Le 20e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 20e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

- Inspection de la 20e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le - an 8

"Revue d’inspection passée le - an 8
20e Demi-brigade de ligne.
Etat-major.
Questard, Chef de Brigade, du - .
Javelet, Chef de Bataillon, du - .
Verbois, Chef de Bataillon, du - . Noté bon chef sans défaut marquant.
Pregnon, Chef de Bataillon, du - . Noté bon chef sans défaut marquant.
Blin, Adjudant-major, du - . Noté comme Officier exact à ses devoirs, aimant son état.
Aubry, Adjudant-major, du - . Noté comme Officier exact à ses devoirs, aimant son état.
Cuppé, Adjudant-major du - . Noté comme Officier exact à ses devoirs, aimant son état.
Clément, Quartier-maitre trésorier du - . Noté comme excellent pour son état, laborieux, bonne conduite, aimant à remplir ses fonctions.
Rabiat, Quartier-maitre adjoint du - . Noté laborieux et exact.
- , Adjudant sous-officier du -.
- , Adjudant sous-officier du - .
- , Adjudant sous-officier du - .
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes.      Remplaçants.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Schweigultz, Chef de Bataillon, présent.
Administration
" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).

Le 21 Fructidor an XIII [8 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, il résulte du grand état de mouvements que vous m'avez envoyé :
… - que le 20e également n'a l'ordre de se rendre qu'à Alexandrie ; il faut lui donner également celui de se rendre à Brescia ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10759).

Le 24 Fructidor an 13 [11 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "J’ai reçu votre lettre du 22 Fructidor par laquelle vous m’annoncez l’arrivée à Alexandrie du 20e régiment d’infanterie de ligne ; déjà le 1er bataillon est arrivé aujourd’hui. Tous les ordres ont été donnés pour l’établissement de ce corps ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 28 Fructidor an 13 [15 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "... Deux bataillons du 20e régiment d’infanterie arrivent dans ce moment-ci dans la place" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 28 Fructidor an 13 [15 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Maréchal Masséna : "J’ai l’honneur de vous prévenir, M. le Maréchal, qu’en exécution des ordres du Général Menou, commandant général au-delà des Alpes, le 102e régiment, composé de trois bataillons, et fort de 1800 hommes, est parti ce matin d’Alexandrie pour être dirigé sur Brescia où il arrivera le 4e jour complémentaire, passant Tortone par Pavie, Voghera, Lodi et Orcinovi.
Demain, 30, deux bataillons du 20e régiment composé de 900 hommes, partiront également pour la même destination, en suivant la même route. Ils arriveront à Brescia le 5e jour complémentaire.
J’attends M. le Maréchal, de jours à autres, le 3e bataillon du régiment ; aussitôt qu’il sera rendu, je le dirigerai d’après les ordres du Général Menou sur Brescia pour y joindre son corps
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

"Ordre au deux Bataillons du 20e Régiment.
28 Fructidor an 13 [15 septembre 1805]
En exécution des ordres du Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes, il est ordonné aux deux bataillons du 20e régiment de ligne, qui se trouvent à Alexandrie, d’en partir le 30 Fructidor avec armes et bagages, pour se rendre à l’armée d’Italie sous les ordres de M. le Maréchal Masséna, en passant par Tortone, Voghera, Pavie, Lodi, Crema, Orci-novi et Brescia où ils recevront de nouveaux ordres.
Ce corps laissera son dépôt à Alexandrie
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 28 Fructidor an 13 [15 septembre 1805], à minuit, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Je reçois à l’instant votre dépêche du 28 Fructidor avec l’ordre de départ du 102e régiment et celui des deux bataillons du 20e qui se trouvent à Alexandrie.
Le 1er de ces corps, composé de 3 bataillons et de 1800 hommes, partiront demain 29 pour se rendre à Brescia où il arrivera le 4e jour complémentaire ; les 2 bataillons du 20e partiront après-demain 30 et seront arrivés le 5 à leur destination ; à mesure que le reste du 20e arrivera ici, je le ferai filer sur Brescia, conformément à vos ordres, mais je crois qu’il serait plus expéditif de lui faire parvenir les ordres directement à Gênes, cela leur épargnerait une marche et n’empêcherait point qu’ils dirigeassent leur dépôt sur Alexandrie.
Par une occasion partie de ce soir, je préviens M. le Maréchal du départ de ces deux corps, ce sera des frais de courrier d’épargnés ; d’ailleurs, j’ai l’honneur de vous prévenir que je n’ai aucune ressource pour ce service, à moins que je n’emploie des officiers
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Lebrun : "… J'apprends avec plaisir qu'un bataillon du 20e est arrivé de Corse : qu'il parte pour l'armée …" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9222 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10816).

Le 1er jour complémentaire an 13 (18 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Masséna, commandant en chef l'Armée d'Italie, à Valeggio : "… J'ai appris que les bataillons du 20e régiment de ligne, qui étaient en Corse, avaient débarqué à Gênes. Le 4e bataillon de ce régiment, qui était à l'île d'Elbe, a reçu l'ordre de débarquer à Piombino et de vous joindre …" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9233 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10837).

Le 3 Vendémiaire an 14 [25 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commissaire des Guerres : "Je vous préviens M., que d’après les ordres que j’ai reçus, j’adresser au 4e bataillon du 20e régiment de ligne, qui arrivera demain à Novi, l’ordre de continuer sa route sur Brescia sans passer par Alexandrie.
Vous voudrez bien en conséquence donner des ordres pour que les subsistances lui soient fournies à Tortone où il ira coucher le 5 et qu’il y puisse y toucher ce qui lui revient. Vous lui ferez également donner une continuation de route
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 3 Vendémiaire an 14 [25 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "Le 4e bataillon du 20e régiment de ligne devant se rendre à Brescia, j’ai l’honneur de vous prévenir que je lui adresse l’ordre de se porter de Novi à Tortone, et de là, suivre sa destination sans passer à Alexandrie, ce qui accélèrera sa marche de deux jours. S’il arrivait quelqu’un de ce corps, pour faire le logement à Alexandrie, je vous serais obligé de m’en faire prévenir et de les diriger sur Tortone, où le bataillon ira coucher le 5 ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 4 Vendémiaire an 14 [26 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 4e Bataillon du 20e Régiment de ligne : "Il est ordonné au 4e bataillon du 20e régiment de ligne, arrivé aujourd’hui à Novi, d’en partir demain 5 Vendémiaire, pour se rendre à Tortone, où il prendra les vivres, et continuera sa route pour se rendre à Brescia, sa destination, en passant par Voghera, Pavie, Lodi, Orci-Novi et Brescia.
Ce bataillon dirigera sur Alexandrie ses gros équipages et les hommes qui sont destinés à rester au dépôt
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 4 Vendémiaire an 14 [26 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier : "Je vous préviens, mon cher Général, que je donne ordre au 4e bataillon du 20e régiment de ligne, venant de Gènes, de se rendre à Brescia, où il arrivera le 10, passant par Tortone, Voghera, Pavie, Lodi et Orci-Novi" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 8 Vendémiaire an 14 [30 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "Les dispositions de ma lettre du 3 relatives aux officiers du 102e, deviennent applicables aux officiers du 20e régiment de ligne, qui se trouvent ici ; vous voudrez bien en conséquence, leur ordonner de partir de suite pour rejoindre leur régiment" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 1er octobre 1805 (9 vendémiaire an 14), l'Empereur écrit depuis Strasbourg, à Lebrun, Architrésorier de l'Empire, Gouverneur général des départements de Gênes, de Montenotte et des Apennins : "Mon cousin, le 20e régiment de ligne est composé de quatre bataillons, un bataillon a dû débarquer de l'Île d'Elbe à Piombino, un était à Gênes, quand j'y suis passé, un troisième a débarqué depuis de l'île de Corse à Gênes, le 4e enfin doit y avoir aussi débarqué, je ne sais point s'il y est. Faites-moi connaître s'il a passé par Gênes trois bataillons du 20e pour se rendre à l'armée d'Italie. Annulez leur départ autant que possible..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10914).

A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant en chef. L'aile gauche de cette armée comprend la Division d'infanterie Duhesme, Brigades Goulus et Camus, treize Bataillons des 14e d'infanterie légère, 20e, 1er, 102e de ligne, trois escadrons du 25e de chasseurs à cheval, 7000 combattants et six bouches à feu ; la Division d'infanterie Serras, Brigades Gilli, Guillet, Mallet et Schild, seize bataillons des Carabiniers corses, 8e d'infanterie légère, 53e, 81e, 106e, 13e et 9e de ligne, quatre escadrons des Dragons de la Reine, 8000 combattants, six bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).

Le 5 octobre 1805, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… J'ai l'honneur d'informer Votre Majesté que j'ai déjà commencé de former une petite réserve à Monza ... J'ai confié le commandement de cette réserve au général Dombrowski ; c'est un brave homme, qui était privé de n'être point employé activement et qui n'a d'autre désir que de servir Votre Majesté ... Je ne puis encore répondre à Votre Majesté si le 20e régiment est à l'armée ou s'il est en marche ; j'attends, pour les transmettre à Votre Majesté, les renseignements que j'ai demandés au maréchal Masséna" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 409).

Le 5 octobre 1805, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que trois bataillons du 20e régiment sont arrivés à l'armée. Le maréchal me prévient qu'on lui a bien annoncé le quatrième bataillon, mais qu'il n'en a pas encore eu de nouvelles …" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 415).

Le 20e participe au passage de l'Adige, et à la bataille de Caldiero (30 octobre 1805)

Le Général Hugo, alors Chef de Bataillon du 4e Bataillon du 20e de Ligne, raconte : "Il ne peut entrer dans mes intentions de décrire les grandes opérations de l'armée d'Italie, ces opérations sont détaillées dans les rapports imprimés de M. le Maréchal Masséna ; elles le seront sans doute aussi dans les mémoires de quelques généraux ou officiers d'état-major. Attaché à un petit commandement, je n'ai pu bien voir que les faits auxquels j'ai directement concouru et je pourrais errer, si je m'occupais d'en retracer d'autres.
La campagne (de l'an 14) s'ouvrit pour nous par quelques légers combats sur l'Adige ; je pris, avec mon régiment, part à celui du 26 vendémiaire, dont les voltigeurs qui avaient leur réputation à créer, firent à peu près seuls, mais très glorieusement les frais.
Quelle qu'ait pu être ma façon de penser, et sur Moreau et sur la conspiration qui le fit perdre à la France, elle n'influa jamais sur ma manière de remplir mes devoirs. J'en donnai une preuve éclatante à la bataille de Caldiero, le 8 brumaire ; bataille dans laquelle, forts d'environ 30,000 hommes, nous attaquâmes 80,000 Autrichiens retranchés sur la route de Vicence, en arrière du village que je viens de citer. A quatre heures après midi, notre armée étant repoussée sur presque tous les points, le 20e régiment, faisant partie de la brigade Herbin, division Duhesme, fut lancé dans la seule vue de retarder l'ennemi qui débouchait en force par Caldiero. Les 2e et 3e bataillons entrainés par le 102e régiment furent culbutés presque aussitôt qu'ils parurent. Le 4e, que je commandais, et dont le déploiement en masse n'était pas opéré, tint bon contre la colonne victorieuse ; et, profitant du désordre dans lequel elle poursuivait les bataillons culbutés, attaqua vivement la tête de cette colonne, la rejeta sur les troupes qui la suivaient, et les chargea jusqu'à l'entrée du village.
Un fort bataillon placé sur la grande route, sa gauche touchant au pont de Caldiero, nous ayant attendu et maladroitement accueilli de tout son feu, ne put résister à notre choc et fut enlevé en entier. Pendant que je le faisais filer, sous l'escorte de quelques blessés ; que l'infanterie que j'avais culbutée allait se reformer au pied des retranchemens, nous aperçûmes à travers les arbres plusieurs gros escadrons ennemis qui s'ébranlaient sur nous. Je remis aussitôt ma colonne en ordre, et toujours serré, je m'avançai vers eux sur un terrain qui devait leur présenter de continuels obstacles. Les retranchemens ennemis me découvraient ; toute leur artillerie se concentrait sur nous ; mais quoique presque tous les boulets passassent pardessus nos baïonnettes, la moitié de mes tambours fut mise en pièces par l'explosion d'un obus au milieu d'eux.
Tout à coup, ces escadrons s'arrêtent, des officiers se détachent sur leurs flancs, nous reconnaissons qu'un obstacle les retient, qu'ils cherchent un passage ; et bientôt nous sommes avec eux près du lit encaissé et desséché d'un torrent. Quelle différence alors entre nos positions. Mon déploiement s'opère à couvert de l'obstacle protecteur, et le feu commence à vingt pas de l'ennemi par ma première division. Cette cavalerie, pour éviter son anéantissement, tourne bride en désordre ; à peine a-t-elle disparu, que la mitraille des retranchemens siffle autour de nous et m'oblige à me jeter dans le ravin, autant pour m'y abriter que pour répondre avec avantage au feu des nombreux tirailleurs dirigés contre moi.
Cependant une colonne de plus de 3,000 fantassins s'étant encore avancée pour soutenir les dragons ennemis, me força bientôt à rassembler ma ligne de tirailleurs et à me jeter dans les haies de Caldiero. Mais, au lieu de s'attacher à mon bataillon, qu'elle ne crut sans doute pas être l'auteur de tout le désordre auquel on l'envoyait porter remède, elle s'avança vers quelques masses de grenadiers qui paraissaient sur un mamelon assez distant. J'entendis dans ce moment battre la charge dans la direction par laquelle j'étais venu ; c'était le premier bataillon du régiment qui s'avançait pour me soutenir. Nous étant réunis, nous attaquâmes de flanc la colonne qui marchait aux grenadiers, et l'obligeâmes à une retraite précipitée. Nos deux bataillons ayant franchi le lit du torrent, j'envoyai dire à M. Verbois, qui commandait le premier, de se remettre en ordre, attendu qu'il allait trouver les dragons devant lui; mais le bataillon de Verbois, lancé à ma droite, pensant que, plus en ordre, je m'avançais sur sa gauche, reçut la charge de cette cavalerie. Ce brave officier et son aigle furent enlevés, et son intrépide bataillon allait succomber en entier, si, en faisant avertir Verbois, je ne me fusse en même temps dirigé à son secours. Je fus alors assez heureux pour reprendre, au pied des retranchemens autrichiens, cet officier, son aigle et 200 hommes de son bataillon. Non moins audacieux que plusieurs d'entre eux qui s'étaient fait tuer ou prendre dans ces retranchemens, je pouvais également y pénétrer, puisque l'ennemi se retirait devant nous ; mais je réfléchis que je ne pourrais m'y maintenir, n'étant pas soutenu, et qu'il serait plus sage, au lieu de m'y faire inutilement écraser, de m'attacher à la conservation du débouché de Caldiero.
Pendant la durée du temps que je résistai, dans ce village, aux efforts de l'ennemi, environ 1,500 hommes, appartenant à tous les corps qui avaient donné, s'étaient réunis à moi, et je les avais organisés et distribués pour sa défense, au fur et à mesure de leur arrivée. M. le maréchal ayant envoyé un de ses aides-de-camp pour reconnaître par qui Caldiero était encore occupé, et si la troupe qui s'y battait, pourrait s'y soutenir quelque temps, je répondis qu'on pouvait compter sur nous tant que nous aurions des cartouches ; et l'on nous en envoya deux caissons. C'est avec ces moyens que, en quelque sorte abandonnés à nous-mêmes, nous nous· battîmes, dans ce village, depuis cinq heures de l'après-midi jusqu'à huit, moment où la division Gardanne vint y prendre position, immédiatement après une très vive attaque sur la droite, faite par le 5e de ligne.
Un officier général dont je n'ai pu distinguer les traits, à cause de la grande obscurité de la nuit, était venu une heure auparavant près de Caldiero, m'avait fait appeler et m'avait adressé les mêmes questions que l'aide-de-camp dont je viens de parler. Satisfait de mes réponses, il me dit, sans doute pour m'encourager davantage : « Bien, mon ami, vous serez colonel et officier de la Légion-d’Honneur ». Était-ce M. le maréchal ? je dois le croire, puisque je fus, m'a-t-on assuré, cité trois fois dans son rapport sur la bataille.
Je ne dirai point que c'est tout-à-fait à la conduite de mon bataillon, dont au commencement de l'affaire, la force était de 850 hommes, que l'on dut la révocation de l'ordre déjà donné de repasser l'Adige : ce serait trop de présomption de ma part ! mais il eut l'honneur d'y être pour beaucoup ; car on ne contestera point que c'est à l'opiniâtreté avec laquelle il conserva Caldiero, qu'on a dû l'avantage de fermer à l'ennemi tout débouché par ce point important ; et, peut-être, d'empêcher l'archiduc Charles de s'apercevoir du mouvement rétrograde de presque toutes nos divisions. En repassant l'Adige, pouvions-nous espérer de nous maintenir sur cette rivière ? Oui, avec de grands efforts, et dans la supposition que l'Empereur nous eût bientôt dégagés par une marche victorieuse sur la Bavière, ainsi qu'il arriva ; mais, si cette marche victorieuse eût été ou ralentie, ou arrêtée par un événement quelconque, ne pouvions-nous pas être poussés jusques sur Alexandrie, et contraints d'abandonner à elles-mêmes les places de l'Italie dont l'approvisionnement, fait à la hâte, était loin d'être complet ; et, dans ce cas, l'Empereur, déjà arrivé sur le Danube, était peut-être forcé de revenir sur le Rhin : ce fut du moins l'opinion du maréchal Masséna.
Je n'ai parlé dans les détails de cette affaire, ni du colonel Cassan, ni du major Saint-Martin, qui tous deux s'y trouvaient cependant ; mais ni l'un ni l'autre n'était à la tête du 20e. Le major commandait un régiment de grenadiers ; le colonel combattait sur un autre point à la tête des voltigeurs de la division.
Tout le monde jugeait ma conduite digne d'une belle récompense : Vous serez colonel et officier de la Légion, m'avait dit un officier général que je crus toujours être M. le maréchal ; mais si son excellence l'espéra pour moi, je n'osai point partager ce sentiment : je savais depuis trop longtemps que je n'aurais rien à prétendre, tant que je ne me signalerais pas sous les ordres directs, et sous les yeux mêmes de Napoléon.
Le lendemain de la journée de Caldiero, M. le maréchal mc plaça aux grenadiers, réunis aux ordres du général Partouneaux, pour la réserve de l'armée. J'en commandai d'abord un bataillon, puis un régiment ; j'en commandai une brigade un peu avant que l'ordre d'en dissoudre la division fût donné sur la fin de la campagne.
L'archiduc ayant, immédiatement après la bataille, envoyé trente bataillons de renfort à l'armée de sa nation que l'empereur poussait très activement sur le Danube, conserva sa position de Caldiero et se battit même sur l'Adige vis-à-vis Roneo ; mais on fut informé que, dans la nuit suivante, il s'était mis en retraite sur le Tagliamento ; et, le 10, nous nous mîmes en mouvement sur ses traces
" (« Mémoires du Général Hugo », Paris, 1823, t. 1, p. 113 et suivantes).

