Le 44e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 44e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8
"Revue d’inspection passée le - an -
44e Demi-brigade.
Etat-major.
Saudeur, Chef de Brigade, du 1er Thermidor an 2.
Sevin, Chef de Bataillon, du 9 octobre 1792. Officier instruit sur son état, ayant de bonnes mœurs et une bonne conduite.
Lefebvre, Chef de Bataillon, du 8 octobre 1792. Officier instruit sur son état, de bonnes mœurs et une bonne conduite.
Pino, Chef de Bataillon, du 7 Messidor an 2. Instruit sur son état, de bonnes mœurs, et une bonne conduite.
Lack, Adjudant-major, du 28 Pluviôse an 4. Fort instruit sur son état, ayant une excellente conduite.
Valla, Adjudant-major, du 22 Vendémiaire an 6. Officier fort instruit et d’une très bonne conduite.
Phalip, Adjudant-major, du 18 Brumaire an 8. Officier fort instruit, ayant les qualités nécessaires pour son grade, bonne conduite.
Prieur, Quartier-maitre trésorier, du 15 mars 1793. Ayant toutes les connaissances nécessaires pour remplir les fonctions de son état.
Girod, Quartier-maitre trésorier, du 30 Floréal an 3. Peu propre à ce genre de travail ; il serait meilleur Officier qu’administrateur, d’une bonne conduite.
Archinal, Adjudant sous-officier, du 12 Prairial an 6. Noté comme ayant une bonne conduite, connaissant parfaitement ses devoirs, les remplissant avec zèle, susceptible d’avancement.
Bugeon, Adjudant sous-officier, du 1er Messidor an 7. Assez instruit, d’une conduite à observer.
Boutineau, Adjudant sous-officier, du 14 Fructidor an 7. Instruit sur son état, et d’une bonne conduite.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants du même corps.
Valla, Adjudant-major. Demande sa retraite par ses longs services, son âge et ses infirmités. Troquier, Adjudant-major, noté avantageusement.
Seigner, Capitaine. Idem. Coignet, Capitaine, idem.
Vasseur, Capitaine. Idem. Camus, Capitaine, idem.
Joannes, Capitaine. Demande à l’attendre au Dépôt. Roux, Capitaine, idem.
Roux, Capitaine. Blessé à la guerre, idem. Habrand, Capitaine, idem.
Mayer, Lieutenant, idem. Lassalle, Lieutenant, idem.
Weisse, Sous-lieutenant, idem. Brigard, id. idem.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Pellet, Chef de Brigade, dans ses foyers.
Vanrossen, Chef de Bataillon, présent.
Administration" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 3 Complémentaire an 13 (20 septembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e Régiment : "Le 44e régiment partira d'Alençon le 5e jour complémentaire pour aller cantonner le 1er bataillon à Mêle-sur-Sarthe où sera l'état-major, le 2e bataillon à Essay. Le colonel Saudeur pourra s'étendre à une lieue de rayon et occuper avec le 1er bataillon Saint-Julien, Barville, Saint-Léger, B..ail, Les Ventes; avec le 2e bataillon Bursard, Lehuffle, Marthemaison, Neuilly, Menillereux, Monperous, Aunay, etc.
Le colonel après l'établissement de son corps me rendra compte de la manière dont il a distribué ses troupes" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 2).
Le 5 Complémentaire an 13 (22 septembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e Régiment : "D'après les ordres du ministre de la guerre transmis par le général de division, les 44e et 105e régiment partiront de leurs cantonnements pour se rendre :
Le 2 à Mortagne.
le 3 à Verneuil pain pour un jour.
Le 3 Vendémiaire à Verneuil pain pour un jour.
Le 4 à Dreux id pour deux jours.
Le 5 séjour.
Le 6 à Chartres pain pour deux jours.
Le 7 à Saint-Arnoult.
Le 8 à Etampes pain pour trois jours.
Le 9 séjour.
Le 10 à Milly.
Le 11 à Melun pain pour deux jours.
Le 12 à Nangis.
Le 13 à Provins pain pour deux jours.
Le 14 séjour
Le 15 à Nogent pain pour deux jours.
Le 16 à Mery.
Le 17 à Arcis-sur-Aube pain pour un jour.
Le 18 à Briennes pain pour trois jours.
Le 19 séjour.
Le 20 à Bar-sur-Aube.
Le 21 à La Ferté id pain pour deux jours.
Le 22 à Arc-en-Barois.
Le 23 à Langres.
Les corps marcheront par rang de numéros.
Ils enverront un jour d'avance un officier par bataillon pour reconnaitre les lieux détapes et la distribution des troupes ; quand un bataillon devra s'arrêter avant d'arriver au lieu principal, l'officier de ce bataillon viendra au devant; il sera pris des arrangements pour que chaque bataillon ou fraction de bataillon reçoive le pain dans le village ou hameau où il doit passer la nuit.
Les troupes marcheront en colonne quand le terrain le permettra; on laissera une arrière-garde pour ramener les traineurs. Les chefs prendront les plus grandes précautions pour que personne ne quitte son rang, etc. etc." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 2).
Le 8 Vendémiaire an 14 (23 septembre 1805), le Général Lamarque écrit au Ministre Dejean : "Monseigneur,
Me trouvant isolé avec la brigade sous mes ordres, je crois devoir outrepasser la hiérarchie ordinaire pour m'adresser directement à vous. Les circonstances urgentes et le bien du service me serviront d'excuse auprès de Votre Excellence.
Malgré toutes mes démarches, la viande a manqué au 44e et au 105e régiments à Chartres et à Saint-Arnoult. Les commissaires ayant des ordres pour ne pas payer d'indemnité, l'officier et le soldat n'on rien reçu. Je vous prie, Monseigneur, de vouloir bien ordonner que ces deux jours soient rappelés et payés à Meluns, où nous arriverons le 11.
Je dois, Monseigneur, vous faire connaitre la malheureuse situation des officiers en marche depuis plus de trois semaines, ayant trouvé un pain aussi mauvais que la Bretagne; ils sont sans le sol et dans l'impossibilité presque absolue de vivre avec leurs rations. Ils on appris que les officiers ... de Boulogne recevaient l'indemnité; ils vous supplient, Monseigneur, de vouloir bien les traiter de la même manière; leur dévouement sans bornes pour notre auguste empereur, leur désir de verser pour lui jusqu'à la dernière goutte de leur sang leur font espérer cette faveur de Votre Excellence.
Malgré les privations et les difficultés dans les marches, il n'y a pas un déserteur et tous invoquent le moment de se mesurer avec l'ennemi.
Je prie Votre Excellence de me faire connaitre sa détermination par le retour de l'aide de camp que je charge de cette dépêche.
J'ai l'honneur d'être, Monseigneur, votre très obéissant et très dévoué serviteur" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 3).
Le 30 septembre 1805 (8 vendémiaire an 14), Napoléon écrit depuis Strasbourg, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Je désire savoir si vous avez donné des ordres aux 5e et 4e bataillons des 16e légère, 44e, 105e, 7e légère, 24e et 63e de se rendre à leurs corps.
Vous me ferez connaître le jour où ils y arriveront.
Donnez ordre que les détachements des 63e et 44e embarqués sur la flottille à Granville débarquent et rejoignent à Langres" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10903).
Le 1er Brumaire an 14 (23 octobre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Huningue, au Colonel du 44e Régiment : "Dans les dispositions de vos cantonnements, vous avez trouvé, mon cher colonel, l'ordre d'extraire du bataillon de dépôt qui doit rester à Huningue tous les grenadiers et fusiliers en état de faire la guerre. Vous voudrez bien vous occuper dans la journée de cette opération.
Demain à 8 heures du matin, je passerai une revue de rigueur de l'armement et de l'habillement de vos deux bataillons de guerre. Vous me remettrez un procès-verbal signé par le conseil d'adminstration, et par vous, faisant mention du nombre de capotes et souliers qui manquent à votre corps.
Vous adresserez dans le jour un état des frais d'indemnité et fourrages qui pourraient être dus à votre corps, au chef de l'état-major de la 1ère division.
Vous veillerez à ce que les petits bagages soient réduits au plus strict nécessaire; les gros bagages resteront au dépôt.
Je vous préviens que les seule vivandières attachées par le réglement aux bataillons pourront suivre l'armée; cet ordre est de rigueur.
La solde doit être alignée jusqu'au 1er Brumaire.
P. S. Vous réunirez votre corps dans l'endroit le plus central" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 3).
Le 3 Brumaire (25 octobre 1805), le Général Lamarque écrit : "La brigade a été cantonnée ainsi qu'il suit:
44e à Auggen, Oberveiller, Badenveiller.
105e à Scheligen, Felberg, Stainstad, Mauchen.
Quartier général à Auggen.
Bagages à Mulheim" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 3 - Note : La date indiquée est 3 Vendémiaire, mais ce doit être une erreur).
"La Brigade a passé le Rhin à Hunningue le 3 Brumaire an 14. Elle a été cantonnée ainsi qu'il suit :
44e régiment, à Auggen, Oberveiller, Badenveiller,
105e régiment à Scheligen, Feldberg, Stainstatd, Mauhen.
Le quartier général à Auggen. Bagages à Muhleim" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"La 1ère division commandée par le général Desjardins à passé le Rhin le 3 Brumaire de très bonne heure pour aller occuper sur la route de Fribourg les cantonnements de Mülhem et Schlagen; les troupes avant de passer le Rhin avaient pris du pain pour 4 jours et 60 cartouches par homme.
Quoique d'après les succès glorieux de la grande armée il n'y eut pas d'apparence qu'on rencontrât l'ennemi, on marcha en bon ordre et militairement :
1ère Brigade : Les chasseurs à cheval, 4 compagnies d'infanterie légère, 2 pièces de 8 et 2 caissons, le 16e régiment d'infanterie légère.
2e brigade : le 44e régiment d'infanterie de ligne, le 105e idem.
Le parc d'artillerie avec les sapeurs.
Les équipages de la division.
La seconde brigade devait fournir l'arrière garde. La garde des équipages était composée de 25 hommes par régiment.
La brigade du général Lamarque fut cantonnée ainsi qu'il suit :
44e régiment à Auggen, Oberveiller, Badenveiller.
105e Régiment à Scheligen, Felberg et Manchen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 4 Brumaire (26 octobre 1805), le Général Lamarque écrit : "La brigade cantonnée ainsi qu'il suit:
44e à Zöringen, Gundelfingen, Faurtelen, Vilsthal, Heuweiller, Herden, Lehen, Belzgengaussen.
105e à Saint-Georges, Volfenweiller, Ebreugen, Vindlegen, Amphengausen, Merhausen, Harluch.
Quartier général et bagages à Veilburg"(Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4 - Note : La date indiquée est 4 Vendémiaire, mais ce doit être une erreur).
"Le 4e Brumaire, la brigade a occupé les cantonnements suivants :
44e à Loringen, Gundelfingen, Fausleden, Vilshal, Hemveiller, Horden, Lechen, Belzgenhaussen.
105e St-George, Volfenweiller, Ebrengen, Vindlengen, Amphenhausen, Merhausen, Haslach.
Quartier général et bagages à Fribourg" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"4 Brumaire. La brigade a occupé les cantonnements suivants :
44e régiment à Loringen, Gundelfingen, Fausteten, Vilshal, Hemveiller, Horden, Lechen, Bilzgenhaussen.
105e régiment Saint-George, Volfeuveiller, Ebrengen, Vaidengue, Auxhenhausen, Mechausen, et Harlach.
Quartier général et babages à Fribourg" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
7e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de brumaire an XIV.
(Ce corps d'armée a passé le Rhin du 1er au 4 brumaire an XIV (23-26 octobre 1805).
1re division.
44e de Ligne, 2 Bataillons, 1355 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
La "Situation approximative des troupes composant le 7e corps de la Grande Armée, à l'époque du 4 brumaire an XIV (26 octobre 1805)" indique, pour la 1re Division commandée par le Général Desjardins : 44e régiment de ligne. 55 Officiers, 1144 hommes présents, total 1199. 46 hommes aux hôpitaux, 1 en congé, 71 embarqués, 164 prisonniers de guerre, total 282 ; total général 1481 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 770).
Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
7e Corps d'Armée. Commandant en chef. Maréchal Augereau. 1re Division du 7e Corps. Général de Division. DESJARDINS. 16e Légère (4 Bataillons); 44e de Ligne (2 Bataillons); 105e de Ligne (3 Bataillons). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
Le 9 Brumaire (31 octobre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e Régiment : "Je vous préviens, M. le colonel, que vous devez demain 10 Brumaire, venir occuper les cantonnements du 16e d'infanterie légère.
En conséquence, votre 1er bataillon sera placé ainsi qu'il suit.
A Ebnet 250 h
A Lillenveiller et Cappel 300 h.
A Zarten et Slaegen 250 h.
Total 800 h.
Votre 2e bataillon avec l'état-major et la 3e compagnie des grenadiers sera placé à Fribourg.
Faites partir vos fourriers à bonne heure, et donnez vos ordres de manière que chaque corps soit mené à 7 heures dans les cantonnements qu'il doit occuper.
Ci-joint un ordre du jour que vous me renverrez après l'avoir fait copier. Je vous salue"(Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4).
Le même 9 Brumaire (31 octobre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Dejardin : "Général, j'ai l'honneur de vous faire passer une plainte contre le nommé Touzet, soldat au 44e régiment, accusé d'avoir menacé son caporal"(Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4).
"10 Brumaire. Le 44e régiment a pris les cantonnements du 16e régiment d'infanterie légère.
A Ebnet 250 h.
A Lillenveiller et Capel 300 h.
A Zarten et Stagen 250 h.
Total 800 h.
Le 2e bataillon avec l'état major et la 3e compagnie des grenadiers a été placée à Fribourg" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 10 Brumaire (1er novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 105e : "Je vous préviens, monsieur le colonel, que vous devez partir demain 11 du courant à 5 heures de vos cantonnements, pour vous rendre à Steiy (?) en passant par le val d'enfer.
Vous suivrez dans la marche le 44e régiment ..."(Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4).
Le même 10 Brumaire (1er novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Votre 2e bataillon partira demain de Fribourg à 5 heures précice pour se joindre au 1er et se rendra à Neustadt en passant par le val d'enfer.
La marche sera éclairée par les 2 compagnies de voltigeurs qui se tiendront toujours à 150 pas en avant de la colonne. Les bagages resteront à la gauche du 105e et vous laisserez 20 hommes par bataillon sous les ordres d'un lieutenant, d'un sous-lieutenant et de six sous-officiers qui seront en même temps chargés de faire rejoindre tous les trainards.
Le pain doit être pris aujourd'hui ici pour 4 jours; on vous fournira des moyens de transport pour deux jours.
j'ai l'honneur, etc.
