Le 22e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Bouton de la 22e Demi-brigade |
"22e Régiment d’infanterie de ligne, composé de 3 bataillons
Le 1er et le 2e bataillon au camp, le 3e bataillon à Bethune.
Revue passée le 27 vendémiaire XIII.
L’état n°1. Situation sommaire du corps à l’époque de la revue, se trouve au tableau placé à la fin de toutes les revues.
Résumé des opérations de l’inspecteur général.
Esprit du corps : Il a existé dans ce corps un nommé Mallet adjudant major que les autres officiers ont forcé à donner sa démission pour s’être oublié au point de faire des imprécations contre le gouvernement actuel. Trois ou quatre de son opinion se sont tus depuis qu’il a donné sa démission. Les officiers à l’exception de ces 3 ou 4 paraissent maintenant plus liés entre eux et je crois attachés au gouvernement.
J’observe que les criards sont au camp. Les sous-officiers et soldats sont souples et attachés au gouvernement.
Instruction théorique des officiers. A été tenue par un major assez instruit pour la diriger ; j’ai (sic) lui ai démontré l’avantage qui résultera pour l’instruction en exécutant les manœuvres avec une division sans armes. Des Sous-officiers, même observation pour les sous-officiers, attendu que de cette manière, ils apprendront à exécuter et appliquer les commandements d’une manière relative, au mouvement on lira que pour la théorie ils n’apprennent que l’énoncé.
Instruction pratique des officiers : Les officiers ont bien exécuté ce que je leur ai demandé. L’on remarquera que leur instruction a bien été dirigée. Ils connaissent leurs places dans les différentes évolutions, on un bon ton de commandement. Le zèle avec lequel ils travaillent peut garantir un meilleur résultat encore quand ils seront rompus à l’école que je leur ai indiquée. Des sous-officiers, même observation. Du soldat, est assez bien instruit pour le maniement d’armes, le port n’en est pas assez régulier ainsi que l’aplomb de l’homme dans le rang. Sa marche est bonne ainsi que son instruction pour ce qui est relatif aux évolutions. Le degré d’instruction du major et celui des adjudants doit être garant d’un meilleur résultat encore.
Exécution des ordres donnés par l’inspecteur à la précédente revue : Autant que cela était praticable.
Manœuvres : J’ai été satisfait de toutes celles que j’ai demandées (exécutées par une division). Il en a été fait avec le front d’un bataillon sur un rang où j’ai remarqué assez d’instruction pour désirer que ceux qui la dirigent et exécutent aient un plus grand nombre d’homme desquels ils feraient un utile usage.
Discipline : Bonne pour la police du corps, mais pas assez correcte pour la ponctuelle exécution des ordres pour la tenue.
Espèce d’hommes en général : Conscription du département de la Seine-Inférieure, de moyenne taille, très inclinée à la désertion par la proximité du corps au département. Les hommes sont en général de faible complexion.
Tenue : Très belle et régulière parmi les officiers, bonne et propre pour les sous-officiers, très propre aussi pour le soldat ; les habits, vestes, culottes et la buffleterie très bien entretenus ; mais la régularité ne règne point dans les formes des habits, vestes, culottes, guêtres et chapeaux, ainsi que le constate l’ordre que j’ai laissé au corps à cet égard.
Finances : La comptabilité en deniers et effets pendant l’an XI a été régulièrement suivie ; les dépenses se sont faites avec régularité et clairement justifiées. Le conseil d’administration a généralement assez bien géré.
La comptabilité en dernier de la 12 est en général bonne, celle de l’habillement ayant été mal établie sur les registres a été annulée par le sous-inspecteurs aux revues Gillibert, mais elle est actuellement rétablie dans les formes voulues.
Comme les bataillons de guerre, malgré la circulaire du comité central des revues ont continué à administrer séparément leur masse de linge et chaussure et ont gardé entre leurs mais ce qui en restait à la fin de chaque trimestre, il a été mis sur l’ordre que le colonel devra le faire verser de suite ou le plus tôt possible dans la caisse générale du corps au bataillon de dépôt.
Habillement : Sur les 190 hommes présents sous les armes, il y en avait 98 en habits neufs, autant en vestes neuves, et tous en culottes de l’année en assez bon état. Le drap des habits neufs est moins mauvais que celui des vieux. Les guêtres neuves sont d’assez bonne estamette, mais elles sont ainsi que l’habillement mal et irrégulièrement façonnées.
Equipement : Celui des hommes présents est aux deux tiers neuf, ce qui est au camp est presque en totalité neuf, d’après la déclaration du capitaine d’habillement. L’équipement est très bien entretenu mais irrégulièrement placé sur l’homme.
Armement : Ainsi que le désigne le procès-verbal, il s’est trouvé à ma revue 11 fusils de modèle étranger et qui ne sont pas de calibre français, 15 de modèles de 1763 atteints de traverses et 53 dont les calibres sont usés. Le reste de l’armement est en assez bon état. Les petites réparations sont faites par un garçon armurier.
Casernes quant aux bâtiments et effets attenants : Désigné quartier Saint-Georges. Peut contenir environ 350 hommes, 6 lits par chambres. Il est fort sain, l’espèce d’eau est très passable.
Chambrées quant aux fournitures de casernement : Les fournitures sont livrées par les habitants et de la plus mauvaise et mesquine qualité, la plupart des couvertes sont à jour.
Chambrées quant à l’ordinaire. Les ordinaires sont de 15 à 16. Le soldat y met 22 ½ centimes. Il est convenable nourri.
Magasins quant au logement : Est très resserré et pas assez grand pour déballer les objets qui y sont entassés.
Magasins quant aux fournitures qui s’y trouvent : Il existe 181 paires de souliers du prix de 5 frs ; ils pourraient être plus solides en matière ; 50 pièces de drap bleu de médiocre qualité ; 3 pièce de drap blanc aussi médiocre ; 2 pièces écarlates id ; 69 de cadis bonne qualité ; 50 de toile écrue bonne qualité ; plus 80 vieux habits, 40 vestes, 390 vieilles culottes achetées d’un mauvais magasin à Arras, 200 vieux chapeaux et 300 bonnets de police neufs.
Hôpitaux : Hôpital civil où les militaires sont reçus et assez bien traités.
Prisons. Au quartier, bien entretenues.
Salle de discipline. Convenable et bien entretenue.
Manutention des vivres. Le pain de munition est de bonne qualité.
Pain de soupe. Le pain de soupe est de bonne qualité et le soldat en est très satisfait.
Fin du résumé des opérations de l’inspecteur.
Ordres donnés par l’Inspecteur général dans le cours de ses opérations et après la revue.
Comptabilité. Le général de division Schauenburg inspecteur général d’infanterie, après avoir examiné les registres relatifs à la comptabilité en deniers et effet, et les ayant trouvés tenus avec ordre et arrêtés par les inspecteurs aux revues, les a arrêtés définitivement jusqu’au 1er vendémiaire 12.
Le conseil d’administration fera dans le plus court délai cotter et parapher par le sous-inspecteur aux revues chargé de la police du corps le journal général du quartier maitre ; il établira aussi de suite les registres suivant, etc.
Voyez l’ordre du 28e régiment.
Comme malgré la circulaire du comité central des revues du 23 ventôse dernier, les bataillons de guerre ont continué jusqu’à ce jour à administrer séparément leur masse de linge et chaussure et on gardé entre leurs mains ce qui en restait à la fin de chaque trimestre, le conseil se fera verser le plus tôt possible dans la caisse général du corps au bataillon de dépôt.
Tenue : L’inspecteur général a été très satisfait de la tenue de MM. les officiers. Il a trouvé bonne celle des sous-officiers quant à la propreté mais pas pour la régularité. Leurs chapeaux d’inégales grandeurs et façons devront disparaitre. La tenue du soldat a été trouvée très propre, mais irrégulière, dans les formes des chapeaux et coupes des vêtements. L’équipement a été trouvé très proprement tenu mais irrégulièrement placé sur les hommes ainsi que les havresacs.
Habillement. L’officier chargé de cette partie sera tenu de faire observer les dimensions suivantes. Il en sera donné connaissance à chaque commandant de compagnie, attendu que l’inspecteur général leur ordonne de n’admettre d’effets que lorsqu’ils se seront assurés qu’ils y sont conformes.
Voyez l’ordre du 28e régiment pour les façons et la confection des habits, etc.
Equipement. Gibernes et havresacs. Voyez l’ordre du même régiment.
Instruction. La position de l’homme dans le rang n’a pas été trouvée d’aplomb, les têtes sont portées hors du rang et trop tournées dans les alignements. Le port d’arme n’est pas régulier dans son aplomb et sa hauteur ; l’on se conformera à cet égard ponctuellement à ce que prescrit l’école du soldat dont les principes ne laissent rien à désirer. Les maniements d’armes et les feux ont été bien exécutés mais ils auront encore plus d’ensemble lorsque le soldat connaitra mieux les différentes positions des mouvements prescrits pour chaque temps.
MM. les officiers feront exécuter plus promptement et plus correctement les alignements lorsqu’ils conserveront une exacte position dans le rang et observeront ce qui leur été démontré à cet égard par l’inspecteur général. L’inspecteur général a été satisfait du degré d’instruction de MM. les officiers. La manière avec laquelle ils ont commandé et exécuté les maniements d’arme, les feux et les évolutions, les réponses qu’ils ont faites à diverses questions à cet égard prouvent que leur instruction a été bien dirigée et qu’ils y ont répondu avec zèle.
M le major Ayral suivra la marche que lui a tracé l’inspecteur général pour l’instruction du mécanismes des manœuvres, en formant une division d’hommes sans armes avec laquelle non seulement il sera à même d’enseigner les manœuvres dans peu de temps, mais aussi de faire entendre les arrivées sur les points donnés soit en avant soit en arrière des nouvelles lignes, les serre files devront être constamment tous placés. L’on réduira plutôt le nombre des files que l’omission d’un serre file. Il sera alternativement commandé des pelotons aux officiers et des sections aux sous-officiers, enfin en suivant les différentes écoles de cette manière, il réunira tout ce qui est nécessaire pour parvenir à l’ensemble indispensable aux manœuvres.
Travailleurs. Voyez l’ordre du 51e régiment.
Soins à donner à la nourriture du soldat. Id.
Pain de soupe. Id.
Discipline. Id.
Visites des hommes à réformer. Id.
Hommes proposés pour la récompense nationale. Id du 28e régiment.
Effets à donner aux hommes congédiés par ancienneté et pour blessures reçues à la guerre. Id du 39e régiment.
Désertion et congés refusés aux hommes atteints du mal vénérien. Id du 28e régiment.
Retenues. Id.
Réformés, enrôlés volontaires passant d’un corps à l’autre et remplaçants. Id.
Fonds entre les mains du quartier maitre. Id.
Entretien des armes. Id.
Transcription et exécution du présent ordre. Id.
Fin de l’ordre de l’inspecteur général.
Etat n°2. Notes des Officiers.
Guillaume Ayral Bonneville, major, 36 ans. Le colonel. Bon militaire et brave, servant bien, et ferme, bon administrateur, très instruit dans l’art militaire, bonnes mœurs, officier distingué.
L’inspecteur général. Le degré d’instruction que j’ai trouvé établi et le bon ordre qui règne dans le bataillon sont dus au zèle prononcé et aux talents de cet officier, lequel est parfaitement à la place qu’il occupe.
Etienne Dumont, chef de bataillon, 44 ans. Le colonel. Bon et courageux militaire, bonne conduite et bonnes mœurs. Cet officier est avancé en âge et couvert de blessures. On a demandé pour lui à l’Empereur le grade de colonel et un commandement d’armes. On réitère cette demande.
