Le 13e Régiment d'Infanterie de Ligne

1789-1815

Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et soldats du 13e Régiment d'infanterie de ligne

Avertissement et remerciements :

Le 18 Fructidor an 13 [5 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "J’ai reçu votre lettre en date du 14 Fructidor par laquelle vous m’annoncez l’arrivée à Alexandrie des 13e et 102e Régiments, ainsi que du 3e bataillon du 1er régiment suisse. Tous les ordres sont donnés pour l’établissement de ces différents corps ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 12 septembre 1805 (25 fructidor an 13), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée :"Mon cousin, je viens de parcourir l'état que vous m'avez remis de l'armée d'Italie. Je ne vois point le 13e de ligne, le 3e d'infanterie légère et le 67e ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 168; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10759).

Le 5e jour complémentaire an XIII (22 septembre 1805), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Maréchal Berthier : "Le camp volant d'Alexandrie sera composé de la légion hanovrienne à cheval de 500 hommes, du 67e régiment de 900 hommes, du 13e régiment de ligne de 1,500 hommes, d'un bataillon suisse de 400 hommes.
Le but de cette réserve est :
1° De garder la citadelle d'Alexandrie ; 2° de se porter devant Gênes, si cette ville était menacée d'un débarquement ; de se porter sur Turin, sur Novare, sur Milan et enfin sur tous les points où l'on pourrait inquiéter les derrières de l'armée, de manière que la rapidité des mouvements de ce camp volant étouffe les insurrections au moment même où elles commenceraient à se former. Bien entendu qu'on laisserait toujours dans la citadelle d'Alexandrie une partie de cette réserve pour assurer la défense de la place.
Le général Menou commandera ce camp volant ; il aura l'oeil sur Plaisance, de manière que, si une avant-garde de l'ennemi ou des partisans se portaient sur cette place pour inquiéter notre armée, dans le cas où des circonstances, qui ne sont pas présumables, la mettraient dans la nécessité de défendre l'Adda, ce camp volant pût se porter pour éclairer la droite de notre armée ; enfin, si, par des suppositions encore plus invraisemblables, Alexandrie était menacée d'être investie, le camp volant formerait une partie de la garnison de cette place.
Le 13e et le 67e vont recevoir une grande quantité de conscrits, cet hiver. Le général Menou portera un soin tout particulier à l'habillement et à l'armement de ces conscrits.
Enfin, dans des circonstances qui ne sont pas plus à présumer que les précédentes, si l'armée française était tournée, alors le camp volant aurait soin de fournir non-seulement des garnisons à Alexandrie, mais encore à la citadelle de Turin, à Gavi et à Fenestrelle.
En résumé, ce camp volant a donc pour but de veiller à la sûreté de la côte de Gênes, de dissoudre les rassemblements du pays, faire marcher les conscrits, et enfin, si des événements désastreux pouvaient arriver, il donnerait une garantie à l'Empereur que ces places se trouveraient pourvues de bonnes garnisons approvisionnées, etc.
Le général Menou doit organiser ce camp volant de manière à avoir toujours trois petites colonnes mobiles de 100 hommes de cavalerie, 300 hommes d'infanterie et deux pièces d'artillerie à pied. Ces colonnes parcourraient tout le pays pour faire exécuter rigoureusement la conscription et toutes les autres mesures qui pourraient être ordonnées.
L'Empereur préfère ce système de camp volant à un système de pure garnison qui, en exigeant beaucoup plus de monde, n'assurerait pas autant la tranquillité.
Un autre but de ce camp volant serait de garder les prisonniers que ferait l'armée d'Italie ; on les recevrait soit à Plaisance, soit à Verceil, et les troupes de l'armée d'Italie qui les auraient escortés jusque-là retourneraient de ce point rejoindre leurs corps respectifs à l'armée, après les avoir consignés aux troupes du camp volant.
De Verceil et de Plaisance les prisonniers seraient envoyés à Fenestrelle, et de là à Grenoble, d'où des détachements de la gendarmerie et des détachements des troupes de la 7e division les prendraient et les escorteraient jusqu'aux dépôts de l'intérieur que je désignerai ; et, comme il y a peu de troupes à Grenoble, on pourra employer le bataillon génois qui s'y organise.
On évitera toujours de faire passer les prisonniers par le Valais ou par la Suisse, parce que dans ce pays il leur est aisé de se sauver. Si cependant on avait une trop grande quantité de prisonniers, on pourrait en faire passer par Gènes.
Les commandants de gendarmerie des 27e et 28e divisions pourront aussi se servir de la gendarmerie départementale pour escorter les prisonniers.
Le général Menou donnera des ordres pour que le grand chemin ne passe plus à travers la citadelle d'Alexandrie ; on tournera les glacis pour passer sur le pont et entrer dans la ville.
Le général Menou préviendra le maréchal Masséna, le général Montchoisy et l'architrésorier des dispositions ci-dessus
" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9256 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10856).