P. S. Votre vaguemestre servira demain de vaguemestre général. En conséquence, il pourra requérir un cheval"(Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4).
"Le 10e Brumaire, le 44e régiment a pris les cantonnements du 16e régiment d'infanterie légère à Ebnel 250 (h ou M?)
à Littenveiller et Capel 300 (h ou M?)
à Zarten et Staigen 200 (h ou M?).
800 (h ou M?).
Le 2e bataillon avec l'état-major et la 3e compagnie des grenadiers a été placé à Fribourg" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"Le 11e Brumaire, le 2d bataillon du 44e a quitté Fribourg à 5 heures du matin pour se joindre au 1er et se rendre à Neustadt en prenant par le Val d'Enfer; 2 compagnies de voltigeurs éclairaient la marche. Les bagages étaient à la gauche du 105e" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 11 Brumaire (2 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Neustadt, au Colonel du 44e : "Vous voudrez bien, monsieur le colonel, faire exécuter demain, 12 Brumaire, les dispositions suivantes.
Votre 1er bataillon auquel seront joint la compagnie de voltigeurs du 2e bataillon et celle de grenadiers du 3e, partira demain à 6 heures de Kappel et de Linzkirk pour se rendre à Tringen en suivant les routes de Grafenhausen et Birkendorf. Comme la marche est un peu longue, les ordres sont donnés pour qu'on fasse à Granfenhausen une distribution de pain et de vin. Je vous autorise aussi à requirir des chevaux pour les officiers qui auront de la peine à marcher.
Le 2e bataillon partira demain à 6 heures de Neustadt pour se rendre à Sluhlingen en suivant la route de Loffingen et Bondorf. Il prendra avec lui une pièce d'artillerie et un caisson.
Le commandant de ce bataillon s'éclairera par sa gauche vers Zolhaus et par sa droite vers Thiengen, il surveillera le passage de la Wulthau, et s'il était attaqué par des forces supérieures, il se retirerait sans se compromettre sur Bondorf où est placé un bataillon du 105e qui a l'ordre de le soutenir en cas de besoin" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 4).
Le même 11 Brumaire (2 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Neustadt, au Colonel du 105e : "Vous partirez demain, monsieur le colonel, de vos cantonnements pour vous rendre le 1er bataillon à Bondorf et le 2e à Löffingen.
Je vous préviens que Stulhingen sur la Wulthau est occupé par un bataillon du 44e régiment que vous devrez soutenir en ca qu'il soit attaqué par l'ennemi ..." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
Encore le 11 Brumaire (2 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Neustadt, au Commandant du Parc d'artillerie : "Vous partirez demain à 6 heures du matin à la suite du 2e bataillon du 44e régiment pour vous rendre à Löffingen où le parc d'artillerie sera provisoirement placé. Vous donnerez une pièce de canon et un caisson au chef de bataillon Jaquemar qui va occuper Stuhligen.
J'ai prévenu le baillif de Neustadt, qui vous donnera le supplément de chevaux dont vous pourrez avoir besoin pour trainer l'artillerie" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
"Le 12 Brumaire, le 1er Bataillon du 44e auquel étaient jointes les compagnies de voltigeurs du 2e et celles des grenadiers du 3e, est parti de Kappel et de Linskirk pour se rendre à Thiengen en suivant les routes de Grafenhausen et Birkendorf.
Le 2e bataillon est parti de Neustadt pour se rendre à Stuhlengen en suivant la route de Loffingen et Bondorf. Il a pris avec lui une pièce d'artillerie et un caisson.
Le commandant de ce bataillon s'est éclairé par sa gauche vers Zolhaus et par sa droite vert Thiengen, il a surveillé le passage de la Wulhat et il avait l'ordre, en cas qu'il fut attaqué, de se retirer sur Bondorf où était placé un bataillon du 105e qui avait l'ordre de le soutenir en cas de besoin ...
Le Quartier général était à Thiengen, et les rapports devaient parvenir au général par Sthulingen.
L'artillerie a suivi le 2e bataillon du 44e et s'est rendue à Loffingen où le parc a été provisoirement placé.
Le commandant de l'artillerie avait ordre de donner une pièce et un fourgon au chef de bataillon Jacquemart qui allait occuper Sthulingen.
Le général rend compte au général Desjadin qu'il a placé une grande garde sur la rivière et qu'il est placé militairement, mais que cependant ce poste lui parait très peu important et qu'il désirerait se replier sur Thulignen dont il est à 4 grandes lieues" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 12 Brumaire (3 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Thiengen, au Général Desjardins : "Mon général, quoiqu'il y ait 8 grandes lieues de Neustadt ici, je suis arrivé d'assez bonne heure en faisant distribuer demi-ration de vin dont je n'ai pas donné reçu à Grafenhausen. J'ai une grande garde sur la rivière, et je suis placé militairement.
Ce poste ne vaut cependant rien, et je me replierai volontiers sur Thulingen dont je suis à 4 grandes lieues.
Les troupes sont distribuées comme vous me l'ordonnez à l'excéption de ce que j'ai laissé à Löffingen, je leur ai donné l'ordre de porter 5 compagnies à Hausanworwalz Neu Desfingen que je ne trouve pas sur ma carte.
Nous serons alors placés.
1er bataillon du 44e à Thingen.
2e bataillon idem à Stuhuligen.
1er bataillon du 105e à Bondorf.
2e bataillon, 5 compagnies à Husengen, 3 compagnies à Hausanworwalz, 1re compagnie à Neustadt" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
Le 13 Brumaire (4 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Commandant Jaquemar : "Vous voudrez bien, monsieur le commandant, donner vos ordres pour qu'un de vos sous-officiers parte sur le champ à cheval pour porter la dépêche ci-jointe à M. le colonel du 105e régiment à Bondorf" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
Le 13 Brumaire (4 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 105e Régiment : "Vous voudrez bien, monsieur le colonel, partir demain de vos cantonnements ... Vous vous placerez militairement vous liant par votre gauche avec le 1er bataillon et par votre droite au 2e bataillon du 44e qui se trouve à Flusen et environs ..." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
Le même 13 Brumaire (4 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Commandant Jaquemart : "Vous partirez demain matin à six heures pour prendre position à Flussen vous étendant vers Achdorf qui est occupé par le 105e. Je vous ferai rejoindre par vos voltigeurs. Vous vous garderez militairement.
Le premier bataillon occupera Schwamgen, Wissen, Walles, laissant des troupes à Sthulingen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 5).
Toujours le 13 Brumaire (4 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Desjardins : "... Le 2e bataillon du 44e sera à Fensen, s'étendant par sa gauche vers Achdorf. Le 1er sera en avant de Bondorf, se rapprochant le plus possible de Fensen, et tenant les villages de Wisen, Weiller, Sheramgen et laissant une compagnie de voltigeurs à Schwangen où est le pont sur la Wullarch et où aboutit la principale communication de Stochah. Je tâcherai de me rendre de ma personne à Blomberg en pensant par Fuesen, où je rentrerai s'il est trop tard" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
Toujours le 13 Brumaire (4 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Vous voudrez bien, M. le colonel, donner vos ordres pour que demain, le 1er bataillon du 44e parte à 6 heures de Tengen pour se rendre en passant par Sthulnigen à Wisen, Weiller et Schwamgen, laissant la compagnie de voltigeurs à Sthlingen. La compagnie du 2e bataillon rejoindra à Fensen son corps qui a reçu directement des ordres. Vous m'adresserez vos rapports, à Fuesen où j'établirai mon quartier général" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
"Le 14e Brumaire, le 1er bataillon du 44e s'est rendu à (en passant par Sthulingen) à Wissen, Weiller et Schwangen; il a laissé la compagnie de voltigeurs à Sthulingen pour être placée sur le pont de la Wullach où aboutit la principale communication de Stochal. Le 2e bataillon a occupé Fensen, étendant sa gauche vers Acdorf, laissant les deux compagnies à la hauteur de Nekerslau et la gauche à Wimphen Aubourg. Ce régiment occupa sur ses derrières Biberach Fulzfeld, Grombac Hasslbach Volstatt" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 14 Brumaire (5 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Le chef de l'état-major général se plaint M. le colonel, de ce que vous n'avez pas encore envoyé l'état des indemnités et fourrages qu'on a déjà réclamé à plusieurs reprises. Votre corps est le seul qui n'ait pas fait cet envoi, et ce retard occasionne celui de la confection de l'état général de toute l'armée. Veuillez je vous prie l'envoyer dans la journée.
Vous trouverez ci-joint 1° la série des mots d'ordres du 15 au 21 Brumaire inclus. 2° quatre exemplaires du discours adressé par Sa Majesté aux soldats français. 3° deux exemplaires de sa proclamation en allemand et en français. 4° un modèle de l'état journalier que vous devez m'adresser tous les soirs. 5° les ordres du jour des 9, 10 et 11 Brumaire. 6° un arrêté de Sa Majesté l'Empereur relatif à la désertion. 7° enfin un paquet à votre adresse.
PS. Il y a apparence que vous receviez ce soir un ordre de marche; je vais m'établir à Blomberg" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
Le 15 Brumaire (6 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Desjardins : "Mon général, ma brigade peut dans deux heures se réunir ici, elle est ainsi placée : 1er bataillon du 44e entre Sthulingen et Fuessen, occupant le village de Wizen et Grimdehofen. Wailler que vous m'avez désigné n'est qu'une église isolée. Le 2e bataillon du 44e est entassé à Fuchen. Les 2 bataillons du 105e à Blomberg, Achdorf, et Anselfengen tenant Hondegen en avant-garde. Ce corps a dû faire ce matin deux reconnaissances l'une par la droite de Fuezen l'autre par sa gauche sur la brigade du général Lapisse.
La pièce d'artillerie qui est ici va aller aujourd'hui à Blomberg; il y a de Fensen une route praticable pour l'infanterie pour aller se rendre à Engen; elle passe par Tengen et Blumenfelz. On pourrait aussi gagner par cette route" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
Le même 15 Brumaire (6 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Chef de l'Etat-major de la Division : "... pour lui rendre compte de tous les mouvements de ma brigade depuis mon départ de Fribourg. Lui annoncer qu'on a fourni partout les vivres sans bon, que le soldat manque de capotes, qu'il est instant d'avoir des caissons pour les cartouches ..." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
"Le général rendit compte au général de division de tous les mouvements de la brigade depuis le départ de Fribourg, lui annonça que, partout les vivres avaient été fournis sans bons, lui demanda des capotes pour le soldat, et surtout des caissons pour les cartouches" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 16 Brumaire an 14 (7 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Déjardins : "Je vous ai adressé hier de Fusen l'état de mes cantonnements; je suis étonné qu'il ne vous soit pas parvenu avant les six heures du soir. Je suis tellement lié avec la brigade du général Lapisse que 3 compagnie que j'avais envoyées à Honderigen y ont rencontré 3 compagnies du 16e régiment. Je leur ai donné l'odre de reprendre leurs anciens cantonnements de Mendelfen. En général, nous sommes trés mal dans des misérables villages, où le paysan est écrasé par 30 ou 40 soldats ; il est impossible d'y rester longtemps. Il n'y a qu'une très petite lieue d'ici à Fensen, je fonne l'ordre au 2e bataillon qui y est entassé d'occuper Ephuhoren (?), tenant Rumingen en avant-garde. Je vais de mon côté des reconnaissances sur Tengen. Pour que vous fussiez bien placé, que ma brigade se portat en partie sur Tengen et Blenselfus (?) alors nous serions en ligne avec les troupes qui occupent Reideschengen (?). Veuillez me marquer où est le parc pour qu'en cas de besoin, j'ai de... que vous m'aviez laissé. Le 2e bataillon venant d'occuper Mundelfingen, je ne puis placer ailleurs les compagnies que j'y ai avec le 16e régiment. Si vous pouviez le faire appuyer plus à gauche, vous m'obligeriez" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Le même 16 Brumaire an 14 (7 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e ; "Ayant demain, M. le colonel, une très grande journée à faire, votre 1er bataillon devra se mettre en marche vers les 4 heures du matin; il se joindra au 2d qui est à Fuessen et les deux bataillons ensemble se dirigeront par Kummingen, Thengen, Blummenfeld, Weleschingen pour occuper avec votre bataillon de droite Dornen, Haunen, Schlatt, et avec votre bataillon de gauche la ville de Mulhausen. Comme cette marche est extrêmement forte, tâchez en envoyant d'avance à Tengen ou à Blumenfeltt de faire donner une ration de vin par homme, vouv vous éclairerez ... sur votre droite; je vous suis, je placerai mon quartier général à Weleschengen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Encore le 16 Brumaire an 14 (7 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Desjardins "Le 44e régiment partira demain suivant vos ordres pour se rendre à Bonnen (?), Sclatt, Hausen et Mulhausen ; il suivra la route de Tengen, Blumenfelt et Weleschangen. Comme il y a 9 lieues à faire, j'ai donné l'ordre qu'il se mit en route de très bonne heure. D'après les renseignements que j'ai pris, Hausen et Doren ne sont que des hameaux. Si vous aviez pu nous étendre davantage vers Wulesingue, Hilsengue qui sont deux grands villages ils seraient mieux. Le 105e partira à 6 heures pour occuper Weleschengen et Hoselfengen. Ces derniers villages étant très petits, il faudra accessoirement s'étendre. Nous garedrons la seule route qui existe, celle de Lenpendengen et d'Engen. L'artillerie suivra la 105e. Je m'établierai à Weleschengen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Le 17 Brumaire (8 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Schlac (?), au Colonel du 105e : "... Envoyez par deux ordonnances bien sûres la lettre ci-jointe au colonal du 44e qui doit être à Welechengen et qui se rendra à Aach par la route d'Engen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 6).
