Le 43e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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"43e Régiment d’infanterie de ligne, composé de 3 bataillons
Le 1er et le 2e bataillon au camp de droite à Boulogne, le 3e bataillon à Béthune.
Revue passée le 30 vendémiaire XIII.
L’état n°1. Situation sommaire du corps à l’époque de la revue, se trouve au tableau placé à la fin de toutes les revues.
Résumé des opérations de l’inspecteur général.
Esprit du corps : Bon sous tous les rapports et voué au gouvernement. Les officiers s’occupent avec succès de leurs devoirs. Les sous-officiers marchent dans les traces de leurs supérieurs, les soldats sont souples et dociles.
Instruction théorique des officiers. A été tenue avec succès et d’une manière utile par M. le major Richard, officier instruit, il y a réuni la pratique qui doit l’accompagner, et j’ai été très satisfait du degré d’instruction. Des Sous-officiers, même observation.
Instruction pratique des officiers : Bonne, basée sur de bons principes. J’ai été très satisfait des manœuvres exécutées par un bataillon commandé successivement depuis le major jusqu’au dernier capitaine. Le major Richard et le chef de bataillon Franchot se sont particulièrement fait remarquer par le talent avec lequel ils ont fait exécuter ce que je leur ai demandé. J’ai aussi en général été satisfait des officiers. Des sous-officiers, également satisfait, non seulement de leur instruction mais aussi de leur bonne composition et surtout des sergents majors. Du soldat, bonne pour le peu de temp depuis lequel elle a été commencée. Elle est dirigée sur de très bons principes.
Exécution des ordres donnés par l’inspecteur à la précédente revue : Autant que cela était possible.
Manœuvres : J’ai été très satisfait de toutes celles que j’ai fait exécuter par le major et le chef de bataillon particulièrement ; même les capitaines ont conduit passablement le bataillon. Quant à leurs fonctions de chefs de pelotons, ils les ont bien rempli. Les lieutenants et autres serre-files étaient à leur poste à chaque mouvement. Les soldat est au courant de son instruction.
Discipline : Est bonne pour la police du corps, et pour l’exécution des ordres relatifs à la tenue.
Espèce d’hommes en général : Les conscrits du département de la Loire et de la Charente-Inférieure sont d’une belle espèce d’hommes, souples et bien peu inclinés à la désertion. Il n’y a de mauvais parmi eux que les remplaçants.
Tenue : Très belle et très régulière depuis le chef jusqu’au dernier soldat. L’on remarquera sur l’ordre laissé ce que j’ai eu à redresser relativement aux chapeaux et autres petits objets.
Finances : La comptabilité en deniers et effets a été tenue pendant l’an XI avec ordre, exactitude et régularité ; celles pendant l’an XII est également bien tenue et au courant. Le régiment est en général fort bien administré. L’inspecteur général a cependant remarqué que le conseil d’administration est dans l’usage de verser à la masse de linge et chaussure des recrues le montant des fournitures qu’ils doivent recevoir au compte de la masse générale au moyen de quoi les capitaines leur achètent ces fournitures sur la dite masse. Le conseil d’administration est assez bien composé.
Habillement : Sur les 583 hommes présents sous les armes, 300 avaient des habits neufs, et le restant des habits de 6 à 12 mois. Les vestes sont généralement de 6 mois à un, et quelques-unes de 18 mois. Le drap des habits est généralement de mauvaise qualité. L’ordre que j’ai laissé prouvera que le 43e est le corps que j’ai trouvé cette année le plus en règle pour l’emploi de son habillement.
Equipement : J’ai trouvé sur le nombre des hommes présents 230 gibernes et banderoles dans le meilleur état et bien soignées. Il est à observer que le corps a fait l’avance pour l’achat de 180 gibernes et banderoles ayant été forcé à cette mesure par son excédent au complet.
Armement : Ainsi que le désigne le procès-verbal, il s’est trouvé à ma revue 267 fusils dont 73 doivent être versés à l’arsenal en vertu d’un ordre du ministre, plus 152 fusils qui y seront versés d’après le résultat du procès-verbal ci-joint. J’ai autorisé le chef à garder ces fusils en attendant que ceux mandés au ministre arrivent.
Casernes quant aux bâtiments et effets attenants : Désignées quartier Magnac et l’autre Saint-Voist. Le rez-de-chaussée de l’un et l’autre n’est pas habitable par rapport à l’humidité, l’eau du quartier Magnac est exécrable.
Chambrées quant aux fournitures de casernement : Sont de bonne qualité en tout genre. Les chambrées sont de 7 à 8 lits.
Chambrées quant à l’ordinaire. Le soldat met à l’ordinaires 22 ½ centimes. Il est passablement nourri.
Magasins quant au logement : Très convenables pour la conservation des effets et leur nombre.
Magasins quant aux fournitures qui s’y trouvent : 800 paires de souliers d’excellente qualité et du prix de 5 frs ; 41 pièces de drap bleu, dont 20 de mauvaise qualité ayant tiré sur le brun aussitôt qu’elles ont été mouillées ; le reste est passable. 2 pièces d’écarlates bonnes ; 1 pièce de drap blanc médiocre ; 75 pièces de cadis dont moitié est au-dessous du médiocre ; 9 pièces de toile écrue ; 36 pièces d’estamette noire de bonne qualité. 23 habits, autant de vestes et culottes.
Hôpitaux : Civils. Le militaire y est maintenant mieux traité, vu la surveillance qu’exercent à cet égard les chefs.
Prisons. Celles du quartier sont très convenables.
Salle de discipline. En bon état.
Manutention des vivres. Le pain de munition est maintenant de bonne qualité.
Pain de soupe. Très bon.
Fin du résumé des opérations de l’inspecteur.
Ordres donnés par l’Inspecteur général dans le cours de ses opérations et après la revue.
Comptabilité. Le général de division inspecteur général d’infanterie, après avoir examiné les registres relatifs à la comptabilité en deniers et effet pour l’exercice an onze, et les ayant trouvés tenus avec beaucoup d’ordre et de régularité, les a arrêtés définitivement jusqu’au 1er vendémiaire XII.
Le conseil d’administration fera établir de suite les registres suivant, etc.
Voyez l’ordre du 28e régiment.
On observe aussi au conseil qu’il est indispensable que les relevés de la comptabilité envoyés par le bataillon de guerre soient visés par le sous-inspecteur aux revues de l’arrondissement dont ils font partie.
Tenue : L’inspecteur général a été très satisfait de la tenue de MM. les officiers ; il l’a été également de celle des sous-officiers et soldats à laquelle il a trouvé, comme à celle des premiers, la régularité réunie à la propreté. Les chapeaux devront être placés plus régulièrement et absolument conformément à ce que prescrivent les règlements à cet égard. M. le major fera observer cet ordre de rigueur.
Habits. Ont été trouvés passablement façonnés pour la longueur et la largeur des revers et parements, mais les poitrines sont trop étroites et les basques trop échancrées.
Vestes. Elles devront avoir plus de poitrine et mieux emboiter les hanches.
Culottes. Ont été trouvées passables, mais elles seront mieux en faisant fendre davantage leur coupe et qu’elles emboiteront mieux les hanches.
Voyez pour le restant de la façon l’ordre du 28e régiment.
Souliers. Ils ont été trouvés très bien façonnés pour l’usage de la guêtre, solidement ferrés et leur cuir de bonne qualité, le tout pour le prix de 5 frs. L’inspecteur général témoigne au conseil d’administration sa satisfaction pour la bonne surveillance de cette partie essentielle.
Buffleterie. Elle a été trouvée particulièrement propre et bien soignée.
Gibernes. Les gibernes et les havresacs devront être placés ainsi que l’a démontré l’inspecteur général.
Instruction. La position de l’homme dans le rang a été à quelques hommes près, passable. Les têtes sont trop tournées, et hors du rang dans les alignements., surtout celles de MM. les officiers ; cela est cause que la ligne est forcée dans presque tous les pelotons. Il en résulterait encore de plus grandes fautes si elle n’était fixée dans sont ensemble par les jalonnements.
Les maniements d’armes ont été trouvés passables, ils acquerront encore plus d’ensemble lorsque toutes les positions prescrites à chaque mouvement seront plus correctes.