Le même 5e jour complémentaire au 13 (22 septembre 1805), le Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, écrit, depuis Paris, au Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes : "L'Empereur ordonne, Général, qu'un camp volant soit formé à Alexandrie et que vous en preniez le commandement. Il sera composé de la légion hanovrienne à cheval qui doit arriver à Alexandrie le 29 vendémiaire, forte de 500 hommes.
Du 13e régiment d'infanterie de ligne, de 1.500 Id.
Du 67e régiment, de 900 Id.
D'un bataillon du 1er régiment Suisse, de 400 Id.
Et d'une compagnie d'artillerie à cheval de 72 Id.
Avec ... pièces de canon,
J'ai donné l'ordre au général commandant la 28e division militaire de faire réunir ces troupes à Alexandrie le plus promptement possible.
Les 13e et 67e régiments vont recevoir une grande quantité de conscrits cet hiver ; vous voudrez bien, Général, porter un soin tout particulier à l'habillement de ces corps et à l'armement de leurs conscrits.
Le but de cette réserve est :
1° De garder la citadelle d'Alexandrie ;
2° De se porter devant Gênes si cette place était menacée d'un débarquement ;
3° De se porter sur Turin, sur Novare, sur Milan et enfin sur tous les points où l'on pourrait inquiéter les derrières de l'armée, de manière que la rapidité des mouvements de ce camp volant étouffe les insurrections au moment même où elles commenceraient à se former ; bien entendu que vous laisserez toujours dans la citadelle d'Alexandrie une partie de cette réserve pour assurer la défense de la place.
Sa Majesté vous recommande, Général, d'avoir l'œil sur Plaisance, de manière que si une avant-garde de l'ennemi ou des partisans se portaient sur cette place pour inquiéter notre armée, dans le cas où des circonstances qui ne sont pas présumables la mettraient dans la nécessité de se défendre sur l'Adda, ce camp volant pût se porter sur Plaisance pour éclairer la droite de notre armée.
Mais si (par des suppositions encore plus invraisemblables) Alexandrie était menacée d'être investie, l'intention de Sa Majesté est que le camp volant forme alors une partie de la garnison de cette place. Enfin, en admettant des circonstances qui ne sont pas plus à présumer que les précédentes, si l'armée française venait à être tournée, alors le camp volant aurait soin de fournir, non seulement des garnisons à Alexandrie, mais encore à la citadelle de Turin, à Gavi et à Fenestrelle.
En résumé, ce camp volant a donc pour but de veiller à la sûreté de la côte de Gênes, de dissoudre les rassemblements du pays, faire marcher les conscrits, et enfin, si des événements désastreux pouvaient arriver, il donnerait une garantie à l'Empereur que ces places se trouveraient pourvues de bonnes garnisons, approvisionnement, etc.
L'intention de Sa Majesté est que vous organisiez ce camp volant, dont elle vous confie le commandement, de manière à avoir toujours trois petites colonnes mobiles de cent hommes de cavalerie, trois cents hommes d'infanterie et deux pièces d'artillerie à pied.
Ces colonnes parcourront tout le pays, pour faire exécuter rigoureusement la conscription et toutes les autres mesures qui pourraient être ordonnées.
L'Empereur préfère ce système de camp volant à un système de pure garnison qui, en exigeant beaucoup plus de monde, n'assurerait pas autant la tranquillité.
Un autre but de ce camp volant serait de garder les prisonniers que ferait l'armée d'Italie on les recevrait soit à Plaisance, soit à Verceil, et les troupes de l'armée qui les auraient escortés jusque-là retourneraient de ce point pour rejoindre leurs corps respectifs à l'armée, après les avoir consignés aux troupes du camp volant.
De Verceil et de Plaisance, les prisonniers seraient conduits à Fenestrelle, et de là Grenoble, d'où des détachements de gendarmerie et des détachements des troupes de la 7e division militaire les prendraient et les escorteraient jusqu'au dépôt de l'Intérieur qui serait désigné.
L'intention de Sa Majesté est que l'on évite toujours de faire passer les prisonniers de guerre par le Valais ou par la Suisse, parce que, dans ce pays, il leur serait aisé de se sauver.
Si cependant on avait une trop grande quantité de prisonniers, on pourrait en faire passer par Gênes.
Les commandants de gendarmerie des 27e et 28e divisions militaires pourront aussi se servir de la gendarmerie départementale pour escorter les prisonniers.
L'Empereur vous charge, Général, de donner des ordres pour que le grand chemin ne passe plus désormais à travers la citadelle d’Alexandrie. On tournera le glacis pour passer le pont et entrer en ville.
L'Empereur vous charge, Général, d'informer M, le maréchal Masséna, le général Montchoisy, ainsi que son S. A. S, l'Architrésorier de l'Empire, des dispositions ci-dessus, dont vous êtes spécialement chargé, et de me tenir exactement informé de toutes les mesures que vous aurez prises pour remplir à cet égard, les intentions de Sa Majesté
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 183 - Note: Reproduction, avec quelques variantes, de l’ordre de l'Empereur à Berthier publié dans la Correspondance sous le n° 9256).

Composition de la Grande Armée au moment où elle a passé le Rhin pour la campagne d'Autriche.
5e corps d'armée au passage du Rhin dans les premiers jours de vendémiaire an XIV.
1re division. (Grenadiers et voltigeurs).
1er régiment d'élite. Bataillon du 13e de Ligne, 684 hommes
du 58e id. 747 hommes (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 158).

Le Général de Brigade, Chef de l'Etat-major général du 5e Corps d'armée, écrit, le 4 vendémiaire an 14 (26 septembre 1805), depuis Rastatt, au Maréchal Berthier : "... Le 1er vendémiaire, la division de grenadiers, aux ordres de M. le général Oudinot, occupait Strasbourg et les cantonnements dont le détail suit : 1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIÈRES.
Bataillon d'élite du 13e régiment de ligne. Strasbourg.
Id. 58e id, Strasbourg.
Id. 9e id. Strasbourg.
Id. 81e id. Strasbourg ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 394).

Le Rapport du Général Compans au Maréchal Berthier indique qu'à la date du 3 Vendémiaire (25 septembre), "toute la division commandée par ce général, ainsi que celle de cavalerie et 12 bouches à feu, sont parties de Strasbourg à 3 heures du matin, ont passé le Rhin sur le pont de Kehl et ont marché, par diverses routes, pour aller occuper, le soir, les cantonnements dont le détail suit :
1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIÈRES.
Bataillons des 9e et 81e de ligne. Bühl.
Id. 13e et 58e id. Steinbach ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 404).

Le Rapport du Général Compans au Maréchal Berthier indique : "Le 4 (26 septembre), à 2 heures du matin, la 4e compagnie du 2e bataillon de sapeurs et le bataillon d'élite du 9e régiment de ligne ont eu ordre de partir de Bühl et de se diriger sur Freudenstadt, à l'effet d'occuper ce poste, dans le cas où il ne le serait pas par l'ennemi, et de l'enlever, dans le cas où il ne le serait que par des forces inférieures.
A la même heure, un escadron du 9e de hussards est parti en reconnaissance sur la route de Rastatt à Ettlingen.
A 6 heures du matin, le reste du corps d'armée s'est mis en mouvement, s'est dirigé sur Rastatt et a pris ses cantonnements ainsi qu'il suit :
1re brigade aux ordres du général LAPLANCHE-MORTIERES.
Bataillon du 13e de ligne. Rastatt.
Id. 58e id. Rastatt.
Id. 81e id. Muggensturm ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 404).

