Le 37e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 37e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8
"Revue d’inspection passée le - an 8
Revue d’inspection passée le - an -
37e Demi-brigade.
Etat-major.
Lacroix, Chef de Brigade, du 6 Germinal an 2.
Schreiner, Chef de Bataillon, du 1er Floréal an 2. Noté par le Chef de Brigade comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Hypolite Mathieu, Chef de Bataillon, du 12 Messidor an 7. Noté comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Claude Jean Mathieu, Chef de Bataillon, du 7 Fructidor an 6. Noté comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Arland, Adjudant-major, du 7 juin 1793. Noté comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Lefebvre, Adjudant-major, du 1er Vendémiaire an 5. Noté comme très instruit et d’une conduite irréprochable.
Margarot, Adjudant-major Lieutenant, du 5 Vendémiaire an 8. Noté comme très instruit et d’une conduite irréprochable.
Grelet, Quartier-maitre Capitaine, du 15 mars 1792. Noté comme très instruit dans la partie administrative, et d’une conduite irréprochable.
Dufresne, Quartier-maitre Sous-lieutenant, du 1er Prairial an 3. Noté comme instruit dans la partie administrative, et d’une conduite irréprochable.
Pierron, Adjudant sous-officier, du 24 mars 1792. Noté comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Marchal, Adjudant sous-officier, du 15 Pluviôse an 2. Instruit et d’une bonne conduite.
Charron, Adjudant sous-officier, du 25 Prairial an 2. Noté comme instruit et d’une conduite irréprochable.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Renard, Chef de Brigade, membre d’un conseil de guerre.
Colligny, Chef de Bataillon, au Dépôt.
Delannay, idem, Commandant de place à Arrand.
Farin, idem, Commandant de place à Trèves.
Grenier, idem, Aide de camp de son frère.
Dervilly, idem, inconnu au corps.
Administration" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 10 Messidor an 8 (29 juin 1800), Nansouty écrit, depuis Rottenbuch : "Vous ne me parlez pas mon cher Général dans la lettre que j’ai reçue de vous cette nuit du b(ataill)on de la 38e que j’ai laissé hier à Hochenfurt [HOHENFURCH] avec une comp(agn)ie de grenadiers de la 37e. Vous m’aviez dit que vous lui feriez expédier l’une de vos pièces ( ?) mais que vos dispositions n’en soient pas changées, je vous serais obligé, de vouloir bien me l’envoyer à Peutingen [PEITING]" (Document C. P.)
Le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, vous trouverez ci-joint l'ordre au ministre de la Marine de faire débarquer de l'escadre de Brest tout ce qui reste des 65e, 47e et 70e régiments. Vous donnerez ordre au 65e de réunir ses trois bataillons à Rennes, et vous ferez passer une revue de ce réginent qui doit être rendu mobile et s'attendre à partir au premier moment. Il restera donc dans la 13e division militaire les 15e et 37e de ligne de quatre bataillons qui continueront à avoir à bord de mon escadre chacun 1 500 hommes de garnison. Le 47e sera réuni à Lorient et tiendra garnison à Belle-Île. Le 70e sera réuni à Saint-Brieuc et fournira des garnisons aux îles de Bréhat et autres points de la côte.
Ces quatre régiments complèteront leurs compagnies de grenadiers à 100 hommes, comme je l'ai déjà ordonné ; les compagnies de grenadiers des 15e et 37e, commandées par des chefs de bataillon de chacun de ces corps formant deux bataillons et celles des 47e et 70e commandées par un chef de bataillon de ces deux corps faisant un seul bataillon sous les ordres du général Girardon, avec huit pièces d'artillerie, seront mobiles et prêtes à se porter partout où leur présence deviendrait nécessaire. Vous me ferez connaître le jour où le 65e sera arrivé à Rennes et sera disponible ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 175 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10808 - Note. A la lettre précédente se trouve annexé un extrait de la lettre susvisée de 1'Empereur au ministre de la marine ainsi conçu : "Que tout ce qui est embarqué sur l'escadre de Brest appartenant au 65e régiment soit débarqué, ainsi que tout ce qui appartient aux 47e et 70e régiments, ce qui forme un déficit de 1.700 hommes sur les troupes embarquées à bord de l'escadre de Brest, mais qui seront remplacés par les 699 hommes du 15e de ligne, aujourd'hui embarqués comme équipage, et par les 828 hommes du 37e, embarqués comme équipage et comme passagers, de manière qu'il n'y aura à embarquer à bord de l'escadre de Brest que les garnisons et qu'elles seront toutes des 18e et 37e, les trois autres régiments devant être rendus mobiles").
Le 1er jour complémentaire an 13 (18 septembre 1805), à Saint-Cloud, on soumet à l'Empereur une "Propositions du ministre de la guerre pour l'organisation des seize compagnies de grenadiers qui sont destinées à former un corps d'observation en Bretagne"; Napoléon répond : "Les compagnies de grenadiers des 4 bataillons du 15e formeront le 1er bataillon, celles des 4 bataillons du 37e le second, et celles des 47e et 70e le troisième. Du reste ces bataillons continueront à faire partie des régiments, et entreront dans leurs états de situation et leur comptabilité" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 177).
/ 1806
Le 4 avril 1806 , l'Empereur écrit, depuis la Malmaison, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean ... Donner ordre au 37e de ligne qui est dans la 13e division militaire de se rendre à Chambéry" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 376 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11825).
A Saint-Cloud, le 2 mai 1806, "Le ministre directeur de l’administration de la guerre demande l’autorisation de faire remplacer, sur le vaisseau le Suffren, le détachement du 37e de ligne par un détachement d'égale force tiré du dépôt du 66e"; "Approuvée", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 421).
Le 9 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Vice-Amiral Decrès, Ministre de la Marine et des Colonies : "Donnez l’ordre que les 1100 hommes du 93e embarqués sur l'escadre du contre-amiral Allemand à Rochefort soient débarqués au 1er juin pour joindre leur corps à Turin. Ils seront remplacés par 300 hommes du 82e et 300 hommes du 66e et 600 hommes d'artillerie de la marine. Donnez également l'ordre que les 2 à 300 hommes du 37e embarqués sur l’escadre de Brest soient débarqués au 25 mai, pour rejoindre leur corps, et seront remplacés, si cela est nécessaire, par l'artillerie de la marine" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12086).
Le même 9 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre que les onze ou douze cents hommes qui sont à la disposition de la marine à Rochefort et qui doivent débarquer au 1er juin rejoignent leurs corps à Turin, et que les deux ou trois cents hommes du 37e régiment, embarqués sur l'escadre de Brest et qui seront débarqués le 25 mai se mettent en marche pour rejoindre également leurs corps" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 438 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12089).
Le 19 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Lacuée, Conseiller d'État : "J'approuve toutes vos observations … On ne donne au 37e que 800 hommes. Ce régiment est à Chambéry et est destiné pour le royaume d’Italie. Ce régiment a près de 600 hommes à Saint-Domingue, qu'on peut considérer comme perdus pour le régiment. On peut donc lui donner pour l'année prochaine 1400 hommes au lieu de 800 hommes" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12148).
Le 12 juin 1806, à Saint-Cloud, "Le ministre directeur de l'administration de la guerre rend compte à l'Empereur que le général Chasseloup sollicite le prompt envoi à Alexandrie d'un ou deux régiments de ligne pour activer les travaux des fortifications de cette place"; Napoléon répond : "Laissez le général Menou maître d'envoyer à Alexandrie le 93e qui est à Turin et de faire passer à Turin le 37e" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 482).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux généraux des divisions dans lesquelles se trouvent les 2e, 93e, 37e, 67e et 16e régiments de ligne de passer la revue de corps, afin de constater quelles sont les compagnies prisonnières ou embarquées et présentes aux drapeaux. On indiquera les bâtiments sur lesquels des compagnies ont été embarquées et dans quel mois. Ces états me sont nécessaires pour statuer sur l’organisation définitive de ces régiments" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 515 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12464).
Le 31 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, secrétaire, du cabinet de l'Empereur : "Envoyez au général Menou l'état ci-joint dans lequel il verra qu'il n'y a plus que 163 hommes du 2e ligne sur l'escadre de Cadix ; qu'il m'envoie sur ce régiment un état pareil à celui du 37e afin que je donne à ce régiment une organisation convenable et que je sache sur quoi compter" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12618).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de Montenotte ne fournira rien au 37e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
Le 8 septembre 1806 (note : la minute (Archives nationales, AF IV 870, septembre 1806, n° 58) est datée du 9 septembre), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "… je n’approuve pas qu'on envoie du 2e de ligne, du 7e, 16e, 37e, 56e, 57e et 93e un aussi grand nombre d'officiers et de sous-officiers pour se rendre à Chambéry, cela rendra ces corps non disponibles ; je ne suis pas dans des circonstances où cela puisse avoir lieu. Mais les 2e, 37e, 56e et 82e peuvent chacun envoyer à Chambéry de leurs 3es et 4es bataillons un capitaine, 2 lieutenants ou sous-lieutenants, 9 sergents et caporaux pour servir à cette escorte ; et chacun des 3es bataillons des 14 régiments de l’armée de Naples qui forment deux divisions de réserve à Bologne, Rimini, etc., peuvent très bien envoyer au dépôt de Chambéry un capitaine et deux lieutenants pour prendre eux-mêmes la conduite de leurs hommes. La division de réserve de l'armée de Dalmatie, et la division du Frioul qui sont à Vérone et ailleurs peuvent faire le même envoi. Le 4e et le 2e d'artillerie peuvent faire le même envoi. Enfin on pourrait accorder à tous ces officiers et sous-officiers, pour se rendre une fois à Chambéry, des indemnités qui leur serviraient à prendre des voitures, ces indemnités ne peuvent pas être une dépense considérable ; et ils reviendraient à pied en conduisant leurs conscrits. Cela est praticable parce que les montagnes du Mont-Cenis et de la Savoie sont très fatigantes. Ces dispositions me laisseront disponible tout un régiment" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12884).
Le 10 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "… Vous donnerez ordre au 7e de ligne, qui est à Grenoble, de se rendre à Turin, et au 37e, qui est à Turin, de se rendre à Alexandrie ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10761 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12898).
A Saint-Cloud, le 15 septembre 1806, "Le ministre directeur de l'administration de la guerre présente à l'Empereur le travail d'inspection des corps stationnés dans les 27e et 28e divisions militaires et en Italie"; l'Empereur répond : "Mettre sur-le-champ en exécution ce travail pour débarrasser les cadres de ce qu'ils ont d'inutile et nommer sur-le-champ aux places d'officiers vacantes. Le 37e ne se trouve pas là. Il n'y a pas non plus les quatorze dépôts de l'armée de Naples, qui sont dans le royaume d'Italie ; me faire connaître ce qu'il faut pour ces quatorze régiments. Je sais qu'il y a beaucoup d'officiers à la retraite, de sous-officiers infirmes ; cela charge les états de situation, le Trésor, et diminue la force de l'armée" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 642).
Le 19 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l’Administration de la Guerre : "... Laissez le général Menou maître de garder à Turin le 37e ou de l'envoyer à Alexandrie ou à Plaisance" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 658 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12985).
Le 21 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général.
J’ai reçu votre lettre en date du 18 septembre, par laquelle vous m’annoncez l’arrivée prochaine à Alexandrie du 37e régiment d’infanterie ; j’en ai de suite prévenu le commandant d’armes pour qu’il ait à faire, conjointement avec la municipalité, les dispositions nécessaires pour son établissement, mais je vous observe que vu le grand nombre de sous-officiers et soldats du 2e et 93e régiments, logés en ville, il y a presque impossibilité pour la commune d’en recevoir davantage ; cependant, mon Général, on va faire l’impossible pour que ce corps soit logé chez les habitants qui sont déjà surchargés et se plaignent beaucoup" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 21 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes, à Alexandrie : "Je sens, Général, le grand embarras que va vous donner, ainsi qu’à la municipalité, l’établissement du 37e régiment, dont je vous ai annoncé l’arrivée par ma lettre d’hier ; cependant, il faut faire l’impossible pour qu’il soit logé, car on ne peut rien changer aux dispositions du Gouvernement à cet égard. Je crois cependant que cette charge pour les habitants d’Alexandrie ne sera pas de longue durée et qu’on ne tardera pas à porter en avant les troupes que l’on réunit ici" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
La 3e division sera composée du 3e régiment d'infanterie légère, du 106e régiment de ligne et du 37e régiment de ligne.
A cet effet, le 37e, qui est à Turin, au lieu de se rendre à Alexandrie, se rendra à Plaisance, afin de se trouver plus près d'autant ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
/ 1807
Le 9 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Mon Général ... Je me suis adressé à S. A. I. le Vice-Roi pour obtenir de pouvoir prendre dans les magasins des effets militaires, ce qui pourrait manquer. Je me flatte que bientôt, ce corps sera dans la capacité de partir. Il ne me reste plus qu’à savoir où en sont les 4 Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs que doivent me fournir les 7e et 37e régiments qui sont à Turin. J’ose me flatter, d’après les promesses obligeantes que vous avez bien voulu me faire, que ces Compagnies ne resteraient point en arrière en cas que je reçus l’ordre de partir. Oserais-je vous prier de vouloir me faire connaitre leur position" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 16 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, d’abord au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur Dejean, il manque un major au 8e régiment de chasseurs. Pourquoi les 2e, 67e, 37e, 93e et 56e ont-ils leur habillement en mauvais état ? Le 7e et le 112e sont tellement dans un dénuement tel (sic) que le général Chabot demande pour eux un armement et un habillement complets. Faites partir de Paris un inspecteur aux revues ferme pour vérifier la comptabilité de ces régiments" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 522).
Le 17 janvier 1807, le Général Chabot écrit au Général Chef de l’Etat-major général, à Milan : "Mon cher Général, je vous adresse, conformément aux dispositions de votre lettre du [mot absent].
L’état de situation de la Division de Réserve. Mon chef d’état-major s’est conformé au modèle que vous m’avez envoyé.
Je vous prie d’observer que les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs qui composent les Bataillons d’élite, se trouvant à leur corps, je ne peux joindre les états particuliers. Celles des 7e et 37e Régiments sont encore à Turin" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de l’Etat-major général à Milan : "Je vous fais passer, monsieur, l’état de situation de la division de réserve, auquel j’ai joint les états particuliers qui m’ont été fournis par chaque Corps. Il m’est enfin arrivé de Turin une Compagnie de voltigeurs du 37e Régiment. Le Général Menou m’annonce incessamment l’arrivée des autres aussi voilà bientôt la division réunie.
Je vous prie d’observer à S. A. I. que je suis le seul officier général attaché à cette division ; s’il était possible que S. A. peut disposer d’un Général de Brigade. Je vous prie d’en faire la demande à S. A. le Ministre de la Guerre, pour ma division et en cas qu’il en ait point de disponible" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 29 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Prince Vice-Roi d’Italie : "Mon Prince ... J’attends 3 Compagnies de Grenadiers et de voltigeurs qui sont encore à Turin, pour former les Bataillons de réforme ( ?). J’ai demandé plusieurs fois au Général Menou de les envoyer ici, mais il m’assure qu’ils ne sont point encore habillés, et que d’ailleurs, la Compagnie de Grenadiers du 37e n’est que de 30 hommes, et j’ai vu avec peine que ce Corps n’a point été compris dans la répartition des Conscrits de cette année" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 mars 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Prince Vice-Roi d’Italie : "V. A. I. m’a fait ordonner, par son chef d’état-major, de comprendre dans les états de situation de la division que je lui adresse tous les 8 jours, les forces des compagnies qui doivent faire partie des Bataillons d’élite. Je n’ai pu, jusqu’à présent, remplir qu’en partie vos intentions à cet égard, 3 de ces compagnies, savoir :
Celles des Grenadiers et Voltigeurs du 7e, et celle de Grenadiers du 37e sont encore à Turin et malgré les différentes demandes que j’ai adressées tant au Général Menou, qu’à son chef d’état-major, il m’a été impossible d’en connaitre la force et de savoir où elles en sont pour leur habillement et équipement. Permettez-moi de solliciter de V. A. I. ses ordres pour que ces 3 Compagnies soient envoyées ici, ou que les états m’en soient envoyés régulièrement, afin que je sois dans le cas de remplir les ordres de V. A." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, le 56e et le 93e de ligne ; le 3e léger, le 2e de ligne, le 37e et le 67e ont levé leurs 3es et 4es bataillons en Piémont et dans les États de Parme, et leurs bataillons de guerre à l'armée d'Italie, aux camps de Brescia et de Vérone. Donnez des ordres pour qu'au 10 avril il parte de chacun de ces 3es et 4es bataillons des détachements pour renforcer les bataillons de guerre de manière que le complet des bataillons de guerre soit de 140 hommes par compagnie, et si cela n'est pas possible à 130 hommes. Les généraux Menou, Montchoisy et Pérignon peuvent désirer de garder des bataillons forts, mais veillez à l'exécution de mon ordre ; car je veux positivement que les bataillons de guerre soient au grand complet ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 939 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14651).