L’inspecteur général a été très satisfait du degré d’instruction de MM. les officiers. La manière avec laquelle ils ont exécuté et fait exécuter les maniements d’arme et les manœuvres, prouve que l’instruction a été bien dirigée, et que chacun y a mis du zèle en raison de son grade et de ses fonctions. L’inspecteur général a également été très satisfait du degré d’instruction des sous-officiers et a trouvé celle du soldat passable.
M le major Richard avancera l’instruction en faisant exécuter sans armes le mécanisme particulier des manœuvres. Il commencera ou terminera son exercice toujours par plusieurs arrivées sur la ligne de direction soit en avant soit en arrière d’elle, désignant des point et exigeant que les adjudants s’y placent conformément au règlement de 1791. Il ajoutera ce que l’inspecteur général a montré pour placer parallèlement à cette ligne et à la distance d’un pied, les point à l’entour desquels les guides tournent lorsqu’on arrive en avant d’elle et ceux auprès desquels ils viennent décrire une tangente lorsqu’ils arrivent en arrière d’elle. Ces deux écoles habitueront les officiers à la ponctuelle exécution des commandements si nécessaire dans les changement de direction en colonne et que l’on peut appeler conversions en marchant. Ils habitueront les sous-officiers à bien se pénétrer que le côté du guide ne varie jamais sa cadence ni sa distance, et aux soldats à distinguer la différence des conversions aux entrées en ligne.
Travailleurs. Voyez l’ordre du 51e régiment.
Soins à donner à la nourriture du soldat. Id.
Pain de soupe. Id.
Discipline. Id.
Visites des hommes à réformer. Id.
Hommes proposés pour la récompense. Id du 28e régiment.
Effets à donner aux hommes congédiés par ancienneté et pour blessures reçues à la guerre. Id du 39e régiment.
Désertion et congés refusés aux hommes atteints du mal vénérien. Id du 28e régiment.
Retenues. Id.
Réformés, enrôlés volontaires passant d’un corps à l’autre et remplaçants. Id.
Fonds entre les mains du quartier maitre. Id.
Entretien des armes. Id.
Transcription et exécution du présent ordre. Id.
Fin de l’ordre de l’inspecteur général.
Etat n°2. Notes des Officiers.
Joseph Pierre Richard, major, 33 ans. Le colonel. Connaissances militaires et administratives, esprit, amabilité, talent d’agrément. Cet officier joint à toutes ces qualités un zèle extrême et la meilleure conduite, il peut être considéré comme un des meilleurs majors de l’armée.
L’inspecteur général. Confirmé dans tout son contenu d’après les relations de service que j’ai eues avec cet officier et l’examen que j’en ai fait.
Charles Franchot, chef de bataillon, 35 ans. Le colonel. Cet officier connait parfaitement son métier et sert avec beaucoup de zèle, son éducation et sa conduite le rendent infiniment précieux.
L’inspecteur général. Confirmé dans son contenu. Cet officier est très à sa place.
Nicolas Félix Richard, quartier maitre chef de bataillon, 49 ans. Le colonel. Le quartier maitre l’un des plus anciens de l’armée ; jouit de toute la confiance du régiment. Il connait parfaitement sa partie et s’en occupe sans cesse. Son éducation et sa conduite ne laissent rien à désirer.
L’inspecteur général. Confirmé pour ses connaissances administratives.
Joseph Philippe, adjudant major capitaine, 37 ans. Le colonel. Bon officier, instruit et zélé, son éducation et sa conduite très régulière.
L’inspecteur général. Est à sa place.
Louis Blaise, chirurgien aide major, 29 ans. Le colonel.
L’inspecteur général. Le corps en est très satisfait.
Charles Augustin Libert, capitaine, 33 ans. Le colonel. Très bon officier, instruit et zélé, il a de l’éducation, se conduit bien et mérite de l’avancement.
L’inspecteur général. J’ai été très satisfait de l’examen que j’ai fait de cet officier et le trouve susceptible de passer au grade de chef de bataillon.
Hiacinthe Thomas, capitaine, 43 ans. Le colonel. Cet officier se conduit bien et remplit avec zèle les fonctions de capitaine d’habillement. Il connait parfaitement les manœuvres.
L’inspecteur général. Est à sa place de capitaine.
Jean Nicolas François, capitaine, 41 ans. Le colonel. Cet officier n’a pas beaucoup de moyens, il sert avec zèle et sa conduite est régulière.
L’inspecteur général. Est à sa place.
Pierre Brion, capitaine, 44 ans. Le colonel. Beaucoup de zèle et peu de moyens, il s’occupe sans cesse de sa compagnie et se conduit bien.
L’inspecteur général. Remplace son peu de moyens par un zèle prononcé. Cet officier a reçu plusieurs blessures et il est à sa place.
Claude Tabouillot, capitaine, 33 ans. Le colonel. Bon officier et zélé, il se conduit bien.
L’inspecteur général. En recrutement.
Antoine Guerre, capitaine, 39 ans. Le colonel. Cet officier sert avec zèle et connait son métier, il a de l’éducation et de la conduite et peut servir avec avantage dans la partie administrative.
L’inspecteur général. Instruit et très à sa place.
Etienne Chevalier, capitaine, 57 ans. Le colonel. Vieux officier qui connait parfaitement son métier et qui le remplit avec le plus grand zèle, sa conduite est des plus honnêtes.
L’inspecteur général. Cet officier était malade à la revue, la bonne note de son chef parait méritée d’après l’estime dont il jouit dans le corps.
Pierre Chardonnet, capitaine, 54 ans. Le colonel. Vieux officier servant avec beaucoup de zèle et connaissant bien son métier, il a une très bonne conduite.
L’inspecteur général. Encore bien à sa place pour servir utilement.
Pierre David, capitaine, 37 ans. Le colonel. Bon officier très zélé et connaissant bien son métier, sa conduite le rend recommandable.
L’inspecteur général. J’ai été très satisfait de la manière avec laquelle cet officier a conduit le bataillon.
Louis Gaudet dit Piaux, lieutenant, 50 ans. Le colonel. Vieux et sans tournure, il connait parfaitement les manœuvres et sert avec le plus grand zèle, sa conduite est très bonne.
L’inspecteur général. En recrutement. La manière utile avec laquelle cet officier s’est prêté à l’instruction des recrues, me fait désirer pour lui le grade de capitaine, afin encore de lui procurer un moyen de le récompenser après deux années de ce grade pour lui obtenir un sort convenable à ses bons services.
Joseph Lambert Bousquet, lieutenant, 54 ans. Le colonel. Vieux officier sans tournure et sans connaissances de son métier, son éducation a au moins été soignée, et il ne manque pas d’instruction d’ailleurs ; il a été capitaine d’artillerie de marine et parait avoir quelques moyens dans cette arme, mais il est trop vieux pour faire un nouvel apprentissage. Sa conduite est bonne.
L’inspecteur général. Cet officier désire rentrer dans l’artillerie sa première arme. Sa Majesté a bien voulu le lui promettre. Son âge et ses habitudes ne le rendent plus propre au service de l’infanterie.
Simon Victor Monin, lieutenant, 32 ans. Bon officier, servant avec zèle et ayant des moyens, sa conduite est très bonne.
L’inspecteur général. Cet officier est au courant de ses devoirs.
Georges Philippe, lieutenant, 37 ans. Le colonel. Cet officier était en recrutement lors de l’arrivée du major du régiment et vient d’être relevé. L’on demande qu’il retourne en recrutement.
L’inspecteur général. Cet officier est également au courant de ses devoirs.
Jean Guillaume Reveillon, lieutenant, 40 ans. Le colonel. Bon officier instruit et zélé, sa conduite est très bonne.
L’inspecteur général. En recrutement.
Claude Ansmand, lieutenant, 48 ans. Le colonel. Officier sans tournure ni moyens, il sait un peu son métier et sert avec zèle, sa conduite est médiocrement bonne.
L’inspecteur général. Demande sa retraite.
Nicolas Colignon, lieutenant, 31 ans. Le colonel. Très bon officier, instruit et zélé, d’une conduite très régulière.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jean Magnin, lieutenant, 28 ans. Le colonel. Bon officier, connaissant son métier et se conduisant bien, il a du zèle.
L’inspecteur général. Est à sa place et employé utilement à l’armement.
Charles Lecoy, lieutenant, 39 ans. Le colonel. Bon officier, connaissant son métier, et servant avec zèle, sa conduite est très bonne.
L’inspecteur général. En recrutement.