Le même 4 Vendémiaire an 14 [26 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy : "Il m’est impossible, mon cher Général, de satisfaire à la demande que vous me faites, par votre lettre du 1er Vendémiaire, le départ de tous les corps de la garnison qui n’ont laissé ici que leurs dépôts, ne me laisse aucune ressource pour former la commission que vous avez ordre d’établir à Mori. Par la même raison, il m’est impossible d’y envoyer une compagnie pour y tenir garnison. Il ne reste ici que le 1er bataillon de sapeurs, et le 4e du 56e ; le 1er est employé aux travaux importants des fortifications, et est tout à fait à la disposition du génie ; le 2e qui n’est composé que de recrues, et de tous les hommes hors d’état de servir, qu’a laissés ici le régiment, ne peut en être considéré que comme le dépôt ; encore ne sont-ils ni vêtus, ni armés, puisqu’on les a dépouillés et désarmés pour mettre les autres bataillons de ce corps en état d’entrer en campagne. Néanmoins, on les a chargés du service fatigant de la place et de la citadelle, ce qui leur donne à peine de repos.
On m’assure l’arrivée du 13e régiment. Si ce corps reste ici, il m’offrira quelques ressources pour remplir l’objet de votre lettre, et je m’empresserai de satisfaire à votre demande, étant jaloux de concourir avec vous au maintien de l’ordre et de la tranquillité dans la division dont le commandement vous est confié ...
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

"5e CORPS d'ARMEE.
Rapport du 8 au 9 vendémiaire an XIV (30 septembre au 1er octobre 1805).
Le corps d'armée s'est mis en mouvement à 2 heures du matin et s'est dirigé sur Pforzheim par Ettlingen et Langensteinbach.
Il a pris, le soir, les cantonnements suivants :
Division de grenadiers.
... Bataillon du 13e régiment à Brotzingen ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 439).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Rapport du 9 au 10 vendémiaire an XIV (1er au 2 octobre 1805).
Le corps d'armée a quitté le 9 (1er octobre), à 5 heures du matin, ses cantonnements de la veille et s'est dirigé par Vaihingen sur Ludwigsburg, où il a pris les cantonnements dont le détail suit :
Division de grenadiers ...
Bataillons des 13e et 58e à Kornwestheim et Stammheim ...
D'après les renseignements que l'on a sur l'ennemi, il parait qu'il n'a pas de gros corps de troupes entre Ulm et le point occupé par le 5e corps, et qu'il continue à se fortifier dans cette position.
Nos troupes légères, placées sur la rive droite du Neckar, n'ont aperçu, jusqu'à présent, aucun poste ennemi.
COMPANS
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 452).

A l'ouverture des hostilités, vers le milieu du mois d'octobre, l'Armée d'Italie a été portée à 65000 hommes, sous le commandement du Maréchal Massena, commandant en chef. L'aile gauche de cette armée comprend la Division d'infanterie Duhesme, Brigades Goulus et Camus, treize Bataillons des 14e d'infanterie légère, 20e, 1er, 102e de ligne, trois escadrons du 25e de chasseurs à cheval, 7000 combattants et six bouches à feu ; la Division d'infanterie Serras, Brigades Gilli, Guillet, Mallet et Schild, seize bataillons des Carabiniers corses, 8e d'infanterie légère, 53e, 81e, 106e, 13e et 9e de ligne, quatre escadrons des Dragons de la Reine, 8000 combattants, six bouches à feu (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 277).

Le 8 Vendémiaire an 14 [30 septembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "... Je vous remercie de l’avis que vous me donnez sur l’arrivée du 13e régiment de ligne, et de 3 compagnies du 4e régiment d’artillerie à pied. Les ordres ont été donnés pour l’établissement de ce corps" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

"5e CORPS D'ARMÉE.
Rapport du 10 au 11 vendémiaire an XIV (2 au 3 octobre).
Le corps d'armée a quitté le 10 (2 octobre), à 10 heures du matin, ses cantonnements de la veille pour prendre les suivants :
Division de grenadiers.
Bataillon du 13e. Schmiden ...
" (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 2, p. 625).

Le 10 Vendémiaire an 14 [2 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 13e de Ligne : "Je vous prie, Monsieur le major, de vouloir bien me désigner dans votre régiment, deux capitaines et un sous-lieutenant dans le cas de faire partie d’une commission militaire.
Je vous observe qu’un des capitaines devant remplir les fonctions de rapporteur, il faut qu’il ait les connaissances nécessaires pour cela
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Toujours le 10 Vendémiaire an 14 [2 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "D’après les ordres que j’en ai reçu, Général, je vais faire partir un détachement de 300 hommes du 4e bataillon du 56e régiment, pour compléter les autres bataillons de ce régiment qui sont à l’armée.
Le départ de ce détachement va tellement affaiblir ce bataillon qu’il lui sera impossible de faire d’autre service que celui de la citadelle. Vous voudrez donc bien faire relever dès demain tous les postes qu’il occuper dans la place, par le 13e régiment de ligne
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 Vendémiaire an 14 [3 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier : "Je vous préviens, mon cher Général, que je donne ordre au 13e régiment de ligne, dont 2 bataillons sont arrivés à Alexandrie le 9, et le 3e aujourd’hui, d’en partir demain 12 pour se rendre à l’armée d’Italie ; conformément aux ordres que j’ai reçus, il sera à Pavie, où il doit recevoir de nouveaux ordres" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 Vendémiaire an 14 [3 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Conformément à votre lettre d’hier, que j’ai reçue cette nuit, je donne ordre au 13e régiment de ligne, dont le 3e bataillon arrive ici aujourd’hui, d’en partir demain 12 pour se rendre à l’armée d’Italie. Il sera, comme vous le prescrivez, rendu le 14 à Pavie. Je préviens de l’arrivée de ce corps, M. le Maréchal Masséna ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 Vendémiaire an 14 [3 octobre 1805] encore, le Général Chabot ordonne, depuis Alexandrie : "En exécution des ordres de S. E. le Ministre de la Guerre, qui m’ont été transmis par le Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes.
Il est ordonné au 13e régiment de ligne, actuellement à Alexandrie, d’en partir demain 12, avec armes et bagages, pour se rendre à l’armée d’Italie, allant coucher le même jour à Tortone, le 13 à Voghera.
Et le 14, à Pavie, où il recevra de nouveaux ordres.
Ce régiment laissera à Alexandrie son dépôt et ses gros équipages
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Toujours le 11 Vendémiaire an 14 [3 octobre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au commandant du 13e Régiment de Ligne : "Je vous adresse un ordre de départ pour le Régiment que vous commandez. Vous voudrez bien vous y conformer.
Vous aurez l’attention de laisser le moins d’hommes possible au dépôt, dont vous voudrez bien, avant votre départ, me faire connaitre la force et la composition, ainsi que le nom de l’officier à qui vous en confierez le commandement
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 4 octobre 1805, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… Je reçois à l'instant une lettre du général Menou, qui me prévient que le 13e de ligne passe le 14 vendémiaire à Pavie, et continue sa route pour l'armée ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 408).

