détachement du 55e, à un pareil détachement du 28e de ligne, à un pareil détachement du 50e, à un pareil détachement du 75e, et à un détachement du 45e organisé de la même manière, mais de 450 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 625 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12872).
Le même 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
Nap
ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de la Roër ne fournira rien au 79e ni au 86e. Les 200 hommes qu'il devait fournir au 79e seront donnés au 45e, et les 394 hommes qu'il devait fournir au 86e seront donnés au 43e. Ainsi le 45e aura 403 hommes et le 43e en aura 597 ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
Début octobre, la 2e Division du 1er Corps, sous les ordres du Général Rivaud, a ses deux Brigades commandées par les Généraux Pacthod et Maison. Elle comprend trois Régiments : le 8e de Ligne (Colonel Auttié), le 45e de Ligne (Colonel Barrié), le 54e de Ligne (Colonel Philippon). Ces Régiments, à trois Bataillons, forment un effectif total de 212 Officiers et 5564 hommes présents sous les armes (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 339).
Le Précis historique des Campagnes du 1er Corps expose la marche du 14 octobre 1806 de la façon suivante : "Le 13, fort tard, le 1er corps d'armée reçut, à Naumburg, l'ordre de se porter le lendemain 14 à Apolda ; il marcha une partie de la nuit, pour se rapprocher de Kösen. La division du général Drouet fut poussée jusque près de Camburg, avec le 2e de hussards ...
Un bataillon de fusiliers prussiens, qui était égaré, tomba sur le 45e de ligne ; après un court engagement, le bataillon mit bas les armes. Les patrouilles de la division Rivaud prirent aussi environ 3oo Prussiens, tant infanterie que cavalerie, et 10 pièces de canon ..." (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 364 - Note : Il y a là une erreur évidente; le 1er Corps ne reçut pas l'ordre de se porter, le 14, sur Apolda, et il n'eut pas à se rapprocher de Kösen. Le journal du 1er Corps et le journal de la Division Dupont, écrits au jour le jour, établissent que le 1er Corps se mit en marche le l4, avant 4 heures du matin, par la route de Naumburg à Dornburg. Le Précis historique fut écrit après les événements, par ordre du Maréchal Victor, qui n'arriva au 1er Corps que quelques jours avant la bataille de Friedland).
/ 1807
Le 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez ordre que sur les 1500 capotes que j'ai destinées au corps du maréchal Augereau et qui devaient être délivrées aujourd'hui :
... Donnez ordre qu'il soit donné :
126 capotes au détachement du 8e.
136 45e ...
qui seront portées au compte pour le détachement du prince de Pontecorvo.
Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère
50 au 45e id ...
Quant aux détachements appartenant au corps du prince de Ponte-Corvo, c'est-à-dire les 126 hommes du 8e de ligne, les 136 hommes du 45e et les 170 hommes du 54e, ils resteront sous les ordres du général Jordy, qui les établira dans une caserne. Le prêt leur sera donné pour qu'ils puissent vivre ici. Tout ce qui arrivera appartenant au corps du prince de Ponte-Corvo sera placé dans cette caserne sous les ordres du général Jordy. Vous me présenterez le 20 l'état de ces détachements pour que je voie l'ordre qu'il convient de leur donner. Donner ordre que, dans la journée de demain, il soit fait à cette caserne les avances nécessaires pour solder dix jours de prêt aux soldats et payer leur ordinaire ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).
- Combat de Mohrüngen
De son côté, le Général Maison, resté à Osterode, pendant que le Prince de Ponte-Corvo se rend de sa personne à Elbing et à Holland, écrit, le 25 janvier 1807, à 3 heures du matin, au Maréchal Ney, pour lui annoncer la prise de Liebstadt, par les Russes. Il lui témoigne sa crainte que l'ennemi ne se soit emparé de Mohrungen, ce qui coupera la communication avec le Prince qui est à Holland, et empêchera la Division Dupont de se réunir à celle du Général Rivaud sur Osterode et à celle du Général Drouet sur Liebemühl. Il va réunir le 45e, qui occupe Ditterswald et les autres villages, et le placer en échelons sur la route de Liebemühl, et il mettra la Brigade de dragons à Osterwein. "Le mouvement de l'ennemi étant tout à fait prononcé sur Danzig, écrit le Général Maison, c'est à vous, M. le Maréchal, à juger ce qu'il vous convient de faire pour nous soutenir; j'attends avec impatience des nouvelles du Prince et ses ordres; j'attendrai avec la même anxiété votre détermination; si je ne reçois rien d'ici à midi que le 45e pourra nous avoir joint, nous penserons à faire notre jonction avec le général Drouet vers Liebemühl" (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 480).