Le 6 Frimaire an 14 [27 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Baille, Commandant le Dépôt du 20e Régiment de ligne : "Comme capitaine d’habillement, vous ne pouvez M. présider le conseil d’administration éventuel du dépôt de votre régiment. Vous voudrez bien en remettre le commandement au capitaine Craousser, puisqu’il est après vous le plus ancien de ceux présents au dépôt" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 6 Frimaire an 14 [27 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Craousser, du 20e de Ligne : "Je vous préviens M. que je vous ai désigné pour commander le dépôt de votre régiment en remplacement de M. Baille qui, comme capitaine d’habillement, ne peut continuer d’exercer ces fonctions.
Vous voudrez bien me proposer de suite les individus que vous croirez les plus capables de former le conseil éventuel qui doit être formé dans votre dépôt
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 7 Frimaire an 14 [28 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "Je nomme M., d’après votre proposition, pour membres du conseil éventuel du dépôt du 20e régiment de ligne, MM. Sohier, capitaine ; Fousse, id ; Dirmand, sous-lieutenant ; Messac, sergent.
Et je préviens de ces dispositions M. le Sous-inspecteur aux revues
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 7 Frimaire an 14 [28 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur aux revues : "Je vous préviens M. que je donne ordre à M. Crausser capitaine au 20e régiment de ligne, de prendre le commandement du dépôt de ce corps, en remplacement du capitaine Baille, qui comme chargé de l’habillement, ne pouvait en remplir les fonctions.
Vous trouverez ci-joint l’état des officiers et sous-officiers que j’ai désigné pour composer le conseil éventuel de ce corps
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 8 Frimaire an 14 [29 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Ministre de la Guerre : "Conformément aux dispositions de votre lettre en date du 9 Fructidor adressée à Monsieur le Colonel du 20e régiment d’infanterie de ligne, concernant le nommé Jean Fradet, conscrit de l’an 13, incorporé dans le dit régiment, pour lequel on vous avait fait passer un certificat d’infirmité, j’ai l’honneur de rendre compte à V. E. que j’ai fait visiter devant moi ce militaire, par MM. les officiers de santé en chef de l’hôpital, lesquels ont déclarés qu’ils étaient convaincus que le dit Fradet faisait le malade, et qu’il était très sain et très propre au service" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 8 Frimaire an 14 [29 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "Les officiers de santé en chef de l’hôpital militaire, ayant visité d’après mon invitation, le nommé Jean Fradet, et m’ayant attesté, comme vous le verrez par le certificat ci-joint, que ce militaire feignait d’être malade et qu’il était très sain et très propre au service.
Vous voudrez bien le faire partir avec le 1er détachement pour rejoindre son bataillon à l’armée.
J’instruis le Ministre de la décision des officiers de santé, ainsi que des dispositions du présent ordre
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 8 Frimaire an 14 [29 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "Le départ précipité du 67e régiment, mon cher général, laisse 2 places vacantes au 1er conseil de guerre, et 1 dans le second.
Comme il y aura incessamment des affaires à juger, je vous propose de nommer M. Rottembourg, major du 56e, président du 1er conseil de guerre, en remplacement du Colonel Chossat.
M. Baille, capitaine au 20e régiment de ligne, commissaire impérial près ledit conseil, en remplacement du capitaine d’Har, du 67e régiment de ligne, et M. Roche, chef de bataillon du 56e, membre du 2e conseil, en remplacement du chef de bataillon Renaud, du 67e
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 15 Frimaire an 14 [6 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine de recrutement : "Vous voudrez bien capitaine faire partir demain 16 du courant le détachement de 10 conscrits que j’ai destiné pour le 2e régiment de chasseurs à cheval ; il vous sera fourni pour le conduire un sous-officier du 20e régiment de ligne ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 3 Nivôse an 14 [24 décembre 1805], le Général Chabot adresse, depuis Alexandrie, une circulaire au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "En exécution des ordres de M. le Maréchal commandant en chef l’armée d’Italie.
Il est ordonné au dépôt du 20e régiment de ligne actuellement à Alexandrie, d’en partir le 5 Nivôse avec armes et bagages, pour se rendre à Palma-Nova.
Le Commissaire des guerres lui délivrera la feuille de route nécessaire, fera fournir les moyens de transports jusqu’à Vérone, où il recevra sa continuation de route, passant par San-Bonifacio, Vicence, Castel-Franco, Trévise, Conegliano, Pordenone, Codroipo et Palma-Nova
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 3 Nivôse an 14 [24 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commissaire des Guerres : "Je vous préviens M. qu’en exécution des ordres de M. le Maréchal Masséna, commandant en chef l’armée d’Italie, je donne ordre aux dépôts des 20e, 23e, 60e, 102e régiments de ligne, et du bataillon de pionniers noirs, de partir successivement d’Alexandrie pour se rendre à Palma, leur destination.
Le 20e partira le 5.
Le 23e partira le 6.
Le 60e partira le 7.
Le 102e et les noirs le 8.
Vous voudrez bien donner des ordres pour faire fournir à ces dépôts les moyens de transports pour leurs bagages et leur délivrer les feuilles de route nécessaires pour se rendre à leur destination.
Vous leur tracerez leur itinéraire jusqu’à Vérone, où ils recevront leur continuation de route
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 3 Nivôse an 14 [24 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "J’ai l’honneur de vous prévenir qu’en exécution des ordres de M. le Maréchal Masséna, commandant en chef l’armée d’Italie, je donne ordre aux dépôts des 20e, 23e, 60e et 102e régiments de ligne, et du bataillon des Pionniers noirs, de partir successivement d’Alexandrie, pour se rendre à Palma Nova, leur destination.
Le dépôt du 20e partira le 5 du courant.
Celui du 23e le 6.
Celui du 60e le 7.
Le 102e et les noirs le 8
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Puis, toujours le 3 Nivôse an 14 [24 décembre 1805], le Général Chabot écrit depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur aux Revues : "J’ai l’honneur de vous prévenir, qu’en exécution des ordres de M. le Maréchal Masséna, commandant en chef l’armée d’Italie, je donne ordre aux dépôts des 20e, 23e, 60e et 102e régiment de ligne, et du bataillon des pionniers noirs, de partir successivement d’Alexandrie, etc." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 3 Nivôse an 14 [24 décembre 1805], le Général Chabot écrit au Général Menou : "Mon Général.
... J’ai l’honneur de vous prévenir que je viens de recevoir des ordres de M. le Maréchal de diriger sur Palma-Nova les dépôts des 20e, 23e, 60e, 102e de ligne et pionniers noirs
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 4 Nivôse an 14 [25 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "... Je n’ai point reçu votre lettre que vous dites m’avoir écrit du 20 Frimaire, par laquelle vous approuviez les propositions que je vous avais faites pour le remplacement des membres du conseil de guerre dont les places étaient vacantes par le départ du 67e régiment.
Je vais de suite prévenir MM. Rottembourg et Roche que vous les avez choisis le 1er comme Président du 1er conseil, et l’autre comme membre du second.
Il va y avoir encore dans la composition de ces conseils des changements, d’après le départ ordonné par M. le Maréchal Masséna, des dépôts des 20e, 23e, 60e, 102e et Pionniers noirs, que j’ai ordre de diriger sur Palma-Nova ; incessamment, je vous proposerai les officiers que je croirai les plus convenables pour remplacer les partants
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 5 Nivôse an 14 [26 décembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général de Division Charpentier : "En exécution des ordres de M. le Maréchal Masséna, que vous m’avez transmis par votre lettre en date du 26 Frimaire, j’ai l’honneur de vous prévenir M. que je viens d’ordonner aux dépôts des 20e, 23e, 60e et 102e régiments de ligne et pionniers noirs de partir successivement d’Alexandrie pour se rendre à Palma Nova, leur destination, passant par Tortone, etc.
Le 20e part d’Alexandrie aujourd’hui 5, et arrivera à Vérone le 12.
Le 23e partira le 6 et arrivera à Vérone le 13.
Le 60e partira le 7 idem le 14.
Et le 102e et pionniers noirs partiront d’Alexandrie le 8 et arriveront à Vérone le 15
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

A la fin de décembre, et après sa formation, le 8e corps, ayant pour Général en chef Masséna comprend la Division Duhemne (9000 hommes des 14e et 25e d'infanterie légère, 1er, 20e, 102e de ligne) dans le cercle de Cilly (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 2).

/ 1806

A Munich, le 14 janvier 1806, "Par un rapport en date du 10 janvier 1806, le ministre de la guerre rend compte à l'Empereur que le colonel du 20e régiment d'infanterie de ligne demande la réunion du petit dépôt, resté à Antibes, au grand dépôt, qui est à Alexandrie"; "Approuvé ce mouvement", répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 259).

Le 31 janvier 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Rapporteur du 2e Conseil de Guerre : "Je vous fais passer les pièces d’une procédure intentée par les tribunaux civils à Verceil, contre le nommé Ramonet, soldat au 20e régiment de ligne, accusé de vol, ensemble un paquet contenant des pièces de conviction.
Veuillez bien vous occuper de suite de l’instruction de cette affaire et me rendre compte de vos dilligences, etc.
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 17 février 1806, Napoléon écrit depuis Paris, à Joseph, Lieutenant de l'Empereur, Commandant en chef de l'Armée de Naples : "Mon frère, dans les états que vous m'avez envoyés vous ne parlez pas du 10e, 20e de ligne et 102e, du 14e d'infanterie légère, du 23e légère, des 7e, 23e, 24e, 29e et 30e de dragons, non plus que des dragons Napoléon et de la Reine, italiens.
Ces corps doivent avoir joint et avoir porté votre armée à 40 000 hommes. Faites en faire un état en règle bataillon par bataillon, compagnie par compagnie, escadron par escadron
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 71 ; Du Casse : « Supplément à la correspondance de Napoléon 1er » ; Paris, Dentu, 1887, p. 34 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11489).