Le 26 octobre 1805, le Bataillon du 13e comprend 19 Officiers et 661 hommes à la Division de Grenadiers (Situation des divisions composant le 5e corps de la Grande Armée à l'époque du 4 brumaire an XIV (26 octobre 1805) in Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 755).

Grande Armée à l'époque du 6 Brumaire an XIV (28 octobre 1805).
5e Corps d'Armée.
Commandant en chef. Maréchal LANNES.
1re Division du 5e Corps.
Général de Division. OUDINOT.
2e Bataillon de Sapeurs ;
1er Régiment de ligne : 13e et 58e Bataillons;
2e Régiment de ligne: 9e et 81e Bataillons;
3e Régiment d'infanterie légère : 2e et 3e Bataillons;
4e Régiment d'infanterie légère : 28e et 31e Bataillons;
5e Régiment d'infanterie légère : 12e et 15e Bataillons.

Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 4, p. 711

La "Situation des troupes composant le 5e corps de la Grande Armée, à l'époque du 15 brumaire an XIV (6 novembre 1805)" indique : État-major général. - Quartier général à Neumarkt.
Maréchal d'Empire commandant en chef. LANNES ...
Division de Grenadiers aux ordres du Général de Division Oudinot.
1ère Brigade Mortières.
13e de Ligne. 22 Officiers et 574 hommes prêts à combattre ; 87 hommes détachés sur les derrières ; 80 hommes aux hôpitaux ; 1 homme perdu depuis le 1er Vendémiaire (Alombert P. C., Colin J. : « La campagne de 1805 en Allemagne », Paris, Chapelot, 1902, t. 1, p. 764).

Le 15 Brumaire an 14 [6 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur : "J’ai reçu ce matin, par la poste, votre lettre d’hier, les grandes occupations que vous donnent le camp volant, vous ont sans doute fait oublier que vous pouviez correspondre avec moi, par la voie des ordonnances.
J’approuve la mesure que vous me proposez et en conséquence, je donne ordre au Capitaine Bousquet de prendre le commandement du dépôt du 13e régiment, d’après cela vous serez à même de former le conseil d’administration éventuel de ce dépôt, comme vous me le proposez
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 15 Brumaire an 14 [6 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Maine, au 13e de Ligne : "Monsieur le sous-inspecteur aux revues m’ayant observé M. que l’emploi de Capitaine d’habillement était incompatible avec les fonctions de commandant de dépôt.
Je vous préviens que j’ai décidé de donner le commandement du dépôt de votre corps à monsieur le Capitaine Bousquet. En conséquence, vous voudrez bien lui remettre tous les ordres et instructions que vous pouvez avoir reçu de votre Colonel à cet égard, ce qui vous mettra dans le cas de vous livrer tout entier à votre emploi de Capitaine d’habillement
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 15 Brumaire an 14 [6 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à M. Bousquet, Capitaine au 13e Régiment de ligne : "M. Maine, Capitaine d’habillement, commandant actuellement le dépôt du 13e régiment de ligne, ne pouvant sans beaucoup d’inconvénients, remplir ces deux emplois, je vous préviens, M. que je vous donne le commandement du dit dépôt ; en conséquence, je viens d’ordonner à M. Maine de vous remettre tous les ordres et instructions qu’il peut avoir reçu de son Colonel, relatifs audit commandement" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 2 Frimaire an 14 [23 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commissaire des Guerres : "Plusieurs dépôts de la garnison se trouvant trop resserrés dans les logements qui leur ont été assignés, vous voudrez bien M. le Commissaire, vous occuper de suite, de faire de concert avec le Général commandant d’armes et le Sous-directeur des fortifications, une nouvelle répartition des quartiers proportionnément, non pas à la force actuelle des dépôts, mais au nombre de recrues que chacun d’eux va recevoir. Le 13e régiment surtout me parait trop gêné.
Je vous prie de vous occuper de suite de lui donner des logements suffisants et des magasins, le quartier des Capucins qui est vacant ne pourrait-il pas être mis à sa disposition ?
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 4 Frimaire an 14 [25 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy : "Le commandant du dépôt du 13e régiment de ligne, vient de me communiquer votre lettre de ce jour, par laquelle vous lui prescrivez d’évacuer dans le jour, ses magasins qu’il occupe dans le quartier Sainte-Thérèse femme, sans lui désigner le local où il doit les transporter. Je ne crois cependant pas qu’il puisse les mettre dans la rue sans compromettre beaucoup sa responsabilité et la vôtre.
Mon intention étant de transférer ce dépôt à Tortone, et ayant déjà donné ordre au Commissaire des guerres de s’occuper de son établissement, vous voudrez bien suspendre tout espèce de changement dans son établissement actuel, jusqu’à ce que ce mouvement puisse s’exécuter
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le même 4 Frimaire an 14 [25 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant le Dépôt du 13e de Ligne : "Il est ordonné au dépôt du 13e régiment d’infanterie de ligne de partir d’Alexandrie le 6 de ce mois, avec sa troupe et tous les bagages du régiment, pour aller à Valence où il tiendra garnison.
Vous trouverez ci-joint M. l’ordre de vous rendre à Valence avec le dépôt que vous commandez
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Encore le 4 Frimaire an 14 [25 novembre 1805], le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant de la place à Valence : "Je vous préviens que je donne ordre au commandant du dépôt du 13e régiment d’infanterie de ligne de partir de cette place le 6 du courant, avec sa troupe, et tous les bagages du régiment, pour aller à Valence où il tiendra garnison" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 26 novembre 1805, Eugène écrit, depuis Milan, au Général Menou: "Je vous prie monsieur le général Menou de faire partir de suite pour Parme la cavalerie de la légion hanovrienne, le 6e régiment d'infanterie de ligne et le bataillon suisse ; je vous remplacerai ces troupes par un régiment des milices du Plaisantin ; ce régiment est nombreux et animé d'un bon esprit, il n'est pas totalement armé ; je vous invite à le faire armer à son arrivée à Alexandrie, où il se rendra vers le 10 décembre ; vous retirerez de Gênes le bataillon du 13e régiment qui vous rejoindra. La destination de l'expédition anglo-russe est enfin connue ; c'est à Naples et dans la Pouille qu'elle a débarqué.
Sur ce, monsieur le général Menou, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 452 - il faut sans doute lire 67e de Ligne).