Joseph Barbier, sous-lieutenant, 37 ans. Le colonel. Sans éducation, mais honnête et d’une très bonne conduite, il a quelques connaissances de son métier et sert avec beaucoup de zèle.
L’inspecteur général. Vient de rentrer de recrutement, et a besoin d’être remis au courant.
Nicolas Joseph Ravelinghem, sous-lieutenant, 44 ans. Le colonel. Sans éducation, connaissant son métier et ayant du zèle, sa conduite est bonne et régulière.
L’inspecteur général. Cet officier ne fait que de rentrer de recrutement, est à sa place.
François Gouard, sous-lieutenant, 32 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, il a du zèle, de l’instruction et une bonne conduite.
L’inspecteur général. En recrutement.
Pierre Boyer, sous-lieutenant, 39 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, sans tournure et sans moyens, sa conduite est bonne et il a du zèle.
L’inspecteur général. Ancien sous-officier, connait les devoirs de sa place qu’il remplit bien.
Claude Pierre Hipolite Mazier, sous-lieutenant, 19 ans. Le colonel. Cet officier nouvellement arrivé de l’école Polytechnique. Je ne puis encore être fixé sur ses connaissances militaires, son zèle et sa conduite. Le major aura été à même de l’apprécier sous ces rapports.
L’inspecteur général. Le major en dit beaucoup de bien. Cet officier donne de bonnes espérances pour les devoirs de sa place.
Adrien Leclercq, sous-lieutenant, 27 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, très instruit et très zélé, sa conduite est des plus décentes.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jean Lhomes, sous-lieutenant, 34 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, mais vieux serviteur. Il était considéré comme le plus propre, le plus zélé et le plus décent des sous-officiers du régiment. Son éducation et ses connaissances sont très médiocres.
L’inspecteur général. Ancien sous-officier servant utilement et avec zèle.
Philippe Halbout, sous-lieutenant, 23 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, il a besoin de connaissance et de l’ambition de parvenir. Il s’est toujours bien conduit et a montré du zèle.
L’inspecteur général. Ce jeune officier donne beaucoup d’espérances.
Jean … Jeannin, sous-lieutenant, 33 ans. Le colonel. Nouvellement fait officier, vieux serviteur, il a peu de connaissances mais une bonne conduite et du zèle.
L’inspecteur général. Parait très propre à sa place.
Fin de l’état n°2
Etat n°3 des emplois d’officiers vacants dans le corps.
Néant.
Etat n°4 des militaires admis à la haute paye.
2 caporaux.
4 fusiliers.
6
Etat n°5 des militaires admis dans la légion d’honneur.
1 colonel, 1 major, 3 chefs de bataillon, 1 quartier maitre chef de bataillon, 3 adjudants majors, 11 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 1 adjudant, 3 sergents-majors, 1 sergent, 7 caporaux.
40
Etat n°6 des militaires désignés pour le recrutement de la garde de l’Empereur.
1 sergent.
1 fourrier.
1 caporal.
1 grenadier.
5 fusiliers.
9
Etat n°7 des enfants de troupe admis à la demi-solde. Etat n°8 des hommes réformés. Voyez le tableau du personnel.
Etat n°9 des militaires proposés pour une autre arme ou pour être réformés pour défaut de taille.
Néant.
Etat n°10 des officiers, sous-officiers et soldats dont la présence au corps peut être inutile ou nuisible.
Jean François Garnier, capitaine, 1er bataillon, …e compagnie. Dominique Vaillant, lieutenant (1er bataillon, 4e compagnie). Ces deux officiers ont la conduite la plus crapuleuse. Leurs camarades ne veulent pas les fréquenter ; ils vont boire avec les soldats et font des dettes partout ; ils ont la plus mauvaise éducation et la plus vilaine tenue ; ils sont l’un et l’autre incorrigibles et le corps d’officiers verrait avec le plus grand plaisir qu’ils soient renvoyés avec leur traitement de réforme (note du colonel).
Etat n°11 des militaires proposés à la solde de retraite. Etat n°12 id. aux invalides. Etat n°13 id. aux ½ bataillons de vétérans.
Voyez le tableau du personnel.
Les Etats n°14, 15 et 16 regardent la cavalerie et ne font point partie des livrets pour l’infanterie.
Etat n°17 situation des finances du corps.
Voyez le tableau ci-après.
Etat n°18 de l’habillement et équipement en service. Etat n°19 id en magasin et des mouvements survenus pendant l’année.
Voyez le tableau de l’habillement.
Etat n°20 de l’habillement et équipement revenant pour les remplacements.
Voyez le tableau ci-après.
Etat n°21 situation de l’armement.
Voyez le tableau ci-après" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Cette revue d'inspection est suivie d'un premier tableau intitulé "Situation générale des finances de tous les corps compris dans l’inspection du général Schauenburg pour l’an 12", qui indique pour le 43e Régiment :
Masse générale. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 3191 ; recette de l’année : 69868 ; total : 78060 ; dépense de l’année : 81536 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Masse de linge et chaussure. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 22581 ; recette de l’année : 87424 ; total : 110005 ; dépense de l’année : 63945 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 46059.
Masse de chauffage. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : 23368 ; total : 23368 ; dépense de l’année : 23286 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 82.
Masse de pain et soupe. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 1816 ; recette de l’année : 23467 ; dépense de l’année : 25284 ; dépense de l’année : 22195 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 3086.
Masse de médicaments. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 252 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Masse des amendes. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 1050 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Total général des fonds en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 44449.
L'Inspecteur général Schauenburg note au sujet de la masse générale, que "Le 43e régiment a un déficit à la même masse de 3476" et : "Voyez au verso de ce feuillet la notice sur les masses portées au présent tableau.
Masse générale. Elle est établie par l’arrêté du 17 frimaire an 11 et divisée en 2 parties. 1° La 1ère partie de 18 francs par an et par homme reste à la disposition du gouvernement ; elle sert à payer les draps et autres objets que le ministre fait fournir aux corps ; il fait venir dans ses bureaux un compte ouvert avec chaque corps ; les corps qui se trouvent avoir un excédent de recette par le résultat de ce compte sont les maitres de l’employer l’année suivante à tel genre de fournitures que bon leur semble, en les demandant au ministre directeur. Si les corps redevaient, on leur ferait une retenue sur les fournitures de l’année suivante.
2° La 2e partie qui est composée de 17 francs par an et par homme ; cette partie est payée aux corps tous les mois, sur un décompte particulier ; elle est chargée de tous les achats et de tous les genres de dépenses déterminés par l’arrêté susdit du 17 frimaire an 11. Les corps en tiennent un registre conforme au modèle annexé audit arrêté. Tous les achats qu’ils font doivent être approuvés par le directeur ministre ; et les inspecteurs généraux vérifient les dépenses de toutes les espèces, suivant qu’elles sont déterminées par les arrêtés.
Le produit de cette masse se compose encore des morts, désertés, rayés des contrôles et congédiés étant chez eux ; de même que de ce qui pourrait revenir auxdits hommes pour une solde arriérée qui n’aurait été payée qu’après leur départ.
Masse de linge et chaussure. Elle est établie par le règlement de comptabilité du 8 floréal an 8 ; elle se compose d’une retenue d’un sol par jour qu’on fait sur la solde de chaque soldat ; cette retenue est de huit centimes par jour pour les sergents majors, sergents et caporaux fourriers ; le complet de cette masse est de 27 francs pour les sous-officiers et de 18 francs pour les caporaux et soldats.
Elle est chargée de fournir aux uns et aux autres, par le produit ci-dessus déterminé, tous les effets de petit équipement ; la quantité et l’espèce de ces effets sont déterminées par le même règlement.
Cette masse reçoit encore la portion de solde que les semestriers laissent pendant leur absence, et le partage en est fait après la rentrée des semestriers, entre tous ceux qui ont fait le service pendant leur absence.
Si ces produits sont insuffisants pour les soldats, on n’a d’autres ressources que de leur faire faire le service des travailleurs au prix réglé pour tout le régiment ; ce qui forme encore une autre branche de recette qu’on doit également enregistrer au compte des hommes qui ont fait les services.
