Le 2e Régiment d'Infanterie de Ligne
1789-1815
Avertissement et remerciements :
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Le 4 avril 1806 , l'Empereur écrit, depuis la Malmaison, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, vous donnerez ordre au 2e régiment de ligne qui est à Toulon de se rendre à Alexandrie ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 376 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11825).
Le 25 avril 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, envoyez-moi l'ordre de route du 2e régiment de ligne qui part de Toulon ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 408 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11964).
Le 12 mai 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes, à Alexandrie : "... Veuillez aussi vous occuper de faire préparer un quartier dans la citadelle pour les prisonniers de guerre, et s’il n’en est pas de disponible dans ce moment, il conviendra d’en retirer l’un des bataillons du 2e régiment pour leur faire place. Il est essentiel qu’on fasse ces dispositions à l’avance pour ne pas se trouver embarrassé lors de l’arrivée de ces prisonniers. Je vous prie de me faire part des mesures que vous aurez prises à cet égard" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 23 mai 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 2e Régiment de Ligne : "D’après les comptes qui m’ont été rendus, M. le colonel, il parait constant que votre régiment n’a fourni jusqu’à présent de détachements que proportionnément à sa force, puisque de 14 qui ont été commandés, vous n’en avez eu que 5. Votre réclamation à cet égard, ne peut donc pas être prise en considération" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 30 mai 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, commandant d’armes : "J’ai l’honneur de vous prévenir, Général, que je viens de mettre aux arrêts forcés pour 15 jours, le colonel du 2e régiment d’infanterie de ligne, pour ne s’être point conformé à l’ordre du jour d’hier et m’avoir manqué grièvement en présence de tous les chefs de corps, sur la représentation que je lui en ai faite. Veuillez donc, Général, faire demander l’arme de ce colonel, et prévenir le major du régiment qu’il commandera le corps, pendant tout le temps que dureront les arrêts de son colonel" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 30 mai 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 2e Régiment de Ligne : "Le Général commandant etc. ordonne à M. le colonel commandant le 2e régiment de ligne de garder les arrêts forcés pendant 15 jours, pour s’être permis d’éluder l’exécution de l’ordre du jour en date du 29, et lui avoir manqué grièvement en présence de tous les chefs des corps de la garnison, assemblés au quartier général" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 8 juin 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Rapporteur du 2e Conseil de Guerre : "Je vous fais passer une plainte qui vient de m’être transmise par le Général Commandant d’armes contre le nommé Huet voltigeur à la 3e compagnie du 2e régiment de ligne, prévenu de violences et voies de fait envers deux de ses camarades qu’il a blessés d’un coup de sabre.
Veuillez bien instruire cette affaire pour que le prévenu soit jugé par le conseil de guerre" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 26 juin 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Rapporteur du 2e Conseil de Guerre permanent : "Je vous fais passer les pièces de la procédure instruite contre le nommé Antoine Crozat, fusilier au 2e régiment d’infanterie de ligne, ainsi que le jugement rendu le 23 du courant, par le Conseil de Guerre spécial, qui se déclare incompétent et renvoie le prévenu par devant le Conseil de Guerre permanent pour y être jugé.
Vous voudrez bien instruire de nouveau cette affaire, pour qu’elle soit jugée par le Conseil de Guerre permanent de la division" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 27 juin 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Président du 2e Conseil de Guerre, à Alexandrie : "Le capitaine rapporteur m’ayant rendu compte qu’il avait instruit la procédure du nommé Huet, voltigeur à la 3e compagnie du 2e régiment de ligne, prévenu de violences et de voies de fait envers deux de ses camarades, vous voudrez bien, colonel, convoquer pour demain 28 du courant, le conseil de guerre dont vous êtes président, à l’effet de juger ce prévenu" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 28 juin 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, commandant la 28e Division militaire : "Je m’empresse de vous accuser réception de votre lettre du 26, à laquelle était jointe une instruction relative à la mission des 3 majors chargés par ordre de S. E. le Ministre directeur, de vérifier les corps de garde qui ont existé pendant l’an 13, les 100 jours de l’an 14, et les trois premiers mois de 1806, dans les places de la 28e division.
Je dois vous prévenir qu’il ne se trouve ici, des 3 majors nommés, que M. Piat, du 2e régiment de ligne. Celui du 56e n’est point encore arrivé ; quant à celui du 86e, je ne sais où le prendre, je n’ai aucune connaissance de l’emplacement de ce régiment.
Je vais, d’après l’autorisation que vous m’en donnez, faire remplacer ces deux derniers, l’un par le major du 93e régiment qui doit arriver sous quelques jours, et l’autre par un chef de bataillon du 56e régiment.
J’aurai l’attention de vous prévenir du moment où ces officiers commenceront leur opération, et de vous en faire connaitre le résultat. Je peux vous assurer d’avance que d’après l’examen que j’ai fait de l’état qui était joint à votre lettre, il y a beaucoup d’erreurs dans le nombre des corps de garde, surtout pour les places de Valence et Casal, où depuis fort longtemps il n’y a plus de troupes. C’est ce qui fait que je vais recommander aux officiers chargés de cette mission, d’apporter la plus scrupuleuse attention dans leur travail" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 28 juin 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major Piat, du 2e Régiment de Ligne : "Sa Majesté ayant ordonné qu’il serait formé dans la 28e division, une commission composée de 3 majors ou chefs de bataillon, pour procéder à la vérification du nombre et de la classe des corps que garde qui ont existé pendant l’an 13, les 100 jours de l’an 14, et les 3 premiers mois de 1806, dans les différentes places de cette division, S. E. le Ministre directeur de l’administration de la guerre vous a nommé, monsieur le major, pour conjointement avec M. de Conchy, major du 56e régiment, et Aignand du 86e, remplir cette mission. Mais comme ces deux derniers ne se trouvent point ici, je les ai fait remplacer, d’après l’autorisation qui m’en est donnée, par M. le major du 93e et M. Milliau chef de bataillon au 56e régiment. Comme président de cette commission, je vous remets, M. le major, copie des instructions de S. E. le ministre ainsi qu’un état des corps de garde prétendus avoir existé dans les places que vous êtes chargés de visiter et qui sont Alexandrie et sa citadelle, Castellazzo, Asti, Casal, Valence, Voghera et Bobbio.
Vous voudrez bien vous occuper de suite, conjointement avec vos collègues de cette vérification, en vous conformant aux instructions de S. E. le Ministre. Vous ne sauriez apporter trop de soin et d’exactitude dans ce travail qui a pour but de démasquer les friponneries qui ont pu avoir lieu dans l’emploi des corps de gardes.
Vous pourrez prendre tant au bureau de l’état-major que chez le commandant d’armes de la place d’Alexandrie, les renseignements qui vous seront nécessaires pour bien remplir votre mission" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 2 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "J’ai l’honneur de vous adresser, Général, les pièces de la procédure instruite contre le nommé Crozat, fusilier au 2e régiment de ligne, ainsi que le jugement rendu le 30 juin dernier par le 2e Conseil de Guerre permanent de la division, lequel renvoie ce militaire pardevant le Conseil de Guerre spécial pour être jugé" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 10 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général, à Turin : "Mon Général, je n’ai pu encore composer la commission que vous m’avez chargé de former, par votre lettre du 7.
Le major du 2e régiment ayant été nommé par le Général Montchoisy pour, conjointement avec deux chefs de bataillon de la garnison, faire, d’après les ordres du gouvernement, la vérification des corps de garde qui ont existé dans le département de Marengo, depuis l’an 13 jusqu’à cette époque, se trouve dans ce moment absent. Ils ont commencé leur tournée par Voghera et Bobbio que l’on a réuni, pour cette opération seulement, à ce département.
Le major du 56e n’est point encore arrivé, et je me trouve très embarrassé pour le faire remplacer, celui du 93e étant toujours malade et dans l’impossibilité de faire aucune course.
Il ne reste ici que le major du 4e régiment d’artillerie à pied, mais cet officier commande le régiment et est en outre chargé de la direction des travaux du polygone et de l’école. Cependant, comme il est le seul, je vais le nommer, mais je m’attends à beaucoup d’observations de sa part.
Ce ne sera qu’au retour de M. Piat, major du 2e régiment, que je leur remettrai vos instructions. Je les presserai fortement pour qu’ils se mettent de suite à la besogne" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 11 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre aux généraux des divisions dans lesquelles se trouvent les 2e, 93e, 37e, 67e et 16e régiments de ligne de passer la revue de corps, afin de constater quelles sont les compagnies prisonnières ou embarquées et présentes aux drapeaux. On indiquera les bâtiments sur lesquels des compagnies ont été embarquées et dans quel mois. Ces états me sont nécessaires pour statuer sur l’organisation définitive de ces régiments" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 515 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12464).
Le 12 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Capitaine Rapporteur du 2e Conseil de Guerre, à Alexandrie : "Je vous fais une plainte contre le nommé Pierre Benoict Lunel, fusilier au 2e régiment de ligne, accusé d’insubordination et d’avoir vendu ses effets de linge et chaussure.
Veuillez bien instruire cette affaire, et me rendre compte de vos diligences, etc." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 17 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, à Gênes : "Je n’ai point accordé, mon cher Général, la permission qui m’a été demandée par le colonel du 2e régiment de ligne, pour envoyer un officier de son corps à Lyon, parce que j’ai vu que ce n’était qu’en faveur et un vain prétexte pour autoriser un officier à s’absenter de son corps. D’ailleurs, je vous avouerai que je suis très mécontent de ce chef dont la conduite à mon égard est très malhonnête. Vous ne croiriez pas qu’il n’a pas daigné se présenter chez moi depuis son retour de Gênes, et qu’il ne communique plus avec moi que par écrit ; il ne me pardonner pas d’avoir osé le mettre aux arrêts ; c’est un de ces petits êtres à prétention qui se croient tout permis, mais je saurai bien le rappeler à l’ordre car sa conduite à mon égard est un scandale pour la garnison ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 18 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de Bataillon Hersan, du 56e Régiment : "D’après les pouvoirs qui m’ont été délégués par M. le Général Menou, commandant général etc. je vous préviens que je vous ai nommé pour, conjointement avec M. Piat, major du 2e régiment de ligne, procéder au recensement des effets de casernement existants dans les cinq départements au-delà des Alpes.
M. le major Piat vous communiquera les instructions qu’il a reçues directement du Général Menou, relatives à la mission dont vous êtes chargé ; vous voudrez bien vous concerter avec lui pour sa prompte exécution.
Je vous recommande d’apporter dans cette opération tout le zèle et toute l’impartialité qu’on a lieu d’attendre de vous" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 18 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major Piat, du 2e Régiment de Ligne : "Je vous préviens, M. le major, que j’ai nommé le chef de bataillon Hersan, du 56e régiment, pour procéder, conjointement avec vous, au recensement des effets de casernement existant dans les 5 département au-delà des Alpes ; je vous invite à commencer le plus tôt possible cette opération, à laquelle le Gouvernement attache la plus grande importance, puisqu’elle tend à améliorer le sort du soldat. Les instructions que vous avez reçues du Général Menou sont assez détaillées pour ne laisser rien à désirer sur la marche que vous avez à suivre" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Encore le 18 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major Mouvant, du 4e Régiment d’artillerie à pied : "Le Général Menou ayant eu égard aux observations que vous lui avez faites sur la mission dont je vous avais chargé, M. le major, vient de m’autoriser à vous faire remplacer par un chef de bataillon de la garnison. En conséquence, j’ai nommé le chef de bataillon Hersan pour, conjointement avec le major du 2e régiment de ligne, faire le recensement général des effets de casernement dans les 5 département au-delà des Alpes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 24 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général, à Turin : "Mon Général.
Le major du 56e étant arrivé ici le 19 de ce mois, il s’est aussitôt réuni à M. Piat, major du 2e de ligne, pour faire le recensement des effets de casernement. Ils s’occupent dans ce moment ci de cette opération dans la place d’Alexandrie, et aussitôt qu’ils auront terminé ici, ils feront leur tournée dans les autres places" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 24 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major du 56e Régiment : "J’ai l’honneur de vous prévenir, M. le major, qu’en exécution des ordres de Sa Majesté l’Empereur et Roi, vous avez été nominativement désigné par S. E. le Ministre de la Guerre pour, conjointement avec le major du 2e régiment de ligne, faire le recensement des effets de casernement existants dans les 5 départements au-delà des Alpes.
J’ai transmis à M. le major Piat les instructions relatives à l’opération dont vous êtes chargés. Je vous invite à vous concerter avec lui à l’effet de remplir le plus promptement possible votre mission.
Je n’ai pas besoin de vous en faire sentir l’importance, il suffit de vous dire que le bien être du soldat en dépend, pour que vous y apportiez tout le zèle et toute la célérité possible" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major Piat, du 2e Régiment de Ligne : "Je reçois à l’instant, par ordonnance, une lettre de M. le Général Menou, par laquelle il me demande où en est l’opération dont vous êtes chargé avec M. le major du 56e, en m’annonçant que le Gouvernement presse très fort l’exécution de cette mesure. Veuillez donc y apporter la plus grande activité ; j’ai déjà annoncé que vous aviez commencé votre opération à Alexandrie" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 25 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 2e Régiment de Ligne : "Je vous fais passer, colonel, copie d’une lettre du Ministre de la Guerre, par laquelle il charge le Général commandant la 28e division militaire de passer la revue de votre régiment, afin de constater quelles sont, par ordre de numéro, les compagnies prisonnière ou embarquées, et celles présentes aux drapeaux.
Le Général Montchoisy m’ayant chargé de passer pour lui cette revue, je vous envoie ci-joint un modèle de l’état que je vous prie de vouloir bien établir et m’adresser le plus promptement possible" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 28 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, à Gênes : "Je croyais vous avoir annoncé, mon cher Général, que la commission que vous aviez chargé de la vérification des corps de garde dans le département de Marengo, avait terminé son travail ; ils m’en ont prévenu par leur lettre du 20 de ce mois en m’annonçant qu’ils avaient adressé à S. E. le Ministre de la Guerre, le résultat de leurs opérations.
Ils m’ont dit avoir découvert quelques fraudes, mais particulièrement sur la place de Robbio. Je vais les engager à vous faire passer l’état de leurs dépenses, comme vous le demandez.
Monsieur le major Piat est dans ce moment ci chargé, conjointement avec le major du 56e régiment, par M. le Général Menou, du recensement général des effets de casernement dans les 5 départements au-delà des Alpes, du nombre desquels se trouve celui de Marengo" Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 30 juillet 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Montchoisy, à Gênes : "J’ai l’honneur de vous adresser les états de la revue que vous m’avez chargé de passer des 2e et 93e régiment de ligne, pour constater le nombre de compagnies embarquées ou prisonnières de guerre, et de celles présentes aux drapeaux.
Vous y verrez que le 2e a 270 hommes embarqués et 799 supposés prisonniers de guerre, mais pris sur tout le régiment, en sorte que toutes les compagnies sont existantes.
Le 93e n’a que 57 hommes prisonniers de guerre, également sur tout le régiment.
Les colonels n’ont pu me donner aucuns renseignements positifs sur l’existence de ces prisonniers, n’en ayant pas reçu de nouvelles" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 31 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, secrétaire, du cabinet de l'Empereur : "Envoyez au général Menou l'état ci-joint dans lequel il verra qu'il n'y a plus que 163 hommes du 2e ligne sur l'escadre de Cadix ; qu'il m'envoie sur ce régiment un état pareil à celui du 37e afin que je donne à ce régiment une organisation convenable et que je sache sur quoi compter" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12618).
Le 5 août 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "J’approuve, Général, la proposition que vous me faites par votre lettre d’hier, d’autoriser le colonel du 2e régiment à faire relever tous les mois le détachement de son corps stationné à Castellazzo, afin que les hommes qui le composent puissent participer aux avantages des travaux de la place" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 2 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général, aussitôt la réception de votre lettre par laquelle vous me prévenez que, d’après les ordres de S. M., vous devez passer une revue exacte du 2e régiment de ligne, et me chargez du travail préparatoire, je me suis occupé de faire former un modèle d’état conforme à vos instructions, que j’ai fait remettre au colonel de ce régiment en lui prescrivant de le remplir. Aussitôt que ce travail sera terminé, je m’assurerai par moi-même de son exactitude en passant une revue du corps, à laquelle j’inviterai de m’accompagner le Général Despinoy, et le sous-inspecteur aux revues.
J’aurai l’honneur de vous rendre compte du résultat de cette opération" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 2 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 2e Régiment de Ligne : "Je n’ai reçu qu’hier, M. le colonel, les instructions du Général Menou relativement à la revue qu’il doit passer lui-même de votre régiment, et dont il m’a chargé de faire le travail préparatoire. En conséquence, je vous fais passer un modèle d’état que j’ai fait former et qui pourra mettre le Général Menou à même de satisfaire aux demandes qui lui sont faites par Sa Majesté.
Veuillez vous occuper de suite de faire faire cet état en triple expédition et veiller à ce qu’on y apporte la plus grande exactitude ; aussitôt ce travail terminé, vous voudrez bien m’en prévenir afin que je puisse le vérifier en passant la revue de votre corps" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 5 septembre 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, je vous envoie une note des changements que je désire faire dans la répartition des 50000 conscrits de la conscription de 1806. Faites-la imprimer sans délai et envoyez-moi cette seconde édition.
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ANNEXE
En lisant avec attention la répartition des 50 000 conscrits de la conscription de 1806 entre les différents corps, on est porté à désirer quelques changements ; comme la conscription n’a pas encore été mise en mouvement, il est encore temps de le faire sans produire de contre-mouvements ...
Le département de l’Aisne, au lieu de fournir 574 hommes au 2e de ligne, ne lui en fournira que 174 ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 627 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12873).
Le 8 septembre 1806 (note : la minute (Archives nationales, AF IV 870, septembre 1806, n° 58) est datée du 9 septembre), l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "… je n’approuve pas qu'on envoie du 2e de ligne, du 7e, 16e, 37e, 56e, 57e et 93e un aussi grand nombre d'officiers et de sous-officiers pour se rendre à Chambéry, cela rendra ces corps non disponibles ; je ne suis pas dans des circonstances où cela puisse avoir lieu. Mais les 2e, 37e, 56e et 82e peuvent chacun envoyer à Chambéry de leurs 3es et 4es bataillons un capitaine, 2 lieutenants ou sous-lieutenants, 9 sergents et caporaux pour servir à cette escorte ; et chacun des 3es bataillons des 14 régiments de l’armée de Naples qui forment deux divisions de réserve à Bologne, Rimini, etc., peuvent très bien envoyer au dépôt de Chambéry un capitaine et deux lieutenants pour prendre eux-mêmes la conduite de leurs hommes. La division de réserve de l'armée de Dalmatie, et la division du Frioul qui sont à Vérone et ailleurs peuvent faire le même envoi. Le 4e et le 2e d'artillerie peuvent faire le même envoi. Enfin on pourrait accorder à tous ces officiers et sous-officiers, pour se rendre une fois à Chambéry, des indemnités qui leur serviraient à prendre des voitures, ces indemnités ne peuvent pas être une dépense considérable ; et ils reviendraient à pied en conduisant leurs conscrits. Cela est praticable parce que les montagnes du Mont-Cenis et de la Savoie sont très fatigantes. Ces dispositions me laisseront disponible tout un régiment" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12884).
Le 10 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "J’ai l’honneur de vous prévenir, Général, qu’en conformité des dispositions de la lettre de M. le Général Menou, dont copie est ci-jointe, je me propose de passer le 12 de ce mois, la revue du 2e régiment de ligne. Vous voudrez bien, en conséquence, donner des ordres pour que ce régiment se trouve réuni, ledit jour, à 7 heures précises du matin, sur la place d’armes.
Comme vous devez assister à cette revue, je vous invite à vouloir vous réunir à moi" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 10 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur aux Revues Gomain : "Je vous préviens, M. l’inspecteur, qu’en conformité des dispositions de la lettre de M. le Général Menou, dont copie est ci-jointe, je me propose de passer le 12 du courant, la revue du 2e régiment de ligne.
Je vous invite à vouloir bien vous réunir à moi pour assister à cette revue et en dresser procès-verbal, ainsi que le prescrit M. le Général Menou, commandant général" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de Bataillon Marchal, du 2e Régiment : "Je vous préviens, commandant, qu’en exécution des ordres de M. le Général Menou, commandant général etc., je vous ai désigné pour remplacer près le conseil de recrutement du département de la Doire à Ivrée, M. le major de votre régiment qui se trouve en mission.
En conséquence, vous voudrez bien partir demain pour vous rendre à Ivrée où vous vous présenterez à M. le Préfet qui vous communiquera les instructions relatives à votre mission.
Je vous recommande d’apporter la plus grande attention à ce qu’il ne soit admis dans la conscription que des hommes propres au service, vous devez surtout être très sévère à l’égard des remplaçants" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 13 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général.