Le 27 novembre 1805, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "… 4° J'ai écrit au général Menou de diriger sur Modène la cavalerie hanovrienne, le 67e régiment et un bataillon suisse. Je lui laisse le 13e régiment de ligne et remplace les troupes que je lui prends par un régiment de milice de Plaisance, fort de deux mille hommes, bien composé, et dont il pourra faire usage provisoirement pour les citadelles de Turin et d'Alexandrie …
6° Je fais marcher le régiment des dragons-Napoléon et je retire de Mantoue la légion corse que je remplace par deux bataillons de garde nationale. Votre Majesté peut être tranquille sur Mantoue, puisque, outre ces deux bataillons de garde nationale, j'ai fait former un bataillon de canonniers de ce département, d'après la demande du général Miollis, et il existe en ce moment dans cette place environ cinq mille hommes des dépôts de tous les corps français ct italiens composant l'armée d'Italie …
" (Mémoires du Prince Eugène, t.1, page 456).

A la fin de décembre, la Division Séras (6000 hommes des 8e d'infanterie légère, 13e, 53e, 106e de ligne et bataillon de pontonniers noirs) a une Brigade à Laybach, une Brigade à Trieste (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 2).

Le 27 décembre 1805 (6 Nivôse an 14), l'Empereur écrit, depuis Schoenbrunn, Maréchal Berthier : "… Les grenadiers de la division Oudinot, à l'exception des bataillons des 9e, 13e et 81e de ligne, rentreront sous les ordres du maréchal Mortier ; à cet effet, ils partiront de Vienne et prendront la route de Stockerau, Freystadt et Linz, où ils passeront le Danube, et feront l'arrière-garde du maréchal Mortier …
Le 8e corps, aux ordres du maréchal Masséna, recevra l'ordre de retourner en Italie. Il mettra en marche tous ses dragons pour rejoindre l'armée de Naples, ainsi qu'une de ses trois divisions d'infanterie à son choix ; immédiatement après, le maréchal Masséna se rendra à l'armée de Naples, dont il prendra le commandement. Le général de brigade Mortières, à la tête des 9e, 13e et 81e bataillons de grenadiers, partira dimanche, 8 Nivôse, pour se rendre en Italie par Gratz …
" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 11226).

/ 1806

Le 6 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général, j’ai l’honneur de vous accuser la réception de votre lettre en date du 4 février, par laquelle vous avez la complaisance de me prévenir du départ d’un détachement du 3e régiment d’infanterie légère qui doit se rendre à Parme, et de l’arrivée prochaine du 56e régiment d’infanterie de ligne à Alexandrie.
Je vous observe, mon général, que si le détachement du 3e part d’ici avant l’arrivée du 56e régiment, je ne sais comment le service de la place pourra se faire, les troupes de la garnison pouvant à peine y suffire dans ce moment.
Il ne reste plus dans le département que le dépôt du 13e régiment de ligne qui est à Valence. Je vous en fais passer ci-joint la situation. Ce dépôt est commandé par un seul officier et n’a que 6 sous-officiers pour instruire les 300 conscrits qui le composent ; il est par conséquent hors d’état de faire aucune espèce de service
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 10 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant le Dépôt du 13e Régiment de Ligne : "En exécution des ordres de S. M. I. R. qui m’ont été transmis par M. le Général Menou, commandant général, etc. Il est ordonné au dépôt du 13e régiment d’infanterie de ligne qui se trouve à Valence, d’en partir avec armes et bagages demain 11 février pour se rendre à Alexandrie d’où il sera dirigé sur Brescia sa destination.
Le Commissaire des Guerres lui délivrera une feuille de route et donnera les ordres les plus précis pour le transport des équipages de ce régiment
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 11 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général, etc. : "Mon Général, j’ai l’honneur de vous prévenir qu’en exécution de votre lettre du 8 février que je n’ai reçue qu’hier, j’ai donné ordre au dépôt du 13e régiment de ligne de partir aujourd’hui de Valence pour se rendre à Alexandrie d’où il sera dirigé sur Brescia où il arrivera le 17 du courant" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 12 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier, Chef de l’Etat-major de l’Armée d’Italie : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher Général, qu’en exécution des ordres qui m’ont été transmis par M. le Général Menou, commandant général des départements au-delà des Alpes, j’ai fait partir d’ici ce matin le dépôt du 13e régiment de ligne, pour se rendre à Brescia où il arrivera le 17 de ce mois, passant par Tortone, Voghera, Pavie, Lodi, Orci-Novi et Brescia" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 21 février 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Prince Eugène : "... Le général Laplanche-Mortière, avec quatre bataillons d'élite, doit vous arriver ; faites rejoindre son corps à chacun de ces bataillons ; ce sont les 9e, 13e et 81e de ligne. Je vois que le 9e est à Vérone et que son dépôt est à Legnago. Réunissez les corps ; sans cela il n'y a point d'ordre. Vous le savez, vous qui avez été chef de corps ...
Vous ne me dites pas où est le dépôt du 8e d'infanterie légère, non plus que du 13e et du 81e de ligne …
Le général Seras aura dans l'Istrie le 13e et le 60e, deux compagnies d'artillerie, douze pièces de canon, une compagnie d'artillerie italienne, une demi-compagnie d'ouvriers, un régiment de chasseurs, un directeur d'artillerie, un directeur du génie ; le tout formant un corps de 6,000 hommes ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 78 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9865 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11517).

Le 25 février 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, commandant la 28e Division à Gênes : "Je vous préviens, mon cher Général, que le 56e régiment se trouve maintenant réuni en entier à Alexandrie.
Les troupes du 3e régiment d’infanterie légère, qui restaient ici, en sont parties ce matin pour Parme, d’après les ordres du Général Pouget commandant en second le camp volant.
Le dépôt du 13e régiment de ligne, qui était le seul qui restât dans ce département, a aussi reçu ordre de partir pour Brescia
" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).

Le 4 mars 1806, Marmont entre dans le Frioul et établit son Quartier-général à Udine. Son Corps s’établit dans le Frioul, depuis Monfalcone jusqu'à Sacile. Ses régiments sont renforcés des Dépôts laissés en Hollande ; le 4e Bataillon du 92e Régiment, fort de mille hommes, et entièrement composé de conscrits du département de la Côte-d'Or, ne laisse pas, en traversant la Bourgogne, un seul soldat en arrière, tant les habitants de cette province sont de fidèles et valeureux soldats ! Deux nouveaux Régiments sont par ailleurs ajoutés à son Corps d'armée, le 9e et le 13e (Mémoires de Marmont, tome 2, pages 365 à 368).