Le 12 mars 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général de Division Montchoisy : "Votre chef d’état-major vient de me faire part, mon cher Général, par sa lettre en date du 10 mars, que vous aviez trouvé mauvais que j’eus fait partir d’ici un détachement de 20 hommes du 20e régiment de ligne qui avait été envoyé d’Antibes à Alexandrie, par ordre de S. E. le Ministre de la Guerre, pour le diriger sur le dépôt du corps qui se trouver à Ferrare.
Je n’ai fait faire ce mouvement que d’après les ordres de S. A. I. le Vice-Roi d’Italie qui m’ont été transmis par son chef d’état-major, lesquels me prescrivaient de ne rien retenir ici, appartenant aux corps qui font partie de son armée.
Je vous prie, mon cher Général, de donner ordre à votre chef d’état-major, d’écrire dorénavant d’écrire plus décemment et de ne point se permettre de menacer que je ne souffre point d’un inférieur
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 13 mars 1806, l'Empereur, qui vient de recevoir un état de situation envoyé par le Prince Eugène, répond depuis Paris à ce dernier et lui demande de passer en revue tous les dépôts de l'Armée de Naples ; il s'étonne notamment que celui du 20e comprend 500 hommes qui ne sont pas envoyés au Régiment; il ajoute également : "... Faites-moi connaître comment sont organisés ces dépôts. Est-ce le 3e et le 4e bataillon qui s'y trouvent, ou sont-ce des dépôts inorganisés ? Mon intention est que ce soient des bataillons ; car, si éloignés de leurs corps, il serait très-dangereux de n'avoir que des dépôts sans organisation.
Tous ces dépôts ont-ils leur habillement ? Envoyez votre chef d'état-major les inspecter un à un et dans le plus grand détail, et dites au général Charpentier qu'il doit mettre un grand soin dans la rédaction des états qu'il m'enverra ; que le temps n'est plus où les états restaient enfouis dans les cartons de la guerre, que tout me passe sous les yeux ; il faut donc qu'il m'instruise, par les états qu'il m'enverra, comme si je voyais moi-même ces dépôts.
Faites-moi connaître combien chacun de ces corps doit recevoir de conscrits de l'an XIV, si on pousse leur instruction et s'ils sont habillés ...
... Faites partir le 20 mars un nouvel état de situation qui me fasse connaître votre position au 15 mars, et que je trouve dans les notes tout ce qui pourra me mettre à même de connaître la situation des dépôts et les raisons de leur accroissement ou de leur diminution. Faites-moi aussi connaître à cette même époque le nombre des places vacantes dans chaque régiment, le nombre des conscrits arrivés dans votre armée et dans les dépôts de l'armée de Naples depuis le dernier état, et enfin ce qui vous est arrivé du dépôt général de Strasbourg, et dans quels corps vous les avez distribués ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 157 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9966 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11674).

Le 22 avril 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Roi de Naples : "Mon Frère …
Le 20e est à quatre bataillons ; il y en a un à votre dépôt et trois à votre armée ; gardez le 1er et le 2e, et renvoyez le cadre du 3e ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 199 (avec la date du 21 avril 1806) ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10131 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11938).

Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Division DES DÉPÔTS DE L’ARMÉE DE NAPLES, comptant à l'armée d'Italie :
2e Division, Général de Brigade Valory (Bologne) ; 3e ou 4e Bataillon des 22e Léger, 20e, 29e, 52e, 62e, 101e, 102e de Ligne, 7,300 présents ; 4e Bataillon du 1er Régiment suisse, 150 hommes (Mantoue) ; 1er Bataillon du 32e Léger, 40 hommes (Mantoue) - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.

Napoléon pense que la situation est sous contrôle et songe même à poursuivre sur la Sicile. Le 7 juin 1806, il écrit, depuis Saint-Cloud, à son frère Joseph : "... Voici comment je placerais vos troupes au moment de l'expédition de Sicile :
... Le 14e léger, le 1er léger, le 23e léger, le 1er de ligne, le 20e de ligne, les 29e de ligne, 42e et 102e, les Polonais, les Suisses, les Corses et quelques régiments de chasseurs et de dragons, seraient chargés de l'expédition de Sicile. Cela formerait 18,000 hommes, en y joignant le bataillon de grenadiers des deux régiments qui sont à Naples et ceux des quatre régiments italiens ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 285 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10329 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12252).

Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division des Dépôts, Généraux Pouchin (Forli), Valory (Bologne), Laplanche-Mortièrcs (Modène), 7500 fantassins des 1er, 14e, 22e et 23e Légers, 1er, 6e, 10e, 20e, 29e, 42e, 52e, 62e, 101e et 102e de Ligne, du 4e Régiment suisse et du 32e Léger (1er Bataillon) (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).

Le 17 juin 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du 7. Elle porte l'armée à quarante-quatre mille hommes présents. Votre Majesté verra, par le résumé ci-joint, que le total des présents est de trente-huit mille deux cent trente-six. L'erreur vient de ce que la garnison d'Ancône et les régiments qui, d'après les ordres précédents de Votre Majesté, ont dû quitter l'armée, se trouvent compris dans le premier état ...
J'ai à Portici le 20e ; ce régiment fournit sur la côte du golfe aux batteries ; il est familiarisé avec l'exercice du canon …
"; voici ce résumé : "... Dans le 1er corps : dix mille vingt-deux hommes et deux mille deux cent trente-huit chevaux répartis dans les 101e, 20e, 62e, 10e de ligne, 14e et 4e de chasseurs, 23e, 29e, 30e de dragons, 1er bataillon du 32e léger, 19e compagnie du 2e d'artillerie à pied, 1re et 3e du 7e bataillon du train, pionniers noirs ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 302).

Le 21 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Joseph, Roi de Naples : "Mon frère, on me porte dans mes états une grande quantité de paires de souliers comme vous étant arrivés de Gênes et de Turin par terre. Faites-moi connaître combien vous en avez reçu.
Je vois par vos états de situation que le 10e de ligne, le 20e de ligne ont encore leur troisième bataillon à votre armée. Renvoyez donc les cadres de ces 3es bataillons ...
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 309 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12348).

Le 28 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, faites-moi connaître pourquoi les majors ... des 1er, 20e, 62e et 102e de ligne faisant partie de l'armée de Naples ne sont pas à leurs depôts dans le royaume d'ltalie" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 503 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12389).

Le 6 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Roi de Naples : "… Vous avez le 20e régiment de ligne ; complétez les deux bataillons de ce régiment qui sont à votre armée à 2,400 hommes, c'est-à-dire à 150 hommes par compagnie. Il n'y a au corps que 1,500 Français ; vous pouvez donc employer ainsi 900 Napolitains. Si cela réussit, je vous ferai passer les cadres des 3e et 4e bataillons, qui pourront être également complétés par des Napolitains. Par ce moyen, votre but sera atteint et mon armée ne sera pas dénaturée" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 351 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10455 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12437).

Le 12 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, le 3e bataillon du 22e régiment d'infanterie légère, qui est à Bologne, est de 710 hommes présents. Il a 500 hommes aux hôpitaux, ce qui doit, nécessairement, le porter bientôt à 8 ou 900 hommes ; faites-moi connaître combien il y a de vieux soldats, d'hommes à l'école de bataillon, si le chef de bataillon est un bon offïcier, et quand ce bataillon pourra être employé dans une des divisions du 2e corps de la Grande Armée que commande le général Marmont, où il n'y a point d'infanterie légère. Comment ce bataillon a-t-il 540 malades, et celui du 20e, 453 ? Cela me paraît bien considérable. Pourquoi lui porte-t-on des prisonniers de guerre, qui, à cette heure, doivent être rentrés, ou bien ne rentreront plus ?
Faites-moi connaître si le bataillon du 20e, qui est de 900 hommes, celui du 42e, qui est de 800 hommes, et celui du 10e de ligne, qui est de 700 hommes, sont dans le cas d’entrer dans la ligne. Recommandez encore une fois qu'on travaille à leur instruction, et surtout qu'on évite les maladies. Il est possible qu'à Bologne et dans les lieux où ils se trouvent des emplacements manquent pour les faire manœuvrer ; faites-leur-en donner
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 69; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12476).

Le même 12 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Roi de Naples : "… Je vous ai autorisé à compléter le 20e avec des Napolitains ; si vous pensez que cet amalgame puisse réussir, gardez le cadre du 3e bataillon ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 362 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10488 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12480).

Le 23 juillet 1806, Joseph écrit, depuis Naples, à Napoléon : "… Je prie Votre Majesté de donner l'ordre aux deux bataillons et aux dépôts du 20e qui sont à Bologne de se rendre à Naples, où ils seront complétés par des Napolitains de bonne famille, qui entreront volontiers dans un régiment français ; je veux essayer par là la conscription. Que Votre Majesté fasse donner le même ordre pour que les Suisses qui sont à Ancône et en Corse me rejoignent …" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 2, p. 398).

Le 28 juillet 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, je n'ai point de nouvelles de vous depuis longtemps, je n'ai de nouvelles de Dalmatie que par Le Marois.
Donnez l'ordre au général Charpentier de se rendre auprès des divisions de réserve des dépôts de l'armée de Naples, et d'organiser deux compagnies du 1er régiment d'infanterie légère, fortes de 100 hommes chacune, deux compagnies d'égale force du 14e, deux compagnies du 23e ; de former de ces six compagnies un bataillon, dont il donnera le commandement à un des chefs de bataillon du 1er régiment d'infanterie légère ; il prendra l'adjudant-major dans un régiment différent.
Il formera un second bataillon de trois compagnies du 6e ; un troisième bataillon de six compagnies du 10e et un quatrième bataillon de six compagnies du 42e. Il donnera le commandement de ces quatre bataillons à un major, en choisissant un homme habile et ferme, et les réunira à Rimini. Recommandez-lui de ne prendre que des hommes bien portants, bien armés et bien habillés.
Il formera un bataillon de six compagnies, de 100 hommes chacune du 22e d'infanterie légère ; un autre bataillon d'égale force, de six compagnies du 20e de ligne ; un troisième bataillon de quatre compagnies du 29e et de deux compagnies du 52e ; et un quatrième bataillon de trois compagnies du 62e et de trois compagnies du 102e. Ces quatre bataillons seront également mis sous les ordres d'un major intelligent et capable, et seront réunis sans délai à Imola.
Tout ce qu'il y a dans le royaume d'Italie du 32e d'infanterie légère de la légion corse se rendra sur-le-champ à Rimini, pour se joindre à l'un des deux corps de réserve. Ces deux corps sont destinés à se rendre dans le royaume de Naples et à servir de réserve ; si cela est nécessaire, le général Laplanche-Morthières se rendra à Rimini pour en prendre le commandement. Vous aurez soin que les huit pièces d'artillerie que je vous ai ordonné par ma lettre d'hier de tenir prêtes se rendent à Rimini avec un bon officier pour les commander. Vous comprendrez facilement que mon intention et de réunir d'abord ce corps de 4 800 hommes à Ancône, où il sera sous les ordres du général Le Marois, qui y joindra ses deux régiments de cavalerie et les deux bataillons suisses qu'il a ; ce qui formera un corps de plus de 6 000 hommes, avec huit pièces d'artillerie attelées.
Le général Le Marois aura sous ses ordres les généraux Laplanche-Morthières et Tisson, et par là, il aura les moyens de contenir l'état romain et même de se porter sur le royaume de Naples pour renforcer l'armée française. Au reste, mon intention n'est, pour le moment que de réunir ces huit bataillons à Rimini et à Imola. Je désire que vous ne fassiez aucune disposition que par mon ordre que je donnerai selon les événements. Ordonnez au général Charpentier de m'envoyer l'état de situation de ces bataillons, afin que je vous fasse connaître la réponse quand ils devront partir
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 91; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12586).

Dans le même temps, Napoléon sermonne Joseph sur ses mauvaises dispositions militaires dans son royaume, lui place ses troupes et continue à parler d’une expedition en Sicile. Le 20 août 1806, il lui écrit : "Mon frère ... Vous trouverez ci-joint la distribution que je voudrais faire de votre armée, afin que vous menaciez la Sicile et que vous soyez en mesure contre tout ... L'armée une fois placée ainsi, pas un homme ne débarquera en Calabre, et on pourra punir sévèrement les brigands; cela est plus nécessaire que tout le reste ... Aujourd'hui la question est tout entière dans la Calabre. Il faut que tout le monde soit dans la conscience qu'on y est assis de manière à ne pouvoir être ébranlé. Cela encouragera l'armée et commencera à influer sur la Sicile, et même sur les négociations ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 136 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10673; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12759).

Cette lettre est suivie d'un "Projet de placement de l'Armée de Naples" : "Avant-garde de l’armée de Sicile. – 1ère division. – Reynier, général de division. Les 14e et 23e légers, 29e et 52e de ligne, 6e de chasseurs.
2e division Verdier, général de division : Légion Corse, 22e Léger, les 10e et 20e de ligne, le 4e de chasseurs.
3e division. – Réserve. – Gardanne, général de division. ler léger napolitain, les 101e et 102e, le 14e de chasseurs.
Ces trois divisions seraient sous les ordres d’un maréchal.
La 1e serait placée à Reggio et depuis Sainte-Euphémie jusqu’à Marina di Catanzaro.
La 2e , depuis Cotrone, ayant son quartier général à Cosenza.
La 3e, à Cassano jusqu’aux confins de la Calabre
" (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 138 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10674 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12759).

Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de l'Orne ne fournira rien au 20e de ligne ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).

Le 22 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, j'apprends que le major du 20e régiment est à Paris. Donnez des ordres pour qu'il soit parti de Paris avant demain midi et qu'il soit rendu à son régiment à Francfort avant le 30 septembre" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 483 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13069 - Note : Major Saint-Martin).

Le 22 septembre 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 17 septembre que j'ai reçue ce matin, m'ordonne de lui faire un projet sur le nouvel emplacement des deux divisions de dépôts d'infanterie de l'armée de Naples. Je m'empresse, après avoir pris connaissance des localités, de lui proposer la répartition suivante. J'attendrai ses ordres avant d'ordonner les mouvements.
Première division, commandée par le général de brigade Pouchin, quartier général à Forli, ayant sous ses ordres le général de brigade Leguai, à Rimini : 1er et 14e d'infanterie légère à Rimini ; 23e d'infanterie légère, à Céséna ; 10e d'infanterie de ligne, à Ravenne ; 6e et 42e d’infanterie de ligne à Forli ; 2e d'infanterie de ligne, à Faënza. Deuxième division, commandée par le général de brigade Valori ; quartier général à Bologne, ayant sous ses ordres un général de brigade qui se tiendra à Ferrare : 29e d'infanterie de ligne, à Imola ; 22e d'infanterie légère, 62e et 102e d'infanterie de ligne, à Bologne ; 20e et 101e d'infanterie de ligne, à Ferrare ; 52e d'infanterie de ligne, à Rovigo.
Votre Majesté remarquera que, d'après son approbation, les mouvements auraient lieu dans le milieu d'octobre, et qu'alors la mauvaise saison est tout à fait passée pour Ferrare
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 160).

/ 1807

Le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier adresse une circulaire n°4 au 20e de Ligne à Mantoue : "Si dans le dépôt que vous commandez, monsieur, il existe des hommes invalides et hors d’état de servir, vous voudrez bien en faire dresser l’état en vous conformant pour ce travail aux instructions du général Schauenburg dont vous devez avoir copie ; vous joindrez à cet état les certificats exigés, et me l’adresserez dans le plus court délai ; après examen, je vous indiquerai le jour auquel je pourrai moi-même voir ces hommes, les admettre à la réforme ou les rejeter" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 300).

