Le 16e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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- Inspection de la 16e Demi-brigade de Ligne par le Général Schauenburg, le 22 Germinal an 8
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Cachet du 16e de Ligne |
"Revue d’inspection passée le 22 Germinal an 8
16e Demi-brigade de ligne.
Etat-major.
Beltz, Chef de Brigade, du Prairial an 3. Absent depuis le 14 Brumaire dernier d’après une permission du Général Collot. Cet Officier est souvent en permission ; l’on a assuré qu’il désirait avoir sa retraite ; je me réunirai volontiers à ses vœux, le bien du service ne pouvant qu’y gagner. J’ignore comment cet Officier a fait la guerre, mais je l’ai connu comme le plus médiocre Fourrier du Régiment que j’ai commandé.
Rouville, Chef de Bataillon, du 21 septembre 1792. Commande la Demi-brigade en l’absence du citoyen Beltz, le citoyen Rouville est un Officier distingué par les Généraux sous les ordres dans lequel se trouve la Demi-brigade et l’ordre qui y règne ; je demande que cet Officier remplace le Chef de Brigade Beltz, s’il prend sa retraite.
Bougault, Chef de Bataillon, du 28 Germinal an 5. Commande le 1er. Officier d’une tournure très avantageuse, très instruit et parfaitement à la place qu’il occupe.
Potot, Chef de Bataillon, du 5 Frimaire an 3. Absent par maladie, suite d’un coup de feu qu’il a reçu à l’affaire de Manheim lors de la dernière retraite. Cet Officier est noté comme un des meilleurs Chefs de Bataillon de l’armée pour ses talents militaires et sa bonne conduite.
Le 2e Bataillon est commandé par le Capitaine Voirin, Capitaine du 7 septembre 1792. Cet Officier est très avantageusement noté pour sa bonne conduite, sa fermeté, et son zèle, et j’ai eu lieu d’être très satisfait de lui dans l’examen que j’ai fait de son instruction en lui demande différents objets qui m’ont mis à même de le juger capable de conduire vigoureusement un Bataillon ; le chef de ce Bataillon est le citoyen Bougault qui commande le premier à la place du citoyen Reville.
Le 3e Bataillon est commandé par le citoyen Burnet, Chef de Bataillon du 22 septembre 1793. Surnuméraire incorporé dans la 16e Demi-brigade en sa qualité du Chef de Bataillon du premier de la Nièvre. Cet Officier est noté tenir une bonne conduite, il a une tournure avantageuse et dans la force de son âge. L’examen que j’ai fait de lui à la tête de son Bataillon m’a laissé à désirer plus d’instruction ; j’ai lieu de croire qu’il en acquerra, étant informé qu’il s’appliquait beaucoup à son état ; la bonne volonté que je lui ai remarqué me fait croire qu’il commandera convenablement le Bataillon qui lui est confié, en attendant le retour du Chef de Bataillon Potot.
Morin, Adjudant-major, du 5 Frimaire an 3. Cet Officier est absent pour cause de blessure, il est noté par son chef, comme un Adjudant-major des plus instruits de l’armée et de bonnes mœurs.
Revel, Adjudant-major, du 29 Brumaire an 7. Noté comme ayant reçu une bonne éducation et de bonnes mœurs.
Buser, Quartier-maitre trésorier du 10 juin 1787. Noté comme connaissant parfaitement son état, homme probe, de mœurs délicates, très susceptible d’être promu à l’avancement dans des fonctions administratives.
Bouard, Quartier-maitre en second du 17 août 1792. Noté comme connaissant parfaitement son état, dans le cas de remplir l’emploi de Quartier-maitre en chef, d’une éducation et conduite distinguée.
Duveau, Quartier-maitre adjoint du 2 Pluviôse an 2. Noté comme très zélé pour son état et pouvant en s’occupant acquérir les connaissances nécessaires, se comportant très bien.
Nicole, Adjudant sous-officier du 9 Messidor an 7. Noté comme instruit et ayant des mœurs épurées.
Vlaine, Adjudant sous-officier du 24 Vendémiaire an huit. Noté comme ci-dessus.
Leclerc, Adjudant sous-officier du 10 Nivôse an 8. Noté comme ci-dessus.
Officiers ne pouvant faire campagne, remplacés par des surnuméraires.
Officiers infirmes. Remplaçants.
Dupont, Capitaine. Sourdeval, Capitaine dudit corps. Bien noté.
Barbier, Capitaine. Duval, Capitaine, id. id.
Temporelle, Capitaine. Martin, Capitaine, id. id.
Blanchard, Lieutenant. Bertot, Lieutenant, id. id.
Tâché, Lieutenant. Perriot, Lieutenant, id. id.
Grivat, Sous-lieutenant. Pernet, Sous-lieutenant, id. id.
Penssé, Sous-lieutenant. Bertrand, Sous-lieutenant, id. id.
Larroche, Sous-lieutenant. Pidoux, Sous-lieutenant, id., id.
André, Sous-lieutenant. Fabur, Sous-lieutenant, id. id.
Officiers supérieures à la suite du Corps.
Burnet, Chef de Bataillon, présent.
Administration.
La 16e Demi-brigade était forte lors de ma revue de 2377 présents sous les armes, non compris 75 Officiers, mais le 1er Bataillon de la Nièvre, fort de 432 hommes.
L'effectif de la Demi-brigade est de 2926.
Ses absents de 549.
2377.
J'ai prescrit au chef de ce corps de rayer des contrôles ceux qui étaient susceptibles de l’être.
Le Dépôt de la Demi-brigade vient d’être dirigé sur Mayence où il est en garnison, il est composé de 228 hommes dont 24 à réformer; les mesures nécessaires pour une réforme sont prises, et les ordres donnés. Il existe à ce Dépôt du drap pour 300 habits et 1200 culottes, du cuir pour 1200 paires de souliers, et 200 chapeaux.
Ce corps a 5 mois d’arriéré de solde; il en est de même de l’arriéré de la masse de 1000 francs, ce qui a empêché le chef de faire confectionner les objets ci-dessus; il ne pourra non plus faire confectionner la toile qu’il vient de recevoir par la dernière livraison portant la quantité nécessaire pour faire mille chemises.