J’ai l’honneur de vous prévenir que d’après votre autorisation, j’ai nommé les chefs de bataillon Marchal et Ozilliau, pour remplacer MM. les majors des 2e et 56e régiments de ligne aux conseils de recrutement des départements de la Doire et de la Sesia. Ces officiers sont partis aujourd’hui pour se rendre à leur destination, savoir le 1er à Ivrée et le 2e à Verceil" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 14 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général, j’ai l’honneur de vous rendre compte que le travail préliminaire dont vous m’avez chargé, relatif à la revue du 2e régiment de ligne que vous devez passer, est fait. J’ai passé la revue de ce corps avec le plus grand soin, tous les états que vous m’avez demandés sont dressés, et je me suis assuré de leur exactitude. Les certificats de visite et contre visite des hommes à réformer sont en règle. Veuillez me dire, mon Général, si je dois vous envoyer ces pièces ou les garder ici, jusqu’à votre arrivée" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 20 septembre 1806, à Saint-Cloud, "Le ministre de l'administration de la guerre propose à l'Empereur de faire relever par un détachement du 66e de ligne celui du 2e de ligne qui se trouve à bord de la frégate la Thémis, en rade du Verdon, rivière de Bordeaux"; "Mettre sur cette frégate un détachement du 112e et faire rejoindre le détachement du 2e à son corps (sic)" répond l'Empereur (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 672).
Le 21 septembre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général.
J’ai reçu votre lettre en date du 18 septembre, par laquelle vous m’annoncez l’arrivée prochaine à Alexandrie du 37e régiment d’infanterie ; j’en ai de suite prévenu le commandant d’armes pour qu’il ait à faire, conjointement avec la municipalité, les dispositions nécessaires pour son établissement, mais je vous observe que vu le grand nombre de sous-officiers et soldats du 2e et 93e régiments, logés en ville, il y a presque impossibilité pour la commune d’en recevoir davantage ; cependant, mon Général, on va faire l’impossible pour que ce corps soit logé chez les habitants qui sont déjà surchargés et se plaignent beaucoup" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
Le 22 septembre 1806, Eugène écrit à Napoléon : "Sire, Votre Majesté, par sa lettre du 17 septembre que j'ai reçue ce matin, m'ordonne de lui faire un projet sur le nouvel emplacement des deux divisions de dépôts d'infanterie de l'armée de Naples. Je m'empresse, après avoir pris connaissance des localités, de lui proposer la répartition suivante. J'attendrai ses ordres avant d'ordonner les mouvements.
Première division, commandée par le général de brigade Pouchin, quartier général à Forli, ayant sous ses ordres le général de brigade Leguai, à Rimini : 1er et 14e d'infanterie légère à Rimini ; 23e d'infanterie légère, à Céséna ; 10e d'infanterie de ligne, à Ravenne ; 6e et 42e d’infanterie de ligne à Forli ; 2e d'infanterie de ligne, à Faënza. Deuxième division, commandée par le général de brigade Valori ; quartier général à Bologne, ayant sous ses ordres un général de brigade qui se tiendra à Ferrare : 29e d'infanterie de ligne, à Imola ; 22e d'infanterie légère, 62e et 102e d'infanterie de ligne, à Bologne ; 20e et 101e d'infanterie de ligne, à Ferrare ; 52e d'infanterie de ligne, à Rovigo.
Votre Majesté remarquera que, d'après son approbation, les mouvements auraient lieu dans le milieu d'octobre, et qu'alors la mauvaise saison est tout à fait passée pour Ferrare" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 160).
Napoléon adresse, depuis Saint-Cloud, le 23 septembre 1806, ses "Instructions pour le vice-roi.
ORGANISATION DE L'ARMÉE D'ITALIE
Général en chef, le vice-roi;
Chef d'état-major général, le général Charpentier ; commandant en chef l'artillerie, le général Sorbier ; commandant en chef le génie, le général Lery; ordonnateur en chef, le sieur Joubert.
L'armée d'Italie sera composée de cinq divisions actives.
Ce corps, qui continuera à porter le nom de 2e corps de la Grande Armée, donnera ainsi une force de plus de 16,000 hommes ...
Pour l'administration et le commandement, ce corps doit faire en tout partie de l'armée d'Italie et sera sous les ordres du vice-roi ...
La 4e division sera composée du 2e régiment d'infanterie de ligne, du 56e de ligne et du 93e de ligne ..." (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 165 ; Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10871).
Le 7 octobre 1806, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Commandant général : "Mon Général, je vais prévenir les corps en garnison à Alexandrie qu’incessamment, vous devez venir en passer la revue pour procéder à la réforme de tous les hommes hors d’état de servir. Je leur prescrirai de dresser les différents états que vous demandez et je verrai de près les hommes que l’on propose pour la réforme.
Le 2e régiment avait déjà fait ce travail pour la revue que j’en ai passé dernièrement. Les 56e et 93e avaient prévu vos intentions car je sais qu’ils ont déjà fait faire la visite de tous les hommes susceptibles de réforme ; il ne s’agit donc plus que de régulariser ce travail suivant vos instructions, et on va s’en occuper de suite ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 13 Fructidor an 13 - 31 décembre 1806 », Cote 8 F. 17, Archives des Deux-Sèvres).
/ 1807
Le 6 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Chef de l’Etat-major général de l’Armée d’Italie : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher Général, que d’après les ordres de monsieur le Conseiller d’état directeur général de la Conscription, je dirige sur Mantoue et Vérone un détachement de 135 hommes du dépôt des Conscrits réfractaires dont 44 doivent être incorporés dans le 4e Bataillon du train principal ;
36 dans le 4e Bataillon id principal idem ;
55 dans le 7e id Bataillon de même arme.
Ce détachement partira d’Alexandrie le 8 de ce mois sous l’escorte d’un détachement de 20 hommes d’infanterie commandé par un officier, et passera par Tortone, Voghere, Stradello, Plaisance et Crémone, où il arrivera le 12 d’où il suivra sa destination.
Veuillez donner des ordres pour que la Gendarmerie dans le Royaume continue d’escorter ce détachement jusqu’à sa destination" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres - Note : le détachement est du 2e de Ligne; l'Officier commandant est du 56e de Ligne).
Le 9 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Directeur de la Conscription militaire : "J’ai l’honneur de vous rendre compte qu’en exécution de vos ordres que vous m’avez transmis par votre lettre du 3 décembre dernier ;
Je fais partir hier du dépôt des Conscrits réfractaires 135 hommes qui, conformément à la répartition, ont été dirigés savoir :
44 sur le 1e bataillon principal du train.
36 sur le 4e idem bis.
55 sur le 7e idem de la même arme.
Ces détachements devant suivre la route, je les ai fait partir ensemble sous l’escorte du détachement de 20 hommes d’infanterie commandé par un officier, et escorté par la Gendarmerie, qui a reçu des ordres précis à cet égard.
Vous pouvez être assuré que vos instructions ont été suivies et que toutes les mesures sont faites pour assurer l’arrivée de vos hommes à leurs destinations.
Si le départ de ces hommes a été retardé, c’est qu’il a fallu attendre des renseignements qu’on avait demandés à messieurs les préfets pour la confection des états ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres - Note : le détachement est du 2e de Ligne; l'Officier commandant est du 56e de Ligne).
Le 16 janvier 1807, l'Empereur écrit, depuis Varsovie, d’abord au Général Dejean, Ministre Directeur de l'Administration de la Guerre, à Paris : "Monsieur Dejean, il manque un major au 8e régiment de chasseurs. Pourquoi les 2e, 67e, 37e, 93e et 56e ont-ils leur habillement en mauvais état ? Le 7e et le 112e sont tellement dans un dénuement tel (sic) que le général Chabot demande pour eux un armement et un habillement complets. Faites partir de Paris un inspecteur aux revues ferme pour vérifier la comptabilité de ces régiments" (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées » ; Paris, 1903, t. 1, lettre 522).
Le 19 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 112e Régiment : "J’ai l’honneur de vous prévenir que je vous ai désigné pour remplir les fonctions de président du Conseil de Guerre permanent de la division en l’absence de monsieur le Colonel Piat, major du 2e Régiment ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 21 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Colonel du 2e Régiment de Ligne : "Je viens d’être instruit que vous avez le projet de prendre aux Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs de votre 3e Bataillon qui font partie de la division de réserve, une partie de leur armement et équipement pour porter aux deux Bataillons de Guerre.
Je ne peux, monsieur le Colonel, approuver une pareille mesure qui est contraire aux ordres que j’ai reçus et qui me prescrivent de mettre les Compagnies le plus promptement possible en état de marcher. En conséquence, je vous ordonne de ne rien enlever aux dites Compagnies, et au contraire de contribuer de tous vos moyens, à ce que, dans le plus bref délai, elles soient mises au grand complet, tant en hommes qu’en armement et équipement.
Je donne ordre au Commandant et [blanc] et je le rends personnellement responsable de la conservation des effets des dites Compagnies" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 21 janvier 1807, le Général Chabot écrit également au Chef de Bataillon Montmerat du 2e Régiment de Ligne : "Je viens d’être instruit que l’instruction de M. le Colonel de votre Régiment est d’enlever aux Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs de votre Bataillon partie de leurs armement et équipement.
Je vous préviens que je viens de lui annoncer que cette mesure était contraire aux instruction que j’ai reçues et qu’en conséquence, je lui ordonne non seulement de ne rien prendre à ces Compagnies, mais même de les compléter en tout ce qui pourrait leur manquer.
Je vous rends personnellement responsable de la conservation des effets d’armement et d’équipement des dites Compagnies, et vous voudrez bien me rendre compte sur le champ si on se permettait d’en soustraire" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 22 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de l’Etat-major général à Milan : "Monsieur Delga, Colonel du 2e m’a remis votre lettre en date du 13, par laquelle vous m’annoncez l’objet de son voyage et m’engagez de l’aider de tous mes moyens. Je vous avouerai que j’ai été très mécontent de la conduite de cet officier. Vous ne croiriez pas qu’il s’était permis sans m’en prévenir, d’ôter tous les sabres et bretelles de fusils des Compagnies de Grenadiers et de voltigeurs qui font partie de ma division de réserve. Je me suis fortement opposé à une mesure contraire au [mot illisible] de S. A. I. qui mettait ces Compagnies dans l’impossibilité d’entrer en campagne.
J’en ai témoigné fortement mon mécontentement à monsieur Delga, je me flatte que vous voudrez bien de votre côté lui faire connaitre combien il s’est écarté de son devoir" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de l’Etat-major général à Milan : "Vous me mandez des renseignements sur le détachement des conscrits réfractaires que j’ai dirigé d’après les ordres du Directeur général de la Conscription sur les 4e Bataillon principal, 4e bis et 7e du train d’artillerie dont je vous ai prévenu le départ par ma lettre du 6.
Il est vrai qu’il devait porter 135 hommes, mais 15 de ceux qui avaient été désignés sont restés à l’hôpital, il n’est donc parti que 120 hommes.
Quant aux évènements qui ont eu lieu en route, je n’en ai point été prévenu par l’officier commandant le détachement, il n’en a rendu compte à personne, pas même au commandant du dépôt. J’ai appris cependant indirectement qu’il lui était déserté 31 hommes à Stradella. Ce que je ne peux attribuer qu’à la faute de service de sa part. C’est par vous que j’apprends qu’il a laissé 9 hommes dans les hôpitaux en route.
Lorsque cet officier sera rentré, je me ferai rendre compte de sa mission, et il sera puni sévèrement, s’il ne justifie pas les mesures qu’il a prises pour prévenir la désertion, d’autant qu’il avait un détachement du 2e de 30 hommes, qui allaient rejoindre son Corps à l’armée, et que la Gendarmerie était et qu’il était porteur d’instructions très détaillées" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres - Note : l'Officier en question est du 56e de Ligne).
Le 29 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de Bataillon Robin, du 2e Régiment de ligne : "Le Général de Division, etc.
Ordonne à monsieur Robin, Chef de Bataillon au 2e Régiment de ligne, de se rendre sur le champ à Verceil pour y remplir dans le Conseil de recrutement les fonctions d’officier général. En remplaçant monsieur Aussenac, le Colonel, monsieur le Chef de Bataillon Robin m’instruira exactement du départ des Conscrits" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 30 janvier 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du Dépôt du 2e Régiment de Ligne : "Je vous renvoie, monsieur, le travail concernant la réduction de votre Régiment en 3 Bataillons que vous m’avez fait remettre hier pour être revêtu de ma signature. Je n’ai pas cru devoir le faire avant qu’il ne soit revêtu de la signature du sous-inspecteur aux Revues, qui seul me répond de la régularité de ce travail" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 4 février 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "J’ai remis au Commandant le 3e Bataillon du 2e Régiment votre lettre qui était jointe à la mienne. Je lui ai fort recommandé d’accélérer la confection des états que vous me demandez ; aussitôt qu’il me les aura remis, j’aurais l’honneur de vous les adresser" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 7 février 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à M. Gomain, Sous-inspecteur aux Revues : "J’ai l’honneur de vous adresser copie d’un ordre de M. le Général Menou, Commandant général, par lequel il me charge de licencier le dépôt général des Conscrits établi à la citadelle d’Alexandrie, et d’incorporer les hommes qui le composent dans un des Corps d’infanterie dont les dépôts sont ici.
Pour remplir les vues du Général Menou, j’ai décidé que ces hommes seront incorporés dans le 2e Régiment d’infanterie de ligne, en conséquence, vous voudrez bien passer la revue de ce dépôt, dresser procès-verbal du licenciement, que je signerai conjointement avec vous, pour de suite être transmis à M. le Général Menou. Quant à ce qui regarde la comptabilité, je vous invite à vous conformer à ce qui est prescrit par le décret impérial du 25 Germinal an 13" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 16 février 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à M. Gomain, Sous-inspecteur aux Revues : "Je vous prie, monsieur l’inspecteur, de me faire passer le plus promptement possible le procès-verbal que vous avez du dresser en exécution des ordres du Général Menou, pour la suppression du dépôt des Conscrits et l’incorporation des hommes qui le composaient dans le 2e régiment d’infanterie, afin que je puisse le transmettre au Général Menou" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 17 février 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Conseiller d’Etat, Directeur général de la Conscription : "Conformément aux dispositions de votre lettre du 31 janvier, j’ai l’honneur de vous rendre compte que lors du départ du détachement de 135 Conscrits qui doivent être dirigés, 15 des individus se trouvant dans l’impossibilité de partir entrèrent à l’hôpital ; il n’en est donc parti que 120 sous la conduite du Sr Marchais, sous-lieutenant au 56e Régiment et un détachement de 30 hommes du 2e d’infanterie.
Il fut donné à cet officier les instructions les plus précises pour les mesures à prendre pour assurer l’arrivée de ces hommes à leur destination.
Des ordres furent également donnés à la Gendarmerie pour les escorter et surveiller la marche.
Vous verrez par le rapport de M. Marchais qu’à Stradello, son détachement a éprouvé pendant la nuit une désertion de 31 hommes, malgré tout ce que dit cet officier pour les exécuter, il est cependant coupable de négligence puisqu’il a confié la surveillance du détachement, pendant cette nuit, à une garde de 4 hommes qui ne fournissait qu’une sentinelle à la porte de l’église. Ce qui était insuffisant pour observer ce qui pouvait se passer sur le pourtour de l’église.
D’ailleurs, il a encore mis beaucoup de négligence dans l’exécution des mesures prescrites par vos instructions pour constater les désertions et qui peuvent avoir lieu pendant la marche des détachements des Conscrits réfractaires ; il s’est contenté de faire constater cette évacuation par un procès-verbal du Maire de Stradello, sans en faire faire mention sur sa feuille de route ni en rendre compte, comme il le devait de suite au commandant du dépôt, car ce n’est qu’au retour de cet officier qu’on a su l’évènement qui lui est arrivé.
Il avait également négligé de faire constater l’entrée de 9 de ces conscrits dans différents hôpitaux sur la route, ce qui réduisait son détachement, d’après cela j’ai ordonné à vos hommes que le Sr Marchais serait renvoyé sur le champ et à ses frais sur la route qu’il a suivie, pour faire constater et conformément à vos intentions, tant la désertion des 31 hommes que rentrée des 9 hommes aux hôpitaux" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 19 février 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "Conformément aux dispositions de votre ordre en date du [blanc] qui m’a été transmis par votre chef d’état-major, j’ai l’honneur de vous adresser en double expression le procès-verbal de licenciement du dépôt général des Conscrits qui était établi à Alexandrie, et de l’incorporation des 14 hommes qui le composaient dans le 2e Régiment d’infanterie" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 3 mars 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 2e Régiment de Ligne : "Je croyais que les Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs de votre Bataillon étaient coiffées ; puisqu’elles ne le sont pas, il n’y a point de doute que vous ne deviez leur distribuer les schakos" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 mars 1807, l'Empereur écrit depuis Osterode, au Prince Eugène : "Mon Fils ...
En suivant l'état du 1er février ... Comment le 3e léger n'est-il qu'à 1,600 hommes ? Il faut tirer 500 hommes de son 3e bataillon. Même observation pour les 2e, 16e et 67e de ligne ... Il faut s'étudier ensuite à faire manoeuvrer ces troupes ; faites-en d'abord passer la revue par le général Charpentier, qui les fera exercer, et rendez-vous-y quinze jours après pour la passer vous-même" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 273 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12013 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14581).
Le 15 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, le 56e et le 93e de ligne ; le 3e léger, le 2e de ligne, le 37e et le 67e ont levé leurs 3es et 4es bataillons en Piémont et dans les États de Parme, et leurs bataillons de guerre à l'armée d'Italie, aux camps de Brescia et de Vérone. Donnez des ordres pour qu'au 10 avril il parte de chacun de ces 3es et 4es bataillons des détachements pour renforcer les bataillons de guerre de manière que le complet des bataillons de guerre soit de 140 hommes par compagnie, et si cela n'est pas possible à 130 hommes. Les généraux Menou, Montchoisy et Pérignon peuvent désirer de garder des bataillons forts, mais veillez à l'exécution de mon ordre ; car je veux positivement que les bataillons de guerre soient au grand complet ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 939 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14651).
Le 16 mars 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 3e Bataillon du 2e Régiment de Ligne : "J’ai examiné les états des besoins des 2 Compagnies d’élite de votre Bataillon. Je ne croyais pas d’après les ordres précis que je vous avais donné pour que les Compagnies fussent pourvues de tout ce qui leur était nécessaire, qu’il fut besoin de vous écrire de nouveau à cet égard. Mais puisque mes ordres n’ont point encore été exécutés, je vous ordonne de faire fournir le plus promptement possible à ces Compagnie tout ce qui peut leur manquer dans leur armement que dans leur habillement et équipement" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 25 mars 1807, Napoléon écrit, depuis Osterode, à Eugène : "Mon Fils, vous ne mettez pas dans vos états de situation ce que les dépôts doivent recevoir de la réserve de 1806, de la conscription et de la réserve de 1807, et cela rend vos états incomplets ...
De tous ces arrangements, la division Duhesme souffrira beaucoup. Voici, je pense, comme vous pouvez la former : le 8e d'infanterie légère peut former un bataillon de six compagnies, les trois autres compagnies au dépôt ; le 18e peut en former autant, le 81e autant, le 102e autant ; ce qui ferait quatre beaux bataillons ; et, en place des compagnies d'élite que vous lui ôtez, vous prendriez dans les compagnies d'élite des régiments qui ont des dépôts en Piémont. Le 56e et le 2e d'infanterie légère, le 67e et le 93e, le 37e pourraient offrir huit belles compagnies en remplacement de celles du 81e, du 53e, du 86e, du 92e, du 106e. Cette division se trouverait encore forte de 6,000 hommes" (Mémoires du Prince Eugène, t.3, page 285 ; Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12174 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14892 - Il faut sans doute lire 2e de Ligne).
Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Général Lacuée, Directeur général des revues et la conscription : "Monsieur Lacuée, je viens de retirer de l'armée d'Italie les divisions de Vérone et de Brescia, c'est-à-dire quatorze bataillons, savoir : deux du 3e d'infanterie légère, trois du 56e de ligne, deux du 93e de ligne, deux du 16e de ligne, deux du 67e de ligne, deux du 2e de ligne …" (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12227 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15006).
Le 30 mars 1807, l'Empereur écrit, depuis Osterode, au Maréchal Berthier : "... Donnez ordre au 3e bataillon du 2e de ligne, qui est en Piémont, d'envoyer à ses deux premiers bataillons 400 hommes, sous les ordres d'un capitaine et de deux lieutenants ou sous-lieutenants, pour les compléter ..." (Correspondance de Napoléon, t.14, lettre 12232 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 14992).
Le 2 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier, Chef de l’Etat-major général, à Milan : "J’ai l’honneur de vous prévenir qu’en exécution des ordres qui viennent de m’être transmis par le Général Menou, j’ai fait partir ce matin d’Alexandrie un détachement du 2e Régiment de Ligne composé, ainsi qu’il suit : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 3 Sergents, 2 Caporaux, 185 fusiliers, pour aller joindre les Bataillons de Guerre à Brescia où il doit arriver le 8 de ce mois, allant loger le 2 à Tortone, le 3 à Voghera, le 4 à Pavie, le 5 à Lodi, séjour 6, le 7 à Orzinuovi, et le 8 à Brescia.
L’ordre de S. M. était que ces détachement fut de 500 hommes, mais il n’a été impossible de le remplir, vu qu’il n’existait à ce dépôt que les 192 hommes en état de marcher, exception faite des Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs qui appartiennent au Bataillon d’élite ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 2 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Aussitôt la réception de votre lettre, en date du 31 mars, je me suis occupé de la formation du détachement du 2e Régiment de ligne, qui doit, en exécution des ordres de S. M., joindre les Bataillons de Guerre.
Je joins ici l’état de ce détachement qui, comme vous le verrez, n’est que de 193 hommes, au lieu de 500.
Il vous sera fait, par l’examen de l’état détaillé du dépôt de ce Régiment, qu’il m’a été impossible de faire partir plus d’hommes, ce Régiment n’ayant encore reçu qu’une partie des conscrits qui lui reviennent.