Le 16 mars 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Je suis très reconnaissant de l’attention que vous avez de me prévenir que les 2 Compagnies d’élite du 3e Bataillon du 7e Régiment sont sur le point d’être complétées, armées, équipées, habillées, et de m’annoncer leur arrivée prochaine à Alexandrie. Vous ne me parlez pas encore de la Compagnie de Grenadiers du 37e. Je vous avouerai que je suis impatient d’annoncer à S. A. le Vice-Roi que les Compagnies sont réunies et que la division de réserve attend ses ordres" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 mars 1807, Napoléon écrit, depuis Osterode, à Eugène : "Mon Fils, vous ne mettez pas dans vos états de situation ce que les dépôts doivent recevoir de la réserve de 1806, de la conscription et de la réserve de 1807, et cela rend vos états incomplets ...
De tous ces arrangements, la division Duhesme souffrira beaucoup. Voici, je pense, comme vous pouvez la former : le 8e d'infanterie légère peut former un bataillon de six compagnies, les trois autres compagnies au dépôt ; le 18e peut en former autant, le 81e autant, le 102e autant ; ce qui ferait quatre beaux bataillons ; et, en place des compagnies d'élite que vous lui ôtez, vous prendriez dans les compagnies d'élite des régiments qui ont des dépôts en Piémont. Le 56e et le 2e d'infanterie légère, le 67e et le 93e, le 37e pourraient offrir huit belles compagnies en remplacement de celles du 81e, du 53e, du 86e, du 92e, du 106e. Cette division se trouverait encore forte de 6,000 hommes" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892 - Il faut sans doute lire 2e de Ligne).
Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier : "... Donnez ordre que le 3e bataillon du 37e, qui est en Piémont, envoie 300 hommes pour compléter ses deux premiers bataillons à Augsbourg ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12232 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14992).
Le 19 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, j'ai donné ordre au prince Eugène de faire partir la division Molitor et la division Boudet pour se rendre en toute diligence à Augsburg. L'une part de Vérone et l’autre de Brescia. Ces deux divisions avec leurs commissaires des guerres, leurs ambulances et leur artillerie seront rendues du 1er au 10 mai à Augsburg.
La division Boudet est composée :
de deux bataillons du 22e de ligne
de trois bataillons du 55e
de deux bataillons du 93e idem.
La division Molitor est composée
de deux bataillons du 2e idem,
de deux bataillons du 16e idem,
de deux bataillons du 37e idem,
de deux bataillons du 67e idem.
Voyez le payeur pour savoir si j'ai encore des fonds à Augsburg. Si j'y ai des fonds, on pourrait profiter du passage de ces troupes pour leur faire payer un mois de solde. Je ne sais pas s’il y a à Augsburg un commissaire des guerres français" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15334 - Il s’agit des 1ère et 2e Divisions destinées au Corps d'observation des Côtes sous Brune. Cet ordre a été transmis par Berthier, et Eugène l'a reçu le 10 avril au soir).
Le 24 Avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Clarke, Gouverneur de Berlin et de la Prusse : "... La division Molitor arrive les 29, 30 avril, 1er et 2 mai. Mon intention est de la réunir à Magdeburg, où elle sera avant le 20 mai ; elle a aussi son artillerie et tout ce qui lui est nécessaire. En cas d'événements, elle sera aussi à votre disposition pour la faire doubler de marches. Voilà donc de gros et puissants renforts derrière vous. C'est une raison de plus pour diriger sans délai tous les régiments provisoires, soit de cavalerie, soit d'infanterie, sur l'armée. La division Molitor est composée des 2e, 16e, 37e et 67e de ligne ; tout cela est d'excellentes troupes …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12467 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15411).
Par décret du 30 avril 1807, l'Empereur nomme à un emploi de Chef de Bataillon à la 5e Légion de Réserve, M. Chaudron, Chef de Bataillon du 37e de Ligne (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 21).
Le 1er mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "... Vous savez, mon Général, qu’il manque, pour compléter le Bataillon d’élite, la Compagnie de Grenadiers du 37e Régiment. La Compagnie de Voltigeurs de ce Corps, n’est que de 62 hommes. C’est donc 38 hommes qu’il manque pour la porter à celle [mot absent].
Quant aux Compagnies d’élite du 7e, il ne manque que 7 hommes aux Grenadiers, et 4 aux Voltigeurs. S’il vous est possible, mon Général, de faire compléter ces Compagnies, je vous prierai de vouloir bien donner des ordres ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 37e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Le 19 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Dresde, à Fouché : "Dans votre bulletin du 3 juillet, il est question d'exactions commises par le major Husson, du 37e, à Gênes, et par Maximin, capitaine aide de camp du général Morangiès, etc. Faire les plus exactes perquisitions et me remettre ces rapports sous les yeux …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12927 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16040 - Note : Officiers accusés d'escroquerie envers des conscrits génois. Le Major Husson sera convoqué au Ministère de la Guerre en novembre 1807, il ne rejoindra pas son Corps et on ignore ce qu'il est devenu. Maximin, de son vrai nom André Mugès, sera acquitté par le Conseil de Guerre de Gênes).
Le 21 juillet 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "... J’ai reçu aujourd’hui du Général Menou, la demande d’envoyer à Turin les 3es Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs des 7e et 37e Régiments de ligne, qui d’après l’autorisation de S. A. le Prince Vice-Roi, doivent être mises à sa disposition. Ces troupes partiront d’ici le 23 de ce mois" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 22 juillet 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Mon Général, j’ai l’honneur de vous instruire qu’en exécution des dispositions de votre lettre du 20, et d’après les ordres qui m’avaient été directement adressés par le chef de l’état-major général de l’armée d’Italie, j’ai donné ordre aux 3es Compagnies des Grenadiers et Voltigeurs des 7e et 37e Régiments de ligne, qui font partie des Bataillons d’élite, de partir d’Alexandrie demain 23, pour se rendre à Turin où elles arriveront le 26 de ce mois.
Je suis étonné que les environs de Turin soient infestés de brigands, et qu’on ait besoin de déployer des forces pour comprimer la malveillance tandis que ceux de la Sesia et Marengo qui en étaient [mot illisible] jouissent de la plus parfaite tranquillité" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 octobre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Procureur impérial : "M. le procureur impérial, je viens d’être instruit que vous aviez reçu de S. E. le ministre de la justice, des lettres de grâces pour plusieurs condamnés au boulet, des ateliers établis à la citadelle d’Alexandrie. Quoique S. E. le ministre de la guerre ne m’ait point encore prévenu de ce dispositions, mon intention étant qu’il ne soit apporté aucun retard à l’exécution des dispositions bienfaisantes de Sa Majesté l’Empereur et Roi, envers des malheureux qui gémissent dans les prisons, je vous prie de vouloir bien me faire passer le plus tôt possible un état nominatif des individus qui ont obtenu leurs lettres de grâces, ainsi que copie certifiée de la lettre d’envoie de S. E. le ministre de la justice, afin que je puisse donner des ordres pour qu’ils soient traduits le plus promptement possible devant la cour criminelle à Casal, pour y recevoir le pardon qu’a daigné accorder Sa Majesté et qu’ils soient ensuite dirigés sur les corps auxquels ils sont destinés" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 25 octobre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Mon Général, S. M. l’Empereur et Roi, par un décret rendu à Tilsit, a daigné accorder le pardon à plusieurs condamnés au boulet, des ateliers établis à la citadelle d’Alexandrie. Je sais que ces lettres de grâce ont été adressées à M. le procureur général impérial près la cours de justice criminelle et spéciale à Casal, mais S. E. le ministre de la guerre ne m’ayant donné aucune connaissance des dispositions bienfaisantes de S. M. envers ces malheureux qui gémissent encore dans les prisons, je vous prie de me faire connaitre les ordres que vous pouvez avoir reçu à cet égard, et je vous demande même si vous ne jugeriez pas convenable que sur la demande qui m’en serait faite par M. le procureur impérial, je fis transférer à Casal les individus qui ont obtenu ces lettres de grâce, afin de les mettre promptement à même de jouir des bienfaits de Sa Majesté.
Je sais ainsi que ces hommes sont destinés pour être incorporés dans le 37e à Turin, le commissaire des guerres leur fait confectionner leur habillement ; aussitôt qu’ils auront reçu leur pardon, je m’empresserai de les envoyer à leur destination" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 26 octobre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Mon Général, j’ai reçu, avec votre lettre du 23 de ce mois, et votre arrêté du même jour relatif au Bataillon d’élite de la division de réserve ; par cet arrêté vous me prescrivez de faire rentrer à leurs corps respectifs les Compagnies ou les détachements de ce Bataillon et de faire mettre parfaitement en règle ce qui a rapport à la comptabilité. Vous savez qu’il était composé des Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs des 3 Bataillons des 2e, 7e et 37e et 4e Bataillon des 56e et 93e Régiments. Ces Compagnies, à l’exception de celles des 7e et 37e, qui sont actuellement à Turin, n’ont jamais été détachées de leurs Bataillons, par conséquent n’ont point de comptabilité extraordinaire. Celles-ci, pendant leur séjour à Alexandrie, ont été administrées comme détachement et doivent avoir rendu leurs comptes à leur conseil d’administration en rentrant au corps.
La division de réserve n’ayant point été mise sur le pied de guerre, ce Bataillon n’a jamais été réuni que pour les exercices : il n’a point été fait de distribution extraordinaire aux troupes qui la compose ; elles ont toujours été traitées et considérées comme celles qui étaient réputées former la garnison d’Alexandrie. Ainsi, vous pouvez être assuré que les dispositions de votre arrêté étaient pleinement remplies avant qu’il ne me fut parvenu et qu’il n’y a rien à changer à l’état actuel de ces troupes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 37e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 27e Division militaire, Turin (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).
Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
Il y a 18 jours de marche, compris 3 séjours, de Mâcon à Strasbourg. En supposant que la division Molitor qui occupe Mâcon, Tournus et Chalon-sur-Saône, composée des 2e, 16e, 37e et 67e régiments, se mette en marche le 1er et le 2 mars, elle pourrait être rendue à Strasbourg du 15 au 19 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).
Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
... La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée : 1° du 2e régiment d'infanterie de ligne ; du 16e régiment d'infanterie de ligne ; du 37e régiment d'infanterie de ligne ; du 67e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° du régiment de cinq maisons ducales de Saxe portant le n° 4 selon notre règlement du 17 février, 2 500 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).
Le 2 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit à l'Empereur : "J'ai l'honneur de présenter à l'Empereur, conformément à l'ordre de S. M. en date du 25 février, un état distribué en 4 tableaux de la composition de chacune des divisions des généraux Molitor, Boudet, Carra-Saint-Cyr et Legrand ...
Je supplie Sa Majesté de vouloir bien remarquer que les dépôts des 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne pourront seuls fournir, en ce moment, un détachement de 200 hommes chacun, et que les autres dépôts ne pourront disposer des hommes pour compléter leurs bataillons de guerre qu'au fur et à mesure de l'arrivée des conscrits de 1810 ...
Je prie Sa Majesté de vouloir bien me faire connaître si son intention est que les dépôts des 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne fournissent de suite les détachements qui s'y trouvent disponibles" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 104).
Napoléon décide également la création de 16 Régiments provisoires. L'Empereur écrit, le 3 mars 1809, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 15e régiment provisoire :
Le 15e régiment sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 67e, 2e de ligne, 56e, 37e, 93e, 112e, 1er de ligne, 62e, 23e léger.
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Ce régiment se réunira à Alexandrie ...
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'ltalie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre au 37e régiment (division Molitor) qui arrive le 9 à Belfort d'en partir le 10 et de se diriger sur Huningue et de là sur Ulm où il arrivera le 19 ;
Au 67e, qui arrive à Belfort le 10, de suivre la même direction sur Ulm où il arrivera le 20 ;
Au 2e régiment de ligne, qui arrive à Belfort le 11, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 21 ;
Au 16e régiment, qui arrive à Belfort le 13, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 23.
Donnez ordre au général Molitor de marcher avec le 1er régiment de sa division. Vous lui ferez connaître que le duc de Rivoli, sous les ordres duquel il se trouve, sera dès le 12 à Strasbourg ; et que le général Oudinot est à Augsbourg, et qu'il doit correspondre avec ce général.
La division Boudet prendra la même direction et arrivera à Ulm successivement du 24 au 30.
Les quatre régiments de cavalerie légère feront le même mouvement. Ainsi ces deux divisions seront réunies à Ulm vers la fin de mars. Vous m'en remettrez un état précis.
Il faut combiner la route des divisions Saint-Cyr et Legrand, de manière qu'elles puissent arriver à Ulm vers la même époque.
Par ce moyen, le quartier général du duc de Rivoli pourrait, si cela devenait nécessaire, être transporté à Ulm vers le 20 du mois" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2858 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20214 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 138).
En exécution de cet ordre, le Ministre de la guerre adresse au Général Molitor, depuis Paris, le 5 mars 1809, la lettre qui suit : "Général, l'Empereur ordonne que les troupes qui composent votre division soient détournées à leur passage à Belfort et dirigées, par Huningue, sur Ulm, au lieu de continuer leur marche vers Strasbourg.
J'ai chargé, en conséquence, le commandant d'armes à Belfort de transmettre aux 37e, 67e, 2e et 16e régiments d'infanterie de ligne, ainsi qu'à l'artillerie attachée à votre division, des ordres de route pour se diriger, par Huningue, sur Ulm, conformément à l'itinéraire ci-joint.
Je l'ai chargé, en même temps, de faire suivre la même route aux 23e et 19e régiments de chasseurs qui doivent passer à Belfort le 8 et le 10 mars.
D'après cette nouvelle disposition, le 23e régiment de chasseurs partira de Belfort le 9 mars , pour se diriger, par Huningue, sur Ulm.
Le 37e régiment d'infanterie, qui doit arriver à Belfort le 9 mars, partira de cette place le 10, pour suivre le mouvement du 23e de chasseurs.
Le 67e régiment d'infanterie et le 19e régiment de chasseurs, qui arriveront à Belfort le 10 mars, en partiront le 11 pour suivre la même route.
Le 2e régiment d'infanterie, qui arrivera le 11 mars à Belfort, en partira le 12 et suivra la même route.
Le 16e régiment d'infanterie de ligne arrivera à Belfort le 13 mars et en partira le 14 pour se rendre à la même destination.
L'artillerie de votre division, qui doit arriver à Belfort le 19 mars, en partira le 20, pour suivre le mouvement de cette colonne.
Je vous invite, Général, à tenir la main à l'exécution de ces dispositions et à veiller au maintien de la discipline la plus exacte, pendant la marche de ces troupes en Allemagne.
L'Empereur ordonne, Général, que vous marchiez à la tête de cette colonne.
Je dois vous prévenir que votre division doit faire partie du corps d'armée dont Sa Majesté a confié le commandement à M. le duc de Rivoli, qui sera rendu à Strasbourg le 12 mars.
Vous ferez connaître votre marche au général Oudinot, qui est à Augsbourg, et l'époque de votre arrivée à Ulm.
Je vous prie, Général , de m'accuser la réception de la présente et de me faire connaître les mesures que vous aurez prescrites pour le maintien de l'ordre et de la discipline en route.
Je vous préviens que l'intention de l'Empereur est que votre division soit réunie à Ulm le 23 mars, excepté l'artillerie qui ne pourra y être rendue que vers le 30 mars" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 139).
Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée :
1º Du 2e régiment d'infanterie de ligne, du 16e régiment d'infanterie de ligne, du 37e régiment d'infanterie de ligne, du 67e régiment d'infanterie de ligne, de 12 pièces d'artillerie française ;
2º Du régiment des cinq maisons ducales de Saxe portant le n ° 4, 2,500 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
3e Division d’infanterie : Général Molitor.
37e Régiment d'infanterie de ligne, 3 Bataillons, 1,685 hommes ; 3 Compagnies du 5e Bataillon, 420 hommes. Itinéraire : Besançon le 5. Besançon le 6. Baume le 7. L'Isle le 8. Belfort le 9. Altkirch le 10. Huningue le 11. Mühlheim le 12. Freyburg le 13. Neustadt le 14. Donaueschingen le 15. Tuttlingen le 16. Möskirch le 17. Riedlingen le 18. Ehingen le 19. Ulm le 20 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. Maréchal duc de Rivoli.
Troupes qui doivent être réunies à Plaisance au 20 mars.
Infanterie.
1 Bataillon formé de 3 Compagnies du 5e Bataillon du 37e Régiment, 420 homems; 3 Compagnies du 5e Bataillon du 56e Régiment, 420hommes ...
Ces troupes ont ordre d'être réunies à Plaisance au 20 mars. Plaisance le 20 mars (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
... Le 55e en a 200 ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 200 hommes du 55e dans ceux du 37e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Enfin, les colonels des autres régiments laisseront de même à Strasbourg le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires, dans la proportion qui vient d'être indiquée, pour recevoir le détachement destiné à leur régiment.
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort.
J'ai l'honneur de soumettre à Sa Majesté l'itinéraire que doivent suivre ces troupes pour se diriger de Belfort par Huningue sur Ulm où elles seront réunies en totalité le 30 mars , avec leur artillerie et leur administration ...