L’inspecteur général. Ce chef ne demande point d’avancement, il n’est pas trop avancé en âge ainsi qu’il est constaté sur le présent état. Cet officier est très à sa place de chef de bataillon, il a très bien fait la guerre, je le trouve assez instruit pour commander son bataillon sous tous les rapports. Il est ainsi qu’il le mérite très considéré dans son corps, et je demande pour le bien du service qu’on laisse ce brave homme à sa place.
Jacques Sébastien Humbert, quartier maitre capitaine, 39 ans. Le colonel. Très bon administrateur, servant avec zèle et intelligence. Il a été demandé pour lui de l’avancement à l’Empereur, on le sollicite derechef.
L’inspecteur général. Je laisse cette note entièrement au chef, quant à sa demande pour le grade de chef de bataillon je ne pense pas que cela produise un bon effet, j’ai au reste été très satisfait des moyens et du travail de cet officier que je trouve à sa place.
Pierre Gouache, adjudant major capitaine, 29 ans. Le colonel. Bonne conduite, bonnes mœurs, sert avec un grand zèle, est fort instruit dans la partie militaire.
L’inspecteur général. Confirmé dans tout son contenu. Je recommande ce brave et bon officier pour une place de chef de bataillon ; il réunit toutes les qualités pour y être distingué et pour passer utilement au grade de major.
François Legoupil, chirurgien aide major, 28 ans. Le colonel. A une très bonne conduite, et des moyens ordinaires.
L’inspecteur général. J’ai été très satisfait de son travail.
Romain Delaville, capitaine, 49 ans. Le colonel. Excellent militaire sous tous les rapports, bonne conduite et bonnes mœurs, très instruit et digne d’obtenir l’estime générale ; a servi avec un courage rare.
L’inspecteur général. J’ai été très satisfait de cet officier relativement à la partie de l’habillement dont il est maintenant chargé.
Jean Baptiste Martin, capitaine, 33 ans. Le colonel. Bon administrateur, bon officier, servant avec zèle, est susceptible par son instruction soignée d’obtenir de l’avancement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Charles Patou, capitaine, 49 ans. Le colonel. Officier plein de mérite et de connaissances, mais accablé d’infirmités qui l’ont empêché de faire la guerre.
L’inspecteur général. Les infirmités de cet officier son passées, il va rejoindre les bataillons de guerre, et je suis persuadé qu’il servira utilement, ayant tout ce qu’il faut à cet égard.
Casimir Tortel, capitaine, 45 ans. Le colonel. Brave militaire, assez instruit pour sa place, a beaucoup de conduite et de zèle.
L’inspecteur général. Confirmé dans tout son contenu. Cet officier est très à sa place de capitaine des grenadiers.
Jacques Lavadour, capitaine, 47 ans. Le colonel. Valétudinaire et accablé d’infirmités provenant des fatigues de la guerre, bonne conduite, et très économe.
L’inspecteur général. Cet officier est maintenant en convalescence par autorisation du ministre de la guerre.
Jean Baptiste Jouvard, capitaine, 41 ans. Le colonel. Servant avec fermeté, bon et brave officier, assez instruit pour sa place.
L’inspecteur général. Confirmé pour son instruction.
Pierre Félix Taupin, capitaine, 38 ans. Le colonel. Remplit bien sa place et sa conduite est digne d’éloges.
L’inspecteur général. A sa place de capitaine.
Jean Baptiste Benichon, capitaine, 38 ans. Le colonel. Se conduit bien, et a l’instruction suffisante pour sa place.
L’inspecteur général. Confirmé.
Antoine Durand, capitaine, 33 ans. Le colonel. Bonne conduite et instruction suffisante.
L’inspecteur général. A sa place, a des moyens desquels il pourrait tirer encore meilleur parti.
Louis Antoine Duroch, lieutenant, 33 ans. Le colonel. Réunit aux connaissances militaires suffisantes, la qualité d’être bon administrateur, se conduite très bien.
L’inspecteur général. En recrutement.
Pierre Doit, lieutenant, 40 ans. Le colonel. A servi courageusement et avec zèle, mais accablé de fatigues de la guerre, est dans le cas d’obtenir sa retraite et la demande.
L’inspecteur général. Je n’ai point proposé cet officier, le trouvant encore très en état de servir, pour la place qu’il occupe. Il a le défaut de boire trop ; mais j’ai lieu de croire qu’il s’en abstiendra après mes remontrances.
Joseph Mathieu, lieutenant, 40 ans. Le colonel. Réunit à beaucoup de zèle et de courage quelques défauts qu’il se fait pardonner par ses qualités de bon père de famille ; il sert bien.
L’inspecteur général. A bien peu d’instruction et moyens pour en acquérir mais il est susceptible d’égards pour sa nombreuse famille.
Claude Gayet, lieutenant, 38 ans. Le colonel. A besoin d’acquérir de l’instruction et de mesurer ses actions ; il a une conduite assez bonne.
L’inspecteur général. En recrutement.
Pierre Molin, lieutenant, 38 ans. Le colonel. Passablement instruit pour sa place, conduite assez régulière, a donné de grandes preuves de valeur.
L’inspecteur général. En recrutement.
Alexis Pecheur, lieutenant, 50 ans. Le colonel. A bravement servi, est infirme et cassé. On demande sa retraite.
L’inspecteur général. Demande sa retraite.
Edme Ambroise Laurent, lieutenant, 36 ans. Le colonel. Bonne conduite, et de l’instruction, dans le même cas que le précédent. On demande sa retraite.
L’inspecteur général. La demande pour la retraite de cet officier a été retirée. Il est au courant de son instruction.
Léonard Duluc, lieutenant, 33 ans. Le colonel. Jeune et brave militaire, a beaucoup d’instruction et de mérite, mais ses blessures graves le mettent hors d’état de continuer son service. On demande sa retraite.
L’inspecteur général. Demande sa retraite. Il est susceptible d’être placé dans la légion d’honneur, ayant environ une douzaine de blessures, étant très pauvre et très regretté de son corps pour la bonne conduite qu’il y a tenue.
François Deckmine, lieutenant, 31 ans. Le colonel. Sert assez bien, parait se corriger de ses anciens défauts.
L’inspecteur général. Est au courant de son instruction.
Jacques Durand, sous-lieutenant, 37 ans. Le colonel. Se conduit bien, est brave et zélé, mais de temps en temps tourmenté des suites de ses blessures ou des fatigues de la guerre, ce qui ne lui permettra de continuer longtemps ses services.
L’inspecteur général. Est bien au courant de son instruction.
Jean Chenevier, sous-lieutenant, 36 ans. Le colonel. Jeune officier, bonne conduite, a besoin de s’instruire.
L’inspecteur général. En recrutement.
Nicolas Daudelot, sous-lieutenant, 36 abs. Le colonel. Bonne conduite et du zèle, a besoin d’instruction.
L’inspecteur général. A gagné pour son instruction.
François Gasteau, sous-lieutenant, 32 ans. Le colonel. Excellent officier, brave militaire, bonne conduite, mérite de l’avancement.
L’inspecteur général. En recrutement.
Jacques Camboury, sous-lieutenant, 30 ans. Le colonel. Bonne conduite, de l’instruction, du courage et du zèle.
L’inspecteur général. Est au courant de son instruction, est employé utilement à l’armement.
Pierre Vicaire, sous-lieutenant, 32 ans. Le colonel. Bonnes mœurs, du courage, du zèle et acquiert de l’instruction.
L’inspecteur général. Au courant de son instruction et promettant mieux.
François Saint-Venant, sous-lieutenant, 28 ans. Le colonel. Bonne conduite et mœurs, une tournure agréable, du zèle et assez d’instruction.
L’inspecteur général. Très joli officier et déjà bien au courant de son instruction.
Pierre Bruges, sous-lieutenant, 29 ans. Le colonel. Se conduit bien, a du zèle et s’instruit, mérite de l’encouragement.
L’inspecteur général. Aussi très joli officier donnant des espérances pour servir utilement.
Pierre Guilleaumont, sous-lieutenant, 27 ans. Le colonel. A un zèle rare, fera un bon adjudant major par la suite, se conduit très bien et a un courage plus que commun.
L’inspecteur général. Joli officier très susceptible d’être placé au grade d’adjudant major.
NB. Le nommé [le nom n’est pas mentionné] adjudant sous-officier a une tournure et des moyens distingués. Lui et l’adjudant major Gouache feraient un beau couple pour la garde impériale
Fin de l’état n°2
Etat n°3 des emplois d’officiers vacants dans le corps.
1 de lieutenant (1er bataillon, 4e compagnie) en remplacement de M. Zanotti passé adjudant major.
1 de sous-lieutenant (1er bataillon, 3e compagnie) en remplacement de M. Salomon passé lieutenant.
2 à la nomination de l’Empereur.
Etat n°4 des militaires admis à la haute paye.
1 caporal du 17 frimaire XI.
1 fusilier du 1er nivôse XI.
2
Etat n°5 des militaires admis dans la légion d’honneur.
1 colonel, 1 major, 3 chefs de bataillon, 1 quartier maitre capitaine, 1 adjudant major capitaine, 14 capitaines, 5 lieutenants, 1 sergent-major, 3 sergents, 2 caporaux.
32
Etat n°6 des militaires désignés pour le recrutement de la garde de l’Empereur.
1 capitaine (Demarez) pour action d’éclat.
1 lieutenant (Host) pour action d’éclat.
2 sergents.
4
Etat n°7 des enfants de troupe admis à la demi-solde. Voyez le tableau du personnel.
Etat n°8 des hommes réformés.
Voyez le même tableau.
Etat n°9 des militaires proposés pour une autre arme ou pour être réformés pour défaut de taille.
Néant.
Etat n°10 des officiers, sous-officiers et soldats dont la présence au corps peut être inutile ou nuisible.
Tressenies, sous-lieutenant, 1er bataillon, 6e compagnie. Insubordonné, de plus est continuellement dans un état d’ivresse de manière à rendre sa conduite crapuleuse, sa réforme a déjà été demandée en messidor X et deux autres fois depuis un an.
Etat n°11 des militaires proposés à la solde de retraite. Etat n°12 id. aux invalides. Etat n°13 id. aux ½ bataillons de vétérans.
Voyez le tableau du personnel.
Les Etats n°14, 15 et 16 regardent la cavalerie et ne font point partie des livrets pour l’infanterie.
Etat n°17 situation des finances.
Voyez le tableau ci-après.
Etat n°18 de l’habillement et équipement en service. Etat n°19 id en magasin et des mouvements survenus pendant l’année.
Voyez le tableau de l’habillement.
Etat n°20 de l’habillement et équipement revenant pour les remplacements.
Voyez le tableau ci-après.
Etat n°21 situation de l’armement.
Voyez le tableau ci-après" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Cette revue d'inspection est suivie d'un premier tableau intitulé "Situation générale des finances de tous les corps compris dans l’inspection du général Schauenburg pour l’an 12", qui indique pour le 22e Régiment :
Masse générale. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 :23926 ; recette de l’année : 65791 ; total : 89717 ; dépense de l’année : 64114 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 25603.
Masse de linge et chaussure. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 23696 ; recette de l’année : 45655 ; total : 69352 ; dépense de l’année : 31638 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 37713.
Masse de chauffage. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 405 ; recette de l’année : 309 ; total : 715 ; dépense de l’année : 585 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 130.
Masse de pain et soupe. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : 1285 ; recette de l’année : 17665 ; dépense de l’année : 18951 ; dépense de l’année : 17446 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 1504.
Masse de médicaments. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : - ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : - .
Masse des amendes. En caisse au 1er Vendémiaire an 12 : - ; recette de l’année : - ; total : - ; dépense de l’année : 430 ; en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : -.
Total général des fonds en caisse au 1er Vendémiaire an 13 : 64950.
L'Inspecteur général Schauenburg note : "Voyez au verso de ce feuillet la notice sur les masses portées au présent tableau.
