Le 18e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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| Musicien du 18e de Ligne, 1804, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. | Tambour de Fusiliers du 18e de Ligne, 1804, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. |
La 18e de Ligne est passée en revue à Dijon le 26 Floréal an 10 ; son effectif est alors de 1031 hommes répartis en 3 Bataillons (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
- Inspection de la 18e Demi-brigade à Dijon, par le Général Schauenburg, le 26 Floréal an XI.
"Revue passée le.
Emplacement.
18e Demi-brigade de Ligne.
Contrôle des Officiers.
Etat-major.
Jean Baptiste Ravier, Chef de Brigade. 36 ans. Les honorables témoignages qu'a reçus ce chef, des Généraux, sous lesquels il a servi, et une blessure, prouvent qu'il a fait la guerre avec distinction.
L'ordre qu'il a fait établir, ainsi que l'instruction qui se forme dans ce corps, l'harmonie qui règne entre les chefs et tous les Officiers, m'ont paru être les fruits de l'éducation soignée, des talents et du bon caractère de ce chef, qui réunit aux qualités ci-dessus, celles nécessaires à un premier chef de corps.
Ante Gallet, Chef de Bataillon. 35 ans. A beaucoup de zèle et d'activité, l'instruction et la moralité nécessaires ; a été blessé 6 fois. /Confirmé par l'examen que j'ai fait de son instruction. Il réunit les talents nécessaires pour faire un bon major. Ce serait d'ailleurs un moyen de le récompenser/.
Joca Nicolas, Chef de Bataillon. 35 ans. Sert avec zèle, a de la moralité, les connaissances et l'instruction nécessaires. / Confirmé par l'examen que j'ai fait de son instruction/.
Fois Pineaux, Chef de Bataillon. 32 ans. Sert avec activité et zèle, réunit les connaissances et l'instruction nécessaires, a de la moralité. / Confirmé pour son instruction, laquelle est portée au point désirable pour le moment/.
Louis Gay, Chef de Bataillon. 30 ans. Chargé du détail, a de l'activité, le zèle, la facilité et l'instruction nécessaire dans la place qu'il occupe, beaucoup de moralité, est un très bon Officier supérieur. / Confirmé par l'examen que j'ai fait de son instruction/.
Michel Faugeyron, Quartier-maitre Capitaine. 27 ans. Joint aux vertus sociales l'activité, la facilité et toutes les connaissances désirables dans un excellent Quartier-maitre. Les félicitations qu'il a reçues de différents Inspecteurs, particulièrement de l'Inspecteur général Suchet, sur son travail, sont la preuve et la récompense de son exactitude à remplir ses devoirs. / Confirmé d'après les renseignements que j'ai pris, et d'après ce que j'ai vu moi-même ; je désire que ce jeune Officier soit continué dans ses fonctions, l'aisance qu'il de chez lui, le mettra à même de fournir le cautionnement que le gouvernement jugera à propos de régler/.
Jn Plantier, Adjudant-major. 33 ans. 21 ans de service. A beaucoup de moralité, mais il serait pours propre à commander une Compagnie, ne connaissant pas assez les manÅ“uvres. / Passé à une Compagnie, étant plus propre à ce genre de service, qu'à celui d'Adjudant-major/.
Ante Mallet, Adjudant-major. 29 ans. Est un des meilleurs Officiers de l'armée ; sert avec le plus grand zèle, a de l'activité, et la connaissance parfaite de son état. Estimé de tous les Généraux, sous lesquels il a servi, ferait un excellent Officier supérieur. / Est susceptible d'avancement, d'après ses connaissances, ferait un bon Chef de Bataillon/.
Pre Pelport, Adjudant-major Lieutenant. 29 ans. Officier distingué par l'exactitude à remplir ses devoirs ; beaucoup d'instruction et une parfaite connaissance de son état ; très susceptible d'avancement. / Même observation que pour le précédent, ayant également été très satisfait de cet Officier/.
18e de Ligne, Compagnies.
Capitaines.
Noms. Age. Services. Notes.
Chazalon. Est à sa place, mais pas susceptible d'avancement.
Delpech. Id.
Remongin. 51 ans. Devrait avoir sa retraite, n'étant plus propre au service actif.
Colin. 32 ans. 9 ans de services. Instruit, mais devrait être plus actif.
Ramondon. 9 ans de services. Bon Officier, est à sa place.
Motte. 37 ans. Id. id.
Lugan. 50 ans. 27 ans de services. Plus propre à la cavalerie, où il ferait un Quartier-maitre passable.
Reymond. 40 ans. Du zèle et de l'activité, mais peu de talents et d'instruction.
Fouquet. 48 ans. Blessé ; est à sa place, et en cas de guerre, il sera employé au Dépôt ; ancien serviteur ; connait bien son métier.
Merle. 54 ans. Devrait être employé à un commandement de place.
Berthier. 33 ans. Bon Officier.
Borelle. 35 ans. Id.
Pascal. 32 ans. Id., ses bonnes qualités compensent sont défaut de taille.
Malespine. Id.
Frison. 34 ans. Id.
Cabot. 40 ans. Id.
Materre, 30 ans. Id., susceptible d'avancement.
Chevestre. 29 ans. 8 ans de services. Id., en recrutement.
Dalboussiere. 28 ans. Médiocre, négligent et mou.
Baudin. 32 ans. A de la moralité, des talents et de l'instruction, a été invité d'être plus actif.
Raymond. 29 ans. Très bon Officier, susceptible d'avancement.
Moisseau. 33 ans. Bon Officier, demande sa retraite, à cause d'une blessure grave.
Cheynet. 33 ans. Id.
Vacant.
Vacant.
Vacant.
Vacant.
Lieutenants.
Noms. Age. Services. Notes.
Labriot. 41 ans. Médiocre, peu propre au commandement d'une Compagnie.
Cambon. 40 ans. 19 ans de services. Id. id.
Saint-Martin. 8 ans de services. Bon Officier, en recrutement.
Mathias. 38 ans. 12 ans de services. Médiocre,
Villepigue. 31 ans. Très bon Officier, susceptible d'avancement.
Molin. 33 ans. Id. id.
Peret. 6 ans de services. De l'instruction et moralité ; était en recrutement. A été rappelé pour défaut de zèle.
Meunou. 41 ans. Très bon Officier susceptible d'avancement.
Pitoux. 30 ans. Négligeant, d'une instruction commune.
Madinier. 44 ans. Bon officier.
Lambert. 29 ans. Id.
Nuhel. 30 ans. 9 ans de services. Médiocre, peu soigneux, a été rappelé à l'ordre.
Coussin. 43 ans. 17 ans de services. Bon Officier.
Beausset. 34 ans. Prend sa retraite.
Laval. 43 ans. Est à sa place.
Plantier. 7 ans de services. Bon Officier.
Fournier. 41 ans. Est à sa place.
Mallet. 36 ans. Bon Officier, en recrutement.
Lacroix. 9 ans de services. Id., médiocre instruction.
Rodier. 36 ans. Id.
Dumagnou. 27 ans. A des talents et des connaissances, a été invité à plus d'application.
Communier. 29 ans. Médiocre.
Astov. 24 ans. Très bon Officier, est passé Adjudant-major à la place de Plantier.
Chambeau. 33 ans. Très mauvais Officier ; vu ses blessures, il a été autorisé par moi à attendre dans ses foyers la décision du gouvernement sur sa retraite.
Condé. 29 ans. Très bon Officier.
Vacant.
Vacant.
Sous-lieutenants.
Noms. Age. Services. Notes.
Genevois. 31 ans. Médiocre.
Joubert. 32 ans. Très médiocre, peu de moyens, a été rappelé à l'ordre.
Daignas. 34 ans. Id., id., id.
Barthelemy. 31 ans. Très bon Officier, susceptible d'avancement.
Benoit. 11 ans de services. Médiocre.
Roux. Bon Officier.
Charoussel. A envoyé sa démission, je désire qu'elle soit acceptée.
Laforgue. Absent, n'a pas paru au corps, devra être remplacé.
Cusset. 11 ans de services. Très bon Officier, susceptible d'avancement.
Barbara. 31 ans. Médiocre.
Clément. 12 ans de services. Bon Officier.
Corneillan. 10 ans de services. Id., susceptible d'avancement.
Delsol. 39 ans. 21 ans de services. Id.
Vial. 35 ans. Id., est en recrutement.
Abadie. 27 ans. Id.
Sibend. 29 ans. Id., susceptible d'avancement.
Laprade. 29 ans. A envoyé sa démission, le chef désire qu'elle soit acceptée.
Motte. 28 ans. Est à sa place.
Materre. 29 ans. Bon Officier, susceptible d'avancement.
Fournier. Id., id.
Pellissier, 32 ans. Médiocre.
Gargat. Très bon Officier, serait un bon Adjudant-major.
Fabre. 30 ans. 10 ans de services. Bon Officier.
Vacant.
Vacant.
Vacant.
Vacant.
Les Compagnies de Grenadiers sont commandées ainsi qu'il suit :
1er Bataillon : Capitaine Reymond, Lieutenant Bitouy, Sous-lieutenant Genevois.
2e Bataillon : Capitaine Pascal, Lieutenant Madinier, Sous-lieutenant Sibend.
3e Bataillon : Capitaine Frison, Lieutenant Dumagnou, Sous-lieutenant Materre.
J'ai donné des ordres, pour que le Capitaine Reymond passe à une autre Compagnie à la première occasion.
Ont obtenu les gratifications accordées par le gouvernement :
Les Lieutenants Sommier, Lambert, Madinier, Condé, Plantier, Villepique, Meunier, Astov.
Les Sous-lieutenants Abadie, Roux, Cusset, Gargot, Materre, Delsol, Barthélémi, Fournier, Sibend, Coussin.
Notes des Officiers de santé.
Antoine Vallat, Officier de santé de 2e classe. 57 ans. 11 ans de services. Peu instruit. Son à¢ge et le peu de connaissances qu'il a font désirer son remplacement ; son ancienneté et sa probité me dont désirer qu'il obtienne un traitement quelconque.
Cam. Barlet, Officier de santé de 3e classe. 6 ans de services. Jeune homme qui a de l'instruction, et qui s'applique à son état.
César Faure, Officier de santé. A l'hôpital depuis longtemps, sans donner de ses nouvelles ; le conseil d'administration demande son remplacement. / Je réunis ma demande à celle du chef.
Etat des quatre Sous-officiers susceptibles d'être promus au grade d'Officier au choix du gouvernement.
2e Bataillon 8e Compagnie. Eloi Cordel, Sergent-major. 30 ans. 11 ans de services.
3e Bataillon. Antoine Bru, Adjudant sous-officier. 28 ans. 10 ans de services.
1er Bataillon, 7e Compagnie. Louis Noiret, Sergent. 33 ans. 16 ans de services.
1er Bataillon, 5e Compagnie. Justin Lacombe, Sergent-major. 25 ans. 4 ans de services.
Les chefs du corps ont donné les témoignages les plus recommandables à ces quatre Sous-officier, et l'examen que j'ai fait de leur instruction m'a prouvé qu'ils sont susceptibles d'avancement.
Objets divers.
Nombre des :
Militaires qui ont reçu des brevets d'honneur depuis la dernière revue : Sous-officiers, 2 ; Soldats, 5 ; 7.
Militaires admins à la haute paye : de 2e classe, 1 ; 3e classe, 1 ; 2.
Enfants de troupe admis à la solde : d'Officier, 1 ; de Sous-officiers et soldats, 3 ; 4.
Hommes réformés : 121.
Hommes proposés pour la solde de retraite : 11.
Hommes proposés pour la Maison nationale des Invalides : 2.
Hommes proposés pour les Vétérans : 37.
Hommes dont la présence pourrait être dangereuse : néant.
Personnel.
Officiers : Chef de Brigade, 1 ; Chefs de Bataillon, 4 ; Quartier-maitre trésorier, 1 ; Adjudants-majors, 3 ; Capitaines, 23 ; Lieutenants, 25 ; Sous-lieutenants, 23 ; Chirurgiens, 3 ; total des Officiers 83.
Dont présents sous les armes : 81 ; aux hôpitaux externes : 2 ; total pareil : 83.
Hommes de l'Etat-major : Chefs Tailleur, 1 ; Guêtrier, 1 ; Cordonnier, 1 ; Armurier, 1 ; Tambour-major, 1 ; Caporal tambour, 1 ; Musiciens, 8 ; Sergents-majors, 26 ; Sergents, 96 ; Caporaux fourriers, 23 ; Caporaux, 175 ; Grenadiers, 139 ; Fusiliers, 1256 ; Tambours, 59 ; total 1795.
Dont présents sous les armes, 1547 ; détachés, 39 ; aux hôpitaux du lieu, 91 ; aux hôpitaux externes, 70 ; en congé, 43 ; détenus, 5 ; total pareil : 1795.
Cette Demi-brigade était composée en Sous-officier et soldats, le 26 Floréal 10, époque de la dernière revue, de 1031.
Elle a reçu depuis : Recrues, 1124 ; venus d'autres corps, 16 ; rayés rentrés, 68 ; reçus par l'incorporation du Bataillon complémentaire, 544 ; 1752.
Elle devrait donc être de 2783.
Mais elle a perdu : Morts, 32 ; désertés, 310 ; partis par congés absolus, 233 ; réformés dans l'intervalle d'une revue à l'autre, 83 ; à la revue actuelle par l'Inspecteur général, 121 ; rayés pour longue absence, 162 ; passés à d'autres corps, aux Vétérans, et aux Invalides, 46 ; faits Officiers, 1 ; 988.
Elle reste donc en l'effectif à 1795.
Si l'on en déduit encore : les hommes proposés pour la solde de retraite, 11 ; id. les Vétérans, 37 ; id. les Invalides, 2 ; 50.
L'effectif ne sera que de 1745.
Or, le complet de paix étant de 1961.
Il y aura un manque au complet de 216.
Matériels.
Habillement.
Habits : en service, 606 bons, 0 à réparer, 536 hors de service ; en magasin, 0 neufs, 0 réparés ; total 1142.
Vestes : en service, 606 bonnes, 0 à réparer, 538 hors de service ; en magasin, 0 neuves, 0 à réparer ; total 1144.
Chapeaux : en service, 778 bons, 0 à réparer, 131 hors de service ; en magasin, 731 neufs, 0 à réparer ; total : 1640.
Bonnets de police : en service, 668 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 neufs, 0 à réparer ; total 668.
Equipement.
Gibernes : en service, 1457 bonnes, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 neuves, 0 à réparer ; total 1457.
Portes-gibernes : en service, 1457 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 1457.
Baudriers : en service, 432 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 432.
Bretelles : en service, 1456, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bonnes, 0 à réparer ; total 1456.
Colliers de tambours : en service, 36, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 36.
Tabliers de Charpentiers : en service, 0 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 0.
Caisses de Tambour : En service, 36, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 36.
Armement.
Fusils : En service, 1327, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 1327.
Baïonnettes : En service, 1327, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total, 1327.
Sabres : En service, 433, 0 à réparer, 0 hors de service ; en magasin, 0 bons, 0 à réparer ; total 433.
Etoffes.
Drap blanc : En magasin, 34.28 ; total 34.28.
Id. bleu : En magasin, 546.50 ; total 546.50.
Id. écarlate : En magasin, 61.82 ; total 61.82.
Tricot blanc : En magasin, 845.47 ; total 545.47.
Serge : En magasin, 2106.50 ; total 2106.50.
Toile : En magasin, 740.81 ; total 740.81.
Gros boutons : En magasin, 267.01 ; total 267.01.
Petits boutons : En magasin, 828.02 ; total 828.02.
Chemises : En magasin, 299 ; total 299.
Effets pour les recrues.
Cols noirs : En magasin, 282 ; total 282.
bas : En magasin, 36 ; total 36.
Souliers : En magasin, 24 ; total 24.
Guêtres grises : En magasin, 182 ; total 182.
Id. noires : En magasin, 290 ; total 290.
Sacs de peau : En magasin, 456 ; total 456.
Finances.
I. Solde.
Il restait en caisse, à l'époque du 1er Vendémiaire 10 - .
Reçu depuis sur l'exercice de l'an 8 : 7000 frs ; de l'an 9 : 25372 frs ; de l'an 10 : 231065 frs 54 c. ; de l'an 11 : 138770 frs 27c. ; total 402207,81.
Total de l'avoir en caisse : 402207,81.
Dépenses, sur l'exercice de l'an 8 : 7000 frs ; de l'an 9 : 25372 frs ; de l'an 10 : 225900 frs 99 c. ; de l'an 11 : 138770 frs 27 c. ; total 397043,26.
Reste en caisse à l'époque de la revue : 5164 frs 55 c. Total 5164,55.
Il reste du d'après les réclamations du Corps : sur l'exercice de l'an 8 : 21066 frs 05 c. ; de l'an 9 : 13755 frs 85 c. ; total 34821, 90.
II. Masse de linge et chaussure.
An 10.
Il restait en caisse à l'époque du 1er Vendémiaire an 10 : - .
Recettes : Produit journalier de la retenue faite à chaque Sous-officier et soldat : 25,831 frs 21 c. ; les Capitaines on versé, par des retenues particulières faites à leur Compagnie : 7992 frs 66 c. ; total 33823.87.
Total de l'avoir en caisse : 33823.87.
Dépenses : 15148,33.
Restait en caisse au 1er Vendémiaire 11 : 18675,54.
Dont 847 hommes avaient leur masse complète ; 920 avaient commencé à la former ; 0 n'y avaient rien encore ; 25 y redevaient ; total 1792.
An 11.
Il restait en caisse au 1er Vendémiaire an 11 : 18675,54.
Recettes : Produit journalier de la retenue faite à chaque Sous-officier et soldat, 16524,23 ; les Capitaines ont versé par des retenues particulières faites à leur Compagnie, 1507,22 ; total 18031,45.
Total de l'avoir en caisse : 36706,99.
Dépenses depuis le 1er Vendémiaire 11 : 12878,10.
Reste en caisse à l'époque de la revue : 23628,89.
Dont 922 hommes ont leur masse complète, 865 commencé à la former ; 0 n'ont rien encore dans la masse ; 8 y redoivent. Total 1795.
Masse d'entretien.
An 10.
Il existait en caisse au 1er Vendémiaire an 10 : 1283 frs 66 c.
Reçu pour 1961 hommes à 17 frs pour le surplus de l'an 10 : 44303,34.
Recettes extraordinaires : Produit des effets ou de la masse de linge et chaussure, des hommes morts, désertés : 1343,62 ; pour réparation des casernes du Caire : 8182,44 ; total 53829,40.
Total de l'avoir en caisse : 55113,06
Dépenses pour la confection des effets d'habillement et d'équipement, 418,65 ; la réparation des armes, 361,01 ; frais de bureau et dépenses communes, 1104,40 ; le petit équipement des recrues, 2554,80 ; galons des Sous-officiers et autres distinctions de la troupe, 1209,65 ; réparations aux casernes du Caire, 8122,44 ; total 17720,95.
Restait en caisse au 1er Vendémiaire 11 : 37392,11.
Masse générale.
Il restait en caisse de la masse d'entretien au 1er Vendémiaire an 11, 37392,11.
Reçu pour 1961 hommes à 17 frs jusqu'au jour de la revue : 17014,43.
Recettes extraordinaires produit des effets ou de la masse de linge et chaussure des hommes morts, des hommes désertés, 851,65. Total 17866,08.
Total de l'avoir en caisse : 55258,19.
Dépenses pour la confection des effets d'habillement et d'équipement, 1927,60 ; la réparation des armes, 1512,56 : le petit équipement des recrues, 16736,75 ; frais de bureau, 757,48 ; galons des Sous-officiers et marques distinctives, 1317. Total 22251,39.
Restant en caisse à l'époque de la revue : 33006,80.
Observations :
1° On s'est trompé en portant à 44303,34 la somme reçue pour la masse d'entretien pour l'an 10 ; car la masse n'étant payée pour la dite année qu'à raison de 9 francs par homme, son produit ne monte qu'à 17649 frs. Il parait qu'on a compris dans la dite somme, celles que le corps a reçues dans le cours de l'an 10, pour les exercices antérieurs.
2° Dans la somme de 34821 frs 90, réclamée par le corps, est comprise celle de 6978 frs, due à la masse d'entretien.
Masse de chauffage.
L'avoir en caisse de cette masse à l'époque de la revue est de 1697 frs 16 c.
Résumé des détails de la revue.
Esprit du corps. Est généralement bon. Celui des Officiers supérieur présente un ensemble qui influe avantageusement sur les autres Officiers. Les Sous-officiers et soldats m'ont paru très dociles.
Instruction. Des Officiers. L'instruction théorique des Chefs de Brigade et de Bataillons, et des Adjudants-majors est au point désirable, pour faire espérer que les autres Officiers qui ne sont pas encore au courant y parviendront bientôt. Quant à la pratique, les Officiers connaissent passablement la formation des Bataillons, et leurs places dans les feux, ainsi que quelques mouvements. Pour le reste, il a été laissé des ordres à ce sujet au chef.
Des Sous-officiers. Ils sont assez au courant pour les maniements d'armes ; quant au reste de leurs obligations, il a été laissé des ordres au chef ; il est de même de leur instruction théorique qui ne pourra faire des progrès, que lorsque celle maintenant établie sera plus connue.
Du soldat. Est passablement instruit dans les maniements d'armes, mais il n'a pas d'aplomb dans le rang. Il devra être plus exercé dans les leçons de l'école du soldat.
Manoeuvres. Sont connues des chefs et des Adjudants. Les Officiers et Sous-officiers seront incessamment au courant, s'ils continuent d'avoir le même zèle, qu'ils ont montré jusqu'à présent.
Ordres donnés par l'Inspecteur à la dernière revue. M'ont paru avoir été suivis, autant que cela était possible.
Discipline. S'établira au point désirable, attendu que le zèle des Officiers et la bonne volonté des soldats y concourent.
Espèce d'hommes. Est assez médiocre parmi les anciens soldats. La majeure partie des derniers conscrits est d'une belle espèce. Le corps des Sous-officiers n'est pas élevé ; il en est de même des deux premières Compagnies des Grenadiers.
Tenue. Celle des Officiers supérieurs est exemplaire pour la régularité et la décence ; celle des Officiers est bonne ; celle des Sous-officiers et soldats est généralement mauvaise et laisse tout à désirer pour la régularité ; leurs culottes et gilets sont assez bien entretenus.
Finances. Sont au courant, et administrées avec infiniment d'ordre et d'économie. La situation des finances, page - , fait voir ce qui est dû au corps.
Habillement. Les vieux habits sont passablement raccommodés : mais les vieux gilets et les anciennes culottes ne présentent que des haillons ; la confection des habits neufs est sagement dirigée, attendu qu'ils sont suffisamment amples pour être portés au-dessus de la veste à manches ; celles-ci sont aussi bien faites ; ainsi que les culottes. Les guêtre sont trop longues, et irrégulièrement coupées. Les souliers sont passables en qualité ; mais ils n'ont pas la forme nécessaire pour chausser utilement le soldat. Les bonnets de police sont bien, les chapeaux sont passables en forme et qualité.
Equipement. La buffleterie est aussi bien entretenue que sa situation le permet. Il est fait une demande pour en remplacer une partie.
Armement. Est bien entretenu. Le corps a reçu beaucoup de mauvaises armes, avec le Bataillon complémentaire.
Casernes. - .