Toujours le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général de Division Charpentier, Chef de l’Etat-major général de l’Armée : "Conformément à votre lettre du 19 de ce mois, j’ai ordonné, mon cher général, au général Pouchin de faire préparer le nécessaire pour opérer la réforme des hommes absolument invalides qui pourraient se trouver dans les corps sous ses ordres ; je me chargerai de ce travail pour les corps qui sont à Mantoue et pour le 22e d’infanterie légère qui est à Legnago, et que dans l’état d’emplacement joint à votre lettre du 16 de ce mois, on a placé à Peschiera. L’instruction du général Schauenburg est copié sur les instructions ministérielles du travail de l’inspection" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).

Par ailleurs, le même 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier expédie également un supplément à la lettre n°4 relative à la réforme : "Le général de division chef de l’état-major de l’armée devant arriver dans la journée du 25, il est à désirer que vous puissiez lui présenter les hommes susceptibles de la réforme avec les certificats qui constatent leurs infirmités. Veuillez les donc faire préparer de suite afin que tout le travail soit prêt pour demain midi" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).

Puis, encore le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du dépôt du 20e à Mantoue : "Vous trouverez ci-joint, monsieur, l’ordre de route pour un détachement d’un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant et de
Pour le 20e 400 hommes sous-officiers compris.
Pour le 101e 500 hommes idem.
Pour le 102e 500 hommes idem.
Devant tous se rendre en vertu des ordres de Sa Majesté dans le royaume de Naples pour rejoindre les bataillons de guerre de votre régiment. Les sous-officiers et soldats de ce détachement devront être bien habillés, équipés et armés. Il leur sera fait avant leur départ une distribution de vingt cartouches par homme. Ce détachement sera pris et formé sur votre dépôt sans préjudice des compagnies de grenadiers et voltigeurs dont l’organisation a été précédemment ordonnée et qui continueront de rester au dépôt dans leur état de formation actuel.
Le général de division chef de l’état-major général de l’armée devant passer ce détachement en revue dans la journée du 25, vous vous occuperez de suite de son organisation et le tiendrez prêt au quartier de manière à être rassemblé dix minutes après la réception de l’ordre.
Vous aurez attention encore, monsieur, de ne laisser partir avec ce détachement que le nombre de sous-officiers strictement nécessaire pour le conduire jusqu’aux bataillons de guerre.
Dans le cas où les hommes qui doivent composer ce détachement manqueraient de fusils, d’équipement ou d’habillement, il leur serait fourni de suite en le prenant sur celui des grenadiers ou voltigeurs, le départ de ce détachement ne devant souffrir aucun retard et devant être complètement armé et habillé.
Note en marge : le 25 expédié la même circulaire au 62e régiment, en suite d’une lettre du 24 le général Charpentier, reçue par courrier extraordinaire le 25 à dix heures du matin.
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 142 page 301).

Et ensuite, toujours le 24 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Général de Division Commandant d’armes à Mantoue : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’en vertu des ordres de Sa Majesté que vient de me transmettre le chef de l’état-major général de l’armée, il doit partir le 27 de ce mois de Mantoue un détachement de chacun des corps désignés ci-après.
Du 20e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 400 sous-officiers et soldats.
Du 101e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 500 sous-officiers et soldats.
Du 102e de ligne, 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et 500 sous-officiers et soldats.
Les hommes de ce détachement seront munis chacun de 20 cartouches, comme je présume qu’il n’en existe pas aux corps, veuillez donner les ordres nécessaires pour qu’il leur en soit délivré dans le nombre ci-dessus.
Je vous prie également de faire prévenir de ce mouvement les autorités civiles et militaires qui sont chargées de pourvoir à la subsistance et au logement des troupes à Mantoue, San Benedetto, Novi, Carpi et Modène.
Ps. Le chef de l’état-major général de l’armée doit arriver demain pour passer la revue de ces troupes ; faites prévenir aussi le sous-inspecteur aux revues de leur dépôt afin qu’il en contrôle le nombre et qu’il soit disponible au besoin
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 143 page 302).

Le 26 janvier 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 20e à Mantoue : "Vous voudrez bien, monsieur, m’envoyer dans le plus court délai possible, l’état double des capotes restantes au corps que vous commandez, et qui proviennent de l’approvisionnement ordonné l’année dernière par M. le maréchal Masséna. Vous y joindre également, l’état double de celles qui sont nécessaires au complément de l’approvisionnement de cette année.
Cette mesure étant ordonnée par Son Excellence le Ministre directeur de l’Administration de la Guerre, vous veillerez monsieur, à la confection de ces états et répondrez de leur exactitude
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 144 page 304).

"Paris le 28 janvier 1807.
Le Ministre Directeur de la Guerre à Monsieur le général Charpentier, chef d’état-major de l’Armée d’Italie, Milan.
J’ai reçu, général, avec votre lettre du 16 janvier, un état des quantités manquantes pour compléter l’approvisionnement des baudriers, de sabres, des dépôts de l’armée de Naples et des corps d’armée de Dalmatie et du Frioul. Vous m’annoncez qu’il n’existe point de ces effets au magasin d’Alexandrie, que les besoins sont urgents et que le pays n’offre point de ressources en ce genre.
Les baudriers et en général, les effets de grand équipement, sont des objets à la charge des corps, et il convient que les achats de cette espèce d’effet, soient faits à l’avenir immédiatement par leurs conseils d’administration. Je les autorise généralement à faire venir de France les baudriers qui leur manquent. Vous pourrez leur indiquer la maison Aquard à Lyon et la maison Delpont à Paris, comme capables de leur faire cette fourniture, elles sont présumées des troupes de ce genre, et ont assuré être en mesure d’y pourvoir. Je vous salue avec une considération distinguée. Signé Dejean.
Pour copie conforme le général de division chef de l’état-major général de l’armée, signé charpentier.
Noté en marge : reçu le 9, expédié le 11 février, au général Pouchin, aux dépôts du 22e léger, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e de ligne
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 26 page 64).

Le 2 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "Je vous adresse ci-inclus, mon cher général, les états de situations des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne et 22e régiment d’infanterie légère, aussitôt que celles des corps sous les ordres de monsieur le général Pouchin me seront parvenues, je vous les enverrai.
J’ai remis celles des mêmes corps que je devais vous envoyer les 24 à monsieur le capitaine Delaune ; je présume qu’il vous les aura envoyés
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 308).

Le 4 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "... Les livrets des 22e d’infanterie légère, 52e de ligne, 20e, 62e, 101e et 102e ont été remis depuis le 26 du mois passé à M. Delaune pour être rectifiés ; j’ignore s’il vous les a adressés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 146 page 309).

Le 12 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus, mon cher général, les états de situations des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne et 22e léger à l’époque du 8 février ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 149 page 314).

Le 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef du 20e de Ligne (lettre type) : "Ci-joint, vous trouverez monsieur, un ordre de route pour la compagnie de carabiniers et celle de voltigeurs du 3e bataillon du 22e régiment d’infanterie légère ; veuillez je vous prie tout disposer pour que rien ne manque à ces compagnies et qu’elles soient portées au complet voulu par les ordres de S. A. I. savoir, la compagnie de carabiniers à 100 hommes au moins et celle des voltigeurs à 140. Je vous engage aussi, monsieur, à profiter du peu de temps qui vous reste pour presser l’instruction de ces compagnies, soit en les habituant à la fatigue par des promenades militaires, soit en leur faisant faire l’exercice à feu et tirer à la cible ; il sera bon encore de leur donner une notion du service de campagne en leur faisant, après les exercices et même dans les promenades militaires, établir des gardes du camp, des grandes gardes, des postes avancés, leur faire faire des patrouilles et leur dire enfin ce qu’ils auront à faire dans ces différents cas ; si par le peu de temps qui vous reste, ces jeunes gens ne sont pas parfaitement instruits, ils auront au moins une idée de ce que l’on exigera d’eux et seront moins embarrassés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 149 page 315 - Note en marge : "Pour le départ des compagnies de grenadiers et de voltigeurs, savoir ... 2 de grenadiers et 2 de voltigeurs pour le 20e ...").

Le même 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Mainoni : "Ci-joint, mon cher général, l’itinéraire des troupes partant de Mantoue ou passant dans cette ville et son arrondissement du 18 février au 4 mars inclus. Veuillez je vous prie, donner les ordres nécessaires pour leur assurer le logement et les subsistances ..." ; suit l'itinéraire du 20e qui, partant de Mantoue, doit être à Castellaro le 25 février, Legnago le 26, Montagnana le 27 et Monselice le 28 (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 150 page 316).

Toujours le 14 février 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général de Division Chef de l’Etat-major général : "Conformément à votre lettre du 9 de ce mois, reçue le 13, j’ai adressé, mon cher général, les ordres de départ pour les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 20e, 62e, 101e, 102e de ligne et 22e d’infanterie légère aux chefs de ces corps, avec injonction de porter ces compagnies au complet voulu par S. A. I. et de les fournir de tout ce qui leur est nécessaire en armements, habillements et équipements. Ces compagnies partiront aussi instruites qu’elles peuvent l’être par le peu de temps qu’elles sont organisées ; j’ai engagé encore les chefs des corps à profiter des dix jours qui leurs restent pour les habituer à la fatigue, en leur faisant faire des promenades militaires, les exercices à feu et tirer à la cible. Après chaque exercice, on leur donnera aussi sur le terrain quelques notions du service en campagne, en leur faisant établir des gardes du camp, des grandes gardes, des postes avancés, faire des patrouilles et les reconnaitre, en leur apprenant enfin ce qu’ils auront à faire dans ces différents cas. Si par ces parties de détails et le peu de temps qui leur reste, ces jeunes gens ne sont pas très instruits, ils auront au moins une idée de que l’on exigera d’eux et seront moins embarrassés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 150 page 317).

Le 19 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Charpentier : "Je vous adresse ci-joint, mon cher général, les états de situation au 16 février des 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 52e, 62e, 101e, 102e régiment de ligne, des 14e, 22e et 24e légers" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 181).

Le 20 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Mainoni : "Les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des dépôts des 20e, 62e, 101e et 102e régiments de ligne, qui devaient partir le 25 courant de cette place, n’en partiront que le 26 pour aller loger à Castel d’Ario le même jour, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice. C’est par erreur que l’on avait désigné un gite entre Legnago et Monselice puisqu’il n’y a qu’une marche de l’une de ces places à l’autre. Veuillez mon cher général, en prévenir les autorités chargées du logement et des subsistances" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 83 page 181).

Le même 20 février 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit au Chef de Bataillon du 20e de ligne Pregnon : "Ci- joint, vous trouverez, M., un ordre par lequel vous êtes désigné par S. A. I. pour commander le 2e bataillon du 4e régiment de grenadiers et de voltigeurs de la division Duhesme.
Je vous préviens que ces compagnies qui devaient partir le 25 de ce mois, n’en partiront que le 26 pour aller coucher le même jour à Castel d’Ario, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice, la journée de Montagnana étant supprimée.
Comme les compagnies de grenadiers et de voltigeurs qui doivent former votre bataillon sont celles du bataillon de réserve que vous commandez aujourd’hui et celles du 3e bataillon du 102e régiment, également en garnison à Mantoue, votre bataillon se trouvera tout formé au moment du départ, qui devra avoir lieu le 26 à 7 heures du matin. Le major du 102e recevra l’ordre d’envoyer ses deux compagnies en avant de Saint-Georges sur la route de Castel d’Ario pour l’heure indiqué, conduisez celles du 20e pour la même heure
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 182).

Toujours le 20 février 1807, le Général de Division Grenier écrit aussi au Major du 102e Régiment : "Je vous préviens, monsieur, que les compagnies de grenadiers et de voltigeurs du dépôt du 102e régiment que vous commandez, qui devaient partir de Mantoue le 25 de ce mois, n’en partiront que le 26 pour aller coucher le même jour à Castel d’Ario, le 27 à Legnago et le 28 à Monselice, la journée de Montagnana étant supprimée.
Vos deux compagnies devant avec les 4 du 20e former un bataillon et le commandement de ce bataillon ayant été confié à monsieur le chef de bataillon Pregnon du 20e, il doit réunir ce bataillon le 26 à 7 heures du matin en avant de Saint-Georges sur la route de Castel d’Ario. Veuillez donner des ordres pour que vos compagnies se trouvent sur ce point à l’heure indiquée.
En marge : au major du 101e idem. Le bataillon formé des 2 du 101e et de celles du 62e sera commandée par le chef de bataillon Lamotte. Il se réunit à 7 heures du matin sur la place Saint-Pierre
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 84 page 182).

Le 26 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division Charpentier, chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, la situation des compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 20e, 62e, 101e et 102e régiments de ligne au moment de leur départ ; il a été impossible d’obtenir le nombre d’homme suffisants pour compléter ces compagnies. Vous verrez d’ailleurs, qu’il en est noté un assez grand nombre aux hôpitaux qui seront envoyés à leurs compagnies fur et à mesure de leur sortie ; on a encore incorporé dans ces compagnies depuis le 20 de ce mois près de deux cents conscrits, au moment même de leur arrivée, ils ont été habillés et armés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 184).

Le même 27 février 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier chef de l’Etat-major : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus, mon cher général, les états de situation du 24 courant des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, et 22e régiment d’infanterie légère, aussitôt que celles des corps aux ordres de monsieur le général Pouchin me seront parvenus, je vous les ferai passer" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 85 page 185).

Le 3 mars 1807, le Général de Division Grenier, Gouverneur de Mantoue, écrit "Aux commandants des Dépôts des 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne : Comme dessus en ajoutant invitation de faire connaitre au gouverneur s’ils ont reçu les effets de grand équipement annoncés par sa lettre du 16 février dernier", faisant référence à d'autres ordres, adressés au Major du 9e Chasseurs : "D’après la demande qui en est faite par l’ordre du jour du 23 février dernier, monsieur le major, vous être invité à mettre au dos de la situation que vous voudrez bien désormais adresser en double expédition les 1er, 8, 16 et 24 de chaque mois à monsieur le gouverneur de Mantoue, le nombre de conscrits reçus et à renvoyer à l’époque de l’envoi de ces situations" ; et à celui du 4e de Chasseurs : "Veuillez, je vous prie, la faire établir en conséquence et à date du 1er mars, et me les adresser promptement. Les livrets d’inspection du mois ne dispensant point de l’expédition de ces états de situation par huitaine" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 78).

Le 5 mars 1807, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 1er mars des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, toutes revêtues de l’addition voulue par l’ordre du jour de l’armée du 23 février dernier ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).

Le même 5 mars 1807, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit également au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection de février des 14e, 22e et 23e d’infanterie légère ; 1er, 6e, 10e, 20e, 42e, 62e, 101e, 102e de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval. Celui du 52e de ligne n’a point été fourni à cause de son déplacement. J’espère avoir l’honneur de vous l’expédier par le prochain courrier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).