L’Empereur se préoccupe de ses forces en Dalmatie. Il écrit, depuis Paris, à Eugène le 13 mars 1806 : "Mon Fils, j'ai reçu l'état de situation que vous m'avez envoyé … Le 13e de ligne a beaucoup trop de monde à son dépôt. Les deux compagnies françaises qui sont en Istrie ne sont que de 83 hommes ; portez-les toutes deux au grand complet ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 157 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 9966 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11674).

Le 24 mars 1806, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Prince Eugène : "Mon Fils … Envoyez l'ordre au général Seras de tenir toutes ses forces bien réunies ; il ne faut pas qu'il les disperse dans ces îles ; ces détachements pourraient être pris isolément. Il suffit d'envoyer en Dalmatie quelques officiers pour y commander, et qui lèveront quelques compagnies pour y maintenir l'ordre. Ainsi la division du général Seras, composée des 13e et 60e de ligne … doit, sans faire de trop grands mouvements, se tenir en mesure de marcher sur Trieste, si les circonstances s'aggravent ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 185 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10014 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11765).

A la question du 13 mars 1806, posée par l'Empereur et adressée à Eugène Napoléon : "Le 13e de ligne a trop de monde à son dépôt"; le Vice-Roi répond, le 29 mars 1806 : "Le 10 de ce mois, il a été donné des ordres pour la réunion du dépôt avec le régiment. Cet ordre doit maintenant avoir reçu son exécution.
Ce dépôt n'était aussi fort que parce que les conscrits n'étaient pas habillés. Les magasins d'habillement étaient restés à Alexandrie et n'avaient pu être transportés, parce que les entrepreneurs disaient ne pouvoir continuer leur service faute de fonds. Ces difficultés ont été levées et ce magasin est parti dans les premiers jours de ce mois
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 331).

Au 1er mai 1806, d'après les états de situation envoyés par le Prince Éugène, commandant en chef, la composition et la force des divers corps composant l'Armée dite d'Italie, dont le quartier général est à Milan, est la suivante :
Division d'Istrie. Quartier général à Capo-d'lstria.
Général de division Séras ; généraux de brigade Castella et Schilt ; 13e de ligne, colonel Fromant (trois bataillons à Capo-d'Istria, 2,282 hommes, 27 chevaux) ; 60e de Ligne, Colonel Cossard (4 Bataillons, 3 à Capo-d'Istria, le 4e à Isola, 3,791 hommes et 15 chevaux) - Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 268.

Le 9 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, je vous envoie un décret pour faire payer la solde aux corps du général Marmont. Prenez de l'argent où vous voudrez, mais il faut que, quarante-huit heures après que vous aurez reçu mon décret, les fonds soient envoyés aux payeurs, pour que la solde soit sur-le-champ mise au courant. Je vous recommande les bataillons d'élite des 81e, 13e et 9e de ligne. Je serais bien fâché que ces braves gens, qui se sont tant distingués, souffrissent de l'arriéré de leur solde. Faites faire un décompte particulier de ce qui leur est dû, et envoyez-leur l'argent par la voie la plus prompte. Vous leur ferez connaître l'intérêt que je leur porte pour les services qu'ils m'ont rendus, les témoignages d'amour qu'ils m'ont donnés et la bravoure qu'ils ont montrée. Écrivez aux chefs des bataillons de vous en envoyer un état particulier. Recommandez aux généraux qui commandent en Istrie et en Dalmatie de ne pas exposer sans fruit ces braves grenadiers, de mettre de préférence en avant les soldats des basses compagnies, et de garder ces hommes éprouvés pour des réserves" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 382 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10221 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12090).

Le 14 mai 1806, Eugène écrit, depuis Milan, au Major général : "… Les nouvelles de l'Istrie sont bien moins satisfaisantes : la dyssenterie fait de grands ravages dans la division du général Séras ; les 13e et 60e avaient, par les dernières lettres, jusqu'à 1,400 malades, soit à l'hopital, soit dans les casernes. J'espère cependant que ce fléau va cesser, car j'ai pris toutes les mesures en mon pouvoir : 1° la division va baraquer dans une belle situation, près Capo-d'Istria ; 2e j'ai fait distribuer tous les jours vin et vinaigre ; 3° j'ai envoyé le médecin en chef de l'armée, avec les officiers de santé nécessaires ; 4° j'ai envoyé en duplicata, par mer et par terre, un bon approvisionnement de pharmacie ; 5° et enfin, la paille étant fort rare (et même manquant) en Istrie, j'en ai fait partir de Legnago et de Mantoue 8,000 bottes …" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 392).

Le 16 mai 1806, le Prince Eugéne écrit, depuis Milan, à Napoléon : "Sire, j'ai reçu les ordres de Votre Majesté et son décret qui ordonne le payement de tout ce qui est dû au 2e corps de la grande armée et aux bataillons d'élite des 9e, 13e et 81e régiments.
J'ai la certitude que ces deux derniers corps sont au courant, et j'ai fait partir ce soir 500,000 fr. en poste pour Udine. Par le moyen de cette somme et des 200,000 francs que vient de toucher le payeur du corps d'armée du général Marmont, les troupes qui la composent seront payées, j'espère, y compris le mois de mai. Je n'ai pu prendre cette somme de 500,000 francs que sur les fonds provenant du vif-argent ; il ne restera par conséquent, que 600,000 fr. environ, qui seront nécessaires aux besoins de l'armée.
On copie, en ce moment, les états détaillés demandés par Votre Majesté. Ces états rendront compte de toutes les sommes versées au payeur de l'armée depuis le 1er janvier
" (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 395).

Le 27 mai 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils, j'ai lu avec attention vos états de revues. Se peut-il qu'il y ait encore dans les 53e, 106e, 13e et 60e, des hommes qui ne soient pas habillés ? J'imagine que les conscrits, s'ils n'ont pas des habits, ont au moins des culottes et des vestes d'ordonnance. Je vois que, dans l'armement, il manque beaucoup de fusils. Est-ce que les régiments qui sont en Istrie auraient des hommes sans fusils ? Si cela était, j'imagine que vous ne dormiriez pas que mes troupes d'Istrie ne soient parfaitement armées. Vous dites qu'il est dû aux 53e, 13e, 106e et 60e, pour la solde ; mais vous ne dites pas quels mois il est dû, non plus que pour la masse d'habillement. Du reste, les états me paraissent faits avec soin ; je les parcourrai avec plaisir. Mais il faut que dans l'état de juin on me donne des explications sur le nombre d'hommes qui sont, à chaque dépôt, à l'école de bataillon, sur le nombre d'hommes qui sont en habits de paysans, et sur le nombre d'hommes qui ne sont pas armés. Je me persuade que vous ne dormiriez pas si vous aviez en Istrie, en Dalmatie, même en Italie, des hommes qui ne fussent pas armés ou qui fussent encore en sarraux de toile. Il est de votre honneur que, vingt-quatre heures après leur arrivée, les conscrits aient la veste, la culotte, le chapeau. Il n'y a point d'excuse, les corps doivent y pourvoir ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 408; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10284 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12184).