37e rég. d’infanterie de ligne partant de Belfort le 10 mars. Altkirch 10 mars; Huningue 11; Mülheim 12; Fribourg 13; Neustadt 14; Donaueschingen 15; Tuttlingen 16; Möskirch 17; Riedlingen 18; Ehingen 19; Ulm 20 ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du dépôt du 55e régiment d'infanterie de ligne, 200 hommes venant de Dunkerque arriveront à Strasbourg le 9 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 200 hommes du 55e régiment dans ceux du 37e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 37e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 55e Régiment de ligne, 200 hommes. Partira de Dunkerque le 15 mars pour être le 9 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 16e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 67e de ligne.
2 compagnies du 2e de ligne.
2 compagnies du 56e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 37e de ligne.
2 compagnies du 93e de ligne.
2 compagnies du 112e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er de ligne.
2 compagnies du 62e de ligne.
2 compagnies du 23e léger.
840 hommes.
Cette demi -brigade se réunira à Alexandrie ...
Art. 4.- Ces demi-brigades provisoires n'auront aucune comptabilité ni administration particulière. Les compagnies qui les composent seront considérées seulement comme détachées de leur corps. Chaque bataillon aura, sous la surveillance du colonel en second, l'administration de la masse de linge et de chaussure" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Vous ordonnerez qu'il soit formé 4 bataillons de marche pour renforcer le Corps d'observation du Rhin, savoir :
... Le 3e bataillon portera le nom de bataillon de marche des conscrits de la Garde pour la division Molitor, et sera composé de 100 hommes pour le 2e, de 200 hommes pour le 37e et 200 hommes pour le 67e.
Ces 500 hommes seront fournis à ces régiments par la Garde. Ce bataillon me sera présenté dimanche, avec les boutons et l'uniforme de ces régiments ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 37e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 3e Division Molitor, 1re Brigade Leguay (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).
Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION MOLITOR.
2e Brigade.
37e de Ligne : 1er Bataillon, Reuti ; 2e Bataillon, Wullenstetten ; 3e Bataillon, Donaustetten.
67e de Ligne : 1er Bataillon, Ulm ; 2e Bataillon, Söfflingen (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).
Dans un rapport daté d'Altötting, le 27 avril 1809, et adressé au Maréchal Bessières, le Général Molitor rend compte de la part prise par sa Division à l’affaire du 24 avril 1809 : "Monsieur le Maréchal,
Ma division, ayant fait diligence, arriva le 24 de ce mois devant Neumarkt, au moment où les avant-postes bavarois venaient d'être attaqués sur les hauteurs en avant de ce village. Quoique cette attaque parût d'abord de médiocre importance par le peu de forces que montrait l'ennemi, je disposai mes troupes sur les hauteurs en arrière du défilé, plaçant mon artillerie près de la rivière de Rott. Le feu devenant successivement plus vif, toute la division bavaroise passa le pont de Neumarkt et fut bientôt engagée· tout entière dans un combat très animé. C'est alors que les Autrichiens qui, jusqu'à ce moment, n'avaient montré que quatre à cinq mille hommes, firent déboucher des bois de fortes et nombreuses colonnes, non seulement sur le front des Bavarois mais plus encore sur la droite de ma division. Le corps bavarois, acculé au défilé, était fortement compromis. Pour le dégager, je fis avancer le général Leguay avec le 2e régiment d'infanterie qui, après avoir passé la rivière, franchit les hauteurs qui la dominent, attaqua vivement et fit plier la droite de l'ennemi. Ce succès, appuyé par le feu de mon artillerie, fit lâcher prise aux Autrichiens et procura aux Bavarois la possibilité de sortir de la position désavantageuse où ils se trouvaient, en descendant des hauteurs sans être entamés et en repassant le défilé. Le 2e régiment se trouvait alors engagé presque tout entier, entouré et assailli par des forces très considérables. Mais rien ne fut capable d'intimider ce brave régiment ; il soutint avec énergie et sang-froid les efforts de l'ennemi, jusqu'à ce que la totalité des troupes bavaroises eut repassé le défilé et le repassa à son tour dans le plus grand ordre. Pendant que ces événements se passaient au centre et à la gauche de notre ligne, cinq fortes colonnes d'infanterie, marchant par échelons, s'avançaient sur la droite de ma division et menaçaient de l'envelopper ; je leur opposai le 37e régiment, qui par son feu bien nourri et sa belle contenance suffit pour empêcher leurs progrès. Mes deux autres régiments, les 16e et 67e, étaient placés en réserve de la manière la plus propre à en imposer à l'ennemi et à soutenir toutes les autres troupes qui se trouvaient engagées.
Vous avez jugé alors, Monsieur le Maréchal, que le poste de Neumarkt situé dans un fond entouré de bois était par trop désavantageux, vous avez décidé qu'on se replierait un peu plus en arrière sur la position de Vilsbiburg, et vous m’avez chargé de couvrir ce mouvement. Ma division se rangea donc par échelons sur les deux côtés de la route, les tirailleurs en avant et de manière à accepter le combat si l'ennemi l'eut présenté de nouveau, mais il n'en eut pas même la tentation, et après que tout le corps bavarois eut défilé, ma division se retira lentement dans le plus grand ordre et sa marche imposante fut admirée même des ennemis.
Dès le commencement de l'action, j'avals, à la prière du général de Wrède, envoyé quatre compagnies du 2e régiment pour relever les Bavarois qui couvraient le débouché sur Eggenfelden. Ces compagnies furent attaquées et cernées dans leur position, mais elles firent une si belle défense que, sans perdre un seul homme, elles revinrent rejoindre leur régiment avec 150 prisonniers. Cette affaire, à laquelle on était loin de s'attendre, fait le plus grand honneur aux troupes qui y ont combattu contre un ennemi si supérieur en nombre et que toutes les évaluations, d'accord avec les rapports et renseignements, portent à 30 ou 35,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 9).
Le Duc d’Istrie écrit au Major général, depuis Vilsbiburg, le 25 avril 1809, à minuit : "Monseigneur,
Je m'empresse de faire parvenir à V. A. des renseignements certains sur la marche du corps ennemi que j'avais devant moi.
Il a évacué Neumarkt à 3 heures du matin ; une grande partie de ses forces a filé sur Ampfing et l'autre sur Otting. Il paraitrait que ce qui était à Munich se trouve dans ce moment à Haag. L'ennemi occupe toujours Velden avec de l'infanterie et de la cavalerie. Il a évacué Neumarkt ct brûlé le pont. On a trouvé à Neumarkt 300 blessés, dont un tiers autrichien, et le reste qui n'avait pas pu être évacué lors du mouvement rétrograde que je fus forcé de faire sur Vilsbiburg. Demain, j'enverrai un fort parti de cavalerie sur la route d'Ampfing et de Mühldorf, pour savoir si l'ennemi se retire sur Salzburg ou s'il suit la grande route de Munich.
Je n'ai point pu adresser à V. A. le rapport sur l'affaire d'hier ; les troupes se sont parfaitement bien conduites et la retraite s'est faite dans le plus grand ordre. Le 16e régiment et le 37e d'infanterie ont beaucoup contribué à dégager la division bavaroise et à protéger sa retraite. Quatre compagnies du 2e régiment, commandées par le chef de bataillon Maréchal, qui avaient été envoyées en observation sur la route d'Eggenfelden avec 150 hommes de cavalerie, ont soutenu le feu de plus de 3,000 hommes, fait 150 prisonniers et opéré leur retraite sur la route vicinale de Landshut sans perdre un seul homme.
Parmi le nombre des officiers bavarois qui ont été tués, se trouve le colonel de la Tour-Taxis, officier du plus grand mérite. Notre perte en tués et en blessés a été moins considérable que je vous l'avais annoncée. L'ennemi a perdu plus de 2,000 hommes tués ou blessés, d'après le rapport des prisonniers et des déserteurs.
J'envoie à V. A. le dernier rapport que je reçois à l'instant sur l'ennemi" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 19).
Le 21 mai 1809, "A trois heures de l'après-midi, la majeure partie de l'armée autrichienne s'avança sur Gross-Aspern et l'attaqua avec la plus grande impétuosité ; en moins de trois quarts d'heure, plus de 60,000 hommes et 80 canons y dirigèrent leurs efforts. Ce village était d'une bonne défense et couvrait notre pont sur le Danube. Le général Molitor, malgré ses représentations, avait été obligé de l'évacuer, d'après l'ordre formel qui lui fut donné ; il se hâta de le réoccuper, aussitôt que l'ennemi parut. Il s'y défendit d'abord avec un bataillon, et, aussitôt qu'il y eut réuni les 37e et 67e régiments, il chargea et mit en déroute les colonnes ennemies, qui s'étaient avancées jusqu'au village ; il eût fait un grand nombre de prisonniers, s'il avait eu un peu de cavalerie sous la main. Comme il poursuivait l'ennemi, il reçut l'ordre de ne pas aller plus loin et de s'en tenir à la défense de Gross-Aspern ; il dut alors ramener en arrière, sous le feu le plus meurtrier, les 37e et 67e régiments qu'il plaça en tête du village. Il disposa sur la droite le 2e régiment qui arriva ensuite, et successivement le 16e régiment en réserve, partie dans le village et partie sur la gauche, pour défendre la petite île (Gemeinde-Au) par où l'ennemi pouvait gagner notre pont de bateaux, et contre laquelle il n'a cessé d'entretenir le feu le plus soutenu. C'est dans cette position que la division toute seule a soutenu pendant plus de 4 heures, contre la plus grande partie de l'armée autrichienne, le combat le plus inégal et le plus sanglant. Les colonnes d'infanterie ennemie s’avançaient l'arme au bras et venaient se faire écharper sous nos baïonnettes et le feu nourri de nos bataillons, pendant que leur nombreuse artillerie portait le ravage dans nos rangs et démontait nos canons. Ce ne fut que vers 8 heures du soir que la division, après avoir laissé sur le champ de bataille près de la moitié de son monde, fut relevée par la 1re division ; elle se plaça alors en réserve en arrière de Gross-Aspern" ("Historique des opérations de la division du général Molitor pendant la campagne de 1809" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 345).
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Freyung en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Bayreuth du 10 au 14 janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
La Division Molitor, suivie de la Brigade Bordessoulle, se porte par Hof, Iéna, Göttingen, Hanovre, sur les villes hanséatiques. Elle est placée sous le commandement du Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d’Allemagne. Le mouvement commence le 1er février. Le 37e de Ligne se rend à Hambourg les 23 et 24 février (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 9 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté que le général Molitor m'annonce, sous la date du 28 février, que les troupes sous ses ordres sont. rendues à leur destination et réparties de la manière suivante, savoir :
A Lubeck. Le 37e d'infanterie de ligne; le 23e chasseurs.
A Hambourg. Le 2e d'infanterie de ligne; le 16e - ; le 3e chasseurs ; le quartier général des généraux Molitor, Le Guayet, Bordessoulle.
A Brème. Le 67e d'infanterie de ligne; l'artillerie de la division; le quartier général du général Vivier.
Le général Molitor me rend compte que, pour occuper le poste important de Cuxhaven, qui est à vingt-six lieues de Hambourg, et aussi pour garder la côte entre Cuxhaven et Stade, afin d'empêcher tout commerce avec l'Angleterre, il a cru devoir détacher de la garnison de Hambourg un bataillon du 2e de ligne et 100 chevaux du 23e chasseurs, qui se trouvent ainsi placés dans quelques communes du Hanovre, depuis Cuxhaven jusqu'à la hauteur de Stave; que, par les mêmes motifs, il a détaché de Brême 300 bommes du 67e de ligne pour garder les points les plus importants sur la droite du Weser, depuis Geestendorf, près Carlsbourg, jusqu'à Nordholz, tous postes qui étaient occupés par les troupes westphaliennes.
Il pense que si ces dispositions sont approuvées, les communes du pays du Hanovre, où il a été obligé de placer des troupes pour la sûreté des postes de la côte et de sa position, doivent nourrir ces troupes.
Sa Majesté jugera sans doute que Je royaume de Westphalie ne pourrait recevoir cette nouvelle charge, attendu le grand nombre de troupes françaises qui doivent y être soldées et nourries.
J'ai l'honneur de proposer, en conséquence, à Sa Majesté, de laisser à la charge des villes hanséatiques la nourriture des troupes de la division Molitor qui resteraient détachées dans quelques postes du Hanovre, ou de faire occuper de nouveau ces postes par les troupes westphaliennes.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté".
Le 11 mars 1810, à Paris, l'Empereur, suite au Rapport du Duc de Feltre en date du 9 mars 1810, décide que "Cette division doit être à la charge des villes hanséatiques" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 90).
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
ARMÉE D'ALLEMAGNE ...
Le grand quartier général, les grandes administrations, les parcs généraux d'artillerie et du génie, et tout ce qui appartient à l'état-major général de la Grande Armée, sont dissous à dater du 1er avril prochain.
Les états-majors et administrations, et tout ce qui tient à l’organisation des 2e et 4e corps et de la réserve générale de cavalerie, sont dissous conformément aux dispositions prescrites par des décrets des 7 et 18 février dernier.
En conséquence, l'armée qui restera en Allemagne sous le commandement du prince d’Eckmühl sera composée de la manière suivante, savoir :
... La division, commandée par le général Molitor, composée des 16e, 37e et 67e régiments d'infanterie de ligne, du 23e régiment de chasseurs à cheval, d'une compagnie d’artillerie à pied, d'une compagnie d'artillerie à cheval, d'une compagnie de pontonniers, de trois compagnies du train, d'une compagnie de sapeurs, avec pièces d'artillerie approvisionnées, attelées, restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre, dans les villes hanséatiques. Cette division sera sous le commandement du prince d’Eckmühl ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
Le 20 mars 1810, le Duc de Feltre écrit, depuis Paris, à Davout, Commandant en chef l’Armée d’Allemagne : "... La division du général Molitor éprouvera quelques modifications dans sa composition. Elle ne sera plus formée que des 16e, 37e et 67e régiments d’infanterie de ligne, 23e régiment de chasseurs à cheval, d’une compagnie d’artillerie à pied, d’une compagnie d’artillerie à cheval, d’une compagnie de pontonniers et de trois compagnies du train, avec 8 pièces d'artillerie approvisionnées et attelées. Cette division restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre dans les villes hanséatiques el sera sous le commandement de Votre Excellence.
Je charge le général Molitor de faire diriger de suite sur Emden le 2e régiment d’infanterie de ligne et le 3e régiment de chasseurs, avec 1 pièces de canon et les canonniers nécessaires pour les servir. Cette brigade, qui sera distraite de la division du général Molitor, sera sous les ordres du général Bordesoulle et fera partie du commandement de M. le maréchal duc de Reggio. Je prie Votre Excellence de tenir la main à l’exécution de ce mouvement ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1652 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 99).
Dans un rapport à l’Empereur, en date du 30 juin 1810, le Ministre de la Guerre rend compte de la marche de la Division Molitor mise à la disposition du Duc de Reggio et de la répartition des troupes de cette Division en attendant l'arrivée de la Division Morand : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne de la division Molitor, ainsi que le 23e régiment de chasseurs, sont en ce moment en marche avec quatre bouches à feu, pour se diriger sur Emden, pour y demeurer, conformément aux intentions de Votre Majesté, à la disposition de M. le maréchal duc de Reggio.
En conséquence, le 67e régiment d'infanterie et le 23e régiment de chasseurs arriveront successivement à Emden les 5 et 7 juillet.
Quant au 16e régiment d'infanterie, le général Molitor a fait diriger sa marche sur Groningue, où il sera rendu le 9 juillet, d'après la demande de M. le maréchal duc de Reggio.
Le 37e régiment d'infanterie avec deux bouches à feu, la 8e compagnie du 1er bataillon de pontonniers et la 3e compagnie du 5e bataillon de sapeurs, sont restés dans les villes hanséatiques pour garder la côte, depuis Lubeck jusqu'à la Jahde, en atlendant l'arrivée de la division du général Morand.
Ces troupes sont réparties de la manière suivante :
Le 1er bataillon du 37e régiment à Bremen, avec deux bouches à feu, pour garder l'embouchure du Weser;
Le 2e bataillon à Hambourg, avec les sapeurs et les pontonniers, fournit un poste à Cuxhaven;
Le 3e bataillon à Lubeck.
La division du général Morand, qui doit remplacer ces troupes dans les villes hanséatiques marche, à cet effet, sur trois colonnes :
La première, composée du 17e régiment d'infanterie de ligne et du 13e d'infanterie légère, arrivera à Lubeck du 13 au 15 juillet.
La deuxième colonne, composée des 30e et 57e régiments d'infanterie de ligne, arrivera à Hambourg du 12 au 13 juillet.
Enfin, la troisième colonne, composée du 61e régiment d'infanterie de ligne et de l'artillerie de la division, arrivera à Bremen du 12 au 13 juillet.
D'après cette disposition, le 37e régiment pourra être relevé sur les points qu'il occupe vers le 15 juillet et se mettre immédiatement en marche avec tout ce qui appartient à la division du général Molitor pour rejoindre cette division en Hollande.