Le même 17 Brumaire (8 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Partez demain, mon cher colonel, de vos cantonnements de manière à être arrivé à Haach à 8 heures, pour vous y réunir au 105e régiment. Je crois que la meilleure route est celle qui passe par Engen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Encore le 17 Brumaire, le Général Lamarque écrit à l'Adjudant-commandant Mouyer : "Les ordres du général Desjardins me sont déjà parvenus, mont cher général, et j'arriverai de 10 à 11 heures au rendez-vous marqué; je prie cependant le général de division Desjardins de vouloir bien observer que ma brigade a fait aujourd'hui une marche forcée et qu'elle a été obligée de beaucoup s'étendre pour pouvoir vivre, mais il peut être sur que pour exécuter ses ordres, nous ferons le possible, et même l'impossible" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Toujours le 17 Brumaire (8 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Capitaine des Voltigeurs : "Vous partirez demain de vos cantonnements à 6 heures et demie précises et vous vous rendrez aux troupes qui sont à Aschlatt pour arriver ensuite à Aach où vous rejoindrez votre corps" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
"17 Brumaire. Le 1er bataillon occupa, en passant par Thengen et Blumenfelt, Dornen, Hausen et Schalt et avec le bataillon de gauche la ville de Mulhausen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"18 Brumaire. Le 44e est arrivé à Aach à 8 heures du matin où il s'est réuni au 1er bataillon du 105e" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 18 Brumaire an 14 (9 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Bodmau (?), au Colonel du 105e : "Vous réunirez vos troupes, M. le colonel, le plus tôt qu'il vous sera possible et vous vous mettrez en route pour vous porter avec votre régiment sur Bilafengen (?), où vous placerez votre gauche ver Elenden (?), vers Bondorf et Nesselfingen qui seront occupés par le 44e. Vous pourrez aussi occuper Selfingen, si ce village est à portée de vos cantonnements. Vous laisserez en passant Stocal, une escorte pour conduire jusqu'à Bondorf le parc s'il n'est pas parti au moment de votre passage. Je vous observe qu'il y a à Bilafingen 1 officier et 15 dragons autrichiens qui sont venus conduire des prisonnniers. Vous leur donnerez l'ordre de se porter plus loin et vous aurez le plus grand soin pour qu'il ne leur fasse essuyer aucun désagrément. Telle est l'entente (?) et mon [fin illisible]" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 7).
Le même 18 Brumaire an 14 (9 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Donnez des ordres dans le moment, M. le colonel, à votre régiment pour qu'il se rende, votre 1er bataillon à Sermalugen et villages environnants, votre 2e à Nenelwangen (?) et Bondorf. Je vous préviens que je m'établis à Menelwangen où vous m'adresserez vos rapports" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"19 Brumaire. Le 1er bataillon du 44e s'est établi à Sermaligen et villages environnants; le 2e bataillon à Menelwangen et et Bondorf" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 19 Brumaire an 14 (10 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "Il y a du cantonnement que vous occupez, M. le colonel, jusqu'à Uberlingen, 2 lieues, mais comme le chemin est mauvais et difficile, il vous faudra plus de 2 heures de marche pour y arriver; prenez vos dispositions et mettre vous en route de manière à y être rendu à 9 heures très prècises à Uberlingen où vous vous réunirez au reste de la brigade" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
Le même 19 Brumaire an 14 (10 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Chef de Bataillon Jacquemard, du 44e : "Donnez vos ordres, M. le commandant, pour que les compagnies que vous avez à Bordorf partent demain matin à 6 heures précises en marchant à la tête du parc d'artillerie et des bagages; elle laisseront deux compagnies pour prendre l'arrière garde, quant elles seront arrivée à Nesselwangen. Vous vous y rendrez avec le reste de votre bataillon et vous ferez marcher les deux pièces d'artillerie entre vos voltigeurs et vos grenadiers" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
Encore le 19 Brumaire an 14 (10 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Commandant du parc d'artillerie : "Vous partirez demain, M. le commandant, avec tout le parc, à six heures du cantonnement de Bondorf pour vous rendre à Oberfingen où vous recevrez d'autres ordres; les compagnie du 44e qui sont avec vous les deux pièces d'artillerie qui sont à Messelvanguen, marcheront entre les voltigeurs et les grenadiers du 44e. Un pièce de 4 se rendra à Salmanwiller (?)" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
Puis, toujours le 19 Brumaire an 14 (10 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Général Desjardins : "C'est par erreur que cette lettre est portée sous la du 18 B, elle est du 18 B (?). Mon général, c'est à 8 heures et demie précises que votre aide de camp qui a eu des chemins affreux à traverser, me remet l'ordre de me mettre en route dans le moment avec ma brigade pour me placer ma droite à Stmarlengen (?) et ma gauche à Belafengen (?). Je ne vous observerai pas, mon général, que la moitié de ma brigade a fait aujourd'hui neuf lieues, qu'il n'y a pas une demie heure qu'on a fait la distribution de viande, que le soldat harassé de fatigue est vraiment presque dans l'impossibilité de traverser de nuit des chemins impraticables; mais ne connaissant que l'obéissance absolue, je fais porter mes deux aides de camp pour mettre mes colonnes en route et je vous promets que demain vers les 7 heures, nous serons dans les positions que vous m'indiquez; mais veuillez donner des ordres pour que la troupe trouve au moins de quoi se raffraichir un moment. Le 44e occupera Sermanlangen (?) et Bondorf, le 105e qui passera par Slocart (?) occupera Dilafengen (?), Silfengen. Il y aura un détachement pour accompagner la pièce" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"Le 20 Bre, toute la brigade s'est réunie à Uberlingen à 9 heures du matin et s'est rendue à Magdorf et environs" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"20 Brumaire. Toute la brigade s'est réunie à Uberlingen à 9 heures du matin et s'est rendue à Salmanveiler et environs; un bataillon à Macdorf un autre bataillon Litendorf, Ahmuster, Nidern, Faffenhaussen, Damaligen, Lrolhirech (?), Obenndre (?) Mitweiler. Le quartier général du général de division était à Makdorf où fut dirigé tout le parc d'artillerie de la division. M. le maréchal ayant établi son quartier général à Salmanweiler désira avoir une pièce de 4, le bataillon du 44e qui y alla cantonner servit d'escorte " ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 20 Brumaire an 14 (11 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Magdorf, au Commandant Jacquemard : "Devant d'après les ordres de M. le maréchal Augereau, rejoindre la 2e brigade 2e division, vous partirez de Salmenwiller demain matin de manière à arriver avant neuf heures à Malkdorf. Ce mouvement étant combiné avec celui des autres troupes de la division, vous voudrez bien, M. le commandant, l'exécuter avec votre exactitude ordinaire. Vous amènerez avec vous la pièce de 4 de la division qui est à Salmenwiller" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"Le 21 Bre, toute la brigade a bivouaqué aux environs de Schistal entre Lindau et Bregenz, où elle est arrivée à 10 heures du soir.
Le 22 la brigade en passant par Brogen, s'est portée en avant d'Ems sur la chaussée; elle fût [illisible] s'attendait à rencotrer l'ennemi. Le 22 la division traversa Bregens à 8 heures du matin et [illisible] arriva avec la 1re et toute la division arriva vers les 6 heures du soir à une portée de canon d'Ems. La ville était hérissée de redoutes et plusieurs pièces de canon en défendait l'entrée. Le général Desjardins envoya un parlementaire pour prier son commandant de se rendre, mais cependant qu'en cas de refus il lui déclarait qu'il devrait faire attaquer les retranchement. Celui-ci répondit qu'il était en pourparler avec le général Malher, et dans le [illisible] le maréchal Augereau le général [illisible] reçut l'ordre de M. le maréchal de ne pas faire d'attaque. Le général garda sa position la nuit suivante: la division resta dans cette position. Celui-ci répondit que le général [illisible] garde sa position faisant une ligne de feu sa gauche juste appuyée au Rhin. La 2de division se replia aux environs du village de [illisible] où elle bivouqua. Le matin du 23 elle se porta sur Finac" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"22 Brumaire. La brigade traversa Bregens à 8 heures du matin, et la division arriva à six heures du soir à une portée de canon d'Ems. Ems était hérissée de redoutes et plusieurs pièces de canon en défendaient l'entrée. Toute la division était en colonne sur la chaussée; notre artillerie marchait avec le 44e et le 105e. Il est à présumer que si l'ennemi avait tenté de se défendre, il aurait pu nous faire beaucoup de mal. La division était tellement serrée sur la chaussée, et n'ayant de droite et de gauche que des marais, il était en presque impossible de se déployer. Le général Desjardins envoya un parlementaire pour sommer le commandant de se rendre, celui-ci répondit [pas de fin]" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 24 Brumaire an 14 (15 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Foussac : "Ecrit aux colonels du 44e et du 105e régiment pour se rendre dans la plaine d'Orenbeuren pour voir défiler les troupes autrichiennes et leur faire mettre bas les armes" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"Le 25 Bre, les deux divisions se réunirent à 7 heures du matin à un quart de lieu en arrière de Dornbrun où était le quartier général de la 2e division, pour y faire défiler devant le corps d'armée les troupes autrichiennes, conformément à la capitulation. M. le maréchal ne s'est point rendu à cette [illisible] un officier de [illisible] fut désigné pour recevoir les faveurs [illisble]. La brigade se portat aussitôt sur Feldkirk et environs ; l'état major resta à Rangueviller" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 25 Brumaire an 14 (16 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Rangueviller, au Colonel du 44e Régiment : "Vous voudrez, mon cher colonel, donner ordre pour que vos deux bataillons se trouvent demain à 7 heures à Felkirk. Nous avons l'espoir de rencontrer l'ennemi et c'en est assez pour être sur de l'exécution de cet ordre" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"Le 26 Bre, la brigade occupa Fludens, Danderne toutes les pièces de canon tenant à la 2e brigade étant à Pludens" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 26 Brumaire an 14 (17 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Munden (?), au Colonel du 44e Régiment : "Vous partirez demain à 5 heures très précises pour prendre la route de Lendeg. Comme ce mouvement est combiné avec d'autres troupes, je vous prie, M. le colonel, de recommander la plus grande exactitude" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
Le 26 Brumaire an 14 (17 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Pludens (?), au Commandant de l'Artillerie à Pludens (?) : "Toutes les pièces tenant à la 2e brigade seront attelées demain à 5 heures très précises et elles se rangeront sur la route de Pludens à Lendeg; elles seront distribuées dans l'ordre suivant:
1 pièce de 4 avec son caisson suivra le bataillon des voltigeurs.
1 obusier sera placé entre le 44e et le 105e régiment.
Le reste de l'artillerie et les caisson marcheront à la gauche de la colonne escorté par des détachements" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 8).
"Le 27, toute la troupe ainsi que l'artillerie a bivouaqué sous Stoulens" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 27 Brumaire an 14 (18 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Stouben (?), au Colonel du 105e Régiment au bivouac de Stouben (?) : "Il est bien affligeant pour moi, M. le colonel (et connaissant votre valeur pour le bon ordre et la discipline, je ne doute pas que vous n'en soyez aussi affecté que moi) de recevoir une lettre semblable à celle dont je vous envoie copie. Le général de division a [illisible] il se commet des désordres qui déshonorent le nom français. Ce n'est pas tout d'être braven il faut se faire respecter par sa conduite. C'est l'intérêt de l'armée dont le pillage amène après lui l'infamie.
Veuillez réunir demain matin votre régiment et après avoir parlé à tous vos officiers déclarez à chaque compagnie l'une après l'autre que vous ferez des exemples terribles sur les premiers pillards qui nous seront dénoncés. Si les généraux et les chefs se sont faits connaitre jusqu'à présent par leurs soins et leurs sollicitudes, ils prouveront qu'ils sont remplis de devoirs plus sévères" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 9 - Noté en dessous de la lettre : "Ecrit semblable lettre au colonel du 44e régiment au bivouac sous Stouden").
Encore le 27 Brumaire an 14 (18 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Stouben (?) au Général Desjardins, à Saint-Jacob : "Mon général, le pain n'arrive pas et ma brigade n'en aura plus demain pour la journée. On fera cependant d'après vos ordres, filer les premiers fourgons qui arriveront. Il est impossible que si on ne fait pas des distributions [illisible] le pays est très misérable. Dans tous les cas, je vous proposerai de réunir l'artillerie à Studen (?) à moins que vous ne prescriviez des fourrages en avancement ou que votre commissaire des guerres ne mette en réquisition toutes les charettes de Studen pour en porter. J'apprends d'une manière sure que les commissaires autrichiens ont vendu aux habitants de Studen une grande quantité de farine. Il n'y a pas de maison où il n'en ait plusieurs tonneaux. Je vous engage à ordonner des visites et à écrire au bailly pour qu'il les fasse rentrer dans les magasins, il en est de même des armes. La pièce de 4 et l'obusier partiront demain de bonne heure. J'ai envoyé aux colonels la copie de votre lettre, elle sera lue demain à la tête de chaque compagnie de chaque corps. J'y ajouterai un petit règlement pour la marche et les bivouacs; mais mon général, vous êtes militaire et vous savez bien que si on ne fait pas de distributions régulières, il est impossible de maintenir le bon ordre. Pourquoi ne fait on pas du biscuit à Felkirk et à Breguth (?), c'est la première fois qu'une armée est ainsi abandonnée aux soins de la providence. Si vous n'aviez pas heureusement rencontré des magasins à Studen (?) que serions nous devenus ? Fachez vous donc, mon général, contre ceux qui ne font rien, c'est la première cause des pillages" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 9 - Noté en dessous de cette lettre : "Ecrit de Stouben aux colonel des 44e et 105e pour assemble sur-le-champ leurs régiments et pour leur donner lecture de la lettre du général Desjardins").
Toujours le 27 Brumaire an 14 (18 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Stouben (?) au Colonel du 44e Régiment au bivouac sous Stouben : "Vous partirez dans le moment, M. le colonel, pour vous rendre dans le village de Wald où vous laisserez 4 compagnies; le reste de votre corps filera sur Talas (?) où vous serez placé. J'espère, M. le colonel, que les désordres qui ont eu lieu aujourd'hui en cesseront et que je n'aurai que des éloges à rendre à votre corps" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, page 9 - Noté en dessous de cette lettre : "Ecrit au général Desjardins pour lui dire que la brigade est ainsi cantonnée, 4 compagnies du 44e régiment à Wald, le reste du régiment à Tatas, le 105e à Prats, l'ambulance est ici, et l'artillerie a reçu l'ordre de se tenir prête à marcher").
"Réglement pour la brigade en marche ou dans les bivouacs.
Le général de brigade Lamarque ordonne ce qui suit.
Art 1er. Dans les marches, les officiers seront à leur rang et responsables des hommes de leurs compagnies.
A. 2. On fera une halte de cinq minutes toutes les heures et toujours dans un lieu écarté des villages.
A. 3. Il y aura à gauche de chaque corps un officier par bataillon avec un sous-officier de chaque compagnie et une garde de 15 hommes pour faire rejoindre les soldats qui auraient quitté leur rang et arrêter ceux qui commettraient quelques désordres.
4. Dans les cantonnements, le commandant se placera autant que possible chez le bourgmestre avec une garde de 15 grenadiers destinés à maintenir le bon ordre.
5. Le soldat ne peut exiger que le pain et la viande. Ceux qui maltraiteront leurs hôtes seront arrêtés.
6. Dans les bivouacs avant de former les faisceaux, on désignera des hommes de corvée pour aller au bois, à la distribution des marmites qui se fera chez le bourgmestre et à celle de la viande et de la paille.
7. Ces hommes seront commandés par un officier qui sera responsable de tous les désordres qu'ils pourraient commettre.
8. On établira ensuite des gardes sur le front, sur le flanc, et en arrière des bivouacs et aucun soldat ne pourra les dépasser. Il sera fait un appel toutes les deux heures.