Chambrées. Tenues avec ordre, et les ordinaires aussi bien réglés que puisse le permettre l'irrégularité du logement.
Magasins. Très vastes et en bon état.
Prisons. Passablement tenues.
Salles de discipline. Tenues conformément aux règlements.
Vivres. Ont été trouvés bien tenus et le pain d'une bonne qualité et bien cuit.
Ordres donnés au corps, concernant :
La comptabilité. Les registres et journaux relatifs à la comptabilité, tant en deniers qu'en effets, ont été arrêtés définitivement par l'Inspecteur général jusqu'au 1er Vendémiaire dernier. Il les a tous trouvés tenus en bon ordre, et avec régularité ; leur bon état mérite des éloges aux Officiers chargés des différentes administrations et surtout aux Quartiers-maitres.
Le Conseil d'administration s'abstiendra d'autoriser tout autre emploi des fonds de la masse de linge et chaussure que celui prescrit par la loi.
L'Inspecteur général rappelle au Conseil, que la première mise des Sous-officier promus au grade d'Officier, après 5 ans de service consécutif dans le même corps, fait partie des dépenses à la charge de la 2e partie de la masse générale.
Le chef veillera à ce qu'il ne soit fait, sous aucun prétexte, aucune autre retenue aux soldats que celles prescrites par la loi.
L'instruction. Le chef continuera l'école d'écriture, dont les frais feront partie de ceux du Quartier-maitre. Il engagera surtout les hommes, sur lesquels il a des vues pour l'avancement, à profiter de cet établissement.
L'Inspecteur général est satisfait de ce qui commence à s'établir, relatif à l'instruction militaire. Il espère que, sans fatiguer le corps, cette partie sera sous peu portées au point désirable, en suivant exactement la méthode, qu'il a ajoutée à l'instruction qu'il a laissé sur les manÅ“uvres et le service des places. Cette instruction sera de suite, et à la diligence du chef, transcrite sur le registre des délibérations.
Discipline. Le chef exigera qu'à date de cette revue, que les Officiers passé à des Compagnies, connaissent au moins dans l'espace de 3 mois, les noms des soldats de leur Compagnie. Il vérifiera dans toutes les occasions l'exécution de cet ordre, dont le but est de prouver, que les Officiers sont souvent avec leurs soldats, et s'occupent de leur devoir.
Les Sous-officiers et soldats porteront la main gauche à la hauteur du bouton du chapeau, pour saleur leurs Officiers, s'ils en sont rencontrés, et continueront ensuite leur chemin. Les Officiers rendront les saluts, en ôtant les leurs.
Tenue. La tenue des Sous-officier et soldats laissant encore beaucoup à désirer, les commandants des Compagnies auront soin de suivre exactement ce qui leur est prescrit dans le présent ordre, concernant l'habillement et l'équipement.
Habillement. A l'avenir, les effets d'habillement seront confectionnés d'après les dimensions suivantes :
Habits : La mesure se prendra, l'homme ayant la position sous les armes ; on lui fera mettre genou à terre, pour régler la longueur ; la taille aura 4 pouces d'un bouton à l'autre de largeur ; et sera prise à la hauteur des hanches. Le collet sera de 2 pouces 4 lignes de hauteur pour le 1er rang, et d'une ligne de moins pour chacun des 2 derniers. Les revers auront 3 pouces 11 lignes de largeur sur la poitrine à la hauteur du 3e bouton ; 2 pouces 6 lignes à la patte d'oie, et 3 pouces dans le bas ; ils seront diminués de 2 ligne de largeur sur ceux des hommes des 2 derniers rangs. Les parements auront 3 pouces de hauteurs.
Vestes : Les vestes auront 3 pouces 6 lignes de basques en hauteur, sur 5 pouces d'échancrure ; les poches seront cousues ; les collets de 15 lignes de hauteur, les vestes devront couvrir absolument les boutons du pont-levis des culottes.
Culottes : Les culottes devront bien emboiter les hanches, être bien fendues, et assez aisées, pour que l'homme puisse librement mettre genou à terre.
Guêtres : Les guêtres ne devront monter que jusqu'à la rotule ; leurs goussets ne pas excéder 4 pouces, ni être au-dessous de 3 ½ pouces ; leurs talons rester à 2 lignes de distance de ceux des pieds ; elles devront être maintenues sans jarretières, au moyen d'une boutonnière, qui prendra les 2 boutons de la culotte.
Souliers : Les souliers devront avoir 1 pouce de talon, leurs empeignes emboiter la cheville du pied, sans cependant que les quartiers puissent le blesser. Ils devront avoir les oreilles et tirants nécessaires, pour être maintenus par une petit boucle en cuivre, laquelle devra être placée de manière à ce que le pied soit convenablement renfermé, et que le gousset de la guêtre puisse la dépasser d'un bon pouce. Le chef n'en souffrira plus d'autres sous les armes, attendu que les souliers façonnés à la maitre de danse, empêchent tout l'aplomb nécessaire.
Chapeaux : Il n'en sera jamais souffert, que d'uniformes, lorsqu'on prendra les armes ; l'irrégularité et surtout leur grandeur démesurée étant défectueux dans les rangs. Ceux des Officiers devront aussi être maintenus dans les proportions de celui du chef.
Le chef fera observer de faire placer les chapeaux conformément au règlement de police ; cet ordre est de rigueur, étant indispensable pour le soldat à conserver la tête. / ?/
Le Conseil d'administration prendra les mesures nécessaires pour se procurer le cuir nécessaire à la confection des souliers.
Ateliers. Le Conseil utilisera autant que possible, les maitres ouvriers du corps. Il renverra ceux qui ne seront pas fidèles, ou qui manquent de l'intelligence nécessaire ; le chef s'occupera de composer les ateliers de soldats instruits dans les différentes professions. Les prix du chaque objet devront être bien examinés, et constatés par le Conseil.
Bonnets de Grenadiers. Le Conseil d'administration est autorisé à acheter 216 bonnets de Grenadiers, conformes aux modèles envoyés par le ministre, sous la restriction cependant, que cette emplète ne se fera, qu'après avoir fourni le magasin d'effets de petit équipement dont il est parlé ci-après.
Magasin d'effets de petit équipement. Le chef fera tout ce qui dépendant de lui pour avoir un magasin de tous les effets que le soldat doit fournir pour son propre compte. Il fera en sorte d'avoir au moins 800 souliers, et les autres objets en raison des besoins courants. Les prix devront être faits par des soumissions, en présence des commandants des Compagnies et des Sergents-majors. Le chef fera réunir, vers la fin de chaque trimestre, les commandants des Compagnies, pour s'assurer de la régularité, qui doit régner dans le registre et le livret particulier de chaque homme ; il défendra, à dater du présent ordre, toute autre retenue, que celles prescrites par les règlements ; il ne souffrira plus de fournitures particulières ; et cela avec d'autant de raison, que les prix vont être réglés pour chaque objet de manière à prouver que cet établissement est tout-à -fait à l'avantage du corps. Cette dernière mesure sera renouvelée à chaque changement de garnison, vu la variété des prix.
Equipement. Les gibernes devront être mises à la même hauteur, et à cet effet l'on fera approcher le coude droit près de la hanche, relever l'avant-bras horizontalement, et l'on placera le dessus du coffret à la distance d'un poignet dudit coude.
Les havresacs seront attachés de manière à ce qu'il reste l'intervalle d'un poignet entre leur partie inférieure et le dessus des gibernes.
Armement. Le chef fera ôter les clous de cuivre que plusieurs soldats se sont permis de mettre sur la crosse de leur fusil.
Il répartira à l'avenir les fusils sur les trois tailles ; l'Officier chargé de l'armement les rangera de 2 en trois classes au magasin.
Le Conseil d'administration est autorisé à faire remettre à l'arsenal d'Auxonne, d'après la vérification qui en a été faite par le Capitaine Teppe, Capitaine d'artillerie, 128 fusils de calibre étranger, 20 fusils français délabrés, 127 baïonnettes et 97 briquets.
Les sabres sont généralement pendus trop en bas. Ils devront être relevés, de manière à ne pas gêner le port d'arme.
Rappelé aux Chefs et Capitaines qu'un de leurs premiers devoirs est à veiller que les armes soient toujours bien tenues.
Tiercement. Le Tiercement des Capitaines ayant été exécuté, conformément aux instructions du ministre des 4 et 7 Pluviôse 10, il n'y devra plus rien être changé sous aucun prétexte, d'ici à la première revue d'inspection.
Hommes réformés, congédiés, etc. Les hommes partant avec congés absolus, ou avec récompense, peuvent seuls être vêtus tels qu'ils sont. Ceux réformés simplement changeront leurs habits neufs, ou peu portés, s'ils en avaient, contre de pareils plus fatigués, mais qui seront cependant réparés, s'il y a lieu.
Rappelé au chef que l'intention formelle du Gouvernement, est qu'aucun homme soit réformé, ou proposé pour la récompense, dans l'intervalle d'une revue à l'autre.
Remplacements, changements de corps, engagements. Rappelé au Chef de Brigade et au Conseil d'administration que :
1° Il ne peut être admis, sous quelque prétexte que ce soit, des hommes en remplacement de militaires sous les drapeaux, sans l'autorisation formelle et préalable du ministre.
2° Aucun militaire ne doit passer d'un corps à un autre, sans l'ordre du ministre.
3° Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis, sans avoir préalablement contracté un engagement en présence du maire, qui en adressera le duplicata au ministre, le tout conformément à la loi du 19 Fructidor 6.
Autorisations. Autorise le Lieutenant Chamban, qui désire passer aux Vétérans, à attendre dans ses foyers la décision du ministre sur sa demande.
Autorise l'Adjudant-major Plantier, à passer à une Compagnie ; le chef le fera remplacer dans son emploi d'Adjudant-major par le Lieutenant Astov, désigné pour avoir les qualités nécessaires pour remplir ces fonctions.
Autorise le chef à faire rayer des contrôles le Sous-lieutenant Laforgue, qui n'a pas paru au corps depuis 8 mois, et n'a pas non plus donné de ses nouvelles.
Ordre général. L'intention du Gouvernement, étant de porter une attention particulière sur le résultat des revues, et aux améliorations qui doivent en être la suite, l'Inspecteur général ordonne au chef de faire inscrire au registre des délibérations les ordres ci-dessus, et le charge d'en surveiller l'exécution" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
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| Fusilier, Grenadier et Voltigeur du 18e de Ligne, 1804, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon | ||
Un 1er état intitulé « Relevé sommaire, par Corps et par grades des Officiers des Demi-brigades stationnées dans le 5e Arrondissement d'Infanterie, rédigé d'après les notes portées sur le compte de chacun d'eux, au Contrôle annexé au livret de Revue, sous n°2, pour servir à connaitre la composition du Corps d'Officiers des dites Demi-brigades », indique pour la 18e de Ligne :
"Etat-major.
Chef de Brigade, 1 bon ; Chefs de Bataillon, 1 susceptible d'avancement, 3 bons, 0 médiocres, 0 susceptibles de retraite, total 4 ; Quartiers-maitres, 1 bon, 0 mauvais, total 1 ; Adjudants-majors, 2 susceptibles d'avancement, 0 bons, 1 médiocre, 0 proposé pour la retraite, total 3 ; total général 9.
Compagnies.
Capitaines, 2 susceptibles d'avancement, 13 bons, 5 médiocres, 1 proposé pour la retraite, 2 susceptibles de retraite, 0 mauvais, total 23. Lieutenants, 4 susceptibles d'avancement, 10 bons, 9 médiocres, 2 proposés pour la retraite, 0 susceptibles de retraite, 0 mauvais, total 25 ; Sous-lieutenants, 7 susceptibles d'avancement, 7 bons, 6 médiocres, 0 proposés pour la retraite, 0 susceptibles de retraite, 0 mauvais, total 20. Total général 68.
Observations.
Dans la rédaction de ce relevé, on a suivi les principes ci-dessous :
1. On a rangé dans la 1re colonne des Officiers susceptibles d'avancement, ceux désignés expressément comme tels dans les notes des Chefs, et confirmés par l'Inspecteur général.
2. Dans la colonne des bons Officiers, on a mis 1° ceux qui ont assez d'instruction dans toutes les parties du service pour prétendre à l'avancement ; 2° ceux qui ne peuvent guère y prétendre, sont cependant assez instruits pour rester à la place qu'ils occupent ; les uns et les autres tenant une conduite régulière.
3. On a rangé dans la colonne des Officiers médiocres : 1° ceux qui, quoique peut instruits, ont cependant de la volonté et des moyens et tiennent une conduite régulière ; 2° ceux qui étant assez instruits, sont d'une conduite équivoque ; les uns et les autres peuvent par la suite devenir de bon Officiers, si les premiers sont stimulés et les seconds surveillés.
4. On a rangé dans la 4e colonne, aux proposés pour la retraite, soit à la revue, soit antérieurement.
5. On a rangé dans la 5e colonne des Officiers susceptibles de retraite, 1° ceux qui ont assez de service pour y prétendre, mais qui refusent de la prendre ; 2° ceux qui ne pouvant y prétendre par ancienneté, auraient cependant besoin d'un poste plus sédentaire ; 3° ceux enfin qui, par leur nullité ou mauvaise conduite, sont à la charge aux Corps, mais dont les services antérieurs méritent quelque considération.
6. On a désigné comme mauvais Officiers, 1° ceux qui étant tout à fait dépourvus d'instruction et de moyens, sont une véritable charge aux Corps ; 2° ceux qui par leur conduite déréglée et incorrigible, sont une entrave au service ; les uns et les autres n'ayant pas assez de services pour prétendre à la retraite. L'Inspecteur général a itérativement sollicité le Gouvernement de prendre à l'égard des Officiers rangés dans les 5e et 6e colonnes, des mesures qui conciliassent la justice due aux individus, avec ce qu'exige impérieusement le bien du service. Voyez les Rapports des années 10 et 11" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 2e état intitulé « Situation général du Personnel avec les mutations survenues depuis la dernière revue », indique pour la 18e de Ligne :
"Situation générale.
Officiers : 1 Chef de Brigade, 4 Chefs de Bataillons, 1 Quartier-maitre, 3 Adjudants-majors, 23 Capitaines, 25 Lieutenants, 23 Sous-lieutenants, 3 Chirurgiens, total 83 ; dont 81 présents, 0 détachés, 0 aux hôpitaux du lieu, 2 aux hôpitaux externes, 0 en congé, 0 embarqués. Sous-officiers et soldats : 17 au Petit état-major, 26 Sergents-majors, 96 Sergents, 23 Caporaux fourriers, 175 Caporaux, 139 Grenadiers, 1256 Fusiliers, 59 Tambours, 4 enfants de troupe, total 1795 ; dont 1547 présents, 39 détachés, 91 aux hôpitaux du lieu, 70 aux hôpitaux externes, 43 en congé, 5 détachés, 0 embarqués.
Mutations. L'effectif était à l'époque de la dernière revue : 1031. Recettes : 1124 recrues, 560 venus d'autres Corps, 0 enfants admis à l'effectif, 68 rayés rentrés, total 1752. L'effectif devrait donc être de 2783. Pertes : 32 morts, 310 désertés, 83 réformés avant la revue, 121 réformés par le Général inspecteur, 233 congédiés par congé absolu, 0 congédiés avec solde de retraite, 46 passés à d'autres Corps, 0 aux Vétérans, 162 rayés pour longue absence, 0 rayés par jugement, 1 fait Officier, total 988. L'effectif ne reste donc qu'à 1795. Si l'on en déduit encore les proposés pour la retraite, 11 ; les proposés pour les Vétérans, 37 ; les proposés pour les Invalides, 2 ; total 50. L'effectif ne sera que de 1745. Or, le complet de paix étant de 1961, il y aura un déficit de 216" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Un 3e état intitulé « Détail des présents sous les armes, des hommes congédiés par récompense et par réforme pure et simple, des hommes jouissant de la haute paye, et des enfants admis à la solde », indique pour la 18e de Ligne :
"Détail des présents.
Officiers : 1 Chef de Brigade, 4 Chefs de Bataillons, 1 Quartier-maitre, 3 Adjudants-majors, 23 Capitaines, 25 Lieutenants, 22 Sous-lieutenants, 2 Chirurgiens, total 81.
Petit Etat-major : 3 Adjudants sous-officiers, 1 Tailleur, 1 Guêtrier, 1 Cordonnier, 1 Armurier, 1 Tambour-major, 1 Caporal Tambour, 8 Musiciens, total 17.
Sous-Officiers et soldats : 25 Sergents-majors, 74 Sergents, 21 Caporaux-fourriers, 134 Caporaux, 124 Grenadiers, 1093 Fusiliers, 55 Tambours, 4 Enfants de troupe. Total 1530.
Total du Petit Etat-major, des Sous-officiers et soldats, 1547. Total général des présents, les Officiers y compris, 1628.
Détail des hommes congédiés par récompense et par réforme, des militaires jouissants de la haute paye, et des enfants de troupe.
Par Récompense : Officiers, 1 Capitaine, 2 Lieutenants, 0 Sous-lieutenants, 0 Chirurgiens, total 3. Sous-officiers et soldats, 0 Sergents-majors, 5 Sergents, 0 Caporaux-fourriers, 2 Caporaux, 42 Grenadiers et Fusiliers, 1 Tambour, total 50.
Par réforme : 0 Sergents-majors, 2 Sergents, 0 Caporaux-fourriers, 1 Caporal, 118 Grenadiers, Fusiliers et Tambours, total 121.
Militaires ayant la haute-paye. De 10 ans de service, 0 Caporaux, 0 Fusiliers, total 0. De 15 ans de service, 0 Caporaux, 1 Fusilier, total 1. De 20 ans de service. 1 Caporal, 0 Fusiliers, total 1. Total général 2
Enfants. D'Officiers, 1 ; de Sous-officiers et soldats, 3. Total 4" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
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| Sapeur et Tambour de Fusiliers du 18e de Ligne, 1809, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. | |
Un 4e état intitulé « Situation générale des effets d'habillement et d'équipement, tant en service, qu'en magasins, détaillés d'après leurs qualités. On y a ajouté ce que les Corps ont reçu depuis la dernière revue, la durée des effets, les remplacements demandés, et le manquant au complet », indique pour la 18e de Ligne :
"Habillement.
Habits. 0 neufs, 306 bons, 0 à réparer, 536 hors de service ; total 1142. 606 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l'Arrêté, 898. Demandés par le Corps 1355. Manque au complet 457.
Vestes ou gilets. 0 neuves, 606 bons, 0 à réparer, 538 hors de service ; total 1144. 606 reçus de neuves depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l'Arrêté, 898. Demandés par le Corps 1355. Manque au complet 457.
Culottes ou pantalons. 0 neufs, 606 bons, 0 à réparer, 534 hors de service ; total 1140. 606 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 1 an. Remplacement fixé par l'Arrêté, 1795. Demandés par le Corps 1355. Manque au complet 0.
Suite de l'habillement et caisses de tambours.
Chapeaux ou shakos. 731 neufs, 778 bons, 0 à réparer, 131 hors de service ; total 1640. 778 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 2 ans. Remplacement fixé par l'Arrêté, 898. Demandés par le Corps 1183. Manque au complet 0.
Bonnets. 0 neufs, 668 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 668. 668 reçus de neufs depuis la dernière revue. Manque au complet 1293.
Caisses de tambour. 0 neuves, 36 bonnes, 0 à réparer, 0 hors de service ; reçues de total 36. 36 reçues de neuves depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par l'Arrêté, 3. Demandées par le Corps 8. Manque au complet 15.
Gibernes, porte gibernes et baudriers.
Gibernes. 0 neufs, 1457 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 1457. 1457 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 86. Demandés par le
Corps 433. Manque au complet 347.
Porte giberne. 0 neufs, 1457 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 1487. 1457 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 86. Demandés par le Corps 433. Manque au complet 347.
Baudriers. 0 neufs, 432 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 432. 432 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 28. Demandés par le Corps 191. Manque au complet 155.
Note : La durée fixée par l'Arrêté du 17 Frimaire an 11 ne saurait être appliquée aux effets actuellement en service, parce que ceux-ci ayant été fournis avant cette époque, on ne pouvait pas mettre en compte qu'ils dussent duret si longtemps.
Bretelles des fusils, colliers de tambours, et tabliers de charpentiers.
Bretelles des fusils. 0 neufs, 1456 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 1456. 1456 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 86. Demandés par le Corps 434. Manque au complet 348.
Colliers des tambours. 0 neufs, 36 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 36. 36 reçus de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, 20 ans. Remplacement fixé par la Loi, 3. Demandés par le Corps 0. Manque au complet 15.
Tabliers de Charpentiers. 0 neufs, 0 bons, 0 à réparer, 0 hors de service ; total 0. 0 reçues de neufs depuis la dernière revue. Durée fixée par la Loi, - ans. Remplacement fixé par la Loi, 0. Demandées par le Corps 12. Manque au complet 0.
Etoffes en magasins.
Drap blanc 34,28 ; drap bleu 546,50 ; drap écarlate 61,82 ; tricot 845,47 ; serge 2106,50 ; toile 740,81 ; gros boutons 267 d 1 ; petits boutons 828 d 2.
Effets pour les recrues : 299 chemises, 282 cols noirs, 36 bas, 24 souliers, 182 guêtres grises, 290 guêtres noires, 0 sacs de toile, 456 sacs de peau, 0 cocardes.
Observations sur les états n°.
1° Dans la colonne des effets neufs, on a rangé ceux en magasins ; tous les autres, à un petit nombre près, sont en service.
2° Les Corps diffèrent dans la manière dont ils ont formé leurs demandes en remplacements ; les uns les ont calculé d'après leur effectif, d'autres d'après le complet, d'autres enfin ont demandé le remplacement de tous leurs effets hors de service. Cependant, l'Arrêté du 17 Frimaire 11 est clair sur cet article : il veut que les remplacements soient calculés, non d'après le complet, mais bien d'après l'effectif, et prescrit les formalité à observer dans le cas où les besoins des corps outrepassent les secours accordés. On a donc fait 2 colonnes pour les remplacements ; dans la 1ère, on a mis ce qui est accordé aux Corps par l'arrêté, et dans la 2e, ce que ceux-ci demandent, d'après leurs besoins.
3° la dernière colonne, manque au complet, a été calculée de la manière suivante : on a déduit du total des effets, ceux étant hors de service ; au restant on a ajouté les remplacements accordés ; la somme qui en est résulté a été défalquée du complet, et le restant mis dans la colonne du manque au complet.
Fusils.
Effectifs à la dernière revue : 600. Recettes : reçu des arsenaux 524 ; reçu par incorporation 401 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 0 ; total 925. Total de l'avoir et des recettes, 1525. Pertes : versé aux arsenaux 40, à d'autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 0, par les congédiés 0, à la guerre 10, par accident 0 ; hors de service 148 ; total 198. L'effectif devrait donc être de 1327. Dont : neufs 0 ; bons 1327 ; réparés 0 ; à réparer 0.
Baïonnettes.
Effectifs à la dernière revue : 600. Recettes : reçu des arsenaux 524 ; reçu par incorporation 311 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 69 ; total 904. Total de l'avoir et des recettes, 1504.
Remplacements demandés : fusils, 492 ; baïonnettes, 492 ; sabres 102.
Suite des Baïonnettes.