Le Maréchal Bernadotte a bien compris l'urgence d'arriver à Mohrungen avant les Russes, et il a donné à ses troupes l'ordre de se mettre en marche longtemps avant le jour. Après l'échec de Liebstadt, où le Colonel Burthe, du 4e de Hussards, a été blessé en chargeant bravement, le Général Pacthod, de la Division Rivaud, a occupé Mohrungen avec le 8e de Ligne ; le reste de cette Division (45e et 54e de Ligne) tient la position d'Osterode, et le Général Sahuc, avec la Brigade de Dragons du Général Margaron, a été appelé de Hohenstein pour s'établir à Osterwein et couvrir la droite d'Osterode, en gardant la route d'Allenstein.
Le 27 janvier 1807, Bernadotte écrit, depuis Liebemühl, à l'Empereur : "... Il est de mon devoir de prévenir Votre Majesté que le 1er Corps, qui n'a pas encore eu huit jours de repos depuis son entrée en campagne, est, en outre, extrêmement affaibli par les pertes qu'il a faites dans les diverses affaires où il s'est trouvé. Les Divisions Rivaud et Drouet n'ont pas ensemble plus de 7000 hommes d'infanterie. Dans la journée d'avant-hier, le 8e régiment d'infanterie et le 27e d'infanterie légère ont encore beaucoup souffert. Il n'existe pas à chacun de ces régiments plus de mille hommes présents sous les armes. Je prie Votre Majesté de vouloir bien ordonner que les détachements qui ont été retenus à Custrin, Stettin et Varsovie rejoignent promptement leurs corps. Je viens d'apprendre qu'il se trouve dans cette ville environ cinq cents hommes des 8e, 45e et 54e régiments.
En rendant compte à Votre Majesté de la belle conduite de ses troupes à l'affaire de Mohrungen, j'ai omis de nommer les officiers qui se sont fait remarquer.
Le général Pacthod a été blessé, après avoir combattu avec la plus grande valeur. Le général Laplanche s'est parfaitement conduit; il a eu un cheval tué sous lui. Les colonels d'infanterie Darricau, Razout et Charnotet ont fait des prodiges de valeur ..." (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 487).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
1er corps
... 45e de ligne ...
Dépôts à à Schwetz ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).
Le 22 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, mon intention est de compléter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs de la division Oudinot à un effectif de 150 hommes. Je désire en conséquence que vous fassiez réunir, conformément au tableau ci-joint, différents détachements d'hommes. De 5 pieds 4 pouces pour les grenadiers et de 4 pieds 11 pouces ou 5 pieds bien constitués pour les voltigeurs. Ces détachements peuvent partir sans sous-officiers, en désignant les meilleurs sujets pour en faire les fonctions pendant la route. Après en avoir passé la revue et avoir pourvu à ce que leur habillement et armement soient parfaitement en état, vous les ferez conduire par des officiers d'état-major, pour Thorn ...
45e de ligne 46 [Pour les grenadiers] 48 [Pour les voltigeurs] ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14811).
Le 23 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "... Il y a à Wesel un détachement du 27e d'infanterie légère.
Un autre du 8e de ligne
Un autre du 21e de ligne
Un autre du 45e de ligne
Faites partir tous ces détachements pour la Grande Armée" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14837).
Le 24 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, il y a à Wesel des détachements des 27e d'infanterie légère, du 8e de ligne, du 21e de ligne, du 45e idem. Faites partir tous ces détachements pour la Grande Armée" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14863).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 45e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Le 6 avril 1807, Joseph écrit, depuis Tarente, à Napoléon : "… Le maréchal Berthier m'annonce un chef de bataillon du 45e pour servir dans mes troupes ; je prie Votre Majesté d'observer que j'ai encore 1,500 officiers non employés, dont quelques-uns très-bons. J'ai dû d'abord employer ceux venus d'Italie, dont je suis très-content …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 330).
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ...
Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je vois que de Wesel vous pourriez faire partir :
du 55e 600 ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 45e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Aux approches de la belle saison, Napoléon s'occupe de faire sortir ses troupes de leurs cantonnements, pour les camper, système qui, en les installant plus sainement, permet de les tenir rassemblées et de les exercer plus facilement, au grand avantage de l'instruction et de la discipline. Il devient aussi plus aisé de les nourrir. En outre, une armée campée n'a pas besoin de s'éclairer aussi loin que si elle était disséminée dans des cantonnements, et l'on peut ainsi éviter la guerre de postes avec les troupes légères de l'ennemi. Mais ne voulant point placer son armée en cordon, l'Empereur arrête qu'elle campera par Division. Il fait reconnaître le pays et désigne les emplacements des différents camps. Le 10 mai, le Prince de Ponte-Corvo reçoit l'ordre d'établir son Corps d'armée par Division, ainsi qu'il suit :
Division Dupont.
Les 8e, 45e et 54e de Ligne, dans un beau camp entre Neumark et Ebersbach (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 546).
Le 16 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez l'ordre que le 8e régiment provisoire soit dissous. Le détachement du 22e de ligne se rendra au corps du maréchal Soult, celui du 65e et celui du 21e de ligne au corps du maréchal Davout. Les détachements des 8e de ligne, 27e légère, 45e, 54e, 94e et 95e de ligne formeront un bataillon qui restera sous les ordres du meilleur chef de bataillon sous le titre de bataillon provisoire du 8e, et partira demain pour se rendre à Elbing où il restera jusqu'à nouvel ordre. Vous ferez connaître au général Moulin que je lui envoie ce bataillon composé de détachements appartenant au 1er corps, et composé de près de 700 hommes pour ne point laisser Elbing sans infanterie" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1121 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15634).
Le 19 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez ordre à Elbing que le bataillon du 8e régiment provisoire qui est composé de détachements des 8e, 45e, 54e, 94e, 95e de ligne et 27e légère, soit dissous, et que les détachements rejoignent leurs corps respectifs qui font partie du 1er corps"(Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1132 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15656).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 45e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Composition du 1er Corps du Maréchal Bernadotte (puis Victor) au 30 mai 1807 :
1ère Division Général Dupont, 9e léger, 24e (3 Bataillons), 32e et 96e de ligne, 9 Bataillons, 6845 hommes
2e Division Lapisse : 16e Léger, 45e, 8e et 54e de Ligne, 8 Bataillons, 5971 hommes.
3e division Vilatte : 27e Léger, 63e, 94e et 95e de ligne, 8 Bataillons, 5489 hommes.
Artillerie, Génie et Gendarmerie : 36 pièces, 1678 hommes
Cavalerie légère, Général Beaumont : 2e et 4e Hussards, 5e Chasseurs, 9 Escadrons, 1236 hommes
4e Division de Dragons, Général Lahoussaye (puis Sahuc) : 17e, 27e, 18e, et 19e Régiments, 12 Escadrons, 1840 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
Au 5 juin 1807, la situation du 1er Corps de la Grande Armée est la suivante :
... 2e Division : Général Lapisse. Quartier général à Mühlhausen.
16e Régiment d'infanterie légère. 1702 hommes.
45e Régiment de Ligne 1648 »
8e Régiment de Ligne 1537 »
54e Régiment de Ligne 1728 »
Total 6665 ... (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 1, p. 548).
A Fontainebleau, le 27 septembre 1807, "On propose de porter le 45e régiment de ligne, de trois bataillons, à quatre"; "Refusé", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3706).
Le 16 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin ... Donnez également l'ordre que les 110 hommes du 8e de ligne, les 500 hommes du 45e et les 166 hommes du 54e, les 177 hommes du 21e et les 21 hommes du 22e du bataillon de garnison de Münster soient renvoyés à leurs corps pour y être incorporés. Ce bataillon se trouvera ainsi dissous" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1354 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16540).
- Inspection du Dépôt du 45e Régiment à Liège par le Général Schauenburg, le 29 novembre 1807
"Dépôt du 45e Régiment d’Infanterie de Ligne. Revue passée à Liège le 29 novembre 1807.
Espèce d’hommes. Très belle.
Habillement. Bon.
Equipement. Passable.
Armement. Idem.
Tenue. Idem.
Discipline. Très médiocre.
Maniement d’armes. Très mauvais.
Manœuvres. Il y avait si peu de monde qu’il n’a pu rien être fait à cet égard. Mais d’après les questions faites aux Officiers et Sous-officiers elles paraissent négligées.
Retenue. Point.
Ordinaire. Bien monté le soldat vit à bon ; compte la viande et les légumes ne sont pas chers.
Pain. Est bon maintenant.