Dans la première quinzaine de juin, l'armée du Vice-roi comprend la Division d'lstrie, Général Séras (Quartier général à Capo-d'Istria) ; Généraux de Brigade Castella, et Schilt, 4,500 hommes présents des 13e et 60e de ligne, détachements du 23e de Chasseurs à cheval, d'Artillerie française et italienne, Génie, Train, Ouvriers (Mémoires du Prince Eugène, t.2, page 285).

Le 7 juillet 1806, depuis Saint-Cloud, l'Empereur écrit au Prince Eugène : "Mon Fils, donnez ordre au général Marmont de se rendre en Dalmatie. Il prendra le titre de commandant en chef de mon armée de Dalmatie. ... J'ai vu avec peine que le général Molitor n'a fait aucune des choses que j'avais ordonnées. Faites-moi connaître pourquoi, au lieu de réunir 4,000 hommes sur la Narenta pour soutenir le général Lauriston, il a laissé ses troupes disséminées. Quel que soit le nombre des malades dans mes troupes qui sont en Dalmatie, je ne puis concevoir que le 8e d'infanterie légère, les 5e, 23e, 79e et 81e régiments d'infanterie de ligne, ayant ensemble un effectif de plus de 15,000 hommes en Dalmatie, ne puissent pas offrir 8 à 9,000 hommes en ligne. Indépendamment de ces forces, le général Marmont aura avec lui les deux bataillons du 18e régiment d'infanterie légère, le bataillon brescian, celui de ma Garde italienne et le 60e régiment de ligne. Il suffit de tenir en Istrie le 13e régiment. Cependant il est important de ne pas envoyer en Dalmatie les quatre bataillons du 60e, mais seulement ses deux premiers, complétés à raison de 1,000 hommes par bataillon ; les cadres des 3e et 4e bataillons pourront rester où ils sont, afin de rassembler tout ce qui sortira de l'hôpital et les conscrits. Laissez le général Marmonl maître d'emmener quatre autres bataillons de sa division, en ayant soin qu'ils soient pris parmi les premiers bataillons des corps et complétés à raison de : 1,000 hommes chacun. Cependant mon intention est que, si, au moment où ces corps seront arrivés à mi-chemin de leur destination, on était instruit que Raguse a été dégagée, le général Marmont renvoie ce qui serait inutile, pour ne pas avoir trop de troupes en Dalmatie" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 60 ; Correspondance de Napoléon, t.12, lettres 10461 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12443).

Le 29 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "Mon fils, il parait que le 2e corps de la Grande Armée n'est plus composé que des 84e, 92e, 35e et 9e de ligne.
Le 84e ne doit avoir à ce corps d'armée que deux bataillons, chacun fort de 1 000 hommes si cela est possible.
Le 92e aura trois bataillons, forts chacun de 900 hommes si cela est possible ; le 35e aura également trois bataillons de même force.
Le 9e aura ses trois bataillons forts au moins de 800 hommes chacun.
Le cadre du 3e bataillon du 84e, les cadres des 4es bataillons des 35e et 92e et le dépôt du 9e de ligne se rendront dans une de ces quatre places à votre choix, Trévise, Padoue, Bassano ou Vicence.
Vous ordonnerez que le 9e n'ait que huit compagnies par bataillon ; une compagnie par bataillon formera son dépôt.
Donnez ordre à celui des 106e ou 53e régiments qui vous paraîtra le plus en état de former ces deux premiers bataillons à 1 000 hommes chacun, et envoyez-les dans le Frioul rejoindre le second corps d'armée.
Donnez ordre au 13e régiment de ligne de renvoyer le cadre de son 3e bataillon avec son dépôt et ses bagages dans une des quatre places ci-dessus, et de compléter ses deux premiers bataillons à 1 000 hommes si cela est possible.
Ces six régiments formeront deux divisions, chacune de trois régiments, savoir : le 35e, le 106e ou le 53e qui· remplacera le 11e qui est en Dalmatie, et le 13e qui remplacera le 18e d’infanterie légère, ce qui complétera la division Boudet.
Le général Broussier, qui doit être arrivé, prendra le commandement de la 2e division composée du 84e, du 92e et du 9e de ligne. Il faut que ce corps ainsi organisé reste toujours en garnison dans le Frioul, et soit en mesure de pouvoir seconder les opérations de la Grande Armée et de se joindre à elle.
Je vous ai déjà envoyé l'ordre de réunir les 3e et 4e bataillons du 11e et du 60e et le 3e bataillon du 8e d’infanterie légère dans des places au-delà de la Piave.
J’imagine que Palmanova est armée et approvisionnée de manière à être mise en quinze jours de temps en situation de se défendre.
Je vous prie de m’écrire en détail sur tous ces objets
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 98 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12599).

Le 1er août 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, à Eugène, Vice-Roi d'Italie : "... Vous continuerez à laisser sur l'Isonzo les deux divisions du 2e corps de la Grande Armée, l'une composée des 9e de ligne, 84e et 92e, l'autre des 106e, 53e et 13e.
Vous donnerez ordre que le 3e bataillon du 13e rentre également du côté de Trévise ou de Padoue, de manière que vous aurez au second corps de la Grande Armée trois bataillons du 9e, autant du 84e, autant du 92e ; deux bataillons du 106e, deux du 53e ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 105 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10580 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12629).

Le 3 août 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté quelques réponses aux demandes qu'elle m'a faites. J'ai reçu ce matin ses derniers ordres. Le général Charpentier partira demain. Un courrier a été expédié pour faire former les compagnies de dépôt de l'armée de Naples ; le général Charpentier en passera la revue, et j'en rendrai compte de suite à Votre Majesté. Je prévois qu'il y aura quelque embarras dans l'administration des bataillons qui seront composés de compagnies de divers corps. J'ai cependant ordonné à l'inspecteur général aux revues de régler tout de son mieux.
Les ordres vont être expédiés cette nuit pour l'organisation de deux divisions dans le Frioul ; j'en soumettrai demain l'organisation définitive à Votre Majesté. J'aurai l'honneur de lui proposer le général Séras pour commander la première division, puisque le 13e en fera partie, et un général de brigade suffira, je crois, en Istrie
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 107).