Pertes : versé aux arsenaux 40, à d'autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 0, par les congédiés 0, à la guerre 10, par accident 0 ; hors de service 127 ; total 177. L'effectif devrait donc être de 1327. Dont : neufs 0 ; bons 1327 ; réparés 0 ; à réparer 0.
Sabres.
Effectifs à la dernière revue : 315. Recettes : reçu des arsenaux 208 ; reçu par incorporation 92 ; pris sur les ennemis 0 ; achetés 0 ; total 300. Total de l'avoir et des recettes, 615. Pertes : versé aux arsenaux 7, à d'autres Corps 0 ; embarqués 0 ; perdus : par les désertés 20, par les congés 30, à la guerre 28, par accident 0 ; hors de service 97 ; total 182. L'effectif devrait donc être de 433. Dont : neufs 0 ; bons 435 ; réparés 0 ; à réparer 0" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
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| Musicien du 18e de Ligne, 1809, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. |
Un 5e état intitulé « Situation générale des finances : solde, masse d'entretien, masse général, masse de chauffage, masse de linge et chaussure, et sommes dues tant pour la solde que pour les masses », indique pour la 18e de Ligne :
"Solde.
En caisse au 1er Vendémiaire an 10 - ; reçu sur l'an 8 7000 frs, sur l'an 9 25372 frs, sur l'an 10 231065,54 frs, sur l'an 11 138770,27 frs, total 402207,81 frs ; total de l'avoir en caisse et des recettes : 402207,81 frs. Dépensé sur l'an 8 7000 frs, sur l'an 9 25372 frs, sur l'an 10 225900,99 frs, sur l'an 11 138770,27 frs ; total : 397043,26 frs. Restant en caisse à l'époque de la revue : 5164,55 frs. Sommes dues : pour l'an 8, 21066,05 frs ; pour l'an 9, 13755,85 frs ; pour l'an 10 - ; pour l'an 11 - ; total : 34821,90 frs.
Masse d'entretien exercice an 10.
En caisse au 1er Vendémiaire an 10 : 1283,66 frs. Recettes : Produit ordinaire de la masse, # 44303,34. Recettes extraordinaires : masse des hommes morts 520,62 ; masse des hommes désertés 823 frs ; masse des hommes congédiés - ; recettes accidentelles 8182,44 frs ; total : 53829,40 frs. Total de l'avoir en caisse et des recettes, 55113,06 frs. Dépenses : Confection de l'habillement 4218,65 frs ; réparation de l'habillement - ; réparations de l'armement 361,01 frs ; frais de bureau 1104,40 frs ; fourniture aux recrues, 2554,80 frs ; marques distinctives, 1299,65 frs ; dépenses accidentelles 8182,44 frs ; total : 17720,95 frs. Restait en caisse au 1er Vendémiaire an 11 : 37392,11 frs. Déficit de la masse au 1er Vendémiaire an 11 : -.
# Le produit de la masse d'entretien étant dans l'an 10 pour un Corps à 3 Bataillons de 17649 frs, il faut nécessairement, qu'il y ait erreur dans le compte de la 18e de ; peut-être y a-t-on compris des sommes reçues pour les exercices antérieurs ; il en est de même de la 73e.
Masse générale exercice an 11.
En caisse au 1er Vendémiaire an 11, 37392,11 frs.
Recettes : Produit ordinaire de la masse, 17014,43 frs. Recettes extraordinaires, masse des hommes morts 420,30 frs, désertés 431,35 frs, congédiés - frs ; recettes accidentelles - frs ; total 17866,08 frs. Total de l'avoir en caisse et des recettes : 55258,19 frs.
Dépenses : Achat de matières - frs ; achat d'effets - frs ; confection de l'habillement 927,60 ; réparation de l'habillement - frs ; réparation de l'armement 1512,56 frs ; fournitures aux recrues 16736,75 frs ; première mise des Sous-officiers faits Officiers - frs ; frais de bureau 757,48 frs ; marques distinctives 1317 frs ; dépenses accidentelles - frs ; total : 22251,39 frs. Restant en caisse à l'époque de la revue : 33006,80 frs. Déficit à l'époque de la revue : - frs.
Masse de chauffage, sommes dues pour les masses.
Masse de chauffage : avoir de la masse, 1697,16 frs ; déficit de la masse, - frs.
Sommes dues pour les masses, et autres objets. Masses : d'entretien, 6978,00 frs ; de linge et chaussure, - frs ; de chauffage, - frs. Indemnités : de logement, - frs ; de fourrages,- frs ; total : 6978 frs.
Observation sur les états :
1° Les 70e et 6e légère n'ont établi sur le livret de comptabilité, que depuis le 1er Nivôse 10, tous les autres Corps l'ont commencé au 1er Vendémiaire 10.
2° Les 30e, 7e, 28e et 73e ont sur le livret conduite la comptabilité de la solde, jusqu'au 1er Vendémiaire 11. La 2e de Vétérans jusqu'au 1er germinal 11 et la 70e, 18e et 2e légère jusqu'à l'époque de la revue.
3° Comptabilité des masses : les 18e, 2e, 30e et 28e l'on commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini à l'époque de la revue ; la 2e de Vétérans et 7e l'ont commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini au 1er Germinal 11. La 73e l'a commencé au 1er Vendémiaire 10 et fini au 1er Messidor 11. La 70e l'a commencé au 1er Nivôse 10 et conduite au 1er Germinal 11. La 6e l'a commencé à la même époque et fini au 1er Nivôse 11.
4° Dans l'art. de la solde /Etat du livret N°15 ligne:/Sommes dues d'après les réclamation du Corps, les sommes dues pour les masses y sont elles comprises ? On l'ignore ; d'un côté, cet article est retranché de l'expédition de cet état destiné au Directeur ministre, du ressort duquel est cependant tout ce qui regarde les masses ; et de l'autre côté, il serait singulier que le Gouvernement ne s'informà¢t de tout de l'arriéré des masses. Quoiqu'il en soit, on a mis sur l'état précédent, l'arriéré tel qu'il est sur les livrets ; et ci-contre on a mis les sommes dues pour les masses, d'après l'état fourni à l'Inspecteur général à la revue, sans faire aucune addition de ces deux sommes ; les Corps eux-mêmes ont traité cet article de différente manière.
5° Les livrets ne faisant aucune mention de la masse de chauffage, on s'est cru réduit à n'en donner ici que la situation en avoir et déficit, d'après l'état fourni à la revue" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Revues d'inspection des corps d'infanterie stationnés dans le 5e arrondissement ... an XI ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.494 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 21 Fructidor an XIII [8 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major généal de la Grande Armée : "Mon cousin ...
Le 15e d'infanterie légère, et les 18e et 58e de ligne ne faisaient pas partie de l’armée des Côtes, et cependant font aujourd'hui partie de la Grande Armée. Il est nécessaire que vous leur fassiez fournir des capotes et des souliers" (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10760).
Le 28 Fructidor an 13 (15 septembre 1805), Murat écrit, depuis Strasbourg, à Napoléon : "SIRE,
Je venais de faire mettre à la poste hier la lettre dont j'ai l'honneur d'envoyer copie à Votre Majesté, lorsque je fus informé par le commandant d'Huningue que deux régiments d'infanterie et deux de cavalerie autrichienne avaient occupé Laufenburg, d'où les Français qui s'y trouvaient avaient été forcés de se retirer. Trois déserteurs arrivés le 25 à Neuf-Brisach ont rapporté que ces troupes étaient suivies de beaucoup d'autres ; que chaque régiment était muni de 4 pièces de canon et chaque soldat de 40 cartouches. Je pensai que je devais informer Votre Majesté de ces nouvelles par le télégraphe ; en même temps et en attendant vos ordres, j'ordonnai au 18e régiment de ligne de se tenir prêt à marcher. Je donnai le même ordre aux régiments de dragons qui se trouvent ici. Je demandai au général Songis de tenir à ma disposition quatre pièces de campagne ; je fis accélérer la marche des cuirassiers sur Huningue et Neuf-Brisach ; le général Puthod reçut l'ordre d'aller s'établir à Huningue, d'y mettre en activité la garde nationale, de faire observer les mouvements des Autrichiens, sur les deux rives du Rhin, sur Schaffhausen ; de faire reconnaître le Val-d'Enfer depuis Freiburg jusqu'à Blumberg, et enfin de surveiller tous les débouchés de la Suisse vers Belfort et Huningue.
Un de mes aides de camp partit sur-le-champ en poste pour Bâle. Il doit y employer tous les moyens praticables pour connaître les mouvements des Autrichiens et, s'il est possible, la force, le nom et les desseins des régiments arrivés à Laurenburg. Un second aide de camp partit en même temps pour Rastadt, où il doit tâcher de découvrir M. Thiard, chambellan de Votre Majesté, pour le prier de me donner tous les détails qui peuvent être venus à sa connaissance sur la marche des Autrichiens. Je fis partir, il y a deux jours, un émissaire avec ordre d'aller à Munich, afin d'y reconnaître la force des troupes entrées en Bavière et les points sur lesquels elles dirigent leur marche. M. le -préfet de Strasbourg me donna hier un chef de ses bureaux, homme zélé et intelligent ; il partit par le val de la Kinzig, sur Rothweil, sur Ulm jusqu'à Augsburg et doit revenir par Memmingen, Pfullendorf, Möskirch, Stockach et le Val-d'Enfer sur Freiburg. J'ai fait partir aujourd'hui dès 6 heures du matin, un aide de camp du général Levai pour Donaueschingen. J'aurai ce soir son rapport. Ainsi, Votre Majesté verra que j'avais déjà rempli les intentions qu'Elle vient de m'exprimer par sa dépêche du 26.
Ne recevant pas par la voie du télégraphe, l'ordre que j'ai demandé hier pour occuper le pont de Bâle, si la lettre de Votre Majesté ne m'avait apporté celui de me tenir prêt à passer le Rhin avec le 18e et les dragons, je me serais déterminé à envoyer le 18e à Huningue, et je me serais saisi du pont de Bâle, si j'avais vu avec certitude que les Autrichiens voulussent s'en rendre maîtres. N'ont-ils pas violé la neutralité avant nous, le jour qu'ils ont passé l'Inn ? Au reste, je ne pense pas que leur marche sur ce point doive nous inquiéter ; ils ne sont pas assez en force. Nous aurions eu tout au plus à redouter la surprise de quelqu'une de nos places, et Votre Majesté, par sa prévoyance, les a mises hors d'atteinte.
Le temps est beau ; on m'annonce que le télégraphe communique ; ainsi j'espère avoir dans la journée les ordres que j'ai demandés hier à Votre Majesté …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 257 ; Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 17 lettre 2122).
"Le prince Murat à l'Empereur.
Dépêche télégraphique de Strasbourg, arrivée le 28 fructidor an XIII (15 septembre 1805).
Faut-il envoyer à Huningue le 18e régiment de ligne ?
Dois-je faire occuper le pont de Bâle avant les Autrichiens ?
Pour copie :
CHAPPE l'aîné" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 257).
Le 29 Fructidor an 13 (16 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, vous trouverez ci-joint l'ordre au ministre de la Marine de faire débarquer de l'escadre de Brest tout ce qui reste des 65e, 47e et 70e régiments. Vous donnerez ordre au 65e de réunir ses trois bataillons à Rennes, et vous ferez passer une revue de ce réginent qui doit être rendu mobile et s'attendre à partir au premier moment. Il restera donc dans la 13e division militaire les 15e et 37e de ligne de quatre bataillons qui continueront à avoir à bord de mon escadre chacun 1 500 hommes de garnison. Le 47e sera réuni à Lorient et tiendra garnison à Belle-Île. Le 70e sera réuni à Saint-Brieuc et fournira des garnisons aux îles de Bréhat et autres points de la côte.
Ces quatre régiments complèteront leurs compagnies de grenadiers à 100 hommes, comme je l'ai déjà ordonné ; les compagnies de grenadiers des 15e et 37e, commandées par des chefs de bataillon de chacun de ces corps formant deux bataillons et celles des 47e et 70e commandées par un chef de bataillon de ces deux corps faisant un seul bataillon sous les ordres du général Girardon, avec huit pièces d'artillerie, seront mobiles et prêtes à se porter partout où leur présence deviendrait nécessaire. Vous me ferez connaître le jour où le 65e sera arrivé à Rennes et sera disponible ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 175 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10808 - Note. A la lettre précédente se trouve annexé un extrait de la lettre susvisée de 1'Empereur au ministre de la marine ainsi conçu : "Que tout ce qui est embarqué sur l'escadre de Brest appartenant au 65e régiment soit débarqué, ainsi que tout ce qui appartient aux 47e et 70e régiments, ce qui forme un déficit de 1.700 hommes sur les troupes embarquées à bord de l'escadre de Brest, mais qui seront remplacés par les 699 hommes du 15e de ligne, aujourd'hui embarqués comme équipage, et par les 828 hommes du 37e, embarqués comme équipage et comme passagers, de manière qu'il n'y aura à embarquer à bord de l'escadre de Brest que les garnisons et qu'elles seront toutes des 18e et 37e, les trois autres régiments devant être rendus mobiles").
Le même 29 fructidor an 13 (16 septembre 1805), le Premier Inspecteur général de l'Artillerie, Songis, écrit, depuis Strasbourg, au Prince Murat : "Monseigneur,
J'ai l'honneur de vous prévenir que le 18e régiment d'infanterie a refusé d'envoyer des ouvriers pour les travaux de l'artillerie. Il est absolument nécessaire que tous les corps fournissent momentanément les travailleurs et ouvriers qui peuvent être employés pour le service de l'artillerie. Le départ d'une compagnie du 7e régiment rend encore cette mesure plus indispensable. Je vous prie de vouloir bien donner des ordres à cet égard" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 487).
Le 4e complémentaire (21 septembre 1805), le Maréchal Soult fixe la répartition des cantonnements pour les Divisions du 4e Corps de la Grande Armée. 3e Division. Le 18e Regiment de 1igne à Steinweiler, Rorhrbach, Billigheim et Ingenheim (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 100).
Le 1er Vendémiaire an XIV (23 septembre 1805), Soult écrit au Prince Murat : "… Vous eûtes la bonté de me dire à Strasbourg que vous aviez arrêté le mouvement du 18e régiment de ligne, qui avait ordre de joindre la division du général Legrand ; j'ai l'honneur de vous prier, Monseigneur, de vouloir bien m'instruire si cette disposition est maintenue ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 499).
Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
4e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
3e division.
18e de Ligne. 2 Bataillons, 1604 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).
Le 28 septembre 1805 (6 Vendémiaire an 14), l'Empereur écrit, depuis Strasbourg, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, faites partir 150 hommes du 88e sous les ordres d'un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant. Ils prendront quatre jours de vivres, 50 cartouches, deux paires de souliers dans le havresac, et se rendront à marches forcées sur Heilbronn, en passant par Rastadt et Bretten. Ils joindront leur régiment à Heilbronn ...
Et le même ordre à un lieutenant et 60 hommes du 18e de ligne.
Enfin, donnez l'ordre à tous les 3es bataillons qui, depuis la formation de la Grande Armée, n'ont pas eu ordre d'envoyer des détachements aux bataillons de guerre de faire partir 100 hommes et plus pour lesdits bataillons, en recommandant aux majors de chercher à compléter les 2es bataillons de guerre au grand complet, qui est de 2020 hommes. La route de l'armée est désormais Spire, Heilbronn, etc. Vous ferez donc diriger tout sur Spire, hormis les détachements des 88e, 16e d'infanterie légère et du 18e de ligne qui devront partir demain" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 355; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10883).
Le Maréchal Soult écrit, depuis Bruchsal, le 6 vendémiaire an 14 (28 septembre 1805), au Maréchal Berthier : "J'ai l'honneur de rendre compta à Votre Excellence que le 18e régiment de ligne a joint la 3e division du corps d'armée ..." (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 523).
Le 16 Vendémiaire an 14 (8 octobre 1805), l'Empereur écrit, depuis le Quartier impérial, à Donauwoerth, au Maréchal Soult : "Mon Cousin, j'ai prévenu le prince Murat que l'ennemi s'est retiré sur Augsbourg. J'ai prévenu Saint-Hilaire, que j'ai renforcé du 18e de ligne qui était resté à Donauwoerth ..." (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9353 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10980).
Le 17 Vendémiaire an 14 (9 octobre 1805), l'Adjudant-commandant Hastrel écrit, depuis Donauwörth, à l'Intendant Petiot : "J'ai l'honneur de vous prévenir que des détachements des 17e régiment d'infanterie légère, 4e, 18e et 88e de ligne, doivent partir sous deux ou trois jours de Heilbronn pour aller à Nördlingen, d'où le général Millet doit les diriger sur le 4e corps d'armée.
HASTREL.
P.-S. - Ces détachements ont dû arriver à Heilbronn le 9 du courant, peut-être sont-ils déjà partis" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 435).
Le 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Augsburg, au Commandant du détachement du 18e de Ligne : "Monsieur,
Vous voudrez bien partir avec votre détachement le lendemain de votre arrivée à Heilbronn, pour rejoindre votre régiment, en passant par Hall, Ellwangen, Nördlingen et Donauwörth, où vous prendrez des renseignements de l'officier supérieur qui y commande, afin de vous diriger de suite sur votre corps" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 477).
Le même 18 Vendémiaire an 14 (10 octobre 1805), le Général Salligny écrit, depuis Augsburg, au Chef de Bataillon Boy, commandant à Heilbronn : "Commandant,
Vous trouverez ci-jointes diverses lettres pour les commandants de détachements qui doivent arriver successivement à Heilbronn pour rejoindre les bataillons de guerre des corps dont ils font partie; vous voudrez bien les déposer entre les mains d'une personne à Heilbronn en l'invitant à les faire remettre à leur adresse à l'instant de l'arrivée de chaque détachement.
Je pense que vous aurez dirigé par Hall, Ellwangen et Donauwörth sur l'armée, tous les détachements qui seront arrivés à Heilbronn, notamment celui de 150 hommes du 88e régiment; celui de pareille force du 17e d'infanterie légère; celui de 100 hommes du 18e de ligne et celui de 60 hommes du 4e régiment, les trois premiers ayant dû s'y rendre le 9 et le quatrième le 10 de ce mois; s'ils s'étaient arrêtés à Heilbronn, vous leur donneriez l'ordre d'en partir sur-le-champ pour rejoindre leurs corps respectifs" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 1ère partie, p. 477).
Un "Etat de situation des différents détachements envoyés par les bataillons de dépôt et qui doivent être arrivés à Spire le 18 brumaire et en partir le 19", signé par l'Adjudant commandant Petiet, indique, pour la 2e Division du 3e Corps d'Armée, que le détachement du 18e Régiment d'Infanterie de Ligne doit arriver le 7 Brumaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 3, 2e partie, p. 1170).
Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
4e corps d'armée. Commandant en chef. Maréchal Soult. 3e Division du 4e Corps. Général de Division. LEGRAND. Tirailleurs corses (1 Bataillon) ; 3e de Ligne (3 Bataillons) ; 75e de Ligne (2 Bataillons) ; 18e de Ligne (2 Bataillons) ; Tirailleurs du Pô (1 bataillon) ; 26e Légère (2 Bataillons). Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711 |
"3e CORPS D'ARMÉE.
Journée du 15 brumaire an XIV.
… 2e division : Steinhof, Fermode, Kronmossen.
Près de Kronmossen, à demi distance de Seitenstetten à Gleis. Le 15e et le 33e, près de la route à droite dans un bois.
Le 18e et le 111e à une demi-lieue en arrière et du même côté de la route.
Dans ces montagnes, les bivouacs ne peuvent guère être qu'en colonne et extrêmement ramassés …" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 562).
- Combat de Hollabrünn, 16 novembre 1805.
Après s'être emparé de Vienne, le Maréchal Soult rencontre le Prince Bagration, occupant Hollabrünn, et reçoit de l'Empereur l'ordre de l'attaquer. La Division Legrand se porte sur le village de Gründ, dans le défilé de ce nom. Le Général Legrand laisse la Brigade Levasseur en réserve et pénètre dans le village de son côté, avec le 3e de Ligne. Le combat s'engage, la mêlée devient générale, on combat corps à corps; les Russes sont entièrement défaits malgré une résistance opiniâtre. Quatre compagnies du 18e et une partie du 75e prennent part à ce combat.
"Les Russes avaient garni toutes les maisons de Grund d’une partie de leur infanterie, et à mesure que la colonne avançait, le général Legrand devait faire emporter ces espèces de retranchements avant de s’engager jusqu’à l’extrémité du village, sans quoi il eût perdu beaucoup de monde. Parvenu aux deux tiers de ce défilé, le 3e régiment se trouve attaqué par toute la colonne russe, que la division de grenadier poussait de front, et dont elle avait déjà débordé la droite. Dans un instant, la mêlée devint générale, et tous les militaires du 3e régiment combattirent corps à corps ; 4 compagnies du 18e et la gauche du 75e purent y prendre part.
Pressés de tous côtés, les Russes firent une résistance opiniâtre, mais enfin ils furent entièrement défaits. Les rues du village de Grund, les cours des maisons, les écuries, les jardins, tout cet espace resta jonché de cadavres. Un très grand nombre fut blessé, et le restant étant entièrement pris, quand l’ennemi, profitant de l’obscurité de la nuit, mit en tête d’une colonne qu’il était parvenu à former plusieurs des siens qui parlaient le français, et une vingtaine de prisonniers qu’il nous a faits. Marchant ainsi à portée de la colonne commandée par le général Levasseur, il cria : « Cessez le feu ! c’est sur vos propres gens que vous tirez ! » Cette ruse lui réussit et il parvint à sauver 700 à 800 hommes. Le Général Legrand ne conserva que 500 prisonniers, et 300 blessés étaient confondus avec les morts " (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 36 - Note : D’après le récit du Voltigeur Asserré, il semble qu’il n’y ait eu aucune ruse, et que la Brigade Levasseur ait réellement tiré sur le 2eRégiment du Major Brayer (Division Oudinot), massé à la sortie de Grund, tandis que les Russes s’échappaient).
"26e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE.
Znaym, 27 brumaire an 14 (18 novembre 1805).
Le prince Murat, instruit que les généraux russes, immédiatement après la signature de la convention, s'étaient mis en marche, avec une portion de leur armée, sur Znaym, et que tout indiquait que l'autre partie allait la suivre et nous échapper, leur a fait connaître que l'Empereur n'avait pas ratifié la convention, et qu'en conséquence il allait attaquer.
En effet, le prince Murat a fait ses dispositions, a marché à l'ennemi et l'a attaqué le 25, à quatre heures après midi, ce qui a donné lieu au combat de Guntersdorf, dans lequel la partie de l'armée russe qui formait l'arrière-garde a été mise en déroute, a perdu douze pièces de canon, 100 voitures de bagages, 2,000 prisonniers et 2,000 hommes restés sur le champ de bataille. Le maréchal Lannes a fait attaquer l'ennemi de front, et, tandis qu'il le faisait tourner par la gauche par la brigade de grenadiers du général Dupas, le maréchal Soult le faisait tourner par la droite par la brigade du général Levasseur, de la division Legrand, composée des 3e et 18e régiments de ligne. Le général de division Walther a chargé les Russes avec une brigade de dragons et a fait 300 prisonniers.