Il n’a point été besoin de se servir de votre autorisation pour tirer des armes de l’arsenal ; le Corps en avait suffisant pour armer en totalité ce détachement, qui est également bien habillé et équipé ; à fur et mesure que les conscrits arriveront, je veillerais à ce qu’ils restent ici que le temps nécessaire pour y être armés, habillés et équipés, et je les dirigerai de suite sur les Bataillons de Guerre. Le détachement dont les est ci-joint, est parti ce matin pour aller où il arrivera le 8.
D’après l’autorisation que vous avez bien voulu m’en donner, j’ai instruit de ce mouvement le Général Charpentier" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 3 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Je me presse de répondre à votre lettre en date d’hier, qui me parvient à l’instant, par la voie de la Gendarmerie, relativement au départ des détachements que doivent fournir les 2e, 56e, et 93e Régiments de ligne pour renforcer les Bataillons de Guerre de ces Corps. Vous avez dû voir par la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire hier, que j’avais reçu les mêmes ordres de S. A. le Vice-Roi, mais à la vérité, moins détaillés. Vous avez dû vous convaincre également, d’après la force du détachement qu’a fait partir hier le 2e Régiment de ligne, combien, le dépôt de ce Corps est de 527, était bien loin de pourvoir fournir un détachement de cette force. Vous savez que les Compagnies de Grenadiers et de Voltigeurs des Bataillons de dépôt des 2e, 56e et 93e ne peuvent entrer dans la formation de ces détachements, puisqu’elles font partie d’un Bataillon d’élite est ordonné, par S. M. et qui est à la disposition du Vice-Roi ; qu’il y a en outre, dans chaque dépôt, des ouvriers absolument nécessaires pour la confection de l’habillement des recrues qui arrivent, des enfants de troupe, des hommes portés pour la retraite qui n’ont point encore reçu leurs congés ; les officiers et sous-officiers des Bataillons de dépôt qui ne peuvent partir pour l’armée, puisque ceux des Bataillons sont au complet.
Soyez assuré que je vais m’occuper de suite, de l’exécution de vos ordres, et qu’il ne restera aux dépôts aucun homme qui serait dans le cas de faire campagne, et que je veillerai à ce qu’il leur soit fourni tout ce qui sera nécessaire en armement, habillement et équipement.
J’aurai l’honneur de vous rendre un compte bien détaillé et de vous faire passer comme vous me le demandez, des états nominatifs des hommes qui partiront avec des observations sur leur armement et habillement" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 10 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur aux Revues Gomain : "Je vous préviens, monsieur le sous-inspecteur, que je me propose de passer incessamment en revue les dépôts du 2e, 56e et 93e Régiments, afin de constater qu’il n’y existe absolument que les hommes hors d’état de faire le service.
Veuillez bien me rendre compte des mesures que vous avez prises pour l’exécution des dispositions prescrites par mon ordre du jour relatif à la tenue des livrets que chaque homme doit avoir ; vous devez savoir que l’intention de S. M. est qu’on apporte dans la tenue de ces livrets la plus stricte rigueur.
Je vous invite à faire passer à cet égard des instructions claires et précises au Chef de Corps" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier, Chef de l’Etat-major général de l’Armée d’Italie : "J’ai l’honneur de vous prévenir, mon cher Général, qu’en exécution des ordres que vous m’avez transmis, j’ai fait partir, hier 11 du courant, un détachement de 188 hommes du 56e Régiment d’Infanterie de Ligne, pour rejoindre les Bataillons de Guerre, à Vérone, où il arrivera le 20.
Il en est ce matin un autre du 2e Régiment, fort de 87 hommes, pour aller joindre les Bataillons de Guerre à Brescia, où il arrivera le 18.
Et demain 13, il en partira un de 244 hommes du 93e pour aller également joindre les Bataillons de Guerre de ce Corps à Vérone, où il arrivera le 23.
Ces détachements, qui se suivant d’un jour, passeront par Tortone, Voghera, Pavie, Lodi (séjour), Orzinuovi, Brescia, Lonato, Peschiera et Vérone.
J’ai passé la revue avant leur départ, et je me suis assuré qu’il ne leur manque rien, tant dans leur armement que l’habillement et équipement.
Il faut attendre l’arrivée de nouveaux conscrits aux dépôt pour qu’on puisse vous faire passer de nouveaux détachements, car il ne reste ici aux Bataillons de dépôt, que les hommes qui sont hors d’état de faire le service ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 13 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, à Turin : "J’ai l’honneur de vous rendre compte qu’en exécution des ordres que vous m’avez transmis, j’ai fait partir hier un détachement du 2e Régiment d’infanterie de ligne, fort de 87 hommes, pour aller joindre les Bataillons de Guerre à Brescia.
Il en est parti un autre ce matin, du 93e Régiment idem, fort de 214 hommes, pour aller aussi joindre les Bataillons de Guerre, à Vérone.
J’en ai passé la revue avant leur départ, et je me suis assuré qu’il ne leur manquait rien, tant en armement qu’en habillement et équipement.
Pour pouvoir en envoyer de nouveaux détachements, il faudra attendre qu’il soit arrivé des conscrits aux dépôt, car on a fait partir absolument tout ce qui était en état de marcher" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 14 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Sous-inspecteur aux Revues Gomain, à Alexandrie : "Une indisposition qui m’est parvenue depuis quelques jours m’empêche de passer conjointement avec vous, comme je vous en avais prévenu, la revue des dépôts des 2e, 56e et 93e Régiments. Je vous préviens que je charge mon chef d’état-major de me remplacer dans cette opération, en conséquence je vous invite de vouloir bien vous occuper de suite de ce travail, que je signerai comme s’il eut été fait par moi-même" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 14 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "J’ai l’honneur de vous prévenir, Général, que j’ai désigné M. le Colonel major Piat pour commander provisoirement et instruire le Bataillon d’élite qui fait partie de la divisio de réserve ; en conséquence, je l’autorise à réunir les différentes compagnies qui le composent, pour les exercer soit en détail, soit à l’école de Bataillon, sans pourtant que cela les dispense de fournir au service de la place" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Toujours le 14 avril 1807, le Général Chabot écrit également, depuis Alexandrie, au Colonel Piat, Major du 2e Régiment d’infanterie de ligne : "J’ai l’honneur de vous prévenir, M. le Colonel, que je vous ai désigné pour commander provisoirement et instruire le Bataillon d’élite qui fait partie de la division de réserve ; en conséquence, je vous autorise à réunir, quand bon vous semblera, les différentes compagnies qui le composent, pour les exercer, soit au détail, soit à l’école de Bataillon, afin que ce Corps, une fois réuni, mette de l’ensemble dans ses manœuvres" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 19 avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, à Daru, Intendant général de la Grande Armée : "Monsieur Daru, j'ai donné ordre au prince Eugène de faire partir la division Molitor et la division Boudet pour se rendre en toute diligence à Augsburg. L'une part de Vérone et l’autre de Brescia. Ces deux divisions avec leurs commissaires des guerres, leurs ambulances et leur artillerie seront rendues du 1er au 10 mai à Augsburg.
La division Boudet est composée :
de deux bataillons du 22e de ligne
de trois bataillons du 55e
de deux bataillons du 93e idem.
La division Molitor est composée
de deux bataillons du 2e idem,
de deux bataillons du 16e idem,
de deux bataillons du 37e idem,
de deux bataillons du 67e idem.
Voyez le payeur pour savoir si j'ai encore des fonds à Augsburg. Si j'y ai des fonds, on pourrait profiter du passage de ces troupes pour leur faire payer un mois de solde. Je ne sais pas s’il y a à Augsburg un commissaire des guerres français" (Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15334 - Il s’agit des 1ère et 2e Divisions destinées au Corps d'observation des Côtes sous Brune. Cet ordre a été transmis par Berthier, et Eugène l'a reçu le 10 avril au soir).
Le 20 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Major Piat : "Lorsque j’ai eu l’honneur de vous confier le commandement du Bataillon d’élite qui fait partie de la division de réserve, mon intention était que vous portiez tous vos soins à accélérer l’instruction des différentes Compagnies qui le composent, et de le mettre dans le cas d’exécuter le plus promptement possible les manœuvres de Bataillon. Je désire donc que vous voyez ces Compagnies deux fois par jour, que le matin elles soient tardées au détail, et les faire aux manœuvres d’ensemble le peu de temps" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 22 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou : "J’ai l’honneur de vous envoyer ci-joint les états nominatifs des hommes des 2e et 56e Régiments partis d’Alexandrie pour aller joindre les Bataillons de Guerre.
Le Major du 93e Régiment vous a, par erreur, adressé directement ceux de son Corps, partis pour la même destination.
J’ai passé la revue de ces différents détachements, et me suis assuré qu’ils étaient pourvus de tous les effets portés sur ces états" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 24 Avril 1807, l'Empereur écrit, depuis Finkenstein, au Général Clarke, Gouverneur de Berlin et de la Prusse : "... La division Molitor arrive les 29, 30 avril, 1er et 2 mai. Mon intention est de la réunir à Magdeburg, où elle sera avant le 20 mai ; elle a aussi son artillerie et tout ce qui lui est nécessaire. En cas d'événements, elle sera aussi à votre disposition pour la faire doubler de marches. Voilà donc de gros et puissants renforts derrière vous. C'est une raison de plus pour diriger sans délai tous les régiments provisoires, soit de cavalerie, soit d'infanterie, sur l'armée. La division Molitor est composée des 2e, 16e, 37e et 67e de ligne ; tout cela est d'excellentes troupes …" (Correspondance de Napoléon, t.15, lettre 12467 ; Correspondance générale de Napoléon, t.7, lettre 15411).
Le 27 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "Je me suis aperçu de vos rapports du 10 au 25 quelques erreurs qui me font craindre qu’il ne soit glissé autre qu’il me serait difficile. Par exemple, on n’a point porté le détachement du 2e Régiment parti pour rejoindre les Bataillons de Guerre ...
Comme écrit sur vos rapports qui font baser ceux que je suis dans le cas de faire au Général Menou, je vous prie de donner des ordres à celui qui est chargé de leur rédaction, d’apporter plus de soins et d’exactitude" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 28 avril 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Chef de l’Etat-major général, à Milan : "Je vous prie, mon cher Général, de vouloir bien me faire connaitre les instructions de S. A. relatives aux conscrits des 2e, 56e et 93e Régiments, qui se trouvaient au dépôt sont dans le cas de joindre les Bataillons de Guerre. Je sais que ces Bataillons sont en route pour se rendre à Augsbourg, mais j’ignore si, conformément aux ordres antérieurs, si je dois diriger sur ces Bataillons les hommes des dépôts disponibles" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 1er mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "... Il y a fort peu d’hommes disponibles aux dépôts des 2e et 56e Régiments. Comme je suis instruit que leurs Bataillons de Guerre sont partis pour la Grande Armée, j’ai demandé au chef de l’état-major de l’armée, directement les instructions sur la direction que je donnerai aux détachements que je serai dans le cas de faire partir de ces dépôts" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 7 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Charpentier, Chef de l’Etat-major général de l’Armée d’Italie : "Je vous préviens, mon cher Général, que d’après les ordres de Sa Majesté qui viennent de m’être transmis par monsieur le Général Menou, j’ai fait former dans chacun des dépôts des 2e et 56e Régiment de ligne, un détachement de tous les hommes disponibles qui s’y trouvent, lesquels partiront pour Vérone demain 8 du courant, pour de là, être dirigés sur Augsbourg.
Ces détachements seront composés ainsi qu’il suit :
2e Régiment de ligne : 1 officier, 2 caporaux, 1 tambour, 47 fusiliers.
56e Régiment id. : 1 officier, 1 sergent, 2 caporaux, 1 tambour, 74 fusiliers.
Et arriveront le 8 mai à Tortone, 9 à Voghera, 10 à Stradella, 11 à Plaisance, 12 et 13 à Crémone, 14 à Bozzolo, 15 à Mantoue, 16 à Villafranca, 17 à Vérone.
Je vous prie de leur faire passer vos ordres pour continuer leur route" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 7 mai 1807, le Général Chabot écrit également, depuis Alexandrie, au Général Menou, faisant fonction de Gouverneur général : "Pour me conformer aux dispositions de votre lettre, en date du 4 mai, par laquelle vous me prescrivez de diriger sur le champ sur Augsbourg, 200 hommes du 2e Régiment et 250 du 56e Régiment, j’ai rassemblé les dépôts de ces Régiments, pour en passer ma revue de rigueur, conjoint avec M. Gomain, sous-inspecteur.
Vous trouverez ci-joint, mon Général, les procès-verbaux constatant la situation des dits dépôts. Vous y verrez que le 1er, ayant en effectif 359, n’a pu fournir que 47 hommes, et le 2e ayant en effectif 516 hommes, n’en a pu fournir que 74 hommes dans lesquels ont été entrés. Vous convaincant qu’on a rien négligé, pour remplir autant que possible, les intentions de Sa Majesté.
Je vous ferai passer demain les contrôles nominatifs des deux détachements qui sont partis aujourd’hui" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 9 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, faisant fonction de Gouverneur général : "J’ai eu l’honneur de vous rendre compte par ma lettre d’hier, du départ des détachements que les dépôts des 2e et 56e Régiments ont dirigés sur leurs Bataillons de Guerre. Je vous fais passer ici l’état nominatif des dits détachements où vous verrez les effets qui ont été fournis à chaque homme.
Je veux vous assurer que l’armement et l’habillement étaient dans le meilleur état ..." (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 9 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "Le nommé Chassagne, Sergent des Grenadiers du 2e Régiment, vient de se présenter chez moi dans un état d’ivresse pour me demander au nom de tous les sous-officiers des Bataillons d’élite, de sortir demain de la ville, sous prétexte d’aller faire connaissance ensemble. Cela m’a paru un projet prémédité pour quelques sous-officiers, en conséquence je vous invite à faire mettre en prison le nommé Chassagne, à consigner pour demain les sous-officiers de ces Bataillons, et apporter dans la suite la plus grande surveillance" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 14 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, à l’Ordonnateur de la 28e Division militaire, à Gênes : "Conformément à votre demande, je vous fais passer l’état des corps de garde dont j’ai autorisé l’établissement pendant le 2e semestre de 1807.
M. le maire d’Alexandrie vient de me faire remettre les états d’indemnité de logement due aux habitants pour les logements qu’ils ont fourni aux 2e et 93e Régiment, pendant l’année de 1806. Comme je ne connais pas de règlement qui m’oblige à viser ces états, et que j’ai pour principe de ne rein signer, surtout en comptabilité, que quand cette formalité est ordonnée, je vous prie de me dire si vous avez connaissance de quelques règlements ou instructions qui obligent les Généraux commandant les départements de signer les dits états ; il me semble que cette formalité doit regarder plus particulièrement le commandant d’armes. J’attends votre réponse pour satisfaire à la demande de M. le maire" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 23 mai 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Commandant d’armes : "Monsieur le Général Menou m’ayant, par son arrêté du 4 février, ordonné l’incorporation du dépôt général des Conscrits établi à Alexandrie, dans le 2e Régiment d’infanterie de ligne, vous voudrez bien mettre à la disposition du Commandant le dépôt de ce Corps, pour y être incorporés, les nommés Bernard Manco et Jean Marie Sarat, tous deux Conscrits du département des Basses-Pyrénées, et destinés pour le dit dépôt, que vous me dites exister dans les prisons de la place" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
- Le cas du Sous-officier réformé Ferron
De nombreuses lettres du Général Chabot font mention d'un nommé Ferron, soldat réformé du 2e Régiment d'Infanterie de ligne. Il s'agit très probablement de Pierre Ferron (matricule 929 - SHD/GR 21 YC 11, 2e demi-brigade de ligne, 29 fructidor an XI-12 prairial an XIII [16 septembre 1803-1er juin 1805]), natif de Sementron dans l’Yonne, Fourrier réformé pour cause d’infirmité le 6 juin 1806.
Le 10 août 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Préfet du département : "J’ai l’honneur de vous renvoyer une lettre qui m’est écrite par le sieur Ferron, aubergiste de cette ville par laquelle il réclame contradictoirement son arrestation qui a eu lieu dans la journée du 7 du courant, ce particulier étant retiré du service et domicilié dans cette ville, devant votre administère et sous votre protection immédiate. C’est donc à vous qu’il eut du s’adresser dans la circonstance où il se trouve et réclamer sa liberté, si effectivement il est détenu injustement et pour une affaire quoi n’est nullement de la compétence militaire" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le même 10 août 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes : "Je vous prie, Général, de vouloir bien m’instruire des motifs d’arrestation et de détention dans la citadelle, du nommé Ferron, aubergiste d’Alexandrie, qui a eu lieu le 8 de ce mois, si cet individu a, comme il le dit, son congé depuis seize mois, et qu’il soit établi dans cette ville, il rendre dans la classe des citoyens, et par conséquent, je crois qu’il doit être renvoyé comme tel devant les tribunaux civils, s’il a commis quelque faute" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 11 août 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Despinoy, Commandant d’armes de la place : "Je ne partage point votre opinion relative au nommé Ferron, militaire réformé du 2e Régiment de ligne, et actuellement aubergiste à Alexandrie. Cet ancien militaire, comme il n’a point plus droit de porter l’uniforme, vous deviez le lui défendre.
Je ne sais quelle loi pourrait supposer à ce qu’un militaire réformé n’est le droit de choisir son domicile où il croit plus avant pour son existence, si le nommé Ferron tient une maison de débauche et dangereuse pour les militaires, vous deviez en prévenir la police qui aurait sans doute pris des mesures pour arrêter un désordre. Vous devez penser que M. le préfet et M. le procureur impérial qui sont honorés de la confiance du gouvernement se fussent empressés de vous seconder soit en faisant fermer l’auberge du dit Ferron, et le faisant punir correctement s’il y avait lieu. Je crois devoir vous faire passer copie d’une lettre que m’écrit monsieur le préfet à cet égard ; vous y verrez que non seulement il s’y plaint de l’arbitraire qui a eu lieu envers le sieur Ferron, mais de plusieurs autres du même genre, dont il dit avoir les preuves entre les mains, envers des citoyens de cette ville, pour des faits qui ne sont nullement de la compétence du Commandant d’armes, ce qui est expressément défendu par l’ordonnance de 68 qui est de rigueur dans cette place comme dans toutes les places de guerre de l’Empire.
Je vous invite donc, Général, d’après la demande qui m’en est faite par M. le préfet, de vouloir bien renvoyer le dit Ferron devant les juges compétents, en leur faisant connaitre toutefois les griefs dont il est accusé devant vous, et par suite de ne plus vous occuper que des affaires purement militaires et de renvoyer aux autorités civiles ce qui est de leur compétence.
Je ne doute pas que ce ne soit l’intention de M. le Général Menou, Commandant général, qui a sûrement pour principe de maintenir chaque autorité dans ses droits respectifs" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 août 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Préfet du département : "J’ai reçu votre lettre d’hier relative aux abus d’autorité que M. le Général Despinoy, commandant d’armes d’Alexandrie, s’est permis envers plusieurs citoyens de cette ville, et notamment contre le nommé Ferron, aubergiste. J’avais bien quelque connaissance des faits énoncés dans votre lettre, mais comme je n’avais rien d’officiel, j’avais gardé le silence. Aussitôt la réception de votre lettre, je me suis empressé de lui prescrire de ne plus, dorénavant, s’immiscer dans les affaires civiles qui ne sont nullement de sa compétence, et de renvoyer devant les juges naturels le nommé Ferron. Et j’ai rendu compte de ces dispositions à monsieur le Général Menou, Commandant général. Je joins ici, M. le préfet, copie de la lettre que je reçois à l’instant de M. le Général Despinoy, en réponse à celle que je lui ai écrite. Vous y verrez les motifs dont il s’appuie pour justifier sa conduite" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 12 septembre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "J’ai l’honneur de vous prévenir qu’en exécution de votre ordre en date du 9 de ce mois, j’ai fait partir aujourd’hui sous l’escorte de la Gendarmerie, le nommé Ferron, sous-officier réformé du 2e Régiment d’infanterie, qui était détenu depuis plus d’un mois d’après [phrase non achevée].
Cet individu sera conduit par devant vous aussitôt son arrivée à Turin" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 21 septembre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Mon Général, comme j’ai eu l’honneur de vous l’annoncer par ma lettre du 12, le nommé Ferron est bien parti d’ici le 13 pour être conduit à Turin. Je ne peux concevoir le retard qu’il a éprouvé en route. Cependant, l’ordre donné à la Gendarmerie était précis de le conduire de suite devant vous. Il faut que quelque brigade ait négligé l’exécution de cet ordre. J’écris à cet égard au chef d’escadron Galliot, pour qu’il ait à faire vérifier où peut avoir été retenu le nommé Ferron, et qu’il ait à donner des ordres pour qu’il soit conduit promptement à sa destination" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
A Saint-Cloud, le 18 septembre 1807, l'Empereur est informé que "Vingt et un officiers du 2e régiment de ligne demandent, en indemnité des effets perdus à Trafalgar, la valeur de la gratification de campagne qui s'élève à une somme totale de 7400 fr"; "Accordé" répond Napoléon (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1912, t.3, lettre 3703 ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 1, lettre 1300).