Indépendamment du registre que le conseil d’administration fait tenir par le quartier maitre, pour tout le régiment, conformément au tableau indiqué par l’arrêté du 8 floréal an 8, et suivant encore ce qui est prescrit par l’autre arrêté du 17 frimaire an 11, chaque sous-officier ou soldat a son compte ouvert sur le grand registre du capitaine. Ce compte doit être signé par le sous-officier ou soldat ; ou sa marque faite en présence de témoins, afin que quand un homme meurt à l’hôpital, on ne puisse pas lui écrire des effets qu’il n’a pas reçu ;cette formalité est d’autant plus nécessaire que c’est par relevé du registre du capitaine qu’on forme le grand tableau dont on vient de parler, lequel sert de base au registre du conseil d’administration.
Indépendamment encore de toutes ces pièces, le compte de chaque homme doit être écrit sur son livret, ainsi que tous les objets de petit équipement qu’on lui délivre, au fur et à mesure des livraisons.
Masse de chauffage. Etablie par arrêté du gouvernement du 23 fructidor an 8 ; voyez encore la circulaire interprétative du 23 vendémiaire an 9.
Une portion de cette masse est mises à la disposition des corps et payée tous les mois sur un décompte particulier ; cette portion est déterminée tous les ans par le ministre, pour chaque division territoriale, en raison de la cherté des combustibles ; elle paye 1° le chauffage de la troupe dans les casernes ; un nombre d’officiers et de sous-officiers doivent en être chargés ; 2° le chauffage et la lumière des corps de garde, suivant la revue desdits corps de garde établie par le commissaire des guerres.
L’autre portion de cette masse qui est à beaucoup près la plus forte , reste à la disposition du ministre pour faire face aux fournitures de campagne ci-après 1° marmites, 2° gamelles, 3° grands et petits bidons, 4° barils à eau, 5° sacs à marmites, 6° outils, 7° sacs à outils, 8° couvertes.
Le ministre n’envoie pas de compte aux régiments pour cette portion.
Masse de pain de soupe. Etablie par arrêté du gouvernement du an 10 ; la troupe a commence à en jouir au 1er germinal an 11 ; le produit est d’un sol par jour et par homme présent ; le gouvernement viendrait au secours des divisions où ce produit ne suffirait pas, attendu qu’il doit être distribué 4 onces de pain de soupe à chaque homme par jour, sans qu’on puisse en donner moins. Le régiment reçoit ce produit tous les mois ; il en tient un registre très exact. On passe un marché avec un boulanger, et su par ce marché, il y a des économies, aucun soldat ne peut réclamer le partage de la masse qui en résulte.
Masse des médicaments. Etablie par arrêté du 9 frimaire an 12 ; elle est déterminée tous les ans par le ministre ; elle ne peut excéder 1000 frs par régiment ; elle sert à l’achat des médicaments et autres objets nécessaires au traitement des maladies indiquées par ledit arrêté. Le régiment en tient un registre particulier.
Masse des amendes. Etablie par arrêté du gouvernement du 19 vendémiaire an 12 concernant la désertion ; tous les condamnés doivent payer une amende de 1500 frs et les corps doivent en faire recette ; elle sert à payer les frais de procédure des conseils de guerre spéciaux, suivant qu’ils sont déterminés par le règlement ; le surplus doit être employé par le corps au remplacement des déserteurs condamnés, par des enrôlements volontaires ; on tient registre de cette masse" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un second tableau, intitulé "Situation générale de l’habillement et du petit équipement de tous les corps dont le général Schauenburg a fait l’inspection en l’an 12", nous lisons, pour le 43e Régiment :
Etoffes.
Existantes en magasin à la dernière revue. Draps - ; tricot - ; doublure 500 mètres ; toile 60 mètres.
Reçues depuis la dernière revue. Draps 5677 mètres ; tricot 7747 mètres ; doublure 13933 mètres ; toile 6815 mètres.
Emploi des étoffes.
Etoffes en magasin lors de la revue. Draps 1012 mètres ; tricot 44 mètres ; doublure 2573 mètres ; toile 436 mètres.
Effet en service au moment de la revue. Habits 2456 ; vestes 2456 ; culottes 2456 ; bonnets 2128.
Effet de petit équipement.
En magasin lors de la dernière revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau -.
Acheté ou reçu depuis la dernière revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau -.
Reste en magasin au moment de cette revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau - (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le troisième tableau s'intitule "Situation générale de l’armement et de l’équipement au moment de la revue d’inspection du général Schauenburg". Il indique pour le 43e Régiment :
Armement.
En magasin à la dernière revue. Fusils 1715 ; baïonnettes 1715 ; sabres 602.
Reçu depuis la dernière revue. Fusils 406 ; baïonnettes 335 ; sabres 45.
Pertes depuis la dernière revue. Fusils 152 ; baïonnettes - ; sabres 52.
Reste au magasin au moment de la revue ou au régiment. Fusils 1969 ; baïonnettes 1898 ; sabres 595.
A fournir pour les remplacements. Fusils 139 ; baïonnettes 139 ; sabres 9.
Equipement.
Existant en magasin lors de la dernière revue ou au régiment. Gibernes 1510 ; porte giberne 1510 ; bretelle de fusils - ; baudriers 474 ; colliers de tambours 51 ; caisse de tambours 51.
Reçu depuis la dernière revue. Gibernes 395 ; porte giberne 395 ; bretelle de fusils 95 ; baudriers 31 ; colliers de tambours 3 ; caisse de tambours 3.
Reste en magasin au moment de la revue ou au régiment. Gibernes 1905 ; porte giberne 1905 ; bretelle de fusils - ; baudriers 505 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un quatrième tableau, intitulé "Etat des effets d’habillement et d’équipement qui reviennent aux régiments inspectés par le général Schauenburg, pour leur remplacement", le Général Schauenburg note, pour le 43e Régiment :
Habillement. Habits 981 ; vestes 981 ; culottes 2261 ; chapeaux 981.
Equipement. Gibernes 235 ; baudriers 71 ; bretelles de fusils 1585 ; caisses de tambours 3 ; colliers de tambour 3 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un cinquième tableau intitulé "Tableau numérique des conscrits des années 11 et 12 reçus par les régiments désignés ci-dessous pendant le courant de l’an 12, et observations sur la désertion et la réforme d’un grand nombre de ces hommes et les résultats pour les corps" indique pour le 43e Régiment :
Noms des départements qui les ont fournis Oise, Charente-Inférieure.
Nombre de conscrits incorporés 770.
Désertion en route avant l’incorporation 43.
Désertion après l’incorporation : Au 3e bataillon ou aux bataillons de guerre et allant les joindre 97 ; dépenses du corps pour l’habillement des déserteurs 7750,30 ; frais de jugements et d’habillement pour les condamnés 1689,80 ; dépenses pour les amnistiés des travaux rentrés 469 ; total de la dépense occasionnée par la désertion 9909,21 ; produit des amendes imposées aux condamnés -.
Réforme. Nombre de conscrits réformés 56. De remplaçants réformés 8. Dépenses du corps pour leur habillement 5113,60. Du gouvernement pour solde et pain 8121,60. Total des dépenses occasionnées par les réformés 13235,20.
Indication des dépenses. Au compte du corps 15022,70 ; au compte du gouvernement 8121,60.
Total général des dépenses faites pour les réformés et les déserteurs 23144,30.
Et le Général Schauenburg ajoute en note : "Observations qui doivent être en marge du tableau d’autre part ...
43e régiment. Oise, Charente-Inférieure. Le corps ne peut que se féliciter de la belle recrue qu’il a reçu de l’Oise et de la Charente-Inférieure ; les hommes ne sont pas grands ; mais d’une bonne taille de fantassins ; ce n’est que des remplaçants dont il a à se plaindre, et de la facilité avec laquelle le conseil de recrutement les a admis" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un sixième tableau, intitulé "Inspection général d’infanterie faite par le Général Schauenburg. Situation général du personnel des Régiments d’infanterie stationnés dans la 16e division militaire, avec les mutations survenues depuis la dernière revue, le détail des hommes présents, des réformés et de ceux congédiés avec récompense" donne la composition de l’effectif du 43e Régiment au 30 Vendémiaire an 13 :
Officiers : 1 Colonel, 1 Major, 3 Chefs de Bataillons, 1 Quartier maitre, 3 Adjudants majors, 27 Capitaines, 27 Lieutenants, 27 Sous-lieutenants, 5 Chirurgiens ; total 95, dont 25 présents, 50 aux Bataillons de guerre, 7 détachés, aucun à l’hôpital du lieu, 1 à l’hôpital extérieur, aucun en congé, 12 embarqués.