9. S'il y a quelques villages à une lieu des bivouacs, on y enverra une garde avec un officier, qui en sera commandant, et à qui on s'adressera pour toutes les demandes qu'on aurait à faire.
10. La brigade est prévenue que le conseil de guerre est formé et que le premier pillard servira d'exemple pour ramener les autres au bon ordre et à la discipline" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 9).
Le Général Lamarque écrit également, sans doute le 27 Brumaire an 14 (18 novembre 1805), au Commandant de Studens (?) : "Le bataillon des voltigeurs et le 44e n'ont reçu aujourd'hui qu'un 4/ de ration de pain; comme le pays n'offre plus aucune ressource, je vous prie M. le commandant, de vouloir bien cette nuit en faire diriger sur Talas de manière à pourvoir faire demain une distribution de deux jours" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
"28, le général Desjardins écrit de St Jacob et donna l'ordre de rétrograder. En conséquence, 4 compagnies du 44e furent laissée à Wald et le reste du régiment à Eala. Le 105e fut établi à Prat ; conducteur resta à Storilen et l'artillerie se tint prête à marcher. Le général fut s'établir à Talas avant de partie de Stoulens, le général fit un réglement pour la division en marche" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 28 Brumaire an 14 (19 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Talas, au Colonel du 44e Régiment à Talas : "Vos deux bataillons partiront d'ici demain pour aller occuper le 1er la ville de Pludens (?) et le 2d ..." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
Le même 28 Brumaire an 14 (19 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Talas, au Commandant des Voltigeurs à Closternengue (?) : "Vous partirez demain de Klosterlengue (?) pour aller occuper avec votre bataillon de voltigeurs le même village où vous étiez à la gauche de Pludens" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
Encore le 28 Brumaire an 14 (19 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Talas, au Commandant de l'Artillerie à Pludan (?) : "D'après les ordres du général de division, vous partirez demain matin pour vous rendre avec votre parc d'artillerie à Feldkirk" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
Toujours le 28 Brumaire an 14 (19 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Talas, au Général Desjardins à Stoubens (?) : "Mon général, vos ordres sont exécutés, ma brigade occupera les environs de Pludens (?) et les cantonnements qu'elle avait en avançant. L'artillerie se rendra à Feldkirk" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
Puis, encore le 28 Brumaire an 14 (19 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Talas, au Commandant de Pludens (?) : "Ma brigade se rendant demain, M. le commandant, à Pludens, et villages environnants, veuillez faire avancer le convoi de pain que nous avions demandé. Les troupes le prendront demain à Pludens" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
"29, la division occupa les environs de Pluden et les cantonnements qu'elle avait en avançant; l'artillerie se rendit à Feldkirk" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le (pas de date, sans doute le 29 Brumaire an 14 - 20 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Pludens (?), au Commandant des Voltigeurs à Bruz (?) : "Vous partirez demains vers les 6 heures pour vous rendre à Feldkirk où vous reprendrez le commandement de votre bataillon du 105e. Vous donnerez ordre aux compagnies de grenadiers et de voltigeurs de rejoindre leurs corps" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10).
"30, le 44e occupa Feldkirk et les environs, et le 105e e vant de Feldkirk occupa les cantonnements qui lui furent désignés" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 30 Brumaire an 14 (21 novembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Pludens (?), au Commandant du 105e à Neusiders (?) : "Vous partirez demain, M. le colonel, pour occuper en avant de Felkirk les cantonnements que je vous désignerai dans cette ville. Le bataillon qui y est ici en garnison rejoindra demain le régiment. Je donne le même ordre aux grenadiers et aux voltigeurs" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 10 - Noté en dessous : "Donné le même ordre au commandant du 44e à Pludens").
Le 1er Frimaire an 14 (22 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e à Felkirk : "Les dispositions sont changées, mon cher colonel, vous devez vous porter sur Lyker (?); en conséquence, vous vous dirigerez demain arpès avoir passé Bugen sur la route de Weiller et vous irez occuper les villages de Lauegen (?) et Hirstall. Si vous trouvez quelque point qui réunit davantage vos troupes, je vous laisserait lattitude entière" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 11).
"2 Frim, au lieu d'aller occuper Lenden, la brigade se porta sur l'Hiple (?) en conséquence en passant par Bregens sur la [illisible], le 44e devait occuper les villages de Langen et Hislstatt, le 105e Sihoffen et quelques villages à portée; il était prévu que dans 1 jour sa gauche devait être placée à Rietmansried (?) et s'étendre de sa droite vers Kempler.
Par un second ordre, le 1er bataillon du 44e occupa Landau et le 105e Wasserburg et [illisible]" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 3 Frimaire an 14 (24 novembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e à Lindau: "Vous partirez demain matin, M. le colonel, pour vous rendre dans le village de Veigurten (?)" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 11).
"4 Frim. En conséquence, la 2e brigade partit [illisible : de Landau ?] le 4 pour se rendre le même jour le 44e régiment à [illisible]; le 105e à Rawensburg (?)" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 44e a cantonné le 4 Frimaire an 14 (25 novembre 1805) à Wangen.
"5 Frim. Le 44e à [non noté]; le 105e à Walsée.
6 Frim. Le 44e a cantonné à Ochenhausen, le 105e à Ochenhausen, l'état major.
7 Frim. Le 44e à Babenhausen, le 105e cantonne à Illeragehein.
8 Frim. Le 44e à Weissenhorn a pris ses cantonnement ainsi qu'il suit : 1er batallon Gunsbourg, Leiphen, Ridden, Babeschen, Rissendorf et Ai...; 2e bataillon Veissenhorn, Reichenbach, Weillenhausen, Altenhausen, Bibrac, Rogenburg, Insletten, Wissembach, et Stoggenried.
105e 1er bataillon à Ritzissried, Dapperhoffen, Christerhofen, Obenhausen, Mordholtz, Brackental, Ganashofen, Manhofen ; 2e Bataillon Babenhausen, Weinrieden, Retterhausen, Schirnek, Ober-Rodt, Unter-Rodt, Buech" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 5 Frimaire, le 44e est à -, le 6 Frimaire à Ochsenhausen (Etat-major), le 7 Frimaire à Babenhausen. Le 8 Frimaire, le 1er Bataillon à Gunsbourg, Lephe, Bubeshins, Rissendorf, Riez, Nidden ; le 2e Bataillon à Wallenhauzen, Weissenhorn, Reicharbach, Obserhausen, Altenhauzen, Bubenhausen, Bibach, Rogenburg, Ingstetten, Sihiemer, Wienenbach, Stoffenried (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 11).
Le 11 Frimaire an 14 (2 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Weissenhorn (?), au Colonel du 44e Régiment, à Weissenhorn (?) : "Ne perdez pas un instant, M. le colonel, pour faire évacuer par vos troupes les villages de Weissenhorn, Reinkenbac, Bibrac, Schussen, Ingstetten, Rogensburg, Stoffenried et Wissenbac qui doivent être occupés aujourd'hui par le 105e régiment. Vous vous concentrerez du côté d'Allentzaufen, Auberhausen, Bibaberg, et Walstetten. Ce mouvement a pour but de vous raprocher de Gunsbourg où vous devrez peut être vous rendre demain. Faites moi connaitre l'endroit où vous vous établirez" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 12).
"11 Frim. Le 44e quitta ses cantonnents pour se rapprocher de Gunsbourg et le 105e vint prendre une partie des catonnements de manière à occuper les villages qui se trouvaient entre la Rodt et la Gunz" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 12 Frimaire an 14 (3 décembre 1805) : "Donné ordre aux colonels des 44e et 105e régiments de faire rendre leurs régiments le 13 à 7 heures du matin entre Leiphen et Gunzbourg pour rendre les honneurs à l'impératrice de France.
Le 14e, les deux régiments ont repris leurs anciens cantonnements, où ils sont jusqu'à nouvel ordre" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 12).
"13 Frim. Toute la brigade se rendit à 7 heures du matin entre Leiphen et Gunsbourg pour rendre les honneurs à l'Impératrice de France. On était placé à la gauche de la 1ère brigade s'étendant vers Leiphen faisant face à la route Zulay (?).
14 Frim. Les deux régiments reprirent leurs cantonnements où ils sont restés jusqu'au 25 frimaire" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 17 Frimaire an 14 (8 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Weissenhorne, au Colonel du 44e à Weissenhorn : "Je vous adresse, M. le colonel, trois ordres du jour, dont deux imprimés et une lettre du chef de l'état-major relative à la confection des états de situation; je vous prie de faire copier dans le moment cette lettre et de me renvoyer les originaux.
Donnez ordre au chef de bataillon Lefevre qui est le plus à proximité de Gunsbourg, d'y envoyer une compagnie pour faire le service du parc, il lui sera libre de la faire relever tous les 4 jours" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
Le 20 Frimaire an 14 (11 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Weissenhorn, l'Adjudant-commandant Rouyer, à Gunzbourg : "Je m'en vais profiter, mon cher général, de la lattitude que vous me donnez et je ferai passer une partie de ma brigade sur la rive droit ede la Rodt, ayant seulement soin de ne pas mêler mes troupes avec celles de la 2e division.
Parmi les villages que vous me citez comme y existant une épidémie, je n'occupe que celui de Falheim et je donne l'ordre dans le moment de l'évacuer" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
Le même 20 Frimaire an 14 (11 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Weissenhorn, au Colonel du 44e, à Weissenhorn : "JD'après les rapports faits au général de division sur l'existence d'une maladie épidémique dans les villages Delfingen, Aalfengen et Falheim, je vous ordonne, monsieur le colonel, de faire évacuer sur le champ les troupes de votre corps qui peuvent y être cantonnées.
Si le commandant Lefevre n'est pas très bien dans ses cantonnements, ordonnez lui qu'il se replie sur vous; je donnerai au commandant Jacmard des villages situés sur la rive gauche de la Rodt, que j'ai la faculté d'occuper.
Ci-joint les mots d'ordre des dix derniers jours de frimaire, ainsi qu'un ordre du jour que je vous prie de copier.
Je vous prie de m'adresser le plus tôt possible un état de vos cantonnements en y détaillant la force des troupes par village" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
Le 23 Frimaire an 14 (14 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Weissenhorn, au Chef de l'Etat-major de la 1ère Division : "Les cantonnements n'ont pas changé, mon cher général, depuis le dernier état que je vous ai envoyé. Quant aux villages de Buhl et Echchetitraunau (?), vos voeux sont remplis car il n'y a qu'une compagnie partagée entre ce deux villages, ce qui ne fait pas un homme pour 3 maisons" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
"Du 24 Frimaire an 14 (15 décembre 1805).
Donné l'ordre aux colonels des 44e et 105e de partir de suite pour se rendre à Gunsbourg. Les soldats doivent prendre pour un jour de vin" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
"A Gunsbourg le 25 (16 décembre 1805).
Emplacement du 44e régiment le 25 frimaire an 14.
1er bataillon, etat-major du bataillon, 1re et 3e des grenadiers à Sundheim; 1re et 3e compagnies à Bechnheim. 4e à Stetten, 5e à Reisenpurg, 6e à Oelligen, 7e et 8e à Asselfingen, voltigeurs à Bergenweillers.
2e bataillon, état major du bataillon à Stozingen, grenadiers et 6e compagnie, 1re et 3e à Rammingen, 7e 8e à Riedhausen, voltigeurs 4e et 5e à Stozingen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 14).
"25 Frim. La brigade est partie dans la nuit du 25 pour se rendre.
1er bataillon du 44e. Etat-major 1ère et 3e de Grenadiers à Sunheim, 1ère et 3e compagnies à Bechenhem, 4e compagnie à Stetten, 5e à Reisenpug, 6e à Ollengen, 7e et 8e à Asselfingen, voltigeurs à Bergentwiler.
2e bataillon. Etat-major à Stozingen, grenadiers 1ère et 3e compagnies à Ramangen, 7e et 8e à Riedhausen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 25 Frimaire an 14 (16 décembre 1805, le Général Lamarque écrit, depuis Gunsbourg, au Colonel du 44e : "Vous partirez demain pour aller occuper avec votre régiment Hendenheim et quelques villages très rapprochés s'il s'en trouve qui ne soient pas déjà occupés; vous prendrez la route de Stoznigen, et Kaltenburg qui est plus courte de deux lieues, mais comme le chemin est impraticable pour les voitures, vos équipages suivront la grande route de Gundelfingen. Vous partirez vers les 7 heures de vos cantonnements" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
"26 Frim. Le 44e a occupé Handenhem et quelques villages rapprochés" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 26 Frimaire an 14 (17 décembre 1805, le Général Lamarque écrit, depuis Gunmguen, au Commandant du 44e à Gumguen : "Vous voudrez bien partir de vos cantonnements demain vers les 7 heures du matin, pour vous rendre par Heydenhen, dans les cantonnements qui vous seront indiqués à Aalen, Elvangen, une compagnie de voltigeurs se rendra à Elwangen, où elle recevra de nouveaux ordres. La 8e compagnie du 2e bataillon escortera le parc et restera demain avec lui à Aalen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
Le 26 Frimaire an 14 (17 décembre 1805, le Général Lamarque écrit, depuis Gunmguen, au Commandant de l'Artillerie : "Vous partirez demain avec le parc d'artillerie attaché à ma brigade pour vous rendre à Aalen" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
Le 27 Frimaire an 14 (18 décembre 1805, le Général Lamarque écrit, depuis Schwasbsberg (?), au Général Desjardins, à Elwangen : "Mon général, je suis établi ainsi qu'il suit. 44e à Buch, Schwasbsberg, Suszdorf (?), Neuler (?), Dalkingen (?). 105e régiment à Kulllingen (?), Oberarffungen (?), et Rachenbach; l'artillerie de ma brigade est logée à Buch, le parc de l'artillerie de la brigade et l'ambulance à Aalen.
Je vous observe, mon général, que c'est là où se trouve remis presque tout le matériel de l'artillerie de la division qu'il me semble que devrait être le commandant de l'artillerie, les marches seraient mieux ordonnées, les précautions mieux prises et l'ordre beaucoup plus maintenu. Les compagnies du 44e qu'on a eu la bonté d'enlever à ma brigade seront ce soir à Moklingen. Par un malentendu, celle des voltigeurs du 105e a du se rendre à Elwangen. Veuillez lui donner l'eau de vie sur sa destination ultérieure.
J'ai placé mon quartier général dans le hameau de Schwasbsberg, où j'attends vos ordres, dans tous les cas ma brigade est prévenue de partir demain vers les 7 heures du matin pour se porter entre Elwangen et Haltt" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
"27 Frim. Le 44e a occupé Buch, Schwarsbiberg, Suzdorf, Neuler, Dalkingen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"Le 44e régiment a cantonné le 28 Frimaire ainsi qu'il suit.