Masse générale. Elle est établie par l’arrêté du 17 frimaire an 11 et divisée en 2 parties. 1° La 1ère partie de 18 francs par an et par homme reste à la disposition du gouvernement ; elle sert à payer les draps et autres objets que le ministre fait fournir aux corps ; il fait venir dans ses bureaux un compte ouvert avec chaque corps ; les corps qui se trouvent avoir un excédent de recette par le résultat de ce compte sont les maitres de l’employer l’année suivante à tel genre de fournitures que bon leur semble, en les demandant au ministre directeur. Si les corps redevaient, on leur ferait une retenue sur les fournitures de l’année suivante.
2° La 2e partie qui est composée de 17 francs par an et par homme ; cette partie est payée aux corps tous les mois, sur un décompte particulier ; elle est chargée de tous les achats et de tous les genres de dépenses déterminés par l’arrêté susdit du 17 frimaire an 11. Les corps en tiennent un registre conforme au modèle annexé audit arrêté. Tous les achats qu’ils font doivent être approuvés par le directeur ministre ; et les inspecteurs généraux vérifient les dépenses de toutes les espèces, suivant qu’elles sont déterminées par les arrêtés.
Le produit de cette masse se compose encore des morts, désertés, rayés des contrôles et congédiés étant chez eux ; de même que de ce qui pourrait revenir auxdits hommes pour une solde arriérée qui n’aurait été payée qu’après leur départ.
Masse de linge et chaussure. Elle est établie par le règlement de comptabilité du 8 floréal an 8 ; elle se compose d’une retenue d’un sol par jour qu’on fait sur la solde de chaque soldat ; cette retenue est de huit centimes par jour pour les sergents majors, sergents et caporaux fourriers ; le complet de cette masse est de 27 francs pour les sous-officiers et de 18 francs pour les caporaux et soldats.
Elle est chargée de fournir aux uns et aux autres, par le produit ci-dessus déterminé, tous les effets de petit équipement ; la quantité et l’espèce de ces effets sont déterminées par le même règlement.
Cette masse reçoit encore la portion de solde que les semestriers laissent pendant leur absence, et le partage en est fait après la rentrée des semestriers, entre tous ceux qui ont fait le service pendant leur absence.
Si ces produits sont insuffisants pour les soldats, on n’a d’autres ressources que de leur faire faire le service des travailleurs au prix réglé pour tout le régiment ; ce qui forme encore une autre branche de recette qu’on doit également enregistrer au compte des hommes qui ont fait les services.
Indépendamment du registre que le conseil d’administration fait tenir par le quartier maitre, pour tout le régiment, conformément au tableau indiqué par l’arrêté du 8 floréal an 8, et suivant encore ce qui est prescrit par l’autre arrêté du 17 frimaire an 11, chaque sous-officier ou soldat a son compte ouvert sur le grand registre du capitaine. Ce compte doit être signé par le sous-officier ou soldat ; ou sa marque faite en présence de témoins, afin que quand un homme meurt à l’hôpital, on ne puisse pas lui écrire des effets qu’il n’a pas reçu ;cette formalité est d’autant plus nécessaire que c’est par relevé du registre du capitaine qu’on forme le grand tableau dont on vient de parler, lequel sert de base au registre du conseil d’administration.
Indépendamment encore de toutes ces pièces, le compte de chaque homme doit être écrit sur son livret, ainsi que tous les objets de petit équipement qu’on lui délivre, au fur et à mesure des livraisons.
Masse de chauffage. Etablie par arrêté du gouvernement du 23 fructidor an 8 ; voyez encore la circulaire interprétative du 23 vendémiaire an 9.
Une portion de cette masse est mises à la disposition des corps et payée tous les mois sur un décompte particulier ; cette portion est déterminée tous les ans par le ministre, pour chaque division territoriale, en raison de la cherté des combustibles ; elle paye 1° le chauffage de la troupe dans les casernes ; un nombre d’officiers et de sous-officiers doivent en être chargés ; 2° le chauffage et la lumière des corps de garde, suivant la revue desdits corps de garde établie par le commissaire des guerres.
L’autre portion de cette masse qui est à beaucoup près la plus forte , reste à la disposition du ministre pour faire face aux fournitures de campagne ci-après 1° marmites, 2° gamelles, 3° grands et petits bidons, 4° barils à eau, 5° sacs à marmites, 6° outils, 7° sacs à outils, 8° couvertes.
Le ministre n’envoie pas de compte aux régiments pour cette portion.
Masse de pain de soupe. Etablie par arrêté du gouvernement du an 10 ; la troupe a commence à en jouir au 1er germinal an 11 ; le produit est d’un sol par jour et par homme présent ; le gouvernement viendrait au secours des divisions où ce produit ne suffirait pas, attendu qu’il doit être distribué 4 onces de pain de soupe à chaque homme par jour, sans qu’on puisse en donner moins. Le régiment reçoit ce produit tous les mois ; il en tient un registre très exact. On passe un marché avec un boulanger, et su par ce marché, il y a des économies, aucun soldat ne peut réclamer le partage de la masse qui en résulte.
Masse des médicaments. Etablie par arrêté du 9 frimaire an 12 ; elle est déterminée tous les ans par le ministre ; elle ne peut excéder 1000 frs par régiment ; elle sert à l’achat des médicaments et autres objets nécessaires au traitement des maladies indiquées par ledit arrêté. Le régiment en tient un registre particulier.
Masse des amendes. Etablie par arrêté du gouvernement du 19 vendémiaire an 12 concernant la désertion ; tous les condamnés doivent payer une amende de 1500 frs et les corps doivent en faire recette ; elle sert à payer les frais de procédure des conseils de guerre spéciaux, suivant qu’ils sont déterminés par le règlement ; le surplus doit être employé par le corps au remplacement des déserteurs condamnés, par des enrôlements volontaires ; on tient registre de cette masse" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un second tableau, intitulé "Situation générale de l’habillement et du petit équipement de tous les corps dont le général Schauenburg a fait l’inspection en l’an 12", nous lisons, pour le 22e Régiment :
Etoffes.
Existantes en magasin à la dernière revue. Draps - ; tricot - ; doublure - ; toile 495 mètres.
Reçues depuis la dernière revue. Draps 7159 mètres ; tricot 5491 mètres ; doublure 18652 mètres ; toile 22466 mètres.
Emploi des étoffes.
Etoffes en magasin lors de la revue. Draps 1149 mètres ; tricot - ; doublure 2707 mètres ; toile 3646 mètres.
Effet en service au moment de la revue. Habits 1666 ; vestes 1666 ; culottes 1666 ; bonnets 1666.
Effet de petit équipement.
En magasin lors de la dernière revue. Chemises - ; bas 503 ; souliers - ; guêtres 1948 ; sacs de peau 52.
Acheté ou reçu depuis la dernière revue. Chemises - ; bas - ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau -.
Reste en magasin au moment de cette revue. Chemises- ; bas 46 ; souliers - ; guêtres - ; sacs de peau - (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le troisième tableau s'intitule "Situation générale de l’armement et de l’équipement au moment de la revue d’inspection du général Schauenburg". Il indique pour le 22e Régiment :
Armement.
En magasin à la dernière revue. Fusils 1541 ; baïonnettes 1541 ; sabres 520.
Reçu depuis la dernière revue. Fusils 2626 ; baïonnettes 2566 ; sabres 125.
Pertes depuis la dernière revue. Fusils 673 ; baïonnettes 673 ; sabres 52.
Reste au magasin au moment de la revue ou au régiment. Fusils 2627 ; baïonnettes 2562 ; sabres 696.
A fournir pour les remplacements. Fusils - ; baïonnettes - ; sabres -.
Equipement.
Existant en magasin lors de la dernière revue ou au régiment. Gibernes 1335 ; porte giberne 1335 ; bretelle de fusils 1250 ; baudriers 586 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54.
Reçu depuis la dernière revue. Gibernes 250 ; porte giberne 250 ; bretelle de fusils 1250 ; baudriers 31 ; colliers de tambours - ; caisse de tambours -.
Reste en magasin au moment de la revue ou au régiment. Gibernes 1585 ; porte giberne 1585 ; bretelle de fusils 1250 ; baudriers 617 ; colliers de tambours 54 ; caisse de tambours 54 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Dans un quatrième tableau, intitulé "Etat des effets d’habillement et d’équipement qui reviennent aux régiments inspectés par le général Schauenburg, pour leur remplacement", le Général Schauenburg note, pour le 22e Régiment :
Habillement. Habits 833 ; vestes 833 ; culottes 1666 ; chapeaux 833.
Equipement. Gibernes 166 ; baudriers 63 ; bretelles de fusils 125 ; caisses de tambours 9 ; colliers de tambour 9 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un cinquième tableau intitulé "Tableau numérique des conscrits des années 11 et 12 reçus par les régiments désignés ci-dessous pendant le courant de l’an 12, et observations sur la désertion et la réforme d’un grand nombre de ces hommes et les résultats pour les corps" indique pour le 22e Régiment :
Noms des départements qui les ont fournis. Seine-Inférieure.
Nombre de conscrits incorporés 544.
Désertion en route avant l’incorporation 22.
Désertion après l’incorporation : Au 3e bataillon ou aux bataillons de guerre et allant les joindre 240 ; dépenses du corps pour l’habillement des déserteurs 12225,36 ; frais de jugements et d’habillement pour les condamnés 1626,40 ; dépenses pour les amnistiés des travaux rentrés 432,45 ; total de la dépense occasionnée par la désertion 14284,21 ; produit des amendes imposées aux condamnés -.
Réforme. Nombre de conscrits réformés 42. De remplaçants réformés 1. Dépenses du corps pour leur habillement 1990,40. Du gouvernement pour solde et pain 3698. Total des dépenses occasionnées par les réformés 5688,40.
Indication des dépenses. Au compte du corps 16274,25 ; au compte du gouvernement 3698.
Total général des dépenses faites pour les réformés et les déserteurs 19972,25.
Et le Général Schauenburg ajoute en note : "Observations qui doivent être en marge du tableau d’autre part ...
22e régiment Seine-Inférieure. L’espèce d’hommes est assez belle ; mais on a à se plaindre de la désertion, et d’avoir reçu beaucoup d’estropiés que le conseil de recrutement n’aurait pas du admettre. Indépendamment des hommes désertés et portés dans la 5e colonne, il en est encore déserté 525 jusqu’au 1er vendémiaire de la conscription des années 7, 8, 9 et 10 du département du Pas-de-Calais, de la Manche, de la Lys et de la Seine ; lesquels ont occasionné au corps une dépense de 21000 #." (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un sixième tableau, intitulé "Inspection général d’infanterie faite par le Général Schauenburg. Situation général du personnel des Régiments d’infanterie stationnés dans la 16e division militaire, avec les mutations survenues depuis la dernière revue, le détail des hommes présents, des réformés et de ceux congédiés avec récompense" donne la composition de l’effectif du 22e Régiment, au 27 Vendémiaire an 13 :
Officiers : 1 Colonel, 1 Major, 3 Chefs de Bataillons, 1 Quartier maitre, 3 Adjudants majors, 27 Capitaines, 26 Lieutenants, 26 Sous-lieutenants, 5 Chirurgiens ; total 93, dont 24 présents, 59 aux Bataillons de guerre, 6 détachés, aucun à l’hôpital du lieu, 1 à l’hôpital extérieur, 1 en congé.
Sous-officiers et soldat : 17 petit état-major, 25 Sergents majors, 105 Sergents, 27 Caporaux fourriers ; 205 Caporaux, 123 Grenadiers, 1095 Fusiliers, 52 Tambours, 17 enfants de troupe ; total 1666 dont 190 présents, 1287 aux Bataillons de guerre, 38 détachés, 6 à l’hôpital du lieu, 143 à l’hôpital extérieur, aucun en congé, 1 déserteur, 1 embarqué.