Sous-officiers et soldat : 17 petit état-major, 28 Sergents majors, 106 Sergents, 26 Caporaux fourriers ; 207 Caporaux, 175 Grenadiers, 1626 Fusiliers, 52 Tambours, 23 enfants de troupe ; total 2260 dont 415 présents, 1319 aux Bataillons de guerre, 43 détachés, 10 à l’hôpital du lieu, 112 à l’hôpital extérieur, aucun en congé, 1 déserteur, 360 embarqués.
Mutations :
L’effectif était à la dernière revue de 1749.
Recettes : 1008 recrues, 5 venus d’autres Corps, 152 rayés rentrés, total 1165. L’effectif devrait donc être de 2964.
Pertes : 64 morts, 290 désertés, 3 réformés avant la revue, 2 partis avec congé absolu, 6 rayés par jugement, 52 rayés par longue absence, 27 passés dans d’autres corps, 13 faits officiers, 197 réformés par l’Inspecteur général ; total 654. L’effectif reste donc à 2260.
Si l’on déduit encore les : 5 proposés pour la réforme ; 16 proposés pour les Vétérans ; aucun proposé pour les Invalides ; total 21. L’effectif ne sera que de 2239.
Or comme le complet de paix étant de 2261, il y aura un manque au complet de 22 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Enfin, dans un dernier tableau, nous avons le "Détail des présents au Bataillon de dépôt et de ceux réformés, de ceux congédiés avec récompense, ainsi que de ceux susceptibles d’avoir la haute paye sur tout le régiment; il indique pour le 43e Régiment :
Présents :
Officiers : 1 Major, 1 Chef de Bataillon, 1 Quartier maitre, 1 Adjudant major, 8 Capitaines, 5 Lieutenants, 7 Sous-lieutenants, 1 Chirurgien ; total 25.
Petit Etat-major : 1 Adjudant sous-officier, 1 Tailleur, aucun Guêtrier, 1 Cordonnier, aucun armurier, aucun Tambour-major, aucun Caporal tambour, aucun Musicien, total 3.
Sous-officiers et soldat : 9 Sergents majors, 14 Sergents, 7 Caporaux fourriers ; 41 Caporaux, 43 Grenadiers, 260 Fusiliers, 16 Tambours, 22 enfants de troupe ; total 415.
Total général : 440.
Réformés : aucuns Sergents-majors, 2 Sergents, aucun Caporaux fourriers, 9 Caporaux, 186 grenadier, Fusiliers et Tambours. Total 197.
Congédiés. Officiers : Aucun Chef de Bataillon, aucun Capitaines, 1 Lieutenant, aucun Sous-lieutenant ; total 1. Sous-officiers et soldats : 1 Sergent-major, 1 Sergent, aucun Caporal fourrier, 2 Caporaux, 17 Grenadiers, Fusiliers et Tambours ; total 21. Total général 22.
Haute paye. 10 ans de service, 1 Sergents et Caporaux, 4 soldats ; total 5. 15 ans de service, aucun Sergents et caporaux, aucun soldat ; total 0. 20 ans de service : 1 Sergents et Caporaux, aucun soldat ; total 1. Total général : 6.
Enfants. D’Officiers : 13 ; de Sous-officiers et soldats 10 ; total 23 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le "Bulletin des mouvements de troupes ordonnés par le Ministre pour la garde des camps (Du 1er au 20 septembre 1805)" indique :
Boulogne, camp de droite
3e Bataillon du 43e de Ligne, 584 hommes, y compris 21 aux hôpitaux, 3 en jugement. Départ de Béthune le 13 Fructidor et arrivée à Boulogne le 16 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 447).
Le 4e complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements pour les Divisions du 4e Corps de la Grande Armée. 1ère Division. Le 43e Regiment de 1igne a son 1er Bataillon à à Lingenfeld et Westheim; son 2e Bataillon à Schwegenheim et Weingarten (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100).
Le 1er Vendémiaire an 14 (23 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe l' "Ordre de marche pour le 4e corps de la Grande Armée.
Le général de division Saint-Hilaire donnera ordre aux régiments qui composent sa division de cantonner demain 2, savoir :
... Le 43e régiment, à Üngenfeld, Westheim, Schweigenheim et Weingarten ...
Le 3, la division se rendra en son entier à Spire, où elle sera cantonnée et recevra de nouveaux ordres.
A son passage à Landau, cette division sera complétée en pain, pour jusqu'au 4 compris ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 495).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
4e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
1re division.
43e de Ligne. 2 Bataillons, 1766 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Augsburg, au Commandant du détachement du 43e de Ligne : "Monsieur,
Vous voudrez bien partir avec votre détachement le lendemain de votre arrivée à Heilbronn, pour rejoindre votre régiment, en passant par Hall, Ellwangen, Nördlingen et Donauwörth, où vous prendrez des renseignements de l'officier supérieur qui y commande, afin de vous diriger de suite sur votre corps" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 477).
Un "Etat de situation des différents détachements envoyés par les bataillons de dépôt et qui doivent être arrivés à Spire le 18 brumaire et en partir le 19", signé par l'Adjudant commandant Petiet, indique, pour la 1re Division du 4e Corps d'Armée, que le détachement du 43e Régiment d'Infanterie de Ligne, fort de 85 hommes, Officiers compris, est arrivé le 26 Vendémiaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1170).
Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
- Austerlitz, 2 décembre 1805
La Division Saint-Hilaire se porte en toute hâte vers le mamelon de Pratzen. Le 10e Léger, sous le commandement du Général Morand, s'empresse d'atteindre ce point essentiel, dont le Maréchal Soult a signalé l'importance. C'est une course au clocher dans laquelle il faut à tout prix arriver les premiers, sans se laisser retarder par des opérations secondaires : "Il fut expressément recommandé au général Saint-Hilaire, dit Soult dans son Rapport, de ne diriger aucune troupe sur Pratzen, quoique ce village fût fortement occupé par l’ennemi".
Les Régiments de ligne, avec l'artillerie, suivent à distance, et en échelons.
La Division passe sans difficulté le petit ravin qui descend de Pratzen vers Kobelnitz, s'avance dans la plaine, et bientôt commence à gravir la colline. Il est probable qu'elle a émergé du brouillard en arrivant à la cote 240 ou 250 ; c'est le moment où la pente devient sensible. Le 10e Léger n'est plus alors qu'à 700 ou 800 mètres du sommet. La Brigade Thiébault (14e et 36e) suit à 300 mètres de distance environ ; celle du Général Varé (43e et 55e) est plus loin encore, et tenue en réserve.
La Brigade Levasseur, de la Division Legrand (Chasseurs corses, 18e et 75e), est à un kilomètre sur la droite, en position devant Kobelnitz, pour couvrir le flanc droit de Saint-Hilaire, lui servir de réserve et empêcher toute tentative de l'ennemi sur les derrières de la Brigade de droite de la Division Legrand.
La Division Vandamme, partie de Jirzikowitz en même temps que Saint-Hilaire part de Puntowitz, se trouve fort en retrait sur la gauche. Les 46e et 57e de Ligne (Brigade Ferey) marchent en première ligne et, semble- t-il, à la même hauteur, à distance de déploiement ; le 28e suit, tenu en réserve. Le 24e Léger avec le 4e de Ligne sont portés plus à gauche, pour assurer la liaison avec le 5e Corps et la Réserve de cavalerie vers Blaziowitz.
"Les deux bataillons du 4e régiment furent placées à l’extrême gauche, et le 2e bataillon fut détaché encore plus à gauche, sans doute pour concourir à la prise du village de Balsiowitz. Le 24e était donc à droite, et appuyé à la brigade du général Ferey".
Au moment où les ennemis aperçoivent le 10e Léger, il n’a plus que 700 à 800 mètres à parcourir pour atteindre le plateau.
La Brigade Morand (10e Léger) progresse lentement dans la direction du sommet, repoussant d’abord un premier Bataillon, mais est arrêté près de la crête par un Régiment entier (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 175-177).
C’est alors que Langeron vient porter secours à Kamenski, dont la brigade subit le feu meurtrier des Français. Langeron ordonne alors, vers 11 heures, une charge à la baïonnette pour soustraire ses Bataillons au feu supérieur des Français, et de porter sur le plateau la plus grande partie de ses troupes. Russes et Autrichiens s’acharnent, mais ne parviennent pas à déloger les Français du mamelon, où le 10e Léger se cramponne furieusement.