J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté de faire rentrer sous le commandement du général Molitor le 2e régiment d'infanterie de ligne qui faisait précédemment partie de cette division et qui se trouve en ce moment à Emden.
Le général Bordessoulle pourrait reprendre, en même temps, le commandement de sa brigade de cavalerie légère composée des 3e et 23e régiments de chasseurs qui vont se trouver réunis à Emden.
Je demande, à cet égard, les ordres de Votre Majesté" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 126). L'Empereur approuve ces dispositions à Saint-Cloud, le 3 juillet 1810.
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Allemagne, il écrit : "… Un autre corps serait composé de la manière suivante, savoir : le 10e régiment d'infanterie légère formant quatre bataillons ; le 23e, quatre ; le 24e, quatre ; le 26e, quatre ; le 3e de ligne, quatre ; le 4e, quatre ; le 18e, quatre ; le 72e, quatre ; le 123e, quatre ; le 124e, quatre ; le 125e, quatre ; le 126e, quatre ; le 135e, quatre ; le 2e, trois ; le 19e, trois ; le 37e, trois ; le 46e, trois; total, 17 régiments ou 64 bataillons formant 6 divisions, chacune de 16 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
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| Grenadier du 37e de Ligne en Espagne, 1811, d'après H. Boisselier (Sources : El Guil et des notes du Général Vanson). |
Par décret du 24 janvier 1811, il est créé un 6e Bataillon dans les Régiments ci-après, destinés à former les camps de Boulogne et d'Emden : 15e Léger; 2e, 19e, 25e, 37e, 46e et 93e de Ligne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 22).
Le 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je désire, dans le courant de mai, faire camper les trois bataillons du 2e, du 37e et du 124e de ligne entre Groningen et Emden. Il faut choisir à cet effet un emplacement sain et qui ne soit pas à plus d'une journée de la côte. Les neuf compagnies de voltigeurs avec les escadrons du 23e de chasseurs formeront trois colonnes mobiles. Chaque colonne sera composée de 3oo hommes d'infanterie et d'une compagnie de cavalerie ; elle sera commandée par un chef de bataillon. Ces colonnes seront placées sur la côte de la Hollande ou dans la 31e division militaire. Elles devront communiquer entre elles et surveiller la côte de concert avec les brigades de douaniers, de manière à empêcher toute communication de la part de l'ennemi. Il y aura à chacune de ces colonnes deux pièces de campagne servies par l'artillerie des régiments. Le camp sera commandé par un général de brigade ; ce sera neuf bataillons qui pourront se livrer aux grandes manœuvres et faire des progrès … Le duc de Reggio sera chargé du commandement de ces deux camps ; il ira y passer un mois et s'assurera de l'instruction des troupes ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).
Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
... CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
Ce corps se réunira de Mayence à Wesel. Il sera composé de quatre divisions d'infanterie ...
4e DIVISION. — 1re brigade : deux bataillons d'élite du 3e de ligne ; deux du 4e ; deux du 105e ; 2e brigade : deux bataillons d'élite du 37e ; deux du 93e ; deux du 123e ; 3e brigade : deux bataillons d'élite du 18e de ligne ; deux du 19e ; trois bataillons portugais ; total, 19 bataillons ...
Mon intention est que vous donniez des ordres pour la formation des bataillons d'élite, afin que du 1er au 10 mai, ils puissent se mettre en marche pour les lieux de leur destination.
Je vous enverrai un travail préparatoire pour les corps d'observation du Rhin et d'Italie. Celui de l'Elbe marche tout seul. Les régiments d'élite seront composés de 2 bataillons. Le 1er bataillon sera de 4 compagnies de voltigeurs et le 2e de 4 compagnies de grenadiers. Chaque compagnie sera portée à 150 hommes et formée de vieux soldats. Vous ordonnerez aux colonels de désigner pour commander ces bataillons leurs meilleurs chefs de bataillon, et d'y placer les meilleurs officiers et sous-officiers et les plus propres à faire la guerre.
Les régiments qui n'ont pas leurs 4 compagnies d'élite devront aussitôt les former.
Le 4e régiment de ligne qui est au Havre, par exemple, devra former ses 4 compagnies sans les tirer du 4e bataillon. Il ne resterait alors au Havre que 3 bataillons de 4 compagnies chacun ou 12 compagnies ; mais comme on aura pris encore 2 compagnies pour remplacer celles du 4e bataillon, il n'y restera effectivement que 10 compagnies réduites à 7 ou 800 hommes. Mais le 4e bataillon enverra des cadres au Havre pour reformer les compagnies manquantes et les conscrits pourront être dirigés à mesure, et en suite des ordres que je donnerai, sur Le Havre, en sorte qu'il y aura au Havre 3 bataillons de 12 compagnies ayant sur pied 15 à 1 600 hommes et je serai libre, selon les circonstances, de retirer ces troupes ou de les laisser dans l'intérieur.
Ce que j'ai dit pour le 4e régiment s'appliquant à tous les autres ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. — Au 1er juillet, ce corps prendra le titre de Corps d'observation des Cotes de l'Océan. Il sera formé, comme le porte l'état n° 2, par la réunion de tous les conscrits et de tous les bataillons ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
L'organisation des régiments d'élite existera jusqu'au 1er juillet. Les régiments d'élite qui font partie des corps d'observation du Rhin et d'Italie seront alors dissous.
Le corps d'observation du Rhin sera composé de quatre divisions, organisées de la manière suivante :
... 4e Division. — Un bataillon de tirailleurs corses, un de tirailleurs du Pô, quatre du 2e de ligne, quatre du 37e, quatre du 125e et quatre bataillons suisses ...
Chaque division ayant trois brigades, il y aura en tout douze brigades ; chaque division étant de vingt bataillons, le total du corps d'observation du Rhin sera de quatre-vingts bataillons.
Chaque régiment aura ses deux pièces d'artillerie, ce qui fera huit pièces par division, hormis que la 4e division n'en aura que six ; au total, trente pièces régimentaires ...
MODE D'EXÉCUTION. — Au 1er juillet tous les conscrits seront arrivés aux régiments.
La 1re division sera organisée au camp de Boulogne ...
Les 4es bataillons de ces régiments et tous les conscrits des dépôts partiront, du 1er au 15 juillet, de Metz, Nancy, Douai et Berg-op-Zoom, pour aller compléter les régiments au camp de Boulogne. Aussitôt après leur arrivée le tiercement aura lieu, de sorte que les bataillons soient égaux en hommes anciens et aient la même consistance ...
La 4e division sera organisée au camp d'Emden, et l'on procédera de la même manière ...
Ainsi, à cette époque, le corps d'observation du Rhin aura deux divisions au camp de Boulogne et deux en Hollande. Il changera alors de dénomination et prendra celle de Corps d'observation des cotes de l'Océan.
Les 4es compagnies de voltigeurs et de grenadiers des bataillons d'élite passeront dans les 4es bataillons, qui céderont deux de leurs compagnies aux bataillons d'où ces compagnies d'élite seront tirées, de sorte que tous les bataillons seront égaux, de six compagnies, dont une de grenadiers et une de voltigeurs ...
ma pensée secrète est que le corps d'observation des côtes de l'Océan puisse devenir un corps de l'armée d'Allemagne, et, en faisant volte-face sur Mayence ou Wesel, trouver son artillerie à Mayence, à Wesel ou à Maëstricht ...
La 1re division sera commandée par le général Legrand, la 2e division par le général Vandamme, la 3e division par le général Verdières, et la 4e division par le général Souham ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 312; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation du Rhin"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
37e de ligne |
2 |
* Le 5e de légère, les corps d'Espagnols, de Portugais, Suisses, les tirailleurs corses et du Pô, désignés par l’astérisque, ont été exceptés par la lettre précitée de l'Empereur de ceux qui doivent être pourvus d'équipages. L'allocation de ces équipages pour les régiments du corps d'observation du Rhin a lieu dans les proportions ci-après : Chaque régiment ayant deux bataillons de guerre aura : 2 pièces d'artillerie, 3 caissons de munitions à canon, 1 forge de campagne. Les régiments à quatre ou trois bataillons de guerre auront de plus : 1 caisson d'ambulance, 1 — de comptabilité. Il y aura en outre par bataillon de guerre : 1 caisson de cartouches, 1 – des vivres. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Le 23 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, donnez ordre que les bataillons d'élite du corps d'observation de l'Océan soient dissous de la même manière que les bataillons d'élite d'Italie ...
Vous donnerez ordre que dans le courant de juillet les 4es bataillons des 26e léger, 4e, 19e, 123e, 26e, 72e, 46e, 126e, 18e, 93e, 56e, 124e, 2e, 37e et 125e de ligne rejoignent leurs régiments. Vous laisserez le colonel et le général commandant la division choisir le jour de départ qui sera le plus commode pour le soldat, mais de manière que tous ces bataillons aient rejoint au 10 août. Vous donnerez ordre que tout ce qui est disponible dans les 5es bataillons soit employé à compléter ces 4es bataillons. Ainsi ces corps m'offriront, en infanterie, 66,000 hommes ; ce qui, avec les dix régiments de cavalerie, les six de chevau-légers et l'artillerie, fera une armée de plus de 80,000 hommes.
Le corps d'observation de l'Océan doit avoir au camp de Boulogne deux divisions, formant quarante bataillons, et un régiment de cavalerie.
Le camp d’Utrecht doit former une division composée de vingt bataillons.
Enfin un camp près d'Emden doit recevoir une division de dix-huit bataillons.
Ces camps doivent être formés du 15 août au 1er septembre. Un maréchal commandera les camps d'Utrecht et d'Emden ; un autre maréchal commandera le camp de Boulogne.
Faites-moi connaître ce que me coûteront ces camps, comme supplément de solde, s'il y en a à donner, comme vivres de campagne, comme réparation de baraques, etc. Ecrivez à cet effet au ministre de l'administration de la guerre. Envoyez-lui les états pour que je puisse calculer quelle augmentation de dépense cela me fera par mois.
Pour pouvoir faire ce mouvement, j'aurai besoin de pourvoir à la garnison de Paris et aussi à celle du Havre ; il faut également pourvoir à la garnison de toutes les côtes de la Hollande. Je pense que, moins on y emploiera de monde, mieux cela vaudra. Les bataillons des conscrits de Walcheren sont suffisants à Schouwen et à Goeree. La réunion de tous les voltigeurs et quelques détachements de cavalerie des 23e et 24e de chasseurs seront suffisants pour la garde des côtes.
Les Anglais ne peuvent embarquer aucune troupe d'expédition, pas même 1,500 hommes ; il est donc inutile de perdre la moitié de mes troupes sans raison sur la côte. Il suffit d'y avoir des canonniers et des détachements de voltigeurs et de cavalerie pour surveiller la contrebande et prêter main-forte aux douanes. Une colonne mobile placée au Helder, une autre à mi-chemin entre le Helder et l'embouchure de la Meuse, une troisième à l'embouchure de la Meuse, me paraissent suffisantes. De même, dans la 31e division militaire, une colonne mobile sera placée à Harlingen, une autre entre Harlingen et Emden et une troisième à Emden. Vous avez dû recevoir des renseignements là-dessus ; remettez-moi un projet ...
Je termine ici tout ce qui est relatif au système d'organisation du corps d'observation de l'Océan.
Mon projet est de menacer les Anglais et, du 1er septembre au 1er octobre, d'embarquer des troupes sur mes vaisseaux de l'Escaut, ainsi que sur mes flottilles de Boulogne et du Zuiderzee, et enfin d'avoir une expédition prête à se porter en Irlande.
Un corps de 6,000 hommes à Cherbourg est nécessaire ; ils seront pris sur le camp de Boulogne.
Je désire revoir tous les projets relatifs à cette expédition d'Irlande, puisque enfin les Anglais continuent à se dégarnir pour l'Espagne. Rien ne doit être plus facile, vers la fin d'octobre, que de jeter 25,000 hommes en Irlande" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17846 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 388).
Le 1er juillet, le Corps d'observation du Rhin change de dénomination et prend celle de Corps d'observation des Côtes de l'Océan.
Le 26 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je vous envoie un mémoire du général Hogendorp sur le camp à former à Utrecht ...
Le maréchal duc de Reggio se rendra à Utrecht pour prendre le commandement de ce camp. Il devra y être arrivé dans les premiers jours d'août. Vous remarquerez que je ne veux point de camp, parce que cela est trop coûteux et parce que le soldat est beaucoup mieux dans les cantonnements ...
Vous ordonnerez au général Durutte de réunir vers les premiers jours d'août, dans les positions qu'il a désignées dans les bruyères, le 2e de ligne, le 37e id. et le 125e id.
Le 23e régiment de chasseurs sera joint à ces trois régiments qui formeront 12 bataillons. Ce camp sera sous le commandement du général Durutte ; il sera commandé par un général de brigade de sa division qui sera sous les ordres du duc de Reggio.
Dans l'un et l'autre de ces camps, il n'y aura pas d'autre artillerie que l'artillerie régimentaire et pas d'autres caissons que les caissons régimentaires. Le service se fera par les employés de la division. Il n'y aura aucun accroissement d'employés ni de dépenses ...
Vous donnerez pour instruction au duc de Reggio de passer en revue ces troupes, de les faire manœuvrer fréquemment, d'envoyer des notes sur leur armement, habillement, instruction, et sur toutes les places vacantes. Indépendamment de ce but important, j'ai aussi celui de soustraire les troupes au mauvais air, en les réunissant dans les pays les plus sains de la Hollande. Enfin vous recommanderez au duc de Reggio de les tenir en état d'entrer en campagne, soit pour s'embarquer sur l'escadre de l'Escaut, si cela devenait nécessaire, soit pour se rendre en Allemagne. Il recevrait l'artillerie et les administrations au dernier moment. Il suffit que ces régiments soient parfaitement en état" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 940 (en partie seulement) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5842; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27795; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 54).
Le quatrième Bataillon du 37e de Ligne rejoint son Régiment au camp de Emden. Le tiercement a lieu aussitôt après son arrivée (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313).
Le 22 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Amsterdam, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d'Allemagne, à Hambourg : "Mon Cousin, les 4es bataillons des 19e, 46e, 93e, 56e, 2e, 37e et 123e, ce qui fait sept bataillons, ont été envoyés à Wesel et à Strasbourg pour se compléter à 900 hommes. Je garderai à Strasbourg les bataillons du 3e et du 105e. J'enverrais volontiers ces sept bataillons à leurs régiments pour opérer le tiercement ; mais, comme ces régiments sont en France, il y aurait trop de facilité pour la désertion. Je me suis décidé à vous les envoyer. Formez-en une ou deux bonnes brigades sous les ordres d'un général de brigade ferme, qui se charge de leur instruction et de leur tenue, et qui s'applique à empêcher la désertion. Ce sera 6,000 hommes que vous aurez sous la main ; et, selon les circonstances, je me déciderai à les faire servir à compléter vos régiments ou à tenir garnison à Magdeburg et sur les côtes. Pendant ce temps les régiments arriveraient sur l'Elbe, s'il y avait guerre ; ils trouveraient leurs bataillons et l'encadrement se ferait. Ces régiments, à l'exception du 123e, ont cinq bataillons, ayant eu leur 6e bataillon formé lorsque le 4e était en Catalogne. Portez donc une attention particulière à ces bataillons aussitôt qu'ils vous arriveront. Indépendamment de ces sept bataillons, les dépôts de Wesel et de Strasbourg vous auront fourni, avant le mois de février, une douzaine de mille hommes, en y comprenant ce que vous avez reçu ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18188 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28887 ; citée par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 289; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 239).
Le 30 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Nimègue, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "Mon Cousin, j'envoie le 2e et le 37e de ligne à Münster. Le 2e de ligne a quatre bataillons et n'a que 2,300 hommes ; le 37e a quatre bataillons et n'a que 1,600 hommes ; l'un a 600 malades et l'autre en a près de 1,000 ; ces malades rejoindront avant le mois de janvier. Ces deux régiments ont leurs 6es bataillons, parce que leurs 4es bataillons étaient en Catalogne. Ces 4es bataillons sont à Strasbourg et à Wesel pour prendre des conscrits réfractaires, qui se rendront bientôt à Munster et porteront alors ces deux régiments à un taux raisonnable. Mon intention est que ces deux régiments avec un régiment de la division Compans forment une 8e division. Faites-moi connaître le général que vous désirez pour commander cette division ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 258).
Le 31 octobre 1811, l'Empereur écrit au Duc de Feltre : "Il sera formé au corps d'observation de l'Elbe une 8e division composée des 2e, 37e de ligne et d’un des régiments de la division Compans. Chacun de ces régiments à cinq bataillons. Il est donc nécessaire de désigner une compagnie d'artillerie à cheval, une compagnie d’artillerie à pied, une compagnie de sapeurs, et tout ce qui est nécessaire pour organiser cette division.
