Le 35e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Le 4e jour complémentaire an 13 (21 septembre 1805), le Général Marmont écrit, depuis Mayence, au Maréchal Berthier : "Monsieur le Maréchal,
J'ai reçu les lettres que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire, en date des 23, 25 et 27 fructidor. Celle du 20 (7 septembre) ne m'est pas parvenue. Je vais répondre article par article à tous les objets qu'elles contiennent ...
Les bataillons de guerre des 11e, 18e et 35e régiments, ont pris avec eux tous les hommes disponibles aux troisièmes et quatrièmes bataillons, mais ils n'ont pu être portés au nombre voulu par Sa Majesté. Il ne reste dans ces bataillons que vingt ou trente ouvriers, des hommes proposés pour la retraite ou la réforme, et des conscrits arrivés depuis quinze jours ou un mois, et qui ne sont encore ni habillés ni instruits.
J'ai donné l'ordre de faire rejoindre, par détachements de 50 hommes, ces conscrits, à mesure qu'ils seront habillés et qu'ils sauront un peu le maniement d'armes : ainsi, les intentions de Sa Majesté seront remplies autant que possible. J'ignore le moment précis du départ de ces détachements ; aussitôt que j'en serai prévenu, j'aurai l'honneur de vous en rendre compte ...
Vous apprendrez sans doute avec plaisir que mon corps d'armée arrivera ici deux jours plus tôt que ne le porte le tableau de mouvement que je vous ai adressé, et un jour plus tôt que ne le porte l’itinéraire que vous m'aviez donné primitivement. J'ai fait passer mes troupes par la nouvelle route du Rhin. Elles y gagnent deux marches, et quoiqu'il n'y ait pas d'étapes, j'ai trouvé assez facilement le moyen d'assurer leur subsistance.
J'aurai demain ici quelques canonniers, et dans deux jours j'en aurai 300. J'espère que dans cinq jours, il y aura 100 pièces de canons en batterie sur les remparts de Mayence.
Dans la marche de mes troupes jusqu'à Coblenz, je n'ai eu dans mes 13 bataillons français que 9 déserteurs. J'ignore encore si les Bataves en ont eu ; mais je crois pouvoir espérer au moins que le nombre en sera extrêmement petit.
J'ai envoyé à Würtzbourg et à Nuremberg un officier très intelligent, et qui m'enverra par un courrier les renseignements qu'il aura obtenus. Je vous les adresserai immédiatement par courrier. En attendant, les nouvelles de Francfort sont que les Autrichiens sont maintenant en possession de toute la Bavière, et qu'une armée russe de 80,000 ou 100,000 hommes est en Moravie. Il est parti de Francfort, il y a peu de jours, une colonne de recrues pour la Bohème. Elle emmenait avec elle les agents que l'Autriche entretenait dans cette ville. Je vous envoie, à telle fin que de raison, les gazettes de Francfort d'hier et d'avant-hier ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 126).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
2e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
1re division.
35e de ligne, 2 Bataillons 1,626 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 35e de Ligne, fort de 2 Bataillons, fait partie des troupes présentes à la reddition de cette place et à la sortie de la garnison autrichienne, prisonnière de guerre (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 977 In : Bugeaud à Mlle de la Piconnerie. Linz, le 16 brumaire. - D'Ideville, Le Maréchal Bugeaud, t. 1, p. 73).
Grande Armée à l'époque du 6 brumaire an XIV (28 octobre 1805). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
Le 23 novembre 1805 (2 Frimaire an 14), Davout écrit, depuis Vienne, au Ministre de la Guerre, Major général : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Excellence une copie du rapport du général de brigade Gauthier, sur l'expédition dont il avait été chargé pour dissiper les attroupements qui avaient eu lieu dans la vallée de Bodenstein contre un détachement du 35e régiment d'infanterie de ligne.