Le 43e de Ligne vient entretemps secourir Thiébault.
La Brigade Varé (43e et 55e) est d’abord tenue en réserve. Mais, dès qu’elle voit le 10e Léger prendre pied sur le plateau, cette Brigade contourne le village de Pratzen et se jette sur le flanc gauche des Russes, que Vandamme aborde au même instant. Le 55e continue à se battre en liaison avec les troupes de Vandamme ; le 43e revient, vers 10h30, unir ses efforts à ceux de Morand et de Thiébault pour assurer à la Division Saint-Hilaire la possession du plateau de Pratzen.
Au Nord de Pratzen, l’infanterie russe commandée par Miloradowitch a à peine le temps de se déployer face à la droite quand elle est assaillie par la brigade Ferey (46e et 57e) sur son front, et par celle de Varé (55e et 43e) sur son flanc gauche. Les russes ne peuvent opposer une bien longue résistance.
Lorsque la Brigade Ferey, à laquelle se joint le 55e, reprend le mouvement en avant, elle rencontre une partie des troupes autrichiennes de Kollowrath ; le Régiment de Salzbourg se trouve, semble-t-il, sur le Stary Vinohrady. Le Général Vandamme le fait attaquer par le 4e de Ligne et le 24e Léger. La lutte est acharnée jusque vers 12 h 30 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 181-182).
Au moment où Thiébault pénètre dans Sokolnitz, la Brigade de droite de Vandamme (46e et 57e) vient s’engager à ses côtés contre Olsoufiev, mais ne peut l’empêcher de se replier vers Telnitz et Aujezd.
Le 36e, poursuivant les Russes dans le village de Sokolnitz, y rejoint le 48e de la Division Friant. Les Russes qui combattent dans la plaine, viennent d’être culbutés par le 15e Léger, le 33e, le 108e, le 3e et le 111e, contre les murs du parc. Le 36e et le 48e se précipitent dans le parc et le château, en chasse l’ennemi et le poursuit sur la colline au nord-ouest. Le Général Thiébault, qui conduit le 36e, est blessé à l’attaque des hauteurs.
Les Généraux Saint-Hilaire et Legrand, voyant les Russes repoussés au nord-ouest de Sokolnitz, se disposent à leur couper toute retraite de ce côté. Le 10e Léger, le 43e et le 14e sont dirigés sur Kobelnitz ; la Brigade Levasseur les suit depuis quelques temps déjà ; l’Empereur a appelé de ce côté une partie des Grenadiers Oudinot, qui arrivent dans la direction opposée.
Le 36e et le 48e restent seuls sur la hauteur au nord-ouest de Sokolnitz.
Les Russes tentent de s’échapper vers le nord.
Przibiszewski, avec les Généraux Selekhov et Stryck, et 3000 hommes, bat en retraite suivant la crête qui sépare le vallon de Maxdorf et du Goldbach. Il est talonné par le 36e et le 48e (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 207-208).
Le 31e Bulletin de la Grande Armée, daté d'Austerlitz, le 14 Frimaire an 14 (5 décembre 1805), raconte : "… Beaucoup de chefs de bataillon ont été blessés. Les voltigeurs ont rivalisé avec les grenadiers. Le 55e, le 43e, le 14e, le 36e, le 40e, le 17e mais on n'ose nommer aucun corps, ce serait une injustice pour les autres ; ils ont tous fait l'impossible. Il n'y avait pas un officier, pas un général, pas un soldat, qui ne fût décidé à vaincre ou à périr ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 502 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.1, p. 534 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9546).
Le Chef de Bataillon Proffit, blessé, est cité dans le 35e Bulletin de la Grande Armée (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 517 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9559).
/ 1806
Le 4 avril 1806, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, mon intention est que les quatrièmes bataillons des 5e régiment d'infanterie légère, 7e et 86e de ligne, ne soient formés que lorsque tous leurs prisonniers seront rentrés d'Angleterre. Vous trouverez ci-jointes les nominations que j'ai faites pour le 5e régiment d'infanterie légère. Je désire que vous me proposiez, pour les quatorze places de lieutenants qui sont vacantes dans ce régiment, quatorze sous-lieutenants pris dans le corps que commande le général Oudinot et qui seront remplacés par quatorze des vélites nommés sous-lieutenants. Je désire aussi que vous me proposiez pour les six places de lieutenants vacantes dans le 86e régiment deux sous-lieutenants du 43e, deux du 57e et deux du 3e régiment d'infanterie de ligne" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 375 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11824).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 43e [fera partir un détachement de] 120 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "... Donnez ordre à un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, un caporal-fourrier, 4 sergents, 8 caporaux et à 300 hommes du 9e bataillon du 25e de ligne de partir de Boulogne pour rejoindre les deux premiers bataillons de guerre en Allemagne.
Donnez le même ordre à un pareil détachement du 3e bataillon du 36e, à un pareil détachement du 43e, à un pareil détachement du 55e, à un pareil détachement du 28e de ligne, à un pareil détachement du 50e, à un pareil détachement du 75e, et à un détachement du 45e organisé de la même manière, mais de 450 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 625 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12872).
Le même 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
Nap
ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de la Roër ne fournira rien au 79e ni au 86e. Les 200 hommes qu'il devait fournir au 79e seront donnés au 45e, et les 394 hommes qu'il devait fournir au 86e seront donnés au 43e. Ainsi le 45e aura 403 hommes et le 43e en aura 597 ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
/ 1807
Le 27 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il sera distribué le 30 janvier :
300 capotes au 43e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14174).
Le 3 février 1807, à Bergfried, le Général Saint-Hilaire, que l'Empereur porte sur Kaltfliess, a l'avantage d'y trouver l'ennemi et de le repousser au-delà du pont, avec le 10e régiment d'infanterie légère, soutenu des 36e et 43e de ligne, après lui avoir fait perdre plus de 400 hommes dont 150 prisonniers. Cet engagement s'étant prolongé très avant dans la nuit, l'obscurité favorise l'ennemi pour retirer son artillerie et sauver une partie de son monde (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 188).
"XXe BULLETIN.
A Preussich-Eylau, le 9 février1807.
Bataille d'Eylau.
... Le colonel Lacuée, du 63e, et le colonel Lemarois, du 43e, ont été tués par des boulets" (Panchoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 170 ; Les Bulletins de la Grande armée : précédés des rapports sur l'armée française, depuis Toulon jusqu'à Waterloo, extraits textuellement du Moniteur et des Annales de l'empire : histoire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon, avec des notes historiques et biographiques sur chaque officier. Tome 4 / par Adrien Pascal; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 124 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11790 - 58e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE).
Le 9 février 1807, à 5 heures du soir, l'Empereur écrit, depuis Eylau, à M. de Talleyrand : "Monsieur le Prince de Bénévent …
Dites à Lemarois que son frère a été tué, qu'il s'est conduit bravement …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11790 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14286).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
4e corps
... 43e de ligne ...
À Bromberg ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean : "Monsieur Dejean, faites-vous rendre compte pourquoi il manque tant d'officiers aux corps de réserve.
Par exemple, il n'y a au 17e de ligne, camp de Boulogne, que 14 officiers présents; il doit y en avoir 20 ou 30 dans un bataillon; il manque donc la moitié des officiers dans ce bataillon.
Le 19e n'a que 18 officiers ; le 25e n'en a que 19 ; le 36e n'en a que 12 ; le 43e n'en a que 14 ; le 50e n'en a que 15 ; le 55e n'en a que 14 ; de sorte que l'on peut dire qu'il manque à peu près la moitié des officiers.
On peut dire la même chose du 26e et du 46e.
C'est encore bien pis au corps du maréchal Kellermann ; il n'y a guère que le tiers des officiers présent" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12039 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14648 ; E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 8).
Le même 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… Pour la Grande Armée
… 43e de ligne 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).
Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Soult : "Mon Cousin … Le 36e, le 43e et le 55e auraient à peine l'effectif présenté, s'ils n'avaient rien perdu à Iena et à Eylau ...
Je regarde donc cet état comme à refaire …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12074 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14730).
Toujours le 18 mars 1807, l'Empereur écrit encore, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "En conséquence des derniers états de situation que vous m'avez remis, il résulte ...