J'ai donné ordre aux 2e et 37e de ligne de se rendre à Münster. Le général de brigade Viviès s'y rend avec, et prendra le commandement de cette brigade. Il sera donc nécessaire que les 4es bataillons qui sont à Wesel et à Strasbourg soient complétés de préférence et se rendent, aussitôt qu'ils seront complets, à Munster, où le tiercement aura lieu.
Ces deux régiments n'ont que deux pièces de canon, au lieu de quatre ; on ne les augmentera qu'après nouvel ordre. Il est important que vous donniez ordre au commandant de la 31e division militaire de diriger sur Munster tous les malades de ces régiments (le 37e en a 1.000), et que vous donniez également ordre aux dépôts de ces régiments de diriger sur Munster tout ce qui leur est nécessaire.
Le colonel du 37e n'a pas encore rejoint. Faites-moi connaître où il est, car, s'il était en Espagne, il serait urgent de nommer un autre colonel ...
Donnez ordre également que tout ce que le 37e et le 2e de ligne ont d'embarqué sur la flottille débarque, soit remplacé par des hommes du régiment qui est à Osnabrück, et vienne rejoindre le régiment à Munster" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1790 (lettre publiée partiellement) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6318 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28962 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 308; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 260).
Le 4 novembre 1811, le Général Baron de Prade (Raimond-Viviès) écrit, depuis Munster, au prince de Neuchâtel et de Wagram : "Monseigneur, j'ai l'honneur d'annoncer à Votre Altesse Sérénissime que le 2e régiment de ligne est arrivé aujourd'hui à Munster, et que le 37e y arrivera demain. Ces deux régiments seront logés dans la ville, où la dysenterie paraît avoir descaractères moins alarmants que dans les villages voisins; jusqu'ici, les militaires n'en ont pas soufIert, et, sur deux cent douze malades qui sont à l'hôpital, six à huit seulement en sont attaqués ..." (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées », Paris, 1903, t. 2, lettre 1644 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 282).
Le 6 novembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Cologne, au Duc de Plaisance : "Monsieur le duc de Plaisance, je vois par votre état du 31 octobre que 10.000 conscrits vous sont annoncés, que 4.500 sont déjà arrivés et partis, que 2.000 autres déjà arrivés et existant au dépôt sont à faire partir et qu’enfin 3.500 sont encore à arriver. Sur les 2.000 existant actuellement au dépôt, choisissez-en 200 ayant plus de 6 pouces, natifs de l'ancienne France, tous conscrits réfractaires, mais pas déserteurs, tous d'un bon naturel et qu'on puisse espérer d'attacher à l'état militaire ; prenez-les, s'il est possible, parmi ceux qui auraient déjà l'habitude du cheval ; faites-les habiller avec des pantalons d'écurie, des vestes et des bonnets de police et dirigez-les sur Erfurt, en passant par Wesel. Ils sont destinés à être répartis entre les quatre régiments de cuirassiers qui se trouvent à Erfurt ...
Il vous restera donc 1.800 hommes. Faites-les incorporer, bien habillés et bien équipés, dans les quatrièmes bataillons du 2e et du 37e de ligne et faites-les partir sans délai pour Munster, toujours en passant par Wesel. Je dis de préférence le 2e et le 37e de ligne parce que ces deux régiments sont à Munster, destinés à former la 8e division du corps d'observation de l'Elbe, et qu'ainsi ces conscrits rejoindront sur-le-champ leurs corps ... D'ailleurs, indépendamment des 10.000 hommes qui vous sont annoncés, beaucoup d autres déserteurs et conscrits réfractaires de 1811 seront dirigés sur Strasbourg, car de nouvelles colonnes mobiles vont être formées et feront de nouveaux envois sur votre dépôt. Envoyez copie de la présente au Ministre de la guerre" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6340 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29020 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 260).
Le 12 novembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, je vous ai mandé que le général Viviès, avec le 2e et le 37e régiment de ligne, était à Munster. Donnez ordre que des casernes soient établies dans cette ville pour que ces régiments s'y trouvent bien. Donnez ordre qu'aussitôt que les 4es bataillons seront arrivés de Strasbourg, le tiercement ait lieu, de manière que les bataillons se trouvent égaux. Ces deux régiments sont destinés à faire partie de la 8e division du corps d'observation de l'Elbe ; mais ils n'en sont pas encore. Ils sont sous vos ordres et sous ceux du commandant de la 25e division. Ils peuvent correspondre avec le maréchal prince d'Eckmühl, mais ils ne sont pas encore sous ses ordres ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6357 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29035 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 282).
Le 25 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre ... La 8e division sera composée de dix-sept bataillons, savoir : quatre bataillons du 11e régiment d'infanterie légère, cinq bataillons du 2e régiment de ligne, cinq bataillons du 37e et trois bataillons du 124e. Elle se réunira à Munster et à Wesel. Le général de division Verdier en aura le commandement ; il sera rendu à Münster le 1er février. Le général de brigade Viviès sera employé dans cette division ; il sera nommé deux autres généraux de brigade et un adjudant commandant. Cette division aura trois brigades comme la 6e division ; le général Verdier en prendra le commandement au 1er janvier ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18367 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29460 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 309; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 439).
Le 25 novembre 1811, le Prince d’Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté, ainsi que je le lui ai annoncé hier, une carte de Schroetter, sur laquelle elle trouvera la dislocation des troupes de toute arme, françaises, prussiennes, saxonnes, westphaliennes et polonaises. Elle est accompagnée d'un état d'emplacement de toutes ces troupes. Il peut y avoir, je le répète, quelques inexactitudes pour l'emplacement des troupes prussiennes, mais elles doivent être de peu d'importance; cette dislocation que je donne est le résultat de tous les renseignements que j'ai comparés avec le plus grand soin.
J'adresse aussi un état de l'emplacement des troupes russes qui se trouvent sur les frontières de la Pologne. Je ne donne cet état que comme vraisemblable; les rapports, sur lesquels il a été fait, ayant été trop contradictoires pour y avoir une absolue confiance.
Après avoir fait connaître à Votre Majesté l'état de l'échiquier, je vais, conformément à son ordre, lui communiquer mes idées dans le cas où elle voudrait prendre l'initiative dans la guerre que tout annonce devoir éclater.
Pour rendre cette initiative le plus profitable possible, il faut faire prendre le change au gouvernement prussien.
Au jour fixé, la division Friant, qui est à Rostock, le régiment de Joseph Napoléon, la brigade de cavalerie légère du général Bordessoulle, composée des 1er et 3e de chasseurs qui sont dans le Mecklembourg, se porteront sur Stettin en suivant la route militaire.
Je m'arrangerai pour arriver avec cette colonne à Stettin.
Le jour où elle entrerait sur le territoire prussien, c'est-à-dire à Demin, un officier serait expédié pour annoncer à Berlin qu'ayant reçu la nouvelle authentique que trois divisions russes sont entrées sur le territoire du duché de Varsovie et se portent sur Zamosc, j'ai cru, en attendant les ordres de mon gouvernement et pour ne pas perdre de temps, devoir porter les troupes françaises sur l'Oder.
Le gouvernement prussien peut avoir avec la Russie des relations qui lui feraient apprécier cette allégation à sa juste valeur; mais j'aurais soin d'ajouter, pour la rendre plus vraisemblable, que cette nouvelle me paraît à moi-même d'autant plus extraordinaire que je sais que tout est tranquille sur les autres points, à Brzesc, Grodno, Vilna, etc.; que, sans doute, ce ne peut être qu'un coup de tête d'un général ou un malentendu qui ne peut pas tarder à s'éclaircir. Alors, si cette idée, que l'on a, même à Varsovie, se réalisait, le calme serait bientôt rétabli, et les troupes françaises rentreraient dans leurs anciens cantonnements.
La chose présentée sous ce rapport donnerait au moins une grande incertitude au gouvernement prussien.
J'ajouterais que, dans une pareille circonstance, toute réunion de troupes prussiennes occasionnerait des malentendus, et qu'il est, en conséquence, utile de se concerter. Je demanderais qu'on envoyât à cet effet un officier général au général Friant à Stettin; je ne ferais pas connaître que je m'y porte de ma personne.
On chargerait même un officier intelligent de donner verbalement ces assurances, et, pour mieux y faire croire, cet officier serait trompé lui-même.
Le même jour où le général Friant, qui, de Demin, continuera sa route sur Stettin, y sera arrivé, le général Gudin, dont la division est réunie à Magdebourg, arriverait par la route militaire de Nauem. Il serait précédé du 16e régiment de chasseurs, qui appartient à la brigade de cavalerie légère du général Piré et qui est cantonné sur la rive gauche de l'Elbe à une marche ou deux de Magdebourg, de la division de cuirassiers du général Saint-Germain, qui est en Westphalie, et de la 3e de la même arme qui est à Erfurt.
Le 61e régiment qui est à Lunebourg irait rejoindre le général Gudin à Magdebourg et y arriverait le jour où le général Gudin devrait en partir.
Le parc d'artillerie qui est à Minden se rendrait à Magdebourg et y arriverait le lendemain du départ du général Gudin.
Les bataillons des différents corps qui doivent se réunir à Hanovre, sous le commandementdu général Gratien, se rendraient à Magdebourg avec le parc et y tiendraient garnison. Le lendemain de l'arrivée de ces bataillons, le général Gratien partirait avec le 61e régiment et le parc, pour rejoindre le général Gudin, à la disposition de qui il serait.
Le général Morand, avec les 13e d'infanterie légère, 17e et 30e de ligne, qui forment sa division, serait mis en mouvement de manière à être rendu à Templin le jour où le général Friant serait avec sa division à Stettin, et où le général Gudin serait à Nauem.
Le général Compans, avec les 25e, 57e et 111e de ligne, arriverait le même jour à une marche du général Morand, ainsi que le 8e de hussards, qui est le second régiment de la brigade de Piré.
Ce serait ce même jour que le plan se développerait. Je partirai de Stettin avec la majeure partie des troupes des divisions Friant et Dessaix, et trois régiments de cavalerie légère, qui sont ceux de la brigade Bordessoulle, et le 7e de hussards, pour agir suivant les circonstances.
Le général Gudin, avec tout ce qui serait sous ses ordres, — le régiment de cavalerie légère et les deux divisions de cuirassiers, — cernerait Spandau et se porterait sur Berlin.
Je donnerais aux divisions Compans et Morand, avec lesquelles je maintiendrais une communication, des ordres de direction suivant les circonstances.
On empêcherait les Prussiens de se rallier; on désarmerait toutes les troupes, les détachements isolés, et on arrêterait les convois. Des ordres sévères seraient donnés aux autorités pour empêcher les congés, les recrues et les travailleurs de rejoindre.
Je proposerais que le prince Poniatowski ne partit de Thorn, avec tous les régiments qui seraient dans les environs, en se faisant suivre par quelques autres, que le premier ou le second jour de notre marche en Prusse.
Il aurait surtout l'instruction d'arrêter tous les courriers expédiés de Berlin.
Le général Grandjean partirait de Danzig le même jour et irait avec sa division faire sa jonction avec les troupes du prince entre Marienbourg et Graudenz. Il aurait les mêmes instructions pour les courriers.
Ces troupes réunies seraient sous les ordres du prince Poniatowski, qui agirait suivant les circonstances contre les troupes qui seraient sur l'une ou l'autre rive de la Vistule. Le reste des troupes polonaises serait concentré entre Varsovie et Thorn, ayant des troupes légères sur les frontières de Russie. Les garnisons de Zamosc et Modlin seraient désignées.
Pour faire prendre le change sur ce point, on ferait courir différents bruits qu'il y a des négociations, des arrangements, etc.
J'ai pensé que c'était surtout à la hauteur de Graudenz qu'on devait avoir beaucoup de troupes sous la main, parce que ce serait là, vraisemblablement, que les troupes prussiennes qui sont entre l'Oder et la Vistule chercheraientà se retirer. Tous les rapports annoncent qu'il y a deux équipages de pont à Graudenz.
Je prendrais la précaution de tromper même les divisions Friant, Morand, Gudin, Compans, etc., sur le but de la marche. Ce ne serait que le jour où tout concourrait au plan pour désorganiser l'armée prussienne, que les troupes connaîtraient le véritable objet.
Ces mesures et tous les accessoires concourraient à jeter la désorganisation. Toutes les autorités prussiennes seraient frappées de terreur par cet événement et les injonctions qui leur seraient faites.
Le plus grand secret serait observé; il ne serait confié qu'à la dernière extrémité et à ceux qui doivent le connaître.
Les Saxons ne recevraient l'ordre de se mettre en mouvement pour se porter sur Glogau que le jour à peu près où nous arriverions sur l'Oder. Jusque là, tout serait dans le plus grand calme, et ce calme contribuera beaucoup à faire prendre le change aux Prussiens.
Je proposerais de prendre deux ou trois régiments de cavalerie saxonne, un ou deux régiments d'infanterie et une ou deux batteries d'artillerie légère de cette nation pour garder les routes de Berlin en Saxe, et arrêter tout ce qui voudrait se sauver par là, même les individus dont on saisirait les papiers avec le plus grand soin.
On s'emparera de beaucoup de boute-feux, et on saisira des papiers qui donneront de bons renseignements sur leurs projets. Cette troupe se mettrait le plus tôt possible en communication avec le général Gudin et agirait suivant les circonstances, s'emparerait de Crossen, etc.
Je serais même d'avis d'envoyer là un général français et des officiers d'état-major.
Tel est le canevas que je propose à Votre Majesté, sur lequel je ferais des instructions claires et qui laisserait la latitude nécessaire aux commandants des colonnes pour agir suivant les circonstances qui se présenteraient.
Je dois poser l'hypothèse où le roi pourrait être surpris dans Berlin; sa prise serait si importante, que je suppose qu'il ne faudrait pas la manquer.
Je demanderais aussi l'intention de Votre Majesté sur tous les ministres étrangers qui seraient à Berlin; la présence de ces gens-là y est toujours très nuisible.
Je propose d'arrêter tous les courriers étrangers, venant ou allant à Pétersbourg, et de saisir leurs dépêches, en y mettant toutes les convenances possibles.
Je vais parler maintenant des troupes westphaliennes.
J'ai fait connaître à Votre Majesté que je ne croyais pas qu'on dût faire beaucoup de fond sur elles, surtout si elles étaient réunies.
Deux ou trois régiments de cavalerie et d'infanterie, qui se trouveraient le plus près de Magdebourg, suivraient le mouvement du général Gudin et seraient à sa disposition.
Les autres partiraient successivement et seraient répartis dans les autres divisions de l'armée.
Je n'ai point parlé des 2e et 37e, ni des autres régiments qui ne font point partie du corps d'armée.
Le prince Poniatowski, le général Rapp, et les gouverneurs des places de l'Oder ont déjà des chiffres depuis longtemps, et s'il était question de mettre ces idées à exécution, j'en donnerais aux généraux de division.
Par ce projet, Sire, j'évite de mettre qui que ce soit dans la confidence; ainsi le général Poniatowski lui-même n'y serait qu'en recevant des ordres. Ce n'est pas que je me méfie de lui, je le regarde comme un homme sûr et dévoué à Votre Majesté, mais une lettre peut traîner, et il y a dans ce pays-là des femmes bien adroites.
On peut espérer que le résultat sera une désorganisation parfaite, et que personne en Prusse ne saura ce qu'il a à faire, ni l'état des choses, puisque les courriers seront presque tous interceptés.
On pourrait tirer parti de ces circonstances, et je dois communiquer à Votre Majesté les idées qui me viennent.
Arrivé sur l'Oder, ramassant les escadrons et bataillons prussiens, je ferais courir le bruit, en me portant dans le pays, qu'on est en négociation. Je fabriquerais un traité entre M. de Saint-Marsan et M. de Hardenberg, qui annoncerait que S. M. le roi de Prusse, pour convaincre Votre Majesté de sa volonté invariable de confondre ses intérêts avec ceux de la France, a nommé M. de Hardenberg pour son plénipotentiaire, pour conclure avec M. de Saint-Marsan des arrangements qui pourront la satisfaire et la convaincre de la pureté de ses intentions.
Suivraient les articles en vertu desquels les places de Colberg, Graudenz, Spandau et Pillau, ainsi que tous les retranchements qui sont dans le Mecklembourg et du côté de Lochstaedt, seraient mis, sur la présentation de ce traité, au pouvoir des troupes françaises, et les garnisons prussiennes de ces places dirigées, d'après un itinéraire convenu avec les généraux français et les commandants des places, sur la Silésie.
Ce traité stipulerait que le tiers des approvisionnements de guerre et de vivres pourrait être évacué par les Prussiens sur les places de la Silésie, et les deux autres tiers remis au gouvernement français, qui se chargera d'en tenir compte, moyennant les prix qui seront convenus ultérieurement entre les deux gouvernements.
Un autre article stipulerait que la place de Glogau serait rendue aux troupes prussiennes huit jours après la reddition de la dernière de ces quatre places;
Que S. M. le roi de Prusse entretiendrait 1.000 hommes d'infanterie, 50 bouches à feu attelées avec leurs caissons et munitions, 3.000 chevaux, et 2.000 hommes d'artillerie et du génie, à la disposition de Votre Majesté;
Que Votre Majesté tiendrait compte dé toutes les dépenses et fournitures qui pourraient être faites à ces troupes, et ses alliés, par la Prusse;
Que tous les détachements français et prussiens, qui auraient été pris par l'effet de malentendus antérieurs, seront rendus immédiatement après la remise des quatre places.