Mutations :
L’effectif était à la dernière revue de 1608.
Recettes : 794 recrues, 8 venus d’autres Corps, 179 rayés rentrés, total 981. L’effectif devrait donc être de 2589.
Pertes : 58 morts, 463 désertés, 16 réformés avant la revue, 9 rayés par jugement, 188 rayés par longue absence, 34 passés dans d’autres corps, 10 faits officiers, 145 réformés par l’Inspecteur général ; total 923. L’effectif reste donc à 1666.
Si l’on déduit encore les : 3 proposés pour la réforme ; 10 proposés pour les Vétérans ; 1 proposé pour les Invalides ; total 14. L’effectif ne sera que de 1652.
Or comme le complet de paix étant de 2261, il y aura un manque au complet de 609 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Enfin, dans un dernier tableau, nous avons le "Détail des présents au Bataillon de dépôt et de ceux réformés, de ceux congédiés avec récompense, ainsi que de ceux susceptibles d’avoir la haute paye sur tout le régiment; il indique pour le 22e Régiment :
Présents :
Officiers : 1 Major, 1 Chef de Bataillon, 1 Quartier maitre, 1 Adjudants majors, 7 Capitaines, 5 Lieutenants, 7 Sous-lieutenants, 1 Chirurgiens ; total 24.
Petit Etat-major : 1 Adjudant sous-officier, 1 Tailleur, aucun Guêtrier, 1 Cordonnier, aucun armurier, aucun Tambour-major, aucun Caporal tambour, aucun Musicien, total 3.
Sous-officiers et soldat : 8 Sergents majors, 13 Sergents, 9 Caporaux fourriers ; 38 Caporaux, 7 Grenadiers, 81 Fusiliers, 14 Tambours, 17 enfants de troupe ; total 187.
Total général : 190.
Réformés : 2 Sergents-majors, 3 Sergents, aucuns Caporaux fourriers, 9 Caporaux, 131 grenadier, Fusiliers et Tambours. Total 145.
Congédiés. Officiers : Aucun Chef de Bataillon, 2 Capitaines, 3 Lieutenants, aucun Sous-lieutenant ; total 5. Sous-officiers et soldats : Aucun Sergent-major, 1 Sergent, aucun Caporal fourrier, 1 Caporal,12 Grenadiers, Fusiliers et Tambours ; total 14. Total général 19.
Haute paye. 10 ans de service, aucuns Sergents et Caporaux, 2 soldats ; total 2. 15 ans de service, aucun Sergent et caporal, aucun soldat ; total 0. 20 ans de service : aucuns Sergents et Caporaux, aucuns soldats ; total 0. Total général : 2
Enfants. D’Officiers : 6 ; de Sous-officiers et soldats 11 ; total 17 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues d'inspection des bataillons de dépôt d'infanterie stationnés dans la 16e division militaire … passées pendant le courant de Fructidor XII et Vendémiaire an XIII » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.495 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 14 Fructidor an 13 [1er septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Pont-de-Briques, au Maréchal Berhier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, vous ferez connaître aux colonels du 21e, 22e et 72e de ligne que mon intention est de les appeler à l'armée ; que je leur donne une marque de confiance en leur laissant la garde d'un dépôt aussi important que la flottille de Boulogne, mais qu’avant le mois prochain, ils seront appelés au Rhin ; qu'ils continuent donc à tenir leurs corps en haleine et à les fortifier" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10726).
Le "Bulletin des mouvements de troupes ordonnés par le Ministre pour la garde des camps (Du 1er au 20 septembre 1805)" indique :
Camp d’Etaples.
1er et 2e Bataillons du 22e de Ligne, 1647 hommes, y compris 108 aux hôpitaux, départ d’Étaples, arrivée à Étaples. Ces deux bataillons n'ont pas suivi le mouvement de leur division.
3e Bataillon du 22e de Ligne, 517 hommes, y compris 32 aux hôpitaux. Départ de Béthune le 13 Fructidor. Arrivée à Etaples vers le 15 (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 447).
Le 8 novembre 1805 (17 brumaire an 14), l'Empereur, depuis Linz, établit le Décret suivant : "ARTICLE 1er. Il sera formé une armée du Nord, composée de six divisions : deux divisions se réuniront à Anvers ; deux autres divisions seront composées des troupes de l'avant-garde du corps de réserve de Mayence et de l'avant-garde du corps de réserve de Strasbourg. La division de Mayence se réunira à Juliers, et celle de Strasbourg dans cette ville.
Les deux autres divisions seront formées de toutes les troupes françaises et bataves qui se trouvent en Batavie et se réuniront à …
ART. 2. Le connétable de l'Empire aura le commandement de cette armée.
ART. 3. Les deux divisions qui se réunissent à Anvers seront composées ainsi qu'il suit, savoir :
La 2e division, d'un bataillon formé de six compagnies complétées chacune à 100 hommes, du 2e régiment d'infanterie légère ; d'un bataillon de six compagnies complétées chacune à 100 hommes, du 12e régiment d'infanterie légère ; du corps des grenadiers de la réserve de Rennes (les grenadiers de la réserve de Rennes se rendront d'abord à Evreux, où ils séjourneront ; le connétable les passera en revue, et ils n'en partiront que dans le cas où leur présence serait jugée nécessaire à Anvers;) du 22e régiment de ligne ; d'un des régiments de ligne italiens, qui sont à Boulogne ...
ART. 9. Tous les corps qui doivent former les deux divisions d'Anvers partiront douze heures après la réception de l'ordre qui leur sera adressé, et ces ordres seront expédiés et partiront immédiatement après la réception du présent décret ...
ART. 10. Le général Collot commandera les deux divisions d'Anvers ; le général Lagrange commandera, sous ses ordres, la première division ...
Les deux généraux de brigade de chaque division seront désignés par le connétable, sur la proposition du général Collot …" (Correspondance de Napoléon, t.10, lettres 9466).
/ 1806
Le 8 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, ... Donnez ordre aux 3es bataillons des 21e d'infanterie légère, 65e et 22e de ligne et à celui du 72e de rejoindre leur régiment en Hollande" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 315 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11621).
A Saint-Cloud, le 14 mai 1806, "On propose de nommer le sieur Berthezène, chef de bataillon au 72e, major du 22e"; "Cette place est donnée", répond l'Empereur (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1427 - Note: Pierre Berthezène devint Colonel du 10e Régiment d'infanterie légère, Baron de l'Empire (2 juillet 1808), Général de Brigade le 6 août 1811 et Général de Division le 4 août 1813).
A Saint-Cloud, le 23 mai 1806, est soumise à l'Empereur une "Proposition d'accorder un congé de convalescence au colonel Clément du 22e régiment d'infanterie"; "Accordé. Ne quittera que lorsque le major sera arrivé au corps", répond ce dernier (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 677).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin, vous verrez, par les deux lettres que je vous ai adressées aujourd'hui, les différentes dispositions que j'ai prescrites pour compléter mon armée et la mettre en situation de tout entreprendre ...
Je donne ordre au 21e léger et au 22e de ligne, qui sont en Hollande, de se rendre à Wesel. Mon intention est de les diriger sur Wurzburg, pour y faire partie de la division Gazan et remplacer les 12e et 58e de ligne. Vous pouvez dire au maréchal Mortier que cette division sera de 9,000 hommes" (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10479 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12463).
Le même jour, toujours depuis Saint-Cloud, l'Empereur écrit au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre "Monsieur Dejean, donnez ordre aux 21e régiment d'infanterie légère et 22e de ligne qui sont en Hollande de se rendre à Wesel où ils recevront de nouveaux ordres ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 517; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12465).
Encore le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Louis, Roi de Hollande : "J’ai donné ordre au 21e d'infanterie légère et au 22e de ligne de se rendre à Wesel ; au 19e de ligne de se rendre à Boulogne ; au 20e de chasseurs de se rendre à Cologne. Il ne vous restera donc que deux régiments de ligne (note : les 65e et 72e) ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12468).
Le 23 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean ... Le 21e d'infanterie légère se rendra à Düsseldorf, et le 22e de ligne tiendra garnison à Wesel. Le 3e bataillon du 21e d'infanterie légère restera à Wesel, et les deux premiers bataillons qui seront complétés à mille hommes chacun et prêts à faire campagne se rendront avec le colonel à Düsseldorf où ils attendront de nouveaux ordres" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 550 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12563).
Le 29 juillet 1806, Murat écrit, depuis Benrath. au Général Piston : "A monsieur le général Piston, à Wesel.
Monsieur le général, je donne l'ordre au général Dupont de faire partir de Wesel pour Burich le 9e régiment d'infanterie légère, ainsi que toute l'artillerie qui est attachée à sa division. Les troupes quitteront Wesel le 1er août et seront remplacées par le 22e de ligne et le 3e bataillon du 21e régiment, destinés à faire la garnison de cette place. Ainsi vous rappellerez de ses cantonnements, s'il était déjà parti pour les occuper, le 22e de ligne et le 3e bataillon du 21e. Dans aucun cas le 9e ne pourra quitter Wesel qu'après l'arrivée de ces troupes. Ils devront être commandés par le colonel de ce corps. Vous lui donnerez l'ordre d'exécuter ce mouvement et vous en préviendrez le commissaire ordonnateur afin qu'il prenne ses mesures pour la subsistance de cette troupe pendant sa route ..." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 281, lettre 2426).
Le 4 août 1806, Murat écrit à Dejean, Ministre directeur : "Monsieur le ministre ... Le 22e de ligne et le 3e bataillon du 21e d'infanterie légère forment la garnison de Wesel, mais les 2 premiers bataillons du 21e n'ont pu être complétés à 2 000 hommes, comme l'avait ordonné l'Empereur ; la force totale de ce régiment n'étant que de 1900 hommes et ses trois compagnies de carabiniers étant restées en Hollande. Les colonels de ces corps les réclament. J'en ai moi-même fait la demande au Roi de Hollande. Recevez, etc." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 286, lettre 2438).
Le 30 août 1806, Murat écrit au Roi de Hollande : "Monsieur mon Frère, l'Empereur m'ayant ordonné de faire venir à Düsseldorf les deux premiers bataillons du 21e régiment d'infanterie légère, complétés à 1 000 hommes et prêts à entrer en campagne, je ne puis remplir ses intentions, c'est-à-dire les porter à cette force, sans leurs compagnies de carabiniers qui sont restées en Hollande par les ordres de Votre Majesté. Vous jugerez sans doute indispensable, d'après cette observation, de donner l'ordre à votre ministre de la Guerre de faire partir ces compagnies de carabiniers pour venir rejoindre leurs bataillons. Je dois vous faire la même demande pour les compagnies de grenadiers des 22e et 65e régiments de ligne qui se trouvent également en Hollande. Je désire bien fortement que rien ne s'oppose à l'exécution de cette mesure que les circonstances semblent rendre indispensable. J'ai l'honneur d'être, Sire, etc." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 334, lettre 2508).
Le 10 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "… Donnez ordre au 22e de ligne, qui est à Wesel, de tenir prêts ses deux premiers bataillons, renforcés de tout ce que peut avoir de disponible le 3e, pour entrer en campagne et faire partie de la Grande Armée ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10761 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12898).
Le 30 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Mayence, au Roi de Hollande : "… QUATRIÈME NOTE.