Le 5 mars 1807 encore, l'Aide de camp du Général de Division Grenier, Delcambre, écrit aussi au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, l’état en triple expédition de tout ce qui est dû à la 2e compagnie du 1er bataillon de sapeurs, 4e escadron du train d’artillerie, 2e artillerie, 13e compagnie d’ouvriers, 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, tous de la garnison" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).

A nouveau le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit églament au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, les états en triple expédition de tout ce qui est du à la 2e compagnie d’artillerie, bataillon de sapeurs, 4e bataillon bis du train d’artillerie, dépôt du 2e d’artillerie à pied, à la 13e compagnie d’ouvriers, au dépôt des 20e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 4e et 9e chasseurs à cheval, tous de la garnison ; aussitôt que ceux des corps sous les ordres du général Pouchin, du 22e d’infanterie légère Legnago et du 52e qui était en route me seront parvenus, je vous les enverrai" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).

Par ailleurs, toujours le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au commandant du dépôt du 20e de Ligne : "Ci-joint, vous trouverez, M., copie d’un décret de Sa Majesté l’Empereur, en exécution duquel doivent être réformés ou incorporés dans les pionniers tous les conscrits impropres au service dans la ligne.
Chargé par Son Altesse Impériale le vice-roi de donner les ordres nécessaires pour l’exécution de ce décret aux conseils d’administration des bataillons et escadrons stationnés dans mon arrondissement ou sous mes ordres, je joins à la copie du décret impérial les dispositions que je crois nécessaires pour son exécution et des modèles des états à fournir pour obtenir l’uniformité dans ce travail.
Avant de remplir ces états, il sera bon de me faire connaître le nombre d’hommes que vous aurez à réformer ou à incorporer afin que je puisse les classer et les voir avant de terminer le travail
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).

Puis, encore le 5 mars 1807, le Général de Division Grenier adresse ses instructions au Général de Brigade Pouchin, "commandant les dépôts des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 22e et 23e légers, 9e et 4e chasseurs à cheval.
Disposition à suivre pour l’exécution du décret de sa majesté l’empereur relatif à la réforme des conscrits non valides donné à Varsovie le 6 janvier 1807.
1e Il sera dressé dans chaque corps un état des hommes à réformer à l’appui de cet état par l’article 1er du décret ; on joindra à l’appui de cet état le certificat que le conscrit pourrait avoir apporté de son département et un certificat double des officiers de santé du corps et des officiers, sous-officiers et soldats de la compagnie s’il y a lieu, constatant l’existence des infirmités, vice de conformation ou d’organisation au départ du conscrit de son département et reconnus à son arrivée au corps.
2e Un autre état des hommes à réformer pour les cas prévus par l’article 2 avec le certificat double voulu par l’article 1er mais motivé pour ceux du remplacement.
3e Un 3e état pour les cas prévus par l’article 3 du décret.
4e Un 4e état pour les hommes qui se trouveront dans les cas prévus par l’article 4.
5e Et un 5e état pour ceux qui se trouveront dans le cas prévu par l’article 5.
Chacun de ces états, signé par le conseil d’administration sera fait en quadruple expédition signée et arrêtée par le général chargé d’opérer cette réforme, un restant au corps, deux seront adressés par lui au général chef de l’état-major général de l’armée, avec les certificats voulus par les cas prévus par les articles 1 et 2, et le 4e restera entre ses mains.
Nota : le décret du 6 janvier ne portant pas d’effet rétroactif, le 3e état pour l’article 3 portant néant, cet état sera fait d’après le modèle numéro 2 et portera pour intitulé le cas prévus par l’article du décret
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 88 page 190).

Le 6 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au commandant la réserve du 20e de Ligne : "Ensuite des ordres du général de division, chef de l’état-major général de l’armée, je vous invite, monsieur le commandant à recevoir et faire incorporer dans le régiment que vous commandez, le sieur Jean Antoine Pépin, de la commune de Villegrand, département du Léman, ce jeune hommes ayant satisfait à la loi de la conscription s’enrôle volontairement" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 33 page 79).

Le 9 mars 1807, Delcambre écrit au Commandant du 20e : "J’ai l’honneur de vous prévenir, M. le commandant, que l’intention de M. le général gouverneur et de voir demain 10 du courant à … heures du matin à … les hommes à réformer et ceux à faire incorporer dans les pionniers. Veuillez, je vous prie, donner vos ordres en conséquence" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 82).

Le même 9 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "Vous trouverez ci-inclus, monsieur, cinq congés en blanc qui m’ont été envoyés par M. le général de division chef de l’état-major général de l’armée, que vous voudrez bien remplir et remettre aux militaires pour qui ils sont destinés" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 90 page 194).

Toujours le 9 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général de Division chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 8 mars des 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 22e léger et 9e régiment de chasseurs à cheval, celle des corps aux ordres de M. le général Pouchin lui ayant été retournées pour y ajouter les conscrits reçus et a renvoyer ; aussitôt qu’elles me seront parvenues, je m’empresserai de vous les faire parvenir" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 90 page 194).

Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils, voici le printemps qui approche ; il est nécessaire de faire des changements dans vos garnisons, sans quoi toute votre armée tombera malade. Mantoue, Ferrare, Porto-Legnago, Palmanova sont des lieux malsains. Il ne faut mettre dans ces garnisons que des Italiens plus accoutumés au pays. Je vois que les dépôts ... du 20e, du 101e, du 102e et du 62e sont à Mantoue ; passé le mois de mai, ils sont là fort mal.
Il faut préparer un nouveau secours pour l'armée de Naples, à pouvoir lui envoyer avant la grande chaleur, indépendamment des 4,700 hommes que vous avez fait partir dernièrement. Ce secours sera composé de la manière suivante : ... un second bataillon de 960 hommes, qui sera composé de 120 hommes du 102e de ligne, 120 hommes du 101e, 240 hommes du 62e, 120 hommes du 52e, 120 hommes du 29e, 240 hommes du 20e. Un officier par régiment sera également suffisant ...
Mon intention est ... que le 2e bataillon soit réuni à Ancône le 20 avril, et se dirige également sur Naples ...
Il faut avoir soin que ces détachements soient bien armés, bien habillés et bien équipés ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).

Encore le 12 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 20e de ligne : "L’intention de S. A. I. le prince vice-roi est, M. le Major, qu’il ne soit fait aucun mouvement dans les dépôts qu’en vertu d’un ordre de l’état-major général ; MM. les colonels doivent s’occuper de leurs bataillons de guerre et n’ont rien à ordonner à leurs bataillons de dépôt, je vous invite donc à n’obtempérer à aucun ordre s’il ne remplit les intentions de Son Altesse Impériale" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 92 page 198).

Le 12 mars 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "S. A. I. passera la revue des régiments de grenadiers et voltigeurs réunis à Padoue, vers le 15 du courant, vous voudrez bien MM. faire compléter de suite ce qui manque aux grenadiers et voltigeurs du régiment que vous commandez.
20e de ligne : grenadiers, il manque 91 sabres complets ; voltigeurs il manque 230 sabres complets ...
Dans le cas où vous n’auriez pas d’effets en magasin, vous prendrez ceux qui servent aux hommes qui sont au dépôt ; vous vous attacherez particulièrement à l’armement.
Sous aucun prétexte il ne doit rester de sapeurs au dépôt ; dans le cas où il s’en trouverait, ils auront l’ordre de partir sans délai pour les grenadiers et carabiniers ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 92 page 199).

Le 19 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les états de situation au 15 mars des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e de ligne, 14e, 22e léger et 9e de chasseurs à cheval. Je joins le rapport des mouvements de la place de Mantoue du 1er au 16. La situation de la garnison de cette dernière époque, le rapport journalier du 1er au 14 de la division aux ordres de monsieur le général Pouchin et enfin en double de la situation au 1er mars du 22e régiment d’infanterie légère, laquelle s’est égarée dans le temps" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 35 page 83).

Toujours le 19 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du Dépôt du 20e de Ligne : "L’intention de son altesse étant, monsieur, que les compagnies de grenadiers et voltigeurs puissent subvenir à leurs plus pressants besoins, vous voudrez bien avancer aux compagnies de votre régiment réunies à Padoue le quart et l’excédent des fonds de leur masse de linge et chaussure.
Vous ferez rejoindre sans délai les sous-officiers et caporaux qui peuvent encore manquer à ces compagnies, et accélérer autant que possible l’envoi des effets qui leur sont nécessaires en armement, grand et petit équipement.
Vous adresserez dans le plus court délai une note de ce que vous aurez envoyé à ces compagnies pour les compléter tant en hommes, qu’en effets et argent.
Vous aurez soin de remplacer aussi à ces compagnies tous les hommes qui seront envoyés par le général Dutruy à votre dépôt comme incapables de soutenir les fatigues de la guerre
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 93 page 201).

Le 23 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, le travail des hommes à réformer et à envoyer dans les pionniers en exécution du décret de Sa Majesté l’Empereur en date du 6 janvier dernier, pour les corps ci-après : 9e de chasseurs, 22e régiment d’infanterie légère, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e régiment de ligne ...
Le 20e de ligne à 14 hommes pour la réforme qui sont dans le cas d’être remplacés par leurs départements, et 6 hommes à renvoyer aux pionniers ...
Ci-joint pour chacun des hommes réformés un certificat de l’officier de santé du corps, un autre de la compagnie et tous les certificats que ces hommes avaient de leurs communes ; les motifs de leur réforme sont bien analysés et vous pouvez être assuré de leur véracité.
Un seul homme se trouvant remplaçant est dans le cas de l’article 2 (pour le 9e de chasseurs) ; j’ai également joint aux états le certificat de l’officier de santé du corps, quant à ceux envoyés aux pionniers les certificats deviennent inutiles, je les ai donc gardés pour y avoir recours au besoin ainsi que les double de ceux délivrés pour les hommes réformés ...
Vous me manderez ce que vous en pensez lorsque les hommes désignés pour les pionniers seront dans le cas de partir. Il sera nécessaire de les réunir pour les faire marcher ensemble sous escorte, sans cela la majeure partie déserterait ...
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 94 page 203).

Le 25 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J'écris fort en détail au vice-roi pour lui faire connaître mes intentions sur mon armée d'Italie. Correspondez avec lui et occupez-vous de compléter les corps à quatre bataillons. J'ai là le 11e, le 35e, le 92e, le 79e, le 23e, le 56e, le 93e, le 5e, le 62e, le 20e, qui sont à quatre batailIons, et qui sont susceptibles de recevoir encore un grand nombre de conscrits. Depuis six mois j'augmente progressivement mon armée d'Italie, et je veux l'augmenter encore, afin d'avoir en campagne autant de troupes que les cadres peuvent en contenir. Vous sentez que c'est là ma plus grande sauvegarde contre l'Autriche, qui aurait besoin d'une grande armée contre mon armée d'Italie et Dalmatie, et qui s'attirerait sur les bras une guerre sérieuse que la pénurie de ses finances et le vide de ses arsenaux ne lui permettent pas d'entreprendre. Mes armées d'Italie et de Dalmatie réunies forment déjà une très-belle armée, mais je continue à y porter une attention suivie. Quoique j'aie sous la main les éléments de ce travail, pour ne point me fatiguer d'un travail inutile, j'attendrai les états que je vous ai demandés pour savoir si nous devons encore envoyer des conscrits à cette armée. Le complet, tel que je l'entends, est à 140 hommes par compagnie ; c'est là le maximum de ce qui peut entrer raisonnablement dans un cadre, ce qui forme 1,260 hommes pour l'effectif et ne fait guère que 1,050 hommes présents sous les armes, qui, en quelques mois de campagne, se réduisent à 900, ce qui est encore une force raisonnable" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12165 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14899).

Le même 25 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ... La division Clauzel doit être augmentée de 300 hommes du 5e de ligne, de 300 hommes du 23e, autant du 11e, autant du 79e. Je pense que vous devez appeler le 4e bataillon du 60e, qui, ayant 900 hommes, peut figurer en ligne ; mais vous laisserez au dépôt une 3e ou une 4e compagnie ; cela augmentera cette division de 1,500 hommes. Vous pourrez aussi augmenter la division Clauzel du 3e bataillon du 62e et du 3e bataillon du 20e, ce qui porterait cette division à dix bataillons. Avec les conscrits qui vous arrivent, cela devrait être possible ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892).

Le 26 mars 1807, Delcambre écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les états de situations au 24 mars, des 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne, 14e et 22e d’infanterie légère, et 9e chasseurs à cheval" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).

Encore le 26 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, les états d’effets de campements manquant au 20e, 52e, 62e, 101e, 102e ligne, 9e de chasseurs à cheval, et partie du 2e d’artillerie à pied, 13e compagnie d’ouvriers et 2e bataillon de pontonniers, conformément à votre lettre du 16 qui ne m’est parvenue que le 21 ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 97 page 208).

Le 30 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Mainoni : "Je vous prie, mon cher général, de donner ordre aux dépôts des 20e, 52e, 62e, 101e, et 102e régiments, de prendre les armes demain à 10 heures du matin et de se rendre sur la place Virgile. Ces corps devront présenter à la revue que j’en passerai tous les hommes qui appartiennent à ces dépôts, et compris dans la dernière situation qui m’a été remise.
Les chefs me présenteront une note des pertes et gains que ces corps ont faits depuis, avec le détail des hommes qui, étant de service, ne seront pas sous les armes. Vous aurez la complaisance de m’envoyer aussi l’état des hommes qui seront de service du 30 au 31 pour chacun de ces corps, afin que je puisse m’assurer, si les détails qu’ils me présentent sont exacts
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 99 page 212).