La brigade de grenadiers du général Laplanche-Mortière s'est distinguée. Sans la nuit, rien n'eût échappé. On s'est battu à l'arme blanche plusieurs fois. Des bataillons de grenadiers russes ont montré de l'intrépidité. Le général Oudinot a été blessé ; ses deux aides de camp chefs d'escadron Demangeot et Lamotte l'ont été à ses cotés. La blessure du général Oudinot l'empêchera de servir pendant une quinzaine de jours. En attendant, l'Empereur, voulant donner une preuve de son estime pour les grenadiers, a nommé le général Duroc pour les commander" (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 3, p. 486 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.1, p. 523 ; Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9510).
Le 1er décembre 1805, Napoléon modifie ses dispositions. La Division Saint-Hilaire, au lieu de déboucher par Jirzikowitz derrière celle de Vandamme, franchit le ruisseau à Puntowitz. La Division Legrand, qui a détaché le 3e de Ligne à Telnitz, doit porter la Brigade Levasseur (18e et 75e) avec les Tirailleurs corses, en avant de Kobelnitz, au lieu d'appuyer derrière Puntowitz (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 133).
A Austerlitz, le 3e de Ligne est aux prises avec les Autrichiens et les Russes à Telnitz. Au bruit de la fusillade, le Général Legrand se porte sur Telnitz avec le Général de brigade Merle et le 26e Léger. Il laisse les Tirailleurs corses, le 18e et le 75e en avant de Kobelnitz sous les ordres du Général Levasseur (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 159-161).
La Division Saint-Hilaire se porte en toute hâte vers le mamelon de Pratzen. Le 10e Léger, sous le commandement du Général Morand, s'empresse d'atteindre ce point essentiel, dont le Maréchal Soult a signalé l'importance. C'est une course au clocher dans laquelle il faut à tout prix arriver les premiers, sans se laisser retarder par des opérations secondaires : "Il fut expressément recommandé au général Saint-Hilaire, dit Soult dans son Rapport, de ne diriger aucune troupe sur Pratzen, quoique ce village fût fortement occupé par l’ennemi".
Les Régiments de ligne, avec l'artillerie, suivent à distance, et en échelons.
La Division passe sans difficulté le petit ravin qui descend de Pratzen vers Kobelnitz, s'avance dans la plaine, et bientôt commence à gravir la colline. Il est probable qu'elle a émergé du brouillard en arrivant à la cote 240 ou 250 ; c'est le moment où la pente devient sensible. Le 10e Léger n'est plus alors qu'à 700 ou 800 mètres du sommet. La Brigade Thiébault (14e et 36e) suit à 300 mètres de distance environ ; celle du Général Varé (43e et 55e) est plus loin encore, et tenue en réserve.
La Brigade Levasseur, de la Division Legrand (Chasseurs corses, 18e et 75e), est à un kilomètre sur la droite, en position devant Kobelnitz, pour couvrir le flanc droit de Saint-Hilaire, lui servir de réserve et empêcher toute tentative de l'ennemi sur les derrières de la Brigade de droite de la Division Legrand.
La Division Vandamme, partie de Jirzikowitz en même temps que Saint-Hilaire part de Puntowitz, se trouve fort en retrait sur la gauche. Les 46e et 57e de Ligne (Brigade Ferey) marchent en première ligne et, semble- t-il, à la même hauteur, à distance de déploiement ; le 28e suit, tenu en réserve. Le 24e Léger avec le 4e de Ligne sont portés plus à gauche, pour assurer la liaison avec le 5e Corps et la Réserve de cavalerie vers Blaziowitz.
"Les deux bataillons du 4e régiment furent placées à l’extrême gauche, et le 2e bataillon fut détaché encore plus à gauche, sans doute pour concourir à la prise du village de Balsiowitz. Le 24e était donc à droite, et appuyé à la brigade du général Ferey".
Au moment où les ennemis aperçoivent le 10e Léger, il n’a plus que 700 à 800 mètres à parcourir pour atteindre le plateau.
La Brigade Morand (10e Léger) progresse lentement dans la direction du sommet, repoussant d’abord un premier Bataillon, mais est arrêté près de la crête par un Régiment entier (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Teissèdre, 2002, t. 5, p. 175-177).
/ 1806
"GRANDE ARMEE - 1806
N° 3885
Inspection générale aux Revues.
Etat des militaires traités dans les hôpitaux pendant le 1er trimestre 1806.
4e Corps d'armée.
Au Quartier général à Münich le 13 juin 1806.
VILLEMANZY, Inspecteur en chef aux Revues et Intendant-général de la Grande-Armée,
A Monsieur le Général Servan, Président du Comité central des revues, à Paris.
J’ai l’honneur d’informer le comité, mon cher collègue, que je transmets aujourd’hui, à S. Ex. le Ministre Directeur de l’administration de la Guerre, les états des militaires appartenant aux Corps designés ci-après, qui ont été traités dans les hôpitaux pendant le 1er trimestre 1806.
Savoir :
3e Régiment d’infanterie de ligne.
18e idem. idem.
75e idem. idem.
26e idem d’Infanterie légère.
Bataillon des Tirailleurs du Pô.
Ces Corps font partie du 4e Corps de la Grande Armée.
J'ai l'honneur de vous renouveler l'assurance de mon sincère et inviolable attachement.
Villemanzy" (Document CP).
Le 22 juin 1806, l'Empereur écrit depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie un travail sur l'emplacement que doit occuper la Grande Armée au moment de sa rentrée en France. Vous me proposerez une meilleure répartition, à peu près dans les mêmes divisions, si vous y entrevoyez quelque économie pour le service, soit pour les lits, soit pour le fourrage, soit pour le casernement.
... 4e corps du maréchal Soult
... 4e division militaire
… 18e de ligne Strasbourg ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11352).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Mon Cousin … La division du général Leval est composée de détachements des 10e et 26e d'infanterie légère, 3e, 40e, 58e, 4e et 34e de ligne, 17e et 24e d'infanterie légère (n’apparaissent pas dans la CGN et l'original), 18e, 64e, 57e et 88e de ligne : donnez ordre que cette division soit dissoute, et qu'elle se dirige, sans aucun séjour, par la route la plus courte, sur les bataillons de guerre ..." (Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10478 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12461).
Le même 11 juillet 1806, l'Empereur adresse, toujours depuis Saint-Cloud, une deuxième lettre à Berthier, dans laquelle il écrit : "Mon intention étant de compléter les compagnies des bataillons de la Grande Armée à 140 hommes par compagnie, officiers compris, je vous ai ordonné par une lettre de ce jour de dissoudre le corps de réserve de Lefebvre en faisant rejoindre chaque détachement de son corps d'armée.
Mon intention est également que vous donniez l'ordre aux différents dépôts d'envoyer à leur corps le nombre d'hommes porté dans l'état ci-joint. Tous ces détachements qui partiront du camp de Boulogne seront passés en revue par le maréchal Brune qui s'assurera s'ils sont munis de tout le nécessaire. Ils seront commandés par un adjudant commandant nommé par le maréchal ...
ANNEXE
état des hommes que les dépôts des régiments désignés ci-après feront partir pour rejoindre les bataillons de guerre à la Grande Armée
Le dépôt ... du 18e [fera partir un détachement de] 300 [hommes] …" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 519 (ne donne pas l’annexe) ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12462).
Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, commandant la 5e Division militaire, à Srasbourg : "J'ai reçu votre lettre avec le livret, qui y était joint, des trois colonnes que vous avez fait partir pour la Grande Armée, se montant à 4,200 hommes d'infanterie et 2,000 chevaux. Je désire que vous me fassiez connaître, par un livret pareil, ce qui reste aux dépôts en officiers, sous-officiers et soldats, et en chevaux, et ce qui leur manque pour qu'ils fournissent un plus grand nombre de troupes et de chevaux.
J'ai confronté votre livret avec mes états de situation ; j'y vois,
… Que le 18e de ligne avait 600 hommes : il en est parti 300, il en doit rester 300 ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10579 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12634).
Le 17 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Rapp, commandant la Ve Division Militaire à Strasbourg : "… Je n'ai point, dans les situations que vous m'avez envoyées, celles des compagnies de grenadiers des 3es et 4e bataillons. Envoyez-moi cette situation, que je désire avoir.
Quelle serait, par exemple, la force d'un bataillon de six compagnies qui serait formé des compagnies des 3e, 4e, 18e, 57e et 88e régiments de ligne, qui sont à leurs 3es bataillons, et d'un autre bataillon qui serait formé avec les compagnies de carabiniers des 7e, 10e, 16e et 24e légers, qui se trouvent à leurs 3es bataillons au dépôt ? Faites-moi connaître aussi la situation des voltigeurs" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10802 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12967).
/ 1807
Le 27 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Il sera distribué le 30 janvier :
400 capotes au 18e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 903 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 14174).
Le 7 février, à Eylau, "Le 18e régiment (au centre), étant en colonne par divisions et ayant jusqu'au pied du plateau suivi la grand’route voulut par un changement de direction à droite gagner la hauteur ; il était près de parvenir au sommet lorsqu'un gros de cavalerie ennemie l'enveloppe, le charge …, le renverse et le fait beaucoup souffrir ... un des aigles du régiment fut même perdu ; mais on a eu depuis la certitude qu'il resta enfoncé dans la neige et ne tomba pas au pouvoir de l'ennemi.
Le 46e régiment ..., à la droite du 18e, suivait son attaque et il arriva sur le plateau peu après la défaite de ce dernier ..., en même temps que la tête des brigades Schinner et Viviès, après avoir débouché du bois, parut sur sa droite, et attaqua la gauche de L'ennemi. Les grenadiers du 46e ... furent chargés avec impétuosité ; mais inébranlables comme des rochers, deux fois ils repoussèrent l'ennemi ... Le régiment repoussa avec la même vigueur une troisième charge.
Pendant, ce temps la colonne de gauche repoussait aussi plusieurs charges de cavalerie dirigées contre elle ..." (J. opér. 4e corps - Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 1, page 208).
"58e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE.
Preussich-Eylau, 9 février 1807.
COMBAT D'EYLAU.
A un quart de lieue de la petite ville de Preussich-Eylau est un plateau qui défend le débouché de la plaine. Le maréchal Soult ordonna au 46e et au 18e régiment de ligne de l'enlever. Trois régiments qui le défendaient furent culbutés. Mais, au même moment, une colonne de cavalerie russe chargea l'extrémité de la gauche du 18e, et mit en désordre un de ses bataillons ; les dragons de la division Klein s'en aperçurent à temps. Les troupes s'engagèrent dans la ville d'Eylau. L'ennemi avait placé dans une église et un cimetière plusieurs régiments. Il fit là une opiniâtre résistance ; et, après un combat meurtrier de part et d'autre, la position fut enlevée à dix heures du soir. La division Legrand prit ses bivouacs au-devant de la ville, et la division Saint-Hilaire à la droite. Le corps du maréchal Augereau se plaça sur la gauche. Le corps du maréchal Davout avait, dès la veille, marché pour déborder Eylau et tomber sur le flanc gauche de l'ennemi, s'il ne changeait pas de position. Le maréchal Ney était en marche pour le déborder sur son flanc droit. C'est dans cette position que la nuit se passa.
BATAILLE D'EYLAU ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 170 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 124 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11790).
"58e BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE.
Preussich-Eylau, 9 février 1807.
BATAILLE D'EYLAU.
… L'aigle d'un des bataillons du 18e régiment ne s'est pas retrouvée ; elle est probablement tombée entre les mains de l'ennemi. On ne peut en faire un reproche à ce régiment : c'est, dans la position où il se trouvait, un accident de guerre ; toutefois l'Empereur lui en rendra une autre lorsqu'il aura pris un drapeau à l'ennemi ..." (Panckoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 170 ; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 124 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 11790).
Le 6 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, faites une circulaire à tous les commissaires des guerres, pour leur faire connaître les points sur lesquels ils doivent diriger les hommes isolés des différents corps d’armée, ainsi que les bagages et effets desdits corps. Vous y joindrez l'état des corps qui composent chaque corps d'armée, conformément au tableau ci-joint ...
4e corps
... 18e de ligne ...
À Bromberg ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14497).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Je réponds à votre lettre du 7 février. J'y vois que vous avez encore 7342 hommes. Vous me demandez comment vous devez les employer. Il ne faut point donner les 7300 hommes que demande la marine et il faut employer cette réserve à réparer les pertes de la bataille d'Eylau. Voici les corps auxquels j'en voudrais donner :
… Pour la Grande Armée
… 18e de ligne 100 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14661).
Le 18 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Soult : "Mon Cousin … Le 18e est bien loin d'avoir un effectif de 2,000 hommes, et surtout d'avoir 900 hommes aux hôpitaux ...
Je regarde donc cet état comme à refaire …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12074 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14730).
Le 22 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, mon intention est de compléter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs de la division Oudinot à un effectif de 150 hommes. Je désire en conséquence que vous fassiez réunir, conformément au tableau ci-joint, différents détachements d'hommes. De 5 pieds 4 pouces pour les grenadiers et de 4 pieds 11 pouces ou 5 pieds bien constitués pour les voltigeurs. Ces détachements peuvent partir sans sous-officiers, en désignant les meilleurs sujets pour en faire les fonctions pendant la route. Après en avoir passé la revue et avoir pourvu à ce que leur habillement et armement soient parfaitement en état, vous les ferez conduire par des officiers d'état-major, pour Thorn ...
18e de ligne 47 [Pour les grenadiers] 47 [Pour les voltigeurs] ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14811).
Le 31 mars, depuis Osterode, Napoléon décide d'accorder 18 aigles d'honneur, dont neuf aux Officiers, et neuf aux Sous officiers et soldats, aux Régiments qui se sont distingués à Eylau. Il écrit au Maréchal Berthier : "Vous enverrez à chaque maréchal ce qui, dans les dispositions suivantes, concerne son corps d'armée, et sans que l'un connaisse ce qui regarde l'autre. 1° Il est accordé aux régiments dont l'état suit 18 aigles de la Légion d'honneur, dont 9 aux officiers et 9 aux sous-officiers et soldats qui se sont fait remarquer par leur courage et leur bonne conduite, depuis le commencement de la guerre de la quatrième coalition : … 18e ... d'infanterie de ligne ...
Du moment que les maréchaux auront reçu ma décision, ils ordonneront à chaque général de division de réunir chez lui les colonels et chefs de bataillon de chaque régiment, ainsi que les généraux, de brigade, et de dresser un procès-verbal qui constate les individus qui méritent le mieux la décoration. Ce procès-verbal sera envoyé au maréchal commandant le corps d'armée, qui le transmettra, avec ses observations, au major général. Tous ces procès-verbaux devront être arrivés avant le 6 avril. Le 7, le major général me les soumettra …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12240 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 145013).
Par décret du 30 avril 1807, l'Empereur nomme à un emploi de Chef de Bataillon à la 2e Légion de Réserve, M. Viroux, Chef du 3e Bataillon du 18e de Ligne (E. Titeux : « Le Général Dupont », Prieur et Dubois, Puteaux-sur-Seine, 1903, t. 2, p. 21).
Le 14 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général CLarke : "... Je suis fâché que vous ayez retranché la compagnie du 4e de ligne faisant partie du 5e régiment provisoire et qui n'avait pas d'habits ; pour battre l’ennemi, il ne faut pas d'habits, et il est urgent de battre les Suédois ..." (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12376 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15251. Note : La CGN parle d'une Compagnie du 18e de Ligne).
Le 21 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Maréchal Kellermann, commandant un Corps de réserve de Gardes nationales : "Mon cousin, dans l'état de situation de votre armée de réserve au 15 avril, je trouve ...
Que le 44e avait 462 hommes ; pourquoi n'en enverriez-vous pas 300 hommes ...
Je suppose que si vous ne les avez pas fait partir, c'est qu'ils n'étaient pas habillés. Mais moyennant l'autorisation que je vous ai donnée de les envoyer non habillés dans les régiments provisoires et de garnison, je pense que vous les avez mis en route ...
Je vois, par le même état, que vous pourriez faire partir également de Strasbourg :
du 3e régiment de ligne 500 hommes.
… du 18e idem 100 ...
Je suppose donc que tout cela sera parti ; si ce ne l'était pas, faites-le parti sans délai ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15379).
Le 3 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Préfet du département de la Sesia : "D’après votre recommandation, monsieur le préfet, le nommé Jacques Valle, déserteur du 18e Régiment de ligne, a reçu une feuille de route pour se rendre à son Corps, où j’espère qu’il sera bien accueilli, vu sa soumission et sa bonne volonté. Croyez, monsieur le préfet, que je me ferai toujours un plaisir de seconder vos vues bienfaisantes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 7 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "Dans votre projet de distribution, je vois que ... le 18e, ... n'ont pas suffisamment. Il faut porter à chacun de ces 32 régiment l’un portant l’autre 300 hommes, ce qui fera 9 600 hommes. Vous trouverez de l'économie en suivant les bases que je vous indique, c'est-à-dire en mettant quelque chose de moins pour les légions, pour l'artillerie, pour les dragons" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15579).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 18e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Le 27 mai 1807, à Finkenstein, "Le général CIarke rend compte qu’il a fait partir de Berlin le 9e régiment d'infanterie légère pour Posen (9e Régiment provisoire ?), d'où les compagnies de ce régiment provenant du 17e légère, des 34e, 40e, 88e, 100e et 163e (103e ?) de ligne, se dirigeront sur Varsovie ; tandis que celles appartenant aux 10e légère, 3e, 4e, 18e, 57e et 59e de ligne se dirigeront sur Thorn. Il demande quelle sera la destination ultérieure de ces six dernières compagnies"; Napoléon répond : "Faire venir à Finkenstein la partie de ce régiment qui arrive à Thorn" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1149).
Composition du 4e Corps du Maréchal Soult au 1er juin 1807 :
1ère Division, Général Saint-Hilaire : 10e Léger, 14e, 22e, 36e, 43e, 55e de Ligne, 12 Bataillons, 8763 hommes.
2e Division Carra Saint-Cyr : 24e Léger, 4e, 28e, 46e, 57e de Ligne, 10 Bataillons, 8219 hommes.
3e Division Legrand : 26e Léger, 18e, 75e et 105e de Ligne, Tirailleurs corses, Tirailleurs du Pô : 10 Bataillons, 7302 hommes.
Artillerie et Génie : 55 pièces, 842 hommes.
Cavalerie légère, Général Guyot : 8e Hussards, 16e et 22e Chasseurs, 9 Escadrons, 1235 hommes (Cazalas E. : « Mémoires du Général Bennigsen », tome 2, page 302).
- Inspection du Dépôt du 18e Régiment à Strasbourg par le Général Schauenburg, 3 novembre 1807
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| Musicien du 18e de Ligne, 1813, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. |
"Dépôt du 18e Régiment d'Infanterie de Ligne. Revue passée à Strasbourg le 3 novembre 1807.
Espèce d'hommes. Belle.
Habillement. En bon état.
Equipement. En bon état.
Armement. Même observation.
Tenue. Bonne.
Discipline. - .
Maniement d'armes. Passable, ainsi que la position et le port d'arme.
Manœuvres. Peu connues.
Retenue. Point.
Pain. Celui de soupe est bon, celui de munition passable.
Ordinaire. Bien monté.
Casernes et fournitures. Les soldats un peu serrés dans les chambrées ; les fournitures mauvaises.
Conscrits. Assez bien traités.
Finances. Les registres de comptabilité en deniers et effets sont fort bien tenus, mais il existe quelques petites irrégularités dans les dates de sommes sorties de la caisse avec le journal du Quartier-maitre.
Résumé.
M. le Major Derbez-Latour m'a paru rempli de zèle à remplir ses devoirs, et je crois que S. E. peut ajouter foi entière aux notes qu'il a donné sur ses Officiers qui m'ont parues conformes à l'idée que j'ai pris d'eux.
Ordre. - Voyez la page n°1. Supplément.
L'Inspecteur général n'ayant pas trouvé sur le registre des délibérations l'ordre qu'il a laissé après sa revue, témoigne au commandant du Dépôt et aux membres du conseil d'administration son mécontentement sur cette négligence ; il leur ordonne de le faire transcrire de suite.
Les registres sont bien tenus, mais il existe quelques irrégularités, les dates ne s'accordent pas pour les sommes sorties de la caisse ; plusieurs sont portées sur le journal du Quartier-maitre avant ou après l'inscription au registre de caisse ; le conseil d'administration doit veiller à ce que ces irrégularités n'existent plus.
L'Inspecteur général a trouvé que les dépenses pour réparations à l'armement montant à 1732 frs et celle de frais de bureau à 2370 frs 60 c. étaient fortes ; le commandant du Dépôt et le conseil d'administration tiendront la main pour qu'à l'avenir, elles soient faites avec plus d'économie.
L'inspecteur général ordonne de faire cesser de suite toutes les retenues qui existeraient autres que celles autorisées par les règlements.
A dater du 1er décembre courant, il ne sera fait aux officiers aucune retenue quelconque pour la musique que celle d'une journée de solde par mois seulement, conformément aux intentions du gouvernement.
Le commandant du Dépôt transmettra de suite le présent ordre à M. le Colonel pour qu'il ait à s'y conformer, et en faire lecture aux officiers rassemblés.
A Strasbourg le 17 décembre 1807" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d'inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
"Ordre donné à tous les corps sur la manière d'exercer les conscrits et pour l'administration.
Nota. Le présent ordre a été adressé à S. E. le Ministre de la guerre, le 20 novembre dernier ; lequel précèdera les autres donnés.
Les commandants des dépôts prescriront aux officiers et sous-officiers de s'appliquer à connaitre autant que les circonstances le permettront les facultés de l'homme qu'ils ont à instruire afin de les traiter en conséquence, ils leur recommanderont la patience, les brusqueries étant contraires aux succès de l'instruction.
Le premier objet auquel ils devront avoir attention, c'est d'inspirer aux recrues le goût de la propreté, pour y parvenir, il faut qu'il lui indique tous les moyens qui sont en usage dans la troupe pour entretenir et nettoyer avec ménagement toutes les parties de l'habillement et équipement, après la propreté du corps, si essentielle à la santé du soldat, vient l'entretien de ses armes dont il doit avoir le plus grand soin, à cet effet, il faut faire connaitre aux recrues toutes les parties de son armement et lui enseigner la manière de nettoyer et remonter son fusil.
Lorsque l'on sera à l'exercice l'instructeur entretiendra la recrue pendant l'intervalle de chaque repos, de ses devoirs envers les officiers et sous-officiers, et lui fera connaitre les nomes des généraux sous les ordres desquels se trouvera le corps, le nom des officiers de sa compagnie, et de ceux supérieurs en exigeant de lui qu'il les retiennent.
Le commandant de chaque dépôt fera pratiquer le règlement concernant le service intérieur, la police et la discipline de l'infanterie du 24 juin 1792 sur tout ce qui n'est pas contraire aux lois actuelles, aux localités et aux circonstances.
Ils assembleront au moins chaque semaine les officiers et sous-officiers pour les examiner sur les bases de la discipline, de la police, du service intérieur et sur celui de la place duquel il devra être donné connaissance aux conscrits à la fin de chaque exercice en classant les devoirs de chaque grade.
Ils feront aussi suivre par gradation le règlement concernant la manÅ“uvre et l'exercice de l'infanterie du 1er août 1791, sans se permettre sous aucun prétexte quelconque la moindre innovation dans ses principes.
En surveillant la stricte exécution de l'ordre ci-dessus, ils exigeront que les officiers et sous-officiers , par leur conduite et leur application à remplir leur devoir, servent de modèle aux jeunes soldats pour l'éducation militaire de laquelle ils sont chargés.