A tout événement, la garnison de Wesel doit être composée du 22e de ligne que j'y ai laissé, des quatre compagnies d'artillerie qui y sont, du bataillon du grand-duc de Berg, et, s'il est nécessaire, d'un millier d'hommes à retirer des dépôts de la 26e division militaire, en organisant 150 hommes par dépôt et en ayant bien soin de ne placer avec ce nombre d'hommes que deux officiers, deux sergents et quatre caporaux par dépôt ; afin que, si la place devait être prise, je n'eusse pas à regretter grand nombre d'officiers et surtout le déficit que cela produirait dans mes corps à cause de la non-formation des conscrits. Je laisse le général Marescot premier inspecteur de l'arme du génie en deçà du Rhin, avec l'ordre d'être soit à Mayence, soit à Wesel, à Venloo, à Anvers, à Juliers et à Maëstricht, pour fortifier ces différents points et prendre les mesures provisoires que les circonstances commanderont. Vous le verrez sous peu à Wesel …" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10920 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13162).
Le 17 octobre 1806, l'Empereur écrit, depuis Weimar, au Roi de Hollande : "… Il faut aujourd'hui que vous preniez possession du comté de la Marck, de Münster, de Paderborn. Faites enlever partout les aigles prussiennes, et déclarez que ces pays n'appartiennent plus à la Prusse. Laissez à Wesel les 3es bataillons du 21e et du 22e ; faites-y réunir, si cela est nécessaire, deux autres 3es bataillons, de ceux qui sont dans la 25e division militaire, et formez six bataillons composés de deux bataillons du 22e, de deux bataillons du 72e et deux du 65e. Mon projet est que vous envoyiez ces 10,000 hommes à Paderborn. Le maréchal Mortier, avec son corps d'armée plus fort que le vôtre, se rend à Fulde. Mon intention est qu'avec ces deux corps d'armée vous entriez dans Cassel, que vous fassiez prisonnier l'Électeur et que vous désarmiez ses troupes ; mais, avant d'exécuter, ce projet, il faut que vous soyez arrivé à Paderborn, et le maréchal Mortier à Fulde ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 11022 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13283).
/ 1807
Le 24 février 1807, l'Empereur écrit depuis Osterode, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "… Donnez ordre au 65e et au 22e de ligne qui font partie du corps du maréchal Mortier de se rendre à Thorn ainsi qu'au 26e régiment de chasseurs à cheval. Faites comprendre à ce maréchal que les événements qui se passent ici font que j'ai besoin de troupes, dites -lui que s'il peut rester quelque temps avec trois régiments, il m'envoie aussi le 2e d’infanterie légère, mais que je le laisse le maître pour ce dernier régiment ; que ces troupes lui seront remplacées à la belle saison par des régiments venant de France ; qu'en attendant s'il n'a point assez de troupes, il pourra être renforcé par trois mille Hollandais que le maréchal Brune lui enverra, vous lui ferez sentir que la bataille et les mouvements de l'ennemi rendent ces dispositions nécessaires ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 917 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14387).
Sans doute le 21 mars 1807, l'Empereur est informé que : "Le général de division Canuel, gouverneur général du premier gouvernement des pays conquis, rend compte au major général, le 7 mars 1807, qu'il ne reste à Munster que les deux compagnies désignées pour la garde du gouverneur : celle fournie par le 22e de ligne, qui est complète, et celle du 5e de chasseurs à cheval, qui ne l'est pas"; "Faire partir cette compagne du 22e qui sera remplacée, et la compagnie du 5e de chasseurs avec tous les chevaux pour Potsdam" (Non datée, expédiée le 21 mars 1807 - Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 957).
Le 28 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, le 22e de ligne se rendra au 4e corps où il fera partie de la division Saint-Hilaire ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 983 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14933).
Le même 28 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Rapp, Gouverneur de Thorn : "Le 22e de ligne fait partie du 4e corps, division Saint-Hilaire ... Agissez donc en conséquence" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14964).
Le 15 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréhcal Kellermann, Commandant un Corps de Gardes Nationales : "... Il est utile aussi que la place de Magdeburg reçoive des compagnies de son régiment. Je suppose que vous y aurez déjà envoyé les compagnies des 22e et 15e de ligne qui n'ont pas d’habillement. Il me tarde d'apprendre que j'ai déjà un millier de Français à Magdeburg.
Correspondez avec le gouverneur pour tout ce dont les hommes que vous y envoyez auront besoin ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15278).
Le 19 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, j'ai donné ordre au prince Eugène de faire partir la division Molitor et la division Boudet pour se rendre en toute diligence à Augsburg. L'une part de Vérone et l’autre de Brescia. Ces deux divisions avec leurs commissaires des guerres, leurs ambulances et leur artillerie seront rendues du 1er au 10 mai à Augsburg.
La division Boudet est composée :
de deux bataillons du 22e de ligne
de trois bataillons du 56e
de deux bataillons du 93e idem.
La division Molitor est composée
de deux bataillons du 2e idem,
de deux bataillons du 16e idem,
de deux bataillons du 37e idem,
de deux bataillons du 67e idem.
Voyez le payeur pour savoir si j'ai encore des fonds à Augsburg. Si j'y ai des fonds, on pourrait profiter du passage de ces troupes pour leur faire payer un mois de solde. Je ne sais pas s’il y a à Augsburg un commissaire des guerres français" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15334 - Il s’agit des 1ère et 2e Divisions destinées au Corps d'observation des Côtes sous Brune. Cet ordre a été transmis par Berthier, et Eugène l'a reçu le 10 avril au soir).
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ...
Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je vois que de Wesel vous pourriez faire partir :
du 22e 500 ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 22e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 12 mai 1807, Soult écrit à Berthier : "Ce matin à 2 heures, 300 cosaques formés en 2 troupes ont passé la Passarge au-dessus et au-dessous de Klogehnen et ont fait un mouvement, pour enlever tous les postes qui sont établis le long de la rivière depuis la hauteur de ce village jusqu'à Gilwalde ... 10 hommes de deux petits postes du 22e régiment de ligne ont été pris ... Les cosaques sont restés en bataille sur la rive opposée jusqu'à 6 heures et demie et ensuite se sont retirés ... La fusillade leur a blessé beaucoup de monde" (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 68).
Le 16 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, donnez l'ordre que le 8e régiment provisoire soit dissous. Le détachement du 22e de ligne se rendra au corps du maréchal Soult, celui du 65e et celui du 21e de ligne au corps du maréchal Davout. Les détachements des 8e de ligne, 27e légère, 45e, 54e, 94e et 95e de ligne formeront un bataillon qui restera sous les ordres du meilleur chef de bataillon sous le titre de bataillon provisoire du 8e, et partira demain pour se rendre à Elbing où il restera jusqu'à nouvel ordre. Vous ferez connaître au général Moulin que je lui envoie ce bataillon composé de détachements appartenant au 1er corps, et composé de près de 700 hommes pour ne point laisser Elbing sans infanterie" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1121 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15634).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 22e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Composition du 4e Corps du Maréchal Soult au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Saint-Hilaire : 10e Léger, 14e, 22e, 36e, 43e, 55e de Ligne, 12 Bataillons, 8763 hommes.
2e Division Carra Saint-Cyr : 24e Léger, 4e, 28e, 46e, 57e de Ligne, 10 Bataillons, 8219 hommes.
3e Division Legrand : 26e Léger, 18e, 75e et 105e de Ligne, Tirailleurs corses, Tirailleurs du Pô : 10 Bataillons, 7302 hommes.
Artillerie et Génie : 55 pièces, 842 hommes.
Cavalerie légère, Général Guyot : 8e Hussards, 16e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons, 1235 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
Le 6 juin 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Berthier : "Le colonel Clément se rendra à Marienwerder pour y prendre le commandement de la ville, de la tête de pont, et veiller à la conservation des magasins et du pont" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12738 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15842 - Note : Probablement Jacques Valère Clément, Colonel du 22e de Ligne ; il a été admis à la retraire pour blessure, le 5 juin 1807, à la veille de cette nomination. Ce commandement ne figure pas dans le dossier de ses états de service).
Le 16 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin ... Donnez également l'ordre que les 110 hommes du 8e de ligne, les 500 hommes du 45e et les 166 hommes du 54e, les 177 hommes du 21e et les 21 hommes du 22e du bataillon de garnison de Münster soient renvoyés à leurs corps pour y être incorporés. Ce bataillon se trouvera ainsi dissous" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1354 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16540).
- Inspection du Dépôt du 22e Régiment à Wesel par le Général Schauenburg, 3 décembre 1807
"Dépôt du 22e Régiment d’Infanterie de Ligne. Revue passée à Wesel le 3 décembre 1807.
Espèce d’hommes. Belle.
Habillement. Très beau. Les culottes trop larges.
Equipement. Bon.
Armement. Idem.
Tenue. Belle, mais porte à leur shako de ridicules gourmettes qui donnent l’air au soldat d’être mal bridé.
Discipline. Bonne.
Maniement d’armes. Passable.
Manœuvres. Idem.
Retenue. Point.
Ordinaire. Très cher.
Pain. Bon.
Casernes et fournitures. Très mauvaise.
Conscrits. - .
Finances. Les registres sont tenus conformément aux règlements.
Résumé.
M. le Major Gaudin m’a donné une idée avantageuse de son éducation et de ses connaissances militaires, quant à sa conduite privée et à sa surveillance en qualité de président du conseil d’administration, l’ordre laissé à ce corps prouvera que je n’ai pas été satisfait de l’économie de cette administration. Je ne l’ai pas été non plus du travail du personnel ayant été dans le cas de lui refuser 41 hommes dont S. E. recevra les pièces ; tout ce qui pourrait excuser le Major sur ce dernier article sont les reproches que j’ai fait à M. Labartide Chirurgien en chef de l’hôpital de Wesel sur la facilité avec laquelle il a délivré les certificats ayant eu 215 hommes à refuser sur les trois corps de cette garnison. Je ne puis garantir les notes de M. le Major Gaudin sur ses Officiers et encore moins sur celle du Quartier-maitre par le même motif que j’ai eu l’honneur de vous donner sur ceux des autres corps.
J’ai refusé à ce corps 8 hommes.
Ordre.
Le Général de division Schauenburg Inspecteur général d’Infanterie n’a pas arrêté la comptabilité de l’an 13 du 22e Régiment d’Infanterie de Ligne, ne l’ayant pas trouvée arrêtée par l’Inspecteur aux revues.
L’examen qu’il a fait des registres l’a convaincu que les frais de bureau pendant l’an 13, montant à 2550 frs 50 c. n’ont pas été faits avec économie. Il a aussi été fort surpris des frais de ports de lettres qui se montent aussi pour l’an 13 à 773 frs 30 c. Si le conseil d’administration s’était pénétré de la circulaire de S. E. le Directeur ministre en date du 2 Messidor an 11 cette dépense n’aurait pas été aussi exorbitante.
L’Inspecteur général rappelle au conseil d’administration qu’il doit mettre la plus stricte économie dans l’emploi des fonds et lui ordonne de se conformer à la lettre suscitée de S. E. le Directeur ministre.
Il n’a pas été satisfait de la qualité des souliers. Le conseil d’administration prendra des mesures pour s’en procurer de meilleurs pour le prix de cinq francs" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
"Ordre donné à tous les corps sur la manière d’exercer les conscrits et pour l’administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s’appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l’homme qu’ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l’instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c’est d’inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu’il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l’habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l’entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l’on sera à l’exercice l’instructeur entretiendra la recrue pendant l’intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu’il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l’infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n’est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manœuvre et l’exercice de l’infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l’ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l’éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d’instruction, et ceux qui n’en auront pas suffisamment devront également s’y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L’on n’exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l’exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l’on préfèrera autant que possible les exercices de l’après midi attendu qu’elles empêchent le soldat de s’écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l’article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu’au quartier ; les chefs n’en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu’ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu’ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu’ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d’administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l’administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l’attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d’administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l’inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l’arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d’un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l’autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n’est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu’après avoir contracté un engagement en présence d’un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s’y seraient pas conformés.