Que le 17e, 19e, 25e, 28e, 35e de ligne, 43e, 46e, 48e, 50e, 55e, 108e et 13e légère auraient un effectif de 15 500 hommes et qu'il manquerait 4 800 hommes pour que ces bataillons fussent au complet effectif de 1 260 hommes par bataillon
Voici comment j'arrive à ce résultat ...
Faites-moi connaître l'état de situation au 15 mars de tous les 3es ou 4es bataillons de l'armée, effectif.
Mettez à côté ce qu'ils devaient recevoir de 1806 et 1807 et réserve ; ce qui était reçu aux corps au 15 mars et faisant partie de leur situation, en ajoutant à la situation au 15 mars ce qui leur reste à recevoir de la conscription, ils auront, dans le courant de l'été, la force qu'il faut que ces bataillons aient. Par la différence de cette situation au complet effectif de 1 260 hommes, on aura ce qu'il est nécessaire de leur donner encore de la conscription de 1806. Il faut cependant faire attention qu’il a des bataillons qui ont leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Grande Armée" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14727).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 43e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Le 30 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, j'ai fait sur les états de situation suivantes au 1er avril les observations suivantes :
Je vois dans l'état de situation au camp de Boulogne au 8 mars qu'il y a 822 hommes des 17e, 25e et 43e régiments de ligne destinés à se rendre à la Grande Armée. Je vous prie de les faire partir sans délai ...
J'ai ordonné que l'on conservât toujours pour la défense de Boulogne 600 hommes de chacun de ces bataillons, et que l'on fît partir ce qui excède ce nombre ; mais ce serait très mal entendre cet ordre que de faire partir les hommes qui arrivent ; ce sont au contraire, les plus instruits qu'il faut nous envoyer. Ainsi, non seulement avant que les conscrits soient habillés, mais même lorsqu'on est prévenu qu'ils vont arriver, il faut aussitôt prendre parmi les hommes les plus instruits ceux qui se trouveront surpasser le nombre de 600, et en former de bons détachements pour la Grande Armée ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1080 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15472).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 43e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 43e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Composition du 4e Corps du Maréchal Soult au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Saint-Hilaire : 10e Léger, 14e, 22e, 36e, 43e, 55e de Ligne, 12 Bataillons, 8763 hommes.
2e Division Carra Saint-Cyr : 24e Léger, 4e, 28e, 46e, 57e de Ligne, 10 Bataillons, 8219 hommes.
3e Division Legrand : 26e Léger, 18e, 75e et 105e de Ligne, Tirailleurs corses, Tirailleurs du Pô : 10 Bataillons, 7302 hommes.
Artillerie et Génie : 55 pièces, 842 hommes.
Cavalerie légère, Général Guyot : 8e Hussards, 16e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons, 1235 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
Le 43e combat, le 10 juin 1807, à la bataille d’Heilsberg. Lorsque la Division Saint-Hilaire atteint la ligne des ouvrages russes, l'ennemi l'attaque sur ses deux flancs. "Le 10e d'infanterie légère et le 57e de la seconde ligne le repoussèrent sur la droite tandis qu'à gauche le 43e et le 46e ... obtinrent le même succès". Néanmoins la Division, prise entre deux feux et subissant des pertes énormes, doit se replier à l'ouest du ravin du Spuy Bach. "Dès lors l'affaire se changea sur la droite en une canonnade qui se prolongea très avant dans la nuit" (Journal des opérations du 4e Corps - In : Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 175).
Le 27 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin …
Donnez ordre au 43e de ligne de se rendre à Boulogne. Donnez le même ordre à tous les détachements des régiments provisoires et autres que ce régiment aurait en Allemagne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1398 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16631).
Le 21 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Madrid, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d’Espagne : "Ordre qu'avant midi on distribue ... Demain 400 culottes et vestes bleues au 12e, 400 bleues. Au 43e, 300 blanches et au 51e 300, au 55e idem.
Ce qui fera 1 300 culottes et vestes. Ordre (de distribuer à la) division Lapisse 500 bonnets de police et à la division Dessolle 500.
Vous ordonnerez que dans la journée on me rende compte de l'exécution de ces ordres et de ce qui reste en magasin" (Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19581).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 43e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 16e Division militaire. Boulogne (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
... Le 43e a 100 hommes disponibles à son 5e bataillon ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 100 hommes du 43e dans ceux du 67e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Enfin, les colonels des autres régiments laisseront de même à Strasbourg le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires, dans la proportion qui vient d'être indiquée, pour recevoir le détachement destiné à leur régiment.
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du 5e bataillon du 43e rég. d'infanterie de ligne, 100 hommes venant de Boulogne arriveront à Strasbourg le 3 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 100 hommes du 43e régiment dans ceux du 67e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Je vous ai donné ordre, le 6 mars, de faire partir des 14e, 44e, 43e, 51e et 55e des détachements formant 1900 hommes. Faites-moi connaître l'époque de leur départ et celle de leur arrivée à Strasbourg ...
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 266).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 67e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 43e Régiment de ligne, 100 hommes demandés. Partira de Boulogne le 12 mars pour être le 8 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
/ Formation d'une Réserve puis en Mars 1809, mobilisation des Compagnies de Chasseurs des 5es Bataillons des Régiments d’infanterie légère; Corps d'Oudinot
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... Le 5e régiment provisoire sera composé de 3 bataillons formés de la manière suivante :
1er bataillon : 3 compagnies du 5e bataillon du 7e de ligne, 3 compagnies du 5e bataillon du 19e de ligne.
2e bataillon : 3 compagnies du 5e bataillon du 25e, 3 compagnies du 5e bataillon du 28e.
3° bataillon : 3 compagnies du 5e bataillon du 36e, 3 compagnies du 5e bataillon du 43e ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 6e demi-brigade.
1er bataillon.
3e compagnie du 5e bataillon du 17e de ligne.
3e compagnie du 5e bataillon du 19e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3e compagnie du 5e bataillon du 25e de ligne.
3e compagnie du 5e bataillon du 28e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3e compagnie du 5e bataillon du 36e de ligne.
3e compagnie du 5e bataillon du 43e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Saint-Omer ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve.
Donnez ordre qu'au 1er avril, deux compagnies des 17e d'infanterie légère et 19e, chacune de 140 hommes et formant ensemble 560 hommes, se rendent à Saint-Omer. Ces quatre compagnies formeront le fonds du 1er bataillon de la 6e demi-brigade provisoire de réserve. Que deux compagnies, tirées de même des 5es bataillons du 25e et du 28e, se mettent également en marche pour Saint-Omer où elles formeront le fonds du 2e bataillon, enfin que deux compagnies des 5es bataillons des 36e et 43e se réunissent à Saint-Omer, pour former le fonds du 3e bataillon de la 6e demi-brigade. Ainsi, cette demi-brigade se trouvera d'abord composée de 16 compagnies à 140 hommes. Si les dépôts ne peuvent fournir ce nombre, ils fourniront, du moins, ce qu'ils pourront, pourvu, toutefois, qu'il y ait 80 hommes par compagnie ; ils devront sans nouvel ordre compléter leur compagnie à 140 hommes, par l'envoi successif des hommes habillés et disponibles. Cet envoi sera réglé tous les samedis, de manière que chaque détachement soit au moins de 20 hommes.
Comme les 5es bataillons qui concourent à la formation de cette demi-brigade doivent fournir 3 compagnies, chaque dépôt se tiendra prêt à procéder à la formation de la 3e compagnie, aussitôt que les deux premières seront complétées ...
La réunion de ces 3 demi-brigades va bientôt me permettre de disposer des 10 4es bataillons qui doivent rejoindre leurs bataillons de guerre en Allemagne ; ils doivent se tenir prêts à se mettre en marche, mais avant de leur en donner l'ordre, je désire pourvoir, de la manière suivante, au moyen de porter ces 4es bataillons au complet de 840 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).
/ 1810, Allemagne, Armée du Nord et Brabant
- Camp de Boulogne
Le territoire du camp de Boulogne s'étend sur le camp proprement dit, qui se divise en camp de droite et camp de gauche, mais aussi sur la place même de Boulogne et sur les arrondissements de Dunkerque et de Calais. Les troupes occupant ce territoire portent le nom de Premier Corps de Réserve. A partir de février 1810, la composition des troupes se modifie, le Général Vandamme remplace le Général Sainte-Suzanne dans son commandement. Les Cohortes nationales, dont on a beaucoup à se plaindre au point de vue de la discipline, sont dissoutes et remplacées par les 46e, 72e et 19e de ligne, auxquels s'ajoutent les Dépôts des 36e, 43e, 55e et 13e léger (25 mars).