Casernes et fournitures. Bonnes ainsi que les fournitures.
Conscrits. Assez bien traités.
Finances. Les registres ne sont pas tenus avec ordre ni régularité, celui des délibérations n’a pas été suivi conformément aux règlements.
Résumé.
M. le Major Lamarque pourrait s’occuper plus particulièrement de son Dépôt. Quant à sa note sur le Quartier-maitre je n’ai pas eu lieu de voir qu’il méritait cet éloge. Celles sur les Officiers peuvent être justes quant à leur conduite mais pour l’instruction, je ne les ai pas trouvés tels.
J’ai toujours eu à me plaindre du travail de ce Dépôt relativement aux récompenses et aux réformes, j’ai été obligé encore à ma dernière revue de le recommencer et de refuser 20 hommes.
S. E. sera à même de voir par l’ordre que j’ai laissé combien peu j’ai été satisfait de l’administration de ce corps. J’ai été dans le cas de refuser à ce corps 20 hommes.
Ordre.
L’Inspecteur général n’a pas arrêté la comptabilité de l’an 13 du 45e Régiment de Ligne, ne l’ayant pas trouvée arrêtée par l’Inspecteur aux revues.
Dans l’examen qu’il a fait des registres, il s’est aperçu que le conseil d’administration ne s’est pas conformé aux règlements dans ses opérations de l’an 13 ; le registre des délibérations ne fait point mention des sommes reçues des payeurs de la guerre, ni de celles sorties de la caisse pour être remises au Quartier-maitre ; le conseil d’administration doit savoir que ce registre doit faire connaitre toutes les opérations administratives, l’art. 3 du titre 2 du règlement du 8 Floréal an 8 rend solidairement responsables les 3 Officiers qui ont les clefs de la caisse des sommes qui en sortent sans une délibération expresse du conseil d’administration.
Il s’est aperçu aussi qu’on avait porté en dépense sur le registre de la masse générale une somme de 600 francs pour la première mise de deux Sous-officiers promus au grade d’Officier ; cette somme ne doit être que de 500 francs, attendu que l’arrêté n’accorde que 250 francs à chaque Sous-officier promu au grade d’Officier.
On a porté aussi une dépense sur le même registre dans la colonne des réparations de l’équipement une somme de 105 francs. Cette somme n’ayant pas trait à cette nature de dépense devrait être portée dans la colonne d’achats d’effets puisqu’elle est le montant d’un achat de banderoles.
L’Inspecteur général témoigne au commandant du Dépôt et au conseil d’administration son mécontentement sur sa manière d’administrer et sur son peu de surveillance dans les opérations du Quartier-maitre.
Il ordonne en conséquence au commandant du Dépôt, aux membres du conseil d’administration de se conformer à l’avenir aux règlements sur toutes les parties de l’administration, de mettre plus de régularité dans ses opérations et la plus grande économie dans l’emploi des fonds.
L’Inspecteur général passe sur les fortes dépenses pour la réparation de l’armement en raison des armes neuves que ce corps a reçu" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
"Ordre donné à tous les corps sur la manière d’exercer les conscrits et pour l’administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s’appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l’homme qu’ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l’instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c’est d’inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu’il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l’habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l’entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l’on sera à l’exercice l’instructeur entretiendra la recrue pendant l’intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu’il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l’infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n’est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manœuvre et l’exercice de l’infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l’ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l’éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d’instruction, et ceux qui n’en auront pas suffisamment devront également s’y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L’on n’exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l’exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l’on préfèrera autant que possible les exercices de l’après midi attendu qu’elles empêchent le soldat de s’écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l’article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu’au quartier ; les chefs n’en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu’ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu’ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu’ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d’administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l’attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d’administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l’inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l’arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d’un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l’autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n’est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu’après avoir contracté un engagement en présence d’un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s’y seraient pas conformés.
L’intention de l’Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l’armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu’il doit par conséquent être pourvu d’un habit uniforme en bon état et de son sabre, s’il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s’ils l’avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s’ils s’y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le Général Schauenburg adresse au Ministre Lacuée le résultat de sa revue le 25 décembre 1807 et au Ministre de la Guerre et au Ministre Dejean le résultat de sa revue le 3 janvier 1808; le résultat de la Revue est également adressé au Corps le 6 janvier 1808 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 11 janvier 1808, le Général Schauenburg adresse au Ministre de la Guerre les états du prix des fournitures en tout genre pour le 45e de Ligne (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère ; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e. 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 21).