Mathis, Herlenbach 24 Ms, Volberg 100 Ms, Hurenzimer 30 Ms, Suhdorf 50, Zingenthal 40, Talend 50, humenhoffen 30.
Le 105e Buhlerlham avec le parc de la brigade [illisible : 7eMann ?] hausen 30 Ms; Oberfischach, Mitellfischac, Unterfischach, 60 Ms; Obsersondheim 100 Ms, Untersondeim 50 Ms" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
"28 Frim. Le 44e régiment a cantonné ainsi qu'il suit. A Mathis Herlenbach 24 maisons. Wolberg 100 M. Darenzimer 30 M. Sulsdorf 50. Zhingenthal 40 M. Talend 50. Hummenhoffen 30" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"Le 44e régiment était cantonné le 29 ainsi qu'il suit.
Buck sur la route entre Alen et Elvangen, 2 compagnies Schwabsberg, etc.
Le 105e était cantonné Irlitlingen (?) Oberalfingen (?)" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
"29. Le 44e occupait Büch sur la route en Aalen et Elwangue Schawahberg et le 105e Mullemgen (?), Oberalfingen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 29 Frimaire an 14 (20 décembre 1805), le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e Régiment : "Vous partirez demain à 7 heures pour aller occuper Helbron, vous suivrez l'ancienne route qui passe par Betzfude et Weinsperg, elle est plus courte de deux lieues que celle qui passe par Neustadt" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
Le 29 Frimaire an 14 (20 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Oeringen (?), au Général de Division : "Mon général, ma brigade est aujourd'hui cantonnée ainsi qu'il suit : le 44e régiment deux bataillon à Oeringen. 105e 1er bataillon à Neusletten, Obersouden, et Seilbach et Capett; 2e bataillon Woldenburg, Hogenrend, Oppach, Hersachbach. L'artillerie de ma brigade est à Neustetten, le grand parc à Westernach. Mes troupes ont ordre de partir demain à 7 heures, l'infanterie suivra la même route qui passe par Weinsperg. L'artillerie la route de Neustadt" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 15).
"30 Frim. Le 44e se porta sur la ville de Nekersu (?) en passant par Orengen (?) et suivant la route de Heilbron" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"1er nivôse. Le 44e occupa Helbron" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 2 Nivôse an 14 (23 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Helbron, au Colonel du 44e Régiment : "Votre régiment passera le Neker (?) laissant seulement vos deux compagnies de voltigeurs à Nekersulm, et vous prendrez vos cantonnements la droite à la hauteur de Nekersulm,, la gauche à Winyaffamhundberg (??). Vous pouvez occuper sur vos derrières Biberach, Fulzfeld, Grunbach, Renstadt (?), Fisching, Haselbach, Bolstatt, Ander et Ober Ginbern, Oberbondorf, Obereinen, Untereinen, Bibaich, et Rappenau. Il est vraisemblable que beaucoup d'autres villages se trouveront entre ceux que je vous cite, vous les ferez occuper ; il faut que ce mouvement commence dans le moment, et j'irai m'établir à Weinpfenamberg (?)" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16).
Le 2 Nivôse an 14 (23 décembre 1805), le Général Lamarque écrit, depuis Helbron, au Colonel du 105e Régiment : "Vous devez aujourd'hui, M. le colonel, passer le Neker pour aller occuper les cantonnements sur la rive gauche du Neckar depuis la hauteur de Weinpfem Amberg, qu'occupe le 44e jusque celle de Nekerels. Vous pourrez occuper cette dernière ville ainsi que celle de Gundelsheim, quoiqu'elle soit sur la rive droite. Votre régiment sera divisé entre les villages Hosfstatt, Zimeroff, Woyerback, Sigesbach, Wolemberg, Hanheim, Hurenhart, enfin tous ceux que vous trouverez depuis Wimpfen Amberg, vous étendant sur les derrières jusqu'à Neukirich, et Helenstatt, que vous pourrez aussi occuper. Ce mouvement doit commencer dans le moment, mais comme il y a un peu loin jusqu'à Nekerels, il suffira que vous passiez aujourd'hui la ligne de Wimpfen Amberg, que doit occuper le 44e" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16).
"2 nivôse. Le 44e a passé le Neker laissant les deux compagnies de voltigeurs à Nekersulm" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"[illisible] 8 nivôse il y eut des chagements dans les [illisible] voici comment les troupes étaient placées [illisible] 44e 1er bataillon Bonfeld, Whimphen, Furfeld, Dadenbac, Crombach, Eherstadt, Krohard, Kirichausen, Bib...
2e bataillon Rappenau, Under-Gimbern, Ober-Gimbern, Under-Neissen, Ober-Neissen ..." ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"A Bonsfeld le 8 Nivôse
Envoyé au chef de l'état-major l'état des cantonnenemts de la brigade ainsi qu'il suit :
44e régiment Wimphen, Fuhrfeld, Dadersbach.
1er bataillon Bonfeld, Combach, Eherstadt, Krohard, Kirichaussen, Biberich. 2e bataillon Rappenau, Under-Gimbern, Lober-Guimbern, Under-Neissen, Ober-Neissen.
1er bataillon 105e régiment : Helmstat, Heinsheim, Neker-Mulbach, Hostadt, Huffenhart, Zimmerhoff, Sigelsbach, Vogerbach, Wollenberg, Bargen, Flemsbach.
2e bataillon Dittesheim, Betingen, Nekarszimmern, Obrigheim, Hoch-hausen, Guttenbach, Bridenbronn, Neukirck" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16).
/ 1806
Le 1er janvier 1806, le Général Lamarque écrit au Colonel Saudeur : "Je vous préviens, monsieur le colonel, que conformément à l'arrêté du 19 vendémiaire an 12, j'ai ordonné qu'il soit informé ainsi qu'il a été requis par vos quatre plaintes, contre les nommés Louis Charles Madé, Jacques Douai, Pierre Mignon, et Antoine Heurtaud, soldats au 44e régiment, accusés de désertion.
Vous trouverez ci-joint, monsieur le colonel, les 4 plaintes que vous m'avez adressées ainsi que la formation des quatre conseils de guerre spéciaux, que je vous prie de faire former après que les informations auront été faites par les rapporteurs.
Je laisse les dates en blanc pour que vous ayez le temps de rassembler vos officiers" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16).
Le 5 janvier 1806, le Général Lamarque écrit au Colonel du 44e : "J'ai l'honneur de vous prévenir, monsieur le colonel, que vu l'urgence des circonstances, je donne directement l'ordre au chef de bataillon Lefevre de se porter demain, avec le 1er bataillon de votre corps, dans les villages en avant de Gintzheim, où il cantonnera demain et où il recevra de nouveaux ordres. Vous voudrez bien de votre côté partir avec le 2e bataillon pour occuper les villages qui se trouvent sur la route et à une demie lieue à droite et à gauche entre Furfeld et Sintzheim. Vous devrez le 7 cantonner très à portée de Nekersgemund pour traverser le 8 en bon ordre et en tenue la ville de Heydelberg. Je serai demain à Sintzheim où sans doute vous viendrez vous établir aussi. Je vous préviens que les compagnies de voltigeurs qui sont à Winsperg et à Nekerulm, ont reçu l'ordre de se rendre demain à Sintzheim; le commandant du 2e bataillon se trouvant ici, je lui donne l'ordre direct de se rendre à Sintzheim" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16).
"6 janvier, la brigade est partie le 6 janvier de Bonfeld. La Birgade a quitté Bonfeld le 6 pour se porter sur le bord du Main.
Le 1er bataillon du 44e a cantonné le 6 dans les villages en avant de Sintzen. Le 2e bataillon a occupé les villages en avant sur la route et une demie lieue à droite et à gauche entre Furfelt et Finhhen" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 6 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Sintzheim (?) au Colonel du 44e : "Vous partirez demain vers les 7 heures de vos cantonnements pour aller occuper le 1er bataillon Weisembach où il y a 100 mas Mauer 100 m. Ce bataillon pourra aussi occuper Hilsch et Bammenthal, village le 1er de 30 M et le 2d de 80 M. Ils sont situés à une demie lieue sur la grande route. Le 2e bataillon occupera Nekersheim qui a plus de 200 M. S'il est trop resserré, il pourra aussi place du monde dans le village de Schadhausen qui a 80 Mas et qui est à demie lieue sur la gauche de la route. Vous pourrez vous placer avec une compagnie de grenadiers à Nekergemund. Après demain, vous donnerez des ordres pour que vos deux bataillon soient rendus vers les 8 heures à Nekergemund pour que la brigade traverse ensemble la ville de Heidelberg" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 16 (début) et 17).
"7 janvier - Le 1er bataillon du 44e a occupé Weissenbah - 10 M - Mauer 100 M, Hilsbach et Bammental villages le 1er de 30 M et le 2d de 80 M; ils sont situés à une demie lieue sur la grande route; le 2e bataillon occuper Nekersheim qui a plus de 200 M, une compagnie de grenadiers occupa Nekerguemund" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 7 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Nekergemund, au Colonel du 44e : "Vous occuperez M. le colonel demain 8 janvier Leilherhausen, Grossachsen, Hocsachsen, Litzelsachen, et Weinheim. Si on trouvait à porté quelques hameaux ou villages qui ne fussent pas occupés par les troupes de la 2e division, on pourrait s'y placer. Ne mettez que 3 compagnies à Weinheim, attendu que l'artillerie y sera" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 17).
"Donné l'ordre au commandant du parc de partir demain à 8 heures pour se rendre à Weinheim, une pièce de 4 en avant de la brigade, deux bouches à feu suivant les voltigeurs, et le parc sera entre le 44e et le 105e" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 17).
"8 janvier - Toute la brigade s'est réunie à 8 heures du matin à Nekergemund ... elle a traversé ensemble la ville de Heidelbrg, où était M. le maréchal qui se ... le général lorsque la brigade approcha de la ville, le général envoya sont aide de camp pour prier M. le maréchal de voir défiler la brigade; M. le maréchal se trouvant en attente répondit qu'il ne pouvait avoir le temps; la brigade traversa la ville dans le plus grand ordre et les ... et elle se rendit le 8; 44e à Leilherhausen, Gros Sachsen, Hochsachsen, Litzelsachsen et Weiheim, où il n'y avait que 3 compagnies parce que l'artillerie y était" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 8 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Wenheim, au Colonel du 44e : "Vous voudrez bien, monsieur le colonel, partir demain de vos cantonnements pour vous rendre à Bensheim où sera placée la gauche de votre 2e bataillon. Vous occuperez en outre Schonberg, Auerbach, Zwingenberg, et villages environnants si vous ne trouvez ou il n'y avait pas de troupes de la 2e division" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 17).
"9 janvier - Le 44e s'est rendu à Bensheim où fut placée la gauche du 2d bataillon; il occupa en outre Schonberg, Auerbach, Zwingenberg et villages environnants ...
Le 9, un Commissaire de Damrstadt arriva auprès du général devant les villages formant les baillages de Dorneberg et de Russelhem. La 2e division en occupant 3 des principaux qui étaient Stokstatt, Grumstat et Bibechen, et ne restant dans ces baillages que 6 ou 7 hameaux il était presque impossible de prendre des cantonnements dans le baillage de Russelheim où le 44e s'était déjà resserré. Le général demanda que la 2e division lui rendit tout le baillage de Dorneberg; il demanda aussi qu'on lui laissât dans le baillage de Kesterbarch deux villages Guisheim et Nauheim qui se trouvaient au mileu de sa troupe" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 9 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Bentheim, au Général Desjardins : "Un commissaire de Darmstadt [illisible] avec les villages formant les baillages de Dorneberg et de Rüsselsheim, mais je vous observe que la division du général Malher en occupe trois des principaux villages qui sont Stoktatt, Grumstatt, et Bibechen, de sorte qu'il ne reste dans ces baillages que six ou sept mauvais hameaux. Conservant trois village pour le quartier général et les administrations, je ne pourrai pas prendre des cantonnements dans les baillages de Runchlenn, où le 44e s'est déjà reserré; je vous prie donc, mon général, d'écrire au chef de l'état major pour que la 2e division nous rende tout le baillage de Dorneberg. Je vous prie aussi de laisser à ma brigade les villages de baillage Relsterbach qui se trouvent enclavés dans celui de Runelheim, ces deux villages sont Ginsheim et Nanheim. Vous verrez par la carte que le général Lapisse ne peut les occuper, puisque ce sera au milieu de mes troupes. Le parc de ma brigade passera demai à Zuinzgenberg comme vous me l'avez ordonné. Faites moi le plaisir d'envoyer cette lettre à mon aide de camp" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 17).
Le même 9 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Bensheim, au Colonel du 44e : "Vous donnerez des ordres pour qu'on parte demain de vos cantonnements pour aller occupet Budelborn, 100 M, Dorneberg, 23 M ; Griesheim, 275 M; Wolfslehlen 122 M; Godelau 70 M. Vous devez pour occuper ces cantonnements, quitter la grande route de Darmstadt, à Bischenbach demie liue en avant de Zwingenberg et prendre la route à gauche en passant par Pfungslaff; je vous adresserai cette nuit ou demain à Griesheim où sans doute vous vous établirez l'état de vos cantonnements qui sont dans les baillages de Manlheim (?)" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 18).
"[début manquant - page disparue ?] ... Dichenbach demie lieue en avant de Zwengenberg et prendre la toute à gauche en passant par Pfungstaff" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"10 janvier - Le 44e occupa Budelborn 100 M; Dorneberg 23 M; Guiesheim 273 ; Wolfsrelhen 112 M; Godelau 70 M. Il fallait pour occuper ces cantonnements quitter la grande route de Darmstadt" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 12 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Runeksheim : "Au colonel du 44e régiment en lui envoyant des modèles d'états, qu'il doit adresser régulièrement le 24 de chaque mois.
Ordre de renvoyer dans la journée un détachement des conscrits arrivés de France.
On lui a demandé l'état des cantonnements, et d'envoyer un planton tous les jours
Envoyé au chef de l'état-major de la division l'état des cantonnements de la brigade en lui demandant quelques villages de plus ..." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 18).
"Cantonnements occupés par le 44e régiment.
1er bataillon. Russelsheim, Bamhein (?), Hasloch, Bischafsheim, Bauscheim, Koenigsleden, Nanheim.
2e bataillon. Trebur, Aslheim, Gros Gerau, Walersliem (?), Berkach, Geinsheim" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 18).