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT.
La 6e demi-brigade provisoire, composée de trois bataillons formés de détachements des 17e, 19e, 25e, 28e, 36e et 43e régiments d’infanterie de ligne, sera dirigée sur Boulogne, pour y demeurer sous le commandement du général Vandamme, Ainsi, le camp de Boulogne sera composé des 19e, 46e, 72e régiments de ligne, et de la 6e demi-brigade provisoire, formant ensemble un effectif d'environ 10.000 hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
/ 1811
- Camp de Boulogne
Le 1er janvier 1811, la situation des troupes du camp de Boulogne est la suivante :
Général Vandamme commandant en chef : Quartier général à Boulogne.
Infanterie
13e d’Infanterie légère (Dépôt), 17 Officiers, 218 hommes, 2 chevaux.
55e de Ligne (Dépôt), 17 Officiers, 114 hommes.
43e - (Dépôt), 6 Officiers, 112 hommes.
36e – (Dépôt), 8 Officiers, 149 hommes.
46e de Ligne, 44 Officiers, 1247 hommes
19e - 51 Officiers, 1438 hommes, 9 chevaux.
72e - , 52 Officiers, 1491, 9 chevaux.
Tirailleurs corses et du Pô, 20 Officiers, 701 hommes, 4 chevaux.
Cavalerie
24e chasseurs à cheval, 20 Officiers, 343 hommes, 383 chevaux.
Gendarmerie impériale, 1 Officier, 24 hommes, 26 chevaux.
Artillerie à pied, 38 Officiers, 1528 hommes.
Marine, 27 Officiers, 850 hommes, 6 chevaux.
Génie, 3 compagnies, 7 Officiers, 231 hommes, 15 chevaux.
Le 13 février 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, au 1er avril l'armée d'Allemagne sera composée de la manière suivante :
... 2e division : le général de division Friant, commandant ; les généraux Grandeau et Duppelin, généraux de brigade. 2e d'infanterie légère ; 43e, 48e, 111e de ligne.
... Chaque régiment, dans le courant de l'été, aura 4 bataillons ; ce qui fera 16 bataillons par division ou 12,000 hommes.
Chaque régiment aura également, dans le courant de l'été, 4 pièces de canon ; ce qui fera 16 pièces de canon par division ...
Les mouvements de l'armée d'Allemagne doivent se faire par Wesel, qui est le grand dépôt.
Ces ordres doivent être tenus secrets, et vous devez prescrire les différentes dispositions sans que personne ait connaissance de cette lettre. Vous m'apporterez vous-même la formation de l'armée en ses différentes parties, avec la désignation des officiers, pour que je l'approuve, et vous l'enverrez ensuite au prince d'Eckmühl, comme définitivement arrêtée ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17328 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 25918; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 39).
Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
ANNEXE
Etat indiquant les éléments de la formation des 6es bataillons des régiments de l’Armée d’Allemagne
Régiments qui forment les 6e bataillons |
Conscrits du régiment |
Supplément de 150 conscrits à tirer du régiment de Walcheren (ce supplément ne compte que pour 50 |
Suppléments à tirer d'autres régiments |
Total de ce que 6e bataillons aura |
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Conscrits que le régiment reçoit et hommes disponibles |
Conscrits pour compléter les bataillons suisses |
Conscrits du 4e bataillon A |
Reste pour le 6e bat. B |
Numéros du régiment d'où on les tire |
Anciens soldats C |
Conscrits D |
Total |
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21e de ligne |
1200 |
800 |
400 |
50 |
Le 43e |
73 |
73 |
146 |
726 |
|
Le 45e |
65 |
65 |
130 |
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A : Ces conscrits partiront le 1er juillet 1811 de leur dépôt pour les 6es bataillons en Allemagne.
B : Ces 1500 conscrits partiront de Walcheren par compagnie, dirigés sur le dépôt en France pour le 5e bataillon. Elles commenceront à partir le 15 mai.
C : Ces conscrits partiront dès le 10 mai pour l'Allemagne.
D : Ces conscrits partiront le 1er juin de leur dépôt" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26814; ce tableau est donné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 239).
Le 3 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre au général commandant l'île de Gorée de faire partir les 2 compagnies du 43e, du 22e et du 27e, formant un bataillon de 900 hommes, et de les diriger sur Gorcum d'où elles se rendront par terre et par la rive droite du Rhin sur Hambourg. À leur arrivée à cette destination, le prince d'Eckmühl placera les soldats qui les composent dans ses différents régiments, en ayant soin de porter d'abord au grand complet les 2 régiments qui sont à Stettin, de sorte que chaque bataillon soit fort de 840 hommes présents sous les armes. Les officiers et sous-officiers de ces compagnies retourneront dans l'île de Walcheren.
Donnez le même ordre au bataillon de l'île de Schouwen.
Vous laisserez maître le général Gilly, pour le bataillon de l'île de Schouwen, et le général qui commande à Gorée, pour le bataillon de l'île de Gorée, de retarder le départ de ces bataillons s'ils ne sont pas parfaitement armés et équipés, mais dans ce cas ils devront vous rendre compte des raisons qui auront retardé ce départ. Vous prescrirez à l'un et à l'autre de ces généraux les mesures nécessaires pour empêcher la désertion et vous préviendrez de ce mouvement les commandants des divisions militaires et le prince d'Eckmühl ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5721 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27515 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 22).
Le 1er janvier 1812, le 43e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Gravelines (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre ... Donnez ordre que 100 hommes du 65e, 60 hommes du 28e de ligne, 120 hommes du 43e, 40 hommes du 50e, ce qui fait un total de 330 hommes, se rendent à Wesel, et qu'ils y soient formés en un 1er bataillon de marche du 3e corps. Ces 320 hommes se dirigeront de Wesel sur Magdeburg où ils seront incorporés dans le 46e. On ne mettra dans ce bataillon que le nombre d'officiers nécessaires pour conduire ces hommes ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne ...
1er bataillon de marche du 3e corps :
Détachement du 65e de ligne, 100, à Wesel le 28 mars.
- du 50e id., 40, id. le 30 mars.
du 28e id., 60, id. le 3 avril.
du 43e id., 120, id. le 3 avril.
Total, 520 hommes.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Wesel; il pourrait s'y reposer le 4 et en partir le 5 pour se diriger sur Magdebourg, d'où M. le maréchal duc d'Elchingen le ferait arriver au 3e corps pour être incorporé dans le 46e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne ...
1er bataillon de marche du 3e corps :
Détachement du 65e de ligne, 100, à Wesel le 28 mars.
- du 50e id., 40, id. le 30 mars.
du 28e id., 60, id. le 3 avril.
du 43e id., 120, id. le 3 avril.
Total, 520 hommes.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Wesel; il pourrait s'y reposer le 4 et en partir le 5 pour se diriger sur Magdebourg, d'où M. le maréchal duc d'Elchingen le ferait arriver au 3e corps pour être incorporé dans le 46e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Le 23 juin 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... Celle [la garnison] de Spandau n'a encore que deux bataillons : les 6e des 19e et 93e régiments, mais j'espère que les trois autres : les 6e des 43e, 37e et 56e régiments arriveront bientôt. J'en attends des nouvelles à chaque instant ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 492).
Situation du 11e Corps, 30e Division (15 août), 1re Brigade : 6e Demi-brigade, Major Legros : Etat-major (1 Officier, 3 chevaux) ; 4e bataillon du 16e Léger (21 Officiers, 646 hommes, 7 chevaux d’Officiers) ; 4e Bataillon du 21e Léger (14 Officiers, 721 hommes, 4 chevaux d’Officiers) ; 4e Bataillon du 28e Léger (16 Officiers, 779 hommes, 4 chevaux d’Officiers) ; 5e Bataillon du 28e de Ligne (2 Officiers, 148 hommes) ; 5e Bataillon du 43e de Ligne, non comprises 2 Compagnies (3 Officiers, 240 hommes, 2 chevaux d’Officiers) ; 5e Bataillon du 65e, non comprise 1 Compagnie (4 Officiers, 226 hommes) (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 334).