Le 26 octobre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "Mon Général, j’ai reçu, avec votre lettre du 23 de ce mois, et votre arrêté du même jour relatif au Bataillon d’élite de la division de réserve ; par cet arrêté vous me prescrivez de faire rentrer à leurs corps respectifs les Compagnies ou les détachements de ce Bataillon et de faire mettre parfaitement en règle ce qui a rapport à la comptabilité. Vous savez qu’il était composé des Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs des 3 Bataillons des 2e, 7e et 37e et 4e Bataillon des 56e et 93e Régiments. Ces Compagnies, à l’exception de celles des 7e et 37e, qui sont actuellement à Turin, n’ont jamais été détachées de leurs Bataillons, par conséquent n’ont point de comptabilité extraordinaire. Celles-ci, pendant leur séjour à Alexandrie, ont été administrées comme détachement et doivent avoir rendu leurs comptes à leur conseil d’administration en rentrant au corps.
La division de réserve n’ayant point été mise sur le pied de guerre, ce Bataillon n’a jamais été réuni que pour les exercices : il n’a point été fait de distribution extraordinaire aux troupes qui la compose ; elles ont toujours été traitées et considérées comme celles qui étaient réputées former la garnison d’Alexandrie. Ainsi, vous pouvez être assuré que les dispositions de votre arrêté étaient pleinement remplies avant qu’il ne me fut parvenu et qu’il n’y a rien à changer à l’état actuel de ces troupes" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
Le 29 octobre 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Général Menou, Gouverneur général : "En exécution des dispositions de votre lettre du 26 octobre que j’ai reçu hier soir à 6 heures, j’ai l’honneur de vous prévenir que je réunis chez moi aujourd’hui à midi, M. le Général Despinoy, M. le Colonel du 112e Régiment, ainsi que les autres chefs des corps, M. le Commissaire des Guerres, et MM. les chirurgiens et médecins en chefs pour rédiger le rapport que vous désirez mettre sous les yeux de S. M. sur les causes des maladies qui affectent les troupes de la garnison d’Alexandrie, et particulièrement le 112e Régiment.
J’espère vous pouvoir faire passer ce travail par le courrier demain ; en attendant, je vous adresse copie d’un rapport que me fut fait, d’après ma demande par MM. les officiers de santé en chef des hôpitaux le 4 mars dernier, époque à laquelle se manifestèrent les maladies graves.
Vous verrez quelles ont été les causes présumées et vous mettront à même de fixer vos idées sur un objet aussi important qui n’a point cessé d’appeler toute ma sollicitude. Si la proportion de malades du 112e a excédé celle des autres corps, il faut l’attribuer 1° à ce que lors de son arrivée à Alexandrie, ils étaient presque nus, la plupart des conscrits n’étaient couverts que de toiles et haillons, et dans cet état, il fut chargé de la presque totalité du service de la place, ne se trouvant point d’autres troupes pour faire le service, les bataillons de guerre des 2e, 56e et 93e avaient amené tous les hommes en état de faire le service ; il faut joindre à cela le changement subit de climat, qu’a éprouvé ce corps en passant en Italie, les soldats qui le composent étant tous Belges et par conséquent d’un climat beaucoup plus frais.
L’insalubrité des casernes, et le mauvais état des fournitures de casernement n’a pas pu contribuer à traiter le mal.
Voilà, mon Général, un aperçu de mes observations. Le rapport plus détaillé.
Si je ne vous ai point encore envoyé les procès-verbaux de sur le renouvellement des conseils d’administration des dits corps de la garnison, vos ordres à cet égard furent mis.
Il n’y a eu jusqu’à présent que les 2 Bataillons de sapeurs et le 93e qui satisfirent sur le champ ; ce n’est qu’hier soir que j’ai reçu ceux du 56e et 112e. Il me manque encore ceux du 4e d’artillerie et du 2e.
Par mon ordre du jour d’hier, j’ai fortement témoigné mon mécontentement aux chefs de corps sur leur négligence qu’ils mettaient dans l’exécution de vos ordres, ce qui me mettaient dans l’impossibilité de satisfaire à vos demandes, et je les prévenais que je vous en rendrai compte" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
/ 1809
L'"ÉTAT de répartition des dépôts d'infanterie dans les garnisons" indique que le 2e de Ligne fait partie du 1er Arrondissement; 27e Division militaire, Alexandrie (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 478).
Le 21 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, faites appeler le duc de Rivoli et ayez avec lui une conférence sur la formation d'un corps d'armée qui porterait le titre de 4e corps de la Grande Armée, et qui sera composé des divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et de la brigade de cavalerie légère des quatre régiments qui sont du côté de Lyon.
Mon intention est que ces troupes se réunissent à Strasbourg. Je pourvoirai par la suite à renforcer les divisions des généraux Legrand et Saint-Cyr. Toutes ces divisions doivent avoir leur artillerie, leurs sapeurs, leurs mineurs et leurs pontonniers, et ce corps d'armée son ordonnateur, son chef d'état-major et son commandant d'artillerie et du génie. Vous me ferez un rapport sur le jour où ces seize régiments pourront être réunis à Strasbourg ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 98).
Le lendemain, 22 février 1809, le Ministre de la Guerre réponds, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire,
Votre Majesté m'a chargé, par son ordre en date du 21 février, de lui faire connaître le jour où les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, et les 4 régiments de chasseurs stationnés du côté de Lyon, pourront être réunis à Strasbourg.
Il y a 18 jours de marche, compris 3 séjours, de Mâcon à Strasbourg. En supposant que la division Molitor qui occupe Mâcon, Tournus et Chalon-sur-Saône, composée des 2e, 16e, 37e et 67e régiments, se mette en marche le 1er et le 2 mars, elle pourrait être rendue à Strasbourg du 15 au 19 mars ...
Ainsi toutes les troupes composant les divisions Legrand, Carra-Saint-Cyr, Boudet et Molitor, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, pourront être réunies à Strasbourg ou dans les environs de cette place le 23 mars, en supposant que les ordres soient expédiés dès ce moment pour que ces troupes soient en mouvement du 1er au 2 mars.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 99).
Le 23 février 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Comte D'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli.
L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, etc. Cet état-major sera réuni le 15 mars à Strasbourg.
Ce corps d'armée sera composé de quatre divisions d'infanterie et d une division de cavalerie légère ...
Annexe
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Art. 1er. Il sera formé un corps d'armée sous le titre de Corps d'observation de l'armée du Rhin. Le quartier général de ce corps sera porté à Strasbourg le 15 mars.
Art. 2. Le corps d'observation de l'armée du Rhin sera commandé par le duc de Rivoli. L'état-major sera composé du général de division Beker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni à Strasbourg le 15 mars.
Art. 3. Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6 000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Art. 4. Ce corps sera composé de 4 divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère.
... La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée : 1° du 2e régiment d'infanterie de ligne ; du 16e régiment d'infanterie de ligne ; du 37e régiment d'infanterie de ligne ; du 67e régiment d'infanterie de ligne ; de 12 pièces d'artillerie française ; 2° du régiment de cinq maisons ducales de Saxe portant le n° 4 selon notre règlement du 17 février, 2 500 hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14806 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20115; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 100).
Napoléon décide également la création de 16 Régiments provisoires. L'Empereur écrit, le 3 mars 1809, depuis Paris, au Général Clarke, Comte d'Hunebourg, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Général Clarke, je vous envoie le projet de formation d’une réserve de régiments provisoires, sur lequel je désire que vous me fassiez un rapport. Faites-moi connaître si je n'ai rien oublié et s'il y a des changements qu'il soit convenable de faire pour épargner des marches aux troupes. Enfin présentez-moi des états qui m'apprennent si les 5es bataillons pourront fournir ces quatre, trois ou deux compagnies pour concourir à ladite formation. Les 10,000 hommes de réserve que forme ma Garde sont destinés à compléter les 5es bataillons et à les mettre à même de fournir les hommes nécessaires. Il faut donc qu'une colonne des états que vous ferez dresser indique le nombre d'hommes qui leur manquera, après avoir épuisé tout leur monde ; cette colonne sera la colonne de distribution des 10,000 hommes de la Garde. Il ne vous échappera pas que, par ce moyen, j'aurai 6,000 hommes à la Rochelle, 3,000 en Bretagne, 9,000 à Paris, 5,000 au camp de Boulogne, 2,500 pour la défense de l'Escaut, 2,500 pour garder Wesel, 5,000 à Strasbourg, 2,500 à Metz et 10,000 Français en Italie; total, 45,500 hommes.
NAPOLÉON
Annexe
PROJET DE FORMATION D'UN CORPS DE RÉSERVE
1
Il sera formé une réserve de seize régiments provisoires composée des compagnies des cinquièmes bataillons qui seront complétés avec les conscrits de 1810;
2
... 15e régiment provisoire :
Le 15e régiment sera composé de 3 bataillons formés de 3 compagnies des 5es bataillons des 67e, 2e de ligne, 56e, 37e, 93e, 112e, 1er de ligne, 62e, 23e léger.
Ces 4 derniers régiments (13e, l4e, 15e, et 16e) formeront la réserve de notre armée d'Italie, et seront réunis 3 à Alexandrie et un à Milan.
Ce régiment se réunira à Alexandrie ...
Les 9 régiments de l'armée italienne formeront un régiment composé de même, lequel sera fort de 2 500 hommes et se réunira à Milan.
Ainsi la réserve de l'armée d'ltalie sera composée de 2 brigades, l'une de deux régiments qui se réunira à Milan, l'autre de 3 régiments qui se réunira à Alexandrie, l'une et l'autre commandées par un général de brigade, et qui seront prêtes à se porter partout où les circonstances l'exigeront" (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14838 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 188).
Le 4 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, donnez ordre au 37e régiment (division Molitor) qui arrive le 9 à Belfort d'en partir le 10 et de se diriger sur Huningue et de là sur Ulm où il arrivera le 19 ;
Au 67e, qui arrive à Belfort le 10, de suivre la même direction sur Ulm où il arrivera le 20 ;
Au 2e régiment de ligne, qui arrive à Belfort le 11, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 21 ;
Au 16e régiment, qui arrive à Belfort le 13, de suivre la même route pour arriver à Ulm le 23.
Donnez ordre au général Molitor de marcher avec le 1er régiment de sa division. Vous lui ferez connaître que le duc de Rivoli, sous les ordres duquel il se trouve, sera dès le 12 à Strasbourg ; et que le général Oudinot est à Augsbourg, et qu'il doit correspondre avec ce général.
La division Boudet prendra la même direction et arrivera à Ulm successivement du 24 au 30.
Les quatre régiments de cavalerie légère feront le même mouvement. Ainsi ces deux divisions seront réunies à Ulm vers la fin de mars. Vous m'en remettrez un état précis.
Il faut combiner la route des divisions Saint-Cyr et Legrand, de manière qu'elles puissent arriver à Ulm vers la même époque.
Par ce moyen, le quartier général du duc de Rivoli pourrait, si cela devenait nécessaire, être transporté à Ulm vers le 20 du mois" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2858 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20214 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 138).
En exécution de cet ordre, le Ministre de la guerre adresse au Général Molitor, depuis Paris, le 5 mars 1809, la lettre qui suit : "Général, l'Empereur ordonne que les troupes qui composent votre division soient détournées à leur passage à Belfort et dirigées, par Huningue, sur Ulm, au lieu de continuer leur marche vers Strasbourg.
J'ai chargé, en conséquence, le commandant d'armes à Belfort de transmettre aux 37e, 67e, 2e et 16e régiments d'infanterie de ligne, ainsi qu'à l'artillerie attachée à votre division, des ordres de route pour se diriger, par Huningue, sur Ulm, conformément à l'itinéraire ci-joint.
Je l'ai chargé, en même temps, de faire suivre la même route aux 23e et 19e régiments de chasseurs qui doivent passer à Belfort le 8 et le 10 mars.
D'après cette nouvelle disposition, le 23e régiment de chasseurs partira de Belfort le 9 mars , pour se diriger, par Huningue, sur Ulm.
Le 37e régiment d'infanterie, qui doit arriver à Belfort le 9 mars, partira de cette place le 10, pour suivre le mouvement du 23e de chasseurs.
Le 67e régiment d'infanterie et le 19e régiment de chasseurs, qui arriveront à Belfort le 10 mars, en partiront le 11 pour suivre la même route.
Le 2e régiment d'infanterie, qui arrivera le 11 mars à Belfort, en partira le 12 et suivra la même route.
Le 16e régiment d'infanterie de ligne arrivera à Belfort le 13 mars et en partira le 14 pour se rendre à la même destination.
L'artillerie de votre division, qui doit arriver à Belfort le 19 mars, en partira le 20, pour suivre le mouvement de cette colonne.
Je vous invite, Général, à tenir la main à l'exécution de ces dispositions et à veiller au maintien de la discipline la plus exacte, pendant la marche de ces troupes en Allemagne.
L'Empereur ordonne, Général, que vous marchiez à la tête de cette colonne.
Je dois vous prévenir que votre division doit faire partie du corps d'armée dont Sa Majesté a confié le commandement à M. le duc de Rivoli, qui sera rendu à Strasbourg le 12 mars.
Vous ferez connaître votre marche au général Oudinot, qui est à Augsbourg, et l'époque de votre arrivée à Ulm.
Je vous prie, Général , de m'accuser la réception de la présente et de me faire connaître les mesures que vous aurez prescrites pour le maintien de l'ordre et de la discipline en route.
Je vous préviens que l'intention de l'Empereur est que votre division soit réunie à Ulm le 23 mars, excepté l'artillerie qui ne pourra y être rendue que vers le 30 mars" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 139).
Le 5 mars 1809, le Major général écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Duc, j'ai l'honneur de vous faire connaître la formation arrêtée par l'Empereur pour votre corps d'armée, sous la dénomination, pour le moment, de corps d'observation de l'armée du Rhin.
L'état-major sera composé du général de division Becker, chef d'état-major, d'un général d'artillerie, d'un général du génie, d'un commissaire ordonnateur, d'un payeur, etc. Cet état-major sera réuni le 12 mars à Strasbourg.
Il y aura pour tout le corps d'armée quatre compagnies de sapeurs avec 6,000 outils attelés ; au moins une compagnie de pontonniers.
Votre corps sera composé de quatre divisions d'infanterie et d'une division de cavalerie légère ...
La 3e division, commandée par le général Molitor, sera composée :
1º Du 2e régiment d'infanterie de ligne, du 16e régiment d'infanterie de ligne, du 37e régiment d'infanterie de ligne, du 67e régiment d'infanterie de ligne, de 12 pièces d'artillerie française ;
2º Du régiment des cinq maisons ducales de Saxe portant le n ° 4, 2,500 hommes ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 145).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement du Corps d'observation du Rhin du 5 au 28 mars 1809. Feuille nº 3" indique :
Corps d’Observation du Rhin, Maréchal Duc de Rivoli.
Quartier général du corps d'observation du Rhin, Ulm le 20.
3e Division d’infanterie : Général Molitor.
2e Régiment d'infanterie de ligne, 2 Bataillons, 1,457 hommes. 3e Bataillon, 840 hommes. Itinéraire : Auxonne le 5. Auxonne le 6. Vitrey le 7. Besançon le 8. Baume le 9. L'Isle le 10. Belfort le 11. Altkirch le 12. Huningue le 13. Mühlheim le 14. Freyburg le 15. Neustadt le 16. Donaueschingen le 17. Tuttlingen le 18. Möskirch le 19. Riedlingen le 20. Ehingen le 21. Ulm le 22 (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 10).
L'"ÉTAT de situation, d'itinéraire et d'emplacement des renforts pour l’Armée du Rhin" indique :
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. Maréchal duc de Rivoli.
Troupes qui doivent être réunies à Plaisance au 20 mars.
Infanterie.
3e Bataillon du 2e Régiment de ligne, 840 ...
Ces troupes ont ordre d'être réunies à Plaisance au 20 mars. Plaisance le 20 mars (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13).
Le 6 mars 1809, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke, je désire que vous donniez les ordres suivants, pour compléter les corps de l'armée du maréchal duc de Rivoli :
... Le 34e a 150 hommes disponibles à son 5e bataillon ; faites-en former une compagnie de marche et que ces hommes partent pour Strasbourg ...
Faites partir tous ces hommes en compagnies de marche pour Strasbourg. Cela fera 2 000 hommes.
Vous ordonnerez qu'ils soient incorporés de la manière suivante :
... Les 150 hommes du 34e dans ceux du 2e de ligne ...
Vous ordonnerez au colonel du 18e de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux, 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e de ligne. On dressera procès-verbal de cette incorporation, et immédiatement après les hommes seront dirigés sur les bataillons de guerre où ils seront incorporés. Ces 800 hommes seront effacés des contrôles du 14e, et les officiers et sous-officiers qui les auront amenés à Strasbourg retourneront à leur 5e bataillon.
Vous donnerez le même ordre pour les détachements des autres régiments ...
Le colonel du 2e de ligne laissera également à Strasbourg 1 officier, 2 sergents, et 4 caporaux, pour recevoir le détachement du 34e ...
Par ce moyen, le corps du maréchal duc de Rivoli recevra un premier renfort de 2 000 hommes.
Vous prescrirez une méthode pour mettre en règle la comptabilité des corps, et prévenir la confusion qui pourrait résulter de ces encadrements.
Le procès-verbal d'incorporation sera dressé par un des commissaires des guerres ; il y sera fait mention de l'état de l'habillement.
Ayez soin que les corps ne se doutent point de cette mesure, et que les détachements ne trouvent des ordres pour leur incorporation qu'à Strasbourg, sans quoi chaque corps se dépêcherait de déshabiller les conscrits qu'il envoie et les ferait partir tous nus ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2873 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20255 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 167).
Le 6 mars 1809, le Ministre de la Guerre adresse à l'Empereur son Rapport : "J'ai l'honneur de rendre compte à l'Empereur, qu'en exécution de l'ordre de Sa Majesté, en date du 4 mars, j'ai expédié hier, par courrier extraordinaire, les ordres nécessaires pour faire filer sur Huningue et de là sur Ulm, les divisions des généraux Molitor et Boudet, ainsi que les 3e, 14e, 19e et 23e régiments de chasseurs, à mesure de leur arrivée successive à Belfort.
J'ai l'honneur de soumettre à Sa Majesté l'itinéraire que doivent suivre ces troupes pour se diriger de Belfort par Huningue sur Ulm où elles seront réunies en totalité le 30 mars , avec leur artillerie et leur administration ...
2e rég. d’infanterie de ligne partant de Belfort le 12 mars. Altkirch 12 mars; Huningue 13; Mülheim 14; Fribourg 15; Neustadt 16; Donaueschingen 17; Tuttlingen 18; Möskirch 19; Riedlingen 20; Ehingen 21; Ulm 22 ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 172).
Le 10 mars 1809, le Ministre de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Rivoli : "Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'informer V. E que, d'après les intentions de S. M., je donne l'ordre aux détachements désignés ci-après, destinés à compléter les régiments de votre corps d'armée, de se rendre à Strasbourg :
... Du 5e bataillon du 34e rég. d'infanterie de ligne, 150 hommes venant de Givet arriveront à Strasbourg le 27 mars ...
L'intention de S. M. est que ces 1,900 hommes soient incorporés de la manière suivante, savoir :
... Les 150 hommes du 34e régiment dans ceux du 2e régiment d'infanterie de ligne ...
Je vous prie, en conséquence, Monsieur le Maréchal, de donner l'ordre au colonel du 18e régiment d'infanterie de ligne de laisser à Strasbourg 2 capitaines, 4 lieutenants, 4 sous-lieutenants, 4 sergents, 8 caporaux et 4 tambours, pour recevoir les 800 hommes du 14e régiment de ligne, et de donner également l'ordre aux colonels des 4e, 2e, 67e, 16e et 37e régiments d'infanterie de ligne de laisser de même à Strasbourg, par chaque régiment, le nombre d'officiers et sous-officiers nécessaires pour recevoir le détachement qui leur est respectivement destiné, et dans la proportion de la force de ce détachement.
Ces officiers et sous-officiers devront faire dresser un procès-verbal de remise et incorporation des détachements qui les concernent et les conduiront , immédiatement après , aux bataillons de guerre où ils seront définitivement incorporés. Le procès-verbal sera dressé par un commissaire des guerres et fera mention de l'habillement.
Quant aux officiers et sous-officiers qui auront amené ces détachements à Strasbourg, ils retourneront à leurs 5e bataillons ou dépôts, après en avoir fait la remise ...
J'invite V. E. à me faire connaître l'arrivée de ces divers renforts à la destination qui leur est prescrite et leur incorporation dans les régiments qu'ils doivent respectivement compléter" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 222).
La "Suite des Troupes en marche, Supplément au nº 6", indique :
Détachements destinés à renforcer les régiments employés au corps d'observation du Rhin.
Pour être incorporé dans le 2e de Ligne : Détachement du 5e Bataillon du 34e Régiment de ligne, 150 homems demandés. Partira de Givet le 14 mars pour être le 27 mars à Strasbourg (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, Annexe 13bis).
"Décret.
Au palais des Tuileries, le 23 mars 1809.
Art. 1er. - Il sera formé dix-sept demi-brigades provisoires de réserve, composées principalement de deux ou trois compagnies tirées des cinquièmes bataillons de nos régiments d'infanterie.
Art. 2. Chaque demi-brigade sera commandée par un colonel en second ; chaque bataillon par un chef de bataillon. Il y aura un adjudant-major par demi-brigade.
Art. 3. Les dix-sept demi-brigades seront organisées de la manière suivante :
... 16e demi-brigade.
1er bataillon.
2 compagnies du 67e de ligne.
2 compagnies du 2e de ligne.
2 compagnies du 56e de ligne.
840 hommes.
2e bataillon.
2 compagnies du 37e de ligne.
2 compagnies du 93e de ligne.
2 compagnies du 112e de ligne.