Votre Excellence verra que l'attentat commis contre les troupes françaises a été suivi d'une prompte vengeance. Cet exemple d'une juste sévérité, fait en présence des curés et des principaux du pays, ne manquera pas d'en imposer à ceux qui pourraient être tentés de former de nouveaux rassemblements" (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 1, p. 186, lettre 118).
L’Empereur invite personnellement, avant l’attaque, le 54e de Ligne à battre les Russes pour soutenir sa réputation acquise en Hollande : "Allocution aux officiers et sous-officiers de la division Bernadotte. Austerlitz, 2 décembre 1805, 8 heures et demie du matin.
54e régiment et 35e, vous avez déjà battu les Russes dans le Nord-Hollande. Sachez conserver la gloire que vous vous êtes acquise. Dans une heure au plus tard vous serez aux prises avec l'ennemi ; recevez-le avec de bons feux et chargez-le à la baïonnette ..." (Chuquet A. : « Inédits napoléoniens », Paris, 1913, t.2, lettre 1796); Le Médecin Dumas, est témoin de cette scène (Carnet de la sabretache).
Le 26 décembre 1805, le 35e de Ligne est à Gratz (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 243).
/ 1806
Aussitôt après l'échange des ratifications du traité de Presburg, Marmont a ordre d'évacuer la Styrie. Le mouvement commence le 7 janvier 1806. La Division Boudet (18e Léger, 35e et 11e de Ligne) va successivement de Gratz à Ehrenhausen, Marburg, Gonowitz, Cilli, Saint Oswald, Laybach et Senosetch ; le 14, elle s'établit à Trieste (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 247).
Le 8 mars 1806, l'Empereur écrit depuis Paris au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux bataillons des 18e régiment d'infanterie légère, 11e, 35e, 92e de ligne, 8e de chasseurs et 6e d'hussards de rejoindre le corps d'armée du maréchal Marmont. Ils partiront de Hollande le 25 mars et dirigeront leur route de manière à ne pas se croiser avec le retour de la Grande Armée ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 315 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11621).
Au 24 avril 1806, la Division Boudet a son Quartier général à Strasoldo, près de Palmanova ; le 18e d'Infanterie légère, à Pordenone ; le 35e de ligne (Colonel Breissaud), à Codroipo ; le 11e de Ligne (Colonel Bachelu), à Campo-Longo ; l'artillerie, à Palmanova ; le Train, à Risano (Pajol (Cte de) : « Pajol, Général en chef », Firmin Didot, Paris, 1874, t. 2, p. 250).
Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, celui-ci est commandant en chef de l'Armée dite d'Italie. A cette armée, il faut ajouter les troupes du Corps du Général Marmont (2e de la Grande Armée), alors dans le Frioul et mis sous le commandement du Vice-roi, et dont le Quartier général se trouve à Udine.
Général Marmont, commandant en chef.
1ère Division : Général de Division Boudet (Strasoldo).
35e de ligne, 1er bataillon (Codoipo), 2e (Saint-Vito), 3e (en route) ; effectif, 3,273 hommes (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268).
Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, faites-moi connaître comment vivent les divisions de l'armée d'Italie qui sont dans le royaume de Naples. Est-ce vous qui les payez, ou est-ce le roi de Naples ? Combien coûtent-elles ? Vous ne me parlez pas :
- des 3e et 4e bataillons du 35e qui ont dû y arriver le 24 ...
Faites-moi connaître la situation de ces 3es bataillons et dépôts à leur passage de l'Adda pour se rendre dans le Frioul" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 409 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12185).
Dans le courant de juin, des ordres de l'Empereur modifièrent complètement les dispositions du Prince Eugène, et l'Armée du Prince Vice-roi reçoit une organisation nouvelle, comprenant trois parties presque distinctes :
Deuxième partie. - Corps d'armée du Frioul (Quartier général à Udine) ; Commandant en chef, … ; Chef d'Etat-major, le Général Vignolle ; Général Tirlet, commandant l'Artillerie ; Colonel Somis, commandant le Génie.