L’intention de l’Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l’armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu’il doit par conséquent être pourvu d’un habit uniforme en bon état et de son sabre, s’il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s’ils l’avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s’ils s’y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le Général Schauenburg adresse au Ministre Dejean et au Ministre Lacuée le 14 janvier 1808 et au Ministre de la Guerre le résultat de sa revue le 17 janvier 1808 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le même 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, voulant compléter mon armée du Rhin, mon intention est ... Le 10e légère enverra à Mayence 400 hommes de son dépôt ; le dépôt du 22e de ligne y enverra 100 hommes ; le dépôt du 3e de ligne 360 hommes ; le dépôt du 57e de ligne, 300 hommes ; le dépôt du 72e de ligne, 360 hommes. Ces détachements faisant 1 520 hommes, et 400 hommes que le dépôt du 105e enverra également à Mayence, formeront le 4e bataillon de marche de l’armée du Rhin.
Ces bataillons de marche se réuniront à Mayence le plus tôt possible. On n’y mettra que le nombre d’officiers et de sous-officiers nécessaires pour conduire les hommes. Vous me ferez connaître le jour de leur arrivée à Mayence, et je donnerai des ordres pour leur direction sur l’armée du Rhin ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2766 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20015 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 53).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 22e de Ligne fait partie du 2e Arrondissement; 25e Division militaire. Maëstricht (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Situation des troupes composant l'Armée du Rhin à l'époque du 1er janvier 1809.
Maréchal d'Empire Commandant en chef, le Duc d'Auerstaedt, à Erfurt ...
4e Division d'infanterie, Général de Division Saint-Hilaire, à Stettin.
1re Brigade : Général Candras, à Stralsund.
22e de Ligne : 1er, 2e et 3e Bataillons; Colonel Armand, à Küstrin (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 490).
Napoléon écrit, de Paris, le 21 février 1809, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, vous donnerez l'ordre que le quartier général de la division Saint-Hilaire se réunisse à Magdeburg ...
Tout ce qui se trouve dans Stettin se rendra également à Magdeburg, hormis un bataillon du 22e régiment d'infanterie de ligne, une compagnie d'artillerie et un commandant français avec un commissaire des guerres, un commandant de place, des officiers du génie et d'état-major, et une escouade de sapeurs ...
La garnison de Kustrin sera composée d'un bataillon du 22e (l'autre se rendra à Glogau), d'une compagnie d'artillerie et, de plus, d'un bataillon de Polonais, qui s'y rendra de Posen.
La garnison de Glogau sera composée d'un bataillon du 22e, plus d’un régiment saxon de 1,200 hommes, pris également parmi les 6,000 hommes qui sont dans le duché de Varsovie. Par ce moyen, il n'y aura de Français employés dans les places de l'Oder que le 22e de ligne, quatre ou cinq compagnies d'artillerie, une compagnie de sapeurs, dix ou douze officiers du génie et dix ou douze officiers d'état-major ...
Le 22e restera dans les places de l'Oder ; mais il pourra, par la suite, être remplacé par le 105e, qui a ordre de se rendre à Baireuth ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14794 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20092 ; citée par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 376; ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 84). La Division Saint-Hilaire, dont le Quartier-général est à Stettin, se compose de cinq Régiments d'infanterie : le 10e d'Infanterie légère occupant Bergen, Greiswalde et Wolgast ; le 3e d'Infanterie de ligne occupant Stralsund ; le 22e d'Infanterie de ligne occupant Küstrin et Stettin ; le 57e d'Infanterie de ligne occupant Stettin ; le 72e d'Infanterie de ligne occupant Glogau.
Le même jour, le Ministre de la guerre transmet les ordres de l'Empereur au Maréchal Davout qui, de Paris, adresse, le 22 février 1809, ses instructions au Général Saint-Hilaire, commandant la ligne de l'Oder : "Conformément aux ordres de l'Empereur , vous mettrez en marche pour Magdebourg au reçu de cette lettre :
1º Le 57e régiment qui est à Stettin ;
2º Le 72e qui est à Glogau ;
3º Le 10e d'infanterie légère, le 3e de ligne, le 12e de chasseurs, l'artillerie, les sapeurs et mineurs qui sont dans la Poméranie suédoise, sans aucune exception ...
Votre division sera composée, pour le moment, des 4 régiments d'infanterie, et des 2 régiments de cavalerie légère désignés ci-dessus.
La 57e sera dirigée par la route militaire entre Stettin et Magdebourg.
La 72e sera dirigée par la route militaire établie par la convention entre Glogau et la Saxe, et des frontières de la Saxe à Magdebourg par la ligne la plus courte, sans passer sur le territoire prussien.
Il faudra, conformément à la convention, prévenir 3 jours d'avance les autorités prussiennes du passage de ces troupes ...
L'intention de l'Empereur est que tout ce qui se trouve à Stettin, Küstrin et Glogau soit également dirigé sur Magdebourg à l'exception des garnisons ci-après déterminées.
Pour Stettin et Damm :
Un bataillon du 22e de ligne,
Une compagnie d'artillerie,
Une escouade de sapeurs.
Pour Küstrin :
Un bataillon du 22e de ligne,
Une compagnie d'artillerie,
Une escouade de sapeurs.
Pour Glogau :
Un bataillon du 22e qui sera tiré de Küstrin,
Une compagnie d'artillerie,
Une escouade de sapeurs.
On laissera les officiers du génie attachés aux 3 places ainsi que 10 à 12 officiers d'état-major pris parmi ceux qui s'y trouvent.
Le général Liebert sera gouverneur de Stettin ; il nommera pour commandant de la place, soit le chef de bataillon du 22e qui y tiendra garnison, soit un des officiers d'état-major.
Le colonel commandant commandera la place de Küstrin.
Le général Rheinwald, celle de Glogau.
Vous laisserez dans chacune de ces places un commissaire des guerres et les administrations attachées à chacune.
Vous laisserez aussi dans les places l'argent nécessaire pour acquitter la solde et les appointements des troupes françaises qui y restent jusqu'au 1er juillet prochain. Le surplus sera conduit à Magdebourg pour servir à la solde de vos troupes.
Le général Candras sera prévenu qu'il est sous les ordres du général Liebert ...
L'intention de l'Empereur est que toutes ces mesures soient exécutées avec la plus grande promptitude et le plus grand secret, de manière que personne n'en ait connaissance qu'après l'exécution, et que les Prussiens ne sachent que les Polonais et les Saxons sont dans leurs places qu'après que ces troupes y seront arrivées.
Ainsi, en donnant aux commandants des places l'avis de l'arrivée de ces troupes, il faut leur faire cette recommandation de la manière la plus forte.
L'officier que vous enverrez à Kalisch portera en même temps à Glogau l'ordre pour le mouvement du 72e ...
Vous ordonnerez qu'après votre départ de Stettin, les convalescents des régiments qui se rendent à Magdebourg ne soient mis en marche que par détachement de 20 ou 25, avec des feuilles de route bien en règle ...
Vous continuerez à recevoir à Magdebourg les rapports, tant des places de l'Oder que des lignes de correspondance et vous me les ferez passer.
Prenez aussi des mesures pour conserver la correspondance secrète que vous avez à Berlin.
Les commandants des 3 places devront faire courir de temps à autre le bruit de l'arrivée de nouvelles troupes françaises. Ils se régleront à cet égard d'après la contenance des habitants. J'écris au général Michaud pour qu'il retienne jusqu'à nouvel ordre tous les détachements et hommes isolés destinés pour les régiments qui composent votre division et pour ceux qui sont sous les ordres du général Rapp.
Je motive cette disposition sur des difficultés que font les Prussiens relativement aux subsistances qui se rendent dans les places.
Lorsque vous serez établi à Magdebourg, vous excepterez de cette mesure les hommes appartenant au 22e, qui seront tous dirigés sur Stettin.
Je ne fais connaître ces diverses dispositions qu'à vous. En communiquant à chaque commandant de place ce qui le concerne dans l'exécution, il faut lui recommander le secret le plus profond sur l'arrivée des troupes alliées, afin de prévenir les mauvaises difficultés qui ne manqueraient pas d'être faites, non par le gouvernement, mais par quelques bourgmestres prussiens ...
Vous me ferez connaître l'itinéraire des troupes que vous allez mettre en marche sur Magdebourg, en indiquant le jour du départ et celui présumé de l'arrivée ...
Il faut commencer à faire partir, à la réception de l'ordre, l'infanterie qui est dans la Poméranie suédoise. Le 57e et le 12e de chasseurs suivront le mouvement et le 16e au fur et à mesure qu'il sera relevé par la cavalerie polonaise.
Le 72e se mettra en marche aussitôt que le bataillon du 22e sera arrivé à Glogau ...
Pour être plus assuré que ces ordres parviennent, je vous les adresse en duplicata ; vous ferez partir ces duplicata tant à Thorn qu'à Rawicz et Kalisch par deux officiers du 22e qui auront ordre de prendre des voitures de réquisition et qui partiront aussitôt que vous aurez reçu le 2e paquet.
Vous m'adresserez une copie de tous les itinéraires ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 86).
Le 3 mars 1809 encore, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez l'ordre qu'une ou deux compagnies de fusiliers complétées à 140 hommes des quatrièmes bataillons des 12e, 25e, 33e, 61e, 65e, 22e, 85e, 111e, et 5e légère, partent sans délai pour Strasbourg.
On formera de ces compagnies autant de bataillons de marche qu'il y aura de fois six compagnies, en ayant soin de mettre ensemble les compagnies des régiments qui appartiennent à l'armée du Rhin.
On appellera ces bataillons, bataillons de marche des quatrièmes bataillons de l'armée du Rhin ; ainsi il y aura à Strasbourg gtrois espèces de bataillons de marche : les bataillons de marche du corps d'Oudinot, les bataillons de marche de l'année du Rhin, les bataillons de marche des 4es bataillons de l'armée du Rhin.
Je crois avoir compris dans ce nombre toutes les compagnies des quatrièmes bataillons qui ont leurs grenadiers et voltigeurs à l'armée du Rhin ; s'il m'était échappé quelque corps, faites-le-moi connaître" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2849 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20196; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 81).
Un état du 4 mars affecte les 3 Bataillons du 22e et son 4e Bataillon à la 4e Division d'infanterie (Général Saint-Hilaire) de l'Armée du Rhin à Magdebourg. L'état de situation de l'Armée du Nord de l'Allemagne, au 5 mars, affecte les 3 premiers Bataillons du 22e aux garnisons de Stettin (Général Liébert), Küstrin (Colonel Armand) et Glogau (Général Rheinwald), le 4e Bataillon de réserve du Régiment étant, quant à lui, versé dans la Division Saint-Hilaire.
L'"État de situation, d'itinéraire et d'emplacement de l'Armée du Rhin du 5 au 28 mars 1809, feuille n° I", indique :
Armée du Rhin, M. le Maréchal duc d’Auerstaedt.
4e Division d'infanterie : Général St-Hilaire. Se rassemble à Magdebourg. Ordre du 11 mars de se porter de suite sur Bamberg, pour être placé entre Nuremberg et Ingolstadt.
22e Régiment d'infanterie de ligne, 3 Bataillons, Grenadiers et Voltigeurs du 4e Bataillon; détachement venant du Dépôt, 100 hommes. 1,961 hommes présents (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 8).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement de l'armée du Nord de l'Allemagne du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 4" indique :
Corps du prince de Ponte-Corvo.
Garnison des places.
Stettin. Général Liébert.
1 Bataillon du 22e Régiment d'infanterie de ligne. Le Duc d'Auerstaedt est chargé d'envoyer ce Bataillon à Stettin.
Küstrin. Colonel Armand.
1 Bataillon du 22e Régiment d'infanterie de ligne. Doit être envoyé à Küstrin s'il ne s'y trouve déjà.
Glogau. Général Rheinwald.