Tous les officiers et sous-officiers devront se trouver aux exercices journaliers et y être employés en raison de leurs connaissances et moyens d'instruction, et ceux qui n'en auront pas suffisamment devront également s'y trouver pour en acquérir ou pouvoir y être utilisés à la volonté du chef.
L'on n'exercera jamais de grand matin, à moins que les circonstances ne l'exigent, afin de donner le temps au soldat de soigner toutes les parties de son vêtement et la propreté de la chambrée ; l'on préfèrera autant que possible les exercices de l'après midi attendu qu'elles empêchent le soldat de s'écarter trop loin de son quartier.
Conformément à l'article 20 du règlement concernant le service intérieur, tous les officiers devront se trouver à la garde journalière que fournira le corps quand même elle ne défilerait qu'au quartier ; les chefs n'en exempteront personne que pour objet de serves, ils exigeront qu'ils se présentent dans la tenue prescrite pour le journalier, et qu'ils ne se permettent aucun autre costume dans la journée, que celui qu'ils doivent avoir eu à la parade.
Administration.
Les membres du conseil d'administration devront se pénétrer du devoir de la plus exacte surveillance sur toutes les parties de l'administration qui leur est confiée, et les commandants des compagnies porteront toute l'attention nécessaire aux fournitures qui seront faites à leurs soldats, feront les représentations au conseil d'administration si elles étaient défectueuses et rendront compte à l'inspecteur général dans le cas où il ne serait pas fait droit à leurs réclamations.
Le premier dimanche de chaque mois, il sera fait lecture de l'arrêté du 19 Vendémiaire an 12 relatif à la désertion.
Il ne sera fait aux soldats et conscrits, et sous quelque prétexte que ce puisse être, aucune autre retenue que celles prescrites par les règlements.
On ne peut sous quelque prétexte que ce soit, et sans se rendre coupable d'un délit, se permettre de recevoir des hommes en remplacement des militaires qui sont sous les drapeaux sans l'autorisation formelle et préalable transmise par le directeur général de la conscription.
Il ne doit être délivré aucune espèce de congé si ce n'est sur des imprimés envoyés par le ministre. Aucun enrôlé volontaire ne doit être admis qu'après avoir contracté un engagement en présence d'un maire.
On ordonnera que cette formalité soit remplie sur le champ par les enrôlés volontaires qui ne s'y seraient pas conformés.
L'intention de l'Empereur est que tout militaire qui reçoit son congé définitif soit pour ancienneté de service, soit pour cause de blessures reçues à l'armée, puisse rentrer dans ses foyers avec une tenue décente et qu'il doit par conséquent être pourvu d'un habit uniforme en bon état et de son sabre, s'il est sous-officier ou grenadier.
Si le corps a plus de huit musiciens (que les règlement accordent), ceux qui dépassent ce nombre devront être admis comme soldats, et s'ils l'avaient été seulement comme gagistes, ils devront de suite contracter un engagement militaire, s'ils s'y refusent et que le corps veuille les conserver, il est expressément défendu de les porter sur les revues de solde et de fournitures et ils seront mis entièrement à la charge des officiers, mais dans tous les cas, le total de la dépense de la musique ne doit pas excéder une journée de solde des officiers par mois.
Le présent ordre sera transmis de suite sur le registre des délibérations et lu aux officiers rassemblés.
Les commandants des dépôts restent responsables de son entière exécution" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d'inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le Général Schauenburg adresse au Ministre Lacuée le résultat de sa revue le 25 décembre 1807 et au Ministre de la Guerre le résultat de sa revue le 27 décembre 1807; le résultat de la Revue est également adressé au Corps le 25 décembre 1807 (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : « Revues particulières d'inspection, ordonnée le 23 octobre 1807 » ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.491 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
Le 5 décembre 1808, l'Empereur écrit, depuis Chamartin, au Général Lacuée, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "... Le corps d'Oudinot ne serait plus alors composé que des compagnies de grenadiers et voltigeurs des régiments ci-après, savoir : 6e, 9e, 16e, 25e, 27e, 17e, 21e, 24e, 26e, 28e d'infanterie légère ; 8e, 95e, 96e, 4e, 18e, 40e. 64e, 88e, 27e, 39e, 45e, 59e, 69e, 76e, 24e, 54e, 63e, 94e d'infanterie de ligne.
Mon intention serait que les compagnies restant des 4es bataillons de ces corps y fussent réunies ; ce qui compléterait vingt-huit bataillons. J'y joindrais les 4es bataillons des 46e, 28e, 50e, 75e, 100e et 103e ; ce qui porterait ce corps à trente-quatre bataillons, qui, à 840 hommes chacun, feraient près de 30,000 hommes.
Pour compléter le nombre de 30,000 hommes, j'y réunirais les bataillons des tirailleurs du Pô et des tirailleurs corses ; j'en formerais trois divisions de douze bataillons chacune ; ce qui ferait un beau corps qui pourrait, si cela était nécessaire, renforcer l'armée du Rhin et la porter à 140,000 hommes, laissant les 4e, 46e, 18e de ligne, 24e et 26e légers, ce qui fait cinq régiments, pour la défense du port de Boulogne et de la Bretagne, et me laissant ainsi la faculté de diriger sur l'Allemagne les 4es bataillons des 48e, 13e, 108e, etc. ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14535 ; Correspondance générale de Napoléon, t.8, lettre 19446 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 21).
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 18e de Ligne fait partie du 3e Arrondissement; 5e Division militaire. Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 13 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la guerre : "Monsieur le général Clarke, le corps du général Oudinot, au lieu d’être partagé en trois divisions, ne le sera qu’en deux. À cet effet, la 3e demi-brigade légère et la 4e demi-brigade de ligne feront partie de la 1re division ; la 5e et la 6e demi-brigade de ligne feront partie de la 2e division. Le général Claparède commandera une de ces deux divisions. Comme il paraît que chaque corps ne pourra fournir que deux compagnies de fusiliers au grand complet, jusqu’à ce que la conscription de 1810 ait complété les cadres, chaque bataillon ne sera que de 560 hommes, chaque demi-brigade de 1 680 hommes, chaque division de 10 000 hommes, et le corps entier de 20 000 hommes. Lorsque les 5e et 6e compagnies de fusiliers pourront être envoyées, je verrai si je dois former une 3e division, ou laisser seulement le corps à deux divisions.
... Le 6e bataillon de marche sera composé de deux compagnies du 4e de ligne, de deux du 18e de ligne, et de deux du 46e ...
Ces douze bataillons de marche seront réunis du 1er au 15 mars à Strasbourg.
Vous donnerez ordre que chacune de ces compagnies soient complétées à 140 hommes.
Donnez ordre que les dépôts fournissent à chaque homme une capote et 3 paires de souliers, dont deux dans le sac et une aux pieds.
Si les dépôts ne pouvaient compléter ces compagnies, ils en enverront toujours les cadres, avec tout ce qu’ils ont de disponible, et vous ferez connaître ce qui manquerait, afin que je le fasse tirer des conscrits de ma Garde.
Vous donnerez ordre que tous les détachements de ma Garde qui doivent partir de Paris, pour porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet, soient prêts à partir le 15 pour se rendre à Strasbourg. Ils seront formés en bataillons de marche. Vous prescrirez aux différents commandants de ma Garde d’en passer la revue, de n’envoyer que des hommes qui sachent faire l’exercice à feu, et de les faire habiller de l’uniforme d’infanterie légère, avec les boutons des régiments où ils doivent entrer ; on me les présentera à la parade du 16, et ils partiront le 17.
J’ai donné ordre au corps du général Oudinot de se réunir à Augsbourg.
Si le général Claparède est encore à Paris, donnez-lui l’ordre de se rendre à Strasbourg186 pour y attendre ces détachements, et exécuter les ordres qui lui seront donnés. Il sera chargé de mener cette colonne.
Par ce moyen, il y aura entre Strasbourg et Augsbourg de quoi compléter les 12 brigades du corps du général Oudinot, à 12 compagnies chacune, c’est-à-dire à 20 000 hommes. Comme il y aura 12 demi-brigades, il faudra 36 chefs de bataillon et adjudants-majors. Présentez-moi la nomination de ceux qui manquent, et vous les dirigerez sur Strasbourg, pour de là rejoindre le corps. Il faudra 12 majors, le corps en a huit ; c’est quatre à envoyer. Il faut 6 généraux de brigade ; faites-moi connaître ceux qu’il faudrait envoyer.
Il faut à chaque division 18 pièces de canon, c’est-à-dire 36 pour les 2 divisions. Le corps en a 18 ; faites-moi connaître la situation du parc de l’armée du Rhin, et s’il peut fournir les 18 autres pièces.
Ainsi, à la fin de mars, j’aurai au corps du général Oudinot 20 000 hommes, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, une compagnie de pontonniers, un colonel du génie, trois officiers du génie, 6 000 outils attelés, 40 caissons d’infanterie, 20 par division, la division de cuirassiers Espagne, et la brigade de cavalerie légère composée de 3 régiments que j’ai attachés à ce corps. Ce qui fera un corps de près de 30 000 hommes.
Il faut qu’il y ait un commissaire des guerres par division, et deux adjoints, et les chefs de service nécessaires. L’armée du Rhin a en personnel de quoi organiser tout cela ..." (E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2767 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 200160; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 61).
Le 15 février 1809, le Ministre de la Guerre adresse son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution des dispositions prescrites par sa lettre du 13 de ce mois, je viens de donner l'ordre à M. le général Oudinot de ne former provisoirement qu'à deux divisions, au lieu de trois, le corps d'armée qu'il commande. Ces deux divisions seront composées, ainsi que Sa Majesté l'a ordonné, de la manière suivante, savoir :
1re division.
1re 1/2 brigade d'infanterie légère ; 3e id. ; 1?e de ligne ; 2e id. ; 3e id. ; 4e id.
2e division.
2e 1/2 brigade d'infanterie légère ; 4e id. ; 5e id de ligne ; 6e id. ; 7e id. ; 8e id.
Le général de division Claparède commandera l'une de ces divisions.
J'ai prévenu le général Oudinot que les 4es bataillons qui doivent composer son corps ne pouvant fournir en ce moment que deux compagnies de fusiliers au grand complet, chacun de ces bataillons sous ses ordres ne sera provisoirement composé que de la compagnie de grenadiers , de la compagnie de voltigeurs et des deux premières compagnies de fusiliers formant 560 hommes par bataillon, 1,680 hommes par demi-brigade, 10,000 hommes par division et 20,000 pour le corps entier.
J'ai expédié les ordres pour faire diriger sur Strasbourg les 1re et 2e compagnies de fusiliers de tous ces 4es bataillons complétées à 140 hommes chacune et munies d'une capote et de trois paires de souliers par homme. Huit de ces 4es bataillons avaient encore leurs compagnies de grenadiers et de voltigeurs dans l'intérieur et je leur ai pareillement donné l'ordre de se rendre à Strasbourg, ce sont celles des 24e de ligne qui est à Lyon, 16e légère qui est à Mâcon, 28e, 46e, 50e, 75e qui sont à Boulogne, 100e et 103e qui sont à Metz.
Toutes ces compagnies, à leur arrivée à Strasbourg, y seront réunies formées en 12 bataillons de marche de la manière prescrite par Sa Majesté et mises sous le commandement du général de division Claparède qui se trouvait à Paris et qui a l'ordre de se rendre à Strasbourg où il attendra de nouveaux ordres.
Je joins ici l'état de ces compagnies indiquant les époques de leur arrivée à Strasbourg et leur formation en bataillons de marche.
Dans le cas où les dépôts ne pourraient en ce moment compléter à 140 hommes chacune de ces compagnies, j'ai ordonné qu'on en fit néanmoins partir les cadres avec tous les soldats disponibles au dépôt et qu'on me fit connaître sans aucun délai ce qui pourrait leur manquer, j'aurai l'honneur d'en rendre compte à Sa Majesté à mesure que les rapports me parviendront.
Les détachements de la garde impériale destinés à porter les compagnies de grenadiers et de voltigeurs au grand complet partiront de Paris le 17 février formés en 2 bataillons de marche, l'un d'infanterie légère fort de 643 hommes, l'autre d'infanterie de ligne fort de 814 hommes, en tout 1,457 hommes, ils arriveront le 9 mars à Strasbourg. Ces deux bataillons seront présentés à Sa Majesté demain, 16 , à la parade.
Je donne des ordres pour compléter à 6 le nombre des généraux de brigade du corps du général Oudinot, celui des majors à 12 , celui des chefs de bataillon et adjudants-majors à 36. J'ordonne en même temps des dispositions pour compléter à 36 pièces le nombre des bouches à feu du corps du général Oudinot, savoir 18 par division, et pour organiser son administration à raison d'un commissaire des guerres par division et deux adjoints avec les chefs de service nécessaires pris dans l'administration de l'armée du Rhin ...
Au moyen de ces dispositions, il y aura entre Augsbourg et Strasbourg de quoi compléter les 12 1/2 brigades de ce corps d'armée à 12 compagnies chacune et ce corps aura ainsi, vers la fin de mars, 20,000 hommes d'infanterie, 36 pièces de canon avec caissons et double approvisionnement, un général de brigade d'artillerie , une compagnie de pontonniers, un colonel et trois officiers du génie, deux compagnies de sapeurs, 6,000 outils sur des voitures attelées, 40 caissons d'infanterie dont 20 par division, la division de cuirassiers du général Espagne, la brigade de cavalerie légère, ce qui fera un corps de près de 30,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 65). Cette lettre est suivie d'un "État des bataillons de marche destinés à rejoindre le corps du général Oudinot et qui sont dirigés sur Strasbourg" qui indique : 6e Bataillon de marche du Corps du Général Oudinot, 1ère et 2e Compagnies de Fusiliers des 4e et 18e de Ligne; Grenadiers, Voltigeurs, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 46e de Ligne; chacune à 280 hommes; celles du 18e sont à Strasbourg.
Le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).
Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
J'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que Strasbourg est à 6 journées de marche de Metz et à 5 journées de marche de Nancy.
Ainsi, en supposant que la division Legrand qui est à Metz, composée du 26e régiment d'infanterie légère et du 18e d'infanterie de ligne avec son artillerie, et la division du général Carra-Saint-Cyr qui est à Nancy et Lunéville, composée des 24e régiment d'infanterie légère, 4e et 46e de ligne, se mettent en marche seulement du 5 au 6 mars, ces troupes pourraient être rendues à Strasbourg du 10 au 15 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).
Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
La 1re division, commandée par le général Legrand, sera composée : 1° du 26e régiment d'infanterie légère ; du 18e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° d'une brigade des troupes de Bade composée : du 1er régiment d'infanterie de ligne, 1680 hommes ; du 2e régiment d'infanterie de ligne, 1680 hommes ; du 3e régiment d'infanterie de ligne, 1680 hommes ; d'un bataillon d'infanterie légère, 600 hommes ; de 12 pièces d'artillerie badoise ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).
- 1809, formation d'un Corps de Réserve
Le 3 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... Le 10e sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 3e, 4e, 18e, 63e, 24e, 64e. Il se réunira à Strasbourg ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20195 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
Le 4 mars 1809, le Ministre de la Guerre fait son rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté en date de ce jour, j'ai adressé, par courrier extraordinaire, aux généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand, l'ordre de partir avec les troupes qui composent ces deux divisions, pour se rendre à Strasbourg ...
Quant à la division du général Legrand, elle se mettra en marche, savoir : le 26e régiment d'infanterie légère partira de Metz le 7 mars et arrivera le 11 à Strasbourg. L'état-major de cette division, le 18e régiment d'infanterie de ligne et l'artillerie, personnel et matériel, partiront de Metz le 8 mars et seront rendus le 13 à Strasbourg ...
Ainsi, les divisions des généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand seront rendues à Strasbourg du 10 au 13 mars, tandis que la tête de la colonne du général Molitor, venant des environs de Mâcon, n'arrivera à Strasbourg que le 15 du même mois et que les troupes de la division du général Boudet ne seront rendues à Colmar, et dans les environs, que du 18 au 20 mars" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 143 - Cette lettre est notée en marge par l'Empereur : "Renvoyé au major général.
J'ai donné l'ordre que les divisions Molitor et Boudet se dirigeassent sur Ulm en passant par Huningue, de sorte qu'elles pourront arriver en même temps que les divisions Legrand et Saint-Cyr qui passent par Strasbourg.
Paris, le 6 mars 1809").
Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
La 1re division , commandée par le général Legrand , sera composée :
1º Du 26e régiment d'infanterie légère ; du 18e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ;
2º D'une brigade de troupes de Bade, composée du 1er régiment d'infanterie de ligne, 1,680 hommes ; du 2e régiment d'infanterie de ligne, 1,680 hommes ; du 3e régiment d'infanterie de ligne, 1,680 hommes ; d'un bataillon d'infanterie légère, 600 hommes ; de 12 pièces d'artillerie badoise ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du corps de réserve de l'armée du Rhin. Feuille nº 2" indique :
Corps de Réserve de l’Armée du Rhin, Général Oudinot.
Quartier général du Corps du Général Oudinot : Augsbourg (du 5 au 16 mars).
1re DIVISION : Général Claparède.
4e 1/2 brigade de ligne. Augsbourg et les environs (du 5 au 16 mars 1809).
4e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 186 hommes. Conscrits de la Garde, 95 hommes. 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
18e de Ligne, 4e Bataillon : Grenadiers et Voltigeurs, 243 hommes. Conscrits de la Garde, 41 hommes ; 1re et 2e Compagnies de Fusiliers, 280 hommes.
46e de Ligne. Pour mémoire (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 9).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
1re Division d'infanterie : Général Legrand.
18e Régiment d'infanterie de ligne, 3 Bataillons, 1,548 hommes. Itinéraire : Metz le 5. Metz le 6. Metz le 7. Solgne le 8. Moyenvic le 9. Maizières le 10. Sarrebourg le 11. Saverne le 12. Strasbourg le 13. Strasbourg le 14. Bischoffsheim le 15. Rastadt le 16. Ettlingen le 17. Pforzheim le 18. Vaihingen le 19. Constatt le 20. Göppingen le 21. Geislingen le 22. Ulm le 23 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
Corps de Réserve, Général Oudinot.
6e Bataillon de marche.
18e de Ligne, 1re et 2e Compagnies de Fusiliers du 4e Bataillon, 280 demandés, 229 mis en route. Itinéraire : Strasbourg le 5. Biberach le 13. Hornberg le 14. Rottweil le 15. Bahlingen le 16. Riedlingen le 17. Ehingen le 18. Ulm le 19. Günzbourg le 20. Zusmarshausen le 21. Augsbourg le 22 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Nafziger mentionne également 50 hommes du 4e de Ligne, faisant partie d'un Bataillon de marche de Paris (Nafziger 809CBV - source : Saski, "Campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche", Paris, 1902).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
Le 14e régiment de ligne a 800 hommes disponibles à son 5e bataillon ; ordonnez que ces hommes soient réunis en trois compagnies de marche, et faites-les partir pour se rendre à Strasbourg ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes.
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
Les 800 hommes du 14e dans les 3 premiers bataillons du 18e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon ...
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort ...
J'ai également adressé des ordres et instructions au général Boudet pour l'exécution de son mouvement sur Ulm.
A l'égard des divisions des généraux Carra-Saint- Cyr et Legrand, Sa Majesté verra par le projet d'itinéraire que je joins ici sous le numéro 2, que ces troupes, qui doivent arriver successivement à Strasbourg du 10 au 13 mars, pourraient, en partant de cette place le surlendemain de leur arrivée, être rendues à Ulm le 25 mars, même en prenant un séjour en route.
Itinéraire pour faire diriger de Strasbourg sur Ulm les divisions des généraux Carra-Saint-Cyr et Legrand.
18e régim. d’infanterie de ligne : Epoque de l’arrivée de ces corps à Strasbourg 13 mars.
De Strasbourg, Bischofsheim 16 mars; Radstadt 17; Ettlingen 18; Pforzheim 19-20 séjour; Vahingen 21; Constadt 22; Goeppingen 23; Geislingen 24; Ulm 25 ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).
Le 9 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je vous envoie un état que j'ai fait dresser du corps du général Oudinot. Faites-le rectifier, s'il y a des erreurs ... " (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2907 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20307; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 213).
Situation de la Division Oudinot au 9 mars 1809 (Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20309; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 214) :
Divisions |
Brigades |
1/2 Brigades |
Bataillons |
Présents |
Détachements tirés des conscrits de la Garde |
Compagnies de fusiliers formant les 12 premières compagnies de marche |
Détachement formant le 13e bataillon de marche |
Totaux
|
Manque au complet de 560 par brigade |
Excédent sur le complet |
||
| Par bataillon
|
Par 1/2 brigade
|
|||||||||||
1ère division général Claparède |
3e brigade le général |
4e 1/2 brigade d'inf. de ligne Major Comminet | 4e de ligne |
179 |
|
95 |
265 287 |
|
539 564 |
1103 |
21 |
|
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
Du 5e bataillon du 14e rég. d'infanterie de ligne, 800 hommes venant de Sedan arriveront à Strasbourg le 25 mars ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
Les 800 hommes du 14e régiment dans les 3 premiers bataillons du 18e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
Le 13 mars 1809, le Général Ledru, commandant provisoirement la Division Legrand, écrit, depuis Strasbourg, au Major général : "Monseigneur,
A mon arrivée à Strasbourg, j'ai trouvé l'ordre de V. A., du 7 mars, qui prescrit à la division de continuer sa route pour être rendue à Ulm du 20 au 22.
Mais la division Carra-Saint-Cyr dont la marche devait précéder la nôtre, n'ayant encore qu'un régiment au delà du Rhin, j'ai cru devoir, sur les vives représentations du général Saint-Cyr, différer de 24 heures le départ du 26e d'infanterie légère, afin que ce corps ne se trouvât pas encombré sur la route avec le 24e d'infanterie légère, les équipages de la division Saint-Cyr et un convoi de 30 voitures d'artillerie.
En conséquence, le 26e légère partira demain et fera route avec le 4e d'infanterie de ligne.
Le 18e de ligne et l'artillerie de la division Legrand partiront après-demain 15.
Cette division au lieu d'arriver à Ulm du 21 au 22, n'y sera rendue que du 22 au 23.
Le retard de la division Saint-Cyr est la seule cause de celui que nous éprouvons.
Si les circonstances l'exigeaient, il serait facile au général Saint- Cyr de faire une marche forcée et je m'empresserais d'en faire autant" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 252).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 18e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 14e Régiment de Ligne, 800 demandés. Partira de Sedan le 14 mars pour être le 25 mars à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 11e demi-brigade.
1er bataillon.
3 compagnies du 3e de ligne.
3 compagnies du 4e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
3 compagnies du 18e de ligne.
3 compagnies du 63e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 24e de ligne.
2 compagnies du 64e de ligne.