1ère Division, Général Boudet (Quartier général à Strasoldo) ; Généraux de Brigade Dessaix et Soyez, huit Bataillons des 35e et 11e de Ligne, une Compagnie d'artillerie à pied, une du Train - 5,500 présents (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).
Marmont raconte : "L'Empereur, dans son impatience et son inquiétude, me donna l'ordre de partir du Frioul pour la Dalmatie, dont il organisa les troupes en armée. Il m'autorisa à emmener avec moi trois régiments d'infanterie à mon choix ; je pris le 18e, le 11e et le 35e de ligne, trois corps d'Utrecht.
Les ordres de l'Empereur m'étant parvenus le 14 juillet, j'étais en route le 15 au soir. Une compagnie de voltigeurs, embarquée avec moi à Fiume, forma mon escorte, et j'arrivai à Zara aussi promptement que l'état de la mer le permit ..." (Mémoires de Marmont, tome 2, pages 381 - Note : 18e Léger).
Marmont raconte : "Instruit, à mon arrivée à Zara, du succès de la marche de Molitor, j'envoyai, suivant mes instructions, au 35e régiment (un des régiments en route pour me joindre) l'ordre de rétrograder et de rentrer dans le Frioul" (Mémoires de Marmont, tome 2, pages 384).
Le 28 juillet 1806, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "Sire, le départ du général Marmont, d'une partie des régiments et administrations du 2e corps de la grande armée nécessite une nouvelle organisation des troupes qui sont restées dans le Frioul, et j'ai l'honneur d'en proposer ci-après le projet à Votre Majesté.
Tous les corps stationnés en Dalmatie et Albanie pourraient être considérés comme formant le 2e corps de la grande armée, ayant un état-major et des administrations distinctes. Les quatre régiments d'infanterie et les deux de troupes à cheval laissés par le général Marmont dans le Frioul pourraient former deux divisions de l'armée d'Italie. La première se composerait de trois régiments d'infanterie, le 9e, le 35e et le 84e, et serait commandée par le général de division Broussier, qui aurait sous ses ordres les généraux de brigade Herbin et Dessaix. La deuxième serait commandée par le général de division Lacoste, qui aurait sous ses ordres le général de brigade Lacroix, avec le 92e régiment et les deux régiments de troupes à cheval. Si Votre Majesté adoptait ce projet, on pourrait de ces deux divisions, de la division Séras à laquelle on ajouterait deux régiments, de la division Miollis à laquelle on ajouterait un régiment, former avec les divisions de chasseurs et de cuirassiers le 8e corps de la grande armée. L'armée d'Italie se composerait alors de ce 8e corps de la grande armée prêt à se mouvoir au premier ordre, et des diverses divisions de dépôts formés ou à former ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 96).
Le 29 juillet 1806, Napoléon écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, je reçois votre lettre du 22 juillet. Mon intention est que le général Marmont garde les deux bataillons du 18e, les deux bataillons du 11e et du 60e, et qu'il vous renvoie les 3es et 4es bataillons des 5e, 23e et 79e. Quant aux deux bataillons du 35e, je désire qu'il les renvoie ; mais, comme il ne faut point fatiguer inutilement des troupes sans rien faire, il faut qu'il les laisse reposer à Zara, et qu'il les fasse revenir par mer, si cela est possible, pour reprendre leur poste dans le Frioul …
Je me trouve, par le départ du 35e, sur lequel je ne comptais pas, un peu faible sur l'Isonzo ; faites-le revenir par mer, s'il est possible …" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 99 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10563 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12598).
Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, il parait que le 2e corps de la Grande Armée n'est plus composé que des 84e, 92e, 35e et 9e de ligne.
Le 84e ne doit avoir à ce corps d'armée que deux bataillons, chacun fort de 1 000 hommes si cela est possible.
Le 92e aura trois bataillons, forts chacun de 900 hommes si cela est possible ; le 35e aura également trois bataillons de même force.
Le 9e aura ses trois bataillons forts au moins de 800 hommes chacun.