"12 janvier. Le 44e occupait les cantonnements suivants : 1er bataillon Runelsheim, Räuheim (?), Haslach, Bischofheim, Gintsheim (?), Banschheim (?), Konigstetten. 2e bataillon Trebur, Ailhem, Gros Gerau, Walesleden, Berach, Geinshem" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le Général Lamarque écrit, depuis Russelsheim, au Colonel du 44e : "Conformément à l'article 26 du titre 3 de l'arrêté du gouvernement du 19 vendémiaire an 12, je vous préviens, M. le colonel, que j'ai ordonné qu'il soit informé, ainsi qu'il a été requis par vos deux plaines portées l'une contre les nommés Jacques Hoste, et Silvain Dabyre, l'autre contre le nommé Jean Baptiste Jaris, tous 3 soldats de votre régiment, accusés de désertion.
Vous trouverez ci-joint, M. le colonel, les susdites plaintes, ainsi que la formation de deux conseils de guerre spéciaux que je vous prie de faire réunir le plus tôt qu'il vous sera possible, en remplissant les dates que j'ai laissées en blanc" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 19).
Le 24 janvier 1806, à Strasbourg, l'Empereur dicte une série d'ordres : "... Ordre au maréchal Kellermam de faire partir sur-le-champ pour Darmstadt 300 hommes de chacun des 7e, 16e et 24e régiments d'infanterie légère, 300 hommes du 44e, 300 du 63e et 200 du 105e, destinés à renforcer les bataillons de guerre du 7e corps de la Grande Armée.
Ordre de reformer le plus promptement possible la division du général Leval, de la porter à 8.000 hommes, d'y joindre 1.000 hommes de cavalerie et 12 pièces d'artillerie approvisionnées. N'y mettre personne des 100e, 103e, 105e, 63e et 44e, ni des 7e et 16e légères ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 266 - Note : il faut lire 24e de Ligne, et non Léger).
Toujours le 24 janvier 1806, l'Empereur ordonne : "... Ordre au maréchal Kellermann d'envoyer au 7e corps, savoir :
200 hommes des 7e, 16e et 24e régiments d'infanterie légère et (lacune par suite d’une déchirure), 300 hommes des 44e et 63e, pour renforcer les bataillons de guerre ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 267 - Note. Minute. Répétition des ordres énoncés dans la pièce précédente).
Le même 24 janvier 1806, l'Empereur écrit depuis Strasbourg au Maréchal Kellermann, commandant du 3e Corps de Réserve sur le Rhin : "Mon Cousin, faites partir sur-le-champ pour Darmstadt … 300 hommes du 44e ... Ces hommes sont destinés à renforcer les bataillons de guerre du 7e corps de la Grande Armée. Vous n'avez pas reçu ordre de dissoudre la division du général Leval, et cela n'était pas dans mon intention. Reformez cette division le plus promptement possible. N'y mettez personne ... N'y mettez personne des 100e, 103e, … et 44e de ligne ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9704; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11328).
Le 27 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Russelheim, au Chef de Bataillon Lefevre du 44e Régiment, à Gros Gerau : "Donnez l'ordre dans le moment, mon cher commandant, à votre bataillon de se trouver ce soir réuni à Gros Gerau, avec armes et bagages. Il y cantonnera pour se mettre en route demain 28. Je vous observe que tous les villages qui entourent Gros Gerau seront occupés par d'autres troupes et qu'ainsi, vous devez les évacuer. Donnez l'ordre qu'on prenne dans les cantonnements des vivres pour deux jours" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 19).
Le même 27 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Russelheim, au Chef de Bataillon Jacquemart, à Treteben (?) : "Donnez dans le moment des ordres pour que votre bataillon se trouve ce soir réuni à Trebur, où il cantonnera avec armes et bagages. Demain, il devra se mettre en marche pour la destination ultérieure que vous recevrez. N'occupez aucun des villages environnants, parce qu'il serait possible que j'en dispose pour d'autres troupes. Donnez des ordres pour qu'on se pourvoie des vivres pour deux jours" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 19).
"Cantonnements occupés par le 44e régiment.
1er bataillon. Russelsheim, Bamhein (?), Hasloch, Bischafsheim, Bauscheim, Koenigsleden, Nanheim.
2e bataillon. Trebur, Aslheim, Gros Gerau, Walersliem (?), Berkach, Geinsheim" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 18).
"27. Le 1er bataillon du 44e s'est rendu à Gros Gerau, et le 2e à Trebur" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 29 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Gros Gerau, au Chef de Bataillon Lefevre du 44e Régiment : "Exécutez les dispositions suivantes : les deux compagnies de voltigeurs se rendront ce soir à Lemgen; elles auront l'ordre de partir demain matin de manière à être arrivées à une demie lieue de Francfort à 11 heure du matin, pour s'y réunir au reste de la brigade. Le reste de votre bataillon occupera ce soir Morfelden où il y a 127 M; Erzhamm 60; Worfelden 61 M; Egelsbach 152. Vous évacuerez aussi Gros Gerau, Schenepenhausser (?), Gribenhausser, et Wixhenhausser, qui seront occupés par le 105e. Ordonnez à tous vos capitaines d'être rendus sur la chaussée à une demie lieue de Francfort demain 30 à 11 heures du matin, pour s'y réunir au reste de la brigade. Donnez vos ordre par avance pour qu'il n'y ait pas de malentendu et que personne ne s'égare. On fera avant d'entrer à Francfort, une toilette complète" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 19).
Le même 29 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Gros Gerau, au Chef de Bataillon Jacquemart du 44e Régiment : "Vous partirez aujourd'hui à midi de Trebor pour aller cantonner dans les deux villages de Manheim et de Kenesleden, où vous sera à l'étroit et très mal; c'est pourquoi il faut vous pourvoir d'un jour de vivres avant de partir. Si vous n'avez ps d'ordre contraire, vous partirez demain 30 vers les 5 heures du matin, et vous vous joindrez au reste de la brigade, soit à Morfelden, soit sur la chaussée à une demie lieue en avant de Francfort. Prenez des guides bien surs, et que personne ne s'égare. Vous serez rendu près de Franfort à 11 heures du matin" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 19).
"29. 44e 2 compagnies de voltigeurs se rendirent à Langen, le reste du 1er bataillon occupa Morfelden où il y a 127 M, Worfelden 61 M, Eglesbach 152; le 2e bataillon cantonna dans les deux villages de Manheim et Kenersleden" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
"30. Toute la brigade s'est réunie à 11 du matin à une demie lieue en avant de Francfort et elle a fait son entrée dans cette ville dans le meilleur ordre et la plus grande tenue. Le général a pris le commandement de la ville de Francfort le [illisible]. Il écrivit sur le champ au bourgmestre pour lui demander des interprètes, pour faire une nouvelle assiette de logements (le reste illisible]" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 31 janvier 1806, le Général Lamarque écrit, depuis Francfort, au Bourgmestre : "M., veuillez avoir la bonté d'ordonner qu'il soit mis dans la journée 3 interprètes à ma disposition, l'un se tiendra près de moi, le 2d sera dans mes bureaux, et le 3e au grand corps de garde de la place. Vous pourrez ordonner qu'ils soient relevés toutes les 24 heures. Presque toutes les disputes viennent de ce que l'on ne s'entend pas et des explications faciles les font cesser" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 20).
Le même 31 janvier 1806, le Général Lamarque écrit encore, depuis Francfort, au Bourgmestre : "M., le départ de la brigade du général Lapisse et le bien du service exigent qu'on fasse une nouvelle assiette du logement des troupes, je donne l'ordre au quartier maitre de se rendre à la municipalité pour y procéder dans la journée.
Il faut que les corps soient logés par quartier et de manière que la même compagnie, occuper une rue, par ce moyen nous aurons la plus grande facilité à réunir nos troupes" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 20).
Toujours le 31 janvier 1806, le Général Lamarque écrit encore, depuis Francfort, au Bourgmestre : "M., j'ai l'honneur de vous prévenir que je suis nommé commandant supérieur de la ville de Francfort, ou ma brigade se trouve cantonnée. Je ne négligerai rien pour y maintenir le bon ordre, et toutes les mesures que je prendrai auront pour but d'assurer la tranquilité publique. Aucune ne gènera la liberté des habitants. Si vous avez quelques réponses à faire, veuillez me les adresser directement. Mon empressement vous prouvera la haute considération dans laquelle j'ai l'honneur d'être, etc." (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 20).
Puis, encore le 31 janvier 1806, le Général Lamarque écrit également, depuis Francfort, au Bourgmestre : "Pour qu'il ne délivre aucun billet de logement sans l'invitation du commandant de la place" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 20).
"Ordre de la place du 31 janvier
Le colonel Soudeur du 44e régiment est nommé officier supérieur de service jusqu'à jeudi prochain.
Il sera commandé deux officiers, sept sergents dont un de grenadiers et douze caporax, dont un de grenadiers, et 100 hommes dont 10 grenadiers, pour remplir les postes dont l'état est ci-joint.
Les deux officiers, dont l'un ne fera que recevoir les rapports des rondes et patrouilles, se tiendront au corps de garde de la grande place.
Chaque régiment enverre en outre un officier de service chez le général de division, un autre chez le général commandant de la place.
Le 44e fournira aujourd'hui tout le service ; demain le 105e, ainsi de suite alternativement.
La parade défilera tous les jours à midi, et on y donnera l'ordre pour les gardes, patrouilles, détachements dont les grenadiers et voltigeurs, qui ne feront pas d'autre service, seront spécialement chargés.
Tous les dimanches et jeudis, il y aura grande parade. Messieurs les officiers s'y trouveront; toutes les compagnies de grenadiers et de voltigeurs s'y rendront.
la retraite se battra à cinq heures précises sur la place d'armes par l'adjudant du régiment dont le colonel est de service.
Etat des postes.
Garde garde de la place 1 officier 25 hommes 2 sergents 3 caporaux.
Sachenhamayn 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
(Fahrthor) 1 sergent 1 caporal.
Ollezheilgen 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
Escheheim 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
Porte neuve 4 hommes 1 caporal.
Bockenheim 6 hommes 1 caporal.
St Gallen 5 hommes 1 caporal.
Au poste d'artillerie 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
Chez le général de division 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
A la municipalité 8 hommes 1 sergent 1 caporal.
Total 101 hommes 8 sergents 11 caporaux" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 20).
"Ordre de la place du 1er février 1806
Le colonel Saudeur, officier supérieur de service.
La parade et la retraite à l'heure ordinaire; une compagnie de grenadiers et une de voltigeurs du 105e seront rendues à 4 heures et demie sur la place pour faire des patrouilles jusqu'à huit heures; une compagnie de grenadiers et une de voltigeurs du 44e feront ce service depuis huit heures jusqu'à onze heures et demie.
Le général commandant s'est apperçu hier en visitant les postes que le corps de garde la place était obtenu par des hommes condamnés à la chambre de police. Il en sera désigné dans la journée une pour chaque régiment. Quant aux hommes arrêtés depuis la retraite, ils seront conduits en prison.
Monsieur les colonels enverront ce matin leurs chirurgiens majors à la municipalité pour choisir un emplacement pour le traitement des galeux et on le continuera sans perdre un instant.
Si demain, dimanche, le temps est beau, il y aura à midi une revue en grande tenue de tous les corps de la garnison; on n'y amènera que les hommes en état de défiler, on se mettra en bataille dans la grande rue, faisant face au logement du général de division; la droite composée d'un bataillon de voltigeurs que commandera le chef de bataillon Rateau s'appuiera au corps de garde.
Les jours de spectacle, huit grenadiers commandés par un sergent se rendront à cinq heures précises au corps de garde de la place pour la garde de la comédie. L'adjoint faisant les fonctions d'adjudant les placera" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 21).
Le Général Lamarque écrit à M. Ré, Bourguemestre de Francfort : "Il y a dans les régiment qui forment la garnison de Francfort un certain nombre de galeux dont le traitement est déjà commencé; il est à craindre qu'ils ne communiquent cette maladie contagieuse aux habitants chez qui ils sont logés; vous jugerez sans doute qu'il est de votre surveillance de désigner ce matin deux emplacements pour qu'ils soient réunis et sognés par les officiers de santé des corps" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 21).
Le 1er février 1806, le Général Lamarque écrit aux Colonels du 44e et du 105e : "Je vous adresse ci-joint, messieurs les colonels, la série des mots d'ordre du 31 janvier au 15 février" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
Le 3 février 1806, le Général Lamarque demande au Général de Brigade Lapisse de prendre le commandement supérieur de la place. Il écrit aux Colonels du 44e et du 105e : "Le général de brigade Lapisse se trouvant plus ancien de grade que moi, prend aujourd'hui le commandement supérieur de la place. Vous voudrez bien, monsieur le colonel, donner des ordres pour qu'on s'adresse directement à lui pour tout ce qui concerne ces fonctions" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"Le général Lapisse comme le plus ancien prit le commandement de la ville de Francfort le 3 février" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 4 février 1806, le Général Lamarque écrit aux Colonels du 44e et du 105e : "En leur envoyant cipie de la lettre du chef de l'état major de la division, en date du 2 février. Aux militaires de s'y conformer, ils envoient le plus tôt possible l'état demandé" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"Ecrit au chef de l'état-major en lui envoyant l'état de situation de la brigade à l'époque du 6 février" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"Le 8 février
Envoyé au chef de l'état-major les états de par sa lettre du 7 février, relatifs aux hommes morts, faits prisonniers, ou échangés" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"Le 8 février, écrit aux colonel du 44e et 105e en leur envoyant copie d'une lettre du chef de l'état-major, ainsi qu'un état qu'ils doivent remplir sur le champ, et l'envoyer au ministre de la guerre; cet état doit comprendre les hommes tués ou morts de leurs blessures; les régiments qui n'auront eu aucun militaire tué ou mort de ses blessures, en donneront avis sur le même état, et dans le même délai au ministre de la guerre" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"Du 8 février, écrit aux colonel des 44e et 105e pour les prévenir qu'il doit leur arriver le 13 février au 44e, un détachement de 277 hommes, et au 105e régiment, un détachement de 190 hommes, venant de France" (Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12, folio 22).
"La brigade partit de Francfort le 13 février pour aller occuper les cantonnements suivants :
44e Hombourg, Sleden, Donrholzhausen, Senbourg, Nirdorf, Holtzhausen, Dodheim et Dilenbourg" ("Précis historique de la campagne faite par la brigade du général Lamarque composée du 44e et 105e régiment" - In Archives Nationales, Fonds Lamarque (1760-1869), 566 AP/12).