Il m’a été porté des plaintes par tous les commandants des Compagnies relativement à la dernière livraison. Les 900 habits sont passés le tiers trop petits et de si mauvaise qualité qu’ils ne soutiendront pas la pluie. Les souliers sont passables.
En partie moitié des guêtres grises sont mal façonnées et de mauvaise qualité. Ce corps n’a pas pu distribuer ses effets et ce qui revenait au soldat relativement à ses besoins. Il a été forcé de donner en raison des petites dimensions de cet habillement, et quoique l’espèce d’hommes de la 16e se trouve assez médiocre par la taille, aucun Grenadier n’a pu faire usage de ces habillements, surtout pour les culottes. Cette plainte est générale dans tous les corps que je viens d’inspecter depuis la dernière distribution.
L'habillement de ce corps a été bien soigné. Il y existe encore beaucoup de vêtements façonnés par les ouvriers de la Demi-brigade, ils se font remarquer par leur bonne tournure et en place. Les gilets et les culottes sont très bien entretenus et blanchis.
La buffleterie est passé moitié blanche et très bien entretenue. Toutes les gibernes sont en bon état; je n’ai pas été à même d’examiner les havresacs neufs et anciens, les soldats les ayant laissés dans leurs cantonnements.
L'armement a été bien soigné, il est en fort bon état.
Les capotes que cette Demi-brigade a reçues sont les plus mauvaises de toutes celles qui ont été acceptées.
Résumé.
L'espèce d’homme est en général très médiocre en taille; la moitié des trois Compagnies de Grenadiers se trouvent même inférieure à celle prescrite pour cette arme. Le Bataillon de la Nièvre est composé d’une espèce d’hommes extrêmement chétive, je mande au Général commandant le Dépôt général des recrues de choisir 200 hommes de 4 pouces pour mettre ce corps à peu près au courant des autres. Je n’ai pas assez de temps pour examiner l’instruction de tous les Officiers; ce que j’en ai vu me fait désirer que l’on puisse s’en occuper. Le costume et la tenue des Officiers n’est pas généralement la même; j’ai été plus satisfait de la composition des Sous-officiers; elle est bien choisie, leur tenue est plus régulière, et leur ensemble m’a paru sur tous les rapports au-dessus de celui des Officiers" (Schauenburg (Général baron Alexis-Balthazar-Henri-Antoine de) : Registre particulier des revues. An VIII ; Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg: MS.0.492 ; document numérisé par la BNU à la demande conjointe de F. Berjaud, L. Claudel et D. Davin).
/ 1806
Le 5 mars 1806, Murat écrit à Napoléon : "A Sa Majesté l'Empereur et Roi ...
Le 16e régiment de ligne réclame à titre de gratification une culotte par homme, ainsi que des bonnets de grenadiers pour le 3e bataillon ; il réclame aussi la solde arriérée de quatre mois pour les sous-officiers et soldats venant de St-Domingue. Je prie Votre Majesté de prendre en considération les différentes demandes que j'ai l'honneur de lui soumettre ..." (Le Brethon Paul : « Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1761-1815 », Plon, 1908-1914, t. 4, p. 170, lettre 2270).
Le 8 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne avaient de forts détachements embarqués à Cadix ; ils en avaient au Ferrol. Ces détachements doivent s’être rendus en France. Faites-moi connaître où ils sont, la route qu'ils ont suivie et leur force ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 314 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11620).
Le 4 avril 1806 , l'Empereur écrit, depuis la Malmaison, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean ... Tout le 16e régiment sera concentré à Toulon ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 376 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11825).
A Saint-Cloud, le 18 juin 1806, on soumet à l'Empereur une "Demande en réintégration du sieur Burnet, ex-chef de bataillon au 16e régiment de ligne"; "Refusé", répond Napoléon (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3463).
A Saint-Cloud, le 28 juin 1806, on informe l'Empereur que "Le colonel du 16e régiment de ligne annonce que le sieur Collet, sous-lieutenant à ce régiment, en garnison à Toulon, a, le 16 de ce mois, retiré de la mer trois soldats qui se noyaient, et il demande l'autorisation de faire à cet officier, en reconnaissance de cet acte de courage et d'humanité, le cadeau d'une épée, d'une épaulette, d'une contre-épaulette, et d'une dragonne sur les fonds de la seconde portion de la masse générale"; "Le ministre Dejean lui fera ce présent", répond Napoléon (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3463).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux généraux des divisions dans lesquelles se trouvent les 2e, 93e, 37e, 67e et 16e régiments de ligne de passer la revue de corps, afin de constater quelles sont les compagnies prisonnières ou embarquées et présentes aux drapeaux. On indiquera les bâtiments sur lesquels des compagnies ont été embarquées et dans quel mois. Ces états me sont nécessaires pour statuer sur l’organisation définitive de ces régiments" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 515 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12464).
Le 8 septembre 1806 (note : la minute (Archives nationales, AF IV 870, septembre 1806, n° 58) est datée du 9 septembre), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "… je n’approuve pas qu'on envoie du 2e de ligne, du 7e, 16e, 37e, 56e, 57e et 93e un aussi grand nombre d'officiers et de sous-officiers pour se rendre à Chambéry, cela rendra ces corps non disponibles ; je ne suis pas dans des circonstances où cela puisse avoir lieu ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12884).
Le 19 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean : "... Vous donnerez ordre au 16e de ligne, qui est à Toulon, de placer son 3e bataillon et dépôt au fort Lamalgue, et de compléter ses deux premiers bataillons au grand complet de guerre, s'il est possible, avec ce qui est disponible du 3e bataillon, et de se rendre à Gênes ...
… Vous recommanderez au général commandant la 8e division militaire de confier la garde du fort Lamalgue, comme le poste le plus important, au 3e bataillon du 16e régiment de ligne, qui va être renforcé par près de 1,000 conscrits ..." (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10823 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12982).
Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, le 23 septembre 1806, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
La 5e division sera composée du 16e régiment de ligne, du 67e de ligne et du 7e de ligne ...