Le 21 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Madrid, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d’Espagne : "Ordre qu'avant midi on distribue au 16e légère 300 culottes et vestes bleues ; 45e (300) blanches, 54e 200, 8e 200. Total pour la division Lapisse : 1 000.
Qu'on distribue à cette division 1 000 capotes, on prendra d'abord les capotes faites, même en ayant des manteaux bons pour l'infanterie.
... Ordre (de distribuer à la) division Lapisse 500 bonnets de police ...
Vous ordonnerez que dans la journée on me rende compte de l'exécution de ces ordres et de ce qui reste en magasin" (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19581).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 45e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 25e Division militaire. Liège (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
... Le 2e bataillon de marche du corps du général Oudinot sera composé des 1re et 2e compagnies de fusiliers du 8e d’infanterie de ligne qui est à Venlo, des 1re et 2e compagnies du 24e de ligne qui est à Lyon, et des 1re et 2e compagnies du 45e qui est à Liège ...
Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg.
Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds.
Si les dépôts ne pouvaient compléter ces compagnies, ils en enverront toujours les cadres, avec tout ce qu’ils ont de disponible, et vous ferez connaître ce qui manquerait, afin que je le fasse tirer des conscrits de ma Garde.
Vous donnerez ordre que tous les détachements de ma Garde qui doivent partir de Paris, pour porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet, soient prêts à partir le 15 pour se rendre à Strasbourg. Ils seront formés en bataillons de marche. Vous prescrirez aux différents commandants de ma Garde d’en passer la revue, de n’envoyer que des hommes qui sachent faire l’exercice à feu, et de les faire habiller de l’uniforme d’infanterie légère, avec les boutons des régiments où ils doivent entrer ; on me les présentera à la parade du 16, et ils partiront le 17.
J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg.
Si le général Claparède est encore à Paris, donnez-lui l’ordre de se rendre à Strasbourg186 pour y attendre ces détachements, et exécuter les ordres qui lui seront donnés. Il sera chargé de mener cette colonne.
Par ce moyen, il y aura entre Strasbourg et Augsbourg de quoi compléter les 12 brigades du corps du général Oudinot, à 12 compagnies chacune, c’est-à-dire à 20 000 hommes. Comme il y aura 12 demi-brigades, il faudra 36 chefs de bataillon et adjudants-majors. Présentez-moi la nomination de ceux qui manquent, et vous les dirigerez sur Strasbourg, pour de là rejoindre le corps. Il faudra 12 majors, le corps en a huit ; c’est quatre à envoyer. Il faut 6 généraux de brigade ; faites-moi connaître ceux qu’il faudrait envoyer.
Il faut à chaque division 18 pièces de canon, c’est-à-dire 36 pour les 2 divisions. Le corps en a 18 ; faites-moi connaître la situation du parc de l’armée du Rhin, et s’il peut fournir les 18 autres pièces.
Ainsi, à la fin de mars, j’aurai au corps du général Oudinot 20 000 hommes, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, une compagnie de pontonniers, un colonel du génie, trois officiers du génie, 6 000 outils attelés, 40 caissons d’infanterie, 20 par division, la division de cuirassiers Espagne, et la brigade de cavalerie légère composée de 3 régiments que j’ai attachés à ce corps. Ce qui fera un corps de près de 30 000 hommes.
Il faut qu’il y ait un commissaire des guerres par division, et deux adjoints, et les chefs de service nécessaires. L’armée du Rhin a en personnel de quoi organiser tout cela ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2767 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20016 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 61).
Le 15 février 1809, le Ministre de la Guerre adresse son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution des dispositions prescrites par sa lettre du 13 de ce mois, je viens de donner l'ordre à M. le général Oudinot de ne former provisoirement qu'à deux divisions, au lieu de trois, le corps d'armée qu'il commande. Ces deux divisions seront composées, ainsi que Sa Majesté l'a ordonné, de la manière suivante, savoir :
1re division.
1re 1/2 brigade d'infanterie légère ; 3e id. ; 1?e de ligne ; 2e id. ; 3e id. ; 4e id.
2e division.
2e 1/2 brigade d'infanterie légère ; 4e id. ; 5e id de ligne ; 6e id. ; 7e id. ; 8e id.
Le général de division Claparède commandera l'une de ces divisions.