Un article porterait que Votre Majesté garantit l'intégrité du territoire actuel de la monarchie prussienne.
Il faudrait donner à cette pièce, qui serait fausse, toute la vraisemblance possible. On pourrait la rédiger à Paris, en imitant l'écriture de M. de Hardenberg et en employant le protocole usité; en mettant les cachets et signatures de MM. de Hardenberg et Saint-Marsan. On ferait, en quadruple expédition, ce soi-disant traité.
Il serait porté dans toutes les places et par des officiers français qui iraient dans la bonne foi, et de concert avec des officiers prussiens que l'on gagnerait, ou par d'autres moyens les plus vraisemblables possible qui viendraient à l'idée dans le moment.
Je ne puis point garantir que ces ruses auront un plein succès, mais dans la désorganisation qui doit résulter de la mise à exécution du projet que je soumets à Votre Majesté, il y aurait assez de vraisemblance pour qu'on les tentât.
Je sais bien qu'aucun mot de ce projet n'a le cachet de la bonne foi; mais on ne ferait qu'user de représailles envers le gouvernement prussien. C'est par ce motif que je le propose, et parce qu'il remplirait les intentions de Votre Majesté, de rendre le plus possible l'initiative profitable.
Dans les instructions à donner au général Rapp, il aurait celle de surprendre les retranchements qui sont dans le Nehrung.
Il peut se faire que Votre Majesté rejette la plus grande partie des idées comprises dans ce projet, surtout celles relatives à un faux traité; mais cela peut se modifier. Ce qui m'a fait naître cette idée, c'est une ruse de cette nature que les Prussiens ont employée à Mayence; ils ont fabriqué un ordre du général Custine au commandant de la place de se rendre et de capituler aux meilleures conditions, n'ayant plus de secours à attendre. Je sens que la représaille est un peu forte, mais on peut la modifier dans l'exécution.
J'ai fait marquer sur la carte ci-jointe toutes les routes militaires qui existent en Prusse, et j'ai distingué par une couleur particulière l'ancienne route que nous avions de Stettin à Danzig, et sur laquelle nous avons encore une ligne de correspondance que les Prussiens veulent que nous retirions pour la placer sur l'autre route" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 323).
Par décret du 14 décembre 1811, quatre pièces de canon sont attribuées 37e de ligne. Le Régiment reçoit des caissons pour cinq bataillons (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 391).
Le 25 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre ... La 8e division sera composée de dix-sept bataillons, savoir : quatre bataillons du 11e régiment d'infanterie légère, cinq bataillons du 2e régiment de ligne, cinq bataillons du 37e et trois bataillons du 124e. Elle se réunira à Munster et à Wesel. Le général de division Verdier en aura le commandement ; il sera rendu à Münster le 1er février. Le général de brigade Viviès sera employé dans cette division ; il sera nommé deux autres généraux de brigade et un adjudant commandant. Cette division aura trois brigades comme la 6e division ; le général Verdier en prendra le commandement au 1er janvier ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18367 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29460 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 309; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 439).
Le 27 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "... La 8e division, de quatre bataillons du 11e, de quatre bataillons du 2e, de quatre bataillons du 37e et de trois bataillons du 123e ; total, quinze bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18381 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29489; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 454).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 37e de Ligne, fort de 5 Bataillons, 5 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 37e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Besançon (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Dès le début janvier 1812, Napoléon fait le compte de ses forces et commence à composer sa nouvelle Grande Armée. Le 2 janvier 1812, il adresse ses hypothèses de travail au Général Lacuée, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouvernement l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un objet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux ; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée, en 15 divisions d’infanterie.
8e division (se réunit à Munster) : 11e léger, 4 bataillons ; 2e de ligne, 5 bataillons ; 37e de ligne, 5 bataillons ; 126e de ligne, 3 bataillons ; total, 17 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).
Le 9 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, les neuf divisions du corps d'observation de l'Elbe seront toutes sur la droite du Rhin dans le courant de février.
Le corps d'observation d'Italie sera placé, en février, aux limites du royaume, dans le Tyrol.
Il ne reste plus d'ordres à donner que pour le corps d'observation de l'Océan ...
La 8e division est composée du 11e léger (je le crois complet), des 2e et 37e de ligne (les compléter à cinq bataillons) et du 124e (ses trois bataillons doivent être complets) ...
Le nombre d'hommes, pour arriver à ce résultat, ne doit pas être considérable et doit se trouver dans les dépôts de l'armée d'Espagne qui sont au Nord" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6618 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29705; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 511).
Commandement du Maréchal Oudinot, Duc de Reggio au 1er février 1812; 2e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 2e CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 8e Division : Général Verdier :
11e Léger, 4 Bataillons, à Munster; 2e de Ligne, 5 Bataillons, à Wesel; 37e de Ligne, 5 Bataillons, à Munster; 124e de Ligne, 3 Bataillons, à Rheine et ses environs; Artillerie et génie (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 579).
Le 13 février 1812, Berthier écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, conformément aux dispositions dont Votre Majesté m'a donné connaissance, j'ai l'honneur de lui proposer de donner les ordres ci-après savoir :
... 2° - 2e corps d'armée.
Je propose à Votre Majesté d'ordonner à la 6e division d'infanterie (général Legrand), qui est à Osnabrück, de se rendre à Magdebourg ;
- En partant du 20 au 21 février, ses quatre régiments arriveraient les 1er et 2 mars à Magdebourg. -
d'ordonner à la 8e division d'infanterie (général Verdier) de se rendre de Munster, par Paderborn à Brunswick.
- On a vu ci-dessus que le 124e régiment partant de Lunebourg le 18 février arriverait le 24 à Magdebourg. Le 11e léger, partant de Wesel le 18, arriverait le 1er mars à Brunswick. Le 2e de ligne, partant de Munster le 20, et le 37e de ligne, partant de Rheine le 19, arriveraient le 28 février à Brunswick. - ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 190).
Le 15 février 1812, le Maréchal Oudinot, Duc de Reggio, adresse, depuis Munster, un Rapport au Major général, à Paris : "Mon Prince, je désirerais pouvoir, conformément à vos ordres, adresser exactement à Votre Altesse les états de situation des cinq jours et de quinzaine, mais jusqu'à ce moment il n'a pas été possible de réunir les matériaux nécessaires : on n'a pas encore de nouvelles du général Belliard dont le quartier général doit être à Nimègue; la plupart des troupes qui composent la division sont d'ailleurs en route.
La 2e division, commandée par le général Verdier, a le 2e régiment à Munster, le 37e à Rheine, le 11e léger à Wesel, le 124e à Lunebourg.
La 1re, commandée par le général Legrand, a le 26e léger à Oldenbourg, les 19e et 56e à Bremen, le 128e à Osnabruck; un bataillon du 19e est à Magdebourg.
La 5e brigade de cavalerie légère est cantonnée dans le Lauenbourg, elle n'a pas encore pu correspondre avec nous; les régiments qui composent la 6e paraissent être encore à Strasbourg, Bonn et Sedan; deux escadrons seulement du 8e de chevau-légers sont en route et attendus à Munster le 26 de ce mois.
Le matériel de l'artillerie est réuni maintenant presque en entier à Munster; le personnel et le matériel le seront en totalité du 20 au 25.
Il n'a pas jusqu'à présent été possible d'établir des relations suivies avec des corps ainsi dispersés ou en marche, mais, au moyen de précautions qu'on a prises, j'espère pouvoir bientôt obtenir les renseignements nécessaires pour la formation et l'envoi régulier des états de situation exigés.
Permettez-moi au surplus d'observer à Votre Altesse que je crois les troupes placées à de trop grandes distances, ce qui nuirait à la rapidité des mouvements à faire dans le cas où le corps d'armée devrait déboucher; si l'intention de l'Empereur était de les rapprocher, je prie Votre Altesse de vouloir bien m'assigner un territoire suffisant pour les établir de la manière la plus convenable.
Veuillez agréer, mon Prince, l'assurance de ma plus haute considération et de mon respectueux dévouement" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 198).
Le 22 février 1812, la 8e Division du Général Verdier a ordre de partir sur-le-champ pour se rendre à Magdebourg et Brunswick. (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 579).
Commandement du Maréchal Oudinot, Duc de Reggio au 1er mars 1812; 2e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 2e CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 8e Division : Général Verdier :
11e Léger, 4 Bataillons; 2e de Ligne, 5 Bataillons; 37e de Ligne, 5 Bataillons; 124e de Ligne, 3 Bataillons; Artillerie; la Division est en marche sur Magdebourg (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 2 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, M. le maréchal duc de Reggio vient de m'annoncer la réception des ordres pour le mouvement de son corps d'armée et de m'informer des dispositions qu'il a prescrites en conséquence.
Je joins ici sa lettre et le tableau du mouvement de ses troupes ...
La division du général Verdier a commencé son mouvement le 27 février sur Brunswick, où le 2e régiment de ligne et l'artillerie de la division arrivent le 6 mars, le 37e de ligne le 7 mars, le 11e léger le 11 mars; le 4e régiment de cette division est le 124e qui, de Lunebourg a été envoyé en toute diligence à Magdebourg, où il doil arriver le 4 mars ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 347).
La 8e Division est à Brunswick du 5 au 11 mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 6 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Les détachements des 2e, 37e et 93e, qui partent de Besançon, et les détachements du 8e et du 18e d'infanterie légère, se dirigeront sur Strasbourg, où ils s'embarqueront pour Mayence ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6890 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30138; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 391).
Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que 30 hommes du 27e de ligne s'embarquent à Mayence pour Wesel, ainsi qu'aux 150 hommes du 8e de ligne, à 70 hommes du 22e id., à 40 hommes du 45e, à 50 hommes du 54e, à 70 hommes du 94e, à 40 hommes du 95e, à 20 hommes du 21e léger et à 40 hommes du 28e léger. Le général Loison formera de ces détachements un bataillon de marche de 500 hommes, qui portera le nom de 1er bataillon de marche du 2e corps. Il n'y mettra que les officiers nécessaires pour la conduite de ces hommes et il les dirigera sur Magdeburg, où les 60 hommes d'infanterie légère seront incorporés dans le 26e léger, et les 440 hommes d'infanterie de ligne seront incorporés dans le 37e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 10 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Je crois avoir donné ordre que le cadre du 6e bataillon du 37e de ligne se dirigeât sur Strasbourg ou Wesel ; je ne me souviens pas sur laquelle de ces deux places. Il faut se procurer des conscrits de 1811, et de plus de six mois de service, pour recruter ce bataillon, afin qu'il puisse rejoindre sans délai son régiment ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30166; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 418).
Le 11 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un rapport à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former les bataillons de marche ci-après désignés, qui sont destinés à rejoindre la Grande Armée, savoir :
... Bataillon de marche du 2e corps d'armée, à Mayence :
(Les deux dernières compagnies appartiennent au 4e corps et marcheront à la suite du bataillon du 2e corps.)
1 comp. formée des détach. des 19e et 37e de lig., 100, à Mayence les 22 et 31 mars.
1 comp. de marche du 123e rég. de ligne, 100, id. le 2 avril.
1 comp. de marche du 124e rég. de ligne, 100, id. le 3 avril.
1 comp. de marche du même régiment, 100, id. le 3 avril.
1 comp. formée du détach. du 8e d'inf. légère., 80, id. le 4 avril.
1 comp. formée du détach. du 18e -, 100, id. le 7 avril.
Total du bat. de marche des 2e et 4e corps 580 hommes environ.
Ce bataillon doit être réuni le 7 avril à Mayence; il pourrait s'y reposer le 8, en partir le 9 et se rendre par Erfurt à Magdebourg. Les compagnies des 8e et 18e légers appartenant au 4e corps pourraient être envoyées à Glogau pour rejoindre ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier ces ordres de mouvement. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant la formation de ces bataillons de marche, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent bien armés, équipés et habillés, afin qu'ils puissent partir de Mayence, Wesel et Strasbourg en très bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Diriger tous ces bataillons sur Magdebourg. Vous les porterez dans les différents états, de manière que je connaisse le jour où ils arrivent.
Paris, le 13 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 393).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne.
1er bataillon de marche du 2e corps :
Détachement du 21e d'infanterie légère, 20 hommes, se trouve à Wesel.
du 94e de ligne, 70, se trouve à Wesel.
du 8e id., 150, arrive à Wesel le 10 mars.
du 27e id., 30, id. 20 mars.
du 28e d'infanterie légère, 40, id. 20 mars.
du 95e de ligne, 40, id. 20 mars.
du 22e id., 70, id. 22 mars.
du 54e id., 50, id. 22 mars.
du 45e id., 40, id. 24 mars.
Total, 510 hommes.
Ce bataillon doit, par conséquent, être réuni le 24 mars à Wesel; il pourrait s'y reposer le 25 et en partir le 26 pour se rendre à Magdebourg, d'où il rejoindra le 2e corps pour y être incorporé, savoir : les 60 hommes d'infanterie légère dans le 26e léger et les 450 hommes d'infanterie de ligne dans le 37e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Le 19, la 8e division prend ses cantonnements entre Brunswick et l'Elbe, à Helmstadt et environs; elle se dirige ensuite par Magdebourg sur Brandenbourg où elle est réunie fin mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 29 mars 1812, la 8e Division quitte ses cantonnements pour se rendre à Stettin par Templin et Prentzlow (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Situation du 2e Corps au 1er juin 1812, 8e Division : 37e de Ligne, Colonel Mayot, 1er, 2e, 3e, 4e Bataillons, Artillerie ; 79 Officiers, 2.540 hommes, 31 chevaux d’Officiers, 100 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 271).
Le 23 juin 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... Celle [la garnison] de Spandau n'a encore que deux bataillons : les 6e des 19e et 93e régiments, mais j'espère que les trois autres : les 6e des 43e, 37e et 56e régiments arriveront bientôt. J'en attends des nouvelles à chaque instant ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 492).
Le 30 juin, le 6e Bataillon du 37e n'a que 261 soldats (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Clarke écrit à Berthier, depuis Paris, le 30 juin (AG) : "J'ai l'honneur d'informer Votre Altesse Sérénissime, en réponse à sa lettre du 18 juin, que, d'après le dernier rapport que j'ai reçu du général commandant la 25e division militaire, le 6e bataillon du 37e de ligne, à Wesel, n'a encore, indépendamment de ses 14 officiers, que 261 sous-officiers et soldats présents sous les armes ; il recevra le 10 juillet un autre détachement de 22 hommes de son dépôt.
J'ai donné ordre à ce général d'y verser tous les conscrits réfractaires qu'il aurait encore de disponibles,, après avoir complété le 6e bataillon du 56e ainsi que tous les graciés qui sont dirigés sur Wesel dont 250 doivent très incessamment arriver dans cette place ; j'ai aussi donné ordre d'y envoyer, pour ce même bataillon du 37e les conscrits réfractaires restant disponibles à Strasbourg ; de manière que ce bataillon puisse partir, dans le plus bref délai possible, pour Spandau, complété à 8 ou 900 hommes.
Quant au 6e bataillon du 56e de ligne, je le crois maintenant en mesure de partir de Wesel pour Spandau, d'après l'ordre que votre altesse a donné au général commandant la 25e division militaire, et que je lui ai réitéré.
Aussitôt que j'aurai avis du départ de ces deux bataillons, j'aurai l'honneur d'en informer votre altesse ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 94).
1re Division de réserve (Livret de l’Empereur, 1er juillet), Général de Division La grange.
- 3e Demi-brigade de marche, M. Aberjoux, Major en 2e.
1er Bataillon : 3 Compagnies du 5e Bataillon du 26e Léger, 6 Officiers, 485 hommes; 3 Compagnies du 5e Bataillon du 11e Léger, 10 Officiers, 323 hommes.
2e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 2e de Ligne, 5 Officiers, 332 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 37e de Ligne, 3 Officiers, 328 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 93e de Ligne, 6 Officiers, 330 hommes.
3e Bataillon : 3 Compagnies du 5e Bataillon du 24e Léger, 6 Officiers, 489 hommes.
- 6e Bataillon du 37e de Ligne, 15 Officiers, 691 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 354).
Le 2 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "... Les garnisons de Spandau, de Magdebourg, d'Erfurt, de Glogau, de Custrin et de Stettin ne sont pas encore tout à fait formées. Il n'y a à Spandau que les 6e bataillons des 19e et 93e régiments et je n'ai pas de nouvelles des 6e bataillons des 37e, 46e et 56e régiments qui, d'après les ordres de l'Empereur, ont dû être dirigés sur cette place ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 499).