840 hommes.
3e bataillon.
2 compagnies du 1er de ligne.
2 compagnies du 62e de ligne.
2 compagnies du 23e léger.
840 hommes.
Cette demi -brigade se réunira à Alexandrie ...
Art. 4.- Ces demi-brigades provisoires n'auront aucune comptabilité ni administration particulière. Les compagnies qui les composent seront considérées seulement comme détachées de leur corps. Chaque bataillon aura, sous la surveillance du colonel en second, l'administration de la masse de linge et de chaussure" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p 550).
Le 23 mars 1809, l'Empereur écrit encore, depuis La Malmaison, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le général Clarke ... Vous ordonnerez qu'il soit formé 4 bataillons de marche pour renforcer le Corps d'observation du Rhin, savoir :
... Le 3e bataillon portera le nom de bataillon de marche des conscrits de la Garde pour la division Molitor, et sera composé de 100 hommes pour le 2e, de 200 hommes pour le 37e et 200 hommes pour le 67e.
Ces 500 hommes seront fournis à ces régiments par la Garde. Ce bataillon me sera présenté dimanche, avec les boutons et l'uniforme de ces régiments ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 2, lettre 2994 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20515 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 358).
Le 30 mars 1809, l'Empereur adresse, depuis Paris, à Berthier, Major général, ses instructions, pour la campagne à venir, suivies d'un Etat de la Composition des Divisions et Brigades des différents Corps de la Grande Armée. Le 2e de Ligne doit faire partie du 4e Corps d'Armée commandé par le Maréchal Duc de Rivoli; 3e Division Molitor, 1re Brigade Leguay (Correspondance de Napoléon, t.18, lettre 14975 ; Correspondance générale de Napoléon, t.9, lettre 20619 ; Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 1, p. 421).
Le 9 avril, dans la soirée, la situation des troupes de l'Armée d'Allemagne est la suivante :
Corps d'observation du Rhin (Maréchal Masséna).
DIVISION MOLITOR.
1re Brigade.
2e de Ligne : 1er Bataillon, Erbach ; 2e Bataillon Eisingen.
16e de Ligne : 1er Bataillon, Ringingen ; 2e Bataillon, Ringingen ; 3e Bataillon, Ehingen (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 88).
Une situation originale du 4e Corps, signée du Général Beker, Chef d'état-major général de ce Corps d'armée et datée du 16 avril 1809, indique que la 3e Division (Général Molitor), dont l'Etat-major est à Ursberg, à 38 kilomètres d'Augsbourg, a un Régiment, le 2e de Ligne, à Krumbach, à 45 kilomètres de cette ville (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 2, p. 244).
Dans un rapport daté d'Altötting, le 27 avril 1809, et adressé au Maréchal Bessières, le Général Molitor rend compte de la part prise par sa Division à l’affaire du 24 avril 1809 : "Monsieur le Maréchal,
Ma division, ayant fait diligence, arriva le 24 de ce mois devant Neumarkt, au moment où les avant-postes bavarois venaient d'être attaqués sur les hauteurs en avant de ce village. Quoique cette attaque parût d'abord de médiocre importance par le peu de forces que montrait l'ennemi, je disposai mes troupes sur les hauteurs en arrière du défilé, plaçant mon artillerie près de la rivière de Rott. Le feu devenant successivement plus vif, toute la division bavaroise passa le pont de Neumarkt et fut bientôt engagée· tout entière dans un combat très animé. C'est alors que les Autrichiens qui, jusqu'à ce moment, n'avaient montré que quatre à cinq mille hommes, firent déboucher des bois de fortes et nombreuses colonnes, non seulement sur le front des Bavarois mais plus encore sur la droite de ma division. Le corps bavarois, acculé au défilé, était fortement compromis. Pour le dégager, je fis avancer le général Leguay avec le 2e régiment d'infanterie qui, après avoir passé la rivière, franchit les hauteurs qui la dominent, attaqua vivement et fit plier la droite de l'ennemi. Ce succès, appuyé par le feu de mon artillerie, fit lâcher prise aux Autrichiens et procura aux Bavarois la possibilité de sortir de la position désavantageuse où ils se trouvaient, en descendant des hauteurs sans être entamés et en repassant le défilé. Le 2e régiment se trouvait alors engagé presque tout entier, entouré et assailli par des forces très considérables. Mais rien ne fut capable d'intimider ce brave régiment ; il soutint avec énergie et sang-froid les efforts de l'ennemi, jusqu'à ce que la totalité des troupes bavaroises eut repassé le défilé et le repassa à son tour dans le plus grand ordre. Pendant que ces événements se passaient au centre et à la gauche de notre ligne, cinq fortes colonnes d'infanterie, marchant par échelons, s'avançaient sur la droite de ma division et menaçaient de l'envelopper ; je leur opposai le 37e régiment, qui par son feu bien nourri et sa belle contenance suffit pour empêcher leurs progrès. Mes deux autres régiments, les 16e et 67e, étaient placés en réserve de la manière la plus propre à en imposer à l'ennemi et à soutenir toutes les autres troupes qui se trouvaient engagées.
Vous avez jugé alors, Monsieur le Maréchal, que le poste de Neumarkt situé dans un fond entouré de bois était par trop désavantageux, vous avez décidé qu'on se replierait un peu plus en arrière sur la position de Vilsbiburg, et vous m’avez chargé de couvrir ce mouvement. Ma division se rangea donc par échelons sur les deux côtés de la route, les tirailleurs en avant et de manière à accepter le combat si l'ennemi l'eut présenté de nouveau, mais il n'en eut pas même la tentation, et après que tout le corps bavarois eut défilé, ma division se retira lentement dans le plus grand ordre et sa marche imposante fut admirée même des ennemis.
Dès le commencement de l'action, j'avals, à la prière du général de Wrède, envoyé quatre compagnies du 2e régiment pour relever les Bavarois qui couvraient le débouché sur Eggenfelden. Ces compagnies furent attaquées et cernées dans leur position, mais elles firent une si belle défense que, sans perdre un seul homme, elles revinrent rejoindre leur régiment avec 150 prisonniers. Cette affaire, à laquelle on était loin de s'attendre, fait le plus grand honneur aux troupes qui y ont combattu contre un ennemi si supérieur en nombre et que toutes les évaluations, d'accord avec les rapports et renseignements, portent à 30 ou 35,000 hommes" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 9).
Le Général Vandamme reçoit l'ordre du Major général, dans la journée du 25, "de partir avec tout ce qu'il a avec lui pour arriver demain soir à Landshut, laissant le 2e régiment d'infanterie de ligne à Ratisbonne, jusqu'à ce qu'il soit remplacé par les troupes du général Rouyer" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 25).
Le Duc d’Istrie écrit au Major général, depuis Vilsbiburg, le 25 avril 1809, à minuit : "Monseigneur,
Je m'empresse de faire parvenir à V. A. des renseignements certains sur la marche du corps ennemi que j'avais devant moi.
Il a évacué Neumarkt à 3 heures du matin ; une grande partie de ses forces a filé sur Ampfing et l'autre sur Otting. Il paraitrait que ce qui était à Munich se trouve dans ce moment à Haag. L'ennemi occupe toujours Velden avec de l'infanterie et de la cavalerie. Il a évacué Neumarkt ct brûlé le pont. On a trouvé à Neumarkt 300 blessés, dont un tiers autrichien, et le reste qui n'avait pas pu être évacué lors du mouvement rétrograde que je fus forcé de faire sur Vilsbiburg. Demain, j'enverrai un fort parti de cavalerie sur la route d'Ampfing et de Mühldorf, pour savoir si l'ennemi se retire sur Salzburg ou s'il suit la grande route de Munich.
Je n'ai point pu adresser à V. A. le rapport sur l'affaire d'hier ; les troupes se sont parfaitement bien conduites et la retraite s'est faite dans le plus grand ordre. Le 16e régiment et le 37e d'infanterie ont beaucoup contribué à dégager la division bavaroise et à protéger sa retraite. Quatre compagnies du 2e régiment, commandées par le chef de bataillon Maréchal, qui avaient été envoyées en observation sur la route d'Eggenfelden avec 150 hommes de cavalerie, ont soutenu le feu de plus de 3,000 hommes, fait 150 prisonniers et opéré leur retraite sur la route vicinale de Landshut sans perdre un seul homme.
Parmi le nombre des officiers bavarois qui ont été tués, se trouve le colonel de la Tour-Taxis, officier du plus grand mérite. Notre perte en tués et en blessés a été moins considérable que je vous l'avais annoncée. L'ennemi a perdu plus de 2,000 hommes tués ou blessés, d'après le rapport des prisonniers et des déserteurs.
J'envoie à V. A. le dernier rapport que je reçois à l'instant sur l'ennemi" (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 19).
Le 12 mai 1809, 8 heures du matin, le Major Ameil, du 12e Chasseurs, alors en reconnaissance, écrit, depuis Grein, au Maréchal Davout : "... Le 13 avril, une colonne française d'environ 4,500 hommes a capitulé à Innsbruck. Elle était commandée par un général et composée, entre autres, d'un bataillon de la 3e légère, d'un bataillon du 2e de ligne, d'un régiment de cavalerie de marche qui avait des détachements des 3e, 14e, 15e régiments de chasseurs, de canonniers à cheval, de sapeurs et de cavalerie bavaroise. Les prisonniers disent que la colonne a été à la vérité harcelée, mais qu'elle s'est rendue à Innsbruck sans combattre. Il n'est pas présumable que cela soit. Le 2e de ligne a perdu son aigle. Cette colonne n'a eu affaire qu'à des paysans ..." (Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 278 - Note : Ce rapport est envoyé à l’Empereur par Davout, depuis Saint-Pölten, le 14 mai 1809, à 3 heures et demie après midi).
Le 21 mai 1809, "A trois heures de l'après-midi, la majeure partie de l'armée autrichienne s'avança sur Gross-Aspern et l'attaqua avec la plus grande impétuosité ; en moins de trois quarts d'heure, plus de 60,000 hommes et 80 canons y dirigèrent leurs efforts. Ce village était d'une bonne défense et couvrait notre pont sur le Danube. Le général Molitor, malgré ses représentations, avait été obligé de l'évacuer, d'après l'ordre formel qui lui fut donné ; il se hâta de le réoccuper, aussitôt que l'ennemi parut. Il s'y défendit d'abord avec un bataillon, et, aussitôt qu'il y eut réuni les 37e et 67e régiments, il chargea et mit en déroute les colonnes ennemies, qui s'étaient avancées jusqu'au village ; il eût fait un grand nombre de prisonniers, s'il avait eu un peu de cavalerie sous la main. Comme il poursuivait l'ennemi, il reçut l'ordre de ne pas aller plus loin et de s'en tenir à la défense de Gross-Aspern ; il dut alors ramener en arrière, sous le feu le plus meurtrier, les 37e et 67e régiments qu'il plaça en tête du village. Il disposa sur la droite le 2e régiment qui arriva ensuite, et successivement le 16e régiment en réserve, partie dans le village et partie sur la gauche, pour défendre la petite île (Gemeinde-Au) par où l'ennemi pouvait gagner notre pont de bateaux, et contre laquelle il n'a cessé d'entretenir le feu le plus soutenu. C'est dans cette position que la division toute seule a soutenu pendant plus de 4 heures, contre la plus grande partie de l'armée autrichienne, le combat le plus inégal et le plus sanglant. Les colonnes d'infanterie ennemie s’avançaient l'arme au bras et venaient se faire écharper sous nos baïonnettes et le feu nourri de nos bataillons, pendant que leur nombreuse artillerie portait le ravage dans nos rangs et démontait nos canons. Ce ne fut que vers 8 heures du soir que la division, après avoir laissé sur le champ de bataille près de la moitié de son monde, fut relevée par la 1re division ; elle se plaça alors en réserve en arrière de Gross-Aspern" ("Historique des opérations de la division du général Molitor pendant la campagne de 1809" - In Saski (Cdt) : « la campagne de 1809 en Allemagne et en Autriche », Berger-Levrault, 1899, t. 3, p. 345).
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Freyung en décembre 1809 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
/ 1810, Armée d'Allemagne
La 3e Division (Général Molitor), 2e, 16e, 37e, 67e de Ligne, est à Bayreuth du 10 au 14 janvier 1810 (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
La Division Molitor, suivie de la Brigade Bordessoulle, se porte par Hof, Iéna, Göttingen, Hanovre, sur les villes hanséatiques. Elle est placée sous le commandement du Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d’Allemagne. Le mouvement commence le 1er février. Le 2e de Ligne se rend à Lubeck le 25 février (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 66).
Le 9 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "J'ai l'honneur de rendre compte à Sa Majesté que le général Molitor m'annonce, sous la date du 28 février, que les troupes sous ses ordres sont. rendues à leur destination et réparties de la manière suivante, savoir :
A Lubeck. Le 37e d'infanterie de ligne; le 23e chasseurs.
A Hambourg. Le 2e d'infanterie de ligne; le 16e - ; le 3e chasseurs ; le quartier général des généraux Molitor, Le Guayet, Bordessoulle.
A Brème. Le 67e d'infanterie de ligne; l'artillerie de la division; le quartier général du général Vivier.
Le général Molitor me rend compte que, pour occuper le poste important de Cuxhaven, qui est à vingt-six lieues de Hambourg, et aussi pour garder la côte entre Cuxhaven et Stade, afin d'empêcher tout commerce avec l'Angleterre, il a cru devoir détacher de la garnison de Hambourg un bataillon du 2e de ligne et 100 chevaux du 23e chasseurs, qui se trouvent ainsi placés dans quelques communes du Hanovre, depuis Cuxhaven jusqu'à la hauteur de Stave; que, par les mêmes motifs, il a détaché de Brême 300 bommes du 67e de ligne pour garder les points les plus importants sur la droite du Weser, depuis Geestendorf, près Carlsbourg, jusqu'à Nordholz, tous postes qui étaient occupés par les troupes westphaliennes.
Il pense que si ces dispositions sont approuvées, les communes du pays du Hanovre, où il a été obligé de placer des troupes pour la sûreté des postes de la côte et de sa position, doivent nourrir ces troupes.
Sa Majesté jugera sans doute que le royaume de Westphalie ne pourrait recevoir cette nouvelle charge, attendu le grand nombre de troupes françaises qui doivent y être soldées et nourries.
J'ai l'honneur de proposer, en conséquence, à Sa Majesté, de laisser à la charge des villes hanséatiques la nourriture des troupes de la division Molitor qui resteraient détachées dans quelques postes du Hanovre, ou de faire occuper de nouveau ces postes par les troupes westphaliennes.
Je demande, à cet égard, les ordres de Sa Majesté".
Le 11 mars 1810, à Paris, l'Empereur, suite au Rapport du Duc de Feltre en date du 9 mars 1810, décide que "Cette division doit être à la charge des villes hanséatiques" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 90).
Le 6 octobre 1810, l'Empereur adresse, depuis Fontainebleau, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris, une Note sur l'organisation des armées; concernant l'Armée d'Allemagne, il écrit : "… Un autre corps serait composé de la manière suivante, savoir : le 10e régiment d'infanterie légère formant quatre bataillons ; le 23e, quatre ; le 24e, quatre ; le 26e, quatre ; le 3e de ligne, quatre ; le 4e, quatre ; le 18e, quatre ; le 72e, quatre ; le 123e, quatre ; le 124e, quatre ; le 125e, quatre ; le 126e, quatre ; le 135e, quatre ; le 2e, trois ; le 19e, trois ; le 37e, trois ; le 46e, trois; total, 17 régiments ou 64 bataillons formant 6 divisions, chacune de 16 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17000 ; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 24816 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 172).
/ 1810, Armée du Nord et du Brabant, Corps d'Observation de la Hollande
Par Décret du 20 janvier 1810, le Maréchal Oudinot, Duc de Reggio, prend le commandement d'une armée dite de Brabant.
Le 15 mars 1810, l'Empereur ordonne, depuis Paris : "Notre ministre de la guerre donnera les ordres ci-après :
... Toutes les autres troupes françaises évacueront également de suite l'Allemagne, savoir :
III
ARMÉES DU NORD ET DE BRABANT.
Les états-majors, les administrations, et tout ce qui tient à l'organisation des armées du Nord et de Brabant sont dissous, à dater du 5 avril prochain, pas avant.
Une brigade, composée du 2e d'infanterie de ligne, du 3e de chasseurs et de 4 pièces de canon, se rendra à Emden, sous les ordres du général de brigade Bordessoulle, et fera également partie du commandement du duc de Reggio. Cette brigade ne fait plus partie de la division Molitor.
La division Puthod, à laquelle se joint le 26e régiment d'infanterie légère et le 4e de ligne, ce qui portera cette division à cinq régiments, restera dans le Brabant, et sera sous les ordres du duc de Reggio, jusqu'au 1er mai, époque de la réunion après laquelle ce pays, comme division militaire, passera sous les ordres du général de division ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 3, lettre 4105; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 93).
Le 20 mars 1810, le Duc de Feltre écrit, depuis Paris, à Davout, Commandant en chef l’Armée d’Allemagne : "... La division du général Molitor éprouvera quelques modifications dans sa composition. Elle ne sera plus formée que des 16e, 37e et 67e régiments d’infanterie de ligne, 23e régiment de chasseurs à cheval, d’une compagnie d’artillerie à pied, d’une compagnie d’artillerie à cheval, d’une compagnie de pontonniers et de trois compagnies du train, avec 8 pièces d'artillerie approvisionnées et attelées. Cette division restera cantonnée, jusqu'à nouvel ordre dans les villes hanséatiques el sera sous le commandement de Votre Excellence.
Je charge le général Molitor de faire diriger de suite sur Emden le 2e régiment d’infanterie de ligne et le 3e régiment de chasseurs, avec 1 pièces de canon et les canonniers nécessaires pour les servir. Cette brigade, qui sera distraite de la division du général Molitor, sera sous les ordres du général Bordesoulle et fera partie du commandement de M. le maréchal duc de Reggio. Je prie Votre Excellence de tenir la main à l’exécution de ce mouvement ..." (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1652 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 99).
Le 22 mars 1810, le Ministre de la Guerre adresse son Rapport à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté, qu'en exécution de son ordre, en date du 15 mars, j'ai ordonné les dispositions suivantes :
Armée d'Allemagne ...
J'ai fait connaitre à M. le maréchal prince d'Eckmühl, que j'adressais directement au général Molitor l'ordre de faire diriger sur Emden le 2e régiment de ligne et le 3e régiment de chasseurs à cheval, avec 4 pièces de canon, sous le commandement du général Bordessoulle; cette brigade ne devant plus faire partie de la division du général Molitor, passera sous le commandement de M. le maréchal duc de Reggio.
J'aurai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté les itinéraires que suivront ces corps et détachements de troupes, ainsi que le personnel et le matériel de l'artillerie ct du génie, pour se rendre dans les nouveaux cantonnements, ou pour rentrer en France, aussitôt que M. le maréchal prince d'Eckmühl me les aura adressés ...
Armée du Nord et du Brabant ...
Je me suis réservé de faire connaitre ultérieurement à M. le maréchal duc de Reggio les intentions de Votre Majesté relativement à la division du général Dessaix et à la brigade de cavalerie légère du général Piré.
Je l'ai prévenu, en même temps, qu'une brigade commandée par le général Bordessoulle et composée du 2e régiment de ligne et du 3e régiment de chasseurs à cheval, avec 4 pièces de canon, se dirigeait sur Emden, pour y demeurer sous son commandement ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 101).
L'Armée de Brabant est dissoute au commencement d'avril.
Le 11 avril 1810, le Ministre de la Guerre adresse depuis Paris ses Instructions au Maréchal 0udinot, Duc de Reggio : "Par le traité conclu le 16 mars 1810 avec la Hollande, les provinces hollandaises du Brabant sont réunies à la France. Le duc de Reggio est chargé d'en prendre possession, et les troupes hollandaises qui s'y trouvent seront renvoyées en Hollande.
Le maréchal duc de Reggio portera son quartier général à Utrecht, et prendra le commandement des 12.000 Hollandais accordés par le traité et d'une division française du général Dessaix (24e d'infanterie légère, 18e de ligne), d'une brigade de cavalerie (8e de hussards et 16e de chasseurs) et de douze pièces de canon.
Outre les troupes désignées ci-dessus, le maréchal duc de Reggio aura encore une brigade sous ses ordres, commandée par le général Bordessoulle, qui a dû se rendre à Emden avec le 2e de ligne, le 3e chasseurs à cheval et quatre pièces de canon.
La division Puthod, à laquelle seront joints le 26e léger et le 4e de ligne, se trouvera, par le départ du 5e léger, portée à cinq régiments d'infanterie et restera dans le Brabant, sous les ordres du duc de Reggio, jusqu'au 1er mai, époque de la réunion" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 123).
Le 1er mai 1810, les places du Brabant hollandais sont réunies à l'Empire. Les troupes placées sous le commandement du Duc de Reggio forment une armée qui prend le nom de Corps d'observation de la Hollande; elle comprend :
1° 12.000 Hollandais, accordés par un traité du 16 mars 1810 ;
2° La division Dessaix et la brigade de cavalerie légère de Piré;
3° Une brigade mixte (général Bordessoulle) formée du 2e de ligne et du 3e chasseurs à cheval. Cette brigade, tirée de la division Molitor, se rend à Emden sous les ordres du maréchal Oudinot (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 120).