J'ai prévenu le général Oudinot que les 4es bataillons qui doivent composer son corps ne pouvant fournir en ce moment que deux compagnies de fusiliers au grand complet, chacun de ces bataillons sous ses ordres ne sera provisoirement composé que de la compagnie de grenadiers , de la compagnie de voltigeurs et des deux premières compagnies de fusiliers formant 560 hommes par bataillon, 1,680 hommes par demi-brigade, 10,000 hommes par division et 20,000 pour le corps entier.
J'ai expédié les ordres pour faire diriger sur Strasbourg les 1re et 2e compagnies de fusiliers de tous ces 4es bataillons complétées à 140 hommes chacune et munies d'une capote et de trois paires de souliers par homme. Huit de ces 4es bataillons avaient encore leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs dans l'intérieur et je leur ai pareillement donné l'ordre de se rendre à Strasbourg, ce sont celles des 24e de ligne qui est à Lyon, 16e légère qui est à Mâcon, 28e, 46e, 50e, 75e qui sont à Boulogne, 100e et 103e qui sont à Metz.
Toutes ces compagnies, à leur arrivée à Strasbourg, y seront réunies formées en 12 bataillons de marche de la manière prescrite par Sa Majesté et mises sous le commandement du général de division Claparède qui se trouvait à Paris et qui a l'ordre de se rendre à Strasbourg où il attendra de nouveaux ordres.
Je joins ici l'état de ces compagnies indiquant les époques de leur arrivée à Strasbourg et leur formation en bataillons de marche.
Dans le cas où les dépôts ne pourraient en ce moment compléter à 140 hommes chacune de ces compagnies, j'ai ordonné qu'on en fit néanmoins partir les cadres avec tous les soldats disponibles au dépôt et qu'on me fit connaître sans aucun délai ce qui pourrait leur manquer, j'aurai l'honneur d'en rendre compte à Sa Majesté à mesure que les rapports me parviendront.
Les détachements de la garde impériale destinés à porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet partiront de Paris le 17 février formés en 2 bataillons de marche, l'un d'infanterie légère fort de 643 hommes, l'autre d'infanterie de ligne fort de 814 hommes, en tout 1,457 hommes, ils arriveront le 9 mars à Strasbourg. Ces deux bataillons seront présentés à Sa Majesté demain, 16 , à la parade.
Je donne des ordres pour compléter à 6 le nombre des généraux de brigade du corps du général Oudinot, celui des majors à 12 , celui des chefs de bataillon et adjudants-majors à 36. J'ordonne en même temps des dispositions pour compléter à 36 pièces le nombre des bouches à feu du corps du général Oudinot, savoir 18 par division, et pour organiser son administration à raison d'un commissaire des guerres par division et deux adjoints avec les chefs de service nécessaires pris dans l'administration de l'armée du Rhin ...
Au moyen de ces dispositions, il y aura entre Augsbourg et Strasbourg de quoi compléter les 12 1/2 brigades de ce corps d'armée à 12 compagnies chacune et ce corps aura ainsi, vers la fin de mars, 20,000 hommes d'infanterie, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d'artillerie , une compagnie de pontonniers, un colonel et trois officiers du génie, deux compagnies de sapeurs, 6,000 outils sur des voitures attelées, 40 caissons d'infanterie dont 20 par division, la division de cuirassiers du général Espagne, la brigade de cavalerie légère, ce qui fera un corps de près de 30,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 65). Cette lettre est suivie d'un "État des bataillons de marche destinés à rejoindre le corps du général Oudinot et qui sont dirigés sur Strasbourg" qui indique : 2e Bataillon de marche, Grenadiers et Voltigeurs, 1ère et 2e Compagnies de Fusiliers du 8e de Ligne, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers des 24e et 45e de Ligne, chacune à 280 hommes; celles du 45e doivent partir de Liège le 27 février, pour arriver le 14 mars à Strasbourg.
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du corps de réserve de l'armée du Rhin. Feuille nº 2" indique :
Corps de Réserve de l’Armée du Rhin, Général Oudinot.
Quartier général du Corps du Général Oudinot : Augsbourg (du 5 au 16 mars).
1re DIVISION : Général Claparède.
1re ½ brigade de ligne. Augsbourg et les environs (du 5 au 16 mars 1809).
8e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 306 hommes ; Conscrits de la Garde, 17 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
24e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 48 hommes ; Grenadiers et Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 560 hommes.