Le 18 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Prince Eugène : "Mon Fils … Vous commanderez en chef mon armée d'Italie, qui ne sera qu'une armée d'observation, vu que je suis bien avec l'Autriche ; mais il n'en faudra pas moins exercer une grande surveillance et user d'une grande prudence. Vous aurez sous vos ordres le corps du Frioul composé de 16,000 hommes d'infanterie ayant trente pièces de canon attelées. A cet effet, le général Seras, avec le 13e régiment de ligne, se portera dans le Frioul, quand il en sera temps, de manière qu'il ne reste en Istrie aucune de mes troupes, si ce n'est un gouverneur pour y commander, le bataillon d'Istrie et une compagnie d'artillerie italienne. Pour faire ce mouvement insensiblement, mon intention est que vous donniez d'abord au général Seras l'ordre de se rendre à sa division dans le Frioul, en laissant un général de brigade pour commander à sa place et emmenant avec lui un bataillon du 13e.
Les hôpitaux d'Istrie seront tout doucement et sans secousse évacués sur l'Italie. On laissera deux pièces de campagne de 4 avec le bataillon du 13e qui restera en Istrie, et le reste de l'artillerie de campagne rentrera à la division Seras. Les fusils, les magasins, tout doit être évacué insensiblement sur Palmanova ; vous ne devez laisser en Istrie que l'artillerie de côtes, trois compagnies d'artillerie pour défendre les côtes et servir les batteries, mais aucun magasin de fusils. Huit jours après que le premier bataillon du 13e et le général Seras seront arrivés dans le Frioul, vous y ferez venir le reste du 13e, et vous ne laisserez en Istrie qu'une compagnie de ce régiment. Ainsi l'on s'accoutumera insensiblement à ne rien voir dans l'Istrie. Mais, si le départ des troupes fait trop d'effet, vous pourrez y envoyer un autre bataillon et le retirer ensuite. Cela aura l'avantage de jeter dans l'incertitude sur mes projets, et mes peuples d'Istrie ne se croiront point abandonnés. Toute l'artillerie inutile à la défense de Palmanova et d'Osoppo doit être évacuée sur Venise, et il ne doit rien y avoir entre l'Isonzo et l'Adige, qui puisse gêner les mouvements de l'armée et tomber au pouvoir de l'ennemi, si jamais, dans quelques mois, l'ennemi pénétrait dans ce pays. Tous les magasins nécessaires à la défense de Palmanova doivent être renfermés dans cette place ..."
(Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 150 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10809 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12972).

Le 23 septembre 1806, Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi.
Les deux premières divisions, commandées par les généraux Seras et Broussier, seront composées de deux bataillons du 13e régiment d'infanterie de ligne, de trois bataillons du 35e de ligne, de deux bataillons du 53e de ligne, de trois bataillons du 9e de ligne, de trois bataillons du 92e de ligne, et de deux bataillons du 84e de ligne.
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons, et former, avant la fin d'octobre, 14,000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Il est nécessaire que les généraux de division et de brigade qui doivent commander ces divisions le sachent, et qu'il y en ait un pour cet objet à Parme et un à Alexandrie ...
" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).

Le même 23 septembre 1806, Eugène écrit, depuis Milan, à Napoléon : "Sire … J'ai donné ce matin les ordres pour le mouvement du général Séras et du 1er bataillon du 10e régiment d'infanterie. Quant aux fusils, il ne doit déjà plus en exister en Istrie. Depuis longtemps j'avais donné l'ordre de les faire rentrer ; je m'en assurerai dans quelques jours. Il y restera toutes les pièces de côte à cinquante coups, et deux pièces de campagne qui ne rentreront que dans huit à dix jours avec le 2e bataillon du 13e. Enfin j'apporterai, je le jure à Votre Majesté, la plus scrupuleuse attention aux ordres de Votre Majesté. Je lui rendrai compte successivement de leur exécution" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 161).

Le 3 octobre 1806, l'Empereur donne ses Instructions : "L'intention de Sa Majesté est que le 2e corps de la Grande Armée soit composé de deux divisions formées de la manière suivante :
La 1re, commandée par le général de division Seras, doit être composée :
De deux bataillons du 13e régiment de ligne
De 3 bataillons du 35e de ligne
De 2 bataillons du 53e de ligne ...
Ces corps devront être complétés avec tout ce qui est disponible des 3es et 4es bataillons et former, avant la fin d'octobre, 14.000 hommes d'infanterie présents sous les armes ...
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16.000 hommes.
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 721).

Le 6 octobre 1806, Eugène écrit, depuis Monza, à Napoléon : "… D'après les ordres de Votre Majesté, je ne laisse en Istrie que 120 hommes du 13e régiment, une compagnie d'artillerie, et le bataillon istrien qui est dans ce moment fort de 600 hommes, et qui augmente tous les jours. Ce bataillon est entièrement composé de naturels du pays qui n'ont pas l'esprit militaire, qui, au moindre bruit de guerre, déserteraient, ce qui fournirait hommes et armes à l’ennemi. Votre Majesté approuvera-t-elle qu'en cas de guerre je fisse rentrer ce bataillon en Italie, où il servirait de garnison soit à Venise, soit en toute autre place ?" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 175).

/ 1807

/ 1808

/ 1809

L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 13e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; Royaume d'Italie. Milan, Côme et Novare (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).

"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 14e demi- brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 35e de ligne.
2 compagnies du 53e de ligne.
2 compagnies du 106e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 9e de ligne.
2 compagnies du 84e de ligne.
2 compagnies du 92e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er d'infanterie légère.
2 compagnies du 13e de ligne.
2 compagnies du 42e de ligne.
840 hommes.
Cette demi-brigade se réunira à Milan ...
" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).

/ 1812

Le 20 juillet 1812, le Général de Brigade Baron de Valterre écrit, depuis la place de Palmanova, au Podesta de la ville : "J'ai l'honneur de vous prévenir, monsieur le Podesta, que demain 21 du courant, la compagnie d'artillerie régimentaire du 13e régiment de ligne, arrivera à Felletis pour y tenir cantonnement ..." (Document Collection privée).

/ Uniformes

 

/ Drapeaux

 

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