Dans un rapport à l’Empereur, en date du 30 juin, le Ministre de la Guerre rend compte de la marche de la Division Molitor mise à la disposition du Duc de Reggio et de la répartition des troupes de cette Division en attendant l'arrivée de la Division Morand : "Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que les 16e et 67e régiments d'infanterie de ligne de la division Molitor, ainsi que le 23e régiment de chasseurs, sont en ce moment en marche avec quatre bouches à feu, pour se diriger sur Emden, pour y demeurer, conformément aux intentions de Votre Majesté, à la disposition de M. le maréchal duc de Reggio.
En conséquence, le 67e régiment d'infanterie et le 23e régiment de chasseurs arriveront successivement à Emden les 5 et 7 juillet.
Quant au 16e régiment d'infanterie, le général Molitor a fait diriger sa marche sur Groningue, où il sera rendu le 9 juillet, d'après la demande de M. le maréchal duc de Reggio.
Le 37e régiment d'infanterie avec deux bouches à feu, la 8e compagnie du 1er bataillon de pontonniers et la 3e compagnie du 5e bataillon de sapeurs, sont restés dans les villes hanséatiques pour garder la côte, depuis Lubeck jusqu'à la Jahde, en atlendant l'arrivée de la division du général Morand.
Ces troupes sont réparties de la manière suivante :
Le 1er bataillon du 37e régiment à Bremen, avec deux bouches à feu, pour garder l'embouchure du Weser;
Le 2e bataillon à Hambourg, avec les sapeurs et les pontonniers, fournit un poste à Cuxhaven;
Le 3e bataillon à Lubeck.
La division du général Morand, qui doit remplacer ces troupes dans les villes hanséatiques marche, à cet effet, sur trois colonnes :
La première, composée du 17e régiment d'infanterie de ligne et du 13e d'infanterie légère, arrivera à Lubeck du 13 au 15 juillet.
La deuxième colonne, composée des 30e et 57e régiments d'infanterie de ligne, arrivera à Hambourg du 12 au 13 juillet.
Enfin, la troisième colonne, composée du 61e régiment d'infanterie de ligne et de l'artillerie de la division, arrivera à Bremen du 12 au 13 juillet.
D'après cette disposition, le 37e régiment pourra être relevé sur les points qu'il occupe vers le 15 juillet et se mettre immédiatement en marche avec tout ce qui appartient à la division du général Molitor pour rejoindre cette division en Hollande.
J'ai l'honneur de proposer à Votre Majesté de faire rentrer sous le commandement du général Molitor le 2e régiment d'infanterie de ligne qui faisait précédemment partie de cette division et qui se trouve en ce moment à Emden.
Le général Bordessoulle pourrait reprendre, en même temps, le commandement de sa brigade de cavalerie légère composée des 3e et 23e régiments de chasseurs qui vont se trouver réunis à Emden.
Je demande, à cet égard, les ordres de Votre Majesté" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 126). L'Empereur approuve ces dispositions à Saint-Cloud, le 3 juillet 1810.
Le 1er janvier 1811, le Corps d'Observation de la Hollande est dissous.
Par décret du 24 janvier 1811, il est créé un 6e Bataillon dans les Régiments ci-après, destinés à former les camps de Boulogne et d'Emden : 15e Léger; 2e, 19e, 25e, 37e, 46e et 93e de Ligne (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 22).
Le 30 mars 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je désire, dans le courant de mai, faire camper les trois bataillons du 2e, du 37e et du 124e de ligne entre Groningen et Emden. Il faut choisir à cet effet un emplacement sain et qui ne soit pas à plus d'une journée de la côte. Les neuf compagnies de voltigeurs avec les escadrons du 23e de chasseurs formeront trois colonnes mobiles. Chaque colonne sera composée de 3oo hommes d'infanterie et d'une compagnie de cavalerie ; elle sera commandée par un chef de bataillon. Ces colonnes seront placées sur la côte de la Hollande ou dans la 31e division militaire. Elles devront communiquer entre elles et surveiller la côte de concert avec les brigades de douaniers, de manière à empêcher toute communication de la part de l'ennemi. Il y aura à chacune de ces colonnes deux pièces de campagne servies par l'artillerie des régiments. Le camp sera commandé par un général de brigade ; ce sera neuf bataillons qui pourront se livrer aux grandes manœuvres et faire des progrès … Le duc de Reggio sera chargé du commandement de ces deux camps ; il ira y passer un mois et s'assurera de l'instruction des troupes ..." (Correspondance de Napoléon, t.21, lettre 17532; Correspondance générale de Napoléon, t.10, lettre 26415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 122).
Le 19 avril 1811, l'Armée d'Allemagne est composée de trois Corps; le 1er est le Corps d'observation de l'Elbe, commandé par Davout. L'Empereur écrit en effet ce jour à au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, l'armée d'Allemagne sera composée de trois corps :
1° Le corps d'observation de l'Elbe ;
2° Le corps d'observation du Rhin ;
3° Le corps d'observation d'Italie.
... CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
Ce corps se réunira de Mayence à Wesel. Il sera composé de quatre divisions d'infanterie ...
3e DIVISION. — 1re brigade : tirailleurs corses, un bataillon ; tirailleurs du Pô, un ; 10e léger, quatre ; 2e brigade : deux bataillons d'élite du 56e ; deux du 124e ; deux bataillons portugais ; 3e brigade : deux bataillons d'élite du 2e de ligne; deux régiments suisses, quatre ; total, 18 bataillons ...
Mon intention est que vous donniez des ordres pour la formation des bataillons d'élite, afin que du 1er au 10 mai, ils puissent se mettre en marche pour les lieux de leur destination.
Je vous enverrai un travail préparatoire pour les corps d'observation du Rhin et d'Italie. Celui de l'Elbe marche tout seul. Les régiments d'élite seront composés de 2 bataillons. Le 1er bataillon sera de 4 compagnies de voltigeurs et le 2e de 4 compagnies de grenadiers. Chaque compagnie sera portée à 150 hommes et formée de vieux soldats. Vous ordonnerez aux colonels de désigner pour commander ces bataillons leurs meilleurs chefs de bataillon, et d'y placer les meilleurs officiers et sous-officiers et les plus propres à faire la guerre.
Les régiments qui n'ont pas leurs 4 compagnies d'élite devront aussitôt les former.
Le 4e régiment de ligne qui est au Havre, par exemple, devra former ses 4 compagnies sans les tirer du 4e bataillon. Il ne resterait alors au Havre que 3 bataillons de 4 compagnies chacun ou 12 compagnies ; mais comme on aura pris encore 2 compagnies pour remplacer celles du 4e bataillon, il n'y restera effectivement que 10 compagnies réduites à 7 ou 800 hommes. Mais le 4e bataillon enverra des cadres au Havre pour reformer les compagnies manquantes et les conscrits pourront être dirigés à mesure, et en suite des ordres que je donnerai, sur Le Havre, en sorte qu'il y aura au Havre 3 bataillons de 12 compagnies ayant sur pied 15 à 1 600 hommes et je serai libre, selon les circonstances, de retirer ces troupes ou de les laisser dans l'intérieur.
Ce que j'ai dit pour le 4e régiment s'appliquant à tous les autres ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17630 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 26753; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 220).
Le 24 mai 1811, l'Empereur écrit, depuis Caen, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Je vous envoie cinq états pour vous servir de direction dans un rapport que vous me ferez au 15 juin, pour donner une nouvelle organisation, au 1er juillet, aux différents corps d'observation ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN. — Au 1er juillet, ce corps prendra le titre de Corps d'observation des Cotes de l'Océan. Il sera formé, comme le porte l'état n° 2, par la réunion de tous les conscrits et de tous les bataillons ...
Je n'ai pas besoin de vous dire que vous ne devez donner aucun ordre, faire aucun mouvement en conséquence de ces états, mais que vous devez vous borner à me faire un rapport général au 15 juin, époque à laquelle vous me demanderez en même temps mes ordres ...
CORPS D'OBSERVATION DU RHIN.
L'organisation des régiments d'élite existera jusqu'au 1er juillet. Les régiments d'élite qui font partie des corps d'observation du Rhin et d'Italie seront alors dissous.
Le corps d'observation du Rhin sera composé de quatre divisions, organisées de la manière suivante :
... 4e Division. — Un bataillon de tirailleurs corses, un de tirailleurs du Pô, quatre du 2e de ligne, quatre du 37e, quatre du 125e et quatre bataillons suisses ...
Chaque division ayant trois brigades, il y aura en tout douze brigades ; chaque division étant de vingt bataillons, le total du corps d'observation du Rhin sera de quatre-vingts bataillons.
Chaque régiment aura ses deux pièces d'artillerie, ce qui fera huit pièces par division, hormis que la 4e division n'en aura que six ; au total, trente pièces régimentaires ...
MODE D'EXÉCUTION. — Au 1er juillet tous les conscrits seront arrivés aux régiments.
La 1re division sera organisée au camp de Boulogne ...
Les 4es bataillons de ces régiments et tous les conscrits des dépôts partiront, du 1er au 15 juillet, de Metz, Nancy, Douai et Berg-op-Zoom, pour aller compléter les régiments au camp de Boulogne. Aussitôt après leur arrivée le tiercement aura lieu, de sorte que les bataillons soient égaux en hommes anciens et aient la même consistance ...
La 4e division sera organisée au camp d'Emden, et l'on procédera de la même manière ...
Ainsi, à cette époque, le corps d'observation du Rhin aura deux divisions au camp de Boulogne et deux en Hollande. Il changera alors de dénomination et prendra celle de Corps d'observation des cotes de l'Océan.
Les 4es compagnies de voltigeurs et de grenadiers des bataillons d'élite passeront dans les 4es bataillons, qui céderont deux de leurs compagnies aux bataillons d'où ces compagnies d'élite seront tirées, de sorte que tous les bataillons seront égaux, de six compagnies, dont une de grenadiers et une de voltigeurs ...
ma pensée secrète est que le corps d'observation des côtes de l'Océan puisse devenir un corps de l'armée d'Allemagne, et, en faisant volte-face sur Mayence ou Wesel, trouver son artillerie à Mayence, à Wesel ou à Maëstricht ...
La 1re division sera commandée par le général Legrand, la 2e division par le général Vandamme, la 3e division par le général Verdières, et la 4e division par le général Souham ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17247 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27150; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 312; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 333).
Le 12 juin 1811, le Ministre directeur de l'Administration de la Guerre écrit, depuis Paris, au Duc de Feltre, Ministre de la Guerre : "Monsieur le Duc, toutes les mesures que j'avais à prendre pour l'exécution du décret du 22 avril sont prises depuis longtemps. Les conseils d'administration des régiments ont dû organiser leurs équipages respectifs avec célérité, et je vois en effet par des correspondances qu'ils ont maintenant ou qu'ils sont près de recevoir, par les marchés qu'ils ont passés, tout ce qu'ils doivent se procurer.
Pour vous mettre à même, Monsieur le Duc, de voir d'un coup d'oeil le résultat des dispositions que j'ai faites à cet égard, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre Excellence un état, par corps d'armée, des régiments qu'elle m'a désignés elle-même comme devant être pourvus d'équipages. Cet état indique la composition de ces équipages en raison du nombre des bataillons de guerre de chaque corps, sauf quelques exceptions ordonnées par l'Empereur lui-même.
État nominatif des régiments d'infanterie qui ont reçu ordre de se pourvoir d'équipages en exécution du décret du 22 avril 1811.
... Corps d'observation du Rhin"
RÉGIMENTS |
Bataillons de guerre |
OBSERVATIONS. |
2e de ligne * |
2 |
* Le 5e de légère, les corps d'Espagnols, de Portugais, Suisses, les tirailleurs corses et du Pô, désignés par l’astérisque, ont été exceptés par la lettre précitée de l'Empereur de ceux qui doivent être pourvus d'équipages. L'allocation de ces équipages pour les régiments du corps d'observation du Rhin a lieu dans les proportions ci-après : Chaque régiment ayant deux bataillons de guerre aura : 2 pièces d'artillerie, 3 caissons de munitions à canon, 1 forge de campagne. Les régiments à quatre ou trois bataillons de guerre auront de plus : 1 caisson d'ambulance, 1 — de comptabilité. Il y aura en outre par bataillon de guerre : 1 caisson de cartouches, 1 – des vivres. |
(Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 362).
Le 23 juin 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre, donnez ordre que les bataillons d'élite du corps d'observation de l'Océan soient dissous de la même manière que les bataillons d'élite d'Italie ...
Vous donnerez ordre que dans le courant de juillet les 4es bataillons des 26e léger, 4e, 19e, 123e, 26e, 72e, 46e, 126e, 18e, 93e, 56e, 124e, 2e, 37e et 125e de ligne rejoignent leurs régiments. Vous laisserez le colonel et le général commandant la division choisir le jour de départ qui sera le plus commode pour le soldat, mais de manière que tous ces bataillons aient rejoint au 10 août. Vous donnerez ordre que tout ce qui est disponible dans les 5es bataillons soit employé à compléter ces 4es bataillons. Ainsi ces corps m'offriront, en infanterie, 66,000 hommes ; ce qui, avec les dix régiments de cavalerie, les six de chevau-légers et l'artillerie, fera une armée de plus de 80,000 hommes.
Le corps d'observation de l'Océan doit avoir au camp de Boulogne deux divisions, formant quarante bataillons, et un régiment de cavalerie.
Le camp d’Utrecht doit former une division composée de vingt bataillons.
Enfin un camp près d'Emden doit recevoir une division de dix-huit bataillons.
Ces camps doivent être formés du 15 août au 1er septembre. Un maréchal commandera les camps d'Utrecht et d'Emden ; un autre maréchal commandera le camp de Boulogne.
Faites-moi connaître ce que me coûteront ces camps, comme supplément de solde, s'il y en a à donner, comme vivres de campagne, comme réparation de baraques, etc. Ecrivez à cet effet au ministre de l'administration de la guerre. Envoyez-lui les états pour que je puisse calculer quelle augmentation de dépense cela me fera par mois.
Pour pouvoir faire ce mouvement, j'aurai besoin de pourvoir à la garnison de Paris et aussi à celle du Havre ; il faut également pourvoir à la garnison de toutes les côtes de la Hollande. Je pense que, moins on y emploiera de monde, mieux cela vaudra. Les bataillons des conscrits de Walcheren sont suffisants à Schouwen et à Goeree. La réunion de tous les voltigeurs et quelques détachements de cavalerie des 23e et 24e de chasseurs seront suffisants pour la garde des côtes.
Les Anglais ne peuvent embarquer aucune troupe d'expédition, pas même 1,500 hommes ; il est donc inutile de perdre la moitié de mes troupes sans raison sur la côte. Il suffit d'y avoir des canonniers et des détachements de voltigeurs et de cavalerie pour surveiller la contrebande et prêter main-forte aux douanes. Une colonne mobile placée au Helder, une autre à mi-chemin entre le Helder et l'embouchure de la Meuse, une troisième à l'embouchure de la Meuse, me paraissent suffisantes. De même, dans la 31e division militaire, une colonne mobile sera placée à Harlingen, une autre entre Harlingen et Emden et une troisième à Emden. Vous avez dû recevoir des renseignements là-dessus ; remettez-moi un projet ...
Je termine ici tout ce qui est relatif au système d'organisation du corps d'observation de l'Océan.
Mon projet est de menacer les Anglais et, du 1er septembre au 1er octobre, d'embarquer des troupes sur mes vaisseaux de l'Escaut, ainsi que sur mes flottilles de Boulogne et du Zuiderzee, et enfin d'avoir une expédition prête à se porter en Irlande.
Un corps de 6,000 hommes à Cherbourg est nécessaire ; ils seront pris sur le camp de Boulogne.
Je désire revoir tous les projets relatifs à cette expédition d'Irlande, puisque enfin les Anglais continuent à se dégarnir pour l'Espagne. Rien ne doit être plus facile, vers la fin d'octobre, que de jeter 25,000 hommes en Irlande" (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 17846 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27415 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 2, Lavauzelle, page 388).
Le 1er juillet, le Corps d'observation du Rhin change de dénomination et prend celle de Corps d'observation des Côtes de l'Océan.
Le 26 juillet 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke, Ministre de la Guerre : "Monsieur le duc de Feltre, je vous envoie un mémoire du général Hogendorp sur le camp à former à Utrecht ...
Le maréchal duc de Reggio se rendra à Utrecht pour prendre le commandement de ce camp. Il devra y être arrivé dans les premiers jours d'août. Vous remarquerez que je ne veux point de camp, parce que cela est trop coûteux et parce que le soldat est beaucoup mieux dans les cantonnements ...
Vous ordonnerez au général Durutte de réunir vers les premiers jours d'août, dans les positions qu'il a désignées dans les bruyères, le 2e de ligne, le 37e id. et le 125e id.
Le 23e régiment de chasseurs sera joint à ces trois régiments qui formeront 12 bataillons. Ce camp sera sous le commandement du général Durutte ; il sera commandé par un général de brigade de sa division qui sera sous les ordres du duc de Reggio.
Dans l'un et l'autre de ces camps, il n'y aura pas d'autre artillerie que l'artillerie régimentaire et pas d'autres caissons que les caissons régimentaires. Le service se fera par les employés de la division. Il n'y aura aucun accroissement d'employés ni de dépenses ...
Vous donnerez pour instruction au duc de Reggio de passer en revue ces troupes, de les faire manœuvrer fréquemment, d'envoyer des notes sur leur armement, habillement, instruction, et sur toutes les places vacantes. Indépendamment de ce but important, j'ai aussi celui de soustraire les troupes au mauvais air, en les réunissant dans les pays les plus sains de la Hollande. Enfin vous recommanderez au duc de Reggio de les tenir en état d'entrer en campagne, soit pour s'embarquer sur l'escadre de l'Escaut, si cela devenait nécessaire, soit pour se rendre en Allemagne. Il recevrait l'artillerie et les administrations au dernier moment. Il suffit que ces régiments soient parfaitement en état" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.1, lettre 940 (en partie seulement) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 5842; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 27795; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 54).
Le quatrième Bataillon du 2e de Ligne rejoint son Régiment au camp de Emden. Le tiercement a lieu aussitôt après son arrivée (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313).
Le 22 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Amsterdam, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant l'Armée d'Allemagne, à Hambourg : "Mon Cousin, les 4es bataillons des 19e, 46e, 93e, 56e, 2e, 37e et 123e, ce qui fait sept bataillons, ont été envoyés à Wesel et à Strasbourg pour se compléter à 900 hommes. Je garderai à Strasbourg les bataillons du 3e et du 105e. J'enverrais volontiers ces sept bataillons à leurs régiments pour opérer le tiercement ; mais, comme ces régiments sont en France, il y aurait trop de facilité pour la désertion. Je me suis décidé à vous les envoyer. Formez-en une ou deux bonnes brigades sous les ordres d'un général de brigade ferme, qui se charge de leur instruction et de leur tenue, et qui s'applique à empêcher la désertion. Ce sera 6,000 hommes que vous aurez sous la main ; et, selon les circonstances, je me déciderai à les faire servir à compléter vos régiments ou à tenir garnison à Magdeburg et sur les côtes. Pendant ce temps les régiments arriveraient sur l'Elbe, s'il y avait guerre ; ils trouveraient leurs bataillons et l'encadrement se ferait. Ces régiments, à l'exception du 123e, ont cinq bataillons, ayant eu leur 6e bataillon formé lorsque le 4e était en Catalogne. Portez donc une attention particulière à ces bataillons aussitôt qu'ils vous arriveront. Indépendamment de ces sept bataillons, les dépôts de Wesel et de Strasbourg vous auront fourni, avant le mois de février, une douzaine de mille hommes, en y comprenant ce que vous avez reçu ..." (Correspondance de Napoléon, t.22, lettre 18188 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28887 ; citée par Mazade C. (de) : « Correspondance du Maréchal Davout, prince d'Eckmühl : ses commandements, son ministère, 1801-1815 », t. 3, p. 289; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 239).
Le 30 octobre 1811, l'Empereur écrit, depuis Nimègue, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "Mon Cousin, j'envoie le 2e et le 37e de ligne à Münster. Le 2e de ligne a quatre bataillons et n'a que 2,300 hommes ; le 37e a quatre bataillons et n'a que 1,600 hommes ; l'un a 600 malades et l'autre en a près de 1,000 ; ces malades rejoindront avant le mois de janvier. Ces deux régiments ont leurs 6es bataillons, parce que leurs 4es bataillons étaient en Catalogne. Ces 4es bataillons sont à Strasbourg et à Wesel pour prendre des conscrits réfractaires, qui se rendront bientôt à Munster et porteront alors ces deux régiments à un taux raisonnable. Mon intention est que ces deux régiments avec un régiment de la division Compans forment une 8e division. Faites-moi connaître le général que vous désirez pour commander cette division ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 258).
Le 31 octobre 1811, l'Empereur écrit au Duc de Feltre : "Il sera formé au corps d'observation de l'Elbe une 8e division composée des 2e, 37e de ligne et d’un des régiments de la division Compans. Chacun de ces régiments à cinq bataillons. Il est donc nécessaire de désigner une compagnie d'artillerie à cheval, une compagnie d’artillerie à pied, une compagnie de sapeurs, et tout ce qui est nécessaire pour organiser cette division.
J'ai donné ordre aux 2e et 37e de ligne de se rendre à Münster. Le général de brigade Viviès s'y rend avec, et prendra le commandement de cette brigade. Il sera donc nécessaire que les 4es bataillons qui sont à Wesel et à Strasbourg soient complétés de préférence et se rendent, aussitôt qu'ils seront complets, à Munster, où le tiercement aura lieu.