45e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 253 hommes ; Conscrits de la Garde, 32 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 9).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
2e bataillon de marche :
45e de Ligne, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 4e Bataillon, 280. Itinéraire : Longwy le 5. Fontoy le 6. Metz le 7. Metz le 7. Solgne le 8. Vic le 9. Maizières le 10. Sarrebourg le 13. Sarrebourg le 14. Saverne le 15. Strasbourg le 16. Biberach le 18. Hornberg le 19. Rottweil le 20. Bahlingen le 21. Riedlingen le 22. Ehingen le 23. Ulm le 24. Günzbourg le 25. Zusmarshausen le 26. Augsbourg le 27 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 8 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je reçois votre lettre du 6 avec l'état qui y est joint. Je vois que la force des 12 bataillons de marche du corps du général Oudinot est de 6 300 hommes et qu'il manque 3 000 hommes pour les compléter. Ces 3 000 hommes seront fournis par ma Garde. J'ai déjà donné une destination aux premiers 600 hommes qui se sont trouvés prêts. Donnez ordre que les 1600 hommes qui vont être disponibles après ceux-là soient habillés de l'uniforme des régiments ci-après, dans lesquels ils seront incorporés, savoir :
... pour les 2 compagnies du 45e de ligne 60 hommes ...
Les détachements de ma Garde partiront habillés. Vous enverrez à cet effet au conseil d'administration les numéros de régiments où ils doivent être incorporés, afin qu'on fasse faire leur uniforme, et qu'on y mette les boutons de ces régiments. Par ce moyen, le corps du général Oudinot recevra un renfort de 8300 hommes, et il manquera peu de choses à son complet, en présents sous les armes. Quand le corps du général d'Oudinot aura reçu ces 8000 hommes, vous me ferez connaître ce qui pourrait manquer au complet des compagnies, et s'il y a moyen de le tirer de quelques dépôts, où se trouveraient des conscrits des 4 années antérieures à 1810" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2899; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20291 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 210).
Le 9 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un état que j'ai fait dresser du corps du général Oudinot. Faites-le rectifier, s'il y a des erreurs ... " (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2907 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20307; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 213).
Situation de la Division Oudinot au 9 mars 1809 (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20309; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 214) :
Divisions |
Brigades |
1/2 Brigades |
Bataillons |
Présents |
Détachements tirés des conscrits de la Garde |
Compagnies de fusiliers formant les 12 premières compagnies de marche |
Détachement formant le 13e bataillon de marche |
Totaux
|
Manque au complet de 560 par brigade |
Excédent sur le complet |
||
| Par bataillon
|
Par 1/2 brigade
|
|||||||||||
1ère division général Claparède |
2e brigade le général |
1re 1/2 brigade d'inf. de ligne Major Chabert | 8e de ligne |
306 |
17 |
117 |
104 358 163 |
527 606 508 |
1641 |
33 |
|
|
Le 12 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, son Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur d'adresser à S. M. le projet de formation d'un corps de réserve.
Ce projet porte à 54,000 hommes cette réserve au lieu de 45,500 hommes.
La différence en plus qui existe entre le projet de formation présenté à S. M. et l'aperçu qu'elle a bien voulu donner provient de 2,500 hommes du 9e régiment provisoire qui doit se former à Mayence et qui a été oublié dans l'aperçu donné à S. M. , ci 2,500 hommes.
2,800 hommes du régiment provisoire qui peut être formé des 5es bataillons pareillement oubliés, savoir les 6e, 16e, 24e, 25e, 26e léger, 22e, 45e, 54e, 57e et 96e de ligne, ci 2,800 -£800 hommes du 5e bataillon du 5e léger pour le port de Cherbourg, ci 800 –
800 hommes du 5e bataillon du 16e de ligne pour le port de Toulon, ci 800 -.
Et 1,600 hommes en plus provenant des 13e, 14e, 15e et 16e régiments provisoires qui présentent 11,600 Français en Italie, au lieu de 10,000 portés dans l'aperçu, ci 1,600.
Au total 8,500 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 191).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 8e demi-brigade.
1er bataillon.
3 compagnies du 48e de ligne.
3 compagnies du 108e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 72e de ligne.
3 compagnies du 65e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3 compagnies du 13e léger.
3 compagnies du 27e léger.
840 hommes.
4e bataillon.
2 compagnies du 22e de ligne.
2 compagnies du 54e de ligne.
2 compagnies du 45e de ligne.
840 hommes.