2 compagnies du 57e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 23 mars 1809, l'Empereur, depuis La Malmaison, ordonne : "... Le général Bertrand fera sur-le-champ organiser à Strasbourg une compagnie du train de 120 hommes, pris parmi les conscrits du 18e de ligne et composée de 1 capitaine, de 1 lieutenant, de 1 sous-lieutenant, de 2 maréchaux des logis, de 4 brigadiers et de 120 soldats. Il choisira les officiers parmi d'anciens officiers de cavalerie ou de sapeurs. Il fera, sur-le-champ, habiller cette compagnie de l'uniforme du train du génie. Il fera faire 12.000 outils, et se procurera 24 voitures pour porter ces 12.000 outils, 2 forges et 2 autres chariots pour porter des cordages, des instruments et autres approvisionnements nécessaires pour le raccommodage des ponts total 28 à 30 voitures. Il fera sur-le-champ acheter les 200 chevaux et harnais nécessaires, de sorte qu'au 20 avril, ce train puisse partir de Strasbourg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2991 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 350).
Le même 23 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Vous ordonnerez qu'il soit formé 4 bataillons de marche pour renforcer le Corps d'observation du Rhin, savoir : un bataillon composé de 200 hommes du 26e léger et de 200 hommes du 18e de ligne.
Total : 400 hommes qui portera le nom de bataillon de marche de la division Legrand ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).
Les 5e et 6e Compagnies du 4e Bataillon (280 hommes) sont au Dépôt de Strasbourg et doivent faire partie du 6e Bataillon de marche (d'après le "MOUVEMENT des 5e et 6e compagnies des 4es bataillons appartenant à l'armée du Rhin et au corps de réserve de l'armée du Rhin, pour se rendre à Strasbourg, où elles seront formées en bataillons de marche et envoyées de là en Allemagne pour y rejoindre leurs corps" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 419).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 18e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 1ère Division Legrand, 1ère Brigade Ledru (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619).
Le 6 avril 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Major général : "... Vous pouvez prendre dans le dépôt du 18e de ligne 200 hommes pour en fortifier les dépôts du train qui sont à Strasbourg; ces 200 hommes suffiront à panser 600 chevaux du train, ce qui donnera le temps d'attendre les soldats du train qui arrivent ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 23).
Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION LEGRAND.
Quartier général, Günzburg.
1re Brigade.
26e Léger : 1er Bataillon, Neuburg ; 2e Bataillon, Klinkrer ; 3e Bataillon, Harthausen.
18e de Ligne : 1er Bataillon, Walstetten. 2e Bataillon, Walstetten. 3e Bataillon, Walstetten (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).
Une situation originale du 4e Corps, signée du Général Beker, Chef d'état-major général de ce Corps d'armée et datée du 16 avril 1809, indique que la 1re Division (Général Legrand) a son Etat-major à Schwabmünchen, à 22 kilomètres d'Augsbourg ; un de ses Régiments, le 18e de Ligne, est à Landsberg, à 33 kilomètres de la même ville (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 244).
Le Général Legrand écrit au Duc de Rivoli, le 3 mai 1809 : "Monsieur le Maréchal,
Conformément à vos intentions, je me suis porté sur Ebersberg avec ma division, j'ai fait de suite attaquer le château par le 26e régiment d'infanterie légère ; l'ennemi l'occupait avec des forces assez considérables. 400 hommes y furent faits prisonniers et beaucoup de blessés.
Pendant cette attaque, le 18e de ligne a traversé la ville se portant sur la route d'Enns, pour débusquer l'ennemi des vergers, d'où il était sur le point de rentrer en ville. Il en fut vigoureusement repoussé avec perte, et il eut environ 200 hommes faits prisonniers. Le bataillon des tirailleurs badois a longé la rive droite de la Traun, pendant qu'un bataillon du 18e remontait la rive droite, pour tourner la ville du côté de la route de Wels, où l'ennemi occupait déjà les premières maisons. Il fut repoussé sur tous les points jusqu'à la crête des montagnes, ce qui l'a décidé à effectuer sa retraite. Il a été suivi par deux bataillons et des voltigeurs de différents régiments, jusqu'au débouché du bois où on lui a fait 600 prisonniers qui, avec les 600 pris au château et en avant de la ville, forment 1,200 prisonniers et plus ; à chaque instant il en arrive encore.
En vous rendant un compte exact de la conduite des troupes, je ne puis pas vous laisser ignorer la manière dont le général Ledru, secondé par le colonel Pouget et le chef de bataillon Baudinot, a fait l'attaque du château. Ce général a pénétré de vive force et par une attaque brusque dans le château, avec le 26e régiment, et y a fait les 600 prisonniers dont je vous ai parlé. Le colonel du 18e régiment, les officiers supérieurs et plusieurs autres, dont je vous ferai connaitre les noms incessamment, se sont très bien conduits. Le 26e régiment a perdu, tant en tués qu'en blessés, environ 400 hommes. Le 18e régiment a perdu à peu près 200 hommes. Le bataillon de tirailleurs badois a eu plusieurs hommes blessés. Je porte dans ce moment ma division dans la position en avant du bois, sur la route d'Enns, afin d'être plus à portée d'observer l'ennemi et de garder ce débouché, qui est très important" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 135).
Le Duc de Rivoli écrit, depuis le pont d'Ebersberg, le 3 mai, à 5 heures et demie du soir, à l'Empereur : "Sire,
Ce matin, à 10 heures, mon avant-garde a rencontré l'ennemi ·en avant du pont de la Traun, à Ebersberg. Quelques charges de cavalerie l'ont rejeté sur le pont. Je l'ai fait charger à la baïonnette et l'ai rejeté sur les hauteurs en arrière d'Ebersberg. L'ennemi s'y est réuni au nombre de plus de 30,000 hommes, et je n'avais que la division Claparède. Cette division a soutenu le feu pendant 4 heures ; la division Legrand est arrivée, et le 26e d'infanterie légère et le 18e de ligne ont décidé la victoire pour les armes de V. M. impériale et royale.
L'ennemi avait 20 pièces en batterie ; il s'est défendu comme un lion, mais il a fallu qu'il cède à la valeur française.
D'après ce que j'ai vu, j'estime les prisonniers de 7,000 à 8,000 hommes, deux drapeaux. Le corps qui a été battu est celui du général Hiller réuni à des débris d'autres corps.
Je garde toutes les hauteurs avec deux divisions ; les deux autres sont à portée. L'ennemi s'est rejeté dans les bois, je n'ai pu le poursuivre avec la cavalerie. Toute la ville est en flammes, le pont seul est intact.
Les officiers du génie avec les sapeurs travaillent à arrêter l'incendie et à préserver le pont, et je puis assurer à V. M. qu'il n'y a rien à craindre.
Il y a beaucoup de magasins à Linz, je n'ai fait qu'y passer ; j'y ai fait mettre des gardes.
Je ferai demain un rapport détaillé, et demanderai à V. M. des récompenses pour les braves, d'après les rapports des généraux de division" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 142).
"La communication étant rétablie entre le pont et le bourg, le général Ledru, à la tête du 26e, se porta sur le château situé au-dessous de la position principale de l'ennemi ; le 18e, sous mes ordres, traversa Ebersberg, renversant tout ce qui s'opposait à son passage, et s'établit sur les hauteurs qui bordent la grande route. Chacun de ces régiments s'acquitta avec bonheur de sa mission ; mais l'ennemi déjà commençait à pourvoir à sa retraite, qui se fit avec un ensemble parfait. Le général Hiller avait été prévenu que le duc de Montebello avait fait son passage à Wels" ("Souvenirs militaires et intimes du Général Vicomte de Pelleport" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 137).
"Rapport de l’affaire d’Ebersberg.
… Le général Hiller, qui commandait l'armée ennemie, connaissant l'importance de la conservation du pont et des positions qu'il venait de perdre, fit arriver des renforts de troupes fraiches qu'il faisait relever successivement par d'autres, et obligea les nôtres à lui céder le château et les hauteurs. Quinze pièces de canon étaient en batterie pour battre le pont el la plaine. Je ne perdis pas un instant ; j'en fis placer vingt sur les-points les plus avantageux, et j'envoyai l'or1lre à la division Legrand d'arriver en toute hâte, m'apercevant que la division Claparède avait déjà beaucoup perdu et n'était plus à même, sans renfort, de résister au secours que recevait successivement l'ennemi. La canonnade fut terrible de part et d'autre ; mais, enfin, il fallait de l'infanterie pour décider l'affaire. Le 26e d'infanterie légère et le 18e de ligne, à la tête desquels étaient le général de division Legrand et le général de brigade Ledru, arrivèrent ; je leur donnai l'ordre de passer le pont, en prescrivant au général Legrand de diriger un régiment sur la droite, où l'ennemi réunissait beaucoup de forces. Le général Legrand exécuta mes ordres avec infiniment de précision. Ces deux régiments changèrent en moins d'une demi-heure l'affaire à notre avantage. La victoire fut fidèle aux aigles de S. M., et l'ennemi fut chassé de toutes ses positions, et poursuivi à plus d'une lieue et demie sans pouvoir se rallier. Si un accident, qui n'arrive malheureusement que trop souvent, n'eut mis le feu dans le village, la cavalerie légère aurait passé le pont, et aurait achevé la perte de l'armée du général Hiller ; mais il fallut penser à éteindre le feu des maisons qui avoisinaient le pont, pour le préserver d'un incendie. Le général Pernety commandant l'artillerie du corps d'armée, le colonel Aubry, son chef d'état-major et le colonel Flayelle du génie, accoururent vers les premières maisons incendiées, firent ôter les madriers du pont qui avoisinaient la porte, pour les garantir des flammes, et, afin que la brigade badoise pût continuer de passer la Traun, les généraux et officiers établirent un passage par le moyen de planches; alors l'infanterie continua de filer et de se porter sur le plateau que l'ennemi se disposait à reprendre. Les généraux Claparède et Legrand réunirent leurs divisions, afin d'en imposer à l'ennemi. Le général Legrand, au commencement de l'action, avait fait passer le pont au 19e de chasseurs; ce général en fait le plus grand éloge, mais, lorsque les flammes eurent embrasé la ville, ce régiment fut obligé de le repasser.
MASSÉNA" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 138).
Le 5e Bulletin de la Grande Armée, daté du Quartier impérial d'Enns, le 4 mai 1809, raconte, au sujet d'Ebersberg : "... L'ennemi voyant que la division Claparède était sans communications, avança trois fois sur elle, et fut toujours arrêté et reçu par les baïonnettes. Enfin, après un travail de trois heures, on parvint à détourner les flammes et à ouvrir un passage. Le général de division Legrand, avec le 26e d'infanterie légère et le 18e de ligne, se porta sur le château que l'ennemi avait fait occuper par huit cents hommes. Les sapeurs enfoncèrent les portes, et l'incendie ayant gagné le château, tout ce qu'il renfermait y périt. Le général Legrand marcha ensuite au secours de la division Claparède. Le général Durosnel qui venait par la rive droite avec un millier de chevaux, se joignit à lui, et l'ennemi fut obligé de se mettre en retraite en toute hâte. Au premier bruit de ces événemens, l'empereur avait marché lui-même par la rive droite avec les divisions Nansouti et Molitor ..." (Panchoucke : « Oeuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 4, p. 417; Les Bulletins de la Grande armée : précédés des rapports sur l'armée française, depuis Toulon jusqu'à Waterloo, extraits textuellement du Moniteur et des Annales de l'empire : histoire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon, avec des notes historiques et biographiques sur chaque officier. Tome 5 / par Adrien Pascal; cité dans Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 139).
Dans une lettre datée de Vienne, le 14 mai 1809, le Général Ledru fait le récit qui suit, des opérations de sa Brigade dans cette affaire : "Le 3 mai, vers midi, les grenadiers de la division Claparède (corps d'Oudinot), faisant l'avant- garde, atteignirent l'arrière-garde ennemie au pont d'Ebersberg, la repoussèrent, l'empêchèrent de couper le pont et le passèrent avec la plus grande intrépidité, en tuant ou jetant dans l'eau tout ce qui faisait résistance ; mais, parvenus dans la ville, qui n'offre d'autre débouché qu'une rue étroite et longue et dont l'extrémité est défendue par un vieux château, bâti sur une hauteur à pic, fusillés, mitraillés à droite et à gauche des hauteurs qui dominent la rive droite et le pont, ils s'arrêtèrent ; l'ennemi reprit l'offensive et allait les culbuter dans la Traun et s'emparer du pont, qui est étroit et long de plus de deux cents toises, lorsque j'arrivai avec ma brigade. Le maréchal était venu lui-même à ma rencontre et m'avait expliqué en quelques mots ce que je devais faire. Je passe le pont sous une grêle de balles.et de boulets qui me tuent une centaine d'hommes. Le 18e régiment de ligne a ordre de tourner la ville par un petit sentier à droite ; avec le 26e d'infanterie légère, je monte au château. Environ mille hommes du régiment de Jordis et des Croates remplissaient la cour, les galeries, les appartements et faisaient un feu terrible, sans aucun danger de leur part, par les fenêtres et les murs qu'ils avaient crénelés. Il fallait déboucher sous une voûte longue et étroite, la plupart des premiers braves qui se présentèrent furent abattus, les trois officiers et cinquante-six carabiniers de la 1re compagnie furent tués ou gravement blessés ; le passage fut forcé, les portes des escaliers et des chambres enfoncées à coups de hache et de crosse, et tous les Autrichiens passés au fil de la baïonnette ou faits prisonniers. Je passe alors sous la deuxième voûte et je me développe dans la plaine. Je n'avais encore que trois bataillons, et l'ennemi me présentait, sur cinq lignes, à peu près 15,000 hommes et plusieurs batteries. Deux charges de cavalerie font effort pour me culbuter, je les repousse. Le général Legrand me joint alors, avec deux bataillons du 18e et les chasseurs badois. Cependant, les obus avaient incendié le château et la ville, au point qu'il était impossible de faire retraite et de recevoir du renfort ; l'artillerie et 1,800 cuirassiers qui nous suivent ne peuvent passer ; les divisions Saint-Cyr, Tharreau et Boudet sont également arrêtées sur la rive gauche. Les Autrichiens, avec tant soit peu de résolution, devaient prendre toute ma brigade et ce qui restait des grenadiers Claparède ; mais notre audace les avait démoralisés an point que leurs officiers ne pouvaient plus les décider à prendre l'offensive.
Je n'étais qu'à 80 pas de leur première ligne, nos voltigeurs éparpillés tiraient à coups sûrs dans leurs masses et y tuaient beaucoup de monde. Le 18e marche en bataille et l'arme au bras pour soutenir ses tirailleurs, un bataillon du 26e et les chasseurs badois gagnent la lisière du bois pour tourner et déborder, et nous avons le plaisir de voir toute l'armée autrichienne marcher en grande hâte, par sa droite, pour gagner la route d'Enns que nous menacions de lui couper. Sa retraite n'est bientôt plus qu'une déroute ; avec une batterie d'artillerie légère et une brigade de cavalerie, on pouvait lui prendre la moitié de son armée. La nuit a mis fin à cette action. Le 9e de hussards est arrivé, mais il était trop tard. Cette journée coûte à l'ennemi plus de 4,000 prisonniers, sans compter ses tués et blessés. De mon côté, j'ai perdu plus de 600 hommes hors de combat, parmi lesquels un chef de bataillon, 4 capitaines et une dizaine de très bons officiers. J'ai été couvert du sang de mes braves, qui tombaient près de moi et me roulaient autour des jambes au passage de la première voûte du château, mais je n'ai point été touché" (Archives départementales de la Sarthe, Fonds Esnault - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 141).
Le lendemain, 4 mai, le Général Legrand écrit au Maréchal Masséna : "J'ai eu l'honneur de vous rendre compte, hier, de l'affaire d'Ebersberg et de la manière dont les troupes sous mes ordres se sont conduites. Il résulte que, d'après les rapports des colonels, ... le 18e, 3 officiers blessés, 21 soldats tués et 255 soldats blessés ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 138). Ces chiffres des pertes sont rectifiés plus tard : le 18e de Ligne a eu en fait, 4 Officiers blessés.
Le 20 mai 1809, "La division Boudet passa et alla rejoindre la division Molitor dans l'île Lobau, puis la division Legrand et celle de cavalerie légère commandée par le général Lasalle ; ces troupes étaient suivies par plusieurs trains d'artillerie" ("Souvenirs militaires du général de Pelleport", alors Chef de Bataillon au 18e Régiment d'infanterie de ligne, dans la Division Legrand - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 337).
"De 3 à 4 heures, les troupes légères de l'ennemi enlevèrent Aspern, mais elles furent chassées bientôt par la 1re brigade du général Molitor" ("Souvenirs militaires du Général de Pelleport", alors Chef de Bataillon au 18e de Ligne dans la Division Legrand - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 344).
"Legrand arrive avec les 26e et 18e. Cette colonne marche droit devant elle et renverse tout ce qui s'oppose à son passage, s'approche du cimetière, mais ne peut y pénétrer ; elle se retire, se met à couvert de l'artillerie, et conserve la plus grande partie d'Aspern.
Vers six heures, la division Carra-Saint-Cyr, longtemps retenue dans l'Ile Lobau, arrive et prend part au combat ; elle donne le moyen de conserver la partie ouest du village et d'y passer la nuit" ("Souvenirs militaires du général de Pelleport", alors Chef de Bataillon au 18e de Ligne dans la Division Legrand - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 345).
"Le 22 mai, à 3 heures du matin, l'armée française, après être restée toute la nuit sous les armes, forma ses lignes de bataille ainsi qu'il suit : à la droite, sous les ordres du duc de Montebello, la division Boudet occupant Essling, ayant à sa gauche les divisions Saint-Hilaire, Tharreau, Claparède. Chacune de ces divisions formait un échelon de la disposition générale ; à gauche, sous les ordres du duc de Rivoli, les divisions Legrand, Molitor et Carra-Saint-Cyr. La garde impériale occupait la lisière du petit bois en avant du pont et formait la réserve ; la cavalerie rangée sur plusieurs lignes, en arrière de l'infanterie, était disposée de manière à pouvoir déboucher facilement par les intervalles, bien ménagés pour la circonstance ...
Ces dispositions n'étaient pas encore terminées, lorsque la bataille recommença" ("Souvenirs militaires du général de Pelleport, alors chef de bataillon au 18e de ligne, dans la division Legrand" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 349).
"Le feu commença aux avant-postes; il fut lent dans les premiers moments, mais bientôt il s'anima et s'étendit sur toutes les lignes. Le 18e régiment, tenu en réserve, ne participa pas à cette première fusillade ; mais, vers 3 heures et demie, formé en colonne et soutenu par le 26e, il se porta sur le cimetière ; deux régiments de Carra-Saint-Cyr s'avançaient en mème temps sur le flanc droit de la colonne d'attaque ; nous échouâmes complètement. L'ennemi avait profité de la nuit pour renforcer ce poste, dont la possession était de la plus grande importance.
L'infanterie autrichienne, protégée par une artillerie de beaucoup supérieure à la nôtre, se rapproche et recommence avec une grande vigueur les attaques de la veille contre Aspern ; on se bat avec acharnement en dehors et dans l'intérieur du village. Masséna et ses lieutenants Legrand, Molitor et Carra-Saint-Cyr se portent sur les points les plus menacés, et soutiennent le courage des troupes par leur présence" (Mémoires militaires du général de Pelleport, alors chef de bataillon au 18e de ligne, dans la division Legrand" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 349).
"A l'entrée de la nuit, l'Empereur repassa dans l'ile de Lobau et chargea le maréchal Masséna de faire les dispositions nécessaires pour opérer la retraite, qui commença à onze heures, dans l'ordre suivant : les malades ou blessés, le matériel, la garde impériale, la grosse cavalerie, les divisions Molitor, Boudet, Oudinot, la cavalerie légère, les tirailleurs de la garde. Pendant que ces corps, mutilés plus ou moins, défilaient sur un seul pont, les divisions Legrand et Tharreau couvraient ce mouvement. Elles ne passèrent qu'après les autres troupes. Masséna se tenait à la tête du pont, sur la rive gauche, pour veiller à l'exécution des ordres qu'il avait donnés. Chaque corps emportait les blessés hors d'état de marcher. Vers trois heures et demie, le pont fut retiré ; je ne quittai la rive gauche, avec les voltigeurs du 18e, qu'à quatre heures, après avoir échangé des balles avec les troupes légères de l'ennemi. Deux grandes barques avaient été mises à ma disposition, pour traverser le dernier bras du Danube dont la largeur était d'une soixantaine de toises" ("Souvenirs militaires du général de Pelleport, qui commandait alors le 18e régiment d'infanterie, dans la division Legrand" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 355).
La 1ère Division (Général Legrand, 26e Léger, 18e et 19e de Ligne), est à Urfa en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
/ 1810, Allemagne
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| Sapeur et Tambour de Grenadiers du 18e de Ligne, 1813-1814, d'après T. Carl et H. Feist (Bibliothèque du Musée de l'Armée) - Infographie de Marc Morillon, D. R. | |
Le 17 janvier 1810, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, vous voudrez bien donner au prince d'Eckmühl les ordres suivants ; vous lui ferez connaître qu'il fera exécuter ces mouvements s'il n'y a rien de nouveau, comme tout porte à le penser.
Au 1er février, les troupes se mettront en mouvement pour prendre les positions suivantes :
... Le 4e corps sera réduit à trois divisions ...
Le 26e léger et le 18e de ligne, qui font partie de la 1re division du 4e corps, passeront à la 2e division du même corps, qui sera ainsi composée de quatre régiments. Cette division se réunira tout entière à Düsseldorf ...
Le prince d'Eckmühl vous rendra compte de l'exécution de vos ordres pour donner aux troupes cette position, qui sera la deuxième position de l'armée d'Allemagne. Ce mouvement commencera le 1er février, sera achevé vers le 15.
Dans le mois de février, je vous ferai connaître mes intentions pour la troisième position à faire prendre à l'armée ..." (Correspondance de Napoléon, t.20, lettre 16146 - date la lettre du 18 janvier 1810; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22886; Cité par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmà¼hl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 164 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 70).
La 1ère Division (Général Legrand, 26e Léger, 18e et 19e de Ligne), est à Hanau, du 23 au 25 Janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 8 février 1810, le Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, adresse son Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 7 février, relatif au troisième mouvement de l'armée d'Allemagne, j'ai donné les ordres suivants, que j'ai envoyés par courriers extraordinaires :
1° A la 2e division du 4e corps de l'armée d'Allemagne, composée des 24e, 26e régiments d'infanterie légère, 4e et 18e régiments d'infanterie de ligne, commandée par le général Dessaix, et à la brigade de cavalerie légère du général de Piré, composée du 8e régiment de hussards et du 16e régiment de chasseurs, de partir de Dà¼sseldorf du 19 au 20 février, et de se rendre à Nimègue, où ces corps arriveront successivement du 16 au 23 de ce mois ...
J'ai donné à M. le maréchal duc de Reggio connaissance de la marche et de l'époque de l'arrivée de ces troupes à Nimègue; je lui ai recommandé de les faire marcher militairement, et d'adresser aux généraux commandant ces divisions des instructions sur la manière dont ils doivent se présenter devant Nimègue et entrer dans cette place ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 80).
Le 18e de Ligne est à Dà¼sseldorf les 9 au 10 février 1810 ; il y reste en mars 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Allemagne, il écrit : "... Un autre corps serait composé de la manière suivante, savoir : le 10e régiment d'infanterie légère formant quatre bataillons ; le 23e, quatre ; le 24e, quatre ; le 26e, quatre ; le 3e de ligne, quatre ; le 4e, quatre ; le 18e, quatre ; le 72e, quatre ; le 123e, quatre ; le 124e, quatre ; le 125e, quatre ; le 126e, quatre ; le 135e, quatre ; le 2e, trois ; le 19e, trois ; le 37e, trois ; le 46e, trois; total, 17 régiments ou 64 bataillons formant 6 divisions, chacune de 16 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
/ 1810, Armée du Nord et du Brabant, Corps d'Observation de la Hollande
Par Décret du 20 janvier 1810, le Maréchal Oudinot, Duc de Reggio, prend le commandement d'une armée dite de Brabant.