Le 3 juillet, le 6e Bataillon en a reçu 434 conscrits (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Le 4 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de la Grande Armée, à Vilna : "Mon Cousin, le maréchal duc de Castiglione prendra le commandement du 11e corps de la Grande Armée. Ce corps sera composé de la manière suivante : de la 2e division de réserve, commandée par le général Heudelet, qui prendra le numéro de 1re division du 11e corps ; de la 3e division de la réserve, qui sera la 2e du 11e corps ; de la 4e division de la réserve, qui sera la 3e du 11e corps, et de la division napolitaine. Vous me présenterez l'organisation en détail et définitive de ces divisions, et vous me proposerez de leur donner des numéros à la suite des autres divisions de l'armée.
Le duc de Castiglione aura sous ses ordres les garnisons de la Poméranie suédoise, de Berlin et des trois places de l'Oder. Il gardera les cinq 6es bataillons des 46e, 37e, 56e, 19e et 93e jusqu'à nouvel ordre. Il est nécessaire que le duc de Castiglione soit rendu avant le 25 juillet à Berlin. Vous donnerez ordre au duc de Bellune qu'aussitôt que le duc de Castiglione sera arrivé il lui remette le commandement; il lui remettra ses instructions, tous les renseignements qui peuvent être utiles, et partira pour porter son quartier général à Marienburg. A cet effet, la division du général Partouneaux se mettra en marche, aussitôt après la réception du présent ordre, pour se diriger sur Marienburg. Elle marchera sur deux colonnes. La division du général Lagrange, qui est la 1re de la réserve, se portera sur Koenigsberg, en marchant sur deux colonnes, par Küstrin et par Schwedt. La division du général Girard partira immédiatement après la division Partouneaux et se rendra à Marienburg. La division Daendels est déjà rendue à Danzig. Ainsi les quatre divisions du corps du duc de Bellune seront réunies à Marienburg, à Danzig et à Koenigsberg, pouvant se porter partout où les circonstances l'exigeraient. Il est nécessaire que ces troupes soient rendues sur la Vistule à la fin de juillet.
Vous ordonnerez au duc de Bellune de faire venir sans délai la 13e demi-brigade provisoire qui est à Erfurt, et tout ce qui appartient aux 3e et 6e divisions de la réserve, pour les placer selon les ordres que j'ai donnés, et de garder les cinq 6es bataillons jusqu'à nouvel ordre. Tout cela assurera les garnisons de Stettin, de Küstrin, de Glogau, de la Poméranie suédoise, et formera un corps de réserve à Berlin. Ayez soin cependant que ce qui appartient à la 4e division de la réserve ne parte de Mayence, Wesel et Strasbourg que bien habillé, bien équipé et complété au moins à 800 hommes par bataillon.
Le duc de Bellune recevra, avant son arrivée à Marienburg, des instructions sur ce qu'il a à faire ; mais il aura pour instruction générale de courir au secours de Stettin, Danzig et Koenigsberg, selon les circonstances qui se présenteront.
Donnez ordre au général Rapp et au général Latour de former des bataillons de marche des hommes disponibles du 2e corps au dépôt de Marienburg, du 1er corps au dépôt de Danzig et des 3e et 4e corps au dépôt de Thorn, et de les diriger sur Koenigsberg. Ils auront soin de n'envoyer que des hommes valides et qui soient bien habillés et bien équipés" (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18897 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31098; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 102).
Le 5 juillet 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à l'Empereur (AG) : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que le 6e bataillon du 37e de ligne venant de recevoir à Wesel 434 conscrits réfractaires que je lui ai envoyés de Strasbourg, j'ai renouvelé l'ordre au général Milhaud commandant la 25e division militaire, de le faire partir sans délai pour Spandau, fort d'environ 800 hommes ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 108).
Le 11 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (A G) : "... Les cinq sixièmes bataillons destinés pour Spandau y resteront, excepté un cependant qu'il faudra envoyer à Custrin où il n'y a qu'un bataillon de Wurzbourg qui y serait trop fatigué. De ces cinq bataillons, il n'y en a encore que deux (des 19e et 93e) à Spandau ; je n'ai pas de nouvelles des trois autres ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 505)
Le 12 juillet 1812, le Général Mouton écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (A N) : "En vertu des ordres de Votre Majesté, j'ai vu ce matin, à 6 heures, les hommes isolés des IIe et IIIe corps d'armée, ainsi que ceux des divisions Friant, Morand et Gudin, Dessaix, Compans et Claparède.
J'ai l'honneur de joindre ici le tableau qui est le résultat de cette opération, à laquelle on avait déjà travaillé antérieurement par suite des ordres du major général. Il y a de plus un détachement destiné à la division Grandjean,. dont le tableau mentionné indique également la force.
J'ai fait connaître que l'intention de Votre Majesté était que ces hommes fussent armés avant, leur départ, bon nombre ne l'étant pas nonobstant la grande quantité d'armes en mauvais état. J'ai aussi informé de la direction que Votre Majesté voulait qu'on leur donnât. On sait également qu'ils ne doivent pas partir avant le 14 et qu'il est nécessaire qu'ils emportent pour quatre jours de pain et cinquante cartouches par homme.
La santé de ces soldats paraît avoir souffert; on fait recevoir dans les hôpitaux ceux qui ne peuvent pas continuer leur marche. L'habillement, sans être mauvais, paraît tel par suite du défaut de surveillance et de la mauvaise tenue.
Le colonel, qui dirige ce dépôt, semble avoir des moyens, notamment dans les détails de comptabilité, mais pour opérer avec succès, il faudrait qu'il connût de quel corps d'armée font partie les hommes sous ses ordres, ou qu'un officier supérieur de l'état-major, qu'on lui adjoindrait; pût le lui dire.
Ces soldats ne reçoivent que la demi-ration de pain, et il est avantageux, je crois, de les réunir à leur corps le plus promptement possible. Le défaut d'officiers de troupes exigerait peut-être que l'on affectât quelques officiers d'état-major à la conduite de ces bataillons, rien ne nécessitant une surveillance plus active qu'une semblable réunion de soldats.
Il restera à ce dépôt quelques hommes disponibles qu'on pourra faire partir sous peu en les réunissant à ceux qui arrivent chaque jour" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 73). La "Composition des bataillons de marche organisés aujourd'hui 13 juillet, d'après les ordres de l'Empereur" indique pour le 37e de Ligne : 19 Caporaux, tambours et soldats.
Le 15 juillet 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Victor (AG) : "Monsieur le maréchal, j'ai l'honneur d'informer votre excellence en réponse à sa lettre du 3 juillet que j'ai invité son excellence le comte de Cessac à prendre de promptes mesures pour que les divisions de la réserve de la Grande Armée soient pourvues de caissons d'ambulance et des caissons de vivres dont elles ont besoin pour faire la guerre.
J'ai pensé, toutefois, en ce qui concerne la lre division, que ces mesures ne devaient s'appliquer qu'aux sixièmes bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne, attendu que les compagnies qui composent les quatre demi-brigades de marche de cette division doivent successivement rejoindre leurs balaillons de guerre respectifs à la Grande Armée, ainsi que l'ont fait déjà plusieurs compagnies.
Je me réserve de répondre particulièrement à votre excellence sur l'autre objet de sa lettre qui est relatif aux cartouches d'infanterie et aux poudres nécessaires pour les exercices" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 127).
Bien que Clarke ait envoyé l'ordre de le mettre en mouvement, le 6e Bataillon ne peut partir que le 20, la moitié des conscrits étant malades et l'habillement ayant besoin d'être amélioré (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Le 16 juillet 1812, Kellermann écrit, depuis Mayence, à Clarke (AG) : "Le général commandant la 25e division militaire à Wesel, auquel, d'après la lettre que votre excellence m'a fait l'honneur de m'écrire le 5 juillet, j'avais renouvelé l'ordre de départ des 6es bataillons des 37e et 56e régiments, me rend compte que, dès le 4 juillet, celui du 56e s'était mis en marche pour Spandau ; mais que quant à celui du 37e, il ne pourrait le faire partir que le 20, ainsi qu'il en a informé votre excellence, la moitié des conscrits réfractaires, venus de Strasbourg pour ce bataillon, étant malades et l'habillement ayant un besoin urgent d'être amélioré ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 130).
Le 19 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Berthier (A G) : "... Le 6e bataillon du 46e régiment d'infanterie de ligne fort de 12 officiers, 793 hommes est parti de Strasbourg le 1er de ce mois pour Spandau où il sera le 31. Il ne manque plus pour compléter la garnison de cette place et de sa citadelle que les six bataillons des 37e et 56e ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 511).
Le 21 juillet 1812, Cessac écrit, depuis Paris, à Clarke (AG) : "Vous m'avez annoncé par deux dépêches des 15 et 16 de ce mois, que M. le maréchal due de Bellune vous avait mandé de Berlin que les divisions d'infanterie de la réserve de la Grande Armée n'avaient à leur suite ni caissons d'ambulance ni caissons de vivres, ce qui pouvait compromettre le service de l'armée, dans le cas où ces divisions seraient obligées, comme il y avait lieu de le présumer, de marcher à l'ennemi.
Vous avez ajouté que M. le duc de Bellune avait en conséquence demandé que ces mêmes divisions fussent pourvues promptement de tous les effets qui leur étaient nécessaires pour entrer eh campagne.
Votre excellence, en m'invitant à prendre cette demande en considération, m'a adressé un état de la composition des divisions dont il s'agit, lesquelles sont au nombre de quatre.
J'ai remarqué à l'inspection de cet état que ces divisions, à l'exception de la 4e, étaient en général composées de compagnies ou de bataillons de marche de divers régiments; qu'il était conséquemment probable que ces compagnies ou bataillons rejoindraient successivement leurs corps respectifs à leur arrivée à la Grande Armée.
Votre excellence m'a confirmé elle-même en partie dans cette opinion en m'annonçant, à l'égard de la 1re division, que les mesures qui seraient à prendre pour les équipages demandés ne lui paraissaient devoir s'appliquer qu'aux 6e bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne ; attendu que les compagnies qui composaient les quatre demi-brigades de marche de cette division devaient rejoindre leurs bataillons à la Grande Armée.
Il n'y aurait donc à la rigueur d'équipages d'ambulance et de vivres à fournir qu'à chacun de ces sixièmes bataillons et aux régiments formant la 4e division.
Mais, en supposant que les quatre divisions précitées dussent agir activement et séparément et qu'il fût dans l'intention de l'Empereur de leur donner des équipages, je ne pense pas qu'il fût convenable de tirer ces équipages de l'intérieur. En effet, ces divisions se trouvant déjà au delà du Rhin, leur éloignement rendrait nuls les moyens en équipages qui pourraient leur être fournis de l'intérieur. D'ailleurs, je n'ai point de fonds disponibles pour cet objet, et je ne dois faire fournir aux corps des équipages de la nature de ceux dont il s'agit qu'en vertu d'un décret ou d'un ordre spécial de l'Empereur.
Je n'ai donc pu, dans cette circonstance, que me borner à transmettre à M. l'intendant général de la Grande Armée l'état que vous m'avez adressé et l'inviter en même temps à examiner la demande de M. le maréchal due de Bellune, à prendre des mesures pour y faire droit ou à demander, s'il le jugeait nécessaire, les ordres de l'Empereur à ce sujet.
Suivant les désirs de votre excellence, j'ai fait connaître ces dispositions à M. le maréchal duc de Bellune" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 138).
Le 22 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Gloubokoïé, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de la Grande Armée, à Gloubokoïé : "Mon Cousin, donnez l'ordre aux cinq 6es bataillons des 19e, 93e, 56e, 37e et 46e de se rendre à Danzig ..." (Correspondance de Napoléon, t.24, lettre 18999 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31293 ; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 141).
Le même 22 juillet 1812, Berthier écrit, depuis Gloubokoe, à Augereau (A G) : "L'Empereur ordonne, Monsieur le maréchal, que le 3e bataillon du IIe corps d'armée qui est à Berlin et qui est fort d'environ 1.100 hommes du 26e léger, 2e, 19e, 37e, 56e, 123e, 124e de ligne et 3e portugais, parte de suite pour se rendre à Koenigsberg.
Faites-le mettre en marche sans délai et adressez-moi copie de son itinéraire; ayez soin de faire connaître à M. le général Loison, gouverneur à Koenigsberg, la marche de ce bataillon" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 146).
Le 23 juillet 1812, Victor écrit, depuis Berlin, à Destabenrath (A G) : "La place de Spandau est d'une grande importance dans les conjonctures actuelles. Sa Majesté l'Empereur et Roi en a recommandé fortement la conservation en ordonnant qu'elle fût armée et approvisionnée. On s'occupe depuis deux mois de ces divers objets avec assez de succès pour compter qu'ils seront incessamment remplis ; cinq sixièmes bataillons sont destinés à former la garnison de la place et de la citadelle de Spandau (les sixièmes bataillons des 46e, 93e, 19e, 37e et 56e régiments). Deux de ces bataillons y sont déjà (ceux des 19e et 93e) ; les trois autres ne tarderont pas à y arriver. Celui du 46e y entrera le 31 ; il y a en outre deux compagnies d'artillerie.
L'Empereur désirant qu'un officier général d'un caractère ferme et éprouvé commande cette place, je crois répondre aux instructions de Sa Majesté en vous conférant ce commandement, et je suis persuadé que vous justifierez mon choix.
Les ennemis peuvent opérer un débarquement sur les côtes de la Baltique. C'est, dans cette circonstance que Spandau sera très intéressante ; elle sera l'appui et la place d'armes de l'armée qui agirait contre ces ennemis, cette place serait le boulevard derrière lequel cette armée pourrait se réunir et opérer ensuite sous sa protection et celle de Stettin. Donnez tous vos soins à ce que ses ouvrages soient perfectionnés, que ceux qui sont projetés pour augmenter ses moyens de résistance soient élevés bientôt, et que ses approvisionnements soient complétés. Attachez-vous à l'instruction de vos jeunes bataillons, exigez d'eux la plus grande exactitude dans tous les détails du service d'une place de guerre, faites des soldats à l'Empereur, et mettez-les en état de repousser l'ennemi qui viendrait vous attaquer.
M. le général Durutte, du commandement de qui Spandau fait partie, vous installera dans cette place et vous fera remettre les lettres et instructions qui ont été adressées à votre prédécesseur, M. l'adjudant commandant Lebreton. Cet officier mérite votre confiance ; donnez-lui le commandement de la citadelle de Spandau ; sa conduite passée est le garant de celle qu'il tiendra dans ce poste important" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 515).
Clarke écrit à l'Empereur, depuis Paris, le 26 juillet 1812 (A G) : "J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que le 6e bataillon du 37e régiment d'infanterie de ligne, fort de 13 officiers et de 693 sous-officiers et soldats présents sous les armes, est parti de Wesel le 20 juillet pour Spandau où il arrivera le 12 août.
C'est le seul des cinq sixièmes bataillons qui ne fût point encore en marche" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 151).
Le 1er août 1812, Augereau écrit, depuis Berlin, à Berthier (AG) : "Mon prince, j'ai reçu, en arrivant ici, vos deux lettres du 22 juillet, datées de Gloubokoe. Pour l'exécution de vos ordres, j'ai fait sortir de Spandau le 6e bataillon du 19e régiment d'infanterie de ligne, le 6e bataillon du 93e d'infanterie et le 6e du 56e, auxquels j'ai réuni le 6e bataillon du 46e qui est arrivé hier à Berlin, le 6e bataillon du 37e régiment n'étant point encore arrivé à Spandau.
J'ai donné le commandement de ces quatre bataillons au général de brigade Augereau. Je lui ai prescrit de les conduire à Dantzig, où il prendra les ordres du général Lagrange. Ces quatre bataillons arriveront à Dantzig les 21 et 22 de ce mois ; ils passeront par Stettin. Si, pendant leur route, il arrivait quelque événement sur les côtes, on pourra s'en servir ...
J'aurai l'honneur de vous faire connaître incessamment l'itinéraire de ces troupes ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 164).
Le 3 août 1812, Victor écrit à Lagrange, depuis Marienwerder (AG) : "Son altesse le prince Alexandre m'annonce par une lettre du 22 juillet dernier que les 6es bataillons des 19e, 93e, 56e, 37e et 46e régiment qui étaient à Spandau ainsi que le régiment du prince grand-duc de Francfort qui est parti d'Hambourg et le régiment n° 6 de la Confédération du Rhin parti de Groningue se rendent à Dantzig pour y tenir garnison et remplacer la 1re division de réserve connue maintenant sous la dénomination de division de marche, laquelle est sous vos ordres.
Son altesse en me prévenant de ces dispositions m'ordonne de faire partir de Dantzig le plus promptement possible les 1re et 2e demi-brigades de cette division pour se rendre à Koenigsberg, et elle me prescrit en outre de vous inviter, monsieur le général, à faire mettre en marche pour la même destination la 3e demi-brigade aussitôt que deux des bataillons, ci-dessus désignés et que vous devez recevoir, seront arrivés à Dantzig et la 4e demi-brigade aussi pour Koenigsberg dès que deux autres de ces bataillons vous auront joint. Veuillez en conséquence ordonner aux deux premières demi-brigades de la division de marche de partir, l'une le lendemain de la réception de la présente, et l'autre un jour après pour se rendre à Koenigsberg où elles tiendront garnison sous les ordres de M. le général divisionnaire Loison, et tracez-leur l'itinéraire qu'elles doivent suivre. Je vous serai obligé, monsieur le général, de m'en envoyer une copie, afin que je puisse prévenir son altesse sérénissime du jour où ces deux corps arriveront à Koenigsberg.