Le cadre du 3e bataillon du 84e, les cadres des 4es bataillons des 35e et 92e et le dépôt du 9e de ligne se rendront dans une de ces quatre places à votre choix, Trévise, Padoue, Bassano ou Vicence.
Vous ordonnerez que le 9e n'ait que huit compagnies par bataillon ; une compagnie par bataillon formera son dépôt.
Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée.
Donnez ordre au 13e régiment de ligne de renvoyer le cadre de son 3e bataillon avec son dépôt et ses bagages dans une des quatre places ci-dessus, et de compléter ses deux premiers bataillons à 1 000 hommes si cela est possible.
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui· remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet.
Le général Broussier, qui doit être arrivé, prendra le commandement de la 2e division composée du 84e, du 92e et du 9e de ligne. Il faut que ce corps ainsi organisé reste toujours en garnison dans le Frioul, et soit en mesure de pouvoir seconder les opérations de la Grande Armée et de se joindre à elle.
Je vous ai déjà envoyé l'ordre de réunir les 3e et 4e bataillons du 11e et du 60e et le 3e bataillon du 8e d’infanterie légère dans des places au-delà de la Piave.
J’imagine que Palmanova est armée et approvisionnée de manière à être mise en quinze jours de temps en situation de se défendre.
Je vous prie de m’écrire en détail sur tous ces objets" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 98 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).
Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon Fils ... Donnez ordre au 3e bataillon du 8e d'infanterie légère, aux 3es et 4es bataillons des 11e, 35e et 60e de ligne de se rendre à Trévise, Padoue et Vicence, comme je l'ai déjà ordonné. Mon intention est qu'il n'y ait aucun dépôt ni embarras entre la Piave et l'Isonzo ...
Le général Marmont a emmené trop de troupes. Je n'avais pas compté sur le 35e ; je vous ai déjà mandé de le faire revenir par mer, s'il y avait moyen ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 105 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).
Le 10 août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, vous trouverez ci-joint le décret sur la conscription de l’armée qui rejoindra en octobre. Vous ferez le relevé des conscrits destinés aux corps de l’armée de Naples et vous chargerez le général Charpentier de s'assurer que tout est prêt pour que du moment que les conscrits arriveront ils soient habillés.
Vous ferez faire également le dépouillement de ce que j'envoie pour les corps de Dalmatie et les autres corps de l'armée d'Italie. Vous verrez par les états que ces corps reçoivent beaucoup de monde, que le 23e de ligne reçoit 960 hommes, le 35e, 500, le 53e, 700, le 60e, 1100, le 79e, 1100. Veuillez vous assurer que les major et chefs de bataillons, les cadres des 3es et 4es bataillons de ces régiments sont aux dépôts en Italie et prêts à recevoir ce grand nombre de conscrits" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12693).
Le 4 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils
… Je vois, dans la revue des corps du Frioul, que le 35e a 108 hommes en habits bourgeois, et que le 92e en a 19. Comment cela a-t-il lieu ? Quand un conscrit arrive au corps, on lui donne une première mise de 42 francs, qui sert à lui faire faire une veste, une culotte, des souliers, etc. Donnez sur-le-champ des ordres sur cet objet. Cette négligence est d'autant moins pardonnable que le 35e a des draps en magasin" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 136 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10739 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12865).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le Haut-Rhin ne fournira rien au 23e de ligne ni au 35e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
La 1re, commandée par le général de division Seras, doit être composée :
De deux bataillons du 13e régiment de ligne
De 3 bataillons du 35e de ligne
De 2 bataillons du 53e de ligne ...
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).
/ 1807
/ 1808
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 35e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; Royaume d'Italie. Milan, Côme et Novare (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 14e demi- brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 35e de ligne.
2 compagnies du 53e de ligne.
2 compagnies du 106e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 9e de ligne.
2 compagnies du 84e de ligne.
2 compagnies du 92e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er d'infanterie légère.
2 compagnies du 13e de ligne.
2 compagnies du 42e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Milan ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
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