Le 31 mars 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "Pour remplir, mon cher général, l’objet de votre lettre du 29, relative au détachement à envoyer l’armée de Naples, je viens de passer une revue de rigueur des dépôts en garnison à Mantoue. Il en résulte que les corps en prenant presque tous les ouvriers peuvent fournir le nombre d’hommes ci-après :
20e de ligne, 2 officiers, 4 sergents, 6 caporaux, 2 tambours, 298 fusiliers, total 300. Note : dans les 2 officiers du 20e est compris 1 chef de bataillon.
52e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux 74 fusiliers, total 90.
62e de ligne, 2 officiers, 4 sergents, 6 caporaux, 2 tambours, 328 fusiliers, total 340. Note : les 2 officiers du 62e appartiennent à l’armée de Naples.
101e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 60.
102e de ligne, 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 73 fusiliers, total 80.
Je suppose que le 22e légère peut fournir 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 83 hommes, total 90.
Le détachement sera composé de 8 officiers, 16 sergents, 28 caporaux, 7 tambours, 909 fusiliers, total 960.
Vous remarquerez, mon cher général, que j’ai laissé les officiers en dehors et que j’ai complété le nombre de 960 hommes avec les tambours que vous pourrez ensuite défalquer, si vous le jugez à propos.
J’ai adressé par ordonnance expresse l’ordre au major du 22e d’infanterie légère à Legnago, de tout disposer pour faire partir au 1er avril un détachement d’un officier, 2 sergents, 4 caporaux et 113 chasseurs, mais vous ne devez pas compter sur plus de 90 hommes, ce corps étant pour sa force dans les mêmes proportions que 101e et 102e ; aussi ai-je beaucoup forcé sur les 20e et 62e pour obtenir le nombre d’hommes que vous me demandez. Si la lettre que vous annoncez m’avoir adressée le … ne m’était parvenue, j’aurais été à même de vous envoyer par l’officier d’état-major le nombre exact des hommes que ce régiment pourra fournir, mais je ne peux en être instruit que cette nuit ou demain matin, n’ayant antérieurement à votre dernière rien reçu qui soit relatif à ce mouvement. Vous pourrez laisser dans l’ordre de départ du 22e le nombre d’hommes en blanc, je le remplirai après la réponse que je recevrai du major, et vous en donnerai avis.
Les détachements seront armés, habillés et équipés, mais tous ne peuvent être coiffés, ce qui au reste est peu important puisque je suis instruit que les chefs de corps à l’armée de Naples peuvent se procurer facilement des coiffures dans le pays moyennant de l’argent qu’on leur envoie du dépôt.
J’ai dû pour obtenir le nombre d’hommes que je vous présente comprendre presque tous les ouvriers, les chefs de corps se désolent mais ils doivent obéir ; si vous pouvez diminuer pour les 52e, 101e et 102e les détachements de 10 à 12 hommes chaque sans augmenter les autres où j’ai également tout pris, ils vous en auront beaucoup d’obligations
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 99 page 213).

Le 1er avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Commandant du 20e de Ligne : "Ensuite des dispositions ordonnées par S. A. I. le prince vice-roi, le dépôt que vous commandez, M., doit envoyer incessamment un détachement à l’armée de Naples pour rejoindre vos bataillons de guerre ; ce détachement sera composé comme il suit (chaque corps comme il est porté ci-contre à la lettre au chef de l’état-major général daté du 31 mars).
Veuillez, M. le …, tout disposer pour que ce détachement puisse se mettre en marche au premier avis, que son habillement, équipement et armement soit au complet, et qu’il ne soit composé que d’hommes valides, dussiez-vous, en cas exceptionnel, fournir vos ouvriers
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 100 page 214).

Le même 1er avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 20e de Ligne : "De nouvelles réclamations, M. le major, ont été adressées au chef de l’état-major général de l’armée par les commandants des régiments de grenadiers et de voltigeurs pour obtenir les effets manquants à ces compagnies. On demande pour celles qui appartiennent à votre régiment 16 fourreaux de baïonnette, 188 sacs à toile pour grenadiers et 254 pour voltigeurs, ces sacs étant dus comme effet de première mise aux hommes de nouvelle levée. On demande aussi que vous fassiez l’envoi des souliers nécessaires pour que chaque homme puisse en avoir une paire dans son sac, observant que ce sera à titre d’avance sur la masse de linge et chaussure.
Vos grenadiers n’étant coiffés qu’en chapeaux, vous êtes invité à leur envoyer les 144 bonnets d’oursin que vous avez en magasin ainsi que des épaulettes et pompons. Veuillez, M. le major, me faire connaître ce que vous ferez pour l’exécution de la présente
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 100 page 214).

Le 2 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : "Je vous ai mandé, mon cher général, par ma lettre du 31 avoir mis de la rigueur dans la répartition que j’ai faite aux différents corps pour les 960 hommes qui doivent se rendre à l’armée de Naples ; je vous ai dit que j’y avais compris tous les ouvriers et c’est la vérité, mais j’ai oublié de vous dire que j’y avais compris aussi tous les hommes revenus depuis quelque temps de l’armée de Naples et des voltigeurs. Les chefs des corps m’observent, avec raison, que si ces hommes avaient été propre au service, ils n’eussent pas été renvoyés au dépôt, que tous entreront aux hôpitaux à la première étape, et qu’alors le détachement éprouverait beaucoup de pertes en route ; il sera donc nécessaire s’il en est temps encore de réduire ce détachement au nombre ci-après.
22e léger : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 73 hommes, total 80. Note : C’est tout ce que peut fournir ce régiment à la rigueur.
20e de ligne : 2 officiers, 4 sous-officiers, 6 caporaux, 2 tambours, 248 fusiliers, total 260. Note : dont 1 chef de bataillon.
62e de ligne : 2 officiers, 4 sous-officiers, 6 caporaux, 2 tambours, 308 fusiliers, total 320. Note : les officiers appartiennent à l’armée de Naples.
52e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 64 fusiliers, total 70.
101e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 47 fusiliers, total 54.
102e de ligne : 1 officier, 2 sous-officiers, 4 caporaux, 1 tambour, 43 fusiliers, total 50.
Totaux : 8 officiers, 16 sous-officiers, 28 caporaux, 7 tambours, 783 fusiliers, total 834.
J’avais encore l’espoir de voir arriver avant l’époque du départ quelques conscrits, mais les corps ont presque tous reçu, et ont en partie complété les voltigeurs au nombre de 140 hommes.
Ps. Je reçois à l’instant votre lettre du 28 relative à ce mouvement, elle me vient par Bologne, le départ du détachement étant fixée au 12, je pourrai peut-être le compléter d’ici à cette époque, comme je vous l’ai mandé par ma première, mais il faudrait pour cela que vous laissassiez le nombre en blanc dans les ordres de départ pour chaque détachement
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 216).

Le même 2 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit encore au Chef de l’Etat-major général : "J’ai fait connaître, mon cher général, aux commandants des dépôts des 20e, 62e, 101e et 102e les différents objets qu’ils doivent envoyer aux grenadiers et voltigeurs à Padoue, ensuite de votre lettre du 28 mars. Je vous avoue que je regarde les demandes de MM. les commandants des régiments de grenadiers et voltigeurs, si souvent réitérées, comme indiscrètes ; puisqu’ils connaissent mieux que personne la situation des finances des corps, ils devraient se contenter du nécessaire et ne pas écraser les dépôts. Vous verrez par l’un des états que je me suis fait remettre, il y a quelques jours, combien les dépôts ont déjà fait pour ces compagnies ; tous sont à peu près dans le même cas et toutes ces compagnies redoivent.
Les grenadiers et voltigeurs du 20e ont reçu à leur départ 48 sacs qui sont suffisants pour les distributions, les autres corps dans les mêmes proportions. La loi en accorde à la vérité un à chaque soldat comme effet de première mise, mais jusqu’à présent il en a été peu délivré et ceux qui l’ont été sont en pure perte, les soldats les vendent ou les perdent, et ce serait un surcroît de dépenses pour les masses générales qui sont très obérées, vu le peu de fonds que le gouvernement fait passer aux corps qui, comme vous le savez, sont très endettés et qui n’ont pu habiller leurs soldats qu’en faisant des efforts extraordinaires.
Les 144 bonnets d’oursin que l’on demande au 20e appartiennent aux compagnies de grenadiers des bataillons de guerre ; en les envoyant aux grenadiers à Padoue, on en privera ses premières compagnies sans pouvoir compléter celle de Padoue puisqu’il leur manquerait encore 46. Il vaut donc mieux que ces compagnies conservent leurs chapeaux jusqu’à ce que l’on puisse leur envoyer les shakos au complet. Si cependant l’intention de S. A. I. est que ces bonnets soient distribués et que les sacs à toile pour tous les corps soient fournis au complet, veuillez m’en écrire afin que j’en intime l’ordre obligatoire à tous les corps.
Plusieurs commandants des régiments de grenadiers ou voltigeurs renvoient aux dépôts des hommes qu’ils disent ne pas être propres aux compagnies sous leurs ordres ; aucun officier général ne signe ces renvois, il en résulte des mutations continuelles qui entraînent des frais et qui exigent des remplacements, et ce pour satisfaire quelquefois les caprices d’un individu ; veuillez, mon cher général, leur défendre ces sortes de mouvement et les prévenir que les dépôts ont reçu l’ordre de ne remplacer à ces compagnies que les hommes qui leur seraient envoyés ensuite d’une revue passée par un officier général, qui devra signer l’ordre du renvoi
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 101 page 217).

Le 3 avril 1807, le Général Grenier écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint les livrets d’inspection du mois de mars des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e, 102e régiments de ligne. J’y joint le rapport journalier du 14 au 28 mars de la division aux ordres de M. le général Pouchin, celui des mouvements survenus dans la place de Mantoue du 16 au 31 mars, et enfin ceux de la place de Ferrare" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 80).

Le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit également au Général Mainoni : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’il partira le 12 de ce mois un détachement de la garnison pour se rendre à l’armée de Naples composé ainsi qu’il suit.
286 du 20e de ligne : 2 officiers compris le chef de bataillon, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers.
74 du 52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers.
360 du 62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers.
61 du 101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers.
54 du 102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers.
Le chef de bataillon Maury prendra le commandement de ces détachements réunis pour les conduire à leur destination, chaque homme devra être pourvu de 20 cartouches.
Je vous préviens aussi qu’un détachement du 22e d’infanterie légère fort de 80 hommes arrivera le 10 de ce mois à Mantoue, y séjournera le 11 et en partira le 12, comme faisant partie du détachement que doit commander M. Maury. Je vous prie de vouloir bien vous assurer lors de son arrivée s’il est muni des 20 cartouches par homme et dans le cas contraire de leur en faire délivrer, comme aussi de prévenir le commandant de ce détachement qu’à dater du 12, il se trouvera sous les ordres de M. le chef de bataillon Maury qui lui fera connaître l’heure du départ et le lieu du rendez-vous.
Veuillez aussi, mon cher général, prévenir de ce mouvement le sous inspecteur aux revues et le commissaire des guerres, et donner les ordres nécessaires pour le logement et la subsistance de cette troupe à Mantoue, sans Benedetto, Carpi et Modène
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 103 page 221).

Encore le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit par ailleurs au Chef de Bataillon Maury : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, monsieur, l’ordre général du départ des différents détachement de la garnison que vous êtes chargé de conduire à l’armée de Naples. Le détachement du 22e d’infanterie légère qui en fait partie arrivera le 10 de ce mois dans cette classe, y séjournera le 11 et se trouvera comme les autres détachements à dater du 12 sous vos ordres. Les différents chefs de corps sont prévenus que vous fixerez l’heure du départ de cette place et le lieu du rendez-vous. Vous aurez donc à vous entendre avec eux à ce sujet.
Veuillez remettre à votre arrivée à Ancône la lettre ci-incluse au général Tisson ; elle est relative à différents changements que j’ai été obligé de faire dans la composition de ces détachements, mais le nombre d’hommes fixé par le chef de l’état-major général de l’armée, et dont sans doute il aura eu connaissance, existe tel qu’il doit être
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).

Puis, toujours le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit ensuite au Général Tisson à Ancône : "Le chef de l’état-major de l’armée vous sera sans doute donné connaissance, monsieur le général, du détachement de cette garnison destinée à se rendre à Ancône pour y recevoir de vous des ordres ultérieurs.
Ce détachement se compose avec celui du 22e d’infanterie légère, officiers compris, de 915 hommes. Je ferai partir le 12 ce nombre d’hommes et vous trouverez quelques différences dans sa composition, ayant été obligé d’en prendre un plus grand nombre dans un corps pour compenser ce qu’un autre pouvait fournir en moins ; le résultat est le même puisque le détachement existe en son entier, mais j’ai dû vous en donner avis afin que vous ne soyez pas induit en erreur. J’en préviens également le chef de l’état-major général de l’armée
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).

Le 7 avril 1807 encore, le Général de Division Grenier écrit églament au Commandant du 102e de Ligne : "Les détachements que doivent fournir le … régiment pour l’armée de Naples est décidément fixé, monsieur … au nombre ci-après.
20e de ligne : 2 officiers, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers, total 286.
52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers, total 74.
62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers, total 360.
101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 61.
102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers, total 54.
Vous voudrez bien donner tous vos soins à ce que ce détachement soit bien armé, habillé, équipé et pourvu de 20 cartouches par chaque homme, ce détachement partira le 12 de ce mois et sera du jour de son départ sous les ordres de M. Maury, chef de bataillon au 20e régiment, chargé de conduire ces détachements à leur destination ; il recevra en conséquence l’ordre de route pour tous les détachements de la garnison et fixera l’heure de départ et le lieu de rendez-vous
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 222).

Enfin, le 7 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit pour finir au Chef de l’Etat-major général : "J’ai reçu, mon cher général, votre lettre du 2 de ce mois avec l’ordre de départ pour l’armée de Naples des différents détachements de la garnison. Ils partiront comme vous l’avez fixé le 12 de ce mois et complèteront le nombre d’hommes que vous avez demandés, à quelques changements près que j’ai été obligés de faire et que l’arrivée d’un petit détachement de conscrits m’a permis ; sans quoi j’aurais été fort embarrassé, ayant compris dans mon premier travail beaucoup d’hommes qui revenaient depuis peu de l’armée de Naples et que je croyais bien portants et capables de faire route. Le détachement sera composé ainsi qu’il suit.
22e d’infanterie légère : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 72 fusiliers, total 80.
20e de ligne : 2 officiers, 2 sergents, 4 caporaux, 2 tambours, 276 fusiliers, total 286.
52e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 67 fusiliers, total 74.
62e de ligne : 2 officiers, 6 sergents, 8 caporaux, 2 tambours, 342 fusiliers, total 360.
101e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 53 fusiliers, total 61.
102e de ligne : 1 officier, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 46 fusiliers, total 54.
Ce qui donne en officiers, sous-officiers et soldats le nombre total de 915 hommes, portés dans votre tableau du 2 et dans l’ordre de départ que j’ai été obligé de changer. J’en donne avis au général Tisson à Ancône afin que cette différence dans la composition de ces détachements ne l’induise pas en erreur puisqu’en résultat, le nombre d’hommes est le même
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 104 page 223).

Le 19 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "Le nommé Lagorio, soldat au 20e d’infanterie de ligne, retenu en qualité de déserteur, à l’hôpital des consignés, m’ayant produit u n certificat de messieurs le maire de Caspinetto ( ?), ainsi que de M. le préfet de Menteccole ( ?), qui constatent que se rendant des eaux d’Acquis à son régiment, ce soldat avait été surpris à Caspinetto d’une maladie grave qui l’avait empêché de continuer sa route.
J’ai l’honneur de vous inviter à vouloir bien donner des ordres puisque le dit Lagorio, soit mis en liberté, et que le Commissaire des Guerres lui délivre une route pour rejoindre le 20e Régiment de ligne, aussitôt que sa santé lui permettrait de se mettre en route
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).