… J'ai omis de parler de la garnison d'Alexandrie, qui serait composée du 112e régiment et des 3es et 4es bataillons des corps qui sont dans les trois dernières divisions, hormis du 67e, qui est resté à Gênes, et du 16e, qui est à Toulon. Ce serait toujours un corps de 4 à 5,000 hommes ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
Le 7 octobre 1806, l'Empereur écrit, depuis Bamberg, au Prince Eugène : "… J'ai envoyé à Gênes le 16e de ligne pour qu'il soit plus près, de sorte qu'il y a dans cette ville deux beaux régiments qui ne laisseraient pas de vous être fort utiles …" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 175 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10964 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 13223).
/ 1807
Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ...
En suivant l'état du 1er février ... Comment le 3e léger n'est-il qu'à 1,600 hommes ? Il faut tirer 500 hommes de son 3e bataillon. Même observation pour les 2e, 16e et 67e de ligne ... Il faut s'étudier ensuite à faire manoeuvrer ces troupes ; faites-en d'abord passer la revue par le général Charpentier, qui les fera exercer, et rendez-vous-y quinze jours après pour la passer vous-même" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).
Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des revues et la conscription : "Monsieur Lacuée, je viens de retirer de l'armée d'Italie les divisions de Vérone et de Brescia, c'est-à-dire quatorze bataillons, savoir : deux du 3e d'infanterie légère, trois du 56e de ligne, deux du 93e de ligne, deux du 16e de ligne, deux du 67e de ligne, deux du 2e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12227 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15006).
Le même 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier : "... Donnez ordre que le 3e bataillon du 16e de ligne, qui est à Toulon, mette sur-le-champ 300 hommes en marche pour Augsbourg pour compléter ses deux premiers bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12232 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14992).
Le 19 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, j'ai donné ordre au prince Eugène de faire partir la division Molitor et la division Boudet pour se rendre en toute diligence à Augsburg. L'une part de Vérone et l’autre de Brescia. Ces deux divisions avec leurs commissaires des guerres, leurs ambulances et leur artillerie seront rendues du 1er au 10 mai à Augsburg.
La division Boudet est composée :
de deux bataillons du 22e de ligne
de trois bataillons du 55e
de deux bataillons du 93e idem.
La division Molitor est composée
de deux bataillons du 2e idem,
de deux bataillons du 16e idem,
de deux bataillons du 37e idem,
de deux bataillons du 67e idem.
Voyez le payeur pour savoir si j'ai encore des fonds à Augsburg. Si j'y ai des fonds, on pourrait profiter du passage de ces troupes pour leur faire payer un mois de solde. Je ne sais pas s’il y a à Augsburg un commissaire des guerres français" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15334 - Il s’agit des 1ère et 2e Divisions destinées au Corps d'observation des Côtes sous Brune. Cet ordre a été transmis par Berthier, et Eugène l'a reçu le 10 avril au soir).
Le 24 Avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Clarke, Gouverneur de Berlin et de la Prusse : "... La division Molitor arrive les 29, 30 avril, 1er et 2 mai. Mon intention est de la réunir à Magdeburg, où elle sera avant le 20 mai ; elle a aussi son artillerie et tout ce qui lui est nécessaire. En cas d'événements, elle sera aussi à votre disposition pour la faire doubler de marches. Voilà donc de gros et puissants renforts derrière vous. C'est une raison de plus pour diriger sans délai tous les régiments provisoires, soit de cavalerie, soit d'infanterie, sur l'armée. La division Molitor est composée des 2e, 16e, 37e et 67e de ligne ; tout cela est d'excellentes troupes …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12467 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15411).
Le 5 mai 1807, le Général Chabot écrit au Chef de l’Etat-major général de l’Armée d’Italie : "... Je vous présente en même temps que le détachement du 3e Bataillon du 16e Régiment de ligne, que vous m’avez annoncé par votre lettre du 25 avril, est arrivé ce matin à Alexandrie, d’où il partira demain pour suivre sa route ; par conséquent, il a un jour d’avance sur l’itinéraire que vous m’avez adressé et il arrivera le 17 à Vérone, à sa destination" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 21 mai 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Lacuée, Directeur général des Revues et de la Conscription : "J’ai reçu les états de situation que je vous avais demandés. Les 20000 hommes de la réserve doivent être distribués de la manière suivante :
12000 hommes à l'infanterie de ligne et légère conformément au tableau ci-joint.
… Répartition de 12 000 hommes de la réserve de 1808 entre les corps ci-après de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère.
INFANTERIE DE LIGNE
CORPS NOMBRE DES CONSCRITS
... 16e 200 ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15681).
Le 26 septembre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Donnez ordre au dépôt du 26e de ligne de fournir un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, deux sergents et quatre caporaux, 220 hommes et deux tambours, pris parmi les conscrits, bien habillés, en prenant, si cela est nécessaire, les conscrits de 1808. Ce détachement se rendra à Bordeaux, pour être embarqué sur les deux frégates qui sont dans ce port. Donnez le même ordre à une compagnie organisée de la même manière, tirée des dépôts du 82e. Ce qui fera les 450 hommes nécessaires au ministre de la marine. Faites composer également un détachement de même nature par le 3e bataillon du 86e ; un détachement pareil sera composé par le 4e bataillon du 16e de ligne, et ces deux détachements réunis, formant 450 hommes, seront embarqués sur les deux frégates de Saint-Malo" (Correspondance de Napoléon, t.16, lettre 13185 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16420 - Note : la lettre originale donne le 15e de Ligne et non le 16e).
A Fontainebleau, le 18 octobre 1807, "Le ministre de la guerre propose de faire remplacer sur le vaisseau le Génois, armé à Toulon, le détachement du 67e régiment de ligne, qui y est embarqué, par un détachement de 2 officiers et 100 hommes tirés du 16e régiment de ligne"; "Approuvé" répond Napoléon (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1360).
Le 27 octobre 1807, l'Empereur écrit, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Donnez également ordre qu'on tienne prêtes à marcher, comme détachement, six compagnies complétées chacune à 140 hommes, et tirées du 1er bataillon du 67e qui est à Gênes. Donnez le même ordre pour le 3e bataillon du 16e qui est à Toulon" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1397 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 16636).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 16e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 8e Division militaire, Toulon (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).
Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
Il y a 18 jours de marche, compris 3 séjours, de Mâcon à Strasbourg. En supposant que la division Molitor qui occupe Mâcon, Tournus et Chalon-sur-Saône, composée des 2e, 16e, 37e et 67e régiments, se mette en marche le 1er et le 2 mars, elle pourrait être rendue à Strasbourg du 15 au 19 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).
Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
... La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée : 1° du 2e régiment d'infanterie de ligne ; du 16e régiment d'infanterie de ligne ; du 37e régiment d'infanterie de ligne ; du 67e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° du régiment de cinq maisons ducales de Saxe portant le n° 4 selon notre règlement du 17 février, 2 500 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).
Le 2 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrità l'Empereur : "J'ai l'honneur de présenter à l'Empereur, conformément à l'ordre de S. M. en date du 25 février, un état distribué en 4 tableaux de la composition de chacune des divisions des généraux Molitor, Boudet, Carra-Saint-Cyr et Legrand ...
Je supplie Sa Majesté de vouloir bien remarquer que les dépôts des 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne pourront seuls fournir, en ce moment, un détachement de 200 hommes chacun, et que les autres dépôts ne pourront disposer des hommes pour compléter leurs bataillons de guerre qu'au fur et à mesure de l'arrivée des conscrits de 1810 ...
Je prie Sa Majesté de vouloir bien me faire connaître si son intention est que les dépôts des 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne fournissent de suite les détachements qui s'y trouvent disponibles" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 104).
Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Donnez ordre … que 50 hommes du dépôt du 24e léger partent pour renforcer les bataillons de guerre, et que 250 hommes partent du dépôt du 16e de ligne qui est à Toulon pour Strasbourg, pour renforcer les 3 bataillons de guerre" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2860 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20215 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 143).
Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre au 37e régiment (division Molitor) qui arrive le 9 à Belfort d'en partir le 10 et de se diriger sur Huningue et de là sur Ulm où il arrivera le 19 ;
Au 67e, qui arrive à Belfort le 10, de suivre la même direction sur Ulm où il arrivera le 20 ;
Au 2e régiment de ligne, qui arrive à Belfort le 11, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 21 ;
Au 16e régiment, qui arrive à Belfort le 13, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 23.
Donnez ordre au général Molitor de marcher avec le 1er régiment de sa division. Vous lui ferez connaître que le duc de Rivoli, sous les ordres duquel il se trouve, sera dès le 12 à Strasbourg ; et que le général Oudinot est à Augsbourg, et qu'il doit correspondre avec ce général.
La division Boudet prendra la même direction et arrivera à Ulm successivement du 24 au 30.
Les quatre régiments de cavalerie légère feront le même mouvement. Ainsi ces deux divisions seront réunies à Ulm vers la fin de mars. Vous m'en remettrez un état précis.
Il faut combiner la route des divisions Saint-Cyr et Legrand, de manière qu'elles puissent arriver à Ulm vers la même époque.
Par ce moyen, le quartier général du duc de Rivoli pourrait, si cela devenait nécessaire, être transporté à Ulm vers le 20 du mois" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2858 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20214 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 138).
En exécution de cet ordre, le Ministre de la guerre adresse au Général Molitor, depuis Paris, le 5 mars 1809, la lettre qui suit : "Général, l'Empereur ordonne que les troupes qui composent votre division soient détournées à leur passage à Belfort et dirigées, par Huningue, sur Ulm, au lieu de continuer leur marche vers Strasbourg.
J'ai chargé, en conséquence, le commandant d'armes à Belfort de transmettre aux 37e, 67e, 2e et 16e régiments d'infanterie de ligne, ainsi qu'à l'artillerie attachée à votre division, des ordres de route pour se diriger, par Huningue, sur Ulm, conformément à l'itinéraire ci-joint.
Je l'ai chargé, en même temps, de faire suivre la même route aux 23e et 19e régiments de chasseurs qui doivent passer à Belfort le 8 et le 10 mars.
D'après cette nouvelle disposition, le 23e régiment de chasseurs partira de Belfort le 9 mars , pour se diriger, par Huningue, sur Ulm.
Le 37e régiment d'infanterie, qui doit arriver à Belfort le 9 mars, partira de cette place le 10, pour suivre le mouvement du 23e de chasseurs.
Le 67e régiment d'infanterie et le 19e régiment de chasseurs, qui arriveront à Belfort le 10 mars, en partiront le 11 pour suivre la même route.
Le 2e régiment d'infanterie, qui arrivera le 11 mars à Belfort, en partira le 12 et suivra la même route.
Le 16e régiment d'infanterie de ligne arrivera à Belfort le 13 mars et en partira le 14 pour se rendre à la même destination.
L'artillerie de votre division, qui doit arriver à Belfort le 19 mars, en partira le 20, pour suivre le mouvement de cette colonne.
Je vous invite, Général, à tenir la main à l'exécution de ces dispositions et à veiller au maintien de la discipline la plus exacte, pendant la marche de ces troupes en Allemagne.
L'Empereur ordonne, Général, que vous marchiez à la tête de cette colonne.
Je dois vous prévenir que votre division doit faire partie du corps d'armée dont Sa Majesté a confié le commandement à M. le duc de Rivoli, qui sera rendu à Strasbourg le 12 mars.
Vous ferez connaître votre marche au général Oudinot, qui est à Augsbourg, et l'époque de votre arrivée à Ulm.
Je vous prie, Général , de m'accuser la réception de la présente et de me faire connaître les mesures que vous aurez prescrites pour le maintien de l'ordre et de la discipline en route.
Je vous préviens que l'intention de l'Empereur est que votre division soit réunie à Ulm le 23 mars, excepté l'artillerie qui ne pourra y être rendue que vers le 30 mars" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 139).
Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée :
1º Du 2e régiment d'infanterie de ligne, du 16e régiment d'infanterie de ligne, du 37e régiment d'infanterie de ligne, du 67e régiment d'infanterie de ligne, de 12 pièces d'artillerie française ;
2º Du régiment des cinq maisons ducales de Saxe portant le n ° 4, 2,500 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
3e Division d’infanterie : Général Molitor.