Ces deux régiments n'ont que deux pièces de canon, au lieu de quatre ; on ne les augmentera qu'après nouvel ordre. Il est important que vous donniez ordre au commandant de la 31e division militaire de diriger sur Munster tous les malades de ces régiments (le 37e en a 1.000), et que vous donniez également ordre aux dépôts de ces régiments de diriger sur Munster tout ce qui leur est nécessaire.
Le colonel du 37e n'a pas encore rejoint. Faites-moi connaître où il est, car, s'il était en Espagne, il serait urgent de nommer un autre colonel ...
Donnez ordre également que tout ce que le 37e et le 2e de ligne ont d'embarqué sur la flottille débarque, soit remplacé par des hommes du régiment qui est à Osnabrück, et vienne rejoindre le régiment à Munster" (Chuquet A. : « Ordres et apostilles de Napoléon, 1799-1815 », Paris, 1911, t.2, lettre 1790 (lettre publiée partiellement) ; Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6318 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 28962 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 308; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 260).
Le 4 novembre 1811, le Général Baron de Prade (Raimond-Viviès) écrit, depuis Munster, au prince de Neuchâtel et de Wagram : "Monseigneur, j'ai l'honneur d'annoncer à Votre Altesse Sérénissime que le 2e régiment de ligne est arrivé aujourd'hui à Munster, et que le 37e y arrivera demain. Ces deux régiments seront logés dans la ville, où la dysenterie paraît avoir descaractères moins alarmants que dans les villages voisins; jusqu'ici, les militaires n'en ont pas soufIert, et, sur deux cent douze malades qui sont à l'hôpital, six à huit seulement en sont attaqués ..." (Brotonne (L. de) : « Dernières Lettres inédites de Napoléon 1er, collationnées sur les textes et publiées », Paris, 1903, t. 2, lettre 1644 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 282).
Le 6 novembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Cologne, au Duc de Plaisance : "Monsieur le duc de Plaisance, je vois par votre état du 31 octobre que 10.000 conscrits vous sont annoncés, que 4.500 sont déjà arrivés et partis, que 2.000 autres déjà arrivés et existant au dépôt sont à faire partir et qu’enfin 3.500 sont encore à arriver. Sur les 2.000 existant actuellement au dépôt, choisissez-en 200 ayant plus de 6 pouces, natifs de l'ancienne France, tous conscrits réfractaires, mais pas déserteurs, tous d'un bon naturel et qu'on puisse espérer d'attacher à l'état militaire ; prenez-les, s'il est possible, parmi ceux qui auraient déjà l'habitude du cheval ; faites-les habiller avec des pantalons d'écurie, des vestes et des bonnets de police et dirigez-les sur Erfurt, en passant par Wesel. Ils sont destinés à être répartis entre les quatre régiments de cuirassiers qui se trouvent à Erfurt ...
Il vous restera donc 1.800 hommes. Faites-les incorporer, bien habillés et bien équipés, dans les quatrièmes bataillons du 2e et du 37e de ligne et faites-les partir sans délai pour Munster, toujours en passant par Wesel. Je dis de préférence le 2e et le 37e de ligne parce que ces deux régiments sont à Munster, destinés à former la 8e division du corps d'observation de l'Elbe, et qu'ainsi ces conscrits rejoindront sur-le-champ leurs corps ... D'ailleurs, indépendamment des 10.000 hommes qui vous sont annoncés, beaucoup d autres déserteurs et conscrits réfractaires de 1811 seront dirigés sur Strasbourg, car de nouvelles colonnes mobiles vont être formées et feront de nouveaux envois sur votre dépôt. Envoyez copie de la présente au Ministre de la guerre" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6340 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29020 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 260).
Le 12 novembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, je vous ai mandé que le général Viviès, avec le 2e et le 37e régiment de ligne, était à Munster. Donnez ordre que des casernes soient établies dans cette ville pour que ces régiments s'y trouvent bien. Donnez ordre qu'aussitôt que les 4es bataillons seront arrivés de Strasbourg, le tiercement ait lieu, de manière que les bataillons se trouvent égaux. Ces deux régiments sont destinés à faire partie de la 8e division du corps d'observation de l'Elbe ; mais ils n'en sont pas encore. Ils sont sous vos ordres et sous ceux du commandant de la 25e division. Ils peuvent correspondre avec le maréchal prince d'Eckmühl, mais ils ne sont pas encore sous ses ordres ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6357 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29035 ; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 282).
Le 25 novembre 1811, le Prince d’Eckmühl écrit, depuis Hambourg, à l’Empereur : "Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté, ainsi que je le lui ai annoncé hier, une carte de Schroetter, sur laquelle elle trouvera la dislocation des troupes de toute arme, françaises, prussiennes, saxonnes, westphaliennes et polonaises. Elle est accompagnée d'un état d'emplacement de toutes ces troupes. Il peut y avoir, je le répète, quelques inexactitudes pour l'emplacement des troupes prussiennes, mais elles doivent être de peu d'importance; cette dislocation que je donne est le résultat de tous les renseignements que j'ai comparés avec le plus grand soin.
J'adresse aussi un état de l'emplacement des troupes russes qui se trouvent sur les frontières de la Pologne. Je ne donne cet état que comme vraisemblable; les rapports, sur lesquels il a été fait, ayant été trop contradictoires pour y avoir une absolue confiance.
Après avoir fait connaître à Votre Majesté l'état de l'échiquier, je vais, conformément à son ordre, lui communiquer mes idées dans le cas où elle voudrait prendre l'initiative dans la guerre que tout annonce devoir éclater.
Pour rendre cette initiative le plus profitable possible, il faut faire prendre le change au gouvernement prussien.
Au jour fixé, la division Friant, qui est à Rostock, le régiment de Joseph Napoléon, la brigade de cavalerie légère du général Bordessoulle, composée des 1er et 3e de chasseurs qui sont dans le Mecklembourg, se porteront sur Stettin en suivant la route militaire.
Je m'arrangerai pour arriver avec cette colonne à Stettin.
Le jour où elle entrerait sur le territoire prussien, c'est-à-dire à Demin, un officier serait expédié pour annoncer à Berlin qu'ayant reçu la nouvelle authentique que trois divisions russes sont entrées sur le territoire du duché de Varsovie et se portent sur Zamosc, j'ai cru, en attendant les ordres de mon gouvernement et pour ne pas perdre de temps, devoir porter les troupes françaises sur l'Oder.
Le gouvernement prussien peut avoir avec la Russie des relations qui lui feraient apprécier cette allégation à sa juste valeur; mais j'aurais soin d'ajouter, pour la rendre plus vraisemblable, que cette nouvelle me paraît à moi-même d'autant plus extraordinaire que je sais que tout est tranquille sur les autres points, à Brzesc, Grodno, Vilna, etc.; que, sans doute, ce ne peut être qu'un coup de tête d'un général ou un malentendu qui ne peut pas tarder à s'éclaircir. Alors, si cette idée, que l'on a, même à Varsovie, se réalisait, le calme serait bientôt rétabli, et les troupes françaises rentreraient dans leurs anciens cantonnements.
La chose présentée sous ce rapport donnerait au moins une grande incertitude au gouvernement prussien.
J'ajouterais que, dans une pareille circonstance, toute réunion de troupes prussiennes occasionnerait des malentendus, et qu'il est, en conséquence, utile de se concerter. Je demanderais qu'on envoyât à cet effet un officier général au général Friant à Stettin; je ne ferais pas connaître que je m'y porte de ma personne.
On chargerait même un officier intelligent de donner verbalement ces assurances, et, pour mieux y faire croire, cet officier serait trompé lui-même.
Le même jour où le général Friant, qui, de Demin, continuera sa route sur Stettin, y sera arrivé, le général Gudin, dont la division est réunie à Magdebourg, arriverait par la route militaire de Nauem. Il serait précédé du 16e régiment de chasseurs, qui appartient à la brigade de cavalerie légère du général Piré et qui est cantonné sur la rive gauche de l'Elbe à une marche ou deux de Magdebourg, de la division de cuirassiers du général Saint-Germain, qui est en Westphalie, et de la 3e de la même arme qui est à Erfurt.
Le 61e régiment qui est à Lunebourg irait rejoindre le général Gudin à Magdebourg et y arriverait le jour où le général Gudin devrait en partir.
Le parc d'artillerie qui est à Minden se rendrait à Magdebourg et y arriverait le lendemain du départ du général Gudin.
Les bataillons des différents corps qui doivent se réunir à Hanovre, sous le commandementdu général Gratien, se rendraient à Magdebourg avec le parc et y tiendraient garnison. Le lendemain de l'arrivée de ces bataillons, le général Gratien partirait avec le 61e régiment et le parc, pour rejoindre le général Gudin, à la disposition de qui il serait.
Le général Morand, avec les 13e d'infanterie légère, 17e et 30e de ligne, qui forment sa division, serait mis en mouvement de manière à être rendu à Templin le jour où le général Friant serait avec sa division à Stettin, et où le général Gudin serait à Nauem.
Le général Compans, avec les 25e, 57e et 111e de ligne, arriverait le même jour à une marche du général Morand, ainsi que le 8e de hussards, qui est le second régiment de la brigade de Piré.
Ce serait ce même jour que le plan se développerait. Je partirai de Stettin avec la majeure partie des troupes des divisions Friant et Dessaix, et trois régiments de cavalerie légère, qui sont ceux de la brigade Bordessoulle, et le 7e de hussards, pour agir suivant les circonstances.
Le général Gudin, avec tout ce qui serait sous ses ordres, — le régiment de cavalerie légère et les deux divisions de cuirassiers, — cernerait Spandau et se porterait sur Berlin.
Je donnerais aux divisions Compans et Morand, avec lesquelles je maintiendrais une communication, des ordres de direction suivant les circonstances.
On empêcherait les Prussiens de se rallier; on désarmerait toutes les troupes, les détachements isolés, et on arrêterait les convois. Des ordres sévères seraient donnés aux autorités pour empêcher les congés, les recrues et les travailleurs de rejoindre.
Je proposerais que le prince Poniatowski ne partit de Thorn, avec tous les régiments qui seraient dans les environs, en se faisant suivre par quelques autres, que le premier ou le second jour de notre marche en Prusse.
Il aurait surtout l'instruction d'arrêter tous les courriers expédiés de Berlin.
Le général Grandjean partirait de Danzig le même jour et irait avec sa division faire sa jonction avec les troupes du prince entre Marienbourg et Graudenz. Il aurait les mêmes instructions pour les courriers.
Ces troupes réunies seraient sous les ordres du prince Poniatowski, qui agirait suivant les circonstances contre les troupes qui seraient sur l'une ou l'autre rive de la Vistule. Le reste des troupes polonaises serait concentré entre Varsovie et Thorn, ayant des troupes légères sur les frontières de Russie. Les garnisons de Zamosc et Modlin seraient désignées.
Pour faire prendre le change sur ce point, on ferait courir différents bruits qu'il y a des négociations, des arrangements, etc.
J'ai pensé que c'était surtout à la hauteur de Graudenz qu'on devait avoir beaucoup de troupes sous la main, parce que ce serait là, vraisemblablement, que les troupes prussiennes qui sont entre l'Oder et la Vistule chercheraientà se retirer. Tous les rapports annoncent qu'il y a deux équipages de pont à Graudenz.
Je prendrais la précaution de tromper même les divisions Friant, Morand, Gudin, Compans, etc., sur le but de la marche. Ce ne serait que le jour où tout concourrait au plan pour désorganiser l'armée prussienne, que les troupes connaîtraient le véritable objet.
Ces mesures et tous les accessoires concourraient à jeter la désorganisation. Toutes les autorités prussiennes seraient frappées de terreur par cet événement et les injonctions qui leur seraient faites.
Le plus grand secret serait observé; il ne serait confié qu'à la dernière extrémité et à ceux qui doivent le connaître.
Les Saxons ne recevraient l'ordre de se mettre en mouvement pour se porter sur Glogau que le jour à peu près où nous arriverions sur l'Oder. Jusque là, tout serait dans le plus grand calme, et ce calme contribuera beaucoup à faire prendre le change aux Prussiens.
Je proposerais de prendre deux ou trois régiments de cavalerie saxonne, un ou deux régiments d'infanterie et une ou deux batteries d'artillerie légère de cette nation pour garder les routes de Berlin en Saxe, et arrêter tout ce qui voudrait se sauver par là, même les individus dont on saisirait les papiers avec le plus grand soin.
On s'emparera de beaucoup de boute-feux, et on saisira des papiers qui donneront de bons renseignements sur leurs projets. Cette troupe se mettrait le plus tôt possible en communication avec le général Gudin et agirait suivant les circonstances, s'emparerait de Crossen, etc.
Je serais même d'avis d'envoyer là un général français et des officiers d'état-major.
Tel est le canevas que je propose à Votre Majesté, sur lequel je ferais des instructions claires et qui laisserait la latitude nécessaire aux commandants des colonnes pour agir suivant les circonstances qui se présenteraient.
Je dois poser l'hypothèse où le roi pourrait être surpris dans Berlin; sa prise serait si importante, que je suppose qu'il ne faudrait pas la manquer.
Je demanderais aussi l'intention de Votre Majesté sur tous les ministres étrangers qui seraient à Berlin; la présence de ces gens-là y est toujours très nuisible.
Je propose d'arrêter tous les courriers étrangers, venant ou allant à Pétersbourg, et de saisir leurs dépêches, en y mettant toutes les convenances possibles.
Je vais parler maintenant des troupes westphaliennes.
J'ai fait connaître à Votre Majesté que je ne croyais pas qu'on dût faire beaucoup de fond sur elles, surtout si elles étaient réunies.
Deux ou trois régiments de cavalerie et d'infanterie, qui se trouveraient le plus près de Magdebourg, suivraient le mouvement du général Gudin et seraient à sa disposition.
Les autres partiraient successivement et seraient répartis dans les autres divisions de l'armée.
Je n'ai point parlé des 2e et 37e, ni des autres régiments qui ne font point partie du corps d'armée.
Le prince Poniatowski, le général Rapp, et les gouverneurs des places de l'Oder ont déjà des chiffres depuis longtemps, et s'il était question de mettre ces idées à exécution, j'en donnerais aux généraux de division.
Par ce projet, Sire, j'évite de mettre qui que ce soit dans la confidence; ainsi le général Poniatowski lui-même n'y serait qu'en recevant des ordres. Ce n'est pas que je me méfie de lui, je le regarde comme un homme sûr et dévoué à Votre Majesté, mais une lettre peut traîner, et il y a dans ce pays-là des femmes bien adroites.
On peut espérer que le résultat sera une désorganisation parfaite, et que personne en Prusse ne saura ce qu'il a à faire, ni l'état des choses, puisque les courriers seront presque tous interceptés.
On pourrait tirer parti de ces circonstances, et je dois communiquer à Votre Majesté les idées qui me viennent.
Arrivé sur l'Oder, ramassant les escadrons et bataillons prussiens, je ferais courir le bruit, en me portant dans le pays, qu'on est en négociation. Je fabriquerais un traité entre M. de Saint-Marsan et M. de Hardenberg, qui annoncerait que S. M. le roi de Prusse, pour convaincre Votre Majesté de sa volonté invariable de confondre ses intérêts avec ceux de la France, a nommé M. de Hardenberg pour son plénipotentiaire, pour conclure avec M. de Saint-Marsan des arrangements qui pourront la satisfaire et la convaincre de la pureté de ses intentions.
Suivraient les articles en vertu desquels les places de Colberg, Graudenz, Spandau et Pillau, ainsi que tous les retranchements qui sont dans le Mecklembourg et du côté de Lochstaedt, seraient mis, sur la présentation de ce traité, au pouvoir des troupes françaises, et les garnisons prussiennes de ces places dirigées, d'après un itinéraire convenu avec les généraux français et les commandants des places, sur la Silésie.
Ce traité stipulerait que le tiers des approvisionnements de guerre et de vivres pourrait être évacué par les Prussiens sur les places de la Silésie, et les deux autres tiers remis au gouvernement français, qui se chargera d'en tenir compte, moyennant les prix qui seront convenus ultérieurement entre les deux gouvernements.
Un autre article stipulerait que la place de Glogau serait rendue aux troupes prussiennes huit jours après la reddition de la dernière de ces quatre places;
Que S. M. le roi de Prusse entretiendrait 1.000 hommes d'infanterie, 50 bouches à feu attelées avec leurs caissons et munitions, 3.000 chevaux, et 2.000 hommes d'artillerie et du génie, à la disposition de Votre Majesté;
Que Votre Majesté tiendrait compte dé toutes les dépenses et fournitures qui pourraient être faites à ces troupes, et ses alliés, par la Prusse;
Que tous les détachements français et prussiens, qui auraient été pris par l'effet de malentendus antérieurs, seront rendus immédiatement après la remise des quatre places.
Un article porterait que Votre Majesté garantit l'intégrité du territoire actuel de la monarchie prussienne.
Il faudrait donner à cette pièce, qui serait fausse, toute la vraisemblance possible. On pourrait la rédiger à Paris, en imitant l'écriture de M. de Hardenberg et en employant le protocole usité; en mettant les cachets et signatures de MM. de Hardenberg et Saint-Marsan. On ferait, en quadruple expédition, ce soi-disant traité.
Il serait porté dans toutes les places et par des officiers français qui iraient dans la bonne foi, et de concert avec des officiers prussiens que l'on gagnerait, ou par d'autres moyens les plus vraisemblables possible qui viendraient à l'idée dans le moment.
Je ne puis point garantir que ces ruses auront un plein succès, mais dans la désorganisation qui doit résulter de la mise à exécution du projet que je soumets à Votre Majesté, il y aurait assez de vraisemblance pour qu'on les tentât.
Je sais bien qu'aucun mot de ce projet n'a le cachet de la bonne foi; mais on ne ferait qu'user de représailles envers le gouvernement prussien. C'est par ce motif que je le propose, et parce qu'il remplirait les intentions de Votre Majesté, de rendre le plus possible l'initiative profitable.
Dans les instructions à donner au général Rapp, il aurait celle de surprendre les retranchements qui sont dans le Nehrung.
Il peut se faire que Votre Majesté rejette la plus grande partie des idées comprises dans ce projet, surtout celles relatives à un faux traité; mais cela peut se modifier. Ce qui m'a fait naître cette idée, c'est une ruse de cette nature que les Prussiens ont employée à Mayence; ils ont fabriqué un ordre du général Custine au commandant de la place de se rendre et de capituler aux meilleures conditions, n'ayant plus de secours à attendre. Je sens que la représaille est un peu forte, mais on peut la modifier dans l'exécution.
J'ai fait marquer sur la carte ci-jointe toutes les routes militaires qui existent en Prusse, et j'ai distingué par une couleur particulière l'ancienne route que nous avions de Stettin à Danzig, et sur laquelle nous avons encore une ligne de correspondance que les Prussiens veulent que nous retirions pour la placer sur l'autre route" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 323).
Par Décret du 14 décembre 1811, quatre pièces de canon sont attribuées au 2e de Ligne. Le Régiment reçoit des caissons pour cinq bataillons (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 391).
Le 25 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke, Duc de Feltre, Ministre de la Guerre, à Paris : "Monsieur le Duc de Feltre ... La 8e division sera composée de dix-sept bataillons, savoir : quatre bataillons du 11e régiment d'infanterie légère, cinq bataillons du 2e régiment de ligne, cinq bataillons du 37e et trois bataillons du 124e. Elle se réunira à Munster et à Wesel. Le général de division Verdier en aura le commandement ; il sera rendu à Münster le 1er février. Le général de brigade Viviès sera employé dans cette division ; il sera nommé deux autres généraux de brigade et un adjudant commandant. Cette division aura trois brigades comme la 6e division ; le général Verdier en prendra le commandement au 1er janvier ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18367 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29460 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 309; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 439).
Le 27 décembre 1811, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Maréchal Davout, Prince d'Eckmühl, commandant le Corps d'Observation de l'Elbe, à Hambourg : "... La 8e division, de quatre bataillons du 11e, de quatre bataillons du 2e, de quatre bataillons du 37e et de trois bataillons du 123e ; total, quinze bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18381 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29489; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 454).
Le Décret du 29 décembre 1811 indique, dans son "ARTICLE PREMIER.— Nos régiments d'infanterie ci-après désignés auront des équipages des administrations composés dans les proportions suivantes" et donne pour le 2e de Ligne, fort de 5 Bataillons, 5 caissons, 1 ambulance, 1 comptabilité ; "ART. 2. — Les régiments désignés au précédent article recevront pour le 1er février prochain, par les soins de notre ministre directeur, tout ce qui leur sera nécessaire pour organiser ou compléter les équipages ci-dessus déterminés" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 461).
Le 1er janvier 1812, le 2e Régiment d'Infanterie de ligne a son Dépôt à Besançon (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 14).
Dès le début janvier 1812, Napoléon fait le compte de ses forces et commence à composer sa nouvelle Grande Armée. Le 2 janvier 1812, il adresse ses hypothèses de travail au Général Lacuée, à Paris : "Monsieur le Comte de Cessac, je vous envoie pour votre gouvernement l’organisation de la Grande Armée. Le corps de l’Elbe formera deux corps. Il est nécessaire d’envoyer un ordonnateur à chaque corps et tout le personnel d’administration qui est indispensable. Présentez-moi un objet d’organisation. Comme je n’ai pas encore organisé en deux corps le corps d’observation de l’Elbe, envoyez-y tout double.
NOTE SUR L’ORGANISATION DE LA GRANDE ARMÉE.