Le 23 avril 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier :"J’ai l’honneur de vous adresser, mon cher général, un rapport du major du 20e régiment de ligne relatif à un événement qui eut lieu le 11 de ce mois dans cette ville. J’aurais déjà fait connaître par la voie de l’ordre aux divisions de dépôts le dévouement de M. Clergeon dans cette circonstance, si je n’avais pensé que sa conduite et sa modestie méritaient d’être connues de S. A. I. et de toute l’armée. Le général Mainoni, malgré toutes les recherches, ne trouvèrent cet officier que plusieurs jours après l’événement" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 107 page 228).

Le 1er mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de Bataillon Maury du 20e Régiment : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, monsieur, l’ordre de vous rendre à Brescia pour y prendre le commandement du 1er bataillon du 4e régiment d’élite faisant partie de la division du général Duhesme ; persuadé que la nouvelle destination que vous recevez vous est agréable, je vous en félicite" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 109 page 233).

Le 1er mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Major du 20e Régiment : "S. A. I. désirant messieurs les majors, tirer des dépôts des 20e et 62e régiments, douze caporaux pour les nommer sergents dans les troupes italiennes et leur procurer par suite d’autres avancements, je vous prie de me faire connaitre combien vous pourrez en fournir. Je n’ai pas besoin de vous observer que vous devez fixer votre choix sur de bons sujets et bien instruits" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 110 page 234).

Le 4 mai 1807, Delcambre écrit au Général Chef de l’Etat-major général : "J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, les livrets d’inspection du mois d’avril des 9e chasseurs à cheval, 14e et 22e d’infanterie légère, 1er, 6e, 10e, 20e, 52e, 62e, 101e et 102e de ligne" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 34 page 81).

Le même 4 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Chef de l’Etat-major général : 'J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, mon cher général, un état des douze caporaux désignés susceptibles de remplir les intentions de S. A. I. Le 20e régiment n’ayant sujet capable j’en ai désigné huit au 62e et 2 à chacun des 101e et 102e de ligne, afin de compléter le nombre voulu par votre lettre ..." (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 236).

Le 7 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, que tous les chefs de dépôts ont été invités très fortement de compléter toutes les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au nombre fixé par Son Altesse Impériale ; d’y envoyer les officiers et sous-officiers nécessaires et de fournir ces compagnies de tous leurs besoins ; je sais qu’une partie de cet ordre a été mis à exécution depuis le mouvement de la division de grenadiers, mais il est des corps qui ont beaucoup d’emplois vacants et qui, dans ce moment, sont dans l’impossibilité de compléter les officiers, ce cas se présente particulièrement dans le 20e et le 10e, MM. Soufflard et Paris qui présentent des infirmités, sont les plus valides du dépôt de ce dernier régiment, et il est bien sûr que tant que les cadres des compagnies de grenadiers et de voltigeurs du 3e bataillon ne reviendront pas de l’armée de Naples, vous aurez beaucoup de mal à compléter ces compagnies en officiers ; jusqu’à présent, il n’est arrivé aux dépôts stationnés à Mantoue que les seuls cadres du 101e régiment ; les masses de linge et chaussure ont également été envoyées à ces compagnies, et plusieurs d’entre elles redoivent à la caisse des régiments, néanmoins, j’ai engagé les chefs à venir à leur secours et à leur faire des avances.
La masse de chauffage se payant par journée de présence, il est plus que probable que ces compagnies en touchent le montant avec leur solde, les dépôts n’en touchant rien ici pour les compagnies.
La masse de médicaments n’existe plus depuis le 1er Vendémiaire an 14 ; elle est fondue dans la masse générale, mais j’ai invité encore les chefs de dépôts à faire pour ce service une avance aux compagnies de grenadiers et voltigeurs, qui doivent ensuite en compter aux conseils d’administration.
M. Demassé, adjudant-major au 3e bataillon du 101e, en remplacement de M. Nieux, passé capitaine, doit le remplacer également aux grenadiers et voltigeurs ; je lui ai donné depuis jours, de rejoindre du 8 au 10 de ce mois le régiment d’élite commandé par M. Castellan
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 236).

Le même 7 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Colonel napolitain Degambs : "Vous êtes autorisé provisoirement, monsieur, à renvoyer dans votre corps le nommé François Cornillon sortant du 20e régiment et admis à la vétérance ; je vais en écrire au chef de l’état-major général de l’armée, mais je pense que cet individu étant employé en qualité de maitre cordonnier de votre régiment, doit donner sa démission de la vétérance, afin d’obtenir du Ministre de la Guerre un congé de réforme pur et simple ; de cette manière, il sera libre d’entrer au service de Sa Majesté le roi de Naples, et ses services dans le 20e régiment pourront lui compter la retraite dans le royaume de Naples. Si Cornillon se décide à donner sa démission de la vétérance, comme ayant des moyens d’existence, veuillez me l’adresser afin que je puisse la faire partir demain avec ma lettre au chef de l’état-major général de l’armée" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 111 page 237).

Le 11 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier : "Le nommé Cornillon, soldat au 20e régiment d’infanterie de ligne, admis à la vétérance dans la 4e compagnie du 3e bataillon du 4e régiment de vétérans trouvant à se placer avantageusement comme maître cordonnier dans le 2e régiment napolitain, désire, mon cher général, entrer dans ce corps et offre en conséquence sa démission à la vétérance en renonçant aux droits qu’il pourrait avoir pour ses services et ses blessures. Veuillez, mon cher général, envoyer cette démission au Ministre de la Guerre et autoriser provisoirement cet homme à rester en Italie à la suite de ce régiment en attendant son congé définitif. Je vais écrire au Ministre de la Guerre du royaume d’Italie pour qu’ensuite il puisse être porté sur les contrôles de ce corps comme maître cordonnier ; l’admission de Cornillon à la vétérance est en vertu d’une lettre du Ministre en date du 21 mars dernier" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 113 page 240).

Le même 11 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit ensuite au Ministre de la Guerre du Royaume d’Italie : "Le 2e régiment napolitain n’ayant pas de maître cordonnier, le chef de ce corps a cherché à s’en procurer un dans la garnison, il a trouvé un très bon sujet sortant du 20e de ligne et qui doit se rendre en France dans une compagnie de vétérans par admission pour ses blessures, en date du 21 mars dernier. Cet homme nommé Cornillon trouvant de l’avantage à être maître ouvrier donne sa démission de la vétérance et je viens de l’adresser au chef de l’état-major de l’armée. Il est par conséquent libre et peut être admis dans le 2e régiment napolitain. Je prie Votre Excellence de vouloir bien autoriser le sous-inspecteur aux revues à le comprendre sur les contrôles de ce régiment" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 113 page 241).

Le 18 mai 1807, le Prince Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "... Ainsi que Votre Majesté me l'ordonne, la division Clausel sera augmentée ; elle sera, j'espère, à la mi-juin, de 8,000 hommes ; celle du général Dubesme sera toujours tenue complète à 6,000 hommes. Comme c'est une division d'élite, on ne peut guère y joindre d'autres troupes ; mais la division de Vérone sera elle-même facilement portée à 8,000 hommes, car je vais y ajouter les 3es bataillons des 20e et 62e de ligne, et le 3e bataillon de 6 compagnies du 3e d'infanterie légère, ce qui, joint aux 1er d'infanterie de ligne, et 42e, 112e et 81e (si Votre Majesté me l'accorde en entier), fera une superbe division de 10 bataillons. J'attends que Votre Majesté veuille bien y désigner un bon général pour la commander.
Il y en a quatre qui m'ont déjà fait soumettre des demandes d'être employés activement ; ce sont les généraux : L ... , dans ses terres ; Chabot, commandant la réserve ; Grenier, gouverneur de Mantoue ; Miollis, gouverneur à Venise.
Je me borne à les désigner à Votre Majesté, parce que je suis d'avance sùr qu'elle voudra bien en désigner un solide
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 314).

Le même 18 mai 1807, le Général de Division Grenier écrit de Mantoue, au Général Charpentier, chef de l’Etat-major général de l’armée d’Italie, à Milan : "Le seul cadre des voltigeurs du 3e bataillon du 101e régiment, mon cher général, est rentré des bataillons de guerre, celui des grenadiers n’a pu rentrer puisque la compagnie est passée en totalité dans la garde de Sa Majesté le roi de Naples. Il n’est rentré jusqu’à présent des cadres de ces compagnies dans les 52e et 102e ; sans doute que le général Pouchin vous fera connaitre ce qui sera dans le 20e, 62e et 22e légère qui étaient déjà partis de Mantoue lorsque je reçus votre lettre du 8 mai, lui en ayant donné connaissance afin qu’il puisse les mêmes renseignements pour les corps qui étaient antérieurement sous ses ordres ; si ce général m’adresse ces renseignements, je m’empresserai de vous les transmettre" (Papiers du Général Paul Grenier. XVI. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 116 page 247).

Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 20e 200 ...
" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).

Le 31 mai 1807, le Prince Eugène écrit, depuis Vérone, à Napoléon : "Sire ... Je vois demain la division qui vient de se former ici ; j'en rendrai compte à Votre Majesté. Dans le courant de juin, je pourrai joindre à cette division les 3es bataillons des 20e et 62e de ligne ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 317).

Le 5 juin 1807, Joseph écrit, depuis Naples, au Général Reynier : "Général, je vous fais mon compliment sur le succès que vous avez remporté. Je n'ai jamais douté, avec les troupes que vous aviez et la parfaite connaissance du pays, que vous ne dussiez détruire tous les Philipstadt de la Sicile. Je vous envoie le général Cavaignac, 800 Suisses d'élite, 500 mille francs. Je vous enverrai 2,200 hommes du 20e dès que vous m'aurez envoyé le 52e et le 29e, que vous ne portez pas à plus de 1,800 hommes ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 3, p. 387).

Le 22 juin 1807, le Général Grenier écrit au Ministre de la Guerre du Royaume d’Italie : "J’ai l’honneur de prévenir Votre Exellence que le 18 de ce mois, le dépôt napolitain a encore été augmenté de 160 hommes arrivés sous l’escorte du 3e bataillon du 20e régiment de ligne" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 1 page 14).

Le même 22 juin 1807, le Général Grenier écrit au Général Charpentier : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher général, qu’il est arrivé le 28 de ce mois sous l’escorte du 3e bataillon du 20e régiment de ligne 160 hommes destinés pour le dépôt des napolitains" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 2 page 16).

Le 4 juillet 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Jalras à Vérone : "J’ai reçu, mon cher général, vos deux lettres du 1er de ce mois ainsi que les situations que votre chef d’état-major m’a adressé.
Je réclame un officier de santé pour le 3e bataillon du 20e ; je ferai la même demande pour un armurier, mais je doute qu’on l’obtienne parce que les corps qui ont dû en fournir pour les régiments d’élite ont été désignés par le chef de l’état-major général de l’armée. Je ferai part également du peu d’officiers et de sous-officiers qui existent dans ce bataillon et j’en demanderai le complètement ainsi que l’augmentation du bataillon en conscrits.
Je ne pense pas que l’on puisse retirer les officiers désignés dans le 3e bataillon du 62e régiment pour faire partie de la 4e légion qui s’organise à Versailles ; ces officiers ont été désignés par corps et M. Lamotte doit demander qu’ils soient remplacés à son bataillon par des officiers du 4e.
Je vais proposer au chef de l’état-major général de placer d’après vos observations les bataillons des 20e et 62e dans les villages de Saint-Michel et Pescantina ; comme vous je pense que l’instruction doit y gagner. Je ne suis pas venu vous voir à Vérone, mon cher général, comme je me le proposais ; au moment de mon départ je reçu l’avis que le général Souham était nommé au commandement de votre division, j’ai cru dès lors qu’il serait inconvenant d’aller donner quelques ordres qui pourraient contrarier les dispositions de cet officier général à son arrivée ; jusque-là, je vous prie néanmoins, mon cher général, de me tenir au courant de l’instruction, de la tenue et de la discipline des corps sous vos ordres, comme aussi de me mander si vous recevez directement les ordres du jour de l’état-major général et si vous lui adressez les états de situation
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 7 page 26).

Le 5 juillet 1807, le Général de Division Grenier écrit au Général Charpentier, Chef de l’Etat-major général de l’armée d’Italie : "L’éloignement des 3es bataillons des 20e et 62e régiments à Vérone nuisant au bien du service et à l’instruction de ces corps, le général Jalras me demande de les rapprocher de lui, pouvant en loger facilement un à Saint-Michel et l’autre à Pescantina près Bussolengo, mandez-moi si je peux l’autoriser à faire ce mouvement ; le commandant du 3e bataillon du 20e se plaint qu’il n’a point d’officier de santé à son bataillon tandis que ce corps en a deux à son dépôt ; veuillez je vous prie mon cher général ordonner qu’il lui en soit envoyé un ; il réclame aussi son armurier qui est au 3e régiment d’élite et qui fait partie de la compagnie de grenadiers de son bataillon, mais je pense que vous ne l’accorderait qu’autant qu’il pourra être remplacé au régiment d’élite par un armurier d’un autre corps.
Ce bataillon est extrêmement faible en officiers et sous-officiers puisqu’il n’y a que 2 officiers par compagnie sur lesquelles on doit prendre encore l’officier payeur, celui d’armement et celui d’habillement, il n’y a que 2 sergents et 4 caporaux par compagnie, pour peu qu’il y ait des malades l’instruction en souffrira ; il serait à désirer que l’on pense de compléter sous le 4e jour à y envoyer son contingent de conscrits à instruire, d’autant plus qu’il en faut pour compléter ce bataillon.
Le 3e bataillon du 62e régiment a reçu l’ordre de faire partir un capitaine, 2 lieutenants, et 3 sous-officiers appelés à la 4e légion à Versailles, le chef de ce bataillon désirait le retenir mais je viens d’écrire au général Jalras de les laisser partir aller à leur destination ; je vous prie de les faire remplacer à ce bataillon par des officiers du dépôt ; ayant reçu la lettre par laquelle vous m’annoncez que le général Souham est nommé au commandement de cette division, j’ai cru ne devoir pas aller à Vérone dans la crainte de contrarier cet officier général qui peut arriver d’un moment à l’autre ; si cependant vous croyez qu’il puisse tarder encore longtemps et que ma visite près de cette division puisse être de quelque utilité, demandez le moi sans en parler à S. A. I. Je m’empresserai d’y aller passer quelques jours. Les bataillons du 20e et 62e sont encore bien arriérés pour leur instruction, dans 15 jours seulement on peut espérer de les voir à l’école de peloton
" (Papiers du Général Paul Grenier. XVII. 1768-1827, BNF, Paris. Doc 7 page 25).