16e Régiment d'infanterie de ligne, 3 Bataillons, 2,096 hommes ; détachement tiré du Dépôt, 250 hommes. Itinéraire : Verdun le 5. Seurre le 6. Auxonne le 7. Vitrey le 8. Besançon le 9. Besançon le 10. Baume le 11. L'Isle le 12. Belfort le 13. Altkirch le 14. Huningue le 15. Mühlheim le 16. Freyburg le 17. Neustadt le 18. Donaueschingen le 19. Tuttlingen le 20. Möskirch le 21. Riedlingen le 22. Ehingen le 23. Ulm le 24 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. Maréchal duc de Rivoli.
1 détachement du Dépôt du 16e Régiment de ligne, 250 hommes. Itinéraire : Le Beausset le 14. Roquevaire le 15. Aix le 16. Lambesc le 17. Orgon le 18. Avignon le 19. Avignon le 20. Orange le 21. Pierrelatte le 22. Montélimar le 23. Livron le 24. Valence le 25. Valence le 25. Saint-Vallier le 26. Le Péage le 27. Vienne le 28. Lyon le 29. Lyon le 29. Le 18 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
... Le 51e a 250 hommes ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes ...
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 250 hommes du 51e dans ceux du 16e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Enfin, les colonels des autres régiments laisseront de même à Strasbourg le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires, dans la proportion qui vient d'être indiquée, pour recevoir le détachement destiné à leur régiment.
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort.
J'ai l'honneur de soumettre à Sa Majesté l'itinéraire que doivent suivre ces troupes pour se diriger de Belfort par Huningue sur Ulm où elles seront réunies en totalité le 30 mars , avec leur artillerie et leur administration ...
16e rég. d’infanterie de ligne partant de Belfort le 14 mars. Altkirch 14 mars; Huningue 15; Mülheim 16; Fribourg 17; Neustadt 18; Donaueschingen 19; Tuttlingen 20; Möskirch 21; Riedlingen 22; Ehingen 23; Ulm 24 ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du 5 bataillon du 51e rég. d'infanterie de ligne, 250 hommes venant de Lille arriveront à Strasbourg le 5 avril ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 250 hommes du 51e régiment dans ceux du 16e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
Le 15 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, j'ai donné différents ordres pour combler le déficit de 5000 hommes qu'éprouve le corps du duc de Rivoli.
Les 16e, 24e légère, 4e de ligne et 46e doivent fournir une force de 498 hommes ; je vous ai donné cet ordre le 4 mars. Faites-moi connaître quand ces détachements sont partis, leur force au moment du départ et quand ils arriveront à Strasbourg ...
Je vous ai ordonné également de faire partir de Paris un bataillon de marche de 600 hommes, sous le titre de bataillon de marche du 24e légère, un bataillon de marche de 800 conscrits de ma Garde et 400 hommes du 46e.
Faites-moi connaître l'époque où tout cela arrivera à Strasbourg. Proposez-moi des moyens de combler le déficit de 979 hommes qu'éprouve encore le corps du duc de Rivoli" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2935; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20373; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 266).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 16e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 51e Régiment de ligne, 250 hommes demandés. Partira de Lille le 15 mars pour être le 5 avril à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 13e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 59e de ligne.
2 compagnies du 69e de ligne.
2 compagnies du 76e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 100e de ligne.
2 compagnies du 103e de ligne.
2 compagnies du 105e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 6e léger.
2 compagnies du 24e léger.
2 compagnies du 25e léger.
840 hommes.
4e bataillon.
2 compagnies du 26e de ligne.
2 compagnies du 16e de ligne.
2 compagnies du 96e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Metz ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 16e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 3e Division Molitor, 2e Brigade Viviès de la Prade (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).
Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION MOLITOR.
1re Brigade.
2e de Ligne : 1er Bataillon, Erbach ; 2e Bataillon Eisingen.
16e de Ligne : 1er Bataillon, Ringingen ; 2e Bataillon, Ringingen ; 3e Bataillon, Ehingen (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).
Dans un rapport daté d'Altötting, le 27 avril 1809, et adressé au Maréchal Bessières, le Général Molitor rend compte de la part prise par sa Division à l’affaire du 24 avril 1809 : "Monsieur le Maréchal,
Ma division, ayant fait diligence, arriva le 24 de ce mois devant Neumarkt, au moment où les avant-postes bavarois venaient d'être attaqués sur les hauteurs en avant de ce village. Quoique cette attaque parût d'abord de médiocre importance par le peu de forces que montrait l'ennemi, je disposai mes troupes sur les hauteurs en arrière du défilé, plaçant mon artillerie près de la rivière de Rott. Le feu devenant successivement plus vif, toute la division bavaroise passa le pont de Neumarkt et fut bientôt engagée· tout entière dans un combat très animé. C'est alors que les Autrichiens qui, jusqu'à ce moment, n'avaient montré que quatre à cinq mille hommes, firent déboucher des bois de fortes et nombreuses colonnes, non seulement sur le front des Bavarois mais plus encore sur la droite de ma division. Le corps bavarois, acculé au défilé, était fortement compromis. Pour le dégager, je fis avancer le général Leguay avec le 2e régiment d'infanterie qui, après avoir passé la rivière, franchit les hauteurs qui la dominent, attaqua vivement et fit plier la droite de l'ennemi. Ce succès, appuyé par le feu de mon artillerie, fit lâcher prise aux Autrichiens et procura aux Bavarois la possibilité de sortir de la position désavantageuse où ils se trouvaient, en descendant des hauteurs sans être entamés et en repassant le défilé. Le 2e régiment se trouvait alors engagé presque tout entier, entouré et assailli par des forces très considérables. Mais rien ne fut capable d'intimider ce brave régiment ; il soutint avec énergie et sang-froid les efforts de l'ennemi, jusqu'à ce que la totalité des troupes bavaroises eut repassé le défilé et le repassa à son tour dans le plus grand ordre. Pendant que ces événements se passaient au centre et à la gauche de notre ligne, cinq fortes colonnes d'infanterie, marchant par échelons, s'avançaient sur la droite de ma division et menaçaient de l'envelopper ; je leur opposai le 37e régiment, qui par son feu bien nourri et sa belle contenance suffit pour empêcher leurs progrès. Mes deux autres régiments, les 16e et 67e, étaient placés en réserve de la manière la plus propre à en imposer à l'ennemi et à soutenir toutes les autres troupes qui se trouvaient engagées.