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... Toutes les autres troupes françaises évacueront également de suite l'Allemagne, savoir :
III
ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT.
Les états-majors, les administrations, et tout ce qui tient à l'organisation des armées du Nord et de Brabant sont dissous, à dater du 5 avril prochain, pas avant.
Le duc de Reggio recevra les ordres, après que le traité conclu avec le roi de Hollande sera ratifié, de porter son quartier général à Utrecht.
Sous ses ordres seront: la brigade de cavalerie légère, composée des 8e de hussards et 16e de chasseurs, le 24e régiment d'infanterie légère et le 18e de ligne.
Ces quatre régiments, avec 12 pièces de canon, formeront une division commandée par le général Dessaix ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
L'Armée de Brabant est dissoute au commencement d'avril.
Le 11 avril 1810, le Ministre de la Guerre adresse depuis Paris ses Instructions au Maréchal 0udinot, Duc de Reggio : "Par le traité conclu le 16 mars 1810 avec la Hollande, les provinces hollandaises du Brabant sont réunies à la France. Le duc de Reggio est chargé d'en prendre possession, et les troupes hollandaises qui s'y trouvent seront renvoyées en Hollande.
Le maréchal duc de Reggio portera son quartier général à Utrecht, et prendra le commandement des 12.000 Hollandais accordés par le traité et d'une division française du général Dessaix (24e d'infanterie légère, 18e de ligne), d'une brigade de cavalerie (8e de hussards et 16e de chasseurs) et de douze pièces de canon.
Outre les troupes désignées ci-dessus, le maréchal duc de Reggio aura encore une brigade sous ses ordres, commandée par le général Bordessoulle, qui a dû se rendre à Emden avec le 2e de ligne, le 3e chasseurs à cheval et quatre pièces de canon.
La division Puthod, à laquelle seront joints le 26e léger et le 4e de ligne, se trouvera, par le départ du 5e léger, portée à cinq régiments d'infanterie et restera dans le Brabant, sous les ordres du duc de Reggio, jusqu'au 1er mai, époque de la réunion" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 123).
Le 1er mai 1810, les places du Brabant hollandais sont réunies à l'Empire. Les troupes placées sous le commandement du Duc de Reggio forment une armée qui prend le nom de Corps d'observation de la Hollande; elle comprend :
1° 12.000 Hollandais, accordés par un traité du 16 mars 1810 ;
2° La division Dessaix et la brigade de cavalerie légère de Piré;
3° Une brigade mixte (général Bordessoulle) formée du 2e de ligne et du 3e chasseurs à cheval. Cette brigade, tirée de la division Molitor, se rend à Emden sous les ordres du maréchal Oudinot (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 120).
/ 1810, Espagne
Concernant l'Espagne, l'Empereur écrit, le 7 janvier 1810, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, les quatre premiers bataillons auxiliaires qui sont à Versailles seront réduits à deux, composés de la manière suivante. Savoir :
1er bataillon (infanterie de ligne)
1re compagnie 2 officiers et 101 soldats du 4e régjment de ligne
40 [soldats] du 18e
1 [offiicer] 31 [soldats] du 30e
[Total] 3 officiers 172 hommes ...
2e batailllon (infanterie légère) ...
Le comte de Lobau dressera procès-verbal de la formation de ces deux bataillons avant le 10 janvier ; les compagnies seront égalisées, leur chef de bataillon sera nommé pour commander chaque bataillon. Il sera également nommé à toutes les places d'officiers et de sous-officiers.
Les sous-officiers et soldats seront effacés des contrôles de leurs corps et, à dater du 1er janvier 1810, l'existence de ces bataillons sera reconnue, et ils seront payés directement par te Trésor.
Il y aura trois tambours par compagnie.
Au fur et à mesure que les bataillons auxiliaires viendront à se former, au lieu de 12, les cadres seront resserrés, de manière que chaque bataillon soit porté au complet de 840 hommes.
Un colonel en second sera nommé inspecteur de tous les bataillons auxiliaires. Il sera chargé de rendre compte au ministre de leur formation et de veiller à ce que les différents détachements partent des lieux où ils se rassemblent, bien organisés et complets en officiers, sous-officiers et soldats.
Le 5e bataillon auxiliaire qui se réunit à Lyon en partira avec la formation provisoire qu'il aura reçue dans cette ville, et se rendra à Bayonne où il sera définitivement formé.
Faites-moi connaître pourquoi les corps ont envoyé aux bataillons auxiliaires des détachements dont la force est si peu proportionnée aux demandes qui leur ont été faites ; je désire savoir quand ils pourront envoyer le reste.
Aussitôt qu'un bataillon auxiliaire sera formé, présentez-moi un projet de décret pour lui donner une éxistence régulière.
Faites mettre à la dispositionn du comte Lobau une trentaine de jeunes gens de Fontainebleau, pour être placés dans ces bataillons.
Surtout ayez soin de mettre à Versailles un colonel en second qui veille à l'instruction
P.S : Vous dirigerez sur le second bataillon deux compagnies d'infanterie légère, faisant 300 hommes, pour compléter ce bataillon" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 3904 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 22808).
/ 1811, Boulogne
Le 30 mars 1811, Davout écrit, depuis Hambourg, à l'Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'accuser réception à Votre Majesté de sa lettre du 24 mars, à laquelle était jointe l'organisation de l'armée d'Allemagne ...
Je donne de suite des ordres pour l'exécution de ceux renfermés dans la lettre de Votre Majesté. Tous les mouvements seront faits de la manière dont le désire Votre Majesté, et ne pourront donner lieu à aucune conjecture.
Le 18e et le 111e, qui sont à Magdebourg, reçoivent l'ordre d'en partir pour venir dans le Mecklembourg, où je vais diriger le 15e régiment d'infanterie légère et le 33e de ligne, qui sont partis de Francfort le 25 mars ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 111).
Le même 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je désire, dans le courant de mai ... Pour la même époque je désire établir un autre camp près d'Utrecht. Il serait composé des trois bataillons du 18e, trois bataillons du 93e, trois bataillons du 56e, trois bataillons du 125e, trois du 126e ; total, quinze bataillons.
Ce camp serait commandé par un général de division et trois généraux de brigade. On aura soin de choisir un emplacement sain et convenable.
Les compagnies de voltigeurs seront détachées ; ce qui fera 15 compagnies dont on formera aussi des colonnes mobiles ; on les fera camper en les plaçant le long de la côte de la 17e division militaire. Chaque colonne aura deux pièces de campagne servies par l'artillerie des régiments. Vous prendrez des renseignements sur les localités et vous me présenterez un plan indiquant l'emplacement des camps et les différentes directions que pourront suivre les colonnes mobiles ... Le duc de Reggio sera chargé du commandement de ces deux camps ; il ira y passer un mois et s'assurera de l'instruction des troupes ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).
Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
... CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
Ce corps se réunira de Mayence à Wesel. Il sera composé de quatre divisions d'infanterie ...
4e DIVISION. 1re brigade : deux bataillons d'élite du 3e de ligne ; deux du 4e ; deux du 105e ; 2e brigade : deux bataillons d'élite du 37e ; deux du 93e ; deux du 123e ; 3e brigade : deux bataillons d'élite du 18e de ligne ; deux du 19e ; trois bataillons portugais ; total, 19 bataillons ...
Mon intention est que vous donniez des ordres pour la formation des bataillons d'élite, afin que du 1er au 10 mai, ils puissent se mettre en marche pour les lieux de leur destination.
Je vous enverrai un travail préparatoire pour les corps d'observation du Rhin et d'Italie. Celui de l'Elbe marche tout seul. Les régiments d'élite seront composés de 2 bataillons. Le 1er bataillon sera de 4 compagnies de voltigeurs et le 2e de 4 compagnies de grenadiers. Chaque compagnie sera portée à 150 hommes et formée de vieux soldats. Vous ordonnerez aux colonels de désigner pour commander ces bataillons leurs meilleurs chefs de bataillon, et d'y placer les meilleurs officiers et sous-officiers et les plus propres à faire la guerre.
Les régiments qui n'ont pas leurs 4 compagnies d'élite devront aussitôt les former.
Le 4e régiment de ligne qui est au Havre, par exemple, devra former ses 4 compagnies sans les tirer du 4e bataillon. Il ne resterait alors au Havre que 3 bataillons de 4 compagnies chacun ou 12 compagnies ; mais comme on aura pris encore 2 compagnies pour remplacer celles du 4e bataillon, il n'y restera effectivement que 10 compagnies réduites à 7 ou 800 hommes. Mais le 4e bataillon enverra des cadres au Havre pour reformer les compagnies manquantes et les conscrits pourront être dirigés à mesure, et en suite des ordres que je donnerai, sur Le Havre, en sorte qu'il y aura au Havre 3 bataillons de 12 compagnies ayant sur pied 15 à 1 600 hommes et je serai libre, selon les circonstances, de retirer ces troupes ou de les laisser dans l'intérieur.
Ce que j'ai dit pour le 4e régiment s'appliquant à tous les autres ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. - Au 1er juillet, ce corps prendra le titre de Corps d'observation des Cotes de l'Océan. Il sera formé, comme le porte l'état n° 2, par la réunion de tous les conscrits et de tous les bataillons ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
L'organisation des régiments d'élite existera jusqu'au 1er juillet. Les régiments d'élite qui font partie des corps d'observation du Rhin et d'Italie seront alors dissous.
Le corps d'observation du Rhin sera composé de quatre divisions, organisées de la manière suivante :
... 3e Division. - Quatre bataillons du 18e de ligne, quatre du 93e, quatre du 56e, quatre du 124e, deux bataillons espagnols et deux suisses ...
Chaque division ayant trois brigades, il y aura en tout douze brigades ; chaque division étant de vingt bataillons, le total du corps d'observation du Rhin sera de quatre-vingts bataillons.
Chaque régiment aura ses deux pièces d'artillerie, ce qui fera huit pièces par division, hormis que la 4e division n'en aura que six ; au total, trente pièces régimentaires ...
MODE D'EXÉCUTION. - Au 1er juillet tous les conscrits seront arrivés aux régiments.
La 1re division sera organisée au camp de Boulogne ... Les 4es bataillons de ces régiments et tous les conscrits des dépôts partiront, du 1er au 15 juillet, de Metz, Nancy, Douai et Berg-op-Zoom, pour aller compléter les régiments au camp de Boulogne. Aussitôt après leur arrivée le tiercement aura lieu, de sorte que les bataillons soient égaux en hommes anciens et aient la même consistance ...
La 3e division sera organisée au camp d'Utrecht, et il y sera procédé de la même manière ...
Ainsi, à cette époque, le corps d'observation du Rhin aura deux divisions au camp de Boulogne et deux en Hollande. Il changera alors de dénomination et prendra celle de Corps d'observation des cotes de l'Océan.
Les 4es compagnies de voltigeurs et de grenadiers des bataillons d'élite passeront dans les 4es bataillons, qui céderont deux de leurs compagnies aux bataillons d'où ces compagnies d'élite seront tirées, de sorte que tous les bataillons seront égaux, de six compagnies, dont une de grenadiers et une de voltigeurs ...
ma pensée secrète est que le corps d'observation des côtes de l'Océan puisse devenir un corps de l'armée d'Allemagne, et, en faisant volte-face sur Mayence ou Wesel, trouver son artillerie à Mayence, à Wesel ou à Maästricht ...
La 1re division sera commandée par le général Legrand, la 2e division par le général Vandamme ...
Pour remplir ce but, comme on l'a dit plus haut, il faut pourvoir à la garnison de Toulon ... Le 4e bataillon du 18e, le 4e du 5e, le 4e du 11e, le 4e du 93e et le 3e du 79e de ligne, se dirigeront également sur Toulon au 1er juillet.
Ces six bataillons, qui auront reçu leurs conscrits et seront ainsi complétés, formeront une force suffisante pour la garnison de Toulon, de Marseille, de Cette et de toute la côte de la Méditerranée" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 312; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation du Rhin"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
18e de ligne |
2 |
* Le 5e de légère, les corps d'Espagnols, de Portugais, Suisses, les tirailleurs corses et du Pô, désignés par l’astérisque, ont été exceptés par la lettre précitée de l'Empereur de ceux qui doivent être pourvus d'équipages. L'allocation de ces équipages pour les régiments du corps d'observation du Rhin a lieu dans les proportions ci-après : Chaque régiment ayant deux bataillons de guerre aura : 2 pièces d'artillerie, 3 caissons de munitions à canon, 1 forge de campagne. Les régiments à quatre ou trois bataillons de guerre auront de plus : 1 caisson d'ambulance, 1 — de comptabilité. Il y aura en outre par bataillon de guerre : 1 caisson de cartouches, 1 – des vivres. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Le 23 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, donnez ordre que les bataillons d'élite du corps d'observation de l'Océan soient dissous de la même manière que les bataillons d'élite d'Italie ...
Vous donnerez ordre que dans le courant de juillet les 4es bataillons des 26e léger, 4e, 19e, 123e, 26e, 72e, 46e, 126e, 18e, 93e, 56e, 124e, 2e, 37e et 125e de ligne rejoignent leurs régiments. Vous laisserez le colonel et le général commandant la division choisir le jour de départ qui sera le plus commode pour le soldat, mais de manière que tous ces bataillons aient rejoint au 10 août. Vous donnerez ordre que tout ce qui est disponible dans les 5es bataillons soit employé à compléter ces 4es bataillons. Ainsi ces corps m'offriront, en infanterie, 66,000 hommes ; ce qui, avec les dix régiments de cavalerie, les six de chevau-légers et l'artillerie, fera une armée de plus de 80,000 hommes.
Le corps d'observation de l'Océan doit avoir au camp de Boulogne deux divisions, formant quarante bataillons, et un régiment de cavalerie.
Le camp d’Utrecht doit former une division composée de vingt bataillons.
Enfin un camp près d'Emden doit recevoir une division de dix-huit bataillons.
Ces camps doivent être formés du 15 août au 1er septembre. Un maréchal commandera les camps d'Utrecht et d'Emden ; un autre maréchal commandera le camp de Boulogne.
Faites-moi connaître ce que me coûteront ces camps, comme supplément de solde, s'il y en a à donner, comme vivres de campagne, comme réparation de baraques, etc. Ecrivez à cet effet au ministre de l'administration de la guerre. Envoyez-lui les états pour que je puisse calculer quelle augmentation de dépense cela me fera par mois.
Pour pouvoir faire ce mouvement, j'aurai besoin de pourvoir à la garnison de Paris et aussi à celle du Havre ; il faut également pourvoir à la garnison de toutes les côtes de la Hollande. Je pense que, moins on y emploiera de monde, mieux cela vaudra. Les bataillons des conscrits de Walcheren sont suffisants à Schouwen et à Goeree. La réunion de tous les voltigeurs et quelques détachements de cavalerie des 23e et 24e de chasseurs seront suffisants pour la garde des côtes.
Les Anglais ne peuvent embarquer aucune troupe d'expédition, pas même 1,500 hommes ; il est donc inutile de perdre la moitié de mes troupes sans raison sur la côte. Il suffit d'y avoir des canonniers et des détachements de voltigeurs et de cavalerie pour surveiller la contrebande et prêter main-forte aux douanes. Une colonne mobile placée au Helder, une autre à mi-chemin entre le Helder et l'embouchure de la Meuse, une troisième à l'embouchure de la Meuse, me paraissent suffisantes. De même, dans la 31e division militaire, une colonne mobile sera placée à Harlingen, une autre entre Harlingen et Emden et une troisième à Emden. Vous avez dû recevoir des renseignements là-dessus ; remettez-moi un projet ...
Je termine ici tout ce qui est relatif au système d'organisation du corps d'observation de l'Océan.
Mon projet est de menacer les Anglais et, du 1er septembre au 1er octobre, d'embarquer des troupes sur mes vaisseaux de l'Escaut, ainsi que sur mes flottilles de Boulogne et du Zuiderzee, et enfin d'avoir une expédition prête à se porter en Irlande.
Un corps de 6,000 hommes à Cherbourg est nécessaire ; ils seront pris sur le camp de Boulogne.
Je désire revoir tous les projets relatifs à cette expédition d'Irlande, puisque enfin les Anglais continuent à se dégarnir pour l'Espagne. Rien ne doit être plus facile, vers la fin d'octobre, que de jeter 25,000 hommes en Irlande" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17846 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 388).
Le 1er juillet, le Corps d'observation du Rhin change de dénomination et prend celle de Corps d'observation des Côtes de l'Océan. Le quatrième Bataillon du 18e de Ligne rejoint son Régiment au camp de Boulogne. Le tiercement a lieu aussitôt après son arrivée (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313).
Le 26 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je vous envoie un mémoire du général Hogendorp sur le camp à former à Utrecht. Je désire que vous donniez l'ordre au général Molitor de mettre en marche pour Utrecht au 5 août.
Le 18e de ligne et le 93e de ligne qui formeront une brigade.
Le 56e et le 124e qui formeront une seconde brigade.
Deux généraux de brigade pris parmi ceux qui sont dans la 17e division militaire auront le commandement de ces brigades, qui seront cantonnées dans la plaine de l'ancien camp d'Austerlitz, à Utrecht et aux environs, dans les villes et villages, de manière qu'on puisse réunir les troupes par régiment, par brigade, et ensuite tout le camp pour les manœuvres ...
Le maréchal duc de Reggio se rendra à Utrecht pour prendre le commandement de ce camp. Il devra y être arrivé dans les premiers jours d'août. Vous remarquerez que je ne veux point de camp, parce que cela est trop coûteux et parce que le soldat est beaucoup mieux dans les cantonnements ...
Dans l'un et l'autre de ces camps, il n'y aura pas d'autre artillerie que l'artillerie régimentaire et pas d'autres caissons que les caissons régimentaires. Le service se fera par les employés de la division. Il n'y aura aucun accroissement d'employés ni de dépenses ...
Vous donnerez pour instruction au duc de Reggio de passer en revue ces troupes, de les faire manœuvrer fréquemment, d'envoyer des notes sur leur armement, habillement, instruction, et sur toutes les places vacantes. Indépendamment de ce but important, j'ai aussi celui de soustraire les troupes au mauvais air, en les réunissant dans les pays les plus sains de la Hollande. Enfin vous recommanderez au duc de Reggio de les tenir en état d'entrer en campagne, soit pour s'embarquer sur l'escadre de l'Escaut, si cela devenait nécessaire, soit pour se rendre en Allemagne. Il recevrait l'artillerie et les administrations au dernier moment. Il suffit que ces régiments soient parfaitement en état" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 940 (en partie seulement) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5842; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27795; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 54).
Le 8 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Utrecht, au Général Lacuée, Comte de Cessac, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "Je viens de passer en revue les 18e, 56e, 73e et 124e. Le 18e se plaint que ses tricots sont extrêmement mauvais, de sorte que des culottes faites depuis trois mois ne sont d'aucun usage, au lieu que des culottes faites avec du tricot qu'ils achètent, faites depuis dix-huit mois, sont bonnes. Ce régiment se plaint que les draps sont aussi mal teints : effectivement les habits sont blanchâtres ... Je ne conçois pas qu'en dépensant tant d'argent mes troupes doivent être si mal habillées" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18169 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28798 (donne par erreur le 93e au lieu du 73e, mais sur l'original, il s'agit bien du 73e; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 206).
Le 30 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Nimègue, au Prince de Neuchâtel et de Wagram, Major général de l'Armée d'Espagne, à Nimègue : "Mon Cousin ... Donnez ordre que le camp d'Utrecht soit dissous. Le 18e régiment de ligne se rendra à la Haye, où il tiendra garnison ; le 93e restera à Utrecht ; le 124e se rendra à Nimègue, et le 56e sera réparti entre Utrecht, Amersfoort et Arnheim. Ces régiments ne feront aucun service, se tiendront prêts à partir à chaque moment et ne pourront être employés par les généraux commandant les divisions qu'en cas d'événements imprévus et en en prévenant sur-le-champ le ministre de la guerre. Le général Maison restera à Utrecht, conservera le commandement de ces quatre régiments, en passera l'inspection fréquemment, les tiendra toujours en état de partir, en enverra l'état tous les cinq jours au ministre de la guerre, et obéira aux ordres des généraux de division, si des cas imprévus rendaient nécessaire le mouvement de ces troupes ... Le duc de Reggio et les officiers de son état-major qui étaient employés à Utrecht laisseront leurs bagages à Utrecht et pourront vaquer à leurs affaires, mais de manière à retourner en poste s'il était nécessaire. Faites part de ces dispositions au ministre de la guerre et au général commandant la 17e division militaire ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18216 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28947; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 254).
Le 9 novembre, le Prince de Neuchâtel rend compte ainsi qu'il suit à l'Empereur de la dissolution du camp d'Utrecht : "Givet, le 9 novembre 1811.
Sire, conformément aux ordres de Votre Majesté pour la dissolution du camp d'Utrecht et la destination ultérieure des troupes dont il était composé, M. le maréchal duc de Reggio m'annonce qu'il a mis ces troupes en mouvement de la manière suivante :
Le 18e régiment d'infanterie de ligne est parti d'Utrecht le 2 novembre, pour arriver le 5 novembre à La Haye, où il doit tenir garnison;
Le 124e régiment d'infanterie est parti d'Utrecht le 3 novembre, pour arriver le 6 à Nimègue, où il doit tenir garnison;
Le 93e régiment d'infanterie est resté à Utrecht, pour y tenir garnison;
Le 56e régiment a son 1er bataillon à Arnheim, les 3e et 4e bataillons à Amersfoort, et son 2e bataillon est resté à Utrecht;
Le régiment espagnol Joseph-Napoléon est parti de Werden le 3 novembre et arrivera le 15 novembre à Minden pour faire partie du corps d'observation de l'Elbe, et le 24e régiment de chasseurs est parti d'Utrecht le 3 novembre pour arriver demain, 10, à Munster, et former avec le 23e régiment de chasseurs une brigade, sous les ordres du général que le ministre de la guerre a dû y envoyer.
M. le maréchal duc de Reggio s'est rendu à Paris" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 255).
Le 18 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Comte Dumas, Directeur des Revues et de la Conscription militaire, à Paris : "Monsieur le Comte Dumas, je destine la plus grande partie de la conscription que je vais lever à compléter les 4es et 5es bataillons, afin de pouvoir occuper le camp de Boulogne, la Hollande et les côtes de la 3e division militaire, Cherbourg, Brest, et de retirer de ces points les troupes de ligne que j'y ai.
Je suis dans l'intention de garder spécialement la Hollande et Hambourg par des 4es bataillons. Je voudrais avoir rendus dans le courant de février à Harlem et à la Haye au moins quatre 4es bataillons formant 3,000 hommes, les cadres complets et bien composés, les conscrits habillés et se formant là, afin de retirer le 18e de ligne, que, sans cela, je serais obligé d'y laisser.
Je voudrais avoir rendus à Boulogne pour la même époque huit 4es bataillons, pour en retirer les troupes que j'y ai, et quatre ou cinq bataillons à Brest.