1 Bataillon du 22e Régiment d'infanterie de ligne. Doit être envoyé à Glogau. Itinéraire : Leipzig le 7. Ziebingen le 8. Crossen le 9. Grünberg le 10. Wartenberg le 11. Neustædel le 12. Glogau le 13.
Magdebourg. Général Michaud.
4e Bataillon du 22e Régiment de ligne : Grenadiers et voltigeurs, ordre du 9 mars de les envoyer à Magdebourg ; détachement de 100 hommes, part de Mayence, le 16 mars, pour arriver le 3 avril à Magdebourg ; 2 Compagnies de Fusiliers, arriveront le 28 mars à Mayence, d'où elles se rendront à Magdebourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 11).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Bataillons de marche destinés à renforcer les régiments employés dans les 4 divisions d’infanterie.
4e bataillon de marche.
Détachement du 22e de Ligne, 100 demandés. Itinéraire : Luxembourg le 5. Luxembourg le 6. Grewemachern le 7. Trèves le 8. Hermeskeil le 9. Birkenfeld le 10. Birkenfeld le 11. Baumholder le 12. Meisenheim le 13. Kreuznach le 14. Mayence le 15. Francfort le 18. Hanau le 19. Aschaffenbourg le 20. Rohrbrunn le 21. Esselbach le 22. Rossbrunn le 23. Wurtzbourg le 24 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Compagnies destinées à être formées en Bataillons de marche des 4es Bataillons dont les Grenadiers et Voltigeurs sont à l'Armée du Rhin.
Il sera formé autant de Bataillons qu'il y aura de fois 6 Compagnies, en réunissant celles qui appartiennent à la même Division de l'Armée du Rhin.
Une ou deux Compagnies du 22e Régiment d'infanterie de ligne, 280 homems. Partiront de Maëstricht le 15 mars pour être le 31 mars à Strasbourg. D'après de nouveaux ordres, ces Compagnies se rendront par Mayence à Magdebourg pour rejoindre les Grenadiers et Voltigeurs du 4e Bataillon du 22e de Ligne (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
Le 8 mars 1809 , l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Berthier, Major général de l'Armée d'Allemagne : "Mon cousin, le 22e de ligne doit rester à Küstrin, à Stettin et à Glogau. Le 4e bataillon, composé de deux compagnies de grenadiers et de voltigeurs et de deux compagnies de fusiliers, doit se rendre, comme le reste de la division Saint-Hilaire, à Magdebourg. Les 100 hommes du 22e de ligne qui font partie du 4e bataillon de marche de l'armée du Rhin serviront à renforcer ce 4e bataillon. Le général de division Liébert commandera non seulement la place de Stettin, mais encore la Poméranie suédoise ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2895 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20285 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 206).
Le Major général assure l'exécution de cet ordre le 9 mars 1809. Le Maréchal Davout reçoit l'ordre de répartir les 3 premiers Bataillons du 22e de Ligne dans les places de Küstrin, Stettin et Glogau (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 206).
Le 12 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, son Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur d'adresser à S. M. le projet de formation d'un corps de réserve.
Ce projet porte à 54,000 hommes cette réserve au lieu de 45,500 hommes.
La différence en plus qui existe entre le projet de formation présenté à S. M. et l'aperçu qu'elle a bien voulu donner provient de 2,500 hommes du 9e régiment provisoire qui doit se former à Mayence et qui a été oublié dans l'aperçu donné à S. M. , ci 2,500 hommes.
2,800 hommes du régiment provisoire qui peut être formé des 5es bataillons pareillement oubliés, savoir les 6e, 16e, 24e, 25e, 26e léger, 22e, 45e, 54e, 57e et 96e de ligne, ci 2,800 -£800 hommes du 5e bataillon du 5e léger pour le port de Cherbourg, ci 800 –
800 hommes du 5e bataillon du 16e de ligne pour le port de Toulon, ci 800 -.
Et 1,600 hommes en plus provenant des 13e, 14e, 15e et 16e régiments provisoires qui présentent 11,600 Français en Italie, au lieu de 10,000 portés dans l'aperçu, ci 1,600.
Au total 8,500 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 191).
Le 13 mars 1809 à minuit, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je reçois votre travail du 12 mars sur la formation d'un corps de réserve, composé des 5es bataillons de l'armée. Je vous le renvoie pour que vous y fassiez faire quelques changements que je vais vous indiquer ...
Il faut faire ces changements sur votre état qui, d'ailleurs, me paraît bien conçu ...
Il y a déjà à Metz le 12e régiment, qui devient le 13e, par suite des changements faits pour la formation de la brigade de Pontivy. Le nouveau régiment sera alors le 14e ; ces deux régiments formeront une brigade. Il me semble que ce 14e régiment pourra être composé de la manière suivante : 1er bataillon, deux compagniesdu 25e léger, deux compagnies du 6e léger, deux compagnies du 24e léger ; 2e bataillon, deux compagnies du 26e léger, deux du 16e léger, deux du 32e léger ; 3e bataillon, deux compagnies du 96e de ligne, deux du 22e de ligne, deux du 54e, deux du 15e de ligne. Il manque deux compagnies pour le 2e bataillon ; on prendra les deux compagnies du 32e léger qui sont à Toulon.
Ainsi une brigade composée de deux régiments et forte de 5,000 hommes se réunira à Pontivy ...
Quant à la formation de cette réserve, rien ne presse. Il me paraît qu'il est d'abord nécessaire d'achever de compléter les bataillons de guerre qui sont en Allemagne et les 4es bataillons qui doivent les rejoindre ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14891 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20343; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 193).
Le 15 mars 1809, deux Compagnies de Fusiliers partent de Maëstricht pour renforcer le 4e Bataillon du 22e qui n'a à l'Armée du Rhin que ses Grenadiers et ses Voltigeurs (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 291).
Le 17 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Davout, Duc d’Auerstaedt, commandant l’Armée du Rhin, à Erfurt : "Mon cousin … Vous donnerez ordre aux grenadiers et voltigeurs du 22e de se rendre à Magdeburg. Vous ordonnerez également à tous les détachements du 22e, faisant partie des quatre bataillons de marche, ou des bataillons de marche des 4es bataillons, de se rendre aussi à Magdeburg, de sorte qu'il y ait dans cette place un bataillon de 500 à 600 Français. Ecrivez au roi de Westphalie pour que, de son côté, il mette dans cette garnison ses troupes les plus sûres ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14915 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20424 ; cité par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 393; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 289).
En même temps qu'il adresse ces nouveaux ordres au Duc d'Auerstaedt, l'Empereur écrit, depuis Paris, le même 17 mars 1809, au Roi de Westphalie : "Mon Frère, toutes mes troupes doivent évacuer Magdeburg, hormis quelques dépôts et le 4e bataillon du 22e. Envoyez là de vos troupes les plus sûres, afin que vous soyez tranquille sur la possession de ce poste important. J'attends un état de situation de vos troupes, afin de vous indiquer la manière de les placer pour contenir les pays entre l'Elbe et le Rhin" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14918 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20447 (qui date cette lettre du 18 mars 1809). Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 290).
Le 4e Bataillon du 22e qui doit occuper Magdebourg n'a à l'Armée du Rhin que ses Grenadiers et ses Voltigeurs (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 291).
Le 20 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, depuis Bamberg, au Major général de la Grande Armée, Prince de Neuchâtel : "Monseigneur, j'ai reçu par l'aide de camp de Votre Altesse Sérénissime les deux lettres qu'elle m'a écrites de Rambouillet le 11 mars : la première relative à l'organisation de la cavalerie légère du Rhin, la deuxième sur la conduite que je dois tenir en cas d'hostilités de la part des Autrichiens.
Je prends toutes les mesures nécessaires pour l'exécution de toutes celles contenues dans la lettre de Votre Altesse ...
J'ai réitéré l'ordre déjà donné au général Saint-Hilaire de faire venir à Magdebourg le 4e bataillon du 22e. Cet ordre, qui est très-récent, ne pourra de sitôt avoir reçu son exécution. J'aurai donc le temps de recevoir les ordres de Sa Majesté, à qui je vous prie de les demander, pour savoir si l'on doit laisser ce bataillon, ainsi que les détachements qui doivent le compléter, à Magdebourg ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 404, lettre 601; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 306).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 8e demi-brigade.
1er bataillon.
3 compagnies du 48e de ligne.
3 compagnies du 108e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 72e de ligne.
3 compagnies du 65e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
3 compagnies du 13e léger.
3 compagnies du 27e léger.
840 hommes.
4e bataillon.
2 compagnies du 22e de ligne.
2 compagnies du 54e de ligne.
2 compagnies du 45e de ligne.
840 hommes.
Les trois premiers bataillons de cette demi-brigade se réuniront à Gand. Le 4e se réunira à Maëstricht ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550 - Note : Chaque Compagnie à 150 hommes).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai signé le décret sur la composition des 17 demi-brigades provisoires de réserve ...
vous donnerez ordre que le fonds de la 8e demi-brigade se réunisse à Gand. À cet effet, 2 compagnies du 5e bataillon du 48e, du 108e, 72e, 65e, 13e d'infanterie légère, 27e idem, 22e, 54e et 45e se mettront en marche à la même époque, pour former à Gand les 4 bataillons de la 8e demi-brigade ...
il ne reste plus qu'à pourvoir à la formation des 5es et 6es compagnies des 4es bataillons afin de compléter ces 4es bataillons en Allemagne. Voici les dispositions que je me propose de prendre à cet égard :
Je désire que les 5es et 6es compagnies des 4es batai1lons du 30e, 31e, 33e, 111e, 12e, 85e, 7e d'infanterie légère, 10e, 3e, 22e, 57e et 105e se forment le plus tôt possible au complet de 140 hommes. Ces compagnies seront dirigées sur Strasbourg, où on les formera en bataillons de marche. On fera autant de bataillons de marche qu'il y a de divisions à l'armée ...
On pourrait aussi commencer la formation des demi-brigades provisoires de la réserve ...
J'ai parlé plus haut de l'organisation des 6e, 7e et 8e demi-brigades ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2992 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20514; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 199). Le Décret sur la création des 17 Demi-brigades de 2520 hommes chacune a été signé le même jour (voir Saski, Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche, Paris, Berger-Levrault et cie, 1899, t. 1, p. 550-554).
Le même jour, 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, il manque pour compléter les 4 divisions de l'armée du Rhin 1550 hommes.
... Vous formerez un 5e bataillon, sous le nom de bataillon de marche du 22e de ligne, fort de 400 hommes, qui se rendra à Magdebourg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).
Le même 23 mars 1809, le Maréchal Davout écrit, de son côté, depuis Bamberg, à l’Empereur : "… Les grenadiers et les voltigeurs du 22e qui étaient à Custrin ont déjà l'ordre de se rendre à Magdebourg, où l'on dirigera également tous les détachements qui se trouvent dans les bataillons de marche ..." (Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 2, p. 425, lettre 614 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 364).
Le 27 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Major général : "… Les détachements de marche du 22e régiment et le 4e bataillon de ce même régiment doivent rester à Magdebourg, où le roi de Westphalie a reçu l'ordre d'envoyer des troupes pour assurer cette place importante …" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 404).
Le 28 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Roi de Westphalie : "... Organisez vos troupes le plus tôt possible, car je vais moi-même retirer la division Dupas du Hanovre. 600 hommes du 22e de ligne se rendent à Magdebourg, de sorte que j'aurai bientôt dans cette place un millier de Français ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 405).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 22e de Ligne doit faire partie du 2e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Montebello ou le Prince de Ponte Corvo; 3e Division Saint-Hilaire, 3e Brigade Destabenrath; il est toutefois indiqué comme étant resté dans les places (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).
Dans son Rapport à l'Empereur, daté de Paris le 30 mars 1809, le Ministre de la Guerre indique : "... le 22e régiment de ligne se trouvant seul avoir un manque au complet de 278 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 417).