Vous avez jugé alors, Monsieur le Maréchal, que le poste de Neumarkt situé dans un fond entouré de bois était par trop désavantageux, vous avez décidé qu'on se replierait un peu plus en arrière sur la position de Vilsbiburg, et vous m’avez chargé de couvrir ce mouvement. Ma division se rangea donc par échelons sur les deux côtés de la route, les tirailleurs en avant et de manière à accepter le combat si l'ennemi l'eut présenté de nouveau, mais il n'en eut pas même la tentation, et après que tout le corps bavarois eut défilé, ma division se retira lentement dans le plus grand ordre et sa marche imposante fut admirée même des ennemis.
Dès le commencement de l'action, j'avals, à la prière du général de Wrède, envoyé quatre compagnies du 2e régiment pour relever les Bavarois qui couvraient le débouché sur Eggenfelden. Ces compagnies furent attaquées et cernées dans leur position, mais elles firent une si belle défense que, sans perdre un seul homme, elles revinrent rejoindre leur régiment avec 150 prisonniers. Cette affaire, à laquelle on était loin de s'attendre, fait le plus grand honneur aux troupes qui y ont combattu contre un ennemi si supérieur en nombre et que toutes les évaluations, d'accord avec les rapports et renseignements, portent à 30 ou 35,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 9).
Le Duc d’Istrie écrit au Major général, depuis Vilsbiburg, le 25 avril 1809, à minuit : "Monseigneur,
Je m'empresse de faire parvenir à V. A. des renseignements certains sur la marche du corps ennemi que j'avais devant moi.
Il a évacué Neumarkt à 3 heures du matin ; une grande partie de ses forces a filé sur Ampfing et l'autre sur Otting. Il paraitrait que ce qui était à Munich se trouve dans ce moment à Haag. L'ennemi occupe toujours Velden avec de l'infanterie et de la cavalerie. Il a évacué Neumarkt ct brûlé le pont. On a trouvé à Neumarkt 300 blessés, dont un tiers autrichien, et le reste qui n'avait pas pu être évacué lors du mouvement rétrograde que je fus forcé de faire sur Vilsbiburg. Demain, j'enverrai un fort parti de cavalerie sur la route d'Ampfing et de Mühldorf, pour savoir si l'ennemi se retire sur Salzburg ou s'il suit la grande route de Munich.
Je n'ai point pu adresser à V. A. le rapport sur l'affaire d'hier ; les troupes se sont parfaitement bien conduites et la retraite s'est faite dans le plus grand ordre. Le 16e régiment et le 37e d'infanterie ont beaucoup contribué à dégager la division bavaroise et à protéger sa retraite. Quatre compagnies du 2e régiment, commandées par le chef de bataillon Maréchal, qui avaient été envoyées en observation sur la route d'Eggenfelden avec 150 hommes de cavalerie, ont soutenu le feu de plus de 3,000 hommes, fait 150 prisonniers et opéré leur retraite sur la route vicinale de Landshut sans perdre un seul homme.
Parmi le nombre des officiers bavarois qui ont été tués, se trouve le colonel de la Tour-Taxis, officier du plus grand mérite. Notre perte en tués et en blessés a été moins considérable que je vous l'avais annoncée. L'ennemi a perdu plus de 2,000 hommes tués ou blessés, d'après le rapport des prisonniers et des déserteurs.
J'envoie à V. A. le dernier rapport que je reçois à l'instant sur l'ennemi" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 19).
Le 21 mai 1809, "A trois heures de l'après-midi, la majeure partie de l'armée autrichienne s'avança sur Gross-Aspern et l'attaqua avec la plus grande impétuosité ; en moins de trois quarts d'heure, plus de 60,000 hommes et 80 canons y dirigèrent leurs efforts. Ce village était d'une bonne défense et couvrait notre pont sur le Danube. Le général Molitor, malgré ses représentations, avait été obligé de l'évacuer, d'après l'ordre formel qui lui fut donné ; il se hâta de le réoccuper, aussitôt que l'ennemi parut. Il s'y défendit d'abord avec un bataillon, et, aussitôt qu'il y eut réuni les 37e et 67e régiments, il chargea et mit en déroute les colonnes ennemies, qui s'étaient avancées jusqu'au village ; il eût fait un grand nombre de prisonniers, s'il avait eu un peu de cavalerie sous la main. Comme il poursuivait l'ennemi, il reçut l'ordre de ne pas aller plus loin et de s'en tenir à la défense de Gross-Aspern ; il dut alors ramener en arrière, sous le feu le plus meurtrier, les 37e et 67e régiments qu'il plaça en tête du village. Il disposa sur la droite le 2e régiment qui arriva ensuite, et successivement le 16e régiment en réserve, partie dans le village et partie sur la gauche, pour défendre la petite île (Gemeinde-Au) par où l'ennemi pouvait gagner notre pont de bateaux, et contre laquelle il n'a cessé d'entretenir le feu le plus soutenu. C'est dans cette position que la division toute seule a soutenu pendant plus de 4 heures, contre la plus grande partie de l'armée autrichienne, le combat le plus inégal et le plus sanglant. Les colonnes d'infanterie ennemie s’avançaient l'arme au bras et venaient se faire écharper sous nos baïonnettes et le feu nourri de nos bataillons, pendant que leur nombreuse artillerie portait le ravage dans nos rangs et démontait nos canons. Ce ne fut que vers 8 heures du soir que la division, après avoir laissé sur le champ de bataille près de la moitié de son monde, fut relevée par la 1re division ; elle se plaça alors en réserve en arrière de Gross-Aspern" ("Historique des opérations de la division du général Molitor pendant la campagne de 1809" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 345).