La Reine d'Étrurie, fille des souverains d'Espagne, mise sur le trône par Napoléon ayant perdu son mari, gouverne pour son fils. Mais c'est une très mauvaise alliée de la France, qui ouvre son port aux Anglais qui y trafiquent presque librement. Cette conduite n'échappe pas longtemps à l'oeil de Napoléon qui décide de faire cesser cette espèce de scandale politique chez une nation amie de la nôtre. Il prescrivit au Vice-roi de tirer des Dépôts de l'Armée de Naples, alors dans les Légations, une Division de 4,600 hommes, de la diriger sur Bologne, puis sur Livourne, pour prendre possession de la ville et confisquer les marchandises anglaises. Napoléon, qui a coutume de tout prévoir, de tout calculer et de laisser au hasard le moins de chances possibles dans ce qu'il combine et ordonne, recommande au Prince de tenir l'opération très-secrète, de faire filer les troupes sur Pistoia, de renforcer la Division tirée des Dépôts par 1,800 Italiens et 600 cavaliers, et de dire que ce corps se rend à Naples. A Pistoia seulement, le Général auquel est confié l'expédition doit être connu, ainsi que la destination des troupes (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 337).

Ainsi, le 29 juillet 1807, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon Fils,
… Quant au mouvement sur Naples, mon intention est que, des dépôts des douze régiments que j'ai à Naples, vous formiez un corps de 4,600 hommes d'infanterie, qui se réunira à Bologne sans délai, pour de là se diriger sur Livourne, prendre possession de cette ville et confisquer toutes les marchandises anglaises. Cette division sera composée, en outre, de 1,800 Italiens et de 600 hommes de cavalerie. Cette opération doit être tenue très-secrète.
Vous pouvez commencer à ordonner le mouvement des troupes et la formation de la division, en les réunissant à Bologne. Avant que les troupes soient arrivées, je vous enverrai les instructions et le nom du général qui doit commander. Ces troupes doivent arriver à Pistoja comme passant à Naples, et ce ne sera que là qu'il sera déclaré qu'elles vont à Livourne. Je viens de vous dire que je me réservais de nommer le général ; vous nommerez les officiers d'artillerie et du génie, les commissaires ordonnateurs et commissaires des guerres et autres individus de l'administration. Provisoirement le général Charpentier se rendra à Bologne pour prendre le commandement de ce corps.
NAPOLÉON.
ANNEXE
ÉTAT DE LA DIVISION DE BOLOGNE
(Toute composée des corps de l'armée de Naples et qui est censée se réunir à Bologne, pour de là, se rendre à Naples) :
3e bataillon du 20e de ligne 900 hommes
3e bataillon du 62e de ligne 900 hommes
3e régiment de grenadiers de la division Duhesme 1 400 hommes
4e régiment de grenadiers de la division Duhesme 1 400 hommes
Total 4 600 hommes ...
CAVALERIE
3 escadrons d'un régiment de dragons qui est en Italie, au choix du vice-roi 600 hommes
ARTILLERIE
Deux divisions d'artillerie française, chacune de 6 pièces : 12 pièces.
Division d'artillerie italienne de 6 pièces.
GÉNIE
Deux compagnies de sapeurs pour le parc. Trois officiers du génie
Total 7 à 8 000 hommes
" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12949 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16064. L'état est absent de la Correspondance).

En réalité, la Division ne comptera guère plus que 6,000 hommes présents sous les armes. Le Général Miollis quitte Venise pour se mettre à sa tête.

Le 25 septembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, à Joseph Napoléon, Roi de Naples : "Mon Frère … Je vois avec peine que le 101e n'a qu'un bataillon dans la terre de Labour ; que le régiment de la Tour d'Auvergne n'y a que le 3e bataillon ; que le 20e de ligne n'est pas également réuni dans la province de Salerne, et qu'il y en a une partie dans la Pouille ; que tout le régiment suisse n'est pas réuni ..." (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 4, p. 15 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13183 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16419).

Le 19 octobre 1807, l'Empereur écrit depuis Fontainebleau, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie : "Mon Fils …
Vous donnerez l'ordre que tous les détachements de la division Miollis, qui appartiennent à ceux de mes régiments qui sont à Naples, soient de suite dirigés sur Naples, excepté toutefois les grenadiers et voltigeurs des 3es et 4es bataillons, qui resteront en Italie. Tous les autres détachements qui doivent être envoyés à Naples, le général Miollis les réunira en colonnes qui seront fortes chacune d'environ 1,000 hommes ; à Naples, les détachements composant ces colonnes seront incorporés, et les officiers et sous-officiers rentreront dans les cadres des 3es et 4es bataillons. Je vois dans l'état de situation de cette division 500 hommes du 20e de ligne, 500 hommes du 62e ; je suppose que ce sont des basses compagnies. Cela réduira un peu la division Miollis ; mais il y a d'autant moins d'inconvénient que cela fera taire les criailleries de la reine d'Etrurie
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 431 ; Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13273 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16569).

Le 26 octobre 1807, le Prince Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "Sire, j’ai reçu hier les ordres de Votre Majesté, ainsi que son décret sur le complet des compagnies de guerre désarmées de Naples et de Dalmatie. Je me suis déjà occupé de son exécution, et, cette nuit, les expéditions ont été faites. Ce décret annule toutes les questions que j'avais précédemment faites à Votre Majesté. 1° J'ai écrit à l'armée de Naples pour savoir ce qui manque au juste à chaque bataillon pour les porter à 1,260 hommes, mais en attendant je fais partir, le 10 novembre, 2,500 hommes qui, joints aux 1,500 hommes partis le 15 octobre, feront un renfort de 4,000 hommes pour les régiments français ; puis j'envoie 800 hommes pour les 2e et 3e de ligne italiens, puis les 3es bataillons des 20e et 62e, qui sont en Toscane, qui laissent leurs grenadiers et voltigeurs, pourront faire encore un détachement de 800 hommes. Ajoutez le régiment entier d'lsembourg, le renfort qui sera porté en octobre et novembre peut donc se calculer, pour l'armée de Naples, à 7,600 hommes ; bien entendu que je ne comprends pas, dans ce total, ce que je pourrai encore faire partir à la fin de novembre, après les renseignements que j'attends de Naples ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 435).

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 20e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 27e Division militaire, Verceil (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

- Formation d'un Corps de Réserve

Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 14e régiment provisoire :
Le 14e régiment sera composé de 3 bataillons formés de la manière suivante :
1er bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 52e, 2 compagnies du 5e bataillon du 101e, 2 compagnies du 5e bataillon du 102e.
Ce bataillon se réunira d’abord à Gênes, et sera prêt à se rendre à Alexandrie au 1er ordre.
2e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 22e 1éger, 2 compagnies du 5e bataillon du 3e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 22e léger, 2 compagnies du 5e bataillon du 14e 1éger.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie.
3e bataillon : 2 compagnies du 5e bataillon du 6e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 10e de ligne, 2 compagnies du 5e bataillon du 20e de ligne.
Ce bataillon se réunira à Alexandrie ...
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'Italie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront
" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 15e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 52e de ligne.
2 compagnies du 101e de ligne.
2 compagnies du 102e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 22e léger.
2 compagnies du 3e léger.
2 compagnies du 29e léger.
2 compagnies du 14e léger.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 6e de ligne.
2 compagnies du 10e de ligne.
2 compagnies du 20e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Alexandrie ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).

Le 1er janvier 1810, Il y a à Custrin un Bataillon de marche qui a été formé de détachements tirés des 28e Légers, 20e, 27e et 30e de Ligne.

En septembre 1810, le Bataillon de marche de Custrin, formé de détachements tirés des 28e Léger, 20e, 27e et 30e de Ligne, est dissous pour être incorporé dans le 13e Léger et le 25e de Ligne.

Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Italie, il écrit : "… Cette armée se composerait de 10 divisions, dont 7 françaises et 3 italiennes, et composées, savoir :
... 3e division française, 22e léger ayant quatre bataillons ; 6e de ligne, deux ; 20e, quatre ; 62e, quatre : 14 bataillons ...
" (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).

Un ordre de l'Empereur du 10 avril prescrit que les 10e et 20e de Ligne doivent venir à Lyon par le mont Cenis (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 173).

"DÉCRET DU 11 AVRIL 1811.
Titre 1er.
Création d'un 6e bataillon à quatorze régiments de l'armée d'Allemagne.
ART. 1er. — Il sera formé un 6e bataillon aux 13e et 7e régiments d'infanterie légère et aux douze régiments d'infanterie de ligne qui font partie du corps de l'armée d'Allemagne.
ART. 2. — Ces sixièmes bataillons n'auront pas de compagnies de grenadiers ni de voltigeurs; ils ne seront composés que de six compagnies de fusiliers.
ART. 3. — Au 1er mai prochain, notre ministre de la guerre nous présentera la nomination des chefs de bataillon qui commanderont ces sixièmes bataillons.
Les colonels, qui commandent les bataillons de guerre qui sont en Allemagne, désigneront dans ces trois bataillons deux capitaines et deux lieutenants par bataillon. Il sera pris, en outre, sur tout le régiment, un adjudant-major.
Six sous-lieutenants seront pris, soit dans les vélites de notre Garde, soit dans notre école militaire de Saint-Cyr.
Notre ministre de la guerre fera désigner en outre 6 sergents-majors pris parmi les sergents en activité dans les trois bataillons de guerre; 24 sergents pris moitié dans les sergents en activité des bataillons de guerre et moitié parmi les caporaux et soldats desdits bataillons, et 48 caporaux, desquels 21 seront pris parmi les caporaux en activité et 24 parmi les soldats ayant au moins quatre ans de service dans les bataillons de guerre.
ART. 4. — Les ordres seront donnés pour que les cadres soient rendus aux dépôts au 1er juin, afin qu'ils soient prêts pour recevoir la conscription.
ART. 5. — Lorsque les sixièmes bataillons seront arrivés en ligne, les colonels en feront faire le tiercement avec les autres bataillons, de manière que les compagnies aient un égal nombre de vieux et de nouveaux soldats.
ART. 6. — Les régiments étant ainsi composés à six bataillons, il sera attaché à chaque régiment un major en second qui rejoindra les bataillons de guerre aussitôt que les quatrièmes bataillons y seront arrivés.
Les 1er et 2e bataillons, en bataille, seront commandés par le colonel; les 3e et 4e bataillons, en bataille, seront commandés par le major en second.
Titre 2.
Création d'un 6e bataillon dans les 10e, 20e, 84e et 92e.
ART. 7.— Il sera formé un 6e bataillon dans les 10e, 20e, 84e et 92e de ligne.
ART. 8. — A cet effet, les quatre bataillons de guerre de ces régiments, avant de se mettre en marche pour passer les Alpes, formeront les cadres de ces 6es bataillons, qu'ils laisseront avec les 5es bataillons, savoir : 6 capitaines, 6 lieutenants, etc., conformément à ce qui est dit dans le titre 1er. Ces 6es bataillons seront complétés par la conscription de la réserve.
ART. 9. — Il sera attaché aux 10e, 20e, 84e et 92e régiments, un major en second qui marchera avec les 3e et 4e bataillons
" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 173 - Ce décret est complété par celui du 23 avril 1811).

Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
... CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
Ce corps se réunira de Mayence à Wesel. Il sera composé de quatre divisions d'infanterie.
1re DIVISION. — 1re brigade : 5e léger, deux bataillons ; 24e, quatre ; 2e brigade : 10e régiment de ligne, quatre ; Espagnols qui sont à Nimègue, deux ; 3e brigade : 20e régiment de ligne, quatre ; Portugais, deux ; total, 18 bataillons.
Il y aura deux pièces d'artillerie de régiment au 24e régiment d'infanterie légère, aux 10e et 20e de ligne ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).

Le 4 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Duroc, Duc de Frioul, Grand Maréchal du Palais, à Paris : "Monsieur le Duc de Frioul, je vous renvoie vos états sur la situation des corps de la Jeune Garde. Je ne sais pas si ce qui est porté dans la colonne que j'ai indiquée (A) est ordonné ou seulement projeté. Cela est nécessaire à dire. Il faut en outre distinguer, dans la colonne de ce qui est en Espagne, ce qui est présent sous les armes de ce qui est malade ou prisonnier.
J'ai ordonné aux 5e, 79e, 11e, 81e, 60e, 10e et 20e régiments de ligne de diriger chacun 200 hommes sur la Garde, ce qui fait 1,400 hommes ; je crois avoir, en outre, demandé 100 hommes aux 8e, l8e et 23e d'infanterie légère, ce qui fait un total de 1,700 hommes ; j'en ai en outre demandé deux par bataillon à chaque régiment de ligne, ce qui fait 1,000 hommes ; j'ai donc demandé 2,700 hommes à l'armée pour la Garde ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17692 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26973 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 283).

Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... ÉTAT DES FORCES QUI SERONT EN FRANCE ET EN Italie AU 1er SEPTEMBRE 1811 ...
27e DIVISION MILITAIRE.
Il n'y aura que quatre 5es bataillons, qui formeront une demi-brigade de 2,000 hommes avec le 6e bataillon du 20e régiment ; ce qui sera suffisant, cette division n'ayant point de côtes, et le royaume d'Italie et la 28e division pouvant lui offrir des secours considérables.
Il sera convenable de réunir, sur les 18 ou 20,000 hommes qui se trouveront en Toscane et en Piémont, deux divisions actives de 4 ou 5,000 hommes chacune, prêtes à se porter partout où il serait nécessaire ...
" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).

Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation du Rhin
"

RÉGIMENTS
Bataillons de guerre
OBSERVATIONS.
20e de ligne
4
* Le 5e de légère, les corps d'Espagnols, de Portugais, Suisses, les tirailleurs corses et du Pô, désignés par l’astérisque, ont été exceptés par la lettre précitée de l'Empereur de ceux qui doivent être pourvus d'équipages.
L'allocation de ces équipages pour les régiments du corps d'observation du Rhin a lieu dans les proportions ci-après :
Chaque régiment ayant deux bataillons de guerre aura :
2 pièces d'artillerie,
3 caissons de munitions à canon,
1 forge de campagne.
Les régiments à quatre ou trois bataillons de guerre auront de plus :
1 caisson d'ambulance,
1 — de comptabilité.
Il y aura en outre par bataillon de guerre :
1 caisson de cartouches,
1 – des vivres.

(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).

Le 16 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, à Eugène Napoléon, Vice-Roi d'Italie, à Milan : "Mon Fils, voici l'organisation que je désirerais donner au corps d'observation d'Italie ...
On laisserait en Italie les régiments suivants :
RÉGIMENTS FRANÇAIS. — 22e d'infanterie légère, six bataillons ; 6e de ligne, trois ; 14e léger, trois ; 112e de ligne, cinq ; 13e, cinq ; 23e, deux ; les 5es bataillons des six régiments français composant les 13e et 14e divisions, six bataillons ; 10e de ligne, deux bataillons ; 20e, deux ; 7e, un ; 12e, un ; 1er léger, deux ; 3e, un ; 67e de ligne, un ; régiment illyrien, un ; 52e de ligne, cinq ; 102e, deux ; ce qui ferait en deçà des Alpes quarante-huit bataillons français, formant 30,000 hommes d'infanterie, lesquels seront complétés par la levée de la conscription qui va être faite, celle de 1812 ...
" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18340; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29370; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 400).

Le 1er janvier 1812, le 20e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Verceil (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).

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