L’Empereur ayant demandé au Duc de Feltre de lui faire un rapport sur la quatité de troupes qui se trouvent dans les places de Stettin, Custrin, Glogau et Danzig, le Ministre de la Guerre lui répond, le 18 février 1810 : "Sire, Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 16 février, de lui soumettre un rapport sur la quantité de troupes qu'elle doit avoir dans les places de Danzig, Stettin, Custrin et Glogau, afin de pouvoir y envoyer des troupes de la division du général Gudin et un régiment de cavalerie légère de la brigade du général Jacquinot.
Par un décret impérial, daté d'Erfurt le 12 octobre 1808, Votre Majesté a ordonné que les garnisons des places de Danzig, Stetlin, Custrin et Glogau, seraient composées de la manière suivante :
... Place de Glogau.
La garnison de cette place devait être composée de :
3 bataillons d'infanterie, français; 22e de ligne, 1er et 2e bataillons;
1 escadron de cavalerie, français, du 16e chasseurs;
1 compagnie d'artillerie à pied, française;
1 escouade d'ouvriers, française;
1 compagnie de sapeurs, française.
Total: 3 bataillons d'infanterie, 1 escadron de cavalerie.
La garnison de Glogau est actuellement composée de:
3 bataillons d'infanterie, saxons;
1 compagnie d'artillerie à pied, française;
1 détachement d’ouvriers, français;
Total: 3 bataillons d’infanterie ...
Ainsi, conformément au décret impérial du 12 octobre 1808, il devait y avoir dans les places ci-après :
... Total: 18 bataillons et 9 escadrons ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 84).
Le 23 avril 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous recevrez le décret par lequel j'ai réglé la formation des 6es bataillons de l'armée d'Allemagne. J'ai changé les éléments de cette formation. Vous verrez par l'état joint au décret que ces bataillons sont composés de trois manières :
1° Avec des conscrits fournis par les dépôts de leurs régiments.
2° Avec ce qu'on peut tirer d'anciens soldats des dépôts de l'armée d'Espagne.
3° Avec des conscrits tirés des dépôts de l'armée d'Espagne.
J'y ai ajouté, pour chaque 6e bataillon, un détachement de 150 conscrits tirés du régiment de Walcheren.
Donnez ordre que les détachements d'anciens soldats qui se trouvent dans les dépôts des régiments se mettent en marche du 1er au 10 mai. Les cadres doivent être formés en Allemagne dans le même délai, de sorte que dès leur arrivée, ces hommes formeront de petits bataillons de 3 à 400 hommes. Ces bataillons seront ensuite complétés par la conscription, tant pour les conscrits arrivant du dépôt du régiment, que pour ceux venant des autres dépôts qui fournissent à cette incorporation.
Quant aux détachements à prendre dans l'île de Walcheren, vous donnerez les ordres suivants : la 2e compagnie de chaque 5e bataillon composée d'un capitaine, de 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 sergent-major, 4 sergents, 1 caporal fourrier, 8 caporaux et 2 tambours, doit se mettre en marche du 1er au 10 mai pour l'île de Walcheren. À son arrivée, le général commandant dans l'île y incorporera 150 hommes choisis parmi les conscrits les plus sûrs et de la meilleure volonté. Vous aurez soin de faire envoyer d'avance au régiment de Walcheren des boutons de ces 2 régiments, afin que le changement d'uniforme des conscrits puisse être préparé sans frais.
Aussitôt que ces détachements bien habillés, bien équipés et bien armés se trouveront formés, le général commandant l'île de Walcheren les passera lui-même en revue avant leur départ. Un inspecteur aux revues en dressera les contrôles et aura soin d'y inscrire les noms, prénom et signalement, afin que si ces hommes désertent, on puisse les faire poursuivre dans leurs familles par des garnisaires. Il ne partira de l'île de Walcheren que deux détachements par semaine. Ces détachements remonteront par eau jusqu'à Willemstad et Berg-op-Zoom, d'où ils rejoindront les bataillons de guerre en traversant la Hollande. Il y aura quelques brigades de gendarmerie pour observer leur passage ...
ANNEXE
Etat indiquant les éléments de la formation des 6es bataillons des régiments de l’Armée d’Allemagne
Régiments qui forment les 6e bataillons |
Conscrits du régiment |
Supplément de 150 conscrits à tirer du régiment de Walcheren (ce supplément ne compte que pour 50 |
Suppléments à tirer d'autres régiments |
Total de ce que 6e bataillons aura |
||||||
Conscrits que le régiment reçoit et hommes disponibles |
Conscrits pour compléter les bataillons suisses |
Conscrits du 4e bataillon A |
Reste pour le 6e bat. B |
Numéros du régiment d'où on les tire |
Anciens soldats C |
Conscrits D |
Total |
|||
12e de ligne |
1200 |
300 |
700 |
200 |
50 |
Le 8e |
60 |
60 |
120 |
726 |
Le 14e |
60 |
60 |
120 |
|||||||
Le 22e |
60 |
60 |
120 |
|||||||
Le 27e |
58 |
58 |
116 |
|||||||
A : Ces conscrits partiront le 1er juillet 1811 de leur dépôt pour les 6es bataillons en Allemagne.
B : Ces 1500 conscrits partiront de Walcheren par compagnie, dirigés sur le dépôt en France pour le 5e bataillon. Elles commenceront à partir le 15 mai.
C : Ces conscrits partiront dès le 10 mai pour l'Allemagne.
D : Ces conscrits partiront le 1er juin de leur dépôt" (Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26814 ; ce tableau est donné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 239).
Le 3 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre au général commandant l'île de Gorée de faire partir les 2 compagnies du 43e, du 22e et du 27e, formant un bataillon de 900 hommes, et de les diriger sur Gorcum d'où elles se rendront par terre et par la rive droite du Rhin sur Hambourg. À leur arrivée à cette destination, le prince d'Eckmühl placera les soldats qui les composent dans ses différents régiments, en ayant soin de porter d'abord au grand complet les 2 régiments qui sont à Stettin, de sorte que chaque bataillon soit fort de 840 hommes présents sous les armes. Les officiers et sous-officiers de ces compagnies retourneront dans l'île de Walcheren.
Donnez le même ordre au bataillon de l'île de Schouwen.
Vous laisserez maître le général Gilly, pour le bataillon de l'île de Schouwen, et le général qui commande à Gorée, pour le bataillon de l'île de Gorée, de retarder le départ de ces bataillons s'ils ne sont pas parfaitement armés et équipés, mais dans ce cas ils devront vous rendre compte des raisons qui auront retardé ce départ. Vous prescrirez à l'un et à l'autre de ces généraux les mesures nécessaires pour empêcher la désertion et vous préviendrez de ce mouvement les commandants des divisions militaires et le prince d'Eckmühl ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5721 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27515 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 22).
Le 1er janvier 1812, le 22e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Maëstricht (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 mars 1812, à Paris, l'Empereur ordonne : "Monsieur le duc de Feltre, donnez ordre que 30 hommes du 27e de ligne s'embarquent à Mayence pour Wesel, ainsi qu'aux 150 hommes du 8e de ligne, à 70 hommes du 22e id., à 40 hommes du 45e, à 50 hommes du 54e, à 70 hommes du 94e, à 40 hommes du 95e, à 20 hommes du 21e léger et à 40 hommes du 28e léger. Le général Loison formera de ces détachements un bataillon de marche de 500 hommes, qui portera le nom de 1er bataillon de marche du 2e corps. Il n'y mettra que les officiers nécessaires pour la conduite de ces hommes et il les dirigera sur Magdeburg, où les 60 hommes d'infanterie légère seront incorporés dans le 26e léger, et les 440 hommes d'infanterie de ligne seront incorporés dans le 37e de ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 13 mars 1812, le Major général écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former à Wesel les bataillons de marche ci-après, qui seront tous composés seulement d'anciens soldats ou conscrits de 1811, tirés des dépôts dont les bataillons de guerre sont en Espagne.
1er bataillon de marche du 2e corps :
Détachement du 21e d'infanterie légère, 20 hommes, se trouve à Wesel.
du 94e de ligne, 70, se trouve à Wesel.
du 8e id., 150, arrive à Wesel le 10 mars.
du 27e id., 30, id. 20 mars.
du 28e d'infanterie légère, 40, id. 20 mars.
du 95e de ligne, 40, id. 20 mars.
du 22e id., 70, id. 22 mars.
du 54e id., 50, id. 22 mars.
du 45e id., 40, id. 24 mars.
Total, 510 hommes.
Ce bataillon doit, par conséquent, être réuni le 24 mars à Wesel; il pourrait s'y reposer le 25 et en partir le 26 pour se rendre à Magdebourg, d'où il rejoindra le 2e corps pour y être incorporé, savoir : les 60 hommes d'infanterie légère dans le 26e léger et les 450 hommes d'infanterie de ligne dans le 37e régiment de ligne ...
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier les ordres de mouvement à ces bataillons de marche. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant leur formation, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent complètement habillés, armés et équipés, et munis de leurs livrets entièrement à jour, afin qu'ils puissent partir de Wesel en bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Les faire séjourner trois jours sur le Rhin; ne les faire partir que quand ils seront bien réunis.
Paris, le 14 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 395).
Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Le 39e a son 4e bataillon à Landau ; le 40e a le cadre de son bataillon disponible ; le 6e léger a son 4e bataillon à Phalsbourg ; les 69e et 76e ont le cadre de leur 4e bataillon disponible ; le 70e a le cadre de son 3e bataillon également disponible ; le 86e a le cadre de son 4e bataillon ; le 22e a le cadre de son 4e bataillon à Maastricht. Ce qui fait donc huit bataillons qu'il faut compléter. Peut-être y en a-t-il encore d'autres. Les bataillons des 70e, 86e, 40e et 6e léger formeraient une demi-brigade qui serait destinée pour l'Espagne. Les bataillons des 39e, 69e, 22e et 76e formeraient une autre demi-brigade destinée pour la réserve d'Allemagne. L'une se réunirait à Pontivy et l'autre à Wesel ou à Mayence ; faites-moi un projet là-dessus.
Ainsi il faudrait des conscrits pour recruter tant ces huit bataillons, et peut-être d'autres cadres, qui existent déjà en France, que les demi-brigades qui ne sont pas encore complètes. Je crois qu'aussitôt que vous aurez tiré des cohortes les 3.000 hommes de la garde, ce qui se fera facilement, vous pourrez continuer de recourir à la même ressource pour la ligne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7419 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31155; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 172 ; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 111). Le Bureau de la Guerre a noté en marge de cette lettre, concernant le 39e de Ligne : "En route pour Bayonne, 3e demi-brigade provisoire".
Le 31 août 1812, le Général Rivaud de La Raffinière écrit au Général Brouard : "M. Nicolas de la Pervanchère, lieutenant au 22e régiment de ligne, maintenant à Nantes, ayant obtenu un congé du ministre de 3 mois pour se rétablir de ses blessures, annonce à S. Ex. qu’il se trouve désormais dans l’impossibilité de reprendre son service dans l’infanterie ; il demande en conséquence d’être employé dans les états-majors des armées.
En me conformant aux dispositions de la lettre de S. Ex. du 26 courant, je vous charge, général, de faire visiter cet officier et de me transmettre le certificat qui lui aura été délivré. Vous me ferez connaitre en même temps votre opinion particulière sur la demande de M. Richard de la Pervanchère" (SHD 1 I 50-1– Correspondance du Rivaud de La Raffinière, 16 juillet 1812-30 janvier 1813).
/ Uniformes
Dans sa revue d'inspection du 3 décembre 1807, le Général Schauenburg note que les hommes "porte à leur shako de ridicules gourmettes" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d’inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).