Le 5 mars 1806, à Paris, l'Empereur avait été informé que "Le colonel du 63e régiment demande si les militaires qui composaient le 7e corps de la Grande-Armée, qui n'a passé le Rhin que le 4 brumaire, ont droit à la faveur accordée le 29 vendémiaire aux troupes de la Grande-Armée. De même, les troupes restées en Hanovre doivent-elles être considérées comme faisant partie de la Grande-Armée ? En ce cas, le général Barbon demanderait que la campagne de vendémiaire fût comptée aux troupes de la garnison de Hameln"; l'Empereur avait alors répondu : "Répondre que de telles demandes ne peuvent être présentées à Sa Majesté". Le 8 mai 1806, le Major du 44e fait la même demande. On sait que le 29 Vendémiaire an XIV ou 21 octobre 1805, Napoléon avait décrété que ce mois de Vendémiaire de l'an XIV serait compté comme une campagne à tous les individus composant la Grande-Armée et porté comme tel sur les états pour l'évaluation des pensions et pour les services militaires (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1802).
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 7e corps du maréchal Augereau
26e division militaire
... Neuf-Brisach 44e de ligne Spire ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 44e [fera partir un détachement de] 100 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
/ 1807
Le 12 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Donnez l'ordre qu'il soit distribué, dans la journée du 15, 1500 capotes toutes faites du magasin de Varsovie au corps du maréchal Augereau, savoir :
... 200 au 44e
... Donnez l'ordre au maréchal Augereau de faire en sorte que les officiers d'habillement de ces corps soient rendus le 15 à Varsovie, et que ces capotes soient délivrées sans retard aux hommes de ces différents corps qui n'en auraient point" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 868 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14024).
Le même 15 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "... Donnez ordre qu'il soit délivré des magasins de Varsovie 20 paires de souliers au 7e d'infanterie légère ...
80 au 44e id ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 881 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14057).
Le 7e Corps est tellement affaibli que le 21 février 1807, l'Empereur prend la décision de le dissoudre.
"L'Empereur ayant jugé convenable de dissoudre le corps d'armée, Son Altesse Sérénissime le prince major général a ordonné que le 7e régiment d'infanterie légère se rendrait à Hohenstein avec 8 pièces d'artillerie, afin de s'y réunir au 3e corps d'armée ; les 16e d'infanterie légère, 24e et 63e de ligne à Wormditt, afin de s'y réunir au 1er corps d'armée ; les 14e et 105e régiments d'infanterie, avec 8 pièces d'artillerie à Liebstadt, afin de s'y réunir au 4e corps d'armée ; enfin le 44e régiment à Osterode, pour s'y réunir au 10e corps. Le surplus de l'artillerie des divisions s'est réuni au parc d'artillerie de réserve, qui s'est mis en marche le même jour pour rejoindre le grand parc de l'armée" (Journal des opérations du 7e Corps - In Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 224).
Le 26 février 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Rapp : "… Le 44e doit être arrivé à Thorn pour tenir garnison …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11883 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14417).
Le Colonel du 14e de Ligne écrit à Berthier, le 19 mai 1807 : "Le soussigné, sergent à la 3e compagnie du 2e bataillon du 14e régiment d'infanterie de ligne, déclare sur son honneur et par serment que, fait prisonnier le 8 février dernier, il fut conduit à 2 lieues du champ de bataille dans un village; qu'il y passa une partie de la nuit et jusqu'au moment de la retraite des Russes, dans une chambre servant de corps de garde dans laquelle étaient déposés 4 drapeaux français, entre autres celui du 44e, dont le numéro fixa sa vue pendant tout ce temps ... (Signé) LESTERLIN" (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 225).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Duroc : "… Le 7e corps ayant été dissous, vous trouverez ci-joint les notes des corps auxquels ont été donnés les régiments, savoir : ... le 44e au 10e corps ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11951 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14502).
Le même 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Rapp : "… Le 44e de ligne doit vous être arrivé pour tenir garnison. Cela vous mettra à même d'envoyer les Hessois à Graudenz ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11954 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14513).
Le 10e Corps, sous les ordres du Maréchal Lefebvre, arrive devant Danzig le 10 du mois de mars ; son effectif est d'environ 14.000 hommes d'infanterie et 2400 hommes de cavalerie. Il doit être bientôt renforcé par les 19e, 44e et 72e Régiment, de ligne, par le 12e Régiment d'infanterie légère et par les Bataillons de la Garde de Paris : ces cinq Corps ont un effectif total de 5000 hommes environ (Journal du siège - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 86).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… Pour la Grande Armée
… 44e de ligne 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).
Le 21 mars 1807, à 9 heures du soir, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Lefebvre, à Praust : "… Je donne l'ordre au 44e, qui est à Thorn, de se rendre en diligence à Danzig. J'envoie le même ordre au 19e de ligne, qui est sur la route de Stettin. Envoyez-le-lui de votre côté. Avec le 2e, cela vous formera un corps de 5,000 Français …
Je vous envoie le général de division Michaud, qui a bonne envie de servir, et le général de brigade Dufour, ancien colonel du 21e, qui est un excellent officier, dans le genre de Schramm ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12110 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14793).
Le 22 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, mon intention est de compléter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs de la division Oudinot à un effectif de 150 hommes. Je désire en conséquence que vous fassiez réunir, conformément au tableau ci-joint, différents détachements d'hommes. De 5 pieds 4 pouces pour les grenadiers et de 4 pieds 11 pouces ou 5 pieds bien constitués pour les voltigeurs. Ces détachements peuvent partir sans sous-officiers, en désignant les meilleurs sujets pour en faire les fonctions pendant la route. Après en avoir passé la revue et avoir pourvu à ce que leur habillement et armement soient parfaitement en état, vous les ferez conduire par des officiers d'état-major, pour Thorn ...
44e légère (sic) 47 [Pour les grenadiers] 46 [Pour les voltigeurs] ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14811).
Le 23 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Rapp, Goouverneur de Thorn : "Le 1er régiment provisoire a déjà passé Thorn il y a 4 jours et a été dissous. Le 2e doit y être en ce moment. Renvoyez les majors et les chefs de bataillon en France et dirigez les différents détachements sur les corps d'armée. Il y a dans ce moment une compagnie du 44e qui joindra ce régiment à Thorn, quand le 4e provisoire arrivera vous ferez la même chose. Vous dissoudrez ce régiment, vous en renverrez les détachements à chaque corps et vous renverrez en France les majors et les chefs de bataillon, vous aurez soin de compléter à leur passage à Thorn le nombre de souliers qu'ils doivent avoir et de leur laisser prendre un jour de repos. Les fusiliers de la Garde se reposeront également un jour à Thorn. Vous les passerez en revue ; vous leur ferez donner des capotes s’ils en ont besoin ainsi que des cartouches et après cela vous les ferez partir pour Osterode" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14844).
Le 28 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Lefebvre, à Praust : "... Le 44e régiment doit vous être arrivé. Resserrez la place et emparez-vous du camp retranché. Il est très-important de séparer la ville du fort. Tant que cela ne sera pas fait, il n'y aura rien de fait …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12208 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14957).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 44e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Une chaude affaire a lieu dans la nuit du 10 au 11 avril ; le Chef de Bataillon du Génie Rogniat fait attaquer et détruire un ouvrage de contre-approche de l'ennemi sur la gauche de nos tranchées. Il dispose de 4 Compagnies du 44e Régiment de Ligne et de 120 soldats de la Légion du Nord. On prend 50 hommes à l'ennemi et on brise 180 fusils qu’on laisse dans la tranchée. Mais le feu de l’assiégé oblige les Grenadiers à abandonner l'ouvrage. "A quatre heure après minuit, la garnison fit sortir 300 hommes pour chercher à s'établir de nouveau dans la position qu'elle venait de perdre ; mais malgré tous ses efforts, l’intrépidité de nos grenadiers l'emporta ; les Prussiens furent culbutés et laissèrent plusieurs des leurs sur le champ de bataille. On leur fit 50 prisonniers parmi lesquels se trouvait l'officier qui commandait la sortie.
On prit en outre 230 fusils et beaucoup d'outils. Dans la nuit du 11 au 12, on amorça à la sape volante la 2e parallèle" (Journal du siège - Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 92).
Le 12 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Songis, à Rosenberg : "… Hier, quatre compagnies du 44e ont culbuté une espèce de place d'armes que l'ennemi faisait sur son glacis, lui ont fait 100 prisonniers, pris 400 fusils et 400 outils, et arraché toutes les palissades du chemin couvert de l'ouvrage du Hagelsberg …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12358 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15231).
Le 16 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier : "Mon cousin, 26000 paires de souliers sont arrivés à Marienwerder … Les 2000 restants seront distribuées, savoir : 400 au 44e régiment ; 600 au 19e ; 500 au 2e d'infanterie légère ; 500 aux régiments de Paris.
Vous aurez soin de faire cette distribution par régiment afin de savoir toujours ce que chaque régiment a reçu" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1037 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15288).
Le 19 avril 1807 à midi, Napoléon écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Lefebvre : "... Voilà enfin Danzig bloqué …
Vous aurez donc en Français les 2e et 12e d'infanterie légère, les 19e et 44e de ligne et le régiment de Paris; ce qui, avec les canonniers et sapeurs et les 19e et 23e chasseurs, formera près de 9,000 Français" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12422 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15341).
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit encore, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ... Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).
Le 5 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez ordre que les 12000 paires de souliers qui se trouvent à Marienwerder soient distribuées de la manière suivante, savoir :
400 au 44e de ligne …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1099 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15536).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 44e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 14 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin ... Donnez ordre que le 6e provisoire envoie les troupes qu'il a au 44e à ce corps, devant Dantzig, et que le reste du régiment parte avant le jour pour se rendre à Finkenstein ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1117 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15611).
Composition et effectifs du Corps de siège de Danzig au 15 mai 1807
10e Corps. — Maréchal Lefebvre, Commandant en chef.
Drouet, Général de Division, Chef d'Etat-major ...
3e Division Lieutenant-général Geilgutt : 2e Léger (1 Bataillon), 44e de Ligne, Garde de Paris, 2e et 3e Légions polonaises. 8 Bataillons, 4112 hommes ... (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 300).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 44e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Le 25 août 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, Gouverneur de Danzig : "J'ai reçu votre lettre du 12. Le 44e a dû recevoir l'ordre de repasser l'Oder. S’il ne l'avait pas reçu, vous pouvez mettre ce régiment en route pour Berlin. La légion du Nord a ordre d'aller à Varsovie. Vous voilà donc déchargé de près de 4 000 hommes" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16237).
Le 27 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin …
… Donnez ordre au 44e de ligne qui est à Hameln de se rendre à Valenciennes" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1398 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16631).
- Inspection du Dépôt du 44e Régiment d'Infanterie de Ligne à Brisach par le Général Schauenburg, 28 janvier 1808
"Dépôt du 44e Régiment d’Infanterie de Ligne. Revue passée à Brisach le 28 janvier 1808.
Espèce d’hommes. - .
Habillement. - .
Equipement. - .
Armement. - .
Tenue. - .
Discipline. - .
Maniement d’armes. - .
Manœuvres. - .
Retenue. - .
Ordinaire. - .
Pain. - .
Casernes et fournitures. - .
Conscrits. - .
Finances. Bien tenus et conformément aux règlements.
Résumé.
Le Dépôt de ce corps était parti pour rejoindre le Régiment à Boulogne, à l’époque de ma revue, je n’y ai trouvé que les hommes à désigner pour la récompense et réforme, le Capitaine d’habillement qui commande le Dépôt, le Quartier-maitre, l’Officier de santé et quelques Sous-officiers. Je ne puis parler de sa tenue, de son instruction, ni même de ses effets, puisqu’ils étaient déjà emballés. Je ne puis garantir aucune des notes du Capitaine d’habillement, quoiqu’ayant passé plusieurs fois l’inspection de ce corps, vu que le départ du Dépôt ne m’a pas permis de rien voir ; je n’ai cependant pas eu à me plaindre aux époques de mes précédentes revues de ce corps ni du Capitaine d’habillement ni du Quartier-maitre, parce que le Régiment était rassemblé et ils étaient surveillés par les chefs.
Les registres sont bien tenus avec beaucoup d’ordre et conformément aux règlements, mais depuis qu’ils sont établis, ils n’ont pas été arrêtés par aucun Sous-inspecteur aux revues. Le Quartier-maître m’a paru avoir les talents nécessaires pour remplir son emploi.
Ordre.
Le Général de division Inspecteur général d’Infanterie après avoir examiné les registres de comptabilité en denier et effet du 44e Régiment d’Infanterie de Ligne, et les ayant trouvés tenus conformément aux Règlements, et arrêtés par l’Inspecteur aux revues les a arrêtés définitivement pour l’an 13.
Les dépenses pour réparations à l’armement et celles de frais de port de lettres ont été faites avec assez d’économie, mais il n’en est pas de même pour celles des frais de bureau montant pour l’année à 2583 frs 09 c. Le conseil d’administration doit porter plus de soins sur cette nature de dépense.
L’Inspecteur général recommande au commandant du Dépôt et aux membres du conseil de veiller avec la plus grande exactitude toutes les parties de l’administration et de mettre la plus grande économie dans l’emploi des fonds" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
"Ordre donné à tous les corps sur la manière d’exercer les conscrits et pour l’administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s’appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l’homme qu’ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l’instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c’est d’inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu’il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l’habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l’entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l’on sera à l’exercice l’instructeur entretiendra la recrue pendant l’intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu’il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l’infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n’est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manœuvre et l’exercice de l’infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l’ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l’éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d’instruction, et ceux qui n’en auront pas suffisamment devront également s’y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L’on n’exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l’exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l’on préfèrera autant que possible les exercices de l’après midi attendu qu’elles empêchent le soldat de s’écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l’article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu’au quartier ; les chefs n’en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu’ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu’ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu’ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d’administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l’attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d’administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l’inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l’arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d’un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l’autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n’est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu’après avoir contracté un engagement en présence d’un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s’y seraient pas conformés.
L’intention de l’Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l’armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu’il doit par conséquent être pourvu d’un habit uniforme en bon état et de son sabre, s’il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s’ils l’avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s’ils s’y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le Général Schauenburg adresse au Ministre Dejean et au Ministre de la Guerre le résultat de sa revue le 14 février 1808; le résultat de la Revue est également adressé au Corps le 14 février 1808 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 44e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 16e Division militaire. Valenciennes (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
... Le 44e a 400 hommes disponibles ; qu'ils soient formés en compagnies de marche, et partent également pour Strasbourg ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 400 hommes du 44e dans ceux du 4e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments. En conséquence, le colonel du 4e de ligne laissera à Strasbourg 1 capitaine, 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 2 sergents et 4 caporaux, pour recevoir les 400 hommes du 44e, qui immédiatement après le procès-verbal d'incorporation se mettront en marche pour rejoindre les bataillons de guerre du 4e.
... Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du 5e bataillon du 44e rég. d'infanterie de ligne, 400 hommes venant de Valenciennes arriveront à Strasbourg le 8 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 400 hommes du 44e régiment dans ceux du 4e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Je vous ai donné ordre, le 6 mars, de faire partir des 14e, 44e, 43e, 51e et 55e des détachements formant 1900 hommes. Faites-moi connaître l'époque de leur départ et celle de leur arrivée à Strasbourg ...