Quatre bataillons des cinq qui étaient à Spandau arriveront à Dantzig les 20 et 21 du courant, faites partir la 3e demi-brigade de la division de marche le 21 et la 4e le 22, conformément aux dispositions ci-dessus énoncées, pour se rendre à Koenigsberg" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 179).
Le 4 août 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Augereau (A G) : "... Il résulte de la formation d'une 34e division d'infanterie dans la Poméranie suédoise, que le XIe corps (ainsi que l'Empereur me le fait connaître par son ordre du 22 juillet) se trouvera composé des 30e, 31e, 32e et 34e divisions d'infanterie de la Grande Armée ...
L'Empereur recommande de porter une attention spéciale sur ce corps d'armée et l'intention de Sa Majesté est que votre excellence passe la revue de toutes les troupes qui le composent et fasse les propositions pour les places vacantes d'officiers et de sous-officiers.
J'ai l'honneur de vous adresser en conséquence, monsieur le maréchal, des imprimés que j'invite votre excellence à me renvoyer après y avoir fait porter tous les renseignements qu'elle aura été en mesure de recueillir dans sa revue.
Sa Majesté ne m'a point parlé, dans son ordre du 22 juillet, des 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne qui sont dans les environs de Berlin et devaient d'abord faire partie du XIe corps. Je prie cependant votre excellence de les comprendre dans sa revue et de m'en adresser pareillement la situation, s'ils n'ont point encore fait d'autre mouvement vers la Pologne ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 184).
L'Appel au 4 août du IIe corps d'armée, 6e Division Legrand, indique pour le 37e de Ligne : 55 Officiers, 1.821 hommes ; 2 officiers et 119 soldats détachés aux convois d’armée ; 3 Officiers et 125 hommes aux dépôts de l’armée ; 93 restés en arrière (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 374).
Clarke écrit, le 6 août 1812, depuis Paris, à l'Empereur(AG) : "… La lettre de M. le prince de Neufchâtel à ce maréchal, en date de Vilna le 4 juillet comprenait dans le XIe corps, les sixièmes bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne qui sont réunis à Spandau et Berlin ; l'ordre de Votre Majesté du 22 juillet, sur la composition de ce même corps, ne fait plus mention de ces cinq bataillons ; j'ai cependant recommandé à M. le duc de Castiglione de les comprendre dans sa revue ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 202).
Le 6e Bataillon entre à Spandau le 12 août (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172).
Le même 12 août 1812, Clarke écrit, depuis Paris, à Kellermann (A G) : "... C'est avec raison que votre excellence excepte aussi des versements à faire dans les trois cadres de la Méditerranée les détachements et militaires isolés des corps hors ligne et ceux qui appartiennent à la division du général Heudelet (30e division d'infanterie) et à la brigade d'Erfurt.
Cette brigade, composée des 4es bataillons des 3e et 105e de ligne, des 3e et 4e bataillons du 29e de ligne et des 3e et 4e bataillons du 113e, a reçu l'ordre de l'Empereur de quitter Erfurt pour se rendre à Stralsund où elle fera partie d'une 34e division d'infanterie qui se réunit dans la Poméranie suédoise pour le XIe corps, lequel se trouvera, par là, composé des 30e, 31e et 32e divisions d'infanterie (ci-devant 2e, 3e et 4e divisions de la réserve) et de la 34e division, non compris la cavalerie provisoire qui s'organise à Hanovre et les 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e de ligne" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 241).
Verdier écrit, le 15 août 1812, à Oudinot (AN): "Pour répondre à la demande que votre excellence veut bien me faire relativement à la jactance de l'ennemi qui se flatte de m'avoir fait beaucoup de prisonniers dans la journée du 3 (?) du courant, j’ai l'honneur de lui dire que ce jour-là le corps d'armée s'était replié sur Polotsk, et que ma division avait repassé la Dvina d'après ses ordres.
Je n'ai eu de prisonniers faits que dans les journées du 31 juillet devant Jakoubovo ; le 11e ayant été dispersé en tirailleurs dans le bois à la gauche de la 1re division y a laissé quelques hommes, et le 1er aout, en poursuivant l'ennemi depuis la Drissa jusqu'à Zarovnoïa, où deux compagnies de voltigeurs du 37e que j'avais ans un village qui appuyait ma droite, ont été chargées par un corps de cuirassiers ennemis, lorsque par trop de témérité elles ont voulu quitter le village où je les avais placées. Le général Pouget a vu cette charge et n'a pas eu le temps, dit-il, de secourir les siens.
Au reste, monseigneur, j'envoie à votre excellence les états originaux des pertes en tous genres que j'ai faites dans les diverses affaires qu'a eues la division en avant et sur la Drissa, d'après lesquelles elle verra que l'ennemi n'a pas tant à se flatter, surtout la grande majorité des hommes portés égarés étant rentrée. Certainement, je lui en ai pris bien davantage" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 409).
Le 15 septembre 1812, Victor écrit, depuis Minsk, à Berthier [Reg. Victor] : "J'ai reçu les lettres de Votre Altesse Sérénissime datées de Mojaisk, les 10 et 14 du courant, et je me suis empressé d'exécuter les ordres qu'elles renferment.
Le gouverneur de Minsk ... dirigera sur Smolensk ... les sixièmes bataillons des 19e, 46e, 37e et 56e régiments d'infanterie ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 25).
Le 16 septembre 1812, Victor écrit à Hogendorp [Reg. Victor] : "... Outre les troupes dont je vous ai parlé dans ma lettre d'hier, vous dirigerez sur Smolensk le 6e bataillon du 93e régiment qui a aussi reçu l'ordre de partir de Dantzig, et qui passera nécessairement par Vilna.
Voici la dénomination de ces troupes :
... 6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e régiments ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 27).
Le même 16 septembre 1812, Victor écrit, depuis Minsk, à Berthier [Reg. Victor] : "J'ai eu l'honneur d'informer Votre Altesse Sérénissime-par ma lettre d'hier des ordres que j'ai donnés, en conformité de ses lettres des 10 et 11 de ce mois, pour diriger sur Smolensk tous les corps, détachements et soldats isolés qui sont sur les derrières de l'armée.
Voici la désignation de ceux que je connais, telle que je l'ai adressée à M. le général Hogendorp et au gouverneur de Minsk, en leur prescrivant de ne point permettre qu'aucun homme soit retenu ou détourné de sa destination ...
6es bataillons des 19e, 37e, 46e, 56e et 93e régiments d'infanterie ...
Les troupes ci-dessus désignées sont en marche pour Smolensk où elles arriveront successivement quelques jours après le IXe corps, leur situation et leur itinéraire me seront adressés par MM. les gouverneurs de Vilna et de Minsk, j'aurai l'honneur de les transmettre à Votre Altesse Sérénissime à mesure que je les recevrai.
La première colonne (la cavalerie) du IXe corps est partie ce matin de Minsk, les deux autres la suivront à une marche d'intervalle, les 17 et 18. Ce corps d'armée pressera son mouvement autant que possible pour arriver à Smolensk. Il regrette beaucoup ainsi que moi d'être encore si éloigné des ennemis ..." (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 28).
Le 9 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Hogendorp [Reg. Victor] : "Le prince de Neuchâtel m'annonce par sa lettre du 5 que, parmi les cinq bataillons venant de Dantzig et qui avaient reçu l'ordre de se diriger sur Smolensk, il y en a trois qui appartiennent au IIe corps d'armée, savoir : ceux des 19e, 37e et 56e régiments de ligne. Son Altesse Sérénissime me charge de donner l'ordre à ces bataillons de se rendre à Polotsk au lieu de venir à Smolensk. Veillez, monsieur le général, à ce que trois bataillons prennent la direction de Polotsk lorsqu'ils passeront dans votre gouvernement et prévenezM. le maréchal Saint-Cyr de leur mouvement sur son quartier-général.
Les deux autres bataillons, savoir ceux des 46e et 93e régiments continueront leur marche sur Smolensk" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 64).
Le 20 octobre 1812, Gouvion Saint-Cyr écrit à Berthier [A N.] : "… Le 18, à 6 heures du matin, M. de Wittgenstein a débouché devant Polotsk sur quatre colonnes, déployant ses troupes autour de ma position en profitant de l'énorme supériorité qu'il avait pour prendre de revers et sans aucun danger la position que j'occupais sur la rive gauche de la Polota en face de celle qu'il occupait précédemment sur la Drissa. Sa première attaque sérieuse se porta contre une batterie à barbette que j'avais fait établir dans une position avantageuse, et qu'il fallait à tout prix occuper pour ne pas livrer à l'ennemi la partie la plus faible de ma position, c'est-à-dire le front de la ville n'offrait aucune difficulté qu'une palanque dont j'avais couvert le front, mais qui n'était point encore terminée, étant ouverte partout, notamment aux deux petits bastions qui devaient l'appuyer, mais qui étaient à peine tracés. Cependant j'y mis quelques pièces qui nous ont servi. La batterie de la Tuilerie a été prise et reprise trois ou quatre fois. Elle était défendue par les troupes de la 8e division commandée par M. le général de division Maison. La défense de ce front d'attaque lui faii infiniment d'honneur, ainsi qu'au corps chargé de sa défense, c'est-à-dire les 2e, 37e de ligne et 11e d'infanterie légère, ainsi qu'à deux escadrons du 14e régiment de cuirassiers commandés par M. X..., deux escadrons de troupes légères du 8e lanciers et 20e chasseurs commandés par M. le chef d'escadron Cureli qui appuyaient la droite de la 8e division et dont la conduite mérite le plus grand éloge dans toutes les charges qu'ils ont reçues ou faites contre des forces si disproportionnées aux leurs. L'ennemi déploya une autre de ses colonnes devant le front de la 6e division commandée par M. le général Legrand. Il a dirigé principalement son attaque sur une batterie qui n'était point terminée sur la rive gauche de la Polota et qui devenait alors le centre de la division Legrand. Trois ou quatre fois il a essayé de s'en emparer et en a toujours été repoussé avec la perte que l'on fait toujours quand de semblables entreprises ne réussissent pas. Jusque dans l'après-midi l'ennemi n'avait pas osé attaquer le front de la rive droite de la Polota dont quelques points étaient assez bien retranchés et terminés, mais sur les 4 heures après midi, ils ont débouché de la route de Sebej et de Riga et se sont portés en foule et en furie sur le flanc gauche de la ville soutenus et échelonnés par la colonne qui débouchait de la route de Nevel. Je voulais laisser user toute cette belle ardeur sur deux redoutes construites et occupées par l'artillerie bavaroise et les soldats nécessaires à sa défense et commandées par M. le général Vicenti ; mais les Suisses de la 9e division commandés par M. le général Merle ainsi que le 3e régiment de Croates, contre les dispositions convenues, se sont précipités au-devant des Russes et ont combattu cette furie avec une bravoure, un ordre et un sang-froid qui a été remarqué. On a enfin amené les Russes qui faisaient cette attaque sous les murs de la ville, où le carnage que l'on faisait depuis le matin sur tout le front de toute l'armée s'est terminé avec la nuit. Les Russes, malgré leur énorme supériorité, ont laissé la terre jonchée de leurs cadavres et n'ont réussi dans aucune de leurs attaques, quoiqu'ils soient revenus plusieurs fois à la charge sur tous les points …" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 93).
Le 30 octobre 1812, De Wrède écrit, depuis Danilovitschi, à Berthier : "… Le 19, vers le soir, le corps du général Steingel, qui avait passé la Dvina près de Drouïa, et la Disna près de la ville du même nom, et l'Ouchatsch près de Bononiia, a gagné tant de terrain dans le défilé qui conduit de Bononiia au petit Polotsk, qu'il était à 4 heures du soir sur le point de déboucher sur les derrières des IIe et VIe corps et d'attaquer les deux corps et la ville sur. ses derrières.
M. le maréchal comte de Saint-Cyr, ayant appris cette nouvelle fâcheuse, fit réunir quelques troupes du IIe corps pour les porter vers les débouchés que l'ennemi allait gagner ; il me fit appeler de la redoute n° 2, en avant de Polotsk, et m'engagea de prendre le commandement des troupes du IIe corps, qu'il avait réunies à la hâte au point ci-dessus mentionné. J'arrivai lorsque l'ennemi gagnait la lisière du bois à une bonne portée de canon du petit Polotsk ; je me suis mis de suite à la tête du 2e bataillon du 19e régiment de ligne, qui se trouvait le plus à portée, je fis attaquer l'ennemi à la baïonnette et j'eus le bonheur de le rejeter, à la nuit tombante, à une demi-lieue dans le défilé.
Cela étant fait, M. le maréchal de Saint-Cyr a bien voulu mettre le 19e régiment de ligne, le 37e régiment de ligne, le 124e régiment de ligne, un détachement du 11e léger, le 2e des suisses, le 7e des cuirassiers, ainsi que la 6e brigade de cavalerie légère et une demi-batterie d'artillerie à cheval sous mes ordres, pour qu'avec ces troupes et douze pièces de mon artillerie légère, une batterie de 12 et les cadres de la 3e brigade de la 2e division du VIe corps j'attaquasse l'ennemi qui marchait avec les 1re, 2e, 6e et 24e divisions russes contre moi, J'ai divisé mon corps en trois colonnes, savoir :
Celle du centre à la tête de laquelle je marchai, fut, composée : du 19e de ligne, du 37e de ligne sous les ordres du général Grundler, de neuf pièces de mon artillerie légère, de six pièces de 12, de six escadrons de la brigade Corbineau, et du 7e régiment de cuirassiers sous les ordres du général L'Héritier.
La colonne de gauche, commandée par le général Amey fut composée : du 2e des suisses, du 124e de ligne, d'un détachement du 11e léger, d'une demi-brigade d'artillerie à cheval française et de trois escadrons de la brigade Corbineau ...
Ces dispositions faites, et les troupes placées en colonnes avant 3 heures du matin, l'ennemi m'attaqua à 4 heures précises. Comme j'avais donné l'ordre de ne pas tirer, et de marcher au pas de charge sur l'ennemi, sa colonne fut attaquée avec la baïonnette, et au bout de deux heures je fus maître du grand défilé qui a deux lieues et demie de long, et j'ai pris deux colonels, un major, un grand nombre d'officiers et 1.800 hommes; enfin toute l'avant-garde de l'ennemi fut détruite ou mise en déroute jusqu'au débouché, ou quelques pelotons des 7e et 20e de chasseurs chargèrent sur le reste des fuyards ...
Vers le soir, M. le maréchal comte Saint-Cyr m'écrivit que l'ennemi, faisant des démonstrations à Polotsk pour forcer le passage sur la rive gauche, il m'ordonnait de revenir avec les troupes françaises vers Polotsk, de reprendre le commandement de mes divisions bavaroises, et de me porter avec elles, ainsi que la brigade de Corbineau et du 7e régiment de cuirassiers, sur Roudnia, et d'y prendre position. Lorsque j'eus exécuté ces ordres, j'appris que malheureusement l'ennemi avait, et je ne sais par quel hasard, forcé en plein jour le passage de la Dvina vis-à-vis de Polotsk et jeté un pont.
Avant de continuer mon rapport, il est de mon devoir de faire connaître à Votre Altesse Sérénissime la bravoure qu'ont montrée dans la journée du 20, le général de brigade Grundler, le major Trupel commandant le 19e de ligne, le capitaine de grenadiers Huilier du même régiment, le lieutenant Paul Dessale, du même régiment, le lieutenant Monchorto du 37e, le major Portier, commandant le 37e de ligne. Bien particulièrement s'est distingué le capitaine Melin, adjudant-majordu 37e, je ne peux assez parler de la bravoure de cet officier et de l'empressement qu'il a montré pour porter mes ordres et pour animer les troupes; je supplie Votre Altesse Sérénissime de demander à Sa Majesté l'Empereur et Roi la croix d'officier pour ce brave officier, qui est déjà chevalier de la Légion d'honneur. Pour le lieutenant Paul Dessale, je demande la décoration de la Légion ; pour tous les autres ci-dessus nommés, je supplie Votre Altesse Sérénissime de les recommander à la munificence de Sa Majesté l'Empereur et Roi ...
Il me reste à joindre copie du mémoire de proposition pour la croix de la Légion d'honneur que m'a présenté le général baron de Corbineau et de supplier Votre Altesse Sérénissime de le mettre sous les yeux de Sa Majesté l'Empereuret Roi. Je suis convaincu que toute cette brigade brûle de zèle de mériter la satisfaction de Sa Majesté :
... Le major Trupel, commandant le 19e de ligne, et le capitaine Melin, adjudant-major du 37e de ligne,
ayant rendu des services pour les intérêts et la gloire de l'armée bavaroise, je sollicite l'approbation de Sa Majesté l'Empereur et Roi, pour demander auprès de Sa Majesté le Roi, mon souverain, la décoration de l'ordre militaire de Max Joseph pour eux" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 125).
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