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Freyung en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Bayreuth du 10 au 14 janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
La Division Molitor, suivie de la Brigade Bordessoulle, se porte par Hof, Iéna, Göttingen, Hanovre, sur les villes hanséatiques. Elle est placée sous le commandement du Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d’Allemagne. Le mouvement commence le 1er février. Le 16e de Ligne se rend à Hambourg les 23 et 24 février (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 9 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté que le général Molitor m'annonce, sous la date du 28 février, que les troupes sous ses ordres sont. rendues à leur destination et réparties de la manière suivante, savoir :
A Lubeck. Le 37e d'infanterie de ligne; le 23e chasseurs.
A Hambourg. Le 2e d'infanterie de ligne; le 16e - ; le 3e chasseurs ; le quartier général des généraux Molitor, Le Guayet, Bordessoulle.
A Brème. Le 67e d'infanterie de ligne; l'artillerie de la division; le quartier général du général Vivier.
Le général Molitor me rend compte que, pour occuper le poste important de Cuxhaven, qui est à vingt-six lieues de Hambourg, et aussi pour garder la côte entre Cuxhaven et Stade, afin d'empêcher tout commerce avec l'Angleterre, il a cru devoir détacher de la garnison de Hambourg un bataillon du 2e de ligne et 100 chevaux du 23e chasseurs, qui se trouvent ainsi placés dans quelques communes du Hanovre, depuis Cuxhaven jusqu'à la hauteur de Stave; que, par les mêmes motifs, il a détaché de Brême 300 bommes du 67e de ligne pour garder les points les plus importants sur la droite du Weser, depuis Geestendorf, près Carlsbourg, jusqu'à Nordholz, tous postes qui étaient occupés par les troupes westphaliennes.
Il pense que si ces dispositions sont approuvées, les communes du pays du Hanovre, où il a été obligé de placer des troupes pour la sûreté des postes de la côte et de sa position, doivent nourrir ces troupes.
Sa Majesté jugera sans doute que Je royaume de Westphalie ne pourrait recevoir cette nouvelle charge, attendu le grand nombre de troupes françaises qui doivent y être soldées et nourries.
J'ai l'honneur de proposer, en conséquence, à Sa Majesté, de laisser à la charge des villes hanséatiques la nourriture des troupes de la division Molitor qui resteraient détachées dans quelques postes du Hanovre, ou de faire occuper de nouveau ces postes par les troupes westphaliennes.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté".
Le 11 mars 1810, à Paris, l'Empereur, suite au Rapport du Duc de Feltre en date du 9 mars 1810, décide que "Cette division doit être à la charge des villes hanséatiques" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 90).
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
ARMÉE D'ALLEMAGNE ...
Le grand quartier général, les grandes administrations, les parcs généraux d'artillerie et du génie, et tout ce qui appartient à l'état-major général de la Grande Armée, sont dissous à dater du 1er avril prochain.
Les états-majors et administrations, et tout ce qui tient à l’organisation des 2e et 4e corps et de la réserve générale de cavalerie, sont dissous conformément aux dispositions prescrites par des décrets des 7 et 18 février dernier.
En conséquence, l'armée qui restera en Allemagne sous le commandement du prince d’Eckmühl sera composée de la manière suivante, savoir :
... La division, commandée par le général Molitor, composée des 16e, 37e et 67e régiments d'infanterie de ligne, du 23e régiment de chasseurs à cheval, d'une compagnie d’artillerie à pied, d'une compagnie d'artillerie à cheval, d'une compagnie de pontonniers, de trois compagnies du train, d'une compagnie de sapeurs, avec pièces d'artillerie approvisionnées, attelées, restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre, dans les villes hanséatiques. Cette division sera sous le commandement du prince d’Eckmühl ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
Le 20 mars 1810, le Duc de Feltre écrit, depuis Paris, à Davout, Commandant en chef l’Armée d’Allemagne : "... La division du général Molitor éprouvera quelques modifications dans sa composition. Elle ne sera plus formée que des 16e, 37e et 67e régiments d’infanterie de ligne, 23e régiment de chasseurs à cheval, d’une compagnie d’artillerie à pied, d’une compagnie d’artillerie à cheval, d’une compagnie de pontonniers et de trois compagnies du train, avec 8 pièces d'artillerie approvisionnées et attelées. Cette division restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre dans les villes hanséatiques el sera sous le commandement de Votre Excellence.
Je charge le général Molitor de faire diriger de suite sur Emden le 2e régiment d’infanterie de ligne et le 3e régiment de chasseurs, avec 1 pièces de canon et les canonniers nécessaires pour les servir. Cette brigade, qui sera distraite de la division du général Molitor, sera sous les ordres du général Bordesoulle et fera partie du commandement de M. le maréchal duc de Reggio. Je prie Votre Excellence de tenir la main à l’exécution de ce mouvement ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1652 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 99).
Dans un rapport à l’Empereur, en date du 30 juin 1810, le Ministre de la Guerre rend compte de la marche de la Division Molitor mise à la disposition du Duc de Reggio et de la répartition des troupes de cette Division en attendant l'arrivée de la Division Morand : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne de la division Molitor, ainsi que le 23e régiment de chasseurs, sont en ce moment en marche avec quatre bouches à feu, pour se diriger sur Emden, pour y demeurer, conformément aux intentions de Votre Majesté, à la disposition de M. le maréchal duc de Reggio.
En conséquence, le 67e régiment d'infanterie et le 23e régiment de chasseurs arriveront successivement à Emden les 5 et 7 juillet.
Quant au 16e régiment d'infanterie, le général Molitor a fait diriger sa marche sur Groningue, où il sera rendu le 9 juillet, d'après la demande de M. le maréchal duc de Reggio.
Le 37e régiment d'infanterie avec deux bouches à feu, la 8e compagnie du 1er bataillon de pontonniers et la 3e compagnie du 5e bataillon de sapeurs, sont restés dans les villes hanséatiques pour garder la côte, depuis Lubeck jusqu'à la Jahde, en atlendant l'arrivée de la division du général Morand.
Ces troupes sont réparties de la manière suivante :
Le 1er bataillon du 37e régiment à Bremen, avec deux bouches à feu, pour garder l'embouchure du Weser;
Le 2e bataillon à Hambourg, avec les sapeurs et les pontonniers, fournit un poste à Cuxhaven;
Le 3e bataillon à Lubeck.