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 266).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 4e de Ligne : détachement du 3e Bataillon du 44e Régiment de ligne, 400 hommes. Parti de Valenciennes le 15 mars pour être le 3 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 7e demi-brigade.
1er bataillon.
3e compagnies du 44e de ligne.
3e compagnies du 46e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3e compagnies du 50e de ligne.
3e compagnies du 51e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3e compagnies du 55e de ligne.
3e compagnies du 75e de ligne.
Cette demi -brigade se réunira à Saint-Omer ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
Vous donnerez ordre que la 7e demi-brigade provisoire commence également à se réunir à Saint-Omer. À cet effet, deux compagnies du 44e, du 46e, du 50e, du 51e, du 55e et du 75e seront mises en marche au 1er avril pour Saint-Omer, où elles formeront le fonds des 3 bataillons de la 7e demi-brigade de la même manière, et ainsi qu'il vient d'être dit pour la formation de la 6e....
Le 4e bataillon du 75e enverra à Saint-Denis les cadres de sa 5e et 6e compagnie qui y recevront 300 conscrits de la Garde, et par ce moyen le dépôt sera dispensé de fournir les 289 hommes qu'il devait envoyer.
Aussitôt que la 7e demi-brigade aura 1000 hommes réunis à Saint-Omer, le général commandant la division devra faire partir pour Paris les cadres des compagnies du 75e et le 4e bataillon du 46e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT ...
Les états-majors, les administrations, et tout ce qui tient à l'organisation des armées du Nord et de Brabant sont dissous, à dater du 5 avril prochain, pas avant ...
... la 7e demi-brigade provisoire, composée de trois bataillons formés de détachements des 44e, 46e, 50e, 51e, 55e et 75e régiments d'infanterie de ligne, seront dirigés sur Paris ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
Le 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... Le camp de Boulogne sera formé des 19e, 72e, 46e, 4e et 123e, de deux bataillons du 44e, un bataillon du 51e, un bataillon du 55e et un bataillon du 36e, en tout vingt et un bataillons, qui seront réunis à la fin de mai. A mesure que les hommes seront habillés aux dépôts, ils se rendront à leur corps. Ces troupes seront exercées aux grandes manœuvres ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).
Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage.
Vous remarquerez dans l'état joint au décret que j'ai sauté le 44e. Ce régiment a ses 3e et 4e bataillons en France. Je lui ai donné à cet effet l 300 conscrits de sorte qu'il pourra fournir deux bataillons complets ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5383; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 241, partiellement).
En juillet 1811, les 3e et 4e bataillon du 44e de ligne rejoint le Camp de Boulogne.
Le 15 septembre, la situation du Camp de Boulogne, placé sous le commandement de Ney, est la suivante : 2e Division, Général Baron Ledru des Essarts, Quartier général à Malboroug. 1ère Brigade, 44e de ligne, Terlincthun (régiment provisoire) à Vimereux. (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 286).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 44e de Ligne, fort de 2 Bataillons, 2 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 44e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Valenciennes (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Au mois de janvier 1812, les divers Corps de troupe du camp de Boulogne concourent à la formation des Divisions du Corps d'observation de l'Océan et du 2e Corps d'observation de l'Elbe dans les conditions ci-après : 44e de ligne. 3e Division du corps d'observation de l'Océan (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 286).
Dès le début janvier 1812, Napoléon fait le compte de ses forces et commence à composer sa nouvelle Grande Armée. Le 2 janvier 1812, il adresse ses hypothèses de travail au Général Lacuée, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouvernement l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un objet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux ; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée, en 15 divisions d’infanterie.
CORPS D’OBSERVATION DE L’OCÉAN.
... 12e division (le lieu de réunion n’est pas encore fixé) : 29e Léger, 4 bataillons ; 44e de ligne, 2 bataillons ; régiment provisoire de Boulogne, 2 bataillons ; 125e de ligne, 3 bataillons ; 129e de ligne, 2 bataillons ; total, 13 bataillons" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313).
Le 9 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, les neuf divisions du corps d'observation de l'Elbe seront toutes sur la droite du Rhin dans le courant de février.
Le corps d'observation d'Italie sera placé, en février, aux limites du royaume, dans le Tyrol.
Il ne reste plus d'ordres à donner que pour le corps d'observation de l'Océan ...
12e division. Présentez-moi un projet de mouvement pour réunir à Mayence la 12e division au 15 avril.
En attendant, il est nécessaire que le 44e et la demi-brigade provisoire de Boulogne tiennent garnison à Boulogne, et que le 125e tienne garnison à Groningue et dans la 31e division militaire ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6618 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29705; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 511).
Le 23 février 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, la 12e division d'infanterie de la Grande Armée sera composée de la manière suivante :
29e léger 4 bataillons
10e d'infanterie légère 4e bataillon
4e bataillon de Walcheren
44e de Ligne 2 bataillons
demi-brigade provisoire de Boulogne 3 bataillons
125e de ligne 3 bataillons
126e de ligne 3 bataillons.
Total. 17 bataillons
Le général Partouneaux en aura le commandement ...
Le 44e, le 125e et le 126e ne pourront rejoindre leur division que dans le courant d'avril, et lorsqu'ils seront remplacés sur les côtes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6821 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30037 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 262; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Commandement au 1er mars du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 12e Division : Général Partouneaux :
29e Léger, 4 Bataillons; 44e de Ligne, 2 Bataillons; 125e de Ligne, 3 Bataillons; 126e de Ligne, 2 Bataillons; 4es Bataillons tirés : du 10e Léger (1 Bataillon), des Régiments de Belle-Ile et de Walcheren (1 Bataillon), des 36e, 51e, 55e de Ligne (3 Bataillons); cette Division est à l'état de formation, les Régiments sont encore dispersés à Valenciennes, Mons, Boulogne, Anvers et Groningue. Elle doit être réunie en avril à Mayence (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 602).
Le 23 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre ... Les deux bataillons du 44e et les deux bataillons de la demi-brigade provisoire de Boulogne partiront le 10 avril pour se rendre à Wesel ...
Le 44e et le régiment provisoire de Boulogne ne quitteront le camp de Boulogne que lorsqu'ils seront remplacés ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.4, lettre 5803 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6988 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30281; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 502).
Le 23 juin 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... il est probable que toute la 1re division sera réunie à Berlin dans les premiers jours de juillet. J'en détacherai les compagnies du 29e léger, celles des 44e, 51e et 55e pour les diriger sur Stettin où elles seront incorporées dans leurs régiments respectifs conformément aux ordres de Votre Altesse du 16. Cette disposition exécutée j'enverrai à Votre Altesse Sérénissime la situation exacte de la 1re division ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 492).
Clarke écrit à Kellermann, depuis Paris, le 1er juillet (AG) : "J'ai eu l'honneur de faire connaître à votre excellence, par ma lettre du 30 mai dernier, les ordres que j'avais donnés pour l'envoi des détachements destinés à compléter soit à Wesel, soit à Mayence, divers cadres de régiments de l'île de Ré, de Belle-Ile, de Walcheren et 2e de la Méditerranée.
Il résulte des rapports qui me sont parvenus sur l'exécution de ces mouvements :
... Que le 2e bataillon de Walcheren a maintenant dans la même place : 164 fusiliers du 48e de ligne ; 190 du 108e ; 133 du 21e ; 165 du 44e (compris 36 qui arriveront le 5 juillet), et 172 du 72e de même arme, ce qui fera avec les 120 hommes du cadre, environ 940 hommes ...
Ces six bataillons se trouvant dès lors en état de se mettre en marche sur Spandau et Berlin conformément aux dispositions de ma lettre du 30 mai, je prie votre excellence :
1° de faire partir de Wesel le deuxième bataillon de Walcheren le 8 juillet et le troisième bataillon de Belle-Ile, le surlendemain 10, en Prescrivant au dépôt du 11e léger de donner tous ses hommes disponibles à ce dernier bataillon ; ces deux bataillons devront être dirigés sur Spandau suivant l'itinéraire ci-joint ...
Je prie, en même temps, votre excellence de me faire connaître le départ de ces troupes pour leur destination respective, de m'adresser leur situation détaillée sur les imprimés ci-joints, de faire donner sur les routes les avis nécessaires à qui de droit, et de donner avis de la marche de ces bataillons à son altesse sérénissime le prince de Neufchâtel ainsi qu'au général Durutte, chargé à Berlin du commandement de la 4e division de réserve dont ils doivent faire partie ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 97).
Le 4 juillet 1812, Victor écrit à Partouneaux, depuis Berlin (AG) : "Le ministre de la guerre ayant envoyé un drapeau à la partie du 44e régiment qui est dans la 12e division d'infanterie, son intention est sans doute qu'elle le garde, puisque son excellence n'ignore pas que les deux premiers bataillons de ce régiment sont en Espagne" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 106).
Les ordres de mettre en mouvement le IXe Corps arrivent à Berlin, le 11 juillet 1812. Le Maréchal Victor prescrit alors au Général Partouneaux d'ébranler sa Division en deux colonnes sur Kcenigsberg par Koslin. La première formée du 4e Bataillon du 10e d'Infanterie légère et du 25e doivent partir le 14; la deuxième (44e et Régiment provisoire), le 15 (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Le 11 juillet, Victor écrit, depuis Berlin, à Partouneaux (A G) : "Le IXe corps doit être sur la Vistule à la fin de ce mois selon les intentions de l'Empereur ; faites des dispositions en conséquence pour la 12e division et mettez-la en marche en deux colonnes, le 126e régiment excepté puisqu'il doit attendre ses armes à Stettin pour se rendre à Marienburg par l'itinéraire ci-après :
La 1re colonne composée des 4es bataillons du 10e régiment d'infanterie légère et du 25e régiment partira de Stettin le 14 et ira coucher le même jour à Gollnow (Voyez l'itinéraire de la 3e demi-brigade de la division de Lagrange).
La 2e colonne, composée du 44e régiment et du régiment provisoire, partira de Stettin le 15 et suivra le même itinéraire que la 1re jusqu'à Dantzig. D'où vous ferez continuer la marche de votre division sur Marienburg où elle s'établira jusqu'à nouvel ordre; ayez l'attention de faire précéder vos colonnes par un officier pour faire préparer les subsistances et le logement des troupes et prescrivez le plus grand ordre.
Vous laisserez au 126e l'ordre de vous suivre par le même itinéraire dès qu'il aura reçu ses armes.
J'ai l'honneur de vous prévenir que le 125e régiment arrivera à Stettin le 28 de ce mois et qu'il recevra l'ordre de vous rejoindre.
J'arriverai à Marienburg du 1er au 4 août" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 120).
Le 6 août 1812, Berthier écrit, depuis Vitebsk, à l'Empereur (A G) : "Le général Liebert me rend compte, en date du 12 juillet, que les militaires suédois que le général Morand a fait partir de Stralsund, sont arrivés à Stettin au nombre de 66 officiers et 332 soldats ; il vient également d'arriver à Stettin sept compagnies appartenant aux 29e léger, 44e et 31e de ligne, fortes ensemble de 24 officiers et 786 sous-officiers et soldats ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Opérations militaires (1er – 10 août) Smolensk», Paris, Gougy, 1902, p. 264).
A Vitebsk, le 7 août 1812, on informe l'Empereur que "Le colonel du 44e régiment d'infanterie de ligne, écrit le duc de Feltre le 8 juillet, demande la destitution du sieur Sauval, des fonctions de 3e porte-aigle, pour cause d'inconduite grave et sans espoir de changement. Ce militaire, lié avec les plus mauvais sujets du corps, se livre habituellement à la passion du vin et donne dans des excès qui produisent des scènes scandaleuses dans les lieux publics ; les remontrances et les punitions ont été employées sans fruit pour le rappeler à ses devoirs. On propose de prononcer sa destitution ; il n'est point membre de la Légion d'honneur ; cet exemple de sévérité est nécessaire, surtout dans le 44e régiment où le 2e porte-aigle tient aussi une conduite peu régulière"; "Approuvé", répond Napoléon (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.1, lettre 634).
Le 28 août 1812, Victor écrit à Loison, depuis Tilsit [Reg. Victor.] : "Selon votre lettre du 23 de ce mois, j'ai dû croire que les détachements du IXe corps arrivés à Königsberg avaient été immédiatement dirigés sur Tilsit et qu'ils rejoindraient leurs régiments du 25 au 27, mais ils ne paraissent point et rien n'annonce que les ordres que vous avez donnés à ce sujet aient reçu leur exécution. Vous savez aussi bien que moi, monsieur le général, les inconvénients qui résultent de la dispersion des troupes et combien il importe au bien du service et à celui des soldats de tenir les régiments réunis. Informez-vous donc, je vous prie, qui peut arrêter les détachements dont il s'agit et faites punir celui qui contrevient ainsi à vos ordres.
Le IXe corps doit avoir dans ce moment à Koenigsberg de forts détachements des troupes de Bade, de celles de Berg, des 10e et 29e régiments d'infanterie légère, des 44e, 123e et 126e régiments de ligne. Ayez, je vous prie, la complaisance d'en former un bataillon de marche et de me l'envoyer promplement ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 5).
Situation du 9e Corps au 31 août 1812, 12e Division, 3e Brigade; 44e Régiment d'infanterie de ligne, Major Teullé, 3e, 4e Bataillons, Artillerie ; 39 Officiers, 1.749 hommes, 16 chevaux d’Officiers, 49 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 316).
Le 16 novembre 1812, Victor écrit, depuis Melechkovtsy, à Berthier [Reg. Victor] : "… nous avons à regretter la perte de M. le major du 44e régiment, emporté d'un coup de canon …" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 175).
/ 1812 en France
Le 8 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Colonel Duplouy : "Par sa lettre du 30 juillet dernier, S. Ex. le ministre de la guerre m’annonce que le nommé Houpineau, caporal au 44e de ligne, vient d’être désigné pour la solde de retraite par M. l’inspecteur général Pille qui l’a autorisé à se rendre dans ses foyers à Savignien du Pont département de la Charente-Inférieure. S. Ex. désire savoir si le degré de gravité du coup de feu qu’il a reçu au bras droit et des infirmités dont il est atteint, sont de nature à l’empêcher de pourvoir à sa subsistance par son travail. Vous voudrez bien en conséquence le faire visiter en votre présence par deux officiers de santé de votre choix qui devront prononcer si les infirmités et blessures de ce militaire sont susceptibles de le faire admettre à la solde de retraite.
Je vous prie de joindre au procès-verbal de ces officiers de santé votre avis particulier sur les droits que vous aurez reconnus que le nommé Hounineau peut avoir à la solde de retraite" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
/ Uniformes