Les trois premiers bataillons de cette demi-brigade se réuniront à Gand. Le 4e se réunira à Maëstricht ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
vous donnerez ordre que le fonds de la 8e demi-brigade se réunisse à Gand. À cet effet, 2 compagnies du 5e bataillon du 48e, du 108e, 72e, 65e, 13e d'infanterie légère, 27e idem, 22e, 54e et 45e se mettront en marche à la même époque, pour former à Gand les 4 bataillons de la 8e demi-brigade ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).
Le 12 avril, les 5e et 6e Compagnies du 4e Bataillon (280 hommes) quittent le Dépôt de Liège; elles doivent être rendues le 26 avril à Strasbourg pour faire partie du 2e Bataillon de marche (d'après le "MOUVEMENT des 5e et 6e compagnies des 4es bataillons appartenant à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'armée du Rhin, pour se rendre à Strasbourg, où elles seront formées en bataillons de marche et envoyées de là en Allemagne pour y rejoindre leurs corps" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 419).
Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
ANNEXE
Etat indiquant les éléments de la formation des 6es bataillons des régiments de l’Armée d’Allemagne
Régiments qui forment les 6e bataillons |
Conscrits du régiment |
Supplément de 150 conscrits à tirer du régiment de Walcheren (ce supplément ne compte que pour 50 |
Suppléments à tirer d'autres régiments |
Total de ce que 6e bataillons aura |
||||||
Conscrits que le régiment reçoit et hommes disponibles |
Conscrits pour compléter les bataillons suisses |
Conscrits du 4e bataillon A |
Reste pour le 6e bat. B |
Numéros du régiment d'où on les tire |
Anciens soldats C |
Conscrits D |
Total |
|||
21e de ligne |
1200 |
800 |
400 |
50 |
Le 43e |
73 |
73 |
146 |
726 |
|
Le 45e |
65 |
65 |
130 |
|||||||
A : Ces conscrits partiront le 1er juillet 1811 de leur dépôt pour les 6es bataillons en Allemagne.
B : Ces 1500 conscrits partiront de Walcheren par compagnie, dirigés sur le dépôt en France pour le 5e bataillon. Elles commenceront à partir le 15 mai.
C : Ces conscrits partiront dès le 10 mai pour l'Allemagne.
D : Ces conscrits partiront le 1er juin de leur dépôt" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26814; ce tableau est donné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 239).
Le 1er janvier 1812, le 45e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Liège (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que 30 hommes du 27e de ligne s'embarquent à Mayence pour Wesel, ainsi qu'aux 150 hommes du 8e de ligne, à 70 hommes du 22e id., à 40 hommes du 45e, à 50 hommes du 54e, à 70 hommes du 94e, à 40 hommes du 95e, à 20 hommes du 21e léger et à 40 hommes du 28e léger. Le général Loison formera de ces détachements un bataillon de marche de 500 hommes, qui portera le nom de 1er bataillon de marche du 2e corps. Il n'y mettra que les officiers nécessaires pour la conduite de ces hommes et il les dirigera sur Magdeburg, où les 60 hommes d'infanterie légère seront incorporés dans le 26e léger, et les 440 hommes d'infanterie de ligne seront incorporés dans le 37e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne.
1er bataillon de marche du 2e corps :
Détachement du 21e d'infanterie légère, 20 hommes, se trouve à Wesel.
du 94e de ligne, 70, se trouve à Wesel.
du 8e id., 150, arrive à Wesel le 10 mars.
du 27e id., 30, id. 20 mars.
du 28e d'infanterie légère, 40, id. 20 mars.
du 95e de ligne, 40, id. 20 mars.
du 22e id., 70, id. 22 mars.
du 54e id., 50, id. 22 mars.
du 45e id., 40, id. 24 mars.
Total, 510 hommes.
Ce bataillon doit, par conséquent, être réuni le 24 mars à Wesel; il pourrait s'y reposer le 25 et en partir le 26 pour se rendre à Magdebourg, d'où il rejoindra le 2e corps pour y être incorporé, savoir : les 60 hommes d'infanterie légère dans le 26e léger et les 450 hommes d'infanterie de ligne dans le 37e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Situation du 11e Corps, 30e Division (15 août), 2e Brigade : 9e Demi-brigade, Major Gleizes : Etat-major (11 Officiers, 5 hommes, 17 chevaux) ; 4e Bataillon du 24e de Ligne (15 Officiers, 667 hommes) ; 4e Bataillon du 45e de Ligne (15 Officiers 794 hommes) ; 4e Bataillon du 59e de Ligne (17 Officiers, 500 hommes) (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 334).
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