Je désire donc que la levée soit activée dans les 1re, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 26e, 25e, 26e, 16e. 18e, 15e, 14e et 13e divisions militaires ; ces pays étant les plus près de Paris, on peut gagner beaucoup de temps et réduire les délais à moitié.
Par ce moyen, les côtes opposées à l'Angleterre seront suffisamment garnies pour que je puisse en retirer les troupes qui y sont aujourd'hui. Dans le courant de mars et d'avril, le tout se renforcera et se formera pour mettre les choses dans la situation convenable.
Les principes généraux doivent être observés dans la répartition des conscrits, c'est-à-dire que les cadres destinés à rester en Italie ne doivent point recevoir d'Italiens ni d'hommes au-delà des Alpes, mais des Dauphinois, des Provençaux, des Languedociens, des Lyonnais. Nous avons d'ailleurs quinze ou vingt jours devant nous pour dresser les éléments de la répartition de la circonscription. Le principal est que les délais soient avancés pour les divisions que j'ai citées" (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18342 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29387 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 415).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 18e de Ligne, fort de 4 Bataillons, 4 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 2e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Besançon (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 1er janvier 1812, le 18e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Strasbourg (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Dès le début janvier 1812, Napoléon fait le compte de ses forces et commence à composer sa nouvelle Grande Armée. Le 2 janvier 1812, il adresse ses hypothèses de travail au Général Lacuée, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouvernement l'organisation de la Grande Armée. Le corps de l'Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d'envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d'administration qui est indispensable. Présentez-moi un objet d'organisation. Comme je n'ai pas encore organisé en deux corps le corps d'observation de l'Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L'ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d'observation de l'Elbe en fera deux ; le corps d'observation de l'Océan en fera un ; le corps d'observation d'Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée, en 15 divisions d'infanterie.
CORPS D'OBSERVATION DE L'OCÉAN.
... 11e division (le lieu de réunion n'est pas encore fixé) : régiment illyrien, 4 bataillons ; 4e de ligne, 4 bataillons ; 18e de ligne, 4 bataillons ; 93e de ligne, 5 bataillons ; 2e régiment portugais, 2 bataillons ; total, 19 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).
Le 9 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, les neuf divisions du corps d'observation de l'Elbe seront toutes sur la droite du Rhin dans le courant de février.
Le corps d'observation d'Italie sera placé, en février, aux limites du royaume, dans le Tyrol.
Il ne reste plus d'ordres à donner que pour le corps d'observation de l'Océan ...
La 11e division (la seconde du corps d'observation de l'Océan), se réunira à Düsseldorf au 15 février.
Vous donnerez ordre au général Partouneaux d'être rendu à la même époque à Düsseldorf pour prendre le commandement de cette division.
Les quatre bataillons du régiment illyrien s'embarqueront à Strasbourg, pour être rendus le 15 février à Düsseldorf.
Le 4e de ligne> partira le 1er février, du camp de Boulogne, pour se rendre à Düsseldorf, et y être le 15.
Le 18e
Les deux bataillons portugais du 2e régiment régleront leur départ de manière à être arrivés le 15 février à Düsseldorf.
Deux généraux de brigade et un adjudant commandant seront employés dans cette division. Ils seront rendus à Düsseldorf pour la même époque. L'artillerie nécessaire à cette division se trouvera indifféremment à Mayence et à Düsseldorf ...
Au 1er mars, le corps d'observation de l'Océan aura deux divisions la 10e, composée de quinze bataillons, et la 11e, composée de dix-neuf bataillons ...
Je désirerais que tous les régiments français qui font partie des 6e, 8e, 9e, 10e et 11e divisions fussent au complet d'au moins 800 hommes par bataillon, présents sous les armes ...
Les 10e et 11e divisions sont composées du 24e léger (le compléter à quatre bataillons), du 46e (doit avoir cinq bataillons complets), du 72e (doit avoir quatre bataillons complets), du 4e de ligne (doit avoir quatre bataillons complets), du 18e (quatre bataillons) et du 93e (cinq bataillons, le 5e bataillon complété à Wesel).
Le nombre d'hommes, pour arriver à ce résultat, ne doit pas être considérable et doit se trouver dans les dépôts de l'armée d'Espagne qui sont au Nord" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6618 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29705; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 511).
Le 20 janvier 1812, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur un Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté des mesures que j'ai ordonnées pour l'exécution de ses ordres, en date des 9 et 10 de ce mois, relatifs à la nouvelle organisation du corps de l'Elbe en deux corps distincts, des 10e et 11e divisions du corps de l'Océan et des trois nouvelles divisions de cavalerie légère, en ce qui concerne le service de l'artillerie ...
Corps de l'Océan ...
J'ai donné les ordres nécessaires pour que le 24e régiment d'infanterie légère, 4e, 18e, 46e, 72e, 93e et 126e régiments d'infanterie de ligne, qui font partie des 10e et 11e divisions, prennent leur matériel d'artillerie en route ou le trouvent à Mayence et à Dusseldorf. Quant aux deux régiments portugais et au régiment illyrien, ces trois corps ne doivent point avoir d'artillerie régimentaire d'après l'ordre de Sa Majesté du 3 de ce mois ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 593).
Commandement au 1er février du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 11e Division : Général Razout :
Régiment d’Illyrie, 4 Bataillons; 4e de Ligne, 4 Bataillons, à Surques; 18e de Ligne, 4 Bataillons, à La Haye; 93e de Ligne, 5 Bataillons, à Utrecht; 2e Régiment Portugais, 2 Bataillons, à Montigny (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Les 4e, 18e et 93e de Ligne sont réunis du 10 au 20 février à Dusseldorf d’où ils doivent se mettre en marche le 1er mars pour Leipzig (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581).
Le 13 février 1812, Berthier écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, conformément aux dispositions dont Votre Majesté m'a donné connaissance, j'ai l'honneur de lui proposer de donner les ordres ci-après savoir :
... 3° - 3e corps d'armée ...
d'ordonner à la 11e division d'infanterie (général Razout), qui se réunit à Dusseldorf, de se rendre par le plus court chemin à Erfurt;
- Les 18e et 93e régiments, partant de Dusseldorf le 18 février, arriveraient le 7 mars à Erfurt; le 4e régiment de ligne, partant de Dusseldorf le 22 février, arriverait le 11 mars à Erfurt; le 2e régiment portugais, partant de Coblentz le 26 février, arriverait le 8 mars à Erfurt; le régiment illyrien, qui sera réuni le 22 à Strasbourg, partirait le 24 et, se dirigeant par Wurzbourg, arriverait le 14 mars à Erfurt. - ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 190).
Le 25 février 1812, le Duc d'Elchingen écrit, depuis Mayence, au Major général, à Paris : "Monseigneur, j'ai reçu cette après-midi la lettre que Votre Altesse Sérénissime m'a fait l'honneur de m'écrire le 22, qui contient l'ordre de faire partir les troupes du 3e corps d'armée et celles du 2e de réserve de cavalerie que l'Empereur met sous mon commandement, pour se rendre à Erfurt, Weimar et Leipzig.
J'ai fait sur-le-champ toutes les dispositions nécessaires à l'exécution de cet ordre. Le tableau ci-joint vous fera connaitre l'ensemble de la marche des troupes et la résidence de chaque régiment jour par jour; en voici l'exposé sommaire ...
La 11e division d'infanterie, général Razout, actuellement composée de :
1re brigade, général Compère. 4 bataillons du 4e de ligne, 4 bataillons du 18e de ligne;
2e brig. gén. d'Henin, 4 bataillons du 93e de ligne ;
partira de Dusseldorf le 1er mars pour arriver à Leipzig le 21 ...
Je crois pouvoir assurer à Votre Altesse que le mouvement sera entièrement conforme au tableau que j'ai l'honneur de vous adresser, car, en indiquant le jour du passage du Rhin, j'ai eu égard au temps que nécessitait la réunion de chaque division" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 278). Suit un tableau de la « Marche du 3e corps d'armée pour se rendre de ses cantonnements sur le Rhin, à Erfurt, Weimar et Leipzig » qui indique, partant de Mayence : 10e division d'infanterie commandée par le général Ledru.
11e division d'infanterie commandée par le général Razout, composée des 4e, 18e et 93e de ligne, partant de Dusseldorf. 1er mars Elberfeld. 2- Schwelin. 3 - Hagen. 4 - Unna. 5 - Séjour. 6 - Soert. 7 - Lippstadt. 8 - Paderbornn. 9 - Séjour. 10 - Kleimnenberg. 11 - Cassel. 12 - Wald-Cappel. 13 - Séjour. 14 - Eisenach. 15 - Gotha. 16 - Erfurt. 17 - Séjour. 18 - Buttelstadt. 19 - Naumburg. 20 - Weissenfels. 21 - Leipzig. 22 Destination.
Le 28 février 1812, le Major général adresse, de Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre m'a fait connaître que Votre Majesté a ordonné, le 6 février, que 721 déserteurs condamnés aux boulets ou aux travaux publics, auxquels Votre Majesté a accordé la grâce, seraient envoyés à Wesel, où le dépôt les armerait, les habillerait et les dirigerait ensuite sur les corps qui sont en Allemagne.
J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté de répartir ces 721 hommes entre les 4e, 18e et 72e régiments de ligne et 11e d'infanterie légère, qui font partie du 2e corps d'observation de l'Elbe. Ces quatre régiments sont les seuls régiments français du 2e corps qui n'aient pas encore reçu de conscrits réfractaires.
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si elle approuve cette proposition" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 313).
Le 29 février 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, je reçois à l'instant le rapport de M. le maréchal duc d'Elchingen sur l'exécution des ordres de Votre Majesté concernant le mouvement des corps d'observation des côtes de l'Océan et du 2e corps de réserve de cavalerie qui est mis sous les ordres de ce maréchal.
Corps d'observation des côtes de l'Océan.
La 7e division d'infanterie est à Danzig ...
La 11e division d'infanterie, commandée par le général Razout, composée des 4e, 18e et 93e régiments de ligne, part de Dusseldorf le 1er mars pour arriver le 21 mars à Leipzig (son artillerie et le 2e régiment portugais, ainsi qu'on vient de le voir, partent avec la 10e division). ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 332).
La situation-rapport du 3e Corps d'armée, établie à la date du 1er mars, rend compte comme il suit des mouvements effectués par les troupes : "Le 27 février a commencé à s'exécuter le départ pour Erfurt des troupes qui se trouvaient réunies à Mayence. Elles marchent en cinq colonnes :
... La 11e division, commandée par le général Razout, commence son mouvement de Dusseldorf le 29 février pour se rendre à Leipzig. Les 4e, 18e et 93e de ligne marchent à un jour de distance les uns des autres" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 376).
Commandement au 1er mars du Maréchal Ney, Duc d'Elchingen; 3e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : CORPS D'OBSERVATION DE L'OCEAN); 11e Division : Général Razout :
Régiment d’Illyrie, 4 Bataillons, se met en marche de Strasbourg sur Leipzig; 4e de Ligne, 4 Bataillons; 18e de Ligne, 4 Bataillons; 93e de Ligne, 5 Bataillons; se mettent en marche de Dusseldorf sur Leipzig ; 2e Régiment Portugais, 2 Bataillons, Suit le mouvement de la 10e Division, Delitsch, Landsberg et environs (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 581). Le Régiment illyrien se réunit à Strasbourg d'où il doit partir le 1er mars pour se rendre à Leipzig.
Le 8 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Les 400 hommes du 3e de ligne et les 400 hommes du 105e que, par ma lettre d'hier, je vous ai donné l'ordre d'envoyer à Magdeburg seront incorporés, savoir les 400 hommes du 3e dans le 72e, et les 400 hommes du 105e dans le 18e de ligne. Le bataillon composé de ces deux détachements sera appelé 3e bataillon de marche du 3e corps. Il se rendra à Magdeburg ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6899 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30153 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 392).
Le 11 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un rapport à l'Empereur : "Sire, le ministre de la guerre vient de m'annoncer qu'il a donné des ordres pour faire former les bataillons de marche ci-après désignés, qui sont destinés à rejoindre la Grande Armée, savoir :
... Bataillon de marche du 3e corps d'armée, à Mayence :
2 comp. du 5e bataillon du 5e rég. de ligne, 400, à Mayence le 3 avril.
2 comp. du 5e bataillon du 18e rég., 320, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 125e, 200, id. le 30 mars.
1 comp. de marche du 126e, 100, id. le 23 mars.
1 comp. formée des détach. des 46e et 93e, 85e, id. les 22 mars et 1er avril.
Total du bat. de marche du 3e corps 1155 hommes environ.
Ce bataillon doit être réuni le 3 avril à Mayence; il pourrait s'y reposer le 4, en partir le 5 et se diriger sur Leipzig pour y rejoindre le 3e corps ...
... 3e bataillon de marche du 3e corps d'armée, à Strasbourg :
2 comp. du 5e bat. du 3e de ligne : 400, à incorporer dans le 72e régiment.
2 comp. du 5e bat. du 105e de ligne : 400, à incorporer dans le 18e de ligne.
Total du 3e bat. de marche du 3e corps d'armée 800 hommes.
Ce bataillon de marche, qui se forme à Strasbourg, pourrait être dirigé sur Leipzig où il rejoindrait le 3e corps d'armée, en marchant par la rive gauche du Rhin et en suivant l'itinéraire qu'a suivi la brigade Corsin, composée du régiment illyrien et du 1er régiment suisse.
Je prie Votre Majesté de me faire connaitre si Elle m'autorise à expédier ces ordres de mouvement. Le ministre de la guerre m'annonce qu'en ordonnant la formation de ces bataillons de marche, il a donné les ordres les plus précis pour que les divers détachements fussent bien armés, équipés et habillés, afin qu'ils puissent partir de Mayence, Wesel et Strasbourg en très bon état.
ALEXANDRE.
Décision de l'Empereur : Diriger tous ces bataillons sur Magdebourg. Vous les porterez dans les différents états, de manière que je connaisse le jour où ils arrivent.
Paris, le 13 mars 1812.
NAPOLEON" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 393).
Clarke écrit à Kellermann, depuis Paris, le 1er juillet (AG) : "J'ai eu l'honneur de faire connaître à votre excellence, par ma lettre du 30 mai dernier, les ordres que j'avais donnés pour l'envoi des détachements destinés à compléter soit à Wesel, soit à Mayence, divers cadres de régiments de l'île de Ré, de Belle-Ile, de Walcheren et 2e de la Méditerranée.
Il résulte des rapports qui me sont parvenus sur l'exécution de ces mouvements :
... Que le 3e bataillon de l'île de Ré doit avoir reçu à Mayence, 166 fusiliers du 25e de ligne, 84 du 17e, 150 du 30e, 140 du 33e et 121 du 18e de même arme ; ce qui, avec les 90 hommes du cadre, fera environ 750 hommes ...
Ces six bataillons se trouvant dès lors en état de se mettre en marche sur Spandau et Berlin conformément aux dispositions de ma lettre du 30 mai, je prie votre excellence :
... 2° de faire partir de Mayence le deuxième bataillon de Belle-Ile le 6 juillet, les troisième et quatrième bataillons de l'île de Ré le 8 juillet, et le deuxième bataillon de l'île de Ré le 10 juillet; le bataillon de Belle-Ile pour Spandau et les trois autres pour Berlin suivant l'itinéraire que je joins pareillement ici ...
Je prie, en même temps, votre excellence de me faire connaître le départ de ces troupes pour leur destination respective, de m'adresser leur situation détaillée sur les imprimés ci-joints, de faire donner sur les routes les avis nécessaires à qui de droit, et de donner avis de la marche de ces bataillons à son altesse sérénissime le prince de Neufchâtel ainsi qu'au général Durutte, chargé à Berlin du commandement de la 4e division de réserve dont ils doivent faire partie ..." (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 97).
1re Division de réserve (Livret de l’Empereur, 1er juillet), Général de Division La grange.
- 4e Demi-brigade de marche, M. Dalvymare, Major en 2e.
1er Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 19e de Ligne, 6 Officiers, 266 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 46e de Ligne, 5 Officiers, 303 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 18e de Ligne, 5 Officiers, 299 hommes.
2e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 4e de Ligne, 4 Officiers, 290 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 72e de Ligne, 8 Officiers, 273 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 56e de Ligne, 6 Officiers, 307 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 354).
Situation du 3e Corps au 1er juillet 1812, 10e Division : 18e de Ligne, Colonel Pelleport, 1er, 2e, 3e, 4e Bataillons, Artillerie ; 88 Officiers, 2.657 hommes, 30 chevaux d’Officiers, 58 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 280).
Le 4 juillet 1812, Kellerman écrit, depuis Mayence, à Clarke (A G) : "Je reçois la lettre que votre excellence m'a fait l'honneur de m'écrire le 1er juillet ...
Le 3e bataillon de l'île de Ré, au 1er juillet, n'avait que 397 hommes au lieu de 750 présents sous les armes, comme votre excellence l'annonce. J'y ai fait incorporer les détachements de 24 hommes du 18e de ligne et de 30 hommes du 17e, venus de Strasbourg pareillement sans autre destination, ce qui porte la force des présents sous les armes de ce 3e bataillon à 451 ...
Votre excellence m'adresse un itinéraire particulier pour ceux de ces bataillons de la 4e division de la réserve, qui, de Mayence, doivent se rendre à Spandau par Berlin. J'ai l'honneur de lui observer que cet itinéraire qui dirige la troupe par Leipzig, comporte les trois gîtes de Hünefeld, Weissenfelds et Tetlow ; de plus que l'itinéraire ordinaire prescrit par le prince major général ; et qu'il est plus naturel de diriger ces bataillons par Magdebourg, puisque leur destination est Spandau qui se trouve placé sur cette route avant Berlin. Je vous prie, monsieur le duc, de me faire connaître promptement si l'itinéraire, envoyé par votre excellence, est de rigueur, afin de faire faire les changements sur la route, ou si je dois toujours suivre ceux que j'ai l'honneur de vous transmettre ci-joints et auxquels je me conformerai jusqu'à nouvel ordre ?
... Votre excellence reçoit exactement l'avis et la situation d'arrivée et départ de chaque corps ou détachement se rendant à l'armée; le prince de Neufchâtel les reçoit également et les avis sont aussi donnés avec exactitude aux généraux à Hanovre, Magdebourg, Berlin" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 104).
Le 12 juillet 1812, le Général Mouton écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (A N) : "En vertu des ordres de Votre Majesté, j'ai vu ce matin, à 6 heures, les hommes isolés des IIe et IIIe corps d'armée, ainsi que ceux des divisions Friant, Morand et Gudin, Dessaix, Compans et Claparède.
J'ai l'honneur de joindre ici le tableau qui est le résultat de cette opération, à laquelle on avait déjà travaillé antérieurement par suite des ordres du major général. Il y a de plus un détachement destiné à la division Grandjean,. dont le tableau mentionné indique également la force.
J'ai fait connaître que l'intention de Votre Majesté était que ces hommes fussent armés avant, leur départ, bon nombre ne l'étant pas nonobstant la grande quantité d'armes en mauvais état. J'ai aussi informé de la direction que Votre Majesté voulait qu'on leur donnât. On sait également qu'ils ne doivent pas partir avant le 14 et qu'il est nécessaire qu'ils emportent pour quatre jours de pain et cinquante cartouches par homme.
La santé de ces soldats paraît avoir souffert; on fait recevoir dans les hôpitaux ceux qui ne peuvent pas continuer leur marche. L'habillement, sans être mauvais, paraît tel par suite du défaut de surveillance et de la mauvaise tenue.
Le colonel, qui dirige ce dépôt, semble avoir des moyens, notamment dans les détails de comptabilité, mais pour opérer avec succès, il faudrait qu'il connût de quel corps d'armée font partie les hommes sous ses ordres, ou qu'un officier supérieur de l'état-major, qu'on lui adjoindrait; pût le lui dire.
Ces soldats ne reçoivent que la demi-ration de pain, et il est avantageux, je crois, de les réunir à leur corps le plus promptement possible. Le défaut d'officiers de troupes exigerait peut-être que l'on affectât quelques officiers d'état-major à la conduite de ces bataillons, rien ne nécessitant une surveillance plus active qu'une semblable réunion de soldats.
Il restera à ce dépôt quelques hommes disponibles qu'on pourra faire partir sous peu en les réunissant à ceux qui arrivent chaque jour" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 73). La "Composition des bataillons de marche organisés aujourd'hui 13 juillet, d'après les ordres de l'Empereur" indique pour le 18e de Ligne (Division Razout) : 2 Sous-officiers et 27 Caporaux, tambours et soldats.
L'Appel au 3 août du IIIe corps d'armée, 10e Division, indique pour le 18e de Ligne : 2.170 hommes, y compris 52 de garde aux bestiaux (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 374).
"14e BULLETIN.
Smolensk, 23 août, 1812.
... COMBAT DE VALOUTINA.
Le 19, à la pointe du jour, le pont étant achevé, le maréchal duc d'Elchingen déboucha sur la rive droite du Borysthène et suivit l'ennemi. A une lieue de la ville, il rencontra le dernier échelon de l'arrière-garde ennemie, c'était un échelon de 5 à 6,000 hommes placés sur de belles hauteurs. Il les fit attaquer à la baïonnette par le 4e, sous les ordres du colonel Fezensac, et le 72e régiment d'infanterie de ligne. La position fut enlevée, et nos baïonnettes couvrirent le champ de bataille de morts. Trois à quatre cents prisonniers tombèrent en notre pouvoir.
Les fuyards ennemis se retirèrent sur le second échelon qui était placé sur les hauteurs de Valoutina. La première position fut enlevée par le 18e de ligne, et, sur les quatre heures après-midi, la fusillade s'engagea avec toute l'arrière-garde de l'ennemi qui présentait environ quinze mille hommes ..." (Panckoucke : « Œuvres de Napoléon Bonaparte », 1821-1822, t. 5, p. 45; Les Bulletins de la Grande armée : précédés des rapports sur l'armée française, depuis Toulon jusqu'à Waterloo, extraits textuellement du Moniteur et des Annales de l'empire : histoire militaire du général Bonaparte et de l'empereur Napoléon, avec des notes historiques et biographiques sur chaque officier. Tome 5 / par Adrien Pascal; Kermoysan « Napoléon, Recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins », Paris, 1853, t.2, p. 542; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7534; Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, p. 773).
Le Relevé des feuilles d’appel du 23 août du IIIe Corps, 11e Division, indique pour le 18e de Ligne : 75 Officiers et 1.640 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 388).
Le 14 octobre 1812, Victor écrit, depuis Smolensk, à Albitte [Reg. Victor] : "Vous trouverez ci-joint le décret du 6 de ce mois par lequel Sa Majesté prescrit de donner de nouvelles dénominations aux compagnies des 5e bataillons qui composent les quatre demi-brigades de marche dont trois, les 1re, 2e et 4e, arrivent à Smolensk. Cette opération devant être faite régulièrement et constatée par procès-verbal, je vous charge, M. le commissaire, de vous en occuper à fur et à mesure que ces troupes arriveront dans cette place, au moyen des dispositions que prescrit le décret précité. Les compagnies formant les 1re, 2e et 4e demi-brigades prendront les dénominations suivantes, savoir :
... 4e demi-brigade de marche :
... Les deux compagnies du 5e bataillon du 18e de Ligne conserveront leur dénomination actuelle ...
Lorsque ce travail sera terminé vous voudrez bien, M. l'inspecteur, m'en donner avis" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 78).
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