La Grande Armée sera partagée en quatre corps : le corps d’observation de l’Elbe en fera deux ; le corps d’observation de l’Océan en fera un ; le corps d’observation d’Italie en fera un autre.
La Grande Armée sera organisée, en 15 divisions d’infanterie.
8e division (se réunit à Munster) : 11e léger, 4 bataillons ; 2e de ligne, 5 bataillons ; 37e de ligne, 5 bataillons ; 126e de ligne, 3 bataillons ; total, 17 bataillons ..." (Correspondance de Napoléon, t.23, lettre 18410 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29642 ; mentionné par Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 1, Lavauzelle, page 313; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 475).
Le Rapport d'inspection du Général Viviès (Raymond de), présente, à la date du 7 janvier 1812, la physionomie du 2e de Ligne en garnison à Munster, au moment où ce Régiment est désigné pour faire partie de la 8e Division, dont il est fréquemment question dans les ordres du 9 janvier : "Composition du régiment. — Le régiment a quatre compagnies de grenadiers et quatre de voltigeurs au complet de 140 hommes. Le 4e bataillon n'a que ses cadres. Il existe au régiment des grenadiers et voltigeurs provenant des réductions des compagnies d'élite de 150 à 140 hommes, par suite de la suppression des bataillons d'élite; le colonel, par ses lettres des 16 décembre et 5 janvier, a demandé l'autorisation de former lesdites compagnies d'élite du 4e bataillon.
Artillerie regimentaire. — Le régiment a maintenu son organisation primitive par rapport au personnel des hommes et au nombre des chevaux ; mais il a été augmenté en voitures d'artillerie, qui sont portées au nombre de dix, dont deux pièces de 3, le nombre de voitures d'administration est de cinq, ce qui donne au total 15 voitures, lesquelles devraient être attelées de 70 chevaux; comme il n'en existe que 56, il en manquerait 14, sans compter ceux à réformer. Le colonel a réclamé différentes fois auprès de S. E. le ministre directeur, et notamment encore par la dernière lettre du 5 janvier, par laquelle il sollicite pour son régiment la même organisation que celle des autres compagnies d'artillerie régimentaire du corps de l'armée du prince d'Eckmühl.
Instruction. — Le régiment ayant été détaché à l'infini pendant l'espace de deux années, n'a pas tout l'ensemble qu'on pourrait désirer par rapport aux manoeuvres, mais l'exercice de détail et le maniement des armes est bon. La saison actuelle laisse peu de moments propres à l'instruction; tous les endroits couverts sont employés pour les premiers principes à enseigner aux hommes réfractaires.
Fonds. — Il est dû au régiment sur les exercices arriérés 6.570 fr. 86. La masse générale a fait des emprunts de plus de 60.000 francs aux autres masses, en sorte que le régiment n'avait de disponible, au 1er janvier 1811, que 5.964 fr. 43, et, depuis cette époque, les fonds ont peu augmenté, ce qui gène infiniment le régiment pour les approvisionnements à faire.
Vivres et fourrages. — Suivant les instructions du prince d'Eckmühl, les vivres sont d'assez bonne qualité; le régiment, étant considéré sur le pied de paix, a traité pour la fourniture de la viande et pain blanc. Les soldats sont réunis par escouade dans le logement des caporaux afin de faire ordinaire; cet ordinaire absorbe toute la solde.
Habillement et coiffure. — Le régiment est bien habillé, à l'exception de la compagnie d'artillerie régimentaire, qui n'a pas reçu les habits courts, les culottes de peau et les bottes ordonnés par les règlements; ce règlement n'alloue point les porte-manteaux, si nécessaires aux soldats du train.
Moitié des tambours sont garnis de galons de livrée; l'autre moitié le sera à la fin de la présente année.
500 schakos annoncés par la direction d'habillement ne sont pas encore arrivés.
A l'exception d'un certain nombre de conscrits réfractaires et d'hommes versés par la cavalerie, les sous-officiers et soldats sont pourvus d'un pantalon et gilet de drap et de toile ainsi que des guêtres grises; il manque encore beaucoup de couvre-schakos, très nécessaires à cause de la mauvaise qualité de cette coiffure. Il ne reste aucun moyen au corps, ni au soldat de se procurer ces objets non alloués, étant obligé d'employer tout son traitement à sa subsistance.
Armement. — L'armement est généralement bon et bien entretenu. Quatre bataillons sont munis de grands et petits bidons, marmites et gamelles; le 4e bataillon n'a aucun effet de campement, mais il en a été
réclamé près S. E. le ministre directeur, qui probablement en accordera bientôt.
Le régiment n'a point de haches, ni pioches, ni pelles et ne sait comment s'en procurer.
Linge et chaussure. — Chaque soldat est muni de trois chemises et de trois paires de souliers en bon état; il n'existe, en résumé, que 500 paires de souliers, mais le corps a passé marché pour la fourniture de 3.000 paires qui devront être livrées dans cinq semaines; ces souliers coûteront 15.000 francs à raison de 5 francs la paire, ce qui absorbe le total de l'avoir du régiment.
Logement.— Le soldat est logé en ville chez les bourgeois et dans le couvent Egidé, où sont aussi établis les ateliers. Il est extrêmement mal couché et resserré à cause des passages nombreux; ces derniers infectent le logement avec la gale, que les soldats du régiment prennent à leur tour; cette maladie fait de grands progrès, bien que l'infirmerie reçoive de suite les hommes qui en sont attaqués.
École régimentaire. — L'école régimentaire, établie par ordre du prince d'Eckmühl, a eu un succès si étonnant que, depuis le 24 novembre, jour de son installation, jusqu'au 1er janvier, elle a déjà fourni plus de dix fourriers et caporaux. Ces progrès sont d'un si grand avantage pour le régiment que le colonel, par sa lettre du 27 décembre, en a rendu un compte détaillé à S. E. le ministre de la guerre, en le priant de venir au secours de cet établissement, le corps ne pouvant subvenir aux dépenses qu'il exige et qui sont calculées à 350 francs par mois. Il est à observer que les écoliers ne peuvent rien fournir ni être sujets d'une retenue, la solde suffisant ici à peine à leur subsistance; faute de moyens, le colonel se verra obligé de fermer cette école le 1er février prochain" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 513).
Le 9 janvier 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre, les neuf divisions du corps d'observation de l'Elbe seront toutes sur la droite du Rhin dans le courant de février.
Le corps d'observation d'Italie sera placé, en février, aux limites du royaume, dans le Tyrol.
Il ne reste plus d'ordres à donner que pour le corps d'observation de l'Océan ...
La 8e division est composée du 11e léger (je le crois complet), des 2e et 37e de ligne (les compléter à cinq bataillons) et du 124e (ses trois bataillons doivent être complets) ...
Le nombre d'hommes, pour arriver à ce résultat, ne doit pas être considérable et doit se trouver dans les dépôts de l'armée d'Espagne qui sont au Nord" (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 4, lettre 6618 ; Correspondance générale de Napoléon, t.11, lettre 29705; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 3, Lavauzelle, page 511).
Commandement du Maréchal Oudinot, Duc de Reggio au 1er février 1812; 2e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 2e CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 8e Division : Général Verdier :
11e Léger, 4 Bataillons, à Munster; 2e de Ligne, 5 Bataillons, à Wesel; 37e de Ligne, 5 Bataillons, à Munster; 124e de Ligne, 3 Bataillons, à Rheine et ses environs; Artillerie et génie (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 579).
Le 13 février 1812, Berthier écrit, depuis Paris, à l'Empereur : "Sire, conformément aux dispositions dont Votre Majesté m'a donné connaissance, j'ai l'honneur de lui proposer de donner les ordres ci-après savoir :
... 2° - 2e corps d'armée.
Je propose à Votre Majesté d'ordonner à la 6e division d'infanterie (général Legrand), qui est à Osnabrück, de se rendre à Magdebourg ;
- En partant du 20 au 21 février, ses quatre régiments arriveraient les 1er et 2 mars à Magdebourg. -
d'ordonner à la 8e division d'infanterie (général Verdier) de se rendre de Munster, par Paderborn à Brunswick.
- On a vu ci-dessus que le 124e régiment partant de Lunebourg le 18 février arriverait le 24 à Magdebourg. Le 11e léger, partant de Wesel le 18, arriverait le 1er mars à Brunswick. Le 2e de ligne, partant de Munster le 20, et le 37e de ligne, partant de Rheine le 19, arriveraient le 28 février à Brunswick. - ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 190).
Le 15 février 1812, le Maréchal Oudinot, Duc de Reggio, adresse, depuis Munster, un Rapport au Major général, à Paris : "Mon Prince, je désirerais pouvoir, conformément à vos ordres, adresser exactement à Votre Altesse les états de situation des cinq jours et de quinzaine, mais jusqu'à ce moment il n'a pas été possible de réunir les matériaux nécessaires : on n'a pas encore de nouvelles du général Belliard dont le quartier général doit être à Nimègue; la plupart des troupes qui composent la division sont d'ailleurs en route.
La 2e division, commandée par le général Verdier, a le 2e régiment à Munster, le 37e à Rheine, le 11e léger à Wesel, le 124e à Lunebourg.
La 1re, commandée par le général Legrand, a le 26e léger à Oldenbourg, les 19e et 56e à Bremen, le 128e à Osnabruck; un bataillon du 19e est à Magdebourg.
La 5e brigade de cavalerie légère est cantonnée dans le Lauenbourg, elle n'a pas encore pu correspondre avec nous; les régiments qui composent la 6e paraissent être encore à Strasbourg, Bonn et Sedan; deux escadrons seulement du 8e de chevau-légers sont en route et attendus à Munster le 26 de ce mois.
Le matériel de l'artillerie est réuni maintenant presque en entier à Munster; le personnel et le matériel le seront en totalité du 20 au 25.
Il n'a pas jusqu'à présent été possible d'établir des relations suivies avec des corps ainsi dispersés ou en marche, mais, au moyen de précautions qu'on a prises, j'espère pouvoir bientôt obtenir les renseignements nécessaires pour la formation et l'envoi régulier des états de situation exigés.
Permettez-moi au surplus d'observer à Votre Altesse que je crois les troupes placées à de trop grandes distances, ce qui nuirait à la rapidité des mouvements à faire dans le cas où le corps d'armée devrait déboucher; si l'intention de l'Empereur était de les rapprocher, je prie Votre Altesse de vouloir bien m'assigner un territoire suffisant pour les établir de la manière la plus convenable.
Veuillez agréer, mon Prince, l'assurance de ma plus haute considération et de mon respectueux dévouement" (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 198).
Le 22 février 1812, la 8e Division du Général Verdier a ordre de partir sur-le-champ pour se rendre à Magdebourg et Brunswick. (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 579).
Commandement du Maréchal Oudinot, Duc de Reggio au 1er mars 1812; 2e CORPS d’ARMÉE (encore dénommé : 2e CORPS D'OBSERVATION DE L'ELBE); 8e Division : Général Verdier :
11e Léger, 4 Bataillons; 2e de Ligne, 5 Bataillons; 37e de Ligne, 5 Bataillons; 124e de Ligne, 3 Bataillons; Artillerie; la Division est en marche sur Magdebourg (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 2 mars 1812, le Major général adresse, depuis Paris, un Rapport à l'Empereur : "Sire, M. le maréchal duc de Reggio vient de m'annoncer la réception des ordres pour le mouvement de son corps d'armée et de m'informer des dispositions qu'il a prescrites en conséquence.
Je joins ici sa lettre et le tableau du mouvement de ses troupes ...
La division du général Verdier a commencé son mouvement le 27 février sur Brunswick, où le 2e régiment de ligne et l'artillerie de la division arrivent le 6 mars, le 37e de ligne le 7 mars, le 11e léger le 11 mars; le 4e régiment de cette division est le 124e qui, de Lunebourg a été envoyé en toute diligence à Magdebourg, où il doil arriver le 4 mars ..." (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 347).
La 8e Division est à Brunswick du 5 au 11 mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 6 mars 1812, l'Empereur écrit, depuis Paris, au Général Clarke : "Monsieur le duc de Feltre ... Les détachements des 2e, 37e et 93e, qui partent de Besançon, et les détachements du 8e et du 18e d'infanterie légère, se dirigeront sur Strasbourg, où ils s'embarqueront pour Mayence ..." (Picard E. et Tuetey L. : « Correspondance inédite de Napoléon 1er conservée aux Archives de la Guerre », Paris, 1913, t. 5, lettre 6890 ; Correspondance générale de Napoléon, t.12, lettre 30138; Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 391).
Le 19, la 8e division prend ses cantonnements entre Brunswick et l'Elbe, à Helmstadt et environs; elle se dirige ensuite par Magdebourg sur Brandenbourg où elle est réunie fin mars (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Le 29 mars 1812, la 8e Division quitte ses cantonnements pour se rendre à Stettin par Templin et Prentzlow (Margueron (Cdt) : « Campagne de Russie, première partie », tome 4, Lavauzelle, page 596).
Situation du 2e Corps au 1er juin 1812, 8e Division : 2e de Ligne, Colonel De Wimpfen, 1er, 2e, 3e, 4e, 6e Bataillons, Artillerie, 104 Officiers, 3.127 hommes, 31 chevaux d’Officiers, 108 chevaux de trait (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 271).
1re Division de réserve (Livret de l’Empereur, 1er juillet), Général de Division La grange.
3e Demi-brigade de marche, M. Aberjoux, Major en 2e.
1er Bataillon : 3 Compagnies du 5e Bataillon du 26e Léger, 6 Officiers, 485 hommes; 3 Compagnies du 5e Bataillon du 11e Léger, 10 Officiers, 323 hommes.
2e Bataillon : 2 Compagnies du 5e Bataillon du 2e de Ligne, 5 Officiers, 332 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 37e de Ligne, 3 Officiers, 328 hommes ; 2 Compagnies du 5e Bataillon du 93e de Ligne, 6 Officiers, 330 hommes.
3e Bataillon : 3 Compagnies du 5e Bataillon du 24e Léger, 6 Officiers, 489 hommes (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 354).
Le 12 juillet 1812, le Général Mouton écrit, depuis Vilna, à l'Empereur (A N) : "En vertu des ordres de Votre Majesté, j'ai vu ce matin, à 6 heures, les hommes isolés des IIe et IIIe corps d'armée, ainsi que ceux des divisions Friant, Morand et Gudin, Dessaix, Compans et Claparède.
J'ai l'honneur de joindre ici le tableau qui est le résultat de cette opération, à laquelle on avait déjà travaillé antérieurement par suite des ordres du major général. Il y a de plus un détachement destiné à la division Grandjean,. dont le tableau mentionné indique également la force.
J'ai fait connaître que l'intention de Votre Majesté était que ces hommes fussent armés avant, leur départ, bon nombre ne l'étant pas nonobstant la grande quantité d'armes en mauvais état. J'ai aussi informé de la direction que Votre Majesté voulait qu'on leur donnât. On sait également qu'ils ne doivent pas partir avant le 14 et qu'il est nécessaire qu'ils emportent pour quatre jours de pain et cinquante cartouches par homme.
La santé de ces soldats paraît avoir souffert; on fait recevoir dans les hôpitaux ceux qui ne peuvent pas continuer leur marche. L'habillement, sans être mauvais, paraît tel par suite du défaut de surveillance et de la mauvaise tenue.
Le colonel, qui dirige ce dépôt, semble avoir des moyens, notamment dans les détails de comptabilité, mais pour opérer avec succès, il faudrait qu'il connût de quel corps d'armée font partie les hommes sous ses ordres, ou qu'un officier supérieur de l'état-major, qu'on lui adjoindrait; pût le lui dire.
Ces soldats ne reçoivent que la demi-ration de pain, et il est avantageux, je crois, de les réunir à leur corps le plus promptement possible. Le défaut d'officiers de troupes exigerait peut-être que l'on affectât quelques officiers d'état-major à la conduite de ces bataillons, rien ne nécessitant une surveillance plus active qu'une semblable réunion de soldats.
Il restera à ce dépôt quelques hommes disponibles qu'on pourra faire partir sous peu en les réunissant à ceux qui arrivent chaque jour" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – Supplément (24 juin – 10 août), Paris, Gougy, 1903, p. 73). La "Composition des bataillons de marche organisés aujourd'hui 13 juillet, d'après les ordres de l'Empereur" indique pour le 2e de Ligne : 9 Caporaux, tambours et soldats.
Le 22 juillet 1812, Berthier écrit, depuis Gloubokoe, à Augereau (A G) : "L'Empereur ordonne, Monsieur le maréchal, que le 3e bataillon du IIe corps d'armée qui est à Berlin et qui est fort d'environ 1.100 hommes du 26e léger, 2e, 19e, 37e, 56e, 123e, 124e de ligne et 3e portugais, parte de suite pour se rendre à Koenigsberg.
Faites-le mettre en marche sans délai et adressez-moi copie de son itinéraire; ayez soin de faire connaître à M. le général Loison, gouverneur à Koenigsberg, la marche de ce bataillon" (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 146).
L'Appel au 4 août du IIe corps d'armée, 6e Division Legrand, indique pour le 2e de Ligne : 99 Officiers, 2.145 hommes ; 3 Officiers et 267 soldats détachés aux convois d’armée ; 169 hommes aux dépôts de l’armée ; 87 restés en arrière (Fabry G. : « Campagne de Russie (1812) – (11 août – 19 août), Paris, Gougy, 1903, Annexes p. 374).
Le 20 octobre 1812, Gouvion Saint-Cyr écrit à Berthier [A N.] : "… Le 18, à 6 heures du matin, M. de Wittgenstein a débouché devant Polotsk sur quatre colonnes, déployant ses troupes autour de ma position en profitant de l'énorme supériorité qu'il avait pour prendre de revers et sans aucun danger la position que j'occupais sur la rive gauche de la Polota en face de celle qu'il occupait précédemment sur la Drissa. Sa première attaque sérieuse se porta contre une batterie à barbette que j'avais fait établir dans une position avantageuse, et qu'il fallait à tout prix occuper pour ne pas livrer à l'ennemi la partie la plus faible de ma position, c'est-à-dire le front de la ville n'offrait aucune difficulté qu'une palanque dont j'avais couvert le front, mais qui n'était point encore terminée, étant ouverte partout, notamment aux deux petits bastions qui devaient l'appuyer, mais qui étaient à peine tracés. Cependant j'y mis quelques pièces qui nous ont servi. La batterie de la Tuilerie a été prise et reprise trois ou quatre fois. Elle était défendue par les troupes de la 8e division commandée par M. le général de division Maison. La défense de ce front d'attaque lui faii infiniment d'honneur, ainsi qu'au corps chargé de sa défense, c'est-à-dire les 2e, 37e de ligne et 11e d'infanterie légère, ainsi qu'à deux escadrons du 14e régiment de cuirassiers commandés par M. X..., deux escadrons de troupes légères du 8e lanciers et 20e chasseurs commandés par M. le chef d'escadron Cureli qui appuyaient la droite de la 8e division et dont la conduite mérite le plus grand éloge dans toutes les charges qu'ils ont reçues ou faites contre des forces si disproportionnées aux leurs. L'ennemi déploya une autre de ses colonnes devant le front de la 6e division commandée par M. le général Legrand. Il a dirigé principalement son attaque sur une batterie qui n'était point terminée sur la rive gauche de la Polota et qui devenait alors le centre de la division Legrand. Trois ou quatre fois il a essayé de s'en emparer et en a toujours été repoussé avec la perte que l'on fait toujours quand de semblables entreprises ne réussissent pas. Jusque dans l'après-midi l'ennemi n'avait pas osé attaquer le front de la rive droite de la Polota dont quelques points étaient assez bien retranchés et terminés, mais sur les 4 heures après midi, ils ont débouché de la route de Sebej et de Riga et se sont portés en foule et en furie sur le flanc gauche de la ville soutenus et échelonnés par la colonne qui débouchait de la route de Nevel. Je voulais laisser user toute cette belle ardeur sur deux redoutes construites et occupées par l'artillerie bavaroise et les soldats nécessaires à sa défense et commandées par M. le général Vicenti ; mais les Suisses de la 9e division commandés par M. le général Merle ainsi que le 3e régiment de Croates, contre les dispositions convenues, se sont précipités au-devant des Russes et ont combattu cette furie avec une bravoure, un ordre et un sang-froid qui a été remarqué. On a enfin amené les Russes qui faisaient cette attaque sous les murs de la ville, où le carnage que l'on faisait depuis le matin sur tout le front de toute l'armée s'est terminé avec la nuit. Les Russes, malgré leur énorme supériorité, ont laissé la terre jonchée de leurs cadavres et n'ont réussi dans aucune de leurs attaques, quoiqu'ils soient revenus plusieurs fois à la charge sur tous les points …" (Fabry G. : Campagne de 1812 : documents relatifs à l'aile gauche, 20 août - 4 décembre, IIe, VIe, IXe corps, Paris, Chapelot, 1912, p. 93).
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| Tambour de Voltigeur et Tambour-major du 2e Régiment (de la Reine), 1814-1815, d'après René Louis. |
/ Uniformes
Le 3 mars 1807, le Général Chabot écrit, depuis Alexandrie, au Commandant du 2e Régiment de Ligne : "Je croyais que les Compagnies de Grenadiers et Voltigeurs de votre Bataillon étaient coiffées ; puisqu’elles ne le sont pas, il n’y a point de doute que vous ne deviez leur distribuer les schakos" (Papiers du Général Chabot, « Registre de Correspondance, 1er janvier 1807-31 octobre 1808 », Cote 8 F. 18, Archives des Deux-Sèvres).
/ Drapeaux