La division du général Morand, qui doit remplacer ces troupes dans les villes hanséatiques. marche, à cet effet, sur trois colonnes :
La première, composée du 17e régiment d'infanterie de ligne et du 13e d'infanterie légère, arrivera à Lubeck du 13 au 15 juillet.
La deuxième colonne, composée des 30e et 57e régiments d'infanterie de ligne, arrivera à Hambourg du 12 au 13 juillet.
Enfin, la troisième colonne, composée du 61e régiment d'infanterie de ligne et de l'artillerie de la division, arrivera à Bremen du 12 au 13 juillet.
D'après cette disposition, le 37e régiment pourra être relevé sur les points qu'il occupe vers le 15 juillet et se mettre immédiatement en marche avec tout ce qui appartient à la division du général Molitor pour rejoindre cette division en Hollande.
J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté de faire rentrer sous le commandement du général Molitor le 2e régiment d'infanterie de ligne qui faisait précédemment partie de cette division et qui se trouve en ce moment à Emden.
Le général Bordessoulle pourrait reprendre, en mème temps, le commandement de sa brigade de cavalerie légère composée des 3e et 23e régiments de chasseurs qui vont se trouver réunis il Emden.
Je demande, à cet égard, les ordres de Votre Majesté" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 126). L'Empereur approuve ces dispositions à Saint-Cloud, le 3 juillet 1810.
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "... Pour remplir ce but, comme on l'a dit plus haut, il faut pourvoir à la garnison de Toulon. A cet effet, le 3e bataillon du 8e léger, qui est à Genève, se dirigera sur Toulon vers le 1er juillet, après avoir reçu tous les conscrits. Le 4e bataillon du 18e, le 4e du 5e, le 4e du 11e, le 4e du 23e et le 3e du 75e de ligne, se dirigeront également sur Toulon au 1er juillet.
Ces six bataillons, qui auront reçu leurs conscrits et seront ainsi complétés, formeront une force suffisante pour la garnison de Toulon, de Marseille, de Cette et de toute la côte de la Méditerranée ... Il y aura en outre à Toulon le 5e bataillon du 22e léger, fort de 500 hommes, le 3e bataillon du 32e léger et le dépôt du 16e ...
FRANCE. - COTES DE LA MÉDITERRANÉE.
Toulon est le point important des côtes de la Méditerranée. Les six 4es bataillons qui ont été désignés dans les notes sur le corps d'observation de réserve pour se rendre à Toulon y formeront une garnison de 4,800 hommes. Le 5e bataillon du 22e léger, le 5e du 1er de ligne, le 5e du 16e avec les huit 5es bataillons de l'armée de Dalmatie qui sont dans la 27e division militaire, et le 3e du 32e léger (en le considérant comme un 5e bataillon), font douze bataillons qui seront formés en trois demi-brigades, chacune de quatre 5es bataillons ou 2,000 hommes ; ce qui, joint aux six 4es bataillons ci-dessus, serait une force de 11 à 12,000 hommes, beaucoup plus que suffisante pour défendre Toulon, Marseille, Nice, Cette et contenir tout l'intérieur" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 11 août 1811, l'Empereur écrit, depuis Rambouillet, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre ... Les dépôts du 16e et du 29e, qui sont des dépôts français, sont suffisants à Toulon ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18021 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28110; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 115).
Le 1er janvier 1812, le 16e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Toulon (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Le 8 juillet 1812, l'Empereur écrit, depuis Vilna, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, la 16e demi-brigade provisoire a deux compagnies du 5e bataillon du 16e de ligne. Mon intention est que ces deux compagnies versent tout ce qu'elles ont de disponible dans le 3e bataillon de leur régiment, que le 5e bataillon verse également dans le 3e bataillon tout ce qu'il a de disponible, et, par ce moyen, ce 3e bataillon du 16e de ligne se trouvera au complet de 700 hommes. Le 62e a deux compagnies du 5e bataillon à la 16e demi-brigade. Mon intention est que ces deux compagnies donnent tout ce qu'elles ont de disponible au 4e bataillon ; que le 5e bataillon fournisse également au 4e bataillon ce qu’il a de disponible, et, par ce moyen, le 4e bataillon du 62e sera composé de 700 ou 800 hommes. La 16e demi-brigade provisoire se trouvera composée de la manière suivante :
1er bataillon : le 3e du 16e de ligne ;
2e bataillon : le 4e du 62e de ligne ;
3e bataillon : deux compagnies du 60e de ligne, deux compagnies du 81e de ligne, deux compagnies du 1er de ligne.
Vous ordonnerez que cette demi-brigade se forme sans délai à Marseille. A cet effet, les deux compagnies du 16e et du 62e, qui font partie du 2e bataillon actuel de la 16e demi-brigade, seront incorporées dans leur 3e et 4e bataillon avec tout ce qui est disponible au dépôt. Les 2es compagnies du 32e de ligne se rendront en Illyrie pour recruter les deux bataillons de ce régiment qui s'y trouvent ; elles seront remplacées dans la nouvelle formation de la 16e demi-brigade par deux compagnies du 1er de ligne, ce qui complète cette demi-brigade à trois bataillons, comme il a été dit ci-dessus. Quand ces trois bataillons seront bien formés en septembre, le ministre de la guerre pourra les diriger sur Bayonne pour de là aller renforcer la réserve de Bayonne ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 7416 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 31158).
En arrivant dans la capitale le 5 août 1812, Joseph y trouve le Général Maupoint, qui s'y est rendu avec le 16e Régiment d'infanterie de ligne, fort de 650 hommes, et une centaine de chevaux de l'Armée d'Aragon. Malgré cette augmentation de garnison, le Général Lafont-Blagnac, Gouverneur, ne peut empêcher les guérillas de désoler tous les environs, et de dévaster Caravanches, village riche, considéré comme un faubourg de la ville. Des bandes se montrent également sous les murs de Tolède et de Guadalaxara, et ravagent les dehors. Pendant l'absence du Roi, les habitants de Madrid sont demeurés calmes, et n'ont montré aucune mauvaise disposition (Du Casse A. : "Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph", 1853-1854, t. 8, p. 217).
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